La Plume d'Aliocha

18/01/2016

De l’art d’enfumer les médias

Filed under: Affaire Kerviel,Mon amie la com' — laplumedaliocha @ 10:42

Voici donc un nouveau rebondissement dans l’affaire Kerviel. Une magistrate du parquet, enregistrée à son insu par une ancienne policière qui mène une enquête privée, prétend que la Société Générale savait. Si j’ai bien compris, elle possède cet enregistrement depuis juin, mais n’a décidé que tout récemment de le confier à l’avocat de la défense, lequel s’est empressé de le donner à Mediapart qui l’a publié dimanche soir. Passons sur le procédé consistant à enregistrer un juge, tous les juristes de Twitter hier soir étaient ulcérés.  Immédiatement, l’affaire est reprise par tous les médias et l’on assiste à un déluge de titres fracassants. A lire les « révélations », on s’aperçoit comme pour celles du commandant Le Roy qu’il ne s’agit de rien d’autre que de sentiments et d’états d’âme. Sa hiérarchie lui aurait demandé de ne pas insister sur cette affaire. Sans doute parce que sa hiérarchie savait mieux qu’elle ce que tout le monde verrait si l’on regardait d’un peu près, à savoir que le trader embarque la justice dans ses fantasmes, exactement avec la même force destructrice qu’il a embarqué avant elle la banque qui l’employait. Mais évidemment, quand on croit dur comme fer à la théorie du complot, aucune explication raisonnable n’est audible.

La vulnérabilité des médias à la manipulation

Les révélations du commandant Le Roy (démenties depuis) intervenaient au moment du dépôt de la demande de révision. Celles de la magistrate surgissent la veille du jour où doit être plaidée cette demande et trois jours avant une nouvelle audience devant la Cour d’appel de Versailles en charge, après l’arrêt de cassation, de réexaminer le montant des dommages intérêts dus par le trader à sa banque.

Ce qui est fascinant dans cette histoire, c’est l’incroyable vulnérabilité du système à la manipulation. On compte  sans doute une bonne cinquantaine de journalistes qui ont suivi le procès Kerviel et sont tout à fait convaincus que le travail judiciaire accompli dans ce dossier est parfaitement sérieux, la culpabilité du trader démontrée et tous les mystères du dossier levés.  Je rappelle : deux ans d’instruction par le juge spécialisé Renaud Van Ruymbeke, deux procès ayant duré un mois chacun (2010 et 2012), 300 pages de jugement, un recours en cassation qui a confirmé la partie pénale de la condamnation. Ce qui n’empêche pas chaque opération de communication de la défense de déclencher un tsunami d’articles, sujets TV et radios, donnant à penser par l’effet de masse que le contenu des révélations est à la mesure du bruit qu’elles font.

La boite noire de la technicité financière

En réalité la défense joue sur du velours, voici pourquoi. Le révisionnisme dans les grandes affaires judiciaires est un classique. Comme par définition elles sont jugées par des gens qui n’ont pas été témoin direct des faits, il y a mille et une occasions d’insinuer le doute. Seuls les aveux, par exemple dans l’affaire Cahuzac, semblent de nature à forger une certitude et même, j’ai cru comprendre qu’il commençait à livrer une version dans laquelle il n’était pas le seul coupable. L’affaire Kerviel est d’autant plus apte au révisionnisme et à toutes les formes de complotisme qu’elle s’inscrit dans un domaine très technique, la finance. Et le trader, malin, cultive cela depuis l’origine. Ainsi, dit-il à ses équipes de défense, vous ne pouvez pas comprendre le dossier, seul moi suis en mesure de le faire et je vous dis que la banque ne pouvait pas ne pas savoir. Quelques spécialistes auto-proclamés s’avancent alors pour confirmer la chose, ce qui est un grand classique  de la psychologie humaine. C’est un réflexe naturel et valorisant d’affirmer : moi je connais le schmilblick et je vous dis que ce n’est pas possible. L’autre élément très porteur c’est le contexte français de détestation des banques. Celui-ci donne une furieuse envie de croire que la très puissante machine financière manipule tout le monde, depuis le trader jusqu’à la justice en passant par Bercy, et pourquoi pas le président de la République.

Fantasmes

Je l’ai cru aussi quand j’ai commencé à enquêter sur l’affaire en 2008. J’étais persuadée d’être sur écoute, qu’un hacker suivait à la minute ce que j’écrivais sur mon ordinateur, qu’au moment de publier ce livre écrit entièrement à l’insu de la banque sur la base du dossier auquel j’ai eu accès par ses adversaires et que j’ai lu en entier (je ne l’avais jamais dit, mais j’en ai assez de me faire insulter), je ne trouverai pas d’éditeur. Je me souviens encore du jour où un confrère du Revenu m’a appelée pour me dire qu’il annonçait la sortie du livre. J’ai songé à cet instant que c’était une folie d’écrire sur une affaire aussi sensible dans le dos de la Société Générale. Et j’ai pensé que ma vie de journaliste free lance en finance et droit allait voler en éclats. Un seul coup de fil de la banque aux journaux pour lesquels je travaillais et j’étais virée. Fantasmes. Socgen a découvert le livre le jour de sa parution. Personne ne m’avait écoutée, ni suivie, ni hackée, ni entravée de quelque manière que ce soit. Les banques sont les reines du lobbying, mais question espionnage et voyouterie, dieu qu’elles sont décevantes ! En tout cas en France.

Technique judiciaire

Mais revenons à notre technicité. Comment des juges qui ne savent pas ce qu’est un turbo-warrant, peuvent-ils rendre un jugement éclairé sur ce dossier ? Précisément parce que la technique est un leurre. Parce qu’un prévenu qui est incapable d’expliquer pourquoi il enregistre de fausses opérations pour dissimuler les vraies si tout le monde savait montre assez vite que ses explications sont aberrantes. Pourquoi cacher ses gains de 600 millions en juillet 2007, si ses supérieurs lui demandaient de faire ça ? Et pourquoi cacher ensuite 800 millions en novembre ? Il aurait du hurler de joie, réclamer un bonus, ses supérieurs aussi ! Et pourquoi la banque l’interroge durant 12 heures pour lui demander de révéler ses opérations si elle est au courant de tout ? Evidemment je simplifie, car les 300 pages de décisions de justice et l’instruction qui représente des dizaines de mètres cubes comportent bien plus que cela, mais c’est l’idée.

Tous les journalistes qui ont approché l’affaire savent cela. Mais il en reste une poignée qui se contente de lire une ou deux pièces du dossier avec l’avocat par-dessus leur épaule qui leur explique comment les comprendre et balancent les soi-disant scoops soigneusement étiquetées « révélations fracassantes ».  Le monde médiatique s’enflamme comme une flaque d’essence au contact d’une allumette. Parce qu’il juge l’information vraiment importante ? Pas du tout !  Parce que nous sommes passés de médias bridés par le manque de place pour tout traiter à des médias qui, avec internet et les chaines d’information  en continu, ont  l’obsession permanente de remplir des vides. Ajoutez à cela la vitesse qui interdit de réfléchir et la concurrence qui oblige à traiter le même sujet que les autres pour ne pas être à la ramasse, et vous avez tous les ingrédients d’une manipulation médiatique. Chaque « révélation » depuis des mois se dégonfle quelques jours ou semaines plus tard. Ce fut le cas des révélations de la policière, mais aussi des accusations d’avoir trafiqué les bandes. Peu importe, une nouvelle révélation fracassante la veille d’une échéance judiciaire remet le dossier au goût du jour le temps qu’il faut pour mobiliser l’opinion et  influencer les juges. Quand elle est démentie, elle n’intéresse déjà plus personne.

Et l’on frissonne à l’idée que tôt ou tard, la folle machine médiatique fera trébucher la justice en une parodie grimaçante et perverse du splendide J’accuse qui restaura l’honneur du capitaine Dreyfus.

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107 commentaires »

  1. Bravo et merci, c’est un post de salut public

    Commentaire par Martine s — 18/01/2016 @ 10:46

  2. Savait il qu’ils savaient ? Faudrait savoir. /
    La commande d’une malheureuse pizza en 2018….. c’est très technique.
    Standardiste: Speed-Pizza, bonjour.
    Client: Bonjour, je souhaite passer une commande s’il vous plaît.
    Standardiste: Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur?
    Client: Mon Numéro d’Identification National? Oui, un instant, voilà, c’est le 6102049998-45-54610.
    Standardiste: Je me présente, je suis Noa Legarrec-Garcia. Merci Mr Jacques Lavoie. Donc, nous allons actualiser votre fiche: Votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de téléphone le 04 68 69 69 6904 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durand est le 04 72 25 55 4104 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile le 06 06 05 05 0106 06 05 05 01. C’est bien ça, Monsieur Lavoie?
    Client (timidement): oui!
    Standardiste: Je vois que vous appelez d’un autre numéro qui correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique. Sachant qu’il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant AZ25/JkPp+88.
    Client: Bon, je le fais, mais d’où sortez-vous toutes ces informations?
    Standardiste: Nous sommes connectés au système croisé, Monsieur Lavoie.
    Client (Soupir): Ah bon! Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines.
    Standardiste: Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur Lavoie.
    Client: Comment ça?
    Standardiste: Votre contrat d’assurance maladie vous interdit un choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d’hypertension et d’un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D’autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé. Si la commande est maintenue, la société qui l’assure risque d’appliquer une surprime.
    Client: Aie! Qu’est-ce que vous me proposez alors?
    Standardiste: Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja, je suis sûre que vous l’adorerez
    Client: Qu’est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza?
    Standardiste: Vous avez consulté les ‘Recettes gourmandes au soja’ à la bibliothèque de votre comité d’entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le Net, en utilisant le moteur ‘booglle2.con’ avec comme mots clés ‘soja’ et ‘alimentation’. D’où ma suggestion.
    Client: Bon d’accord. Donnez-m’en deux, format familial.
    Standardiste: Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150 mg de Phénylseptine par 100g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes. La législation nous interdit donc de vous livrer. En revanche, j’ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini.
    Client: Bon, bon, Ok, va pour le modèle mini. Je vous donne mon numéro de carte de crédit.
    Standardiste: Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C’est ce qu’indique le Credicard Satellis Tracer.
    Client: J’irai chercher du liquide au distributeur avant que le livreur n’arrive.
    Standardiste: Ça ne marchera pas non plus, Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire.
    Client: Mais, ce n’est pas vos oignons! Contentez-vous de m’envoyer les pizzas! J’aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre?
    Standardiste: Compte-tenu des délais liés aux contrôles de qualité, elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique.
    Client: Comment diable pouvez-vous savoir que j’ai un scooter?
    Standardiste: Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l’Avenir, en revanche, votre scooter est en bon état puisqu’il a passé le contrôle technique hier et qu’il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs j’attire votre attention sur les risques liés à votre taux d’alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails Afroblack au Tropical Bar, il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques morphologiques, ni vous, ni Mlle Denoix n’êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat.
    Client: @#/$@&?#!
    Standardiste: Je vous conseille de rester poli, Monsieur Lavoie. Je vous informe que notre standard est doté d’un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d’insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé. Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2014 pour outrage à agent.
    Client (sans voix):
    Standardiste: Autre chose, Monsieur Lavoie?
    Client: Non, rien. Ah si, n’oubliez pas le Coca gratuit avec les pizzas, conformément à votre pub.
    Standardiste: Je suis désolée, Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids. Cependant à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15% de remise sur une adhésion flash au contrat Jurishelp, le contrat de protection et d’assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat pourrait vous être utile, car il couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce. Vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie, née Girard, depuis le 15/02/2008 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l’achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d’une boîte de 15 préservatifs et d’un flacon de lubrifiant à usage intime.
    A titre promotionnel, je vais faire joindre aux pizzas un bon de 5 EUROS de réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma. Toutefois, veuillez éviter les pratiques susceptibles d’irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se dégage de toute responsabilité.
    Bonsoir Monsieur et merci d’avoir fait appel à Speed Pizza.

    Commentaire par legrandjeu — 18/01/2016 @ 10:51

  3. J’aime bien vous lire sur tous les sujets, sauf celui-là, non pas que je pense que vous ayiez forcément tort, mais parce que sur cette affaire, on ne lit que des argument d’autorités qui divergent, avec des deux côtés des péremptoires « tout le monde sait que… » que ce soit côté journalistes, avocats ou personne du milieu financier et effectivement, des deux côtés, on est très péremptoires, des deux côtés on trouve des gens qui affirment très bien connaître l’affaire, j’ai moi-même eu droit en personne à deux amis ex-employés de la société générale, l’un sur le marché obligataire et l’autre sur le marché devises, s’écharper sur le sujet affirmant tous deux l’exact contraire sur l’affaire et mieux connaître que l’autre les pratiques,c’est à rendre fou !

    Commentaire par bmerciergallay — 18/01/2016 @ 11:09

  4. Merci pour votre billet, Aliocha, Je pense qu’il est comme Martine S, d’utilité publique. Je ne sais pas qui est le plus malade, des médias, de la justice ou de nous vulgum-pecus consommateurs. Le problème est peut-être que les médias n’ont pas de juridiction en dernier ressort, et que l’imagination des théorieducomplotistes est bien trop féconde. Vous avez raison de souligner la cohérence troublante du timing de ces révélations, Merci enfin d’avouer que vous avez lu tout le dossier … et félicitations pour ce travail titanesque !
    Mais je reste ferme sur un constat : la Société Générale, du fait de la perquision trop tardive après la découverte des faits (une semaine), ne peut matériellement pas s’exonérer du soupçon d’avoir « filtré » certaines informations qui auraient pu être génantes. Cela ne veut pas dire qu’elle l’ait fait, juste qu’elle en a eu les moyens.

    Commentaire par remseeks — 18/01/2016 @ 11:14

  5. La ficelle est grosse, mais il ne faut pas s’attendre de la défense de l’accusé qu’elle soit hyper objective. A titre personnel, j’ai toujours pensé que faire de l’esbrouffe permet d’éviter de parler du fond, pas seulement dans ce dossier d’ailleurs.

    Reste que si ces théories de « la banque savait / tous pourris » trouvent autant d’echo, c’est parce qu’il y a aussi une autre imposture : la banque qui se présente en victime. elle est coupable et doit être condamnée.

    Elle ne savait pas pas ? La belle affaire!
    Entendons nous bien : c’est sans doute vrai. mais c’était sa responsabilité de savoir !!!

