La Plume d'Aliocha

30/09/2013

La révolution du boulon

Filed under: Réflexions libres — laplumedaliocha @ 17:50

L’ennui quand le système politico-médiatique s’empare d’un débat, c’est qu’il a tendance à le réduire à sa plus simple et bruyante expression. Prenons l’exemple de la polémique du week-end sur le travail dominical. Qui se souvient d’où est parti l’incendie ? D’une banale querelle concurrentielle entre trois géants du bricolage. C’est Bricorama en effet (Fondé en 75, coté, 732 millions d’euros de CA) qui a eu la malencontreuse idée de dénoncer à la justice en juillet dernier ses petits camarades Leroy Merlin (né en 1923, propriété de la famille Mulliez, 5,5 milliards d’euros de CA) et Castorama (Créé en 1969 – Groupe Kingfisher (GB), 3,3 milliards de CA). Motif ? Obligé de fermer suite à un recours de FO, il trouve injuste que les autres continuent d’ouvrir le dimanche. Jeudi 26 septembre, la décision du Tribunal de commerce de Bobigny tombe : elle donne raison à Bricorama  et interdit à 16 magasins des marques Castorama et Leroy-Merlin d’ouvrir le dimanche sous peine d’avoir à payer 120 000 euros par contravention au dispositif du jugement. En pratique, la stratégie aboutit à punir tout le monde, ce qui n’est pas forcément malin de la part de Bricorama. A lire les déclarations des enseignes concernées, elles seraient victimes d’un régime d’exceptions à l’interdiction de travailler le dimanche parfaitement ubuesque. Sans doute le régime législatif n’est-il, en effet, ni tout à fait clair ni parfaitement juste. L’ancien patron de la Poste Jean-Paul Bailly doit plancher sur le sujet. En attendant nos enseignes, bravaches, ont décidé d’ouvrir malgré l’interdiction, d’où le cirque médiatique de ce week-end.  Ah, le merveilleux parfum insurrectionnel ! Bricoler ou mourir, convenez que ça a de la gueule.  Les tunisiens peuvent aller se rhabiller avec leur révolution de Jasmin. La France toujours en avance d’une liberté à conquérir suit minute par minute les avancées de la révolution du boulon. Sur les murs de mon ennui J’écris ton nom : Castorama, écrirait aujourd’hui le poète  (Eluard pour les distraits du fond).

Le bricolage, gage de compétitivité de la place de Paris

Alors, faut-il ou non accepter le travail le dimanche ? En l’espèce, la justice a tranché s’agissant des intéressés : c’est non. Le contentieux n’aurait eu droit qu’à quelques secondes au JT si les médias n’avaient décidé d’en faire la polémique du moment. C’est la fameuse formule « : cette affaire ranime le débat sur …. ». Mais pour que la sauce prenne, il faut encore que quelqu’un y trouve intérêt. Banco : les enseignes ont saisi l’aubaine pour critiquer vertement la décision de justice. Il faut dire que c’est le nouveau recours à la mode ça, le lynchage télévisuel, c’est plus simple et plus rapide que de faire appel. Et nous voici tous invités à défendre les rois du bricolage contre l’obscurantisme étatique. Il y va, dit-on, du train de vie des salariés, du confort des consommateurs et  même, selon Baudoin Prot patron de BNP Paribas,  « de la compétitivité de la Place de Paris, première destination touristique mondiale ». Comme chacun sait, dès qu’un car de japonais arrive de Roissy, il fonce chez Leroy-Merlin. Allez leur dire à tous ces gentils touristes qu’ils devront faire une croix sur leurs dalles en PVC détaxées pour cause de fermeture dominicale !

Cet Etat qui ne comprend rien à l’économie

Entre nous, des grands groupes qui refusent de s’incliner devant la décision d’un tribunal, dans un pays comme le nôtre, c’est effarant. Qu’on ne s’en émeuve que très mollement est inquiétant. Mais le plus épatant dans l’histoire, ou le plus cynique c’est selon, est d’avoir réussi à placer devant les caméras des salariés en colère exigeant de travailler le dimanche. Ceux-là invoquent  le déséquilibre de leur budget si on les prive soudain d’une partie de leurs revenus. On les croit bien volontiers. Le fait qu’ils pourraient aussi revendiquer d’être payés mieux en semaine ne leur a, semble-t-il, pas traversé l’esprit : ce n’est pas l’employeur qui paie mal, mais l’Etat qui ne comprend rien à l’économie.  Face à son poste de télévision le citoyen, plus ému que pensant, se sent prêt à sacrifier le fameux repos dominical pour sauver la-salariée-qui-ne-peut-pas-perdre-ses-300-euros mensuels et, accessoirement, pouvoir lui-même acheter des boulons le dimanche. Depuis que notre société de consommateurs individualistes s’est enfin libérée de la galère de la messe suivie de la réunion familiale,  on voit mal – surtout en temps de crise – ce qui pourrait encore empêcher les uns de bosser et les autres d’acheter. Peut-être justement la généralisation du travail le dimanche. Quand tout le monde travaillera ce jour-là, plus personne n’aura le temps de faire les boutiques-ouvertes-le-dimanche, me semble-t-il.  Avant cela d’ailleurs, Internet aura rendu les magasins physiques inutiles, de sorte que le débat, à y regarder de près, pourrait bien s’avérer d’un intérêt fort limité sur le terrain économique. Sauf bien sûr pour les enseignes concernées.

Si j’osais, j’aborderais un autre aspect de la question, celui des valeurs. Oui, je sais, c’est vieillot et hors sujet. Tant pis. Les esprits éclairés en matière économique me diront, comme Baudoin Prot, qu’il est urgent de se mettre à la page, de libérer les énergies, d’affronter la concurrence internationale, bref de faire sauter tous les verrous, les freins, les réticences, les crispations de notre vieux pays. Il y a des années de cela un éminent économiste libéral s’esclaffait sur la consommation d’anti-dépresseurs en France : pas étonnant, disait-il, nous sommes le dernier pays à refuser d’adhérer au libéralisme. Et j’avais ri, moi aussi.  Il m’arrive de songer maintenant que c’est peut-être le contraire,  que le peuple le plus intelligent de la planète (nous) pourrait bien avoir compris avant les autres que le mirage du bonheur par la consommation était parfaitement mortifère. Cela étant,  on peut préférer, au nom du défi de la mondialisation et de-la-vendeuse-qui-ne-peut-pas-perdre-ses-300-euros, faire sauter l’une des ultimes et fragiles barrières qui protègent encore chacun de nous de l’épouvantable destin de consommateur absolu, autrement dit de tuyau absorbant par un bout ce qu’il défèque par l’autre.

 

Mise à jour 1/10/2013 : Un article du Huffington Post confirme mon intuition, les gentils salariés revendiquant comme une évidence la joie de travailler le dimanche étaient pilotés en sous-main par leurs employeurs. Et voilà comment une querelle de géants de la distribution se transforme en débat de société, tronqué à la base par les médias qui se font manipuler…

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133 commentaires »

  1. Mais que vous faites vieux jeux Aliocha ! Voyons il faut s’adapter, se moderniser ou sombrer, m’enfin c’est simple ! Mais ça fait longtemps que c’est souvent les mêmes qui coulent, il faudrait ressortir les vielles photos pour y voir un fond de décor délabré déjà utilisé, maintenant il est en couleur, c’est déjà ça.
    La révolution approche, le mouvement vient de la base, enfin l’union impossible semble se dessiner, une Internationale des mini-miss empêchées de travailler (jouer) devant les adultes pour le plaisir, les bricoleurs du dimanche empêcher de monter leurs chapiteaux et bientôt 99 % de volontaires de vendeurs de miroirs du dimanche pour rendre tout ça très joli.
    On attend la prochaine manifestation de modernité, ça va tellement vite, et ceci au niveau global, que le vieux con que je suis n’arrive plus à assimiler, mais au vu de ma repentance je n’aurais droit qu’au camp de rééducation, heu pardon séminaire de remotivation.

    Merci pour le travail de veille.

    Commentaire par Juli-Tux — 30/09/2013 @ 19:29

  2. Quand l’aune de pesée de la personne est passée de « ce que tu es » à « ce que tu fais », c’en était fini de la civilisation que l’on a connu. Je ne sais pas si ce qui se prépare est mieux ou pire ou pire dans le mieux ou mieux dans le pire, mais je ne vois pas les 30aires plus sereins que nous étions et je ne vois pas les jeunes (10-15) plus préparés à la « compétitions mondiales » :
    Niveaux scolaires catastrophiques, culture générale quasi absente, capacité de travail réduite à la juste survie avec comme bouée le redoublement devenu impossible.

    Une sorte de fabrique de « Untermensch » juste bon à « travailler » (trimer ?) comme des esclaves dans la plus grande précarité possible pour que l’économie tourne, non pour le bien être social, mais pour la compétitivité nationale ou plus prosaïquement pour l’enrichissement de la race des seigneurs.

    Pour l’ouverture du dimanche : NOUS (mais cela ne doit pas se voir dans les chiffres) ne sortons jamais consommer les dimanches et fériés, quelque soit le manque. C’est ce que nous professons autour de nous (mais nous n’avons pas de très nombreuses relations 😉 ) le manque à gagner doit être négligeable.

    Mais que faire d’autre ?

    Commentaire par herve_02 — 30/09/2013 @ 21:10

  3. Chère hôtesse, quel sombre billet ! mais juste malheureusement.

    Le 7éme jour, où on ne fait pas, différent des 6 autres, où on fait, est une formidable invention. Elle a contre elle qu’on l’affuble volontiers de l’étiquette honteuse de « religieuse », mais il n’empêche, elle est une formidable invention, et dont le succès, depuis plus de 2500 ans, ne se dément guère.

    La pensée rationnelle est fondée sur la différence. Différence entre le ciel et la terre, entre le fini et l’infini, entre l’explicable et l’inexplicable, et tout en découle : entre le juste et l’injuste, entre le vrai et le faux, entre l’action et la contemplation… entre les jours de travail et le jour de repos.

    Mais que valent ces considérations en face des prochaines échéances électorales et de l’évolution du CAC 40 ?…

    Aux dernières nouvelles, oh surprise !, le gouvernement a nommé une commission… il n’y a rien de bien nouveau sous le soleil…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 30/09/2013 @ 21:12

  4. Excellente analyse, en particulier sur la remise à l’endroit du problème des salariés. Et excellent, le car de Japonais, j’en hoquète encore.

    Commentaire par Qoheleth — 30/09/2013 @ 22:10

  5. Bonjour.

    Je croyais qu’il y avait du chômage en France ? Et qu’on devait trouver du travail à plein de monde dont les jeunes.
    A une époque les jeunes pouvaient trouver justement un petit job le dimanche non?

    Enfin, de toutes façons, dans dix ans ce sera un faux problème. Les robots arrivent et seront d’excellents vendeurs.

    Toujours très intuitifs vos billets, j’adore.

    Ps un petit billet sur la presse écrite : https://www.contrepoints.org/2013/09/29/140849-vont-les-journaux-devenir-rien-cest-tant-mieux

    Commentaire par delferriere — 30/09/2013 @ 22:15

  6. Mais, Aliocha, vous êtes de gauche ?

    Commentaire par Varlin — 30/09/2013 @ 22:42

  7. Un salutaire article, merci.

    Mais quel frein, quel verrou ?… Les libéraux sont vraiment des charlots… En matière économique que l’on ouvre ou pas le dimanche ce sont, au final, des jeux à somme nulle, y inclus pour l’emploi… parce que la seule chose que fait un magasin qui ouvre le dimanche, c’est de piquer des parts de marché à ceux qui ne sont pas ouverts… et si tous les magasins ouvraient le dimanche personne ne gagnerait sur personne… par contre chacun aurait un surplus de charges qu’il ne pourrait plus couvrir par les parts de marché piquées aux autres… et ce ne sont pas les touristes, fussent-ils japonais, qui y changeraient quoi que ce soit…

    Ces magasins sont donc de parfaite mauvaise foi quand ils disent qu’on attente à leur liberté et qu’on les empêche de gagner de l’argent… oui, de gagner de l’argent au détriment de la concurrence…

    J’attends qu’un journaliste aille demander à tous ces patrons pleureurs qu’est-ce qu’ils penseraient si l’État, pour respecter la concurrence loyale et non faussée, statuait sur le fait que tous les magasins doivent rester ouverts le dimanche et même disons jusqu’à 01 h du matin… Je pense qu’ils feraient vite le calcul que du coup ils ne pourraient plus piquer à personne quoi que ce soit et qu’ils seraient vite mal en point…

    Bref, les lois c’est pour les autres et les privilèges pour soi-même, sans oublier une bonne dose de mauvaise foi et d’enfumage pour faire passer ça, des constantes pénibles de plus en plus présentes dans notre société.

    Commentaire par Incognitototo — 01/10/2013 @ 02:51

  8. L’actu twitteresque semble bruire de l’écho des députés UMP, dont une majorité déclare ne pas vouloir toucher à la loi en vigueur. On pressent donc que le soufflet va retomberd’ici trois jours, on passera à autre chose – en discutant avec passion de la pub Shalimar de Guerlain par exemple (que je n’ai même pas encore vue).

    Les plus cons dans l’histoire: les ministres du gouvernement, levés aux aurores ce lundi pour monter une réunion de travail impromptu sur le sujet. Lorsque leurs propositions seront dévoilées d’ici 2 semaines, plus personne ne s’y intéressera. J’imagine que l’année prochaine, Castorama assurera encore sa kermesse habituelle du dimanche, et durant l’espace de 3 jours, un autre « débat de société » sur l’ouverture dominicale monopolisera les ondes avec fureur et fracas, avant de retourner dans le silence.

    Commentaire par Switz — 01/10/2013 @ 13:24

  9. Erratum.
    Ce n’est pas par une commission que le gouvernement s’en est sorti, c’est par une mission, confiée à Jean-Paul Bailly. C’est une trouvaille, ça, une commission sans com-. C’est pas con…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 01/10/2013 @ 13:50

  10. @dmb

    En plus confiée à l’ex patron, de la poste, une sorte de maroquin à somme non nul. On ne peut pas dire que la poste soit une entreprise au progrès social époustouflant. Si encore ils confiaient la chose à ceux qui amènent de véritable avancées dans leurs pratiques, même pas.

    Ce serait comme confier au responsable de france telecom-orange une mission sur l’impact des médicaments anti-suicide en france. Je dirais pas tous pourris, parce que ca fait poujadiste, mais je n’en pense pas moins.

    que se vayan todos.

    Commentaire par herve_02 — 01/10/2013 @ 16:32

  11. Ah ! ça fait plaisir de lire de nouveau les fidèles du blog ! Désolée si je ne réponds pas, suis un peu débordée, mais je vous lis

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/10/2013 @ 17:34

  12. Bonsoir Aliocha,

    Philosophiquement, je suis contre le travail le dimanche à la fois parce que je refuse à n’être qu’un « homo economicus » et parce que le choix de cette journée, nécessaire pour le repos de tous, est le fruit de notre histoire. Le réalisme s’impose cependant même si c’est malheureux. Vu le niveau de performance de l’économie nationale, tout est bon à prendre pour qu’elle se porte mieux surtout quand il est fait appel au volontariat et que le travail fourni est mieux payé (il y a des gens pour qui c’est important). Philippe Manière ce matin sur France Culture disait que si l’article du code du travail relatif au travail le dimanche était on ne peut plus laconique, les exemptions diverses et variées emplissaient près de trente pages!!! Quand l’exemption devient la règle et que, même si ça peut choquer, la demande est bien là, la lutte devient par trop inutile (surtout quand on apprend que les motivations des gentils défenseurs des pauvres travailleurs ont une saveur très pécuniaire: http://www.bfmtv.com/economie/travail-dimanche-procedures-rapportent-gros-aux-syndicats-614004.html). Et puis, au nom de quoi ou de qui pouvons-nous nous arroger le droit de réglementer la vie d’autrui (tu ne dois pas travailler le dimanche ou le soir) à partir du moment ou ce choix est fait librement par l’individu (de grâce, ne me sortez pas l’argument éculé du « il n’a pas le choix »).
    Navré mais votre petit ajout sur les pauvres médias « manipulés » sonne mal bien qu’il me fasse venir les larmes aux yeux devant le cynisme des manipulateurs et l’innocence des manipulés. Qui a parlé de complicité?

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 01/10/2013 @ 18:32

  13. @H

    le « contrat » de travail n’est plus un contrat synallagmatique mais un contrat d’acceptation. Le « marché » (lol) qui doit réguler l’offre et la demande doit avoir un équilibre proche de disons le plein emploi (les 4% frictionnels) pour que ce « contrat » soit équitable et que les gens aient le choix.

    On peut considérer que « c’est la vie » et trouver normal qu’un étudiant soit _obligé_ de travailler le dimanche pour pouvoir vivre la semaine (ça lui fait la bite, lui apprend l’existence, seul les plus motivés arrivent…), souvent (tout le temps ?) dans des métiers peu valorisés ou pas valorisant n’apportant à ses études aucune réelle plus-value. Qu’un étudiant en art, architecture… fasse gardien de musé ou de monument historique rendrait la chose plus acceptable. Faire des frites à macdo est déjà plus controversable. (les bruits et l’odeur)

    On peut se dire effectivement, pourquoi vouloir réglementer la vie d’autrui ? Pourtant la loi fourmille de ses limitations et personne ne semble vouloir abroger la loi. Par exemple, il est _interdit_ à un homme de 20 ans de se marier avec une femme de 14 ans, même si ce choix est libre, pour la(les) protéger probablement. Peut être que le repos dominical procède de la même intention, la protection de l’individu contre un « marché » qui broie de l’individu comme on broie du raisin pour en faire du vin.

    Est-ce que les 0,001% de croissance supplémentaire vaudrait le coup ? que la libéralisation (ouverture à la loi de la jungle) du corps social et ses pratiques amènera bonheur et prospérité, pour tous s’entend, pas juste pour ceux qui exploitent ?

    Si oui, ne serait-il pas « intelligent » de doubler les prix du fuel domestique cet hiver ? je suis persuadé que l’on prendrait bien 0.5 ou 1 point de croissance, bon c’est vrai ça laisserait sur le carreaux un peu de pauvres, mais on leur laisse le choix de gérer leur budget, l’honneur est sauf. ça c’est une société qui aurait de la gueule.

    Commentaire par herve_02 — 01/10/2013 @ 19:04

  14. @ H.
    « (de grâce, ne me sortez pas l’argument éculé du « il n’a pas le choix ») »
    Et pourquoi pas ? Éculé vous même, vous et les pauvres arguments patronaux que vous répétez comme un perroquet. Les arguments d’intimidation, ça ne marche pas. Bien évidemment que les travailleurs précaires n’ont pas le choix. Et les caissières non plus que si elles sont pas contentes, y-en a 50 qui attendent à la porte de prendre leur place. La question du travail du dimanche n’est pas une question d’arrangement individuel. Ça concerne la plupart des salariés. Si on ouvre les vannes, demain le dimanche sera considéré comme un jour comme les autres. Du coup, vous croyez que les patrons vont payer plus cher un jour qui sera banalisé ? Le travailler plus pour gagner plus, c’est du bidon.
    Au passage, la création d’un emploi dans une grande surface entraine la suppression de trois ou quatre emplois du côté du commerce de proximité (source : chambre de commerce de Paris). Ce n’est peut être pas pour rien que la droite on est en train de faire machine arrière sur la question du travail du dimanche :
    http://www.liberation.fr/politiques/2013/10/01/travail-dominical-la-majorite-des-deputes-ump-ne-veut-pas-changer-la-loi_936052
    Toujours en passant, quand tout le monde travaillera le dimanche, qui est-ce qui ira pousser son charriot dans les supermarchés ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 01/10/2013 @ 19:09

  15. Bravo Aliocha.
    C’est vrai que le problème, c’est d’obtenir que les gens gagnent leur vie correctement en chômant le dimanche. Un jour dans la semaine pour vivre et non pas consommer et travailler, ce n’est pas de trop. Est-ce que tous ceux qui réclament l’ouverture des magasins le dimanche sont volontaires pour aller travailler le dimanche ? Après tout, certains voudraient peut-être négocier un emprunt, refaire leur carte d’identité, signer un contrat notarié, soigner leurs dents, se faire coiffer, réapprovisionner leur commerce ce jour-là.
    Si on a le droit de faire travailler les salariés le dimanche dans des professions où ce n’est pas indispensable, cela signifie que très rapidement on sera obligé de travailler le dimanche. Parler de volontariat est une hypocrisie pure et simple. Mais comme je ne veux pas contrarier ceux qui veulent travailler le dimanche, je les y autorise bien volontiers : qu’ils exercent donc une activité indépendante qu’ils pourront exercer seuls, chacun dans son coin.

