La Plume d'Aliocha

06/12/2018

Fabrique-moi un gilet jaune

Filed under: Coup de griffe,questions d'avenir,Réflexions libres — laplumedaliocha @ 09:59

J’ai écrit ce billet en sortant d’un cours au Panthéon où l’on m’avait invitée à parler de journalisme. C’était en novembre. Mais j’avais renoncé à le publier. Trop de colère. J’espérais me tromper. Et puis il y a eu le terrifiant week-end dernier à Paris. Et ce matin je lis le reportage d’un jeune journaliste qui a rencontré les gilets jaunes et découvert avec sidération la méfiance pour ne pas dire l’hostilité que suscitait chez eux la presse. Paradoxalement comme le souligne Alain Duhamel, toute cette semaine les chaines d’information en continu leur ont offert une tribune permanente. Comment mieux résumer la toxicité du système médiatique ? Qu’on me comprenne bien. Je ne mets pas en cause mes confrères. Et je ne m’exclus pas de ce que je dénonce. Comme journaliste, mais aussi blogueuse et twitteuse, je participe à cet infernal brouhaha. Ce billet est un cri de rage contre des mécanismes auxquels nous participons ensemble et qui sont destructeurs. Puissions-nous apprendre à les maitriser un jour. 

Comme il est de bon ton de s’emparer de l’insulte homophobe proférée à Trifouilly-les-oies par Michalon, du propos raciste au barrage de Becon-sur-Loing par Marcel, du « casse toi connard » de Kevin au journaliste de Non-Stop TV à la sortie de Brelon-sur-Grivelle pour cracher sur les qui-en-ont-ras-le-bol. Faute de pouvoir raccrocher le mouvement à l’extrême quelque chose  pour le disqualifier, on traque le dérapage, ça marche aussi bien. Faut les dézinguer les sans-dents, les zextrémistes, les ploucs, les smicards, les-qui-veulent-pas-réussir, les sans-rolex, les-laissés-pour-compte-de-la-mondialisation, les-qui-traversent-pas-la-rue, les feignasses, les profiteurs, les zonards, les bas-de-QI, les pas-milliardaires, les start-up-nation-non-compatibles, les sans-compte-en-suisse-ni-villa-à-StBarth…..Bref les losers, les réactionnaires, les peigne-culs comme disait mon grand-père. Tout ceux qui manifestent non pas pour le grand soir, mais seulement pour faire le plein d’essence. Songez donc, quelle faute de goût !  Larguons-les, il vont retarder l’élan de la start-up nation au moment précis où un chef éclairé l’incite enfin à marcher dans les pas de la Silicon Valley. La France bientôt, ce seraTechno-fric à tous les étages, du crypto-pognon comme s’il en pleuvait, et l’immortalité en récompense suprême. Mais seulement pour les plus motivés,  l’élite, ceux qui auront tout sacrifié, à commencer par la planète pour s’acheter une bulle thermo-régulée garantie résistante au réchauffement climatique et étanche à la pollution atmosphérique, anti-intrusion, bactéricide avec supplément accompagnement personnalisé à la vie éternelle, transfert de cerveau sur le cloud et assurance platinum sur la régénération des cellules et le remplacement des organes défectueux. Il y aura même un forfait Platinum Plus offrant le clonage gratuit du souscripteur et de sa famille dans la limite de 4 personnes. Un enfant offert pour le 5e assuré. Les autres, eh bien les autres, ils constitueront une ressource biologique naturelle pour nourrir et réparer ceux des bulles, et une main d’oeuvre nombreuse et peu couteuse pour entretenir leur espace de vie. Vous ne me croyez pas ? Voyez les chinois qui commencent à modifier génétiquement les embryons. Bientôt tous les nouveaux-nés seront calibrés pour être Ken et Barbie, avec QI de 180 et patrimoine génétique de star (1).

