La Plume d'Aliocha

24/10/2014

Bankable or not bankable

Filed under: questions d'avenir,Réflexions libres — laplumedaliocha @ 18:45

Il s’appelle Philippe Pujol, il est lauréat du Prix Albert Londres 2014 pour une série de reportages sur les quartiers Nord de Marseille et il est au…. chômage.

Bien fait ! Voilà qui lui apprendra à cesser de perdre son temps et son énergie dans des activités non rentables.

Ah, cher confrère, si on se connaissait, j’aurais pu t’aider en te montrant ce qui paie dans notre beau métier. Mais au fond, je préfère te citer un exemple issu de l’élite  : Valérie Trierweiler.

« Journaliste politique à Match pendant 20 sans que personne ne s’en aperçoive » grinçait il y a peu un éditorialiste grincheux. C’est que, Cher Philippe, notre consoeur est aujourd’hui millionnaire en droits d’auteur grâce à un ivre qui ne méritait pas le Prix Albert Londres mais qui rafle la mise commerciale  : Merci pour ce moment. Forcément, ça fait des jaloux. Et elle a un poste, dans un célèbre newsmagazine. Ce journal l’aime tellement qu’il lui a offert sa Une à la sortie de son livre, elle était à la fois l’auteur et le sujet du sujet qu’elle traitait puisqu’il s’agissait d’elle-même. Admire la performance. Imagine qu’un jour le journal qui t’emploie publie les bonnes feuilles du livre que tu auras décidé d’écrire sur un épisode particulièrement fascinant de ta vie ? C’est cette performance onaniste par excellence qu’elle a réussie. Le système médiatique ce jour-là s’est autocélébré dans l’entre-soi comme jamais.

Mais, me diras-tu, ce n’est point du journalisme, le journalisme consiste à regarder le monde pour le raconter, pas à s’analyser la quadrature du nombril. Mon Dieu comme tu retardes. Figure-toi que, mondialisation ou pas, l’univers de l’homme occidental aujourd’hui s’est réduit à la taille de son nombril justement. En tout cas c’est ainsi que, moitié par conviction moitié par manque de moyens, une grande partie des médias voient les choses. Et c’est pourquoi ton rôle de journaliste ne consiste plus à parler au citoyen du vaste monde – lequel commence dans les banlieues pourries – mais à accompagner ses intenses réflexions de développement personnel sur la ronditude de son anus comparée à celle de son nombril, de la façon la plus divertissante possible. T’es-tu un jour seulement demandé pourquoi ces ronditudes n’étaient pas similaires ? Non ? Eh bien tu vois ! L’un de nos célèbres confrères nous invitait à voir le monde dans une goutte d’eau. Il s’était juste trompé de micro-univers.

Si le livre a fait de notre consoeur une millionnaire, c’est qu’il est à la fois le trou de serrure par lequel observer les peines de cul d’un couple célèbre et le miroir permettant au lecteur d’y refléter les siennes. Ce n’est pas son seul mérite. Il est agréable à lire, prétendent ceux qui se le sont fardé, autrement dit il s’en tient sagement à sujet-verbe-complément en évitant les mots difficiles et les structures narratives élaborées.  Il raconte des histoires que tout le monde comprend pour les avoir vécues, ce qui est quand même plus concernant et fédérateur qu’une explication de la délinquance à Marseille ou une description éclairée des guerres en Afrique. Enfin et surtout, tous les médias en parlent. C’est un peu comme une mauvaise chanson, il suffit que toutes les radios la passent en boucle pour que tu finisses par l’entendre même si tu n’écoutes jamais la radio et par l’acheter en croyant qu’elle te plait.

Mais, me diras-tu, je n’ai pas d’idée de livre semblable à celui-ci.

Je m’en doute. Figure-toi qu’il faut beaucoup de travail et une longue expérience pour en arriver là. Et surtout ne pas hésiter à payer de sa personne. Mais le plus important est de bien choisir sa voie. Il ne s’agit pas de finir abattu par une balle au bout du monde pour avoir voulu témoigner sur un conflit dont tout le monde se fout. Ces histoires-là maintenant, on les connait via les protagonistes qui postent photos et appels au secours sur Twitter. Elles ne rapportaient déjà pas grand-chose, aujourd’hui elles ne valent plus rien. Investis-toi dans le suivi de la vie politique. Locale si tu ne peux pas faire mieux, mais je te conseille d’essayer de décrocher un poste à Paris. A partir de là, développe ton réseau de relations. Fais-toi inviter partout, flatte les uns et les autres, griffe de temps en temps pour te faire remarquer. Fais-toi craindre mais en laissant  supposer que ce qu’on craint, ce n’est pas ton indépendance mais ceux qui se servent de ta plume pour bousiller leurs adversaires. Sois un rebelle du centre, un insoumis aux ordres, un porte-drapeau du bien penser. Si tu es doué, on t’offrira un beau poste et un beau salaire, tu passeras tes soirées dans les cocktails et le reste du temps à commenter l’actualité sur les plateaux-télés.

