La Plume d'Aliocha

27/04/2013

« Mur des cons », un scandale made in médias

Filed under: Eclairage — laplumedaliocha @ 15:59
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Ainsi donc il faudrait à toute force s’indigner à propos du déjà légendaire Mur des cons du Syndicat de la magistrature, impudemment révélé par le site de droite Atlantico ? Hélas, j’ai beau me forcer, l’indignation ne monte pas. J’observe toute cette agitation avec la placidité qu’on attribue généralement aux ruminants qui paissent tranquillement le long des voies SNCF. Et j’ai beau lire les réactions outragées des épinglés, méditer les analyses, m’imaginer dans la peau d’un « con », mon indignomètre personnel s’accroche au zéro avec la même constance que François Hollande chute dans les sondages.

Le droit à l’exutoire

N’importe quel  familier des questions de justice mesure depuis des années le découragement et la colère des magistrats face au manque de moyens de la justice et aux mises en cause devenues permanentes de son travail par l’exécutif, les victimes, les mis en cause et les commentateurs divers et variés. Pour ne prendre que des exemples récents, souvenez-vous du verdict dans l’affaire dite des tournantes qualifié de « naufrage judiciaire », des attaques  contre le juge Gentil dans l’affaire Bettencourt, de Ziad Takieddine traitant le juge Van Ruymbeke de « malade » chez Bourdin etc. Condamnés par leur statut à la réserve et au silence, il n’est pas étonnant que les juges s’expriment entre eux avec une brutalité équivalente à celle qu’on leur inflige, tempérée ici par une dose d’humour, fût-il d’une élégance discutable. Accordons aux maladroits auteurs du Mur le droit à l’exutoire si celui-ci est la condition d’un exercice impartial de la fonction de juger, ce que l’on présume en l’occurrence…Ce qui confère à ce mur un caractère scandaleux est moins son existence en soi – certes discutable mais gardons présent à l’esprit le climat de violence verbale actuel-, que le fait qu’il ait été rendu public. A partir de cet instant, il est passé du stade de défouloir privé, à celui d’acte offensant à l’égard de ceux qui y figurent, dégradant au passage l’image des juges concernés et, plus généralement, celle de la justice.

Depuis hier, la polémique se concentre sur la source. Selon le site Atlantico, il s’agirait d’un juge apolitique (donc de droite, songeront quelques lecteurs à l’esprit mal tourné). Mais à en croire Libération  ainsi que la présidente du  SM, l’information aurait fuité en réalité par un journaliste d’une chaine de télévision nationale. Le fameux Mur aurait été filmé avec un téléphone portable par l’intéressé en marge du tournage qu’était venue faire l’équipe dans les locaux du Syndicat de la Magistrature début avril sur l’affaire Bettencourt. C’est en visionnant le sujet de ce journaliste sur l’affaire révélée par Atlantico que l’équipe concernée aurait fait le lien entre leur confrère qui filmait le mur et la révélation du « scandale ». Observons en passant qu’à supposer même qu’il ait filmé, rien ne démontre qu’il ait transmis son film à Atlantico. Il reste donc beaucoup d’inconnues dans ce dossier.

Question de loyauté et de discernement

Pour l’instant, l’intéressé nie. Accordons-lui le bénéfice de la présomption d’innocence et contentons-nous d’éclairer les raisons à l’origine de la colère des journalistes qui le soupçonnent.  D’abord on comprend le sentiment de trahison de l’équipe qui a tourné dans les locaux du SM à l’idée qu’un des siens ait pu  jouer sa partie de son côté et déclencher à l’insu de ses confrères le scandale que l’on connait. Ensuite, on peut s’interroger sur la loyauté du procédé consistant à interviewer quelqu’un et en profiter pour dénoncer de manière occulte ce qu’on a découvert en marge du sujet. Aussi et surtout, les journalistes ont entre les mains un outil infiniment dangereux : la révélation d’une information dans les médias tend à hystériser celle-ci, ce qui impose un arbitrage permanent entre ce qu’on dit et ce qu’on tait. Non pas pour cacher quoique ce soit au public en raison d’une soi-disant collusion entre les journalistes et ceux qu’ils côtoient, mais simplement parce que nous ne devons pas nuire inutilement à nos sources, ce qui suppose un minimum de discernement.  On peut considérer, comme Atlantico, que ce Mur très politisé des cons (il vise essentiellement des personnalités de droite) éclaire la manière dont les juges traitent les affaires politico-médiatiques. On peut y voir à l’inverse un exutoire, une fois que la robe est raccrochée au vestiaire et, avec elle, les contraintes qui lui sont attachées. Bref, le document n’a d’autre valeur que celle qu’on lui prête, ce qui  n’est guère satisfaisant en termes d’information. A ce stade, rappelons encore que l’intéressé nie. Le site Atlantico vient par ailleurs de confirmer sa source judiciaire au site Arrêt sur Images, lequel révèle que France 3 a ouvert une enquête interne.

