La Plume d'Aliocha

05/09/2014

Heureux celui par qui le scandale arrive !

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 13:21

Tout le monde connait la formule « Malheur à celui par qui le scandale arrive » mais sait-on d’où elle vient ? De l’évangile de Luc :« Jésus dit à ses disciples : Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent !
Il vaudrait mieux pour lui qu’on mît à son cou une pierre de moulin et qu’on le jetât dans la mer ». Rassurez-vous fidèles lecteurs, je ne m’en vais pas ici prêcher. La morale n’est pas dans l’air du temps. Elle heurte trop la liberté conçue comme absence de limite et surtout le droit de jouir sans entrave. Vous savez, ce droit dont les médias au sens large nous rappellent à chaque seconde qu’il est sacré et absolu, et pour cause, c’est en appuyant sur ce mécanisme que la société de consommation fourgue à un prix prohibitif le bonheur frelaté d’acheter n’importe quoi. Je renvoie ceux que le sujet intéresse à l’oeuvre intégrale du philosophe Dany-Robert Dufour. Toujours est-il que je voulais juste attirer l’attention sur l’inversion de paradigme qu’est en train d’opérer notre société hyper médiatisée : le scandale désormais est la voie royale vers le bonheur.

Le scandale paie

Car il faut bien admettre en observant le succès du livre de Valérie Trierweiler que le scandale paie. Et même très bien : 50 000 exemplaires du livre vendu en une seule journée (voir l’auto-promo de son employeur, Paris-Match). Tirage initial à 200 000 exemplaires mais l’heureux éditeur – Les Arènes, éditeur de la magnifique Revue XXI (1) – projette déjà d’en tirer 300 000 de plus. Un coup à 600 000 euros pour l’auteur disait-on avant de connaitre les chiffres du premier jour, c’est dire…J’ai entendu que c’était mieux que Nothomb, Harry Potter et de toute façon parfaitement inédit pour un « essai ». Oui, qu’on le veuille ou non, la chose se classe dans les « essais ». Au même titre que mon philosophe fétiche cité plus haut. Et au même prix pour le consommateur. Mais pas pour le même bénéfice s’agissant de l’auteur. Entre celui qui pense et celle qui couche, il y a la même différence qu’entre un smicard et un patron du CAC 40 (que les deux me pardonnent, ma comparaison est strictement limitée à l’ordre de grandeur). Entre celui qui offre pour 20 euros à ses lecteurs (dont entre 17 et 19 pour l’éditeur qui supporte les coûts) des clefs de compréhension du monde, un travail, un savoir, et celle qui jette de la boue mêlée de confidences sans intérêt dans un style approximatif, c’est la deuxième qui touche le jackpot. Que voulez-vous, nous sommes plus nombreux à nous demander ce qu’il se passe dans le lit élyséen qu’à vouloir comprendre pourquoi Adam Smith a engendré une société sadienne. Et pourtant….Si je les rapproche tous les deux, c’est qu’après avoir lu DR Dufour, rien de ce qu’il se passe ne surprend, même si tout désespère.

Millionnaire ?

Le système médiatique d’aujourd’hui – dont on a compris qu’il était le prophète intarissable de la société de consommation – promeut dans des proportions phénoménales le scandale. Marcela Iacub a vendu 18 000 exemplaires de ses confidences de porcheries sur DSK. Trierweiler pourrait exploser tous les records d’édition. Que les deux femmes aient souffert d’avoir cotoyé des goujats, nul ne le conteste. Qu’elles aient été blessées et humiliées, on s’en doute. Mais les deux ont fait des choix éclairés de femmes libres en fréquentant ces hommes-là. Et on peut leur appliquer le même raisonnement qu’à Kerviel : tant que ça gagnait, elles ne se plaignaient pas. Tant que Valérie riait avec François en parlant des sans-dents à l’Elysée ou à la Lanterne, tout allait bien. C’est quand François est parti rire avec une autre que les « sans-dents » ont cessé de faire rigoler. Ceux-là continuent de crever en silence tandis qu’une courtisane peut déjà, après avoir coûté les frais d’un cabinet à la France et profité de ses largesses, espérer devenir millionnaire en droits d’auteur pour se consoler de sa rupture. Si Valérie Trierweiler n’était pas aveuglée pas son désespoir de « journaliste » politique gâtée par le pouvoir, elle aurait compris que son sort, même peu enviable depuis la rupture, demeurait encore fort privilégié.

Juteuse indignation

Vous voyez, nul besoin de passer par l’ennuyeuse morale qui eût commandé d’attendre au minimum la fin du quinquennat pour publier cette horrible chose, pas besoin donc d’un rappel à la dignité, à l’intérêt collectif, au respect de la fonction qui dépasse l’homme haï, un simple raisonnement de proportion et de mise en perspective suffit à montrer en quoi la chose est insupportable. Au passage, on observe que la morale est bien une intelligence durable, et non pas un carcan imbécile dont il suffirait de se débarrasser pour vivre enfin libre et heureux. Car si Valérie s’était abstenue, cela aurait eu infiniment de classe et cela aurait épargné à un président qui est loin d’avoir mes faveurs mais dont je respecte la fonction, un coup fort préjudiciable à notre pays. Tout le monde est scandalisé par ce livre. C’est précisément ce caractère scandaleux qui lui vaut la Une des médias et permet donc à l’information relative à sa parution d’atteindre chaque citoyen et sur cette cible immense d’en intéresser une forte proportion en raison du caractère sulfureux complaisamment étalé par les médias. Et c’est précisément au nom de cette indignation que les consommateurs -j’emploie ce mot à dessein – achètent. De fait, non seulement ils récompensent la démarche qu’ils jugent eux-même scandaleuse, mais ils encouragent le système médiatique à poursuivre dans ce sens.

