La Plume d'Aliocha

05/09/2013

Politique, qui t’a rendu sot ?

Il y a d’abord le titre d’une glaçante sobriété Syrie : la faute de François Hollande. Puis vient l’article, signé d’Edwy Plenel et donc enflammé, forcément enflammé. Tout s’y prête, la gravité de la situation, les enjeux, l’importance du message. Car le patron de Mediapart en est convaincu, le pouvoir élu pour dire « nous » est saisi soudain de la pathologie du « je » présidentiel. On n’engage pas un peuple dans une guerre sans le consulter, s’insurge l’éditorialiste en brandissant Emmanuel Kant. Sans doute…j’avoue n’avoir pas encore d’opinion structurée sur ce sujet, la juriste que je suis a tendance à s’incliner devant la Constitution, la citoyenne est tentée de revendiquer un droit à la parole, tandis que la journaliste mesure l’étendue de son ignorance sur la réalité de la situation sur place et des enjeux géopolitiques…Plus on se pose de questions, moins on n’a de chances d’y répondre. Alors on lit ceux qui ont déjà approfondi le sujet. Plenel est convaincant, parce qu’il est brillant. Par exemple lorsqu’il écrit :

« Echapper à la contradiction, au débat et à l’argumentation. Les faire taire par un alliage de clichés et de sentiments, d’arguments d’autorité et de paroles d’exclusion. Tel est le fantasme d’une politique devenue apolitique, menée par l’urgence et par l’émotion. D’une politique inapte à penser et à assumer la complexité du monde, ses interdépendances et ses pluralités. D’une politique surtout dont l’activisme inconséquent masque dangereusement sa peur d’une nouveauté qu’elle ne sait maîtriser parce qu’elle ne réussit pas à l’appréhender. Et cela d’autant moins que cette nouveauté se dresse contre ses errements du passé – aveuglement colonial, prétention occidentale, domination économique, soutien aux dictatures, etc. Nous en avions analysé et documenté les risques sous la présidence de Nicolas Sarkozy : des compromissions corruptrices d’avant les révolutions arabes à l’aventurisme militaire en Libye d’après, qui nous aura finalement légué aujourd’hui une guerre au Mali, guerre de police sans solution politique.

Nous y voici, hélas, de nouveau avec ce président François Hollande, chef des armées à la première personne du singulier qui, seul, a cru pouvoir mettre la France en guerre contre l’Etat syrien ».

Question de format

On ne saurait dresser constat clinique plus exact. Mais le reprocher aux intéressés comme si ces errements étaient uniquement imputables à un travers de leur personnalité est un peu court. Qui exige en permanence cet « alliage de clichés et de sentiments, d’arguments d’autorité et de paroles d’exclusion » ? Autrement dit, qui réclame sa dose quotidienne de spectaculaire formaté, de raisonnements binaires et d’envolées lyriques ? Qui mène la politique au fouet de l’urgence et de l’émotion ? Qui décourage de penser la complexité du monde parce que celle-ci n’entre pas dans le format d’un reportage, à peine dans celui d’un débat télévisé, et pas du tout dans la citation à caser en urgence au chapitre « réactions  » d’un événement ? Qui façonne le politique pour qu’il plaise à l’image que s’en fait du public, aggravant ici un travers électoraliste voire populiste qu’il faudrait au contraire combattre sans relâche ? Pas Edwy PLenel, certes, ni aucun autre journaliste, mais le système auquel nous contribuons tous, internautes compris, oui. Alors on me dira que personne n’obligeait Nicolas Sarkozy à céder à cette tyrannie médiatique permanente. Pas plus que le président normal qui lui a succédé n’aurait dû en principe développer une maladie similaire, lui dont l’atout majeur consistait précisément à être le contraire de l’autre. Mais alors, le mal serait-il plus profond que ne le laissaient penser les antisarkozistes ? Si nos politiques manquent à ce point de vision, de souffle et de profondeur, n’est-ce pas un signe des temps ? Ne reflètent-ils pas la société qui les a fait roi, et au sein de celle-ci l’incroyable pouvoir conquis par les médias qui est en train de les rendre, au choix, idiots ou fous ?

La fabrique de l’image

Daniel Schneidermann ce matin exprime le même désespoir, mais s’agissant de la commémoration du massacre d’Oradour-Sur-Glane.

« Une nouvelle image de la réconciliation franco-allemande » répètent mécaniquement les commentaires. Presque 70 ans après la fin de la guerre, en 2013, on en est donc encore à cette pénurie de vocabulaire ? On en est encore à marquer les étapes de la « réconciliation » ? On en est encore à avoir besoin d’un album photos ? » s’interroge le patron d’Arrêt sur Images en regardant la cérémonie en direct. Eh oui, il faut de l’image, du symbole à gogo, du prêt à filmer pour les médias, des clichés pour l’histoire. Il fut en un temps où offrir cela à quelques journalistes équipés de trois caméras poussives relevait du talent des héros de la scène, aujourd’hui, ça se prépare des jours à l’avance dans le cabinet secret de communicants haut de gamme. Pas étonnant que le résultat soit aussi creux qu’un mauvais spot publicitaire…

Cette image que décrit précisément Daniel :

« L’heure est à faire image pour l’Histoire. Mais laquelle ? Quand Hollande et Gauck se retrouvent tous deux dans l’église à ciel ouvert, on réalise ce que l’on attend : qu’ils se prennent la main. La simple réédition de la rencontre Mitterrand-Kohl. Notre manque d’imagination n’attend rien d’autre qu’un remake. Surprise : pendant la minute de recueillement, rien ne se passe. Ils n’ont donc rien prévu ? Mais quelques instants plus tard, alors que les a rejoints Robert Hébras, un zoom impudique trahit qu’ils ont enfin conclu, à contretemps comme des ados en boum. Les deux mains se sont enfin trouvées. dans le doute, le tremblement, la douleur peut-être : elles ne se sont pas saisies l’une de l’autre hardiment, franchement, bras décollés du corps, comme les mains de Mitterrand et Kohl. Elles se sont trouvées furtivement, clandestinement, exprimant tout ensemble le désir de « faire quelque chose », et l’inhibition devant le souvenir obsédant des deux grands devanciers. Il faut que le rescapé se glisse maladroitement entre eux deux, il faut que Joachim Gauck lui passe enfin le bras sur l’épaule, inventant une nouvelle image, à eux, rien qu’à eux, l’image 2013, pour qu’enfin s’impose quelques secondes l’émotion, si longtemps recherchée à tâtons ».

Comme décidément ce n’était pas un bon jour pour François Hollande hier, il y a eu aussi cette photo diffusée puis retirée par l’AFP. Photo hautement symbolique où l’on voit le président afficher un malencontreux sourire de « ravi de la crèche » devant un tableau noir où il est écrit « Aujourd’hui, c’est la rentrée ». Non, l’Elysée ne nous a pas censuré, précise l’agence de presse, nous l’avons retirée parce que notre politique est de ne pas diffuser de photos montrant les gens dans des positions ridicules…Ridicule. C’est bien ce qui menace nos représentants à force de vouloir plaire aux médias.

Des politiques pas plus grands que leur marionnette aux Guignols, dont la pensée se résume à quelques phrases simples  et dont les discours tiennent à l’aise dans un tweet, voilà à quoi nous sommes arrivés. Il faut évidemment lutter contre cela, analyser, critiquer, brandir la possibilité de quelque chose de meilleur (mais en laissant De Gaulle et Mitterrand tranquilles, par pitié regardons en avant !), cultiver une haute image de la démocratie, mais en n’oubliant jamais que nous partageons avec les politiques la responsabilité de ce naufrage. La société, c’est nous.

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72 commentaires »

  1. « Des politiques pas plus grands que leur marionnette aux Guignols, dont la pensée se résume à quelques phrases simples et dont les discours tiennent à l’aise dans un tweet,  »

    Tiens, on dirait une actualisation de la description vacharde d’Emile Combes dont nous avions parlé il y a quelques temps… ;o)

    Commentaire par mussipontussipont — 05/09/2013 @ 13:08

  2. « La société, c’est nous », je suis d’accord. Je dirais même : la France, c’est nous. Reprocher nos fautes, collectives donc, à un seul, celui que nous avons élu, c’est retomber (mais en sommes-nous jamais sortis ?) dans la pensée sacrificielle.
    Sans remonter loin dans l’histoire, nous avons eu tort d’intervenir en 91 en Irak (nous nous sommes ravisés en 2003), on connait la suite, nous avons eu tort de bombarder la Serbie, de participer au dépeçage de ce pays ami, d’approuver la création du Kosovo état mafieux inféodé aux USA qui y ont aussitôt installé une énorme base, nous avons eu tort d’intervenir en Libye, partipant ainsi à l’instauration du chaos qui y règne désormais, nous avons eu tort d’intervenir au Mali, où rien n’est evidemment réglé… nous aurions tort de bombarder la Syrie, où nos bombes de régleront évidemment rien.
    Au cri de « plus jamais ça ! », nous recommençons encore et toujours ça. La faute est collective car la société c’est nous, les journalistes c’est nous, le président de la république c’est nous. Serons-nous un jour de vrais citoyens, responsables à la fois sur le plan individuel et sur le plan collectif ?

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 05/09/2013 @ 14:28

  3. – Parler de « réconciliation franco-allemande » s’agissant d’un crime de guerre représente pour ma part une étrange paresse de langage…. Oradour c’est pas Verdun, ni Sedan… C’est un peu étrange que cette journée de commémoration soit commentée par la presse sous l’angle unique de la célèbre poignée de main entre Kohl et Mitterrand à Verdun: on occulte de la sorte le sens essentiel de cette représentation de l’Etat allemand à la cérémonie, et la question lancinante de savoir si la génération actuelle doit encore supporter le poids des crimes de leurs grands-parents (et bientôt de leurs arrière-grands-parents…).

    – J’entends bien le réquisitoire d’Edwy Plenel, cependant je n’ai pas souvenir qu’il y eût jamais des débats publiques de haute tenue en ce qui concerne le choix d’entrer en guerre. D’ailleurs, non merci, si c’est pour se taper une énième tribune de Glucksmann, ou bien subir, inversement, les lubies pro-Assad qui connaissent une étonnante vigueur parmi la frange électorale souverainiste ou droite extrême.

    Commentaire par Switz — 05/09/2013 @ 14:31

  4. « la société c’est nous »

    Tout à fait vrai mais terriblement inextricable comme situation. Comment développer des alternatives à la société dans laquelle nous vivons, et surtout comment les rendre audibles et y intéresser le plus grand nombre ?
    La solution Mélenchon qui consistait à utiliser les canaux habituels et leurs dogmes actuels de buzz me semblait intéressante au début, avant que ça ne devienne complètement n’importe quoi et que les tentatives de propositions deviennent se transforme en « occuper le terrain ».
    Rester sur internet mais j’ai peur que ça soit et reste un débat « virtuel » sans le moindre débouché dans le monde réel…

    Commentaire par breunz — 05/09/2013 @ 15:21

  5. Bonjour à tous !

    Je suis comme vous Aliocha, en ce qui concerne la Syrie je ne sais pas trop quoi penser … Une chose est sure cependant, y’en a un qui a encore plus l’air d’un con dans cette histoire que F. Hollande après le pas en arrière d’Obama, c’est David Cameron et ses Communes « rebelles » ; il va bien se marrer avec son vote sur l’Europe !

    En parlant d’avoir l’air d’un con, la photo de l’AFP fait mal, je crois qu’il n’y a que quelques clichés de George W Bush à pouvoir rivaliser.
    Je ne sais pas si c’est vrai, ça paraît trop beau, mais Rue 89 précise que la photo porterait la mention « mandatory killing », « effacement obligatoire » …
    En tout cas, cette affaire, si on peut dire, est une parfaite illustration du paradoxe de la censure. Si cette photo n’avait pas été retirée, elle ne ferait pas le buzz aujourd’hui.

    Très intéressantes ces analyses de la commémoration du massacre d’Ouradour.
    Je me pose comme Switz « la question lancinante de savoir si la génération actuelle doit encore supporter le poids des crimes de leurs grands-parents ».
    Alors, ne faudrait-il pas faire un distinguo aussi net que possible entre ce qui relève de l’histoire (épistémologique, critique) et de la mémoire (intime, subjective). Cette nécessité me semble d’autant plus impérative que pour les faits qui se sont déroulés lors de la seconde guerre mondiale, et tout particulièrement l’Holocauste, la vie fait que les personnes qui les ont vécus disparaissent peu à peu, ceux qui restent ayant peut-être alors la tentation de faire (trop ?) appel au devoir de mémoire.

