La Plume d'Aliocha

20/06/2013

L’écran, c’est la mort du journalisme

Filed under: questions d'avenir — laplumedaliocha @ 17:51

Dans un procès qui se déroule en ce moment mais que je ne nommerai pas afin d’éviter de polluer inutilement le cours de la justice, le président, irrité semble-t-il par les allées et venues des journalistes, a décidé de reléguer ceux-ci dans une salle où ils pourront assister à la retransmission des débats sur écran. Ce qui soulève les protestations des confrères. On les comprend d’autant mieux que le public, lui, est admis dans la salle d’audience.

Après tout, me direz-vous, l’essentiel est que les journalistes puissent suivre, et qu’importe si c’est dans le prétoire ou ailleurs. La justice satisfait ainsi à la publicité de l’audience et les plumitifs ont de quoi informer leurs lecteurs. Si l’on s’en tient à une approche formelle de la question, en effet. Mais la chronique judiciaire, c’est bien autre chose qu’un simple compte-rendu technique. Je renvoie les dubitatifs au récit que fait par exemple Stéphane Durand-Souffland dans son excellent « Frissons d’Assise » d’un épisode particulièrement douloureux du procès Alègre :  La mère d’une des victimes, dont on dit qu’elle a passé la nuit sur la tombe de sa fille, pousse soudain un cri déchirant à l’audience, raconte Stéphane Durand-Souffland, « un cri de bête blessée, un cri de chanteuse de Fado, rien qu’à son évocation des frissons me parcourent. De retour à l’hôtel, je m’assieds derrière mon ordinateur et, voulant retranscrire fidèlement les paroles de cette femme, je relis mes notes. Tout en écrivant, je sens couler les larmes brûlantes de mes yeux, je les revois tomber sur mon clavier, j’entends le silence de ma chambre comme un écho interdit au cri des Assises, je me souviens de Toulouse noire sous la pluie, je me dis que c’est bien d’avoir pleuré après l’audience seulement ».

Je pourrais citer aussi Kessel décrivant l’entrée de Philippe Pétain dans la première chambre de la cour d’appel de Paris où doit se dérouler son procès : « Soudain, le silence…Par la petite porte, entre des gens assis, tassés les uns contre les autres et que des gardes écartent, paraît l’accusé. Il est en uniforme. Pour toute décoration, la médaille militaire. Il se tient droit. Il ne regarde rien, ni personne. Il va au vieux fauteuil, pose son képi lauré sur la petite table, s’assied. Le silence dure. On sent dans l’assistance une vibration, un frémissement, intenses. Quelle est la qualité de cette émotion ? Pitié ? Indignation ? Sympathie ? Haine ? Rien de tout cela il me semble. Mais une gêne, un malaise, une sorte de douleur abstraite qui ne s’adressent pas à l’homme qui vient de s’asseoir. Et qui le dépassent, et qui touchent à la gloire, au destin, à la patrie, aux grands symboles dont ce vieil homme assis dans ce vieux fauteuil porte le poids ».

Ou encore Pascale Robert-Diard racontant les aveux de David Sagno qui innocentent Marc Machin : « Les trois gendarmes se rapprochent de David Sagno pour accompagner sa sortie. Il ne voit ni n’entend Marc Machin s’effondrer soudain et l’injurier à voix basse. La porte se referme et l’engloutit. En tout, cela aura duré à peine quinze minutes. À cet instant, on ne peut s’empêcher de penser à tous ceux, policiers, juge, procureur auprès desquels David Sagno avait exprimé ces aveux. D’imaginer leur sidération, leur refus de croire, leur méfiance, face à celui qui venait aussi calmement et résolument leur dire qu’il était coupable et donc qu’ils s’étaient trompés. Il y avait un peu de ce vertige dans la salle de la cour d’assises: un homme s’accuse, tout est simple, et tout bascule ».

