La Plume d'Aliocha

27/11/2009

L’attachée de presse

Filed under: Comment ça marche ? — laplumedaliocha @ 14:28

Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire découvrir un curieux petit animal, aussi charmant que désopilant : l’attachée de presse. Son rôle ? Faire l’interface entre son boss ou son client et les journalistes, organiser des rencontres et tenter d’obtenir des articles dans les journaux.

En réalité, il y a deux catégories d’attachées de presse. La première, minoritaire, est fortement diplomée, voire issue du secteur ou de l’activité qu’elle a choisi de vendre à la presse. Celle-là est très professionnelle, passionnée par son sujet et souvent au moins aussi compétente que les gens qu’elle est chargée de  faire rencontrer aux journalistes. Pour un peu on serait tenté de l’interviewer elle, car elle est moins politique que ses employeurs et plus encline à dévoiler le dessous des cartes.

Ah ! L’oiseau des îles

Et puis il y a l’autre catégorie, majoritaire, celle de ce que j’appelle quand je suis de bonne humeur les « oiseaux des îles ». Dans cette aimable catégorie, l’attachée de presse est choisie exclusivement sur son physique. Elle a entre 25 et 40 ans grand maximum, se passionne pour …..son look et annonce en général son arrivée par le léger tintinabulement des multiples colifichets qui l’ornent de la tête aux pieds, quand ce n’est pas par son parfum capiteux ou ses petits babillements joyeux. Regardez-là, si, si, c’est elle là-bas, la jolie créature en mini-jupe qui virvolte autour de son patron. Elle déplace beaucoup d’air inutile mais c’est pour ça qu’on l’a choisie et son boss, un peu emprunté, semble tout à fait ravi d’avoir son oiseau des îles à ses côtés. Ravie, elle l’est plus encore que lui, il y a des journalistes partout, c’est son univers la presse, elle y est comme un poisson dans l’eau. Croit-elle. Parce que les journalistes en réalité, elle les irrite au plus haut point à balancer des banalités ponctuées d’exclamations enthousiastes.

« C’est tellement sympa d’être venue ! »

Aïe, elle s’approche ! On aimerait la prévenir que son sourire forcé risque un jour de rider son joli minois, à moins qu’elle ne se retrouve figée à jamais dans une grimance à force de se torturer ainsi les zygomatiques, mais après tout c’est son problème. La voilà qui vous saute dans les bras avec un « Bonjouuuuuur »  sucré à vous en rendre diabétique.« Comment vas-tuuuuuuuuuuu????? C’est tellement sympa d’être venue, j’adore ton sac à main !!!!!!!!!!!!!! ». Si elle savait ce que je m’en fous qu’elle aime mon sac à main, je suis là pour bosser. En plus, il n’y a aucune chance qu’elle l’aime mon sac à main, vu que je m’intéresse autant à la mode qu’elle à la situation du Darfour. C’est le truc préféré de l’attachée de presse, ça, jouer sur l’affect. Combien m’ont sauté au cou avec la même affection débordante qu’un chien qui voit rentrer son maître en fin de journée alors qu’on ne se connaissait même pas. « Ah ouiiiiiiiii, Aliochaaaaaaaaaaaaa, je suis si contente qu’on se rencontre ! ». Heureusement, comme cette catégorie d’attachée de presse n’a strictement rien à dire, la conversation tombe vite à plat, ce qui me permet généralement de fuir m’installer pour lire le dossier de presse avant que la conférence ne débute, tandis que déjà elle accueille avec la même effusion de joie factice mes autres confrères.

Que faire quand on s’ennuie ?