    Commentaire par Maelle — 05/09/2013 @ 15:52

  6. Je ne sais pas si aller en Syrie est une bonne idée. Mais le commentaire d’E.Plenel me paraît empreint d’une grande facilité. « On n’engage pas un peuple dans une guerre sans le consulter », ben oui, évidemment. À ceci près qu’à ma connaissance, nous ne sommes pas engagés dans une guerre en Syrie, et il est rien moins que certain que nous allons y aller. Quant à consulter le peuple, c’est exactement ce que François Hollande est en train de faire… Consultations, sondages, débat au Parlement… Il faut quoi d’autre, un référendum? Il est évident que le gouvernement consulte tous azimuts. Il se peut qu’il décide d’y aller malgré les réticences de la majorité de la population. Si c’était le cas, il se peut que cela finisse mal, auquel cas il y aura un prix politique à payer, tôt ou tard (chez nos amis grands-bretons, Tony Blair a payé ce prix, et David Cameron vient juste d’en payer à son tour un gros supplément). Notre démocratie a un processus de décision qui n’est pas parfait. Quelqu’un en a un meilleur à proposer?

    Commentaire par Gwynfrid — 05/09/2013 @ 16:34

  7. J’oubliais de dire que je suis tout à fait d’accord avec la thèse d’Aliocha. Si nous sommes gouvernés par l’image et par la com, c’est parce que ça marche. Ceux qui ne le font pas ou mal, et se contentent de défendre des idées sur le fond (Barre, Delors, Rocard, Balladur, Jospin en sont quelques exemples) perdent les élections, ou doivent renoncer à concourir. C’est donc bien parce que nous sommes demandeurs.

    Commentaire par Gwynfrid — 05/09/2013 @ 16:39

  8. Et hop, Marianne s’y met aussi. Question, qui a propulsé BHL, philosophe au demeurant fort médiocre mais doué d’un physique avenant, d’un vrai don pour le business et d’un talent médiatique hors pair, qui donc l’a mis où il est ? Bon sang mais c’est bien sûr : Les médias ! http://www.marianne.net/Syrie-pour-en-finir-avec-la-BHLisation-des-esprits_a231756.html

    Commentaire par laplumedaliocha — 05/09/2013 @ 18:03

  9. On semble ne pas réaliser que la guerre froide entre Poutine et Obama peut se réchauffer sérieusement si l’Iran s’en mêle et donc que ce plat risque d’être bien plus indigeste que les hors d’oeuvre servis précédemment.
    N’ayant plus une place mondiale économiquement technologiquement , intellectuellement et même artistiquement nous cherchons à conserver un impact de gendarme quitte à nous lancer dans une expédition punitive tout seul comme si nous en avions les moyens.
    Monsieur Hollande n’est–il pas seulement le jouet du modèle qu’il veut donner parce que nous sommes demandeurs en endossant des habits un peu trop grand pour lui? Il représente parfaitement ce que nous sommes devenus, pleins de prétentions et sans l’envergure ni les moyens.

    Et que dire d’une république qui fait fi du peuple et ne prend pas l’avis du Parlement par un vote alors que d’autres donnent l’exemple?

    Commentaire par Scaramouche — 05/09/2013 @ 20:10

  10. @ Gwynfrid # 7 :
    Tout à fait d’accord. J’en suis arrivé à la conclusion que ce désir de « récit » tient au fait que nous savons désormais que notre classe politique a renoncé à exercer le pouvoir dont elle est investie par le mandat que nous lui confions. Elle a purement et simplement abdiqué. Il ne nous reste plus que le décorum, la pompe. Alors, nous demandons à proportions du récit enchanteur. Nous sommes un peuple du récit, et le ré-enchantement du réel qu’on nous promet à intervalles réguliers ne passe plus maintenant que par le récit. Notre « amie » la Com’ est là, prête à satisfaire nos demandes de récits enchanteurs…

    Commentaire par Zarga — 05/09/2013 @ 20:34

  11. @ Gwynfird :

    C’est un petit bonheur de la soirée que de vous retrouver… vous vous faites trop rare.

    Commentaire par Zarga — 05/09/2013 @ 20:34

  12. Bonsoir,

    De Gaulle avait une vision stratégique, Mitterand des intérêts (et la Francisque). Seul argument en faveur de ce dernier, il était cultivé et courageux (il s’est évadé d’Allemagne. Trop peu l’ont fait). Pour le reste….
    Pour répondre à votre question, eux-mêmes. Personne ne les a forcé. Un exemple: http://www.sudouest.fr/2013/09/04/segolene-royal-j-ai-un-charisme-de-l-aura-du-poids-1158940-659.php. Quant à ceux chargés de les mettre à nu, ils ont bien trop souvent failli à leur tâche et succombé aux charmes vénéneux de la communication.

    Sur France Culture ce matin, l’invité François Miquet Marty rapportait que, lors d’une de ses enquêtes, un de ses interlocuteurs lui avait dit en parlant des politiques: « Ils ont leur démocratie, moi, j’ai ma vie… ». Sous-entendu, ils vivent dans une sphère qui s’éloigne de plus en plus du quotidien et attentes de la population (http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4693934. C’est à partir de la minute 7’26 »).

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 05/09/2013 @ 20:50

  13. Je ne suis pas sûr que la question syrienne soit gérée dans « l’urgence et l’émotion ». Ca fait quand même deux ans que ça dure. Même s’il est indéniable que la charge symbolique des armes chimiques soit utilisée pour pousser du doigt sur la balance (que ce soit au niveau de l’opinion publique comme au niveau diplomatique).

    Après, il faut se rendre compte qu’on ne peut pas accomplir beaucoup en Syrie. Rien de ce que l’on puisse faire ne permettra d’obtenir une Syrie stable, démocratique et respectueuse des droits de l’homme. Une fois de plus, rappelons-nous nos propres révolutions et l’avènement chaotique de nos propres nations. Et n’oublions pas Orwell qui craignait qu’un jour, avec la modernisation de la guerre et l’aggravation du rapport de force entre armée et insurgeants potentiels, il ne serait plus possible aux populations de renverser leurs gouvernements.

    Sinon, pour un autre point de vue sur le rapport couts/bénéfices d’une intervention aérienne en Syrie/Libye: http://slatestarcodex.com/2013/08/30/military-strikes-are-an-extremely-cheap-way-to-help-foreigners/

    Foxtrot.

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 06/09/2013 @ 12:04

  14. @ Zarga: c’est malin, maintenant, si je vous réponds, il vous est impossible de savoir si c’est par pure politesse ou bien parce que votre commentaire est passionnant 😉

    Cela dit: lorsque vous dites que « notre classe politique a renoncé à exercer le pouvoir dont elle est investie par le mandat que nous lui confions », je ne suis pas d’accord. Nos politiciens sont des gens réalistes. Ils n’ont pas renoncé: ils ont constaté que leur pouvoir était en train de se dégrader fortement sous l’effet de la financiarisation, de la mondialisation, de l’éducation et de l’internetisation du monde au XXIe siècle (entre autres facteurs). Dans ce contexte, ils essayent de conserver le plus de pouvoir possible, et pour cela ils choisissent ce qui marche le mieux dans le monde moderne: la com. Ils ne sont pas les seuls à réagir ainsi. Chefs d’entreprises et médias font pareil, et même certains individus parmi les plus malins, qui gèrent avec soin l’image qu’ils projettent sur Facebook, n’en sont pas très loin non plus.

    @ Tango: D’accord avec l’ensemble de vos remarques. Et merci pour le lien, très intéressant.

    Commentaire par Gwynfrid — 06/09/2013 @ 13:58

  15. Moi non plus je ne sais pas bien quoi penser de la Syrie.
    Mais globalement j’ai l’impression d’une sacré vacuité dans la plupart des articles que je lis. (et pas seulement sur la Syrie ). Je trouve qu’on se contente souvent de reprendre des dépêches, et de donner la parole à des philosophes beau parleurs. J’aimerai vraiment avoir autre chose. Des experts. Des gens qui expliquent, qui décortiquent, qui font autre chose que du ressentit. Et qu’on mette l’info à ma portée aussi peut-être. C’est super de parler d’armes chimique, mais le lecteur est-il trop bête pour qu’on lui explique ce qu’il y a derrière? Pourquoi aussi est ce que on se contente de lui dire OUI/NON, NOIR/BLANC? On est trop stupide pour qu’on nous explique que les décisions ne sont pas facile à prendre et qu’on est pas surs?

    Un autre exemple: Quand on a parlé des agriculteurs en colère à cause du prix des œufs. J’ai eu une conversation avec mon père sur le sujet et il m’a dit « l’opinion publique ne se sent pas concernée. A la télé ils n’ont parlé que du prix au kilo. C’est comme parler dans le vent. Personne ne sait ce que ça fait un kilo d’œuf. Ils auraientt donné ce que ça faisait rapporté à une douzaine d’œufs, ça aurait peut-être un peu plus fait réagir ». Et il a complètement raison.

    Alors « analyser, critiquer »…Quand on voit qu’aujourd’hui les plus gros de nos médias ne sont pas capables de faire un travail simple de vulgarisation kilo/unité avec des œufs, comment seraient-ils capable de le faire sur de la politique internationale?

    (sinon c’est toujours un plaisir de vous lire)

    Commentaire par Nyafox — 06/09/2013 @ 14:09

  16. Quand Gauk parle de 2 Allemagnes différentes, celle de la guerre et celle d’après, il oublie l’affaire Lammerding, jamais extradé :

    Au printemps 1944, il reçoit la Croix de chevalier (Ritter Kreuz) pour toute la campagne de Russie et, par faveur spéciale du Reichsführer SS Heinrich Himmler, est promu SS-Brigadeführer (général de brigade) et chargé de reconstituer la 2.SS-Panzer-Division Das Reich dans le sud de la France. Il commande alors cette division lorsque le SS-Aufklärungs-Abteilung 2 (groupe de reconnaissance) pend 99 habitants de Tulle le 9 juin et lorsqu’une compagnie du 1er bataillon du SS-Panzer-Grenadier-Regiment 4 Der Führer massacre 642 habitants d’Oradour-sur-Glane le 10 juin 1944.

    En 1953, il est jugé pour crimes de guerre pour les massacres de Tulle et d’Oradour-sur-Glane les 9 et 10 juin 1944, en France, et condamné à mort par contumace par le tribunal de Bordeaux, mais il ne sera jamais extradé par l’Allemagne de l’Ouest1 ; lorsque, après le procès de Bordeaux les Britanniques, à la demande des Français, donnent l’ordre de l’arrêter, il quitte Düsseldorf où il vivait sans se cacher, pour se réfugier dans le Schleswig-Holstein2, alors que l’occupation militaire de l’Allemagne touche à sa fin.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Heinz_Lammerding

    Commentaire par elet — 06/09/2013 @ 14:47

  17. Un petit résumé :

    Obama a un problème face au Congrès et au peuple américain
    Hollande a une popularité en chute libre
    Ils sont tous deux victimes de leurs menaces en cas d’usage d’armes chimiques. Ils ne peuvent pas reculer mais sont pris au piège.
    Il est patent d’autre part que les atrocités en Syrie sont largement partagées pas vraiment question de nous baratiner avec  » le clan du mal » même si l’un est plus armé que l’autre.
    Plus on attend moins la punition a de sens .
    Enfin il ya les suites d’une intervention dans un pays étranger ce qui équivaut toujours à une déclaration de guerre et on ignore l’impact qu’aurait cette intervention armée dans une zone extrêmement inflammable où passe un oéloduc cher à la Russie.

    Commentaire par Scaramouche — 06/09/2013 @ 17:45

  18. Scaramouche

    En Syrie il y a 2 courants d’opposition, les jihadistes et l’ASL, plutôt laïque, qui a ma connaissance n’a pas les mêmes pratiques que les jihadistes.

    Commentaire par elet — 06/09/2013 @ 18:16

  19. Sur la Syrie un article intéressant du Monde sur le point de vue d’Israël.
    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/09/04/israel-s-inquiete-des-atermoiements-de-washington-sur-la-syrie_3470986_3218.html
    Alors si , bien sur, chacun voit midi à sa porte, il n’en demeure pas moins que la question : « si on accepte ceci (armes chimiques en Syrie) va-t-on accepter cela (l’arme nucléaire en Iran) ? » mérite d’être posée.

