La Plume d'Aliocha

14/10/2013

UIMM : le « par chèque » et le « discret »

Filed under: Justice — laplumedaliocha @ 23:21
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Palais de justice de Paris – lundi 14 octobre – Jour 4 du procès dans l’affaire dite UIMM : On s’en doutait, ça se confirme, le dossier UIMM, dont l’examen a débuté la semaine dernière au Tribunal correctionnel de Paris, est un concentré d’humanité avec ses grandeurs, rares, et ses nombreuses petitesses. Les dix prévenus, dont huit hommes, une femme, et la puissante Union des industries et des métiers de la métallurgie comparaissent depuis le 7 octobre pour abus de confiance, complicité et  recel d’abus de confiance et pour travail dissimulé. Motif ? Environ 18 millions d’euros ont été retirés en liquide des comptes bancaires du syndicat entre 2000 et 2007, au rythme de 200 000 euros par semaine, sans que l’on sache la destination de ces sommes. L’instruction a permis de révéler qu’un partie de l’argent avait servi en complément de salaire pour les cadres du syndicat (d’où la prévention de travail dissimulé), une autre à des remboursements de frais, la plus importante enfin à « fluidifier le dialogue social » pour reprendre l’expression des prévenus, en clair à arroser les syndicats de salariés et quelques autres. Les débats de la semaine dernière ont confirmé a priori qu’il n’y avait pas eu enrichissement personnel de la part du président auteur des retraits, mais bien « fluidification du dialogue social » au bénéfice des syndicats de salariés, CFDT, CFTC, CGT, du CNPF de l’époque …mais aussi d’intellectuels, de politiques et même de journalistes, dit-on. Comme on ne désigne personne nommément, question d’honneur, on peut mouiller tout le monde.

Cette journée de lundi a permis d’entendre quatre personnes. D’abord le tribunal a terminé l’audition débutée mercredi dernier de Denis Gautier-Sauvagnac, le président de l’UIMM à l’époque, qui a fini par confirmer du bout des dents que les sommes retirées en liquide avaient bien servi à payer des syndicats de salariés. C’est plus clair, mais ça ne change rien au fait que la justice exige des faits, des noms, des dates et que l’intéressé se contente de généralités au motif qu’il ne peut trahir sa parole. Puis on a entendu le numéro 2 du syndicat. Diplômé d’économétrie, ancien parachutiste, il affiche fièrement une histoire professionnelle « au service de l’intérêt public », qu’il tente sans grand succès de nuancer de modestie. L’homme parle de ses oeuvres sociales, de son souci permanent de l’intérêt général, de son parcours fait de rencontres miraculeuses et de dévouement,  de ses relations avec les politiques nouées à travers ses oeuvres dans le domaine de l’apprentissage et de l’alternance. Il a au moins sauvé la République, grince-t-on sur les bancs de la presse en écoutant ce récit qui tourne à l’auto-promotion. Un assesseur lance, assassin : ne pas déclarer la partie de salaire en liquide, ce n’est pas très conforme à l’intérêt social dont vous vous prévalez ! L’intéressé botte en touche. Il travaillait beaucoup, au point que sa femme le mettait en garde « tes enfants finiront par t’appeler Monsieur », alors songez donc, les règlements en chèque ou en liquide…d’ailleurs il avoue lui-même ne pas distinguer entre le « par chèque » et le « discret » (comprendre en espèces).  On se croirait dans un film d’Audiard…A propos des journalistes, il précise qu’il étaient rémunérés par chèque pour des ménages (NDLR : on appelle « ménages » des missions hors activité journalistique, par exemple des animations de débat).

Vient le tour de la comptable, celle qui avait la signature et allait chercher les espèces une fois par semaine, dans des agences différentes, par souci de sa sécurité. Elle est entrée à l’UIMM en 1976, les règlements en espèces pour elle, c’est naturel, elle a toujours connu. Et cette jolie femme mince et brune, grimpée sur d’élégants escarpins, toute vêtue de cuir, confie d’une voix à peine audible à la barre : « Je ne me voyais pas poser des questions, ça ne m’intéressait pas ». Quand on lui demande si elle soupçonnait des enrichissements personnels, elle répond : jamais ! Quand à son patron, Denis Gautier-Sauvagnac, elle confirme qu’il voulait mettre fin au système. La comptabilité, c’est toujours confidentiel, explique-t-elle, au point que lorsqu’elle est interrogée par la brigade financière elle se souvient de ses réticences :

– Je ne voulais pas en parler à des étrangers !

– Mais enfin Madame, les étrangers c’était la police, s’exclame la présidente du tribunal !

Elle est accusée notamment d’avoir détruit les pièces comptables lorsque l’affaire a éclaté dans la presse.

– Je ne voulais pas qu’elles tombent dans des mains étrangères, explique-t-elle, je savais que la police avait accès à tout et que ça ne lui poserait pas de problème. Son avocat Antoine Chatain prend soin de souligner qu’elle s’est mise en danger, car  Denis Gautier-Sauvagnac aurait pu contester qu’elle lui ait donné les sommes puisqu’elle avait détruit les preuves. L’intéressé glisse au passage que jamais, ô grand jamais, il n’aurait fait cela. Et en effet, il n’en a rien fait. Après le dirigeant qui sauve le monde et ne s’intéresse pas au détails, voici la salariée qui exécute les ordres durant des décennies sans se poser de questions.

La galerie des portraits, savoureuse se poursuit.

Car c’est à cet instant qu’intervient le complotiste. L’un des prévenus demande la parole, on la lui accorde, il se lève.

