La Plume d'Aliocha

12/02/2015

Et loin, très loin, le lecteur…

Filed under: Droits et libertés,Justice,Réflexions libres — laplumedaliocha @ 21:49

C’est embarrassant de juger un procès quand on n’est pas dans le prétoire, mais comment résister lorsque tout vous y incite ? Lorsqu’on suit passionnément les compte-rendus en live sur Twitter, qu’on a lu un bout du dossier, qu’on dévore les articles de ses chroniqueurs préférés ?

Seulement voilà, avec une formation d’avocat et une toute petite expérience de prétoire, on sait bien qu’hors de la salle d’audience, point d’avis vraiment légitime. Il faut avoir suivi un procès de A à Z pour prétendre en parler. Avoir écouté les débats, flairé l’indicible, fait appel à toute son expérience…Et encore, avec modestie, car on en sait toujours moins que les juges, et beaucoup moins que les parties.

Tant pis, on va donner un avis.

Il est affreux ce procès dit du « Carlton ».

Affreux dans ce qu’il révèle de la prostitution.

Affreux de veulerie et d’hypocrisie de la part des prévenus.

Affreux dans les témoignages des prostituées en larmes.

Affreux de médiocrité dans les descriptions de pratiques sexuelles qu’il fallait soi-disant épargner au public et qui doivent faire rigoler les mômes de 8 ans si j’en crois l’évolution des moeurs actuelles et les charmes d’Internet pour les joyeux bambins.

Affreux dans son vocabulaire de SMS qui parle des femmes d’une façon qui conviendrait aussi bien à une marchandise qu’à du bétail de basse catégorie.

Et puis il est devenu écoeurant.

Pour les chroniqueurs, lorsque l’étude minutieuse des pratiques – fellations, sodomies – et de qui a couché avec qui – question ô combien complexe quand les participants sont plus que deux – s’est enferrée dans la répétition vomitive des mêmes scènes scabreuses à l’infini.

Pour les lecteurs à qui l’on a épargné à tort ou à raison ces récits là, l’écoeurant est survenu au moment où DSK a retourné la salle en sa faveur. Parce qu’il est avocat, parce que c’est un politique hors pair, parce qu’il a traversé bien plus rude aux Etats-Unis que le timide procès en province  d’un scandale presque exclusivement national, parce que le président avait interdit le débat moral et qu’il ne suffisait plus à l’intéressé que de le rappeler pour que tout le monde s’autocensure. Ah qu’elle est douce et utile la morale des autres à celui qui décide de la transgresser.Quel avantage il détient alors sur ceux qui se tiennent dans le rang ! Comme il peut, à cet  instant précis, jouir d’une liberté absolue et d’un pouvoir sans limite…

Il est devenu écoeurant ce procès quand sous la plume des chroniqueurs les plus aguerris ont a cru sentir à tort ou à raison naître une forme de fascination pour l’animal politique qui se débattait avec autant de talent dans le prétoire. A la réflexion, le dossier s’est dégonflé au moment où il l’a dégonflé par sa parole que personne, à aucun moment n’a qualifiée de sincère, mais plus prosaïquement de juridiquement pertinente. Eh oui, à côté de la bande de loulous lillois pataugeant dans leurs ambitions moisies et leur lubricité cradingue, il y avait un type d’une autre trempe, un type que nos loulous courtisaient en rêvant du jour où ils déjeuneraient à l’Elysée entouré de putes autrement mieux gaulées que celles de Dodo la Saumure.

Un dossier  mal ficelé à la qualification juridique hasardeuse, un homme d’une puissance exceptionnelle, et voilà ! Il est arrivé ce qui devait arriver : le procès n’est pas fini qu’on conclut déjà à la relaxe de DSK.

Le politique déchu pris dans une épouvantable affaire de moeurs s’est miraculeusement transformé en prince des libertins injustement sali par des femmes désaxées et des petits juges manipulés.

 

On murmure déjà qu’il sera au tribunal la semaine prochaine. Pourtant il n’y est pas tenu. Le tribunal l’a entendu, il a été remarquable, c’est terminé. En réalité cet homme a du génie. Il faut qu’il soit là en effet, me confie à l’oreille un ami avocat de très grand talent,  pour empêcher que ne se dissipe le charme, pour maintenir aussi la pression sur les parties civiles et le tribunal afin que nul ne songe à le charger une fois le dos tourné. On ne dit pas de mal, ou pas de la même façon, quand l’intéressé est présent. Surtout si celui-ci s’est fait donner une jour du « Monsieur le ministre ». Il lui suffira d’être assis là, en silence, pour rappeler que le procès ne porte pas sur ses pratiques sexuelles « un peu rudes » dès lors que le président du tribunal lui-même l’a interdit.

Chapeau l’artiste !

Ses avocats ont si bien compris qu’il avait gagné qu’ils ne parlent pas aux médias. Ils ont raison, on ne touche pas à un chef d’oeuvre. Otez une note à un concerto de Mozart et tout s’effondre. Ajoutez-en une et le miracle se transforme en cacophonie.

Alors à ce stade le lecteur qui n’est pas dans la salle et n’a pas le droit de juger, se demande ce qu’il va advenir des prostituées parties civiles. Evidemment, s’il devait s’avérer qu’elles ont été payées et/ou manipulées  pour mentir à la barre et faire tomber le futur candidat à la présidentielle, ou seulement défendre la cause des prostituées, alors ce serait tant pis pour elle. Mais si ce n’était pas le cas ? Si ces femmes avaient vraiment souffert ce qu’elles évoquent ? Si l’une d’entre elles au moins, par la faute des médias, avait involontairement révélé son passé à sa famille et en plus pour rien ? La souffrance ne crée pas l’infraction c’est vrai, mais il y a quand même un juge qui y a cru assez pour instruire et renvoyer devant le tribunal.

Et le lecteur qui n’est pas dans la salle et n’a pas le droit de juger se pose une autre question. On fait comment pour réconcilier l’éblouissement décrit face au témoignage du président de l’association de défense des prostituées et la conviction affichée que le pivot du dossier n’aurait jamais du être mis en examen, alors même que les protégées de l’éblouissant défenseur des prostituées le désignent comme l’artisan de leur malheur ?

Oh je sais bien que notre époque tente de plus en plus de trouver des responsables aux malheurs qui l’affligent, quitte à  fabriquer des coupables quand le seul auteur est la fatalité.  Je sais aussi qu’on ne condamne pas un individu au poids de souffrance de la victime.

Mais là il y a une contradiction difficilement surmontable entre la compassion pour les victimes et celle pour ceux qu’elles désignent comme coupables. Et c’est pourtant cette double compassion que nous renvoient les chroniques du procès, sur fond de mépris, il est vrai, pour les autres prévenus. On pourrait s’en sortir, et c’est sans doute ainsi que ça finira, en blanchissant le puissant politique et en sanctionnant ses médiocres courtisans…Selon que vous serez puissant ou misérable, vous aurez ou non l’intelligence de vous protéger, la puissance de vous défendre, le talent de convaincre et l’argent pour vous payer les meilleurs avocats. On pourrait. Mais comme on se sent mal à cette idée…

Cette contradiction est peut-être simplement le reflet de notre société qui a déjà cessé de jeter l’opprobre sur les prostituées mais qui n’est pas encore assez mûre pour aborder la question des clients. Et nous voici au milieu du gué, dans ce procès comme dans la société.

Il faudra bien un jour passer sur l’autre rive…Admettre que ceux qui utilisent ces êtres humains pour la satisfaction de leurs besoins sexuels moyennant finance sont coupables de leur malheur.

 

 

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108 commentaires »

  1. Ce qu’il révèle de la prostitution, c’est d’une part ce qui peut y conduire (l’impossibilité de se prostituer autrement), d’autre part la partition de l’avocat de l’association Le Nid… Mais bon, depuis qu’on envoie dans les prétoires des gens n’ayant pratiquement pas fait de terrain, si ce n’est en stage (et encore… souvent du sec’ de rédac’), nous avons des gogos alimentant en opinions prêtes à mâcher d’autres gogos.
    Rien n’a vraiment changé depuis Balzac et sa monographie. Les Paris Premiers donnent toujours le ton.

    Commentaire par Jef Tombeur — 12/02/2015 @ 21:59

  2. @Jef Tombeur : je lis les meilleurs chroniqueurs judiciaires, en particulier Pascale Robert Diard du Monde et Stéphane Durand-Souffland du Figaro, ce ne sont pas des avis de stagiaires mais de professionnels aguerris. Tout au plus peut-on se demander s’ils ne sont pas trop en pahse avec la justice et ce qu’elle nous dit de la société. A mon avis, elle est là la question.

    Commentaire par laplumedaliocha — 12/02/2015 @ 22:11

  3. Ceux qui font notre malheur et celui de nos enfants sont les collabo de la répression qui n’ont rien d’autre à proposer que nous envoyer ad patres et qui sont profanes sur les enjeux législatifs et humains concernant le travail sexuel. Il faudra à un moment être responsable et assumer.

    Commentaire par Mylène JUSTE — 12/02/2015 @ 22:22

  4. Bonsoir Aliocha,

    Dans Soumission page 25 Michel Houellebecq dit que contrairement aux femmes : « les conversations sur la vie intime ne font pas partie des sujets considérés comme admissibles dans la société des hommes : ils parleront de politique, de littérature, de marchés financiers ou de sports, conformément à leur nature ; sur leur vie amoureuse ils garderont le silence, et cela jusqu’à leur dernier souffle. »

    Garder le silence c’est ce qu’a fait DSK lors du procès de New York car la procédure pénale américaine accusatoire l’autorise : la recherche de la vérité n’est pas l’essentiel c’est avant tout un combat entre avocats, dans une première phase, en tout cas, où les parties enquêtent à charge et à décharge contrairement en France où elle est encore laissée à l’appréciation d’un juge d’instruction.

    Dans le Point.fr Philippe Sollers se fend d’un billet en mai 2013 sur « DSK le magnifique » au festival de Cannes accompagné de sa nouvelle compagne et ironise sur « Strauss-cannes » lui décernant la palme de l’obscénité…il en rit encore et invite à relire les Carnets de Scott Fitzgerald et cite en guise de conclusion : «Je ne possédais pas les deux trucs supérieurs, le grand magnétisme animal ou l’argent. Mais j’avais les deux trucs juste au-dessous, la beauté et l’intelligence. Aussi j’ai toujours eu la meilleure fille. »

    http://www.lepoint.fr/invites-du-point/philippe-twitters/philippe-sollers-dsk-le-magnifique-31-05-2013-1674919_796.php

    Aujourd’hui, des dames (des escorts de seconde zône ?) parlent et mettent des mots sur l’intimité sexuel de DSK « sans nuances de cinquante degrés » d’où il ressort un récit graveleux ou DSK est présenté comme un prédateur sexuel, à tout le moins, comme celui d’une sexualité débridée…elles l’ont vécu, il l’a voulu !

    On ne peut donc s’étonner que l’animal politique, ancien Professeur agrégé d’économie – ancien directeur général du FMI – ancien ministre de l’économie et des finances – grand expert international se raidisse de la barre d’où doit jaillir toute la sève de sa « rude » affaire, non par derrière, mais à l’oral devant la justice où chacun joue sa partie de poker menteur judiciaire dans une « partouze oratoire obscène » avec les maux du droit et les mots pour le dire.

    Ainsi, on apprend que le grand expert en économie est dans le dénie de la sodomie non consentie préférant le mot rude pour la sublimer ? C’est un peu raide mais ça passe comme ligne de défonce ! Efficace ? DSK n’est probablement pas un proxo : il est aussi une victime !

    Oui…de lui-même !

    Si l’ordre moral vient d’en haut et opprime les consciences pour imposer, en effet, ses conceptions morales, la moralité publique quant à elle vient d’en bas, et constitue un facteur de paix sociale dans la mesure où elle impose un certain conformisme dans la conduite publique mais elle est beaucoup moins contraignante que lui, elle ne cherche pas à moraliser l’individu, qu’elle laisse maître absolu de sa conduite privée et de ses convictions.

    DSK est-il crédible ? Est-il lucide ou clairvoyant sur son pouvoir de séduction ? Les dames étaient-elles soumises ? Leur consentement a-t-il été vicié ? DSK a-t-il besoin d’une thérapie ? Etc, etc…

    Quel intérêt ce voyeurisme crasse ? J’entends déjà poindre la relaxe…

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 12/02/2015 @ 22:24

  5. @Le Chevalier Bayard : l’ami avocat cité dans le papier me disait aussi qu’il ne fallait quand même pas trop disjoindre la morale et le droit dès lors que le droit est souvent le mise en musique sociale de la morale. Pas plus qu’il ne faut laisser la rhétorique d’émanciper du cadre moral hors duquel elle ne saurait s’exprimer légitimement…Mais j’ai déjà trop dit « morale », je vous autorise à aller prendre l’air avant de répondre.

    Commentaire par laplumedaliocha — 12/02/2015 @ 22:35

  6. Vous l’avez écrit vous même, Aliocha : dossier mal ficelé à la qualification hasardeuse … Bétonner ce dossier, ces qualifications aurait dû être le soucis d’avant le procès. Vae victis.

    Commentaire par remseeks — 12/02/2015 @ 22:45

  7. « Il faudra bien un jour passer sur l’autre rive…Admettre que ceux qui utilisent ces êtres humains pour la satisfaction de leurs besoins sexuels moyennant finance sont coupables de leur malheur. »

    Et lycée de Versailles, il faudra bien un jour passer sur l’autre rive…Admettre que ceux qui utilisent ces êtres humains pour la satisfaction de leurs besoins financiers moyennant sexe sont coupables de leur malheur.

    Faut arrêter le moralisme manichéen, ça nous fera des vacances.

    Une call girl de luxe qui se fait sauter moyennant finances et minaudant pour ça, c’est qui et quoi ?

    C’est assez stérile cette approche et ne mène à rien. Tout le monde, plus ou moins, exploite tout le monde et toutes les opportunités, c’est injuste, mais c’est la réalité, ne pas le voir c’est introduire encore plus d’aveuglement et d’injustice.

