La Plume d'Aliocha

18/04/2009

En finir avec Acrimed

Filed under: Débats — laplumedaliocha @ 17:12

Certains ici m’ont reproché de ne pas discuter sur le fond l’article d’Acrimed. J’ai peur qu’ils ne regrettent cette provocation. J’ai lu cet article, plusieurs fois, avec toujours dans l’idée de comprendre les critiques émises contre Le Monde et en passant sur l’orientation idéologique flagrante de ce texte. C’est ça, à mon sens, la curiosité intellectuelle, dépasser les clivages idéologiques qui peuvent nous séparer de nos interlocuteurs pour s’attacher au fond et aux faits. Mais puisqu’on me cherche sur ce sujet, je viens de réaliser une lecture critique de l’article sur le même modèle que la lecture des articles du Monde qu’il prétend effectuer, en m’attachant au vocabulaire et surtout à la « mise en scène ». L’exercice est édifiant.

Un lecteur conditionné d’entrée de jeu par un déluge de préjugés

L’article totalise 26 000 signes hors les notes. Sur ce total nous commençons par 1500 signes environ de conditionnement du lecteur, il faut que celui-ci comprenne bien : « Dans la presse écrite, la morgue et le mépris qui ont, peu ou prou, été déversés par les préposés aux commentaires sur la plupart des mobilisations sociales contre les réformes néolibérales depuis 1995… ». Vous relevez les termes de « morgue » et de « mépris », nous sommes d’entrée de jeu dans le jugement de valeur dicté par la très classique allergie des minorités vis à vis de la presse qui ne leur réserve pas la place qui leur est due. Le Front national pense exactement la même chose que le NPA sur ce sujet.

Puis on continue d’enfoncer le clou sur le mode (ici c’est moi qui résume) « la presse n’aime ni les pauvres ni les grévistes mon bon Monsieur ». Et vous allez voir qu’elle n’aime pas non plus les grévistes hauts placés dans la hiérarchie sociale, mais n’anticipons pas. « Plus d’un an plus tard le quotidien, grand communicateur de toutes les « réformes » gouvernementales, est confronté à de nouvelles « réformes » dont la plupart poursuivent la grande « rénovation » néo-libérale entreprise par le gouvernement » nous explique Acrimed. Toujours pas l’ombre d’un fait objectif, rien que du jugement de valeur. Vous observerez la répétition de « néo-libéral ». Nous sommes ici dans une guerre idéologique qui n’a strictement rien à voir avec l’analyse du traitement médiatique de la réforme de l’université qui nous était annoncée. Ni faits, ni statistiques, ni exemples, rien. Et pour cause, la condamnation est déjà prononcée, elle ne sera pas démontrée mais illustrée, c’est très différent, encore faut-il être attentif pour s’en apercevoir. A ce stade, on continue à conditionner le lecteur. 

Acrimed « décrypte » l’infamie du Monde

Enfin l’article commence, on va peut-être apprendre  quelque chose de tangible. D’entrée de jeu, Acrimed écrit que Le Monde « informe », (ce sont les guillemets qui sont importants) pour faire comprendre aux lecteurs qu’en réalité il n’informe pas. Première phrase : « Quand Le Monde « informe » sur ce conflit, c’est, le plus souvent, non pour présenter les arguments en présence, mais pour jauger la mobilisation d’un regard en surplomb et l’ausculter du point de vue du ministère ». Comme vous l’aurez compris, on commence sur le Monde comme on avait débuté l’article, par un jugement de valeur. Vient ensuite une attaque sur le strabisme du journal, laquelle n’est étayée par….rien. Toujours du jugement de valeur, les faits tardent à arriver. Mais pour les auteurs ce n’est pas grave, l’essentiel est de continuer à conditionner le lecteur. Avançons donc rempli de l’espoir fou d’accéder enfin à du concret.  Nous finissons par apprendre enfin que Le Monde traite du conflit, mais que très vite, les auteurs jugent ce traitement mauvais. Vous savez pourquoi ? Parce que la journaliste du Monde se demande quand la réforme va « enfin » aboutir. C’est « enfin » qui dérange, convenons en effet qu’un journaliste qui se demande si et quand une réforme annoncée va trouver à s’appliquer est un journaliste vendu (mode ironique). Cette question est absolument non pertinente et outrageusement orientée.   Et attendez vous ne savez pas tout, un article du Monde écrit que les enseignants « ont le sentiment ». Bon sang mais quelle horreur un enseignant n’a pas de sentiment, il pense et au terme d’un raisonnement imparable aboutit à une conclusion irréfutable qui a force de preuve. Il faut vraiment être un imbécile de journaliste pour ne pas le comprendre et qualifier de « sentiment » ce qui est une vérité  (mode ironique toujours). 

Crime de vocabulaire

De telles horreurs mériteraient déjà que le journal disparaisse des kiosques, mais venons-en au coeur des critiques, celles qui ont valu au Monde le grand bûcher. Le Monde a-t-il menti, lancé de fausses nouvelles, ignoré la grève, nié l’existence d’une contestation? Non, du tout. Il a juste utilisé des mots qui déplaisent aux auteurs de la critique.  Et puisque le lecteur a été bien conditionné jusque là, il est prêt à recevoir enfin l’ignominie journalistique en pleine face  : la journaliste a employé les mots « grogne » et « fronde » pour désigner le magnifique élan qui a motivé nos  enseignants chercheurs à se dresser contre notre ignoble gouvernement pour sauver la recherche et l’avenir de nos enfants. Quel crime de lèse majesté, mon Dieu. 

Ensuite, les interprétations des article frappées au coin de la mauvaise foi la plus criante abondent. Je cite Acrimed  : « Le même jour, sous le titre « Quand les dossiers de M. Darcos et Mme Pécresse agrègent les contestations »Le Monde nous propose « un éclairage » de Luc Cédelle : « Mme Pécresse a beau tenter d’arrondir les angles  », soupire-t-il, « ses détracteurs durcissent leur position » . Depuis quand un journaliste soupire-t-il dans ses articles ? Où Acrimed a-t-il trouvé des indications de scène évoquant un quelconque soupir de l’auteur de l’article ? On peut lire la phrase exactement dans le sens inverse et considérer que son auteur ricane des efforts désespérés du gouvernement en se félicitant intérieurement que les universitaires résistent. Les deux interprétations sont parfaitement valables. Et ça continue dans la métaphore théâtrale : « Très tôt, donc, les personnages et le scénario du conflit sont en place. Les journées de mobilisation et de manifestations des 5, 10, 19, 26 février et 5 mars ne parviendront pas à altérer cette présentation du conflit ».  La métaphore théâtrale est fort bien choisie car elle suggère une fiction organisée : attention, on vous manipule, tout ceci est pensé selon un scénario pervers mis en place par la rédaction du journal pour soutenir le gouvernement et décrédibiliser la contestation !

Donner la parole  aux enseignants,  c’est inadmissible.

Arrive alors une nouvelle faute impardonnable du Monde : il donne la parole aux enseignants en leur offrant des tribunes dans ses colonnes. Très exactement 17 fois entre le 20 janvier et le 5 mars (selon Acrimed). Oui, vous avez bien lu, n’est-ce pas que c’est scandaleux ? Et là vous vous indignez, non pas parce que objectivement le procédé est odieux, mais parce qu’on vous excite depuis la première ligne contre le journal alors vous êtes mûr. Sauf que c’est quand même difficile d’en vouloir à un journal de permettre aux enseignants d’exprimer leurs critiques contre la réforme. Ce d’autant plus que, croyez-moi, les gens qui rêvent de s’exprimer dans Le Monde sont légion, il y a donc beaucoup de candidats et peu d’élus. Quand Le Monde donne la parole à un intervenant, c’est qu’il l’a choisi parmi des dizaines d’autres, seulement ça, on se garde bien de vous le dire chez Acrimed, ça nuirait à la démonstration. On se contente de qualifier la publication des tribunes des enseignants « d‘information par transfert ».  Suivent quelques explications confuses sur les différentes causes de contestation que les auteurs de l’article d’Acrimed, pourtant bien informés puisqu’ils donnent des leçons aux journalistes, sont dans l’incapacité totale d’expliquer clairement, c’est dire….

Je passe sur les critiques contre l’article de Luc Cedelle à propos des prolongements du conflit via Internet, celui-ci s’est fort bien expliqué à ce sujet et, par ailleurs, Jérôme Valluy a admis dans l’émission Arrêt sur images, que les universitaires avaient sans doute eu tort de mener la bataille sur le web au lieu d’organiser une communication claire en direction des médias. 

Louangeuse désinvolture

Vient le dernier axe de la critique. Comme le lecteur a été conditionné par les 20 000 signes de diatribe qui précédent, on peut lui faire avaler tranquillement que lorsque Le Monde parle de la « désinvolture » du gouvernement, il témoigne ainsi de son…soutien au gouvernement !    Je reproduis ici le morceau d’article du Monde qui démontre selon Acrimed sans doute possible que le journal soutient le pouvoir : « Le premier geste maladroit du gouvernement a été d’ordre financier … L’annonce d’un budget 2009 en hausse, mais qui ne profite pas à tous les établissements, a provoqué des crispations… Ce sentiment s’est trouvé renforcé par l’annonce de la suppression de postes, près de 1000 selon les syndicats, 250 selon le ministère, semant le doute sur les intentions du gouvernement … L’exécutif … paie aujourd’hui les fruits de sa désinvolture . » Ce n’est rien de plus qu’une très classique contextualisation du conflit.

Ah ! Et voyez comme Le Monde est gravement critique à l’égard des enseignants quand il écrit :  « Les derniers plans d’envergure […] ont été lancés respectivement en 1990 et 1998, et concernaient surtout l’immobilier. Depuis, plus rien, ou pas grand chose, jusqu’à la réforme Pécresse . Mais celle-ci est vécue comme un rattrapage , et le compte n’y est pas. Les personnels ont eu l’impression de porter seuls le fardeau d’une population étudiante en forte croissance » Et s’ils« pouvaient encore se rassurer en s’appuyant sur leur réputation d’excellence en matière de recherche, par des comparaisons internationales, que contestent la plupart des chercheurs, le président de la République vient de contrarier cet espoir  ». 

Et puis vient l’ultime pirouette. Acrimed rappelle que dans un autre de ses articles il avait relevé qu’il valait mieux être cadre ou enseignant qu’éboueur pour être entendu par la presse. Nous retrouvons là la fameuse dialectique des minorités politiques. C’est vrai que la presse écrite et télévisuelle ne parle jamais, mais alors jamais des grèves (toujours en mode ironique). Enfin passons. En fait, ils sont bien embarrassés nos amis d’Acrimed puisqu’ils viennent de démontrer que Le Monde n’entendait pas les enseignants pourtant bien placés dans cette élite-qui-plaît-aux-médias. Il leur faut résoudre cette contradiction qui vicie quelque peu leur raisonnement. Simple : on laisse les enseignants écrire dans le journal parce qu’on drague leur lectorat mais sans reprendre leurs arguments parce qu’ils sont anti-gouvernementaux. C’est l’ultime procès d’intention, on n’est plus à ça près…

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71 commentaires

  1. Bravo pour votre démonstration! Tout le problème d’Acrimed, qui se pose en critique des médias, c’est que la critique des médias est aussi du journalisme: il faut vérifier, douter, comparer des sources, se méfier des idées reçues, écrire bref et que ça passe à l’heure dans le journal. Et là, concrètement, on est plus ou moins bon.

    Commentaire par didier specq — 18/04/2009 @ 18:02

  2. Attention, votre message pourrait laisser supposer que vous n’accordez pas aux minorités le droit d’être entendus. Or, toute profession, toute religion, etc., est une minorité ; il est bien rare qu’il y ait dans un débat des intérêts représentants plus de 50% de la population !

    De même, c’est une évidence que pour être entendu dans les médias, il vaut mieux être riche, puissant et avec des relations que l’inverse. 🙂

    Commentaire par DM — 18/04/2009 @ 21:42

  3. mouais…j’avoue j’ai toujours eu la flemme de lire les 20 000 signes d’acrimed,
    toujours est-il que ce conflit n’a pas été beaucoup traité…c’est du moins mon « impression ».
    après ça c’est intéressant d’avoir une critique de la critique.

    Commentaire par Walter Bunker — 18/04/2009 @ 22:35

  4. Excellent exercice. Je ne vous garantis pas que ça changera mon regard sur le Monde, dont j’avais grandement apprécié les tribunes offertes, mais trouvé les articles « maison » un peu légers. Malheureusement, je ne suis ni acrimed, ni aliocha, j’en reste donc uniquement au ressenti et pas à la démonstration. C’est que je ne suis qu’un humble lecteur, même pas enseignant chercheur, c’est dire… Il est vrai que par contre, j’avais vu le discours de NS du 22, et que je l’ai perçu pour ce qu’il était: du foutage de gueule.

    Bref, je trouve votre réponse à Acrimed très intéressante, elle me donne envie de relire les articles du Monde avec l’angle que vous leur prêtez, et si j’avais du temps, j’essaierai de trouver des exemples précis de « spin » pour vous les proposer au décorticage.

    J’aimerais vous voir un jour défendre le point de vue inverse, pour l’amour de l’exercice. ça permettrait de savoir si vous faite partie des gens suffisamment habiles pour tourner une démonstration dans n’importe quel sens.