    Commentaire par Maelle — 06/09/2013 @ 18:21

  20. Quand j’ai commencé mes études de droit il y a un peu plus de 25 ans, tout le monde trouvait, les concernés en premier (?!), que les étudiants de première année étaient décidément très nuls cette année, et un peu plus nuls ceux de l’année d’après etc… Un vieux prof- (pas sympa-, mais excellent) a rétorqué un jour pas loin de nouzautes à un prof- bien plus jeune qui geignait à chaque occasion sur nos défauts de qualité, qu’il n’ y avait jamais uniquement des étudiants nuls: ils étaient globalement au niveau de leurs enseignants.
    Nos politicards ne viennent pas de Saturne ni de Moldavie. N’avons pas un peu ce que nous méritons (et que nous élisons, non?)?

    La réconciliation franco-allemande, en 2013, à ORADOUR? Vous avez raison. Quel pathétique.
    On étaient encore fâchés pour ça? On est fâchés pour autre chose de grave avec les SCHULTZ?
    Les jeunes qui connaissent C-de Gaulle croient de plus en plus que c’est un porte-avion. Encore deux ans de réformes des programmes scolaires, et la seconde guerre mondiale ne sera plus enseignée qu’après le bac (et pas à tout le monde).
    C’est de la com- à pleurer de dépit, à destination de qui?

    Commentaire par Grantumu — 06/09/2013 @ 19:46

  21. @grantumu

    Pour faire oublier que la problématique de l’allemagne, c’est qu’aprés avoir essayer de dominer militairement l’europe, elle tente de lui faire payer son choix passéiste de société avec zéro inflation (à cause de la capitalisation), sacrifice de la jeunesse actuelle car elle n’a que des vieux, passéisme car elle n’a que ses vieux qui veulent rester sur le modèle qui « eut marché », mais qui marche plus.

    Après avoir fait payer à l’europe sa réunification, après s’être servi de la réunification pour amener le salaire à celui d’un pays de l’est, elle tente de transformer l’europe en un pays pauvre scotché sur un passé glorieux et qui chaque jour s’enfonce toujours plus dans une misère que l’on tente de cacher pour les idiots organisant une fête nationale à chaque frémissement de croissance (plus d’accident sur les routes, youpie, plus de pib)

    Oui nous avons les politiques que nous méritons, mais il faut tout de même remarquer que les votes ne servent à rien : que ne peut être élus que ps ou ump (argent + couverture médiatique + occupation annuel de tous les médias), que même un député élu ne peut faire QUE ce que le président de groupe lui demande s’il veut être là au prochain tour, et les juges ne peuvent QUE suivre la politique pénale du gouvernement s’ils ont des allergies à la poussière de placards.

    L’exécutif commande tout. Et cerise sur le gâteau, avec les changements de scrutins, lorsque nous élisons un « ravi de la crèche », il est certain d’être en place avec tous les pouvoirs pendant 5 ans : blanc sein.

    Maintenant je trouve un peu exagéré de maximiser la faute de l’électeur (je sais que notre judéo-crétinisme nous rend responsable de tout ce qui passe) et qu’il est si pratique de rendre le « pauvre » responsable de son état. Mais point trop n’en faut.

    Ils ne sont pas sots, ils sont malveillants.

    Commentaire par herve_02 — 07/09/2013 @ 10:48

  22. @ Gwynfrid :

    Merci pour votre réponse.

    Quand je fais allusion à un renoncement du politique, je parle en fait d’une somme de petits renoncements qui, mis bout à bout, sont autant de petits cailloux ayant servi de castine au chemin qui les a mené là où ils sont.

    La financiarisation dont vous parlez, par exemple, ne s’est mise en place que dans un cadre règlementaire. Soit on a fait du suivisme, soit on a accompagné, soit encore on a été un élément moteur de cette transformation. C’est ce faisant qu’on a commencé à renoncer à exercer un pouvoir : en se laissant porter, séduire, corrompre… ce que vous voulez.

    Faire et défaire, c’est toujours travailler : c’est ce que dit le dicton. En l’occurrence, faire d’un côté équivalait à défaire un équivalent en face, avec les résultats que vous avez énoncé : financiarisation, mondialisation, internetisation…

    Revenez nous voir plus souvent.

    Commentaire par Zarga — 07/09/2013 @ 10:54

  23. @Herve_02

    Sauf que vous oubliez dans votre avis, un point pourtant essentiel, et généralement omis par ceux qui font porter à l’Allemagne le poids de notre situation présente: l’union monétaire n’a jamais été demandée par les Allemands, qui s’en seraient aussi bien passés que nous. L’Euro a été une concession arrachée à Kohl par Mitterrand, par suite de la réunification (et celui-ci, contre sa conscience, a imposé à ses concitoyens la chose, sans véritablement tenir compte de leur opinion). « Nous » avons créé ce système que nous déplorons aujourd’hui, et il n’est pas légitime d’en faire porter la responsabilité sur les Allemands. Cette conséquence a été le produit d’une vision géopolitique datée qui était celle de nos dirigeants à l’époque: la crainte d’un empire central trop prédominant, comme si l’horloge battait encore le temps des Hohenzollern et des Habsbourg: il fallait par suite d’une Allemagne réunie tenter de diluer son influence au sein de l’Europe.

    Le « couple » franco-allemand n’aura jamais été que l’expression d’une parfaite ambiguïté: la rencontre sans désir et sans amour de deux pays bancals, l’un par son passé criminel, l’autre déclassé par la dégringolade des décennies précédentes (débâcle de 40, décolonisation..). Deux estropiés ont voulu s’unir pour constituer un binôme valide, en se tenant par les épaules. L’erreur aura été de croire dans les années 90, qu’avec la dépossession de l’Allemagne de sa souveraineté, en la privant de sa monnaie, la France parviendrait à maintenir les conditions de survie de ce mariage purement circonstanciel, qui tient ses origines du seul contexte de l’après-guerre.

    Commentaire par Switz — 07/09/2013 @ 12:02

  24. @ Zarga: Je vous accorde une portion de renoncement, pour ce qui est de la financiarisation: les politiques ont trop volontiers avalé la dérégulation, dont ils ne comprenaient sans doute pas les conséquences. À leur décharge, pas grand-monde ne les comprenait dans les années 90; et ceux qui comprenaient n’ont pas eu une voix bien forte.

    Pour tous les autres aspects, la renonciation n’est pas en cause. Ce n’est pas à cause d’une renonciation que la population est beaucoup plus largement éduquée qu’il y a un siècle (ou même, si vous prenez le monde entier comme référence, beaucoup plus qu’il y a vingt ans): mécaniquement, cela réduit le pouvoir du politique; il n’est plus question de suivre fidèlement un grand leader, ou un parti, pendant des décennies. Internet n’est pas le résultat d’une renonciation, mais du progrès technique. Quant à la mondialisation, elle dépend elle aussi, principalement, de la technologie. Les politiques, à grand coups de protectionnisme (au Nord), de corruption (au Sud) ou de communisme (à l’Est), ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour la retarder, et ils y ont réussi pendant très longtemps. Et puis ça n’a plus marché; je ne crois pas qu’ils ont renoncé à la contrôler, mais l’affaiblissement de leur pouvoir par ailleurs a rendu cela de plus en plus difficile.

    Commentaire par Gwynfrid — 07/09/2013 @ 14:51

  25. @switz

    Que les allemands ne veulent pas de l’euro, je veux bien le comprendre (mais c’est l’euro et l’europe qui a financé la réunification, on pourrait attendre un minimum de remerciement et un peu plus d’humilité d’un pays qui a donné à solution finale un nouveau sens) : ils peuvent en sortir demain, maintenant que leur marché n’est plus l’europe mais les pays émergents, qu’ils le fassent, cela ne me gênerais aucunement. Nous avons déjà les anglais qui ne font que profiter de l’europe sans y contribuer, on peut bien y voir un deuxième parasite.

    Il n’empêche que leur vision passésiste est une dure réalité et que leur démographie est plus qu’en berne et que c’est un pays qui est amené, dans les conditions actuelles à disparaître, purement et simplement. Maintenant cela n’empèche pas de constater que leur politique amène pauvreté et misère, chez eux et dans toute l’europe.

    Et n’importe quel crétin peut le comprendre. Comme j’ose penser que nos politiques ne sont pas complètement crétins, ils le font par malveillance en espérant de tout coeur que ca ne pétera pas lorsqu’ils seront au pouvoir, car l’histoire regarde d’un mauvais oeil les dirigeants qui ont tiré sur leur peuple.

    Commentaire par herve_02 — 07/09/2013 @ 15:12

  26. @Gwynfrid

    Et moi qui pensait que l’augmentation du niveau d’éducation et de compréhension par une population permettait de mettre en oeuvre des politiques plus complexes, plus tournées vers l’avenir et non la satisfaction des besoins primaires. J’ai toujours cru qu’éduquer ses populations c’est s’assurer des marges de manoeuvres plus importantes.

    La seule chose que cela fait, c’est que nos dirigeants créent des instances internationales pour continuer à écraser les peuples sous le jougs de l’oppression mais en ayant l’impression d’être des victimes et plus des bourreaux.

    Mais cette augmentation de l’éducation, ils sont en train de s’apercevoir que ça fait des peuples moins soumis et le niveau d’éducation des populations est en train de baisser drastiquement volontairement, c’est juste une mauvaise génération à tenir et nous reviendrons à la bonne époque du servage avec des gens qui ne comprennent même pas qu’ils sont esclaves. Nous aurons eu juste le tord d’être à la mauvaise charnière : suffisamment éduqués pour comprendre insuffisamment libre pour être heureux.

    Commentaire par herve_02 — 07/09/2013 @ 15:20

  27. Bonjour,

    HS mais je crois que cet ouvrage devrait susciter l’intérêt de tous puisque, pour reprendre les termes de « hervé 02 » (aucune ironie, je tiens à le préciser), tous les habitués de ce blog sont convaincus que « l’augmentation du niveau d’éducation et de compréhension par une population (doit permettre) permettait de mettre en oeuvre des politiques plus complexes, plus tournées vers l’avenir et non la satisfaction des besoins primaires » et qu’aucuns d’entre nous ne souhaite devenir sot comme certains: « Les désunions de la magistrature (XIX-XXè siècle). » aux presses universitaires de Toulouse (http://www.huyette.net/article-les-desunions-de-la-magistrature-xix-xxe-siecle-bibliographie-119717401.html)

    Bonne fin d’après-midi

    Commentaire par H. — 07/09/2013 @ 17:25

  28. j’ai été lire le résumé….

    tout est relatif… y a plein de tendances, on peut pas faire de généralités…. ok…. ca fait avancer le shimiliblick..
    . un max…

    Commentaire par herve_02 — 07/09/2013 @ 21:41

  29. @ H. et hervé-02 – Désolé de vous contredire, mais il n’est pas évident du tout qu’une meilleure éducation facilite des décisions politiques plus complexes et de plus long terme. Au contraire. Une population plus éduquée, et au niveau de vie plus élevé, dispose de beaucoup plus de temps et de moyens pour influer sur le cours des choses, et il n’y a aucune raison de penser que les individus qui disposent de ce nouveau pouvoir vont s’en servir de manière altruiste. De ce fait, on voit bien que les chapelles politiques se divisent de plus en plus finement, que les intérêts économiques se contredisent de façon plus inextricable… De plus, une population plus éduquée et plus riche a davantage à perdre au changement. D’où une difficulté accrue pour faire passer des réformes – pas seulement en France. Bref, nous avons des problèmes de riches, et ceux-là sont plus difficiles à gérer par les politiques. Il est considérablement plus simple de gérer la satisfaction des besoins primaires que ceux du haut de la pyramide de Maslow..

    Commentaire par Gwynfrid — 08/09/2013 @ 02:11

  30. @ hervé en 28

    Comme tous les résumés le mien est réducteur mais l’essentiel y est et pour les querelles entre les divers opposants il faut avouer que les occidentaux n’y comprennent pas grand chose et de la même façon que dans les pièces de Molière (où la chanson de Brassens ) les deux opposant au seinde l’opposition se réconcilient entre-eux pour nous taper dessus.
    Car il ne faut avoir aucune illusion , notre longue amitié avec le Liban ne fait pas de la Syrie notre alliée.
    Quant à l’éducation du peuple pour continuer dans les références scolaires ou autres je pense à Voltaire qui disait que le peuple a besoin d’être éduqué et non instruit , il importe avant tout de le savoir pour pouvoir le manipuler , c’est le secret de bien gouverner.