    Commentaire par edgell oliver — 12/02/2015 @ 23:06

  8. En effet, il y a nécessairement de la sève morale dans le droit.

    Sans doute y aurait-il excès à séparer radicalement droit et morale comme deux ordres étrangers. Pour certains devoirs élémentaires qui ont été juridiquement consacrés, le domaine du droit et celui de la morale entrent, en effet, en coïncidence, en convergence.

    Je ne peux qu’être d’accord avec vous et votre ami avocat !

    Certains préceptes, piété filiale, respect de la parole, sont à la fois juridiques et moraux. La conformité aux bonne mœurs est une condition de validité du contrat et une référence morale etc…Mouvements intimes, attitudes psychologiques, la loyauté, la mauvaise foi, l’esprit de fraude sont des données que prend en compte le droit ; l’intention de nuire ou l’intention de rendre services ont des conséquences juridiques.

    Enfin, pour faire court, en effet au nom de quoi, dans le jaillissement des consciences, seraient stigmatisés, par exemple, les crimes contre l’humanité, sinon de la morale universelle ?

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 12/02/2015 @ 23:11

  9. Je n’ai probablement pas suivi ce procès avec autant d’attention que vous. Mais il me semble qu’il s’est fourvoyé dans le problème de la prostitution (au sens abolition vs régulation, le situation actuelle étant paradoxalement la plus insupportable). Hors seul est illégal le proxenetisme. Pas la prostitution.
    L’échec etait prévisible. Et prévu, il n’y a qu’à ecouter l’avis du parquet.
    Le seul moyen de condamner DSK etait de convaincre de l’horreur de la sodomie, chose trop répandue pour paraître horrible. Quelque part, ne vous en deplaise morale et droit sont trop liés. La messe etait donc dite.
    On a essayé de refiler le bébé au pouvoir judiciaire. Ce problème montre que seul le législatif pourra le régler.

    Commentaire par Adrien_bis — 13/02/2015 @ 00:41

  10. Le plus vieux métier du monde est un mal nécéssaire . Quant à celles et ceux qui l’exercent on y trouve de tout , des misérables exploitées aussi bien que des volontaires qui pour rien au monde ne changeraient de métier contre un SMIC .
    On a longtemps critiqué les maisons closes pour finir par les supprimer jetant à la rue et sans soins une partie des pensionnaires. C’était un moindre mal . On ne viendra pas à bout d’une pratique nécessaire qui fait autant d’adeptes à tous les échelons de la société .
    Ces femmes qui se font payer sont-elles moins respectables que les honnêtes libertines? Non DSK ne fait pas le détail il les méprisent toutes c’est son droit le plus strict .
    Il était  » invité  » a ces soirées .. Où est le mal ? Dans le fait qu’il utilisait des prostituées sans les payer tout comme un proxénéte ? Mais ce pauvre innocent n’en savait rien.
    Alors? Il ne peut y avoir de plaintes .
    DSK ne pouvait qu’être innocenté et encore heureux sans dommages et intérêts ! Après tout c’est un Homme une vraie bête de sexe et il suit ses instincts de prédateur … n’est-ce pas bien viril tout ça? Rien ni personne ne l’en dissuade et au contraire dans cette société qui se dit civilisée où tout est banalisé jusqu’à l’écoeurement .

    Ce procès ne fait pas celui de la sodomie mais il montre encore une fois que tout est permis à ceux qui ont l’argent et le pouvoir. Les belles idées républicaines d’ égalité de liberté etc ne sont pas pour tout le monde dans notre beau pays des droits de l’Homme .
    En conclusion n’ essayez pas de suivre l’exemple vous vous feriez piéger .

    Commentaire par Scaramouche — 13/02/2015 @ 04:57

  11. Il fascine par son brio, il fascine aussi, et encore plus, par ses turpitudes.
    Que voulez-vous ? le mal fascine ! c’est ainsi, même s’il faut s’efforcer, une fois de plus, de résister à la tentation.
    Sarkozy l’avait dit à sa façon : « même si vous me démolissez, vous me grandirez ». En cherchant à démolir DSK, ne l’a-t-on pas grandi ? C’est irrationnel, injuste, immoral mais c’est, à l’insu de notre plein gré, ce qui s’est passé, non ?

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 13/02/2015 @ 09:31

  12. Chère hôtesse

    C’est quand même un clin d’oeil…
    Au moment où le procès « Carlton , sodomie et plus si affinité » se termine, la MNEF revient au premier plan pour la faillite qui la guette.
    La MNEF, Cambadelis(condamné), Leguen, DSK
    Rappel:
    DSK, lui, est intéressé à l’affaire par le biais de son activité d’avocat d’affaires. Payé 600.000 francs par la Mnef en 1997 pour sa participation à la négociation de l’entrée de la Compagnie générale des eaux dans une holding de la mutuelle, il est accusé d’avoir commis un faux, en produisant des justificatifs d’honoraires antidatés. Devant le tribunal correctionnel, il reconnaîtra avoir commis une «erreur» administrative, mais réfutera toute malversation.

    Manquerait plus que la cassette Mery resurgisse…
    Mélasse et coaltar!

    Bonne journée à tous

    Commentaire par araok — 13/02/2015 @ 09:51

  13. Vous avez raison Denis Monod Broca , tout est bon du moment qu’on en parle . Que ce soit en bien ou en mal pour un homme public ou une actrice peu importe ce qu’on en dit. C’est l’oubli qui est la pire des choses.
    Le mal fascine mais ne comble pas un manque , la course au sexe ou à l’argent est la vitrine d’une impuissance et d’un profond manque . Ces constants inassouvis traînent un mal qui est celui de vivre quand il ne reste plus que les excès en tous genres . ils ont toujours existés que ce soit Sade don Juan ou Casanova ils sont fascinants mais c’est la grande misère humaine.
    La différence est que notre époque les banalise et c’est hélas comme à la guerre .. Tant pis pour les dommages collatéraux.

    Commentaire par Scaramouche — 13/02/2015 @ 09:57

  14. Mais ceux qui ont œuvré pour que cette qualification hasardeuse en ont que faire de la relaxe de DSK, bien au contraire car ils ont eu ce qu’ils voulaient, le réexamen de la pénalisation des clients au parlement. Qui retiendra que DSK a été relaxé car poursuivi pour de mauvaises raisons ? Qui retiendra que DSK aurait pu être condamné pour d’autres chefs d’inculpation si on avait pris la peine de les retenir ?

    En vérité cette relaxe serait une aubaine pour ceux qui ont œuvré pour que soit retenu la qualification de proxenetisme. Après cette relaxe, après l’étalage de ces faits sordides, qui pourra prétendre que la pénalisation des clients n’est pas nécessaire afin de lutter contre le mal absolu.

    Et ces filles qu’on a envoyé au casse pipe, qui ont vu leur nom étalé dans la presse ? Et bien de simples victimes collatérales.

    Commentaire par Seb. — 13/02/2015 @ 10:14

  15. @ Seb

    Vous avez parfaitement raison le droit est aussi un outil de communication ce qui n’a rien d’original en ce qu’elle confirme que la communication médiatique fait désormais partie intégrante de la stratégie judiciaire consistant à jouer l’opinion publique contre l’institution de la Justice (La formation dans les écoles du droit y conduit !).

    En effet, la première peut accompagner la seconde afin de la conforter, elle peut aussi la précéder pour créer un cadre psychologique favorable, elle peut enfin intervenir lorsque tout est joué, au nom de la Justice contre la justice, ce qui peut influer sur l’exécution de la peine.

    U exemple récent, parmi mille, qui me vient à l’esprit : l’affaire J. Kerviel.

    Sur le plan médiatique un enseignement de l’affaire résulte du décalage, d’une part entre les décisions de justice qui sont intervenues : un jugement fortement motivé à partir d’une information très fouillée du juge Van Ruymbeke, un arrêt confirmatif de la Cour de Paris et enfin la confirmation des délits reprochés à J. K par la Cour de cassation, et d’autre part le scepticisme d’une fraction importante de l’opinion publique qui voit dans l’intéressé la victime d’une machine financière omnipotente. J. K et la Socgen illustreraient le dicton du pot de terre contre le pot de fer.

    Et pourtant les décisions judiciaires ont établi que la banque n’avait jamais été au courant des agissements délictueux de son salarié.

    Cela démontre que la justice ne peut se désintéresser de la façon dont elle est perçue, elle ne peut plus s’affranchir d’une démarche pédagogique, en un mot elle ne peut plus se passer de communiquer. Parce que la compréhension de la logique judiciaire et le sens de la décision rendue constituent la garantie d’une justice comprise et acceptée, un travail d’explication devrait être fait, au sein des grandes juridictions, par des personnes dont la communication est le métier à l’instar de ce qui existe au sein de certaines juridictions européennes a la satisfaction des usagers.

    Ceci éviterait bien des incompréhensions, bien des approximations et participerait d’une meilleure qualité de la justice en la faisant mieux comprendre et accepter. L’affaire J.K. vient confirmer que le silence de la justice est de plus en plus mal toléré.

    Sur le plan juridique, force est de constater que l’affaire J.K. a eu des conséquences importantes puisque la chambre criminelle de la Cour de cassation, tout en confirmant les dispositions pénales de la Cour d’appel de Paris (condamnation à cinq ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis pour abus de confiance, manipulations informatiques, faux et usage de faux) a cassé les dispositions civiles qui condamnaient J. K à rembourser l’intégralité du préjudice subi par la Socgen, soit près de 5 Mds €.

    La chambre criminelle a en effet reproché à la Cour d’appel de Paris de n’avoir pas usé de son pouvoir d’appréciation pour évaluer le préjudice au regard tout à la fois de la responsabilité de J. K. dans la commission des délits, mais également des défaillances et négligences constatées dans les contrôles effectués par la Socgen.

    Autre exemple célèbre celui de l’ arrêt Perruche à propos du handicap de naissance dont la décision avait ému l’opinion publique et donc sur le terrain législatif a conduit à l’introduction de l’article L 114-5 dans le Code de l’action sociale et des familles et qui dispose que : »Nul ne peut se prévaloir d’un préjudice du seul fait de sa naissance ».

    Pour revenir à DSK, il lui fallait démontrer le libertinage et la nature des relations qu’il entretenait avec les dames c’est-à-dire qu’il y avait bien consentement entre adultes qui se livrent des pratiques sexuelles en groupe, l’échangisme n’est pas un délit pénal. C’est ce qu’il a fait !

    Donc sur le terrain probatoire c’est toujours à l’accusation d’établir la réalité des faits allégués c’est-à-dire qu’il avait conscience et connaissance que les dames étaient des prostituées.

    Or, DSK ne payait pas, il se livrait comme il le prétend qu’à du libertinage qu’il a qualifié…de rude c’est ça nature (prostituée ou pas) ce qui n’est pas non plus un délit et ça c’est du droit pas la morale !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 13/02/2015 @ 12:05

  16. @ Le Chevalier Bayard

    Que des personnes utilisent les médias se défendre d’une mise en cause devant la justice, ce n’est effectivement pas nouveau. Ce n’est sans doute pas vraiment glorieux mais assez compréhensible qu’une personne qui risque gros utilise tous les moyens à sa disposition pour se défendre.

    Ce dont je parle est différent. Je parle de groupement qui ne sont ni accusés, ni victimes, mais qui utilise un procès à des fins idéologiques pour faire pression sur un débat de société. La question de la culpabilité ou de l’innocence des accusés au regard du droit applicable n’est dès lors plus qu’une question accessoire. Je considère pour ma part que la question de la culpabilité est suffisamment importante pour demeurer la question essentielle d’un procès.

    Je ne crois pas que tous les juges soient armés pour résister à ce type de pression. D’ailleurs elle n’est pas de même nature que celle exercée par un accusé qui défend sa cause dans les médias. Dans ce dernier cas, le juge a un dossier sous les yeux, et si ce que raconte l’accusé dans les médias est sans rapport avec les pièces du dossier, il n’a aucun problème de conscience à ne pas tenir compte du bruit médiatique. En revanche, lorsque l’on brandit la morale on touche à quelque chose de subjectif, et la force et les moyens déployés peuvent changer la donne. Sauf que ces groupes de pression qui sont capable de mobiliser n’ont pas la responsabilité de juger quelqu’un, ils veulent rallier l’opinion à leur cause. Et comme ils n’ont pas cette responsabilité, qu’ils n’ont pas à rendre de compte, ils sont totalement débridés.

    La question du procès n’est pas de savoir si DSK savait que ces femmes étaient des prostituées. La question du procès est de savoir si un client peut être assimilé à un proxénète. En prévision de la réponse qui pourrait être donnée à cette question, DSK a tout intérêt à nier qu’il savait qu’elles étaient payées.

    Commentaire par Seb. — 13/02/2015 @ 13:08

  17. J’ai du mal à comprendre ces discussions sur la morale, la sexualité et la prostitution et la manière dont le droit ne doit pas s’écarter trop de cette morale…

    Au vu des témoignages (de Jade, de Nafissatou Diallo, de Tristane Banon,…) DSK se rend régulièrement coupable d’agression sexuelle et de viol. Il n’y a pas vraiment moyen d’éviter cette conclusion. Le problème, c’est d’arriver à une condamnation pour ce genre de qualification (pas de témoins, manque de preuves , difficulté d’établir le mens rea,…) donc les juges essaient d’attaquer sous l’angle du proxénétisme, pour lequel il est plus facile de réunir des éléments matériels même s’il est moins adapté à la situation.

    Il aurait probablement mieux valu inculper DSK pour viol et complicité de viol quitte à ce que ça se termine en non-lieu. Au moins tout le monde serait au clair sur ce qui s’est passé, juste que l’on a pas les moyens d’arriver à une condamnation, plutôt que de lui fournir tous les outils pour enfumer tout le monde à propos de sa sexualité « rude »…

    Il n’y a pas besoin de changer le droit pour lui permettre de coller à la morale. La sexualité de DSK est immorale parce qu’il ne respecte pas le consentement de ses victimes et la loi condamne déjà ses actes.