    Commentaire par javi — 19/04/2009 @ 00:58

  5. J’ai lu l’essentiel de vos derniers articles puis j’ai buté sur ceci: « Sauf qu’ils s’aperçoivent que le bruit “virtuel” n’a finalement que peu d’incidence sur la réalité. » J’ai longuement réfléchi et j’ai pensé qu’il serait inutile de vous répondre. J’allais fermer la page. En vous lisant encore un peu plus loin, je me suis arrêté à: « croyez bien que, de temps et temps, ils regrettent d’être ainsi sous surveillance, les princes du marché. » Et là, de même, il ne me parait pas utile de vous répondre. Je m’en vais lire d’autres blogs et sites où on rigole tout autant; évidement je reviendrais encore vous lire, je m’inscris même pour suivre les commentaires qui paraitront sous ce billet.

    Commentaire par Bruno — 19/04/2009 @ 01:00

  6. Vous écrivez. « Certains ici m’ont reproché de ne pas discuter sur le fond l’article d’Acrimed. J’ai peur qu’ils ne regrettent cette provocation. » J’ai peur surtout qu’ils ne découvrent votre incapacité d’argumenter. Des citatiuons tronquées sorties de leur contexte. Des affirmations péremptoires que rien ne vient étayer. Des falsificaions outrancières de l’article critiqué. Un petit exercice prétentieux. Le pire : vous ne com^prenez rien à ce que vous lisez. Affligfeant. Je revinedra

    Commentaire par Anna — 19/04/2009 @ 01:41

  7. Vous écrivez. « Certains ici m’ont reproché de ne pas discuter sur le fond l’article d’Acrimed. J’ai peur qu’ils ne regrettent cette provocation. » J’ai peur surtout qu’ils ne découvrent votre incapacité d’argumenter. Des citatiuons tronquées sorties de leur contexte. Des affirmations péremptoires que rien ne vient étayer. Des falsificaions outrancières de l’article critiqué. Un petit exercice prétentieux. Le pire : vous ne comprenez rien à ce que vous lisez. Affligeant. Je reviendrai étayer ces affirmations.

    Commentaire par Anna — 19/04/2009 @ 01:42

  8. Une démonstration très convaincante.
    Le seul problème est que, logiquement, elle valide la démonstration d’ACRIMED.

    En d’autres termes, LE MONDE a favorisé le point de vue gouvernemental (légèrement) et ACRIMED a exagéré (légèrement) ce soutien.
    Mais si vous voulez démontrer l’erreur d’ACRIMED il me semble nuisible d’utiliser la même méthode (si elle est mauvaise vous ne prouvez rien, si elle est bonne ils ont raison).
    En particulier votre avant-dernier paragraphe, mis à part la phrase d’introduction, apparait comme une confirmation de l’article que vous critiquez.
    On peut certes penser a une démonstration par l’absurde. Mais dans ce cas il manque quelques arguments.
    Ceci étant dit je me doute bien que l’étude de la logique ne figure ni dans les études de droit, ni dans celles de journalisme.

    Commentaire par vert_du_rhin — 19/04/2009 @ 02:19

  9. « En finir avec Acrimed » est un très joli titre (mode ironique).
    En quatre mots le jugement est prononcé, avant même l’argumentation.
    Bon, il est 3h du matin bien tassé, on va dire que la couette sera salvatrice…

    Commentaire par Lapo — 19/04/2009 @ 03:32

  10. @ Ana
    « J’ai peur surtout qu’ils ne découvrent votre incapacité d’argumenter ».

    J’ai bien peur que personne ne découvre rien. Il suffit de parcourir les différents billets, c’est assez édifiant. C’est comme si on essayait de démolir le Monde en prenant un mot sur deux d’un seul article de Luc Cédelle. Assez puéril comme exercice.

    Commentaire par Duquesnoy — 19/04/2009 @ 04:51

  11. @ vert_du_rhin

    « Si elle est mauvaise, vous ne prouvez rien ». Si, qu’Acrimed ne prouve rien puisqu’Aliocha utilise la même méthode.
    « Si elle est bonne, ils ont raison ». S’ils ont raison, Aliocha aussi puisqu’elle utilise la même méthode. Donc si Acrimed a raison au sujet du Monde, Aliocha a raison au sujet d’Acrimed.

    CQFD

    @ Lapo

    En déclarant « qu’en quatre mots le jugement est prononcé« , vous confirmez que la démonstration d’Aliocha est convaincante puisqu’elle utilise volontairement le procédé d’Acrimed et le souligne quelques lignes plus bas « je viens de réaliser une lecture critique de l’article sur le même modèle que la lecture des articles du Monde qu’il prétend effectuer, en m’attachant au vocabulaire et surtout à la “mise en scène” »
    Votre couette aurait pu attendre quelques lignes 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 19/04/2009 @ 09:13

  12. @ Ana

    « J’ai peur surtout qu’ils ne découvrent votre incapacité d’argumenter. Des citatiuons tronquées sorties de leur contexte. Des affirmations péremptoires que rien ne vient étayer. Des falsificaions outrancières de l’article critiqué. Un petit exercice prétentieux. Le pire : vous ne comprenez rien à ce que vous lisez. Affligeant.

    Comme Acrimed, vu qu’Aliocha imite la méthode Acrimed… Quelle superbe et radicale condamnation d’Acrimed vous nous offrez ici!

    Aliocha : entre nous, je crois que le fond du problème, c’est que l’extrême-gauche radicalise le conflit pour l’instrumentaliser, ce qui le rend particulièrement difficile à lire pour les journalistes. Dans ce genre de querelles entre réformateurs et réformés, les protestations des seconds sont toujours extrêmement complexes à décrypter. Il y a le premier niveau d’argumentation, officiel, où il est déjà assez rare que les protestations soient unanimes. Il y a les pour et les contre, les mitigés, les contre pour certains raisons, les contre pour d’autres raisons parfois contradictoires etc. Une fois qu’on parvient à une vision à peu près claire de cet échiquier, il y les discours en off qui viennent tempérer les positions officielles. Et puis il y a un troisième niveau de lecture qui consiste à essayer de comprendre les intérêts profonds qui dictent les réactions, intérêts personnels (je ne veux pas qu’on touche à mon statut, j’ai peur de perdre des avantages), intérêts politiques (je proteste parce que j’ai été désigné pour ça ou pour être élu ou encore parce que rien ne vaut un ennemi commun pour façonner une identité collective) etc. Evidemment, au milieu de tout ce fatras, il y a toujours des inquiétudes sincères, la défense de valeurs respectables, de vrais sujets de débat qui mériteraient d’émerger, mais d’abord nous avons du mal à débattre en France, ensuite le climat de crise actuelle ajouté à la haine anti-sarko et à ce qui ressemble à une vraie résurrection du clivage politique achève de brouiller les cartes.

    Commentaire par Ferdydurke — 19/04/2009 @ 09:44

  13. Tiens, j’approuve Aliocha concernant sa réponse au commentaire 12.

    Si je devais résumer la position des chercheurs que je connais:
    * Personne n’a confiance en le gouvernement.
    * Les gens se méfient de tout système donnant du pouvoir personnellement aux présidents d’universités et plus généralement aux scientifiques devenus gestionnaires (car certains sont bons mais d’autres sont incompétents ou autocrates).
    * On prétend réformer le système pour améliorer son fonctionnement, mais on sait bien que, comme on est en France, on va vite rajouter une énorme couche de bureaucratie.
    * Ras le bol de ces annonces qui changent tous les 6 mois, on navigue à vue.
    * Grande peur de se retrouver avec un système où toute personne qui a une baisse de régime en recherche (problèmes personnels, grossesse, ou autre raison) ne pourra jamais « revenir », car sera submergé d’enseignement et de responsabilités administratives.
    * La situation et le fonctionnement des universités (surtout au niveau recherche, relations avec les EPST etc.) est tellement compliqué que la plupart des gens qui en parlent ne savent pas de quoi ils parlent.

    Commentaire par DM — 19/04/2009 @ 12:29

  14. @ Aliocha (12)

    Acrimed ne s’est pas proposé d’ « en finir » avec Le Monde. Vous vous proposez d’ « en finir avec Acrimed » : une telle hostilité vous aveugle. Vous croyez appliquer à Acrimed sa propre méthode : une telle prétention vous accable. Je propose de le montrer peu à peu.

    1. Sur trois articles vous n’en retenez qu’un, et vous croyez « en finir avec Acrimed » en n’ « analysant » que la moitié de celui-ci. Eux au moins ont lu la totalité des articles du Monde !
    2. Je commence par l’un de vos « arguments ». Après avoir déploré des « jugements de valeur » qui ne serait fondé sur rien, vous écrivez : « Vient ensuite une attaque sur le strabisme du journal, laquelle n’est étayée par…rien. ». Voici le passage auquel vous faites allusion : « Le Monde est atteint d’un étrange strabisme éditorial. D’un œil, il ne lit que les déclarations bien intentionnées du gouvernement, ne perçoit que sa très raisonnable bonne volonté – et présente donc ses « gestes » et ses « annonces » avec la sobriété qui sied à un journal officiel. De l’autre il aperçoit des opposants dont la mobilisation ne s’explique (et s’exprime) que par des réactions affectives et des émotions mal contrôlées. ».

    Etayé par rien ??? Toute la première partie de l’article se propose, à grand renfort de citations précises, d’étayer ce propos ! Mieux : un article complémentaire – http://www.acrimed.org/article3101.html : « Le Monde et le mouvement universitaire (2) : les « “grognons et les “diplomates” » – « enrichit » de nouvelles citations celles qui ont été sélectionné dans le premier article.

    Et vous osez comparer votre « méthode » à la leur ! On peut peut-être leur reprocher des « excès » polémiques, pas une condamnation aussi désinvolte que la vôtre.

    @ Ferdydurke (11)

    … Vous prétendez, comme Aliocha qu’elle use de la même méthode qu’Acrimed ! Aux royaumes des aveugles, vous êtes au moins deux.

    Et comme ce n’est qu’un début : A suivre…

    Commentaire par Anna — 19/04/2009 @ 13:58

  15. @Aliocha en 12, « …ce qui le rend particulièrement difficile à lire pour les journalistes. … etc. Evidemment, au milieu de tout ce fatras … nous avons du mal à débattre en France. » Tout ce que vous avez répondu là sont de drôles d’aveux sous un billet dans lequel vous souhaitiez vous même « en finir » avec une autre plume.

    Commentaire par Bruno — 19/04/2009 @ 14:20

  16. @ Aliocha

    Vous avez tout dit. L’instrumentalisation est une manoeuvre traditionnelle, qui n’est d’ailleurs pas l’apanage de l’extrême-gauche, mais pratiquée sur toute la surface de l’échiquier. Effectivement, on y retrouve les niveaux d’argumentation que vous décrivez.
    Typiquement français, en effet. Le jour où l’on cessera de s’étriper pour la possession du droit de débattre, de s’écharper sur la manière de débattre, d’attaquer les personnes qui débattent, on commencera peut-être à travailler sur l’objet du débat.

    @ Anna

    Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage… Nous taxer d’aveuglement est un argument un peu léger. La suite que vous promettez sera-t-elle plus fournie ou du même niveau?
    J’espère que vous aurez la courtoisie de nous indiquer les autres aveugles, Aliocha et moi étant nécessairement dans l’impossibilité de les identifier. Merci d’avance.

    @ Bruno

    Quant à l’hostilité, mieux vaut une position affirmée et revendiquée qui a le mérite de la sincérité et de la clarté! On a le courage de ses convictions ou on ne l’a pas… Il est par ailleurs toujours amusant de se voir reprochée une hostilité comparable à celle des « adversaires »… Dans le genre : « de quel droit employez-vous les méthodes que j’emploie? C’est une honte! » 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 19/04/2009 @ 17:43

  17. Bonsoir Aliocha
    Bravo et encore merci, car il faut beaucoup de courage pour oser contredire les syndicats de l’éducation nationale. J.P. BRIGHELLI dans son livre « La fabrique du crétin » et dans son Blog « Bonnet d’âne » a cette témérité ainsi que Nathalie BULLE dans son ouvrage « L’école et son double » qui vient de sortir.
    Lambda

    Commentaire par lambda — 19/04/2009 @ 23:05

  18. @Ferdydurke en 16… Dans le genre : “de quel droit employez-vous les méthodes que j’emploie? C’est une honte!”

    Moi, je ne suis pas un sauvage, je n’ai même pas de plume. J’ai juste une carotte et un blog 😉

    Commentaire par Bruno — 20/04/2009 @ 01:12

  19. @ Bruno en 18

    La plume d’Aliocha ne sert qu’à lui assurer un minimum de décence afin de ne pas tomber sous le coup de la loi… ^_^

    Quel est le rôle de la carotte? Dans un sens, je réponds à cette question en avouant mon intérêt pour cette carotte. Hmmm… à défaut de plume, peut-être avez-vous un bâton? 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 20/04/2009 @ 07:49

  20. @Ferdydurke en 19 « Quel est le rôle de la carotte? »

    Quand on vous menace, puis qu’on vous attaque et qu’on cherche à vous écraser, il vous faut bien quelque chose pour vous défendre 🙂

    Commentaire par Bruno — 20/04/2009 @ 08:36

  21. Suite du commentaire 14

    Quelques ligne après avoir prétendu que l’ « attaque sur le strabisme du journal […] n’est n’est étayée par…rien » sans préciser ce qu’est le « strabisme » reproché au Monde et alors qu’il est « étayé » par un article et demi, Aliocha écrit :

    « Nous finissons par apprendre enfin que Le Monde traite du conflit, mais que très vite, les auteurs jugent ce traitement mauvais. Vous savez pourquoi ? Parce que la journaliste du Monde se demande quand la réforme va “enfin” aboutir. C’est “enfin” qui dérange, convenons en effet qu’un journaliste qui se demande si et quand une réforme annoncée va trouver à s’appliquer est un journaliste vendu (mode ironique). Cette question est absolument non pertinente et outrageusement orientée. »

    Se demander le 14 janvier si une réforme contestée va « enfin » aboutir, c’est évidemment prendre partie pour cette réforme. Ce qui est en question (même pour Acrimed !) ce n’est pas que Le Monde prenne parti, mais qu’il le fasse dans des articles qui se présentent comme des articles d’information. Qu’Aliocha, journliste, ne fasse pas la différence est plutôt consternant.