    Commentaire par Scaramouche — 08/09/2013 @ 08:32

  31. @ Gwynfrid :

    Je conçois tout à fait que le progrès technique ait rendu la mondialisation inéluctable. Pour autant, était-il nécessaire qu’elle advienne telle quelle ? Je ne le pense pas, et c’est là qu’intervient le renoncement auquel je fais référence.

    Il ne s’agit pas en fait de renoncer au pouvoir à proprement parler (j’ai été trop sommaire), mais d’abandonner une certaine conception du bien public, au profit de je ne sais quelle nébuleuse d’intérêts se recoupant les uns les autres, au sein desquels notre sérail trouverait mangeoire, râtelier, auge… au choix.

    Commentaire par Zarga — 08/09/2013 @ 10:32

  32. « il faut avouer que les occidentaux n’y comprennent pas grand chose » Et pour cause!

    Avez vous remarqué l’un des téléscopages dont seule la « com » d’aujourd’hui peut nous en infliger?

    Hier sur une chaîne de télé -je ne sais plus laquelle- on nous montre un « spot » très bien fait et très culpabilisant: Une asiatique traumatisée et une africaine anéantie hantent les intérieurs confortables de notre bel occident qui se gave. Le message nous dit: « 90 pour cent des drames humains se déroulent dans l’ignorance! »
    Tout de suite après , sans autre intermède qu’un générique, les Zinfos s’ouvrent sur:  » Syrie, tout le monde sait mais on n’est pas sûr de vouloir / pouvoir faire quoi que ce soit ».

    Bon dimanche, si j’ose dire.

    Commentaire par Denis Ducroz — 08/09/2013 @ 10:36

  33. @ Gwynfrid :

    Pouvez-vous m’expliquer quels sont, selon vous, les facteurs à l’origine de l’affaiblissement du pouvoir de nos politiques ?

    Leur pouvoir procède des mandats qui leurs sont confiés, alors comment la substance de ce pouvoir pourrait-elle s’altérer d’elle-même ? Le politique est censé être à la source du cadre règlementaire qui régit les activités sociales, économiques, culturelles de notre monde, il est le truchement de la volonté du peuple, et en principe, seul le peuple ou les peuples peuvent altérer ce pouvoir.

    Alors, si ce n’est pas en renonçant à exercer ce pouvoir dans la direction qu’il est censé emprunter, comment se peut-il que des éléments extérieurs puissent l’altérer ?

    J’entends votre argument sur le niveau d’éducation allant croissant : je suis d’accord avec vous lorsque vous dites qu’une population mieux éduquée peut très bien exercer ses droits (devoirs ?) de contrôle sur l’action de son personnel politique. Le mandat électoral cesse alors d’être un simple « permis de gouverner » pour une période donnée… ce qui est plutôt une bonne chose ! 😉

    Mais dans la mesure où nous demandons de plus en plus de « contes enchanteurs » en lieu et place d’actions concrètes, je ne vois qu’un décalage entre la possibilité de compliquer l’exercice du pouvoir qui serait la notre, et la réalité d’un pouvoir qui se délite incontestablement.

    Commentaire par Zarga — 08/09/2013 @ 10:44

  34. @ Denis Ducroz

    On est en pleine propagande de guerre , toujours les mêmes artifices et on se demande comment ça peut encore marcher . J’en ai été abreuvée dans ma jeunesse . Je ne crois plus rien parce que je retrouve les mêmes ficelles invariablement.

    Commentaire par Scaramouche — 08/09/2013 @ 18:58

  35. (Suite)

    Or il y a autant de bonnes raisons pour une expédition dite  » punitive » que contre le fait d’intervenir La décision est entre les mains d’Obama d’une part qui est moralement « contre « et politiquement « pour » (et fait imprudemment jouer le Congrès pour se dédouaner ) et de l’autre côté Poutine qui a des intérêts irakiens et aime les rapports de force avec les U. S.

    D’où notre désarroi, notre incompréhension et la certitude d’être piégés entre une décision peste et choléra et nous pouvons comprendre très bien la difficulté d’une décision.
    Les engagements catégoriques de nos médias dans un sens ou l’autre ou ceux de quelques prétendus intellos convaincus sont essentiellement politiques électoraux ou idéologiques.
    Quant à Hollande il est dans une position intenable .

    Commentaire par Scaramouche — 09/09/2013 @ 08:22

  36. Pour moi plusieurs facteurs expliquent cette distance croissante. Il me semble que la démocratie libérale et parlementaire correspondait à un « moment » historique, liée à l’époque moderne, les révolutions, l’ascension de la bourgeoisie, l’ère industrielle, l’augmentation de l’instruction, etc. Pendant longtemps, ca a apporté plus de confort, richesses, progrès médical, etc. Cette orientation de civilisation est arrivée à son terme depuis longtemps, avec les excès de la finance, la crise écologique et sociale, la société de consommation, etc. alors que dans le même temps les gens sont encore plus instruits, connectés, informés et veulent autre chose de leurs vies, participer d’une autre façon. Nos politiques, notre système politique fleurent bon le siècle dernier. Ils ne font rien pour changer cela car ils sont fonctionnels du système, en profitent (« l’aristocratie républicaine ») et se reproduisent entre eux, ce qui les empêche de voir la/les crises dans leur ampleur. En fait je crois que la plupart des grilles de lecture traditionnelles ne sont pas adaptées à ce que nous vivons, du coup peu de personnes sont en capacité de faire des propositions (politiques, sociales, économiques) adaptées. Ces propositions, ces solutions vivent en partie dans l’économie sociale et solidaire, la démocratie représentative, la décroissance, le recyclage, l’écologie sociale, la solidarité… qui correspondent aux nouveaux liens que les gens ont envie de créer. En outre, toutes celles et tous ceux qui ont approché la politique, notamment locale, de près, en sont dégoutés…
    J’aurai tendance à dire que les mouvements genre 5 étoile, « qu’ils s’en aillent tous » devraient être plus largement suivi, quitte à boycotter des élections, quitte à passer par des périodes de déstructuration (5 étoiles ca part en vrille) ! Par exemple, je vote à gauche, mais je ne vote plus si il s’agit d’un homme, d’un baron, d’un cumulard, d’un incompétent notoire.

    Commentaire par eczistenz — 09/09/2013 @ 14:26

  37. @ ecsistenz

    C’est une analyse juste et pourquoi je ne vote pas pour un parti mais plutôt pour un homme, sa mentalité ses valeurs son caractère ses penchants ou ce qu’on en connaît a travers ses différentes positions . Un discours électoral ne veut rien dire et des promesses encore moins parce qu’une fois au pouvoir les moyens et les circonstances changent. Nous continuons à marcher avec des lois et des modes d’un autre temps une fiscalitê non adaptée et pléthore de hauts fonctionnaires dans le législatif dont le nombre est plus important qu’aux Etats Unis.
    Certains réclamment une autre constitution. En fait ce qui ruine un système c’est le ronron de l’habitude et ce besoin que nous avons de vouloir tout changer sans que rien ne bouge.
    Mais « qu’ils s’en aillent tous » est peu réaliste, on ne s’improvise pas politicien c’est un métier qui demande beaucoup d’expérience, ça se voit à travers les tâtonnements de nos présidents .

    Commentaire par Scaramouche — 09/09/2013 @ 14:52

  38. Scaramouche : oui mais justement peut être qu’il ne faut plus de politiciens… juste des technocrates, mais engagés, avec une éthique, et des dispositifs de contrôle citoyen. Il n’y en a pas un pour sauver l’autre je trouve, que ce soit à droite comme à gauche. Et les individualités qui arrivent avec leurs envie de bien faire dans le système sont vite remis au pas. Delphine Batho est un exemple… même si elle faisait partie du sérail. Je n’ai rien contre les profs mais nous mettre un baron cumulard prof d’allemand comme 1er ministre, c’est une énorme bêtise !!! La fiscalité est un bon exemple d’un sujet où tout le monde sait ce qu’il faut faire pour changer positivement, et où rien ne se fait car trop compliqué…

    Commentaire par eczistenz — 09/09/2013 @ 15:30

  39. Tiens donc, c’est la rentrée du Dead Man Walking …
    http://www.20minutes.fr/societe/1220385-20130909-jerome-kerviel-je-enferme-couloir-mort-sociale

    (après avoir osé se comparer à Dreyfus, on n’est plus à une impudence près …)

    Commentaire par Maelle — 09/09/2013 @ 18:44

  40. @eczistenz

    Je ne crois pas aux technocrates j’ai plus confiance dans l’expérerience le concret le simple . On veut tout mettre en équation et on passe à côtê du simple-bon sens, c’est pourquoi nous disons que les politiques sont loin des gens et des réalités quotidiennes.
    Je suis quand même étonnée par mes compatriotes qui après avoir renvoyé Sarkozy dans ses pénates vont éponger ses dettes , et je suis étonnée par un Kerviel qui pour ne pas être totalement coupable n’en a pas moins l’audace de se dire innocent …ils auraient tort puisque ça marche!

    Nous n’avons pas de mémoire et nous fonctionnons à l’affect et par impulsions , les politiques nous ressemblent alors qu’il faudrait un objectif une tactique et avoir toujours un coup d’avance comme Poutine cet excellent joueur d’échecs .. Nous on fanfaronne on s’agite et on accouche d’une souris.

    Commentaire par Scaramouche — 09/09/2013 @ 20:05

  41. @tous

    Je crois que l’on sait tous, intuitivement, ce qui est bien et bon. Même le gamin de 3 ans à l’école sait qu’il va faire une bêtise, qu’il enfreint les règles du vivre ensemble, celles du « corps social ».

    Même le plus acculturé des sauvages, sait que, s’il prend de l’argent pour dire ce produit est bon alors qu’il n’en sait rien, fait mal.
    Même le plus amoral de nos politique sait que, s’il utilise ses contacts pour faire passer un produit sur la marché alors que les tests sont mitigés ou truqué, fait le mal.

    Humainement on sait qu’il est odieux de faire le calcul X milliers de morts, X milliards de bénéfices, ca le fait.

    Pas besoin de science po ou éna pour comprendre cela. Par contre ces 2 « écoles » (lol) ne servent qu’à être certains que les fins de races qui nous gouvernent continue sur la lancée. A un moment j’ai pu pensé que c’était au mérite (travail + intelligence) mais c’est statistiquement tout bonnement impossible, et pour en avoir approché de près, y’a une palanqué de gros cons. Bien entendu ils sont fort pour « conceptualiser », pour pondre un discours, mais ca ne peut en faire que des « exécutants », de simples « exécutants » et en aucun cas des gouvernants.

    D’ailleurs il suffit de voir ce que cela donne, et ils deviennent ce qu’ils doivent être : des exécutants (mais au service des possédants, alors que leur mission est de gérer au mieux, pour tous.) C’est au pied du mur que l’on voit le maçon : nos zélites ont géré les 50 dernières années et l’europe se retrouve en pleine paupérisation, avec une explosion de maladie alors que l’hygiène est sans commune mesure avec celle du siècle dernier. Ils se gargarisent de l’espérance de vie pour nous faire travailler plus mais cache le fait qu’elle chute drastiquement. Pour info l’allemagne de l’est à perdu 10 ans d’espérance de vie suite à la réunification.

    Maintenant on ne pourra pas changer le système de l’intérieur car nos « politiques », en coeur, changent les règles du jeu régulièrement pour rester en place, un sorte de coup d’état permanent. Nous ne sentons pas le coup de matraque donc nous pensons que nous sommes en démocratie, mais les radas automatiques placés dans des endroits non accidentogènes, des passages de 90 à 70 + pose d’un radar sont le coup de matraque automatique qui asservi la population à l’obéissance aveugle et idiote.

    Entre nous, 72 au lieu de 70 sur une 2×2 voies, faudra m’expliquer ce que ca fait gagner à part l’asservissement d’une population à l’obéissance stupide du mouton décérébré. Alors savoir si tartempion cumule ou pas… s’il ne restait que cela…..

    Oui l’éducation rend plus compliqué l’exercice du pouvoir car on peut se rendre compte des mensonges, des reniements. Mais l’objectif n’est pas d’avoir un exercice « simple » du pouvoir, il doit juste être honnête et bienveillant. les gens ne demande pas plus. Fabius encore là après avoir empoisonné des milliers de personnes. Comme dirait frachon, le sang contaminé, combien de mort ? Il devrait avoir au moins la décence de ne plus exercer de mandats électoraux. (je pense que président des pfg ca le ferait bien pour lui.)

