La Plume d'Aliocha

01/06/2013

Déculottage

Filed under: Réflexions libres — laplumedaliocha @ 09:46
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C’est fascinant la politique. Tenez, prenons l’exemple de mon ennemie la finance. Pas la mienne d’ennemie, mais celle du candidat François Hollande, vous vous souvenez ? On allait voir ce qu’on allait voir si l’hypothèse »Moi Président » devenait réalité. Elle allait marcher au pas, la diablesse, matée par le fouet de la nouvelle majorité.

Hélas, nous voyons.

Dans un entretien accordé aux Echos le 23 mai dernier, notre ministre de l’économie Pierre Moscovici a annoncé qu’il n’y aurait finalement pas de loi sur la gouvernance des entreprises et donc sur la rémunération des patrons. C’est quoi la gouvernance, demanderont certains ? Un ensemble de principes qui organisent le fonctionnement des pouvoirs dans les entreprises pour s’assurer que chacun tient son rôle, que l’organisation est fiable, transparente, et qui encadrent notamment le délicat sujet de la rémunération des dirigeants. Quelques unes de ces règles sont fixées par la loi, mais la majorité relève de ce qu’on appelle l’auto-régulation, c’est-à-dire d’un code rédigé par les associations d’entreprise. En France, il s’agit du Medef et de la discrète mais  puissante AFEP (Association française des entreprises privées) qui rassemble la crème des sociétés cotées. Celle-ci pèse des centaines de milliards et…beaucoup d’emplois, ce qui lui confère entre autres avantages,  quelques biscuits de fort bonne qualité quand il s’agit de négocier avec le pouvoir.

« J’ai choisi d’agir dans le dialogue »

A la place de la loi ? Deux choses. D’abord le retour de la taxe à 75%, qui sera prélevée durant deux ans, auprès des entreprises et non des heureux bénéficiaires, sur les salaires supérieurs à un million d’euros. C’est de la mesure emblématique ça, coco. 75% c’est un chiffre drapeau, une promesse présidentielle, celle de tondre les trop riches, de raboter les inégalités, de fesser les impudents sous les applaudissements enthousiastes de ceux qui bouffent du symbole quand ils n’ont plus rien d’autre à se mettre sous la dent. Ensuite, le gouvernement va surveiller l’AFEP et le MEDEF pour qu’elles rédigent un nouveau code de gouvernance plus exigeant. Remise de la copie d’ici quelques semaines et gare aux insuffisances, le législateur est en embuscade. Au moindre signe de faiblesse ou d’auto-complaisance, il frappera. En fait, il ne frappera rien du tout. Chacun a compris qu’on assistait comme toujours à une représentation de Guignol. Comment en est-on arrivé là ? Eh bien figurez-vous que sur ce dossier – contrairement à celui du mariage pour tous, au hasard – le gouvernement a consulté les parties concernées pendant des mois avant de rédiger un projet. Et savez-vous ce qui est arrivé ? Je vous le donne en mille ! L’AFEP et le MEDEF ont refusé qu’on impose à leurs chers membres de nouvelles obligations légales, les deux associations préfèrent se surveiller et s’encadrer elles-mêmes, c’est plus cool. Ce qui fait dire à notre ministre dans l’interview citée plus haut que finalement il a choisi d’opter pour le dialogue, plutôt que la loi. Choisir l’option qu’on vous impose un couteau sous la gorge, est-ce vraiment choisir ? Sans doute pas, mais il faut bien sauver les apparences. Car un gouvernement de gauche à la botte des grands patrons, ça fait un peu mauvais genre, même si tout le monde a compris que l’exercice du pouvoir ramenait forcément les doux rêveurs à la dure réalité. Mais au fait, me direz-vous, c’est un recul ou pas ? Oui, c’en est un et parmi les plus discutables qu’on puisse imaginer.

Murmures menaçants…

En février dernier, une mission parlementaire a publié un long rapport sur l’amélioration de la gouvernance des entreprises dans lequel elle présente plusieurs propositions, dont certaines impliquent l’intervention du législateur. Le rapport est accessible ici. Les députés attendaient le projet du gouvernement avec la ferme intention d’y apporter leurs propres améliorations. Nous tenions donc une chance d’encadrer les rémunérations, de mettre un peu plus d’ordre dans les entreprises, en particulier les très grandes, bref, de faire avancer l’économie dans le sens de l’éthique, de la transparence et de la démocratie. Tout ceci dans le but encore et toujours de tirer les leçons de la crise et de faire en sorte qu’elle ne se reproduise pas. Les députés d’ailleurs n’étaient pas les seuls à miser sur cette loi. L’Autorité des marchés financiers (AMF), autrement appelée le gendarme de la bourse, attendait aussi une intervention législative de pied ferme. Pourtant, on ne peut pas dire que cette institution, en charge de la surveillance des marchés financiers, soit un repaire d’altermondialistes. C’est même tout le contraire. Son collège est composé de magistrats, de hauts fonctionnaires et de professionnels de l’économie et de la finance. Autant vous dire que si  l’AMF elle-même juge nécessaire de légiférer, c’est que ça urge. Le discours du président de l’AMF, prononcé le jour même de l’interview de Pierre Moscovici, est accessible ici. Le ton en est prudent, voire franchement langue de bois, mais la plupart des améliorations demandées par l’intéressé nécessitent une loi, il faut donc lire en filigrane un discret appel du pied au législateur.