La conférence commence et là j’observe mon oiseau des iles. Il faut vous dire que pendant une conférence de presse, l’attachée de presse s’ennuie, à mourir. Certes, elle pourrait suivre la manifestation puisque c’est elle qui l’a organisée, vérifier que tout se passe bien, que les journalistes sont intéressés, bref, s’impliquer. Mais non, elle préfère s’ennuyer. Ayant rangé son sourire devenu inutile,  elle tente néanmoins de s’occuper. Ce qui se traduit le plus souvent par un inventaire complet de sa tenue. Hop, elle tend légèrement la jambe sous la table pour contempler ses escarpins. Impeccables. Elle a bien fait de craquer pour cette paire de chez Machin en soldes l’année dernière. Ensuite, elle tire un peu sur sa jupe, qu’elle a choisi trop courte, faut ce qu’il faut. Et puis elle passe aux ongles, c’est fou ce qu’un travail de bureau, si modeste soit-il peut être risqué pour le vernis à ongles. Il faudra qu’elle pense à réserver une manucure lors de son rendez-vous bi-hebdomadaire chez le coiffeur. Ensuite, elle passe aux multiples petits bracelets qui ornent ses poignets, avant de tendre un peu la main pour faire jouer la lumière dans la pierre d’une de ses bagues. Tout ceci lui a pris environs 20 minutes, la conférence évidemment n’est pas terminée alors elle recommence. Elle peut faire ça des heures, l’attachée de presse. Pour un peu, ça me rendrait admirative. Dans le meilleur des cas, elle pianote vaguement sur son portable, enfin maintenant sur son i-phone, et prend un air inspiré quand il vibre. Parfois, l’appel a l’air si important qu’elle se lève et, en trottinant sur ses talons aiguilles, le portable vissé à l’oreille, elle quitte la salle comme si on venait de la prévenir que la troisième guerre mondiale était déclarée. En fait, elle va juste prendre l’air sous un prétexte futile en en profitant pour faire croire à tout le monde qu’elle est Dé-bor-dée !

Bon, tout cela est bien mignon mais l’essentiel a été dit et j’ai un autre rendez-vous dans un quart d’heure. Je m’éclipse discrètement avant la fin, en espérant qu’elle ne me verra pas. Loupé, elle est déjà sur mes talons. « Merci d’être venuuuuuuuuuuue, si tu veux une interview, surtout n’hésites pas, ça t’a intéresséeeeeeeeeeeeeee? Tu vas faire un papier ?!!! ». Je cours déjà vers la sortie en lançant un elliptique « je vais voir avec mon redac’chef » tout en me disant que si elle avait écouté la conférence, elle aurait peut-être saisi que ça ne présentait aucun intérêt. Allez savoir.

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38 commentaires »

  1. Tiens, ça me rappelle un truc : lorsqu’un journal veut critiquer la politique d’Israël, c’est rarement à un « goy » qu’il demande d’écrire l’article.

    Ecrit par un homme, ce post serait difficilement lisible.

    Aliocha : j’aurais pu aussi vous parler de l’attaché de presse masculin, plus rare, mais qui pense aussi trop souvent que pour séduire les journalistes, il suffit de leur balancer un sourire radieux et quelques flatteries bien senties. Ce que je tourne en dérision ici n’est pas la féminité, d’ailleurs, je m’applique personnellement à la cultiver chez moi, c’est la superficialité des gens de com’ qui frôle parfois le sublime 😉

    Commentaire par Tocquevil — 27/11/2009 @ 14:48

  2. En effet, il existe des personnes qui s’efforcent de coller au plus près de certains préjugés …

    Commentaire par DePassage — 27/11/2009 @ 15:09

  3. @ Tocquevil :

    Pas d’accord. Un texte doit pouvoir être lu pour ce qu’il dit, indépendamment de celui (masculin neutre, pas d’offense Aliocha) qui l’énonce. J’ai pour ma part lu de semblables appréciations venant d’hommes, sans qu’il soit pour autant possible de les taxer de misogynie.

    Commentaire par Gwynplaine — 27/11/2009 @ 15:14

  4. @ Gwynplaine :

    « Un texte doit pouvoir être lu pour ce qu’il dit, indépendamment de celui qui l’énonce ».
    En première approximation, tout le monde doit être d’accord avec ce beau principe.