    Commentaire par Barbara — 01/10/2013 @ 20:09

  16. @ Gilbert Duroux

    « Si on ouvre les vannes, demain le dimanche sera considéré comme un jour comme les autres. » C’est aux personnes qui se pressent dans les magasins ouverts qu’il faut le dire, pas à moi. J’ai mieux à faire le week-end en général et le dimanche en génral. Ce que je constate, et que je déplore mais vous m’avez mal lu, c’est qu’à force d’exceptions malheureuses et de mauvaise habitudes, cette sage disposition s’est largement vidé de sa justification. Je le regrette mais c’est ainsi. Du coup, l’intelligence, si ce mot a encore un sens pour vous, commande de se pencher sur ce sujet en espérant qu’il sortira quelque chose de mieux de cette réflexion. Au passage, j’espère que vous restez sagement chez vous tous les dimanches ou jours de fête où un élu, ou le préfet, autorise l’ouverture de votre super-marché, ou enseigne de bricolage, préféré. D’ailleurs, vu votre soucis de préserver les emplois dans les commerces de proximité, j’ose espérer que vous ne mettez JAMAIS les pieds dans une grande surface. Ce serait mal et en contradiction complète avec vos idéaux. Je ne veux pas vous savoir schizophrène.
    Si je souhaitais travailler le dimanche, au nom de quoi pouvez-vous prétendre régimenter ma vie. Vous ignorez tout de mes besoins et de mes envies et si ce choix était le mien, je vous interdis de le juger et de m’empêcher de le faire ou alors, attendez-vous que je vous en demande compte. C’est là un principe élémentaire de responsabilité. Personnellement, je ne dilue pas la mienne dans la collectivité. Vos valeurs ne sont pas les miennes, acceptez-le simplement. Je ne cherche nullement à vous convaincre mais j’ai la faiblesse de penser que le temps joue pour moi (au passage, je note ironiquement que d’un côté, on empêche des individus d’exercer leur droit à travailler et que de l’autre, notre état ruiné vient d’accoucher d’une énième allocation à destination de « jeunes » sans revenu. Il aurait été mieux inspiré de faire en sorte que les seconds puissent travailler le dimanche ou un autre jour, ça aurait évité d’en faire des assistés). Peut être avez-vous raison de penser que ce pays peut continuer à vivre sur les errements initiés depuis plus de soixante-dix ans mais souffrez que je pense le contraire. Là où vous voyez exploitation, je vois émulation, là où vous rêvez de coercition, je rêve de liberté. Pour le moment, les salariés qui font ce choix sont payés plus chers qu’en semaine et j’en suis très heureux, la menace que vous invoquez ne tient donc pas. Et puis, si jamais elle se présente, il ne manque pas de syndicats dans ce pays qui pourraient justifier pleinement de leur existence, ils touchent suffisamment de subventions publiques pour cela.
    Si cela peut vous rassurer, la droite et la gauche françaises sont pour moi les deux faces d’une même médaille. Elles sont irrémédiablement liées par un même archaïsme de pensée. C’est pour cela que l’avenir de ce pays est si sombre.

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 01/10/2013 @ 21:19

  17. @H

    l’avenir de ce pays est sombre, non à cause d’un archaïsme de pensé, mais au contraire à cause d’une évolution extra-terrestre qui consiste à penser que l’entreprise et la croissance vaut bien de sacrifier les individus.
    Lorsque l’on a commencé à penser que l’homme, qui est de mon point de vue archaïque et rétrograde le composant essentiel de la société humaine, est une variable d’ajustement de quelque chose de plus grand qui serait la croissance mondiale économique ou je ne sais quoi, nous avons changé de civilisation, c’est le retour du Molloch.

    Oui vous avez le droit de travailler le dimanche si vous le désirez, le truc c’est qu’il serait peut être moins glamour que votre employeur vous force à travailler le dimanche et que vous ne puissiez pas voir grandir vos enfants, car c’est le seul jour ou ils sont « libres ». Que vous ne puissiez pas le refuser car le poste que vous occupez, vous ne pourrez pas le retrouver ailleurs pour X ou Y raisons. Et cela multiplié par 2 ou 3 millions de parents. Alors bien entendu ce serait bon pour le pib, plus les gardes d’enfants, plus les psy pour soigner les névroses que ca implique, plus les médocs pour soigner les douleurs qui vont irrémédiablement venir avec : c’est exact, une vrai bonne idée bonne pour la croissance, peut être même 5% de croissance de pib. Bon faut sacrifier la santé et le bonheur de quelques millions de gens, mais on le sait tous, omelette, oeufs toussa…

    Personne n’est contre le fait que des gens puisse travailler le dimanche, mais en règle générale, ceux qui sont maladivement pour ne sont pas obligé de le faire, et la très grand majorité des gens qui le font, ne le font pas de gaîté de coeur, mais « forcés » par le contexte et non ils ne sont pas tous automatiquement payés en conséquence, il faut arrêter un peu le mensonge permanent. Et dans le lot de ceux qui sont pour, ce sont en général les « en attente » de mieux ou les cas particuliers. Alors bien entendu, on peut également se dire que la structure sociétale avec la famille qui se retrouve un jour par semaine (le même pour tous) c’est très vintage et old school, mais sauter dans la liberté qu’on ne connaît pas est un pari bien risqué car les garde-fou protecteurs n’existent pas.

    J’aime bien vous entendre parler d’émulation et de liberté, mais on en revient toujours, toujours au même point : ceux qui sont arrivés en haut, protégés par un état, souvent éduqués par ce même état, maintenant qu’ils sont en haut et n’ont plus besoin de cet état qui les brime pour aller plus loin (parce que cela empiète sur la liberté des autres), se mettent à rêver de liberté, pour eux, parce qu’ils savent que du point ou ils sont, ils ne craignent plus rien.

    Moi aussi je rêve de liberté et d’émulation :
    – plus besoin d’être médecin pour fournir des consultations remboursées par la sécu : laisser les gens choisir leurs praticiens pourquoi les brimer.
    – plus besoin d’autorisation de mise sur le marché pour les traitements et compléments alimentaires
    – plus besoin d’être obligé de mettre du gasoil et non du rouge dans son moteur
    – plus limité pour l’importation de carburant, de cigarettes, de médicaments ….
    …..

    moi aussi je rève de liberté et d’émulation, mais la seule liberté que je vois c’est la caissière qui doit travailler le dimanche par tranche de 5 ou 6 heures en plusieurs fois juste pour arriver au smic, de gens qui travaillant 35 heures (lol) avec des embouteillages à 7 heures le matin et à 20 heures le soir, la liberté de fermer sa gueule ou terminer au chomdu, la seule émulation est comme sur les plate-formes d’enchères inversées ou le moins disant l’emporte ou pléthore de jeunes travaillent gratuitement de stage en stage pour éviter le trou dans le cv.

    Disons 10 millions de non emploie ou sous emploi et 150 000 annonce sur pole emploie, et faut voir les annonces…. c’est la liberté, en grand, en géant.

    Ouais, moi aussi je rêve de liberté et d’émulation, mais avant ce monde merveilleux : TOUT le monde à une vie digne avec logement nourriture et santé, peut importe emploi ou pas, une fois ce pré-requis, je saute à pieds joints avec vous dans la liberté et l’émulation, mais évitons de les confondre avec servitude et loi de la jungle.

    Enfin dans travail du dimanche il y a les impliqués et les concernés, c’est comme l’omelette au lardon : la poule est concernée et le cochon impliqué. Plutôt que de parler de la place du concerné essayer de penser à la place des impliqués.

    Commentaire par herve_02 — 01/10/2013 @ 22:14

  18. @H : l’archaisme, c’est s’accrocher au dimanche férié parce qu’on l’a toujours connu, ou bien par idéologie, ou encore pour emmerder par principe ceux qui pensent le contraire. Mais imaginez qu’on se dise en toute conscience : oui la mondialisation, la crise, le chômage plaident pour cette solution, a priori. L’individualisme aussi. C’est ma liberté, laisse moi bosser le dimanche (sauf que derrière ma liberté, il y a une valeur de société, donc ça regarde les autres aussi). Et puis on peut tenter d’imaginer autre chose, comme ça, juste pour se faire du bien, parce que ce qu’on dit ici, de toute façon, n’a absolument aucune incidence sur la réalité de sorte qu’on peut tout se dire, tout envisager, même des trucs dingues. On peut imaginer que le travail le dimanche finira par banaliser le jour et qu’il ne vaudra plus le double d’un jour normal, on peut se demander si la valeur d’un individu se mesure uniquement à ce qu’il produit (observation que je viens d’entendre d’un rabbin lors d’une remise de prix de transparence financière au palais Brongniart, eh oui, la finance aussi réfléchit, il y avait tout le SBF 120 qui écoutait bouche bée ce rabbin citer le Talmud sur le thème de la confiance, c’était épatant, ce d’autant plus qu’il était invité avec un dignitaire musulman, qu’ils s’entendaient bien sur les valeurs tous les deux et qu’ils bluffaient tout le monde), on peut se dire que peut-être nous français, ne sommes pas les crétins du libéralisme mais ceux qui savent depuis toujours que le libéralisme n’est supportable qu’encadré (Non, je ne suis pas de gauche Gilbert, en tout cas pas quand je vois la gauche française), que la société de consommation ne mène nulle part, qu’il faut inventer autre chose, juste inventer – pas forcer on a vu ce que ça donnait au 20 ème siècle – inventer, changer les paradigmes, tout ça. Comme ça, pour le plaisir 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/10/2013 @ 22:26

  19. @ H.
    « D’ailleurs, vu votre soucis de préserver les emplois dans les commerces de proximité, j’ose espérer que vous ne mettez JAMAIS les pieds dans une grande surface. Ce serait mal et en contradiction complète avec vos idéaux. Je ne veux pas vous savoir schizophrène ».

    Peut-être suis-je schizophrène ? Et alors ? Encore une fois, ce que vous ne voulez pas comprendre, comme tous les libéraux qui argumentent à partir de leur petite personne ou d’un cas individuel, c’est que nous vivons en société et que nous nous fixons des règles pour vivre le mieux possible. Vous savez quoi, j’aime bien rouler vite en voiture. Mais le code de la route me fixe des limites, et c’est très bien comme ça.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 01/10/2013 @ 22:55

  20. Je trouve qu’il manque un élément non négligeable dans la présentation du problème.
    Les clients qui vont acheter du matériel, ou des matériaux, dans les magasins de bricolage ont en général besoin de ces achats non pas pour se faire plaisir en achetant du superflu mais pour bosser chez eux.
    Qu’ils peignent la cuisine, montent des étagères ou fassent de la plomberie, de l’électricité, de la menuise sommaire… que sais-je encore, le travail manuel reste un travail même s’il est épanouissant et complémentaire de leur boulot quotidien. Quelques bricoleurs s’en tiennent à une étagère Ikéa du genre « je l’ai monté moi-même », mais bon nombre se coltinent des réparations, rénovations agrandissements dont ils ont besoin mais qu’ils ne peuvent pas se payés.
    Tous ceux qui fréquentent ces enseignes savent qu’on passe beaucoup de temps à se renseigner, trouver et choisir le produit adapté. On sait aussi qu’on devra consacrer des heures après le gagne pain pour préparer le « chantier » et s’y coller, qu’à 20 heures on ne pourra plus faire de bruit, que certains produit demandent des heures, voire des jours de sêchage avant de passer à l’étape suivante… qu’on attaquera la semaine prochaine si on n’est pas trop creuvé.
    Il n’est pas question que je défende ici le « travail du dimanche » mais je trouve nécessaire de prendre en compte le fait qu’on achète pas des dalles PVC, des lambourdes, du carrelage ou une scie radiale comme on se coule dans le monde de l’hyper consommation en choisissant un jeu vidéo ou un sweet shirt estampillé pour avoir l’impression de ne pas avoir perdu son dimanche en déambulant dans le « centre commercial-aspire-pognon ».
    Je ne suis manipulé ni par Bricorama ni par Leroy-Merlin qui vont bien sûr abuser de toute avancée sociétale en la matière, mais il me semble pertinent de considérer que ceux qui vendent ces articles le dimanche permettent à ceux qui les achètent de bosser encore après les heures ouvrées.

    Commentaire par Denis Ducroz — 01/10/2013 @ 22:57

  21. @denis

    Est-ce que vous pensez que cette activité ne peut pas être faite le samedi ? Pensez-vous que supprimer un jour de repos commun à tous (relation familiale, sociale, amis) vaille le coup juste pour acheter un pot de peinture ? Doit-on également supprimer tous les arrêtés préfectoraux interdisant le bruit le dimanche ou après 22 heure ? Pensez à tout ce bricolage ou cette tonte que vous pourriez faire le dimanche lorsqu’il fait beau, tout ces trous à la perceuse dans la nuit de mardi à mercredi parce que vous ne travaillez pas le lendemain et que votre femme et enfants sont ailleurs…. un monde de liberté et d’émulation.

    Ce qui est usant dans les magasin de bricolage, ce n’est pas que ce ne soit pas ouvert le dimanche, c’est que la pièce que vous cherchez n’existe pas et qu’il faut acheter le kit complet à 15 euros et que le joint à 2 cts ou le ressort à 25 cts c’est trop impossible à gérer. mais c’est un autre débat qui, à mon avis, intéresse vraiment plus le bricoleur que la famille lambda qui ira acheter la lampe pour la chambre de gosse, plus que le bricolo qui viendra chercher 2 mètres de tuyau de 12.

    Par chez nous, on peut même pas porter plainte le samedi matin, alors le bricolage du dimanche….

    Commentaire par herve_02 — 01/10/2013 @ 23:12

  22. Une très bonne réponse, de la part de Sébastien Fontenelle, au dessinateur Jean Plantureux, qui n’aime les musulmans que lorsqu’ils le stipendient (reférence à la prime de 10 000 euros qu’il a touché de la part de l’émir du Qatar) et qui se réjouit sans doute de l’absence, dans ce charmant pays qu’est le Qatar, de syndicats parasites susceptibles d’empêcher les travailleurs népalais de se sacrifier pour que l’émirat soit prêt à temps pour accueillir la coupe du monde de balle au pied :
    http://www.bakchich.info/blogs/sebastien-fontenelle/une-lecon-de-vie-de-jean-plantureux
    http://www.lemonde.fr/sport/article/2013/09/26/des-esclaves-nepalais-morts-au-qatar-sur-les-chantiers-de-la-coupe-du-monde_3484869_3242.html

    Commentaire par Gilbert Duroux — 02/10/2013 @ 00:45

  23. Bonjour, Aliocha,
    Merci pour cette mise au point.
    J’ajoute un point de vue basique. Basique et bien connu du petit commerce, des marchés de plein air, des services.
    Tout allongement des jours et heures d’ouverture implique des coûts supplémentaires pour les vendeurs. Et donc implique un prix de vente plus élevé.
    Lequel est invariant, quels que soient l’heure et le jour.
    L’acheteur n’a pas un euro de plus, mais il est certain qu’il paie plus cher.
    Cette histoire ressemble à un marché de dupes, non ?

    Commentaire par plo — 02/10/2013 @ 02:03

  24. Bonjour Aliocha,

    Au cas où certains n’auraient pas tous compris, je suis à titre personnel opposé au travail le dimanche mais, et c’était là avant tout le but de mon intervention, la cœur propose et la raison dispose. En clair, soyons pragmatiques au lieu d’être dogmatique.
    Je vous encourage tous à aller voir le dernier et excellent film du non moins excellent Woody Allen « Jasmine blue ». Entre autres choses, j’y ai vu une triste allégorie de ce qui arrive à ce pays. A force de s’enfoncer dans le mensonge et le déni de réalité, l’héroïne devient quasiment folle. Je pense qu’à force de voir la réalité telle qu’on la rêve et non pas telle qu’elle est, notre société s’enfonce elle aussi dans une folie douce mais destructrice. Dommage, car à l’instar de Kate Blanchett, elle a encore nombre d’atouts. Mais travailler, que ce soit plus ou « normalement », pour payer plus d’impôts, très peu pour moi.

    Bonne journée

    Commentaire par H. — 02/10/2013 @ 09:18

  25. Bonjour Aliocha,
    Hors le fond lui même, faut-il ou non travailler le dimanche, cet engouement soudain pose aussi la question de la fabrique de l’information.
    Comment se fait-il qu’un fait banal (des entreprises condamnées pour une infraction au droit du travail, ça arrive tous les jours) devienne soudainement autre chose qu’un entrefilet, pour voir s’affronter diverses postures dogmatiques, puis des annonces dilatoires (un structure de réflexion qui fournira des pistes susceptibles de donner lieu à des propositions pouvant se transformer en avant-projet…), et au final…rien.
    On a eu la semaine de l’auto-défense, puis celle des roms, là on est sur le travail du dimanche. Et ensuite?
    Ce phénomène est très étrange, où un sujet pré existe, donne lieu régulièrement dans l’indifférence générale à des conflits (au sens larges, juridiques, incidents…) puis soudain cristallise et donne lieu à une cacophonie, avant de sombrer de nouveau dans le néant.
    En un sens, les médias ne sont pas dans la fabrique de l’information, mais dans celle du divertissement. J’ai parfois le sentiment d’une télé-réalité, ou l’on a remplacé la douzaine de gosses par la société elle même, qui se complaît de son propre spectacle.

    Commentaire par Kaeldric — 02/10/2013 @ 10:52

  26. @kaelderic

    je crois que nous sommes « avec la gauche » dans un mouvement de changement. Pas de changement de politique économique d’où la déception. Comme il faut un marqueur « de gauche » on bouge les lignes sociétales. Non pour suivre la société, ce qui me semblerait la règle : sécuriser des comportements admis par tous (le corps social) mais encore « illégaux » (télécharger un mp3), mais pour faire « évoluer » la société, pour la cornaquer dans une direction (piquer les vieux qui coûtent chers).

    – Le mariage pour tous était un très gros déplacement de ligne, alors que l’alignement des conditions du pacs et du mariage aurait satisfait tout le monde (même les hétéros pacsé dont tout le monde se fout).

    – Le choix de décider que ce serait « les ménages » (qui s’appauvrissent) qui financeraient les retraites est également un changement de paradigme : l’entreprise est plus importante que l’individu.

    – Le choix d’allonger la durée de cotisation (et donc de réduire les montants qui seront versés) est également un changement de paradigme : pour la première fois depuis 50 ans les salaires et les pensions diminuent.

    – Le choix de pourchasser les roms, qui sont un peuple européen et donc ont, par le traité de schegen, la _droit_ irréfragable de rester ici. Comme quoi l’europe on en respecte que ce que l’on veut : les salaires de misère roumains mais pas les roms (qui ne sont pas forcément roumains).

    – L’auto défense est encore plus simple : plus de misère => plus d’agressions (c’est mathématique) donc on fait quoi ? police partout ? justice nulle part !

    il y en a des tonnes comme cela de changement de paradigme. Maintenant le monde évoluant, il est « stupide » de penser que l’on peut rester immobile, mais on peut être surpris des choix faits.

    Cette société du « spectacle » n’est qu’un diaporama de toutes les lignes qui bougent et comme tout diaporama, il n’y a que quelques images banales, 3 mots chocs et peu de contenu. Maintenant quel politique aurait assez de couilles pour expliquer ce que ces choix impliquent réellement, pas un seul, ni de droite ni de gauche, et aucun journaliste n’aurait le _droit_ de publier un vrai article de fond, documenté, avec des références sociales, politiques, économiques, des études de chercheurs…

    Le reste se trouve dans les livres, mais c’est déprimant et révoltant à lire. Vous préféreriez un peuple révolté qui casse dans la rue ou un peuple amorphe qui suit le mouvement ? moi clairement le révolté casseur, mais je crois que la race des seigneurs à toutes les manettes préfère l’autre. CQFD

    Commentaire par herve_02 — 02/10/2013 @ 12:50

  27. @ herve_02
    C’est bien pourquoi la gauche ne saurait se confondre avec le parti dit socialiste. Aliocha ne devrait pas se défendre de défendre des idées de gauche par peur d’être confondue avec le parti dit socialiste. Aujourd’hui, il est clair que ceux qui sont au pouvoir sont dans la continuité du gouvernement précédent (ANI, vote du traité Merkel-Sarkozy, contre-réforme des retraites, cadeaux fiscaux au patronat, baisse du pouvoir d’achat des petits épargnants, je pourrais faire une liste de 10 km des reniements des socialos en peau de lapin).

    Commentaire par Gilbert Duroux — 02/10/2013 @ 14:19

  28. @Gilbert

    le pire c’est que nous avons la droite la plus bête du monde, car je suis plutôt confiant sur la nature humaine (et donc de droite foncièrement). Je suis profondément pour que ceux qui travaillent plus ou à des postes plus élevés (là c’est une question de jugement) gagnent plus, mais je suis contre foncièrement l’exploitation et le servage. Je suis comme H : je rêve de liberté et d’émulation, de travail ensemble, de progrès partagés pour tous et pas accaparé pour certains, non à cause de leurs mérites mais à cause de positions sociales et de trust des pouvoirs décidants.