Las ! Il faut croire que lorsque l’AFEP et le MEDEF murmurent des menaces, leur bruit – si léger soit-il- couvre la voix du gendarme boursier et des élus de la Nation. Au final, nous aurons donc une mesurette symbolique d’urgence (les 75%), mais le vrai dossier, celui qui aurait permis une amélioration sur le long terme du fonctionnement de nos entreprises, plus de démocratie, des rémunérations maîtrisées, des zones de risques consolidées, continuera longtemps encore de dormir dans un placard. Notez, on dit que les gouvernements de gauche sont particulièrement sensibles au sort des minorités, il est donc logique que le nôtre se penche avec sollicitude sur les états d’âme des patrons du CAC40 qui ne sont en effet que…40. Peut-on rêver minorité plus minoritaire et donc plus digne d’intérêt que celle-ci ? Evidemment, quelques esprits chagrins songeront, en observant l’actualité de près,  que les lobbys ont pris le pouvoir et qu’il vaut mieux être une toute petite minorité puissante et organisée qu’une majorité silencieuse. Ah, les vilains esprits…

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30 commentaires »

  1. Ne me dites pas que vous attendiez Hollande- Zorro comme la droite attendait et attend peut-être encore Nicolas Sarkozy ! ( Je sens chez-vous comme une petite déception ..)
    La plupart des gens qui n’étant pas les godillots classiques d’un parti et avaient une aversion allergique au précédent gouvernant n’ont pas plebiscité joyeusement le nouveau président pour autant , beaucoup se sont abstenus et d’autres y sont allés comme souvent déchirés entre la peste et le choléra parce que leur candidat était éliminé , mais vous saviez et nous savions que la politique serait sensiblement la même , que les promesses n’engagent que ceux qui y croient et que la conjoncture étant ce qu’elle est personne ne ferait de miracle .. Toutes ces rengaines clichés nous les connaissons par coeur.
    On change le rythme, les apparences, le physique les discours et les symboles mais le fond ne bouge pas. Ils font des lois et parlent de lendemains qui chantent et toujours pour les mêmes.
    Ah non ! nous oublions un progrès ,un changement de société qui ne coûte pas trop cher , du moins dans l’immédiat , un changement un peu .. rapide , mais rien ne dit que la droite aurait été plus diplomate ,… Ce changement là tient ses promesses et ne concerne pas la finance , c’est bien entendu le mariage pour tous.

    Commentaire par Scaramouche — 01/06/2013 @ 11:03

  2. j’ai du mal d’ailleurs à comprendre comment un gouvernement qui prétend réduire les charges qui pèsent sur une entreprise renonce à imposer à 75% non pas les entreprises elle même, mais les heureux bénéficiaires.

    Mosco si vous passez par là venez nous expliquer
    et puisque vous serez là, citez nous le nom d’une ou deux entreprise du CAC 40 que le fisc à mis au bord de la faillite. Parce que là aussi, à les écouter….

    Commentaire par Frédo — 01/06/2013 @ 13:03

  3. @Scaramouche : je n’attendais rien, je pointe simplement une incohérence entre le discours et la réalité. Elle est énorme, monstrueuse même, seulement voilà, elle porte sur un sujet technique donc elle sera vite oubliée. D’autant que le fumigène du mariage gay continue de donner l’illusion sur un sujet faussement simple, que les promesses ont été tenues et que François Hollande résiste à tout, y compris à la rue. A la rue peut-être, à 40 poids lourds de l’économie française, visiblement pas.

    @Frédo : bienvenue dans le joyeux monde de la communication politique. L’important c’est pas l’action mais le discours, et comme nous vivons dans une société qui va de plus ne plus vite, personne n’a le temps de pointer si ce n’est l’incohérence entre les faits et les paroles, ou moins celle du discours. C’est le triomphe du sophisme permanent.

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/06/2013 @ 13:26

  4. Alternative

    Quel président américain a dit qu’il y avait 2 manières de vaincre un pays, les armes et la dette ? Je ne sais pas qui est notre vainqueur mais je sais que nous sommes vaincus, vaincus par notre dette. Qu’on soit de droite ou de gauche, des milliards d’euros de dette sont des milliards d’euros de dette. On peut prétendre qu’un mariage n’est pas un mariage, il est plus difficile de prétendre qu’une dette n’est pas une dette. L’alternative est connue : l’austérité ou le défaut. À ne pas vouloir choisir, à se satisfaire d’une austérité à la petite semaine sans même oser prononcer le mot, la catastrophe est assurée : nous aurons et l’austérité et le défaut. Il est injuste de faire porter le chapeau au seul gouvernement en place. Nous sommes collectivement dans le déni. Nous ne voulons ni de l’austérité ni du défaut. Ça ne peut que mal se terminer, très mal même. Qui a dit « gouverner c’est choisir » ?