Diabolique.

(1) C’est un peu normal, dans le journalisme, le pipole finance l’utile. Autrement dit, pour payer par exemple un reportage de guerre, il faut souvent assurer ses ventes en attirant les lecteurs grâce au cul d’une star sur la plage.

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51 commentaires »

  1. Merci pour nous rappeler que ce scandale (la pierre qui nous fait trébucher) est le fait d’une personne qui était complice de ce qui nous (la ?) révulse aujourd’hui. L’hypocrisie a de l’avenir, compris chez vos confrères.

    Commentaire par remseeks — 05/09/2014 @ 13:34

  2. Je n’achèterai pas ce « livre ». Cette mégère non apprivoisée se moque du monde. Personne ne l’a obligée à le chiper à la mère de ses enfants, ni à le suivre à l’Élysée, ni à se prendre pour une politique en envoyant de fameux tweet à l’obscur Falorni afin de faire le maximum de tort à S. Royal. Avec ce brûlot, elle se révèle pour ce qu’elle est : une midinette, sans classe, élégance ou dignité après avoir bien profité du système et de la lumière que lui apportait son compagnon. Avec cette vengeance très primaire elle a manqué de tout sens civique en mettant le Président de la République plus bas que terre, à un moment où il a besoin de toute la sérénité et l’attention possible dans la gestion des problèmes nationaux et internationaux qu’il doit affronter. Elle est minable, qu’elle ne compte pas sur moi pour de plus l’enrichir en achetant son opus.

    Commentaire par chandernagor — 05/09/2014 @ 13:36

  3. C’est surtout le livre d’une femme qui a fait tout ce qu’il faut pour se blesser toute seule…
    C’est bête d’avoir cru que son physique et ses atours lui permettraient à eux seuls de s’élever de sa condition sociale… Plus dure est la chute quand ce sur quoi on a tout misé part en éclat… La réalité est cruelle ; à la mesure des illusions qu’on a entretenues sur ce qui nous protégeait d’elle.

    Au final, elle n’a reçu pour moi que ce qu’elle mérite et je n’ai aucune compassion pour elle… Cependant, je suis tout autant révolté par le fait qu’elle réussira encore à en tirer un bénéfice.
    C’est ainsi… foutue « société du spectacle » qui donne toujours une prime à ceux qui vivent le mieux de sa dégueulasserie…

    Cela dit, je pense que nous n’avions pas besoin de ce livre pour penser que le régime présidentiel, ça suffit !!! Et pas seulement celui de Hollande !

    Commentaire par Incognitototo — 05/09/2014 @ 13:36

  4. Cette présidence est devenu un feuilleton pour gâteux pourris mondaons, ils le font exprès malgré eux.
    Peut être ce soir, un autodafé de ce fromage, à la manifestation des sans dents devant l’Elysée ?

    Commentaire par georges dubuis — 05/09/2014 @ 13:51

  5. Erratum « mondains »

    Commentaire par georges dubuis — 05/09/2014 @ 13:53

  6. Chère Aliocha,,
    Le problème n’est rien d’autre que la valeur argent, et ce qu’elle est devenue.
    J’ai plus de client prêts à me payer mieux pour dire ce qu’ils voudraient entendre que pour dire ce qu’il est raisonnable de dire : ce qui est terrible n’est pas que ça se vende, mais que l’on mette en vente.
    Finalement, Valérie gagnera de l’argent. Mais je ne suis pas bien certain qu’il la rendra très heureuse…

    Commentaire par Maître Mô — 05/09/2014 @ 14:03

  7. Bonjour !
    Merci pour cet article, inaugurant votre rentrée sur votre blogue !
    Je n’avais de toute façon pas l’intention d’attacher le « livre à scandales » dont il est question, mais je découvre un auteur que je ne connaissais pas : Dany-Robert Dufour(interview ici : http://www.actu-philosophia.com/spip.php?article555 ). Je le retiens donc dans mes futures lectures(quand la pile actuelle « en cours » diminuera !), ayant repéré quelques titres(« le divin marché », « l’individu qui vient après le libéralisme »…)

    Bon WE !

    Pep’s

    Commentaire par pepscafe — 05/09/2014 @ 14:12

  8. Quoique l’on puisse penser de ce livre et de son auteur, c’est en soi un  » fait  » politique majeur. Au delà des atteintes à la personne privée Hollande et à ses effets purement politiques, c’est l’institution présidentielle qui est touchée en son cœur. Le monarque républicain typiquement français est désormais nu. L’ère de la transparence totale et absolue vient d’être inaugurée par celle là même qui intentait des procès à ceux qui s’en revendiquait. Mon commentaire ici http://contre-regard.com/valerie-trierweiller-avec-son-livre-signe-la-fin-du-monarque-republicain/

    Commentaire par Santo — 05/09/2014 @ 15:23

  9. Plus on parle de ce livre pour dire tout le mal qu’on pense de l’initiative de son autrice et plus il a de chances de trouver de nouveaux lectrices et lecteurs. « Bad advertising is advertising », comme on dit dans le monde de la communication.

    Commentaire par Gari — 05/09/2014 @ 17:02

  10. Bonne rentree a vous Aliocha.

    Tiens, la photo du caca a disparu du blog, c’etait pourtant une parfaite illustration.

    Titre de la presse people (vu en une de yahoo) « quand Francois Hollande propose a Valerie Trierweiler une derniere nuit d’amour ». Mon Dieu ! Ce n’est pas possible, on touche le fond… Les histoires de DSK au moins, c’est affreux a dire, etaient hallucinantes, from outer space ; la c’est juste un soap opera minable.

    Une petite satisfaction, grace au coup de Valerie Trierweiler, la liberation sous bracelet electronique de J. Kerviel passe (pour l’instant en tout cas) un peu inapercue.