    Criminaliser les clients de la prostitution est p-e souhaitable (c’est un débat pour le moins complexe mais je doute que la situation puisse se trouver dans un nouvel arsenal législatif mais plutôt dans une réduction de la précarité, ce qui coûte nettement plus cher que de voter une loi) mais n’arrêterait pas DSK: s’il ne peut plus violer des prostituées impunément, il violera des journalistes, le « petit personnel », des stagiaires, qu’importe. S’il s’attaque à des prostituées, c’est qu’elles constituent des proies faciles d’accès, dont la parole ne vaut tristement pas grand chose devant un tribunal et dont l’activité offre à DSK l’opportunité d’un déni plausible.

    Il est important de comprendre que ce que veut DSK n’est pas de s’envoyer en l’air à tout va, ni de pratiquer une sexualité « rude ». Il y a de nombreuses communautés BDSM où il est possible de trouver des partenaires tout à fait désireux de partager sa « rudesse », dans le respect du consentement de tous. Ce qu’il veut, c’est faire mal, rabaisser, détruire, objectifier… violer.

    Foxtrot.

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 13/02/2015 @ 13:45

  18. @ Seb

    Le lobbying c’est exact c’est aussi une activité des juristes depuis longtemps d’ailleurs le métier d’avocat lobbyiste existe. Cela ne m’a pas échappé ! Convenons alors qu’il s’agit, je vous l’accorde bien volontiers, d’une différence de degré plus que de nature : ces associations, en effet, ne peuvent se priver d’une communication médiatique autour de ce type de procès, hors normes, précisément, parce que c’est de l’essence même d’une bonne stratégie de défense idéologique pour emporter l’adhésion dans un débat de société de l’opinion publique, du plus grand nombre. C’est également enseigné.

    Cela étant, j’avais bien compris que la question du procès était bien celle de savoir si DSK pouvait être qualifié de proxénète et que les éléments de preuve, lors du débat judiciaire, étaient rapportés conformément à la définition qu’en donne l’article 225-5 du Code pénal qui précise que :

    Le proxénétisme est le fait, par quiconque, de quelque manière que ce soit :

    1° D’aider, d’assister ou de protéger la prostitution d’autrui ;

    2° De tirer profit de la prostitution d’autrui, d’en partager les produits ou de recevoir des subsides d’une personne se livrant habituellement à la prostitution ;

    3° D’embaucher, d’entraîner ou de détourner une personne en vue de la prostitution ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle se prostitue ou continue à le faire.

    Or, en l’espèce, c’est bien de prouver que la stratégie de défense de l’ex directeur général du FMI est crédible ou ne résiste pas à l’analyse sur le terrain du droit positif quant à son degré de connaissance et de conscience qu’il avait affaire à des dames qui se livraient à la prostitution et non à du libertinage. Encore une fois, il faut le prouver en droit !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 13/02/2015 @ 14:24

  19. @ Le Chevalier Bayard,

    Le lobbying a sa raison d’être mais un procès a également et une fin autonome et nécessaire. Un procès n’a pas vocation à trancher une question sociétale. A partir du moment où des lobbying utilisent un procès à des fins idéologiques, il y a un risque que ce procès soit dénaturé. Cette tendance est renforcée avec les réseaux sociaux.

    J’ai fait la connaissance du blog d’Aliocha à l’occasion du procès des tournantes. Des associations avaient fait de ce procès l’étendard de leur campagne contre le viol. Dossier compliqué, jugé plusieurs années après les faits, plusieurs changements semble-t-il dans la déclaration de la victime sur l’identité des personnes désignés comme auteurs, un procès à huis clôt, Le jury populaire a prononcé des relaxes et des peines avec sursis. Sur les marches du tribunal, ces associations qui n’ont pas assisté au procès pour cause de huis clôt, qui ne se sont très certainement pas rapprochées de la défense pour connaître leur version, qui ont elles même initié la médiatisation du procès affirment que le message adressé à la société par ce verdict est désastreux. Un procès n’a pas vocation à adresser un message à la société. Appel du procureur, nouveau procès, plus de condamnations et des peines plus lourdes. Je ne prétends pas que les accusés étaient innocents, je n’en sais rien. Par contre, je m’interroge sur l’impact de cette mobilisation sur la décision du procureur de faire appel et sur la décision du second jury populaire.

    Depuis, il y a également eu un dossier où ces mêmes associations ont fait pression suite à l’acquittement de personnes accusées du viol d’une handicapée. Le procureur a fait appel.

    Il y a également eu l’affaire Baby Loup. J’entends le débat moral, je félicite même l’engagement de l’association Baby Loup, seulement le règlement sur lequel était fondé le licenciement n’était pas conforme au droit. C’est d’ailleurs ce qu’a jugé une première fois la Cour de cassation, résistance des juges du fonds, puis retour devant la cour de cassation qui se déjuge.

    Bien avant cela, il y avait eu l’affaire du mariage annulé faute de virginité de l’épouse. La motivation du juge était maladroite, mais la décision était conforme au droit. Un mariage peut être annulé en cas d’erreur sur les qualités essentielles de la personne. Ces qualités essentielles relèvent de la liberté de chaque époux, le juge doit seulement vérifier qu’elles ont été déterminantes du consentement. Solution conforme et pragmatique, car à quoi bon maintenir un mariage et contraindre au divorce, alors que les intéressés ne veulent pas de ce mariage. On peut trouver délirant qu’une personne exige que so épouse soit vierge jusqu’au mariage, mais le juge n’avait pas à juger de la pertinence de cette exigence. Buzz médiatique, appel du procureur, réformation de la décision de première instance.

    Personnellement cette tendance m’inquiète, on est parfois assez proche de cette caricature où la justice est mise en scène sous la forme d’un jeu télévisé où le public est appelé à voter par téléphone sur la culpabilité ou l’innocence de l’accusé.

    Commentaire par Seb. — 13/02/2015 @ 16:02

  20. Et si on les écoutait elles aussi ?
    Ne sont elles pas les mieux placées pour parler d’elles et de leurs droits, voire de leur choix.
    http://droitsetprostitution.fr/1/
    .

    Commentaire par Patricia — 13/02/2015 @ 17:00

  21. Ceux qui se sont laissés séduire par DSK se sont peut-être laissé bercer par un vague souvenir de ce qu’étaient les « grandes horizontales »…

    http://www.misspandora.fr/cocottes-et-courtisanes/

    Mais ce que révèlent les comptes rendus de Pascale Robert Diard, par exemple, nous montrent des situations où le minable le dispute au sordide.

    Les prolos qui sont compréhensifs à l’égard des ébats des grands bourgeois, parce qu’ils sont supposés classieux, doivent se retenir à leurs chaises pour ne pas tomber le cul par terre.

    Il est si loin, le temps des « cocottes »… comment y croire encore, après tout ce qu’on vient de se voir confirmer ?

    Pour Pascale Robert Diard… rien à redire, je l’adore, elle me réchauffe le cœur. Rien à redire non plus quand à sa description du petit monsieur au regard de maquignon, ni à celle du pourvoyeur de chair humaine. Se dire prêt à rechercher une gamine de dix sept ans, ou coller au derche d’une autre de dix huit ans (qui va encore à l’école, hein ?), on ne peut pas décrire ça autrement qu’avec un vocabulaire de négociants en bestiaux.

    Commentaire par Zarga — 13/02/2015 @ 19:11

  22. @seb
    Vous dites que la question est de « savoir si un client peut être assimilé à un proxénète »
    Bien sûr qu’il ne l’est pas puisque s’il est client il paie .
    C’est bien le hic DSK n’a rien payé il a profité gratuitement des dames ce qui est assimilé à du proxénétisme puisque c’est comme ça que se font coincer les souteneurs .

    Commentaire par Scaramouche — 13/02/2015 @ 19:39

  23. Comment ça, il n’y a pas de justice à deux vitesses ?
    http://www.lepoint.fr/economie/eric-de-montgolfier-des-noms-ont-ete-retires-des-listings-d-hsbc-13-02-2015-1904882_28.php

    Commentaire par Gilbert Duroux — 13/02/2015 @ 19:56

  24. @ Scaramouche,

    C’est en tout cas le raisonnement tenu par l’accusation mais je n’y souscrit pas.

    Ce n’est peut être pas votre truc, ce n’est pas le mien, mais essayez de vous imaginer dans la situation suivante : vous allez voir des prostitués avec un ami. C’est l’anniversaire de votre ami et comme vous n’êtes plus à un beauferie près, vous payez cette prestation sexuelle tarifiée à la place de votre ami à titre de cadeau d’anniversaire. Est ce que votre ami est un proxénète ? Pourtant il aura couché avec une prostitué sans payer.

    Lorsque vous êtes invité au restaurant, vous n’êtes pas moins client.

    Les souteneurs ne se font pas coincer parce qu’ils couchent avec des prostitués sans payer, ils se font coincer parce qu’ils poussent des femmes à la prostitution et qu’ils prélèvent un pourcentage sur cette activité, quand bien ils auraient pris soin de dissimuler la manière dont ce prélèvement est effectué.

    Commentaire par Seb. — 13/02/2015 @ 20:32

  25. @ 19 Seb

    Les jurisprudences que vous évoquez,en termes de procédures, sont classiques dans le jeu normal de la hiérarchie des normes dès lors que toutes les voies de recours n’ont pas été épuisées.

    D’ailleurs, en France, le juge n’est tenu par aucun principe de se conformer à une décision antérieure, émanât-elle d’une juridiction supérieure, ni même suivre le courant d’une jurisprudence dominante ou unanime.

    Bien plus, quand bien même serait-elle fixée de façon constante (quand bien même pourrait-on citer à l’appui un arrêt de la Cour de cassation en Assemblée plénière, ici, par exemple celle de Baby-Loup) n’importe quel juge, statuant dans une nouvelle espèce, pourrait, adopter une solution différente.

    Le juge ne pouvant refuser de juger sous prétexte du silence de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi au risque d’être poursuivi comme coupable de déni de justice dit l’article 4 du Code civil, il a donc aussi vocation à combler le vide législatif ce qui l’incite d’ailleurs, parfois, contra legem, soit par réaction soit par provocation à pousser le législateur à légiférer .

    Pour ma part, je considère qu’il est sain dans une société démocratique surtout lorsqu’il s’agit de débats sociétaux et chaque fois que la justice est saisie pour des cas critiques que les associations, les groupes de pression dans l’intérêt général et dans le respect de l’Etat de droit s’emparent du procès comme tribune pour, le cas échéant, contraindre le législateur à modifier la règle ou à la faire évoluer.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 13/02/2015 @ 21:05

  26. Admettons que DSK arrive à s’en sortir parce qu’il aura convaincu que la viande (plus ou moins) fraîche, c’était le cadeau d’amis. C’est tout à fait possible. On évitera de s’interroger sur le fait que « les amis » offrent de tels cadeaux à quelqu’un de très riches et infiniment puissant, sans aucune contrepartie. Il est vraiment très fort, cet homme là. Il a déjà traversé l’affaire de la MNEF, l’affaire de la cassette Méry, l’affaire de la remise fiscale de 160 millions de francs à Karl Lagerfeld… Ces gens là (DSK, Tibéri, Balkany, etc) sont insubmersibles. Qui a dit qu’il n’y avait pas de justice à deux (au moins) vitesses ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 13/02/2015 @ 21:37

  27. @ Le Chevalier Bayard

    Dans les deux procès pénaux que j’évoque, on peut effectivement considérer que c’est le jeu normal des institutions. Si l’appel existe c’est effectivement pour potentiellement réformer la jugement de première instance. Reste que je trouve problématique la pression exercée par des tiers au procès, pour des raisons extérieures au procès, sur le déroulement de celui-ci. Cette pression de fait peut influencer le résultat d’un procès, notamment lorsque vous êtes jugé par un jury populaire. L’action de juger est quelque chose de suffisamment compliqué sans qu’il soit besoin d’y rajouter de l’énervement.

    Imaginez que vous soyez soupçonné d’avoir commis quelque chose d’horrible mais dont vous êtes innocent, ou pas d’ailleurs. Une association lutte contre cette chose dont vous êtes soupçonné. Le juge d’instruction à l’issue de son instruction estime que des doutes subsistent et vous renvoi devant la Cour d’assise. L’association en question mène une campagne médiatique, réclame votre condamnation car ce type de crime est trop répandu et qu’il n’est pas assez condamné. Cette publicité qui est faite à votre procès est déjà une sanction en soit. Et lorsque vous retrouverez face au jury, pensez vous que vous aurez les mêmes chances et les mêmes garanties que tout justiciable ?

    Qu’une jurisprudence évolue, là encore c’est le jeu normal des institutions. Mais lorsqu’une jurisprudence évolue c’est à la suite d’un raisonnement, d’une réflexion, afin que le droit s’adapte à l’évolution de la société, mais pas parce que les juges sont pris en otage par une campagne médiatique qui vise quelque chose qui n’est pas l’enjeu du procès.

    Le droit du travail, et particulièrement le droit du licenciement, est un droit formaliste. C’est parfois bête et méchant, mais c’est le droit et cela permet aussi de protéger les salariés. L’association Baby loup a foiré sa procédure de licenciement. N’importe quel employeur aurait été condamné. Baby loup, soutenu par d’autres associations, a mené une campagne médiatique en prétendant que c’était la laïcité qui était en jeu. Ce qui juridiquement est faux. La motivation du second arrêt de la cour de cassation, rendu en assemblée plénière, est désastreuse sur le plan juridique. Elle noie le poisson. Certains commentateurs explique que c’est un arrêt « politique » et la Cour de cassation a statué ainsi pour éviter que le législateur ne soit contraint d’intervenir au regard de l’émotion qu’aurait pu causer une décision contraire.

    Dans le dernier cas, on a clairement refusé l’application du droit, ainsi que la solution la plus pragmatique, à deux personnes qui cherchaient à se débarrasser d’un mariage gênant, afin de calmer une agitation médiatique initiée par des gens qui n’avaient pas compris, qui n’ont d’ailleurs pas cherché à le faire, le raisonnement qui a mené à cette décision.