    Commentaire par herve_02 — 09/09/2013 @ 20:13

  42. @scaramouche

    juste 2 secondes, pourquoi kerviel serait le seul coupable expiatoire ?
    Il suffit de voir ce qui s’est passé aux us : la banque paie (transaction) et le trader seul au procès, haro sur le baudet.

    en france : la banque paie (amende amf) et kerviel seul au procés, haro sur le baudet.

    marrant le parallèle… n’est-il pas ?

    Commentaire par herve_02 — 09/09/2013 @ 20:16

  43. @ herve

    Je crois qu’il faut faire la différence entre l’intelligence ( du latin « intelligere » ) et la connaissance que donne l’éducation et l’instruction et qui est (parfois) gratifiée d’un diplôme. En effet l’une est donnée par la nature et dans nos gênes à notre naissance et l’autre est acquise par notre mémoire et notre travail et comme vous le dites alors il est évident qu’on peut être de  » gros cons  » bardés de diplômes bien identifiés au fait qu’ils sont généralement assis sur leurs certitudes.
    L’intelligence c’est « comprendre » et agir en conséquence avec bon-sens, elle est multiple et rarement universelle et à moins d’une maladie ou handicap personne n’est jamais ni tout à fait idiot ni tout à fait intelligent, sinon on est un génie.. et pour en revenir à nos gouvernants si vous leur demandez d’être intelligents , pas ignares et bienveillants en plus je crois que vous croyez au père Noël. Ce sont des tueurs et s’ils en arrivent où ils sont c’est rarement dans l’innocence.
    Je partage votre utopie idyllique mais dans la réalité sans être cynique mieux vaut en politique un Reagan qu’un Bush ou un Poutine qu’un Hollande.
    (Attention je parle du potentiel intellectuel , pas du régime !!!)

    Quant à Kerviel vous le savez je partage assez bien les torts, ll est sûrement le pot de fer mais un pot de fer qui a pensé se changer en or . d’une certaine façon il est peut-être « innocent » mais dans quel sens ?

    Commentaire par Scaramouche — 10/09/2013 @ 10:50

  44. @ Zarga: « Leur pouvoir procède des mandats qui leurs sont confiés, alors comment la substance de ce pouvoir pourrait-elle s’altérer d’elle-même ? »

    Votre vision du pouvoir politique est par trop théorique, Le mandat des urnes ne pèse pas très lourd, s’il n’est accompagné du soutien d’au moins une grosse minorité de la population; de l’appui d’une majorité partisane sinon unie, du moins capable de reconnaître une ligne directrice sans remettre en question le leader à tout bout de champ; de l’acceptation par la minorité politique de son statut; et, dans le pire des cas de l’indifférence de ceux qui ne sont pas de francs opposants. Bref, il faut une sorte de consensus, plus ou moins enthousiaste, admettant que, oui, pendant la durée de son mandat, le politique détient le pouvoir. Dans la vie politique du XXe siècle, le plus souvent, ces conditions étaient réunies. Lorsqu’elles ne l’étaient pas c’était une situation temporaire, dite « crise politique », que les institutions étaient conçues pour trancher. Aujourd’hui, c’est de moins en moins facile.

    Ensuite, il ne suffit pas d’avoir un mandat solide. Il faut encore que l’État que l’on commande ainsi possède un pouvoir fort et indépendant, et c’est de moins en moins le cas. Même l’hyperpuissance américaine comprend qu’elle ne peut plus faire tout ce qu’elle veut, notamment dans le domaine économique. Prendre des décisions économiques isolées sans tenir compte de l’économie mondiale est au pire suicidaire, au mieux une perte de temps. Les socialistes l’ont appris en 1982, la droite le savait plus ou moins déjà, et le mandat Sarkozy a servi de piqûre de rappel à tout le monde sur ce point.

    « Pouvez-vous m’expliquer quels sont, selon vous, les facteurs à l’origine de l’affaiblissement du pouvoir de nos politiques ?  »

    Comme je l’ai dit plus haut: éducation, mondialisation, progrès matériel, technique et humain. Et, non, ce n’est pas une mauvaise chose! Si nous sommes plus capables qu’avant de contester victorieusement le pouvoir politique (et donc, le rendre impuissant), c’est parce que nous sommes mieux éduqués, donc plus informés et plus sceptiques sur les gens au pouvoir; plus riches, et donc nous avons plus de temps et de passion à consacrer à des sujets mineurs et/ou symboliques (ex. le mariage pour tous); plus équipés, et donc mieux à même d’échafauder des contre-pouvoirs. Aujourd’hui, on ne pourrait plus avoir de Ministre de l’Information définissant quotidiennement les sujets du journal télévisé: chacun peut faire son propre journalisme et mettre des vidéos en ligne, parfois avec plus de succès que les chaînes classiques. L’espionnage, pour l’instant quelque peu amateur, devient une activité privée capable de s’opposer aux États: voir Wikileaks et ses successeurs, une situation qui n’est possible que par la grâce d’Internet. On en arrive même à grignoter un des pouvoirs régaliens: il est techniquement possible de créer une monnaie privée, e certains ne se gênent pas pour tenter le coup. Les effets de ce genre abondent, et je me permets de prédire qu’ils vont aller croissant. Comme tout bouleversement, celui-ci a de bons, de mauvais, et de très mauvais côtés. Mais, je ne suis pas sûr qu’il faille regretter le temps où le vote de 40% des Français était acquis à de Gaulle, et 20% au PCF quoi qu’il arrive….

    Commentaire par Gwynfrid — 10/09/2013 @ 12:42

  45. @gwynfrid

    Je ne pense pas que l’on puisse opposer politique et pragmatisme. Le politique obligé de se ranger derrière le conducator économique.

    Il est toujours possible de reprendre le pas. Ce serait comme dire qu’il est impossible à un professeur de faire cour dans une classe de 4ème parce que les parents sont pour les enfants, le directeur pour les parents et l’institution veut que tout le monde passe et s’en fou royalement. Pourtant il y a des milliers de prof qui font des millions d’heures (et pas toutes payées) et il y a même des élèves qui arrivent à lire et compter en fin de cycle.

    Il est toujours possible de refuser de signer un traité international (plein de pays fréquentables et fréquentés ont omis de signer tel ou tel accord, même sur des droits fondamentaux, même sur du libre échange, même sur du simple bon sens.)

    Donc l’histoire du politique qui ne peut pas est juste une jolie histoire que l’on vend au peuple pour lui faire fermer sa gueule et lui ordonner de voter pour le moins pire qui dépècera un peu plus ce qu’il restera de la bête.

    Maintenant que les politiques ne veulent pas parce qu’ils sont tous du même rang et donc ne peuvent se refuser certaines choses (de la même manière que le syndicat qui déjeune tous les jours avec le patron ne peut plus lui refuser ses demandes : il ne connaît plus la vie du salarié), le politique n’a aucune espèce d’idée de ce que vit le citoyen de base, lorsque son salaire devient presque de l’argent de poche (nourri, logé, transporté, culturé, et payé au black pour la retraire dans des paradis fiscaux pour ses bons et loyaux services). Comment voulez-vous qu’ensuite ils se soucient des 10 000 morts hypothétiques (qui ne votent plus, sauf à paris) du sida juste pour avantager une industrie nationale qui saura lui renvoyer l’ascenseur ?

    Bien entendu on peut toujours louvoyer et tout étant relatif, jamais ni blanc ni noir, ni vrai ni faux, vous comprenez, c’est compliqué, c’est difficile : donc on continu comme on a toujours fait et crevez on s’en fout.

    Mais il ne fait aucun doute dans mon esprit :
    SOIT le politique peut agir et en ce cas qu’il le fasse ON le paie pour cela.
    SOIT il ne peut pas agir, et mettons les tous dehors.

    Les trucs entre deux ou on paie et on a rien en retour je ne suis pas d’accord.

    Mais comme je le disais, les servitudes volontaires… toutefois, vous ne viendrez pas vous plaindre de ce qu’il se passera.

    exemple de faux-cuisme :
    un chauffeur polonais, peut transporter en france, aux tarifs polonais, aux charges polonaises, à la législations polonaises, c’est le « libre échange » MAIS
    un plombier en auto entrepreneur, qui suit la législation française, LUI fait de la concurrence déloyale à l’artisan plombier et on va diminuer les seuils pour qu’il ne puisse plus en vivre, juste en vivre .

    * 32 000 euros de CA (regardez le prix du transport, des matériaux, l’administratifs, les abonnements télématiques, l’informatique …) et on nous explique qu’ils se gobergent ? et sur ces 32000 euros on leur prends, en gros 8400 euros. Ils doivent donc vivre (et assumez les intrants avec 1916 euros..) royal, vous n’avez pas l’impression que nous sommes en cours de sous-développement ?

    C’est cela le principe d’égalité. Et ne me dite pas que le politique est impuissant, c’est juste un vendu, jusqu’au trognon.

    Commentaire par herve_02 — 10/09/2013 @ 15:01

  46. Il est exact que le pouvoir corrompt et qu’il éloigne de la base mais je ne crois pas que les politiques soient tout puissant , ils dépendent de la conjoncture économique mondiale , de l’adhésion des décideurs , des entrepreneurs , des actifs ,syndicats et électeurs et leur mandat souvent trop court ne permet pas d’envisager le long terme. Ils sont prisonniers de leur parti mais c’est le système qui les y oblige tout comme ils sont interchangeables d’un ministère à l’autre.
    « Vendus » ? Non pas toujours mais « opportunistes » certainement et carriéristes toujours .
    Pour faire un bon travail il faudrait l’inscrire dans une certaine durée avoir une ouverture plus grande sur l’opposition et ne pas penser aux prochaînes élections dès qu’on est en place.
    Il faudrait ne pas avoir à renvoyer l’ascenseur après les élections , ne pas dépendre des lobies et savoir s’entourer de talents et non de courtisans .

    Faire la révolution c’est bien mais on remplace ce qu’on a par la même chose avec un autre nom et seuls les visages changent. Celui qui travaillera pour le bien de la France ne sera pas obligatoirement l’ami du peuple et sera à peu près certain de ne pas récolter les lauriers des mesures impopulaires qu’il prendra. Tout est toujours facile quand on n’est pas aux manettes.

    Commentaire par Scaramouche — 11/09/2013 @ 04:50

  47. @Scaramouche

    Je n’ai pas dit que c’était simple et que c’était un chemin porteur de lauriers. Maintenant ils ne sont pas obligés de se présenter, ils ne sont pas « nommés », mais se présentent pour être élus, on serait à minima en droit d’attendre un minimum.

    L’exemple du chauffeur polonais ET du plombier français est très représentatif de leur incohérence crasse et de leur incompétence notoire. Il n’est pas question de faire la révolution, mais de prendre ses responsabilités pour « recentrer » le partage des richesses pour un équilibre plus humain.

    La bascule du travail vers le capital est mortifère, d’autant plus que les capitaux sont très mobiles. On arrive à devoir expatrier nos vieux en afrique du nord pour pouvoir y vivre avec la maigre retraite qu’on leur donne et avec des enfants qui ne peuvent pas les aider financièrement. Cela résout une petite partie du problème, mais l’argent des retraites dépensés ailleurs n’aide pas beaucoup l’économie.

    Il y a des mesures toutes simples à prendre mai qu’il ne veulent pas prendre pour préserver le tatx de croissance des entreprises qui financent leurs campagnes, leur WE, leurs amis et leurs retraites.

    Ce sont des vendus : fort avec les faibles, faibles avec les forts.

    Commentaire par herve_02 — 11/09/2013 @ 19:42

  48. Ils jouent leurs propres cartes pas celles du pays ni du peuple et ce qui me dégoûte le plus c’est le cinéma qu’ils font pour nous faire gober qu’ils sont philantropes en jouant sur l’´affect des gens.
    Vous avez raison herve même si je suis plus modérée dans mon jugement concernant le comportement avec les entreprises. Je crois que ce n’est pas simple de vouloir entreprendre quelque chose en France , que les petites PME ne sont pas à la fête et que nous avons besoin d’eux , rien à voir je sais avec les multi-nationales dont vous voulez parler et ces patrons voyous avec leurs capitaux planqués et autres pratiques qui passent à travers les gouttes.
    hêlas on voit la même chose dans tous les pays et sous tous les régimes et croire que ça pourrait changer fait partie des utopies de campagnes électorales. Maintenant tout est beaucoup plus connu et publié , nous savons bien plus de choses qu’autrefois c’est le danger.