    A suivre…

    Commentaire par Anna — 20/04/2009 @ 10:31

  22. Bonjour aliocha,

    Alors, on finit par se lancer dans l’analyse de discours ? Bravo. A mon avis (mais je me doute que vous ne le partagerez pas), ce travail d’analyse critique, de décorticage, peut faire partie du travail d’un journaliste. Une façon, meilleure qu’une autre, de montrer une indépendance de fond (plus importante que l’indépendance formelle, toujours à mon avis) par rapport aux discours qui constituent aujourd’hui votre matériau de travail, plus que « les faits » – quantitativement s’entend.

    Cette méthode vaut – à mon avis – autant (sinon plus) pour analyser ces fameux discours qui vous exaspèrent tant, ceux des communicants, d’apparence si lisse.

    Car qui après tout, par exemple, a utilisé les expressions utilisées par le Monde et épinglées par Acrimed ? Qui a présenté l’action gouvernementale comme « arrondissant les angles » devant des détracteurs qui « durcissent leur position » ? Qui parle de « grogne » ? Où naissent ces clichés « journalistiques » ? Sous la seule plume des journalistes, vraiment ? Ou sous la plume, bien plus habile alors peut-être, des communicants qui vous fournissent non seulement l’information, mais également les « images » pour en parler ?

    Aliocha : j’ai pensé à ce que vous disiez et mieux compris notamment lorsque vous vous êtes expliquée dans vos derniers commentaires. Le journaliste « expert du discours »? je continue de le préférer « expert de l’information », « expert de l’observation des faits » et non pas du discours qui n’est qu’une interprétation des faits. Mais pourquoi pas…

    Commentaire par Fantômette — 20/04/2009 @ 10:52

  23. Hmmm, oui, aliocha.

    Mais très franchement, aujourd’hui, du fait au discours, la frontière est mince – qui précisément me semble même avoir parfois tendance à s’effacer. A moins de parler du seul journalisme d’investigation (et encore, ne s’agit-il pas souvent d’aller interroger les personnes concernées et non pas de constater des faits ?), le journaliste est rarement témoin d’autre chose que du discours que de « vrais » témoins (au sens juridique, disons) vont lui tenir, non ?

    Lorsqu’un ministre ou le président de la république tient un discours, j’ai le sentiment que les journalistes en parlent d’ailleurs souvent comme d’un fait (on va entendre, par exemple, des expressions comme « c’est une information en soi »), ce qui me semble parfois justifier une attitude ambigüe des journalistes, empreinte à la fois de distance (je n’approuve pas ostentiblement, j’ai un petit air entendu – voire narquois pour les plus rebelles), et d’un excessif respect pour le texte lui-même, comme si on ne savait pas bien par quel bout le prendre.

    Je n’y vois pas vraiment un problème dans le rapport au pouvoir et à l’autorité proprement dit, je suis globalement dubitative lorsque l’on met cette attitude réservée sur le compte d’une soumission à l’autorité qui s’exprime. Je crois plutôt que le problème est bien celui d’une soumission au texte et non à l’autorité, comme si, dès lors que le texte existait, se posait là devant nous et qu’on se l’approprie comme un fait, il cessait d’être analysable et décorticable.

    Commentaire par Fantômette — 20/04/2009 @ 12:46

  24. Dommage Aliocha,

    L' »ironie » lorsqu’on tente de contre-argumenté un texte n’est pas le meilleur moyen d’expression.

    D’ailleurs, certains s’arrêtent au bout du 4ième mot prenant les définitions littérales des mots comme message argumentaire de votre texte.

    J’ai par bonheur eu le même sentiment que vous en lisant ACRIMED, mais ma verve est beaucoup moins loquace et édulcorée. On sent tout le long du texte que Cet article d’ACRIMED (je souligne ‘CET’) est orienté et anti-journaliste/anti-Le Monde.
    Mes remarques envers Cet article n’auraient jamais pu être mieux exprimées que par vos mots, car je suis également un grand adepte de l’ironie 😉

    Commentaire par Testatio — 20/04/2009 @ 13:39

  25. Franchement, cette soi-disant « lecture critique » est affligeante, de bout en bout. Vous y étaler votre incompréhension de l’article d’Acrimed d’une façon presque impudique; imaginer que cet article « conditionne » ou « excite » le lecteur est une stupidité sans nom. Si Acrimed usait de tels concepts débiles, les journalistes ricaneraient au lieu de tenter laborieusement de la contredire. Seule question: quand vous réclamez des faits (« Ni faits, ni statistiques, ni exemples, rien ») sans parler de la plupart de ceux qui sont cités dans les 20 pages (article+ annexe) qui passent en revue tous les articles du Monde sur la question, quand vous faites dire à l’article d’Acrimed ce qu’il ne dit pas sur les « tribunes » (en reprenant, tiens, une « statistique » d’Acrimed – qui visait simplement, pourquoi ne pas le dire, à souligner que si Le Monde donne la parole aux EC – dans ses tribunes, qui ont bien moins de « poids » que des articles-, il la donnait beaucoup moins aux Antillais, pourtant confrontés à des problèmes d’une autre ampleur), quand vous croyez coincer Acrimed parce que le soupir de Luc Cedelle ne s’entend pas à la lecture… Est-ce que c’est de la malhonnêteté ou de la bêtise?
    Dernier essai pour tenter de vous faire comprendre ce qui visiblement est hors de votre portée, bien que très simple : pourquoi Le Monde n’a jamais parlé de « crispation » du gouvernement sur ses décrets? Pourquoi ne dit-il pas que Pécresse et Darcos sont de « farouches opposants » aux contre-propositions (car elles existent, voyez-vous) des universitaires? Pourquoi ne parle-t-il pas de la « grogne » de Nicolas Sarkozy?
    Dernier point, sur votre commentaire au 12: symptomatique, votre profonde analyse des « réformés », et votre silence sur les « intérêts profonds » des réformateurs… qui n’existent pas, sans doute. Vous devriez écrire au Monde.

    Commentaire par jean — 20/04/2009 @ 14:29

  26. Franchement, cette soi-disant « lecture critique » est affligeante, de bout en bout. Vous y étalez votre incompréhension de l’article d’Acrimed d’une façon presque impudique; imaginer que cet article « conditionne » ou « excite » le lecteur est une stupidité sans nom. Si Acrimed usait de tels concepts débiles, les journalistes ricaneraient au lieu de tenter laborieusement de la contredire. Seule question: quand vous réclamez des faits (« Ni faits, ni statistiques, ni exemples, rien ») sans parler de la plupart de ceux qui sont cités dans les 20 pages (article+ annexe) qui passent en revue tous les articles du Monde sur la question, quand vous faites dire à l’article d’Acrimed ce qu’il ne dit pas sur les « tribunes » (en reprenant, tiens, une « statistique » d’Acrimed – qui visait simplement, pourquoi ne pas le dire, à souligner que si Le Monde donne la parole aux EC – dans ses tribunes, qui ont bien moins de « poids » que des articles-, il la donnait beaucoup moins aux Antillais, pourtant confrontés à des problèmes d’une autre ampleur), quand vous croyez coincer Acrimed parce que le soupir de Luc Cedelle ne s’entend pas à la lecture… Est-ce que c’est de la malhonnêteté ou de la bêtise?
    Dernier essai pour tenter de vous faire comprendre ce qui visiblement est hors de votre portée, bien que très simple : pourquoi Le Monde n’a jamais parlé de « crispation » du gouvernement sur ses décrets? Pourquoi ne dit-il pas que Pécresse et Darcos sont de « farouches opposants » aux contre-propositions (car elles existent, voyez-vous) des universitaires? Pourquoi ne parle-t-il pas de la « grogne » de Nicolas Sarkozy?
    Dernier point, sur votre commentaire au 12: symptomatique, votre profonde analyse des « réformés », et votre silence sur les « intérêts profonds » des réformateurs… qui n’existent pas, sans doute. Vous devriez écrire au Monde.

    Commentaire par jean — 20/04/2009 @ 14:31

  27. @Lambda pus haut: les enseignants chercheurs ne font pas partie de l’éducation nationale, mais de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce n’est pas le même ministère.

    Votre remarque me permet de rebondir là-dessus: dans l’affaire des EC, j’ai lu plusieurs commentaires sur les sites des journaux en ligne qui faisaient la confusion, ainsi de mémoire que certains UMP lors de déclarations. Je pense que c’est une façon de renforcer le préjugé anti-EC en les assimilant aux profs de lycée/collège « qui sont tout le temps en grève » selon leur réputation bien connue.

    Sinon, je trouve la remarque de Fantomette très intéressante: une analyse du discours officiel serait d’une grande valeur ajoutée dans les articles factuels de la presse.

    Commentaire par Javi — 20/04/2009 @ 14:44

  28. Suite des commentaires 12, 14 et 21

    Avec plus de patience que Jean (voir commentaire n° 25)

    Après avoir soutenu que se demander si la réforme va « enfin aboutir » est une question innocente, Aliocha poursuit

    « Et attendez vous ne savez pas tout, un article du Monde écrit que les enseignants “ont le sentiment”. Bon sang mais quelle horreur un enseignant n’a pas de sentiment, il pense et au terme d’un raisonnement imparable aboutit à une conclusion irréfutable qui a force de preuve. Il faut vraiment être un imbécile de journaliste pour ne pas le comprendre et qualifier de “sentiment” ce qui est une vérité (mode ironique toujours) ».

    J’ai cherché en vain la citation. Mais j’ai trouvé celle-ci : « Quant à « la toute-puissance des présidents d’universités en matière de modulation de services et d’avancement », qu’on se rassure : « La nouvelle mouture prévoirait des garanties pour limiter ce sentiment d’arbitraire. »

    La question est simple : pourquoi présenter comme un « sentiment » ce que les enseignants-chercheurs présentent comme un argument ?

    Où est-il écrit ou même suggéré qu’un « enseignant n’a pas de sentiment, il pense et au terme d’un raisonnement imparable aboutit à une conclusion irréfutable qui a force de preuve. ». Le « mode ironique » (et falsificateur) permet-il d’écrire n’importe quoi ?

    Je ne dirai pas qu’il faut vraiment être un imbécile de journaliste pour ne pas comprendre la différence entre informer sur les arguments en présence et disqualifier l’un d’entre eux en l’attribuant à des simples affects. Lesquels existent évidemment… y compris au sein du gouvernement et parmi les journalistes, notamment quand le ressentiment fait écrire à ces derniers n’importe quoi…

    A suivre…

    Commentaire par Anna — 20/04/2009 @ 15:56

  29. Bonjour,

    Je m’appelle Adrien Biscay et suis actuellement étudiant en deuxième année à SUPAERO (institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace) à Toulouse. Dans le cadre du cours de culture général de cet enseignement, nous devons réaliser un petit mémoire sur un sujet de société. J’ai décidé de réaliser le mien sur le phénomène des blogs.

    Aussi je me permet de vous écrire pour vous poser plusieurs questions :

    Qu’est-ce qui vous a poussé un jour à ouvrir un blog?

    Que vous apporte-il à titre personnel? En retirez vous de la fierté? Est-ce un défouloir?

    Pourquoi bloggez vous?

    Combien de lecteurs avez vous environ?

    De plus, nombre de blog sont très suivis, et on parle récemment de l’émergence des blogs comme d’un nouveau média.

    Qu’est-ce qui,selon vous, les différencies réellement des médias classique?

    Que pensez vous que peut-être la relation entre le journalisme classique et ces blogs.

    Comment pensez vous qu’elle évoluera (ou comment elle devrait)?

    Enfin, m’autorisez vous éventuellement à citer un ou plusieurs de vos articles dans mon rapport?

    Si vous voulez plus de renseignement, n’hésitez pas.

    En vous remerciant d’avance,

    Adrien Biscay

    Commentaire par adrien — 20/04/2009 @ 21:49

  30. @Anna, en 28: « La question est simple : pourquoi présenter comme un « sentiment » ce que les enseignants-chercheurs présentent comme un argument ? »

    Parce que ce ne sera jamais qu’un sentiment non quantifiable, non évaluable, un sentiment que certains enseignants chercheurs n’éprouveront même pas tandis qu’il sera plus intense ou variable chez d’autres. Un « sentiment d’arbitraire » face à « la toute-puissance des présidents d’universités ».

    Ici, un passage de l’article d’Acrimed. Chacun y met ses chiffres et y va de son propre ressenti, on peut se dire que pas grand chose n’a force de preuve:

    « « Il y a trois mois, la réforme des universités semblait sur de bons rails ». Où il est sous-entendu, par conséquent, que c’est une « bonne » réforme, ainsi que le confirme la suite : « Votée en août 2007, sans trop de difficultés , cette réforme était perçue par beaucoup comme une nécessité . Ou du moins comme un mal nécessaire. » Parmi les « beaucoup », l’éditorialiste anonyme du Monde qui avait approuvé cette « réforme ». Est-ce une raison suffisante pour avoir déjà oublié les autres « beaucoup » qui en 2007 s’étaient mobilisés pour la contester ? »

    On peut se dire qu’hier, l’accueil était mitigé, et que depuis, certains (les mêmes? combien? pourquoi?) se sont (re)mobilisés et contestent la réforme. Ce passage souligne que par le passé, un édito anonyme avait approuvé la réforme, ce qui a pu avoir une influence (laquelle?) au moment de sa parution.