– Je ne suis pas juriste, mais je sais qu’elle est innocente, lance-t-il, elle a agi sur ordre d’en haut. La salle et les avocats sourient. Il y a souvent une forte personnalité dans ce type de procès, quelqu’un qui ne joue pas complètement le jeu. Petit, un peu rond, le cheveu blanc, on le dit héros de guerre, c’est le genre d’homme qui ne s’en laisse pas conter.

La brigade financière a mis 8 jours quand l’affaire a éclaté pour trouver l’adresse de l’UIMM et venir perquisitionner, révèle-t-il. Quand j’ai demandé aux policiers pourquoi, l’un d’entre eux a fait ça dit-il en pointant le doigt vers le ciel.

Il veut signifier qu’un ordre d’en haut – sans doute politique dans son esprit – a enjoint de faire trainer l’enquête, histoire de laisser les intéressés faire disparaître les preuves.

– Si c’est pour me dire cela, vous pouvez vous rasseoir,  lance la présidente excédée.

La journée s’achève avec l’audition de l’ancien directeur administratif et financier. Pupille de la nation, rentré gravement malade de ses 30 mois de service militaire, autodidacte, au terme d’une carrière en entreprise, il est devenu par les hasards de la vie directeur administratif et financier de l’UIMM avant de prendre sa retraite en 2005.  Il ne sait rien, n’ a rien vu. C’est tout de même fou un DAF qui ne connait pas les comptes bancaires de son institution et ignore les sorties de cash, même dans un syndicat exonéré à l’époque d’obligations comptables. A l’entendre, il est peu de chose. Un peu de chose qui a quand même émargé à 15 000 euros par mois. Lui aussi a touché des compléments de salaires en espèce, c’est pour cela notamment qu’il est sur les bancs des prévenus.

– Quel salarié refuserait ? interroge-t-il avec candeur.

– un salarié soucieux de l’intérêt général, rétorque la présidente, cinglante. A l’évidence, elle commence à en avoir assez de tous ces messieurs très honorables qui ne jurent que par l’intérêt public tout en essayant de lui faire avaler qu’il est normal de manier des sommes folles en espèces pour compléter leurs salaires et « fluidifier le dialogue social » avec on ne sait trop qui.

Le tribunal l’interroge alors sur cette femme de ménage, embauchée en 2004 et payée 570 euros par mois en liquide, à l’époque même où les intéressés disent avoir décidé de mettre fin à ce type de rémunération. Cette fois nous sommes sur le terrain du travail dissimulé.

– elle était employée au club et travaillait le matin de très bonne heure. C’est mon assistante qui l’a engagée pour remplacer celle qui partait, elle a dû me poser la question et j’ai dû répondre : suivez la procédure habituelle, c’est un manque de contrôle de ma part.

Et un manque de cotisations retraite pour l’intéressée, comme le souligne un assesseur…

L’audience est levée.

Note : Pour compléter cette vision,  je vous invite à lire les analyses de Pascale Robert-Diard et de Valérie de Senneville

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45 commentaires »

  1. Totalement hallucinant cette affaire… J’ai l’impression que ces messieurs et moi ne sommes pas vraiment de la même planète…

    Commentaire par lordphoenix — 15/10/2013 @ 01:44

  2. Merci chère hôtesse.
    Enfin un peu d’air pur après l’affaire Kerviel!
    Hi, hi!
    (je suis halluciné par l’activisme troller des supporters du trader)

    Commentaire par araok — 15/10/2013 @ 09:23

  3. Un peu de Courteline ça fait du bien

    Commentaire par Scaramouche — 15/10/2013 @ 10:06

  4. Et aucun de ces visiteurs du soir, de ces abonnés aux enveloppes en liquides, de ces fluidifiés du dialogue social… ne s’est jusqu’à présent dénoncé…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 15/10/2013 @ 10:27

  5. Je sais que ce n’est pas directement le sujet, mais… toutes sommes comparées il en est qui sont sans commune mesure avec la « petite » affaire de l’UIMM

    Les socialistes sont responsables ET coupables (du fait qu’ils sont au pouvoir aujourd’hui et depuis plus longtemps que d’aucun ne croit)

    Diagnostique de la situation catastrophique de la France par la plupart des médias: 20/20, remède 0/20 …

    Une partie de la solution: au bas mot 1 million de fonctionnaires (non régaliens) à expurger sur une période de 5 ans !

    n.b. 3,5 M€ c’est ce que coûte un fonctionnaire tout au long de sa vie d’après la Cour des Comptes (chiffre 2007, Le Monde, à réactualiser http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/12/16/le-nombre-de-fonctionnaires-a-augmente-de-36-depuis-1980_1281657_3224.html ), le service rendu correspond-il à la dépense ?

    voilà le total pour les socialistes qui ne savent pas compter 3,500 000 000 000 €

    il serait intéressant de savoir quelle est la durée de la carrière d’un fonctionnaire ajoutée à son temps de retraite jusqu’à son décès et celui de son conjoint (pension de rétroversion)

    Commentaire par zelectron — 15/10/2013 @ 10:50

  6. @zelectron

    Il serait intéressant de savoir combien coûte un cadre du privé pendant toute sa carrière, ajouté à son temps de retraite jusqu’à son décès et celui de son conjoint (pension de rétroversion) (réversion ?) et se rendre compte que lorsque l’on remplace l’un par l’autre la richesse créée n’est pas forcément supérieure, donc le prix de revient augmente.

    Et il me semble me souvenir que l’objectif est de faire baisser le prix de revient… ce que j’en pense….

    La seule chose qu’il faut bien garder à l’esprit avant de cracher sa haine, c’est que l’objectif de l’administration n’est pas de faire du profit mais de rendre un service. Lorsque l’on confie une tache à un organisme privé, il faut être certain que l’augmentation de productivité induite est supérieur à la marge thésaurisée par le capital.