    Mais qu’en est-il dans la réalité ?

    Commentaire par Tocquevil — 27/11/2009 @ 15:22

  5. Comme vous rendez compte avec exactitude : j’ai bien reconnu l’attachée de presse de ma boîte ! Sauf la mini jupe, question de sérieux et de primes dans l’administration.

    Et il m’est venu une idée à vous gâcher le week-end : en tant que femmes, vous saurez être prises au sérieux comme journalistes quand les entreprises nommeront des playboys comme attachés de presse.

    Commentaire par Pilou — 27/11/2009 @ 15:33

  6. @ Gwynplaine :

    Pas sûr qu’un journaliste mâle lambda s’ennuyant à une conférence de presse et lorgnant pour passer le temps un « oiseau des îles » s’attacherait à noter ce type de détails 🙂

    Mais d’autres subtilités, oui: par exemple relever que l’intéressée a sorti un pied de sa chaussure ou qu’ elle se masse l’épaule gauche en passant la main sous son chemisier.

    @ Aliocha :

    Euh, s’agissant de « parfum capiteux », n’oubliez pas que dans 3 jours et demi, vous passez à Opium.

    Aliocha : aïe, il faut toujours faire attention aux lecteurs, ils sont plus attentifs qu’on ne croit 😉 Figurez-vous que j’y suis déjà passée, il fait si froid….

    Commentaire par Goloubchik — 27/11/2009 @ 15:41

  7. … »mon oiseau des iles”
    … »comme un poisson dans l’eau »
    Serait-ce un poisson volant ?
    Mais c’est vous l’Exocet !

    Commentaire par Clafoutis — 27/11/2009 @ 16:06

  8. @ Tocquevil :

    Dans la réalité, c’est le rôle du public que de prendre du recul entre l’énoncé et l’énonciateur, sinon jamais je ne pourrais écouter les belles chansons du détestable personnage boursouflé de suffisance qu’est Bernard Lavillier (et je prends cet exemple pour ne pas rabâcher celui de Céline).

    Commentaire par Gwynplaine — 27/11/2009 @ 17:20

  9. @ Gwynplaine :

    Ce recul est dû à Céline comme à Lavilliers car on reste dans le domaine des émotions artistiques.

    Dans le domaine de la prise de parole, ce recul n’est pas de mise. Demandez aux Chiennes de garde s’il est indifférent qu’un discours machiste soit tenu par un homme ou une femme. Demandez à Philippe Cohen si on ne lui renvoie pas son patronyme au visage lorsqu’il s’exprime sur le proche-orient, ou même sur les banlieues. Les exemples sont légion, où l’on renvoie à l’intervenant la fameuse question : « d’où tu parles » ?

    Commentaire par Tocquevil — 27/11/2009 @ 17:42

  10. @ Tocquevil :

    Ici on n’est pas non plus dans le domaine d’une prise de parole des plus sérieuses non plus (pas d’offense Aliocha), mais plutôt rieuse, légère et second degré, à moins que je ne sois complètement passé à côté des intention de l’auteur. Un tel billet, rédigé par un homme (même s’il serait différent, j’en conviens volontiers Goloubchik), ne serait pas illisible non plus, n’éxagérons rien.

    Commentaire par Gwynplaine — 27/11/2009 @ 18:00

  11. @ Gwynplaine, oui c’était volontairement exagéré de ma part. Limite trollesque. Je recommencerai plus.

