La Plume d'Aliocha

12/04/2016

Pirate numéro 7, levez-vous !

Filed under: Droits et libertés,Justice — laplumedaliocha @ 07:57

Il s’appelle Fahran Abchir-Mohamoud. Il a un visage rond que marquent encore des traces d’enfance. Un regard égaré très loin. Il est assis au fond à droite du box, derrière les autres. Depuis 2 semaines, lui et 6 autres somaliens comparaissent devant les assises de Paris pour piraterie, vol et enlèvement, le tout avec armes et en bande organisée. Ils risquent la perpétuité pour avoir, le 8 septembre 2011, attaqué le Tribal Kat sur lequel naviguaient Christian Colombo 55 ans, et son épouse, Evelyne, 53 ans. Ils étaient partis pour un tour du monde de 10 ans. Christian est décédé à 16h15 notera sur le journal de bord son épouse, dans un état second. D’une balle de kalachnikov en plein front. Les pirates jettent son corps à la mer. Le bateau est pillé, puis les pirates la forcent à les suivre. Ils seront arrêtés deux jours plus tard par l’armée espagnole et transférés en France.

Deux mondes…

Depuis deux semaines, les débats tentent de faire la lumière sur ce qui s’est passé. Les accusés ne sont pas poursuivis pour assassinat car il est acquis que ce sont les deux pirates tués par l’armée, les chefs, qui ont tiré sur Monsieur Colombo. Les accusés disent qu’ils ont été recrutés sans trop savoir ce qu’ils auraient à faire, qu’une fois sur le bateau, ils ont écopé car le skiff prend l’eau,  on patauge en permanence à mi-mollets dans cette longue pirogue à moteur. Ils se défendent d’avoir tiré, et d’avoir pillé aussi. Ce sont les chefs qui les ont entraînés, les chefs qui les menaçaient,  les chefs qui ont tout fait. Certains sont crédibles, d’autres moins.  Hier ont commencé les plaidoiries. « Ce procès, c’est la collision de deux mondes qui n’étaient pas destinés à se rencontrer, qui n’auraient jamais du se rencontrer » plaide Me Elise Arfi. Depuis le départ, la défense essaie de faire comprendre aux jurés ce que c’est qu’être né en Somalie. Dans ce pays de guerre, de famine, de violence et de sécheresse, ce pays « A l’autre bout du monde, de notre société, de nos moeurs, de nos besoins et de nos urgences »  selon les mots de Me Julia Katlama.  Les autres pays viennent puiser dans ses eaux poissonneuses avec d’immenses tonniers. Et comme si ça ne suffisait pas,  la mafia italienne y déverse des déchets toxiques, parce que c’est un pays sans Etat et très pauvre. Une poubelle en somme…Un reportage de Paul Moreira diffusé à l’audience vendredi, montre les images insoutenables des effets de ces polluants sur la population. Mais ce sont les accusés qui expriment le mieux l’incroyable fossé entre eux et ceux qui les jugent. Quand ils s’émerveillent par exemple de faire trois repas par jour, de voir de la lumière en continu, ou quand ils s’affolent de la hauteur des bâtiments en France. Qu’importe. L’avocate générale n’a rien voulu entendre. Hier elle a requis entre 16 et 22 ans de prison et une interdiction définitive de territoire. Les parties civiles quant à elles ne voient pas le lien entre la mort de Monsieur Colombo et la situation en Somalie. Ainsi va se procès, il n’y aura pas de pardon. C’est à peine s’il y a du respect. Depuis le début, on désigne plus souvent les accusés par « pirate numéro » que par leur nom. « J’ai dix ans d’expérience. J’ai souvent eu de nombreuses personnes dans le box, avec des noms imprononçables, je n’ai jamais eu à noter une personne » s’indigne Me Katlama.

Je suis sa seule visite, sa seule compagnie…

Parmi eux il y a Fahran, mécanicien automobile. S’il s’est retrouvé dans cette mortelle expédition, c’est parce qu’on lui a promis 100 dollars et qu’à ses yeux, c’est une telle somme, qu’il pense pouvoir s’offrir un garage…Lors de son arrestation il donne son âge, 16 ans, mais personne ne le croit. Il a menti, forcément pour passer entre les mailles du filet. C’est vrai qu’avant d’embarquer sur le skiff, il a du prendre le temps d’étudier l’ordonnance de 45 sur les mineurs. Peut-être même de faire une analyse de droit comparé selon le pays occidental qui risquait de l’arrêter. Passons. Fahran est incarcéré à Fresnes dans l’attente de son procès. La prison des rats et des poubelles, explique Me Arfi aux jurés qui ne connaîtraient pas l’endroit. Il est violent Fahran. Il fait des crises de larmes et des crises de nerfs. Les gardiens y voient une marque de rébellion. Alors vient le temps des brimades. Il est privé de douche. Ses chaussures n’ont plus de semelles, un codétenu lui en offre une paire, elle lui est confisquée. Comme lui sont confisqués ses disques de musique somalienne, la seule chose qui le rattache à sa terre dans cette prison à des milliers de kilomètres de chez lui où tout est étrange, inquiétant, froid et hostile. Il continue d’avoir des crises. Cela lui vaudra un bras cassé. Il a déjà eu un doigt arraché Fahran par une balle espagnole. Cinq fois il passe en commission de discipline, sans avocat ni interprète. Mais le pire est à venir. « Je suis sa seule visite, sa seule compagnie, la seule qui lui envoie de l’argent, explique l’avocate, la seule pour qui sa vie est importante ». Depuis le début de sa plaidoirie, elle marche sur la corde raide de l’émotion, le silence dans la salle est absolu, on se demande comment elle fait pour ne pas pleurer, on craint qu’elle se brise à force de tension maîtrisée.

Un système pénal qui fabrique des fous

Elle continue de raconter le destin si lourd de son client. Un matin il se réveille avec un gros pansement. Dessous, une cicatrice de 50 cm de long. On l’a opéré en urgence pour lui enlever son poumon droit qui s’atrophiait. « Nous lui avons sauvé la vie », se réjouissent les médecins. Avec raison. Mais Fahran lui, tout ce qu’il voit, c’est que les étrangers qui l’ont enfermé viennent de fouiller dans son corps et de lui ôter un organe. Et comme on ne lui a rien expliqué et encore moins demandé son accord, il se dit que ça va continuer. Sa raison vient de basculer, irrémédiablement. A la barre l’expert psychiatre est formel : il a développé une psychose délirante. Il est persuadé d’être une somme d’organes que l’on va venir voler. Même le psychiatre lui fait peur : il veut lui voler son cerveau. C’était donc cela, ses crises de violence que l’on a pris pour de la rébellion et que l’on a punies.  La schizophrénie se soigne, explique le médecin, mais ne se guérit pas. Un jour où il est au mitard, il se pend avec sa couverture. On le sauve in extremis. « On devrait se poser la question d’un système pénal qui fabrique des fous. On vient les arrêter chez eux, on les ramène chez nous, pour les juger à l’aune de nos valeurs ! Que diriez-vous si la Somalie adoptait une loi lui donnant compétence pour vous juger et qu’on vous emmène là-bas, lance Me Arfi aux jurés. Son client ne devrait même pas être là puisqu’il était mineur, mais la chambre de l’instruction n’a rien voulu entendre. Il faut dire que l’expert est formel : selon les tests osseux il a plus de 18 ans. Enfin, quand on creuse un peu, l’expert admet qu’il pourrait avoir 17 ans et demi, mais bon. L’avocate dénonce ce que tous les avocats savent mais que la justice continue d’ignorer : ces tests sont fondés sur un panel de caucasiens aux Etats-Unis dans les années 50, la marge d’erreur est importante, la fiabilité douteuse. Peu importe, la science a parlé et tant pis si, à six mois près, le destin d’un homme aurait pu s’en trouver changé. Il est 20 heures. « Au fond des prisons, le rêve est sans limite. Son rêve à lui est de pouvoir retourner en Somalie ». La voix s’éteint dans un souffle. Elle a tenu.  Quelque chose dans la consistance de l’air a changé. L’humanité qui faisait tant défaut à ce procès dirigé par un président glacial vient de souffler comme un vent du large bienfaisant.

Il est 20h 10. L’audience qui a commencé à 10h vient de s’achever. Me Elise Arfi a tombé la robe et marche vite vers la sortie, le front baissé. Elle pleure.

 

Note : Marie Barbier publie aujourd’hui un long reportage dans l’Humanité sur le procès. Un autre ets à lire dans Libération.

Mise à jour 13 avril 22h22 : La cour a rendu son verdict à 20h52. Les peines de prison s’échelonnent de 6 ans à 15 ans, étant précisé que les accusés ont déjà passé 4,5 ans en prison. La cour n’a pas jugé nécessaire de prononcer les interdictions de territoire. C’est u verdict clément dans la mesure où l’avocate générale avait requis des peines de prison comprises entre 16 et 22 ans assorties de l’interdiction définitive du territoire. Quand Fahran Abchir-Mohamoud a compris qu’il allait pouvoir sortir puisque c’est avec lui que la cour a été la plus indulgente, il a simplement demandé à son avocate, quand est-ce qu’il allait revoir sa mère…

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86 commentaires »

  1. Oh, la méchante société pleine d’excuses sociétales, çà déborde de partout, le mur des lamentations se propage et la dépression aussi ! Enfin la solution se profile gentiment….. 27 IVeme reich en Europe, j’en pleure….. de joie…et , et , en passant,aux chiottes le syndicat de la magistrature majestueusement pleurnicharde, jeu leur propose de s’équiper de robes en Sopalin pour se moucher.