    Par exemple, dans le cas des partenariat public-privé, c’est absolument pas du tout le cas et de très loin. Donc je m’interroge , mais je suis preneur de toute analyse documentée et réfléchie, sur le long terme.

    Commentaire par herve_02 — 15/10/2013 @ 13:03

  7. Pourquoi ce blog, qui se singularisait avant, avec bonheur, par des échanges de propos intéressants et de bonne compagnie, vire-t-il, banalement, à des luttes par invectives ?
    Triste évolution non ? Merci à notre hôtesse de savoir redresser la barre, sous peine de désintérêt !

    Commentaire par Emmejai — 15/10/2013 @ 16:44

  8. @hervé_02

    1- Lisez l’article du monde
    2- Où voyez vous de la haine ?
    3- Les chiffres communiqués par le journal Monde sont sous-évalués
    4- Faut-il tant de personnels pour effectuer ce que les ordinateurs font très bien, où est l’économie promise ?
    5- Comme dans toute famille française j’ai un certain nombre de membres qui furent ou sont fonctionnaires et curieusement dans pas mal de secteurs y compris dans les très hautes sphères de la hiérarchie, d’autres au milieu et tout en bas (eh! oui, ça arrive!)
    6- dériver sur le prix d’un quidam dans le privé n’excuse en rien les sur-effectifs ahurissants (copains de copains et loi de Parkinson [l’autre] « l’administration crée des postes pour s’administrer elle-même qui crée des postes pour s’administrer elle même qui… »)
    7- il est entendu que l’administration ne fait pas de profit, ce n’est pas son rôle, en revanche elle se doit d’administrer au meilleur coût
    8- les opérations sous-traitées au privé se font sans baisse des effectifs dans la-dite administration
    9- pour monter un poteau téléphonique il faut 14 personnes plus les fonctionnaires pour ce faire soit à peu près 20 personnes impliquées
    10- le catalogue des (dé)raisons est tellement kafkaïen que je m’arrête là

    bien amicalement

    nb dans le privé au moins le salarié produit des richesses ce que vous avez oublié de mentionner.

    Commentaire par zelectron — 15/10/2013 @ 17:14

  9. @zelectron

    merçi pour le catalogue à la prévert…

    Moi je ne dis qu’une chose : il faut _réfléchir_ avant de vider la baignoire. Parce que c’est toujours mieux à coté, mais avec le recul, j’en deviens de moins en moins certains.

    Prenons un exemple dans ce que je connais un peu. La plus grosse administration : l’enseignement. Dans mon environnement nous n’avons pas assez d’heures professeur affectées pour _juste faire les plannings_ ainsi certains élèves n’ont pas le quota d’heures de cours.

    Alors moi je veux bien entendre qu’il y a trop de prof qui ne font rien blablabla, mais de MON expérience, autour de moi c’est plutôt l’inverse. Effectivement il y a 2 ou 3 glandeurs, surpayés mais qui sont intouchables. Et je SAIS (le poids de l’expérience) que lorsque l’on « dégraissera », ce ne seront pas ceux là qui partiront. (d’ailleurs ils sont payés au taquet, même s’ils n’ont pas toutes leurs heures affectés.)

    Alors si vous avez une méthode pour que l’on virent ceux qui foutent rien et qui sont chers payés, écrivez un livre ou montez une boite de consulting vous allez devenir millionnaire. Parce qu’en général on ne vire que les soutiers rendant la tache plus complexe pour tout le monde qui reste.

    Si, le prix du privé est une élément intéressant, car ce que l’on va supprimer dans le public, sera fait par le privé (c’est le but de toute cette campagne malsaine) et le service rendu sera plus cher. Pour s’en convaincre, il suffit juste de regarder les chiffres sur la gestion de l’eau et de l’assainissement. Plutôt que de se tordre la nouille sur des trucs généralistes ou tout est vrai et rien n’est faux. Le passage au privé de la gestion de l’eau a, partout, pour toutes les entreprises contractantes française, pour toutes les communes concernés de france : fait exploser le prix de l’eau sans apporter un meilleur service ni un meilleur entretien/investissement. C’est un fait. brut.

    Sur le salarié qui produit de la richesse dans le privé…. lol Vous devriez lire un peu des trucs sur le pib et ce qu’en pense ses détracteurs. Si c’est un salarié qui fait une chose c’est une recette si c’est un fonctionnaire qui fait _la même chose_ c’est une dépense, vous n’avez pas l’impression qu’il y a un _léger_ parti pris dans le raisonnement ?

    Alors oui je veux bien réfléchir à une diminution du nombre de fonctionnaire, mais il y a au niveau de la réflexion quelques points à éclaircir :

    1 – qu’est ce qu’on est prêt à abandonner comme mission de service publique
    2 – Comment décider quels fonctionnaires vont dégager (ne vous faites pas d’idée, les copains des copains des copains qui glandent ne feront pas parti du lot.)
    3 – QUI va décider de la répartition
    4 – dans une société de chômage de masse, est-ce que virer 2 millions de fonctionnaires est une idée lumineuse ?

    Exemple idiot :
    la police se plains qu’elle est en sous effectif et qu’elle ne peut plus remplir ses missions, et on en voit tout plein glandant derrière un radar, pratiquement tout le temps dans des endroits non accidentogènes, choisis spécialement pour être conçu pour faire accélérer sans le vouloir. Pensez-vous que ce sont ceux là que l’on va supprimer ?