    Quand j’étais au lycée, j’avais trouvé un moyen d’avoir un second carnet de liaison, qui me servait uniquement à me faire des mots d’excuse pour quand je n’avais pas envie d’aller en cours. Je tremble quand je pense qu’en utilisant des procédés aussi rudimentaires (fausse signatures et usage de papier à entête) Kerviel ait pu jongler avec les milliards. Quelle faiblesse dans les process de contrôle!! quelle naïveté inadaptée!!
    La banque ne savait pas parce que Kerviel a fait de fausses écritures. Mais c’est bien la banque qui a permis de faire les fausses écritures, en ne l’empêchant pas.

    Commentaire par nicolas — 18/01/2016 @ 11:30

  6. Je ne suis ni procureur ni policier, mais suite à une enquête, avoir le sentiment que des parties prenantes ne sont pas transparentes et se présentent sous le jour le plus favorable pour elles, quitte à cacher ou embellir certains faits me semble d’une banalité confondante.
    Pour ce que j’en comprends, ce n’est que ça. L’ancienne vice procureur dit que « dans le mileu, quand on leur demande, tout le monde dit que la SG savait ». Ce n’est pas un témoignage direct (la VP ne dit pas qu’elle savait), ce n’est même pas un témoignage indirect (la VP ne dit pas que M. Tartempion savait). Ce n’est rien d’autre que de la rumeur. Personne ne dit qu’il savait quoi que ce soit, mais en affirmant que « tout le monde sait que la SG savait ». Pas de lien logique (comment sais tu que la SG savait), pas de nom (qui à la SG savait), bien sur pas de temporalité (quand ont-ils su?). Bref pas de fait qui puisse etre prouvé ni démenti. De la rumeur dans sa forme la plus pure.

    Alors quitte à spéculer sur le vide, lire dans le marc de café, je propose ceci: anticipant un échec lors d’une demande de revision (pas de faits nouveaux), balancer du bruit médiatique la veille. Voir sa demande rejetée. Tournée des plateaux TV pour hurler à l’injustice qui ne prend pas en compte ces nouveaux éléments. Victime au carré (complot SG + complot des juges). Laisser mijoter. Sortir un film.

    Commentaire par Kaeldric — 18/01/2016 @ 11:53

  7. Bonjour chère hôtesse,
    Merci pour le billet.
    Il est inquiétant ce besoin frénétique de scandale.
    Quant à cette recherche perpétuelle de victimes à défendre, c’est encore une « idée chrétienne devenue folle ».

    Une coquille dans votre texte, au début du paragraphe « fantasmes » : il y a un « qu’on » en trop.
    Et puis votre dernière phrase sur l’affaire Dreyfus prête à confusion. Ce n’est pas le « J’accuse » qui est une parodie de justice…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 18/01/2016 @ 12:14

  8. @ Nicolas (6) : mais la SoGé A BIEN ETE condamnée pour les défauts de contrôle que vous évoquez.

    @ Aliocha : excusez-moi de vous demander pardon, mais les magistrats du parquet ne sont pas « juges » 🙂

    Commentaire par VilCoyote — 18/01/2016 @ 12:16

  9. Bonjour Aliocha,

    Vous vous faites rare et c’est bien dommage. Puisque c’est encore la période, recevez tous mes vœux de bonheur pour cette nouvelle année.
    Sur cette « info », elle ne prouve qu’une seule chose, c’est que votre profession est pourrie jusqu’à la moelle. J’en suis navré pour vous mais c’est un fait. Par pure politesse, je tairai les qualificatifs qui me viennent à l’esprit. J’ai renoncé devant l’ampleur de la tâche à recenser tous les mensonges, les omissions ou les manipulations dans lesquelles vos  » confrères  » se vautrent au quotidien tout en affichant une mine d’enfant sage lorsqu’ils sont pris la main dans le sac (dernier exemple en date, les viols de Cologne dont on ne parle que parce que le Net des « petits » a sorti l’info de manière trop voyante pour qu’on l’étouffe). Je ne suis pas certain qu’ils comprennent à quel point ils sont méprisés et combien leurs « malheurs » en réjouissent beaucoup.
    Pour Kerviel, la messe est dite. Merci de la rappeler. Sans avoir votre connaissance de l’affaire (à vrai dire, elle m’intéresse assez peu), je suis pratiquement convaincu au fond de moi-même que la banque était au courant, ou alors ses dirigeants sont du même niveau que vos  » confrères  » mais une impression ne fait pas une preuve. Ajouter à cela l’imbécile défense de l’intéressé qui n’a pu qu’indisposer ses juges et la tableau est complet. Il y a quand même des sujets autrement plus importants dans ce pays comme le naufrage sociétal, politique et économique auquel nous assistons.
    Soyez assurée cependant que je resterai un lecteur fidèle et attentif. Et puis, qui aime bien châtie bien.

    Bonne journée

    Commentaire par H. — 18/01/2016 @ 12:39

  10. Merci de nous éclairer davantage et d’écrire, clairement : « la hiérarchie de la SocGen ne savait rien de rien ».
    Et tentez de nous exposer comment vous tentez de comprendre (cela ressort encore de la fonction de journaliste, du moins telle que je persiste à l’envisager) le sentiment du déposant et du petit épargnant – celui qui ne s’imagine même pas obtenir une ristourne sur ses frais bancaires – peut le concevoir.
    Par ailleurs, la confraternité bornée et l’instinct grégaire tenant lieu de pierre de touche et table de la Loi, fort peu pour moi.
    Mais écrivez donc « Martine Orange s’est contentée de lire une ou deux pièces du dossier auxquelles elle ne comprenait rien, s’en remettant aux seuls commentaires de l’avocat de la défense ». Et ajoutez : « tous les journalistes qui ont approché l’affaire savent cela ». Dans cet ordre… Toutes celles et ceux qui ont côtoyé professionnellement Martine Orange ou la lisent de longue date comprendront mieux.
    Vous n’en serez que plus « crédible ».
    Écrivez aussi « Yann Galut, rapporteur de la loi de lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière, n’a rien compris à ce dossier qu’il a sans doute à peine survolé ; il s’est fait berner par l’avocat de Kerviel… ».
    On peut fort bien admettre que vous vous offusquiez en lisant Mélenchon réitérant son « Kerviel est innocent ». Mon intime conviction est qu’il n’a certainement pas eu seulement en tête l’intérêt du déposant et du petit épargnant. Ce n’est bien sûr qu’une conviction.
    Kerviel n’est « sans doute » pas un anarcho-syndicaliste (ou alors, il l’a dissimulé à la perfection) mû uniquement par une volonté de faire craquer le système bancaire.
    Aliocha n’est certainement pas une stipendiée de la SocGen visant un poste de direction dans le groupe de presse du Crédit mutuel ou une journaliste préservant à tout prix ses sources au parquet au point de véhiculer un message univoque : Kerviel est le seul et unique responsable.
    Veuillez nonobstant finir par admettre que, sans mettre nullement en doute votre intégrité, on peut se demander si la manière dont vous rapportez les faits ne s’apparente pas à des conclusions de partie civile ne s’attachant plus qu’à réfuter chaque argument de la défense.
    Un exemple ? Nathalie Le Roy déclare à 20 minutes : « les éléments contenus dans cet enregistrement montrent bien l’étendue des dysfonctionnements qui ont affecté ce dossier. ». Vous écrivez que les 40 minutes de conversation entre elle et Chantal de Leiris se résument à échanger « des sentiments » et étaler des « états d’âme ». Elles ont longuement et uniquement parlé chiffons et teintes de mèches ?
    Écrivez donc de manière univoque « il n’y a eu aucun dysfonctionnement dans ce dossier. ».
    Puisque vous évoquez l’affaire Dreyfus, rappelons que le conseil de guerre de 1899 lui accorda au moins des circonstances atténuantes (mais maintint dix ans de détention). À vous lire et relire, l’impression que vous n’en concédez aucune à Kerviel se renforce. Veuillez concéder que cela puisse surprendre.

    Commentaire par Jef Tombeur — 18/01/2016 @ 14:38

  11. Chère Aliocha,

    Je crois comprendre pourquoi vous ne percevez pas où sont les problèmes qui, s’ils n’innocentent par Kerviel, n’enlèvent pour autant rien à la responsabilité et même à la probable complicité de « la banque »… En effet, vous analysez les faits en parlant de « la banque », sans vous attacher à comprendre comment l’organisation hiérarchique et les buts systémiques de « cette banque » ne pouvaient aboutir qu’à ce désastre…

    Exemple, vous vous demandez : « Et pourquoi la banque l’interroge durant 12 heures pour lui demander de révéler ses opérations si elle est au courant de tout ? »… comme si cela prouvait quoi que ce soit ou innocentait « la banque ».
    Mais non, cela indique juste que ceux qui réparent les « bêtises » ne sont pas ceux qui font au quotidien (qui en l’occurrence étaient également ceux qui contrôlaient d’après ce que j’ai compris du type d’organisation de la SG) ; et le type d’organisation de ce genre de mégastructure (ou l’information est fractionnée afin que personne ne puisse jamais comprendre ce qui se passe vraiment, sauf quelques-uns) ne peut aboutir qu’à ce type de problèmes.
    Aussi, cela n’invalide en rien que la hiérarchie de Kerviel pouvait parfaitement être au courant de ses agissements, tels que plusieurs faits semblent l’attester.
    Ça n’innocente pas pour autant Kerviel, mais ça dit quand même que les mécanismes pervers révélés par Milgram, l’école systémiste et tant d’autres étaient à l’œuvre dans cette affaire… ce qui relativise grandement la responsabilité de Kerviel.
    L’article 1384, alinéa 5, du Code civil n’a pas été créé pour rien et est issu de ces constats humains ; qui dans tous les cas renvoie à la responsabilité de l’employeur, même pour une faute intentionnelle d’un salarié.

    Il faut avoir déjà subi comment des hiérarchies s’organisent pour ne pas vouloir savoir – tout en sachant quand même (je pourrais vous citer des centaines d’exemples à ce propos) – pour comprendre que ce qu’avance Kerviel semble tout à fait plausible. J’ai suffisamment été déchargé de certains dossiers sensibles (dans mes ex-fonctions de CAC, non titulaire), parce que je soulevais des anomalies qui mettaient en cause les hiérarchies complices d’actes pénalement répressifs, pour savoir qu’on ne remet pas en cause sans conséquence, la bêtise, l’avidité, les prébendes et le pouvoir des humains… je dis bien des humains pas de « la banque ».

    À ma connaissance, on n’a pas beaucoup entendu dans cette affaire, l’AMF, les CAC, ainsi que les auditeurs internes et externes de cette mégastructure… QUID de leurs responsabilités à eux ? Et vous verrez qu’à la prochaine crise financière nous aurons encore quelques Kerviel à nous mettre sous la dent pour exonérer les hiérarchies sans oublier nos politiques de leurs responsabilités…

    En tout état de cause, cette affaire (ni même la crise de 2007) n’aura pas suffi à ce que les activités bancaires et financières soient séparées et pour moi c’est ça le fait majeur… Cela démontre en soit la complicité des hiérarchies et des politiques !

    Bien cordialement.

    Commentaire par Incognitototo — 18/01/2016 @ 14:51

  12. Jérôme KERVIEL,

    Vous connaissez le dossier, vous avez tout lu…c’est bien, mais êtes-vous sûre que tout est dans le dossier ?
    Pourquoi cet acharnement sur JK : il a reconnu les faits, il n’a pas détourné d’argent à son profit, il a voulu se faire valoir auprès de son employeur pour améliorer ses « performances » ou réaliser des objectifs inatteignables.
    A l’exemple des sportifs qui se dopent et dont on nous affirme qu’ils sont « propres » jusqu’au jour où… !
    A l’exemple de bien des individus, dans leur milieu professionnel, qui « bricolent les statistiques » de façon à avoir « la paix » ou alors pour profiter de primes et avancements.
    La hiérarchie sait, ne dit rien, laisse faire mais au contraire tourmente ceux qui ne présentent pas « les bonnes statistiques ». Et cela perdure jusqu’au jour où une trop « belle statistique », une erreur trop grossière ou un vérificateur plus pointilleux avec la déontologie viennent troubler le système…alors il faut à tout prix préserver la respectabilité de l’institution, maintenir la confiance des citoyens dans le système.
    On n’a rien trouver de mieux que la « raison d’Etat », la victime expiatoire ou le coupable qui doit faire profil bas et se montrer docile pour sauvegarder ‘l’honneur » de l’institution.
    Tout ça ne fait pas de JK un martyr, ça n’en fait pas un exemple à suivre. Mais après nous l’avoir présenté comme un trader pas particulièrement doué, n’ayant pas eu un cursus universitaire des plus brillants, vouloir nous faire avaler que c’était un « génie » de l’informatique et des systèmes financiers, capable de déjouer tous les systèmes de contrôle existants…j’ai du mal à avaler, il y a comme un doute ! Wait and see !

    Commentaire par BONNET Francis — 18/01/2016 @ 14:56

  13. Moi qui ai désespérément tenté d’expliquer à vos confrères qu’une grand mère de 70 ans ne pouvait pas devoir 130 000 euros aux impôts pour avoir organisé quelques lotos dans le Nord, que le calcul fiscal, particulièrement simple, était faux… je n’ose même pas imaginer la galère dans laquelle vous êtes. Mais ça reste une question intéressante, jusqu’à quel niveau, dans une démocratie, les journalistes peuvent intégrer des éléments techniques complexes et savoir les restituer ou pire même, avoir simplement envie de les discuter. Jusqu’où ils peuvent valider des faits et les affirmer plutôt que de rester au niveau des déclarations de chaque partie… Les avocats de JK disent que…

    Maintenant, et c’est très personnel, je ne comprends pas pourquoi vous attachez tant d’importance à cette affaire. Vous trouvez que JK est un grand manipulateur. Soit. Il est loin d’être le seul et le pire, et il est allé en prison donc à quoi bon maintenant. Il a instillé le doute ? Peut-être… Ne pas accepter que des contestations, voire théorie du complot n’émergent d’un tel dossier, ce n’est pas très réaliste. Et même si les gens de la SG n’étaient pas au courant (tous ? quelque-uns ? des doutes au moins ?), ils n’en restent pas moins de sérieux incompétents (même aux yeux de la Cour de cass non ?). Donc il n’y a pas de « gentils » ni de « méchants ». Il y aura toujours des gens avec des opinions différentes. C’est un sujet sans fin et surtout sans vérité qui ne vaille la peine de se battre pour je trouve…

    A part peut-être pour la question à 2 milliards 😉

    Commentaire par Antoine — 18/01/2016 @ 16:18

  14. @antoine : pourquoi ? Parce qu’il porte atteinte au crédit de la justice, ce qui m’irrite à titre personnel mais surtout alimente à mes yeux le « tous pourris » et donc le vote des extrêmes. Au surplus, livrer les mauvais combats empêchent de lancer les bons. S’il ne tenait qu’à moi, je dirais à la banque et au tarder de se démerder ensemble, parce qu’en effet c’est leur problème. Hélas, la justice n’a pas le droit de refuser de juger, elle est piégée au milieu de cette querelle de ménage qui nous coûte beaucoup d’argent et mobilise de façon délirante l’attention des médias.