    Quand j’entends « austérité » je l’entends de la seule façon qui ait un sens, radicale, à la manière de ce que nous imposons aux Grecs, à la manière du monachisme, à la manière des personnages de  » La parure » de Maupassant : un effort de tous les instants de tous les Français pendant le temps qu’il faudra. C’est une option défendable mais si c’est pour s’aviser au bout du compte, une fois toutes nos dettes remboursées, qu’elles ne valaient pas plus que la parure en toc de Maupassant, autant déclarer tout de suite que nous ne les honorerons pas, ou pas en totalité. La sortie de l’euro, la dévaluation et le défaut sont l’autre option, tout aussi défendable. Sachons choisir, c’est maintenant ou jamais, je le crains. Sinon les événements (et nos créanciers, qui adorent les dettes souveraines et s’en mettent plein les poches) choisiront pour nous et on va pas rigoler…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 01/06/2013 @ 16:23

  5. @ Denis Monod Broca

    Je suis bien de votre avis c’est celui de la plupart des gens qui m’entourent que je rencontre ou que j’entends mais vous faites le postulat que tous nous sommes unis pour nous serrer la ceinture alors que nous le voulons bien en pensées mais pas en actes car si le voisin conserve ses privilèges, si certains profitent de la situation, si nous pouvons nous y soustraire nous chercherons tous les moyens de le faire. Nous avons l’égalité dans la tête mais pas dans les moeurs, le président de la république même s’il vend sa cave n’enverra pas comme Louis XIV ses meubles à la fonte. De plus nous attendons tout d’un Etat nounou qui légifère à tour de bras et nous infantilise.

    Il faudrait un sens patriotique développé , or on a tout fait pour nous l’ôter , le sens du collectif, or nous sommes farouchement individualistes et il faudrait qu’au lieu de penser « électeurs » le président quel qu’il soit pense au mot « peuple » et ait le courage de travailler pour l’avenir et non au coup par coup dans l’instant.
    Monsieur Hollande a l’excuse de ne jamais avoir été ministre et d’avoir été parachuté à l’Elysée par hasard.. Je ne le crois pas de mauvaise -foi, il croit vraiment à ce qu’il annonce et parle d’objectifs non de pronostics. En fait il est maladroit , ce n’est pas un homme d’Etat ni un grand politique et c’est pire parce qu’il faudrait autre chose que des discours et prendre conscience des réalités pour changer d’orientation, or je ne suis pas sûre qu’il mesure vraiment toute la gravité de la situation.
    La réalité est que nous n’avons personne.

    Commentaire par Scaramouche — 01/06/2013 @ 19:33

  6. @scaramouche

    S’il n’est pas à la hauteur de quel droit s’est-il présenté ? Pense-t-il que c’est comme un film, on joue à l’acteur ? Un homme politique qui ne fait pas de politique mais se laisse mener par le bout du nez par l’économie… Nous aurons touché le fond du fond. Remarquez, quand un extrémiste sera au pouvoir, il ne faudra pas traiter le français de raciste ou de beauf, il suffira de remercier sarko, copé et hollande.

    Ensuite le sens patriotique développé, c’est prendre les gens pour des cons : le sens patriotique c’est plus pour les gros, les petits crèves de faim. On fait sauter les institutions, mais on ne change pas un iota dans le monde économique qui nous mène à la ruine. Le sens patriotique, c’est à chacun selon ses moyens ; c’est malhonnête (c’est même dégueulasse) de prendre 50 euros sur 600 à un retraité et laisser les grosses boites se goberger. Le sens patriotique, ils peuvent se le carrer bien profond.

    Commentaire par herve_02 — 01/06/2013 @ 20:24

  7. La droite en a rêvé, la gauche le fait …
    Tout ça pour ça … minable.
    Mâcher la même rengaine que les néolibéraux pour prouver son « sérieux » et donc sa légitimité à gouverner, ça craint.
    La curiosité me pousse à avoir hâte d’être en Mars, pour les municipales.
    Et quand je vois la « belle démocratie » dont fait preuve l’UMP pour un vote interne …

    Commentaire par fultrix — 01/06/2013 @ 22:28

  8. @ herve 02

    Il croient tous être à la hauteur c’est même ce qui fait d’un ambitieux arriviste un être diffèrent de la normale. Ils ne sont pas « normaux » ou alors nous serions tous a leur place. Il faut être un tueur avoir une carapace solide à toutes épreuves et vouloir le pouvoir .
    Mais les ambitions ne font pas les qualités d’un chef et le reste ne suit pas , souvent grisés au début comme Sarkozy ils se croient tout permis, écoutent l’entourage et les flatteurs les lobbies les sondages et leur coach de communication. Ils s’isolent .
    Je ne dirai pas que plus ils sont jeunes plus ils se laissent griser mais plus ils sont jeunes moins ils ont de métier et de tous les métiers la politique est celui qui vous réserve le plus de surprises etśapprend toute une vie.