    Le libéralisme s’accorde peu avec la concentration et si on l’appelle le marché, c’est par référence au « marché » traditionnel,celui ou tous les vendeurs de fruits et légumes et artisans locaux venaient vendre leur production : 10 vendeurs de légumes qui arrivaient à vivre de leur travail et leur commerce. Maintenant le « marché » (celui qui fait sa loi) c’est 5 compagnie mondiale qui peuvent se permettre de vendre à perte pendant des années sur des marchés juste pour se faire position dominante en coulant le reste, souvent financés par des états car ils créent 500 emplois en en détruisant 500 000 (qui paient à travers leurs impôts).

    Le modèle américain du libéralisme autorise le monopole microsoft qui est, même en faisant des merdes assumés, présent automatiquement sur 95% des pc vendus avec des gens qui ne peuvent même pas se faire rembourser un produit qu’ils ne veulent pas : forcément ca aide l’obligation (qui va à l’encontre des règles législatives en france) : vous pouvez décider de ne prendre qu’un yaourt sur les 16, mais pas de ne pas acheter windows avec votre ordinateur.

    L’autre modèle du libéralisme européen : l’allemagne qui paupérise sa population et crée une classe d’esclave (mais bon venant de l’allemagne ce n’est pas très surprenant, ils ont toujours été si peu portés sur l’amour du prochain (autre que comme combustible)) et qui à des loi très libérales comme la loi volskwagen interdisant la prise de contrôle de l’entreprise par d’autres acteurs que le land.

    La liberté que l’on nous promet, c’est celle de la servitude car personne ne lutte pour empêcher la concentration du capital et l’asservissent qui va avec. Il est interdit de voler, il devrait être interdit d’avoir des balances commerciales déséquilibrées : cela réglerait le problème en 5 minutes.

    La droite la plus bête ? jje pense que c’est plutôt corrompue jusqu’à la moelle et le ps fait parti de la droite.

    Commentaire par herve_02 — 02/10/2013 @ 14:52

  29. dans le même esprit j’ai toujours été étonné du nombre de gens trouver normal d’être mis sous surveillance par les services de l’Etat au prétexte qu’ils n’ont rien à cacher.

    Je ne comprends pas le rapport, ni d’ailleurs ce qu’ils en savent. Bref entre les attaques sur la vie privée, le droit d’expression et le droit au travail j’en passe et des meilleurs, pas certain qu’à la fin de ce siècle il y ai beaucoup d’états qui relèvent encore de la démocratie.

    Commentaire par fredo — 02/10/2013 @ 15:27

  30. Une tentative d’explication: http://leblogalupus.com/2013/10/02/politique-friction-du-mercredi-2-octobre-2013-la-gauche-et-largent-document-par-bruno-bertez/
    C’est du Revel dans le texte et ça n’a pas pris une ride.

    Commentaire par H. — 02/10/2013 @ 16:11

  31. @H

    C’est lourd à lire, peu riche en information, ça enfile des lieu communs et enfonce des portes ouvertes. La pensée est du niveau d’un Terminale technologique ou d’un syndicaliste après un repas bien arrosé.

    Ca n’explique rien, sauf que le politique est _par nature_ pourri car ne monte que celui qui est capable de marcher sur son voisin, une sorte de tamis à pourriture, plus on monte, plus on est pourri.

    Ce que cela montre aussi c’est que les institutions actuelles ne sont plus capables de protéger le peuple de ses représentants et qu’il faut donc en changer.

    Ce que cela montre enfin, c’est que l’entreprise porteuse de liberté et d’émulation ne porte qu’asservissement et magouille en utilisant les politiques et que le monde libéral libérateur n’est que la version moderne du mythe de la caverne.

    J’évite de parler de l’iconographie qui doit être du niveau de la page facebook des kikoolol du café des sports.

    Commentaire par herve_02 — 02/10/2013 @ 23:48

  32. @ Hervé_02

    Vous êtes gêné d’apprendre que Tonton s’est largement foutu de la g… de ses électeurs? J’éviterai de vous dire pourquoi il est enterré à Jarnac, cela indisposerait notre hôte. Sinon, je ne savais pas que Jean-François Revel enfilait les lieux communs et enfonçait les portes ouvertes.
    Dans la même veine: http://www.contrepoints.org/2013/10/03/141302-gauche-francaise-erreur-intellectuelle.

    Bonne journée

    Commentaire par H. — 03/10/2013 @ 08:44

  33. @H

    Géné d’apprendre que mitrand à fait explosé le système politique français ? mon dieu mon dieu, c’est ce que je dis depuis près de 20 ans. Et cela doit transparaître, pour celui qui sait lire, dans tous les posts. De vous à moi pourquoi il est enterré à jarnac, on s’en cogne un peu. Enfin disons que l’on a des milliards d’autres choses intéressantes à débattre avant d’arriver à ce truc ou les 5 secrétaires de la meuf à flamby ou le fils de machin placé là ou le mariage entre darty et je ne sais qui.

    Oui ce sont des « informations », mais comme un power point, ce ne sont que des images mal choisies qui ne tiennent pas en profondeur et qui disparaissent une fois que le soufflé est retombé parce que ce n’est que la projection sur le mur de la caverne et le temps de comprendre l’image à disparue, changée : il n’y a rien à dire, rien à comprendre, rien à apprendre.

    « L’autoroute a été toute tracée pour François Hollande. Il lui a suffi de chausser les patins de Mitterrand et de proclamer sa haine de l’argent et des riches. »
    « L’ennui est évidemment que, dans la réalité, l’argent est inséparable de la production des richesses.  »
    « La vérité française, c’est que le pays est malade. La moitié de la nation, sinon plus que la moitié, est nourrie par ceux qu’elle méprise. »
    « Toute société produit un surplus et ceux qui reçoivent ce surplus sans participer à sa production gèrent les mystères de cette société, en contrepartie de cette gestion il ont droit au pillage.  »
    « Confère le mystère de l’argent créé à partir de rien par les Banques Centrales, ses grands prêtres kleptocrates ne se gênent pas pour piller  »
    « Ce n’est pas l’argent qui corrompt l’homme, c’est toujours l’homme qui corrompt l’homme, avec l’argent ou autre chose. »

    Si vous pensez que c’est du niveau d’un chercheur en économie politique, va falloir réviser rapidement les critères de recrutement. moi je préfère, et de loin, les trucs dans ce genre :
    « Avec l’irruption du marché, il y a cinq mille ans, et des taux d’intérêt, la dette change de sens : elle devient le signe de l’infériorité matérielle et morale des débiteurs à l’égard des créanciers. »
    « Le sort du débiteur étant de son fait, le créancier est donc habilité à agir envers lui, presque comme bon lui semble, et jusqu’à la sauvagerie. La manière la plus ancienne et la plus pratique a été de se saisir de sa personne ou de celles de ses épouse, fils ou filles, pour les faire travailler jusqu’au remboursement du capital et des intérêts. La dette est donc intimement liée à l’esclavage, au moins autant qu’à la guerre, grande pourvoyeuse de captifs. »
    « Chaque fois qu’un conflit ouvert a éclaté entre classes sociales, il a pris la forme d’un plaidoyer pour l’annulation des dettes, la libération des asservis et, en général, pour la redistribution équitable des terres », explique David Graeber. A partir du XIXe siècle av. J.-C., les Mésopotamiens, ceux-là mêmes qui avaient inventé le prêt à intérêt vers 3000 av. J.-C., « effacent les ardoises » pour éviter les révoltes et continuer à percevoir des impôts. »

    Alors oui je peux comprendre que c’est moins palpitant, mais tellement plus formateur que de voir des images avec « tax man » ou « on a une pompe à fric », mais à un moment il faut grandir. Je suis persuadé que votre lien ravirait mon gamin de 16 ans, qui découvre les turpitudes de la société, mais moi à presque 50, excusez, intellectuellement ca ne me nourrit pas, je n’apprend rien d’intéressant sinon des anecdotes qui ne peuvent être que l’exemple et pas le coeur du discours. ce « truc » est l’exact opposé de ce qu’il faut faire (ce que j’apprends à mes élèves pour construire un paragraphe) : l’idée + l’explication + l’exemple. ici nous n’avons que l’exemple.

    Enfin ce genre d’article planplan à l’avantage de pointer du doigt des points de détails pour dénoncer le grand maichant état, en oubliant de préciser que c’est l’entreprise qui vient le corrompre, or comme l’état c’est le peuple, si il y a une chose à dissoudre, ce n’est pas le peuple, il ne reste donc que l’entreprise.

    D’ailleurs c’est une évolution sociétale inéluctable : le travail n’est plus au centre de la vie des gens (il y a en de moins en moins grâce à la productivité), il va falloir inventer un autre mode de vivre ensemble, ce que les _entreprises_ (et non l’état) refusent. Ce n’est pas flamby qui a explosé les retraites, c’est le médef. oui aidé par le politique, mais ce n’est pas en libéralisant et supprimant le politique que l’on supprimera le problème, c’est en le renforçant et en le contrôlant encore plus.

    Nous ne sommes plus en démocratie.

    Non je ne suis pas de gauche, je suis juste contre qu’on laisse crever les gens la gueule ouverte. Je sais que vu de loin derrière son clavier en enfilant des truismes c’est toujours de la faute du pauvre et qu’il a toujours moyen de s’en sortir (sa fille n’a qu’a faire des passes hein ?), mais la mission de l’état est de s’assurer que _chaque_ individu présent sur le territoire ait le minimum décent. Cela me rappelle la dernière image de la liste de Schindler ou, regardant son pin’s en or, il se lamentait de l’avoir encore alors qu’avec il aurait pu en sauver un ou deux de plus. C’est cela être humain.

    Maintenant vous pouvez décider de lire les milliers de pages internet remplie de merde en barre, de théorie fumeuse sur les fauxsialistes, des bienfait de l’homme libre dans une société libre (mais faut redistribuer les cartes avant), si dans votre ligne de mire il n’y a pas cette humanité que chaque individu _doit_ avoir le minimum décent, maintenant, tout ce que vous pensez m’indiffère car vous passez à coté de ce qui est le plus important, de mon point de vue.

    Commentaire par herve_02 — 03/10/2013 @ 10:32

  34. d’ailleurs je suis inquiet.

    En ce moment la mode est de nous ressortit l’Allemagne pour nous prouver que même au Zimbabwé tout est 1000 fois mieux qu’en France.

    Et là rien.

    Il se passe quoi au juste? Vous avez des infos Alliocha?

    Commentaire par fredo — 03/10/2013 @ 10:40

  35. @fredo

    en allemagne, le samedi à 17 heure… c’est plié tout le monde se casse…

    ======= industrie et politique – à propos de fukushima ===============

    « Glenn Seaborg était alors le président du Comité Consultatif sur la Sécurisation des Réacteurs qui est en théorie un organisme indépendant – on a en fait donné son nom à un atome, un élément “Seaborgium” porte son nom, c’est un poids lourd dans l’industrie nucléaire – et il a dit “Je ne pense pas que nous avions le pouvoir de les arrêter”. Maintenant réfléchissez à cela : c’était le gouvernement des États-Unis qui n’avait pas le pouvoir d’arrêter le concept défectueux de General Electric en 1966 !

    Juste au moment où l’unité de Daiichi démarrait en 1972, il y a eu un échange de courriers fameux avec un responsable scientifique chez General Electric nommé Joseph Hendrie. Et M. Hendrie disait qu’il avait de sérieux doutes sur la conception de Daiichi, le confinement Mark 1. Mais comme je l’ai finalement souligné, il dit qu’il estimait qu’ils devraient être éliminés. Mais éliminer ce modèle Mark 1, je cite : “cela pourrait bien signifier la fin de l’énergie nucléaire, en créant plus de remous que je ne pourrais en supporter”.

    Donc les remous qu’il a choisi d’éviter en 1972 sont devenus les troubles que Fukushima Daiichi a connus 40 ans plus tard.
    =======
    nous voyons bien tous que le problème vient du politique.. n’est-ce pas ?

    Commentaire par herve_02 — 03/10/2013 @ 11:25

  36. @Aliocha 18

    « on peut se dire que peut-être nous français, ne sommes pas les crétins du libéralisme mais ceux qui savent depuis toujours que le libéralisme n’est supportable qu’encadré […], que la société de consommation ne mène nulle part, qu’il faut inventer autre chose, juste inventer »
    C’est donc vrai votre côté Asterix assumé ! On croirait (enfin pas tout à fait) entendre mon beau-père et ses discours sur notre prétendue (et prétentieuse) supériorité bien incomprise du reste du monde, il va sans dire … Je suis du reste assez d’accord avec ce que vous dites au fond , mais très, très dubitative sur une quelconque spécificité française, si ce n’est peut-être un certain manque d’esprit d’entreprise, et ce n’est pas un compliment.

    C’est drôle votre image des Japonais allant en rangs serrés (de nos jours je crois qu’il est plus juste de parler pour ce que vous décrivez de Chinois et de Coréens, les Japonais préférant de plus en plus les voyages individuels en Europe) chez Casto, mais un peu de mauvaise foi non ? Les touristiques étrangers veulent aller aux Galeries Farfouillettes et à l’inverse je me rappelle très bien avoir passé enfant de bien moroses dimanches à errer de canapés Confo en fauteuil Monsieur Meuble.

    Tout ce que je peux dire, c’est qu’à titre personnel vu notre rythme de vie on a eu un choc de retour en France des EU de retrouver les dimanches parisiens mortels où tout est fermé. Dieu merci, on peut encore aller acheter des fleurs chez Truffaut !
    Car je crois qu’il faut faire preuve de pragmatisme et comprendre qu’en région parisienne du moins, il y a des spécificités qui rendent, je le crois, nécessaires un assouplissement de la loi : beaucoup de personnes travaillent tard le soir bien après 19h/20h, les temps de transport pour se rendre dans les différentes zones commerciales (en particulier les samedis congestionnés), le tourisme bien entendu.

    Pour ce qui est de votre interrogation sur les médias s’emparant ainsi de sujets pour les oublier peu de temps après , je pense que ce problème du travail dominical est en réalité très symptomatique d’une société française je ne dirais pas à deux vitesses, mais où s’affrontent deux visions du monde de plus en plus en opposition (comme le montre bien le caractère virulent de nombreux commentaires internet ).

    Ah, au fait, pour ce qui est de l’ouverture des magasins (en tout cas dans les grandes agglomérations), cela a énormément évolué ces dernières années, fini les fermetures 3 samedi après midi sur 4 sauf avant Noël (sauf pour les petits magasins de quartier).

    Commentaire par Maelle — 03/10/2013 @ 11:30

  37. @Herve_02 #35

    Euh, à Berlin, les grands magasins et centres commerciaux sont certes fermés le dimanche mais ouvrent le reste du temps jusqu’à 20h/21h. A l’inverse à NY les magasins, petits et grands, sont certes ouverts le dimanche après-midi mais ouvrent plus tard, 10h, ferment plus tôt en semaine, 18h souvent (bon je ne parle pas de Time Square bien sûr). Idem à Londres.

    Commentaire par Maelle — 03/10/2013 @ 11:37

  38. @maelle…. maelle….

    Quelle prose…

    A Kiel (allemagne) au restaurant à 20 heures c’est le dernier service…

    Moi je ne suis pas très intelligent, je n’ai pas votre culture, votre vision de citoyenne du monde. je ne sais pas à quel heure ferme le magasin de londres ou de new york. Je suis donc obligé de me concentrer sur … les résultats.

    Vous êtes toute admirative de votre modèle américain ou vous ne vous ennuyiez pas le dimanche après midi à rien foutre sur le canapé, ces dimanches mornes ou tout est fermé. Là bas, dans le grand ouest, chez les sauveurs du monde, la belle vie, blablabla…

    Maintenant, ce n’est pas en france (la prétentieuse) que 95% des administrations ferment, ce n’est pas en france ou le déficit cumulé est tel que la monnaie ne vaut plus rien et qu’ elle n’existe que virtuellement, par habitude. La « réussite » américaine n’est que la simple résultante de 2 choses :
    – le financement par la papier dollar du fait de sa position centrale en terme d’échange.
    – le comportement guerrier portant la destruction sur la moitié de la planéte pour s’approprier croissance et ressource.
    On y ajoute
    – les magouilles politiques mondiales tendant à imposer leur industrie contre le reste du monde. (il suffit de suivre les procès apple-samsung pour comprendre, et de comprendre le respect de la loi que l’admnistration s’impose dans le cas Mega), les libres échanges et traités en tout genre.

    Je suis presque persuadé que dans 50-100 ans les usa seront traités comme des criminels contre l »humanité. (déjà qu’ils avaient réglé le problème indien en distribuant des couvertures infectées avec la varioles.)

    A un moment il faut faire un choix : l’homme ou le profit, vous en faites un, j’en fait un autre. Si le profit nécessite de piétiner une seule personne, il faut être une belle ordure pour s’en accommoder.

    Commentaire par herve_02 — 03/10/2013 @ 12:09

  39. Excusez-moi, Hervé, de savoir que dans les villes danoises (sauf Copenhague), tous les magasins (petits, grands, alimentaires ou non) ferment à 14h le samedi et qu’à Berlin les grands magasins style GalLaf et les centres commerciaux style Parly2 ferment tous les jours sauf le dimanche vers 20h/21h. A l’inverse, à NY, dans les quartiers comme l’Upper West Side, West Village, Brooklyn Heights, les petits magasins en particulier de fringues ferment souvent à 18h mais sont ouverts le dimanche pm.
    Ah, au fait, l’histoire des couvertures infectées de variole, vous êtes quand même au courant que pour beaucoup d’historiens cette histoire n’est pas avérée, loin s’en faut. De toute façon ce ne serait pas les Américains qui seraient les auteurs de cette attaque biologique mais les Anglais. Sans doute pour vous bonnet blanc et blanc bonnet, ou plutôt vu le contexte coca=pepsi. Ce qui n’enlève évidemment rien à ce qu’ont pu subir les Amérindiens. Mais bon nous en France au début du XVII° siècle on brûlait bien des sorcières dans les villages !

    Commentaire par Maelle — 03/10/2013 @ 12:56

  40. Ah oui, j’oubliais, votre restaurant à Kiel dernier service à 20h, ce n’est pas de toute façon un très bon exemple. Les Allemands mangent très tôt, dès 17h30, tout comme les Anglais et les Américains (hors très grandes villes). En France, et surtout à Paris, on mange beaucoup plus tard que chez nos voisins du Nord, c’est bien connu.

    Commentaire par Maelle — 03/10/2013 @ 13:01

  41. @maelle

    Sur les couvertures infectés, bien entendu que _certains historiens_ sont dubitatifs (il y a en même d’autres historiens qui pensent que les camps nazi n’existaient pas, serait-ce les même ?), le peuple de libérateur va-t-il vouloir expliquer que son empire s’est construit sur le cadavre des amérindiens ? Oui, ce truc qui n’existe pas aurait « été le fait des …. anglais… pour … laisser moi réfléchir…. donner aux américains les territoires qui n’étaient pas les siens, devant parquer les indiens dans des réserves, un peu comme les animaux dans les zoo.

    Sur les heures de repas et d’ouverture, pourquoi vouloir plaquer une manière de fonctionner sur une autre ? si nous sommes si différent ?

    Ensuite suffit de regarder, j’ai un petit jeux… je donne une phrase d’un chef d’entreprise et on essaie ensemble de remplacer les trous…

    « Les gens qui utilisaient mon service me faisaient confiance pour protéger leurs identités électroniques et leurs informations. Je ne pouvais tout simplement pas trahir cette confiance. Si (1) se sent obligée de continuer à violer les droits à la vie privée des masses dans l’unique objectif d’en surveiller quelques-uns, alors elle devrait au moins demander (2) des lois octroyant une telle autorité plutôt que d’utiliser les tribunaux pour obliger les entreprises à devenir secrètement complices de crimes contre le peuple (3). » »

    On se croirait en corée ou en russie… allez les réponses :
    1 -l’administration Obama
    2 – au Congrès
    3 – américain

    Ce grand pays de la liberté, qui nous apporte culture et bonheur.