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/01/2016 @ 16:27

  15. @ Incognitototo

    Juste une petite précision de technique juridique sur le terrain de l’interprétation du texte que vous évoquez : si en effet, l’article 1384 alinéa 5 instaure une responsabilité de plein droit du commettant et pose donc le principe dit d’une responsabilité objective, pour autant, classiquement, la victime pouvait agir soit contre le commettant, soit contre le préposé, soit encore cumulativement contre les deux, de sorte que le commettant condamné pouvait disposer d’une action récursoire contre son préposé.

    Toutefois, un arrêt d’Assemblée plénière de la Cour de cassation du 25 février 2000 a remis en cause ce schéma classique selon lequel l’articulation des responsabilités du commettant et du préposé n’excluait pas la responsabilité personnelle de ses préposés.

    En effet, la Cour de cassation avait considéré que :  » n’engage pas sa responsabilité à l’égard des tiers le préposé qui agit sans excéder les LIMITES DE LA MISSION qui lui a été impartie par son commettant ».

    Dans ce cas il est bien évident que le préposé bénéficie d’une immunité personnelle à l’égard de la victime; seul le commettant est responsable et ne peut donc s’exonérer en démontrant qu’il n’a pas commis de faute. On doit aussi admettre que le commettant ne peut plus exercer de recours contre son préposé qui a agi dans les limites de sa mission.

    Mais la Cour de cassation dans son arrêt d’Assemblée plénière du 14 novembre 2001 a ensuite apporté une restriction à l’immunité civile en considérant que : « le préposé condamné PENALEMENT pour avoir INTENTIONNELLEMENT commis, fût-ce sur l’ordre du commettant, une INFRACTION ayant porté préjudice à un tiers, engage sa responsabilité civile à l’égard de celui-ci »

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 18/01/2016 @ 16:34

  16. Je viens de lire dans l’Express le point de vue de Maître Eolas.

    Ce que je vois moi, c’est à coup sûr une policière, sans doute sincère, instrumentalisée sans vergogne par la défense Kerviel. Car D. Koubbi en dévoilant l’enregistrement sur Mediapart, c’est bien à elle qu’il fait prendre des risques. Et pour une alerte lancée bien fumeuse en effet, des rumeurs, des sentiments…

    Une petite remarque pour appuyer ce que je dis. La SG est accusée dans l’enregistrement d’avoir utilisé l’AVC dont a été victime N. Le Roy pour discréditer ses propos. Je ne sais pas si c’est vrai, mais moi qui suis pourtant cette affaire d’assez près dans les media, je n’étais pas au courant. Mais maintenant cette information qui ne regarde personne est publique … Preuve encore une fois que dans la team Kerviel, on ne recule vraiment devant rien !

    Commentaire par Maelle — 18/01/2016 @ 17:52

  17. Aliocha : « Passons sur le procédé consistant à enregistrer un juge, tous les juristes de Twitter hier soir étaient ulcérés ».
    Les mêmes qui se sont ulcérés à cause des enregistrements de mamie zinzin Bettencourt, dont la justice vient pourtant de reconnaître l’utilité ?
    Aliocha : « Pourquoi cacher ses gains de 600 millions en juillet 2007, si ses supérieurs lui demandaient de faire ça ? Et pourquoi cacher ensuite 800 millions en novembre ? Il aurait du hurler de joie, réclamer un bonus, ses supérieurs aussi ! »
    Vous êtes d’une naïveté incroyable. Même dans les plus mauvais polars, le commanditaire d’un mauvais coup dit à ses hommes de main : « tu te débrouilles comme tu veux, je ne veux pas le savoir ».
    Aliocha : « Et pourquoi la banque l’interroge durant 12 heures pour lui demander de révéler ses opérations si elle est au courant de tout ? »
    Ben pour faire semblant qu’ils sont pas au courant, pardime !

    Commentaire par Gilbert Duroux — 18/01/2016 @ 18:10

  18. […] L’affaire Kerviel finira-t-elle un jour de rebondir ? Je ne sais pas si l’ancien trader était un petit génie de la finance, mais il est à coup sur, avec son avocat David Koubbi, un artiste du barnum médiatique. Après un passage dans Complément d’Enquêtes la semaine dernière, le trader qui a été condamné à trois reprises pour avoir fait perdre 6Mds d’euros à la Société Générale sort de son chapeau un enregistrement pirate datant de juin dernier censé venir relancer son dossier. Un timing qui ne doit rien au hasard puisque la bombinette éclate quelques heures avant que soit examinée sa demande de révision, grand classique de l’Histoire, comme le rappelle la journaliste Plume d’Aliocha dans son analyse des nouveaux rebondissements de l’af… […]

    Ping par Kerviel à l’épreuve des faits — 18/01/2016 @ 19:19

  19. le lien vers l’avis d’Eolas cité par Maelle : http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/affaire-kerviel-que-risque-la-policiere-qui-a-enregistre-une-magistrate-a-son-insu_1754734.html

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/01/2016 @ 22:11

  20. @ Chevalier Bayard,

    Quel intérêt de rentrer dans ce particulier détail juridique ? Est-ce bien le lieu ? Et je ne comprends pas quelles conclusions vous en tirez…

    Commentaire par Incognitototo — 19/01/2016 @ 00:11

  21. @ Incognitototo

    1. « Quel intérêt de rentrer dans ce particulier détail juridique ? » ?

    D’abord c’est vous qui avez pris l’initiative d’y rentrer ! Ensuite parce que j’ai estimé que le commentaire que vous faites de l’article 1384 alinéa 5 du Code civil avait besoin d’une précision juridique et non sociologique, voire psychologisante ! Enfin, vous ne pouvez pas me reprocher de l’intérêt que je porte à votre intervention ?

    2. « Est-ce bien le lieu ? » ?

    Euh…? Le billet d’Aliocha traite bien de l’affaire Kerviel il me semble ? Non ? Donc si vous laissez entendre que : « L’article 1384, alinéa 5, du Code civil n’a pas été créé pour rien et est issu de ces constats humains ; qui dans TOUS LES CAS renvoie à la responsabilité de l’employeur, même pour une faute INTENTIONNELLE d’un salarié » c’est que la victime supposée, ici, la banque, personne morale, serait seule responsable mais surtout que Kerviel n’aurait pas agi hors des LIMITES DE SA MISSION ? Ce qui a été, pourtant, sur ce dernier point au pénal, judiciairement, établi à 3 reprises !

    Au surplus, j’irai même plus loin puisque vous m’y invité car « ce particulier détail juridique » , voyez-vous, me permet d’ajouter qu’en réalité contrairement à ce que vous affirmez, de manière péremptoire, la Cour de cassation dans un arrêt du 20 décembre 2007 confirmé par un autre arrêt du 21 février 2008 a reconnu que la FAUTE INTENTIONNELLE, à elle seule, était aussi une restriction au principe de l’immunité personnelle du préposé.

    3. « Et, je ne comprends pas quelles conclusions vous en tirez…? » ?

    C’était pourtant clair ! Voir mon petit 2 grâce à votre contribution…

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 19/01/2016 @ 05:30

  22. Bravo pour votre émission ce matin, face à Julien Bayou qui répète (en toute sincérité je le pense) ce qu’on lui a raconté. Le plus superbe étant le coup des 60 millions de transactions prétendument dissimulées alors qu’il suffit de savoir lire :

    « Société Générale a fait part [spontanément, je précise] à l’AMF, par courrier du 28 avril 2010, des problèmes rencontrés sur le reporting de sa succursale britannique, de l’audit entrepris et de sa volonté de remédier aux anomalies dès qu’elles seraient définitivement identifiées.

    http://www.amf-france.org/Sanctions-et-transactions/Decisions-de-la-commission/Chronologique/Liste-Chronologique/Sanction.html?year=2016&docId=workspace%3A%2F%2FSpacesStore%2Fbfd6c2d0-1cf7-42cd-a4d3-ebd3e701de73

    Mais c’est plus simple de répéter ce qu’on vous a dit que d’aller chercher l’information soi même…

    Continuez.

    Commentaire par JP — 19/01/2016 @ 09:10

  23. Bonjour à tous
    Notre chère hôtesse sur France Inter, ce matin! Joie, pleurs de joie! quoi que…
    Peut-on se mettre d’accord sur ce qui suit:
    La justice a jugé honnêtement
    sur la base des éléments en sa possession.

    Et, bien sûr, tout le problème aujourd’hui, réside dans l’exhaustivité et la fiabilité de ces éléments.
    Et on a bien l’impression que des doutes,au niveau de certains enquêteurs importants, ont été révélés.

    Commentaire par araok — 19/01/2016 @ 09:25

  24. Beaucoup de commentaires très longs très fastidieux mais aujourd hui ce qui compte c est le buzz médiatique ; ne cherchez pas la logique ,la raison l intelligence , les médias sont en chute libre et doivent s accrocher à tout ce qui peut faire tabloïd pour rameuter le chaland , quitte à faire du  » Nabilla  » ; le niveau zéro de l information : Kerviel a éternué , c est un signe .. prochain buzz : Kerviel s ‘ est gratté le nez ; l info est tombée dans la boue .

    Commentaire par Superaldo — 19/01/2016 @ 09:35

  25. l info est tombée dans la boue . NON dans le cinéma …….comme la justice d’ailleurs !

    Commentaire par legrandjeu — 19/01/2016 @ 09:47

  26. Belle émission ce matin sur Inter, mais pas vraiment équilibrée sur le temps de parole. Dommage.

    Commentaire par Thibaut — 19/01/2016 @ 10:05

  27. legrandjeu a raison ; merci de rajouter ce message très vrai

    Commentaire par Superaldo — 19/01/2016 @ 11:48

  28. Quel magnifique blog! Vous faites honneur à la profession de journaliste. Pourtant j’ai, habituellement, la dent très dure contre les journaleux … Je me suis assez peu intéressé à cette affaire mais j’ai tout de même compris (?) deux ou trois choses simples :
    1. Un salarié a, par son comportement à risque, fait perdre beaucoup d’argent à son employeur. Il été viré. Il n’aurait pas dû subir davantage selon moi et son employeur a été mal venu de réclamer des dommages et intérêts pour le préjudice subi. D’autant que la condamnation civile s’est montée à la perte subie par l’employeur (cinq milliards d’euros), somme que le condamné ne peut évidemment pas (et ne pourra jamais) rembourser. Toutefois, l’employeur a consenti à ne pas mettre en recouvrement le montant de la condamnation faite à son profit à condition que Jérôme Kerviel SE TAISE … Cela m’a mis la puce à l’oreille … Il y a des silences qui valent donc cinq milliards d’euros? C’est beaucoup …
    2. Sauf erreur, l’employeur n’a jamais été condamné à quoi que ce soit. Il n’a donc commis aucun délit, aucun crime, aucune faute? Même pas la faute de n’avoir pas été capable de surveiller efficacement son employé? Je ne peux pas avaler ça.
    3. Je me souviens que Daniel Bouton, patron de la Société Générale au moment des faits, a du se faire tirer l’oreille pour démissionner. Il en a été prié par Sarkozy mais il a fallu que celui-ci insiste lourdement pour obtenir gain de cause. Selon moi, par simple dignité, il aurait du démissionner spontanément et immédiatement.
    4. L’employeur eut été mieux inspiré de négocier le départ de Kerviel en accompagnant ce départ d’une forte indemnité assortie du respect d’une condition de silence rigoureux. De la sorte, tout serait rentré dans l’ordre, sans tapage médiatique.
    5. Il est notoirement connu que l’industrie bancaire française est particulièrement performante vis à vis de ses concurrents. Tout particulièrement sur le marché des produits dérivés, objet même des transactions qui ont failli provoquer la faillite d’une très grande banque française.
    6. Comment un employeur peut-il laisser un préposé, seul, engager l’entreprise bien au delà de ses capitaux propres? Forcément, de graves fautes ont été commises par de nombreuses personnes! Ces personnes ont-elles été sanctionnées? Je crains que non …

    Commentaire par Jacques Heurtault — 19/01/2016 @ 12:07

  29. @ Jacques Heurtault : hmmm non, malheureusement, je crois que vous n’avez pas compris. Mais alors pas du tout. 🙂

    Commentaire par VilCoyote — 19/01/2016 @ 13:58

  30. @VilCoyote
    Me dire que je n’ai pas du tout compris, c’est peut-être « bien » … m’expliquer en quoi et pourquoi je n’ai pas compris, c’est nettement mieux! J’attends donc vos explications …
    Nota bene : j’ai lu tout l’article et TOUS les commentaires …

    Commentaire par Jacques Heurtault — 19/01/2016 @ 14:10

  31. Ben vous avez donc tout lu de travers.
    « Il n’aurait pas dû subir davantage selon moi » -> De façon générale, dites-vous bien qu’on se contre-tamponne de vos états d’âme et des « il eût fallu que ».
    « Toutefois, l’employeur a consenti à ne pas mettre en recouvrement le montant de la condamnation faite à son profit à condition que Jérôme Kerviel SE TAISE » -> Absolument pas. Par ailleurs la Cour de cassation a cassé cet aspect du jugement.
    « Sauf erreur, l’employeur n’a jamais été condamné à quoi que ce soit » -> Erreur il y a. La SG a été sanctionnée par la Commission bancaire (aujourd’hui ACP) pour ses défauts de contrôle (4 M€ d’amende).
    « Ces personnes ont-elles été sanctionnées? Je crains que non » -> Je crains (pour elles) que si.

    Commentaire par VilCoyote — 19/01/2016 @ 14:29

  32. @ChevalierBayard : votre commentaire, très pertinent comme à chaque fois, avait bien évidemment toute sa place ici.

    Commentaire par Tocquevil — 19/01/2016 @ 15:33

  33. @Vil Coyote …
    1. Ah! Ah! Ah! 4 millions d’euros d’amende! Cela représente combien de % des profits réalisés, chaque année ou presque, par la Société Générale? A combien les entreprises américaines qui sont prises « la main dans le sac » sont-elles condamnées par la SEC, par le fisc américain et que sais-je encore? Non pas quelques millions mais des milliards … C’est en général l’aboutissement d’une transaction pénale : « Si vous acceptez de payer l’amende forfaitaire, il n’y aura pas de procès. Si vous n’acceptez pas, vous RISQUEZ d’être condamné à beaucoup plus que l’amende forfaitaire … A vous de choisir! ».
    2. J’ai encore le souvenir que le tribunal, en première instance, avait interdit à Kerviel d’écrire un livre sur l’affaire … (je me trompe peut-être mais il me semble bien que j’ai raison).
    3. Il reste gravé dans l’esprit populaire qu’il est rigoureusement impossible que la banque n’ait pas pu être au courant de ce qui se passait et, qu’en tout état de cause, elle est nécessairement responsable des actes de ses préposés. Si elle ne savait pas, il est clair pour presque tout le monde qu’elle DEVAIT faire en sorte de savoir … Quoi? Une banque ne serait pas en mesure de savoir le montant quotidien des engagements financiers pris par chacun de ses salariés? C’est déjà extravagant … Que dire alors de la situation où il est constaté que le montant des engagements atteint, pour UN SEUL des salariés la somme faramineuse de 50.000.000.000 d’euros (soit environ 15% du budget de l’Etat!)? Qui peut croire de telles sornettes?