    Commentaire par legrandjeu — 12/04/2016 @ 09:21

  2. A quoi ça tient une vie…un destin ! Quand le racisme peut-être, quand l’indifférence à la misère des autres, quand la bonne conscience et le sentiment d’incarner de justes valeurs l’animent…le juste n’en vient-il pas à se transformer en barbare ? Votre article m’a totalement bouleversé et ému…

    Commentaire par BONNET Francis — 12/04/2016 @ 09:32

  3. Bonjour Aliocha.

    Merci pour ce magnifique billet… qui nous laisse, après lecture, avec tout un tas de questions qui se croisent et s’entrechoquent dans la tête.

    Comme celle-là, par exemple : à l’heure où on nous mets de plus en plus de pression pour se ranger inconditionnellement du côté de la victime, quelle place garder pour ceux qui sont sur le banc des accusés/prévenus ? Tu parles d’un écueil ! Dans une histoire comme ça, on ne serait pas trop enclin à priori écouter ce que la défense a à dire : la victime ne pratiquait pas la surpêche, pas plus qu’elle n’immergeait on ne sait quelle saleté toxique au large de la Somalie. Elle s’est contentée de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment… un peu mince, comme prétexte, pour se faire trucider, tout de même !

    Mais voilà : http://www.maitre-eolas.fr/post/2004/04/18/15-comment-faites-vous-pour-defendre-des-coupables

    On trouve là pas mal de réponses à tout un tas de trucs qui tournent dans la tête, comme celle-là :

    « la plupart du temps, nous défendons des coupables qui reconnaissent les faits. Alors à quoi servons-nous dans ces cas ?

    Et bien la culpabilité, ce n’est que la moitié de l’objet de l’audience.

    L’autre moitié, c’est la peine. Le juge doit prendre une décision sur ce point aussi. Le procureur a requis une peine. C’est une proposition et rien d’autre, qui est généralement sévère. L’avocat doit pouvoir en proposer une autre plus adaptée à son sens. Nous connaissons mieux que personne la situation personnelle de notre client, s’il travaille, s’il fait des études, s’il a des projets. Lui éviter la prison est un enjeu en soi. Nous aidons le juge à prendre une décision. »

    Lumineux ! Comme bien des choses, ça va sans dire… mais ça va tellement mieux en le disant. Merci, Maître.

    La suite est tout aussi limpide :

    « L’Etat peut sanctionner celui qui ne respecte pas les règles qu’il édicte, mais à la condition qu’il respecte lui-même ces règles. »

    Et là, on se pince à la lecture de ce que nous détaille Maître Arfi : les conditions de détention, les interventions médicales sans consentement… ça fleure bon la république bananière, tout ça. Mais on est en France.

    Et pour finir, celui-là :

    « La procédure, c’est le siège des libertés ; c’est la procédure qui protège les droits, pas leur proclamation grandiloquente sur les frontispices des monuments. »

    Et puis tant pis pour le côté gnan-gnan (j’assume totalement) de la demande : par les temps qui courent, on a besoin de vous, Aliocha : restez avec nous, s’il vous plaît.

    Commentaire par Zarga — 12/04/2016 @ 09:40

  4. Merci pour ce bel article.

    Commentaire par Philippe Pottier — 12/04/2016 @ 09:47

  5. Merci pour cet émouvant article qui, mieux que beaucoup d’autres, nous prouve qu’il n’y a pas de justice heureuse. Et encore moins entre deux mondes aussi différents que le nôtre et le leur. Nos bons sentiments ne peuvent voler qu’au secours de causes désespérées, nos valeurs et notre système judiciaire ne peuvent déboucher que sur des décisions exotiques et … « injustes ». Quand comprendra-t-on que la notion de justice n’est pas « vraie », mais seulement [largement] relative. Le dialogue entre des cultures différentes peut fonctionner de manière constructive en temps de paix, pas en temps de conflit et de guerre.

    Commentaire par Lecteur 75 — 12/04/2016 @ 10:58

  6. Dans leur « culture » ça fait belle lurette qu’ils auraient été passés par les armes . . .

    Commentaire par zelectron — 12/04/2016 @ 12:26

  7. @zelectron: Non. Il s’agit dans notre cas d’attaquer (pour les détrousser et plus si nécessaire) des gens qui passent, des étrangers qui passent sans avoir ni le temps ni l’opportunité (ni l’idée non plus) de faire et faire faire connaissance … Ce que vous dites n’est valable (et encore) que lorsqu’il s’agit des siens et pas des « autres ». L’autre bout du monde est ainsi fait qu’on y trouve des pratiques sociales guerrières (ou de banditisme) que nous ne connaissons [normalement] plus chez nous. Lisez par exemple les mémoires des marins d’hier dans les mers lointaines (et pas si lointaines – cf. les barbaresques) et les récits du XVIIe et du XIXe de voyageurs en Asie centrale. Le monde reste encore mystérieux, c’est inévitable et c’est peut-être tant mieux

    Commentaire par Lecteur 75 — 12/04/2016 @ 14:17

  8. lecteur75, vous n’avez pas voyagé vous même ?

    Commentaire par zelectron — 12/04/2016 @ 15:19

  9. @zelectron: Ooooh que si, et vécu dans plusieurs ailleurs et bien longtemps.

    Commentaire par Lecteur 75 — 12/04/2016 @ 15:30

  10. Désolée de vous choquer Aliocha. mais ma compassion va plutôt aux victimes, quoiqu’on aurait tendance à leur demander ce qu’ils ont été faire dans cette galère. (On sait bien qu’il y a des endroits à éviter.)
    Quant aux pirates je ne pense pas qu’ils ignoraient les risques . Beaucoup d’entre-nous et dans tous les pays qui sont dans des situations désespérés ne volent ni ne tuent et c’est une chance car on est toujours le riche de quelqu’un et le monde ne serait plus qu’un gigantesque charnier.
    Ceci dit « juger » n’est pas facile c’est sans doute pourquoi il existe les circonstances attenuantes…d’un autre côté être trop clément n’est -ce – pas encourager la récidive?

    Commentaire par Scaramouche — 12/04/2016 @ 15:51

  11. Quelle émotion !
    Quelle horreur !
    Ça vous tord les boyaux…
    La première victime en l’affaire est francaise certes, tuée par des pirates somaliens, mais, si on prend un peu de recul, nous ne sommes pas les victimes, nous sommes les bourreaux. Qui peut en douter ? Avec nos dollars et nos bombes nous trouvons tout naturel d’imposer au monde notre vision du monde. Tous les moyens nous sont bons. L’humanisme et les droits de l’homme plein la bouche nous piétinons, inhumains, les droits de l’homme les plus élémentaires.
    Nous pouvons tout nous permettre, puisque nous sommes les bons…
    Il y avait tout ça dans la plaidoirie de Me Arfi.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 12/04/2016 @ 17:00

  12. lecteur75,
    contaminé peut-être à l’insu de votre plein gré ?

    Commentaire par zelectron — 12/04/2016 @ 17:03

  13. @zelectron: bravo, l’expression cycliste est bien choisie: au contraire, depuis belle lurette, je n’arrive plus à pédaler sur le petit vélo franchouillard qui mêle bons sentiments et sociologismes systématiques

    Commentaire par Lecteur 75 — 12/04/2016 @ 17:36

  14. @Denis Monod Broca : il y avait surtout de l’amour, elle s’en occupe comme de son fils, elle est à peine plus âgée que lui. Je vous le dis à vous parce que je sais que vous comprendrez : je me suis demandé tout au long du procès ce qui pouvait justifier une telle injustice, celle d’être né du mauvais côté du monde, et j’ai songé que rien ne la justifiait. Mais qu’une chose lui donnait un sens : c’est qu’une étrangère, devenue son avocate soit si touchée qu’elle le prenne sous son aile et qu’elle le rende aimable aux yeux de ses juges, des journalistes, du public. Dans la noirceur terrifiante du destin de cet homme, il y a la plus belle des lumières. C’est précisément ce qui a bouleversé Dostoievski au bagne. Et c’est ce qui nous a tous bouleversés dans l’épisode que je relate. Car il y a une chose que n’ai pas dite : nous sommes tous sortis en larmes de l’audience.

    Commentaire par laplumedaliocha — 12/04/2016 @ 21:33

  15. @Zarga : personne ne dit que la victime a commis une faute quelconque. Et personne ne dit que la pauvreté excuse le crime. Tous les avocats ont plaidé coupable. Mais peut-on juger un homme si on ne le connait pas ? Comme l’a dit un avocat : si l’accusé venait de Bobigny, j’aurais fait venir sa famille, son employeur, ainsi qu’il est d’usage, pour éclairer sa personnalité. Mais ici, comment demander à des gens de payer un billet d’avion quand ils n’ont pas de quoi s’acheter de la viande ? Et un autre s’est révolté, si je ne vous parle pas de lui, alors de quoi je vais vous parler ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 12/04/2016 @ 21:37

  16. De la plus profonde noirceur nait la plus belle lumière. C’est ainsi. Faut-il absolument de la noirceur alors, pour qu’il y ait de la lumière ? Non bien sûr. Mais la noirceur est là, partout, toujours. Sachons y faire briller la lumière.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 12/04/2016 @ 22:12

  17. « personne ne dit que la victime a commis une faute quelconque. Et personne ne dit que la pauvreté excuse le crime.  »
    Bien sûr. J’essayais juste d’avoir une vision stéréophonique, d’entendre ce qui pourrait se dire dans un coin et à l’opposé. L’avocat sert les intérêts de son client… Ici, c’est sur la notion de « servir » que je reste en arrêt : il y a de la grandeur à servir, et Maître Arfi nous grandi tous dans ce qu’elle fait pour son client. Ça tient du rachat. J’ai compris il y a longtemps que les Droits de l’Homme se tenaient dans la droiture de l’homme… En l’occurrence un petit bout de femme, qui tient pour nous le fanal avec lequel elle éclaire le visage de l’accusé, qu’elle nous demande de regarder, de considérer. Petit bout de femme, rocher à agripper. Parce qu’il faut bien se cramponner. La droiture de l’homme, de Saint John Perse à Élise Arfi.