    Commentaire par herve_02 — 03/10/2013 @ 13:34

  42. @ Tous,

    Une idée en passant…

    Je trouve que cette « fixation » sur le dimanche fausse le débat que nous devrions avoir…

    D’abord historiquement pourquoi le dimanche ? Personnellement, je ne vais pas à la messe et il n’y a rien que j’apprécie plus que d’aller voir une expo un jour de semaine où je ne serai pas pris dans la foule des week-ends, et d’être en décalage par rapport aux « grandes migrations moutonnières »…

    Proposition :
    – obligation d’avoir 2 jours consécutifs de repos par semaine pour tous, sans dérogation… et peu importe les jours choisis, soit par négociation collective avec la direction, soit par contrat de travail… avec évidemment les limites actuelles sur le nombre d’heures maximales possible sur les 5 jours consécutifs…
    – pour les commerces, fin des majorations salariales pour travail le dimanche, mais impossibilité pour une entreprise de licencier un salarié qui refuserait de travailler ce jour-là… (je pense qu’il y aurait beaucoup moins de candidats au travail le dimanche ; et que les dirigeants auraient quelques difficultés ou du moins qu’ils ne pourraient le faire qu’avec une population contrainte, genre les étudiants ; bien que je ne trouve pas non plus très normal qu’on profite de la paupérisation des étudiants)…

    Bien évidemment, on garde les CC régissant les professions particulières qui demandent des continuités de service… et les majorations salariales pour les horaires en dehors des temps légaux… par contre pour tous les autres, suppression des majorations et comme pour le dimanche impossibilité de licencier un salarié qui refuse de travailler en dehors des horaires légaux…

    Je vois pas mal d’avantages à ces propositions… et vous ? Notamment, que les « choix », revendiqués par certains salariés, seront des vrais choix non dictés par les majorations salariales à la clef.

    Commentaire par Incognitototo — 03/10/2013 @ 13:38

  43. J’ai autrefois eu besoin de travailler beaucoup pour des raisons familiales, une paie ne suffisait pas. J’ai donc pris un travail en hôtellerie qui fonctionnait aux  » trois huit » soit les huit heures d’un coup débutant le matin pendant une semaine puis le midi puis le soir.. Travail qui laissait du temps libre juste suffisant pour quelques heures en plus de petit boulot derrière un standard téléphonique.
    Où étaient les dimanches là-dedans ?
    A condition que ça ne dure qu’un temps c’est faisable mais la santé en prend un coup et on ne voit plus beaucoup famille et amis. A faire quand on est jeune.
    Il y a des tas de gens qui vivent à contre-courant , parfois c’est voulu , parfois c’est forcé , toujours contraint par la nécessité et la semaine est loin de n’être que de 35 heures ! Je connais bien des patrons qui culminent les heures supplémentaires et des mères qui sont à la ferme et au moulin .

    Nous sommes soi-disant dans un pays libre mais il y a de plus en plus de gens qui nous disent comment vivre quoi acheter et manger et organisent pour nous le temps de travail comme de loisir.

    Je suis pour la liberté de choix, la vraie et pas celle des contraintes , j’avais besoin de plus d’argent à une époque où trouver du travail était facile, maintenant il s’agit de ne pas perdre le sien et on n’a pas de choix alors travailler le dimanche et se reposer le lundi dans un pays athée ( pardon : « laïque ») ….quelle importance ?

    Commentaire par Scaramouche — 03/10/2013 @ 17:16

  44. @ Incognitototo
    « Impossibilité de licencier un salarié qui refuse de travailler en dehors des horaires légaux ». Je crois que vous ne connaissez pas bien la réalité du monde du travail. Le salarié est en lien de subordination par rapport à son employeur. Il ne choisit rien et ne décide de rien en matière d’horaires, et particulièrement dans le secteur du commerce, précarisé, sous syndicalisé. Demandez aux caissières qui bossent le matin et le soir, avec un trou entre les deux (et pas toujours le moyen de rentrer chez soi) si elles ont choisi leurs horaires.
    En plus, faut pas compter sur l’inspection du travail, il y a de moins en moins d’inspecteurs et de contrôleurs du travail. Et en plus on veut limiter leur autonomie d’action comme s’en désole Gérard Filoche, ex inspecteur du travail et militant de la gauche du parti dit socialiste :
    http://www.filoche.net/2013/09/21/suite-de-la-%C2%AB-casse-%C2%BB-de-l%E2%80%99inspection-du-travail/

    Commentaire par Gilbert Duroux — 03/10/2013 @ 17:29

  45. Chez Intermarché près de chez moi, le personnel n’est déjà pas payé davantage les heures travaillées un dimanche. Et ils ouvrent tous les dimanches matins. Le personnel doit demander à ne pas travailler certains dimanches en précisant les raisons. Je crois que les mères de famille sont très peu sollicitées. Pour les autres, ils découvrent leurs horaires en fin de semaine pour la semaine qui suit, week-end compris.

    Commentaire par Barbara — 03/10/2013 @ 17:43

  46. On nous sert un mauvais feuilleton avec les bricoleurs du dimanche. Les pigeons, les poussins, maintenant les bricoleurs du dimanche… Sommes-nous à ce point demandeurs d’histoires insipides ? Comme si notre télévision ne nous gavait pas assez de navets !

    Ce qui m’inquiète, en revanche, c’est le fait que les enseignes condamnées se soient senties affranchies d’une décision de justice. Et après, on passe à quoi ? On conchie une condamnation aux Prud’hommes ? On s’assoit sur le droit du travail ?

    Tous ces entrepreneurs qu’on empêche d’entreprendre le dimanche, tous ces messies qu’on ligote, alors qu’ils ne cherchent qu’à nous sauver… au secours !

    With friends like these, who needs enemies ?

    Tous ces hérauts de la consommation… qu’ils commencent donc par me donner à la fin du mois les cent ou cent cinquante euros qu’ils m’invitent à venir dépenser dans leurs magasins le dimanche, et on en reparlera !

    Bande de gogos !

    Commentaire par Zarga — 03/10/2013 @ 17:47

  47. Merci Barbara…

    Bienvenus dans la vie en vrai!

    Commentaire par Zarga — 03/10/2013 @ 17:48

  48. @Incognitototo

    Je crois instinctivement que le dimanche était peut être un jour pour la messe mais c’est surtout un jour « pour tous » catho ou pas. un jour ou on est certain que TOUTE la famille est libre.

    Parce que prenons, par exemple, une famille de 2 personnes (sans enfants) travaillant à 2 endroits différents, comment, avec votre système, être certains que les 2 arrivent à « négocier » les même 2 jours consécutifs ? Il y a encore des familles « zola » qui à cause des horaires décalés arrivent à peine à se voir. Quelle société de barbarie construisons nous ?

    Et est-ce que les élèves vont pouvoir aussi négocier les 2 jours de « non cours » ?

    il est bien là le truc, cette « demande » arrive lorsque le marché du travail est déjà trop déséquilibré pour que des choix soient fait librement. Pourquoi on ne parlait pas du travail le dimanche dans les années 70 ?

    Est-ce que vous pensez, au niveau macro-économique, que l’argent dépensé ce jour viendrait « en plus » de l’argent dépensé les autres jours, que cela _créerait_ de la richesse ? L’objectif « intelligent » d’un commerce n’est-il pas de garder le même chiffre en diminuant les amplitudes d’ouverture ? (par exemple en ouvrant plus tard, en fermant plus tôt en hiver) ?

    Instinctivement, cette fermeture hebdomadaire est une manière de rappeler que la vie continue sans le commerce, que robert, josette, kevin et samantha puisse avoir une autre activité que de traîner dans les rayons de bricorama, une sorte de pause construite pour la famille.

    Maintenant, moi j’ai une question intéressante : si le contrat de travail ne peut pas dépasser 35 heures, pourquoi la somme de 2 ou 3 contrats distincts ne peuvent pas dépasser 35 ? l’avantage : on protège ceux qui veulent vivre et on permet à ceux qui veulent passer leur vie à travailler de le faire.

    Commentaire par herve_02 — 03/10/2013 @ 18:39

  49. Superbe ! Les racines du ciel sur France culture, comme toujours. Matthieu Ricard, moine bouddhiste, y parle de l’altruisme. Et il observe très justement qu’on ne parle que du mal dans les médias, de sorte qu’on finit par ne plus se rendre compte que le bien est la règle et le mal l’exception. Quand on descend d’un avion, dit-il, on ne se félicite pas que personne ne se soit battu. Eh non…en effet. Mais il y a des évidences qui méritent d’être soulignées : http://www.matthieuricard.org/ et l’émission http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-attention-l-emission-change-d-horaire-retrouvez-nous-de-9h10-a-10h-l’al

    Commentaire par laplumedaliocha — 03/10/2013 @ 20:39

  50. Evidemment le commentaire 50 est total HS, poursuivez le débat, c’était juste pour partager mon petit bonheur du moment 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 03/10/2013 @ 20:41

  51. @ Gilbert Duroux,

    Trop drôle de dire à un ancien expert-comptable, CAC et dirigeant d’entreprises (+ d’une dizaine) qu’il ne connait pas l’entreprise…

    Aussi, je ne vous demande pas votre avis sur ce que je connaîtrais ou pas, mais sur des propositions où je réfléchis tout haut, sans dire que c’est ça qu’il faudrait faire… Maintenant, peut-être que vous ne les avez pas comprises, ou n’en voyez pas l’intérêt, alors, c’est sûrement ma faute de ne pas avoir su les expliquer…
    Et merci de ne pas changer de sujet… Je suis parfaitement d’accord, ça n’est pas normal que les caissières se fassent bousiller leur journée avec des temps de non-travail anormalement long… ou encore sur les abus de la précarisation… Mais ce sont de tout autre sujet que le travail du dimanche…

    @ Hervé_02,

    Oui, ces propositions posent un problème à ceux qui ont des enfants… 60 % de la population… mais l’actuel système en pose aussi aux musulmans, aux juifs, … et à ceux qui font partie de la « secte » qui détestent les dimanches (beaucoup plus nombreux qu’on pourrait le penser)…
    Cependant, c’est totalement gérable légalement sans que les partons abusent de quoi que ce soit ; et si la loi l’avait autorisé, je n’aurais vu aucun problème à ce les personnels prennent leurs jours de repos quand ça leur chante, dans certaines entreprises que j’ai gérées…

    À propos de la macro-économie mon commentaire n° 7 a dû vous échapper… quant à la consommation, je ne suis pas sûr que la fermeture des magasins le dimanche y change quoi que ce soit, il suffit pour ça de se rendre dans un hyper le soir ou un samedi, pour se rendre compte qu’un « jour sans » ne fait que déplacer les problèmes.

    Commentaire par Incognitototo — 03/10/2013 @ 21:57

  52. @incognitotoo

    Ok, donc en gros au niveau macro et croissance, c’est à somme nul (ou presque). Ce n’est juste qu’un choix de société. Ok, donc réfléchissons.

    Premier point, et le plus important : comment s’assurer légalement que le chef d’entreprise ne puisse pas abuser de son pouvoir en faisant travailler des gens qui ne le veulent pas ?
    – Le marché du travail est trop déséquilibré pour que les ajustements se fassent automatiquement.
    – Les syndicats ne sont plus, et depuis longtemps, des contre-pouvoirs
    – Les partis politiques sont le marais ou sombre l’acte politique.
    – c’est une mesure demandé par le « patronat »

    Maintenant cela ne me dérange pas que des gens préfèrent travailler le dimanche, ce n’est pas un jour spécial pour moi, sauf qu’il me préserve des courses car tout (ou presque) est fermé. Comment pouvez -vous vous assurez qu’il n’y aura pas de pression sur le salarié (directe ou indirecte).

    Deuxième point tout aussi important à mes yeux. Est-ce que l’on veut construire une société ou la composante travail est si importante, qu’elle constitue le coeur de la société à tel point qu’il doit être possible de l’effectuer tous les jours de la semaine. Ne peut-on penser que la restriction des libertés honnie par les libéraux serve à plusieurs choses dont :
    – préserver la liberté des autres (le plus évident à l’esprit)
    – protéger les gens contre eux même (le plus important à mes yeux)

    Ainsi le mineur n’a pas le même statut que le majeur parce qu’il n’est pas en mesure de décider « légalement » et « maturellement ». Probablement que pour de nombreux problèmes le majeur n’est pas à même de décider parce qu’il est trop impliqué affectivement ou personnellement et la société (entendre la tradition du vivre ensemble, ce qui est communément admis par tous) décide de le protéger de lui même en lui interdisant ce qui peut lui sembler la meilleur solution à court terme mais une (très) mauvais solution à long terme.

    Alors je ne sais pas si le travail du dimanche est dans ce cas là, plus jeune j’ai travaillé dans la « distribution » et je travaillais le dimanche. Il y a des métiers ou on travaille le dimanche, car cela « sert » la société, c’est à la louche (le loisir, l’art, la culture, la convivialité).

    Est-ce qu’il faut changer le paradigme et y ajouter d’autre cas, je ne sais pas. A mon age, on a tendance à penser « on a toujours fait comme ça » et je ne suis pas assez vieux pour ne pas m’en rendre compte (mes parents si), donc je me force à réfléchir à « mais si… »

    Effectivement.. Mais si on pouvait acheter son pot de peinture le dimanche qu’est-ce que ca changerait ? Et si on pouvait aller à la pharmacie sans payer un supplément, Et si on pouvait consulter son médecin sans supplément, voir son comptable au tarif habituel, prendre rendez-vous avec son avocat pour le même prix que le lundi.

    Pourquoi juste limiter le dimanche au seul salarié de bas d’échelle payé au smic pour encaisser de l’argent et faire de la mise en rayon ou nettoyer le sol ? Lorsque la réponse à cette question sera pleine et entière, nous aurons réfléchi un peu mieux au problème. Alors vous me répondez mais les avocats, médecins,comptables…. peuvent le faire si ils veulent, rien ne leur interdit. Et vous auriez raison, mille fois raisons.

    Alors pourquoi ne le font-il pas ?

    Commentaire par herve_02 — 03/10/2013 @ 23:04

  53. @ incognitototo
    C’est exactement le même sujet et ce sujet c’est la subordination du salarié, prévue expressément par la loi. Ce qui définit un contrat de travail, c’est qu’un salarié a un lien de subordination avec son employeur. Et ce lien est ben sûr à sens unique : c’est le salarié qui est le subordonné de l’employeur, et non l’inverse. Ce serait étonnant qu’un « ancien expert-comptable, CAC et dirigeant d’entreprises (+ d’une dizaine) » ne connaisse pas cela. Et encore plus étonnant, à moins qu’il n’ait choisi de se ranger du côté du manche, qu’il ne sache pas que le volontariat du salarié, en matière d’organisation et de temps de travail, est plus que relatif. Rassurez-vous, j’ai bien compris que vous n’étiez pas pour la dérégulation à tout va. Ce que je voulais souligner, c’est que votre proposition de rendre « impossible pour une entreprise de licencier un salarié qui refuserait de travailler ce jour-là », bien que partant d’une bonne intention, me semble d’une grande naïveté lorsqu’on connait le rapport de force en matière sociale. En ce moment, c’est le MEDEF qui fait les lois, au grand dam d’un Gérard Filoche, de la gauche du parti dit socialiste (l’année dernière, 10 ministres « socialistes » se sont bousculés à l’université d’été du MEDEF, un sous-ministre s’est rendu à la fête de l’Huma, on est au delà du symbolique !) En matière de droit du travail, rappelons-le, la loi (les conventions collectives) s’imposent aux accords individuels. Et c’est bien normal. Qu’est ce qu’on dirait, en faisant un parallèle avec le droit de la consommation, si on autorisait les magasins d’alimentation à vendre de la bouffe périmée en disant : « les consommateurs sont libres de prendre le risque » ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 04/10/2013 @ 00:46

  54. Ah, lu un peu partout ce matin (l’analyse dépendant du titre choisi), la polémique Plantu/CGT sur le travail dominical
    Bon je renvoie au Point pour ceux qui n’auraient pas encore vu
    http://www.lepoint.fr/societe/travail-dominical-la-caricature-qui-scandalise-la-cgt-01-10-2013-1737978_23.php
    Je pense vraiment Aliocha que si ce sujet (travail dominical) fait la une de l’actualité ce n’est pas à cause de l’ennui qui frapperait le système politico-médiatique.

    Commentaire par Maelle — 04/10/2013 @ 09:16

  55. Les syndicats ont pourtant tout intérêt à ce que les entreprises violent la loi d’interdiction puisque ce sont eux qui paraît-il empochent l’argent des amendes. Curieux que ce ne soit pas l’Etat

    A une époque où avoir du travail devient un luxe nous nous battons pour ne rien faire . C’est assez paradoxal et ce sont les mêmes qui râlent après l’immigration. L’épicier du coin ouvert le dimanche est arabe,.Auraient-il des dérogations.? Il est vrai qu’il ne va pas à la messe.
    Tous ces Français qui prennent fait et cause pour respecter le jour du Seigneur feraient bien d’aller faire un tour hors de chez-eux . Ils ne s’étonnent pas de trouver les hôpitaux les hôtels et les transports qui marchent le week-end et ceux qui sont « décalés » n’en meurent pas , mais il y a là-dessous des histoires électorales et politiques pour amuser la galerie dont font les frais les étudiants employés en extra.
    Chaque cas est un cas particulier et vivre dans un pays soit disant de libertés où on fabrique des lois qu’on empile pour justifier les emplois d’un gouvernement pléthorique devient de plus en plus pénible. Il ne faut pas s’étonner si beaucoup partent ailleurs respirer un peu .

    Commentaire par Scaramouche — 04/10/2013 @ 09:42

  56. @ Herve_02
    « Pourquoi juste limiter le dimanche au seul salarié de bas d’échelle payé au smic pour encaisser de l’argent et faire de la mise en rayon ou nettoyer le sol ? Lorsque la réponse à cette question sera pleine et entière, nous aurons réfléchi un peu mieux au problème. Alors vous me répondez mais les avocats, médecins,comptables…. peuvent le faire si ils veulent, rien ne leur interdit. Et vous auriez raison, mille fois raisons. »

    Vos exemples ne me semblent pas très bien choisis. Les médecins sérieusement ? Mais ils ont tous au moins à une periode de leur vie travailler comme des forcenés à l’hôpital (et en étant alors pas très bien payés). Plus généralement les professions libérales certes ne travaillent pas le dimanche (quoique, les dossiers) mais ce qui est sûr c’est que la semaine beaucoup ne comptent pas leurs heures, rentrent tard, très tard le soir et donc ne voient pas ou peu leurs enfants en âge scolaire. Evidemment le plus souvent le salaire suit, mais il ne faut pas non plus dire n’importe quoi.

    Commentaire par Maelle — 04/10/2013 @ 10:08

  57. Merci Aliocha de ce commentaire si juste et auquel j’adhère pleinement. On peut rajouter qu’il fut un temps où le MEDEF ne voulait pas non plus du travail le dimanche.
    Il est anormal que la société occidentale détruise le tissu social et les familles en prônant le travail toute la semaine, nuit, fériés et week-end compris. Que pour payer ses impôts et ses prélèvements obligatoires, pour se loger ou se nourrir, il faille sacrifier tout ce qui peut donner du sens à sa vie : les enfants, le conjoint, les amis, la santé ou le temps d’une contemplation (celle d’un tableau, de la nature ou d’une vie intérieure). Tout cela pour le dieu dévoreur de la finance.

    Il vaut mieux offrir un meilleur salaire, un travail valorisant sur le plan personnel et qui redonne confiance dans la vie. A l’heure actuelle, ceux qui travaillent, comme les clients, sont traités comme des chiens. L’incompétence est récompensée de la manière que la compétence. Plus de respect humain, plus de sourire, plus d’accueil, plus de politesse. Les quelques uns qui échappent à cette robotisation de l’humain sont les seuls capables d’une main tendue, d’un sourire ou d’une altérité.

    Et pourtant, combien de gens seraient contents de revenir à quelque chose de plus humain, de moins stalinien…..

    Commentaire par dorine — 04/10/2013 @ 11:13

  58. @ Hervé_02,

    Hum… Deux choses en préalable :

    – Comme le rappelle Maelle, je n’ai jamais connu une profession libérale ou un patron qui aurait travaillé moins de 50 à 70 heures par semaine (sauf ceux qui ont fini par couler !)… y inclus les dimanches pour certains… Moi-même quand j’étais E-C, pendant la période des bilans, il m’arrivait régulièrement de faire des 48 heures non-stop… et personne ne pouvait le faire à ma place puisque j’engageais ma signature et ma responsabilité… Je n’en tire aucune gloire et je ne demandais, ni ne demande, à personne de faire pareil, mais quand on est en responsabilité, il faut assumer les contraintes qui vont avec…
    On pourrait dire « qu’eux » ont choisi, mais ce serait vraiment accorder à la « liberté de choix » une base de vérité philosophique, à laquelle j’ai un peu du mal à adhérer…
    Nous sommes tous soumis à des contraintes qui nous conduisent à faire apparemment des choix qui ne sont en réalité que des adaptations aux pressions subies, y inclus les patrons.

    – Il semble que vous prêtiez au « travail », une idéologie généralisable à tous. Je ne partage pas cette vision de base ; à mon sens, il y a autant de perceptions et de motivations différentes à travailler qu’il existe de travailleurs… Que les « logiques libérales » soient aliénantes c’est une évidence, en déduire qu’on ne pourrait pas faire autrement que d’amplifier ses conséquences mortifères dès qu’on y mettrait un pied est un pas que je ne franchirai pas.

    Cela dit, j’ai toujours pensé qu’en termes de droit du travail, on est typiquement dans du « donnant-donnant » et il est évident que si j’évoque la possibilité de rendre une certaine liberté de choix aux patrons et aux salariés, je n’imagine pas une seconde que cela puisse se faire sans garde-fous et sans des contreparties conséquentes.