Tu seras alors si puissant que tu pourras appeler le patron du journal qui t’emploie et l’insulter en lui parlant de son « canard de merde » sans qu’il n’ose jamais te virer.

Tu incarneras le rêve de l’éditeur de presse : tu seras bankable. Entre nous, le Prix Albert Londres, tout le monde s’en fout chez les patrons de médias. Ce qui leur importe, c’est que tu rapportes. Soit en bossant comme un dingue pour un salaire de misère, soit en te faisant remarquer.

Un dernier conseil : magne-toi. Tu imagines bien, au vu de ce que je décris, que le système s’essouffle un peu. Les lecteurs ne suivent plus, dit-on. Y’a crise de confiance. Tu m’étonnes. Pas dupes nos lecteurs….Tu vois, c’est un peu comme dans la finance ou la politique, le truc c’est de tirer un maximum d’avantages du système avant qu’il ne s’écroule.

 

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22 commentaires »

  1. ben ouais, c’est lamentable que ce bouquin se soit vendu, ne serait-ce qu’un seul exemplaire ! il doit quand même y avoir une collusion des gens de droite ! mais quand même !! votre article est vraiment bien vu !

    Commentaire par coco.cabri — 24/10/2014 @ 21:51

  2. J’ai envoyé ce billet (avec toutes précisions d’origine) à mes proches qui sont journalistes en bas de l’échelle, on ne sait jamais 🙂

    Commentaire par zelectron — 24/10/2014 @ 22:07

  3. « […] accompagner ses intenses réflexions de développement personnel sur la ronditude de son anus comparée à celle de son nombril, de la façon la plus divertissante possible. »

    Oui, j’avais constaté combien, à se prendre pour le nombril d’un monde, on a tendance à devenir le trou d’balle de celui-ci… inversion des pôles, la boussole s’affole, en quelque sorte.

    Quelle charge ! La forme, le ton : tout est bon. Mais la substance est à pleurer, je suis d’accord.

    A quoi bon continuer de décerner des prix comme celui-là, si c’est pour mettre le titulaire sur le trottoir ? En congédiant le lauréat, c’est aussi le prix qu’on jette aux orties. Comment peut-on s’accommoder de cette schizophrénie ?

    Commentaire par Zarga — 25/10/2014 @ 07:40

  4. Pauvres journalistes, il y a de tout dans votre métier et il est tiré vers le bas par des poules embourgeoisées. Pourquoi aussi, les médias font-ils de la publicité à des gens dont le niveau d’écriture ne dépasse pas celui du collège? On m’a prêté ce bouquin, fameux par la publicité bien ordonnée déployée pour arrondir les fins de mois d’une concubine congédiée.J’ai mis 15 jours à lire 4 pages. Je puis vous assurer qu’elle n’en vendra pas d’autres : c’est trop nul. Un jour, peut-être, reconnaîtra-t-on le talent, la beauté et l’intérêt d’un journaliste, d’un écrivain, d’un artiste…
    Mais c’est la même chose pour tous les métiers.

    Commentaire par Dorine — 25/10/2014 @ 13:40

  5. Merci Aliocha pour cet article.
    Le bouquin de l’ ex première aurait mérité le sort du morceau de sucre pendu au plafond dans les pauvres chaumières autrefois dit-on et que chacun suçotait un peu avant de boire son café .. Bien sûr c’est une plaisanterie sur l’avarice de certains ou un méchant conte sur la pauvreté mais c’est pour dire qu’il est bien de n’acheter qu’un livre pour plusieurs lecteurs curieux comme on le faisait du morceau de sucre.
    Forte de cette idée je viens de recevoir de larges extraits de cette merveille via mail et je dois dire que j’ai été éffondrée par le style et le contenu. Visiblement le président ne partageait pas beaucoup de secrets politiques ou intéressants avec sa dame et si elle pleure sur « les cendre de ses amours « défuntes  » ses yeux embués de larmes  » ( sic) ne l’empêchent pas malgré ses médicaments de se consoler en dînant entre amis à la Lanterne.
    Ponson du Terrail êtait bien meilleur.

    Et c’est ça qui lui rapporte un million!

    Etre au chômage dans ce cas est un brevet d’excellence.