« Il ne voit ni n’entend Marc Machin s’effondrer soudain et l’injurier à voix basse… »

Le journalisme, en particulier celui-là, ne se pratique pas derrière un écran. Il n’est pas affaire seulement de raison, mais fait appel aux sens. Immergés dans un drame qui n’est pas le leur, les chroniqueurs judiciaires en vivent chaque instant jusqu’au plus infime frémissement. Il ne s’agit pas ici d’un caprice de VIP exigeant une place aux premières loges. On est souvent mal dans une salle d’audience. Les bancs sont durs, la chaleur monte vite en été, il fait glacial en hiver. L’ambiance y est lourde, parfois insoutenable, d’autre fois ennuyeuse à périr. Reléguez les journalistes dans une salle annexe, derrière un écran diffusant les images d’une caméra fixe, et ils n’entendront pas les murmures de Marc Machin, ils ne frissonneront pas quand retentira le cri de désespoir d’une mère, ils ne ressentiront pas cette vibration indicible de la salle à l’entrée de l’accusé. Leurs récits ne seront pas seulement ennuyeux et aseptisés, il leur manquera l’essentiel, cette part d’humanité qui leur permet de s’approcher au plus près de la réalité. S’il est un lieu où le journalisme doit résister de toutes ses forces à l’artifice de l’écran, c’est la justice.

Publicités

23 commentaires »

  1. Bonjour Aliocha

    Figurez-vous qu’au pénal (spécialement exécution des peines) on plaide aussi par écran interposé. Le choix pour l’avocat, c’est d’être avec son client à la maison d’arrêt et donc loin des juges ou d’être près des juges mais loin de son client. De mon point de vue c’est bien plus grave et je n’ai pas l’impression que ça émeut grand monde.

    Comme on n’arrête pas le progrès, ce qui est hyper-tendance, c’est d’être condamné au pénal sans même être convoqué pour s’expliquer devant son juge : avec l’ordonnance pénale, on est d’abord convoqué, puis après très éventuellement on est admis à se défendre.

    Alors bon, la presse qui suit le procès par écran interposé… c’est moche bien sûr mais tout devient tellement relatif en matière de justice

    Commentaire par ranide — 20/06/2013 @ 18:24

  2. erratum

    lire « avec l’ordonnance pénale, on est d’abord condamné, puis après très éventuellement, on est admis à se défende ».

    C’est bien la première fois que je suis prems

    Commentaire par ranide — 20/06/2013 @ 18:25

  3. @Ranide : je sais, et ça m’horrifie, faisons donc cause commune ! Vous savez, il y a plus de points communs entre avocats et journaliste qu’on ne l’imagine. A commencer par l’humain et la liberté.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/06/2013 @ 18:28

  4. Je comprends votre réaction. Il n’y a pas d’autres mots pour décrire la sensibilité qui appartient à chacun et qui dépend de sa personnalité . Je ne vois pas ce que vous voyez et vous n’imaginez pas ce que je vois et les mots pour traduire cette émotion ne seront pas les mêmes. Un procês est une affaire trop humaine pour être traitée à travers un écran.
    En regardant un film nous avons l’image de ce que ressent le metteur en scène, ce qu’il choisit de nous montrer , tel ou tel visage à un moment précis mais pas celui que vous capteriez si vous étiez dans la salle . Vous et personne d’autre . Tout ce qui est votre personnalité et ce qui fait que nous choisirons de vous lire vous plutôt que votre confrère ou plutôt qu’ouvrir la télevision.
    L’écran donne une version pré-digérée qui est partielle et parfois aseptisée ou orientée , on ne remplace pas un article de journal par un écran de cinéaste surtout dans ce cas précis où les images rendent mal une atmosphère et où chaque expression de visage a un sens , il y a quelque chose d’impalpable qui échappe à l’image et qui est fait de sensations et qui est le facteur humain.
    Votre indignation est justifiée.

    Commentaire par Scaramouche — 20/06/2013 @ 19:28

  5. Bonsoir Aliocha.

    Je vais être peut-être à contre-courant mais l’écran ne me semble pas le problème. J’ai, par exemple, visionné le procès Tapon. Je n’ai pas senti l’émotion mais ressenti l’ambiance. Deux sensations différentes mais intenses.

    Je ne vais pas vous faire le procès « ces journalistes, si ils ne sont pas idéalement placés (meilleures places), ils râlent ». Je me pose juste une question : dans nombre de procès, les salles d’assises sont prises d’assaut par les journalistes et il ne reste que peu de place pour le public. Pourquoi ne pas demander une meilleure couverture vidéo, audio, que sais-je pour faire votre travail au mieux et laisser au pecus lambda l’accès a une événement qu’il ne verra (pour la plupart) qu’une seule fois ?