Alors, scandaleux le Mur des cons ? Oui, mais essentiellement parce qu’il s’est retrouvé là où il n’aurait jamais dû être : en Une des médias. Les anciens nous mettaient en garde contre la tentation de regarder par le trou de la serrure. Aujourd’hui c’est devenu non seulement un sport, mais en plus on photographie, enregistre, filme et diffuse les scènes ainsi volées. Il ne faut pas s’étonner du cirque qui en découle. Au surplus, dans un climat général de violence verbale, de déclarations médiatiques fracassantes et de désacralisation des institutions, les  protestations indignées sur cette affaire – hors celles des épinglés qui sont en droit de se sentir offensés – ont le goût prononcé du combat politique et un léger parfum de  tartufferie. Plutôt que de jeter la pierre au SM, il serait peut-être plus judicieux de s’interroger sur la tentation grandissante de tout balancer dans le domaine public, dans une surenchère permanente de bruit et de fureur.

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206 commentaires »

  1. Je trouve que ce « Mur des cons » est une bouffonnerie ridicule !
    D’abord, parce qu’il est très incomplet : il y manque bien d’autres prétendants, de droite comme de gauche.
    Ensuite parce que les commentaire sous les photos sont bien trop insipides : dans la réalité vraie, la plupart des nominés du Mur ont des casseroles judiciaires tellement bruyantes que les quelques mots de légendes sont bien insipides.

    J’attends avec impatience le Mur 2.0 😉

    Commentaire par Graffiti — 27/04/2013 @ 17:29

  2. Ce qui me scandalise le plus, c’est l’existence d’une contravention pour « injure non publique » (R624-4 du Code Pénal, créé en 1994 par décret …gouvernement Balladur sous Mitterrand, Ch. Pasqua à l’intérieur).
    Ceci n’ayant rien à voir avec ce qui précède, je souhaite faire pars de ma découverte d’un « magasine/revue » toute neuve, d’investigation journalistique comme je les aime : Au fait ». N°1 mai 2013. Directeur de la publication, Xavier Delacroix.

    Commentaire par fultrix — 27/04/2013 @ 18:08

  3. Vous semblez tentée de comparer ce mur aux images obscènes qui ornent les salles de garde médicales, une sorte de défouloir interne à une corporation. C’est pourtant bien plus grave.

    C’est une liste noire de dissidents à neutraliser établie par une organisation politique dotée de moyens pour emprisonner ou faire interner des suspects.

    Mais je suppose que le suppose que les actions de Honneur de la Police (http://fr.wikipedia.org/wiki/Honneur_de_la_Police) auraient également due être considérées comme anodines et tenue secrètes par les médias ?

    Commentaire par Emile V — 27/04/2013 @ 18:16

  4. Aliocha, je crois que vous rejoignez le camp de J-M Aphatie quand il s’indignait des méthodes des infiltrés (caméra cachée) notamment, et plus récemment de Médiapart.
    http://www.rtl.fr/blog/aphatie/les-infiltres-epilogue-24-10-7675265867

    Quand tout se sait, se dit, qd la transparence est érigée en objectif , n’est-on pas dans le fascisme ?

    Commentaire par argone — 27/04/2013 @ 18:52

  5. Le droit à l’exutoire? Mais de quel exutoire s’agit-il? Ce n’est pas l’exutoire classique qui vise à se défouler sur un objet, ce n’est pas l’exutoire des salles de garde médicales. C’est mettre des individus nommément désignés au pilori de la honte. C’est d’autant plus surprenant venant d’une profession censée redresser des torts, réparer des fautes, par un jugement impartial. Que ce soit public ou privé importe peu. C’est le révélateur d’un état d’esprit, c’est le summum de la suffisance.