    Commentaire par Tocquevil — 27/11/2009 @ 18:32

  12. Personnellement, deux types d’attachés de presse m’agacent: ceux (hommes ou femmes, mais plus souvent hommes) qui se croient au moins aussi incontournables/importants que leurs patrons et usent de leur petit pouvoir de rétention d’info avec mépris et grossièreté (un peu comme ces agaçantes standardistes/secrétaires un peu trop zélées), et ceux/celles qui ne connaissent absolument pas le fonctionnement d’un journal et/ou (cumul possible) vous appellent quasi-systématiquement pour vous proposer des sujets à 1000 lieux de vos domaines d’exercice (ils/elles le savent mais tentent quand même leur chance, au cas où on aurait changer de casquette dans la nuit…).
    je me rends bien compte en revanche, que les attaché(e)s de presse doivent avoir, pour certain(e)s, les journalistes en horreur… ce que j’entends fréquemment: « ils ne respectent pas notre agenda » (ça c’est normal, hein, n informe, on ne communique pas, y a une légère différence…) ou « ils appellent toujours au dernier moment et il leur faut les infos pour hier » (ah, ben oui, m’dame, on sort un quotidien, hein, faut être réactif…). Mea culpa.

    Commentaire par Ficelle — 27/11/2009 @ 20:08

  13. […] This post was mentioned on Twitter by Maitre Eolas and LordPhoenix, Antoine Busnel. Antoine Busnel said: les attachés de presse ça me rappelle quelques souvenirs http://tinyurl.com/yekgcgd (via @Maitre_Eolas) […]

    Ping par Tweets that mention L’attachée de presse « La Plume d'Aliocha -- Topsy.com — 27/11/2009 @ 23:24

  14. Excellent. Ce billet pourrait etre re-ecrit a propos de nombreuses ‘corporate professions’… en fait…

    Commentaire par laissezfaireover — 27/11/2009 @ 23:47

  15. Il faut admettre que certaines attachées de presse sont contre-productives lorsque des journalistes hommes sont présents : si on regarde l’attachée de presse avec attention, parce que, quand même, quoi, on ne peut pas suivre la conférence de presse en même temps…
    Et, pour savoir ce que des (ex-)journalistes pensent des attachés de presse, il suffit de regarder « La Cité de La Peur » de Les Nuls.

    Ceci dit, heureusement et effectivement, il y en a des professionnel(le)s, très pros et efficaces.

    Commentaire par Bertrand Lemaire — 28/11/2009 @ 00:33

  16. Truculent, merci !

    Commentaire par himself — 28/11/2009 @ 07:32

  17. D’abord je me présenterai aussi brièvement que toi : Diplômée en Histoire et Sciences Politiques à Paris 1, je deviens journaliste chez Marianne et RFI pdt qq années avant d’intègrer plusieurs « Grandes » Agences RP pdt 5 ans. En 2005, je crée ma propre Agence RP, Attachée de presse c’est ma passion… entrepreneuse et pas bloggeuse, je te propose d’une part d’aller voir l’excellent documentaire LA DOMINATION MASCULINE ce week end et ensuite seulement, je t’invite à déjeuner ( même en jogging) pour échanger sur ce sujet, entre femmes, parce que ton opinion me parait archaïque autant que dangeureuse, alors t’as un créneau ?

    Aliocha : hélas, je suis au regret de décliner cette sympathique invitation, n’ayant pas de jogging pour l’occasion.

    Commentaire par Laloum Elodie — 28/11/2009 @ 10:09

  18. Magnifique !
    On s’y croirait !
    Je sais que certain(e)s vont essayer de se forcer à se voir dans la 1ere catégorie… et c’est encore plus amusant.
    Mais Elodie Laloum, qui m’a fait découvrir ce billet via Facebook, est de la 1ere :))
    Bravo, c’est très agréable à lire.

    Commentaire par Erick — 28/11/2009 @ 10:23

  19. l’expression consacrée pour décrire ces oiseaux par un mauetiste ayant bien voyagé (comprendre ayant comencé avec la maquette old school papier/ciseaux) de « attachée de fesses » semble avec le recul tout agfait judicieuse …

    Commentaire par bob — 28/11/2009 @ 12:27

  20. l’expression consacrée pour décrire ces oiseaux par un mauetiste ayant bien voyagé (comprendre ayant comencé avec la maquette old school papier/ciseaux) de « attachée de fesses » semble avec le recul tout a fait judicieuse …

    Commentaire par bob — 28/11/2009 @ 12:27

  21. J’ai fait hypokhâgne mais je souris aux journalistes quand il se déplacent à un événement que j’organise… Mince, je suis dans quelle catégorie??