    Au passage, nous n’avez pas réagi sur l’ERT ?

    Commentaire par ctpjano — 20/06/2013 @ 20:35

  6. Papon le procès et pas Tapon (les uns sur les autres)

    Commentaire par ctpjano — 20/06/2013 @ 20:47

  7. @Scaramouche : indignation est un peu fort, au demeurant, je ne me permettrais pas de m’indigner de la décision d’un magistrat dans un procès auquel je n’assiste pas. Disons que je m’inquiète de la généralisation des écrans et en particulier de la généralisation du travail sur écran par les journalistes (moi comprise). Vous n’imaginez pas le biais qu’introduit l’écran avec la réalité. Il suppose un angle (et donc occulte le reste), il s’interpose, il distancie, il ne sollicite que la vue et l’ouïe, mettant de côté les autres sens, il aseptise et donc il insensibilise plus ou moins partiellement. Cela n’a l’air de rien comme ça, mais l’invasion de l’écran, millimètre par millimètre, dans toutes les sphères de la vie va immanquablement changer l’homme et les rapports sociaux. Pas toujours en mal, mais il faut faire drôlement gaffe…

    @ctpjano : j’aurais tendance à proposer l’inverse, le public à l’écran, les journalistes dans la salle (mais le problème ne se pose pas en termes aussi radicaux, d’ailleurs, c’est souvent la première audience qui attire beaucoup de journalistes, ensuite, ça se calme et il y a toujours de la place pour les deux, public et journalistes), les journalistes donc dans la salle, en tout cas ceux qui s’engagent à suivre le procès de bout en bout (les touristes peuvent en effet aller en visio) parce que ceux-là – les crhoniqueurs qui suivent l’intégralité – vont ensuite informer le reste des citoyens et qu’il faut qu’il puisse le faire dans des conditions garantissant une qualité d’information maximale. Vous n’imaginez pas ce que c’est dur de suivre un procès, on n’entend parfois pas tout car on est quand même plus loin que les avocats et les juges, donc on s’aide mutuellement, il y a des infos capitales mais très techniques qu’il faut comprendre parfaitement, des noms, des dates, des faits etc….c’est un vrai boulot. Encore une fois, il ne s’agit ni d’un caprice de VIP ni d’un confort (une salle de visio est plus confortable, on a de la place, on fait le bruit qu’on veut, on peut bavarder si on s’ennuie, entrer et sortir, changer de place), mais d’un impératif professionnel pour informer correctement. C’est peut-être cela que j’aurais dû écrire dans le billet d’ailleurs, plutôt que de partir sur l’écume, le plus, mais que voulez-vous, l’humain, c’est ma passion. En même temps, au-delà des difficultés techniques qui se posent à nous, l’essence d’un bon récit, c’est cette perception quasi-charnelle des débats.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/06/2013 @ 21:01

  8. Ben oui, mais le caractère public des débats n’a pas pour fonction essentielle de faciliter la vente de cerveau disponible à des annonceurs. Et au final, c’est pourtant bien cela que la presse vient chercher dans des salles d’audience à qui elle ferait décidément trop bien porter leur nom.

    Commentaire par Jean-François Impini — 20/06/2013 @ 21:02

  9. @Jean-François Impini : soyez plus clair. J’ose espérer que vous ne tirez pas comme conclusion, en lisant les remarquables confrères que j’ai cités, qu’ils cherchent l’audience quand souvent ils paient de leur personne en plongeant dans l’enfer des assises…