    Commentaire par Maelle — 05/09/2014 @ 17:25

  11. Je n’en suis toujours pas revenu. On vit, on veut vivre dans l’immédiat, un jour sans fin… quel enfer !

    Les chaînes infos nous ont bassiné avec ce bouquin, comme s’il fallait planter les dossiers sur lesquels on a besoin de profondeur, de mise en perspective, comme si regarder par le trou de la serrure était devenu vital !

    Comment ceux qu’on laisse crever de faim, sous les bombes, réagiraient-ils en apprenant le carton que fait ce livre ? Et en voyant que les « journaleux » des chaînes toute info larguent tout ce qui est brûlant pour se ruer sur cette mélasse puante ?

    Et voilà qu’on brode à n’en plus finir sur les « sans-dents »… peu importe le contexte, l’authenticité même du propos : on a envie de croire.

    Voilà ce à quoi on veut être réduits : de pâles copies, d’insipides ersatz de Fox Mulder (I want to believe).

    Pauvres de nous !

    Commentaire par Zarga — 05/09/2014 @ 17:50

  12. A reblogué ceci sur DjefBernieret a ajouté:
    _______________C’est d’autant plus irrésistible de Reblog qu’avec LHDDT on causait intérêt d’un peu de philo dans la cale basse sur Fadou.com ; pas en webcam hein, pasque là finit les vrais sujets de conversation…

    Commentaire par djefbernier — 05/09/2014 @ 18:00

  13. Bravo !! Très bonne analyse. Merci

    Commentaire par Lydie — 05/09/2014 @ 18:06

  14. Enthousiasmante lecture. Merci aussi aux perles en commentaires. Qui sait si nous ne vivons pas l’inversion d’une inversion, et finalement je suis assez d’accord pour penser que la fonction de président, queutard des queutards en CDD, a du plomb dans ses deux ailes, un coup à la tête et on devrait voir un truc renaître de ses cendres. Ah ça me rappelle les nouvelles du futur et le captalisme tout çà, avec ou sans dents. Aliocha à l’EdNat !

    Commentaire par djefbernier — 05/09/2014 @ 18:13

  15. « pour payer par exemple un reportage de guerre, il faut souvent assurer ses ventes en attirant les lecteurs grâce au cul d’une star sur la plage. »

    Parce que le cul d’une star à la guerre ça ne paye pas! Fichtre ! Heu ça dépend de la star ou du cul?

    J’ai pas l’impression que, par exemple Le Canard ou XXI et d’autres marchent dans la combine.Y a pas une « déontologie » dans votre milieu « professionnel? Même si les clients manquent de « déontologie » aussi!

    Commentaire par Bourguignon — 05/09/2014 @ 18:40

  16. Qui se ressemble s’assemble. La mégère et le cynique. Dame Trierweiler s’est brûlé ses ailes de papillon sur la lumière du pouvoir. Qu’il est donc attirant ce pouvoir ! Sa lumière est tellement éclatante qu’on oublie que la chaleur de la lumière peut vous cramer. Je ne vais donc pas plaindre cette dame qui a pris les français, et continue à les prendre, pour des bouseux qu’on prend à témoin parce qu’ils sont censés ne rien comprendre.
    Quant à ce compagnon aux pantalons en tire-bouchon sur les chevilles en permanence, il n’y a pas besoin de Dame Blessée et Humiliée pour savoir qu’il n’est pas empathique (les journalistes le disent depuis longtemps) et que son humour est décapant pour les autres (car il se fait toujours au dépens des autres) et il n’y a que sa cour d’empressés politiques pour ne pas se rendre compte que son humour est aux frontières de la méchanceté ou de la bêtise, c’est parfois la même chose….
    Merci Aliocha pour ce billet. Tout comme beaucoup, je ne lirai pas ce bouquin qui jette une lumière crue et peu raffinée sur un bonhomme dont on connait déjà les défauts…
    Mais il ne reste peut-être aux français que les blagues de potache ou en dessous de la ceinture pour se distraire. C’est le totalitarisme de la pensée unique. Et ça devient inquiétant.
    Il vaut mieux lire Rabelais : c’est plus drôle et plus instructif.

    Commentaire par Dorine — 05/09/2014 @ 20:58

  17. @Dorine
    éce bouquin qui jette une lumière crue et peu raffinée sur un bonhomme « . D’après tous les extraits publiés dans la presse, pour moi ce livre livre une lumière « crue et peu raffinée » en premier lieu sur la dame Trierweiller : possessive, jalouse, mesquine, égocentrique, incapable de comprendre que le Président des Français avait d’autres choses à faire que de s’occuper de sa petite personne à plein temps… Et incivique de surcroît, car incapable de comprendre que ce n’était pas le moment pour se livrer à une vengeance aussi minable que basse.

    Commentaire par chandernagor — 05/09/2014 @ 21:20

  18. « Malheur à celui par qui le scandale arrive ». Phrase terriblement ambigüe. Le scandale arrive-t-il par le livre ? ou par ceux qui le dénoncent comme scandaleux ? ou par celui qui dénonce ceux qui le dénoncent ?…

    Sans l’avoir ni acheté ni lu je trouve à ce « Merci pour ce moment » une vertu : il met en pleine lumière un fait très désagréable, à force de mépris et d’irrespect collectifs nous avons mis à bas l’institution présidentielle et avec elle les institutions de la république dans son ensemble. Nos institutions ne sont plus qu’un tas de ruines, c’est de notre faute. Nous ne pouvons plus nous le cacher. Merci à ce « Merci »…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 05/09/2014 @ 22:19

  19. @Chandernagor : Malheureusement, ce livre n’est que la cerise sur le gâteau. Il ne fait que confirmer l’image désastreuse du président. Et je vous rappelle que c’est Hollande qui nous a imposé sa concubine comme » première dame » et non l’inverse. Il y a eu une erreur de casting, mais ce n’est pas la faute des français. Si l’homme Hollande avait montré du charisme à travers sa personnalité, si les français n’avait pas l’impression d’être cocufiés à l’image de la Dame, ce livre ne serait que l’oeuvre d’une mégère et ne ferait pas un tabac. V. Trieweiler peut faire sienne un vers du Phèdre de Racine « sers ma fureur, Oenone, et non point ma raison ». Sauf que cette « brave dame » n’a pas l’ampleur de la personnalité de Phèdre….