    Non le sens patriotique ce n’est pas pour les gros. Ce n’est pas ainsi qu’on a écrit notre Histoire .. Ce n’est pas ce que me racontait mon père sur la guerre de 14 dont il portait les séquelles ce n’est pas ce que raconte Rostand avec la tirade de Flambeau, ce sont les « petits,les obscurs , les sans grades  » qui ont défendus notre pays et ont leurs noms gravés sur les monuments des villages … et pendant l’occupation ce n’est pas le gros qui faisait sauter les trains.
    Quand vous faites appel au peuple c’est lui qui se sacrifie et ceux dont vous parlez , ceux qui n’ont pas grand chose pour vivre croyez moi ce sont eux qui donnent le plus aux autres, eux qui aident et qui partagent sans doute parce qu’ils savent ce que c’est que la pauvreté ou la malchance et qu’ils connaissent les problèmes . Ce n’est pas dans les beaux quartiers qu’on trouve le plus de petits héroïsmes quotidiens et d’entraide mais dans les bidonvilles et les politiques le savent bien , ils savent que remuer l’affect des gens servira leur cause .
    C’est bien ce que je repproche au « populisme » et leur marseillaise avec ses drapeaux…

    Commentaire par Scaramouche — 02/06/2013 @ 07:39

  9. @scaramouche

    Oui vous avez malheureusement raison, c’est pour cela que lors d’un post précédent, je disais que De Gaulle (que l’on aime ou pas) n’avait pas fini le travail et avait accepté, à la libération, de grossir les rang des « résistants » avec toute une palanqué de tièdes et de collabos dans un soucis de « réconciliation nationale ».(*) Nous payons maintenant ce magnanisme : ils savent qu’ils peuvent se goinfrer sur le dos des petits, en collaborant avec tout ce qui passe, vendant pères, mères, amis, et employés pour gagner quelques centimes de plus. Ce que le CNR à construit, pour punir les collabos, a été détruit patiemment par ceux qui collaborait. Je revois la scène finale de la liste de Schindler ou il pense qu’avec son pin’s doré, il aurait pu en sauver un ou deux de plus : nos zélites regardent « leur » bilan et se disent qu’en supprimant ceci ou cela, ils pourraient gagner encore un peu plus, quitte à licencier encore 10 personnes.

    Maintenant que les petits et les plus humbles donnent même leur nécessaire pour aider leur voisin, il ne faut pas oublier que c’est pour aider leur _voisin_ et dès que le pouvoir qui va tenter de leur expliquer qu’il faut aider « la fraaaaaaance », il va finir pas se retrouver rapidement avec un conseil national qui va remuer très fort et potentiellement devenir violent.

    Souvenez-vous de cette intervention de rouilland : « si action directe reprenait aujourd’hui, c’est tout le pays qui se retrouverait à feu et a sang » et dans le contexte européen du bonheur libéral répandant, tel la semeuse, ses bienfait aux 500 millions d’européen, le france ne serait pas le seul pays qui se soulèverait, d’autre emboîteraient. Les politiques sont des crétins, des profiteurs ou des couilles molles (et probablement un mix des 3).

    * Il serait intéressant de savoir que faisaient les parents de nos politiques lors de la guerre, une sorte de classement « patriotique », on comprendrait peut être pas mal de choses.

    Commentaire par herve_02 — 02/06/2013 @ 10:38

  10. @Herve_02
    En réaction à votre dernière phrase;
    Je pense que vous voulez dire que les politiques devraient être francs (transparents ?) vis-à-vis de l’attitude de leur famille durant la guerre (même si pas grand monde dans la société française l’ a été, mais bon on peut considérer qu’ils devraient avoir une plus grande exigence morale), et non pas qu’ils en seraient redevables ou responsables d’une quelconque façon. C’est dangereux de penser qu’on hérite des péchés de ses pères …

    Commentaire par Maelle — 02/06/2013 @ 11:54

  11. @maelle

    Non, pas du tout, mais vous voyez le mal partout…

    Je ne veux pas, en aucune manière, que les gens récoltent les péchés de leurs parents (d’ailleurs il faudrait militer pour que les gens avec des enfants nés en france ne soient pas expulsés et pour que les enfants n’héritent pas du péché de leur parents d’être étranger).

    En france les gens héritent de la _position_ de leurs parents. Ainsi une « grande famille » qui s’est construite avec l’argent récolté en travaillant avec l’ennemi, les enfants héritent de cette position. Il n’est pas question de faire une chasse aux sorcières, mais de « relativiser » : sur quelles épaules de géants ils sont montés.