    Commentaire par Zarga — 12/04/2016 @ 22:33

  18. Je m’arrête là… Bon sang, ça remue en profondeur, comme disait Denis Monod-Broca.

    Commentaire par Zarga — 13/04/2016 @ 09:24

  19. Emouvant billet. Malgré la compassion due aux victimes et la nécessaire comparution de cet homme, il semble que la rationalité a fui ce procès comme la raison a fui Fahran. Que de hargne vengeresse 😦

    Commentaire par Ferdydurke — 13/04/2016 @ 10:06

  20. @ Zarga

    Je ne comprends pas qu’on s’interroge sur le comportement des avocats sous prétexte qu’ils seraient prêts à défendre les pires criminels.

    La justice n’est pas faite pour les victime et soulager leur chagrin, qu’elle ne soulage pas, elle est faite pour les coupables et que la vérité soit dite, autant qu’il est possible, sur les actes qui leur sont reprochés. Plus ces actes sont graves, et plus le verdict est annoncé d’avance parce qu’il irait de soi, plus l’avocat est indispensable.

    Ben Laden par exemple, tué avant d’être jugé. Où est la justice ? A écouter : http://www.dailymotion.com/video/xz4zns_rentree-du-barreau-2012-benjamin-mathieu-2e-secretaire-de-la-conference_news

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 13/04/2016 @ 13:43

  21. @ Denis Monod-Broca :

    Je vais dans votre sens, Denis. Je cherchais juste à m’approcher de la chose par un autre sentier, celui par lequel on pourrait questionner justement la place de l’avocat dans des affaires telles que celle-ci. Comme pour bien des choses, on peut penser : « cela va sans dire ». Je considère pour ma part que bien souvent, cela va mieux en le disant.

    Ce que nous rapportent Aliocha et Marie Barbier secoue tout l’être. J’ai alors pensé à tout ce discours, tenu entre autres par l’institut pour la justice, et me suis demandé ce que moi je ferais, dirais et penserais à la place de Mme Colombo. Et j’ai trouvé beaucoup de réconfort dans les réponses de Maître Eolas, ainsi que dans le propos de Delphine Boesel.

    Ce que dit Maître Arfi de Fresnes fait écho à ce que disait Véronique Vasseur sur la Santé il y a une quinzaine d’années : que de progrès accomplis depuis ! Quelle misère !

    Et l’exemple que vous prenez, celui de Ben Laden, fait écho à un autre : celui de Saddam Hussein, et de son « procès »…

    Commentaire par Zarga — 13/04/2016 @ 15:49

  22. Merci, comme toujours…

    Commentaire par Martine s — 13/04/2016 @ 16:52

  23. @ Zarga

    Oui, oui, nous disons tous les deux à peu près la même chose.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 13/04/2016 @ 17:20

  24. http://chroniquesdepalais.blogspot.fr/2016/04/au-proces-des-pirates-somaliens-la.html?m=1

    Encore bravo aux avocats qui ont fait honneur à leur profession. Se pose la question du devenir de ces gens : puisqu’il semble qu’on ne puisse pas expulser vers des pays en guerre, que vont devenir ces personnes ?

    Commentaire par Zarga — 14/04/2016 @ 07:37

  25. Félicitations et merci pour cette relation intelligente, subtile et sensible. Vous êtes douée pour ce genre de chronique.
    Merci aussi aux commentateurs qui sont à la hauteur, à la suite de ce genre de texte lumineux, on trouve souvent un collier de crétineries, là ce n’est pas le cas, chapeau.

    Commentaire par gf — 14/04/2016 @ 16:16

  26. Encore des piratés sur l’autoroute dans le nord de la France, çà se rapproche….mais chutt les grands merdias se terrent et puis Maitre Collard s’en occupe alors là !

    Commentaire par legrandjeu — 15/04/2016 @ 15:37

  27. L’un de vous a-t-il vu ce merveilleux film  » Nous sommes tous des assassins » ?
    Je crois qu’il a repassé à la télévision ..c’est un vieux film groupant plusieurs sketches avec un acteur du nom de Balpétré je crois.

    Commentaire par Scaramouche — 15/04/2016 @ 18:33

  28. @ Scaramouche :

    N’est-ce pas dans ce film qu’on voit les gardiens arriver sur la pointe des pieds devant la cellule d’un condamné à mort ? Et n’est-ce pas là aussi qu’on assiste à la scène où l’on découpe aux ciseaux le col de la chemise du condamné ?
    « Nous avions tous des gueules d’assassin ». C’est Maître Badinter qui avait dit ça, après l’exécution de Bontemps, me semble-t-il.

    Commentaire par Zarga — 15/04/2016 @ 22:18

  29. À mettre en reflet avec « Nous sommes tous des assassins », un autre film : « l’invraisemblable vérité » de Fritz Lang. J’ai eu la chance de le voir une fois à la télévision, du temps des émissions comme Le cinéma de minuit… Un film éblouissant ! Scrutez les programmes des cinémathèques, il est à voir absolument ! Le titre original est « Beyond a reasonable doubt ».

    Commentaire par Zarga — 15/04/2016 @ 22:29

  30. @Zarga

    Oui excellent.
    En prenant conscience que placés dans certaines circonstances nous serions tous capables de tuer nous sommes moins catégoriques dans nos appréciations et mieux préparés à écouter l’autre.
    Maître Badinter a probablement assisté à une exécution pour prononcer cette phrase. Que dire d’autre face aux spectateurs autrefois qui se déplaçaient par plaisir?

    Commentaire par Scaramouche — 16/04/2016 @ 16:39

  31. @Tous : je vous invite à lire le lien du com’ 27 car c’est un modèle de désinformation. On me dit que Boulevard Voltaire est un site d’extrême droite. Je n’ai jamais vérifié. Je n’ai déjà pas le temps de lire toutes les choses intelligentes, ce n’est pas pour remplir mon cerveau déjà trop petit et mal rangé avec du non-nécessaire. Mais là je dois bien admettre que l’exemple est édifiant. Les 7 accusés ont été amenés de force en France pour être jugés. L’auteur s’empare du cas d’Abchir qui est précisément à part puisqu’il est malade. Gravement. Irrémédiablement. Qui plus est, l’utiliser pour illustrer le propos est absurde car Abchir veut rentrer en Somalie voir sa mère. Il a été arrêté à mon avis mineur, emmené ici, emprisonné, opéré, maltraité, jugé, et il veut rentrer. Tout fracassé qu’il est. Il s’en fout de nos prestations sociales, de notre électricité en continu et de tout le reste. Il veut voir sa maman. Il n’est pas le seul. Ils sont plusieurs à vouloir rentrer. Le papier de boulevard Voltaire est con et malhonnête.

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/04/2016 @ 13:07

  32. J’ajoute que les pirates après leur peine peuvent rester en France car en effet on ne peut pas les renvoyer dans leur pays qui est en guerre. Mais ils y sont venus sous contrainte armée. Aussi et surtout, les précédents procès montrent que ceux qui veulent repartir ne le peuvent pas ou difficilement car ils n’ont pas de papier, vu que les papiers, ça n ‘existe plus depuis longtemps en Somalie. Les condamnés dans les autres affaires errent dans un bar des boulevards extérieurs, la France ne leur accorde aucun statut. C’est la deuxième condamnation : être personne, nulle part, et à vie.

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/04/2016 @ 13:15

  33. Précisément, le droit de suite de libé mis en exergue en @26 en réponse à Zarga avait pour contribution de faire en quelque sorte du « droit comparé » : le pragmatisme de la Grande-Bretagne, par exemple, c’est de :  » refuser des pirates sur son sol pour éviter le problème de l’asile par la suite ».

    C’est un choix purement procédural stratégique en droit international dont on est pas obligé, certes, d’y souscrire.

    Si on souhaite se placer sur le terrain moral, pour leur défense, on doit alors admettre qu’ on évite ainsi de créer de futurs apatrides, voire de SDF…. « arrachés à leur mères » !

    Commentaire par Ardrich — 18/04/2016 @ 16:28

  34.  » Depuis le départ, la défense essaie de faire comprendre aux jurés ce que c’est qu’être né en Somalie. Dans ce pays de guerre, de famine, de violence et de sécheresse, ce pays « A l’autre bout du monde, de notre société, de nos moeurs, de nos besoins et de nos urgences » selon les mots de Me Julia Katlama. Les autres pays viennent puiser dans ses eaux poissonneuses avec d’immenses tonniers. Et comme si ça ne suffisait pas, la mafia italienne y déverse des déchets toxiques, parce que c’est un pays sans Etat et très pauvre. Une poubelle en somme »

    Défendre un malheureux « pirate » est bien.
    Mais j’aimerais que quelque faiseur d’opinion défende la Somalie, sans prétendre la « développer », du moins ne pas lui voler son poisson et l’empoisonner…

    Commentaire par Noblejoué — 19/04/2016 @ 20:25

  35. @ Aliocha :

    Vous avez doublement raison au sujet du papier de Boulevard Voltaire : c’est con, et ça fait perdre son temps.
    Ce que j’ai lu des plaidoiries d’Élise Arfi et de Julia Katlama m’a décidé à passer sur Twitter, et à suivre les intéressées. Si j’ai bien compris, les avocats ont été, dans cette affaire, commis d’office… Quand on recompose tout ça, on ne peut qu’être emporté par un élan de gratitude envers tous les avocats de la défense. On a envie de traverser juchés sur les épaules de tous ces Saint-Christophe… L’avocat, le dernier à rester, quand il n’y a plus personne.
    Twitter m’a aussi amené vers le making-of de l’AFP, du côté d’Indomeni… Il n’y a pas que dans nos prisons qu’on fabrique des fous, et qu’on laisse tourner en rond des gens au milieu de nulle part. C’est à se taper la tête contre les murs.

    Commentaire par Zarga — 19/04/2016 @ 22:33

  36. « Les condamnés dans les autres affaires errent dans un bar des boulevards extérieurs, la France ne leur accorde aucun statut. »

    J’aimerais bien savoir si, juridiquement, on peut en tant qu’état laisser des personnes dans un tel vide. C’est sidérant.