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/06/2013 @ 21:07

  10. @Aliocha Je suis désolé que vous soupçonniez dans mon commentaire une attaque contre vos confrères. Elle n’y figure pourtant pas et je présume d’autant mieux leur engagement personnel que vous l’attestez. « Presse », dans mon commentaire, valait donc pour les « organes de presse » et non pour ceux qu’ils salarient ou paient à la pige. Il n’en reste pas moins que l’appétence de ces organes pour une poignée annuelle de procès d’assises doit avant tout à l’audience un peu facile qu’ils assurent, que la recherche de cette audience relève d’une démarche bien plus mercantile qu’humaniste, et que cette démarche n’adopte pas toujours la hauteur de vues que vous décrivez. L’enfer des assises pourrait-il d’ailleurs être pavé de moins de bonnes intentions que celui dont elles sont l’annexe ? L’oralité et la publicité du procès sont quant à elles le gage que donne la justice de sa transparence. On est là dans une tout autre logique, à laquelle l’écran ne fait pas obstacle, c’est tout ce que je voulais souligner. La solennité, ou même la sérénité des débats, y gagneront en outre ce que les (nécessaires) mouvements des journalistes leur fait parfois perdre. Pour finir, je crois d’ailleurs que Kessel n’aurait pas décrit l’arrivée de Pétain différemment en la voyant depuis un écran. Ce n’est évidemment qu’une appréciation très personnelle mais vous avez sans doute déjà mesuré vous aussi l’intensité émotionnelle ahurissante qui peut gagner une audience quand on y visionne, sur écran, une scène de crime, l’audition d’une victime, etc. Décidément oui, je crois que les quelques Kessel ne souffriront pas de leur exil en salle annexe. Et que tous les autres ne produiraient pas mieux même en les asseyant sur les genoux du président.

    Commentaire par Jean-François Impini — 21/06/2013 @ 00:23

  11. « irrité semble-t-il par les allées et venues des journalistes » : n’est-ce pas pour cette raison qu’ils ont été « relégués » dans une salle attenante ? juste une piste….

    Commentaire par Erik — 21/06/2013 @ 07:59

  12. @Jean-François Impini : au temps pour moi…cela étant, je disconviens, pour les raisons plus techniques que j’ai exposées en réponse 7 à ctpjano. Avec une caméra fixe, vous n’entendez et vous ne voyez pas tout. Qu’on relègue en visio les journalistes touristes qui n’assistent qu’à la première audience pour flairer l’ambiance et faire quelques images, OK. Mais là, je parle des chroniqueurs judiciaires qui s’immergent littéralement dans le procès. Alors on me dira que c’est un détail, surtout au vu de ce qu’explique Ranide en 1. Peut-être, ou peut-être pas.

    @Erik : et la piste, justement, c’est moi qui vous la donne. Donc, a priori, ça peut signifier que je l’ai flairée, non 😉 Plus sérieusement, comme je l’explique plus haut à Scaramouche, je ne discute pas la décision du Président dans ce dossier. Si les confrères ont abusé de la nécessité dans laquelle ils sont parfois d’entrer et sortir de la salle, il est légitime que le président s’en irrite. Je saisis juste l’occasion pour tenter de lever un malentendu d’un point de vue général : non, ce n’est pas pareil d’être dans la salle ou devant un écran. C’est tout.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/06/2013 @ 10:00

  13. Bonjour Aliocha,

    Mon problème n’est pas que les journalistes aient accès à la salle d’audience mais plutôt quel(le)s journalistes. Votre carte de presse, sauf erreur de ma part, ne dit pas « journaliste chroniqueur judiciaire » mais dit « journaliste du journal Tartempion ». Comment faire le tri entre les chroniqueurs et les touristes ?

    Commentaire par ctpjano — 21/06/2013 @ 10:52

  14. @ctpjano : non, en effet, mais il existe une association de la presse judiciaire dont les membres disposent d’une carte spécifique en plus de la carte de presse. Cela étant, je ne vois pas comment on pourrait trier les journalistes et surtout, je trouverai un tel tri fort discutable. Je raisonne juste d’un point de vue théorique, les besoins professionnels sont différents selon qu’on va chroniquer tout le procès ou qu’on passe juste à la première audience pour tester l’ambiance et faire des images.
    http://pressejudiciaire.fr/2.html

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/06/2013 @ 11:30

  15. @Aliocha Je crois que je persiste à penser que c’est de sa propre « part d’humanité », plus que de la salle dans laquelle il se trouve, que le journaliste tire le meilleur de sa capacité à « ressentir l’audience ». Mais je comprends mieux votre point de vue et les difficultés que vous évoquez.