Industrialisation de la révolte

Je caricature. A peine. En attendant, l’avénement joyeux du monde qu’on nous prépare, les médias compris au sens large (information, divertissements, tous supports et réseaux sociaux) fabriquent en quantité industrielle ces gilets jaunes, autrement dit ces  citoyens  qui vont se peler de froid sur la chaussée  pour exprimer leur colère face au mépris dont ils s’estiment victimes de la part de l’élite qui gouverne et de celle qui commente.  D’abord en leur assénant une vision de l’avenir univoque, dictée par les modes du moment, et la plupart du temps en déconnexion absolue avec leur réalité. Ensuite en les intoxiquant lentement. Nos intellos germano-pratins parlent de colère triste annonçant  un possibe tsunami populiste. Sur ce-dernier point au moins, ils n’ont pas tort. Mais à qui la faute ? Qui donne de la merde intellectuelle à manger tous les jours à la population ? Prenons l’exemple de la médiatisation de la justice, autrement dit de la manière dont ces derniers temps on parle aux citoyens du fonctionnement d’une des institutions les plus sensibles et les plus sacrées de nos sociétés. Pourquoi cet exemple ? Parce que je le connais et que je suis en mesure de décrire sur ce point précis la manière dont jour après jour on dégoute les citoyens de leurs institutions, on cultive un sentiment d’abandon, d’injustice, de révolte, en accumulant mensonges, approximations et déformations diverses. Oh bien sûr il y a des chroniqueurs judiciaire qui font très bien leur travail, mais ils sont engloutis par le flot gigantesque de l’infotainement et des réseaux sociaux.  Le bruit médiatique dominant a enseigné aux citoyens avec l’affaire Kerviel  qu’en France les banques manipulaient la justice pour faire condamner à leur place d’innocents employés. Jérôme Kerviel l’a expliqué au journal de 20 heures sur France 2 à trois reprises et notamment le 17 mai 2014 lors de son arrivée à Vintimille, à l’issue d’une pèlerinage aussi extravagant que médiatisé à Rome. Personne en plateau n’était là pour rappeler la vérité judiciaire. L’affaire Merah à travers l’interview lunaire de l’avocat Eric Dupond-Moretti par Nicolas Demorand a révélé aux auditeurs que les terroristes  pouvaient se payer des ténors du barreau inaccessibles au commun des mortels pour défendre des monstres qui assassinent des petites filles à la sortie de l’école. Des petites filles qui ont une tétine dans la bouche, a pris soin de souligner Demorand.  Durant toute l’interview il a écrasé la raison sous des flots d’émotionnel et de démagogie malodorante. Avec l’affaire Sauvage, les citoyens ont découvert que la justice française se moquait des femmes battues et ne trouvait rien d’autre à faire que de les condamner quand elles osaient se défendre. Je le sais, c’est Muriel Robin qui  l’a expliqué. Et elle, elle le sait encore mieux, elle a joué le rôle pour un film TV qui a été diffusé en prime time dans une soirée spéciale Sauvage sur TF1, c’est vous dire si c’est sérieux comme information. Quel esprit suffisamment éclairé a parlé assez fort pour dénoncer cet odieux mensonge et ce viol caractérisé de nos institutions ? Personne. Pire, François Hollande l’a graciée, sur le conseil de Christiane Taubira qui elle-même s’est assise sur l’avis de ses services, c’est la preuve que la justice avait fait n’importe quoi. L’affaire Tron, c’est le pompon. Avec celle-là, on sait désormais que les politiques ne vont jamais en prison, même quand ils violent leurs employés sans défense. Un maire a tous les droits, y compris de vous tripoter les pieds et de vous fourrer les doigts dans le vagin en prime. C’est comme ça la vie. De mensonges en approximations, médias, politiques, intellectuels, lobbys n’ont de cesse de présenter une vision déformée du monde parce que cela sert leur cause, leur business ou leur carrière. Quand ce n’est pas simplement le produit d’une insoutenable désinvolture. On appelle ça l’ère de la post-vérité. Concrètement cela signifie que pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, on ne cherche plus à distinguer le vrai du faux.