    S’ils sont malades, s’il leur arrive un accident, si d’aventure ils se lient avec quelqu’un pour redémarrer une vie digne de ce nom ? On fait quoi ?

    Commentaire par Zarga — 20/04/2016 @ 11:54

  37. @ Zarga

    Analyse : pirates ni somaliens, ni français…

    Si ça peut vous aider : http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-54361QE.htm

    Le « débat » sur la déchéance de nationalité a permis de rappeler que la France a signé la Convention internationale de New York du 30/08/1961 qui réduit les hypothèses d’apatridie mais ne l’a pas ratifiée tout comme la Convention européenne de 1997 sur la nationalité.

    Au surplus, aux yeux du Conseil d’Etat, l’article 15 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui prévoit que : « 1 Tout individu a droit à une nationalité.
    2. Nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité, ni du droit de changer de nationalité » est dépourvu de valeur normative.De sorte qu’elle n’a donc pas de valeur obligatoire pour les Etats. Bien plus, quand bien même fût-elle publiée au journal officiel. Il n’est pas possible d’invoquer la déclaration devant une juridiction française (C.E. Ass. 21/12/1990) de sorte que, pour le constitutionnaliste Didier Maus : « juridiquement il n’y a pas de texte international qui engage la France à interdire l’apatridie ».

    Toutefois, pour Dominique Rousseau autre spécialiste en la matière: « Sa simple signature engage à respecter l’esprit et le but du texte »

    Commentaire par Ardrich — 20/04/2016 @ 17:28

  38. @ Ardrich

     » Le « débat » sur la déchéance de nationalité a permis de rappeler que la France a signé la Convention internationale de New York du 30/08/1961 qui réduit les hypothèses d’apatridie mais ne l’a pas ratifiée tout comme la Convention européenne de 1997 sur la nationalité.  »

    Raison de plus pour déchoir les traîtres. La question n’est pas de dissuader les terroristes, bien sûr… Elle est que les traitres ne puissent plus jamais :
    – Voter.
    – Transmettre leur « nationalité » à leurs éventuels enfants.
    – Etre fonctionnaire
    – S’approcher de tous les sites « sensibles », centrales nucléaires et autres.

    Si jamais on les laisse, grossière erreur, sortir les terroristes-traîtres de prison – et je parie qu’on sera assez faibles et fous pour le faire – il faut du moins leur interdire d’exercer quelque pouvoir que ce soit sur les citoyens qu’ils ont frappé.
    Il s’agit de tenter de diminuer leur capacité de nuisance, il est question d’assurer le maintien de la dignité du citoyen loyal, gravement compromise d’être confondu avec son destructeur.

    Qu’est-ce que tout cela révèle ?
    1 Réticence à se défendre.
    2 Méconnaissance de la valeur de loyauté.

    Ca me rappele… l’empire romain finissant. Les gens, surtout ces mauvais citoyens qu’ont toujours été les chrétiens, étaient réticents à défendre l’Empire contre les Barbares.
    Mais notre situation est pire ! Les Barbares étaient plus épris de liberté que les Romains, les femmes avaient un meilleur statut que chez les Romains. Les gens qui nous menacent, eux, au contraire, détruisent les libertés et asservissent les femmes. Face à des traitres : indulgence. Face aux risque de submersion : néant.

    Il faut nous réveiller.

    Commentaire par Noblejoué — 20/04/2016 @ 19:16

  39. @ Nobléjoué
    Les avocats ont leur rôle différent de celui de l’Etat. Vous avez complétement raison surtout concernant les similitudes avec Rome. Notre angélisme gouvernemental à vues électorales nous conduit à privilégier la politique de l’instant en occultant l’avenir.
    Après la guerre de 40 on utilisait largement  » l’indignité nationale » contre les collabos qui se retrouvaient privés de leurs droits tout en ne perdant pas leur nationalité . Il me semble que c’était un compromis de bon sens car dans le cas de nationalité unique si on supprime l’ identité le coupable se retrouve dangereusement  » apatride.
    Il s’agit plutôt d’empêcher le coupable de nuire plutôt que de le punir ou le retrancher définitivement dans une caste où il n’aura plus rien à perdre.

    Commentaire par Scaramouche — 22/04/2016 @ 10:31

  40. @ Scaramouche

     » Il s’agit plutôt d’empêcher le coupable de nuire plutôt que de le punir ou le retrancher définitivement dans une caste où il n’aura plus rien à perdre. »
    Il aurait toujours sa misèrable vie de traitre, une certaine possiblilité d’aller et de venir à perdre. Ce n’est pas tout a fait rien… L’idée qu’il faut que des gens n’aient pas « rien à perdre » me semble manifester de la faiblesse, comme quand on a abandonné la reclusion a perpetuité par indolence dans la maitrise des prisonniers. C’est-à-dire qu’on a, sans le dire bien sûr, négocié avec des transgresseurs.
    Dites-moi comment on peut apprendre que la loi doit être appliquée, si elle est, dans les faits, négociable, et ce par des rapports de force, en plus ? A vrai dire, cette déplorable faiblesse se manifeste aussi face aux délinquants fiscaux, enfin, c’est-à-dire, les plus riches car le menu fretin, lui, passera à la casserole.

    On a fait nos choix, après avoir été libéré par les Américains : raser des femmes, mis les résistantes sous le boisseau, se faire reconstruire par le plan Marshall en crachant sur l’oncle Sam et… par contre, on a été plein d’égards envers nos traîtres.
    D’où on peut conclure qu’il vaut mieux être contre nous qu’avec nous. A-t-on vraiment empêché une guerre civile ainsi ? C’est dur à dire (l’ucrhronie est un genre fictionnel des plus passionnants mais qui ne prouve rien) mais nous avons pris, dès lors, de mauvaises habitudes telles qu’incapacité à être l’ami de nos amis et l’ennemi de nos ennemis. De sorte qu’il se pourrait sans injustice que les premiers nous abandonnent aux seconds.

    Effrayant ! Nous sommes si incapables de distinguer nos ennemis que même pas capables de nous réconcilier contre eux, au contraire, ils augmentent nos divisions comme on l’a vu sur le chapitre déchéance des traîtres.
    Alors tant pis, on ne fera peut-être que de l’indignité nationale voire rien quand les traitres ne méritent, pour moi, pas d’avoir jamais la possibilité de reconquérir ( comment on se le demande d’ailleurs) la dignité quI devrait leur être universellement, moralement et juridiquement, déniée jusqu’à leur dernier souffle.

    Commentaire par Noblejoué — 22/04/2016 @ 17:54

  41. @ Noblejoué

    « Effrayant ! Nous sommes si incapables de distinguer nos ennemis que même pas capables de nous réconcilier contre eux, au contraire, ils augmentent nos divisions comme on l’a vu sur le chapitre déchéance des traîtres »

    Ah !… avoir un bel et bon ennemi… bien assurément coupable… bien barbare… bien inhumain… se liguer contre lui…. retrouver le confort de la certitude, de l’action noble, de l’unanimité… Le rêve, quoi… Mais que faites-vous de la justice, de la raison, de la fraternité ?

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 23/04/2016 @ 15:55

  42. @ Denis Monod-Broca

     » Ah !… avoir un bel et bon ennemi… bien assurément coupable… bien barbare… bien inhumain… se liguer contre lui…. retrouver le confort de la certitude, de l’action noble, de l’unanimité… Le rêve, quoi… Mais que faites-vous de la justice, de la raison, de la fraternité ? »

    Comme ennemis, je désigne les terroristes, et particulièrement les terroristes-traitres. Je le rappele au cas où… Allez-vous prétendre qu’ils sont nos amis ? Enfin, la « fraternité » est là pour noyer le poisson du fait qu’ils sont nos ennemis.
    Et vous dédouaner de la solidarité que vous devez à vos concitoyens.

    Au cas où vous ne vous en rendriez pas compte, dans la guerre, les peuples assez fous pour ne pas se liguer contre les ennemis sont vaincus. Ce n’est pas du « confort », c’est une discipline élémentaire. Le confort ? C’est le laisser-aller, en l’occurence à l’habitude de la polémique.

     » L’action noble » ? Plus, en tout cas, que de se soumettre, sous couleur d’être moral, en plus !
     » Le rêve quoi ? » Je ne rêve pas de guerre, mais les guerres, il faut les gagner si on ne veut pas être esclave. Vous me semblez confondre l’unanimité injuste contre le bouc émissaire et l’unanimité juste contre l’aggresseur et montez donc sur vos grands chevaux.

     » Mais que faites-vous de la justice, de la raison, de la fraternité »
    Hum, et vous, que faites-vous, vous même, de la justice et de la raison, en confondant les aggressions qui recquierent l’unité pour leur résister, et les lynchages ?
    Et que faites-vous de la liberté en affaiblissant l’union qui donne la force de résister aux ennemis ?

    Il est vrai que le pire du christiansme ressort en vous, mépris total de la liberté.
    Si je me souviens bien : ne pas combattre l’ennemi… donc finir vaincus comme le fut l’empire romain.
    Dénigrement du suicide, donc ne pas se tuer et interdire donc de fuir dans la mort. Les islamistes ne sauraient rêver meilleurs esclaves que les autres monothéistes.