    Dans un Etat de droit, la loi doit être la même pour tous. Elle ne doit pas varier sous prétexte qu’une foule agitée n’en comprends pas l’application qui en ait faite à un cas d’espèce, ou parce qu’un malentendu est entretenu par un groupe de pression. C’est la noblesse de l’Etat de droit de résister à ces turpitudes et de garantir à chacun que la loi lui sera appliquée.

    Commentaire par Seb. — 13/02/2015 @ 22:21

  28. @ Gilbert Duroux,

    S’il y a contrepartie à un tel « cadeau », il y a paiement, et donc le raisonnement selon lequel DSK est proxénète parce qu’il tire profit de la prostitution d’autrui en profitant des prestations sexuelles des prostituées gratuitement ne tient plus non plus.

    Une autre qualification pénale serait alors sans doute possible : corruption ? trafic d’influence ?

    Je n’ai pas une connaissance précise du dossier, je n’ai même pas lu les comptes rendus dans la presse. Je suis tout de même étonné que DSK n’ait pas été poursuivi pour violence en réunion ou pour viol en réunion, car d’après le peu que j’ai entendu de ce qui se passait dans ces « parties fines », certains faits s’y prêtaient. Alors qu’à l’inverse, la qualification de proxénétisme est assez farfelu.

    Commentaire par Seb. — 13/02/2015 @ 22:35

  29. L’investissement des procès par les groupes de pression c’est aussi la primauté de la force sur le droit.

    Le péquin de base qui n’a pas les moyens de soutenir une contre offensive médiatique risque de s’en prendre plein la gueule. A l’inverse DSK risque de s’en sortir parce que on a voulu faire de son procès celui des clients des prostitués.

    Commentaire par Seb. — 13/02/2015 @ 22:50

  30. « Suivant que l’on est puissant ou misérable… » … Rien de nouveau là non plus mais le résultat de ce procès fera jurisprudence et comme dans les affaires financières qui touchent nos gouvernants la candeur naïve des prévenus qui  » ne savent rien  » sera de plus en plus déterminante. On devrait actuellement inventer la formule de « coupable à son insu »
    Bien sûr que DSK n’est pas le « julot » classique , mais il fricotte avec le milieu et profite du système . On est loin du « cadeau  » occasionnel au chef d’entreprise ..

    Commentaire par Scaramouche — 14/02/2015 @ 05:44

  31. @ Seb

    Sur le lobbying : attention, moi je considère, que le recours au procès est un des moyens d’action pour éventuellement modifier ou faire évoluer la règle de droit auprès du législateur, pour des cas critiques sociétaux, et non auprès du juge (ce qui reviendrait à nier leur indépendance) mais indirectement pour agir sur les consciences et ainsi faire bouger les mentalités dans l’opinion publique.

    Les juges ne sont jamais dupes ! D’ailleurs ils détestent se faire instrumentaliser et pour reprendre la formule de Paul Ricoeur c’est une des vertus du juge de mettre des distances avec les aspects moraux ou philosophiques des cas dont il est saisi, afin de ne pas se laisser emporter par des passions qui risqueraient de nuire à son entendement et son objectivité (La conscience du juge aujourd’hui in La conscience du juge dans la tradition européenne, ouvrage collectif dirigé par J.M. Carbasse et L. Depambour-Taride PUF,1999 p.331)

    S’agissant de Baby-Loup je ne vois pas en quoi l’arrêt d’assemblée plénière a foiré sa motivation ?

    Je vous donne raison sur l’argument non pertinent de la laïcité qui ne résiste pas à l’examen mais, précisément, les juges ont pris leurs distances…comme quoi !

    En revanche, le jugement que vous portez me semble sévère. Qu’il y ait une résonance politique c’est indéniable c’est un sujet sensible en France mais ne doit pas conduire à ravaler la décision au rang « d’arrêt d’espèce de faible portée » ou « d’arrêt d’opportunité » comme le laissent entendre certains auteurs.

    En effet, sur le terrain de la technique juridique pure, je relève pour ma part, que cette affirmation paraît, en effet, pour le moins très réductrice et j’incline à penser au contraire que par son label PBRI, sa structure et l’énoncé – sous forme de chapeau intérieur – d’un principe général excluant un principe de non-discrimination, l’arrêt a tout d’un arrêt de principe.

    D’abord, parce qu’il n’est pas totalement abandonné au juges du fond ; il n’y a qu’à voir avec quelle précision l’assemblée plénière relève les éléments de fait qui ont permis auxdits juges de caractériser la licéité de la restriction à la liberté religieuse de la salariée.

    Ensuite, parce qu’un tel contrôle paraît le plus approprié pour apprécier le caractère justifié et proportionné de l’atteinte à la liberté. C’est d’ailleurs ainsi que procède la CEDH.

    En revanche, la grande majorité des auteurs rejette l’interdiction fondée sur les contacts avec la clientèle, la préservation de l’image de marque de l’entreprise, voire la paix sociale entre les salariés.

    Cette pétition de principe paraît contestable au yeux de Philippe Waquet (RTD 2009 p. 485), doyen honoraire de la chambre sociale – qui n’est pourtant pas le plus liberticide des auteurs – car de telles justifications à l’interdiction des signes religieux pourraient être admises aux conditions de L. 1121-1 du Code du travail qui dispose que : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. » et comme l’ont déjà admis certaines juridictions du fond ainsi que la CEDH, elle-même, dans son arrêt Eweida du 15 janvier 2013, que : « le souhait de l’employeur de promouvoir une certaine image de marque constitue un objectif légitime. »

    Je me souviens que la salariée avait à l’époque menacé de saisir la CEDH, au cas où elle n’obtiendrait pas satisfaction, devant assemblée plénière. Une telle issue est loin d’être acquise, me semble-t-il, car reposant sur la recherche concrète d’un juste équilibre des droits et intérêts en présence, l’arrêt Eweida du 15 janvier 2013 ne laisse guère présager d’une condamnation de la France.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 14/02/2015 @ 12:34

  32. Ooops ! La Cour de cassation et son communiqué écartant d’emblée l’argument de la laïcité : https://www.courdecassation.fr/IMG///Communique_BabyLoup.pdf

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 14/02/2015 @ 13:07

  33. @ Le Chevalier Bayard

    Je n’ai jamais prétendu que l’assemblée plénière avait fondée sa décision sur le principe de laïcité.

    Que dit en 2013, la chambre sociale ? Elle dit qu’un employeur peut porter atteinte à la liberté religieuse si cette atteinte est proportionnée au but recherché, mais que dès lors que cette atteinte se fonde sur une disposition générale et imprécise du règlement intérieur, la restriction ne peut être proportionnée. C’est clair.

    Campagne médiatique, mobilisation, différentes personnalités s’expriment dans la presse en prétendant que la décision de la cour de cassation menace la laïcité, qu’un employeur ne peut plus interdire le port du voile à ses salariés.

    Or la Cour de cassation a clairement rappelé qu’interdire le voile était possible dans certaines circonstances et sous certaines conditions.

    Que dit l’assemblée plénière en 2014 ? Elle dit que finalement le règlement est précis et que la disposition en cause n’est pas générale au regard de la taille de la structure. L’intention de la cour n’est pas de modifier sa jurisprudence en affirmant que désormais l’examen de la précision d’un règlement doit se faire au regard de la taille de la structure.
    L’intention de la cour est d’éteindre une polémique fondée sur une mauvaise interprétation de sa jurisprudence, Dès lors on applique plus le droit, mais on se contente de donner raison à celui qui a la sympathie du public.

    Que l’opinion publique parviennent à faire pression pour qu’une loi injuste ne soit pas appliquée, comme par exemple celle incriminant l’avortement est une chose ; que le procès d’une personne accusée de pédophilie ou de viol se transforme en procès de la qualité de la répression de la pédophilie ou du viol en est une autre. Dans le second cas, une personne risque de se faire condamner indépendamment de sa culpabilité mais parce que ce dont il est accusé est horrible. C’est Outreau.

    Je ne suis pas certain que tous les juges soient au dessus de cela. On devient juge parce qu’on a réussi un concours, c’est à dire parce que on sait faire des exercices académiques (dissertation juridiques, notes de synthèse) en un temps donné. Cette aptitude est nécessaire, mais elle n’est pas en soit une garantie. En outre, aux assises vous êtes jugé par un jury populaire.

    Par ailleurs, l’acte de juger, et particulièrement en matière pénale, implique un moment donné d’apprécier la valeur probante des éléments de faits qui vous sont soumis. C’est une opération éminemment subjective, la fameuse intime conviction. Pensez vous vraiment que cette opération intellectuelle n’est pas affectée lorsque des manifestations ont lieu face au tribunal, que des tribunes diffusées dans les différents médias affirment que telle ou telle décision serait honteuse et indigne. Je suis certain que certains juges sont imperméables à ces pressions, mais je suis également certain que tous les juges ne le sont pas.

    Commentaire par Seb. — 14/02/2015 @ 15:58

  34. @ Seb

    « Je n’ai jamais prétendu que l’assemblée plénière avait fondée sa décision sur le principe de laïcité. ». Au temps pour moi ! Dont acte !

    Pour autant, elle ne saurait être, me semble-t-il, pas aussi désastreuse que vous l’entendez !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 14/02/2015 @ 16:18

  35. Les juges féminines lilloises Ida Chafaï du SM et Fabienne Atzori du SM ne sont elles pas les juges d’intruction du procès du Carlton ? ; ce qui pourrait expliquer l’acharnement des juges ?
    Lambda

    Commentaire par nicole Sevry — 14/02/2015 @ 16:37

  36. les femmes me font toujours rire quand elles essayent de parler de sexualité masculine C’est comme si un geek s’essayait au coaching privé ou qu’un balayeur s’essayait a la physique quantique, autrement dit les femmes qui parle de désir masculin (la prostitution en fait malheureusement partie comme la pornographie ou pire les pratiques sexuelles délictuelles heureusement bien plus rares comme le viol ou la pédophilie) ne savent pas vraiment de quoi elles parlent C’est d’autant plus frustrant qu’elles se sentent sur un pied d’inégalité puisque effectivement un homme peut très bien tomber amoureux et accorder sa sexualité sur celle de sa compagne tandis qu’inversement une femme ne peut pas baiser sans sentiment et vivre une sexualité « liberée » sans souffrir (a l’exception notable des nymphos, qui représentent a peine 5% des femmes) Donc la femme moderne jalouse de la sexualité masculine fait souvent deux mauvais choix Petit 1: imiter les hommes dans les manières, le discours, les techniques de séduction, la sexualité Petit 2 essayer de transformer les hommes en femmes en mettant les pulsions masculines sur le compte de la societé ( le fameux patriarcat alors que la comparaison entre l’occident et le reste du monde montre bien que ce dernier est chez nous en état de mort clinique,ex banalisation des divorces, des couples non mariés, des familles gays et monoparentales) C’est le grand reve des femmes qui ont souvent soif d’absolu et de perfection dans le domaine amoureux changer l’homme !!! Elle réclament que l’homme devienne une parfaite fée du logis, les écoute parler sans jamais intervenir, qu’il réussisse a leur faire atteindre l’orgasme dans 99;9% des cas, qu’il gagne bien sa vie, qu’il soit sportif, qu’il ait de la conversation, qu’il plaise a la belle famille comme a ses amis Mais ce n’est pas de la faute des femmes, enfin par directement, tout est biologique, les femmes qui donnent la vie et portent les enfants sont programmées pour chercher et trouver le meilleur géniteur, le meilleur protecteur, le meilleur père possible, avoir des enfants demande souvent beaucoup d’investissement (financier, temporel, spirituel) tandis que les hommes quand a eux, recherchent principalement la satisfaction de leurs pulsions immédiates (ruse de la nature pour que les hommes engrossent le plus de femmes possibles pour une meilleure survie de l’espèce et évidemment les exceptions-hommes amoureux, hommes qui ne sont pas interéssés par la chose ou qui le sont moins que la moyenne des hommes-n’infirment pas cette règle, comme le fait que les poissons volants ou les oiseaux sans ailes existe ne change rien au fait que la plupart des poissons vivent sous l’eau et que la plupart des oiseaux volent

    Commentaire par antigauchisme — 14/02/2015 @ 17:43

  37. @ antigauchisme

    Vous me faites rire… Je suis convaincu au contraire que les femmes connaissent beaucoup mieux la sexualité des hommes que les hommes celles des femmes.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 14/02/2015 @ 19:09

  38. @antigauchisme vous ne connaissez pas beaucoup de femmes apparemment, ni beaucoup d’hommes, ni grand chose à la sexualité libérée…

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 14/02/2015 @ 19:24

  39. @ antigauchisme
    Merci pour cet exposé humoristique plutôt gentil . . J’aime beaucoup sa fraîcheur.
    Tout d’abord vous affirmez que les femmes ne connaissent rien à la sexualité masculine (quoiqu’elles soient suffisament futées pour s’en servir à leurs fins mais passons .. ) pour continuer en expliquant à votre manière ce que vous avez compris sur celle des femmes après ce qu’on peut deviner être une  » longue vie d’expériences  » .. Êtes vous hermaphrodite?
    Je ne saurai que trop vous diriger vers certains écrivains (es) modernes et attendre de vieillir un peu pour vous lancer dans des affirmations globales qui sont des clichés basiques ayant servis depuis des lustres à alimenter l’incompréhension entre les sexes. .
    Je vous souhaite longue vie .. Mais en attendant soyez persuadé qu » il y a une différence énorme entre la génération de votre arrière grand mère et la jeune femme moderne que vous côtoyez et elle est fondamentale : la nouvelle femme gagne sa vie et la première était dépendante …et croyez moi ça change le comportement .

    Je salue au passage la sagesse et la maturité de DMB et foxtrot , il ne faut en effet jamais sous estimer  » l’adversaire » (-)

    Commentaire par Scaramouche — 15/02/2015 @ 10:18

  40. Aïe, aïe, aïe ! Antigauchisme, je crois entendre Adam accusant Eve devant Dieu. C’est la faute de la femme, disait-il, elle a écouté le mensonge du serpent, et moi, j’ai écouté ce qu’elle m’a dit ! Bien sûr, elle a essayé d’opposer des arguments au serpent, mais moi, je n’en avais aucun à opposer à ma compagne….