    Commentaire par Bruno — 20/04/2009 @ 23:36

  31. Pour en finir avec Aliocha je fais un gros caca !

    Haaaa, ça va miuex !

    Aliocha : l’argumentaire des opposants au Monde dans toute sa splendide simplicité. Je vous remercie de conforter d’aussi bonne grâce ma position.

    Commentaire par UMP — 21/04/2009 @ 20:10

  32. Aliocha: Certains ici m’ont reproché de ne pas discuter sur le fond l’article d’Acrimed. J’ai peur qu’ils ne regrettent cette provocation.
    ______________________________________________________________________________________________________

    Ce que je regrette, c’est que dans cette longue note vous ne discutez pas du fond de l’article d’Acrimed, mais de sa forme. Vous démontrez brillamment que cette article est une charge contre Le Monde, bravo. Vous continuez sur votre lancée de montrer que ceux qui reprochent au Monde d’être partial sont eux-mêmes partiaux et non sans reproche. Le scientifique que je suis aurait préféré que, plutôt que de s’intéresser à la manière dont Acrimed formule ses reproches, vous vous intéressiez à la seule question qui vaille: ces reproches contre Le Monde sont-ils fondés, oui ou non ?

    De fait, le passage qui résume la thèse de l’article d’Acrimed est un de ceux que vous n’avez pas repris:
    « Tandis que les opposants aux « réformes », en proie à leurs affects, « s’agitent », les gouvernants sont crédités d’une indéniable bonne volonté (certes un peu brouillonne) puisqu’ils « précisent » et « arrondissent les angles », en multipliant les « gestes » et les « concessions » qui témoignent de sa « diplomatie », de sa « patience », et de sa volonté de « renouer le dialogue ». »

    Cette thèse tient-elle ? Le seul moyen de le savoir est de reprendre les articles du Monde. Par exemple un article, analysé par Acrimed, Enseignants-chercheurs : nouvelles règles du jeu, paru le 15 janvier dernier.

    LA RÉFORME du statut des enseignants-chercheurs va-t-elle enfin aboutir ? Jeudi 15 janvier, la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse, devrait présenter la dernière mouture d’un décret qui bouleverse la carrière des universitaires, régie par des textes qui n’avaient pas été modifiés depuis 1984.
    >>> Deux problèmes: une erreur et un biais. L’erreur: si la loi sur le statut des enseignants chercheurs date bien de 1984 (loi Savary), elle a été modifiée depuis. Le biais: telle qu’elle est présentée, la future loi Pécresse apparait comme un gros changement dans un dans domaine figé, qui n’a pas bougé depuis un quart de siècle.

    Autre nouveauté, les maîtres de conférences et les professeurs d’université seront évalués tous les quatre ans. Actuellement, ils ne le sont que lorsqu’ils demandent un changement de grade.
    >>> La encore, deux problèmes, une imprécision et un biais. L’imprécision: les enseignants-chercheurs ne sont pas évalués que quand ils demandent un changement de grade. Lorsqu’ils font partie d’une équipe de recherche (c’est la cas pour la très grande majorité d’entre eux), le travail de cette équipe est évalué tous les 2 à 4 ans. En outre, tout article scientifique est évalué avant publication. Le biais: le lecteur a l’impression qu’actuellement, un enseignant chercheur peut passer sa vie sans être évaluer, tant qu’il reste au même grade. Et le lecteur n’a d’ailleurs qu’une très vague idée de ce que sont ces grades universitaires…

    Depuis sa présentation aux syndicats, ce texte de 42 articles, qui devrait entrer en vigueur au 1er novembre 2009, n’a cessé de susciter les inquiétudes de la communauté universitaire. Consciente du caractère explosif du dossier, la ministre a rédigé une nouvelle version qui devrait donner des gages aux opposants les plus modérés à la réforme. Sans calmer, en revanche, les critiques du syndicat majoritaire, le Snesup-FSU, qui réclame le retrait du projet.
    >>> Voici le passage le plus partial de l’article. Les opposants sont « inquiets », les « gages » de la ministre suffisent à calmer les opposants « les plus modérés » mais pas le syndicat majoritaire. Sous entendus:
    1) le syndicat majoritaire n’est pas présenté comme modéré, il est implicitement jusqu’au-boutiste.
    2) la ministre apparait soucieuse de ménager les chercheurs, elle est prête à faire des concession tandis que les chercheurs (sauf les gentils modérés qui ne tarderont pas à se ranger sous la bannière gouvernementale) campent sur leur position.
    3) vocabulaire affectif pour parler des chercheurs, vocabulaire objectif pour parler de la ministre.

    Sur la question de la modulation de service, le syndicat SGEN-CFDT et la Conférence des présidents d’université (CPU) devraient être rassurés. Ils s’inquiétaient du fait que l’enseignement puisse apparaître comme une sanction pour ceux considérés comme moins performants en recherche. La réécriture du décret devrait lever cette ambiguïté.
    >>> Là aussi, un vocabulaire affectif pour parler des chercheurs, objectif pour parler des actions gouvernementales. Le lecteur en conclut que ce qui « apparaissait comme une sanction » n’est qu’un malentendu dû à une ambiguïté du texte initial. De fait, il n’y avait aucune ambiguïté dans le texte initial, et la réécriture en question n’a pas « rassuré » les intéressés.

    Autre point dénoncé par les syndicats, la toute-puissance des présidents d’universités en matière de modulation de services et d’avancement. Ce sont eux, en effet, qui, après avis de leur conseil d’administration, fixeront les tâches des enseignants et décident des promotions. Actuellement, la moitié des promotions a lieu sur proposition du Conseil national des universités (CNU), une organisation où siègent de nombreux représentants syndicaux, et l’autre sur proposition du conseil d’administration de l’université. La nouvelle mouture prévoirait des garanties pour limiter ce sentiment d’arbitraire.
    >>> Passons sur la petite faute de logique (ce n’est pas un autre point, mais le même point vu sous un angle différent, suivi de la problématique des promotions). Ce paragraphe est je pense incompréhensible pour le novice, car il manque une information-clef: qui décide actuellement des promotions. Le lecteur pourrait être tenté de croire que la moitié des promotions est décidée par le CNU-noyauté-par-les-syndicats, l’autre par le conseil d’administration (qui dans les fait est lui aussi assez souvent composé de syndicalistes, mais chut).

    C’est vrai, mais seulement pour les promotions « 2ème classe vers 1ère classe ». Je m’explique: il y a en gros 4 grades: Maitre de conférence 2eme classe, MdC 1ere classe, professeur des universités 2ème classe, PU 1ère classe. Pour passer de MdC1 à PU2, il faut passer un concours qui d’ailleurs est ouvert à tous, pas seulement aux MdC. Pour cette promotion (qui est de fait la promotion la plus importante, tant au niveau du salaire que du prestige) les candidats aux concours sont évalués par une « commission de spécialistes » élue parmi les chercheurs de l’université. Pas par la CNU ou le conseil d’administration. Or la réforme précédente a supprimé cette commission de spécialiste élue pour la remplacer par une commission nommée… par le président de l’université. L’effet combiné des deux réformes Pécresse fait qu’un président d’université aura le pouvoir de décider de toute la carrière d’un enseignant chercheur, et qu’il n’y aura quasiment aucun recours contre d’éventuels abus de pouvoir…

    Globalement, je pense qu’un lecteur novice aura l’impression, en lisant cet article, que les syndicats s’opposent à une loi qui les priverait d’une partie de leur pouvoir, qu’ils bloquent la situation malgré les gestes de ce gouvernement. Le dernier paragraphe rappelle d’ailleurs que « depuis 10 ans on cherche à réformer sans y parvenir ». C’est dans ce sens que le « enfin » de la première phrase laisse penser que la journaliste est contente que le gouvernement va mettre au pas ces chercheurs adeptes du statu quo.

    Bref, cet article est un de ceux qui font dire à certains enseignants chercheurs que LeMonde soutient insidieusement la réforme. Procès d’intention ? Peut-être. Mais les imprécisions, les biais, les erreurs vont tous dans le sens du message que veut faire passer Valérie Pécresse, sans vraiment éclairer le lecteur sur ce qui change vraiment avec cette réforme, sans expliquer ce que reprochent exactement les chercheurs à cette réforme. Je sais, pour une telle explication, il faut du temps et de la place. Deux choses dont manquent visiblement les journalistes du Monde.

    Pour finir sur une note positive, je précise que j’ai beaucoup apprécié que le Monde ouvre ses colonnes aux enseignants-chercheurs qui ont pu y développer leur point de vue, et que ces dernières semaines il semble que Le Monde cherche à rectifier le tir. Je ne sais pas si la menace de boycott y est pour quelque chose, mais les articles, depuis quelques semaines, sont plus équilibrés que ceux de janvier-février-mars.

    Aliocha : j’ai expliqué plusieurs fois, mais visiblement je n’ai pas été comprise, que je m’en tenais à des questions de méthode. Pourquoi ? Parce que je suis spécialisée dans les questions de justice et de droit financier. Par conséquent, lorsque je lis un papier sur la réforme actuelle du système financier mondial, je peux le critiquer sur le fond, de même pour un article sur la politique de la Chancellerie. En revanche, sur l’éducation, je n’ai aucun référent. Ce qui ne m’empêche pas en tant que journaliste d’avoir une lecture de ce conflit entre une catégorie de lecteurs et des journalistes, lecture que j’ai proposée ici. Ce qui ne m’empêche pas non plus de condamner le boycott, c’est une question qui est à mon sens indifférente du point de savoir si Le Monde a tort ou raison. Et ce qui ne m’empêche pas encore de trouver que les critiques d’Acrimed sont si lourdement idéologiques que leur déguisement technico-objectif ne tient pas un instant. Cet article ne peut être critiqué que sur la forme, précisément parce qu’il est de pure forme. Vous aurez observé que le coeur de la condamnation porte sur des questions de vocabulaire. Et pour finir, je trouve votre commentaire mille fois plus intéressant et argumenté précisément que la soi-disant « critique » d’Acrimed. Je regrette seulement que, depuis que nous parlons de cette affaire, il y ait eu si peu de commentateurs pour développer autre chose qu’une harangue du Monde, un appel au boycott ou une défense aveugle d’Acrimed. De là à dire que le Monde a raison quand il utilise un vocabulaire emprunté au registre des sentiments pour décrire la grève…Quant à votre observation finale, il est possible que les universitaires s’étant aperçus que leur message n’était pas clair aient décidé de faire un effort. Que l’huma ou Libé adhèrent par principe à un mouvement social, fort bien. Mais personnellement, j’attends du Monde autre chose qu’un engagement idéologique de principe et c’est sans doute ce qui l’a handicapé dans ce conflit.

    Commentaire par Tristan — 22/04/2009 @ 01:32

  33. @Aliocha en 31: « l’argumentaire des opposants au Monde dans toute sa splendide simplicité. »

    C’est un argumentaire comme un autre – prout. Il y a quelques jours, il y avait bien un cul en une de Libé. Evidemment, en une du Monde, ça ne peut pas passer?

    En juin 2007, une mère a poignardé un juge, chose tout à fait exceptionnelle dans les anales de la justice. J’ai pensé que cette mère avait quelque chose à dire. Et quelques mois plus tard, selon le Parisien, devant le juge d’instruction, elle pourrait bien avoir expliqué ce qui n’allait pas, quelle mouche l’avait piquée ce jour là. Nous en saurons plus d’ici quelques temps, après son procès.

    Dans le Monde de jeudi, tout un dossier devrait être consacré au conflit universitaire.

    Je pense que le dernier gros travail d’analyse avait été produit pour RFI, après la publication de «Noires fureurs, blancs menteurs, Rwanda 1990-1994» et suite à la demande de la Société des Journalistes. Voir le communiqué de la présidence de RFI du 13 novembre 2006. « …Dans le document de synthèse, une «liste des interlocuteurs à l’antenne» montre que RFI a donné la parole à tous les acteurs de ce conflit. … »

    Commentaire par Bruno — 22/04/2009 @ 02:11

  34. @Tristan, en 32: « Globalement, je pense qu’un lecteur novice aura l’impression, en lisant cet article, que les syndicats s’opposent à une loi qui… »

    C’est un peu comme la procédure de prise à parti, le lecteur novice n’ira jamais farfouiller dans les archives de la Gazette du palais, dans les rapports de la cour de cassation ou du SCPC (c’est quoi, ça?), dans la jurisprudence du CSM (atchoum) ni dans divers discours de rentrée.

    Commentaire par Bruno — 22/04/2009 @ 02:28

  35. Curieux comme vous voyez de l’idéologie (presque)partout autour de vous: Acrimed, L’huma, Libé…(ce qui est vrai) mais curieusement pas au Monde – sauf s’il avait pris parti pour les universitaires…-, ni dans votre « lecture critique » parfaitement objective… Bref, selon la rhétorique bien connue: vous faites de l’idéologie, et moi de la pédagogie…
    Vous attendez « du Monde autre chose qu’un engagement idéologique de principe »: alors pourquoi ignorez-vous les faits qui s’accumulent (notamment dans ce message 32 « argumenté et intéressant ») et qui montrent « l’engagement » du Monde?