    Commentaire par Jacques Heurtault — 19/01/2016 @ 16:08

  34. Bon, ça va commencer à être lassant de répéter des choses dites et redites et rererereredites (principalement par la maîtresse des lieux)… Un peu comme avec les conspis du 11 septembre, quoi.
    1. La sanction maximale que pouvait à l’époque prononcer la Commission bancaire était de 5 M€. Pas le choix, c’est la loi qui le disait.
    2. Moi j’ai le souvenir qu’il lui avait intimé de se mettre une plume dans le cul et de faire le poirier dans la salle des perdus en chantant « Maréchal nous voilà » en grec antique. Je me trompe peut-être mais il me semble bien que j’ai raison.
    3. Il reste gravé beaucoup de conneries dans l’esprit populaire. Par exemple qu’une banque aurait sciemment pu décider de confier près de 2 fois ses fonds propres à un seul type, pas particulièrement bon ni expérimenté, pour adopter des positions directionnelles en pleine crise financière.
    Pour le reste, si vous voulez vous renseigner un peu et ne pas rester sur les apparences trompeuses du prétendu bon sens, vous pouvez lire (en le comprenant, si possible) tout ce qui a été écrit ici et chez Pascale Robert-Diard, par exemple.

    Commentaire par VilCoyote — 19/01/2016 @ 16:58

  35. Voilà, vous excuserez (ou pas, plutôt) mon ton peu amène, mais le coup du type qui se pointe en disant « Wah, vous êtes formidable Aliocha, ce que vous dites est très pertinent, d’ailleurs je vais vous sortir tout le mou de veau que j’ai dans la théière au prétexte de vérifier que j’ai bien compris », c’est un poil exaspérant.

    Commentaire par VilCoyote — 19/01/2016 @ 17:30

  36. @vilCoyote : ça mérite une illustration ! (je ris, mais je ris !)

    Commentaire par laplumedaliocha — 19/01/2016 @ 18:12

  37. Relire les documents officiels c’est bien aussi. L’arrêt de cassation reproduit les meilleures pages, et les autres documents donnent les détails. En plus l’arrêt de cassation a l’avantage de bien poser les problèmes. Heureusement vu le niveau des magistrats.

    Rappelons au passage que J. Kerviel a rendu un bien mauvais service à tous les distraits qui se font voler quelque chose en oubliant de fermer leur voiture, puisque l’examen de la responsabilité de la victime lors du calcul du dédommagement est réintroduit dans la jurisprudence depuis cet arrêt.

    Commentaire par JP — 19/01/2016 @ 19:20

  38. Vous tournez en rond : les mêmes ficelles, les mêmes « tant de personnes si respectables ne peuvent s’être trompées », les mêmes « ce petit trader tente de manipuler la terre entière ». Je serais bien curieux de savoir combien vous percevez pour alimenter ce blog… Tant de malveillance au dépens de ce malheureux JK, j’imagine l’extase que vous procurais l’idée qu’il doivent rembourser 4,9 M€ à une banque qui a profité d’une indemnisation partielle, et au service de… rien du tout me laisse perplexe.

    Commentaire par JulienB — 19/01/2016 @ 22:16

  39. Vous, vous êtes con bénévolement, en revanche. Félicitations.

    Commentaire par VilCoyote — 19/01/2016 @ 22:45

  40. Tiens, c’est récurrent ce truc, si vous êtes contre Kerviel, c’est que vous êtes payé par la SG. S. Durand Souffland y a droit lui aussi. Ca coupe commodément court à la discussion et évite bien de parler de ce qui fâche : les faits, notamment. Le degré zéro de l’argumentation. Un point Godwin donc.

    @VilCoyote
    Que j’envie votre sens de la répartie, j’en ris encore !

    Commentaire par Maelle — 19/01/2016 @ 23:25

  41. @VilCoyote…
    Notez tout de même que, moi, j’écris sous mon véritable nom tandis que vous, vous vous cachez derrière un pseudonyme … Quand on se cache, c’est que l’on n’est pas bien droit dans ses bottes … Vous en arrivez à insulter un commentateur (qui signe JulienB).
    Je pense que Kerviel a été condamné et qu’il le mérite probablement. Il n’a aucune chance d’obtenir la révision de son procès. Par contre, la Société Générale, elle, n’a subi aucune condamnation sérieuse pour sa gestion pour le moins légère de ses salles de marché. Et ça, ce n’est pas du tout normal! A mon humble avis, c’est ce que la Cour de Cassation a voulu faire passer comme message en cassant l’obligation pour Kerviel de rembourser 4,9 milliards d’euros, chose qu’il ne peut évidemment pas faire et ne pourra jamais faire …
    Vous aurez beau remuer ciel et terre, vous ne parviendrez pas à convaincre l’opinion publique qui, aujourd’hui, est très remontée contre le système bancaire et contre la Société Générale qui le représente. Beaucoup de gens souffrent à cause de ces maudites banques qui n’en ont décidément jamais assez! Qu’il y en ait une qui prenne le bouillon histoire de dire aux autres « Faites attention sinon gare à vos fesses! » ne peut que me réjouir … Ce n’est pas demain qui j’irai mettre les quelques dizaines de milliers d’euros que j’ai devant moi dans ces maudits machins auxquels je ne comprends rien!Je veux la même chose que le PEUPLE dans son immense majorité : il faut que, d’une façon ou d’une autre, la Société Générale soit, elle aussi, sanctionnée … Et pas seulement de 4 millions d’euros!

    Commentaire par Jacques Heurtault — 19/01/2016 @ 23:42

  42. @VilCoyote

    Ne serait-ce lui faire trop d’honneur on appellerait ça un point Kerviel…

    Commentaire par JP — 20/01/2016 @ 07:23

  43. @Jacques Heurtault

    Vous seriez donc pour une sanction qui n’est pas préalablement prévue par la loi ?
    Pourriez-vous développer ce point s’il vous plaît ?

    Commentaire par JP — 20/01/2016 @ 07:25

  44. Oh non purée, s’il vous plaît, ne le relancez pas… NE LE RELANCEZ PAS lol.

    Commentaire par gf — 20/01/2016 @ 10:31

  45. Dans un tel cas de figure, la « sanction » de quatre millions d’euros aurait pu être porté à CINQ millions (c’est à dire le maximum autorisé). Avant cela, la Société Générale, POUR RECONNAITRE SA FAUTE INITIALE (ne pas avoir été capable, avant le phénoménal dérapage, de mettre en place les moyens de contrôle suffisants de ses salles de marchés) aurait pu s’abstenir de se constituer partie civile et de demander des dommages et intérêts. De la sorte, elle aurait, implicitement admis sa responsabilité fondamentale propre. Le patron de l’époque aurait pu, dès la révélation du scandale et, donc, bien avant qu’il ne soit instamment prié de le faire par le Président de la République en personne (Nota bene : je n’ai AUCUNE sympathie pour Sarkozy!), présenter spontanément sa démission.

    En l’état actuel du dossier, la Société Générale serait bien inspirée de retirer sa constitution de partie civile et donc, du même coup, renoncer explicitement à demander quelque dommage et intérêt que ce soit. ELLE EN A LE POUVOIR! DES AUJOURD’HUI! Sur cette base, Kerviel (que je n’ai pas du tout envie de défendre!) serait alors condamné (car l’action pénale ne peut être éteinte du fait de la non-constitution de partie civile) pour le grave délit de faux que, selon toute vraisemblance, il a commis.
    De la sorte, les Pouvoirs Publics pourraient alors envisager (sauf prescription!) de poursuivre la Société Générale et ses dirigeants de l’époque du délit (par exemple …) de FAUTE INEXCUSABLE tant il apparait évident au commun des mortels que cette entreprise ne peut pas sortir blanchie de cette lamentable affaire …

    Je vais plus loin … Si le vote d’une loi rétroactive était nécessaire pour permettre, au minimum, une condamnation de principe de la Société Générale, j’en soutiendrais la perspective et le projet car le moment est venu de dire au système bancaire mondial (en général) et donc français (en particulier) : « STOP! CA SUFFIT! Nous n’allons pas vous permettre de semer davantage le désordre dans l’économie du pays! ». Il est évident que si une réaction appropriée et MAITRISEE n’intervient pas, il y aura alors des réactions probablement inappropriées et certainement non-maitrisées qui se produiront … Ce n’est jamais bon pour la démocratie.

    Commentaire par Jacques Heurtault — 20/01/2016 @ 12:01

  46. Vous réalisez ce que vous dites, Monsieur Heurtault, les bras m’en tombent ! Et vous affirmez défendre la démocratie ! Un loi rétroactive, waou ! Et la SG qui doit commencer par reconnaître sa culpabilité, seriez-vous un admirateur de Mao ?
    Sous prétexte que l’opinion publique serait convaincue (on devrait faire un référendum sur la question, vous ne croyez pas?) que la SG est coupable, sans qu’aucune preuve de cela n’ait jamais été apportée, elle ne peut en sortir blanchie! Et la justice, vous vous asseyez dessus, c’est ça ? Incroyable ! C’est bien vous qui n’êtes pas bon pour la démocratie.

    Vous voulez que vous dises le fond de ma pensée, quand je vois ce qui se passe dans cette affaire Kerviel, j’ai honte des réactions de mes concitoyens manipulés si aisément par des communicants habiles et des media complaisants qui les enfoncent dans leurs sentiments populistes. Enfin, j’ai honte, à vrai dire j’ai plutôt peur …

    Pour finir sur une note plus calme, je rappellerai le post 14 de notre hôtesse.

    Commentaire par Maelle — 20/01/2016 @ 12:27

  47. Je viens de lire dans La Tribune que Jérôme Kerviel est domicilié dans le VIIIè arrondissement, mazette !
    Et oui, moi aussi je peux flirter avec le ad personam 😉

    Commentaire par Maelle — 20/01/2016 @ 14:27

  48. media complaisants qui les enfoncent dans leurs sentiments populistes.
    C’est à creuser Maelle, comme Alice aux pays des merveilles où des horreurs, Apocalypse Now, Dr Folamour, y a le choix !
    Ainsi les médias cinémas produiraient du populisme…..par excès de non sens et d’émotions.. donc. La démocrachie bisounours partout.
    Mao est mort, mais Poutine a ressuscité la Russie,après la vérole du vraisemblabla marxiste qui pullule encore cheux nous sous perfusion laïque. Vive la dictature de l’intelligence et du savoir pratique…… fantaisie uber alles a fait son temps, et que Charlie l’a aussi achevée par excès de dérisions adolescentes. Tout ce tient.
    Enfin…l’essentiel , c’est d’avoir peur, mais en déclarant, même pas peur. Même ma chienne le sait, avec tous ces petits enfants qui la prennent pour un jouet, elle leur gueule dessus, car elle sent, une seule chose……. leur peur du vivant.Le spectacle de la société (anonyme) et pas l’inverse comme disait le fumeux Debord, est à cran à l’écran, après mort à crédit, le ON, arrive à, mort à l’écran, enfin. De profundis. Faut pas avoir le vertige, même si, c’est vertigineux et il y a de plus en plus d’anonymes sous cachetons.Une pilule pour tout dans le meilleure des mondes.
    GPS: je n’ai aucune confiance dans la justice de ce pays occupé du cinéma excuse entre autres, pour l’avoir vu fonctionner….çà, c’est effrayant…la 1ere fois, moins la 2eme et après ça fait rire !

    Commentaire par legrandjeu — 20/01/2016 @ 14:35

  49. Oui Maelle, le 8eme arrondissement, une info Kapitale digne des merdias.

    Commentaire par legrandjeu — 20/01/2016 @ 14:41

  50. @legrandjeu
    Quand on se fabrique une image de pauvre petit chose …

    Commentaire par Maelle — 20/01/2016 @ 15:09

  51. Je tiens à apporter ma petite pierre à l’édifice, la SG était très réputée dans le milieu bancaire pour son système de contrôle adossé à son SI (système d’informations) à tel point qu’un grand nombre de grandes banques internationales se sont inspirées de son modèle.
    Il suffit qu’un bricoleur du dimanche, un gars qui ne sort pas d’une de ces grandes écoles d’où émergent nos traders pour mettre le b….l!! Il faut le clouer au pilori, cela apprendra à tous ceux qui n’ont pas de réseau de vouloir se croire être un cador.
    Inversement au contenu de votre dernier paragraphe Aliocha, répéter le discours de la SG ne constitue par une preuve de sa non-responsabilité dans cette affaire que le préjudice pour cette banque est surtout d’image.
    Bizarrement, toujours cette maudite année, un autre département a joué de malchance – 800M€ + une autre perte de près de 200M€; mais là, pas de plainte ou d’enquête …
    Pour rappel, il y a une forte pression chez la SG pour que le scénario « vendu » soit conservé en l’état, car, elle a reçu 2 fois 2Md€ d’indemnisations + bénéficié d’un avoir fiscal de 1,2 ou 1,7Md€!!!
    Si, au civil, sa responsabilité est reconnue, la SG devra remboursée à l’État ces sommes perçues indûment + les intérêts.