    @Denis Monod-Broca : Ce ne sont pas seulement nos institutions qui sont en ruines, c’est la société toute entière. Mais c’est sur un tas de fumier que naissent les plus belles fleurs : gardez espoir.

    Commentaire par Dorine — 06/09/2014 @ 08:44

  20. Fi-donc de ces fables de coucheries contrariées!
    On ne parle que de ça, mais qu’en avons nous à faire?
    Quel importance les états d’âme de VT/FH ont-ils pour nous?
    Voilà donc le produit de la vox populi?
    Celà nous aidera-t-il à mieux comprendre comment fonctionne notre président, qu’un discours au Bourget écrit par un connaisseur du cirage de pompes?
    L’auteur du discours est parti, envolé comme son discours, et le livre est sorti.

    Les questions importantes sont-elles là?
    En quoi sommes nous plus édifiés et la France mieux gouvernée?

    Lorsque je vois notre président à une tribune, comme son prédécesseur, je pense avec angoisse à ce qu’il serait capable de dire si le vent emportait son discours, ou si le prompteur défaillait.

    Si les français attendaient quelque chose du gouvernement de M Hollande, c’était sans doute plus près du « Mon ennemi c’est le monde de la finance! » que du mariage pour tous.
    Surtout que ce mariage pour tous, ne s’applique pas pour le président.
    Etait-ce là la priorité que l’on attendait?
    Il n’est pourtant nul besoin de mariage, pour que la crise conjugale, telle la flêche du Parthe, frappe en différé, et quand on ne l’attend plus…

    La conséquence en est une telle chute de popularité, que le vertige nous saisit : jusqu’où creusera-t-il?
    Que cherche-t-il?
    Qui a dit du gaz de schiste?

    Que tout ce brassage médiatique ne nous occulte pas comme les fois précédentes, les sujets cruciaux qui s’annoncent, la sortie de la crise ukrainienne, la tension avec la Russie au bénéfice des rapaces de l’OTAN, du TAFTA/TTIP et du TISA (Attention, ne ratez pas celui-là!).

    Comme d’habitude, demandez vous:
    1) ce qu’on a voulu vous cacher
    2) ce qu’on veut vous faire avaler maintenant
    3) la farondole des desserts qui s’annoncent.

    Souvenons nous du débat sur le mariage pour tous, qui a totalement occulté les problèmes déterminants pour l’avenir du pays.

    Aujourd’hui nous avons au:

    MENU

    Les entrées
    l’Ukraine, sur son lit de crise économique et son coulis de crise énergétique,
    accompagnée de guerre civile parfumée d’indépendance et de fédéralisme, saupoudrée de nazillons

    en plat de résistance,
    le chômage avec sa tension Russo-Européenne, farcie de sanctions
    avec ses représaillles économiques dépressiogènes
    suivis du pousse-TTIP/TAFTA et le TISA, pour l’indigestion…

    Tous nos plats sont accompagnés de court termisme servi à volonté!

    (Plus de croissance, nous sommes, hélas en rupture depuis le siècle dernier,
    si vous connaissez un fournisseur?)

    Tout celà sera arrosé… ou pas,
    de brut de l’Oural,
    de pétillant du Baïkal,
    de Brent du Nord
    ou de Dubaï Light pour les personnes au régime.
    Sur commande nous pouvons servir du WTI (48h de délai)

    En dessert, le chariot de carburants fossiles, pétrole et gaz de Schiste, suivi de sa nappe phréatique irisée servie flambée ou soufflée dans son cloud d’hydrogène sulfuré.

    Comment le menu ne vous plait pas?
    On ne vous a pas consulté pour le menu?
    Pourtant c’est bien nous qui payons l’addition!

    Maintenant que le mariage est pour tous, nous pouvons prononcer le divorce de la population d’avec son oligarchie politique, nantie, qui ne défend que ses intérêts.

    En effet, il est temps d’accepter que sur notre planète finie, les 30 glorieuses ne représentent peut être pas l’état normal de l’économie capitaliste, mais juste un état de grâce transitoire.
    Que la finalité de l’alimentation n’est pas d’être produite à moindre coût.
    Que l’accomplissement de l’homme n’est pas de tout sacrifier au veau d’or du profit maximal pour quelques élus.
    Que l’€urope ne devrait pas servir que les intérêts financiers et une monnaie forte, en vomissant, en continu, une réglementation monstrueuse et absconse, qui essore une population soumise.
    Que la finalité de l’économie financière n’est pas de spéculer sur des montants dépassant 30 fois le PIB planétaire.
    Que le but ultime de l’humanité n’est pas le suicide collectif.

    Il est temps de grandir.
    Je propose de Commencer par définir des règles qui nous permettent de survivre sans nous exterminer.
    Qui commence?

    Commentaire par georges dubuis — 06/09/2014 @ 09:38

  21. De mémoire, le Code d’Hammourabi prévoit comme sentence pour l’adultère que les amants fautifs soient ligotés puis jetés dans un fleuve pour y être emportés au fond. En organisant ainsi la destruction de son ex ainsi que la sienne, Mme T. semble avoir elle-même rétabli cette disposition légale. La terrible vengeance de Médée contre son époux possédait cependant bien plus de classe, quoique étant certainement trop cruel pour notre temps.