    Commentaire par albert — 22/04/2009 @ 16:37

  36. Entièrement d’accord avec le poste de Tristan en 32

    Sinon pour signaler que le dossier spécial université du Monde daté de demain est de bonne qualité. Clair et factuel, il présente tous les points de vue.

    Commentaire par Duncan — 22/04/2009 @ 19:13

  37. Aliocha, concernant la réponse n° 31. Certes, son contenu est vulgaire mais je pense, hélas, que son niveau intellectuel est, pour le moins, aussi puissant, voire plus puissant que vos propres analyses et réponses.
    En effet vous répondez « l’argumentaire des opposants au Monde dans toute sa splendide simplicité ».
    Qu’est ce que le journal Le Monde vient faire dans cette affaire ? Alors vous allez dire, Le Monde parce que l’article d’Acrimed et la charte de bonne conduite …
    Mais rien dans la réponse 31 ne renvoie au Monde, il me semble, même si votre billet y fait référence. La phrase semble renvoyer au seul titre de votre billet. Ainsi, il me semble que vous jugez sur base de sentiments éloignés d’une intime conviction et surtout sans preuve, si ce n’est celle de la relation que vous construisez mais qui n’est en rien avérée. Bref, comme le disait un autre lecteur, heureusement que vous avez loupé le concours de la magistrature, car avec un juge de votre acabit, le fascisme aurait eu de beaux jours devant lui.
    Enfin, une remarque supplémentaire concernant le vocabulaire employé. Vous parlez de « simplicité » à propos de l’argumentaire en cherchant de fait à disqualifier la réponse.
    Personnellement et en règle générale, je trouve la simplicité d’un discours plutôt positive. C’est de « simplisme » qu’il aurait fallu parler. Mais là, je pense que votre inconscient a préféré vous faire éviter l’emploi d’un terme qui vous aurez mis à nu !

    Aliocha : Tiens, c’est amusant, vous avez la même adresse IP que l’auteur du délicat commentaire que vous défendez.

    Commentaire par No pasaran — 23/04/2009 @ 12:56

  38. C’est une blague ou il faut que je porte plainte pour diffamation ?!
    « Dans deux arrêts récents relatifs à des actes de contrefaçon commis à l’aide de logiciels permettant la mise à disposition de fichiers musicaux sur internet la cour d’appel de Paris a considéré que les adresses IP collectées à l’occasion de la recherche et de la constatation des actes de contrefaçon sur internet ne permettent pas d’identifier, même indirectement, des personnes physiques et que, dès lors, elles ne constituent pas des données à caractère personnel » CNIL 02/08/2007

    Commentaire par No pasaran — 23/04/2009 @ 13:41

  39. @ No pasaran

    Veuillez tout d’abord rendre sa liberté à ce pseudo anarchisant qui ne vous mérite pas. Vous faites injure aux républicains espagnols. Vous leur devez donc 30 euros.

    PLAISE AU TRIBUNAL

    Rappel des faits

    En réponse au commentaire n°37 publié le 23 avril 2009 à 12h56 par No Pasaran, Aliocha déclara « Tiens, c’est amusant, vous avez la même adresse IP que l’auteur du délicat commentaire que vous défendez. »

    Discussion

    1/ Est considérée comme diffamatoire « toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé » (article 29 de la loi du 29 juillet 1881).

    Aliocha ne faisant que le constat que l’adresse IP de No Pasaran est identique à celle du commentateur dont le pseudonyme est UMP, être associé à l’UMP ne constitue pas une atteinte à l’honneur ou à la considération. (Associé à Frédéric Lefebvre, peut-être mais bon…)

    De plus, Aliocha déclarant que le commentaire auquel elle se réfère est « délicat », son propos n’a rien d’attentatoire. Il est au contraire élogieux.

    2/ Pour qu’il y ait diffamation il n’est pas nécessaire que la personne, l’institution ou le groupe social soient expressément nommés, il suffit qu’ils puissent être clairement identifiables.;

    Or la CNIL, citée par No Pasaran, rappelle le 2 août 2007 que la Cour d’Appel de Paris a considéré que les adresses IP « ne permettent pas d’identifier, même indirectement, des personnes physiques« ,

    Donc, non seulement No Pasaran se tire une balle dans le pied mais comme il ne peut pas être clairement identifié par son adresse IP, la diffamation n’est pas constituée.

    3/Aliocha apportant la preuve que les adresses IP respectives des commentaires visées sont identiques, son observation est faite en toute bonne foi.

    4/Aliocha a fait cette observation dans le but légitime d’informer les lecteurs de son blog.

    Par ces motifs,

    Statuant sur l’action formée contre Aliocha par No Pasaran, la dire non fondée, l’en débouter et le condamner à la pwnedaison.

    Sous toutes réserves de non juriste (précaution destinée à ne pas me faire pwneder par Me Eolas si je raconte n’importe quoi) 😉

    Aliocha : merci mon cher maître, vous vous débrouillez fort bien 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 23/04/2009 @ 22:08

  40. Suite des commentaires 12, 14, 21 et 28 (= du privilège d’être retraitée))

    Après les falsifications en gros, viennent les falsifications en détail. Après confondu ses grossiers ricanements avec une critique ironique, Aliocha en vient, dit-elle « au coeur des critiques » d’Acrimed qu’elle interprète ainsi : Les Monde « a juste utilisé des mots qui déplaisent aux auteurs de la critique. Et puisque le lecteur a été bien conditionné jusque là, il est prêt à recevoir enfin l’ignominie journalistique en pleine face : la journaliste a employé les mots “grogne” et “fronde” pour désigner le magnifique élan qui a motivé nos enseignants chercheurs à se dresser contre notre ignoble gouvernement pour sauver la recherche et l’avenir de nos enfants. Quel crime de lèse majesté, mon Dieu. »

    Ces ricanements qui laissent entendre un mépris sans bornes (dont la démesure fait passer celui des journalistes du Monde pour des gamineries) manifestent une telle incompréhension ou une telle mauvaise foi que l’envie me prend d‘ « en finir » avec.. Aliocha. Mais on n’en finit jamais avec la bêtise…

    Dans un de ses commentaires ultérieurs, on peut lire : « Cet article ne peut être critiqué que sur la forme, précisément parce qu’il est de pure forme. Vous aurez observé que le coeur de la condamnation porte sur des questions de vocabulaire. »

    Ainsi, pour notre journaliste, les mots sont sans importance. Pourtant quand on parle n’importe comment, il arrive que l’on dise n’importe quoi. N’est-ce pas Aliocha ?

    Quand systématiquement (plusieurs pages d’exemples dans les articles d’Acrimed) un même vocabulaire dévalorisant est utilisé pour désigner les acteurs de mobilisations sociales, alors que le gouvernement est crédité d’une bonne volonté (plus ou moins maladroite), c’est de la pure information. Lire par exemple cet autre article, sur la grogne et les grognons : http://www.acrimed.org/article1130.html Inventer un « crime contre le vocabulaire » dispense de s’interroger sur les mots qu’on emploie. Ainsi va le journalisme selon Aliocha… Un contre-exemple à enseigner dans toutes les écoles de la profession.

    Mais le pire dans la prose d’Aliocha se trouve dans cette falsification « Suivent quelques explications confuses sur les différentes causes de contestation que les auteurs de l’article d’Acrimed, pourtant bien informés puisqu’ils donnent des leçons aux journalistes, sont dans l’incapacité totale d’expliquer clairement, c’est dire… »

    Voici ce qu’Aliocha commente ainsi :

    « […] quand Le Monde informe sur les motifs et les objectifs des opposants aux « réformes », il omet de mentionner le contenu précis des motions (au moins une quinzaine à ce jour) adoptées par la Coordination Nationale des Universités qui est pourtant l’instance représentative du mouvement. Cette instance est évoquée trois fois : le 3 février, pour indiquer (dans une brève) son appel à la grève de la veille, le 13 mars pour signaler, comme signe de la « radicalisation » du mouvement un mot d’ordre (l’abrogation de la LRU) datant du 20 février, et dans l’édition du 8-9 mars, dans un article qui est le seul à citer une de ses motions, mot pour mot – dans une citation… d’un mot : on y apprend en effet que le compromis signé par Pécresse est aux yeux de la CNU « inacceptable ». Pis : Informateurs distraits et/ou désinformés, les journalistes du Monde ne savent pas ou ne veulent pas savoir que le mouvement ne concerne pas seulement le statut des enseignants-chercheurs. Des aspects décisifs du conflit sont minorés, d’autres sont rendus invisibles : la mobilisation et les revendications des personnels administratifs (BIATOSS) – qui n’ont à ce jour jamais eu l’honneur d’être mentionnés dans Le Monde depuis le début d’un conflit dont ils sont pleinement acteurs –, les étudiants, les organismes de recherche, ou l’avenir du doctorat et des doctorants… »

    Aliocha trouve ça confus ! Aliocha trouve qu’Acrimed ne critique des mots, quand leur critique porte sur l’absence d’informations. Informer, c’est pourtant le job des journalistes, non. Heureusement, que tous ne vous imitent pas, Aliocha et ne sont pas des faussaires…

    Commentaire par Anna — 24/04/2009 @ 11:08

  41. Quelle « preuve » Aliocha apporte t-elle ? Elle ne donne même pas l’adresse IP soit disant semblable. Tout repose sur sa simple parole, ce n’est pas ce que j’appelle une preuve !
    Par ailleurs, Aliocha, a t-elle vérifié la nature de l’adresse IP en question ? Une borne wifi ? Une adresse d’un réseau, une adresse détournée ? …
    Donc, et pour répondre à votre point 4, si pour vous le « but légitime d’informer » repose sur de simples paroles, nous n’avons définitivement pas le même sens du mot information.
    Quant à la « balle dans le pied », je rigole doucement et l’appellation « maître » que vous décerne Aliocha renforce mon sentiment que vous êtes tous deux de bien piètres juristes. Vous n’avez même pas été lire l’ensemble du texte de la CNIL à ce sujet, texte qui justement explique pourquoi je suis en droit de penser qu’Aliocha diffame me concernant.
    Bref, un travail bâclé. Bravo maître.

    Aliocha : reprenons donc du début si vous le voulez bien. Vous faites ici un commentaire non pas sur le fond du débat mais sur ma personne, ce qui est aussi inintéressant que discourtois. Je me défends et j’observe sans en tirer quelque conlusion que ce soit que parmi les nombreuses personnes auxquelles j’ai ici déplu, deux ont la même adresse IP et je le relève parce que je trouve la coincidence amusante. Mais comme vous voulez visiblement en découdre vous en tirez tout seul des conclusions que je n’ai pas tirées moi car j’ai beau ne pas être experte en informatique je suis assez formée juridiquement pour ne pas aller voir des preuves là où il ne peut y avoir que de très vagues présomptions. Vous manquez singulièrement de sens de l’humour. Alors maintenant saisissez un avocat et allez expliquer au parquet qu’en tant que commentateur anonyme vous estimez avoir été diffamé par le fait qu’une blogueuse relevait que son lecteur anonyme avait la même adresse IP qu’un autre de ses lecteurs anonymes ce qui pouvait laisser penser que le premier (vous) était l’auteur du commentaire totalement anodin du second. Les juges s’ennuyant dans leurs palais en ce moment comme chacun sait, je suis certaine qu’ils vont éprouver le plus haut intérêt pour ce cas juridique « original ». Maintenant si on pouvait passer à autre chose, je vous en saurais gré. Je suis certaine que nous avons vous et moi bien mieux à faire.

    Commentaire par No pasaran — 24/04/2009 @ 11:09

  42. @bruno(#34): en effet, c’est le même problème avec tous les profession qui ont en commun:
    – de n’être accessibles qu’après de longues études, qui demandent une grande expertise technique
    – dont la qualité du travail peut difficilement être jugée par le grand public

    @albert(#35): ne vous méprenez pas, ma « démonstration » ne prouve pas que Le Monde est partial. Je montre juste comment un article (sur les dizaines d’articles publiés depuis 4 mois) traite différemment la parole des chercheurs et celle du gouvernement, et incite le lecteur à avaler la com’ gouvernementale.

    Cet article n’est pas le seul, mais je ne pense pas que Le Monde soit globalement contre les chercheurs. Je pense plutôt que certains journalistes, soit par conviction personnelle soit parce qu’ils se sont fait avoir par la com’ de Valérie Pécresse, ont écrit des articles favorables aux vues du gouvernement.

    Mais il ne faut pas jetter le bébé avec l’eau du bain. Même si je comprends la colère de certains enseignants-chercheurs contre Le Monde, je ne la partage pas. J’ajoute, comme le dit Duncan(#36), que le dossier qu’a récemment publié Le Monde est de bonne qualité. C’est exactement ce que j’attendais d’un journal de référence: pour chaque point, une présentation de la situation actuelle, du projet de réforme et des critiques de ce projet.