    Commentaire par Scaramouche — 12/09/2013 @ 17:37

  49. @scaramouche

    Oui je suis bien conscient de cet état de fait. Il serait pourtant si simple de décider de critères qui pourraient facilement départager les pme des grosses boites. Par exemple le nombre de personnes, la structure du capitale, la mobilité internationale, le type de management … pour des enarques, ca doit être simple de pondre quelques critères simples qui trient 99,99% des cas et ensuite faire des lois distinctes pour les 2 type d’entreprises.

    Le conseil constit explique bien que des situations différentes peuvent entraîner des traitements différents. Ainsi les exo de cotisations pourraient être également limités à certains de ses critères, les facilités des contrats courts, des primes obligatoires et importantes pour les contrats précaires sans aucune dispenses…

    Il serait simple d’initier le mouvement et il serait simple de réunir les pays qui ne sont pas à la fête, italie, espagne, portugal, grèce pour ne citer qu’eux, et signer des accords multilatéraux entre ceux qui adhèrent à cette charte de bonne conduite politique et économique.

    Ce n’est pas une utopie et ce peut être même défendu contre l’europe en augmentant la tva des imports ou des produits à + de x% fabriqués hors de ces pays ou dont le siège social se situe en belgique, luxembourg, ireland…. que le dumping réalisé par les uns soit compensé par les taxes chez les autres.

    les monarques d’europe ne pourraient pas résister contre le soulèvement des populations de plus de 5-6 pays les traitant de vendues et demandant en 6 langues de démissionner, avec les organes de presses des 6 pays en question relayant jour après jour la politique mortifère que conduit ces zélitres.

    Ce n’est pas une utopie car réalisable sans grand changement, ce n’est pas une révolution car non violente, et ca ne change en rien la structure politiques et la vie quotidienne des gens. Comme il n’y a pas d’harmonisation fiscale ou sociales entre les différents pays, il est impossible de demander sans se faire rire au nez une harmonisation des conditions fiscales d’importations. Et comme les balances commerciales des pays en question sont déficitaires, il n’y a aucune mesure de rétortion économique que l’on peut agiter. Alors certes il y a des menaces plus guerrières possibles, mais cela aurait le mérite de montrer à la face du monde ce que sont les rats qui nous gouvernent.

    L’étape suivante, la plus importante est l’inscription dans le marbre de l’ocde omc et toutes ses organisations mafieuses l’impossibilité de relations commerciales entre pays ayant des balances commerciales déséquilibrées. Ce qui est des milliards de fois plus intelligent que les 3% de déficit du pib : les balances excédentaires seraient « taxés » si elles ne reviennent pas à l’équilibre.

    Voila par l’exemple, un programme politique simple que même un enfant de 4 ans pourrait comprendre (bon pour un socialo c’est compliqué, mais il pourrait se faire aider), facile à mettre en oeuvre (pas besoin de convaincre des partenaires économiques qui font ce qu’ils veulent) et je suis intimement persuadé que ces pays alliés seraient très très facile à trouver.

    Le fait que les politiques s’en cognent de leur peuple et se laissent entraîner comme des putes pour les plumer crée une situation qui donnera inévitablement de la violence aveugle à brève échéance car avec internet, il n’est plus possible de montrer des boucs émissaires, les visages tombent, les petits dictateurs d’opérette qui gouvernent l’europe et nombre de pays avancent à visage découvert.

    Je ne suis pas calé en histoire, mais sur les 200 dernières années, je n’ai pas souvenir d’un dictateur qui arrive à vivre très longtemps sa dynastie. Mais chacun sa roulette russe. Qu’il sache que ca peut leur tomber dessus demain et que le peuple n’aura aucune pitié et ne fera preuve d’aucun pardon.

    Ils peuvent avoir des armes, des avions, des bombes, on ne gagnent pas à 5 000 contre 60 000 000.

    Commentaire par herve_02 — 12/09/2013 @ 23:39

  50. Vous faites le postulat d’ un consensus plus ou moins général mais malheureusement ne serait-ce qu’en interne, chez-nous il y a comme disait de Gaulle autant d’opinions différentes que de variétés de fromage. Vous le voyez dans les forum et à propos de tout l’individualisme règne.
    Le mécontentement est général mais pas pour les mêmes choses.
    Ce serait en effet pourtant simple de s’entendre mais même chez ceux qui ailleurs font la révolution contre une dictature il y a des courants qui se contredisent et des querelles qui pourrissent tout.
    Jules César en parlait déjà pendant la guerre des Gaules et comme les Indiens d’Amérique nous passions notre temps à nous faire la guerre entre tribus.

    Les grosses boites ont déjà des régimes différents mais pas dans le bon sens, bon nombre d’entre-elles peuvent se permettre d’être hors la loi du fait qu’elles emploient une certaine quantité de gens et de ce fait elles tiennent la dragée haute aux politiques , de plus pour ce qui est d’une entente entre les nations européennes cela impliquerait une Europe Fédérale où le système des impôts entre -autres serait le même. Mais là aussi ça ne marche pas, l’Europe est en panne parce que c’est chacun pour soi et il y a toujours l’exception francaise et chacun veut garder ses spécificités.

    Vous pariez sur l’union du peuple et des peuples mais tant qu’il y aura deux êtres vivants sur terre il y aura des rapports de force ., c’est le sel même de la vie. Quant à supprimer le commerce entre les déficitaires n’est-ce pas une ingérence inadmissible et une forme de dictature.?
    Pour ce qui est des dictatures elles ne tiennent en effet pas longtemps, ce qui prouve bien que nos rois n’étaient pas des dictateurs quoi qu’on en dise, je pense pour ma part que malgré le pouvoir absolu des anciens régimes un président de la république actuel à des pouvoirs plus étendus et plus facilités par la vie moderne. Il nous montre qu’il peut se passer de l’adhésion de la rue voire même des législatifs et quand il y a une décision à prendre il agit par décrets.

    Commentaire par Scaramouche — 13/09/2013 @ 11:01

  51. @ Scaramouche
    Si je puis me permettre de m’immiscer dans la conversation que vous avez avec Hervé …
    On ne dit généralement pas que les rois étaient des dictateurs, en revanche ils pouvaient être des tyrans, et pendant très longtemps on a disserté sur la légitimité du tyrannicide.
    Dans votre analyse, vous semblez oublier qu’il y a bien autre chose dans le pouvoir royal qu’un simple absolutisme, c’est bien sûr que ce pouvoir est à vie et dynastique. Bon je sais que ce n’était par exemple pas comme ça en Irlande aux XI° siècle, mais ce n’est pas l’epitome du pouvoir royal, vous en conviendrez. Et si comme vous le dites à raison la vie moderne facilite aujourd’hui l’exercice du pouvoir, j’ai l’impression que sous l’ancien régime cette mainmise était rendue possible par la dimension sacrée que se donnait la monarchie. Par ailleurs il est bien connu que si Louis XIV a pu établir son absolutisme c’est aussi parce qu’il avait une plus grande maîtrise physique de son territoire que ne l’avaient par exemple les Valois obligés de faire un tour de France pour asseoir leur autorité sur les régions.

    Commentaire par Maelle — 13/09/2013 @ 11:38

  52. Est un tyran toute personne qui impose sa loi ses opinions et sa façon de vivre par la force à quelqu’un de vulnérable qui la refuse., c’est un vaste sujet. Pour la définition exacte : « souverain despotique injuste et cruel « dit le petit Larousse…
    Nous avons de nos jours beaucoup moins de libertés , et aue dire de ce merveilleux peuple de France qui a vécu prospéré et permis au pays de rayonner jusqu’à être copié et enviê par les autres peuples du monde. ..croyez-vous que si longtemps ce soit toujours sous le règne de despotes cruels et injustes…?
    Vous ne croyez pas plutôt que ces clichés post révolutionnaires ont un peu vieillis ?
    Les rois dépendent de leurs sujets c’est la même interraction que l’ouvrier et le patron , ils avaient eux-aussi un contrôle , une sanction populaire par les révoltes et ne s’en privaient pas et surtout un Conseil dont ils demandaient l’avis , il y avait des premiers ministres et une noblesse frondeuse , et le Pape au-dessus de tous qui menaçait d’une excommunication paralysante tout un pays, cela a suffit à Henry VIII pour créer un shisme, croyez-vous qu’il aurait existé si le roi avait éte tout puissant?
    Sans doute recevait-ils leur pouvoir de Dieu mais ils obéïssaient aussi à ses lois et à surtout à celles de Rome.
    Et que je sache les communications n’étaient pas meilleures sous Louis XIV que du temps des Valois , l’organisation permettait un peu plus de contrôle sur les régions via les contrôleurs généraux mais on mettait autant de temps à coordonner les ordres et les gens voyageaient toujours à cheval.

    Commentaire par Scaramouche — 13/09/2013 @ 17:05

  53. @Scaramouche

    Oui, il y a autant d’opinions que de gens, mais nous arrivons bien à élire un gouvernement, donc il est possible de former des alliances.

    Il ne faut pas se leurrer la population semble divisée parce que le pouvoir et les médias montent les uns contre les autres, mais le péquin « de base » n’est ni con ni raciste (il y a bien 5% de cons dont une bonne partie élue) et il est _évident_ qu’un socle commun d’entente serait simple à trouver. Effectivement si on décide d’aller dans les détails ça peut se compliquer sur des points particuliers, mais la très grande majorité des gens sont d’accord sur la base : justice et justesse.

    Je ne doute pas un seul instant, qu’il est possible de trouver un accord _entre peuples_ en outrepassant les pouvoir politiques, un socle de base, pour arriver à une meilleur intégration fiscale et sociale. Cela veut probablement dire que nous perdrions un peu en social (mais de toute façon, il reste un peu peau de chagrin) mais nous gagnerions en social. Nous serions obligé (n’aurions plus les moyens) de changer de téléphone tous les ans et d’ordinateur tous les 3 ans, et de voiture tous les 5, mais cela ne serait plus un soucis, car nous aurions acté un nouveau mode de développement. Nous n’aurions plus de société commerciale basé au luxembourg qui vend de l’immatériel et empoche la quasi totalité sans en reversé aux auteurs et qui se goinffre hors impôts.

    Je sais que c’est possible, et pas besoin d’un dictateur, juste un homme juste qui explique et qui n’est pas vendu aux lobby. Maintenant la question est : est-ce qu’il pourrait arriver vivant aux élections ? est-ce que la presse (vendue également) le laisserait faire campagne avec les même avantages que les vendus ?

    Ce sont les 2 seuls questions qui restent en suspens, tout le reste est acquis : les gens n’acceptent pas qu’on laisse crever des êtres humains (si avant on le les a pas traité de de voleurs et profiteurs), les gens qui ne sont pas en train de se battre pour survivre n’ont aucun intérêts à saccager la vie des autres, même la théorie des jeux explique que la coopération est le meilleur chemin vers des résultats positifs.

    Tout le reste n’est que manipulation de sous-humains qui ne méritent de vivre que dans un environnement ou ils ne sont plus capable de faire du mal aux autres.

    Commentaire par herve_02 — 13/09/2013 @ 20:03

  54. Vous avez foi en l’être humain avec un côté Rousseauïste et c’est bien de conserver des illusions qui nourrissent l’espoir mais si nous avons tous le même but nous divergeons sur les moyens de réaliser nos ambitions.
    Tout le monde est contre la guerre l’injustice le vol et j’en passe, tout le monde vous parle compréhension et amour chacun se croit plus  » intelligent  » que le voisin et chacun a sa petite idée pour refaire le monde. Mais ce n’est pas si simple ..
    Il suffit de prendre pour exemple quatre personnes qui veulent aller au cinéma ensemble, pour obtnIr un consensus cela met longtemps et il y en a toujours un de floué. Tantôt il a vu le film´ tantôt il ńaime pas l’auteuŕ ou l’acteur ou le metteur en scène et tantôt le sujet ne plaît pas . Bref … On reste à la maison et personne ne bouge.
    C’est une image assez parlante de ce que nous sommes.

    Commentaire par Scaramouche — 14/09/2013 @ 06:36

  55. l’image est assez parlante, mais fausse dans l’absolu, vous prenez 5 enfants et 2 parents, il est facile de faire plaisir à tout le monde à table : steak haché frites. Effectivement ce n’est pas optimal, ni culinairement ni au niveau équilibre, mais tout le monde est d’accord dessus.

    L’exemple que vous prenez est faux, vous faites intervenir la notion de goût dans la complexité des choix. Nous ne parlons que de morale, de choix à minima de gestion de la cité : nous ne parlons pas de descendre dans le détail de quel produit est « de base » et de quel produit est « de luxe », juste d’admettre qu’il y a des produits de bases et des produits de luxe et qu’ils doivent être différemment taxés.