    Par exemple, si je reformule ma proposition comme suit, qu’est-ce que vous en pensez ? :
    – L’entreprise fixe 2 jours hebdomadaires de repos qui seront habituellement le samedi et le dimanche. Si les 2 jours consécutifs de repos sont donnés sur d’autres jours, le samedi ou le dimanche travaillé donne lieu à une rémunération majorée de 100 %. Tout fractionnement des 2 jours consécutifs de repos donne lieu à 1 jour de repos compensateur supplémentaire. Exemple, si exceptionnellement le salarié doit travailler le samedi et le dimanche (qui lui sont payés avec une majoration de 100 %), il récupère 2 jours payés chômés en plus.

    Par ailleurs, il me semble également assez évident qu’on ne peut pas réformer le droit du travail, par « petits bouts », sans revoir fondamentalement, justement la notion de subordination… Une des façons de le faire serait, qu’enfin, on reprenne (en l’adaptant) la première mouture des lois Auroux qui introduisait les salariés dans la direction de l’entreprise pour leur donner un rôle décisionnaire proportionnel à leur représentativité… Réforme abandonnée en rase campagne par Mitterrand (sans commentaire…).
    Ou encore, qu’on généralise les dispositifs d’intéressement en éliminant ceux qui attribuent moins d’un tiers des résultats nets aux salariés…

    Bref, je pense que dans une société de plus en plus contrainte, ou la précarité devient la règle, il faut au contraire en profiter pour revoir de fond en comble le droit du travail, pour que ce que nous considérons aujourd’hui comme des « dérives » donnent lieu à des contre-parties tellement dissuasives, ou rémunératrices pour les salariés, que les patrons y renonceront d’eux-mêmes, et dans tous les cas ne puissent pas priver les salariés des bénéfices qu’ils tireront du travail des autres… L’exact inverse de l’attitude des syndicats d’aujourd’hui qui s’accrochent comme des sangsues aux « acquis », sans proposer aucune vision dynamique pour obtenir plus… Bref, ils ont quelques leçons à prendre de leurs amis scandinaves…

    Ça va mieux comme ça ? 🙂

    @ Gilbert Duroux,

    Si vous pouviez éviter de commencer toutes vos réponses en supposant que votre interlocuteur est un crétin, un ignorant ou qu’il ne connaît pas la vie, ça serait mieux…

    Pour le reste, voir la réponse à Hervé_02…

    Commentaire par Incognitototo — 04/10/2013 @ 16:37

  59. Enfin, un JT pas truqué qui nous dit tout sur le monde qui nous entoure: http://telebien.com/le-2e-jt-de-tele-bien/ -;)

    Bon week-end

    Commentaire par H. — 04/10/2013 @ 17:52

  60. Aliocha, c’est toujours un plaisir de vous voir défendre avec passion et talents des valeurs que, pour ma part, je qualifierais de « droite sociale » – mais je suis preneur d’un meilleur terme – et que je partage en grande partie. On a envie de vous suivre sur votre appel à « changer les paradigmes » et à ne pas donner libre court à l’homo economicus.

    J’hésite entre votre idéalisme et le pragmatisme de Maelle : elle n’a pas tort de fustiger notre complexe d’Astérix, et de faire remarquer, qu’au moins en Ile de France, nos rythmes de travail plaident pour une plus grande souplesse d’ouverture des commerces. Pas forcément de tous : la législation actuelle fait déjà une distinction entre commerces de bouche et équipement de la maison. Vous ne trouverez pas, ou très peu, d’hypermarché ouvert le dimanche, et c’est très bien : on favorise ainsi le boucher de quartier – ou le marché du samedi et dimanche matin. Or, maintenir le commerce de centre ville reste un défi crucial, su lequel tout le monde est à peu près d’accord.

    En revanche, il conviendrait à mon sens d’harmoniser et de favoriser l’ouverture des grandes surfaces d’équipement de la maison, qui n’ont de toutes manières pas d’équivalent « mom and pop » comme disent les américains. De même, il est pour moi stupide de ne pas laisser les grands magasins du boulevard Haussmann libres d’ouvrir le dimanche. Ces grands magasins font l’essentiel de leurs marges sur la clientèle étrangère, et lorsque nous les obligeons à rester fermés, c’est tout le commerce parisien qui souffre du report de cette clientèle vers des villes comme Londres.

    Par ailleurs, quid de la hausse de la vente en ligne ? En fermant les magasins le dimanche, ne favorisons-nous pas une évolution vers la vente à distance, qui a ses propres nuisances – désocialisation de l’acte d’achat, multiplication des livraisons individuelles avec impact sur l’environnement, emplois peu qualifiés tels que livreurs et magasiniers ?

    Commentaire par Tocquevil — 04/10/2013 @ 18:17

  61. @Tocquevil
    Parlons-en de la vente à distance… Avec toutes ces belles théories les magasins actuellement sont vides et que ce soient les super-marchés ou les magasins de meubles il n’y a pas foule.
    Un appel d’air relancerait peut-être le commerce.
    Ceux qui méprisent l’argent et font fi de l’économie, ceux qui nous parlent de retour aux valeurs sont souvent ceux qui ont le nécessaire. .Les autres savent que plaie d’argent est destructrice avilissante et mortelle et qu’il n’est pas possible de vivre sans un minimum . Ceux là ne veulent pas mendier , ils cherchent à travailler un maximum simplement parce qu’il est impossible de vivre avec un SMIG .
    Et pourquoi ne pas laisser cette liberté à tous ceux qui veulent ouvrir leurs commerces et travailler pendant qu’ils le peuvent encore ? Pourquoi favoriser les commerces de luxe et pas les autres? Comment fait l’épicier maghrébin ?
    Il semble que travailler le dimanche serait de l’esclavage aux yeux des humanistes bien -pensants alors on supprime aux gens une chance d’équilibrer un budget. .. Très charitable …Ou bien plutôt ne serait ce pas le fait que les syndicats perdraient un moyen de faire rentrer de l’argent dans leurs caisses avec les amendes qu’ils perçoivent ?

    Beaucoup de gens travaillent de nuit, les dimanches ou les jours fériés dans l’indifférence générale. Ils ont aussi des enfants mais jusqu’ici ça n’a ému l’affect de personne .
    On ferait mieux de se pencher sur l’esclavage de certains travaux à la chaîne et payer le juste prix pour les travaux pénibles et surtout rémunérer les gens suivant leur mérite et pas avec le même fixe de base pour tous.

    Commentaire par Scaramouche — 04/10/2013 @ 19:45

  62. @Tocquevil : Maelle me traite d’Asterix ? Fichtre. Notez, tant que c’est pas d’Obelix 😉 J’ai vu. En fait, je pars d’un libéralisme pas tout à fait pur et dur mais presque, que j’ai cultivé durant des années, jusqu’à en apercevoir, dans mon exercice professionnel, les dérives potentielles et les travers. Libérale, j’étais et libérale, je suis encore. Mais il y a un mais. Il y a dix ans je vous aurais dit : qu’est ce que c’est que ce pays de cloches, de paresseux, de frileux, accroché à ces vieilles lunes, laissant passer tous les trains, ne comprenant rien au business, à l’esprit d’entreprise, à la valeur travail, etc…Libérons les énergies, ouvrons la nuit, le dimanche, pour la prospérité de tous ! Aujourd’hui, je tempère tout ceci, parce que la bulle financière de 2001, la crise des subprimes, la crise de la dette souveraine m’ont montré que le discours précédent faisait fi du revers de la médaille, occultait les travers de ce libéralisme à l’américaine, et manquait d’esprit critique surtout à l’égard d’un modèle dominant et largement fautif ces dix dernières années. Du coup, j’ai bousculé mes convictions et les débats sur ce blog m’y ont d’ailleurs poussée. Le résultat de tout ceci, c’est que je pense que nous avons un très beau modèle en France et plus largement d’ailleurs en Europe continentale, que nous devons défendre la manière dont nous avons su aménager le libéralisme, défendre aussi notre héritage culturel qui nous murmure à l’oreille qu’il existe des choses plus intéressantes que d’empiler les millions, de s’acheter des costards à 10 000 euros et d’avoir un jet privé, qu’il ne faut laisser personne nous ridiculiser en nous traitant de village gaulois parce que franchement nous valons bien mieux que ça. L’ennui, c’est que le français est vaniteux et comme tous les vaniteux, il est hélas complexé. C’est ça notre problème, on oscille en permanence entre complexe de supériorité et d’infériorité, on se hausse du col et on se flagelle, alors on a l’air con et on est jugé insupportable sur la scène internationale. Mais débarrassez le problème de cette question de communication et vous verrez que nous sommes face à un enjeu majeur : soit nous cédons à la pression de la mondialisation et nous sombrons dans le libéralisme débridé sous prétexte de survivre à la concurrence (à laquelle nous ne survivrons pas, nos amis chinois sont trop puissants), soit défendons une vision de la société et de l’homme qui ne se réduit pas à produire et consommer, avec une petite chance d’être entendus. En pratique, et pour en revenir à votre commentaire, conservons la belle idée d’une journée chômée par semaine et apportons-y tous les aménagements nécessaires que vous évoquez. C’est en principe ça notre génie, savoir définir des principes, des idées-force qui traduisent nos valeurs, et être capable en même temps de les moduler pour qu’ils ne créent pas une société irrespirable.

    Commentaire par laplumedaliocha — 04/10/2013 @ 20:39

  63. @incognitototo

    Ca me va parfaitement. votre proposition…

    @maelle

    Les heures faites, ce n’est pas le sujet, nous parlons des jours. Il est facile de botter en touche, mais vous mettez sous le tapis la simple règle : en général on travail le dimanche parce qu’on manque d’argent. Or avant de réfléchir à ce que les gens veulent, il faut régler ses pré-requis qui faussent le raisonnement.
    Sauf si vous ne cherchez pas à réfléchir mais juste affirmer que vous avez raison. Bon on va régler le problème tout de suite : oui vous avez raison, oui tout ce que vous dites est une vérité absolue, oui vous êtes le verbe réincarné, c’est juste nous qui ne comprenons pas. Nous vous sommes reconnaissant de déverser sur nous, pauvres humbles mal comprenant votre savoir infini. Ok. comme ça un problème de réglé.

    Pour les autres.
    @Scaramouche
    je crois que ce que les gens refusent c’est le lien de subordination qui fait que la personne est _obligée_ de travailler le dimanche. Alors je mets de coté ceux qui utilise ce genre de moyen pour se payer 4 semaines de vacances au bout du monde, ou pour vivre au dessus de leur moyen (bon non puisqu’ils travaillent), je mets également de coté les « abrutis de travail » (j’en suis un) qui ne savent pratiquement rien faire d’autre et qui n’envisage pas de rester 3 jours (même en « vacances ») sans rien faire.

    Je parle juste des gens qui ont une vie « normale », des vacances dans la famille ou pas de vacances, qui rament pour boucler leur budget (celui qui me dite qu’ils n’ont qu’a résilier internet, vendre la deuxième voiture, vendre leur télé ou leur console je vais devenir vulgaire) et qui sont _obligé_ de travailler de nuit (pas de vie de famille, enfants …) les WE, et les jours fériés, les horaires éclatés, s’usant la santé et vivant une vie de merde, une vie d’esclave.

    Nous avons un pib en euros courants de 2 000 milliards (c’était 15 milliards en 1950), je trouve que nous devrions être capable de donner une vie _décente_ à la _totalité_ de notre population. Le gouvernement qui n’y arrive pas devrait avoir honte et ne pas osez passer à la télé.

    Maintenant si on pond une loi qui autorise le travail du dimanche, dans tous les secteurs, mais qui fait un délit _pénal_ (allez comme télécharger un mp3, un truc pas bien grave, je suis pas chien => donc 150 000 euros d’amende et 3 ans de prison) le fait de contraindre un salarié à accepter de travailler le dimanche alors qu’il ne veut pas. Je dis banco. Peu importe prime ou pas, récup ou pas, tout ça restant un accord de branche. Délit pénal pour la personne physique qui contraint le salarié, pas l’entreprise. L’amende ne pouvant pas être compensée par l’employeur

    chiche ?

    Commentaire par herve_02 — 04/10/2013 @ 20:39

  64. @Aliocha

    Si je me suis permise de vous « traiter » d’Asterix, c’est parce que je me rappelais d’un billet que vous aviez ecrit il y a quelques mois, je viens d’en verifier le titre « Gaulois, et alors » (fevrier 2013) !

    C’est tres bien de revendiquer notre esprit critique a la francaise, mais un tout petit peu de positive attitude a l’americaine pour citer mon idole Lorie, ca nous ferait pas de mal, je crois (et peut-etre un peu moins de valium consomme!). Il n’y a qu’a voir les differences de mentalite educative, si je puis dire, entre les EU et la France pour le comprendre ; le cassage ici ca commence des le CP.

    Commentaire par Maelle — 04/10/2013 @ 20:58

  65. @maelle, certes…

    Mais en général lorsqu’un journaliste français cite une ville américaine, il arrive à la placer correctement sur la carte, on ne peut pas dire la même chose des journaliste américain à propos de l’europe.

    Donc oui ils ont la positive attitude éducative… et la culture de lorie… on ne peut pas tout avoir.

    Commentaire par herve_02 — 04/10/2013 @ 21:16

  66. Ca, Hervé, je vous l’accorde, j »ai bien l’impression qu’au milieu de la courbe de Gauss, l’intelligence/culture, enfin bref, moyenne des Français est sans doute supérieure à celle des Américains. Pour l’extrême supérieure, là, je suis franchement moins sure…

    Commentaire par Maelle — 04/10/2013 @ 22:38

  67. @maelle

    Ce n’est qu’une question de choix : le peuple ou l’élite… je crois que le libéralisme libérateur qui veut notre bien, ne veut que celui de l’élite quitte à sacrifier la presque totalité de la population. De fait il semble n’y avoir que peu de différence fondamentale entre le marxisme stalinien ou maoïste et le capitalisme libéral : tout pour l’élite, que le reste crève.

    Maintenant pour la tranche supérieure, j’ai l’impression que l’élite française est accueillie à bras ouvert dans le monde de la recherche us… donc même dans l’extrême supérieur ça peut se discuter.

    Enfin lorsqu’on a open bar sur la planche à billet et une dette mondiale de 56 000 milliards de dollar (juste l’état fédéral) c’est plus « simple » de faire du développement pendant que de l’autre coté on doit emprunter à des taux hallucinant en se restreignant à un budget équilibré. Lorsque les dés sont pipés pas facile de faire des comparaisons. De plus, je pense que si on devait ajouter la dette des ménages, les ratios exploseraient. Dois-je vous rappeler que la crise des subprimes est une « invention » américaine (probablement dans cet extrême supérieur qui vous rend si hautaine) qui met des millions de gens à la rue et à cramé des milliards de milliards de dollars à travers le monde ?

    Pragmatiquement, j’attendrais pour faire les comparaisons entre les 2 systèmes que la partie soit terminée et que l’on fasse le compte des points : actifs et passifs.

    Maintenant je veux bien discuter des avantages de l’un ou l’autre choix, mais par pitié le ton commiséreux et l’air supérieur, ça m’horripile, désolé je suis très psychorigide sur ce point.

    Commentaire par herve_02 — 04/10/2013 @ 23:51

  68. @ Hervé
    Je pense que c’est une vue de l’esprit votre truc du délit pénal. Le rapport de force est trop disproportionné entre les patrons et les salariés. La pression existe déjà fortement dans le secteur du commerce et n’est ni prouvable ni avouée. Instituer un délit pénal ne changerait pas grand chose. En plus, ça ne se passe pas au niveau d’une personne qui abuserait de son autorité, comme dans le cas du harcèlement. Le salarié est « persuadé » qu’il a intérêt à venir travailler le dimanche. C’est très facile de marginaliser le salarié qui ne ferait pas preuve de « bonne volonté » ou « d’esprit d’entreprise ».

    Commentaire par Gilbert Duroux — 05/10/2013 @ 00:04

  69. @gilbert

    alors ca ne coûte rien de le faire…

    >C’est très facile de marginaliser le salarié qui ne ferait pas preuve de « bonne volonté » ou « d’esprit d’entreprise ».
    ca c’est du pénal … ca se plaide et ça se prouve

    Commentaire par herve_02 — 05/10/2013 @ 00:41

  70. @ aliocha en 63

    Vous êtes pour un libéralisme teinté de Keynésianisme et ce seraitĺ l’idéal .

    @ hervé

    Non pas tout pour l’élite mais tout pour la réussite et pour eux la réussite est essentiellement financière .. D’où la protection de la propriété , les armes etc .. Toute leur civilisation bien que profondément teintée de religion découle de ce principe et ma schématisation simpliste se vérifie tous les jours. Aux US. le client est roi à toutes les heures du jour et de la nuit, on protège vos biens et vous êtes maître de votre héritage pour le donner à votre toutou préféré que vous ayez des enfants ou non . Votre argent c’est sacré.
    C’est une règle de vie de philosophie ou ce que vous voudrez mais on y fait vite une fortune qu’on perd totalement et tout aussi vite . (Voir le dernier film de Woody Allen)

    Le but de mon message est de vous expliquer que j’ai vécu cinq ans cette vie d’esclave dont vous parlez et je travaillais 14 h par jour avec un enfant à la maison ou… en crèche ou ailleurs comme je pouvais .
    . Vie d’esclave consentie pour sortir d’une mauvaise passe. J’étais contente de ne rien demander à personne, de toutes façons il n’y avait guère d’aides sociales ce n’était pas vraiment encore les trente glorieuses.
    On se fait des idées sur ceux qui sont dans la merde mais certains ont honte et beaucoup donnent le change beaucoup n’ont pas le temps d’aller dans les manifs et beaucoup prennent n’importe quel petit boulot parce que ce qui prime c’est les moyens de « vivre «  »une journée après l’autre,
    Le pire c’est de ne pas avoir d’horizon et en France c’est bloqué, sans diplômes pas de salut et personne ne vous donne une chance . De plus une fois en place peu d’avancement possible c’est là où est l’enfer, dans le manque d’espoir.
    Moi je comprends très bien ceux qui veulent travailler le dimanche, si vous les empêchez faites leur une rente en attendant mieux.

    Commentaire par Scaramouche — 05/10/2013 @ 12:29

  71. « C’est en principe ça notre génie, savoir définir des principes, des idées-force qui traduisent nos valeurs, et être capable en même temps de les moduler pour qu’ils ne créent pas une société irrespirable. »

    C’est une belle synthèse, merci Aliocha.

    Pour ce qui est du côté irrespirable et de la modulation, nous sommes d’accord : modulons vite ce libéralisme débridé ! On a déjà du mal à respirer… 😉

    Commentaire par Zarga — 05/10/2013 @ 12:34

  72. @Scaramouche

    Vous non plus vous ne me comprenez pas. D’ailleurs si vous aviez vu je réclame que la somme de différents contrats de travail puissent être supérieur à 35 heures, donc ceux qui veulent/ont besoin de travailler 80 heures puisse le faire.

    Ce qu’il faut, je ne le répéterais jamais assez, c’est que l’état garantisse à tous ses citoyens une vie décente, que ce soit sa ligne bleu des vosges.

    Enfin sur le libéralisme : son crédo est de laisser tout le monde librement monter jusqu’ou il veut/peut. C’est louable en soit, mais pour que ce soit honnête, il faut contrôler drastiquement le milieu pour éviter que n’arrive ce qui se passe en ce moment : les bonnes places trustées par quelques un qui font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher les autres de monter et garder une armée d’esclave, de manière même illégale et mafieuse, en soudoyant les gouvernements pour que la situation perdure.

    La « domination » économique américaine n’est pas une « réussite » du libéralisme mais la résultat de manoeuvres politiques déloyales, de triche internationale, d’espionnage industriel institutionnel, de financement par la parité dollar de la croissance économique en détruisant celle des autres pays dont la « grande europe ». La croissance américaine s’est faite sur le sang des peuples, pas avec le cerveau de leurs élites.

    Commentaire par herve_02 — 05/10/2013 @ 12:43

  73. @ herve_02
    « D’ailleurs si vous aviez vu je réclame que la somme de différents contrats de travail puissent être supérieur à 35 heures, donc ceux qui veulent/ont besoin de travailler 80 heures puisse le faire ».
    C’est ça. Et si l’ouvrier écrasé de fatigue se fait couper une main parce qu’il n’aura pas été assez vigilant en faisant la même tache répétitive, c’est pas grave. Et si le routier s’endort et tombe dans le ravin (avec sa remorque bourrée de produits chimiques, c’est mieux pour la démonstration), c’est pas grave… Le sens de l’histoire, le progrès, c’est que le temps de travail n’a cessé de diminuer. Et pour ce faire, des lois contraignantes ont été nécessaires. Sinon les enfants de 6 ans pousseraient encore des wagonnets au fond des mines. Et il faudrait permettre de passer à 80 heures ? Vous savez très bien que si l’on permet ça, dans toutes les entreprises dans lesquelles les salariés sont en état de soumission vont passer aux 80 heures. C’est délirant, votre truc. C’est une régression sans précédent.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 05/10/2013 @ 13:39

  74. @gilbert

    Avec le temps et des tribunaux non paritaires puisque nous sommes au pénal, je suis persuadé qu’il y a peu de « petits chefs » qui vont forcer les gens à faire plus qu’ils ne veulent et au bout de 3/4 condamnation ca va tous les calmer. Moi je prends le pari que créer ce délit pénal ferai considérablement et drastiquement baisser le niveau de pression sur les gens.