    Commentaire par Tristan — 24/04/2009 @ 17:43

  43. @ Anna

    Il est vraiment dommage que vous pourrissiez votre argumentation par des considérations plutôt insultantes sur la personne. Ceci dit, là où je crois que vous faites fausse route, c’est quand vous affirmez qu’ « Aliocha trouve qu’Acrimed ne critique (que) des mots, quand leur critique porte sur l’absence d’informations.. D’une part, Acrimed ne critique pas l’absence d’informations mais la nature et l’orientation de ces informations. D’autre part – Aliocha me corrigera au besoin – je crois plutôt qu’elle analyse l’usage que fait Acrimed des mots dans sa critique de l’information, ainsi que le caractère orienté de ladite critique, ce qui n’a en soi rien de surprenant venant d’Acrimed. Elle le rappelle elle-même sous l’intéressant commentaire de Tristan en #32 : « j’ai expliqué plusieurs fois, mais visiblement je n’ai pas été comprise, que je m’en tenais à des questions de méthode. »

    @ No Pasaran

    N’étant pas juriste, peu me chaut de l’être piètrement. Quant à Aliocha, je la dirais plutôt chirurgienne vu la précision de la découpe… L’odeur du sang m’a même attiré 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 24/04/2009 @ 18:24

  44. Ça faisait longtemps que je n’étais pas venu mourir sur ce blog, et bien je vois qu’Aliocha n’a pas pris un neurone depuis ! Bravo pour la réussite régime.
    Et puis toujours les mêmes fans, la langue lapant les souliers du maître. N’est-ce pas Ferdy ?! Le genre de type qui dit « je crois » lorsqu’il essaie de penser. Bref, ça en dit long sur le niveau de ses analyses !
    Bon, je ne perds pas plus de temps ici. Je passe avant que je ne trépasse.

    Commentaire par Pierrot — 24/04/2009 @ 23:22

  45. @ Pierrot

    1/ Vous avez raison mais Aliocha portant des escarpins roses, j’ai des circonstances atténuantes. Comprenez ma faiblesse.

    2/ Vous avez encore raison : j’essaie de penser donc je dis « je crois » plutôt que lancer des affirmations péremptoires élevée au niveau d’une parole d’évangile par leurs auteurs.

    3/ Vous avez toujours raison : mieux vaut que vous trépassiez ailleurs qu’ici.

    Je ne peux donc que m’incliner avec humilité et admiration devant la pertinence de vos jugements. Comment faites-vous pour en savoir autant, sans l’ombre d’un doute???

    Une autre question : partagez-vous la même borne wifi qu’UMP en #31 et No Pasaran en #38 et #41 ???

    Commentaire par Ferdydurke — 25/04/2009 @ 07:58

  46. @ Ferdydurke

    je ne pense pas avoir utilisé le verbe « savoir » ni même prétendu savoir quelque chose. Décidément, vous confondez, croire, penser, et savoir. C’est grave, ces distinctions sont fondamentales et leurs acquisitions relèvent du cycle primaire. Enfin pour ce qui a trait au versant inconscient, car effectivement, un raisonnement conscientisé sur ces notions relève plus de la classe de terminale.

    Pour ce qui est de la borne wifi, c’est marrant ça, à chaque fois qu’une personne va contredire les roitelets du mouroir, il va être soupçonné de manipulation. En même temps c’est normal, puisque tout détracteur passe à vos yeux pour un gaucho-révolutionnaire occupé à comploter. Bravo pour ce retour en force de l’inquisition !

    Commentaire par Pierrot — 25/04/2009 @ 10:40

  47. @ Pierrot

    Quelle chance vous avez de pouvoir affirmer sans savoir. Je comprends mieux votre ton impérieux, vos assertions irréfragables et j’apprends humblement à votre contact, grand maître de la trinité opinion/réflexion/science, lumière salvatrice que nulle incertitude, nul doute ne vient ternir de son ombre.

    Ainsi, devant votre traduction d’une simple question relative à une borne wifi en accusation de manipulation et de complot gaucho-révolutionnaire j’ai pensé répondre « surtout de ma part! » mais comme vous semblez me connaître mieux que quiconque, je ne peux que courber l’échine sous le poids de la réalité, révélée dans sa juste sévérité : je suis un salaud de tortionnaire de droite et vous êtes mon innocente et pure victime.

    En outre, je me dois de souligner à nouveau votre intelligence hors du commun et votre science de l’être humain : Vous vous définissez merveilleusement bien… Détracteur : Personne qui dénigre outrageusement, en cherchant à rabaisser les mérites, la valeur d’une personne, les avantages ou les qualités d’une chose (source : CNRTL). N’oubliez pas de vous arrêter un instant sur les synonymes du mot détracteur.

    Vous êtes trop fort pour moi. Bien… Ayant pris conscience qu’il est urgent de reprendre toute mon instruction depuis le primaire, je m’y attelle sans tarder et je vous laisse. Merci de votre aide.

    A bientôt pour le prochain vol de l’escadrille dont vous êtes le chef…

    Aliocha : le chef de ceux-là même qui, mis sur orbite, n’arrêtent pas de tourner ? Vous lui faites trop d’honneur 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 25/04/2009 @ 12:32

  48. @Ferdydurke

    « D’une part, Acrimed ne critique pas l’absence d’informations mais la nature et l’orientation de ces informations. » C’est ainsi que vous répondez à la lognue citation que j’ai rapporté ? Je ne voudrais pas être « insultant pour votre persdonne », mais il est inquiétant que vous lisiez l’inverse de ce qui est écrit.

    « D’autre part, etc… Aliocha critiquerait la méthode? Mais selon quelle méthode? Omissions, trucages, incompréhension : voir mes précédents méesses, et ke pourrais continuer encroe et encore… La critiqe est orientée? Elle recourt, dit Aliocha, à des jugements de valeur? La belle affaire! Vous connaissez, vous, une critique sans jugement de valeur? La question est : ces interprétations critiques s’appuient-elles sur des observations exactes (qu’éventuellement on pourrait interpréter autrement)? C’est le cas : exactement l’inverse de la « méthode » d’Aliocha.

    En quoi est-il désobligeant de dire qu’elle fournit une piètre illusttration der ce qsue peut un certine journalisme? Puisqu’elle en a « fini », croit-elle, a

    Commentaire par Anna — 25/04/2009 @ 13:39

  49. Excuses… Mon précédent message est « parti » avant correction…

    @Ferdydurke

    “D’une part, Acrimed ne critique pas l’absence d’informations mais la nature et l’orientation de ces informations.” C’est ainsi que vous répondez à la longue citation que j’ai rapportée ? Je ne voudrais pas être “insultant pour votre personne”, mais il est inquiétant que vous lisiez l’inverse de ce qui est écrit.

    “D’autre part », etc… Aliocha critiquerait la méthode? Mais selon quelle méthode? Omissions, trucages, incompréhensions : voir mes précédents messages. Et je pourrais continuer encore et encore… La critique est orientée? Elle recourt, dit Aliocha, à des « jugements de valeur »? La belle affaire! Vous connaissez, vous, une critique sans jugement de valeur? La question est : ces interprétations critiques s’appuient-elles sur des observations exactes (qu’éventuellement on pourrait interpréter autrement)? C’est le cas : exactement l’inverse de la “méthode” d’Aliocha.

    En quoi est-il désobligeant de dire que la prose d’Aliocha fournit une piètre illustration de ce que peut un certain journalisme? Puisqu’elle en a “fini”, croit-elle, avec Acrimed, Aliocha ne répond plus.

    Commentaire par Anna — 25 avril 09 @ 13:39

    Aliocha : je vous accorde la liberté de m’insulter, faudrait-il en plus que j’entame une discussion avec vous ? Le seul intérêt de vos commentaires est d’illustrer l’incapacité à débattre que je dénonce sans cesse ici et le terrorisme intellectuel de ceux qui ne s’emploient ni à comprendre ni à argumenter mais à imposer leur point de vue par la force. De cela, je vous remercie.

    Commentaire par Anna — 25/04/2009 @ 13:47

  50. @Ferdydurke

    l’académie défini ainsi le terme détracteur : »DÉTRACTEUR, -TRICE n. XIVe siècle, destracteur. Emprunté du latin detractor, « celui qui déprécie, qui rabaisse ».
    Personne qui déprécie quelqu’un ou quelque chose, qui s’efforce ou affecte d’en rabaisser la valeur, le mérite. Répondre à ses détracteurs. Les détracteurs d’un régime, d’une théorie, d’une œuvre d’art. »

    Oui, j’ai bien conscience que ma critique vous déprécie. D’ailleurs vous en avez conscience également, puisque vous jugez bon de devoir me répondre. Mais, n’a t-on pas le droit de déprécier vos croyances ainsi que le devoir lorsqu’elles mènent à un appauvrissement de la pensée ?

    Quant aux synonymes, « critique » me convient très bien. Après, si cela vous plaît d’en choisir un autre à ma place, libre à vous. Mais au risque alors du contre-sens.

    Aliocha : hormis lancer des attaques ad hominem et outrager les diptères, vous faites quoi dans la vie ?

    Commentaire par Pierrot — 25/04/2009 @ 13:47

  51. @ Aliocha

    Citez-moi un exemple d’insulte à votre endroit et je vous prie aussitôt de m’en excuser. Citez-moi une exemple de votre capacité d’argumenter sans falsifier et je renonce à vous retourner l’accusation de terrorisme intellectuel.

    Commentaire par Anna — 25/04/2009 @ 15:23

  52. @ Aliocha

    « outrager les diptères », vous y allez fort ! Hélas, je ne parle pas le diptère !
    Pour ce qui est de mon activité, et pour filer la grande métaphore du vivant, je présume que je suis un parasite et vous l’organisme hôte.
    Cela vous convient-il ?

    Toutefois, j’ajouterai une remarque sous forme de question. « Hominem » est la forme accusative de « Homo » dont vous connaissez le sens. Ainsi, la conjonction « et », employée pour unir les deux groupes de mots contenant « ad hominem » et « diptères », doit-elle être comprise ici dans son acception booléenne ?
    Merci d’avance de bien vouloir m’ôter d’un doute.

    Commentaire par Pierrot — 25/04/2009 @ 15:55

  53. Pour ceux qui cherchent à comprendre ce conflit et non pas seulement à militer contre Le Monde, je recommande cette très intéressante confrontation entre Luc Cédelle et Jérôme Valluy http://www.educpros.fr/detail-article/h/a2dcc47a43/a/le-monde-et-les-universitaires-debat-luc-cedelle-jerome-valluy.html. Les lecteurs habituels de ce blog retrouveront nombre de thématiques que j’ai abordées ici ces derniers mois. Les efforts de Luc Cedelle pour discuter et expliquer le journalisme à l’occasion d’un dossier précis et alors que celui-ci n’est pas clos sont à ma connaissance assez inédits. Par ailleurs, ses arguments expriment avec beaucoup de finesse et de pertinence l’esprit du métier, ses contraintes et ses limites.

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/04/2009 @ 16:17

  54. @ Anna

    Ben oui… C’est ainsi que j’y réponds.

    D’une part, dans votre commentaire, de « Après les falsifications en gros… » à « incapacité totale d’expliquer clairement, c’est dire… » on y trouve cela :
    falsifications en gros, falsifications en détail, grossiers ricanements, ricanements, mépris sans bornes (dont la démesure fait passer celui des journalistes du Monde pour des gamineries), incompréhension, mauvaise foi, l’envie me prend d’ « en finir » avec… Aliocha. Mais on n’en finit jamais avec la bêtise…, falsification.

    Cela ne vaut pas la peine d’être débattu puisque cela se résume à du dénigrement, lequel n’a aucune valeur argumentative. Je maintiens donc qu’ « il est vraiment dommage que vous pourrissiez votre argumentation par des considérations plutôt insultantes sur la personne. »

    D’autre part, vous dites : « Aliocha trouve qu’Acrimed ne critique des mots, quand leur critique porte sur l’absence d’informations. » et je réponds « Acrimed ne critique pas l’absence d’informations mais la nature et l’orientation de ces informations. » Nécessairement, la contestation de votre point de vue ne peut être due qu’à une incapacité de lire correctement. J’oubliais que nous sommes aveugles (oui Aliocha, c’est bien moi, pouvez-vous maintenant enlever vos doigts pleins de chocolat de mon visage siouplé ou j’en croque un 😉 )

    Mais puisque vous insistez…

    – Je vous renvoie à l’article d’Acrimed en débat et attend que vous me démontriez qu’Acrimed a mis en gras des mots précis à d’autres fins qu’analyser la nature de ces mots.

    – Quand vous dites « Quand systématiquement (plusieurs pages d’exemples dans les articles d’Acrimed) un même vocabulaire dévalorisant est utilisé pour désigner les acteurs de mobilisations sociales » vous reconnaissez vous-même qu’Acrimed analyse le vocabulaire du Monde pour en décrire la nature orientée.

    – Rendons à Acrimed ce qui lui appartient :

    « Quand Le Monde « informe » (notez bien l’emploi de guillemets, NDLA) sur ce conflit, c’est, le plus souvent, non pour présenter les arguments en présence, mais pour jauger la mobilisation d’un regard en surplomb et l’ausculter du point de vue du ministère. »

    « Dès le samedi 24 janvier, dans un article de Catherine Rollot intitulé « Universités : appels à la grève contre le statut des enseignants chercheurs », la cause est entendue : Le Monde n’entend qu’une « grogne » et ne perçoit qu’une « fronde ». »

    « Ni le vocabulaire ni l’angle ne changeront pendant tout le mois suivant… »

    « La suite est du même acabit : tous les constats des étudiants, enseignants-chercheurs, personnels administratifs, ne sont pas présentés et, le cas échéant, contestés comme tels, mais immédiatement ravalés au rang de simples « impressions » »

    « Que les informations du Monde soient biaisées par des commentaires et mutilées en conséquence, on en trouve la confirmation dans les articles d’analyse qui proposent des versions longues des mêmes refrains. »

    « Des informations biaisées par des omissions flagrantes et des commentaires latéraux ; des analyses partisanes qui confirment et aggravent les biais de l’information : si Le Monde pouvait se résumer aux articles de ses journalistes, le résultat serait affligeant. »

    Mais non, mais non, Acrimed ne critique absolument pas la nature et l’orientation de ces informations! Ben voyons.