    Autre exemple idiot :
    Il y a des fonctionnaires qui ont pour objectifs de vérifier que les entreprises ne se transforment pas en sorte de nouvelle forme d’esclavagisme. C’est inspecteur du travail, tiens ceux là ils disparaissent…. le monde est bizarre tout de même.

    Par contre :
    Pour la justice dans l’affaire JK, économie de moyen ; on a travaillé directement avec les documents fournis par la banque, sans regarder à coté : bon point pour l’économie de fonctionnaire.

    En résumé, c’est toujours facile de crier haro sur le baudet, mais des raisonnement construits, argumenté, dans une dynamique sur le long terme, j’en vois pas beaucoup. et les 20 personnes pour le poteau téléphonique (lollylol) ca va se régler tout seul puisque la mode est au gms et aux cables enterrés. Ce qui va faire une économie de millions de fonctionnaires (millions de poteaux en france * 20 personnes) vous voyez on va dans le bon sens.

    Commentaire par herve_02 — 15/10/2013 @ 18:17

  10. @hervé_02
    j’ai dis les régaliens … donc excluez les enseignants , les hospitaliers et les forces de l’ordre, surtout de terrain pas sûr pour les ministères

    Commentaire par zelectron — 15/10/2013 @ 18:25

  11. @zelectrons

    Ok… la gestion de l’eau ce n’est pas régalien….

    argumentez s’il vous plait.

    Commentaire par herve_02 — 15/10/2013 @ 18:34

  12. Mais dans l’eau ce sont les enveloppes qui circulent*, ce qui rend ce secteur peu recommandable (la majeure partie du traitement et de la distribution est « privée », voire mixte mais peu communale)
    *au profit des élus et 1er secrétaire de mairie ?

    Commentaire par zelectron — 15/10/2013 @ 18:39

  13. @zelectron

    Je suis désolé de devoir vous dire cela, mais vous n’y connaissez rien du tout. C’est alors assez facile de se laisser prendre aux articles de propagandes du monde.

    Je crois que vous n’avez pas compris comment les marchés se passent. Vous avez l’impression que le fonctionnaire est un coût qu’il faut supprimer. C’est un coût, certes, mais faut-il le supprimer ? je n’ai pas vu le pouillème de début d’argumentation. Rien à se mettre sous la dent. que pouic.

    Vous n’avez pas réagi sur recette-dépense pourtant c’est un point intéressant à discuter.

    Vous ne prenez pas en compte la mondialisation

    Vous avez juste décidé qu’il fallait… Au fait, juste une question idiote, est-ce que vous seriez prêt à entretenir TOUS les poteaux téléphonique de france avec une entreprise de juste 20 personnes (sans sous-traitance ni intérimaires) avec de quoi payer les salaires « normaux » pour ces 20 personnes ?

    Je veux bien discuter mais un minimum d’arguments ca le ferait.

    D’ailleurs puisque vous êtes si fort, ca fait combien de fonctionnaires non régaliens ? Et ils sont ou ? et ils font quoi ?

    Commentaire par herve_02 — 15/10/2013 @ 18:52

  14. @hervé_02,
    entrez dans l’administration puisque vous en êtes un si chaud défenseur et qui plus est syndiquez vous

    Commentaire par zelectron — 15/10/2013 @ 19:14

  15. @Zelectron & Herve_02 : stop tous les deux, on entend que vous et ça me fatigue.

    Commentaire par laplumedaliocha — 15/10/2013 @ 19:16

  16. @ Emmejai et Aliocha

    Vous avez raison c’est la tendance actuelle et un forum y perd vite son attrait Un propos désagréable ou une insulte visant à rabaisser l’autre n’a aucun intérêt . Il suffit de ne plus répondre dès qu’il y a un début d’attaque personnelle, le combat cesse faute de combattants et l’atrabilaire se retrouve seul.

    Commentaire par Scaramouche — 16/10/2013 @ 08:31

  17. En tout cas, ce truc c’est une vraie patate chaude. L’UIMM l’a fait passer de l’autre cote en disant que l’argent (c’est genial cette expression « le discret », d’un autre temps, un peu comme la puissance industrielle – lourde – francaise …) servait a « fluidifier le dialogue social », cad en incriminant les syndicats. Ceux-ci maintenant se renvoient la balle en hurlant « si c’est vrai, c’est  pas moi », Marc Blondel (un nom de ma jeunesse) de FO allant jusqu’a parler de « syndicats jaunes »  (plutot ironique quand on sait la reputation, meritee ou non qu’importe, de ce syndicat au fameux acronyme).

    Commentaire par Maelle — 16/10/2013 @ 10:08

  18. Ce procès est une merveille. On y trouve :
    – une affaire ordinaire… L’accusé est-il coupable des faits incriminés, si oui quelle peine appliquer. C’est le seul objet du jugement;
    – un débat global/politique. Quels liens entretiennent le patronat et les syndicats.
    – des détails croustillants, un vocabulaire choisi et suranné (« la chose », je ne m’en lasse pas) et un feuilleton (une anecdote par jour)

    En fait, Gautier-Sauvagnac fait un remarquable travail de communiquant. Il va être condamné, le sait, les faits sont établis. Il a assuré le plus important avant le procès, en écartant l’enrichissement personnel. Sa situation personnelle est « sous contrôle ». Il ne passera pas vingt ans aux galères.
    Donc pour lui, le procès désormais consiste en autre chose: « figer » le récit dans l’opinion publique. Le fameux « story telling ». Il ne cite aucun nom de syndicaliste, aucune date aucun fait précis. Ce qui le protège d’attaque trop vives de leur part. Au cas où, il a toujours des munitions. En même temps, il leur est difficile de se défendre. L’innocence n’est jamais simple à établir, et là il n’y a pas de faits précis. Au final, les dirigeants actuels peuvent tous dire qu’ils ne sont pas concernés directement. Ils peuvent même facilement soutenir que leur syndicat lui-même est hors de cause. Si le futur prouve le contraire, ils auront le refuge de la bonne fois.
    Résultat, cette histoire balzacienne va s’ancrer dans le passé, s’y dissoudre, et que restera-t-il dans l’opinion publique d’ici trois ou quatre semaines? Que dans le passé, le patronat donnait des enveloppes aux syndicats, tout cela est derrière nous. Comme si c’était dans les années 70, alors que l’on parle juste de 2007, il y a 6 ans!!!