    Oui le mouvement historique est de diminuer le temps de travail et cela se fait. La société doit accompagner ce mouvement et pas le forcer : laissez aux gens le choix de faire ce qu’ils désirent, donner leur à manger pour qu’ils n’aient pas besoin de se prostituer (travail non voulu) pour vivre et regarder agir la vie.

    Le mouvement de fond des nouveau esclavagiste, ce n’est pas des contrats de 80 heures, mais des contrats de 20 heures(ou moins) + heures complémentaires au même tarif. pour une meilleur flexibilité. Donc non les contrats ne vont pas exploser en durée. Ensuite on peut gérer intelligemment la manière dont cela doit être fait. Lorsque l’on a la volonté on peut faire les choses bien.

    Pas besoin de « ma » régression pour que la vie au travail devienne un enfer, elle l’est déjà : code du travail non appliqué chez disney ou même chez macdo pour rester proche, « stage » gratuits cornaqués par pole emploi dans la distribution… je pourrais même vous parler de mon expérience en enseignement privé : on apprend à gérer la misère en travaillant en partie bénévolement pour le bien des élèves.

    Le temps des luttes syndicales est terminé, voici venu le temps des luttes législatives : il faut les forcer par la loi, il n’y a aucune autre manière autre que la lutte armée.

    Commentaire par herve_02 — 05/10/2013 @ 14:06

  75. @ herve_02
    Ce sont les luttes syndicales qui ont imposé les lois. Tous les droits sociaux sont issus des luttes (congés payés, retraites, sécu…) Sinon, c’est le MEDEF qui a l’oreille des gouvernements en ce moment.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 05/10/2013 @ 16:45

  76. @gilbert

    Depuis les années 70, je n’ai pas vu d’avancé due aux syndicats. Les modifications récentes dans la législation permettent de faire passer des lois avec presque juste la cfdt qui est le syndicat vendu, par nature, au patronat. C’est mort. Regardez ce qui a été signé, avec les syndicats dernièrement, pas de quoi se pâmer sur la lutte syndicale, regardez ce qui se passe avec la sécu, les retraites, le chomage et ce sont TOUS des organisme paritaires (donc avec des syndicats ouvriers) : c’est à pleurer.

    Ce système a été, comme le « marché », comme le politique, circonvolue par ceux qui décident : il faut clairement une autre voix.

    Commentaire par herve_02 — 05/10/2013 @ 18:59

  77. Hervé 02
     » Il faut clairement une autre voix  » ( quote)

    Laquelle? Celle du FN ?

    En effet je ne comprends pas et je trouve que vous avez beaucoup de clichés sur les Etats-Unis . Or le travail n’a rien à voir d’un côté et de l’autre de l’atlantique le gouvernement et les patrons ne fonctionnent pas pareil.
    Cependant je vous comprends mais j’apprécierai une autre constitution plutôt que mettre le feu au moulin et faire travailler les gens plus de 80h c’est du délire

    Si les gens se syndiquaient d’avantage ceux -ci pourraient parler à armes égales avec le patronnat mais on n’a rien du caractère des nordiques ni dans la mentalité ni l’organisationni la cohérence et encore moins l’entente..

    Commentaire par Scaramouche — 05/10/2013 @ 19:29

  78. @Scaramouche

    Des clichés sur les us ? voulez-vous dire que les chiffres de déficit est un cliché ? que les journalistes ne sachant pas positionner une ville est un cliché ? que le chômage est un cliché ? que les gens ne peuvent pas se soigner est un cliché ? que les retraités doivent aussi travailler car les pensions sont trop faibles est un cliché ? que certains retraités n’ont tout simplement pas de pension car leur « fond de retraite » à disparu est un cliché ? que pour faire des études, certains doivent s’endetter sur 30 ans en trouvant cela normal est un cliché ? que la crise des subprimes est un cliché ? que les réserves indiennes c’est un cliché ? que les guerres sur tout le globe c’est un cliché ? que l’espionnage avec echelon et prism est un cliché ? que acta est un cliché ?

    Oui j’ai beaucoup de clichés des us. Et j’en ai d’autant plus que j’y suis allé plusieurs fois, à des dates différentes et des endroits différents.

    Le fait de se syndiquer ne change plus rien car il y a un décalage immense entre la base et le sommet et c’est _toujours_ le sommet qui décide et vous ne pourrez _jamais_ arriver au sommet si vous ne pensez pas comme eux.

    Oui il faut une nouvelle constitution, oui, il faut revoir entièrement les jeux pouvoirs et de décisions. Et non le FN n’est pas la solution, cest un parti comme les autres qui ne cherche qu’à une chose: arriver à la place pour se goberger comme des porcs en vivant des subsides de l’état distribués suivant le nombre de voix. le vote n’est plus la solution, on a le droit de choisir entre la peste et le choléra, mais in fine nous sommes toujours malades et on nous laissent crever la gueule ouverte alors qu’une faible partie (toujours la même) continue à accumuler, non à cause d’une intelligence ou d’un travail supérieur, mais à cause de la position. C’est l’accumulation du capital qui veut cela.

    Nous avons un pouvoir politique-économique-social de corrompu, vivant comme dans l’ancien régime, au dessus des autres et des lois. Ce doit être l’exception monarchique française. Si vous voyez une solution sans mettre le feu, je suis toute ouïe.

    Commentaire par herve_02 — 05/10/2013 @ 20:28

  79. @Hervé

    Juste sur un point, un ou plusieurs contrats de travail au-delà de 35 heures, ce n’est pas interdit. La limite c’est 48 heures ponctuellement ou 44 en moyenne.

    Commentaire par gf — 05/10/2013 @ 20:49

  80. @gf

    la restauration c’est pas 45 ? mais je ne me souviens plus. Je dois me souvenir mal, mais on faisait signer des contrats ou le contractant s’engageait à ne pas avoir un contrat ailleurs dont la somme des heures totales ne pouvait dépasser.. . là c’est un détail dont je ne me souviens plus. si vous dites 44 ok.

    Moi dans l’absolu je pense que l’on doit venir à 4 jours de travail et des WE de 3 jours d’un seul tenant. Mais apparemment ici il y a des gens qui veulent pouvoir travailler plus, une solution intermédiaire serait de relever le nombre d’heures maximales, en le séparant entre différents contrats. Cela protégerait les gens qui veulent travailler au maximum légal et permettrait à ceux qui veulent faire plus de le faire.

    Maintenant il faut le moduler suivant les secteurs, regarder comment le faire intelligemment.

    Je n’ai jamais travaillé 35 ou 39 ou 45 heures… lorsque je fais mes juste 35 heures j’ai l’impression d’être en vacance.

    Commentaire par herve_02 — 05/10/2013 @ 21:14

  81. @ Hervé 02 : je ne sais pas si c’est l’accumulation du capital qui fait que les bons postes sont réservés à certains. C’est plutôt le genre de père en fils ou de Tonton à neuveu. Mais ce qui est certain, c’est que tout fonctionne à l’heure actuelle par carnet d’adresse. Il faut donc s’insérer dans la bulle, soit par bénéfice héréditaire, soit par compagnonage.

    PS : nous ne sommes jamais vraiment sortis des réflexes monarchiques quand il s’agit du pouvoir.

    Commentaire par Dorine — 05/10/2013 @ 21:59

  82. @dorine

    le problème de l’accumulation du capital, c’est qu’arrivé à une certaine masse critique, il faut être le dernier des crétins pour prendre la pente descendante.

    À cette masse là, vous n’avez pas besoin de travailler pour vivre, outre les bénéfices directs pour la culture, et donc l’éducation, cela vous permet de cultiver un premier cercle d’amis que vous pouvez nourrir et promener et qui donne en retour promenade, nourriture et carnet d’adresse. Et de cercle d’amis en cercle d’amis vous progressez dans le monde.

    Vos bonne relations vous permettent de « passer à travers les gouttes » et obtenir des choses interdites au commun des mortels. Ensuite vous pouvez prendre illégalement des intérêts dans des décisions administratives et probablement judiciaires (par ex avec courroye) Ces positions illégales (mafieuses) vous permettent de
    1 – rester à votre place
    2 – gagner de l’argent, car votre position vous permet de distribuer des passes droits (et donc attire l’argent)
    3 – conforter votre réseau de passe droits.

    Enfin si vous ne faites pas parti du sérail, vous ne pouvez pas vous insérer « dans la bulle », tout au plus vous pouvez être un pantin utile, comme les kapos dans les camps, mais vous ne pourrez jamais atteindre une place qui vous permette de tordre la réalité à votre avantage.

    Oui vous pourrez gagner de l’argent (comme le fit kerviel) mais vous resterez toujours sur une place éjectable (comme ce qui arriva à kerviel). Ce fut également valable pour le fabulus trader français aux states, des pions que l’on peut jeter. Et si c’est compliqué de vous jeter, on n’hésite pas à vous faire disparaître. (nombre de suicides dans l’affaire des frégates, nombre de suicide autour de mitrand…)

    Commentaire par herve_02 — 05/10/2013 @ 22:27

  83. Pour vous donner une idée concrète du rapport de force dans la grande distribution : http://www.rue89.com/2013/10/05/travailler-six-semaines-gratos-leclerc-jai-craque-246275?google_editors_picks=true
    Ce qu’on appelle la soumission à l’autorité.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 06/10/2013 @ 03:43

  84. @ Herve 02 : je comprends votre raisonnement et il se peut que vous ayez raison. C’est la même situtation de blocage qui présidait aux destinée de la France avant 1789. Le seul problème, c’est que ce système dépasse largement nos frontières.
    Nous en revenons à la théorie du choc des civilisations, tant décrié.

    Commentaire par Dorine — 06/10/2013 @ 10:07

  85. @ hervé 02

    Une série ce clichés comme dire que tous les Français on un béret et se promène une baguette de pain sous le bras . Ce n’est pas faux mais ce n’est pas vrai et je peux aussi vous faire la même liste péjorative sur la vie en France

    Commentaire par Scaramouche — 06/10/2013 @ 12:49

  86. L’Etat -Nounou c’est fini.
    Nous étions assis entre les deux chaises du capitalisme libéral et du socialisme paternaliste et nous sommes tout d’un coup en train de nous casser la figure.
    Ok nous avons des gouvernants qui montrent l’exemple de quelques magouilles débauches diverses et d’une incompétence rare mais nous sommes aussi les artisans de notre propre malheur trop contents d’avoir tiré sur les ficelles des aides diverses et niches fiscales et perdus dans des querelles de clocher. Chacun rend l’autre responsable mais on profite tous du « toujours plus » .
    Alors on peut dauber sur les U.S ou les pays nordiques mais leurs habitants même les http://www.youtube.com/watch?v=_RHybR4spvw pauvres serrent les dents et ne passent pas leur temps en manifs ou à pleurnicher sur le passé révolu… madame Merkel n’a pas un train de vie élyséen et personne ne parle de guillotiner la reine d’Angleterre .
    Je crois que les références à d’autres pays comme à d’autres époques sont intéressantes mais peu constructives et qu’il serait temps d’être un peu plus ouvert à la concurrence et à la mondialisation.
    C’est le bon-sens rien de plus.

    Commentaire par Scaramouche — 06/10/2013 @ 13:31

  87. Il y a eu interférence avec une vidéo inappropriée
    Veuillez m’excuser

    Commentaire par Scaramouche — 06/10/2013 @ 13:33

  88. Les clichés ont la vie dure parce que les contradictions en font le sel !

    Quand Juliette Gréco chantait :

    « Tous les jours de la semaine
    Sont vides et sonnent le creux
    Bien pire que la semaine
    Y a le dimanche prétentieux
    Qui veut paraître rose
    Et jouer les généreux
    Le dimanche qui s’impose
    Comme un jour bienheureux

    Je hais les dimanches!
    Je hais les dimanches! »

    Mélina Mercouri jouait dans « Jamais le dimanche » (jour réservé aux amis – d’où le titre du film).

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 06/10/2013 @ 13:57

  89. @ Scaramouche :

    « Chacun rend l’autre responsable mais on profite tous du « toujours plus » . »

    Cliché pour cliché, celui-ci en est un beau.

    Nous serions tous à profiter du « toujours plus » ? C’est l’argument tarte à la crème de tous ceux qui ne rêvent que d’un détricotage accéléré et total du peu qu’il nous reste en matière d’état-nounou.

    Je dis « nous »… parce que ni vous ni moi ne faisons partie de leur cercle. Celui des acteurs qui trouvent obscène le spectacle de ces bataillons de loqueteux qui ne savent que mendier de quoi survivre, avachis sur leurs canapés, en survêtement, se gavant de séries U.S. débiles et de junk-food.

    Ah, les braves gens ! Ces messies à la petite semaine, qui, la main sur le cœur, ne veulent que notre bien, ne cherchent à nous bousculer que pour nous faire avancer… les mêmes qui, après avoir enchainé les maladresses, empilé ignorance crasse sur incompétence, tendent leur sébile à l’Etat, pour que celui-ci socialise et mutualise les pertes de ceux-ci, au motif que les emplois, hein, faut bien les sauvegarder !

    Le « cancer de l’assistanat » que ce minable de Wauquiez nous postillonnait en pleine poire, il ne produit ses métastases que chez ces salauds de pauvres. Pour les autres (entendez les managers incapables qui pullulent dans les grandes entreprises), il s’agit d’accompagner ces aventuriers flamboyants dans la tourmente, de se serrer les coudes, afin de préserver ce qui peut encore l’être. La conjoncture, le climat, la morosité… tout y passe, tout est prétexte à expliquer les ratages et plantages. Tout, sauf leur incompétence. C’est la prime à celui qui sera le plus mauvais.

    Trop contents d’avoir tiré sur les niches fiscales, dites vous ??? Mais qui donc tire sur ces ficelles-là, si non tous les goinfres qui se barrent, valoches bourrées de biffetons, de l’autre côté du lac Léman ?

    Tiens, l’Express nous sert un beau dossier sur cette faune, vous devriez le lire…

    Quand à s’ouvrir un peu plus à la concurrence et à la mondialisation…

    http://www.franceculture.fr/emission-culturesmonde-vingt-mille-lieux-sous-la-terre-voyage-dans-l%E2%80%99enfer-minier-44-a-qui-profite-l

    petit précis de mondialisation heureuse…

    Commentaire par Zarga — 06/10/2013 @ 15:26

  90. @zarga

    Pas mieux

    @scaramouche

    près de 50% de notre salaire part en cotisations sociales (part salariale et patronale). Pensez-vous que c’est l’état-nounou ou des niches fiscales que le retour de nos cotisations, comme pour une asssurance ?

    Accuseriez-vous l’automobiliste d’être profiteur lorsqu’il déclare un sinistre alors qu’il cotise justement pour ce cas là ?

    Ce qui n’est plus possible c’est d’équilibrer les recettes et les dépenses parce que la société a évolué et ON (qui est un con) a décidé que le profit des entreprises ne pouvait plus servir à cet équilibre. Maintenant, je veux bien rabattre d’un ton, mais il faudrait m’expliquer d’abord ou sont parties les cotisations versées pendant les 30 glorieuses : plein emploi, et peu de malades et de retraites. Ou est le matelas financier ? Ou est le magot pour les jours sombres et les vaches maigres ?

    Alors on peut bien entendu ne pas répondre à la question en sortant un poncif de plus genre  » c’est que des clichés na! « , mais la question reste entière et de toute façon, avant de construire autre chose, vous ne ferrez pas l’économie d’une réponse. Avant de copier « le modèle qu’il est trop beau » vous n’échapperez pas à répondre aux questionnements, et « c’est que des clichés » est une non réponse.

    Par exemple, pour le cas du dollar, c’est la théorie économique et monétaire des N+1 monnaies. Peut être un cliché pour vous, mais ce « cliché » a façonné l’économie mondiale post bretton woods. Attribuer la « victoire » us à leur plus grande liberté, c’est juste lol, un cliché du niveau collège.

    Ce qui est un cliché c’est que nous avons un état-nounou. Nous avons un état ou des _assurances_ sont abondées par l’économie afin de _reverser_ en cas de besoin à ceux qui ont besoin. Et la réalité c’est que l’ON (toujours le même con) a décidé que les « riches » ne cotiseraient plus. C’est un choix, un choix de pute, mais un simple choix.

    Commentaire par herve_02 — 06/10/2013 @ 16:29

  91. @zarga

    Assez virulent comme tableau, d’un côté les vilains riches tous patrons voyous , de l’autre les pauvres esclaves et au milieu le bobo style Claire Brétecher, (enfin pour ceux qui connaisse.)

    Ne dites pas « nous « je n’appartiens à aucun de vos clichés. (Tableau , portrait , ou étiquette si vous préférez car c’est le sens du mot « cliché » … Si toutefois on est bien d’accord sur le terme ?)

    De vos propos surtout je sens pointer comme une espèce de haine …mais c’est aussi un cliché!

    Commentaire par Scaramouche — 06/10/2013 @ 17:46

  92. Bonjour,

    Allez voir l’excellent dernier film de Woody Allen « Jasmine blue ». C’ est une allégorie cruelle mais très juste de ce qui attend ce pays.

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 06/10/2013 @ 17:48

  93. @. H

    En effet c’est tout à fait ça quand on a pour tout viatique le matérialisme . Quand on se contente de ce qu’on a et qu’on ne cherche pas le  » Toujours plus » on tombe de moins haut. Les enfants gâtés souffrent d’avantage d’être privés de leurs jouets.

    Entre le nécessaire et le superflu il y a une marge et peut-être que les gens seront obligés de faire la différence et comme dit la célèbre pub de revenir aux saucisses Herta.

    Commentaire par Scaramouche — 06/10/2013 @ 18:24

  94. @Scaramouche

    C’est triste la vision que vous avez, je pensais qu’avec votre « expérience » vous douteriez un peu des poncifs qui sont servis tous les jours dans les médias et que reprennent nos « libéraux » en culottes longues.

    Arrêtez tous de vous regarder le nombril et allez voir dans la vraie vie, pas celle de tf1 ou m6, pas celle de rance info, allez voir les vrais gens qui ne « regardent que le superflus » et devront revenir aux saucisses herta. Pendant que l’on distribue 20 milliards en crédit machin qui seront remontés directement dans les marges des donneurs d’ordre, des vieux arrivent tout juste à survire avec une retraite miséreuse, des familles n’arrivent plus à se soigner, des travailleurs dorment dans leur voiture…

    Des clichés, certes, mais la photo c’est cool, seulement si vous n’êtes pas dedans. Allez dire à ces gens qu’il va falloir revenir aux saucisses Herta, eux qui n’arrivent même plus à manger chez les hard discounter. Je pense que ce ne sera même pas de la haine dans leur yeux, juste de la pitié.

    Commentaire par herve_02 — 06/10/2013 @ 18:43

  95. Juste pour le « fun », pour que les gens comprennent bien cette société française qui va sombrer à cause de ses « scléroses » et son refus d’avancer, les premières lignes de la préface du rapport de Aline Archimbaud sur l’accès au soins…

     »
    L’accès à la santé, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, paraissait un droit gravé dans le marbre du
    pacte républicain. La réalité d’aujourd’hui est qu’il s’étiole : des centaines de milliers de nos concitoyens
    se voient refuser l’accès aux soins ou remettent à plus tard le moment de se soigner. De plus en plus
    nombreux sont ceux qui finissent par y renoncer.
    Il y a le mur de l’argent…
    Il y a les portes que claquent au nez des pauvres une minorité de professionnels oublieux du serment
    qu’ils ont fait de soigner sans distinction d’origine ni de fortune.
    Il y a l’impossibilité, même après de nombreuses tentatives, d’avoir un interlocuteur, de faire aboutir un
    dossier : le maquis des procédures sème l’incompréhension, la souffrance, la rupture.
    Quand à tout cela s’ajoutent depuis plusieurs années la stigmatisation des « chômeurs fraudeurs » et la
    mobilisation unilatérale des énergies des administrations contre « la triche sociale » plutôt que pour
    l’application des mesures de solidarité, l’amertume devient colère.
    D’autant qu’aux populations très précaires qui étaient déjà exclues de l’accès aux soins, la crise a rajouté
    des salariés pauvres, en intérim, en contrats courts, en temps partiels subis, et des retraités modestes.
    Particulièrement frappés par les effets de seuils, ils ont basculé dans la difficulté et se sentent désormais
    douloureusement oubliés de la solidarité nationale.
     »

    ouais… va falloir revenir aux saucisses herta… le truc c’est _qui_ doit revenir aux saucisses, ca c’est la bonne question, probablement un nouveau cliché.

    Commentaire par herve_02 — 06/10/2013 @ 18:59

  96. Bonsoir H.

    Si Cate Blanchett est exceptionnelle dans un jeu de « lâcher prise » ce film est loin du cynisme de « Match Point » qui pour moi reste un de ses meilleurs films depuis ces dernières années.

    Je préfère Ken Loach dans la critique sociale qui me paraît plus réaliste comme par exemple « It’s a free world ! » voire la sensualité et le romantisme de « Just a Kiss ».

    Ce qui me gêne dans « Blue Jasmine » c’est la crédibilité du déclassement dans la grande bourgeoisie dont le risque me paraît moins évident (même s’il existe bien sûr !) car il est souvent moins rapide que dans la classe moyenne mais bon… le film est plaisant.

    Quant au versant comique comme toujours chez Woody là, à mon avis, le film échoue devenant carrément exagéré lorsqu’il insiste sur l’opposition entre les manières hautaines de Jasmine et la vulgarité des prolos qui la recueillent comme sa soeur.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 06/10/2013 @ 19:25

  97. @ Hervé02

    Inutile de prendre ce ton supérieur et paternaliste avec moi simplement parce que je ne partage pas votre point de vue . Arrêtez de me prêcher ce que vous ne vivez pas puisque vous n’êtes pas vieux ça frise le ridicule et si je vous parle de clichés c’est parce que vous posez des étiquettes sans savoir qui est votre interlocuteur et comment il vit et avec quoi.
    Il y a pire que d’être handicapé c’est le regard des autres. Pire que d’être pauvre c’est subir la charité des bien pensants..
    Pour moi tout travail honnête est bon pour en sortir y compris le dimanche les jours de fête et les vacances et tant mieux si d’autres préfèrent tendre la main et me regarder avec pitié., cette pitié là j’en suis fière.

    Commentaire par Scaramouche — 06/10/2013 @ 19:27

  98. @
    rien de supérieur ni de paternaliste, ce que je ne vis pas ? vous n’en savez rien non plus, des gens que je côtoie vous n’en savez rien non plus..

    Oui tout travail honnête est bon pour s’en sortir, même prostitué(e) peut être un travail honnête, mais ce qui est désolant (cliché, encore un) c’est que l’on soit obligé de travailler « au delà du cadre ‘légal’  » car les salaires sont miséreux.

    Que l’on décide que le dimanche est travaillable par tous, banco, que toutes les administrations ouvrent que les hôpitaux ouvrent, qu’il n’y ait pas de supplément pour les consultations de médecin, pour les pharmacie. Moi ça me va.

    mais pitié qu’on ne réserve pas cette « possibilité » honnête aux soutiers payés smics.

    il y a une différence en assistanat et solidarité.. et juste pour être clair, ceux qui tendent la main, souvent, il suffit de leur donner un travail, certes c’est plus compliqué que de les stigmatiser et ca permet surtout d’inverser la charges de la responsabilité : c’est de leur faute.

    Commentaire par herve_02 — 06/10/2013 @ 19:46

  99. S’ils veulent travailler Hervé s’ils en ont les capacités physiques et intellectuelles mais pour ce qui concerne les SDF entre-autres vous savez comme moi que la plupart relève de traitement psychiatrique.
    D’un côté plein d’artisans qui réclament des apprentis, de l’autre des gens qui ne veulent ou ne peuvent pas travailler incapables de se lever le matin , drogués ou alcooliques c’est là où est la vraie misère impossible à intégrer dans la société.
    Non il ne suffit pas de donner un travail c’est plus compliqué que ça , il faut redonner le goût de vivre et l’espoir aux gens et ça en France de nos jours c’est une autre histoire.

    Personne ne vous a jamais dit que le travail dimanche et fêtes doit être payé au smig , il s’agit d’extra et comme en hôtellerie les extras sont bien payés . C’est ce qu’il faut exiger dans la loi.(s’il y en a une ) avec le fait que ce travail doit être volontairement choisi.

    C’est tout.

    Commentaire par Scaramouche — 06/10/2013 @ 20:41

  100. >D’un côté plein d’artisans qui réclament des apprentis, de l’autre des gens qui ne veulent ou ne peuvent
    >pas travailler incapables de se lever le matin , drogués ou alcooliques c’est là où est la vraie misère
    >impossible à intégrer dans la société.

    C’est qui qui parlait d’enfiler des clichés ? faut arrêter la fumette !

    De nombreux centres de formations sont obligés d’arrêter des formations par apprentissage car on ne trouve plus de maître de stage, ca devient très complexe de trouver des stages _gratuits_ pour les scolaires de tous les niveaux.

    Oui il y a une portions de désocialisés, mais c’est peanuts à coté de la vraie misère créée par le non emploi, la désindustrialisation, la mondialisation.

    hé faut revenir dans la vraie vie et arrêter d’écouter la propagande, c’est du copé ou wauquiez dans le texte …

    Commentaire par herve_02 — 06/10/2013 @ 20:51

  101. @ Scaramouche :

    Point de haine, loin s’en faut… Nul vent mauvais, soyez sans crainte.

    Juste de l’agacement.

    Se mettre en retrait, c’est bien, je pratique moi aussi. Mais les moralisateurs revenus de tout me fatiguent un peu.

    Le « nous » auquel vous faites référence renvoyait à une catégorie socio-professionnelle, loin de moi toute intention de vous embrigader. Ni de vous catégoriser ou de vous étiqueter d’ailleurs, vous y arrivez très bien toute seule, ce me semble.

    Tous voyous, les patrons ? Allons, pareille paresse ne vous ressemble ni ne vous sied ! Il s’agissait juste de rappeler que le panier est bien plus garni dès qu’on se donne la peine d’y regarder de plus près. Si votre « nous » de « tous coupables » m’a agacé, c’est parce qu’il me rappelait les sorties de nos Wauquiez et consorts, nos opposants de carton-pâte, à bout de souffle… pavillon de phtisiques en bordée !

    Pour ce qui est de s’ouvrir à la mondialisation encore un peu plus… je persiste (et aggrave donc mon cas ;-)) : si vous prenez la peine d’écouter le podcast mis en lien, vous découvrirez les joies de la mondialisation heureuse : la mélodie du bonheur, où spoliation et évasion fiscale se donnent la main, pour le plus grand bonheur de tous.

    Je vous laisse à votre lecture binaire.

    Commentaire par Zarga — 06/10/2013 @ 22:59

  102. @ Le Chevalier Bayard :

    Pour Ken Loach, j’en reste à « Kes »…

    Commentaire par Zarga — 06/10/2013 @ 23:09

  103. @ Scaramouche :

    « Il y a pire que d’être handicapé c’est le regard des autres. »

    La meilleure attitude que j’ai trouvé, c’est celle du miroir. Renvoyer à l’autre son regard, pour qu’il s’y voie. En général, se voir à travers ses propres yeux (pour ces gens-là), c’est radical. Ils tournent la tête, ou regardent le bout de leurs souliers…

    Mais j’ai vite arrêté, ce genre de méchanceté assèche le cœur. Car c’est être méchant que de tendre pareil miroir sans accompagner son geste d’un peu de chaleur.

    Commentaire par Zarga — 06/10/2013 @ 23:18

  104. Ce que je ne m’explique pas, dans ce tintouin du travail dominical, c’est comment la grosse ficèle des enseignes de bricolage passe inaperçue ?

    En se posant deux secondes, on a bien saisis que le but, à terme, c’est d’installer de nouvelles habitudes de consommation. On se fout bien de ce que veulent consommateurs et salariés : la priorité, c’est que tout ce petit monde finisse par se comporter comme on le lui suggère.

    Pour le consommateur, ça me semble tout de même un peu compliqué : quand on sait (quand on le vit !) à quelle vitesse augmente le pouvoir d’achat du péquin de base, je ne vois pas comment, une fois passé la curiosité de la nouveauté, on pourra dépenser plus (un jour ouvré de plus) à revenu égal. Il y à la un mystère que je suis curieux de percer. L’ouverture du dimanche permettra de différer certains achats de matériaux, mais pas de gonfler le chiffre des enseignes concernées. A moins qu’on arrive à affecter le même euro sur deux postes du budget du ménage… mais ça, on en est loin.

    Pour le salarié, ça me semble plus facile : il suffit d’embrigader notre amie la com’, jamais à la traîne, pour maquiller en « volontaires » ceux qui n’ont d’autre choix que de la fermer ou de partir. Je ne dis pas que TOUS les « bricoleurs du dimanche » sont des victimes : quand on voit comment le salarié lambda est grassement rémunéré, on comprend que pour certains l’aubaine soit à saisir. Il n’empêche : quand on sait (quand on vit !) les conditions de management des grandes entreprises et autres enseignes, on a compris depuis longtemps que la flexibilité qu’ils ont tous à la bouche, dont ils se gargarisent jusqu’à la nausée, consiste à faire se baisser le salarié, afin qu’il puisse toucher ses orteils avec ses doigts… pour que la carotte qu’on lui introduit dans le fondement le soit à moindre effort pour le management. Si en plus on peut économiser sur le lubrifiant, c’est encore ça de pris. 😉

    Commentaire par Zarga — 06/10/2013 @ 23:34

  105. @Zarga

    Je crois que c’est un « conflit de génération ».

    Lorsque j’entends parler mon père (qui doit être plus jeune que Scaramouche), je l’entends dérouler un monde de l’entreprise merveilleux ou les gens n’avaient qu’à travailler sans trop se soucier de leur carrière, car tout le monde montait tranquillement, les recrutements étaient verticaux, il y avait plus de travail que de personnes et l’ambiance était à la coopération pour la joie du travail bien fait. L’inflation rendait l’achat de sa maison indolore en moins de 5 ans et permettait une « capitalisation » immobilière plutôt facilement, ce qui permettait de se construite un « matelas » financier qui permettait d’envisager l’avenir plutôt sereinement. Il suffisait d’envoyer son cv et on trouvait généralement en moins de 30 essais un nouvel « home ».

    Ce n’est pas le monde de l’entreprise que j’ai connu moi. Le miens était un peu le chacun pour soi. Non que l’on piétinait le voisin, mais on gardait ses techniques pour se distinguer dans les réunions de reporting, lorsque les échelons supérieurs sortaient les ratios pour « émuler » (semer la mauvaise ambiance) et stigmatiser déjà ceux qui étaient en dessous de la moyenne générale, peut importe les situations différentes. Nous commencions déjà a être payés en « motivation » (malgré que la banque centrale ne voulait pas faire le change avec les francs) mais cela permettait de vivre plutôt dignement : 1 ou 2 fois un restaurant dans le mois (un truc normal, pas grande classe) et parfois un cinéma. On pouvait acheter quelques livres et se payer quelques loisirs. Mais ca craignait déjà un peu, ca pointait à l’horizon. On commençait à manager à l’américaine en distillant la mauvaise graine de l’individualisme. Il fallait déjà plus d’une centaine de CV pour bouger.

    Maintenant il ne peut même pas imaginer le monde du travail ou certains vont jusqu’à voler les dossiers d’autres personnes avant les présentations, à tirer contre son camp pour plomber les résultats du service d’à coté (car ce n’est plus une entreprise, mais un conglomérat de centre de profit.) On n’hésite pas à piétiner le voisin pour avancer et prendre sa place ou celui de son chef. On n’hésite pas à pousser les gens à la porte en les détruisant moralement, à tel point que les gens se suicident sur leur lieu de travail (bien entendu, c’est jamais à cause des conditions de travail). Et ce qui se passe, c’est qu’il n’y a plus de compétence dans les entreprises, parce que seul on n’est pas grand chose et l’émulation (la mayonnaise)
    ne prend que lorsque plein de personnes différentes travaillent ensemble sur le même projet et apporte chacun un petit bout d’idée, de savoir faire, de compétence. Tous les recrutements sont horizontaux et une personne à un poste ne sait plus comment marche l’entreprise ou elle travaille, elle applique les recette générale qui font un truc qui fonctionne plus ou moins mais qui est insipide parfois contre productif et qui dégoutte ceux qui travaillent. On préfère, et de loin, comme employé un mec qui ferme sa gueule qu’un mec qui l’ouvre pour dénoncer ce qui ne va pas. On cherche à intégrer des gens remplaçables faisant mal un travail avec un logiciel, inadapté mais simple, pour ne pas avoir à le former et pouvoir le remplacer le lendemain. Quelle entreprise a ses logiciels maisons et ne travaillent pas avec word, excel power point pour tout faire, même la compta ? ah et je n’oublie pas sap, la plus grosse usine à gaz mondiale. J’ai fait une « intervention » un jour dans une pme (pas très grosses, un petit million d’euros de CA en vente de matériel pour pro) : je me suis aperçu que tout n’était pas facturé parce que le logiciel oubliait des trucs, on ne sait pas pourquoi, les ingénieur de chez sap vendait une brique de plus pour vérifier que tout était bien facturé. lol ?

    Alors vous savez les petits leçons type de mpn temps on faisait pas ça, on en voulait, on travaillait même le dimanche… ça me passe loin au dessus de la tête depuis longtemps. Aujourd’hui et hier j’ai préparé mes interventions de lundi et mardi.

    Si je vous disais que ou je bosse on est passé à l’eau du robinet pour économiser, allez, 3 verres d’eau max par personne et par repas. Expliquez aux personnes qui mangent là, donc en groupe, et qui parlent inévitablement de travail, (sur des heures non rémunérées), de problèmatiques qu’ils doivent affronter et qui se donnent des idées ou des expérience, allez leur demander d’aller remplir la carafe en plastique jaune dans les toilettes, car le robinet d’eau est là. Allez leur dire qu’ils devraient fermer leur gueule qu’il y a pire qu’eux.

    Oui c’est vrai, il y a pire qu’eux, mais ce qui se passe c’est qu’il y a de moins en moins de personnes qui mangent là. et les 1-2 heures de mélange et de partage d’expérience disparaissent.. pour 1 pack d’eau premier prix et une baisse des rations.

    Oui la société france se casse la gueule… ce n’est sûrement pas à cause du travailleur faignant… qu’elle crève.

    Commentaire par herve_02 — 07/10/2013 @ 00:24

  106. @hervé 02

    Allons maintenant je ne suis plus la bobo qui ne connaît que son nombril , le discours a pris de la hauteur et nous en sommes au conflit des générations.
    Celle-là aussi je connais . Je connais avec à la clé les trente glorieuses qui ont été notre paradis (soit dit en passant elles sont passées loin sans que beaucoup s’en aperçoivent ) mais ça ne fait rien parce que quand on n’est pas d’accord en France l’autre est un con ou un Bobo aveugle et ça c’est bigrement une généralité à vérifier ici et ailleurs.

    Ce qui rend surtout invivable la vie en France c’est l’ambiance et le caractère des habitants, les guerres qu’ils se font au bureau ou entre collègues les petites jalousies ordinaires les brimades dont vous parlez et l’absence totale de bienveillance et de tolérance. Le tout ajouté aux frustrations multiples et mon analyse est complète. Rien que de très banal comme constatation c’est celle que fait tout le monde et votre journal favori et j’enfonce des portes ouvertes, d’où la morosité ambiante car la crise touche aussi gravement ailleurs mais ailleurs les gens sont … »différents. »
    Sans aller jusqu’en Inde où sur les tas d’ordures les gens sourient ( cf « La citée de la Joie » ) ils ont la foi., mais rappelez -vous aux USA ce vilain pays capitaliste …avant de vous engager dans une firme on s’intéresse au fait que vous vous entendiez pour faire équipe avec votre service , ils partent du principe que si les gens se tirent dans les pattes le patron est perdant et tout comme on visite ses voisins avant d’emménager il n’est pas apprécié de jouer en « solo » .. Que vous le vouliez ou non les rapports humains sont plus aimables et ça aide dans le quotidien.

    Chacun ses clichés on n’a pas les mêmes.mais c’est vrai que malgré les guerres (40 l’Indochine et l’Algérie ) et les litanies perpétuelles de  » France à redresser  » malgré l’absence d’allocs et de crèches et les couches à laver le dimanche, les moeurs étaient différentes il y a cinquante ans et l’atmosphère plus légère.
    Bon courage.

    Commentaire par Scaramouche — 07/10/2013 @ 08:26

  107. HS mais Daniel ets très bon en ce moment et le sujet est d’intérêt public http://www.arretsurimages.net/chroniques/2013-10-07/Comment-dit-on-forcat-de-la-presse-en-espagnol-id6182

    Commentaire par laplumedaliocha — 07/10/2013 @ 11:08

  108. Excellent article !

    « Travail du dimanche » : lobby.

    Commentaire par pepscafe — 07/10/2013 @ 11:37

  109. La question du travail du dimanche montre à quel point les sondages peuvent être manipulatoires. Toute la presse a tartiné sur les 3 sondages qui montrent que les Français sont favorables au travail le dimanche. Gageons qu’on parlera moins de celui-ci, qui montre que lorsque les sondés sont concernés directement pour travailler le dimanche, il y a beaucoup moins de monde : 56% des Français refusent de travailler le dimanche, « révèle un nouveau sondage BVA pour i-Télé diffusé samedi. Les personnes interrogées accepteraient (63%) cependant si on propose en contrepartie un doublement de salaire ou un repos compensateur ».
    http://www.bfmtv.com/politique/francais-contre-travail-dominical-sans-contreparties-617358.html

    Commentaire par Gilbert Duroux — 07/10/2013 @ 13:55

  110. @ aliocha
    Votre lien vers la chronique de Daniel Schneidermann ne marche plus. Par contre, on retrouve ses chroniques gratuitement dans les « Vite dit » :
    http://www.arretsurimages.net/breves/2013-10-07/L-affaire-Gravoin-comment-dit-on-forcat-en-espagnol-id16181

    Commentaire par Gilbert Duroux — 07/10/2013 @ 13:57

  111. @107

    Ah je pense avoir deviné : vous teniez un café, non ?

    Commentaire par gf — 07/10/2013 @ 21:12

  112. @scaramouche

    Lisez bien ce que j’écris et ne fantasmez pas sur ce que pense de vous, l’atmosphère n’en sera que grandie.

    Vous avez exactement l’attitude que vous dénoncez. le discours ne prends pas de hauteur, il raconte ce que j’ai connu et vécu. Et je ne me suis pas plus étendu que cela. Ca ne sert à rien : les gens entendent que ce qu’ils veulent.

    Restez sur votre idée que le français est un con râleur. Maintenant, admettons même que ce soit vrai, ça va être dur de tous les tuer et d’en créer 60 millions, bon disons 40, comme ça on règle le problème des retraites et du chômage. Il faut faire avec. C’est ce que je disais plus haut : entre le peuple ou le gouvernement, la seule chose que l’on peut dissoudre c’est le gouvernement.

    Enfin, comme un chef d’équipe à l’équipe qu’il mérite un gouvernement a le peuple qu’il mérite. Pensez vous qu’il y a eu des mutations génétiques pour que le gentil français travailleur soit devenu le con faignant drogué alcoolique qui n’arrive pas à se lever ? tchernobyl peut être ? l’alimentation ? Pensez-vous qu’il a décidé de devenir con tout seul ?qu’il est devenu faignant en se levant un matin ? paff (pastèque?)…

    Moi j’ai des doutes sur cette théorie de la « transformation radicale », je penche plutôt sur la « moulification » -vers un peuple au qi de moule pour lui faire accepter un peu tout- qui a raté.

    Je pensais que j’étais juste le seul aigris… comme quoi….

    Commentaire par herve_02 — 07/10/2013 @ 21:47

  113. @gilbert..

    et un article de @si… clic-cli-clic

    Commentaire par herve_02 — 07/10/2013 @ 21:55

  114. @ Hervé02

    Pas grave . Les jeunes et ceux qui ne sont pas contents s’en vont du pays et il ne restera plus que les vieux et ceux qui râlent assis sur leurs acquis. . En éliminant dans peu de temps les vieux par l’euthanasie cela fera de la place et moins de frais et vous ne serez plus aigris parce que vous choisirez votre gouvernement sans opposition .
    Je ne pense pas que le gouvernement mérite son peuple mais le contraire parce que nous sommes responsables de nos erreurs , rien à voir avec les autres peuples les émigrés ou ou le gouvernement nounou , c’est notre mentalité d’enfants gâtés que nous payons.

    Je fais ce constat en simple observateur car le travail que vous ne voulez pas est la chance des émigrés , donc il se fera par la force des choses .

    A mon âge je n’ai pas de « futur » mes enfants ne vivent pas en France et ne sont pas français.
    Ainsi depuis le début de la discussion mon opinion est totalement objective à l’inverse de vous .
    Je vous dis ceci pour vous expliquer à quel point il est inutile de me faire la réponse du berger à la bergère nous sommes complètement différents.