    J’entends encore les railleries condescendantes qui visaient ici les Américains lors de l’affaire Lewinsky. Celles-ci paraissent avec le recul bien vaniteuses. Une impayable séquence de fous-rires a depuis rythmé notre époque: un impétrant à la fonction présidentielle qui fait un tour en cabane après une sombre histoire dans un hôtel de luxe, un Robespierre de la lutte contre la fraude fiscale qui possède un magot planqué à l’étranger, et hier encore un futur ex- jeune espoir de la politique qui explique qu’il n’a su trouver le temps de finaliser ses déclarations au fisc, car il était tout entier dévoué à la chose publique. Pour être équitable, car je ne vise ici qu’un parti, et l’honnêteté commande de rappeler les psychodrames arrosés de pognons qui se déroulent dans l’opposition, mais j’avoue avoir depuis longtemps perdu le fil de cet écheveau.

    Commentaire par Switz — 06/09/2014 @ 10:43

  22. Où sont donc tous ceux qui achètent le bouquin ?
    L’intérêt d’être « sans-dents  » est de ne pas avoir les moyens de se l’offrir . Pourtant il devrait faire passer un bon moment à tous ceux qui pensent que  » l’homme heureux n’a pas de chemise »
    La  » Cosette » de service qui franchit les limites du château et se retrouve balayée à la porte de service . Quelle revanche sur une vie de « metro boulot dodo » !
    Et puis ne nous voilons pas la face , nous adorons les histoires d’alcôves.. Tellement que nous en oublions que nos rois travaillaient un peu pour agrandir au cours des siècles ce qui a fait la France. On préfère raconter leurs journées passées à chasser toutes sortes de gibier à poil et à plumes pour oublier l’essentiel de ce qu’ils nous ont laissé. L’Histoire est remplacée par des histoire.

    Vous avez tout dit Aliocha et on ne trouve ici que des échos , je n’échappe pas à la règle de ceux qui n’achètent pas ce genre de littérature tout en en lisant des extraits.. Tout ceux qui déplorent que tout règne finissant se vautre dans la boue .
    Personne n’en sort grandi et surtout pas notre pays mais nous en avons vu d’autres!

    Commentaire par Scaramouche — 07/09/2014 @ 08:54

  23. euh, Iacub en femme baffouée et humiliée ? Vraiment ?

    Commentaire par GM — 07/09/2014 @ 09:57

  24. @Denis Monod-Broca
    Chez Luc, le mot « scandale » est employé dans son sens étymologique de « provocation au péché ».
    Dans cette affaire, il l’est plutôt dans un sens second, d' »indignation publique ».

    Commentaire par xc — 07/09/2014 @ 10:32

  25. C’est bon ! On les embrasserait ! Et pour les libraires resistants hip hip hourra http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/valerie_trierweiler_provoque_la_colere_des_libraires_324739

    Commentaire par laplumedaliocha — 07/09/2014 @ 12:38

  26. […] La Plume d’Aliocha en reste, elle aussi, au temps des Courtisanes. VT se double d’une profiteuse sans scrupules, déjà nourrie par l’argent de la France (apprécions ce titillement populiste): «une courtisane peut déjà, après avoir coûté les frais d’un cabinet à la France et profité de ses largesses, espérer devenir millionnaire en droits d’auteur pour se consoler de sa rupture».  Pour cette blogueuse, il n’y a pas que Valérie Trierweiler comme responsable, il y a aussi «nous» autres, les «consommateurs». Nous jugeons la démarche de VT scandaleuse mais nous encourageons «le système médiatique à poursuivre dans ce sens». Pas une nouveauté cette pulsion de tout dévorer, Madame Aliocha : Pierre Michon disait déjà, à juste titre, que nous étions «des crapules romanesques». […]

    Ping par Trierweiler, Trierweiler, Trierweiler, les blogs et Twitter. | Pensez Bibi — 07/09/2014 @ 13:36

  27. En fait, ce n’est pas un scandale, c’est la chienlit en général, juste retour de bâton de la « libération » de 68.

    Commentaire par georges dubuis — 07/09/2014 @ 14:23

  28. @ george Dubuis
    Comme si avant mai 68 les humains au pouvoir ou non étaient de petits saints ….
    Ce qui a changé c’est le grand déballage rendu publique sur les télés réalités et journaux ragots et l’absence de respect général résultat d’un rejet pour la pudeur qualifiée d’hypocrisie.

    Qui a dit :  » c’est un grand danger pour la société que les méchants ne soient plus hypocrites » … ?(Rivarol je crois )

    Commentaire par Scaramouche — 07/09/2014 @ 15:37

  29. @ scaramouche (en #22)
    Je vous conseille la lecture de cet article, intitulé « Pour remettre l’histoire à l’endroit » : http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/BREVILLE/50783

    @ chandernagor (en #2) : +1 (ou en langage « normal », c’est à dire « non geek » : je partage votre point de vue)

    Commentaire par Yves D — 07/09/2014 @ 22:45

  30. @yves D

    Je vous remercie beaucoup parce que cet article explique ce que je ressens bien mieux que je ne saurai le faire . Tout le monde se dit « historien » mais il y a peu d’élus. Tout d’abord il faut une certaine honnêteté intellectuelle et ensuite c’est un travail à plein temps où il faut faire pas mal de recherches et vérifications soignées en se cantonnant de préférence dans une spécialisation sur une période donnée parce qu’il est impossible de couvrir tous les règnes et tous les siècles autrement qu’en les « survolant ».
    Entrent dans le jeu la politique et l’orientation donnée par les gouvernants en place suivant le régime qui tend à justifier erreurs ou fautes commises dans le passé et chacun donne de l’Histoire sa version personnelle .
    En conclusion , pour avoir et se faire une opinion (presque) objective il ne faut jamais lire une seule version mais plusieurs , un avis et son contraire , chercher par soi-même et faite la synthèse.
    C’est valable pour l’affaire Kerviel comme pour le courrier du coeur de madame Trierwaller. Ses attaques de femme humiliée ne sont à prendre en considération que parce qu’elles corroborent en les amplifiant celles de ministres déchus ce qui fait que ses allégations amplifiés par d’autres jugements de proches ont un impact dévastateur.