    .C’est vieux comme le monde de dresser un doigt accusateur envers la femme. Mais cela met un fossé entre l’homme et la femme et empêche cette unité dont je ne sais plus quel texte arabe dit que le couple ressemble à deux moitiés d’orange qui se retrouvent.

    Bien sûr que des femmes utilisent les hommes comme une machine à bander, de la même manière que des hommes utilisent les femmes comme un objet (et seulement un objet) de plaisir. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant, l’éducation sexuelle étant faite actuellement par la pornographie et la médiatisation outrancière de comportements sexuels violents.

    Mais, rassurez-vous, au-delà de la sexualité, il existe toujours l’amour qui l’accompagne, et ceux qui en sont conscients, hommes et femmes, sont loin de votre amertume.

    Commentaire par Dorine — 15/02/2015 @ 13:01

  41. Le Carlton est-il Charlie ?

    C’est la question fondamentale par les temps qui courent.

    Quelques éléments de réflexion ici :
    http://lmsi.net/JeSuisMisogyne

    Chacun en fera ce qu’il pourra.
    Chacune en pensera ce qu’elle voudra.

    Commentaire par Al1C21 — 15/02/2015 @ 13:24

  42. Pour en revenir à DSK, j’ai comme l’impression que les juges ont voulu aller au-delà de la loi, vers ce qu’ils considèrent à tort ou à raison comme son esprit peut-être, en faisant un procès pour une accusation de proxénétisme qui ne tient à l’évidence pas très bien.
    Aliocha y voit la volonté d’ouvrir le débat sur la pénalisation des clients de la prostitution. Sans doute. Pour ma part, je me demande s’il n’y a pas aussi la volonté qu’après l’étalage de sa vie sexuelle, que, sans être une oie blanche on peut considérer comme dissolue, de faire disparaître DSK de la vie publique avec l’idée que le ménage aurait dû être fait depuis longtemps par la classe politique elle-même, et particulièrement le PS. Car tout le monde savait, même moi qui ne fais pas du tout partie du sérail, des amis m’ayant dit il y a une dizaine d’années que beaucoup de femmes évitaient de se retrouver seules avec ce personnage. Sur un autre plan, on n’est bien sûr pas dans le film Minority report, où les criminels sont arrêtés avant de commettre leurs crimes, mais comment ne pas comprendre que tout cela était fait pour obtenir à moyen terme des avantages de DSK quand il serait élu président.
    En tout cas, je suis bien d’accord avec Aliocha, la loi ne peut se comprendre dans son articulation avec la morale. Je suis très kantienne…
    Sur DSK, quand une obsession, une addiction, une phobie etc commence à prendre une place dans votre vie telle qu’elle menace de détruire tout le reste, il faut tout de suite chercher de l’aide, notamment psychologique ou psychiatrique. Ce monsieur est censé être d’une immense intelligence, mais ce manque de prudence démontre pour moi qu’il n’était ni si intelligent ni si fort que ça.

    Oh, et pour antigauchisme, don’t feed the troll, il risquerait de revenir !

    Commentaire par Maelle — 15/02/2015 @ 15:29

  43. Évidemment je voulais dire : la loi ne peut se comprendre que dans son articulation avec la morale

    Commentaire par Maelle — 15/02/2015 @ 15:30

  44. @ Dorine :

    « C’est vieux comme le monde de dresser un doigt accusateur envers la femme. Mais cela met un fossé entre l’homme et la femme et empêche cette unité dont je ne sais plus quel texte arabe dit que le couple ressemble à deux moitiés d’orange qui se retrouvent. »

    C’est marrant, votre référence me ramène à ce mythe grec qui voulait (en substance) que nous soyons à l’origine constitués de deux moitiés, qui seraient séparées par la suite, et qui aspireraient à se retrouver afin de reconstituer l’entité originelle.

    Commentaire par Zarga — 15/02/2015 @ 20:54

  45. @ Dorine :

    Voilà, voilà…

    http://www.philolog.fr/le-mythe-de-landrogyne-texte-de-platon/

    Commentaire par Zarga — 15/02/2015 @ 20:58

  46. L’époque moderne régresse vers la bestialité et les exemples cinématographiques d’amours « à la hussarde  » nous éloignent du Moyen Age et de l’amour courtois de Tristan et Yseult . Madame de Sévigné fait partie des dinosaures avec ses  » martyrs » le romantisme est mort et les grandes cocottes rivales de nos grand-mères ne ruinent plus personne . ( La preuve est que même un DSK ne paie pas ! )  » libérée » la femme ne mène pas la danse …
    Bref les temps changent avec ce « progrès  » et les sentiments avec , reste a savoir si on est heureux comme ça et si le fait d’être brutal vulgaire et cynique comme dans les dessins de Charlie ou autres délicats « humoristes » améliore notre qualité de vie .
     » Fais ce que tu veux disaient les libertins du XVIII ème siècle , pourvu que tu ne fasses de mal a personne « . .. J’y ajouterais  » et fais le avec grâce » .
    Le mythe des moitiés d’orange a fait place au coeur d’artichaut. La quantité prime sur la qualité et le vite fait remplace le bien fait . On est dans la boulimie et la poudre aux yeux.. Et a ce train le robot nous remplacera efficacement .
    Ceci dit je suis contre une loi sur les clients de la prostitution car il faut penser aux infirmes à ceux dont personne ne veut, donc à tous les cas particuliers et ce vieux métier est un mal nécessaire mais haro contre les souteneurs et les Dodos la Saumure qui sont nos esclavagistes modernes ceux qui traitent les femmes comme du bétail car il est nécéssaire d’ encadrer dans la loi au mieux possible cette profession dans la santé publique. Ce procès qui ne peut se désolidariser de l’humain et d’une certaine morale sera déterminant dans l’orientation définitive de nos choix et notre style de vie.

    Commentaire par Scaramouche — 16/02/2015 @ 05:53

  47. Bonjour Maelle,

    La morale est toujours une relation à l’autre, certes, mais de soi à soi ! Ce que vous trouvez immoral ne le sera pas forcément pour moi.

    L’optimisation fiscale, l’IVG, les caricatures religieuses, le mariage pour tous, la prostitution, la corrida, l’homosexualité, l’euthanasie, la sodomie, la peine de mort, la GPA, la ventes d’armes etc…

    Est-ce moral pour vous ? Pour d’autres ça peut l’être beaucoup moins…

    Non omne quod licet honestum est : « Tout ce qui n’est pas illicite n’est pas pour autant convenable. » Différence entre la loi et la morale du moment (Maxime de Paul, jurisconsulte)

    Le droit borne ses ambitions à régler les relations extérieures des hommes entre eux, pour y faire régner une certaine paix sociale.

    Fondée sur un rapport transcendant, la religion présente ses commandements comme venant de Dieu. Ouverte aux impératifs de la conscience, la morale est plus exigeante que le droit, elle qui attend de l’homme un dépassement.

    Plus terre à terre le précepte juridique n’est ni une règle de salut, ni une loi d’amour : c’est un facteur d’ordre un régulateur de la vie sociale, un modérateur, un dénominateur commun, une norme moyenne et c’est déjà beaucoup.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 16/02/2015 @ 10:04

  48. Les parties civiles se débinent. DSK va s’en sortir une fois de plus…
    http://www.europe1.fr/faits-divers/proces-du-carlton-dsk-sardanapale-des-temps-modernes-2374937

    Commentaire par Gilbert Duroux — 16/02/2015 @ 19:44

  49. La Mort de Sardanapale ou la folie d’un roi dépossédé de son pouvoir et l’évocation par Delacroix au Louvre de la « puissance romantico-mortifère » d’une œuvre sensuelle et cruelle soutenue dès l’origine par Victor Hugo et redécouverte par Beaudelaire :https://www.youtube.com/watch?v=V60U3zsZkT8

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 16/02/2015 @ 21:25

  50. Si l’on s’affranchit de la morale religieuse, Chevalier Bayard, ne peut-on penser que toute structure que se donne la société, le cadre qu’elle définit pour le vivre ensemble des individus peut être appelé morale. Et donc se trouve à l’origine d’un ensemble de lois?

    Ou faut-il penser que la justice ne s’organise plus que sur un corpus de normes prédigérées sans tenir compte de l’environnement humain, culturel, historique et éducatif de la dite société? Des cases à cocher pour définir la culpabilité ou la relaxe? Et des avocats malins ou naïfs pour sortir le bon ou le mauvais tiroir de normes pour cocher les cases?

    Commentaire par Dorine — 16/02/2015 @ 21:50

  51. @ Zarga : l’antiquité a passé son temps à s’emprunter les textes. Je ne connais pas le texte grec, mais mes souvenirs d’enfance sont loin et je pense que les arabes avaient récupéré cette histoire de moitié d’orange dans mes souvenirs. Si j’avais le temps, j’essaierai bien de retrouver ce que j’avais lu, il y a ……si longtemps……
    merci pour vos références.

    Commentaire par Dorine — 16/02/2015 @ 21:55

  52. DSK ne s’en sort pas si bien , il est fini en politique et ridiculisé dans le monde entier qui connait le personnage sans compter les répercussions familiales , (ses enfants en portent le poids ,) quant à se faire coincer un jour .. tout peut arriver .. (Ainsi Al Capone et plus près de nous OJ Simpson . .. rattrapés pour d’autres délits..). sans compter que la vieillesse dans son cas est une punition et le seul espoir pour les victimes .
    Reste que maintenant il sera encore un petit peu plus difficile de coincer un souteneur .

    Commentaire par Scaramouche — 17/02/2015 @ 08:38

  53. @ Bonjour Dorine

    Philosophiquement, droit, morale et religion appartiennent, en tout état de cause, au même ordre.

    Ils sont d’ordre normatif et moral (au sens générique du terme). La pensée commune les reconnaît à la fois comme les exigences basiques de la vie sociale et comme des normes supérieures que leur valeur idéale met au au-dessus des faits. Il semble qu’à ses débuts, toute société cherche les assises de son organisation dans ces trois fondements, sans trop les séparer. En ce sens, la réflexion morale (lato sensu) est nécessairement première.

    Une société laïque à donc, par essence, des références morales communes et même des assises, qui ne sont marquées ni confessionnelement, ni politiquement, une morale citoyenne, socle républicain.

    Dans la Grèce antique, les sages (Solon et les autres) ne sont ni des savants ni des philosophes. Ce sont des hommes de sens commun et des législateurs. La pensée philosophique et scientifique vient ensuite. Solon précède Socrate et Socrate respecte la loi.

    Même distincts et autonomes, droit et morale se reconnaissent mutuellement. La morale reconnaît la loi, au moins comme mal nécessaire (Rendez à César ce qui est à César); le droit reconnaît la morale comme un bien (il prescrit, par exemple, aux parents de veiller à la moralité de leur enfant, autant qu’à sa sécurité et à sa santé article 371-1 du Code civil).

    Maintenant, plus prosaïquement, droit et morale sont assez souvent de faux amis. Le droit demeure moins exigeant que la morale lorsqu’il couvre un devoir moral ; les bonnes mœurs constituent un minimum garanti de décence (est-ce décence de faire du topless pour les femmes dans les rues ? Le droit le permet, en tout cas, à New York !) et d’honnêteté publique, règle de comportement extérieur et non un idéal qui exalte la conscience.

    Le droit est un phénomène social. L’ordre juridique est dans l’histoire et son système juridique n’est pas un ordre immanent et immuable. Naissant, mouvant, mortel, il a une origine, un développement, une destinée, bref une histoire.

    Quant à l’ère de la standardisation du droit. On y est déjà ! Qu’ils soit naïfs ou malins, peu importe, tôt ou tard les avocats seront « remplacés » par des robots dans 2 ou 3 ans dans les cabinets !

    Lors de la convention nationale des avocats le 26 octobre 2014, tranquillement, Me A. Bensoussan en a fait l’impressionnante démonstration en faisant trembler toute la profession.

    Vidéo changement de paradigme ici :http://www.conventionnationaledesavocats.com/presentation/videos.html

    D’ailleurs, Jérémie Eskenazi fondateur de la société Miratech et créateur du logiciel document-juridique.com dont le modèle est Robertlawyer.com l’a bien compris. Il n’y a qu’à voir toutes les structures sur internet qui propose du droit. « Les avocats sont en train de dépenser des sommes folles pour défendre un bateau qui a déjà coulé » et d’ajouter « Qu’ils semblent se prendre une brique sur la tête alors que ça fait des années que l’automatisation des process est annoncée »

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 17/02/2015 @ 10:14

  54. Passez les 14 minutes 30 de la vidéo !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 17/02/2015 @ 10:29

  55. Très bien chevalier Bayard vous apportez de l’eau a mon « moulin robotisé »

    Pour l’issu du procès où est la surprise?
    Dans ce monde où on nous rebat les oreilles sur la République et ses « valeur » on touche du doigt la misère morale de certaines de ces femmes esclaves où dans le pays des droits de l’homme (mais visiblement pas de la femme) on ferme les yeux. D’accord ce n’est pas le procès de la prostitution mais il devrait permettre de se poser quelques questions avant de juger la conduite des autres pays.

    Commentaire par Scaramouche — 18/02/2015 @ 11:54

  56. @ Bonjour Scaramouche

    Attention ! Le « test de turing », pour les spécialistes, n’a pas de valeur significative. Il est loin d’être pertinent. Me Bensousssan est un bon communicant mais si vous avez regardé la vidéo jusqu’au bout (c’est à l’heure 1.15.30) Oussama Amar entrepreneur et intervenant comme « accélérateur de start-up » lui répond, indirectement, en quelque sorte, par l’argument aristotélitien rappelé sous l’antiquité aux sophistes.

    Avec nos algorithmes d’aujourd’hui c’est pas pour demain !