    Commentaire par herve_02 — 02/06/2013 @ 14:23

  12. Bonjour les amis,
    Une réflexion récurrente (pour moi): nous pensons (en tout cas un certain nombre d’intervenants) que tout celà se terminera mal (défaut/dette; rigueur de chez rigueur; ponction de type « salopard » sur nos éconocroques; etc, l’imagination sera fertile). Or que faisons-nous de cet avantage concurrentiel par rapport à ceux « qui ne s’en doutent pas »? Avons- nous trouvé une combine pour planquer nos avoirs (qui peut croire que les 100 000€/banque tiendront le coup longtemps si nos grandes banques systémiques se plantent) ou mieux pour tirer partie du chaos à venir? Car il y aura des opportunités! Ou bien, tout bêtement, faut-il acheter de la terre (plus facile à dire qu’à faire) et des armes (idem)?
    On est drôlement malin, mais au bout du compte on sera comme les autres.
    Sauf si vous avez une bonne combine que vous accepteriez de partager…

    Commentaire par araok — 02/06/2013 @ 17:41

  13. @araok

    Le propre de l’humain qui a gardé sa part d’humanité c’est de prévoir comment va-t-on faire pour amortir le crash pour soi, sa famille et, qui sait, ses amis. Si on commence à chercher comment on va en profiter, on ne vaut pas mieux que ceux que l’on accuse aujourd’hui d’en profiter.

    Maintenant j’ai une super combine que j’accepte de partager : apprendre à vivre avec peu, et se trouver le moins possible dépendant des autres (prêts, emploi, habitude de vie dispendieuse etc…)

    Commentaire par herve_02 — 02/06/2013 @ 17:57

  14. @herve_02
    Tirer parti (sans e, mille excuses) d’une situation ne signifie pas que ce soit au détriment de quiconque. Exemple: je tire parti de mon licenciement pour me mettre à mon compte. Etes-vous rassuré sur ma part d’humanité?
    merci pour votre super-combine.

    Commentaire par araok — 02/06/2013 @ 18:35

  15. 😉 de rien pour la combine

    c’est mon coté complotiste qui voit le mal partout – enfin peut être que le meilleur parti que l’on puisse tirer d’une catastrophe financière qui pourrait arriver c’est, comme dans tous les bons films catastrophe : ré-apprendre à s’entraider plutôt que de se compétitiver, redevenir humain et compassionnel (plutôt que de renvoyez des « c’est de votre faute »), retrouver ce qui est important : la vie et l’amour de l’autre plutôt qu’une réussite individuelle financière … ce genre de truc de « bonne femme », euh non maintenant avec l’égalité et la compétition c’est juste réservé aux enfants de moins de 10 ans.

    Oui je sais que je devrais consulter et que le réveil sera difficile (il l’est), mais qu’y puis-je si j’ai été fait comme cela(*) ?

    🙂

    * Jessica Rabbit

    Commentaire par herve_02 — 02/06/2013 @ 18:55

  16. Qui a peur d’hervé Rabbit?

    Commentaire par araok — 02/06/2013 @ 19:25

  17. @araok et Herve_02 : quelle drôle de question vous posez là, Araok. Personnellement, je ne crois ni que ça va mal finir, ni même que ça va finir. Je regrette juste la somme de travers humains qui nous mène inéluctablement à faire des conneries. Il y aura d’autres crises, elle seront de plus en plus fréquentes et sans doute de plus en plus graves. Je pense qu’il faut se résoudre à abandonner le sentiment erroné de sécurité qui a pu nous habiter. L’illusion. La vie est un risque à courir, elle l’a toujours été et le sera toujours 😉 D’autres époque ont connu les guerres, les grandes épidémies, nous subissons les crises et le terrorisme. La sécurité est une illusion entretenue par la société de consommation. Au fond, nous continuons encore et toujours de lutter pour survivre….Pour le reste, je rejoins Hervé.

    Commentaire par laplumedaliocha — 02/06/2013 @ 21:39

  18. Commentaire par herve_02 — 02/06/2013 @ 21:49

  19. […] C’est fascinant la politique. Tenez, prenons l’exemple de mon ennemie la finance. Pas la mienne d’ennemie, mais celle du candidat François Hollande, vous vous souvenez ? On allait voir ce qu’on allait voir si l’hypothèse"Moi Président" devenait réalité. Elle allait marcher au pas, la diablesse, matée par le fouet de la nouvelle majorité.Hélas, nous voyons…  […]

    Ping par Déculottage | Intervalles | Scoop.it — 03/06/2013 @ 09:06

  20. […] C’est fascinant la politique. Tenez, prenons l’exemple de mon ennemie la finance. Pas la mienne d’ennemie, mais celle du candidat François Hollande, vous vous souvenez ? On allait voir ce qu’on allait voir si l’hypothèse"Moi Président" devenait réalité. Elle allait marcher au pas, la diablesse, matée par le fouet de la nouvelle majorité.Hélas, nous voyons…  […]