Miroir ô mon beau miroir

Voilà pour la justice, le reste est à l’avenant. Souvenez-vous de l’inénarrable Yann Moix, bien au chaud dans son rentable fauteuil de chroniqueur chez Ruquier, insultant une policière sous prétexte, selon lui, qu’elle chiait dans son froc en entrant dans certains quartiers.  Il fallait qu’elle intègre la peur dans son métier, la tançait doctement l’intello non sans l’accuser au passage de martyriser les gentils citoyens en multipliant contrôles à la gueule du client et violences.  Elle s’est foutue en l’air. Avec son arme de service. Le chroniqueur, lui, se répand chez ses potes journalistes en regrets de pacotille. Et ses copains écrasent une larme d’émotion devant tant de grandeur d’âme. On ne saurait imaginer cas plus chimiquement pur de la désinvolture des soi-disant élites. On jette les policiers en pâture aux téléspectateurs car la pause parait moralement avantageuse, sans se soucier des conséquences. Hop, discréditée la police,  sujet suivant ! Miroir ô mon beau miroir suis-je toujours le chroniqueur le plus fin, le plus mordant, le mieux en cour du marché ? Puis-je négocier une augmentation ? Aller me vendre ailleurs ? Oh, il arrive bien de temps en temps que certains décident de descendre sur le terrain, d’aller voir le pays, les gens, la vraie vie. Ceux qui le font sincèrement en tirent un enseignement d’une rare qualité, plein d’humanité, de nuances, de craintes mais aussi d’espoirs. Les autres balancent des clichés aussi factices que toxiques, et gagnent beaucoup d’argent. Voyez-les se congratuler entre eux, la larme à l’oeil, pour avoir eu la folle audace de parler aux vraies gens, aux pauvres (songez donc !). Ils en sont tout étourdis. Et se contemplent éblouis racontant leur folle expérience.  En buvant du Château Cheval Blanc. Et en s’inquiétant pour la forme de ce que ceux-là vont devenir, qui ne savent même pas ce qu’est une start up et pensent que blockchain est le nom d’une nouvelle série américaine.

Capture d_écran 2018-12-06 à 13.00.04Ainsi fonctionne la machine à intoxiquer le public. Et quand il en tire les conséquences en rejetant à la fois les élites et les institutions, les mêmes intellos se grattent le cerveau pour comprendre comment les citoyens rebaptisés pour l’occasion les fachos-ploucs, ont pu en arriver là. Encore ces extrémistes de tous bords qui manipulent les bas instincts des bas-de-plafonds. C’est toujours la faute à l’autre. En réalité, c’est en partie parce qu’on les a mal informés que les citoyens sont amenés à mal raisonner ! Il faut rappeler jusqu’à l’épuisement cette merveilleuse citation qu’Hannah Arendt a rapportée de l’observation attentive de l’enfer du 20e siècle : “Les faits sont la matière des opinions, et les opinions, inspirées par différents intérêts et différentes passions, peuvent différer largement et demeurer légitimes aussi longtemps qu’elles respectent la vérité de fait. La liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font l’objet du débat” .

Si la catastrophe redoutée survient, si gavés de mensonges frelatés, les gilets jaunes portent un jour au pouvoir un extrémiste ou un fou, c’est eux que les belles âmes accuseront. La paille et la poutre.

(1) Une abondante littérature nous met en garde contre les errements de la Silicon Valley qui impose ses rêves à la planète. Je recommande « La siliconisation du Monde » de Eric Fradin et « Leurre et malheur du transhumanisme » de Olivier Rey.  

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10 commentaires »

  1. De mon point de vue, il n’y a rien à dire de plus ou de mieux. Si nous voulons que la démocratie vive sainement, les débats doivent se faire à partir d’une information exacte, dans le respect des faits. Or le plus souvent l’information n’est que manipulation pour conduire le citoyen là où le veulent les décideurs. Ceux qui s’opposent sont systématiquement « ringardisés »…il n’y a plus de débat idées contre idées, mais manipulations, mépris…Arrive un moment où à force d’abus, de désinvolture et de mépris, les citoyens mis en situation de grande précarité, incapables de faire face à la satisfaction de leurs besoins élémentaires et incontournables, citoyens qui ont été détournés et dégoûtés de la vie politique, n’ont plus que la révolté pour tenter de survivre…

    Commentaire par BONNET Francis — 06/12/2018 @ 12:00

  2. Bon billet d’humeur !

    Je vois ainsi les choses :

    « Se sacrifier ou être sacrifié ?

    Peut-être les gilets-jaunes seraient-ils prêts à se sacrifier si c’était pour une bonne cause, pour une haute et juste cause, pour le bien commun, pour la patrie… mais ils ne veulent pas être sacrifiés. Cela se comprend. Se sacrifier ou être sacrifié, ce n’est pas pareil, l’un est même l’inverse de l’autre. La défense de la planète est bien une haute et juste cause mais qui peut croire que le surcroît de taxe sur le gasoil soit vraiment fait pour elle ? Il est temps, c’est vrai, plus que temps, que nous nous sacrifiions, ou au moins que nous fassions quelques lourds sacrifices, pour la défense de la planète. Mais alors cessons la course à la croissance et à la compétitivité ! Sachons ce que nous voulons, sachons choisir, sachons nous décider !
    C’est difficile, très difficile, car avant cela nous devons changer d’idéologie, changer notre regard sur les choses, car avant cela nous devons nous convertir. Rien de moins.
    Saurons-nous le faire ?
    Une chose est sûre, tant que nous ne l’aurons pas fait, toutes ces mesurettes en faveur de la planète ne seront que faux-semblants, poudre aux yeux, mensonges. Personne ne supporte plus d’être sacrifié sur l’autel de la com’, des sondages, du conformisme vert et des bénéfices des multinationales. C’est cela qui est derrière la colère des gilets-jaunes.
    Sachons nous convertir.
    Renonçons au sacrifice. Soyons prêts à nous sacrifier.
    Que la France donne l’exemple… »