    Ensuite nous ne parlons pas de mettre d’accord 30 millions de personnes, mais de trouver un consensus général qui minimise les insatisfactions, sans voix prépondérante ; le sdf, une voix, la présidente du medef une voix (oui même les handicapés mentaux ont droit au vote).

    C’est tout. Alors on peut décider que c’est impossible blablabla, les différences, la complexité des gens, de la sociétés, les réalités blablabla, le discours habituel des dominants qui ne veulent rien changer, mais c’est un simple leurre.

    La preuve ? la commune de paris avait réussit à fonctionner plutôt égalitairement et avait même mis en place un système d’éducation particulièrement intéressant. Mais le pouvoir, plutôt que d’observer que ça pouvait être un moyen différent de gérer la société à fait la seule chose qu’il sait faire : massacrer tout le monde dans un bain de sang que l’on préfère oublier en criant haro sur le dictateur voisin.

    Alors les petits discours sur ce que nous sommes… c’est gentil d’essayer d’élever ma culture et ma compréhension du monde, mais je ne suis pas preneur.

    Arrivé à mon âge, je vois que ceux qui sont en place, ne le sont pas pour notre bien, mais pour le leur et la seule chose qui les intéresse est de rester en place, peut importe ce que cela coûte, peut importe les morts, peut importe la morale.

    De ce point de vue là : TOUS les systèmes valent mieux que ce type là. Il n’y a pas besoin de tortiller…. je pense que vous connaissez la suite.

    Je ne suis pas « rousseauiste » dans l’âme, mais mon expérience ne m’a jamais fait rencontrer un « pouvoir » qui poursuit le bien de ceux qu’il contrôle. Dès lors j’y suis viscéralement opposé, et il suffit de regarder comment va le monde en général pour vérifier : presque tous les pays vérifient cette sinistre loi. Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument.

    Nous vivons un pouvoir absolu, même si nous avons le choix de changer le guignol qui le représente.

    Ce sont des vendus : regardez hamon qui retire tous les amendements sur la vente lié, juste parce que ! dénie de démocratie, depuis quand l’exécutif commande au judiciaire dans la constitution ?

    Commentaire par herve_02 — 14/09/2013 @ 11:39

  56. Mais dans « la compléxité des choix « , comme vous dites herve, le goût intervient , c’est méme ce qui déclenche notre choix.
    La morale est affaire de pays de religion d’individu et ce qui est luxe pour les uns est un produit de base pour d’autres et nous n’avons pas tous les mêmes valeurs.
    Vous voudriez une sociêté uniforme ., une collectivité où chacun mangerait s’habillerait et vivrait de la même façon et c’est impossible quand ce n’est pas profondément ennuyeux . Il y aura toujours des inégalités parce qu’elles sont dans la nature.
    Bien sûr que chacun pense à son nombril et comment l’entourer de confort ! vous ne changerez jalmais l’être humain c’est ce que j’essaie de vous expliquer, il n’y a pas de charité , philantropie ou altruisme sans l’éducation la religion ou la propagande et surtout la peur du gendarme et rien ne dit que votre conception de la nation est celle partagée par tous.
    Il a existé des rois qui ne pensaient qu’au bonheur de leur peuple , à la grandeur du pays ou à la paix et jepense à Louis iX louis XII Henri IV et quelques autres mais même ceux là qui ont laissé de bons souvenirs ne sont pas aimés de tout le monde; tout comme certains despostes ne sont pas détestés et reniés par tous. Nous en avons l’exemple actuellement.
    Vouloir uniformiser pour de bonnes raisons comme pour de mauvaises est contraire à la nature humaine et c’est une des causes de la chute des dictateurs. Les communistes ont essayé … avec le succés qu’on sait.
    Entre les voyous et les incapables que nous avons actuellement et les désintéressés efficaces et généreux que vous sohaitez il y a une place pour un juste milieu où nous n’aurions pas l’impression de vivre dans une sorte de dictature, nous perdons de plus en plus de libertés, la justice dépend du pouvoir et c’est une maffia malhonête et incapable qui gouverne le pays.

    Commentaire par Scaramouche — 14/09/2013 @ 16:07

  57. >nous n’aurions pas l’impression de vivre dans une sorte de dictature, nous perdons de plus en plus de
    >libertés, la justice dépend du pouvoir et c’est une maffia malhonête et incapable qui gouverne le pays.

    je n’ai rien à dire de plus.

    ni dieux ni maîtres

    Commentaire par herve_02 — 14/09/2013 @ 18:15

  58. Oui ça c’est l’anarchie, on peut y souscrire quand on n’est pas nombreux sinon c’est la jungle et à condition de ne pas être le gibier …

    Commentaire par Scaramouche — 15/09/2013 @ 05:45

  59. @scaramouche

    Le seul moyen que ca ne devienne pas la jungle est de ne pas déléguer ses pouvoirs et travailler à la réalisation du mieux vivre ensemble.

    Actuellement ce n’est pas l’anarchie, mais c’est la jungle et nous sommes le gibier. Qu’avons nous à perdre de plus ?

    Commentaire par herve_02 — 15/09/2013 @ 11:55

  60. Le monde a toujours été une jungle, le problème est que nous nous croyons d’une essence supérieure alors qu’à la base nous sommes des animaux seulement différents avec des mains et un cerveau , ces deux seuls attributs essentiels nous permettant des inventions qui nous donnent la suprématie sur les autres races.. Mais nos besoins sont les mêmes que ceux des fourmis et touutes les sociétés sont basées sur des rapports de force.
    J’oubliais … Vous allez me dire que nous avons été crées par Dieu et que nous avons une âme . C’est vrai on aurait tendance parfois à l’oublier .. (-)

    Commentaire par Scaramouche — 15/09/2013 @ 15:18

  61. les autres animaux ont aussi été crées par dieu, ils doivent avoir également une âme, sauf que pour le moment le concile qui décréteras qu’ils ont une âme n’a pas encore été réuni. Ils se sont arrêté aux « sauvages ».

    Oui nous sommes des animaux, mais cela n’empêche pas, si nous le décidons, de choisir des modes de gestion qui peuvent être proche de l’humain et conçus pour empêcher qu’une partie prenne le dessus sur la masse et ne l’asserve. Naturellement certains auront envie de dominer les autres et les réduire en esclavage. Cependant nous pouvons faire le choix de l’empêcher. Certains psychopathes ont une irrépressible envie de meurtre , mais étonnamment personne ne s’offusque qu’on ne les laisse pas faire. On peut très bien décider de ne pas laisser la parisot décider de mettre en place une sorte d’esclavage moderne.

    Elle fait bien plus de mal que le psycho qui va tuer 5-10 personnes dans sa carrière de meurtrier. Pourquoi arrêter l’un et pas l’autre ? ne sommes nous pas des animaux ?

    Moi je peut être également pour le rapport de force, mais alors à armes égales : pas avec une loi qui protège le fort et le met à l’abri de la représaille des faibles lorsqu’il a dépassé les bornes des limites.

    Nous avons le pire des 2 mondes : la loi du plus fort et la protection légale des oppresseurs. Je ne veux pas faire mon révolté, mais le système que nous subissons n’est pas la seule réponse possible : il devra évoluer ou cela se terminera dans le sang, comme partout dans le monde.

    Cela fait longtemps qu’il n’y a pas eu de têtes au bout de piques… il commence à être temps : ils ne comprennent que comme cela: lorsqu’on détache la tête du reste du corps, il va falloir le faire sinon on va rester dans le même marasme pendant des décennies.

    Commentaire par herve_02 — 15/09/2013 @ 16:24

  62. Bigre ! Je vous aime bien herve et je vous comprends mais par moment vous me faites peur. L’Histoire a prouvé qu’il n’arrivait jamais rien de bon dans la violence, il se trouve toujours un rescapé pour venger l’honneur ou le crime et il est bien connu que losque nous sommes les vainqueurs dans une guerre nous n’avons pas intérêt à trop humilier l’adversaire, (la guerre de 40 est une des fâcheuses suites de celle de 14.)
    Je crois plus à l’éducation des peuples, à l’étendu des connaissnces au partage des richesses intellectuelles d’avantage que des richesses matérielles. Il faut à manger pour tous et un minimum pour vivre mais sans le mode d’emploi on obtient des sauvages qu’ils soient bling bling ou miséreux.

    Chacun de nous a sa conception du bonheur et il ne sert à rien de vouloir l’imposer à l’autre. C’est ce que les peuples essaient de faire avec de faux bons sentiments qui tendent à s’emparer des richesses des autres. Vous ne referez pas le monde et surtout pas en détruisant tout. Il faut « améliorer »et pas »modifier » et c’est bien plus difficile.

    Commentaire par Scaramouche — 16/09/2013 @ 12:14

  63. @ Hervé 02 : Aristote faisait la distinction entre une âme végétative pour les plantes, une âme animale et une âme humaine. Pour lui, tout ce qui relevait de la vie avait une âme, mais à des niveaux différents. Je crois que St Thomas d’Aquin s’est inspiré un peu de ce schéma là. Quant au monde minéral, il ne lui attibue pas d’âme. Alors, les panthéistes, et Victor Hugo le premier, se plantaient….

    Ne souhaitez pas de têtes au bout d’une pique. La violence entraine la violence. Le monde politique est victime lui aussi de sa façon de légiférer jusqu’à l’absurde et ne sait pas arrêter cette spirale infernale. Un moindre mal serait de bâtir une nouvelle constitution entièrement différente.

    G. Longuet me disait il y a quelques mois que les politiques de tout bord ne savaient pas évaluer les conséquences de leurs lois ni même les évaluer à l’aune de la réalité!

    Commentaire par Dorine — 16/09/2013 @ 14:08

  64. @scaramouce

    sauf si je me trompe la première personne qui a parlé de rapport de force c’est vous, alors que tous mes messages précédents étaient empreints d’empathie et d’espérance.

    On ne peut pas me dire non sur l’empathie et l’espérance, puis me dire non sur la violence. Il n’y a pas des millions de chemins pour évoluer. Le changement progressif de l’intérieur, cela n’a JAMAIS marché, à AUCUN moment dans l’histoire. Cela peut faire fantasmer ceux qui veulent du changement sans être prêt à faire ce qu’il faut, mais c’est un doux rève : le changement c’est un travail, pas un don d’un dieu.

    Le système s’auto-modifie pour éviter de changer. Il n’est que voir ce qui s’est passé sur les 20 dernières années. la constitution a été modifié de nombreuses fois, les modalités d’élections aussi pour servir un parti ou un autre et on ne nous a JAMAIS demandé notre avis. Lorsqu’un référendum a été mis en place : ils n’ont pas aimé notre réponse et ont fait comme si de rien était. La loi sur le mariage a été prise sans AUCUNE concertation sérieuse. Le pouvoir politique fait sa vie comme un petit roitelet qui décide pour les autres, comme si nous étions des sous hommes qui ne savions pas ce que nous voulons et qu’il faut gérer malgré eux.

    NON le système ne changera pas par petites touches de l’intérieur, ou alors il faudra 400 générations et une attaque extra-terrestre. Comment peut-on être président et laisser crever des gens dans la rue. C’est SON peuple. le pib de la france, c’est à la louche 2 000 000 000 000 USD, en gros 30 000 USD par personnes (même le bébé ou le vieux, soit en gros 35 fois le seuil de pauvreté) et avec ces 30 000 USD, il arrive pas à simplement nourrir et loger tout le monde ? « Ils n’ont plus de pain ? qu’ils prennent de la brioche ! »

    2 solutions, soit c’est un con (parce qu’il n’y arrive pas), soit c’est un con (parce qu’il s’en fout) : il devrait passer à la poubelle de l’histoire avant même la fin de son mandant.
    Il ne devrait pas pouvoir accéder à un espace médiatique sans que le journaliste ne lui pose sans cesse la même question, il ne devrait pas pouvoir faire une intervention publique sans que l’assistance lui pose et repose toujours la même question. le niveau de santé de la population chute (on recommence à voir des gens attraper la pneumonie, putain, en france, à paris, en 2013. Et l’espérance de vie en bonne santé décroche patiemment et les 10 prochaines années, on va rigoler quand arrivera sur le marché de la mort la génération de la bouffe industrielle et des produits pétro-chimiques. (ça risque de régler rapidement le soucis des retraites).

    Alors le système qui change de l’intérieur, aller raconter ce joli conte à d’autres.