    Ping par Déculottage | Chronique des Droits de l'... — 03/06/2013 @ 09:48

  21. Chère hotesse,
    ma question, évidemment, ne prétendait pas être curieuse et j’avoue même être surpris par votre étonnement.
    Car, enfin, comment ne pas voir l’instabilité économique et financière de notre situation? Et peut être bientôt sociale. Vous me répondez, en substance, il n’y a rien de nouveau, on a toujours vécu dangereusement,la sécurité est une illusion. Certe, mais si on devine l’origine probable de ce qui va nous tomber dessus alors pourquoi ne pas chercher une parade ou au moins une protection? Une vaccination, en quelque sorte, face à une pandémie probable. Einstein ne regagne pas l’Allemegne en 1933 et Freud s’en est sorti de justesse en 1938
    (non, rien à voir avec Godwin, je vous en prie). Or, et c’est là mon
    interrogation,comment se fait-il que ce sujet ne soit pas plus abordé? Bien sûr,le gouvernement s’agite autour de la régulation bancaire (le président du CA a dit clairement ce qu’il faut en penser), la gouvernance des entreprises etc.(votre « déculottage ») mais c’est sans commune mesure avec l’enjeu et de toute façons ça ne rêglera pas mon problème: en cas de krach bancaire à la chypriote adieu mes éconocroques et mon assurance vie.
    Alors, en dehors d’acheter de la terre pour se nourrir et des armes pour la défendre qu’est-ce qu’on fait?
    Bonne journée à tous.

    Commentaire par araok — 03/06/2013 @ 10:03

  22. Le dernière idée, un coup de 17% est c’est réglé, finito la dette :

    Une taxe de 17 % sur le patrimoine s’appliquant au-delà de 30 000 euros équivaut au montant de la dette. Cet ISF généralisé soulagerait la jeune génération d’un fardeau paralysant.

    http://www.challenges.fr/economie/20130530.CHA0010/gommer-la-dette-publique-d-un-coup-chiche-l-economiste.html

    Commentaire par sol — 03/06/2013 @ 11:26

  23. J’avoue que ce genre d’info me débecte. Je repense au DG de la boite où je travaille qui s’est vu offrir un bonus de 200 000 €, sans que personne ne soit en mesure de mettre en face des résultats probants, mesurables, consensuels… et nous autres, péquins de base, qui avons vu notre participation fondre de 60 %… et voilà que la bande à François se lance dans un concours d’imitation de bassets artésiens face au patronat : lamentable.

    Pour autant, je ne crois pas que tout ce petit monde soit idiot, ou incapable. Je suis persuadé qu’ils sont tous intelligents, mais qu’ils ont renoncé à sortir du moule. Affaire de pressions, d’intérêts, d’idéologie… je ne sais. Mais il est évident qu’ils ont renoncé.

    Commentaire par Zarga — 03/06/2013 @ 12:55

  24. @Sol

    Pas si simple , pensez au vieux qui n’a pas de retraite , le petit commerçant , l’agriculteur, la femme veuve ou divorcée qui a mis de côté de quoi manger pour ses vieux jours et qui voit son petit capital diminuer et ne plus rien signifier, pensez à ceux qui sont juste sur le fil du rasoir et ne demandent rien…avez-vous calculé le capital que représente une rente d’un Smig par mois ? .. Si vous n’avez même pas cette somme comment vivez-vous ? Et combien de temps allez-vous vivre ? Vingt ans à environ mille euros par mois ? ..C’est l’angoise .. alors vos 30.ooo euros de côté c’est une rigolade Donc taxez ces gens là et il y a beaucoup de ces vieux qui bouffent leurs petites rentes et n’ont rien d’autre (car il fut ue êpoque où les femmes ne travaillaient pas) qui iront aux restos du coeur. . Taxez les et vous les aurez à charge.

    Chêre jeunes gênérations au lieu de vous focaliser sur vos bacs et diplômes bidons .. si vous faisiez comme nous les très vieux qui avons pris n’importe quel boulot quand il le fallait alors qu’il n’y avait pas d’aides sociales et pas d’outils ménagers à la maison, nous qui avons subi bien d’autres crises que vous sans penser qu’un boulot manuel c’est  » déchoir » , et si au lieu de blâmer vos parents qui ont profité des sacrifices des précédents en vous gâtant un peu trop vous réfléchissiez qu’il y a plusieurs sortes de retraités de rentiers et de  » capitalistes » .. tout ça avant de nous euthanasier sans discernement ( ce qui est à mon avis la prochaine porte de sortie) vous feriez un pas en avant dans la résolution de vos difficiles prloblèmes .

    @ hervê 02

    Pour les trucs de  » bonne femmes  » je traduis par  » trucs d’aïeules  » ainsi sachant se contenter de ce qu’on a , si on sait repriser les chaussettes et accommoder les restes il y a plus de chances de moins souffrir..

    @ Zarga

    Vous n’éviterez jamais ce genre de personnage , l’ennui est qu’on a vite fait l’amalgame , comme en politique . je pense quand même qu’il y a quelques purs qui croient qu’ils vont pouvoir changer les choses tout comme ils ont en face des naïfs qui croient qu’ils en sont capables .

    Le challenge pour moi consiste à dêmêler le bon grain de l’ivraie et savoir vraiment ce qui se passe dans la tête de l’autre et où est la vérité cela prend toute une vie.

    Commentaire par Scaramouche — 03/06/2013 @ 14:40

  25. cette vidéo est assez intéressante dans le contexte du décalage entre le discours politique, l’analyse faite par les médias et… la réalité.

    On a la base un discours qui nous dit: Il faut une Europe fédérale pour sortir de la crise. Moi pékin moyen je me dis why not, mais pourquoi donc? Qu’est-ce que cela implique?
    Le politique ne s’explique pas. Il est vrai que le format des émissions se prêtnt mals à tout exercice d’explication en plus de 143 caractères.