    Commentaire par Kaeldric — 16/10/2013 @ 11:03

  19. @ Kaeldric

    Oui, je pense que Balzac en aurait tiré un excellent roman. Notre époque saura-t-elle produire un jour (je n’en connais pas) un romancier capable de brosser un tableau aussi juste que féroce de notre société? Une chose est sûre, il ne fait pas bon soulever les poubelles de la république. L’odeur n’est pas très bonne à humer.
    Pour la tarte à la crème du non-enrichissement personnel, il y a une chose qui n’est jamais relevée à ma connaissance: tout ce beau monde est généralement assez intelligent pour éviter d’afficher ostensiblement l’argent ainsi gagné mais pendant la durée où les opérations restent discrètes, sinon secrètes, combien de bons repas au restaurant, de séjours dans des hôtels chics, de voyages en avion privé tout cela sans toucher aux revenus officiels. A mon point de vue, il y a là une forme d’enrichissement indirect très pernicieux car indolore. On en voit les ravages quand une personnalité publique se trouve brutalement privée de ce fond de roulement, de cet argent de poche invisible mais qui vous distingue si bien du vulgum pecus.

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 16/10/2013 @ 18:08

  20. J’en reste à mes interrogations : au niveau du droit, refuser de répondre aux questions du magistrat, ça peut entrainer quoi comme sanction ? S’il y a sanction applicable, bien sûr.

    Je trouve ahurissant que ce monsieur Gautier-Sauvagnac continue à se draper dans des notions comme la respectabilité, la discrétion, le respect de la parole donnée… mais enchaine les bras d’honneurs au tribunal en faisant l’anguille et en refusant de répondre clairement à ce que demande la présidente.

    Et puis se focaliser sur les rapports Patronat-Syndicats, comme le fait notre sympathique monomaniaque Zelectron, fait l’impasse sur un élément d’information important : la fluidification des rapports avec le monde politique et journalistique !

    Pour les journaleux, ce serait un peu malvenu, au regard du climat de crise qui s’éternise. Pour les politiques, ce serait potentiellement combien d’affaires Cahuzac ? Et chez qui ?

    Je m’étonne de la faible relance sur ce sujet. Moi je veux bien qu’on fluidifie, mais dès qu’on met de l’huile dans les rouages d’un parti politique, ça demande éclaircissements.

    Non ?

    Commentaire par Zarga — 16/10/2013 @ 18:16

  21. @ Kaeldric :

    Tout à fait d’accord avec votre lecture au niveau du « Storytelling ». Peu importent les faits, ce qu’il convient d’ancrer dans l’esprit du public (car on s’adresse à un public) ce sont les éléments d’un récit.

    @ H :

    Tout à fait d’accord avec votre lecture de l’enrichissement personnel. Le train de vie que permettent les enveloppes de papier kraft peut être regardé comme une forme d’enrichissement indirect. Si mon train de vie change, sans augmentation de salaire, comment décrire ce qui me permet de l’améliorer sensiblement ?

    Commentaire par Zarga — 16/10/2013 @ 18:24

  22. @Kaeldric 19

    C’est très juste votre remarque, le vocabulaire suranné qui transparaît lors de ce procès ne doit pas faire oublier que les faits ne remontent pas à si loin, et si tant est que ces pratiques aient disparu partout !

    Commentaire par Maelle — 16/10/2013 @ 18:51

  23. @Tous : je n’ai pas chroniqué l’audience d’hier car elle menait nulle part, ces vieux messieurs qui ne se souviennent de rien me fatiguent, mais je vous renvoie aux savoureux compte-rendus de Pascale et Valérie ici http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2013/10/15/proces-de-luimm-des-especes-pour-garder-un-bon-souvenir-de-la-maison/ et là http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0203068689270-proces-uimm-les-enveloppes-vues-de-l-interieur-617729.php
    Vous noterez que depuis hier les syndicats hurlent en choeur qu’ils n’ont rien touché en liquide. http://www.franceinfo.fr/economie/les-syndicats-dementent-les-dons-en-liquide-de-l-uimm-1177951-2013-10-15
    C’est parce que Denis Gautier Sauvagnac a légèrement desséré l’étau du silence lundi en confirmant que l’argent liquide était allé aux syndicats de salariés, ce qui est plus clair que la fameuse expression « fluidifier le dialogue social » à laquelle il se tenait depuis l’instruction. http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0203065787269-uimm-quand-denis-gautier-sauvagnac-se-montre-plus-bavard-
    617209.php?xtor=AL-4003-%5BChoix_de_la_redaction%5D-%5Buimm_quand_denis_gautier_sauvagnac_se_montre_plus_bavard%5D
    Où l’on voit que tout ce petit monde se tient…
    L’audience d’aujourd’hui n’a rien apporté. Un avocat de la défense, Eric Dezeuze du très chic cabinet Bredin, qui défend Dominique de Calan, le numéro 2 du syndicat, a redéposé une question prioritaire de constitutionnalité. Le procès touche à sa fin, jeudi et vendredi il n’y a pas d’audience, lundi et mardi prochain on entendra le réquisitoire du parquet et les plaidoiries de la défense. Si le tribunal accepte la QPC, il faudra qu’il attende le résultat avant de rendre son jugement.