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 06/12/2018 @ 12:58

  3. le problème n’est pas les mensonges qu’on leur raconte que ceux qu’ils portent en eux-mêmes. Comme d’ailleurs les élytres – les dures et brillantes ailes.

    Bon de toute façon Macron avait ouvert la boite de Pandore en parlant de la colonisation . L’empire colonial c’est la mission civilisatrice , c’est Jules Ferry c’est le ministère de l’instruction publique, et tout le reste. A vivre dans le papier ils ont cru que c’était la réalité. « La carte et le territoire » comme le dit l’écrivain laid.

    Dans Charlie Hebdo, un des derniers, j’ai lu un article sur une ville de 30 000 habitants où 2 journaux locaux vivent correctement en Irlande du Nord.
    Croyez vous qu’on puisse imaginer ça en France ? Et il explique que le rédac’chef qu’il ne publie que sur des sujets qu’il peut vérifier et agir.

    Bref ça va mal tourner même si ça se calme

    Commentaire par chachashire — 06/12/2018 @ 15:20

  4. Bonjour. Et malheureusement l’impact journalistique ne date pas d’hier. Il se trouve que j’ai été deux fois « au cœur de l’info ». La première c’était en 1994. Souvenez-vous. Le tremblement de terre qui a rasé Annecy de la carte. Et là j’exagère à peine par rapport aux infos de l’époque qui se sont concentrées sur les 2 ou 3 voitures explosées par des chutes de cheminées. Sauf que nous, le lendemain au travail cela à donné (authentique) « Tu as eu quoi comme dégâts? Les bouteilles ont fait le grand saut depuis l’armoire et se sont explosées au sol ».
    La seconde fois date de quelques jours. Et là c’était du lourd, j’étais accusé par des centaines de journalistes du monde entier, appartenant à un groupement de journalistes d’investigation, d’être un monstre. En effet je travaille dans l’industrie des dispositifs médicaux (DM), même si ce n’est pas des implantables. J’ai donc décidé de regarder en replay le « Cash Investigation » pour savoir ce que j’avais fait. Première séquence très « pathos » avec une victime des DM. Sa vie est un enfer, et c’est effectivement de la faute du dispositif. Sur ce point il n’y a pas à discuter. Seconde séquence « et en plus même un filet à mandarines est certifiable CE ». Alors là on entre dans le mensonge total. Une journaliste a monté un « dossier technique », avec l’aide d’un grand professeur de médecine, que les organismes de certification on jugé « recevable ». Sauf qu’aucun DM n’est certifié sur la base de ce dossier. La certification n’est donnée, pour 3 ans, qu’à la suite d’un audit de 3 jours au sein de l’entreprise. Un des organisme dit « vous avez du passer des heures pour la bibliographie ». Alors là flash-back sur les propos du professeur « j’y ai passé deux heures ». Sauf que dans la réalité chaque article lu doit donner lieu à la rédaction d’une fiche de lecture que la personne doit signer. En 2h cela n’a surement pas été fait. Et au fait comment cela se passe un audit? Et bien d’abord l’entreprise présente le produit. C’est à dire que l’auditeur a physiquement, dans la main, le DM. Et là vous croyez qu’il n’aurait pas vu que c’était un filet à mandarines? Ensuite il vérifie que l’entreprise a un système qualité et que ce système qualité suit bien les normes en question. Système qualité bien évidemment inexistant dans « l’expérience » de la journaliste qui a lancé l’affaire. Enfin, l’auditeur tape au hasard pour s’assurer que tous les documents prévus par le système qualité ont bien été enregistrés, signés, etc. Et qu’il est possible de s’assurer que les tests du produit ont bien donné lieu à des documents. Nous nous parlons d’enregistrements. Autant dire que l’audit aurait nécessairement découvert la supercherie, sauf à effectuer un investissement important de la part de la journaliste. J’avoue que concernant « Cash Investigation » je ne suis pas allé plus loin que la présentation tronquée d’une certification CE médicale, tellement j’étais écœuré. Alors bien sur il y a les 80000 signalements de décès en 10 ans effectués aux USA. Sauf que « signalement » ne veut pas dire grand chose. Encore faudrait-il que les journalistes aient lus l’intégralité des 80000 fiches pour s’assurer de la responsabilité du DM. Petit exemple réel, extrait d’un blog qui répond à l’attaque journalistique. Un lecteur de glycémie donne une valeur erronée. Le diabétique prend alors le volant, s’estimant en capacité du fait des valeurs données par le lecteur. Il fait une crise et se tue dans un accident de la route. Cela donne donc lieu à une de ces fameuses fiches de signalement. Mais ce n’est pas le lecteur de glycémie qui l’a tué.
    En ce qui me concerne en 1994 j’avais trouvé que les journalistes étaient un peu trop dans le spectaculaire. Après cette dernière affaire j’ai aussi découvert qu’ils n’hésitaient pas à faire des « fake news » en mélangeant mensonges liés à une absence d’investigation sérieuse, et vérités. Car, malgré tout des faits réels il y en a dans leurs enquêtes. Et dans les deux cas je suis obligé de considérer que quelle que soit la source, que celle-ci soit « Le Monde » ou « Russia Today », il n’y a au final guère de différence dans (l’absence de) fiabilité de « l’information » donnée.