    Cela étant, je lisais récemment dans une passionnante interview du Monde daté du 15 et 16 février que Vincent Colonna, sémiologue, et qui vient de publier un essai sur (« L’art des séries télé 2. L’Adieu à la morale » Payot 2015) s’intriguait je cite : « Pour la première fois, des auteurs de séries amènent des millions de d’individus à s’enthousiasmer pour un héros négatif immoral mais suffisamment sympathique pour que l’on s’attache à lui. C’est une première. »

    Un professeur de chimie qui souhaite produire la drogue la plus pure qui soit « Breaking Bad », « Games of Trones » une régente couche avec son frère et entend régner avec lui, «Les Soprano » et les trafics d’un patron mafieux etc, etc,….

    Ainsi, à la question pourquoi parler d’adieu à la morale dans votre livre ? Vincent Colonna répond : « Je me demande si l’immoralité de ces héros négatifs n’est pas un signe prouvant que, dans nos sociétés occidentales, la conscience morale tend à disparaître au profit d’une conscience juridico-humanitaire. Les limites du permis et de l’interdit semblent de moins en moins relever du bien et du mal ou de l’éthique personnelle, et de plus en plus du droit, un droit qui nous tient lieu de conscience morale. De fait on invoque de plus en plus souvent – le droit de la personne humaine – »

    Les séries les plus novatrices pointeraient-elles alors un phénomène culturel ? L’auteur se demande : « Sans doute sommes-nous dans une période de recomposition. De plus en plus, peu nous importe le regard que la société porte sur nous, ou le poids de la morale : dignité, honneur, réputation publique tendent à s’effacer de nos cadres mentaux. Compte avant tout la – personne -, terme générique qui idéalise et mythifie les droits de l’être humain. »

    Un être humain qui, comme le héros négatif, estime avoir le droit de tout faire, pour son propre compte et sans complexe moral, tant que la loi et le droit ne l’arrêtent pas ?

    Pour le sémiologue : « L’évolution de notre rapport à la sexualité, me semble-t-il, le confirme : on ne parle plus de ce qui est « moral » ou de la « liberté » dans ce domaine ; le droit nous tient lieu d’horizon : tout est permis dès lors que les deux personnes sont adultes et consentantes. Cela nous suffit. »

    Les séries aux héros négatifs symboliseraient la pointe extrême, en quelque sorte, de ce vers quoi nous tendons, c’est bien cela ?

    Vincent Colonna répond : « Peut-on nier qu’il existe un lien étroit entre nos émotions et nos idées ? La popularité des fictions très sophistiquées apparues depuis les années 1990 (des « Soprano » à « Breaking Bad » est-elle sans conséquences sur notre façon d’aborder le monde ? Je ne peux pas le dire ; c’est peut-être infinitésimal, mais peut-être pas. Il faudrait toute une équipe de recherche pour étudier cela. Prenez le rapport entre nos rêves et notre vie éveillée : ce n’est pas la même chose, mais n’y a-t-il aucun lien entre eux ? Pour ma part, je pense qu’il y a porosité entre art et moral. Mais comme on sait très peu de chose sur ces mécanismes, on évacue la question, Je propose qu’on la pose ! »

    J’en conclu donc que DSK serait un héros négatif immoral…mais lui n’est pas fictionnel !

    Que voulez-vous dire par : « avant de juger la conduite des autres pays » ?

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 18/02/2015 @ 15:39

  57. Le point de vue d’Ovidie sur ce procès: http://www.metronews.fr/blog/ovidie/2015/02/12/dsk-et-le-proces-pour-sodomie/

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 18/02/2015 @ 17:16

  58. @ chevalier Bayard

    La définition du héros ne peut pas pour moi être négative mais elle varie avec chacun de nous ; en effet les héros modernes sont « fatigués  » et plus proches de nous , imparfaits, pas jolis et parfois pires. Peut-être qu’ainsi on peut mieux s’y identifier . Encore faut -il qu’ils ne soient pas totalement négatifs sinon on en arrive à Lucifer lequel doit être très beau pour être tentant et non terrifiant comme dans l’Apocalypse …(je pense à Gerard Philippe dans « la beauté du Diable » ) nous sommes loin de nos jours des héros classiques de ma jeunesse qui savaient nous faire rêver.
    Je crains que nos émotions soient émoussées et devenues épidermiques, fluctuantes , violentes et passagères . Pourtant le facteur émotionnel entre dans l’évaluation du QI ce qui n’était pas le cas autrefois.

    Pour ce qui est de porter des jugements sur les us et coutumes des autres pays nous ne sommes pas avares alors que nous sommes loin d’être parfaits en ce qui nous concerne. ( c’était simpliste « la paille et la poutre « ..Juste un premier degré)

    « Porosité entre  » art et moral « ou « art et morale ? « 

    Commentaire par Scaramouche — 18/02/2015 @ 17:35

  59. Ooops ! Morale, évidemment, comme substantif féminin sur ce thème qui se révèle démoralisant pour ces femmes qui ont exprimé leur part de vérité !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 18/02/2015 @ 18:22

  60. @ chevaler Bayard

    (En fait il y a une porosité aussi entre l’art et le moral si j’en juge par le mien quand je vois mélangé Louis XIV et Jeff Koons …😄)

    Commentaire par Scaramouche — 19/02/2015 @ 13:22

  61. Talleyrand (posément) ; Savez-vous pourquoi mon dossier ne peut rien contre moi ? Parce qu’il est de notoriété publique. Il n’a rien à apprendre à personne. Au roi moins qu’à quiconque. Je suis- tout le monde le sait- un concussionnaire, un prévaricateur, un débauché, un évêque apostat, renégat, schismatique… JC Brisville Le Souper

    Et si l’erreur de DSK avait été la dissimulation?
    Bonsoir les amis

    Commentaire par araok — 19/02/2015 @ 14:33

  62. Dommage ! Car Jeff Koons est un héros positif, bon père de famille : lorsqu’il n’est pas en voyage entre Paris, Hongkong ou Abu Dhabi, Jeff Koons mène une vie exemplaire ; chaque matin, il part à son atelier new-yorkais situé dans le quartier des galeries, à SoHo. Une centaine d’assistants y travaillent. Le soir, dès 18 heures, il rentre chez lui pour retrouver son épouse, Justine Wheeler, et ses six enfants – le week-end toute la famille s’entasse dans un grand van, direction la Pennsylvanie. L’artiste y possède une ferme (autrefois propriété de son grand-père) où il élève des poules, des canards, des moutons et six chevaux islandais. .

    Koons n’est pas non plus ma tasse de thé dans l’art contemporain (Richard Prince spécialiste de « l’appropriation art » à ma préférence) mais se priver du bonheur et la pêche qu’il donne. En sortant du musée on ne peut qu’avoir le moral.

    Avec ma fille on s’éclate de rire lors d’expositions qui lui sont consacrées ! Ce sont des instants de joie incommensurable qui permet de se rendre compte de la futilité des choses dans la dimension tragique de l’existence. Raison de plus pour profiter de là où nous sommes ! Dernière en date la rétrospective au MNAM (Centre Pompidou – Beaubourg) qui se tient jusqu’au 27 avril 2015.

    Sur la polémique Jeff Koons vs/ Versailles; lui cite l’historien de l’art autrichien Aloïs Riegl et son concept de « la part du spectateur » ajoutant : « L’œuvre appartient à celui qui la regarde. »

    Moi, c’est le philosophe David Hume : « La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes; elle n’existe que dans l’esprit de celui qui les contemple et chaque esprit perçoit une beauté différente ». Ce qui revient au même !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 19/02/2015 @ 15:00

  63. Ooops ! « mais on ne peut se priver… »

    Tenez ! Le « Lobster » moi ça m’éclate à chaque fois que voulez-vous !!! http://controverses.sciences-po.fr/archive/versailles/index.php/artistes/koons-expo/

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 19/02/2015 @ 15:26

  64. On peut certes trouver ça drôle mais pas beau , et pas au château de Versailles où il y a un style. La beauté est faite d’harmonie d’équilibre de grâce et un homard gonflable ce n’est pas de l’art c’est de la provoc facile. ..tout comme le pion de la place Vendôme . L’idée est d’épater ou choquer un bourgeois blasé Il est vrai que le goût s’éduque comme le reste et on mange ce qu’il y a dans nos assiettes.
    « L’erreur de DSK la dissimulation » .. (dites-vous) ? C’était le secret de Pulcinella ..mais tant que personne ne se plaignait..

    Commentaire par Scaramouche — 20/02/2015 @ 21:54

  65. @ Scaramouche
    « La beauté est faite d’harmonie d’équilibre de grâce et un homard gonflable ce n’est pas de l’art c’est de la provoc facile ».
    Vous confondez la beauté et l’art. L’art n’a pas à être forcément beau. La confusion que vous faites est très dangereuse. Au risque de choper un point Godwin, je rappellerais que pour les nazis l’art contemporain, c’était de l’art dégénéré :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_d%C3%A9g%C3%A9n%C3%A9r%C3%A9#Liste_d.27artistes
    Ceci étant, ça ne m’empêche pas de considérer Jeff Koons pour un fumiste et Aillagon pour un cuistre, mais c’est un avis personnel. Je serais bien en peine de définir ce qui peut-être considéré comme de l’art, cette notion étant parasitée par des questions comme celle de marché, avec son lot de spéculations, d’intermédiaires, et d’agents troubles. On sait très bien qu’un artiste, ça se fabrique.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 21/02/2015 @ 05:13

  66. @Gilbert Duroux

    Alors si je vous comprends bien TOUT serait donc de l’art ? La cuisine qui en est un , le reste lorsqu’elle est mauvaise .. Et ce n’est qu’un exemple puisque pour vous l’Art n’est ni forcément beau ni bon.
    Curieuse définition porte ouverte à tous les abus.
    Les « nazis » embarquaient tout ce qui avait une valeur sans distinction comme tous les occupants vainqueurs et ce n’est pas parce qu’ils n’appréciaient pas un style qu’on doit l’aimer . Ils aimaient aussi Mozart et Wagner ….
    Rien ne doit être pris dans l’absolu , on peut aimer Botero et détester Koons .L’art ressemble à l’époque dont il est la vitrine , ainsi nous vivons avec Houellebecq pas avec Proust et on peut n’aimer ni l’un ni l’autre .
    Je ne discutais pas des goûts mais du mélange des genres : L’ Art qui glisse vers la provocation .. comme l’amour vers la pornographie . Faute de définition précise notre époque mélange tout.

    Commentaire par Scaramouche — 21/02/2015 @ 06:52

  67. @ scaramouche

    Sur la beauté je vous renvois à Hegel et son Esthétique ou sa philosophie de l’art, en gros : « ce qui naît de l’esprit, même si c’est la plus moche au monde, reste tout de même supérieur à la plus belle création de la nature, car ce qui naît de l’esprit est doublement né à la fois de la nature puis de l’esprit ».

    Sur Koons Gilbert Duroux n’a pas tort à propos du marché de l’art contemporain. Selon Aude de Kerros, essayiste et peintre, les grands collectionneurs (j’ajoute : milliardaires) jouent désormais le rôle de prescripteurs dans l’art contemporain, car : « les critères traditionnels qui fondent la valeur d’une œuvre sur les marché de l’art ancien, impressionniste, moderne, ne s’appliquent plus au marché particulier de l’art contemporain. Désormais la garantie pour l’acheteur n’est pas la valeur de l’artiste et de l’œuvre, mais la puissance du marchand et la solidité de son réseau de collectionneur. »

    Ce que le sociologue Alain Quemin résume en ces termes : « l’acheteur certifie désormais l’artiste, tout comme le faisait l’académie au XVIIIème siècle. »

    Rappelons que les plus grands artistes ont toujours provoqués ! Qu’on aime ou qu’on aime pas un Pollock, un Picasso, un Duchamps, un Calder, un Klein, un Soulages ou un Mondrian, dont chacun de nous peut trouver belle ou moche une de leurs œuvres, de la même manière un Monet, un Renoir, un Pissarro, un Sisley, un Gauguin, un Delacroix etc, ect… ont été aussi honnis de leur temps en s’exonérant des canons de l’ académisme élitiste.

    L’historien Gombrich dit dans son introduction à l’histoire de l’art je cite : « Disons le nettement, d’abord, qu’à la vérité « l’Art » n’a pas d’existence propre. Il n’y a que des artistes […] le même mot recouvre cent choses diverses, se situant différemment dans le temps et dans l’espace, à condition aussi de bien comprendre que l’Art pris comme abstraction, l’Art avec un grand A, n’existe pas. Il est de fait que, de nos jours, cette notion d’Art avec un grand A est devenue une espèce d’idole doublée d’un épouvantail. »

    Enfin, et pour rejoindre, à nouveau, Gilbert Duroux je citerai le philosophe allemand Theodor W. Adorno : « Aujourd’hui, l’esthétique ne peut rien sur le fait qu’elle devienne ou non nécrologie de l’art, mais elle n’a pas le droit de jouer au nécrologue. Elle n’a pas à constater globalement la fin de l’art, à se repaître du passé et, à quel que titre que ce soit, à passer du côté de la barbarie comme représailles contre sa monstruosité. »

    ??????? : « L’erreur de DSK la dissimulation » .. (dites-vous) ? Non ! Je ne l’ai pas dit !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 21/02/2015 @ 10:36

  68. Je reste très partagé pour ce qui est de l’utilisation d’un procès pour faire avancer les questions de société. En l’espèce, je pense que c’est une erreur, même si on peut toujours citer l’exemple de Me Badinter et du procès de Patrick Henry.

    Commentaire par Zarga — 21/02/2015 @ 10:58

  69. Les frasques de DSK, c’est passionnant, sans aucun doute. Mais à l’heure présente se décide, peccadille sans importance au regard des turpitudes du susdit, le sort de la Grèce et des Grecs. Pour la survie d’une monnaie, d’une monnaie !…, d’une vulgaire monnaie devenu fétiche sacré, nous soumettons un peuple entier à un supplice sans fin. Le courageux peuple grec vient, avec le triomphe de Syriza, de se soulever. Chut… laissons faire nos technocrates et nos banquiers, tout va rentrer dans l’ordre…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 21/02/2015 @ 11:14

  70. Excusez-moi Chevalier Bayard j’ai fait une confusion avec araok
    Hegel est loin d’être mon philosophe favori et encore moins ce que vous en citez et je pense qu’un paysage réél est toujours plus beau que le plus réussi des tableaux . L’Homme fait partie d’un ensemble dont il n’est pas le maître , il ne crée pas, il ne peut que transformer . L’Art suit notre imagination , les époques, les styles , les moeurs et sa valeur fluctue avec le temps. Une bulle de savon..