    Commentaire par Scaramouche — 08/09/2014 @ 09:09

  31. Ca n’a pas l’air très intéressant, pas de partouze, pas de meurtres, pas de drogue, pas de dessous de table avec un dictateur ou parrain de la mafia… quel ennui ça devait être ce couple, pas étonnant que ça n’ait pas marché.

    Commentaire par tils — 08/09/2014 @ 16:25

  32. Que de blabla pour fustiger une « trader de la prose olé-olé » qui rebondit sur une opportunité médiatique et commerciale après avoir rebondi sur la bedaine du président !

    Hormis la petite touche inélégante de « vengeance d’une blonde » (encore que, c’est aussi un thème à succès), le reste n’est qu’un joli coup de plume financier que la plupart d’entre-nous aurions probablement saisi sans plus de scrupule.

    Imaginez la situation : les hasards de la vie vous ont fait approcher de près un symbole de la puissance et de l’autorité suprême. Puis, pouf, vous êtes déposé sur le cul et sans bonne manière sur le bord du chemin. Un quidam bien inspiré vient vous relever en vous promettant que votre courte histoire vaut tout l’or d’un best-seller. Vous lui répondez quoi au quidam ?…

    Finalement, Valérie Trierweiler c’est un peu est la Zahia Dehar de la politique, et gageons que la popularité médiatique de Valérie suive celle de Zahia !

    Commentaire par Oeil-du-sage — 09/09/2014 @ 09:38

  33. Oeil-du-sage

    C’est quand même la première fois qu’un des ex-membres d’un couple présidentiel se mette à dauber comme ça sur son ex. H Clinton, Cécilia Sarko, Ms Mitterrand… se sont abstenues de ce genre de règlement de compte médiatique juteux.

    Commentaire par tils — 09/09/2014 @ 11:13

  34. @tills
    Vous oubliez juste chose : la classe et la dignité. De dont la petite Massoneau est totalement dépourvue, elle ne doit même pas connaître le sens de ces mots…

    Commentaire par chandernagor — 09/09/2014 @ 12:12

  35. Il y a que par une campagne de promotion infernale, nous sommes devenus les voyeurs obligatoires de cette histoire.
    Et ça c’est dégoutant.
    Et aussi que cette dame est au fond très lâche, car elle initie un procès qu’elle sait unilatéral, puisque son adversaire ne peut répliquer sans déconsidérer la fonction présidentielle.
    Et ça aussi c’est dégoutant.

    Elle est donc restée dix années avec FH: elle aurait du choisir comme titre: « Mes Dix Ans ».

    Commentaire par Tendance — 09/09/2014 @ 16:45

  36. @tils, 33 : « C’est quand même la première fois qu’un des ex-membres d’un couple présidentiel se mette à dauber comme ça sur son ex. »

    Justement, si les présidents en cours de mandat avaient à l’esprit que leurs galipettes et frivolités sentimentales pouvaient se retrouver sur la place publique ou en tête de gondole chez les libraires, peut-être réfléchiraient-ils davantage leurs actes.

    Je ne cherche pas à défendre VT, mais je note que lorsqu’un pissant est pris la main dans une culotte, ça fait moins de bruit, et surtout sourire ! (sauf peut-être pour DSK 😉 ).

    D’ailleurs, je suis curieux de savoir comment serait accueillies les mémoires d’un ex-puissant racontant ses histoires intimes avec ses ex ? (Giscard avait tenté la métaphore et c’est ce dont on avait le plus parlé, et de façon amusée).
    A coup sûr les ventes d’un tel livre exploseraient, mais les libraires ne seraient peut-être pas contents !

    Commentaire par Oeil-du-sage — 09/09/2014 @ 17:14

  37. Rhaaa, j’ai des problèmes avec la touche U de mon clavier. Bien sûr il faut lire « puissant » !!!

    Commentaire par Oeil-du-sage — 09/09/2014 @ 17:19

  38. @ Œil-du-sage # 32 :

    En ce qui me concerne, je n’aurai pas saisi le bâton ainsi tendu, car il s’avère être merdeux des deux côtés.

    Et puis, raconter quoi sur l’intimité des puissants que l’on a pu approcher ? Qu’ils vont eux aussi aux cabinets, comme nous tous ?

    Seul Serge Gainsbourg était un pur esprit… enfin, selon ses dires ! 😉

    Tout ça ce sont de bien piètres révélations. On est invité à se bousculer à tour de rôle pour regarder par le trou de la serrure, et ça n’a même pas la légèreté d’un Louis de Funès.

    Commentaire par Zarga — 09/09/2014 @ 18:22

  39. […] la suite sur http://www.koztoujours.fr/gleeden-place-aux-anticorps Heureux celui par qui le scandale arrive ! Un "coup de griffe" d’Aliocha, journaliste, dans une note publiée sur son blogue […]

    Ping par Foireux liens(5) : « à fuir » ou « à éviter »… | PEP'S CAFE ! — 10/09/2014 @ 04:17

  40. @ Zarga, 39 : « On est invité à se bousculer à tour de rôle pour regarder par le trou de la serrure… »

    Comme quoi, depuis des siècles, les choses n’ont pas vraiment changé dans le fond : sous Louis XIV, c’était un privilège qui n’était pas donné à tout le monde que d’assister au lever du Roi de France, lequel recevait assis sur sa chaise percée !