    – Pour en finir, vous dites en #40 qu’ « Inventer un « crime contre le vocabulaire » dispense de s’interroger sur les mots qu’on emploie. Ainsi va le journalisme selon Aliocha… Un contre-exemple à enseigner dans toutes les écoles de la profession. » Outre le fait que je me demande comment on peut inventer un crime contre le vocabulaire sans s’interroger sur les mots qu’on emploie, je constate que vous commettez le même et à la lecture de l’article que vous mettez en lien qu’Acrimed est en état de récidive.

    Anna, ne bougez plus! Tout aveugle que je suis, je vais tenter une opération périlleuse et délicate… Voilà… je la tiens… C’est bel et bien une poutre que vous aviez dans l’oeil!

    Anna, le temps que vous passez à dénigrer serait bien mieux utilisé à bâtir une argumentation solide. En outre posez ce pistolet prêté par No Pasaran s’il vous plait, car si aux aveugles nous ajoutons les estropiés ce blog va vite ressembler à un hommage à Pieter Bruegel l’Ancien.

    Aliocha! Mordiou! Cessez de confondre mon oreille droite avec votre porte-plume, voyons! Comment puis-je laper vos escarpins dans de telles conditions!

    Commentaire par Ferdydurke — 25/04/2009 @ 16:40

  55. @ Aliocha en 48

    Je vous aime! Virtuellement bien sûr (précision à l’attention de l’Elue de mon côté et à Monsieur Aliocha du vôtre). Puisque vous me tendez la perche, je la saisis avec joie.

    Aliocha : Après Bruegel que j’avais omis de citer dans mes peintres favoris (vous êtes donc au-dessus de tout soupçon de fayotage sur ce coup là), le Pacha, un de mes Audiard préféré, décidément….

    @ Pierrot en 50

    Nous sommes d’accord. Vous faites bien d’observer que vous dépréciez la personne. Autant je vous accorderai sans problème le synonyme de « critique » si vous vous attaquiez à mon opinion, autant en l’état je dois me résoudre à vous recommander ceux-ci : contempteur, dénigreur, calomniateur, méprisant, médisant, dépréciateur.
    Surtout, poursuivez dans la même voie : je ne voudrais pas que l’appauvrissement de votre pensée vous fasse quitter votre orbite. Mieux vaut l’observer à distance.

    Commentaire par Ferdydurke — 25/04/2009 @ 17:16

  56. Lien correct et tant que j’y suis : Autant je vous accorderaiS

    Commentaire par Ferdydurke — 25/04/2009 @ 17:28

  57. @Ferdydurke
    Je constate avec joie que face à quelques contre-arguments proposés à votre opinion nous n’obtenons que mauvaise foi et insultes. Je m’en délecte !

    Car dans la phrase « ma critique vous déprécie », je ne suis pas le sujet. « Ma critique » est groupe sujet !
    Ce n’est donc pas moi qui vous déprécie, à moins que vous en jugiez autrement. Ainsi, je vous le répète, « j’ai bien conscience que ma critique vous déprécie » qui plus est après vos dernières réponses. Hélas, mille fois hélas, cette dépréciation n’est pas de mon fait. C’est un constat qui résulte de la teneur vos réponses.

    Aliocha : je vous croyais parti, je m’étais fait une fausse joie visiblement…

    Commentaire par Pierrot — 25/04/2009 @ 19:27

  58. @ Anna,

    Je ne saurais trop vous conseiller de laisser tomber. Contre la mauvaise foi et la connerie, il n’y a pas d’armes. Vous faites des citations très précises et vos contradicteurs lisent exactement le contraire. Qu’est-ce que vous voulez faire contre ça ? Rien, il n’y a absolument rien à faire. Comme on dit, le lecteur jugera.

    Aliocha : Ah! ce vocabulaire châtié qui témoigne d’un si grand respect du contradicteur…

    Commentaire par Duquesnoy — 25/04/2009 @ 20:43

  59. @ Duquesnoy

    N’auriez-vous donc pas reconnu parmi les propos que je cite ceux d’Acrimed que vous représentez? Assumez, mon cher! Vu que dans chacun de mes commentaires je fais également des citations très précises avant d’y apporter un commentaire, que concluez-vous? Qu’Anna lit le contraire? Direz-vous qu’elle est… comment dites-vous?

    Je préfère de loin mes prétendues « connerie » et « mauvaise foi » au dénigrement permanent de la personne pour faire valoir son point de vue… Quand on ne peut pas débattre sur le fond on s’en prend à la forme. Quand la forme est inattaquable, on s’en prend à la personne.

    Le lecteur que vous appelez à la rescousse saura en effet juger d’où fusent les insultes, attaques personnelles, etc.

    Commentaire par Ferdydurke — 25/04/2009 @ 22:12

  60. @ Aliocha

    Le Pacha, vous me l’avez gentiment soufflé quand même… Pour conclure sur les chefs d’escadrille trollant en orbite, un grand classique 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 25/04/2009 @ 22:28

  61. @ Aliocha

    « je vous croyais parti, je m’étais fait une fausse joie visiblement… » Rassurez vous, je trace non sans vous laisser une petite référence pour vous faire les canines :

    « Accéder aux médias dominants ? À quelles conditions ? » sur http://www.acrimed.org/article3094.html

    En plus, cela devrait vous plaire, car les documents sonores sont tirés d’une conférence donnée par un économiste. Mais là, je crains que l’ensemble de vos connaissances en la matière ne soit pas à la hauteur de celles de l’auteur !
    Car, à vous lire, je dois bien reconnaitre que vos savoirs économiques ne semblent que roupie de sansonnet. D’ailleurs, ce n’est certainement pas un hasard si vos billets ne traitent quasiment jamais d’économie, si ce n’est que pour confirmer un panurgisme et invoquer les prophéties auto réalisatrices.

    Bref … affligeant ! Mais tenez bon un BFM award vous est réservé !

    Commentaire par Pierrot — 26/04/2009 @ 02:02

  62. @ Pierrot

    Mais pourquoi…?

    Commentaire par Ferdydurke — 26/04/2009 @ 07:42

  63. @Ferdydurke

    Vous avez presque compris : Non Acrimed ne crique pas en tant que tel le parti-pris du Monde. Oui Acrimed critique, dans les articles du Monde, la confusion entre les informations et les commentaires : « Des informations biaisées par des omissions flagrantes et des commentaires latéraux ; des analyses partisanes qui confirment et aggravent les biais de l’information »

    Et ceci : « dans le cas du Monde, quotidien d’opinion quoi qu’il en dise, le moins acceptable, du point de vue de la critique des médias, ce n’est pas son parti-pris (pour peu qu’il soit réservé à des commentaires), mais la tromperie sur la marchandise, car Le Monde est aussi une marchandise. Quelle tropmperie? » Et ce nouvel article http://www.acrimed.org/article3118.html de cityer la phrase précédente

    Oui Acrimed critique le vocabulaire employé car il a valeur de commentaire. Non Acrimed ne critique pas uniquement le vocabulaire, mais des informations tronquées: des « omissions flagrantes » qui achèvent de déformer les arguments des opposants au gouvernement.

    Encore un effort et vous arriverez à comprendre ce que vous recopiez… et peut-être à faire dire à Aliocha le contraire de ce qu’elle a dit.

    Commentaire par Anna — 26/04/2009 @ 11:51

  64. A propos des enseignants chercheurs: SLR a fait une liste des points sur lesquels ils ne sont pas d’accord avec le projet gouvernemental. C’est intéressant, car assez loin des débats sur l’évaluation que l’on voit ressortir sans cesse au Monde ou dans le Fig’

    Je cite donc l’extrait concerné:
    ——————————————————–
    L’emploi scientifique.

    Nous demandions au gouvernement de rétablir les emplois supprimés en 2009 et de mettre oeuvre un plan pluri-annuel d’emplois, indispensable pour au moins trois raisons : 1-le fait que les jeunes, faute de perspectives, se détournent chaque jour un peu plus de nos carrières et que c’est l’enseignement supérieur et la recherche de demain qui sont ainsi menacés (30% de doctorants en moins pour 2017 selon les chiffres du ministère) ; 2-les nouvelles charges d’enseignements qui reviennent aux universités avec notamment le plan Licence et la mise en place du décompte des heures de TP à égalité avec les eures de TD ; 3- une crise économique grave qui devrait imposer à l’Etat de reconsidérer une politique d’emploi public dictée par des raisons purement idéologiques. Or, qu’avons-nous obtenu ? La promesse faite par François Fillon de la non-suppression d’emplois dans les universités pour 2010 et 2011. Et pour les suppressions programmées pour 2009, une compensation financière et pérenne. Ainsi, sur ce second point, ce qui avait été possible en 2004, à savoir des créations d’emplois obtenues en avril, ne le serait donc plus en 2009. En outre, souvenons-nous des promesses que le même François Fillon, alors ministre de minisre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, nous avait faites en 2004 : nous réclamons toujours le plan pluri-annuel promis alors ! Enfin, nous n’avons absolument aucun élément laissant présager l’absence de suppressions d’emplois dans les organismes de recherches dans les années à venir. La seule concession que nous avons pu arracher à Valérie Pécresse est l’engagement que les « chaires d’excellence » ne devraient pas se traduire par des suppressions d’emplois dans ces organismes. Nous ne pouvons donc pas renoncer !
    ———————————————-

    L’arrêt du démantèlement des grands organismes de recherche.

    Là, qu’avons-nous obtenu ? C’est très simple : rien ! Face à la mobilisation dans les labos, face aux revendications portées par la coordination des délégués de laboratoire, face à la grève administrative lancée par plus de 500 directeurs d’unités (une minorité d’extrémistes eux aussi…), la ministre avait pourtant promis qu’une déclaration explicite du Premier ministre dissiperait nos craintes de voir disparaître à terme des institutions essentielles et qui font en partie la force de notre recherche publique. Or, dans les propos tenus par François Fillon sur France Inter le 22 avril, non seulement il n’en a rien été, mais il a même évacué complètement cette question, faisant comme si elle n’avait jamais été au cœur de notre mobilisation. Nous ne pouvons donc pas renoncer !
    ————————————————————–

    Le retrait du projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs.

    A en croire notre duo favori, ce texte, à la suite d’une « concertation approfondie » (selon les termes du communiqué du conseil des ministres du 22 avril) aurait été réécrit et sa nouvelle version donnerait entière satisfaction à tous. Comment répondre à tant de contre-vérités ? Pourquoi, si tel était le cas, seuls 2 des 35 représentants syndicaux que comptent le CTPU et le CSFPE auraient-ils approuvé ce texte, tous les autres s’abstenant ou votant contre ? Pourquoi tous les acteurs de la mobilisation continueraient-ils à dénoncer ce texte et notamment l’ambiguïté qui laisse ouverte- dans un contexte d’emploi scientifique décroissant- la possibilité que, pour bon nombre d’enseignants-chercheurs des disciplines à forts effectifs étudiants, la modulation de service se traduise par un alourdissement subi des heures d’enseignement au détriment de leur activité de recherche, sans même paiement d’heures complémentaires ? L’annonce faite hier par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de la publication d’une circulaire d’accompagnement, procédure rarissime, montre que ce projet – et notamment la modulation des services qui en est le cœur – demeure plein d’ombres . Connaissant le fonctionnement des universités, nous savons que « l’accord » de l’intéressé pour la modulation n’est en rien une garantie suffisante. Nous ne pouvons donc pas renoncer !
    ———————————————————————

    La réforme de la formation des enseignants du secondaire et du primaire.

    Le gouvernement aurait accepté de reporter d’un an cette réforme et de prendre le temps de la concertation. Or, là encore, il a choisi en réalité le passage en force. Il a décidé de contourner le refus de l’AERES d’expertiser les rares maquettes de masters « métiers de l’enseignement » déposées par certaines universités (dont plusieurs issues des établissements de l’enseignement privé) et d’entériner dès à présent leur existence. En outre, le vrai report est très loin d’être encore acquis, puisqu’une partie des lauréats du concours 2010 ne seraient pas fonctionnaires stagiaires à l’issue du concours. Enfin, comment peut-il prétendre remettre à plat la formation des enseignants, alors qu’il continue de précipiter le calendrier (puisque tout devrait être réglé à la mi-juillet), dans la plus grande confusion sur la composition et le rôle des instances chargées de cette remise à plat) ? Nous ne pouvons donc pas renoncer !

    Nos demandions enfin qu’une fois ces quatre points réglés, s’ouvrent des discussions associant tous les acteurs de la recherche et de l’enseignement supérieur sur la loi LRU et sur le Pacte pour la recherche. Là encore, nous ne pouvons pas renoncer !

    ———————————————–
    fin de citation.

    Qu’en dites vous?

    Commentaire par javi — 26/04/2009 @ 13:22

  65. @ Feyrdidurke

    La réponse n° 40 d’Anna suffit amplement à démontrer où se situe la mauvaise foi :

    Lorsqu’elle fait une citation précise du reproche d’Acrimed concernant l’absence d’informations du Monde, vous osez répondre, alors que vous avez le texte sous les yeux (en insistant sur « absence », mis en gras) :

    « D’une part, Acrimed ne critique pas l’absence d’informations mais la nature et l’orientation de ces informations ».