    Commentaire par JLB78 — 20/01/2016 @ 15:46

  52. @Maelle : on lui prête en effet un appartement rue de Monceau, presque à l’angle Friedland. Quand je vous dis que c’est le Nabilla de la finance. « T’es une banque et t’as pas vu que je faisais du trading non autorisé dans ton dos, non mais allo quoi ?! » Et la France hurle au génie, et tape sur ses juges qui n’ont rien compris, et réclame une statue pour le trader.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/01/2016 @ 16:01

  53. @ Maelle…
    Le commentaire 14 de « La plume d’Aliocha » ne me déplait pas du tout. C’est effectivement ce que la Société Générale aurait du faire depuis le début : ne pas se constituer partie civile et, donc, ne pas demander de dommages et intérêts, laisser au Procureur de la République (qui peut ouvrir une enquête sur n’importe quel fait dont il a connaissance dès lors qu’il estime qu’il y a eu délit ou crime ou bien décider de ne pas poursuivre s’il estime que l’ordre public n’est pas menacé) le soin d’apprécier souverainement la suite qu’il entend donner à cette affaire. Ce n’est pas le choix que la Société Générale a fait. Kerviel – sauf si on pense qu’il est fou – n’avait aucun intérêt à poursuivre au début de l’affaire. Il me semble bien que c’est sa première condamnation qui a déclenché sa réaction (qu’il faut bien qualifier de courageuse car s’en prendre à un mastodonte tel que la Société Générale n’est pas à la portée du premier venu; il est préférable d’avoir des nerfs d’acier, profil qui correspond assez bien à celui d’un trader de salles de marchés, milieu où l’adrénaline est produite en assez grande quantité). La Société Générale, ainsi que je l’ai dit dans mon commentaire 44 peut, aujourd’hui encore, retirer sa « partie civile » ce qui met fin, immédiatement, à l’action civile dirigée contre Kerviel (mais pas à l’action pénale!). Toute cette affaire, telle qu’elle se développe actuellement, c’est beaucoup de mauvaise publicité pour la Société Générale et pour l’industrie bancaire française et mondiale.

    Par ailleurs, les lois rétroactives sont beaucoup plus fréquentes que vous ne semblez le croire! Les plus célèbres sont les lois qui ont déclarées imprescriptibles les épouvantables crimes nazis. Elles ont été votées APRES les faits criminels en question. C’est ce qui permet aux actions judiciaires nouvelles se rapportant à ces faits de pouvoir être toujours susceptibles d’être engagées AUJOURD’HUI. Je trouve ça très bien et je suis prêt à parier que vous avez la même opinion (Mais c’est à vous de me dire si vous voulez que je perde mon pari ou que je le gagne … Si je le gagne, je me contenterai d’une victoire morale!).

    De fait, cette affaire est devenue, qu’on le veuille ou non, une affaire politique. Elle ne pourra être résolue que d’une manière politique. Le PEUPLE veut que la Société Générale paie ses manquements à titre d’expiation au nom de tout le système bancaire. Ayez présent à l’esprit que Oxfam vient de révéler que 62 personnes physiques détiennent la moité de toutes les richesses de la planète et que 1% des personnes physiques (70 millions) de toute la planète possèdent autant que les 99% restantes … C’est juste hallucinant! Et vous voudriez (peut-être?) que l’on plaigne ces « pauvres banques » et ces « pauvres grands patrons »? Il ne faut pas compter sur moi! Il n’y a que deux camps. Puis-je vous suggérer de ne pas vous tromper de camp? Au risque de m’avancer beaucoup, je crois que, vous et moi, nous sommes dans le même camp : celui des six milliards neuf cent trente millions qui devraient faire face aux 70 millions d’autres qui se partagent du pognon jusqu’à l’overdose au point de ne même plus être capables de savoir quoi en faire…

    Commentaire par Jacques Heurtault — 20/01/2016 @ 16:04

  54. Ah tiens, justement on parlait de point Godwin, et le voilà atteint !

    Commentaire par JPS — 20/01/2016 @ 16:15

  55. Je ne me souviens pas m’être adressé à la meute pourtant… en dépit de tous les gargarismes de juristes qu’on peut lire ici, on retiendra seulement que la plus haute juridiction (pardonnez d’avance cette approximation, si c’en est une) a reconnu ce qui apparaît comme une évidence dans les milieux éclairés – qui savent un peu de quoi il est question sur le terrain, pas seulement dans les gazettes judiciaires – la SG est bien co-responsable des pertes qu’elle a subies. Un préjudice dites-vous ? Pour ses actionnaires petits et grands, pour les contribuables, pour les épargnants, etc. je veux bien… Au passage, il serait intéressant de chiffrer le coût total du ménage dans les rangs de la SG en additionnant les indemnités de départ d’une grande partie de la hiérarchie de JK (de N+1 à D. Bouton), tous mis à l’écart pour leurs insuffisances mais grassement rétribués pour leur silence ou leurs témoignages selon les cas de figure. Enfin, j’espère que vous (toujours pas vous, les toutous) vous êtes consolée avec les déboires de Bernard Tapie.

    Commentaire par JulienB — 20/01/2016 @ 21:25

  56. Je relis les commentaires et je dois bien avouer que ce blog est bien mal fréquenté : une belle brochette de cuistres lassés de tourner en rond avec Mme « la maîtresse de lieux ». Beurk ! Je me sauve, promis vous ne me reverrez plus. J’espère juste que vous aurez une dernière pensée insultante à mon endroit même si je n’en prendrais jamais connaissance;

    Commentaire par JulienB — 20/01/2016 @ 21:43

  57. … je n’en prendrai jamais connaissance. Trop pressé de partir…

    Commentaire par JulienB — 20/01/2016 @ 21:44

  58. @ Maelle

    Dans le prolongement de votre contribution en @16 je ne sais pas si la dame a un souci mais, apparemment, elle a du souci à se faire : http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/01/20/affaire-kerviel-il-n-y-a-pas-eu-de-dysfonctionnements-selon-l-ancienne-vice-procureure-chargee-du-dossier_4850320_1653578.html

    @ Jacques Heurtault

    …. »sauf si l’on pense qu’il est fou »…

    Si l’on soutient (par l’absurde à défaut d’une analyse…) qu’une personne équilibrée (en tout cas présentée comme telle par sa « dircom » de l’époque et non comme un terroriste…disait l’autre !) titulaire d’un master banque-finance qui sans trop se poser de questions engage 1,5 les fonds propres de son employeur soit : 50 Mds € – sur la base d’un faux dont il fait usage pour masquer des contreparties fictives – croyant que le monde de la finance ne fonctionne que sur des injonctions paradoxales : « les traders n’ont pas le droit de dépasser un certain plafond d’engagement; mais dans les faits ils sont poussés à le faire » (p.125 de son livre) mieux que : « C’est à ce moment que j’entendis parler pour la PREMIERE FOIS du ratio Cooke, et du problème que les contrôleurs financiers rencontraient à cause de mon résultat financier de fin 2007 […]. Le responsable m’expliqua alors : le ratio de solvabilité, l’explosion que générait l’écriture…j’avais beau déployer des trésors d’imagination, je ne voyais pas quel reproche on pouvait adresser à quelqu’un qui avait fait gagner 1 milliard et demi à son employeur » (p. 35 et s. de son livre)

    Le « petit de grain de folie » passe encore car il relève du romantisme mais n’importe quel étudiant de première année en banque-finance, lui, sait basiquement que si quelqu’un me doit une somme de 100 et que je lui dois en retour 80, le risque est de 180 et non de 20 car seules importent aux yeux des contrôleurs les valeurs absolues des transactions engagées, sans tenir compte de l’effet de compensation qui limite le risque ou l’annule et l’ ADM (Argument De Merde) de ce piètre employé devient massif quand il prétend ignorer que son exposition n’avait aucune incidence comptable ce qui, pour le moins, s’apparente à une forme de « démence précoce ».

    De sorte qu’en effet, la « faute inexcusable » commise par la banque est surtout celle originelle d’avoir confié un poste de trader à un employé faussaire compulsif !

    @ JulienB

    Pas besoin d’être grand clerc pour dire que la banque a une part de responsabilité en raison des carences dans ses procédures de contrôle : ça n’a échappé à personne !

    En revanche, que la Cour de cassation prenne une position tranchée sur une question de droit très discuté en doctrine « exhumé » d’une jurisprudence de 1972 alors qu’elle avait de nombreuses fois par le passé rejeté toute prise en considération de la faute de la victime en cas de dommage causé par une infraction pénale n’était certainement pas évident comme vous l’affirmez de manière péremptoire.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 20/01/2016 @ 23:41

  59. @ Le Chevalier Bayard …

    Je confirme que, en droit du travail, la notion de faute inexcusable de l’employeur (il n’y a que les employeurs qui sont susceptibles de la commettre; cela peut paraitre bizarre mais c’est ainsi!) est couramment invoquée par les salariés victimes car les tribunaux reconnaissent que l’employeur, par nature responsable de tout, doit savoir et doit être capable de faire face puisqu’il est « le patron » et que c’est donc lui qui donne les ordres. Toutefois, comme la sanction, si la faute inexcusable est reconnue, est généralement assez sévère, les tribunaux y vont doucement …

    Dans l’exercice de mon ancien métier d’agent de l’ANPE devenue Pôle Emploi (je suis actuellement en retraite depuis plus de quatre ans), je ne compte plus le nombre de fois où j’ai été invité à faire des choses pas très propres par une hiérarchie soucieuse de produire des « bons » chiffres rentrant dans le format établi par la Direction. Lassé de ces pratiques, j’en suis quand même venu à porter plainte auprès du Procureur de la République et c’est la Gendarmerie des Lilas qui a été chargée de l’enquête. Hélas pour moi, en droit français, la falsification statistique n’est pas un délit répréhensible! Aux Etats Unis, on peut aller en prison pour avoir falsifié des statistiques …

    Je ne suis donc pas du tout étonné de lire, au sujet de cette affaire, que, dans une salle des marchés, la hiérarchie – verbalement bien sûr et uniquement verbalement! – puisse inciter les traders à agir disons « à la marge » … y compris lorsque les résultats sont « trop bons » car sortir d’une norme statistique est dangereux dans la mesure où cela pourrait conduire les contrôleurs à analyser en profondeur « l’anomalie », chose qu’il faut éviter à tout prix car une fois que la « machine » (du contrôle) est lancée, plus personne n’est capable de prendre la responsabilité de décider de l’arrêter (c’est trop dangereux!).

    Votre exemple où A doit 100 à B tandis que B doit 80 à A ne décrit pas du tout la réalité. En effet, dans ce cas de figure simplissime, ne vous en déplaise, le risque est bien de seulement 20 et non pas de 180! Par contre, le schéma où A doit 100 à B qui doit 80 à C qui doit 60 à D qui doit 50 à E qui doit etc …, pour hyper simplifié qu’il est, est est déjà un peu plus « réaliste »… Imaginons que l’ensemble des dettes soit représentées par un sac de blé (en argot, le blé, c’est bien de l’argent, n’est-ce pas?) lequel sac de blé repose sur 1.000 allumettes plantées dans de la pâte à modeler. Tout va bien même si le sac de blé pèse un quintal … Si une allumette casse malgré sa solidité, ça tient encore! Si cinq cents allumettes cassent, tout s’écroule! Aujourd’hui, le total des expositions aux risques des « produits dérivés » détenus par le système bancaire mondial est – parait-il – égal à plus de 10 fois le PIB mondial! J’ai lu ça pas plus tard que cet après midi sur un blog géré, anonymement (mais je connais personnellement ce gestionnaire!) par un opérateur de placements financiers (il vend des « solutions fiscales » avantageuses mais néanmoins légales). Ce chiffre-là, associé à d’autres indicateurs alarmants, lui permet d’affirmer qu’il y aura une nouvelle crise financière mondiale avant la fin de cette année 2016 … Je veux bien le croire! Le système bancaire mondial est devenu fou … Aussi, je ne suis pas du tout disposé à accepter que, dans cette affaire « Kerviel », le Kerviel en question soit le seul à payer! IL FAUT, C’EST POLITIQUEMENT NECESSAIRE, QUE LA SOCIETE GENERALE PAIE AUSSI! Faute de quoi, cette folie bancaire et boursière mondiale ne s’arrêtera jamais jusqu’à la catastrophe finale que personne n’a intérêt à voir se réaliser …

    Commentaire par Jacques Heurtault — 21/01/2016 @ 00:55

  60. Surtout ne le prenez pas mal mais ma conclusion comme mon commentaire étaient quand même teintés de second degré !

    Je vais donc faire court car vous commettez une grossière confusion en la matière.

    En effet, si la notion de faute inexcusable de l’employeur, certes, existe bien, toutefois, on la retrouve exclusivement que dans certains régimes dits spéciaux notamment en droit social comme à l’article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale par exemple ou bien encore à l’article 3 alinéa 1 de la loi du 5 juillet 1985 relative aux accidents de la circulation.

    De sorte que, contrairement à ce que vous avancez, la notion de faute inexcusable (dont le plus souvent les définitions sont jurisprudentielles) dans l’affaire Kerviel n’a pas vocation à s’appliquer.

    En effet, ici, c’est le droit commun de la responsabilité civile qui s’applique, à tout le moins, pour le procès civil s’agissant de la réparation du dommage de la victime.

    Quant à l’incidence comptable à propos du ratio de solvabilité de la banque, quitte à me répéter, la technique en banque-finance consiste au lieu de compenser les ordres d’achat et de vente pour établir le niveau du risque, les contrôleurs considèrent dans ce cas que l’exposition est égale à la somme des opérations : « ce qui, bien sûr, donnait d’emblée au risque une ampleur impressionnante » (J.Kerviel – L’engrenage – mémoires d’un trader p. 36 de son livre)

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 21/01/2016 @ 05:07

  61. On n’apprend pas le droit des faillites à l’ANPE visiblement…
    Mais bon, encore un gargarisme de juriste. C’est vrai que dans une affaire comme celle-ci le droit n’a pas grand place.

    Commentaire par Garga — 21/01/2016 @ 08:26

  62. @ Le Chevalier Bayard …

    Nous sommes presque d’accord … Notamment pour apprécier le niveau d’exposition aux risques. J’ai simplement voulu montrer que votre premier exemple n’était pas du tout convaincant. Les actuaires savent très bien évaluer le risque et le chiffrer en espèces « sonnantes et trébuchantes ».

    Quant à la faute inexcusable, j’ai simplement voulu expliquer que ce pourrait être une porte de sortie acceptable pour en finir avec cette affaire qui n’a que trop duré. Vous avez raison de dire que les cas d’espèces de la « faute inexcusable » sont jurisprudentiels. J’ajouterai même que ça ne concerne – de fait – que le droit du travail. Précisément, Kerviel était bien lié à son employeur par un contrat de travail … Il peut légitimement invoquer les instructions verbales tacites. Le fait qu’il est perdu beaucoup d’argent ( pas le sien!) après en avoir gagné beaucoup également (mais pas autant, loin s’en faut) peut expliquer son comportement « à risque ». Il s’est emballé comme un cheval fou, grisé par ses deux récents succès (1,4 milliard d’euros quand même!). Il aura « compris » que certaines opérations doivent être habilement dissimulées afin de ne pas attirer l’attention des contrôleurs (quand bien même seraient-elles très bénéfiques …). Il tombe sous le sens qu’aucun directeur de salle de marché ne peut donner pour instruction d’engager au moins 1,5 fois les capitaux propres de tout le groupe afin « d’espérer » gagner 5, 10 ou même 20 milliards!
    Je reste persuadé que si cette affaire pouvait se terminer par une sanction pénale « aménagée » pour Kerviel et par le rejet des demandes de la Société Générale sur le fondement que « nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes », ce serait un grand pas en avant. D’autant que nous savons tous que, depuis cette affaire, les précautions et les contrôles se sont renforcés afin d’éviter que cela ne se reproduise. Pour ma part, je ne ferai pas d’acharnement contre la Société Générale … à condition que ladite Société Générale admette qu’elle a elle-même failli dans ses procédures de contrôle. Si elle insiste pesamment, elle va prendre, tôt ou tard, un retour de manivelle! Dans le même esprit, je ne me satisferai pas de je ne sais quel « magnanimité » de la part de la Société Générale qui, obtenant son indemnisation demandée (4,9 milliards d’euros!), décidait de ne pas en demander le recouvrement effectif car, alors, elle aurait un trop beau rôle qu’elle ne mérite absolument pas.