    Le changement sera possible si les gens le veulent, mais ils préfère crever devant fassebook ou tuiter…. ok leur life, mais ne me demandez pas de voter et qu’ils ne se plaignent pas : ils ont ce qu’ils veulent. Je ne donne pas aux associations qui font la quête à la sortie des magasins : ils n’ont qu’a militer pour un autre monde avant, et militer ce n’est pas juste envoyer des courriers, être reçus, se sentir important et s’empocher des subventions pour continuer à vivre dessus en allant demander aux autre de payer pour faire le travail que l’état ne veut pas faire.

    Commentaire par herve_02 — 16/09/2013 @ 19:41

  65. @Herve

    Vous ne pensez pas que vous déformez ce que je dis en extrapolant un peu?
    J’ai parlé du rapport de force » entre les êtres vivants qui est la base de la vie même avec sa compagne l’agressivité. Sans elle les animaux comme nous, nous ne pourrions pas vivre parce vivre implique une lutte constante même dans les actes les plus anodins. Ce rapport de force est naturel et il existe partout où un être cherche à imposer sa volonté ou sa suprématie, il est dans le jeu dans le sport et dans l’amour. Il est dans la lutte avec la nature et avec chaque chose.
    Ceci dit je n’apprécie pas la violence et à l’inverse de vous je pense qu’elle est destructrice et inutile. Ce n’est pas pour autant que je prêche pour le martyr ou la soumission, mais entre les deux il y a de la place pour des actions tout aussi coercitives. Grèves des impôts, refus de voter …. Inutile de mettre des têtes au bout d’une pique cela a une connotation fort fâcheuse car c’est le peuple de base qui en paie le plus lourd tribut… et quant à l’histoire des brioches elle a été inventée par un rigolo qui n’a jamais connu Marie Antoinette. Tout comme « l’Etat c’est moi » et autres aphorismes de ce genre qui pullulent et font encore de l’effet,
    Prenez garde au chant des sirènes actuelles qui bercent le peuple que nous sommes avec des chants révolutionnaires et des idéaux nationalistes.si faire la révolution c’est pour remplacer par un Napoléon, non merci , on a déjà donné et il faut trouver autre chose.

    @ Dorine

     » Objets inanimés avez-vous donc une âme ? »
    On se le demande parfois quand les objets vous glissent toujours des doigts lorsqu’on vieillit !
    Ils vous font enrager comme s’il y avait en eux de la malice…
    Mais soyons sérieux, bien sûr que tous n’ont pas la même âme et qu’elle est spéciale à chacun de nous . Chaque fois différente .. C’est ce qui en fait le prix.
    Un changement de constitution serait bienvenu s’il n’est pas bâclé.
    Espérons que la France saura garder la sienne .

    Commentaire par Scaramouche — 16/09/2013 @ 20:20

  66. @scaramouche

    Oui il y a rapport de force, seulement dans ce qui est conflit. Il me semblait qu’être plus humain était justement éradiquer le plus possible ces notions de rapport de force. Parce que dans ce jeu pervers, c’est toujours le gentil qui est le cocu et le maichant le vainqueur. Ainsi la société « rapport de force » est la société qui naturellement va faire monter le pire (qui sait que c’est un rapport de force) et laisser sur le carreau le meilleur (qui pense que tout le monde est amour et qui le vit au quotidien.)
    Donc, de 2 solutions, soit l’état GÈRE pour sortir de ce paradigme, soir _inévitablement_ il faut un bain de sang pour « renverser un peu la vapeur ». Ce n’est pas un prêche pour, mais une simple constatation.

    Sans remonter juste à la terreur de 1793, le front populaire n’est pas vraiment une politique désintéressée d’élus dans le calme et la routine, les décisions du C.N.R. ne sont pas non plus des décisions « et si on faisait ça ». Les grandes avancées se sont fait dans la violence, parce que le pouvoir, mis en place par les possédants ne veut pas les déposséder, parce que le pouvoir ne lâche des choses que lorsqu’il a peur, une peur viscérale qu’il sait ne pas pouvoir contrôler. Là c’est le peuple qui a peur de son gouvernement. putain de monde.

    Maintenant si vous pensez que les ultra-libéraux (qui veulent le beurre et garder les trilliards dans les paradis fiscaux) vont tranquillement laisser l’ordre établi se transformer pour un monde plus juste, j’envie votre vision du monde.

    Lorsque l’on pense que les gouvernements, tous confondu, dans tous les pays, acceptent de paupériser leur population, faire reculer le bien être, le niveau de santé et d’éducation pour que quelques multinationales puissent engranger des résultats cachés dans des paradis fiscaux et assurer l’opulence obscène d’une poignée de happy few (si on supprimait la moitié de leur fortune, il ne verraient pas la différence – des yachts brûlent 1000 litres de gazole à l’heure alors que le précaire peine à remplir ses 40 litres pour aller au travail), la première réponse qui vous vient à l’esprit est grève des impôts (saisie des biens, cool à la rue) ou grève des votes. en espérant qu’ils vont changer… LOL comme diraient les djeuns. le flamby, borlot, fion, marine ou kopé ils en ont strictement rien à foutre de nous : nous sommes les cons qu’ils gèrent comme si nous étions des animaux : ils n’ont pas peur de nous : ce sont les rois.

    Que faire pour que la peur change de coté ? je suis preneur de solutions réalistes et efficaces.

    Commentaire par herve_02 — 16/09/2013 @ 21:23

  67. @herve

    La notion de rapports de force dont nous parlons n’est pas la même c’est pourquoi nous ne nous entendons pas
    Si je vous dis qu’il y en a une entre -nous qu’elle soit courtoise ou amicale n’y change rien de même qu’il y en a une entre votre ado ( si vous en avez) et vous et avec vos parents avec votre patron ou votre ouvrier. C’est ainsi il y a toujours un besoin de domination en chacun de nous jusqu’au vendeur qui vous manipule pour que vous achetiez. C’est pacifique souvent et parfois ça prend les proportions dont vous parlez.

    Pour la suite je suis d’accord avec vous, en France on n’arrive à changer les choses qu’en cassant tout. C’est dans nos gênes parce que l’autre ne sait pas jusqu’où il peut aller trop loin, d’où les insultes et les coups . ..donc je ne pense pas que les libéraux vont piger qu’ils vont trop loin, pas plus que je ne pense que les assistés qui demandent de l’aide cesseront de tirer sur la ficelle parce que certains qui bossent ne sont pas non plus des vaches à lait .

    Supposez que personne ne vote ? Que se passerait -il?

    Ce que je pense c’est que la perfection est dans la mesure et l’équilibre et je ne pense pas être dans une utopiste en vous disant que c’est l’idéal et le but à atteindre.

    Ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain, les pays nordiques et leurs dirigeants ne sont pas ce que vous dites et le niveau de vie est agréable pour la grande majorité , les politiques sont des gens simples et la conception du partage des richesses n’y a d’égale que la responsabilité du citoyen.
    Quant aux U S grand pays capitaliste que je connais bien, le citoyen n’est pas aidé , il est seul responsable , mais il peut grimper les échelons , entreprendre et devenir cadre sans diplômes et s’il a des capacités et du courage il peut se sortir de l’ornière. Pas chez nous. Il n’y a pas de S.S chez-eux , pas de retraites par répartition, pas d’aides , et les jeunes remboursent des êtudes chères (s’ils en font !!) une partie de leur vie , quinze jours de vacances c’est tout et on est fichu dehors du jour au lendemain parce que le patron est roi et avec peu d’indemnités chômage et les mêmes pour tous (. Histoire vécue.)
    Ça c’est un vrai pays capitaliste , pas nous . ..mais chez-eux les gens se tiennent les coudes et boycottent pour faire céder les commerçants comme le gouvernement. Rien à voir avec les pays socialistes du Nord où là ce sont de vrais pays socialistes .—pas comme nous qui sommes ni lard ni cochon.
    N’extrapolez-pas je n’ai pas dit que c’était bien aux U S. mais je préfèrerai personnellement savoir à quoi m’en tenir et organiser ma vie en conséquence plutôt qu’avoir ce système boiteux français qui ne satisfait personne.
    Nous ne sommes ni socialistes ni capitalistes nous sommes des individualistes egocentriques avec tendances ruminantes c’est pourquoi votre courageuse entente populaire vers des lendemains qui chantent est purement idéaliste.et que mon idée d’une éducation de base plus poussée est plus concrète. Mais comme ça prendra du temps et que beaucoup de nous sont pressés alors ma position est celle des veilleurs, du boycottage, de ceux qui se couchent par terre devant les chars plutôt que déclencher une violence qui tue des innocents. Mais c’est ma génération qui a eu assez de 40 de l’IndocHine et de l’Algérie dont nous continuons à payer le prix et qui voit ce qu’il résulte des « printemps  » arabes .

    Commentaire par Scaramouche — 17/09/2013 @ 04:36

  68. @Scaramouche

    Et moi je suis dans l’éducation depuis un certain temps et je _vois_ tous les jours ce dont on ne peut pas attendre.

    status quo.

    Personne ne vote : il y aura bien celui qui se présentera qui votera pour lui : 100% des votes, élu démocratiquement (il n’y a qu’aux législatives ou il faut un minimum des _inscrits_ pour accéder au deuxième tour, mais lorsque ca commencera à craindre pour cette règle, il la changeront, tout simplement, en s’entendant tous, dans le plus pur silence médiatique.Pourquoi pensez-vous qu’il a fallut un révolution pour changer de régime et que ce n’a pas été possible une transition de l’intérieur ?) Pour éviter d’en arriver là, ils vont créer des « mouvements » de pensées qui militeront pour un monde meilleur organiseront des réunions, et appellerons à voter pour le moins pire car on peut faire changer les choses de l’intérieur… la boucle est bouclée, le militantisme mafieux est de retour comme en 40 et hop un tour de manivelle. oh wait…. c’est le parti politique que l’on décrit là.

    Lorsque la mafia prend le pas dans un quartier, ce n’est pas de l’intérieur que la situation se résout.

    En aparté sur le rapport de force, il me semble qu’il ne fait pas mélanger le rapport de force amoureux qui est un jeux et le rapport de force ouvrier-patron qui est de l’ordre du vital. C’est le même mot, mais ni les même présupposés, ni les même violences sous-tendues.

    Le capitalisme est _forcément_ une mauvaise politique, car, par nature, il conduit à l’accumulation du capital d’un coté et à l’esclavage (vente de sa force de travail) de l’autre. Alors oui c’est un système qui marche,si on accepte que la pauvreté soit une composante essentielle de la société.

    Il y a plus de chance de devenir millionnaire avec l’euro-millions en europe que par son travail et son génie aux us.

    Commentaire par herve_02 — 17/09/2013 @ 14:28

  69. « L’égalité n’existe qu’au cimetière, la liberté est dans le porte-feuille et quant à la fraternité grattez un altruiste et vous verrez saigner un égocentrique »

    Qui a dit cela ? Je me souviens de la citation mais pas de son auteur mais elle me semble très bien comme conclusion.

    Commentaire par Scaramouche — 17/09/2013 @ 19:10

  70. oui c’est une excellent conclusion.

    no future, no solution

    Commentaire par herve_02 — 17/09/2013 @ 20:01

  71. Pour moi sans aucun doute
    En ce qui vous concerne il sera ce que vous le ferez et je vous souhaite bonne chance

    Commentaire par Scaramouche — 18/09/2013 @ 08:14

  72. à Hervé : je ne sais plus quel historien expliquait que, économiquement, le meilleur système est celui de l’eclavage. Il allie l’ingéniosité humaine avec peu de frais pour l’entretenir. Il expliquait que le monde romain avait vacillé lorsque de plus en plus d’esclaves ont été affranchis et que l’arrêt de l’expansion de l’empire romain a asséché la source en esclaves qu’était la guerre de conquête et les rafles humaines. De fait, ce sont les incursions barbares qui raflaient ensuite les habitants de l’empire romain, et en particulier, les femmes qui manquaient cruellement aux sociétés barbares. Non seulement pour soulager leurs montées de sang, mais surtout pour assurer la reproduction de leur tribu…..

    Le capitalisme n’est pas forcémment mauvais. Ce sont ses dérives qui le sont. Nous avons récupéré le mode communiste qui ne voyait plus l’individu, mais un collectif. Le capitalisme ne voit plus l’individu, mais les dividendes. Paradoxalement, on aboutit à la même situation avec la dégérescence du capitalisme.

    Commentaire par Dorine — 18/09/2013 @ 17:44


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