    Commentaire par Sarah — 28/11/2009 @ 13:38

  22. Exactement le genre de personne qui mériterait de se voir renversée une carafe d’eau sur le minois (à défaut d’être jetée dans une piscine) en application du proverbe « tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse »… 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 28/11/2009 @ 18:39

  23. Pas de souci Aliocha, qu’importe ta tenue, pourvu que tu te montres ….a moins que tu ne preferes rester sagement anonyme pour rediger des feuillets brillants certes mais tellement desuets ? Ah oui pour commenter ta prose, nous devons decliner nom prenom email…Alors un peu de courage, viens donc boire le cafe

    Aliocha : Pour une pro de la communication, vous avez une manière de vous exprimer assez étonnante, ma chère, pour ne pas dire terriblement contreproductive. D’abord vous auriez dû observer les moeurs de ce blog et tenter de vous y conformer. On se vouvoie ici, au cas où vous ne l’auriez pas aperçu. Le tutoiement de com’, du type « on a gardé les sacs Prada ensemble », c’est pas le genre de l’endroit. Ensuite, si vous aviez été une habile communicante, vous m’auriez dit à peu près ceci : « Chère Aliocha, ce que vous décrivez existe, bien évidemment. Mais j’observe que mon métier se professionnalise, de sorte que la proportion entre les bons et les mauvais professionnels que vous évoquez tend nettement à s’inverser. Au demeurant, vous serez sans doute d’accord avec moi pour considérer que nous apportons une aide non négligeable aux journalistes en attirant leur attention sur des personnes ou des projets susceptibles de leur donner des idées de sujet. Par ailleurs, notre connaissance des contraintes de votre métier nous permet de les expliquer à nos clients et de faciliter ainsi vos relations avec eux. D’ailleurs, je suis prête à vous parler de ma profession si cela vous intéresse, voulez-vous que nous en discutions un jour autour d’un café ? ».

    Commentaire par laloum elodie — 29/11/2009 @ 13:44

  24. Vous venez de me projeter un an en arrière. Je travaillais alors avec une dame d’une cinquantaine d’années, la peau mangée par trop de rayons UV, toujours impeccablement vêtues dans des tenues hautes en couleurs. Elle était capable dans une seule phrase de dire oui et non et peut-être, au point que je ne parvenais pas à comprendre quelle réponse il fallait que je prenne pour vraie. Son grand plaisir (parce qu’elle y prenait un plaisir visible) était de brasser l’air en se montrant débordée et en n’apportant pas la moindre information palpable. J’ai passé un an et demi à faire son travail. Je savais que 10 min de mon temps à travailler à sa place était plus efficace qu’une demi heure au téléphone avec elle à essayer d’obtenir sa réalisation et subir son babillage.
    Vous serez étonnée d’apprendre que c’était elle, la journaliste… 🙂

    Certes, nous sommes dans un autre contexte puisque ce que je viens de raconter se passe dans une entreprise entre une journaliste et une chargée de communication. Mais je trouve amusant de constater le relativisme de la perception de l’autre.