    Commentaire par Jean-François Impini — 21/06/2013 @ 12:00

  16. « J’ose espérer que vous ne tirez pas comme conclusion, en lisant les remarquables confrères que j’ai cités, qu’ils cherchent l’audience quand souvent ils paient de leur personne en plongeant dans l’enfer des assises… »

    En toute franchise, je croirai qu’ils ne recherchent pas l’audience quand ils s’intéresseront à la Justice quotidienne, celle des tribunaux correctionnels, celle des tribunaux civils, celle des comparutions immédiates, et pas seulement aux « grands » procès d’Assises (parce qu’il y en a des petits ?) et aux affaires qui font le buzz.

    Commentaire par lambertine — 21/06/2013 @ 12:10

  17. @Lambertine : mais il y a des journalistes qui s’intéressent au moins au petit pénal. Et il y a des articles sur le fonctionnement de la justice « ordinaire ». Cela étant, comme on ne peut pas être partout, on sélectionne, et donc on traite ce qui intéresse le plus de monde.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/06/2013 @ 12:17

  18. Il y aura toujours des journalistes remarquables, hors normes, quel que soit le contexte. Mais pour reprendre le titre, je verrais plutôt la mort du journalisme dans le fait que les entreprises de presse sont de plus en plus entre des mains qui n’ont rien à voir avec le métier. Aujourd’hui des grands groupes industriels financent les écoles de journalisme. Par amour du journalisme ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 21/06/2013 @ 15:23

  19. @Gilbert : merci pour l’info, c’est flippant !

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/06/2013 @ 21:13

  20. Mais, Aliocha, est-ce que l’information consiste à traiter ce qui intéresse le plus de monde ? Est-ce que c’est pas ça, en grande partie, chercher l’audience ?

    Je ne nie pas le talent des journalistes que vous avez cités. Ce sont d’excellents écrivains. Il n’empêche qu’en se focalisant sur les pseudo grandes affaires, ils donnent une image fausse de la justice, qui n’est pas rattrapée par les rares papiers de confrères moins talentueux ou moins célèbres qui parlent de la justice de proximité (quant à la justice civile, n’en parlons même pas).

    Commentaire par lambertine — 24/06/2013 @ 11:04

  21. Entièrement d’accord, la visio fait perdre énormément d’informations, entre autre dans tous les à-côtés qui seront pas ou mal perçus via une visio. C’est valable aussi dans d’autres domaines, et c’est pour ça, même si la visioconférence est utile (car moins cher qu’un aller-retour en avion), elle ne vaut pas une rencontre humaine, surtout si le contexte est difficile (négociation difficile,..), où justement il est important de saisir toutes les menues informations qui donneront l’ambiance justement.

    Après, dans le cas présent, j’ai l’impression que ce qui a motivé la visio pour les journalistes, c’est le comportement de certains qui rentraient et sortaient sans arrêt ce qui parasitait les débats. Manque de civisme/politesse/respect de certains ?

    Commentaire par Nono — 24/06/2013 @ 13:38

  22. J’ai le sentiment que nous entrons dans une époque où on ne sortira plus de chez soi mais on ouvrira un écran
    Ca commence par l’enseignement à domicile qui s’installe dans beaucoup de pays car après les dessins animés dès le berceau l’enfant sait vite manier les boutons , si vous ètes malade la consultation peut se faire à distance , vos courses également et la visite à la grand mère peut mème vous la montrer dans son lit , vous pouvez rencontrer votre conjoint via l’écran du net et traiter vos affaires commerciales ainsi sans vous déranger ni sortir de chez vous.. tout ou presque devient possible.
    Deux jeunes se sont retrouvés dans un café près de ma table hier et chacun avec son portable faisait la conversation avec d’autres , on espère qu’ils étaient frère et soeur….
    Tout à fait l’image d’une société chaleureuse bouffée par des robots dont on ne sait plus se passer , et on nous dit que 2 personnes sur 5 se plaignent de la solitude !

    Commentaire par Scaramouche — 26/06/2013 @ 09:50

  23. […] Dans un procès qui se déroule en ce moment mais que je ne nommerai pas afin d'éviter de polluer inutilement le cours de la justice, le président, irrité semble-t-il par les allées et venues des jou…  […]

    Ping par L'écran, c'est la mort du journalisme | ... — 01/07/2013 @ 11:48


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :