La Plume d'Aliocha

Kerviel, enquête sur un séisme financier

Cette page est destinée à tous ceux qui souhaitent laisser un commentaire sur le livre. On peut y parler de l’affaire, de la manière dont je l’ai abordée, du journalisme en général et en particulier. On peut aussi y débattre de la finance, de la fragilité de nos systèmes, et de plein d’autres choses encore. Cette affaire renferme tant d’éléments passionnants. Là comme partout ailleurs sur le blog, modération et délicatesse sont de rigueur. A vous lire !

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24 commentaires »

  1. […] y mener une discussion au long cours, en parallèle des billets d’actualité. Elle est ici. Vous pouvez y accéder aussi dans le menu à droite de l’écran, à la rubrique […]

    Ping par Une page pour discuter du livre « La Plume d'Aliocha — 31/05/2012 @ 09:53

  2. Bonjour Aliocha
    Je vais l’acheter; A bientôt
    Lambda

    Commentaire par Lambda — 31/05/2012 @ 10:30

  3. Bonjour Olivia, je suis syndicaliste à la SG et voudrait préciser 2 points avec vous avant la validation et publication de ce commentaire. 1) Le suicide de Luigi et la présentation des faits par Marc au CHSCT. 2) Le rôle d’un des médecins du travail, Martine. Pourriez-vous me contacter svp ?

    Commentaire par Dorée — 01/06/2012 @ 11:33

  4. je vais acheter le livre pour voir s’il apporte du grain a moudre…. j’espere y apprendre des choses nouvelles par rapport a ce qui a déja été dit

    Commentaire par Lisa — 02/06/2012 @ 11:08

  5. @Lisa : vu l’état d’esprit dans lequel vous partez, (vos commentaires sous les autres billets) je vous le décommande. Rien ne semble trouver grâce à vos yeux et je n’ai pas l’arrogance de penser que je pourrais faire exception.

    Commentaire par laplumedaliocha — 02/06/2012 @ 11:57

  6. Au contraire, s’il m’apporte des nouveautés je suis preneuse et je serais ravie d’en parler ici. je vous dirai ce que j’en pense

    Commentaire par Lisa — 02/06/2012 @ 13:12

  7. @Lisa : un des éditeurs que j’ai contacté a passé son temps à me demander si j’avais des scoops. Je l’ai envoyé paître. Je me fous des scoops. Leur durée de vie est de quelques heures au plus, ils font du bruit, offrent une notoriété provisoire à leur auteur avant d’être oubliés. Ils n’apportent rien à la compréhension d’une situation, pire, ils occultent le sens des choses, ne laissant entendre que leur bruit. Il y a peut-être des nouveautés dans le livre, je n’en sais rien, j’ai vécu avec cette histoire deux ans au point qu’elle est devenue presque la mienne, impossible dans ces conditions de déterminer ce qui est nouveau ou pas. Au demeurant, je suis convaincue depuis le départ que tout est public dans ce dossier, la question est donc moins de révéler ce qui est caché que de s’appuyer sur une description méticuleuse de ce qui s’est passé pour tenter de comprendre.

    Commentaire par laplumedaliocha — 02/06/2012 @ 13:21

  8. J’espere dans ce cas y comprendre quelque chose… car l’histoire me dépasse un peu

    Commentaire par Lisa — 05/06/2012 @ 18:19

  9. Commencé le livre hier soir, j’en ai déjà avalé la moitié… c’est absolument passionnant, j’apprécie en particulier vos analyses sur la personnalité de Kerviel, qui explique bien des choses. Ce type est fascinant.

    Commentaire par QIAH — 07/06/2012 @ 10:44

  10. J’ai terminé! C’était très éclairant, aussi bien sur la personnalité de Kerviel que sur l’état d’esprit du front-office et du back-office de la SG.
    Un petit bémol toutefois: vous avez voulu écrire un livre reprenant l’affaire à froid, hors il déboule en plein procès en appel… cela a entraîné chez moi un léger sentiment de frustration (de ne pas voir dans le livre le second procès et les leçons à en tirer).

    Commentaire par QIAH — 08/06/2012 @ 15:08

  11. @QIAH : merci pour votre retour, je suis contente que cela vous ait intéressé. Pour répondre à votre critique, vous avez raison évidemment. Si cela n’avait tenu qu’à moi, je l’aurais publié après l’appel. Seulement voilà, les éditeurs dépendent économiquement de l’intérêt que portent les journalistes aux livres qu’ils publient. D’ailleurs, le livre a failli ne jamais sortir car la plupart des éditeurs pensait que l’affaire était finie médiatiquement. Eyrolles est plutôt un éditeur technique, donc pour cette maison, c’était l’occasion je pense de se positionner sur un sujet chaud d’actualité. Surtout, j’ai eu la chance qu’un éditeur qui ne pouvait pas publier chez lui se donne un mal fou pour convaincre son confrère de lire le manuscrit. C’était début mars, mon éditeur, comme tous les autres, n’apercevait qu’une fenêtre de tir, le procès en appel. Il était déjà un peu tard car les éditeurs font leurs mises en place 6 mois à l’avance pour ce que j’ai compris. Il faut le temps de relire, de mettre en page, d’imprimer, d’inscrire dans les catalogues et les sites de vente, de briefer les commerciaux, de convaincre les libraires etc, etc.
    J’ose penser que la lecture du livre permet à chacun de mieux comprendre le procès en appel et de saisir les enjeux. En tout état de cause, mon obsession depuis le départ a été de faire un livre qui arrache l’affaire à l’actualité pour l’inscrire dans la pérennité. Aux éditeurs qui me demandaient s’il y avait des scoops, je répondais que ce n’était pas mon sujet. Mon objectif, c’était d’arrêter le temps, d’observer, de comprendre, d’expliquer une histoire qui, à mes yeux, concentrent de nombreuses caractéristiques de notre époque et soulève des questions fondamentales. C’est le contraire de ce qu’on appelle un « quick book » c’est-à-dire un livre qui sort quelques semaines après un événements et récapitule ce qui a été écrit dessus dans la presse en ajoutant une pincée d’inédit 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/06/2012 @ 22:26

  12. Un ouvrage de fonds quoi, durable et qui analyse en profondeur, à l’opposé du « quick book » comme vous dites ! C’est tout à fait honorable ! Vous aurez peut-être l’occasion d’en écrire un second dans quelques années, quand l’affaire sera pliée.

    Commentaire par Lybertaire — 16/06/2012 @ 21:42

  13. Je viens de le terminer, un ouvrage très factuel, sans jargon, qu’il est difficile de lâcher une fois ouvert (dévoré en moins de 24 heures). La présentation des changements de stratégie de Kerviel, de l’emballement médiatique et surtout la remise en cause finale du système financier sont très bien vus. On prend du recul sur cette affaire.

    Commentaire par Efelle — 17/06/2012 @ 18:12

  14. Bonjour Aliocha,

    J’arrive un peu après la bataille, pour confirmer ce que tous ont noté: vous rendez intelligible l’âme de cette affaire. Pour ne rien vous cacher, je vais prêter votre livre à mes proches; ils ne connaissent l’affaire que par les déclarations tapageuses et ont peur de la « technique financière », qui leur est totalement étrangère. Cet ouvrage est fait pour eux. Je garde par-devers moi et précieusement l’exemplaire que vous m’avez dédicacé.

    Parmi vos conclusion, une notamment a attiré mon attention: le système est devenu fou, incontrôlable, et on ne peut pas régler le problème en ajoutant des régulations à des contrôles: il faudrait introduire de l’intelligence.

    Attention: digression un peu longue, et comme je n’ai pas votre talent, sans doute ni très claire ni très captivante 🙂
    Amis mathématiciens, ne vous étranglez pas, comme souvent avec la vulgarisation, c’est aussi en partie une trahison.

    Cette conclusion me fais penser aux « théorèmes d’incomplétude de Gödel ». Ils ont été démontrés dans les années 30 et disent quelque chose d’assez contre-intuitif, de choquant même: « dans un système formel suffisamment complexe, il y a des assertions indémontrables »

    -un système formel: c’est un ensemble de règles et d’axiomes. Avec ces règles et ces axiomes on peut construire des affirmations, dont on peut ensuite démontrer qu’elles sont vraies, fausses…
    – suffisamment complexe: pas évident à résumer sans jargonner, mais par exemple, l’arithmétique (les nombres entiers, l’addition, la multiplication…) c’est suffisamment complexe. Donc tout ce qui s’appuie dessus aussi.
    – assertions indémontrables: des « trucs » (propriétés, affirmations…) dont il est impossible de prouver la véracité ainsi que la fausseté! Ce n’est pas on ne sait pas, mais on cherche. Non. C’est plutôt il est impossible de le prouver avec cette théorie. Il en faudrait une autre. Sauf que cette nouvelle théorie, si elle est même suffisamment complexe, souffrira du même problème.
    Un littéraire dirait: une fois ouverte, il est impossible de refermer la boîte de Pandore.