    Commentaire par Scaramouche — 25/10/2014 @ 20:21

  6. @Scaramouche : un brevet d’excellence, certes, mais il ne faudrait quand même pas en arriver à ce que seule la connerie « aux yeux embués de larmes » trouve de quoi se nourrir. Or je commence à le craindre….

    Sinon, je pose ça là, nous en reparlerons : http://eco-vibes.over-blog.com/article-newsweek-le-factchecking-et-la-misere-du-journalisme-121981101.html

    Commentaire par laplumedaliocha — 26/10/2014 @ 07:31

  7. À propos du « factchecking » (enfin, je dirai simplement : la vérification des faits), c’est ce qui m’horripile sur lemonde.fr : il n’y a plus d’articles de journalistes, mais beaucoup de « décodeurs ».

    L’Obs (le tout nouveau) l’annonce clairement : sa première partie sera consacrée au « décryptage ».

    Et vous dites « misère du journalisme »…

    Commentaire par Al1C21 — 26/10/2014 @ 09:52

  8. Comme c’est dimanche et que c’était la lecture du jour :

    « [..] il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.
    Elle avait une soeur, nommée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole.
    Marthe, occupée à divers soins domestiques, survint et dit : Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma soeur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de m’aider.
    Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses.
    Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. »

    N’est-ce pas Philippe Pujol qui a la bonne part ? Elle ne lui sera pas ôtée…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 26/10/2014 @ 15:58

  9. @ Aliocha # 6 :

    Excellent, là y’a du grain à moudre.

    J’en saisis une partie :

    « Je vais le résumer d’une formule pédante: un chiffre sert à interroger, pas à affirmer »

    Fort bien, mais peut-on se permettre de faire l’impasse sur l’exercice de vérification ? L’expression « Factchecking » sonne mal à mes oreilles, il rend mal compte de la substance de l’exercice. Il consiste (à mon avis, mais je peux me tromper) à vérifier non pas des faits, mais des assertions.
    Et nos politiques et autres acteurs publics nous assomment de tout un tas d’assertions (chiffrées la plupart du temps) qu’ils nous somment de gober, sur leur bonne mine.

    Ben voyons !

    Là où l’exercice me semble indispensable, c’est lorsqu’on nous jette des chiffres comme ceux de la délinquance (atteintes aux biens, aux personnes, taux de récidive : tout ce que vous voudrez), ou bien ceux de l’immigration, ou encore ceux du chômage, et qu’on bâtit tout un discours autour, qu’on projette toute une série de mesures, de programmes, de plans d’action sur cette base.

    Comment faire l’impasse sur ce travail, alors que tous les candidats, que tous les acteurs publics (politiques, mais aussi syndicats [patronal et salarié], mais aussi associations plus ou moins militantes) nous balance tout et n’importe quoi sur tous les sujets qu’ils estiment sensibles ? Alors que notre amie la com’ s’échine à leur fournir un emballage toujours plus chatoyant, sans se soucier de véracité ou de cohérence ?

    Dans la mesure où nous sommes entrés dans une période où l’on a soif de croire, où l’on ne veut plus que croire… celui qui peut aider à savoir est le bienvenu, et cet aride exercice me semble incontournable.

    Mais je partage aussi un des points de vue de l’article : ça ne doit pas constituer le squelette du travail de journaliste, ça ne doit pas se résumer à ça. Et l’exemple du pourcentage de chômeurs est excellent. Au delà des 20% ou 30%, c’est le fait qu’une partie de ces chômeurs cesse de chercher du travail qui est important, qui interpelle. Mais d’un autre côté, on connait assez notre faune politique pour savoir que c’est ce point-là qui va être exploité : ce ramassis de loqueteux, de traîne-savates, de « couch potatoes » n’est bon qu’à être assisté, qu’à vivre sous perfusion, sans rien apporter en contrepartie… la preuve !

    Si on ne mène pas bataille sur ce pourcentage, pour le rétablir dans sa véracité, alors pourquoi pas le plus fantaisiste ? pourquoi pas 50% de chômeurs qui ne cherchent plus de travail ? Et on retombe sur ce dont je parle plus haut, sur cet appétit de croyances, plus farfelues les unes que les autres.

    Comme le disait une de mes défuntes tantes : n’importe quoi, pourvu que ça mousse !