    Commentaire par Scaramouche — 08/10/2013 @ 10:45

  115. Bof. Il n’est pas question d’imposer de travailler le dimanche mais d’en donner la possibilité. Il n’est pas question de supprimer des jours de repos mais de ne pas forcément les avoir tous en même temps et à ce sujet, l’important me semble surtout d’en avoir deux consécutifs. Il n’est pas question de devenir un pays de surconsommateurs, mais juste de consommateur et force est de constater que je consomme peu en semaine et que je pourrai le faire le dimanche, sans abuser. Il n’est pas question du coup de devenir ultralibéral, juste de laisser la possibilité à tous d’exercer un travail, qui en plus, rend service à la population qui ne travaille pas ce jour là. L’ouverture dominicale ne doit concerner que les commerces et doit se faire sur la base du volontariat et il est normal alors que les personnes soient payées plus sans avoir à se plaindre du salaire hors ces jours spéciaux. Allons bon, on a a déjà demander aux entreprises des payer 39 ce qui coutait 35 (soit une hausse de fait de 11%), il faudrait en plus les payer plus pour qu’ils n’aient pas intérêt à travailler en dehors des horaires usuels alors que la population qui achète est plus disponible ces jours là. On marche sur la tête. Arrêtez les grands discours humanistes, anti libéraux…s’il le faut, faites fermer ces commerces un jour dans la semaine, mais ne focaliser pas sur le dimanche. L’intérêt de tous est de trouver porte ouverte quand vous êtes disponibles et moi, de 8h à 19h, en semaine, je suis au bureau.
    A ce titre, on peut élargir le débat sur les horaires des services publics. J’avais compris Services au public mais je m’étais trompé. Ouvrir après que tout le monde soit parti travailler, fermer entre 12h et 14h, puis fermer à 16h, quand tout le monde est encore au travail est d’une logique implcable et répond à notre besoin essentiel d’antilibéralisme peut être ? Ouvrons les services publics de 6h à 10h, entre 12h et 14h et de 17h à 21h, et le samedi et le dimanche. Flexibilité ! oh l’horrible mot, bah oui mais on parle de services aux publics, non ? de la même manière, les enseignes commerciales sont là pour vendre leurs produits, c’est peut être mieux de le faire quand les gens qui achètent peuvent être là.

    Commentaire par ashel — 08/10/2013 @ 11:19

  116. MERCI Ashel
    C’est exactement ce que je pense et nous ne sommes pas seuls c’est le bon-sens malheureusement depuis pas mal de temps je crois qu’on aime tourner en rond.

    Commentaire par Scaramouche — 08/10/2013 @ 13:40

  117. @ashel..

    oui, par contre faisons d’un délit pénal la contrainte sur un salarié, avec prison à la clé. l’équilibre veut que lorsqu’on pose un truc sur le plateau de la balance, on pose un truc sur l’autre plateau.

    je ne suis pas fort en math, mais 8h-19H sur 5 jours, chez moi ça fait 55 heures, ce me semble être loin des 35 heures payés 39, qui est d’ailleurs un mensonge. Lorsque nous sommes passés de 39 à 35 mon salaire a baissé.

    Commentaire par herve_02 — 08/10/2013 @ 14:12

  118. […] Travail du dimanche : lobby […]

    Ping par « (In)culture au poing ! » Le dico de PEP’S CAFE ! | PEP'S CAFE ! — 08/10/2013 @ 16:50

  119. Tombée par hasard sur un point de vue polémique à souhait
    http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/social/temps-travail/221181068/travail-dimanche-et-si-france-souvenait-quelle-est-l#!
    J’avais oublié Eric (pas Jonathan) Liddell l’un des trois héros des Chariots de feu …

    Commentaire par Maelle — 08/10/2013 @ 18:28

  120. @maelle

    le truc le plus drôle « et seraient librement négociés entre le salarié et son employeur.  »

    D’ailleurs j’ai aussi une idée qui satisferaient tout le monde (et même ashel). Si les horaires des entreprises étaient de 6 heures à 14 heures… les gens auraient le temps de faire les courses de 14h à 19h…

    Tout le monde serait content.

    Le débat de fond c’est la liberté de faire ce que l’on a envie vs une loi qui encadre de plus en plus d’aspect. Je pense que pour montrer à la population ce qu’est la vraie liberté, on pourrait faire comme aux us :
    – impossibilité pour les forces de l’ordre de pénétrer chez les gens sans un « mandat » motivé d’un juge
    – charge de la preuve à l’état pour les redressements fiscaux (pas besoin de ‘prouver’ que l’on est innocent.
    – possibilité de porter une arme pour se défendre.
    – propriété de son sous-sol (pédologique)
    – suppression des tribunaux d’exceptions : justice identique pour tout le monde (commerce, prud’homme, admnistratif….)
    ….

    Parce que moi je suis pour la liberté, mais ce n’est pas moi qui renonce à la mienne en premier, en attendant que ca bouge. Donnez moi un monde de liberté et je veux bien renoncer à certaines.

    Commentaire par herve_02 — 08/10/2013 @ 18:52

  121. Au fait, Hervé, dans votre réponse à Ashel, le truc sur les 35 h c’était lol, n’est-ce pas ? Parce que ces horaires de 50 heures par semaine (un peu décalé de 9h à 20h en région parisienne, avec la pause déjeuner d’une petite heure, sans compter les dossiers à la maison, ni bien sûr les temps de transport) je ne connais que ça ou presque.

    Commentaire par Maelle — 08/10/2013 @ 18:58

  122. @maelle

    Ce n’est pas moi qui parle de 35 heures mais ashel qui râle sur les 35 payés 39.

    Ensuite les horaires de 50 heures, je connais aussi, sauf que moi je ne suis pas « payé » pour.

    Pensez vous que lorsque dupont ou durand travaillera 7 jours sur 7 il faudra ouvrir la nuit pour qu’ils puissent allez faire leurs courses et « autoriser » le travail de nuit pour les « salariés volontaires payés au smic » ?

    Voulez-vous dire que l’on demande à la caissière de travailler le dimanche payé 1200 euros par mois pour que ducon payé 3-5000 euros puisse travailler au delà de la durée légale en quittant à l’heure ou les magasins sont fermés. Parce que ducon qui semble pouvoir jouer avec ses horaires ne peut pas les répartir différemment sur la semaine ? ne pensez-vous pas que ducon pourrait travailler le dimanche à la place du vendredi et faire ses courses le vendredi ? En effet pourquoi ce serait la caissière qui travaillerais le dimanche et pas celui qui râle de ne pas avoir le temps de faire ses courses ?

    c’est une _vraie_question. – vous ne répondez pas sur « librement consenti par le salarié »

    D’ailleurs ne pensez-vous pas que l’on pourrait augmenter le prix des produits (genre un supplément de 10% sur le ticket de caisse de ces jours « spéciaux » et affecter ces 10% aux salaires des salariés présents sur le site ?

    Commentaire par herve_02 — 08/10/2013 @ 20:07

  123. @116

    « Allons bon, on a a déjà demander aux entreprises des payer 39 ce qui coutait 35 (soit une hausse de fait de 11%), »

    Cette phrase suffit pour réaliser combien vous ne savez pas de quoi vous parlez.

    Commentaire par gf — 08/10/2013 @ 20:45

  124. @ Ashel :

    « Arrêtez les grands discours humanistes, anti libéraux…s’il le faut, faites fermer ces commerces un jour dans la semaine, mais ne focaliser pas sur le dimanche. »

    Merci pour votre point de vue, mais ce qu’il me semble avoir compris des revendications patronales, c’est de pouvoir ouvrir le dimanche EN PLUS des autres jours de la semaine.

    De faire du sept jours sur sept, pas d’échanger le dimanche contre un autre jour de la semaine.

    Peut-être ai-je mal compris ?

    Commentaire par Zarga — 08/10/2013 @ 23:02

  125. @ Scaramouche :

    « A mon âge je n’ai pas de « futur » mes enfants ne vivent pas en France et ne sont pas français.
    Ainsi depuis le début de la discussion mon opinion est totalement objective à l’inverse de vous . »

    Voilà un détail intéressant, qui permet en effet de comprendre vos positions.

    Puis-je en déduire qu’il est plus facile d’inciter les autres ou d’attendre des autres des efforts d’adaptation, quand soi-même on n’a pas à perdre ce qu’on à perdre ceux à qui on demande lesdits efforts ?

    Si vous-même êtes en dehors du circuit du travail (sans préjuger de ce qu’a pu être votre propre parcours professionnel… j’ai une vague idée de ce que c’est de trimer comme un âne ! ;-)), et si vos enfants, n’étant pas français et ne résidant pas sur le sol Français, n’ont à consentir aucun des efforts qu’il vous semble naturel d’attendre des autres, alors je peux comprendre qu’il vous soit plus facile, qu’il vous semble plus évident de demander aux autres de se bouger le popotin.

    Commentaire par Zarga — 08/10/2013 @ 23:14

  126. @Zarga

    Puisque j’ai le droit de vote m’autorisez-vous à donner encore mon avis sur les problèmes de mon pays ?
    Et puisque j’ai travaillé de nuit et les dimanches et fêtes autrefois auriez-vous la bonté de supporter que j’émette une opinion?
    D’autant que je sais comment cela se passe dans les pays où on a encore un peu de libertés mais où on travaille d’avantage sans parler pour ne rien dire.

    Oui au lieu de râler pour tout en France , bougez-vous le popotin comme vous dites ou alors laissez-les autres libres . À Florange ils ne demanderaient pas mieux que travailler ..même le dimanche .. et je suis désolée mais ici je vois des gens qui ont le temps de discutailler des heures pour n’arriver à rien et qui veulent le beurre et l’argent du beurre avec des syndicats qui en vivent.

    Je n’avais pas de temps à perdre autrefois, pas les commodités des jeunes actuels pas d’instruments ménagers pas de confort et une famille comme tout le monde alors vos histoires d’enfants gâtés qui maintenant discutent d’acquis alors qu’il y a des gens qui n’ont pas de boulot et que le pays va mal je trouve ça honteux et comme vous n’avez pas encore voté la loi pour nous euthanasier je vous dis ce que je pense . Tant pis si un peu de vérité vous dérange.

    Commentaire par Scaramouche — 09/10/2013 @ 10:27

  127. @Scaramouche

    normalement je vous aime bien, mais là ca devient un peu caricatural, comme si quelqu’un avait « piraté votre compte » comme on dit.

    Ce dont vous ne vous rendez pas compte c’est que nombre de personne qui « râlent » ici ne sont pas et seront jamais concernés par le travail du dimanche. Leur « râle » n’est que altruiste, ils râlent par ce qu’ils voient comment la société c’est construite.

    Ce qui est en train de se passer c’est un nivellement par le bas. Cela se ressent dans toute la société et si on a l’impression que tout se casse la gueule c’est justement à cause de ce nivellement. Ce que l’on demande, c’est que _tous_ participent à la reconstruction. D’ailleurs l’euthanasie qui arrive participe de VOTRE volonté de se bouger le popotin, pas de la mienne. Vous voulez avancer vers plus de liberté, priez que le médecin qui s’occupera de vous, n’ai pas la liberté de vous injecter un peu de potassium pour vous « aider » à mourir dignement.

    Vous avez de la chance de ne pas être de « notre » époque car la trajectoire professionnelle que vous avez eu, vous ne pourriez pas le faire aujourd’hui. Des gens avec peu de diplômes, une capacité rédactionnelle et de réflexion pas exceptionnelle, une expérience apprise sur le tas et sans recul, peu de capacités d’analyses et de prospectives, de très bon gestionnaires mais très peu de visionnaires (et c’est pour cela que tout se casse la gueule, on gère mais on n’avance pas), égoïste car y avait du travail pour tout le monde et celui qui réussissait pas c’était de sa faute, je pourrais continuer la litanie jusqu’à plus soif, mais cela ne sert à rien car vous n’entendez plus depuis longtemps. Je ne ferais pas l’insulte de parle de plasticité des cerveaux, mais le coeur y est.

    Alors vous pouvez rester comme mon père ou les vieux en général « bande de faigniant de notre temps, blablabla, toujours en train de râler et jamais de bosser », mais quitte à enfiler les poncifs on continue à servir des retraites aujourd’hui à des niveau que l’on est pas capable de payer et en s’endettant pour des générations et sacrifiant le système de nos enfants. Alors le ton moralisateur, ça va 5 minutes.

    Commentaire par herve_02 — 09/10/2013 @ 11:08

  128. « je suis désolée mais ici je vois des gens qui ont le temps de discutailler des heures pour n’arriver à rien »
    Pas faux, Scaramouche 😉

    Commentaire par Maelle — 09/10/2013 @ 11:20

  129. @ Scaramouche :

    Mais loin de moi toute envie de vous empêcher de dire ce que vous pensez sur le sujet. Je me suis certainement mal exprimé pour que vous preniez pour une attaque personnelle ce qui n’était somme toute qu’une hypothèse.

    Il va sans dire (mais je suis d’accord avec vous, ça va toujours mieux en le disant) que vous pouvez donner votre avis sur les problèmes de notre pays. Ce que je voulais dire, c’est que (peut-être, hein ? Supposition…) le fait que vous ne soyez plus active, et que votre progéniture ne soit pas directement concernée par ce type d’enjeux, puisse vous inciter à opter pour un point de vue différent du mien. Je suis encore actif (et pour quelques paires d’années !) et suis soumis à diverses exigences de flexibilité de la part de ma hiérarchie. Deux situations différentes, et donc (à priori, hein ?) deux appréciations différentes, nourries peut-être par les particularités dont vous nous avez fait part.

    Je suis désolé si vous vous êtes sentie agressée, mais voyez-vous, je commence à être lassé du ton fataliste et moralisateur de tous les « Yaka-Faukon-yfau-Ondoi », tous ceux qui attendent des autres certains efforts auxquels ils ne sont ou ne seront pas soumis, quelles que soient les raisons.

    « Je n’avais pas de temps à perdre autrefois, pas les commodités des jeunes actuels pas d’instruments ménagers pas de confort et une famille comme tout le monde alors vos histoires d’enfants gâtés qui maintenant discutent d’acquis alors qu’il y a des gens qui n’ont pas de boulot et que le pays va mal je trouve ça honteux »

    Mais de quels acquis parlons-nous ? Le dimanche comme jour non-travaillé ? Est-ce là un luxe si exorbitant qu’il faille le sacrifier ? Sur quel autel ? Dans quelle perspective ? Avec quelles garanties de résultats ?

    Pour la petite histoire, moi non plus je n’avais pas de temps à perdre, voyez-vous… nous avons plus de points communs que vous ne semblez le croire. Le travail du dimanche ? J’ai donné, il y a quelques années de cela, dans une vie antérieure. Vous connaissez les travaux saisonniers ? Le Sud de la France ? Quand la récolte est là, il faut y aller. Elle n’attend pas, et se fout bien du dimanche.
    Le travail du dimanche ? Je connais, par tous les temps : le cagnard aussi bien que les averses. Tout comme je connais le travail de nuit, ou en trois huit, ou dans le bruit, ou exposé à des produits pas toujours très nets, et des quinze heures par jour.
    Se donner sans compter au boulot, je connais et j’ai connu. Se bouger le popotin ? Le mien remue bien, merci de vous en soucier.

    Se chauffer les mains directement sur le pot d’échappement du tracteur, quand il gèle dehors, ne plus distinguer la route du fossé, parce que le ciel a décidé de vous donner à voir un peu ce que c’est que la pluie, ou parce que la déneigeuse est occupée sur les départementales, et que le reste du réseau peut bien attendre.
    Et puis rouler mille kilomètres par semaine… mon popotin, mon dos, mes articulations vont bien et remuent encore pas mal, merci pour elles.

    Quand à mes histoires d’enfant gâté… je ne suis plus un enfant, et je n’ai pas le sentiment d’avoir été particulièrement gâté.
    Ah oui, les commodités, ah… Quelles étaient mes commodités ? De quel confort domestique ai-je bien pu bénéficier, vilain garnement ?

    Facile : jusqu’à l’âge de dix-sept ans, je me suis lavé dans la cuisine de la maison familiale, dans une bassine, avec l’eau que nous faisions chauffer sur la cuisinière à mazout… cuisinière qui ne chauffait que la cuisine et le salon (pas de chauffage central… chouettes les nuits, l’hiver !).

    Et puis je connais un peu moi aussi les pays où l’on travaille plus… sans rien dire ? Voire. Je me souviens d’Andy, fatigué de la « Rat Race » et de ses soixante dix heures hebdomadaires. De sa tête, de son regard. Du binge drinking au pub, parce qu’il faut bien avoir une vie sociale… de ces filles qui hésitaient entre vomir dans le caniveau et rouler un patin au premier inconnu qui passe… ou les deux, dans l’ordre que vous voudrez.
    Et Alastair, que sa boîte pressait de continuer à son poste, à soixante dix ans bien tapés.

    Je trouve qu’Aliocha a bien résumé le topo dans la conclusion de son billet : une querelle entre grandes enseignes, qui espèrent à court terme engraisser un peu plus, et à long terme, développer de nouvelles habitudes de consommation toutes à leur bénéfice.

    Dommage qu’elles reçoivent pour ce faire le soutien de personnes sincères comme vous l’êtes.

    Commentaire par Zarga — 09/10/2013 @ 23:13

  130. @ Maelle :

    Le rien fait partie du tout. Alors comment peut-on dire qu’on a tout tenté, si on ne s’est pas laissé tenter par le rien, hein ? 😉

    Commentaire par Zarga — 09/10/2013 @ 23:18

  131. @Zarga

    Ce qui est dommage c’est de ne pas pouvoir émettre une opinion sans avoir à se justifier . Ainsi je suis tombée dans le panneau de ceux qui prêchent le faux pour savoir le vrai je me suis crue obligée de dire que j’avais travaillé aussi à contre-courant à une époque où les acquis n’étaient pas les mêmes .
    Je vois que vous faites la même erreur de vous justifier et nous n’allons pas faire un concours de nos misères je sais ce que c’est que le froid et la faim, quatre ans d’occupation sont passées par là … Mais honnêtement Zarga qu’est -ce que ça vient faire dans le sujet ? Est-ce que ça intéresse vraiment la communauté ?

    En revanche vous expliquer pourquoi je suis pour un capitalisme teinté de keynésianisme serait plus intéressant et pourquoi je regarde avec intérêt la bataille que livre Obama avec un congrès fortement influencé par le Tea Party. Il lutte pour mettre du social dans une société qui ne veut rien lâcher . Ce bras de fer est intéressant à tous points de vue et pas seulement parce que notre économie s’en ressent.

    Ici je vois beaucoup d’étrangers prêts à tout pour avoir n’importe quel travail, je vois des patrons brimer et harceler des employés pour leur rendre la vie dure afin qu’ils démissionnent, je vois des ouvriers qui font des heures supplémentaires et attendent une augmentation et des patrons qui bossent 60 heures par semaine … Ceux là sont décalés dans leurs horaires et n’ont plus de vie familiale .. La liste est longue , mais il se trouve qu’avoir un travail devient un luxe pour beaucoup .. Alors au regard de démographie galopante la mondialisation et l’économie indispensable nerf de la guerre .. Travailler le dimanche me semble dérisoire.

    Commentaire par Scaramouche — 10/10/2013 @ 10:17

  132. @ Scaramouche :

    « Ce qui est dommage c’est de ne pas pouvoir émettre une opinion sans avoir à se justifier. »

    Ce qui est dommage, c’est que vous ayez fait cette interprétation… et moi aussi, du coup.

    Je ne demande à personne de se justifier, il me semble juste qu’étayer une opinion, un raisonnement fasse partie du bon sens. C’est en cela que j’émettais une hypothèse vous concernant, rien de plus.

    Pour ce qui est de votre synthèse, j’y souscris.
    Le seul hic, c’est qu’à mon humble avis, nous avons ici un télescopage, entre l’agenda particulier aux grandes enseignes (dont il est évident qu’elles roulent pour leur propre intérêt : ces gens-là sont dans les affaires, pas dans le mécénat ni le caritatif. Point de jugement de valeur ici, juste un constat), et les réflexions légitimes des uns et des autres.

    C’est là-dessus que (me semble-t-il) le monde de la grande distribution joue, et de façon pour le moins inquiétante, puisque ces beaux messieurs ont tout bonnement décidé de passer outre une décision de justice.

    Encore une fois, on escamote les faits, pour y substituer une histoire abracadabrantesque, dans laquelle les gentils entrepreneurs sont ligotés par un état qui ne comprend rien à l’économie…

    C’est du vent, de la poudre aux yeux… et c’est dangereux, car ça légitime un peu plus le fait de malmener une institution judiciaire qui n’a vraiment pas besoin de ça.

    Commentaire par Zarga — 10/10/2013 @ 17:35


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