    Aujourd’hui heureusement, les choses se sont bien démocratisées : par voie de Presse-People et de « Best-Seller de trou de serrure » toutes les castes sociales ont vu sur les turpitudes intimes de leurs dirigeants. C’est pas un progrès social ça ?

    Et notez au passage cette analyse d’historien : « le fait d’utiliser une chaise percée en public est une marque de puissance » (source wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Chaise_perc%C3%A9e)

    Finalement, on n’est pas loin d’en déduire que Valérie Trierweiler, par ses révélations de trou de serrure, contribue à entretenir la grandeur de notre Président ! (Les prochains sondages le confirmeront peut-être…)

    Commentaire par Oeil-du-sage — 10/09/2014 @ 09:55

  41. Une lecture très différente et assez intéressante de Monolecte: http://blog.monolecte.fr/post/2014/09/09/valerie-trierweiler-les-coulisses-du-pouvoir

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 10/09/2014 @ 11:13

  42. Une petite question en passant :
    Si la dame n’avait pas été congédiée de si élégante façon aurait-elle écrit ce livre et dénoncê la fausseté d’un personnage dont elle partageait le bonne fortune?
    Ou bien n’aurait-elle pas continué à profiter de la situation en mettant son mouchoir sur ses déceptions et étouffé opportunément sous les ors républicains sa fausse indignation concernant les propos et l’attitude du président ?

    Ses états d’âme ne sont pas ceux des « sans dents » mais ceux d’une parvenue qui croyait au père Noël et a trouvé un autre moyen de se remplir les poches.  »

    Le dernier jeu à la mode qui existe actuellement et qui consiste à revendiquer des « origines modestes » a quelque chose de sordide et de pathétique.

    Commentaire par Scaramouche — 11/09/2014 @ 17:56

  43. @ Œil-du-sage, en 40 :

    Voyez ce que nous rappelle wikipedia sur les mœurs à la Cour du grand roi :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Us_et_coutumes_%C3%A0_la_cour_de_Versailles#Le_brevet_d.27affaires

    Il me semble avoir lu je ne sais plus où que pareil privilège était très recherché.

    Pour la petite histoire, c’est de là que vient l’usage du mot « cabinets » pour parler des vécés…

    Peut-être en effet que Mme Trierweiler poursuit un but qui nous semble encore obscur : surligner la normalitude du président actuel, en nous indiquant ses défauts, et en nous détaillant ce que fut sa vie avec elle.

    Commentaire par Zarga — 13/09/2014 @ 18:24

  44. Wikipédia n’est pas la Bible des Historiens et mieux vaut lire des biographies . Le roi appartenait au public il n’avait aucune vie privée , il devait vivre souffrir et mourir en exemple pour le monde extérieur et nous n’avons qu’une faible idée des contraintes imposées par l’étiquette dont la plus légère était pour les reines d’accoucher en public.
    Le parallèle constant monarchie république n’a pas lieu d’être tant par la différence des mentalitès que celle des moeurs. Nous voulons en avoir les droits et les avantages sans les devoirs. Les histoires de chaises percées n’étaient que le moyen de surveiller publiquement la santé du roi. Concernant un président on en est loin et c’est toujours le flou sur ses maladies .

    Quoi qu’il en soit c’est la première fois qu’une concubine larguée ose écrire sa vie intime avec un chef d’Etat en exercice pour mieux l’anéantir. . Passons sur la pudeur mais par respect pour le pays et la fonction du président quel qu’il soit c’est une conduite parfaitement méprisable de la part d’une femme qui a été bien contente de partager des moments de fortune exceptionnels .
    La muflerie de la conduite de l’un ne je justifie pas la bassesse de celle de l’autre et ce »coup de pied de l’âne  » ne fait pas honneur aux origines de la dame.
    Les gens au pouvoir ne sont pas des dieux ni non plus des gens « normaux » tout au plus des locataires passagers d’une fonction qui ne s’improvise pas.

    Commentaire par Scaramouche — 14/09/2014 @ 09:32

  45. @Scaramouche : ce n’est pas seulement une question de respect du pays ou de la fonction, c’est un respect de soi-même et de son ex compagnon. Aliocha rappelait l’évangile de Luc. Je rappellerai l’évangile de St Jean « Aimer son prochain comme soi-même ». On oublie la plupart du temps la seconde partie de la phrase. Pour aimer son prochain, il faut aussi accepter de s’aimer soi-même (pas dans le sens du narcissisme bien entendu, mais dans le sens de l’Agapé ).
    Cet ex couple présidentiel fait comme s’il vivait ou avait vécu hors de lui-même, se regardant se mouvoir à travers les yeux d’une République monarchisée ou à travers le regard des médias et des flatteurs. ça leur revient comme un boomerang !

    Commentaire par Dorine — 14/09/2014 @ 10:54

  46. Je suis d’accord avec l’analyse de Scaramouche. 

    Je ne vois pas vraiment dans cette affaire l’expression d’une pseudo monarchie presidentielle. Sous l’ancien regime, en effet, le corps du roi ne lui appartenait pas vraiment et la pudeur n’etait pas ce qu’elle est devenue avec le XIXe siecle bourgeois.

    Pour moi, V. Trierweiler par son livre s’inscrit dans la triste lignee d’une Isabelle Adjani hurlant « salaud salaud! » a la une de Paris Match (tiens, tiens) quand J.-M. Jarre l’avait larguee pour A. Parillaud (un exemple parmi d’autres mais qui m’avait bien fait marrer), des nobody affichant leur intimite souvent ridicule parfois malsaine dans des emissions pourtant service public comme Strip-Tease (jamais pu supporter de regarder ca) ou bien sur de tous ces desoeuvres debiles de RealTV en quete de celebrite factice.