    @ Garga …
    Je confirme que l’on n’apprend pas le droit des faillites à l’Anpe … mais on en apprend de solides rudiments à l’Institut d’Administration des Entreprises! Quand on a, avant cela, reçu une formation supérieure en mathématiques, en physique (quantique!) et en chimie, la rigueur d’un raisonnement devient – un peu – une seconde nature … Quand on a, en outre, exercé dans le domaine de la sécurité industrielle des « process » dans l’industrie chimique (quand ça pète, il y a, le plus souvent, des morts, hélas!), la rigueur comportementale opérationnelle devient une habitude. De fait, je n’ai pratiquement, jamais (ou si peu!) joué au Loto. Pareillement, ainsi que déjà dit, quand on me demande de tripatouiller des chiffres, je dis « NON! » … Je n’ai jamais regretté cette ligne de conduite quand bien même l’ai-je payé professionnellement.

    Commentaire par Jacques Heurtault — 21/01/2016 @ 11:07

  63. Je pose ça là, avec une très grosse nausée et une question : qui va enfin arrêter cette machine infernale qui détruit tout sur son passage pour assouvir une vengeance et toucher en plus le pactole ? QUI ? https://blogs.mediapart.fr/richard-amalvy/blog/210116/kerviel-colere-ou-redemption-le-choix-cornelien-de-la-magistrate-du-parquet?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/01/2016 @ 08:43

  64. On dirait le coming out sauvage d’un supposé lanceur d’alerte !

    En contrepoint
    http://www.lesechos.fr/week-end/business-story/enquetes/021633435125-les-irradies-de-la-societe-generale-1194393.php

    Bon, c’est sûr, cet article ne s’adresse pas aux mêmes lecteurs et ça fait un peu com’ de la SG, mais au moins ça ne joue pas dirty …
    Je trouve que certains journalistes commencent à manifester leur colère face à la com’ éhontée de JK et sa clique, ou tout simplement sont plus circonspects. Pour ce qui est de l’opinion …

    Au fait le film de Barratier, il n’y aurait pas des problèmes de droit quand même ?

    Commentaire par Maelle — 22/01/2016 @ 09:04

  65. A l’inverse (de mon com 62) voici le papier le plus complet et le plus pertinent jamais écrit sur ce dossier http://www.latribune.fr/opinions/blogs/le-blog-du-contrarian/pour-en-finir-avec-l-imposture-kerviel-544338.html Tout y est, la technique, la psychologie, c’est impressionnant.

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/01/2016 @ 11:57

  66. Pas étonnant qu’Aliocha apprécie cet article de La Tribune. On y retrouve les mêmes fausses évidences que dans ses papiers, comme celle-ci : « Première évidence : si la Société générale et notamment le management direct de Jérôme Kerviel avaient été au courant de ses agissements, pourquoi celui-ci a-t-il tout fait pour les leur masquer ? »
    Comme si c’était être complotiste que de rappeler que lorsque une hiérarchie donne des consignes « limites » ou même « plus que limites », celles-ci s’accompagnent toujours de la fameuse formule qui n’est pas que de cinéma : « tu te débrouilles comme tu veux, je ne veux pas le savoir ». Bien évidemment, dans l’esprit des belles personnes comme Aliocha ou de ce journaliste de La Tribune, les dirigeants d’entreprises sont tellement imprégnées de déontologie qu’ils ne sauraient agir en dehors des clous. Pour faire une analogie avec un exemple tout récent : si les logiciels des moteurs des voitures Volkswagen ont été trafiqués pour faire croire qu’elles polluaient moins qu’en réalité, c’est sans doute à cause des Kerviel de Volkswagen qui ont pris sur eux, dans le dos des dirigeants, de bidouiller ces logiciels.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 22/01/2016 @ 12:23

  67. @ Gilbert Duroux

    Pour le dire autrement, en effet, c’est le fameux « pas vu pas pris » qui prévaut comme devise des traders, complétée d’une petite chute : vu, viré. Ou plutôt sacrifié, étranglé, dépecé, éviscéré même au nom de la sacro-sainte réputation de la banque.

    En réalité, imposture ou pas, force est d’admettre que cette affaire joue sur les symboles : l’auteur des fraudes utilise la RESPONSABILTE CIVILE pour que le blâme social soit partagé par la banque (c’est bien joué !) ; quant à la banque, c’est paradoxalement la RESPONSABILITE PENALE de J. Kerviel qui permet sa réparation.

    Cela étant, ce qui est tout de même troublant et, parfaitement discutable dans cette affaire, c’est surtout le contraste avec le sort des dirigeants de banques confrontés à de telles affaires dans les pays anglo-saxons qui est saisissant : UBS, victime du rogue trader Kweku Adoboli, s’est vu condamnée à une amende de 29,7 millions de livres par la Financial Services Authority de Grande-Bretagne. L’amende aurait été de 42,4 millions de livres si UBS n’avait pas immédiatement accepté le règlement : les dirigeants, y compris le président directeur général, ont tous démissionné et la nouvelle équipe a multiplié les excuses publiques.

    Dans le scandale de la manipulation du Libor (qui informe du taux moyen de nombreuses devises et de produits financiers dans le monde), La Royal Bank of Scotland a été condamnée le 6 février 2013 à une amende de 450 millions d’ € ; les dirigeants ont démissionné, bien que démentant toute implication personnelle.

    En décembre 2012, la banque suisse UBS a été condamnée à une amende de 1,1 milliard d’ €, après un accord avec les autorités américaines, britanniques et suisses, accord dans lequel UBS reconnaît la culpabilité pour fraude par voie électronique sur le Libor ; quarante-cinq cadres et dirigeants ont fait l’objet de mis en cause et poursuivis.

    A cet égard, la Socgen et ses dirigeants protestent de leur ignorance. Mais au fond, n’est-ce pas précisément ce qu’on leur reproche ? La jurisprudence pénale a développé de longue date une RESPONSABILITE PENALE des dirigeants d’entreprises du fait de leurs salariés « dans des cas exceptionnels où certaines obligations légales imposent le devoir d’exercer une action directe sur les faits d’un auxiliaire ou d’un subordonné » ce qui est précisément le cas en matière bancaire.

    De sorte que, si un salarié ne respecte pas les prescriptions imposées, c’est que le chef d’entreprise a perdu la maîtrise de la structure qu’il dirige. C’est donc une FAUTE PENALE D’IMPRUDENCE qui lui serait reprochée car sans cette négligence son préposé se serait conformé aux prescriptions textuelles (Responsabilité civile et responsabilité pénale pour dommages boursiers : troublante affaire Kerviel – Responsabilité civile et assurances n° 5, Mai 2013, dossier 32 – Etude par Véronique WESTER-OUISSE maître de conférences à l’université de Rennes)
    .

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 22/01/2016 @ 13:32

  68. @Gilbert Duroux : votre « je ne veux pas le savoir » nous mène donc à « on fait quoi des profits ? On veut rien en savoir non plus ». Donc en fait, on pousse un trader à franchir les limites pour obtenir un résultat dont on ne tiendra pas compte. Au fond, Gilbert, ce que vous voulez c’est pouvoir dézinguer la banque ; les faits, la raison, la logique, vous vous ne tapez. Pire, ça gâche votre bonheur. Et si au passage, cette allergie vous pousse à embrasser la cause de manipulateurs qui détruisent tout sur leur passage, c’est pas bien grave. On a le droit de tout faire quand on pense juste et droit ? Hein ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/01/2016 @ 13:38

  69. Oui, j’avoue, dézinguer une banque je trouve ça jouissif. Mais c’est pas pour autant que je sympathise avec Kerviel, dont je n’ai rien à foutre. Ça vous dépasse, hein qu’on puisse être à la fois contre la banque et contre ces petits frimeurs de traders qui flambent avec du pognon (trop) facilement gagné, les seconds étant les hommes de main sans conscience de la première.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 22/01/2016 @ 14:36

  70. Rideau!
    Est ce que le droit condamne l’usure, le pari sur la fluctuation des prix, etc. NON. Donc tout est permis, Kerviel comme La banque. En fait, elle se dézingue d’elle même tant que les déposants sont FORCÉS d’y déposer, depuis pas très longtemps, circa 1973, un peu juste après que le dollar est perdu sa parité or, et que Kennedy soit assassiné, etc, etc Si il y a bien un manipulateur en chef, c’est celui de la monnaie, tout le reste suit. La vrai richesse, c’est celle de se payer un monde et de se foutre royalement du reste.
     » Je n’ai nul besoin d’un avocat qui me dise ce que je n’ai pas le droit de faire. Je le paie pour me dire comment faire ce que je veux faire  »
     » Le monde se divise en trois catégories de gens:
    – un très petit nombre qui fait se produire les événements,
    – un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s’accomplir
    – et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s’est produit en réalité. »
    Pour le reste du fil d’Ariane, tirer ici, conspiration et complotisme all inclusive. C’est peu de chose une vie, sans le sens relié, c’est à y perdre connaissance.
    http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/mondes/monde.htm

    Commentaire par legrandjeu — 22/01/2016 @ 14:47

  71. Aliocha, restez journaliste! Ne devenez jamais avocat! Je dois reconnaitre que autant de candeur de votre part me laisse sans voix …
    Aliocha, le monde n’est pas composé QUE de bisounours! Il y a aussi des requins et d’autres squales! Là, le plus gros des requins, c’est EVIDEMMENT la Société Générale … Presque tout le monde sait ça. Vous allez finir par m’inquiéter. D’aucuns vont finir par penser que vous défendez la Société Générale parce que vous y avez des intérêts …

    « Qui va arrêter cette machine infernale? » demandez vous. Ce n’est pas la bonne question! La bonne question, c’est « Comment arrêter cette machine infernale? ». J’ai essayé de fournir une ébauche de réponse :
    1. Il faut que la Société Générale retire purement et simplement sa constitution de partie civile sans rien commenter sauf à dire que « Attendu que nous n’avons aucune chance de récupérer la moindre indemnisation, nous estimons qu’il est inutile de nous constituer partie civile ».
    2. Il faut que la Justice trouve le moyen d’aménager la condamnation pénale de Kerviel (méritée!) afin qu’il ne retourne pas en prison (il a déjà fait 5 mois ferme …).
    Dans toute cette affaire, il faut bien comprendre que c’est le procès de tout le système bancaire international (et donc français en particulier) qui est en train de se faire. Le conflit va s’exacerber si une nouvelle crise financière – ainsi que nous le prédisent, hélas!, beaucoup d’analystes financiers – se produit dans quelques mois! Il y a, rien que dans notre pays, des millions de gens qui sont ulcérés par tout ce qui se passe dans le monde de la finance, des paradis fiscaux, de la politique, etc. Même la BCE envisage d’infléchir sa politique pour tenter de maitriser ce troupeau d’étalons cinglés qu’aucun cavalier ne parvient à driver… (je parle, là, du monde de la finance!).
    L’article des « Echos » ne trouvera que bien peu de gens pour plaindre les anciens dirigeants de la Société Générale. Par contre, à mesure qu’il sera connu, il y aura des dizaines voire des centaines de milliers de personnes qui vont éclater de rire et qui vont penser « Bien fait pour leur gueule! » L’intérêt bien compris du monde de la finance, c’est de faire profil bas, pas du tout de se montrer arrogant!

    Commentaire par Jacques Heurtault — 22/01/2016 @ 19:27

  72. Dans toutes les administrations, dans toutes les entreprises s’applique le principe hiérarchique : des ordres sont donnés, des objectifs sont fixés et assignés. Le plus souvent ces objectifs ne sont pas réalistes, pas réalisables. Mais les carrières, promotions, avancements, rémunérations et primes ou maintien dans l’emploi dépendent de l’accomplissement des missions impossibles. Alors bon nombre de fonctionnaires ou salariés « bricolent » les procédures et statistiques pour « avoir la paix » ou pour se faire apprécier. Ceux qui ne marchent pas dans la combine subissent pressions et sanctions détournées.
    Tout le monde sait…et tout le monde fait comme si personne ne savait !
    « L »affaire : Soc Gen – J.K. » ne fait du bruit et ne déclenche les passions que parce qu’elle est financièrement énorme. Mais qu’est ce que l’énormité de la perte a à voir avec la déontologie, les pratiques et et responsabilités des uns et des autres ? A la suite de l’affaire, je serais intéressé de savoir si les autres traders de la SOC Gen ont été vérifiés, si leurs méthodes et leurs résultats ont été contrôlés ?
    Il serait surprenant que J.K.ait été le seul à utiliser quelques procédures ou artifices plus ou moins indécelables par des contrôleurs experts. Ont-ils été interrogés, ont-ils attesté sous la foi du serment que leur employeur leur avait surtout demandé de ne prendre aucun risque et de respecter scrupuleusement les procédures ?
    L’importance de la « bêtise » est dérangeante simplement parce qu’elle écorne l’image qui doit être affichée, celle de la rigueur, de la probité, de la confiance que l’on peut faire aux banques et aux banquiers qui prennent si bien soin de notre argent…

    Commentaire par BONNET Francis — 23/01/2016 @ 12:03

  73. Merci à Francis Bonnet! Il dit avec ses mots exactement la même chose que moi : il y a les ordres écrits et il y a les ordres verbaux.

    En tant qu’agent de l’ANPE/Pôle Emploi (18 ans de métier, aujourd’hui en retraite), j’étais, comme d’autres, invité à agir de telles ou telles façons manifestement non seulement illégales, non seulement non-réglementaires mais en outre, manifestement contraires aux instructions écrites du Directeur Général de l’ANPE/ Pole Emploi. J’avais une parade absolument infaillible qui a toujours admirablement fonctionné : je demandais confirmation écrite des instructions litigieuses (papier à en-tête, date, signature originale et mention explicite du nom du signataire et de sa fonction) … Bien entendu, de telles notes ne sont JAMAIS venues! Je n’ai donc JAMAIS fait autre chose que ce qui devait, réglementairement, être fait… Bien évidemment, cela a eu des conséquences tangibles sur le déroulement de ma carrière!