    Toujours est t’il que la presse sensée m’informée ne le fait pas. Si je fais mine de me méfier on me dit que je suis un anti-européen et que je veux détruire la cause et bla bla bla…..

    Bref je me résigne à ne rien comprendre.

    Et puis un jour je tombe sur cette vidéo qui a le mauvais goût de montrer que oui, l’économie c’est simple sur le fond. Et la le drame surgit d’un coup. C’est tellement simple que les implications des choix que l’on nous
    imposent deviennent évidents.

    Dire que la réalité mérite plus d’attention que voter avec choix obligatoire à OUI à un référendum européen ne servirait qu’à gaspiller de la bande passante.

    Bref une vidéo qui met de mauvaise humeur en attendant que (p-e) la presse viennent nous raconter comment se sont déroulées les négotiations du projet de grand marché transatlantique. Vous savez, feu notre ami l’AMI.

    Il faudra bien un jour prononcer les mots qui fâchent comme forfaiture.

    Commentaire par fredo — 03/06/2013 @ 16:52

  26. C’est pourtant assez simple : le travail du politique est de protéger le faible. Sinon il ne sert à rien et nous laissons la main invisible gérer tout seul, les terroristes et révolutions se mettent à gérer lorsque cela devient trop inacceptable.

    Actuellement nos politiques ne savent faire que carpette devant les forts, forfaiture n’est pas assez simple à comprendre : traître à la nation ? Tribunal militaire ? Ils ne comprennent pas que ca ne marche pas, ils sont du niveau d’un 4ème qui n’arrive pas à voir la différence entre une addition et une multiplication, enrobé dans des mots creux lénifiants, ils ont l’impression d’avancer alors qu’ils ne font que s’enterrer.

    C’est de notre faute, nous ne les sortons pas par la peau du cul de leur siège en velours payé 5000 euros par mois à somnoler , plus les magouilles de frais de représentation et petits a-coté sympas. Que voulez vous, ils misent la dessus, une petite marche de temps en temps minimisée par la presse copine, un accord signé avec un ou deux syndicats (en retours d’un service : gestion de pognon, restau, sortis, séminaires) et les gens rentrent chez eux tranquillement. Ceux qui insistent un peu trop : hop intimidations policières, arrestations arbitraires, détentions illégales, relargage au loin pour faire la teub… un peu d’insulte au passage (ca coûte rien : extrêmes, fachos, intaigristes, agités ….) et hop le mouton rentre se faire tondre dans le calme. un boulot bien pépère, bien payé, à se faire reluire le truc en ayant l’impression de faire des trucs grandioses. Pauvre france.

    Commentaire par herve_02 — 03/06/2013 @ 21:15

  27. Tout le monde est très fort pour les explications et l’analyse des faits pour ensuite annoncer comme une grande nouvelle qu’il faudrait « changer  » mais peu comme Attali présentent un relevé des différents points urgents avec leurs possibles solutions (bonnes ou mauvaises )
    . Les problèmes sont connus mais la solution miracle n’existe pas .. Alors on tatonne pour ne fâcher personne et comme dit fredo il faudra bien un jour appeler un chat un chat
    Gouverner dit -on c’est « prévoir » …. qui a fait les réformes quand il fallait les faire c’est à dire en ppériode faste ? Personne.
    qui va se lancer actuellement dans des réformes impopulaires en oubliant sa propre carrière ? Sûrement pas un président éligible et soucieux des sondages.

    Hollande en perte de vitesse a le choix., ou bien il pense au pays et fonce dans la rigueur , ( pour tous, ) alors il ruine ses chances de réélection ou bien il espére regagner les faveurs populaires et il oscille au gré du vent dans des mesurettes , un oeil sur les sondages et poussé par la contrainte.
    Le tout sous celui attendri de l’Europe.
    C’est ce qu’il semble avoir choisi .

    Commentaire par Scaramouche — 04/06/2013 @ 08:58

  28. @Scaramouche « qui a fait les réformes quand il fallait les faire c’est à dire en période faste ? Personne. »

    La Finlande et l’Allemagne ont réformé et pour l’Allemagne ça ne s’est pas fait sans douleur: 5-6 ans de dévaluation interne (comprendre pression à la baisse sur les salaires.) Pour beaucoup de gens, ce ne sont pas les bonnes réformes…

    Foxtrot.

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 04/06/2013 @ 10:50

  29. @foxtrot

    D’abord je pensais à la France , ensuite en effet quoique vous fassiez vous ne contenterez pas tout le monde. L’alternative est de redrésser l’économie d’un pays pour pouvoir tenir la route ou distribuer ce qui reste à ceux qui le demande.