    Le « courageux peuple Grec » a vécu au-dessus de ses moyens et paie malheureusement l’incurie de ses gouvernants . Je dirai donc plutôt que le courageux peuple allemand n’a pas a payer pour les faillites des autres , ( toutefois je comprends sans la partager vraiment cette sympathie qui est en fait celles des cigales entre-elles.)

    Commentaire par Scaramouche — 21/02/2015 @ 17:43

  71. Les cigales ont de la sympathie pour les cigales, oui certes. Ça ne les empêche pas d’avoir de la sympathie aussi pour les fourmis. Mais la question n’est pas là.

    Il y a des cigales et il y a des fourmis. Le monde est ainsi fait. Ce n’est ni bien ni mal, c’est ainsi. Le mal commence quand l’idéologie s’en mêle, quand l’idéologie prétend, quel qu’en soit le prix, transformer les cigales en fourmis.

    C’est de la mise en oeuvre de cette idéologie, fallacieuse, inhumaine, comme toutes les idéologies, qu’il s’agit ici.

    Le peuple grec ne paie pas seulement pour l’incurie de ses gouvernants. Avec les autres peuples européens, il paie le prix de la soumission de l’Union européenne au culte de l’argent, de la rivalité, de la réussite…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 21/02/2015 @ 19:16

  72. Erreur de croire que nous sommes maîtres d’aller a contre courant , nous sommes broyés dans une marmite où il s’agit de se battre pour ne pas être mangés , d’un pays agricole on a fait un pays industriel en marche vers un avenir mondialisé robotisé où nous serons tous génétiquement modifiés « . Argent rivalité et réussite  » (sic) pour ne pas crever , pas par vocation ni goût , nous sommes trop nombreux sur terre pour en revenir à l’individualisme . Voyez ce que devient dans notre société l’individu « isolé » ..
    Seule consolation à trop vouloir s’éloigner de la nature , elle se venge.

    Commentaire par Scaramouche — 22/02/2015 @ 15:25

  73. @ Scaramouche

    Sommes-nous maîtres de notre destin ? Vaste question, qu’on peut aussi poser ainsi d’ailleurs : sommes-nous libres ?
    Pour autant, nous ne sommes pas entre les mains de dieux qui, à notre place, font de nos vies ce qu’elles sont.
    Il nous appartient de savoir ce que nous faisons. Et d’abord de choisir entre se laisser emporter par le courant ou faire l’effort de s’en échapper.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 23/02/2015 @ 07:54

  74. A la lecture des comptes rendus du procès, j’en vient à me dire que ces filles ont été lâchées en rase campagne, qu’elles ont été utilisées une deuxième fois, qu’elles ont encore été ramenées au rang d’objet, au service d’une cause, peut-être… mais une fois de plus, réduites à de l’utilitaire. Quel gâchis.

    Commentaire par Zarga — 23/02/2015 @ 14:50

  75. Vous espériez quoi Zarga? Un retour à la bonne vieille morale des familles? Une refonte des règles des rapports de force? Une prise de conscience collective?
    Ce n’est pas le procès de la prostitution c’était une tentative de coincer un Priape fatigué alors qu’on savait qu’il s’en tirerait sans soucis. Une pitrerie de procès de plus. Qui paie les frais?
    Notez en passant qu’actuellement tous les justiciables importants mis en cause dans divers procés sont innocents passent au travers des filets et ne savent rien de ce dont on les accuse. Il fut un temps où c’était « responsable mais pas coupable » maintenant c’est aussi  » pas responsable »

    Commentaire par Scaramouche — 23/02/2015 @ 20:09

  76. Quoi ? Sarkozy, Balkany, Tibéri, Tapie, Cahuzac… ne seraient pas vraiment innocents de ce dont la justice les blanchit ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 24/02/2015 @ 05:40

  77. Je ne sais pas vraiment ce que j’espérais, à vrai dire… mais je sais ce dont je ne voulais pas : qu’on ramène ces filles au rang d’objet, une fois de plus. On peut se draper dans la recherche d’un progrès au niveau de l’agenda social, il n’empêche : j’ai le sentiment qu’on a trahi Jade et Mounia.
    Probablement que les arguments des avocats de M. Strauss-Kahn sont les bons, on aurait dû mieux ficeler l’instruction, et choisir un autre motif pour amener leur client au procès… C’est ce qui se dessine en creux de leurs plaidoiries, me semble-t-il.

    Commentaire par Zarga — 24/02/2015 @ 12:26

  78. Ce creux dans les procès actuels semble devenir le gouffre habituel Dans lequel évolue avec succès le bouquet de nos zélites (et pourrait-on y ajouter Kerviel?)cité par Gilbert Duroux.
    Mal ficelé ou « reasonable doubt  » ? Les résultats sont là : une impression de cafouille lamentable et incompréhensible pour le Béotien .

    Commentaire par Scaramouche — 24/02/2015 @ 14:51

  79. Reasonable doubt, my arse !

    On ne me fera pas croire que M. Strauss-Kahn pensait vraiment avoir à faire à des « secrétaires » lors de ses virées américaines avec des prostituées.

    Effectivement, c’est le cafouillage qui remonte à la surface des choses, un sentiment d’amateurisme, de précipitation… et un immense gâchis concernant les principales intéressées.

    Pour le reste de ce petit monde, je n’aurait pas de mansuétude particulière, pas même pour cet ex-cadre qui désormais arpente la campagne au volant de sa fourgonnette : quand on connait les risques, et que malgré tout on persiste dans la même voie, c’est qu’on accepte ces mêmes risques, avec ce qu’ils impliquent. En l’espèce, la ruine d’une vie professionnelle et personnelle.
    J’entends d’ici « double peine »… mais qu’il était doux d’être dur avec les faibles, alors que tout allait dans le sens des forts du moment.

    La roue a tourné, et pour n’avoir pas négocié le bon virage au bon moment, on se prend le mur de plein fouet.

    Pour ce qui est du prévenu-vedette, il va pouvoir retourner à ses rapports sexuels favoris, avant de se faire rattraper par ceux-ci, c’est fatal, me semble-t-il, comme s’il y avait quelque chose de l’ordre du « mektoub » dans sa trajectoire.

    Commentaire par Zarga — 24/02/2015 @ 17:55

  80. @zarga79
    Mektoub? vous voulez dire Iacub, je présume?
    D’ailleurs c’est le Salon de l’Agriculture…

    Commentaire par araok — 24/02/2015 @ 20:15

  81. Assez de la comparaison avec un cochon, tout est bon dans le cochon et il nous ressemble s’apprivoise comme un chien, est affectueux et propre quand on ne le laisse pas dans sa fange .. Comparons avec le Bonobo et nous serons plus près de la vérité .

    @ Zarga
    Il y a cinquante ans les prostituées se plaignaient d’une concurence montante en provenance de la bourgeoise du coin. .. Que dire maintenant que les femmes s’habillent comme elles se conduisent comme les hommes et ne font plus dans le genre « distingué » mais dans le genre sexy qui provoque et ne rechigne sur rien pour séduire.. ??
    Alors si le roué DSK qui ne semble pas se poser de question sur la personne et n’entame pas de conversation juge d’un rapide coup d’oeil le gibier en sa présence ..il n’est pas exclu qu’il puisse se tromper et il y a  » un reasonable doubt »

    Commentaire par Scaramouche — 25/02/2015 @ 09:28

  82. @Scaramouche

    « Alors si le roué DSK qui ne semble pas se poser de question sur la personne et n’entame pas de conversation juge d’un rapide coup d’oeil le gibier en sa présence ..il n’est pas exclu qu’il puisse se tromper et il y a » un reasonable doubt » »

    Bulshit!

    « J’étais sur le ventre allongée sur le lit et lui était sur moi. Pendant notre rapport, j’ai senti que DSK tentait de me sodomiser. Je lui ai alors dit de ne pas continuer car je ne pratiquais pas la sodomie. E. [une autre prostituée, ndlr] est même intervenue en disant d’arrêter car je ne faisais pas ça, en plus il n’avait pas de produit lubrifiant. C’est alors que David Roquet est allé dans la salle de bains pour prendre un pot de crème hydratante […]. Je n’en revenais pas, David Roquet a donné ce pot de crème à DSK, puis David Roquet m’a tenue sur le lit pour que la sodomie puisse se réaliser alors que je ne voulais pas. Le rapport sexuel avec DSK s’est terminé par cette sodomie qui pour moi était violente  »

    * »Je lui ai alors dit de ne pas continuer »*

    Il est où votre « reasonable doubt » là? Elle n’a jamais consenti à une sodomie. Il l’a sodomisée. C’est un viol pur et simple qui est décrit ici…

    Foxtrot.

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 25/02/2015 @ 17:13

  83. En tous cas malgré, ou en raison, de ses histoires, DSK semble toujours fasciner les femmes. Elles s’y sont mises à trois pour essayer de comprendre ce qui le fait agir et comment il va pouvoir « se reconstruire » (parce que ce ne sont pas les femmes victimes de sa violence qui ont besoin de se reconstruire, mais ce pauvre choupinet qui a même des malheurs dans sa vie professionnelle) :
    http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0204177682249-dsk-limpossible-reconstruction-1096154.php

    Commentaire par Gilbert Duroux — 25/02/2015 @ 19:38

  84. Comparer avec le bonobo, c’est faire injure à ces cousins. Ils utilisent la sexualité comme agent pacificateur, alors que M. Strauss-Kahn la préfère dans un rapport de force… à son avantage, cela va de soi.

    Comment un homme mûr comme lui espère-t-il convaincre qui que ce soit qu’il a réellement pris ces jeunes femmes pour des secrétaires ? Rappelez-vous l’âge des filles en question, et vous verrez ce qu’il reste d’un éventuel doute… Des Assistantes de Direction, de trempe internationale, ça nécessite une expérience certaine. Comment espérez-vous qu’un lapin de trois semaines fasse illusion ? Comment a-t-on pu gober cela au tribunal ?

    Commentaire par Zarga — 26/02/2015 @ 01:07

  85. A propos de Maître Eolas:
    http://www.dalloz-actualite.fr/chronique/juge-et-guepe#.VO7Z6_mG_1Z

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 26/02/2015 @ 09:37

  86. On nous explique à la télévision que la morale n’a rien à voir avec  » le droit » ( cf C dans l’Air) et que. c’est ce qu’apprennent en premier les futurs juristes.

    Ceci bien compris il n’y a pour moi aucun doute sur la saloperie de cet individu et je suis bien sûr de votre avis mais si on s’en tient aux conclusions il faudrait croire que lorsqu’ils demandent la relaxe les magistrats sont complices . Or comme je ne ne vais pas jusque là j’en déduis qu’on n’a pas pu prouver légalement que malgrè le fait qu’il est client de Dodo la Saumure il savait avoir affaire à des prostituées.. C’est le coeur de l’affaire et non les viols ou autre puisqu’il est poursuivi pour « Proxénétisme aggravé  » et rien d’autre.. ( d’où sans doute le dossier mal ficelé) et c’est là qu’il y a « doute » parce si j’ai bien compris on ne peut rien prouver ni dans un sens ni dans l’autre puisqu’il est patent qu’il se jette sur tout ce qui bouge sans distinction et dit traiter toutes les femmes de la même façon , curieusement cette vérité plaide pour le fait qu’il « ignorait » à qui il avait affaire. Ainsi « il ne profitait pas de la prostitution  » donc il n’est pas un proxénète .. CQFD
    Tiré par les cheveux ? Oui mais c’est la Justice là comme ailleurs.. Rien en effet à voir avec la morale.

    Commentaire par Scaramouche — 26/02/2015 @ 10:24

  87. Ceci implique qu’il n’y ait jamais eu, à aucun moment et d’aucune manière que ce soit, le moindre échange entre M. Strauss-Kahn et ses « amis » (pourvoyeurs) ? Jamais le moindre « débriefing » après une de leurs séances débridées ? Jamais la moindre demande pour revoir telle ou telle partenaire ? Un cloisonnement parfaitement étanche, un fonctionnement à la Dr Jekyll et Mr. Hyde, en somme ?
    De la simple consommation bouchère, sans la moindre distinction ?
    Face à de telles absences, je suis curieux de voir quelle sera la suite professionnelle de M. Strauss-Kahn. Curieux de voir qui pourra bien faire confiance à pareil naïf…

    Commentaire par Zarga — 26/02/2015 @ 11:50

  88. D’où il ressort qu’i! est plus dangereux de se livrer au lancer de nains. Comment, il était nain? je ne savais pas…
    Mélasse et coaltar

    Commentaire par araok — 26/02/2015 @ 13:35

  89. Reste  » l’intime conviction » et la vôtre à tous et la mienne qui non plus ne ferait aucun doute .. Mais il semblerait que la justice ce sont des preuves tangibles, de la paperasserie ( un bon dossier) et beaucoup de « malice » (dans le mauvais sens du terme ) que l’on pourrait traduire par « talent » pour les avocats.
    Est-ce pourquoi beaucoup de politiciens ont orienté leurs études dans le Droit ?