    Dans le secteur privé, qui plus est dans une conjoncture où le licenciement menace tout le monde, il est FORCEMENT très difficile de refuser d’entrer dans le jeu. Quand tout « se passe bien » (pas de « scandale », pas de « problème »…), tout va bien! Quand ça coince quelque part, le « donneur d’ordre » a vite fait de se décharger sur son subordonné en excipant qu’il n’a jamais donné de telles instructions et que, par conséquent, il n’est pas fautif … Vis à vis de la hiérarchie, ça se termine, parfois, par un départ négocié de manière plus ou moins « ferme » (comprenez : avec des indemnités plus ou moins « confortables »).

    Commentaire par Jacques Heurtault — 23/01/2016 @ 12:31

  74. Oui Monsieur Heurtault, nous nous comprenons parfaitement, nous n’étions pas dans la même administration, mais les techniques de management sont partout les mêmes…Comme vous et sur conseil de mon père qui avait été également fonctionnaire, il y a si longtemps…je demandais confirmation écrite des instructions « illégales » que mes directeurs distillaient pour faire gonfler en apparence les résultats. Au dessus du directeur départemental, le directeur régional était satisfait, puis le directeur général et enfin le ministre qui pouvait annoncer des résultats mirobolants à ses électeurs…Mais moi, je passais pour un sacré « emmerdeur » très peu apprécié de la hiérarchie et souvent tracassé par elle : je n’avais pas droit à l’erreur !
    Je me souviens d’une discussion avec mon directeur : je lui disais « Monsieur le Directeur, vous me demandez de fixer un quota de dossiers à faire traiter par les agents, mais ni vous ni moi ne savons faire ce travail, êtes vous sûr que ce quota si important est réalisable ?  » Il m’a répondu : « Monsieur Bonnet nous sommes des mangers, nous sommes là pour donner des ordres ! »
    Après cela étonnons-nous que parfois des dysfonctionnements viennent enrayer la mécanique…

    Commentaire par BONNET Francis — 23/01/2016 @ 19:07

  75. Et donc vous avez fixé le quota à 50 milliards.

    Commentaire par JP — 23/01/2016 @ 19:11

  76. Aliocha (dans la foulée de Maëlle) : « on lui prête en effet un appartement rue de Monceau, presque à l’angle Friedland. Quand je vous dis que c’est le Nabilla de la finance. »
    L’argument populiste par excellence. J’ai habité à St Germain donc je suis un gros bourgeois (même si j’étais au chomdu à l’époque). Le vrai pauvre, c’est bien connu, doit habiter en banlieue et manger des nouilles tous les jours.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 23/01/2016 @ 20:00

  77. @ JP. : non !

    Commentaire par BONNET Francis — 23/01/2016 @ 20:40

  78. @Gilbert Duroux : ça ne vous fatigue pas de dire n’importe quoi ? Lui, – et sa banque d’ailleurs- monopolise la justice qui a autre chose à faire. Lui, ça ne lui coûte rien vu que son statut de condamné pénal lui assure une rente financière et de notoriété aussi usurpée que celle de Nabila dont je vous rappelle que son seul fait d’arme a consisté à manifester une insondable imbécillité. Etre anti-système comme vous l’êtes et cautionner ce que ledit système fait de pire tout en voulant détruire ce qu’il fait de moins mal voire de bien s’appelle au choix de la mauvaise foi ou de la perversion.

    Commentaire par laplumedaliocha — 26/01/2016 @ 15:01

  79. Lui, – et (sa) cette banque d’ailleurs- monopolise la justice qui a autre chose à faire.
    What else ! comme dirait Clownescafé ! La dérision, c’est maintenant et çà part dans le décor, le Parti Sociétal Raiepublicain.
    Notoriété, en voilà un drôle de mot, très obsédant dans une société générale d’anonymat, Anouna/ Nabilla même combat de drogués à l’imbécillité people VICTORIEUSE…enfin. Espèce de journaliste, une insulte au sens en voie de formation et subventionnée largement….cherchez l’horreur.

    Commentaire par legrandjeu — 26/01/2016 @ 15:43

  80. Aliocha, soyez sérieuse, essayez d’argumenter un minimum. Où avez-vous vu que je cautionnais ce que vous appelez « le système » dont, au passage, vous faites partie (en tant que journaliste) au même titre que Kerviel ? La notoriété de Kerviel, ce sont les vôtres, les membres du système médiatique, qui l’ont faite. Pas moi, qui ait fait un pas de côté (je ne suis plus journaliste, je suis passé de l’autre côté) et qui critique radicalement ce système médiatique, qui voit se concentrer les principaux titres entre les mains d’oligarques, de banquiers, de marchands d’armes ou de béton, bref tout sauf des hommes de presse, sans que les rédactions aient leur mot à dire.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 26/01/2016 @ 16:18

  81. Bravo Mr Duroux, all inclusive, un déclassé, plutôt découché de +, de ce système….d’impression.

    Commentaire par legrandjeu — 27/01/2016 @ 00:57

  82. La motivation du rejet de la demande de la défense dans la décision de justice :

    http://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/021659350724-le-proces-civil-de-kerviel-reprendra-en-juin-1196362.php

    Page 8 de la décision, le paragraphe 3 ajoute : « En outre, aucun texte ne prévoit l’hypothèse d’un sursis à statuer dans l’attente de l’issue d’une procédure de révision en cours »

    Pour S. Durand-Souffland (Figaro) la « Victoire en trompe l’œil de la défense », dans cet épisode procédural, est logique en droit d’où le renvoi de cette affaire en juin et, pour reprendre le thème de « l’art d’enfumer les médias », selon lui, la banque sera toujours moins sympathique que son usager :

     » Me Koubbi, depuis son entrée dans le dossier, accumule les échecs judiciaires – la cassation partielle est essentiellement due à Me Patrice Spinosi, avocat à la cour de cassation. Mais sa stratégie, qui consiste à soutenir l’existence d’un complot ourdi par la Société générale – bien qu’elle ait failli en être la première victime -, au détriment de son client, n’obéit pas une argumentation rationnelle. A tous les coups, dans les médias, il gagne. Si la justice lui donne tort, c’est bien la preuve qu’il y a complot. Si elle lui accorde un petit quelque chose, c’est un immense triomphe. Comme l’analysent Valérie de Senneville et Isabelle Horlans dans «Les Grands fauves du barreau» (Calmann-Lévy), cette stratégie est efficace dans la mesure où elle embarrasse considérablement la SocGen, «parce que la banque sera toujours moins sympathique que son usager, son salarié, et même le bad boy qui a failli la faire imploser» ».

    http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/01/29/kerviel-le-proces-sur-les-interets-civils-se-tiendra-en-juin_4856140_1653578.html

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 30/01/2016 @ 09:05

  83. Tous à la manifestation de cet après-midi !

    http://www.solidaires.org/Manifestation-pour-la-levee-de-l-etat-d-urgence-et-contre-la-reforme

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 30/01/2016 @ 11:43

  84. Certainement….pas, syndicat caca.

    Commentaire par legrandjeu — 30/01/2016 @ 13:15

  85. Concernant la défense de Jérôme Kerviel, je me demande si elle a bien conscience de cet élément de base : l’avocat est là pour défendre les intérêts de son client. Dans quelle mesure ce barnum sert-il les intérêts de monsieur Kerviel ? Prendre part à ces entreprises de démolition des juges ne va pas dans le bon sens, ni pour M. Kerviel, ni pour Me Koubbi : quel intérêt à décrédibiliser l’institution judiciaire quand on est avocat ? C’est le résultat à l’issue du ou des procès qui est à retenir… je ne vois pas ce que et l’un et l’autre cherchent à gagner.
    Une notoriété de carton-pâte?

    Commentaire par Zarga — 02/02/2016 @ 12:53

  86. @ Zarga,
    Je ne sais pas s’il est de l’intérêt de son client que M° Koubbi s’en prenne aux juges, mais dans ce domaine on a vu bien pire, avec des avocats qui s’en prenaient non seulement aux juges, à l’institution judiciaire mais aussi carrément à l’état. Le spécialiste de ce système de défense, qu’on appelle défense de rupture, étant son inventeur, M° Jacques Vergès, qui profitait des affaires les plus emblématiques pour faire le procès de l’état.
    Toutefois, à la différence de Koubbi, il y avait une motivation politique dans le système de défense du « salaud lumineux ». Par exemple quand il se servait du procès Barbie pour dénoncer l’état français tortionnaire en Algérie.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 02/02/2016 @ 13:36

  87. @ Zarga

    Le combat était inégal dans cette affaire l’intérêt résidait donc, médiatiquement, à gagner l’opinion publique.

    Qualifié de « terroriste » par son employeur de l’époque, l’image du « rogue trader classique » a été transformée, grâce à une stratégie en communication bien orchestrée, par celle du « gendre idéal équilibré ».

    C’est le tour de force de sa « dircom » qui a su rendre le récit crédible !

    Pour l’ avocat qui ne lâche rien, l’intérêt c’est la réputation, semble-t-il, de « cogneur judiciaire » (comme feu Me Metzner). Pour son client que sa responsabilité civile, selon la Cour de cassation, n’est pas entière mais partagée et qu’ainsi le doute profite au débiteur.

    Dans un autre domaine, l’affaire Sauvage, s’il y a parallèle, c’est celui de la pression exercée par des groupes sur l’opinion publique.

    @ Gilbert Duroux

    Ici c’est plutôt, désormais, « la défense de procédure » dont la paternité appartient à feu Me Metzner dont l’art résidait à soulever les nullités de procédure (comme un boxeur sur le ring) qui lui vaudra d’être qualifié de « magicien du droit », à l’instar de la « défense dite de rupture » de Me Vergès devenue relativement obsolète, à tout le moins, dans nos démocraties occidentales.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 02/02/2016 @ 14:26

  88. @Bayard : Rappelons simplement que c’est un avocat qui a gagné en cassation, pas monsieur Koubbi 😀

    Concernant le retournement d’image opéré par JK, il est intéressant de constater que Nick Leeson n’a jamais bénéficié des mêmes effets de soutien de l’opinion publique, alors que mutatis mutandis les deux affaires se ressemblent, y compris techniquement, Barings ayant même laissé beaucoup plus les mains libres à Leeson que la SG à Mr K, en lui filant les clés de la filiale de Singapour (Leeson contrôlait ses propres opérations). Il faut dire que Barings y a laissé sa peau, ses salariés ont été réellement sur le carreau – ou repris par une société étrangère.

    Sauf erreur de ma part Nick Leeson ne s’est pas non plus directement enrichi – du moins lors de la fraude – mais lui a réussi à toucher les bonus. Et il a aussi essayé d’impliquer la direction de sa banque, et de transformer l’affaire Leeson en affaire Barings : http://www.liberation.fr/futurs/1995/03/08/nick-leeson-n-entend-pas-payer-seul-la-faillite-de-barings_127862

    Il y a néanmoins plusieurs différences :
    – le montant frappait moins l’imagination (plus d’un milliard de dollars de pertes quand même) parce qu’on n’a jamais parlé du nominal de ses positions (alors que pour Kerviel on parle souvent des 50 milliards d’euros),
    – le débouclage a été moins rocambolesque (des positions de futures, donc moins de cash en jeu – on retourne la position et c’est tout), donc ne se prêtait pas au complotisme,
    – l’opinion publique a été plus hostile à Leeson : les anglais sont plus durs envers les fautes individuelles que les français – la responsabilité personnelle en Angleterre c’est quelque chose, on n’y cherche pas de circonstances atténuantes dans la sucette enlevée à quatre ans, et Leeson a été extradé et a tiré six ans à Singapour, pays pas réputé pour la douceur de ses institutions pénitentiaires,
    – Nick Leeson a reconnu et reconnaît encore aujourd’hui sa faute, http://www.nickleeson.com/, et monnaie ses interventions (y compris celles sur Kerviel je pense, ce qui est quand même un comble),
    – les media sociaux n’existaient pas à l’époque, donc Nick Leeson devait passer par les journalistes pour passer ses messages.

    Et l’image de Nick Leeson est certainement moins attirante, du fait de son train de vie extravagant :

    http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2008/01/30/1091075_jerome-kerviel-versus-nick-leeson.html

    Commentaire par Nick — 02/02/2016 @ 15:02

  89. Un article extrêmement détaillé sur cette affaire, très clair, bien expliqué:

    http://www.latribune.fr/opinions/blogs/le-blog-du-contrarian/pour-en-finir-avec-l-imposture-kerviel-544338.html?#xtor=AD-12

    Ce qui est intéressant à mon avis n’est pas tant l’article que la lecture des commentaires.
    L’affaire Kerviel est devenue hors sol, on est dans le fantasme rien d’autre. Ca ne sert à rien d’argumenter, vous ne serai ni lu , ni écouté.

    Ca résume tout ce que j’ai toujours pensé des théoriciens du complots: cessons de perdre son temps et son énergie à entamer un débat avec eux. Ils ne sont pas dans le débat, ils sont dans leurs certitudes.
    pas un, vraiment pas un des commentateur n’a seulement lu plus de quelques lignes de cet article. La seule chose qui les intéresse sont les phrases qui par un effet de billard à 3 bandes extrait de tout contexte pourrait aller dans leur sens

    On ne dialogue pas avec des sourds

    En fait sans médias complaisants plus prompt à inviter des avocats qui gagnent leurs procès devant les caméras et les perdent dans les prétoires il n’y aurai pas d’affaire Kerviel. Tout aurait été réglé depuis longtemps et probablement de façon bien plus favorable que les arbitrages obtenus par ses types dont on ne sait plus s’ils sont avocats ou entrepreneur de spectacle.

    Je suis tout à fait d’accord avec Zarga.

    Les avocats qui gagnent sont ceux qui font du droit, pas ceux qui font sauter des lions dans des cerceaux

    Commentaire par amethyste16 — 02/02/2016 @ 15:05

  90. @amethyste16 : par exemple ceux qui gagnent en cassation…

    En cherchant un peu (pas longtemps) j’ai retrouvé cet article :

    http://www.liberation.fr/futurs/1995/03/08/nick-leeson-n-entend-pas-payer-seul-la-faillite-de-barings_127862

    Avec la dernière phrase particulièrement significative : Nick Leeson voulait « dire au monde que cela n’était pas le scandale de Nick Leeson mais celui de la banque Barings ».

    Nick Leeson contrôlait et débouclait ses propres transactions, et a tenté d’expliquer que c’était de la faute de la banque – et que le siège « connaissait tout de ses activités ».

    Aujourd’hui Nick Leeson facture ses interventions et interviews.