    Commentaire par Scaramouche — 04/06/2013 @ 12:15

  30. le dévaluation des salaires ne pourra jamais marcher. C’est une spirale vers le bas. Il faut bien imaginer un peu que les salaires, c’est en gros, la consommation et l’épargne. Dans le même gros la consommation c’est la croissance et la croissance c’est de l’argent pour faire des réformes. Cela ressemble à la quadrature du cercle, mais ça reste tout de même assez simple. Plus vous baissez les salaires, plus vous sortez de l’économie de marché, plus vous passez au troc entre voisins, et plus vous retournez à l’âge de pierre (c’est bien ce que disent ceux qui se foutent de la gueule des anti-nucléraires non ?) Alors on se dit « rabotons l’épargne » : comment vouloir raboter l’épargne et demander une retraite par capitalisation ? C’est pas un peu antinomique ? C’est pas con de moins payer les retraités qui du coup vont vivre dans un pays à moindre coûts et donc ne dépensent pas ici ? C’est comme cramer des billets.

    La productivité à décuplé depuis quelques dizaines d’année, ou est passé cet argent ? Lorsque je suis sortie d’école, il y a, en gros 25 ans, je pouvais prétendre à plus qu’aujourd’hui, alors que je suis bien plus compétent et avec bien plus d’expérience, ou passe le fruit de mon travail ? Celui qui dit « dans les charges » est juste un menteur. J’ai fait les payes, manuellement, pendant presque 10 ans, et le montant des charges diminue régulièrement (avec un petit saut positif lors du passage de fillon à aubry) et cette diminution s’accompagne d’un basculement de celles-ci de la part patronale (en sus du salaire brut) à la part salariale (en moins du salaires brut) donc l’argent n’est pas là. Je me souviens, il y a 30 ans, une secrétaire qui était licenciée, en fin de carrière (la 50aine), pouvait toucher consensuellement 300-400 milles francs ~ 55 000 euros. Aujourd’hui l’accord historique du syndicat qui sauve le salarié fixe à maximum 2 mois de salaires les indemnités prudhommales : allez 4000 euros, on nous prends un peu pour des cons tout de même. Qui veut aller voir ou passe l’argent de la formation professionnelle ? Allez un journaliste courageux qui prend le dossier en main ? Denis Robert, lui à déjà donné et le liasse à un autre.

    Prenons les grosses boites : edf qui vient chouiner d’augmenter l’électricité de 30%, alors qu’elle a augmenté régulièrement puisque indexée sur le pétrole alors que nous sommes globalement plutôt nucléaire. Ok, admettons, est-ce que edf entretient ces centrales ? ces ouvrages d’art ? les barrages ? les réseaux ? plutôt non, mais va « cramer » ce fric au niveau mondial à se la jouer héros de papier d’un roman de Sulitzer, à perdre de l’argent, car nos kadors qu’on doit payer des millions se plantent la gueule à chaque fois. Et ensuite, c’est le pauvre qui doit se serrer la ceinture pour « redresser » l’économie.
    Est-ce que les malversation du crédit lyonnais ont été punies ? ben non le dépôt avec les archives à cramé et nos impôts ont renfloués. Et question idiotes, pensez-vous que les responsables ont été écartés ? même pas, on les a reclassés dans une autre grosse boite.
    Vous souvenez-vous du passage de FT à wanadoo et à orange ? des actions mises sur le marché à disons 19 euros (en 2000), puis 4 ans plus tard rachetées car retirées du marché à 8 euros 86. Ou sont passé les 10 euros des 97 millions d’actions nouvelles (plus les 54 millions de titres de wanadoo espagne ?) Ou est le fric ? Ce n’était pas avant la guerre, c’était il y a moins de 10 ans.

    Alors quand j’entends qu’il faut se serrer la ceinture, je sors mon revolver : eux en premier. Que la déflation salariale commence dans les assemblés et dans les hauts salaires des administrations.

    Parce que quand les politiques détournent de l’argent (le notre) ils ne leur arrivent rien du tout, mais le péquin de base qui trime et est traité comme un con, lui est responsable : il vit au dessus de ses moyens. Par contre air sarko one, c’était vraiment pas au dessus de nos moyens.
    La france est gouvernée par des gens qui ne pourraient même pas gérer correctement une association de province s’ils n’avaient pas la carte bleue d’un conseil régional ou général avec open bar sur un peu tout. Lorsque les laboratoires médicaux arrivent à vendre à la sécu un traitement qui coûte des milliers d’euros, c’est NOTRE pognon qu’on leur donne et qu’ils ex-filtrent via monaco (très à la mode pour les labos) avec l’aide de cahuzac et ses amis ou pairs.

    Tapie s’est croqué presque 1/2 milliard d’euros par copinage. Putain 1/2 milliard d’euros, et ca doit pas être le seul : j’aimerais bien savoir combien croque celui qui gère les radars automatiques, le frère à longuet ? et combien va croquer le frère à sarko lorsque l’on va basculer sur les retraites pas capitalisation (que l’on appelle le vol) ?

    Cela fait longtemps que les têtes ne sont pas tombées dans le panier mais tout le monde n’a que « il faut se serrer la ceinture » à la bouche : allez expliquez cela aux gens qui dorment dans les cabines téléphonique de paris les nuits d’hiver, ensuite vous reviendrez en parler.

    Commentaire par herve_02 — 04/06/2013 @ 19:51


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