    Commentaire par Sabavardetrop — 29/11/2009 @ 19:34

  25. Je suis atterrée par ce billet. Quelle haine gratuite ! Quel intérêt de commenter le physique des attachées de presse ?… Je connais bien des journalistes qui soignent avec obsession leur apparence, alimentés par les innombrables cadeaux que certains réclament sans vergogne aux marques, qui prises en otage, leur cèdent (parfois trop facilement, certes)
    j’exerce dans les relations presse depuis 17 ans, et je mets ma passion au service des entreprises qui font confiance à mon agence, et surtout au service des journalistes.
    Et qu’ils sont, parfois, difficiles à servir, avec quelle patience on doit s’y atteler. Perdent les dossiers de presse, perdent les visuels, manquent de ponctualité, préparent mal les interviews ( j’en ai vu oublier à qui ils s’adressaient). Mais ceci ne sont, comme le message d’Aliocha, que des clichés qui ne peuvent s’appliquer au plus grand nombre. je dirais même qu’il s’agit d’une race en voie d’exctinction.
    Le but de cette chronique me semble obscur : jeter de l’huile sur le feu, dans un contexte de crise qui ne fait que durcir les relations entre la presse et les marques, avec l’augmentation de la pression publicitaire ?
    Allons, calmez vous, essayez de voir un peu plus loin que les apparences et le bout de votre nez. Nous avons, comme le soulignent justement certains commentaires, besoin les uns des autres. Et qui sait, derrière ce tailleur Chanel et cette manucure impeccable se cache sans doute un petit coeur qui bat – voire même in cerveau ?

    Aliocha : des journalistes qui réclament des cadeaux à des marques prises en otage ? Que c’est comique ! Vous parlez de la presse féminine je suppose, cette presse à qui les marques font spontanément des cadeaux pour avoir un papier. Qui a pourri le système d’après vous ? Les journalistes exigent de plus beaux cadeaux pour écrire de plus beaux articles ? D’abord ceux-là n’ont de journaliste que le nom, et ensuite il ne fallait pas les pourrir. Je trouve plutôt drôle qu’ils se regimbent, personnellement. Le but de cette chronique vous semble obsercur ? Je vais vous expliquer alors. Les journalistes en ont ras-le-bol d’être constamment cloués au pilori. Ils en ont marre d’être pris pour des cons, alors de temps et temps, ils disent ce qu’ils pensent. Voilà 13 ans que j’observe les attachés de presse dans le monde institutionnel, c’est ça que je décris. Un exemple tout frais : la cour des comptes (excusez du peu) vole au secours de Bakchich attaqué par le service presse de la RATP. C’est tellement beau qu’on les embrasserait les magistrats de la cour des comptes.

    Commentaire par Nathalie Carot — 30/11/2009 @ 09:39

  26. Hier c’etait a cause dune absence de jogging que VOUS decliniez mon invitation et ne soulignait pas le « tu as un creneau? « , aujourd’hui vous fustigez mon ton et la proximite du tutoiement en vous errigeant en mentor professeur ?? Soit! quel manque de courage pardonnez moi… C’est autour d’un cafe que la discussion aurait pu etre interressante, quant aux lecons de redaction, je VOUS laisse en donner sous couvert d’anonymat vous semblez en avoir le temps, dans ce petit monde Aliocha on me paie et cher pour etre cordiale et concentree sur mes mots. La ca sort rapidement pour repondre a un feuillet bourre de cliches qui dessert ttes les RP qui ne font pas parti de vos etroites categories. Votre agressivite envers les RP, votre gout certain pour etaler votre superiorite, votre lachete ne fait de vous qu’une PRO de la prose …

    Aliocha : Votre charmant commentaire (si, si, charmant) me donne l’occasion de préciser à mes lecteurs que les attachés de presse ont aussi pour mission de rédiger les communiqués de presse et les dossiers de presse, ce qui suppose une certaine maîtrise de l’écrit 😉

    Commentaire par laloum elodie — 30/11/2009 @ 10:04

  27. Godwin point reached. QED.

    Commentaire par godwin point — 30/11/2009 @ 10:20

  28. Allé elodie ne te laiss pa démonté mm si tu écrivé comm ça, cette aliocha frustrée, lache et perfide ne t’arriverait pas à la cheville!

    Elle est déjà d’un autre temps cette femme qui se bat contre des moulins à vent.
    Laissons-la s’étouffer dans sa méchanceté, et l’aigreur finira par l’emporter.