    C’est sûrement un peu embrouillé comme exposé, alors je finis par la devise du quotidien Sud-Ouest :

    « Les faits sont sacrés, les commentaires sont libres »

    Commentaire par Zarga — 26/10/2014 @ 19:09

  10. @Zarga, @ Aliocha : je crois que nous sommes issus d’un XIXème et XXème siècle où le scientifique a provoqué un basculement de l’univers vers la mise en équation de tout ce qui vit.Peu à peu, tout est devenu chiffre à perte de vue. Et en même temps, quel confort dans nos vies grâce aux chiffres et aux technologies. Mais peu à peu, nous sommes réduits à des chiffres et des statistiques. Je fais des bonds quand un labo médical me pond des statistiques et des études en laissant de côté une partie des statistiques ou en modifiant les échantillonnages ou en orientant l’objet de l’étude de manière à ne tenir compte que d’un facteur.
    Je vois que c’est un fonctionnement qui envahit tous les métiers puisque Aliocha nous renvoie aux misères du journalisme moderne.

    Alors j’ai une question grave à laquelle perso, je ne peux pas répondre, mais en est-il de même avec la justice? Y-a-t-il une déviance des jugements et du fonctionnement de la justice vers un collectivisme statistique?

    Commentaire par Dorine — 26/10/2014 @ 19:51

  11. @ Dorine :

    Je ne sais pas si la justice vit une dérive statistique, mais je sens bien ce dont vous parlez : la gangrène utilitariste. Le prisme de l’utilitarisme comme ultime instrument au travers duquel tout est examiné. De toutes façons, il apparaît de plus en plus évident à de plus en plus de gens que les décideurs ne décident plus de bien grand chose, ils deviennent des gestionnaires. Pas étonnant qu’ils se gavent alors (et nous aussi, par la même occasion) de chiffres à n’en plus finir.

    Commentaire par Zarga — 26/10/2014 @ 21:10

  12. @laplumedaliocha : Votre article expose un problème important, évidemment, mais il en néglige un autre: quid de la qualité réelle du travail du journaliste qui a reçu le prix Albert Londres? J’ai lu toute sa série sur la ‘French Deconnection’ et entre nous, ce n’est pas extraordinaire. C’est beaucoup mieux que Valérie T., certes, mais ça ne p…e pas loin non plus. Sur le fond, rien de nouveau sous le soleil, aucune mise en perspective, ras du bitume et du témoignage, et sur la forme, la plume n’est guère inspirée. Quand on a fini de lire cet article, on peut légitimement se demander ce que l’on a appris ou ce que tout ceci nous dit du monde tel qu’il est. Le problème fondamental du journalisme en France, il est peut-être surtout là.

    Commentaire par The Big Bad Wolf — 27/10/2014 @ 06:48

  13. Bonjour,
    Faire d’emblée 2 fautes à « prix Albert-Londres », reconnaissez que pour une journaliste s’adressant à un journaliste mais également à un public large (dans lequel se trouve inévitablement d’autres journalistes ou des éditeurs), ça aurait tendance à en étonner plus d’un. Glissons sur le fond de vos arguments car la contradiction entre votre vision du journalisme et votre expression écrite n’en reste pas là, et accapare. Vous êtes-vous relue ? Il manque des lettres, il manque un mot, il manque une ponctuation pourtant nécessaire à certains endroits pour éviter le contre-sens, il manque la bonne règle typographique inhérente à l’écrit « journalistique », il manque la bonne conjugaison du verbe « voir » avec son groupe nominal sujet « une grande partie des médias », et vous aviez presque trouvé le verbe pronominal « se fader ». J’avoue avoir abandonné face à votre épanadiplose si mélodique d’un nouveau mot inventé sous l’espoir d’une destinée royalienne.
    Merci de tous vos conseil, permettez qu’à mon tour je vous en donne un : vous voulez garder bon moral aujourd’hui ? surtout, ne confiez pas votre article à un correcteur.
    Bonne journée,

    Commentaire par xavier — 27/10/2014 @ 10:09

  14. Xavier,

    Je ne suis pas journaliste. Je suis juste un petit peu taquin ce matin.

    Vous avez commis une faute à « merci pour tous vos conseil…(s) »

    Bonne journée !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 27/10/2014 @ 10:54

  15. Cette coquille pour preuve de mon étonnement. Merci !

    Commentaire par xavier — 27/10/2014 @ 11:13

  16. L’argument de la coquille comme béquille grammaticale. C’est habile !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 27/10/2014 @ 11:30

  17. Vous pensez que, de ma part, c’est un oubli ou une ignorance ?

    Commentaire par xavier — 27/10/2014 @ 11:58

  18. Non ! Je vous taquine. Mais il faut être irréprochable !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 27/10/2014 @ 12:38

  19. Ha ! Irréprochable, c’est là mon moindre défaut !

    Commentaire par xavier — 27/10/2014 @ 12:50

  20. Eh bien, maintenant, si ça vous rassure, j’en suis fort aise !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 27/10/2014 @ 13:36

  21. Vous n’allez pas m’inviter à danser maintenant ?

    Commentaire par xavier — 27/10/2014 @ 14:35


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