    Commentaire par Noblejoué — 23/04/2016 @ 20:23

  43. @ Noblejoué

    Nous ne sommes pas en guerre, au moins au sens classique du terme. Aussi affreux qu’ils soient les attentats ne sont, à l’échelle de la France, que des coups d’épingle. Faut-il que manquions à ce point de confiance en nous, faut-il que nous soyons poltrons à ce point, pour avoir peur de quelques décervelés, excités et autres désespérés !…
    Croire qu’on peut faire l’unité nationale contre ces ennemis-là est un leurre. Comment ne pas le voir ?
    La guerre qui fait rage est économique. On l’appelle aussi mondialisation. Dans cette guerre-là les ennemis sont partout, les vaincus sont partout. Les vainqueurs d’aujourd’hui étant les vaincus de demain.
    C’est de cette guerre-là qu’il conviendrait de sortir. Mais comment faire puisque ceux qui nous dirigent la voient comme un bienfait ?!…
    Même si c’est simplificateur je vois le terrorisme comme un épiphénomène de cette guerre de tous contre tous qui nous mène au désastre les yeux grand-ouverts et, à entendre Minc et consorts, le cœur en joie.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 23/04/2016 @ 21:00

  44. @ Denis Monod-Broca

     » Nous ne sommes pas en guerre, au moins au sens classique du terme. Aussi affreux qu’ils soient les attentats ne sont, à l’échelle de la France, que des coups d’épingle. Faut-il que manquions à ce point de confiance en nous, faut-il que nous soyons poltrons à ce point, pour avoir peur de quelques décervelés, excités et autres désespérés !… »

    La guerre change… Nous avons raison de ne pas avoir confiance en nous. Au nom de quelques attentats, on parle de limiter la liberté d’expression. Et pour plus, vous croyez que nous ne l’abolirions pas ?
    Au fait, je signale en passant que quelques hommes suffiraient largement, de nos jours, pour faire des massacres : centrales nucléaires, barrages à détruire… Je vous laisse imaginer que nous donnerions le pouvoir aux islamistes après quelques uns de ces coups de grosses épingles. Pourquoi pas ? Les Français ont été occupés et ne me semblent pas moins munichois qu’autrefois. La pire des lâcheté serait de ne pas s’en apercevoir. Mais la prétention et la lâcheté se mêlent fréquemment.

    De toute manière, à supposer que je me trompe sur la courage de nos concitoyens, les terroristes et surtout les traitres ne méritent que la sévérité la plus grande car les pires crimes méritent de plus grands chatiments que les autres.
    On interdit des comportements qui n’en sont pas des atteintes au prochain comme se droguer et on ne veut pas assez chatier de vrais et terribles transgresseurs. On s’acharne sur de petits délinquants voire même des gens qui n’en sont pas « assistés », et vous ne les défendez pas… Vos indignations sont bien sélectives, et vont dans le sens de notre destruction.

    Commentaire par Noblejoué — 23/04/2016 @ 22:01

  45. @ Noblejoué

    Les terroristes, au moins ceux qui auront été capturés – et qui ne se seront pas tués en tuant – seront jugés et certainement sévèrement condamnés. Pourquoi en douter ?

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 24/04/2016 @ 18:48

  46. @ Denis Monod-Broca

    L’avantage du tueur se tuant, c’est qu’il ne recommancera plus… Le survivant qui nous restera sur les bras, pourrons-nous l’enfermer à vie ? Il me semble que Bilger disait qu’il n’existe pas de peine de prison à vie en France… Quelle sévèrité, donc !
    Donc il ressortira, et peut-être d’autant plus vite qu’on aura peur d’aigrir quelqu’un de dangereux. Ne sachant pas les tenir, nous croierons les acheter en cédant de plus en plus de choses. En France, on ne comprend pas qu’il ne faut pas céder sur les principes.
    Exemple, on a dit qu’il n’était pas nécessaire d’avoir la peine de mort remplacable par la prison à vie, mais entre les gardiens de prison réticent face à des gens n’ayant rien à perdre et les gens trop indulgents, ce sera à la société et non à l’institution qui devrait servir à les contrôler, qui devra subir les criminels les plus irrécupérables.

    Commentaire par Noblejoué — 24/04/2016 @ 19:29

  47. @ Noblejoué

    Bien sûr il faut tenir bon sur les principes ! Rien n’est plus essentiel !

    Parmi nos principes il y a celui-ci selon lequel le châtiment est fait pour châtier, par pour éliminer, pas pour mettre hors d’état de nuire, pas pour exercer une vengeance, pas pour protéger la société… Et puis il y a aussi celui-ci qui dit le premier jour de prison est (devrait être) le premier jour de réinsertion.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 25/04/2016 @ 21:17

  48. @ Denis Monod-Broca

    Pas si vite ! En fait, il n’est pas dit que le châtiment n’est que pour chatier, si, comme on dit, on interdit la « vengeance privée », c’est bien que le châtiment est, entre autre, une vengeance publique.
    Et d’une, fondamentale. Pas pour protéger la société ? Vous voulez que les gens soient contraints de créer des milices privées pour se protéger, alors, à moins qu’ils ne doivent béler, moutons face aux loups ? Pas pour mettre hors d’état de nuire, alors sans doute car, et c’est sans doute un progrès, il n’y a plus de peine de mort, seule manière de mettre véritablement hors d’état de nuire, et qu’il n’est pas, pour l’instant mais je parie que ça viendra, question de reconditionner les gens comme dans orange mécanique.
    La vérité, c’est qu’on a chatié par réflexe, en y trouvant au cours du temps telle ou telle justification, combattue par des gens qui les réfutaient. Ne pas oublier que l’Homme est plus agissant que réflechissant, à la base…

    Donc, il faut tenir une conduite en prenant tout cela en compte. Mais il ressort de ce que vous dites et taisez que vous comptez :  » Et puis il y a aussi celui-ci qui dit le premier jour de prison est (devrait être) le premier jour de réinsertion. »
    Réinsérer des terroristes dont certains ne sont jamais que des traitres au lieu de les maintenir à l’ombre où est leur place ?
    Vous relativisez ainsi l’horreur du crime terroriste, la bassesse de la trahison. Ainsi, le lien d’homme à homme, le droit de chacun a la vie est dévalorisé. Non seulement qui tue n’est pas tué, mais il n’est même pas enfermé à vie, même quand il s’agit d’un destructeur non de tel ou tel individu avec qui il a quelque conflit, mais d’un tueur par principe de tous ceux qui ne sont pas comme lui…
    Vous relativisez l’horreur que doit inspirer tout traître. Le traitre est le destructeur non de la vie humaine mais de tout lien social. Celui qui frappe sa propre communauté la sape, mais plus profondément, toutes, car il dénie l’alliance que chacun peut passer avec les autres.
    Vous demandez parfois a quoi nous croyons… Croyez-vous à la vie et au lien communautaire sans parler de la liberté ? Si oui, il faut mettre hors d’état de nuire ceux qui les trangessent.

    Commentaire par Noblejoué — 25/04/2016 @ 22:33

  49. @ Noblejoué

    Mais non ! Un châtiment décidé par la Justice n’est pas une « vengeance publique ».

    En matière d’horreurs je vous rappelle que nous sommes, nous européens (+ américains), les champions toutes catégories. L’idéologie marxiste et ses conséquences, l’idéologie nazie et ses conséquences, l’armement nucléaire et son utilisation, personne n’a encore fait pire.

    Alors oui, je crois à la réinsertion.

    Comme je crois d’une manière générale dans la parole, dans le sens des mots

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 26/04/2016 @ 08:45

  50. @ Denis Monod-Bronca

    Je en crois pas que nous, Européens, puisqu’il faut vous mettre les point sur les i, soyons capables de réinserer.

    Pourquoi ?

    Suspens, suspens…

    Parce que nous n’avons pas gagné la guerre !

    D’abord on gagne, puis on tend la main à l’ennemi.
    Pas l’inverse !

    Voila, les Américains, Canadiens, Britaniques, ont débarqué et de l’autre côté, les Soviétiques ont occupé l’Europe de l’Est. Les Américains nous ont réinséré.
    Puis, les Américains ont gagné la guerre froide, et il faut l’avouer, moins tendu la main aux Russes qu’ils ne le firent aux Allemands, et nous, Européens, moins fait pour les autres Européns qu’il ne l’aurait fallu.

    Bref, on gagne puis on tend la main.
    Pas l’inverse. Pas de vendre la peau de l’ours.

    Je le rappele : RAPPORT DE FORCE.

    Commentaire par Noblejoué — 26/04/2016 @ 17:28

  51. @ Denis Monod-Bronca

    Si, la justice est une VENGEANCE PUBLIQUE, et ce d’après René Girard :

    http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com/archive/2015/11/04/girard-la-vengeance-et-le-sacre-5710896.html

    Ceci dit, je veux bien concéder qu’elle soit, accessoirement, devenue, aussi, dans une faible mesure, autre chose.

    Commentaire par Noblejoué — 26/04/2016 @ 18:20

  52. @Nobléjoué en 43

    Oui nous sommes en guerre puisque nous sommes attaqués avec des armes de guerre sur notre sol et il ne s’agit pas de tergiverser pour savoir si elle est  » juste » et comment on doit réagir, il s’agit d’éliminer l’attaquant.
    En 40 on appellait  » resistants  » ou « terroristes » les mêmes personnes qui poursuivaient dans l’ombre des attaques suivant le côté où ils se trouvaient . Vous pensez qu’on a été trop indulgents envers les traîtres ? Mais étaient -ils des traitres plutôt que des collaborateurs ? Tout dépend de l’issue de la guerre : vae victi. .. Si par malheur Hitler avit remporté la mise nous aurions un tout autre jugement .. du moins ouvertement. Etaient -ils tous coupables ou victimes de vengeance ? Maintenant on ne se pose pas la question
    Ceci ne traduit pas mon jugement mais insiste sur la fragilité des certitudes , on peut discuter de tout excuser l’autre , le comprendre ou le noircir , c’est selon .. mais actuellement une seule chose compte : protéger notre territoire avec tout çe qu’il contient , nos racines et nos valeurs , notre vie comme notre civilisation .
    La  » justice de temps de paix  » n’est plus de mise et ce n’est pas encore le temps du pardon des offenses.

    Commentaire par Scaramouche — 27/04/2016 @ 14:50

  53. @DMB

    Hommage à vous pour vos paroles, malheureusement vos interlocuteurs n’ont définitivement pas le niveau. Soupir.

    Commentaire par gf — 27/04/2016 @ 16:50

  54. @ Scaramouche

    Excusez-moi, je ne me prends pas pour Dieu, s’il existe. Je dis que pour moi, les collaborateurs étaient des traitres qu’on aurait dû éliminer. Evidemment, s’ils avaient gagné, ils auraient éliminé les autres… Vae victis, oui, mais nous ne jouons pas le rôle des autres mais le nôtre.
    On peut essayer de penser en historien, en romancier, en prêtre… Mais quand je vois les choses en citoyen, je dis qu’il faut éliminer les traitres, ne jamais pardonner : tout ami doit nous trouver indefectible, tout ennemi impitoyable.

    Avec Denis Monod-Bronca, je parlais de la justice, sa nature en tant qu’institution, qui est, qu’il le veuille ou non, à la base, de la vengeance confisquée aux individus, de la vengeance publique.

    Pour le fait qu’aujourd’hui nous soyons en guerre ou en paix, tout dépend de la définition… Je dirais en guerre mais qui en est sûr ? De nos jours, chaos, tout se mêle.

    Quoi qu’il en soit, nous ne réhabiterons les terroristes étrangers ou les terroristes-traitres, ou les ennemis que nous avons au Moyen-Orient. Un par ci par là ? Nous en feront des gros titres car nous croyons à la rédemption… Quelle idée, mais bref, encore plus insensée en l’occurence que d’habitude, ce qui n’est pas peu dire.
    Les ennemis, tant qu’ils ne sont pas vaincus, écrasés, tant qu’ils ont des bases arrières, ne se voient pas vaincus quand ils peuvent l’être localement, tel endroit délivré ou tel terroriste capturé ne mettant pas fin à la confrontation. Donc, demander à des combattants de quitter le combat quand la bataille n’est pas finie est… du non sens mais pas aimable fantaisie anglaise.
    Non ! L’impuissance à penser le conflit, la dominance, le combat, enfin la mise en cause violente d’une communauté.
    Une défaite de la pensée qu’il faut détruire sous peine de défaite.

    Commentaire par Noblejoué — 27/04/2016 @ 19:49

  55. Il est assurément plus confortable d’être du côté du manche, d’être du côté de celui qui frappe plutôt que d’être celui qui est frappé.

    Plus confortable, mais n’y perd-on pas son âme !

    Assurément toujours, nous sommes aujourd’hui, globalement parlant, du côté de celui qui frappe. Amie et alliée de l’hyperpuissance américaine, elle-même armée et riche (si, si, encore un peu…), la France est dans une situation extrêmement confortable. Nous nous plaignons, nous sommes outrés des coups qui nous frappent, nous avons quelques craintes pour l’avenir mais, objectivement, qui à travers le monde a un sort plus enviable que le nôtre ? Certainement pas les Somaliens devenus pirates par effet de la misère dont parle le billet de notre hôtesse, pour ne prendre que cet exemple.

    On peut évidemment se dire qu’il n’en sera pas toujours ainsi et frapper toujours plus fort pour éviter que le manche ne passe en d’autres mains et se retourne contre nous. Oui mais alors ? Qui est bourreau et qui est victime ?

    « Plus jamais ça ! » : cela signifie-t-il « plus jamais victimes comme ça ! » au risque de se faire bourreaux à son tour, à la manière de Macbeth ? où cela signifie-t-il « plus jamais bourreaux comme ça ! » au risque de la vérité sur soi-même ?…

    @gf
    Merci pour l’approbation.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 28/04/2016 @ 20:43

  56. On peut être victime ou bourreau. Bourreau est plus confortable matériellement, mais on y perd son âme. Victime, personne ne le souhaite, mais tout le monde le revendique, pour le repos de sa conscience.

    Je crains que nous ne soyons, objectivement, nous occidentaux modernes sous tutelle de l’hyperpuissaance, essentiellement bourreaux.

    Et je crois en conséquence que nous devrions, nous Français, pour le salut de notre âme, retrouver notre indépendance.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 29/04/2016 @ 12:47

  57. @ Denis Monod Broca

    Ni victimes ni bourreaux mais tous tantôt l’un et tantôt l’autre tout comme on est toujours le riche ou le pauvre de quelqu’un. .. Rien d’absolu chez l’Homme. L’absolu c’est Dieu.

    Sortant du manichéïsme si on se réfère au basique instinct de survie de l’être vivant face à une atteinte extérieure alors Nobléjoué est dans le vrai avec ses défenses. Quand la question se pose entre « eux » et « nous » il n’y a plus de place pour la pensée et l’Homme ou l’animal retrouve ses instincts primitifs de protection de son territoire et de sa vie.
    Raisonnement simpliste sans doute puisqu’il enfonce des portes ouvertes, il est bon de rêver le monde pour le rendre meilleur mais en réalité nous ne sommes que des êtres imparfaits mi anges mi bêtes plus ou moins en quête de divinité.

    Commentaire par Scaramouche — 30/04/2016 @ 06:41

  58. @ Scaramouche

    Il n’y a pas d’absolu de la richesse et de la pauvreté, soit.

    Il n’y a pas d’absolu du bourreau ? cela est à craindre en effet.

    Mais il y a un absolu de la victime, si ! bien sûr ! : souffrir et mourir seule sans paroles sans défense…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 30/04/2016 @ 08:52

  59. « les Somaliens devenus pirates par effet de la misère » , elle est bonne celle là ! Un résumé circoncis de la pensée de gôche.

    Commentaire par legrandjeu — 30/04/2016 @ 18:34

  60. @ Denis Monod-Bronca et Scaramouche

    Scaramouche, merci. Vous me faites chaud au coeur et penser que, qui sait ? Cette fois, la France ne va pas se soumettre aux ennemis de la liberté.

     » Mais il y a un absolu de la victime, si ! bien sûr ! : souffrir et mourir seule sans paroles sans défense… »
    Les victimes, en général, n’ont pas le choix. Vous semblez choisir d’être une victime à force de vous et nous interdire de nous défendre contre nos aggresseurs.
    Comme d’habitude, les munichois la jouent pacifiste ou mystique « l’âme de la France », mais ce que je vois, c’est que vous allez nous suicidez ou pire, si les ennemis nous laissent une vie d’esclave, nous enchaîner avez nous. Non merci ! Que les drogués se droguent, c’est leur droit, mais ils ne vont pas me droguer de force… Que les drogués de mystique, vous par exemple en « l’âme de la France », ridicule quand vous ne faites rien pour maintenir le pays libre, aillent chercher leur palme de martyr, soit, mais je ne veux pas qu’on me mêle à la danse saugrenue des martyrs tuant leurs concitoyens et de martyrs prêts à mourir et à se soumettre aux premiers.

    Et les autres gens du bloc ? Mourir ou finir esclaves vous tente ?
    Ne dites pas que c’est impossible car nous sommes les plus forts.  » Que vaut la meilleure épée si elle passe son temps à dormir ? »
    Ou Le lièvre et la torture… Le lièvre, sûr de lui, prétentiard, déjà obsédé par son image, est parti trop tard.
    Et a perdu.

    Merci à vous, Scaramouche, de ne pas hésiter à dire, quoi que ce soit impopulaire, qu’il faut se défendre. Si je n’avais pas une telle flemme, j’essaierais même de montrer que ce n’est pas une simple question de survie mais dicté par le fait que nous soyons dans notre bon droit.
    Mais à quoi bon ? Les gens aiment se culpabiliser hors de propos. A propos, jamais.
    Qui, par exemple, parle des pauvres victimes de quoi ? Des bêtes, pas de jeux du cirque, mais sacrifiés à des parcs naturels, millions de gens explusés de chez eux, peuples condamnés. Non, on préfère se féliciter de sévir contre les braconniers… Parfois des gens, je le signale, qui sont chez eux, des chasseurs du cru. Les réfugiés de la conservation, on s’en fout, l’écologie étant une sorte de religion, il faut les y sacrifier. Et puis, ils vont immigrer chez nous ? Non, bien trop pauvres, alors…
    Alors, il est bien plus important de défendre nos destructeurs car ce n’est pas la justice ou les victimes qu’on défend, en vérité, mais notre destruction… Les Romains, déjà, n’avaient pas aboli l’esclavage, mais répugnaient à se battre contre les Barbares.

    Commentaire par Noblejoué — 30/04/2016 @ 19:32

  61. Macbeth tue Cawdor qui voulait tuer le roi et prendre sa couronne et son trône.
    Qu’advient-il ?
    Macbeth, devenu Cawdor, tue le roi et lui prend sa couronne et son trône.

    Shakespeare a tout compris. C’est ainsi que les choses se passent. La victime, pour échapper au sort que lui réserve le bourreau, se fait elle-même bourreau.

    L’Allemagne nazie exaltait la force, elle était prête à tout pour s’assurer un « empire de mille ans ». Les Alliés l’ont battue. À leur tour ils exaltent la force, à leur tour ils sont prêts à tout pour maintenir leur hégémonie sur le monde.

    N’y a-t-il vraiment pas d’autre voie ? Ce serait à désespérer !

    La France, la République, apôtres de la liberté, de l’égalité, de la fraternité n’ont-elles vraiment rien à dire au monde ?…

    La raison du plus fort serait-elle la raison ?

    Non ! Il ne saurait en être ainsi.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 01/05/2016 @ 09:39

  62. L’Allemagne nazie exaltait la force, elle était prête à tout pour s’assurer un « empire de mille ans ». Les Alliés l’ont battue.
    NOOON, le socialisme national dit URSS l’a défait. Tous les 2 d’ailleurs financés et équipés par l’oncle Sam Suffit Dollar !!!!
    La raison est toujours la plus forte, à part pour les cinglés sociétaux qui per/invertissent tout. Ca fait bcp de SS pour les panseurs faibles. Quand à ceux qui se prennent pour dieu, les élues d’eux mêmes toujours innocents, il n’y a plus rien à faire, ils poursuivront leurs folles amours: bible atomique et camp de concentration fait maison, Adolf Hittler a gagné……finalement, on, le gros qu’ON mérdiatique parle de lui tous les jours, à propos de tout et n’importe quoi quand il ne l’identifie aussi à Poutine, of course.
    Ayez peur est toute la propagande publicitaire à destination bisounours…..la vie serait un risque permanent, assurez vous contre tout !
    CQFD
    GPS: DMBroca va parler de çà à Jorion et toute sa clique !

    Commentaire par legrandjeu — 01/05/2016 @ 10:06

  63. @ legrandjeu

    Le cinglé sociétal, élu de lui-même, qui se prend pour dieu, comprend que son commentaire vous a mis en colère mais a du mal à saisir la cohérence de votre réponse.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 01/05/2016 @ 15:05

  64. @ Denis Monod-Bronca

     » La France, la République, apôtres de la liberté, de l’égalité, de la fraternité n’ont-elles vraiment rien à dire au monde ?… »
    Des apôtres mais qui pratiquent peu.
    Mais cela leur donne le droit de sauver les Américains, leurs sauveurs. La prochaine fois, ils n’auront qu’à nous laisser dans les chaînes. On ne pourra pas les accuser de devenir (il y a du vrai et du faux dans cette imputation mais ce serait trop long à développer ) ce qu’ils combattent !
    Combattre pour nous ? En quoi en valons-nous la peine ? L’âme de la France ? Regardons notre comportement, c’est plus sûr. Ingrats face aux alliés, incapables de comprendre le moindre mal et quoiqu’on en dise n’aimant pas la liberté mais l’égalité, ou plus précisément, ne pas avoir de supérieur en espérant être nous-même privilégiés.

     » L’Allemagne nazie exaltait la force, elle était prête à tout pour s’assurer un « empire de mille ans ». Les Alliés l’ont battue. À leur tour ils exaltent la force, à leur tour ils sont prêts à tout pour maintenir leur hégémonie sur le monde. »

     » N’y a-t-il vraiment pas d’autre voie ? Ce serait à désespérer !  »
    Il n’y a pas d’autre voie : désesperez.

    Commentaire par Noblejoué — 01/05/2016 @ 17:47

  65. @ Denis Monod-Bronca

    Pardon, je voulais dire CRITIQUER leurs sauveurs.
    Les Français, c’est visible, leur en veulent de leur bienfait, ce qui se conçoit, avoir eu besoin d’eux prouve nos insuffisances… Si tu donnes au vilain, il te chiera dans la main, ainsi sommes-nous face aux Américains. J’en ressens une honte absolue.

    Je devrais plus me relire, mais alors je risquerais de tout effacer car à quoi bon ? Ingratitude, incapacité à voir le moindre mal, à le combattre par des mesures adaptées telles que l’équilibre des pouvoirs, tout cela est accablant.

    Chez Bilger quelqu’un a dit que les Français n’accepteraient jamais la dictature. Bien sûr que si !
    Même les anglo-saxons pourraient, malgré une tradition de liberté autrement ancienne, durable et profonde, y sombrer. Alors nous ! Mais j’ai laissé passer pour laisser de l’optimisme au milieu du déclinisme.
    Un peu d’à quoi bon, un peu d’équilibre dans les interventions par motif politique et esthétique.

    Commentaire par Noblejoué — 01/05/2016 @ 18:13

  66. @ Noblejoué

    Les USA ont battu l’Allemagne nazie grâce à l’URSS – et aux millions de morts de l’armée rouge – avant de se retourner contre elle, avec l’Allemagne devenue alliée.

    Ils nous ont sauvés, oui, mais pas seuls, et pas vraiment pour nos beaux yeux.

    Nous leur en voulons de nous avoir sauvés ? Oui, sans doute, réaction bien connue. Est-ce cependant être ingrat que de dire à un ami qu’il fait fausse route et qu’on prend un autre chemin ? Pas tant que cela.

    N’y a-t-il plus rien à attendre de la France ? Ne nous reste-t-il donc plus qu’à baisser les bras ? « À quoi bon ? » serait-elle la seule parole ayant encore du sens ?

    Je ne m’y résous pas.

    La France, son histoire, sa position, sa pensée… ont des choses à dire au monde, des choses qui vont dans le sens de l’amitié entre les peuples et de l’entente entre les nations. La lâcheté n’est-elle pas de s’abstenir ?

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 01/05/2016 @ 18:44

  67. La cohérence DMBroca et Noblejoué, c’est aussi le fameux plan Marshall, comme disait le général , une invasion en suit une autre, la finance finance tout le monde…à la fin çà rapporte, la main invisible, le nerf de la guerre, les sociètés anonymes en général qui font la loi et Jérome Kerviel , en particulier qui renchérit comme il doit etc… c’est plus que de la co errance, çà coule de source et logique de la spéculation. En ce moment sur BFM WC le grand révolutionnaire Beuzenot qui ne représente rien, à part le ressentiment, est l’invité d’horreur sur les violences policières.
    TOUCHE PAS A MON CRS ! Votez pour l’UPR, c’est très cohérent ce qu’il dit Asselineau, un FN très éducatif ./

    Commentaire par legrandjeu — 01/05/2016 @ 19:13

  68. @ Denis Monod-Bronca

     » Les USA ont battu l’Allemagne nazie grâce à l’URSS – et aux millions de morts de l’armée rouge – avant de se retourner contre elle, avec l’Allemagne devenue alliée. »
    Idem du côté URSS. Une différence, toutefois : l’Europe de l’oeust a vécu dans la démocratie, l’autre Europe dans la dictature. Cette différence n’est pas petite.

     » Ils nous ont sauvés, oui, mais pas seuls, et pas vraiment pour nos beaux yeux. » Mais sans eux, l’URSS nous aurait avalé… Nos beaux yeux ? Il n’y a pas que ça, mais de ça, ne vous déplaise.
    Les gens ou peuples forts se plaisent à être reconnaissants. Ce qui d’ailleurs a des avantages tels que, plutôt que dénigrer, chercher à égaler l’autre et rendre les bienfaits. Lafayette est très populaire aux Etats-Unis, entre autre !

     » Est-ce cependant être ingrat que de dire à un ami qu’il fait fausse route et qu’on prend un autre chemin ? Pas tant que cela. »
    Notre route est-elle si bonne ? Exemple, notre Constitution, qui ne garentit pas d’équilibre des pouvoirs.
    Exemple, notre incapacité a creer une Europe politique, qui condamne les pays européens à l’impuissance donc entretient le ressentiment antiaméricain, un sentiment qui est non créateur mais destructeur, et nous interdit de faire mieux.
    Vous voulez d’autres exemples ?

     » La France, son histoire, sa position, sa pensée… ont des choses à dire au monde, des choses qui vont dans le sens de l’amitié entre les peuples et de l’entente entre les nations. La lâcheté n’est-elle pas de s’abstenir ? »
    Que d’illusions ! L’indépendance américaine et la Révolution française furent des révolutions soeurs, une promesse glorieuse pour le monde mais nous avons gravement démérité : terreur, génocide vendéen, dictature napoléonienne oncle puis neveu, Pétain…

    La paille et la poutre.

    Ce qui veut dire que quand, par aventure, nous avons raison, nos fautes plus le fait de notre ingratitude et notre arrogance rendent inaudibles nos critiques voire inclient à faire ce que nous dénigrons.
    Un exemple, tiens. La peine de mort, dernier pays européen à l’avoir aboli, nous jouons les petits roquets face à l’Oncle Sam. Enfin l’occasion de se croire supérieur mais…
    Notre attitude envers DSK disant que… même s’il était coupable, il ne fallait pas le punir, glapi par un tas de puissants et d’intellectuels, car ce serait notre sauveur (encore le coup du sauveur, j’ai honte…) et le fait que Polanski, dont il était prouvé qu’il était coupable de viol pédophile sur une de ses actrices ( le mec est violeur, abuseur d’enfant et traître mais ou donc il plait) ne peuvent que nous décrédibiliser.
    Car nous prétendons promouvoir une avancée de civilisation quand tout cela prouve que nous n’avons même pas intégré l’égalilté devant la loi et la défense des victimes !
    En prime, il se bava bien de l’antiaméricanisme, alors.

    La lâcheté mêlée de prétention infondée selon moi, pour notre pays, serait de ne pas se remettre au niveau d’intégrer les principes égalité devant la loi, défense des victimes, équilibre des pouvoirs.
    Pour moi la lâcheté, fatigue ou lucidité (car à quoi bon serait, en somme ?) serait de laisser couler. Mais je persiste à croire que nous pouvons bien faire, à preuve la III ème République, démocratie plus, pour nous, une certaine durée.

    Si je devais reprendre les Américains ( mais notre cas n’est-il pas plus désespéré et me concernant daventage ?) je me démarquerais absolument du ton adopté par les moralistes à la petite semaine.
    Voyons, la peine de mort et d’ailleurs la sévérité excessive des peines… Vous êtes grand, et n’avez pas peur de sévir, ce qui est non la marque de la bonté que de la lâcheté. Vous avez donc les qualités pour être juste, or il se trouve que par souci légitime de l’ordre et des victimes, vous créez du désordre, en criminalisant des gens qui ne devraient pas l’être (à vrai dire certains s’en rendent compte qui commencent à légaliser la drogue…) et n’êtes pas aussi justes que vous pourriez l’être. Car s’il est juste de d’abord protèger les victimes, même les transgresseurs ne doivent pas subir d’injustice, sous peine que comme eux, et certes par bonne volonté, vous ne fassiez des victimes.
    Ect, ect.