    J’avais l’impression depuis quelques années que la justice se déclinait de plus en plus sur le mode de vengeance et s’éloignait de son oeuvre originelle d’équilibre pour la société.

    Je préfère penser qu’il existe encore des juges et des avocats consciencieux qui possède encore une idée juste de leur rôle. Juste le temps de me raccrocher un reste d’humanité.

    Mais je dois dire que ce droit à l’exutoire que vous réclamez, est celui de désigner, même en privé,des boucs émissaires ne valant même pas l’utilité de vivre. Je suis choquée que des juristes, des magistrats, puissent à ce point vomir des êtres humains, aussi faibles ou corrompus soient-ils.

    Commentaire par Dorine — 27/04/2013 @ 19:15

  6. Merci de ce billet, empreint comme d’habitude d’une grande sagesse.

    Commentaire par ginkgo — 27/04/2013 @ 19:42

  7. @Graffiti : oui, on peut toujours faire plus gras, je doute néanmoins que la surenchère d’insulte nous mène très loin 😉

    @Fultrix : c’est noté ! (pour la revue)

    @Emilie V : « C’est une liste noire de dissidents à neutraliser établie par une organisation politique dotée de moyens pour emprisonner ou faire interner des suspects » wahoou, rien que cela. C’est une interprétation possible si on se souvient des débuts du SM et des fameux Juges rouges. Je rejoins Daniel Schneidermann qui, dans une chronique sur l’affaire, y voyait surtout la frustration de juges qui n’ont plus d’autre révolte que ce Mur. Maintenant, si vous voulez dire que la dénonciation du même Mur établi par une assoc’ de juges de droite qui épinglerait des personnalités de gauche, aurait été révélé par la presse de gauche sans que personne ne s’émeuve du procédé, vous n’avez sans doute pas tort. Je trouve que la droite, depuis qu’elle est dans l’opposition, emprunte beaucoup de méthodes à la gauche 😉 voir la manif pour tous, la capacité à dénoncer des scandales tous les jours et les révélations d’Atlantico, amusant à observer….

    @argone : contrairement à beaucoup d’internautes, je ne déteste pas Aphatie, je le trouve juste très Bisounours. J’ai écrit beaucoup de billets où je prenais partie en faveur des Infiltrés. Si je résume, disons que l’offensive de la com’ oblige à mon avis la presse à adapter ses méthodes, autrement dit à les durcir, mais je disais aussi que ça devait être utilisé avec beaucoup de précautions. Dans le scénario décrit par Libé – et contesté par l’intéressé – on a une équipe qui vient faire une interview et un membre de l’équipe qui fait un film sauvage, pas terrible comme méthode. Ce n’est pas une enquête menée dans un lieu où il est impossible d’obtenir de l’information en se présentant comme journaliste, mais une info volée sans lien avec le reportage. Quant au Mur, je n’arrive pas à le prendre au sérieux, donc à mon avis le résultat ne valait pas cette entorse aux règles professionnelles. Sauf à faire de la politique et plus du journalisme. Je n’ai jamais fréquenté de près le SM, ayant plus d’interlocuteurs à l’USM (modéré), mais je leur accorde la présomption d’innocence sur l’exutoire.

    @Dorine : je comprends qu’on puisse être scandalisé, moi je n’y arrive pas. Deux raisons. D’abord ce tableau ne pose vraiment problème qu’en raison de sa médiatisation. C’est parce qu’il est public qu’il devient offensant pour les intéressés et dégradant pour la justice. C’est un peu le même problème que la révélation des identités des magistrats qui twittaient une audience. Et plus généralement, c’est la question de plus ne plus cruciale du privé livré dans la sphère publiques. Ensuite, pour suivre la justice depuis 17 ans, je mesure la colère des juges. Colère d’avoir des budgets ridicules et toujours plus de dossiers. Colère plus récente de se faire insulter sans pouvoir répondre. Dans ces conditions, et sachant encore une fois que face à une déferlante médiatique comme en organisait Sarkozy, ils n’ont que le droit d’encaisser, je comprends très bien l’utilité de ce mur. Ce qui ne m’empêche pas de le trouver affligeant.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/04/2013 @ 19:56

  8. Bonjour,

    Je ne suis pas d’accord avec vous.

    Ce mur est une honte pour un syndicat qui se montre par ailleurs volontiers donneur de leçons et arbitre des élégances.