    Commentaire par Nick — 02/02/2016 @ 15:14

  91. @Nick

    Oui, et alors?

    Commentaire par amethyste16 — 02/02/2016 @ 18:40

  92. Et alors…… Sarkosy, Blair, Clinton aussi, la notoriété çà rapporte.Définition: il est connu parce qu’il est bien connu.Peu importe ce qu’elle dit, l’important c’est de sucer, c’est pour cela que çà part en sucette, le parti sociétal est nu, les gens sont las du décor sans cesse renouvelé.

    Commentaire par legrandjeu — 02/02/2016 @ 18:59

  93. @ Le Chevalier Bayard :

    J’en reviens à mes interrogations, et vous remercie pour la patience dont vous faites preuve avec les béotiens de ma trempe :

    Si effectivement il y a certains bénéfices à gagner du côté de l’image de « cogneur », rien ne garantit que la réalité se pliera automatiquement aux rodomontades : je vois le juge comme étant celui qui « dit le droit » (je ne sais pas si je me fais bien comprendre), et rien d’autre que le droit. A quoi bon, alors, rouler des mécaniques, ou bien arroser de ses glaviots des magistrats qui n’utilisent pas l’aune médiatique ? Bien fol qui se fierait à pareil stratège, à mon humble avis…

    De plus, en l’espèce, quel crédit accorder à un avocat qui cautionne les sorties de route de son client ? Depuis la pseudo-rencontre avec François et le soi-disant pèlerinage, il y a de quoi ouvrir les yeux de ceux qui seraient tentés de succomber aux frissons du « on nous cache tout, on nous dit rien »…

    non ?

    Commentaire par Zarga — 02/02/2016 @ 19:01

  94. @ Zarga : vous êtes toujours le bienvenu.

    Il ne faut pas oublier que les procès médiatiques ont toujours existés. C’est même une nécessité pour certain clients, emportés par des tourmentes dont la violence est médiatique avant d’être judiciaire ! Aujourd’hui, surtout dans des dossiers exceptionnels, hors normes, le combat est particulièrement pertinent à l’heure d’internet et de l’information en continu qui contribuent à la création d’une vérité médiatique, indépendante de la vérité judiciaire, parce qu’elle nourrit abondamment l’opinion publique, surtout si la bataille est inégale.

    Force est d’admettre que les cabinets d’avocats ne s’en privent pas ! Précisément, c’est sur le conseil de l’avocat et de ses stratèges en communication que « les sorties de route de son client », dont vous faites état, ont été alimentées pour donner corps à un récit humain fondé sur la rédemption. Voilà la stratégie médiatique ! Pitoyable ? Mais l’avocat défend son client par tous moyens légaux !

    Quant aux juges, certes, ils appliquent la loi mais le droit ce n’est pas forcément la justice ! Qu’est-ce que le juste ! La vérité judiciaire ce n’est pas la Vérité, je ne vous apprendrai rien. La vérité de la chose jugée répond à la définition qu’en donne Aristote, à savoir que : « la propriété d’un jugement affirmant que ce qui est est ou que ce qui n’est pas n’est pas ».

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 02/02/2016 @ 22:11

  95. La vérité nous rend libre = cliquez ici : http://www.temoignagefiscal.com/la-verite-nous-rend-libre/
    Je vous remercie

    Commentaire par ARMENANTE — 03/02/2016 @ 17:41

  96. Quoi qu’on en dise, et même s’il faut le relativiser, il semble bien que les médias jouent tout de même un rôle dans les décisions des tribunaux, comme le montre cette enquête de l’Institut des politiques publiques :
    http://www.franceinter.fr/sites/default/files/2016/01/21/1225281/fichiers/n22-notesipp-janv2016.pdf

    Commentaire par Gilbert Duroux — 04/02/2016 @ 13:10

  97. En effet, la lecture de cette étude invite à relativiser, notamment dans l’hypothèse où les résultats ne portent pas sur les Cours d’assises (p. 5) :  » Nous avons appliqué la même méthode pour étudier l’effet des médias sur les décisions de justice rendues par les deux autres cours criminelles françaises : les tribunaux correctionnels, où trois magistrats professionnels jugent les délits (infractions passibles au maximum de 10 ans de prison) […]. L’expérience professionnelle pourrait donc protéger de l’effet des médias. Cette seconde hypothèse semble plus probable : des analyses complémentaires indiquent que même les faits les plus graves jugés par des professionnels sans jurés, notamment les crimes commis par des personnes de moins de 16 ans, ne sont pas affectés par les journaux télévisés. »

    D’où la conclusion : « Plusieurs travaux récents ont montré l’influence des médias sur différents aspects de la vie sociale, tel que le vote, le niveau de corruption, les conflits ethniques, etc. Par ailleurs, de nombreuses recherches ont démontré les biais dont peuvent être victimes les juges : biais ethniques, influence de l’ordre de traitement des dossiers, fatigue des juges, etc. Le travail présenté dans cette note croise ces deux littératures, dans le contexte français jusqu’alors peu étudié. Les résultats montrent que les décisions de justice sont, elles aussi, influencées par le contexte médiatique. Cependant, contrairement à d’autres biais, LES JUGES PROFESSIONNELS ne sont pas influencés par le contenu des médias. »

    Cela étant, la question récurrente de la présence d’un magistrat professionnel parmi les jurés dans les procès d’assises est-elle déterminante ? Par exemple, dans l’affaire J. Sauvage les jurés non professionnels étaient-ils sous influence du magistrat professionnel ? Car si l’on s’en tient à cette étude, le jury non professionnel, aurait-il pu être influencé par les médias ?

    Tiens ! Il semblerait, selon le Point que F. Hollande aurait du souci à se faire… : http://www.lepoint.fr/societe/vers-une-nouvelle-affaire-jacqueline-sauvage-en-isere-04-02-2016-2015337_23.php

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 04/02/2016 @ 15:00

  98. Bien sûr, vous avez lu les commentaires de Jacques Werren (Le Monde, cahier Économie & Entreprise, p. 7, pied de page droit, daté du 7 fév. 2016). Rappelons-en la conclusion : Kerviel, certes responsable de manipulations repérées par la SocGen, présente un avantage, car « les pertes trouvaient ainsi une explication, certes peu glorieuse, mais beaucoup moins ravageuse qu’une perte de cinq milliards sur les subprimes ».
    Ce qui fait la différence entre une journaliste et une faiseuse, c’est de décortiquer, sans effets de manche, sans tournures de style racoleuses, les fondamentaux. Et ce qu’écrit Jacques Werren, sans fioritures, mérite toute votre attention. Je n’ai aucun doute : vous allez brillamment vous atteler à nous expliciter ce que vous soutenez depuis déjà longtemps à la lumière des éléments avancés par Werren.

    Commentaire par Jef Tombeur — 06/02/2016 @ 03:10

  99. Je ne suis pas du tout d’accord avec vous ni avec ce monsieur que vous citez, je pense à vrai dire absolument l’inverse.

    Déjà ce tour de passe-passe comptable relèverait de la magie pure et simple. Et je rappelle à toutes fins utiles que les pertes ça s’additionne, ça ne se compense pas …

    Les pertes subprimes, toutes les banques de la planète en ont subi, en particulier des américaines très prestigieuses, et certaines plus que la SG. Etre la victime du plus gros rogue trader de tous les temps, ça c’est l’apanage glorieux de la SG ! Les dirigeants passent vraiment pour des imbéciles de s’être fait manipulés comme ça, alors qu’avec les subprimes ils se seraient retrouves dans la réconfortante compagnie de leurs collègues.
    Et en plus avec un rogue trading il y a obligatoirement un procès, et ça c’est toujours risqué, on en a bien la preuve ici. En plus, la question du carry back fiscal ne se serait même pas posé si les cinq milliards perdus l’avaient été en subprimes.
    D’ailleurs je ne crois pas que JK et ses conseils déroulent ce story telling-là, n’est-ce pas ?

    Ah tiens, j’ai vu passer que J. Kerviel va aller raconter combien sa rencontre avec le pape François avait changé sa vie. Bon, être chrétien c’est plutôt rencontrer Jésus, mais il n’était sans doute pas dispo pour les caméras… Si J. Kerviel a trouvé la foi, peut-être serait-ce bien qu’il relise le sermon sur la montagne (Matthieu 6:5-13)
    « Et quand tu pries, ne fais pas comme les hypocrites ; car ils aiment à prier en se tenant debout dans les synagogues et aux coins des rues afin d’être vus des hommes. Je vous dis en vérité qu’ils reçoivent leur récompense. Mais, toi, quand tu pries, entre dans ton cabinet et, ayant fermé ta porte, prie ton Père qui est dans ce lieu secret ; et ton Père qui voit dans le secret te le rendra publiquement »

    Commentaire par Maelle — 06/02/2016 @ 13:43

  100. Certes, la thèse de M. Werren (entendu comme témoin par la défense dans cette affaire) peut paraître séduisante.

    Sauf qu’elle a été balayée d’un trait de plume, si je puis dire, par l’arrêt d’assemblée plénière de la Cour de cassation le 19 mars 2014 en ces termes :

     » que l’argument, développé pour la première fois devant la cour, selon lequel l’affaire « X… » a servi  » à renommer » des pertes subies sur les produits dérivés liés à l’immobilier résidentiel américain Subprimes », est – TOTALEMENT FANTAISISTE – (c’est moi qui souligne !) ainsi qu’il a été développé ci-dessus, la note de M. W… n’étant pas pertinente, car construite à partir de documents parcellaires, pas plus que les autres pièces fournies par la défense consistant en des articles de presse trouvés sur internet, des commentaires ou des déclarations anonymes, des articles tirés du site internet – WIKIPEDIA – documents faisant état de rumeur, de sentiments, d’opinions, non étayés ; qu’à ce titre que si, certes, M. XX…, chargé du débouclement des positions frauduleuses du prévenu, a pu déclarer  » qu’il avait pensé couvrir les Subprimes » il convient de replacer cette phrase dans son véritable contexte ; qu’en effet, par souci de confidentialité et de rigueur, la direction de « GEDS n’avait pas informé M. XX… sur le montant globale des positions à déboucler, ni sur le motif exact de l’opération, dont il sera avisé uniquement le jeudi matin ; qu’il avait ainsi pensé compte tenu de l’énormité des positions à déboucler qu’elles étaient liées aux « subprimes » ; » (p.38 & 39 de l’arrêt)

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 06/02/2016 @ 15:46

  101. Oulala … Je vois que ça s’énerve autour de l’article de M. Werren qui aurait été supposément censuré par Le Monde.

    Peut-être J. Kerviel aurait-il demandé à un de ses copains hackers (maintenant qu’il fraye avec le tout Paris alternatif…) d’attaquer le site du Monde pour faire disparaître mystérieusement le lien vers l’article, et pouvoir ainsi permettre à Me Koubbi de dénoncer une censure. Et en passant faire parler de cet article … Moi je vous le dis, ce n’est pas clair, il y a un complot …

    Moi ce qui me dérange beaucoup, c’est que le plus souvent quand les soutiens de JK parlent dans les medias, il n’y a pas grand monde pour leur apporter la contradiction, ne serait-ce qu’un journaliste ayant fait son boulot d’être un minimum informé sur l’affaire. Là, en l’occurence, comme le rappelle Chevalier Bayard, cette théorie a été balayée en appel. Alors, je m’interroge : comme se fait-il que Le Monde ait laissé passer un papier comme celui-là sans au moins rappeler ce point ? C’est l’inverse même,si on peut dire, de la censure que de faire ça, oui !

    Commentaire par Maelle — 08/02/2016 @ 14:03

  102. @Maelle
    On est peut-être dans le romantisme, là ?

    Commentaire par JP — 09/02/2016 @ 08:20

  103. @Maelle — 06/02/2016 @ 13:43
    Ce que dit JK de sa rencontre avec le Pape est de l’arnaque:
    http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/Le-pape-Francois-irrite-par-l-instrumentalisation-de-la-rencontre-furtive-avec-Jerome-Kerviel-2014-03-05-1115828
    J’ajoute que la participation aux audiences publiques est libre, et que pour être comme JK au premier rang, il suffit d’arriver dans les premiers ou de jouer des coudes.

    Commentaire par xc — 13/02/2016 @ 08:52

  104. @ Maelle # 97 :

    L’évangile prend un côté cinglant pour Jérôme Kerviel ! C’est bien senti, merci pour le rappel.

    Je me dis que et Me Koubbi et Jérôme Kerviel savent pertinemment qu’ils vont dans le mur. Il ne peut être question ici d’autre chose que de chercher à peaufiner le personnage du « trader bouc-à-misères », pour améliorer le retour sur investissement… Le scandale, c’est que tout ça se fait avec le temps de l’institution judiciaire (qui a d’autres chats à fouetter) et l’argent du contribuable. Pour sympathique que puisse paraitre le personnage aux yeux du quidam, si ce dernier savait combien lui coûtent ces singeries, il changerait peut-être d’avis.

    Ravi de vous retrouver en forme ! 😉

    Commentaire par Z — 18/02/2016 @ 17:37

  105. Un immense écoeurement.
    Oui le travail judiciaire a été bien fait et Kerviel a commis ce dont on l’accuse: Introduction de données frauduleuses dans un système automatisé.
    Pourtant: La société générale se vantait avant kerviel d’avoir le meilleur systéme de controle de toute la place.
    Les auditeur étaient censés controller les contre parties au dela d’un certain montant.
    Ici on a l’impression qu’un Kerviel a derivé. Ce n’est ni le premier ni le dernier et que tout le monde s’est contenté de ses affirmations. Je suis désolé, amis étant financier, la première régle est de ne faire confiance à personne. Le gens en charge du controle qui auraient du connnaitre le risque de dérive d’un trader n’ont rien vu venir. Alors oui un tel manque de compétence incite á penser qu’ils auraient du savoir.
    Et surtout ce qui reste en travers est que tous ces incompétent ne sont pas invités à payer la notes mais se sont juste fait licencier avec de confortables indemnités. Les licenciés de n’importe quelle usine sur un plan social sont moins bien traités alors que eux ont fait leur job.
    Vous avez surement raison en droit Kerviel est coupable missa dicta est.
    En terme de justice (La dame avec le bandeau sur les yeux) on a l’impression que la loi ne la permet plus.

    Commentaire par Rémi — 14/03/2016 @ 13:36

  106. Kerviel : les Prud’hommes condamnent la Société générale pour licenciement abusif
    Plus d’informations sur leParisien.fr

    Commentaire par villiv — 07/06/2016 @ 13:10

  107. Et pour terminer allez voir le film et nous pourrons enfin passer à autre chose..

    Commentaire par Scaramouche — 13/06/2016 @ 13:20


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