    Commentaire par Rock n Roll — 30/11/2009 @ 19:00

  29. @ laloum elodie

    Prenez quand même conscience que les reproches (appelons cela ainsi, par courtoisie) que vous formulez en 26 dévalorisent votre propos : « agressivité », « lâcheté », « étaler votre supériorité », « en vous érigeant en mentor professeur », et cetera…

    Avez-vous un bref instant perdu vos moyens (ce qui est excusable) ou du mal à accepter une opinion divergente?

    Pourquoi vous offusquez-vous que votre interlocutrice use de sa liberté de refuser un rendez-vous sans pour autant empêcher le débat puisqu’elle vous répond et qu’elle ne modère pas vos commentaires?

    En outre, être payée nous prouve seulement que vous êtes salariée et non bénévole, et être payée cher atteste uniquement de votre niveau de rémunération. Cela ne démontre ni votre compétence, ni votre incompétence, ni quelle est votre attitude, ni de quelle façon vous exercez votre métier.

    Il faut donc bien reconnaître que la formulation que propose Aliocha est d’un autre niveau.

    Montrez-nous plutôt, en exposant vos arguments plutôt qu’en dénigrant, que vous appartenez à la première catégorie d’attachées de presse, celle qu’Aliocha complimenta par ces mots « très professionnelle, passionnée par son sujet et souvent au moins aussi compétente que les gens qu’elle est chargée de faire rencontrer aux journalistes »

    Nul ne prouve sa valeur en dénigrant son interlocuteur. Au contraire, il étale les bassesses dont il est capable et donne le bâton pour se faire battre. Un monsieur chinois d’un « autre temps » expliqua d’ailleurs très bien qu’on est toujours l’auteur de ses défaites.

    Comme toute personne qui a appris que l’humilité est une arme efficace autant qu’une saine vertu, appréciez donc la leçon à sa juste valeur au lieu d’en rabaisser l’auteur. Vous en tirerez un plus grand profit : Vous y gagnerez cette autorité qui permet d’affirmer (voire d’imposer) un point de vue ou une décision sans avoir besoin de contraindre, de tromper ou de discréditer un interlocuteur.

    PS : Contrairement à ce que vous prétendez, il ne vous est en aucun demandé de décliner votre identité. Vous disposez donc du même relatif anonymat qu’Aliocha, à ceci près qu’elle est certainement plus exposée en tant qu’auteur que ses commentateurs pouvant voir sa responsabilité engagée autant pour les propos tenus par ces derniers que ceux qu’elle tient. Il est donc tout à fait sain que le commentateur soit identifiable, à toutes fins utiles.

    J’en veux pour preuve qu’Aliocha peut tout à fait exploiter mon adresse email pour connaître mon adresse postale et y envoyer une bouteille de son Chasse-Spleen préféré pour se faire pardonner ses extravagantes et néanmoins charmantes (si, si, charmantes) interprétations dont je suis régulièrement la « cible » sans pour autant éprouver le besoin de la vilipender. 😉

    Aliocha : j’adore votre côté chevaleresque même s’il est indissolublement lié à votre machisme 😉 Et hop, je vous dois une deuxième bouteille, donc. Au fait, savez vous d’où est extrait le « si, si, charmantes » ? C’est une répartie remarquable de Marie Laforêt saisssant son mari en galante compagnie, dans ce film.

    Commentaire par Ferdydurke — 01/12/2009 @ 17:24

  30. Chouette!

    On se la rejoue taverne des pirates au moment du partage du trésor?

    Commentaire par tschok — 01/12/2009 @ 18:18

  31. @Ferdydurke et Aliocha
    Elodie on te l’a dit sur FB laisses tomber, tu n’as rien a leur prouver, s’ils ont le temps de rediger ces pamphlets steriles c’est surement qu’ils s’emmerdent.. Leurs prejuges n’ont pas de limites, soit ! Ne te depense pas pour rien qu’ils continuent a deblaterer, seuls. Si elle savait que ton invitation etait sincere et exceptionnelle, elle n’aurait pas decline et si elle te connaissait elle n’aurait pas oser insister autant avec son valet comme parrefeu. Reste toi même, c’est ainsi qu’on t apprecie, son propos n’a aucune incidence sur les bonnes RP.