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/10/2013 @ 20:34

  24. zelectron : « nb dans le privé au moins le salarié produit des richesses ce que vous avez oublié de mentionner »

    Comment peut-on dire des conneries pareilles ? Pourquoi croyez vous que des entreprises étrangères s’implantent en France ? S’il n’y avait pas les services publics, les infrastructures routières, les réseaux de communication, les hôpitaux publics, etc, payés par nos impôts. Oui, c’est vraiment une connerie d’opposer le public et le privé. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis que La Poste sous-traite au privé, il y a de plus en plus de bordel dans le courrier. Surtout dans l’acheminement des colis. Vraiment plus efficace, le privé ? Me suis laissé dire aussi que dans les endroits où la distribution d’eau est repassée dans des régies publiques, le tarif a baissé. Vraiment moins cher, le privé ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/10/2013 @ 05:34

  25. C’est quand même facile de se défausser en accusant « les syndicats ». Il a été établi que certains syndicats ont touché quelque chose, mais que c’est relativement peu par rapport aux millions évaporés :
    http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/dossier/patronat-metallurgie-denis-gautier-sauvagnac/0203049186505-versements-de-l-uimm-aux-syndicats-ce-que-les-enqueteurs-ont-etabli-614159.php
    (on remarque au passage que la CGT n’est pas citée)
    Et si ces rogatons distribués à des syndicalistes véreux servaient à dissimuler que les Gautier-Sauvagnac et complices ont étouffé le plus gros du pognon pour leur propre compte ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/10/2013 @ 05:51

  26. Duroux: et en plus vous ne savez pas lire (ou vous ne voulez pas lire) ! hors régaliens…

    Commentaire par zelectron — 17/10/2013 @ 10:03

  27. L’IUMM c’est une illustration parmi d’autres des intérêts bien compris entre corrupteurs et corrompus. C’est les mœurs de la « French corruption » pour reprendre le titre du livre de Gérard Davet ou de la « République des mallettes » de Péan qui renforce l’idée que les politiques sont « tous pourris ».

    @ Zarga

    Le droit de tout accusé de se taire et le droit de celui-ci de ne pas contribuer à sa propre incrimination (de s’auto-accuser) sont des normes internationales reconnues qui sont au cœur de la notion de procès équitable consacrée par l’article 6-1 de la ConventionEDH.

    Leur raison d’être tient notamment à la protection de l’accusé contre une coercition abusive de la part des autorités, ce qui évite les erreurs judiciaires.

    Contrairement aux règles de la preuve en matière civile, le prévenu n’a pas l’obligation de collaborer à l’administration de la preuve en matière pénale.

    Non seulement il a le droit au silence mais son mensonge n’est pas punissable, sauf s’il est constitutif d’une infraction.

    Le droit de se taire, dans l’esprit de la CourEDH, doit garantir la présomption d’innocence en prévenant les risques que la charge de la preuve soit inversée.

    En effet, en matière pénale, le principe est que l’accusé est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie. La règle selon laquelle « c’est à l’accusation de prouver la culpabilité du prévenu sans obliger aucunement ce dernier à prêter son concours » en est la traduction sur le plan procédural, c’est une règle classique d’administration de la preuve.

    Cela étant, le droit au silence n’est pas un droit absolu. Dans certaines circonstances, il peut être déduit du silence, des conséquences défavorables, surtout s’il est observé du début à la fin de la procédure, alors que certaines situations appelaient des explications.

    A cet égard, si la CourEDH préserve en toute hypothèse le droit de se taire contre les atteintes qu’il pourrait subir de la part des enquêteurs, elle prend en compte les nécessités de la répression lors de la phase de jugement, et l’accusé qui persiste à se taire devant le juge le fera, le plus souvent, à ses risques et périls.

    Une simple déduction logique permet effectivement de parvenir à une décision de condamnation. Le raisonnement de la Cour peut se résumer au schéma suivant : la présomption d’innocence impose à l’accusation de prouver la culpabilité de l’accusé et interdit au juge de déduire cette culpabilité de son silence.

    Si l’on symbolise par des chiffres les éléments à charge, la règle se traduit par l’équation suivante : 0 (éléments produits par l’accusation) + 0 (silence de l’accusé) = 0 (culpabilité). De même, si l’accusation est parvenue à réunir des éléments suffisamment probants pour renverser la charge de la preuve, on obtient alors l’équation suivante : 1 (élément probant) + 0 (silence persistant) = 1 (culpabilité).

    Effectivement, dans cette dernière hypothèse, le simple bon sens permet au juge de rendre une décision de condamnation en conformité avec la présomption d’innocence.