    C’est aussi l’affirmation indecente de l’individu qu’il soit dans sa quete de plaisir ou dans un desir de vengeance au detriment non seulement de l’interet general mais de son propre interet (M.Cotta a parle a juste titre selon moi de suicide social). Et la je rejoins un peu Dorine !

    Commentaire par Maelle — 14/09/2014 @ 12:49

  47. @ Scaramouche et Maelle :

    Tout doux, mesdames : il s’agissait juste d’un échange léger avec Œil-du-sage.

    Je vous trouve bien conciliantes avec la monarchie d’Ancien Régime… Le corps du Roi qui ne lui appartient pas relève un peu de la fable, de même que l’intimité inexistante.
    J’en veux pour preuve le mariage de Louis XIV avec Mme de Maintenon, qui s’est fait dans le plus grand secret.
    Comme quoi ce que le Grand Roi veut, il l’obtient. Et la sacro-sainte Étiquette au dessus de tout et de tous, pour le coup, a été traitée comme un brevet d’affaires 😉
    Idem pour l’exemplarité, que l’on cherche encore par exemple au travers de la politique de terre brûlée menée au Palatinat de l’époque (à ce propos, une pensée pour la Princesse Palatine, mesdames?).

    Pour ce qui est de la surveillance de la santé du Roi, on sait ce que valent l’examen des humeurs au travers des selles.

    Enfin, pour ce qui est de vivre, souffrir et mourir en exemple… Louis XV, le « bien-aimé », n’a pas laissé ce surnom gravé dans le cœur ni l’esprit de son peuple à l’heure où son créateur l’a rappelé à lui.

    Commentaire par Zarga — 14/09/2014 @ 15:18

  48. @Zarga

    C’est vrai, les deux corps du roi ca date un peu, mais a reste une analyse fort efficace ! 
    Pour le roi, faire ses besoins en tenant seance revenait a montrer qu’il n’etait pas comme le commun des mortels et que meme ses excrements etaient de droit divin ! C’etait donc un honneur que d’assister a cela.

    Pour en revenir a nos moutons, je ne trouve pas que ce livre eleve, si on peut dire, de quelque facon que ce soit, meme paradoxale, la presidence Hollande a une hauteur pseudo monarchique. Au contraire ca l’abaisse plutot au niveau de la vie affichee dans Closer (tiens, tiens) d’un candidat de Secret Story !

    Pour rebondir sur ce qu’a dit Dorine, ce livre pour Valerie Trierweiler, c’est toute honte bue. Car c’est avoir  peu de respect pour soi-meme que de se presenter ainsi a la fois pour la garce et pour la gourde de service.

    Commentaire par Maelle — 14/09/2014 @ 16:24

  49. @ Zarga

    Vous semblez avoir une vue quelque peu superficielle de la fonction royale dans l’ancien régime. Le roi avait moins de pouvoir que n’en ont nos présidents ne serait ce que du fait des communications difficiles à travers le pays , de son entourage toujours en révolte possible , de l’environnement plus ou moins agressifs des autres nations, et de sa dépendance au Pape.

    Vous citez le mariage de Louis XIV et le fait qu’il soit secret est une contradiction avec ce que vous dites de la monarchie dite « absolue » qui aurait permis ce remariage en grandes pompes!

    Quant à la Palatine grande admiratrice du roi malgré le sac du Palatinat et le mariage de son fils (relisez donc ses truculentes mémoires ) .. Elle était amoureuse du roi et avait pour Françoise de Maintenon la même animosité que madame Trierwaller a envers Ségolène . Même si les circonstances n’ont rien de comparable, la nature humaine reste la même à travers les siècles et une femme jalouse ne change pas.
    J’ai une pensée pour elle en effet , car jamais elle n’aurait mis en danger la royauté en contestant la raison d’Etat.

    Commentaire par Scaramouche — 15/09/2014 @ 09:00

  50. @ Scaramouche :

    Superficielle, si vous voulez. Que ma vision ne soit pas exhaustive, c’est évident, pour un dilettante comme moi.
    Pour ce qui est de l’entourage toujours plus ou moins tenté par la révolte, la vie de cour du Grand Roi était à mon sens le summum de la domestication. Louis XIV n’a jamais ni oublié ni pardonné ce qui lui a été imposé lors de la Fronde, ce qui pour moi explique les « brevets d’affaire » : un des privilèges les plus courus étant d’avoir le droit d’assister aux défécations royales du matin. Une grande réussite en matière de domestication, et quelle revanche de la part de celui qui a vu ceux qui étaient censés le servir faire irruption dans sa chambre d’enfant, afin de voir s’il ne s’était pas enfui.

    Commentaire par Zarga — 16/09/2014 @ 18:03

  51. @ zarga

    L’epoque avait des rapports avec les « humeurs peccantes » que nous n’avons pas et les gens comme les médecins qui allaient jusqu’à goûter les urines n’affichaient aucune mine dégoûtées devant nos misères sui generis. Assister au petit lever permettait de plaider sa cause … Autre temps autres moeurs et Rabelais n’était pas bien loin.
    Prendre parti avec conviction est difficile en toutes choses et nous avons assez de mal actuellement dans ce que nous vivons pour ne pas reporter notre mentalité et nos avancées modernes sur une époque qui nous est totalement étrangère. La noblesse toujours en révolte au cours des siècles contre le pouvoir royal avait besoin d’être tenue en laisse . Ce que Louis XIV a fait avec brio et que ses héritiers ont négligé .. Avec le résultat qu’on sait puisqu’ils ont largement contribué à scier la branche sur laquelle ils étaient assis.
    Avis aux frondeurs actuels.

    Commentaire par Scaramouche — 17/09/2014 @ 08:45


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