    Commentaire par le journaliste — 01/12/2009 @ 21:58

  32. C’est mou là, c’est mou.

    Commentaire par tschok — 02/12/2009 @ 17:38

  33. Les commentaires, là, ils sont sérieux ou c’est un canular sympa ?
    C’est mignon on dirait de la drague sur msn.

    Commentaire par Fourrure — 06/12/2009 @ 14:43

  34. On drague comme ça sur msn?

    Et… on concrétise souvent?

    Commentaire par tschok — 07/12/2009 @ 10:18

  35. Voilà une discussion intéressante: d’un coté une journaliste légèrement aveuglée par ses expériences personnelles et de l’autre une RP légèrement aveuglée par la colère que lui a inspiré le post de cette journaliste. Le problème est que Aliocha a une vision très réduite des RP, une vison qui, avouons le, est assez vieille école et correspond à un temps révolu car il est sur que les RP et les journalistes ont bien plus besoin les uns des autres ne sont pas aussi différents que certains journalistes (dont vous Aliocha) le pensent. Cependant, afin que les attachés de presse incompétents (féminin et masculin) qui ne sont là que pour jouer aux oiseaux des îles soient éradiqués il est essentiel que le métier de RP continue dans la voie de la professionnalisation et que les personnes en charge de recruter les RP aient comme objectif de faire appel à un attaché de presse professionnel plutôt qu’a une belle plante certes décorative mais inutile.

    Aliocha : ah ? Vieille école ? J’en ai croisé une du même genre pas plus tard que ce matin ! La vieille école chez les attachées de presse tarde donc à laisser place à la relève, dites-moi. A moins que ce comportement ne soit consubstantiel au métier, ce que ma vieille expérience de dinosaure (moins de 40 ans tout de même) finit par me laisser penser.

    Commentaire par lalala — 08/12/2009 @ 14:59

  36. @ le journaliste

    Valet, soit. Me voyant doté d’attributs chevaleresques bien que j’ai précisé ailleurs que je veillais – par souci d’équilibre – à botter des croupes féminines avec une sévérité égale au dévouement dont je fais preuve pour les flatter et les honorer, disons le valet de trèfle…

    Commentaire par Ferdydurke — 11/12/2009 @ 10:23

  37. Chère Aliocha,
    ce post est fort intéressant. Je suis attachée de presse et, n’en déplaise à certains(es), j’ai ri !
    A vos détracteurs, je dirais que oui les préjugés sont réducteurs mais nous en avons tous, à tous les niveaux et pour tous les métiers. Je suis la première à dire que « les fonctionnaires sont fainéants » et suis entièrement consciente que ce propos est réducteur. Qui sommes-nous pour juger une journaliste qui parle de ce qu’elle voit ?
    En revanche, laissez-moi vous dire Aliocha, que les journalistes sont parfois trop moralisateur à notre égard et ne nous laisse que peu de temps pour faire nos preuves justement. Dès que nous passons les 10 secondes d’intro qui consistent à nous présenter, nous sommes souvent attaqués de soupirs en tous genres.
    Mon souhait pour 2010 ? Que les journalistes et attachés(ées) de presse enterrent enfin la hâche de guerre. Il n’y a que main dans la main que nous arriverons à faire avancer nos métiers car malheureusement et heureusement, nous avons besoin l’un de l’autre pour vivre !
    A très bientôt, Carine.

    Commentaire par Carine — 28/12/2009 @ 21:20

  38. certains attaches de presse travaillent des fesses comme l’agille paris qu’on appelle trou gilot ah prozac prozac prozac

    Commentaire par charles robert — 16/02/2014 @ 09:52


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