    Il y a une explication pas mal faite sur Wikipédia ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9or%C3%A8mes_d'incompl%C3%A9tude_de_G%C3%B6del )
    Pour ceux qui veulent creuser un peu et jouer avec les implications et analogies, je conseille un très bon bouquin « Gödel, Escher, Bach, les brins d’une guirlande éternelle » ( http://www.amazon.fr/G%C3%B6del-Escher-Bach-Guirlande-Eternelle/dp/2100523066/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1341000208&sr=8-1 ). Attention, ce n’est pas une lecture facile. C’est accessible, mais il faut faire un effort. Ce n’est pas franchement du niveau de « SAS à Bornéo » 🙂

    Bref, pour en revenir avec votre conclusion, j’y vois une analogie, avec toutes les limites propres à cet exercice. Quand un système est ‘suffisamment complexe’ (et ici je considère la finance internationale, ou même simplement l’économie comme tel, quand bien même je suis incapable de le prouver), il finit par ‘construire’ des objets qui échappent à sa théorie. Si vous préférez, des mécanismes, règles, produits financiers, échanges… dont il impossible de comprendre, de modéliser le fonctionnement, les conséquences. Et ajouter des règles supplémentaires pour reprendre le contrôle du système ne sert à rien. Boîte de Pandore…
    La vision pessimiste serait alors de baisser les bras: on est fichus, on ne peut rien y faire!
    On peut aussi voir les choses autrement: on ne pourra jamais construire de système parfait. Il finira toujours par partir en vrille. Mais il sera toujours possible d’en construire un autre, un peu mieux à ce moment là, qui lui même le moment venu… L’intelligence est nécessaire, non pas pour guérir le système, ce que je crois impossible, mais simplement pour nous créer un répit. Ce qui est une forme d’optimisme: l’intelligence aura toujours à s’exercer.

    Commentaire par kaeldric — 29/06/2012 @ 22:25

  15. QUESTION : Pourquoi lors de l’affaire Kerviel, la SG a tenu a mettre 2 jours pour déboucler les opérations, alors que JP Morgan a mis plusieurs mois pour débouler celles de sa baleine ?

    Qu’en pensez vous ?

    En plus, la perte de la baleine s’eleve a 6,25 milliards de dollars, soit 4,8 milliards d’euros ! Record battu

    Commentaire par Lisa — 14/10/2012 @ 12:52

  16. […] la tête. Je le sais d’expérience puisque je le vis aujourd’hui tous les jours sur le dossier Kerviel. Moi aussi j’étais partie dans l’idée de défendre le trader contre la méchante […]

    Ping par Touche pas à mes certitudes ! « La Plume d'Aliocha — 16/11/2012 @ 10:43

  17. […] plutôt à la surveillance. Ce qui est troublant quand on observe les affaires Kerviel et Picano-Nacci, c’est que la Commission bancaire savait, bien avant que les banques […]

    Ping par Sécuriser le système financier ? Pas si facile… « La Plume d'Aliocha — 08/12/2012 @ 12:27

  18. […] Note : Jérôme Kerviel a déposé un pourvoi en cassation, sa condamnation n’est donc pas définitive. Pour ceux que l’affaire intéresse, les références du livre publié en mai 2012 où je raconte le dossier depuis l’embauche du trader en 2000 jusqu’à sa condamnation en 2010 sont ici. […]

    Ping par Périlleuse stupidité « La Plume d'Aliocha — 15/02/2013 @ 09:56

  19. […] que les interrogations légitimes sur le système financier que soulève ce passionnant dossier dérapent dans une réfutation hasardeuse du travail des juges. Il y avait des combats bien plus […]

    Ping par Mélenchon, juge suprême | La Plume d'Aliocha — 21/06/2013 @ 11:55

  20. réflexion : http://bcove.me/iyzrepka

    Commentaire par zelectron — 16/03/2014 @ 10:44

  21. […] depuis l’embauche du trader jusqu’au jugement de première instance est raconté dans "Kerviel, enquête sur un séisme financier" que j’ai publié en 2012 chez Eyrolles au terme de deux ans d’enquête. Par ailleurs, […]

    Ping par Vous avez dit bizarre ? Donc c’est bizarre ! | La Plume d'Aliocha — 21/03/2014 @ 13:44

  22. 19 nov. 2014
    Un tribunal islandais a décidé de condamner l’ancien CEO de la banque Landsbanki à 12 mois de prison, dont 9 avec sursis, pour manipulation de marché. Il rejoint ainsi Larus Welding ex-CEO de la banque Glitnir, ainsi qu’Hreidar Mar Sigurdsson, l’ancien CEO de la banque Kaupthing, et Sigurdur Einarsson, l’ex-président de son conseil, qui ont aussi été condamnés à des peines de prison.
    L’Islande est quasiment le seul pays du monde occidental à avoir lancé des poursuites au pénal contre les dirigeants de banques pour leur rôle dans la crise financière.
    Pourquoi Bouton a échappé à la prison alors que Kerviel …

    Commentaire par zelectron — 07/12/2014 @ 12:08

  23. Ai beaucoup apprécié votre intervention de ce matin sur France Inter.

    Commentaire par Françoise — 19/01/2016 @ 10:07


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