    Cependant, en dépit de la formulation de la Cour, il serait plus exact de considérer que dans ce cas précis le juge ne tire pas de conclusions défavorables du silence mais des éléments à charge produits par l’accusation. La seule occasion de «tirer des conclusions défavorables du silence», au sens où le juge déduirait la culpabilité de l’accusé de son seul silence, correspond à l’hypothèse où l’accusation n’a pas réussi à renverser la charge de la preuve; de telles conclusions sont alors interdites par la présomption d’innocence et les règles classiques d’administration de la preuve.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 17/10/2013 @ 11:26

  28. […] our 4 du procès dans l’affaire dite UIMM : On s’en doutait, ça se confirme, le dossier UIMM, dont l’examen a débuté la semaine dernière au Tribunal correctionnel de Paris, est un concentré d’humanité avec ses grandeurs, rares, et ses nombreuses petitesses. Les dix prévenus, dont huit hommes, une femme, et la puissante Union des industries et des métiers de la métallurgie comparaissent depuis le 7 octobre pour abus de confiance, complicité et recel d’abus de confiance et pour travail dissimulé. Motif ? Environ 18 millions d’euros ont été retirés en liquide des comptes bancaires du syndicat entre 2000 et 2007, au rythme de 200 000 euros par semaine, sans que l’on sache la destination de ces sommes. L’instruction a permis de révéler qu’un partie de l’argent avait servi en complément de salaire pour les cadres du syndicat (d’où la prévention de travail dissimulé), une autre à des remboursements de frais, la plus importante enfin à "fluidifier le dialogue social" pour reprendre l’expression des prévenus, en clair à arroser les syndicats de salariés et quelques autres. Les débats de la semaine dernière ont confirmé a priori qu’il n’y avait pas eu enrichissement personnel de la part du président auteur des retraits, mais bien "fluidification du dialogue social" au bénéfice des syndicats de salariés, CFDT, CFTC, CGT, du CNPF de l’époque …mais aussi d’intellectuels, de politiques et même de journalistes, dit-on. Comme on ne désigne personne nommément, question d’honneur, on peut mouiller tout le monde.  […]

    Ping par UIMM : le "par chèque" et le &... — 17/10/2013 @ 11:39

  29. @ Duroux 26
    Non, il n’y a pas eu d’enrichissement personnel démontré par l’enquête, d’après le compte-rendu d’Aliocha. Vous pensez bien que c’est la première chose qu’un enquêteur va vérifier. Du reste ces gars furent placés là parce qu’il inspiraient confiance à leur syndiqués, ce qui ne serait pas le cas s’il avait tendance à taper dans la caisse.

    Commentaire par LaMude — 17/10/2013 @ 16:09

  30. @ LaMude
    Je n’ai pas dit que ça avait été démontré. Mais il ne faut pas être naïf, le pognon, il est bien passé quelque part. Et comme il n’est pas non plus démontré que le plus gros de l’argent soit allé dans les poches des syndicalistes, on peut légitimement se demander si ce n’est pas Gautier-Sauvagnac et ses amis qui l’ont mis à gauche.

    @ Aliocha
    ça me gêne que l’on parle de l’UIMM comme d’un syndicat. Dans mon esprit, et dans celui de beaucoup de gens je crois, les syndicats, ce sont avant tout des syndicats de salariés. Ceux qu’on appelle « les partenaires sociaux » (appellation qui me gêne tout autant, vu que je suis pour la lutte des classes) sont distingués généralement comme : d’un côté les syndicats et de l’autre les organisations patronales.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/10/2013 @ 16:23

  31. @Gilbert : yep, mais c’est un syndicat quand même, loi Waldeck-Rousseau et tout et tout. C’est même le coeur juridique du procès, il ne s’agit pas d’une entreprise, donc pas d’abs mais éventuellement abus de confiance, pas d’obligation de tenue de comptabilité au nom de la liberté syndicale etc. donc on ne peut pas ne pas utiliser ce terme.

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/10/2013 @ 16:25

  32. @ Le Chevalier Bayard :

    « Contrairement aux règles de la preuve en matière civile, le prévenu n’a pas l’obligation de collaborer à l’administration de la preuve en matière pénale »

    « C’est à l’accusation de prouver la culpabilité du prévenu sans obliger aucunement ce dernier à prêter son concours »

    Limpide. Merci pour l’info.

    Commentaire par Zarga — 17/10/2013 @ 20:35

  33. Faut pas tout mélanger. Les 4,5 milliards sont parle Nicolas Perruchot, c’est le financement légal. On peut s’en indigner au regard du poids des organisations syndicales, mais on pourrait dire la même chose en ce qui concerne les organisations politiques, qui ont très, très peu de militants et qui touchent énormément d’argent public. Ce qui est donc pris en compte, c’est le poids électoral des organisations.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 18/10/2013 @ 15:49

  34. Les syndicats ont été, sont et seront les fossoyeurs des entreprises …

    Commentaire par zelectron — 18/10/2013 @ 16:29

  35. @ zelectron
    Si c’est ce que vous pensez, vous allez rendre vos congés payés, vos RTT, votre (future ?) retraite, et vous paierez dorénavant tous vos médicaments et tous vos soins. Et surtout, vous ne vous plaindrez pas si votre patron veut vous faire bosser 80 heures par semaine pour des clopinettes. Mais peut-être êtes-vous du côté du manche et je comprends du coup que vous n’appréciez pas que les salariés s’organisent…

    Commentaire par Gilbert Duroux — 18/10/2013 @ 16:42

  36. @ Zelectron :

    Les syndicats n’ont pas toujours été ce qu’ils sont, et ils ne le sont pas partout… ma parole, mais vous êtres vraiment monomaniaque ! 😉

    Pour ce qui est d’enterrer les entreprises, je voyais dans le rôle du fossoyeur notre ami le banquier français, qui ne veut pas entendre parler du mot capital-risque, et qui, à cause de sa pusillanimité, fait avorter autant de projets qui ne verront jamais le jour.

    Comment redynamiser l’industrie en France avec pareille équipe de bras cassés, qui ont peur de leur ombre ?

    Vous pouvez laisser les syndicats français là où ils sont… ils se chargent de leur propre sabordage. Nous en sommes au point où ce sont les syndicats qui ont besoin des salariés : un comble.