    Commentaire par Noblejoué — 01/05/2016 @ 19:49

  69. Pouce…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 01/05/2016 @ 21:50

  70. Les Americains n’aident que lorsque leur intérêt est en jeu et non pour nos beaux yeux , ils ne sont entrés en guerre qu’ après Pearl Harbour .. et sans de Gaulle ils auraient occupé la France comme l’Allemagne. Ce sont nos alliés incontestables et le refuge occidental d’une civilisation attaquée mais ce ne sont pas des amis , on l’a vu avec Bush et la guerre avec l’Irak quand s’est ensuivi un boycott de nos produits . Peut-on avoir des « amis » quand chaque pays joue ses cartes? rien de nouveau et de surprenant et pour eux nous sommes sinon des inconnus du moins ringard et minuscule et en contrepartie les francais ont vis à vis d’eux la réaction du petit face au géant.

    La peine de mort coûte cher , d’avantage qu’une prison à vie chez -eux, d’où de plus en plus une tendance à une généreuse mansuétude . Tout se traduit en dollars et non en sentiments. Les recours en justice des condamnés entraînent des dépenses considérables et c’est ce qui les motive en vue de l’abolition, pas les considérations humanistes.
    Nous prétendons à la justice l’ égalité etc en faisant de belles phrases creuses pour changer le monde alors qu’il n’y a qu’une chose qui bouge ce monde c’est la finance et l’économie de marché . Je crois que nous aurons fait un grand pas en politique étrangère ou (intérieure ) quand nous aurons compris que les autres sont différents et que nous cesserons de vouloir leur imposer notre propre conception de la vérité.

    Commentaire par Scaramouche — 05/05/2016 @ 06:14

  71. La peine de mort coûte cher , d’avantage qu’une prison à vie !
    En gaz( de vraies chambres sont très coûteuses à construire et à opérer, pas comme celles d’Auschwitz ) où en électricité, des chiffres, le peuple veut tout savoir, comme dirait Gourdin, sur les détails de cette assertion……. surprenante ! Ah, ah peine de mort non économique, c’est l’Ascension aujourd’hui, jusqu’où va t on monter ?

    Commentaire par legrandjeu — 05/05/2016 @ 09:04

  72. Les Américains n’ont jamais oublié La Fayette.
    http://www.tombes-sepultures.com/crbst_279.html

    Les Américains ont voulu occuper notre pays après avoir débarqué parce que nous n’étions pas vraiment leurs alliés, la Résistance étant plutôt minoritaire. Ce qui est plus bizarre est que nous, pas vainqueurs de la guerre mais dans le camp des vainqueurs, ayons eu le droit d’occuper une partie de l’Allemagne. Comment ? En s’imposant. Nous avons menacé les Américains de leur tirer dessus s’ils s’y opposaient. Nous : peu de résistants et lesdits résistants prêts à leur tirer dessus. Quels alliés !

    Les Américains ont boycotté nos produits dans l’affaire d’Irak parce que nous avons été odieux avec eux. Ne pas les suivre dans leur guerre est une chose. Prendre la tête d’un mouvement de diabolisation antiaméricain en est une autre…

    Si Trump est élu, catastrophe, je pense que l’attitude des « alliés » des Américains n’y serait pas pour rien, mais je ne vais pas développer.

    Je vais plutôt dire que je suis d’accord sur le rôle important de l’économie et surtout de l’autodéfense : ainsi il est question en France d’allouer a chaque prisonnier une celllule non pour respecter les droits de l’Homme… mais par peur de la contamination islamiste.

    Commentaire par Noblejoué — 05/05/2016 @ 16:23

  73. @ Noblejoué

    Nous n’avons pas été odieux avec les Américains dans l’affaire d’Irak. En amis nous leur avons dit qu’ils faisaient une erreur. La suite a montré, s’il en était besoin, que nous avions raison et qu’ils auraient mieux fait de nous écouter.

    Trump président des USA, ça fait peur, c’est vrai, mais je viens de voir une vidéo de l’un des premiers débats de la campagne des primaires. Ils sont je crois 17 candidats républicains en rang d’oignon derrière leurs pupitres et Trump dit aux 16 autres : de vous tous je suis le seul, le seul !, à avoir dit publiquement qu’il ne fallait pas aller en Irak, et j’avais raison, et nous y avons installé le chaos, et nous avons laissé le champ libre à l’Iran. Et il ajoute : chacun peut se tromper, c’est fait c’est fait, mais c’était une énorme erreur, il faut savoir le reconnaitre.
    Ce ne sont pas des propos très diplomatiques, ni très nuancés, mais je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est un bon point pour lui…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 05/05/2016 @ 22:15

  74. nous avons laissé le champ libre à l’Iran …..dit Denis le menacé, encore du cinéma, ah, ah. ben oui, eux ils sont souverains et se défendent !
    Le 1er qui y arrive allume la lumière comme ne dit pas l’enfoiré en-fumeur de Jorion catastrophique que vous adorez sucer.
    Oui, l’Iran , la Syrie, l’Ukraine/Russie c’est la frontière où la peste de fantaisie amer ricaine s’arrête avec sa monnaie de monopoly pourri mais très armé, surtout de cinéma et de coups tordus…..tu l’as vu ma tafiole d’anthrax disait le noiraud de service Colin Powell avec toutes ces médailles.
    Ils sont chez eux et bientôt nous serons chez nous, 27 reÏch en perspective, entendez vous le bruit des hopes/espoirs dans l’EU . /
    GPS: dernier chantage « nuancé » , 275000 euro d’amende par migron pour ceux qui refusent de prendre leur quota, c’est y pas beau cet intimidation digne d’une résolution de nuit de boue…merci patron !

    Commentaire par legrandjeu — 06/05/2016 @ 08:03

  75. @ Denis Monod-Bronca

    1 Il y a un antiaméricanisme français du fait que notre pays est déclassé internationnalement, qui réconcile, joie, toutes sortes de gens :
    http://www.scienceshumaines.com/sept-figures-de-l-antiamericanisme_fr_5277.html

    Je ne crois pas que cela échappe aux Américains et les leçons de morale des jaloux portent peu, on le comprend.

    Commentaire par Noblejoué — 06/05/2016 @ 17:58

  76. @ Denis Monod-Bronca

    2 Pour Trump, hum, on peut avoir une autre interprétation. Celle du type qui prédit le passé, peut-être ? Comme pas mal de gens, c’est vrai.

    http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2016/02/19/quand-donald-trump-soutenait-l-invasion-de-l-irak_4868377_829254.html

    Commentaire par Noblejoué — 06/05/2016 @ 18:35

  77. @ Debus Monod-Bronca

    3  » Nous n’avons pas été odieux avec les Américains dans l’affaire d’Irak. »
    Si, si. Qu’on ne soit pas d’accord, ok, mais il y a la manière, et la notre est… odieuse :

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/un-mal-francais_496295.html

    Quand des gens sont aussi déloyaux que nous, que doivent-ils inspirer, à votre avis ?
    Si les Américains nous abandonnaient, nous l’aurions, à coup sûr, plus que mérité. Et si nous avions une dictature, à votre avis, quel serait le devoir d’un réfugié français aux Etats-Unis ? Demander qu’ils nous libérent par loyauté pour son pays sachant qu’il est antiaméricain et n’aime pas la liberté, comme l’ont fait les Irakiens, avec les résultats que l’on sait ?
    Ou pas.

    Commentaire par Noblejoué — 06/05/2016 @ 19:12

  78. @ Denis Monod-Bronca

    PS

    Bien sûr, les Américains, eux aussi, pourraient tomber en dictature. Non seulement nous ne ferions rien pour eux mais ne nous senterions plus de joie. Combien à tort ! Outre la bassesse de cette réaction, la bêtise : plus de protection (l’Europe infichue de se protéger) fin de l’un des modèles pour avoir une démocratie plus équilibrée (équililbre des pouvoirs entre autre) donc érosion de notre capacité à progresser.

    Commentaire par Noblejoué — 06/05/2016 @ 19:18

  79. @ le grand jeu en 74

    Parfaitement la peine de mort aux U S coûte très cher à l’Etat à cause des innombrables recours juridiques procès divers et avocats . Pourquoi croyez-vous que les condamnés restent si longtemps à attendre dans les couloirs de la mort? Une exécution n’est pas non plus « gratuite » financièrement pour le contribuable. Un prisonnier en revanche peut travailler.

    Commentaire par Scaramouche — 06/05/2016 @ 22:44

  80. « Peu importe, la science a parlé et tant pis si, à six mois près, le destin d’un homme aurait pu s’en trouver changé » => justement non, la science parle quand on prend la barre d’erreur en compte.

    Dans ce cas précis, c’est l’interprétation que la société au sens large a du fait scientifique qui a parlé. La science n’a rien à voir avec ça.

    Commentaire par Tchaf — 10/05/2016 @ 14:14

  81. http://www.gazettedupalais.com/services/actualites/vie_pro/e-docs/les_plus_quavocats/document_actu_pro.phtml?cle_doc=00002E21

    Je suis tombé sur ça aujourd’hui :

    http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2016/05/11/a-vous-monsieur-le-temoin-venu-deposer-devant-la-cour-dassises/

    Et je me pose la question suivante : si, lors de leur parcours au sein de l’ENM, les futurs magistrats partent en stage dans un cabinet d’avocat, pourquoi ne pas rendre ce stage récurrent, tout le long du parcours du magistrat ? N’y a-t-il pas là un point de convergence entre les deux situations ?

    Un égal éblouissement à la lecture des deux textes… au-delà des qualités d’écriture éclatantes, deux êtres qui nous grandissent, qui nous hissent sur leurs épaules, et nous réchauffent le cœur.

    Commentaire par Zarga — 11/05/2016 @ 13:15

  82. (il y avait longtemps que je n’étais venu. heureux de voir que les chroniques continuent. celle-là est terriblement vivante, bravo)

    Commentaire par secondflore — 14/05/2016 @ 07:16

  83. etre riche

    Pirate numéro 7, levez-vous ! | La Plume d'Aliocha

    Rétrolien par etre riche — 13/10/2016 @ 12:22


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