    Commentaire par Scaramouche — 26/02/2015 @ 16:43

  90. @ zarga
    Si vous lisez l’article que j’ai mis en lien (mon précédent commentaire), vous verrez que DSK n’a aucune inquiétude à avoir pour la suite de sa carrière dans les affaires. C’est un citoyen du monde et apparemment il n’y a qu’aux États-Unis et en Europe que ses petits désagréments judiciaires ont un impact. Il ne pourra pas bosser pour la banque Lazard, dont les dirigeants sont des proches, la belle affaire, il ira voir ailleurs.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 26/02/2015 @ 17:37

  91. @ Gilbert Duroux :

    Ouais… y’a bien assez de potentats vérolés dans les pays « z’émergeants » pour que M. Strauss-kahn puisse y trouver asile et pitance. Y’a qu’à voir comment messieurs Kouchner et Séguéla ont « aidé » certains états africains, pour se dire qu’il se pourrait bien qu’on frétille d’impatience, à quelque endroit du continent, à l’idée d’accueillir le grand homme.
    L’Afrique, terre de promesses… c’est pas M. Pandraud qui évoquait certaines aptitudes qu’il pensait propres aux ghanéennes, à l’époque ?
    J’me souviens plus très bien…

    Commentaire par Zarga — 26/02/2015 @ 23:22

  92. Et il aura toujours des supporters en France comme monsieur Arditti qui le  » reverrait bien revenir en politique » ( sic) et qui ajoute  » maintenant si ca continue on va nous dire comme baiser » ( resic)
    No comment.
    Je ne m’étonne plus de rien .

    Commentaire par Scaramouche — 27/02/2015 @ 12:37

  93. @ Scaramouche
    Peut-être que M. Arditi, grande figure de la gauche, a la même sexualité exubérante que M. DSK, autre grande figure de la gauche ? Et peut-être même que lorsqu’une de ses partenaires lui dit qu’elle ne pratique pas la sodomie cela l’amuse-t-il de faire semblant d’être sourd. On ne va tout de même pas reprocher à des « socialistes » de faire preuve de solidarité.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 27/02/2015 @ 14:22

  94. Ils font tous preuve de solidarité à droite comme à gauche c’est bien le problème. Ne pas oublier que sans l’affaire américaine nous n’aurions rien su officiellement de ce qui se disait en secret et qu’au cours des différentes républiques bien des scandales ont été plus ou moins étouffés . L’Etre humain est toujours le même . Ce qui change c’est la place et le respect qui n’est plus donné à la famille. la chute des religions qui tenaient lieu de gendarme pour certains et la banalisation du sexe jusqu’à la sacralisation. Tout est permis dans ce domaine ouvertement ou presque , ne reste que la pédophilie et encore ..on voit des écrivains sulfureux devenir ministres ou s’exprimer sans retenue dans des télé réalités sans pudeur ( tout comme des publicités pas toujours réussies qui n’ont rien de valorisant pour les femmes.) Ou sont les limites quand il y a des sites de rencontres pour couples mariés tout comme il y a aux US des gens qui font de la pub ouvertement « pour vous procurer des alibis » ´´ ? …..On espère seulement qu’ils s’arrêtent à l’assassinat !

    Ce ne sont peut-être que les 68 ans deDSK qui nous éviteront le pire..

    Et puis nous sommes ainsi fait qu’après avoir touché le fond nous nous lasserons et aurons soif d’autre chose.. Je ne crois pas à la soudaine sainteté du personnage ni à un retour en arrière peu souhaitable mais au besoin que nous pourrions ressentir d’un peu d’air pur avec moins d’étalage et de vulgarité.

    Commentaire par Scaramouche — 28/02/2015 @ 09:24

  95. @ 90 Scaramouche

    « Reste l’intime conviction et la vôtre… à tous… et la mienne qui non plus ne ferait aucun doute…de la paperasserie » ?

    Non ! Les autres je ne sais pas mais, moi, je ne partage pas cette assertion !

    Nul besoin d’être un avocat talentueux quand vous avez à faire à des juges d’instruction qui font du zèle !

    Pour l’accusation, il existe, certes, un ensemble d’éléments qui méritent considération, aucun n’est probant à lui seul, mais leur composition, la mosaïque qu’ils forment dans un contexte connu, sa mise en perspective sous la lumière rasante d’un faisceau d’indices révélateurs ont un sens d’où se dégage, éventuellement, qu’une simple présomption.

    Or, pour la défense, une somme d’éléments à valeur nulle donnera toujours un résultat nul : le dossier est vide. Pas de preuves, pas de condamnation.

    Dans cette affaire, selon le procureur, de preuves il n’y en a aucune.

    Selon « l’éclair » pensée de Me Henri Leclerc «Une sodomie bien traitée, c’est tellement plus vendeur qu’une déclaration d’innocence ! ».

    Car la question en correctionnelle n’est pas celle de savoir si DSK est coupable ou non, s’il a dit la vérité ou s’il a menti au cours de la duré de l’instruction, s’il est homme digne de foi ou non, si sa personnalité est sympathique ou détestable.

    La question est celle de savoir si l’on peut légitimement accuser et condamner un homme en l’absence totale de preuves, sur la base de simples conjectures, d’interprétations inévitablement discutables d’obscurs indices et de témoignages dont la fiabilité est douteuse.

    Je m’interroge pourquoi les dames n’ont-elles pas déposé plainte pour viol ? Pourquoi une prostituée ne dirait-elle pas la vérité ?

    Sur l’intime conviction aux assises : elle n’est jamais une preuve ! Elle ne signifie pas que l’on peut condamner sans preuves, mais simplement que l’on ne demande pas de compte au juge de la façon dont, à partir de preuves fournies, il est parvenu à une certitude.

    C’est l’article 353 alinéa 2 du code de procédure pénale qui prévoit seulement que : « la loi ne demande pas compte aux juges des moyens par lesquels ils se sont convaincus, elle ne leur prescrit pas de règles desquelles ils doivent faire particulièrement dépendre la plénitude et la suffisance d’une preuve ; elle leur prescrit de s’interroger eux-mêmes, dans le silence et le recueillement, et de chercher, dans la sincérité de leur conscience, quelle impression ont faite, sur leur raison, les preuves rapportées contre l’accusé, et les moyens de sa défense. La loi ne leur fait que cette question, qui renferme toute la mesure de leur devoir : Avez-vous une intime conviction ? ».

    Cela étant, on ne peut éviter le lien qui existe dans cette affaire et le Sénat qui examinera la proposition de loi (PPL) pénalisant les clients de prostituées les 30 et 31 mars 20015, a annoncé ce 11 février la Haute Assemblée, à l’issue d’une réunion de sa conférence des présidents. Cette PPL présentée par les députées socialistes Catherine Coutelle et Maud Olivier avait été adoptée par l’Assemblée nationale le 4 décembre 2013.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/02/2015 @ 13:19

  96. @Chevalier Bayard

    Qu’il n’y ait pas de preuves tangibles je le sais bien et ça n’empêche pas que nous ayons une « intime conviction » . Qu’on ne puisse pas le condamner pour proxénétisme aggravé c’est certain et c’était prévisible mais qu’il prétende Ignorer à qui il s’adressait alors qu’il avait des contacts avec un souteneur notoire .. c’est un peu énorme !

    Que tout ça apporte de l’eau au moulin à la loi pour pénaliser les clients de la prostitution je n’en suis pas persuadée . Cette loi est le serpent de mer qui revient à périodes fixes. On ne la votera jamais car il y a trop de gens qui sont tributaires soit parce qu’ils sont infirmes , délaissés par la société ou psychiquement diminués et que les prostituées sauvent aussi des ménages ( ça peut paraître paradoxal ) soit parce que certaines paient des impôts … ce « métier »a encore de beaux jours et les prostituées sont aussi utiles qu’indéracinables depuis la nuit des temps .

    Commentaire par Scaramouche — 28/02/2015 @ 20:28

  97. En pure logique pénale si les preuves ne vous sont pas rapportées vous ne pouvez pas vous forger d’intime conviction ! Voyez-vous ?

    Que vous pensiez que DSK ne soit pas « une oie blanche » dans cette affaire est une autre chose !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/02/2015 @ 21:39

  98. Ooops ! J’ajoute que s’agissant de la connaissance d’un souteneur notoire : en droit le « délit de copinage » n’existe pas que je sache !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/02/2015 @ 22:02

  99. Quelqu’un qui est capable de faire croire qu’il ne connaissait pas le contenu de la cassette Méry qu’il avait entre les mains – une bombe politique susceptible de faire exploser le RPR (l’ancêtre de l’UMP) – et qui arrive à faire avaler qu’il l’a tout bonnement égarée, peut faire croire n’importe quoi à n’importe qui. Même de faire croire que les dames qu’il rencontrait dans les hôtels étaient des religieuses que par sa force de persuasion et son charme sans pareil il convertissait au libertinage.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 01/03/2015 @ 06:00

  100. Merci chevalier Bayard de ces précisions intéréssantes . Si j’ai bien compris la notion « d’intime conviction  » n’est pas en fait la même pour le juriste et le citoyen . Elle doit impérativement être étayée de preuves tangibles au Tribunal et non le résultat de sentiments personnels comme je le pensais. C’est la notion « intime » qui m’a induite en erreur.
    On sait que la plupart des Hôtels de luxe servent d’entremetteurs voire de fournisseurs et DSK par ses fonctions devaient souvent recevoir quelques  » prestations  » pour lesquelles il ne se posait pas de questions. Pour sa défense il est naïf , Il fonce et ne regarde pas .. Juste un peu brutal c’est tout… Et c’est pourquoi il a aussi « confondu » aus USA la femme de chambre et le cadeau.

    Tout s’explique . (-)

    Commentaire par Scaramouche — 01/03/2015 @ 08:15

  101. PS Il s’agit d’un peu plus que de « copinage » quand il se renseigne sur le  » matériel » ..

    Commentaire par Scaramouche — 01/03/2015 @ 08:27

  102. @ Gilbert Duroux

    En effet, on peut même ajouter quand on sait surtout qu’il a pu « acheter » le silence d’une de ses proies !

    Pour les dames qui se sont désistées au procès on peut aussi penser, cyniquement, et (non sans une pointe d’humour !) qu’elles ont plutôt eu intérêt à ne pas tuer « une poule aux œufs d’or » car c’est pas bon pour les affaires !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 01/03/2015 @ 08:36

  103. @ Scaramouche

    Oui et non ! Ce n’est pas tout à fait ça : pour moi, l’intime conviction telle que nous la connaissons en droit pénal est tout l’inverse d’un raisonnement légal. C’est un mode de croyance qui relève plus de l’art du divinatoire que celui que doit avoir un juriste c’est-à-dire, précisément, en logique pure ne pas s’extraire du syllogisme juridique aristotélicien.

    « Tous les hommes sont mortels, je suis un homme donc je suis mortel » en d’autres termes si la loi pénale dit qu’il faut des preuves incontestables qu’il n’ y a pas de preuves suffisamment incontestables alors l’accusé doit être acquitté.

    Peut-on demander à des magistrats professionnels de juger à la manière d’un quidam ?

    L’intime conviction comme vous le relevez, justement, appartient c’est jute à l’impression que vous en avez en votre for intérieur et donc abouti, nécessairement, à des décisions subjectives et non objectives.

    Or, elle n’est pas réellement, me semble-t-il, conciliable avec le principe selon lequel le doute profite à l’accusé, doute qui se trouve de la sorte amputé de toute sa substance.

    Prenons 5 affaires que sans doute vous connaissez :

    1° L’affaire Viguier

    Il s’agit de ce professeur de droit pénal à Toulouse (ne riez pas !) accusé du meurtre de sa femme. Pas de preuve, pas de cadavre. Acquitté !

    2° L’affaire Agnelet

    Mêmes circonstances les jurés ont acquitté en 2006 l’avocat (un autre juriste décidément !) du meurtre de sa maîtresse Agnès Leroux, avant de le condamner en appel à vingt ans de réclusion criminelle.

    Certes, les affaires ne sont pas similaires mais, là non plus, aucune preuve formelle, juste un faisceau de présomptions, et pas de cadavre.

    3° L’affaire Affaire Grégory

    25 ans après les faits chacun à son intime conviction.

    4°L’affaire Sécher

    Reconnu coupable de viol et une peine de seize ans de prison avait été requise contre lui. Il a fait 9 ans de prison. récemment Acquitté.

    5° L’affaire Muller

    M. Muller ce médecin légiste (ne riez pas davantage !) qui a toujours clamé que son épouse s’était suicidée à leur domicile d’Ingwiller, en 1999, avait précédemment été condamné à deux reprises pour « meurtre » à vingt ans de réclusion criminelle, d’abord en 2008, par la Cour d’assises du Bas-Rhin, puis en 2010, en appel, par la Cour d’assises du Haut-Rhin, l’arrêt de la Cour d’appel ayant été annulé en 2011 par la Cour de cassation.

    Or, selon moi, une justice moderne, me semble-t-il, devrait s’affranchir au maximum des risques que fait encourir la simple conviction, parfois érigée comme un dogme.

    On ne peut condamner des personnes sur une impression qui plus est la plus intime. Le dossier d’un accusé devant une Cour d’assises doit être solide, basé d’abord sur des faits incontestables, puis, pourquoi pas, sur des faits moins évidents, tant à charge qu’à décharge, réunis en toute impartialité.

    Ensuite, mais ensuite seulement, il appartiendrait au jury populaire de soupeser le pour et le contre et de statuer. Ce qui n’est pas tout à fait le cas aujourd’hui ! Voyez-vous ? Pas évident j’en conviens!

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 01/03/2015 @ 14:12

  104. Ooops ! …appartient, c’est JUSTE, à l’impression que vous en avez en votre for intérieur…

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 01/03/2015 @ 14:33

  105. @ Le Chevalier Bayard :

    Merci pour vos éclairages. Où l’on rejoint certains éléments pointés par d’autres, concernant les motifs pour lesquels on a traduit M. Strauss-Kahn devant le tribunal correctionnel. J’ai la très désagréable impression qu’on a argumenté par dessus la tête de Jade et Mounia, reléguées au rang d’objets, de faire-valoir une fois de plus… un comble !

    Commentaire par Zarga — 01/03/2015 @ 18:25

  106. Merci Chevalier Bayard de vos explications claires de votre patience et de votre gentillesse à les faire partager

    Commentaire par Scaramouche — 05/03/2015 @ 14:15

  107. Une très bonne analyse sur les effets néfastes de la presse spectacle sur le déroulement de la justice. http://www.monde-diplomatique.fr/2004/12/BALBASTRE/11719

    Commentaire par Seb. — 02/06/2015 @ 23:35


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