    Ce passage le voici :
    « […] quand Le Monde informe sur les motifs et les objectifs des opposants aux « réformes », il omet de mentionner le contenu précis des motions (au moins une quinzaine à ce jour) adoptées par la Coordination Nationale des Universités qui est pourtant l’instance représentative du mouvement. Cette instance est évoquée trois fois : le 3 février, pour indiquer (dans une brève) son appel à la grève de la veille, le 13 mars pour signaler, comme signe de la « radicalisation » du mouvement un mot d’ordre (l’abrogation de la LRU) datant du 20 février, et dans l’édition du 8-9 mars, dans un article qui est le seul à citer une de ses motions, mot pour mot – dans une citation… d’un mot : on y apprend en effet que le compromis signé par Pécresse est aux yeux de la CNU « inacceptable ». Pis : Informateurs distraits et/ou désinformés, les journalistes du Monde ne savent pas ou ne veulent pas savoir que le mouvement ne concerne pas seulement le statut des enseignants-chercheurs. Des aspects décisifs du conflit sont minorés, d’autres sont rendus invisibles : la mobilisation et les revendications des personnels administratifs (BIATOSS) – qui n’ont à ce jour jamais eu l’honneur d’être mentionnés dans Le Monde depuis le début d’un conflit dont ils sont pleinement acteurs –, les étudiants, les organismes de recherche, ou l’avenir du doctorat et des doctorants… »

    Comment voulez-vous être pris au sérieux quand vous lisez le contraire de ce qui est écrit noir sur blanc ?
    Encore une fois, comme on dit, le lecteur jugera qui est le menteur et l’affabulateur dans cette histoire.

    Allez, basta. Et comme je l’ai déjà écrit : contre la mauvaise foi (elle est incommensurable de votre côté), il n’y a pas d’armes.

    Anna est bien trop bonne pour perdre tant de temps à essayer d’argumenter avec rigueur et précision.

    Commentaire par Duquesnoy — 26/04/2009 @ 13:46

  66. @ Anna

    Je vous rappelle mon propos : « Acrimed ne critique pas l’absence d’informations mais la nature et l’orientation de ces informations. » et je ne vois aucune différence entre les citations que vous faites et ce que je dis : « informations biaisées », « analyses partisanes », « parti-pris », « tromperie » et vos propres mots « déformer les arguments des opposants au gouvernement. » sont des termes sans ambigüité et ce n’est pas l’ajout de « en tant que tel » qui y changera quoi que ce soit.

    Je précise qu’Acrimed a le droit de penser que Le Monde est un journal d’opinion à la solde du gouvernement personne ne le lui conteste et je vous rappelle que le billet d’Aliocha porte sur la méthode d’Acrimed pour exposer sa critique. Ne perdez pas de vue l’objet du débat.

    Enfin, En aucun cas je n’essaierai de faire dire à Aliocha le contraire de ce qu’elle a dit. Elle dispose de sa liberté d’expression comme elle l’entend, au même titre que vous et moi, y compris quand vous ou moi (comme c’est parfois le cas) sommes en désaccord.

    Anna, il y a une nette différence de fonctionnement entre une personne qui met en cause les propos de son interlocuteur et une autre qui met en cause la qualité, la compétence, la capacité de son interlocuteur à discuter, sa probité et sa personnalité même (voir pour comparaison les commentaires de Pierrot et Duquesnoy, ainsi que les premiers des vôtres précédemment cités).

    Tandis que la seconde personne déqualifie et agresse son interlocuteur, la première le respecte, reconnait sa compétence à discuter et à avoir un point de vue valable, fut-il le plus horrible des individus, son point de vue fut-il le plus abject. Tous les négociateurs en prise d’otage vous diront que la reddition du preneur d’otage implique entre autres que ce dernier soit reconnu dans son droit à exprimer son point de vue. Il en va de même dans les négociations d’affaires et diplomatiques.

    J’ajoute que mon expérience personnelle et professionnelle m’a bien souvent montré que ceux qui affirment que leur interlocuteur ne comprend pas, n’arrive pas à comprendre ou ne veut pas comprendre cherchent rarement à être compris ou à convaincre mais à faire céder leur interlocuteur. Bien souvent, ceux qui clament que l’autre ne comprend pas gagneraient à se demander s’ils n’obtiendraient pas satisfaction, plus simplement et efficacement, en donnant envie de comprendre et en donnant les moyens de comprendre.

    Relisez votre dernière phrase et interrogez-vous sur ce que vous demandez et comment vous voulez l’obtenir.

    Ne vous ai-je pas en outre suggéré que « le temps que vous passez à dénigrer serait bien mieux utilisé à bâtir une argumentation solide.« ?

    Si au lieu de dire vous vous trompez, vous ne comprenez pas, vous êtes un faussaire, vous argumentiez et expliquiez, vous seriez d’une part écoutée et d’autre part entendue. Si vous pensez pouvoir défendre votre point de vue et me convaincre de m’y rallier, vous n’avez aucun besoin d’attaquer votre interlocuteur : vous trouverez certainement les arguments pour y parvenir. Dès cet instant, vous quitterez la contradiction et entrerez dans la discussion et à charge pour l’interlocuteur d’avoir le même respect pour vous et votre opinion que vous montrerez pour lui et son opinion. Soyez assertive et non agressive.

    Il faut bien sûr aussi accepter ce principe de base que parfois l’accord n’est pas possible et que deux points de vue différents peuvent coexister sans que cela signifie que l’un ou l’autre soit un faussaire, de mauvaise foi, un imbécile dont l’intelligence est du niveau primaire ou une journaliste en manque de neurones.

    On appellerait cela… la tolérance.

    Commentaire par Ferdydurke — 26/04/2009 @ 14:14

  67. @ Duquesnoy

    Je viens de prendre connaissance de votre réponse en 65 et à la lecture de :

    « Comment voulez-vous être pris au sérieux quand vous lisez le contraire de ce qui est écrit noir sur blanc ?
    Encore une fois, comme on dit, le lecteur jugera qui est le menteur et l’affabulateur dans cette histoire.
    Allez, basta. Et comme je l’ai déjà écrit : contre la mauvaise foi (elle est incommensurable de votre côté), il n’y a pas d’armes.
     »

    je vous renvoie à ma réponse à Anna en 66…

    Commentaire par Ferdydurke — 26/04/2009 @ 14:17

  68. @ Duquesnoy (suite)

    Vous rappelez mon propos en soulignant que j’insiste sur le mot absence, mis en gras (comme le fait Acrimed, quoi…) :

    “D’une part, Acrimed ne critique pas l’absence d’informations mais la nature et l’orientation de ces informations”.

    Puis vous me rappelez le passage citée par Anna (les gras sont de moi, comme chez Acrimed, j’apprends vite) :

    « […] quand Le Monde informe […] Informateurs distraits et/ou désinformés, les journalistes du Monde ne savent pas ou ne veulent pas savoir que le mouvement ne concerne pas seulement le statut des enseignants-chercheurs. Des aspects décisifs du conflit sont minorés, d’autres sont rendus invisibles […] »

    Mais non, mais non. Il n’est pas fait mention d’une information délivrée par Le Monde : Acrimed disserte sur du vide (ce qui n’est pas idiot comme procédé : comme il n’y a rien, on peut dire ce qu’on veut). Il n’y a pas non plus de critique sur la nature et l’orientation de cette information.

    Je ne peux donc que conclure par vos propres mots :

    « Comment voulez-vous être pris au sérieux quand vous lisez le contraire de ce qui est écrit noir sur blanc ? Encore une fois, comme on dit, le lecteur jugera qui est le menteur et l’affabulateur dans cette histoire. Allez, basta. Et comme je l’ai déjà écrit : contre la mauvaise foi (elle est incommensurable de votre côté), il n’y a pas d’armes. »

    Si, il y a une arme : Le rire devant la capacité d’auto-sabotage qui est la vôtre!!!

    Commentaire par Ferdydurke — 26/04/2009 @ 15:09

  69. @ Feydydurke

    Vous invoquez la tolérance. Mais la vôtre est le masque policé d’une agressivité qui vous aveugle. Vous vous insurgez contre des tentatives de dénigrement. Mais la méthode d’Aliocha (et la vôtre) n’est rien d’autre qu’une entreprise de dénigrement, alimentée par des falsifications, des citations tronquées, des affirmations péremptoires : exactement l’inverse de la méthode d’Acrimed que vous croyez leur appliquer.

    Je récapitule tous mes commentaires précédents
    – Acrimed parlerait d’un strabisme éditorial sans rien expliquer ? Tout ce qui suit leur affirmation vise à l’étayer dans le premier article, et tout le second article l’illustre.
    – Acrimed met en évidence que se demander si une réforme va « enfin » s’appliquer, c’est implicitement la valider? Aliocha se gausse comme si une telle question n’était pas à l’évidence un parti-pris glissé dans un article d’information.
    – Acrimed met en parallèle le vocabulaire affectif (et dépréciatif) appliqué aux opposants au gouvernement et la rhétorique de la bonne volonté (maladroite) du gouvernement ? Aliocha ricane (« mode ironique » !) sur les « crimes contre le vocabulaire ».
    – Acrimed ne cesse de répéter que leur critique vise des pratiques journalistiques qui transforment les articles d’information et d’analyses en prises de position à peine dissimulées ? Peu vous importe…
    – Acrimed explique que les informations délivrées par le Monde sont gravement lacunaires ? Aliocha prétend qu’il s’agit d’une phrase confuse et sans intérêt, tandis que vous ne voyez aucun problème au fait que l’information données par le Monde soit unilatéralement sélective.

    La « billet » d’Aliocha se proposait d’ « en finir avec Acrimed ». Exquise tolérance !
    Votre dernière intervention montre que la tolérance dont il s’agit est celle que vous vous réservez. En clair : le droit d’écrire n’importe quoi.

    Quand Acrimed dresse le constat d’informations biaisées par les commentaires dépréciatifs et par des omissions flagrantes, vous écrivez qu’Acrimed « disserte sur du vide » ! Vous avez raison : quand les informations sont biaisées, peu importe qu’elles soient biaisées. Quand elles sont absentes, peu importe qu’elles soient absentes.

    Ce qui suit est donc sans importance :

    <>

    Je vous laisse le dernier mot. Peut-être nous fera-t-il rire… et j’envoie mon chèque de soutien à Acrimed.

    Commentaire par Anna — 27/04/2009 @ 10:46

  70. Oups! La citation de l’article d’Acrimed n’est pas passée, la voici
    Vous avez raison : quand les informations sont biaisées, peu importe qu’elles soient biaisées. Quand elles sont absentes, peu importe qu’elles soient absentes.

    Ce qui suit est donc sans importance :

    « […] quand Le Monde informe sur les motifs et les objectifs des opposants aux « réformes », il omet de mentionner le contenu précis des motions (au moins une quinzaine à ce jour) adoptées par la Coordination Nationale des Universités qui est pourtant l’instance représentative du mouvement. Cette instance est évoquée trois fois : le 3 février, pour indiquer (dans une brève) son appel à la grève de la veille, le 13 mars pour signaler, comme signe de la « radicalisation » du mouvement un mot d’ordre (l’abrogation de la LRU) datant du 20 février, et dans l’édition du 8-9 mars, dans un article qui est le seul à citer une de ses motions, mot pour mot – dans une citation… d’un mot : on y apprend en effet que le compromis signé par Pécresse est aux yeux de la CNU « inacceptable ».
    Pis : Informateurs distraits et/ou désinformés, les journalistes du Monde ne savent pas ou ne veulent pas savoir que le mouvement ne concerne pas seulement le statut des enseignants-chercheurs. Des aspects décisifs du conflit sont minorés, d’autres sont rendus invisibles : la mobilisation et les revendications des personnels administratifs (BIATOSS) – qui n’ont à ce jour jamais eu l’honneur d’être mentionnés dans Le Monde depuis le début d’un conflit dont ils sont pleinement acteurs –, les étudiants, les organismes de recherche, ou l’avenir du doctorat et des doctorants… »

    Je vous laisse le dernier mot. Peut-être nous fera-t-il rire… et j’envoie mon chèque de soutien à Acrimed.

    Aliocha : Il faut en effet avoir le « privilège d’être retraitée » comme vous dites, pour trouver le temps de recopier un nombre incalculable de fois le même article alors qu’il est en lien dans le billet et que chacun peut librement aller se faire sa propre opinion au vu de mes commentaires. Nous ne sommes plus depuis longtemps dans le débat mais dans l’invective et le militantisme forcené, deux activités qui n’ont pas leur place ici. C’est la première fois depuis la naissance de ce blog que je suis obligée de fermer l’accès aux commentaires (j’ignorais même que ce fut possible), cela me consterne sans pour autant me surprendre. N’étant pas retraitée, je n’ai ni le temps ni l’envie de lire des commentaires redondants ou des invectives qui n’apportent absolument rien à la discussion.

    Commentaire par Anna — 27/04/2009 @ 10:46

  71. […] Et de toute façon, même dans le cas d’une information recoupée, on tombera facilement sur des positions d’idéologie. Ce critère ne fait donc que reporter le problème sur le choix des juges capables de statuer sur des organes de presse (ce qui est le cas, de toute façon). Faut-il prendre des gens d’Acrimed ? Des gens de la presse ? On tombe de toute façon dans des travers, comme le rapporte Aliocha sur le conflit des universitaires. […]

    Ping par #web Quelle différence entre blogs de presse et sites de presse ? « Naphtalène - C10H8 — 06/05/2009 @ 18:23


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