    Commentaire par Alain38 — 06/12/2018 @ 19:50

  5. Merci Aliocha.
    Sincèrement.

    Commentaire par remseeks — 07/12/2018 @ 08:31

  6. Décidément, il se confirme que l’Aliocha d’aujourd’hui n’est plus celle d’il y a deux ou trois ans … Tant mieux !
    S’il fallait s’en convaincre, il suffirait de compter les commentaires qui suivent désormais les articles … Ils étaient très nombreux, ils ne sont plus que quelques uns. Comment cela se fait-il ? J’ai une explication qui ne vaut peut-être rien : Aliocha a viré sa cuti ! Elle s’ouvre à la tragique réalité du monde. Elle a pris conscience que la souffrance était décidément très grande et que les sans-dents, les pauvres – de plus en plus nombreux – parce qu’ils en avaient ras le bol d’être toujours ceux qui doivent prendre les coups – étaient tellement « remontés » qu’ils sont prêts à « en découdre », n’ayant – pensent-ils à tort – plus rien à perdre …
    La colère, même très légitime, est toujours mauvaise conseillère !

    Commentaire par Jacques Heurtault — 08/12/2018 @ 12:53

  7. Très respectueusement, « car la pose parait moralement avantageuse »

    Commentaire par Rico — 10/12/2018 @ 09:53

  8. Ce qui me fait doucement rigoler (jaune, comme un gilet), c’est que les médiacrates qui sont toujours prêts à nous donner des leçons, à coups de « Désintox » ou autres rubriques de journaux consacrées à traquer les « fake news » sont les premier à colporter des gros bobards et relayer sans aucun recul la propagande mensongère de la macronie. Ainsi, j’ai vu un nombre incalculable de titres annonçant que le SMIC allait augmenter de 100 €. Ce qui est une fake news majuscule puisque ce n’est pas le SMIC qui va augmenter, mais le montant de la prime d’activité, le chiffre de 100 euros avancé un peu partout étant le fruit d’une addition de carottes et de navets. Et je ne dirais rien des compte-rendus de manifs qui sont ni plus ni moins que la copie des rapports de préfectures de police.

    Commentaire par Michel Davesnes — 12/12/2018 @ 19:58

  9. article intéressant : https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/0600339517642-gilets-jaunes-notre-media-culpa-2230104.php
    Merci Aliocha.

    Commentaire par Hub — 14/12/2018 @ 15:26

  10. @ Hub
    Article intéressant, comme vous dites, en ce qu’il révèle la nature de ces hommes qui versent des larmes de crocodiles mais qui ne font rien, pratiquement, pour changer l’ordre des choses. Ils sont au sommet de la hiérarchie, s’ils le voulaient ils pourraient se priver des éditocrates pontifiants qui pullulent sur leurs ondes pour prêcher leur catéchisme néolibéral et les remplacer par des journalistes de terrain.

    Commentaire par Michel Davesnes — 14/12/2018 @ 15:47


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