    Je n’ose imaginer les réactions dans le cas d’un syndicats policiers, marqué plus à droite, qui aurait fait de même avec quelques personnalités de gauche et membres du gouvernement actuel.

    Magistrat, il ne suffit pas d’être juste, encore faut-il en avoir l’air. L’effet sur la population semble en effet désastreux.

    Votre blog est très intéressant. Je m’y abonne volontiers. Avec un peu de chance, nous aurons d’autres désaccords 🙂

    Commentaire par cypher7th — 27/04/2013 @ 20:22

  9. En total désaccord avec votre billet, pour une fois. Les magistrats ne sont pas une bande de carabins ou d’adolescents potaches qui se défoulent bêtement sur le dos de leurs profs ou de représentants de l’autorité. Ils sont eux-mêmes des représentants d’une autorité: le pouvoir judiciaire. Cela leur ôte le droit moral de se défouler collectivement et par écrit, notamment sur le dos de gens sur qui ils ont autorité en cas de miseen examen – et il ne manque pas de justiciables potentiels sur leur mur.

    Commentaire par Gwynfrid — 27/04/2013 @ 20:33

  10. Personnellement, pour ce que j’en ai vu jusqu’à présent, je crois vraiment que ce très fameux mur est plus une réponse aux insultes qu’autre chose.

    Car on oublie bien commodément que toutes les personnes mises en cause sur ce mur se sont aussi illustrées plus d’une fois par leur prise de position très dure contre la justice de notre pays. Et que les juges concernés n’ont pu y répondre vu qu’ils ont un devoir de réserve.

    Mais devoir de réserve ne veut pas pour autant dire devoir de ne pas ressentir… Et ce mur est un moyen pour eux de donné corps à leur ressenti.

    Commentaire par fanchb29 — 27/04/2013 @ 20:43

  11. @cypher7th : bienvenue, ce lieu est précisément destiné à cultiver le « désaccord pacifique », le désaccord parce que c’est le meilleur moyen d’envisager un sujet sous tous ses angles, et pacifique parce que sinon le désaccord ne mène qu’au chaos 😉 Ce billet murit depuis des jours, à un moment, on s’arrête sur une vision des choses, c’est celle-ci. Par tempérament, j’ai un grand sens du sacré, donc ce mur me choque, mais si je le rapporte à l’époque, je n’arrive plus à le condamner. Tel est mon dilemme, de sorte que je conçois parfaitement qu’on soit choqué. En réalité, tout dépend du point de vue adopté. Ensuite, sur le scandale en lui-même, il relève de la responsabilité des médias qui ont rendu public ce qui ne devait pas l’être. Il y a donc à mes yeux deux sujets distincts, le Mur et sa médiatisation qui en change la nature.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/04/2013 @ 20:53

  12. @Gwynfrid : théoriquement oui, mais rapporté à l’époque, je m’interroge…

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/04/2013 @ 20:54

  13. @fanchb29 : je penche aussi en ce sens.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/04/2013 @ 20:55

  14. @ Aliocha : Sarkosy and co sont habitués aux insultes et aux humiliations. Ils ont le cuir dur. Ce n’est pas aux hommes politiques ou publiques que je pense, mais à ce père d’une victime qui n’avait peut-être fait qu’exhaler sa détresse et que des magistrats tournent en dérision. Ce serait in petto, ce serait la même chose.

    Le problème n’est pas la médiatisation, mais une tournure d’esprit qui humilie des personnes pouvant avoir eu affaire un jour à la justice.

    Qu’un mouvement d’humeur pousse à la colère, soit, mais que celle ci prenne forme et se prolonge sur une affiche, c’est fixer la colère ou la haine, que ce soit en privé ou en public.

    Et entre nous soit dit, les magistrats sont loin d’être les seuls à souffrir en ce moment. Ils sont loin d’être les seuls à perdre leurs budgets, à être trop peu nombreux, à avoir trop de travail, à être désignés comme bouc émissaires. Mais eux, ils ne connaissent pas le chômage. Et ce n’est pas une raison pour tourner en dérision des personnes quelqu’elles soient.

    Commentaire par Dorine — 27/04/2013 @ 20:56

  15. Aliocha, vous êtes donc plus choquée par le mur en tant que tel que par sa médiatisation ? Ce n’est pourtant pas ce que je comprends en lisant votre 1ère phrase « Ainsi donc il faudrait à toute force s’indigner à propos du déjà légendaire Mur » !