    Commentaire par Zarga — 18/10/2013 @ 16:59

  37. Zarga,
    Vous voyez bien que nous pouvons trouver un point d’accord:
    En ce qui concerne les banquiers certains d’entre eux mériteraient de croupir dans des geôles sans confort (pas de quartier VIP pour eux)

    Commentaire par zelectron — 18/10/2013 @ 17:09

  38. @ Gilbert Duroux

    Je ne crois pas un instant que toutes ces avancées soient uniquement le fait des organisations syndicales, loin s’en faut. Là aussi, la ferveur et la naïveté du début ont rapidement laissé place au cynisme et à l’arrivisme. Ainsi sont les hommes. On en a des exemples permanents avec la comédie jouée par le personnel politique de ce pays. Le patronat, en particulier le patronat chrétien-démocrate, n’a a pas attendu 36 pour améliorer la condition ouvrière. Il est temps que cessiez de penser que la seule raison d’être d’un patron est d’exploiter ses subordonnés.
    Je vous conseille la lecture des ouvrages de Claude Paillat « Les dossiers secrets de la France Contemporaine » chez Robert Laffont (http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Paillat) en particulier les tomes relatifs à l’entre deux-guerres. Qui plus est et ne vous en déplaise, il existe des modèles sociaux bien plus pérennes et bien plus respectueux des salariés que celui que vous semblez couvez. Il y est fait moins de place au cynisme et à la prévarication. Le modèle social français avec ce procès de l’UIMM apparaît tel qu’il est réellement: nu, malhonnête, surtout pas au service de ceux qu’il prétend défendre et étouffant. Il est toujours facile et plaisant de réécrire l’histoire avec des lunettes idéologiques mais ce n’est pas de l’histoire, c’est de l’idéologie. Comme je l’ai déjà dit, il ne fait pas bon de soulever les couvercles des poubelles de la république, l’odeur qui s’en échappe est plutôt pestilentielle. Au fait, ce n’est pas vous qui êtes interviewé là: http://www.dailymotion.com/video/xbeoco_les-inconnus-l-ancien-communiste_fun

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 18/10/2013 @ 21:18

  39. Hors-sujet.
    Que pensez-vous, chère hôtesse, du rôle des médias dans « l’affaire Léonarda » ?
    J’y vois un cas d’école : concentration de l’émotion, transformation (médiatisation) de l’opinion en foule, injonction faite au pouvoir apeuré de se soumettre à la foule…
    Le pouvoir s’est soumis. Il se drape pompeusement dans les valeurs de la république, pour plus servilement se soumettre.
    Une nouvelle circulaire va sortir, Léonarda va rentrer (si elle le veut).
    La foule (médiatisée) l’a emporté.
    Le pouvoir a perdu sur tous les tableaux.
    Qui est coupable, aux yeux du pouvoir comme aux yeux de la foule, de ce lamentable gâchis collectif ? Les médias bien sûr…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 19/10/2013 @ 17:11

  40. @ H.
    Je n’ignore rien des dérives du syndicalisme. Mais je me garde bien de confondre le Syndicat, qui est l’organisation à la base, dans l’entreprise, et les Confédérations, ces baudruches qui engraissent des permanents, dont certains n’ont jamais bossé de leur vie dans une entreprise de leur vie, et qui vivent d’argent public, principalement au travers des « formations syndicales », largement subventionnées par l’état. Ce sont les Confédérations qui sont principalement touchées par les dérives que vous dénoncez. Mais comme disait Jaurès, il faut aller à l’idéal en partant du réel. Et la réalité actuelle, c’est qu’en dehors des coordinations, éphémères par définition, il n’y a rien d’autre que les syndicats pour que les salariés qui sont, je le rappelle, en condition de subordination à leurs employeurs, puissent créer un rapport de force afin de conquérir de nouveaux droits ou faire en sorte que les droits conquis de haute lutte ne soient pas systématiquement remis en cause. Aux syndiqués, donc, de s’emparer des syndicats et d’essayer, à l’intérieur, d’éradiquer la bureaucratie.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 19/10/2013 @ 18:34

  41. @Denis Monod Broca

    Le pouvoir il l’a démontré récemment, se soumet à la foule quand ça l’arrange ou qu’il en a peur ( en l’occurrence des lycéens) dans ce cas précis le pouvoir oscille entre chèvre et chou se méfie du FN et caresse son aile gauche . Bref il se rend ridicule de tergiverser voire discuter avec une jeune émigrée clandestine pour laquelle la justice a tranché. Un président qui se mêle de ce genre d’histoires de clocher perd tout crédit
    Que ce soit un « cas d’école »qui prenne la place des événements de Bretagne et autres soucis dans le monde m’apparaît comme un signe de décadence plus que celui d » humanité « envers une famille de faux persécutés.

    Quant aux journalistes en mal de copie qui profitent de toutes les occasions pour faire monter la mayonnaise ils ont une responsabilité dans cette histoire qui ne les grandit pas .
    Désolée de ne pas hurler avec les loups mais je garde ma compassion et mon aide pour des gens chez-nous qui en ont besoin.

    Commentaire par Scaramouche — 21/10/2013 @ 16:34

  42. @43
    « je garde ma compassion et mon aide pour des gens chez-nous qui en ont besoin. »
    Et vous êtes fière de vous ?
    Moi je garde ma compassion pour les jeunes gens d’ici et d’ailleurs. Que les vieux réacs aillent au diable.

    Commentaire par gf — 22/10/2013 @ 09:59

  43. Et ben voilà : aucune compassion pour les « vieux réacs  » vous ne valez pas mieux, « chacun ses pauvres  »
    On se marre…

    Commentaire par Scaramouche — 01/11/2013 @ 17:59


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