    Commentaire par argone — 27/04/2013 @ 21:01

  16. Chère aliocha
    Pour une fois, je suis en désaccord total avec vous, surtout quand vous dites que le problème n’est pas le mur mais sa médiatisation. Est ce à dire que si un fait illégal (ce qui n’est pas le cas ici) n’est pas médiatisé, ce n’est pas un problème ?
    Pour moi, un exutoire acceptable aurait été un truc du genre « le con du mois », alors qu’ici la liste dure depuis des années apparemment., ce qui ne fait que renforcer et augmenter le ressentiment qu’un « con » a pu provoquer à un moment donné.
    Et puis, n’oublions pas qu’il s’agit de gens qui peuvent vous priver de votre liberté !
    Cela dit, j’ai toujours plaisir à vous lire.

    Commentaire par godefroy — 27/04/2013 @ 21:12

  17. Mon indignomètre est en phase avec le vôtre (de plus en ces temps de scandales répétés, d’outrances, de bruit et de fureur, nos indignomètres, il faut bien le dire, ont tendance à s’émousser). Reste que non seulement ce mur n’est pas très fin, mais la réaction du SM, surtout sa lettre ouverte à Taubira, n’est pas d’une habileté époustouflante.

    Commentaire par Lnk75 — 27/04/2013 @ 21:13

  18. Tout à fait d’accord avec vous . Si on ne distingue plus espace privé et espace public, parole privée et parole publique, c’en est fait de la liberté d’expression.

    Les magistrats, en dehors de l’exercice de leur fonction, sont des citoyens comme les autres, qui ont le droit d’avoir des opinions politiques, d’avoir des espaces privés pour exercer leurs droits syndicaux etc. Pas plus que pour les profs, pour prendre un exemple, leurs opinions de citoyens ne doivent venir interférer et perturber leur fonction lorsqu’ils l’exercent de leurs responsabilités : là est la neutralité exigée, et elle s’arrête là.

    Le côté qui a été appelé « potache » mais qui est plus un exutoire, est une réaction des insultes et mises en cause des magistrats qui ont subi un certain nombre de paroles visant à les discréditer. Et le « mur des cons » est une référence au « casse-toi pauv’con ». Néanmoins private joke.

    Quant aux méthodes pour capturer ces images de manière illicite, leur publication qui l’est également, accompagnée d’un article anonyme à la limite de la diffamation pour le corps des magistrats dans son ensemble, + le personnage du journaliste qui serait potentiellement responsable de ces agissements, assez à la limite de la déontologie par ailleurs -un journaliste aux méthodes fort discutables- au total l’ensemble du procédé est crasseux parlante et mérite d’être dénoncé.

    Cela ressemble à une manipulation.

    Commentaire par KingArthur — 27/04/2013 @ 21:15

  19. @Dorine : lisez l’interview de la présidente du SM que j’ai mise en lien dans le billet et que je remets ici : http://www.leparisien.fr/politique/le-mur-des-cons-s-attaquait-aux-idees-pas-aux-personnes-27-04-2013-2763779.php elle y explique que le père de la victime exige la suppression du juge d’instruction et que c’est pour cette raison – et non en tant que père de victime – qu’il est sur le tableau. Si cela ne tenait qu’à moi, je plaiderais pour une magistrature exemplaire mais le monde dans lequel je vis est irrespirable d’idéalisme 😉 donc je vous comprends, mais en même temps, il faut rapporter les faits au contexte, me semble-t-il. Au demeurant, je ne pense pas qu’il faille distinguer selon les épinglés, le tableau en soi est discutable sur le principe. C’est une connerie, on est tous d’accord. Quant à la médiatisation, il ne vous arrive jamais de dire de quelqu’un qu’il est con derrière son dos, sans souhaiter lui dire en face pour ne pas blesser, et en voulant moins encore le faire à la télé ou à la radio ? Imaginez un peu qu’on vous filme, et vous sentirez la différence entre le mur des cons dans un local syndical et son affichage dans les médias 😉 C’est tout le problème de la réduction de la sphère privée sous l’effet des nouvelles technologies de l’information. Quant aux difficultés des juges, elles remontent à Napoléon qui a fait de la justice une autorité et non un pouvoir (il s’en méfiait le bougre) et c’est de là que vient le légendaire budget misérable de la justice française (quand on est pauvre, on écrase), jusqu’à l’affaire Urba dans les années 90 où les juges ont enfin osé traiter les politiques comme n’importe quel citoyens…La pauvreté dure, mais les mentalités se rebellent. Vous noterez que leurs problèmes sont loin d’être conjoncturels, ils sont au contraire structurels et, au passage, nous concernent tous.

    @argone : euh, non, c’est le contraire

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/04/2013 @ 21:19

  20. @ Emile V

    Vous avez le sens de la mesure, vous ;°) D’un côté, nous avons un mur des cons, c’est-à-dire des personnalités épinglées, à tort ou à raison, pour leur « connerie » (il est vrai que vous assimilez cela à une liste noire de dissidents à éliminer, ce qui, je dois le dire, m’a bien fait rire : imaginer Mougeotte en dissident !); de l’autre, une organisation terroriste d’extrême-droite, qui envoie des menaces de mort, commet des agressions physiques, et revendique même un meurtre. Wow !

    Seriez-vous un troll ?

    Commentaire par Zap Pow — 27/04/2013 @ 21:53

  21. @ Aliocha : si il m’arrive parfois de dire que quelqu’un est con sur le coup de la colère. Mais ça ne dure pas longtemps et je ne vais certainement pas afficher leurs têtes avec des commentaires désobligeants sous le nez de mes confrères.

    Commentaire par Dorine — 27/04/2013 @ 22:11

  22. @ Aliocha : j’ai regardé votre lien. Quand on s’attaque à des idées, on ne met pas la photo des têtes style »wanted ». Je suis désolée, mais je préfère pleurer sur la magistrature pour d’autres choses, comme vous le dites, des réformes structurelles, mais pas sur ce mur des cons, qui n’est pas autre chose qu’un mépris pour l’humain. Je le ressens comme cela, sans hurler avec les loups qui essaient de faire de la récupération pour leur propre chapelle.

    Commentaire par Dorine — 27/04/2013 @ 22:19

  23. Qu’est ce qui pousse des magistrats à se regrouper en syndicat? à vouloir faire passer un message en accord avec une conviction déterminée collectivement? Quelque soit votre place sur l’échiquier politique, c’est a priori une justice sereine, efficace, et comprise par tout un chacun, que vos prises de position et vos actes vont chercher à obtenir. C’est uniquement dans la manière de parvenir à cet objectif que vos thèses vont s’opposer à l’APM par exemple. Expliquez moi en quoi ce mur participe de cette démarche qui tend à améliorer le fonctionnement quotidien de la justice? Réponse: rien. Et si on couple ce fait avec la particularité du métier, cet acte atteint des sommets dans la connerie. Alors oui des magistrats sont attaqués, oui certains ne se gênent pas pour jeter le discrédit sur des décisions pourtant dument motivées; Les juges ont le droit d’exprimer entre eux leur colère, et même de le faire avec un humour graveleux. Mais inscrire cette réaction dans le cadre syndicale est une erreur majeure, avec la circonstance aggravante qu’elle est commise par des magistrats.

    Que les diverses réactions ne soient motivées que par la volonté d’exploiter politiquement cette publicité malencontreuse, certes, mais cela ne veut pas dire que le SM n’ait pas commis une faute, et à mon sens une faute grave. Je dois d’ailleurs dire que même en tant que juriste, le débat sur privé-public du local ne m’intéresse pas.

    Vous n’êtes pas choqué? Il ne s’agit là que de votre sensibilité, et vous la mettez au centre de votre raisonnement sans jamais penser à l’image que la justice vient de renvoyer à un pays déjà pas très sur de lui. C’est également la position choisie par Eolas qui, égal à lui même, ne prend pas la peine d’aborder cette question quand il est interrogé par le journal l’Express. Mais seulement voilà, les précisions apportés par ce dernier n’apportent rien au débat, quand les vôtres se situent juste au niveau au dessus, mais sans évoquer l’essentiel.

    Il y a comme un problème avec votre raisonnement. Il s’inscrit parfaitement dans la mouvance des juristes qui, avec un malin plaisir, prennent de la distance avec les choses, cette distance indispensable quand il s’agit de décider, mais nocive quand elle a pour seul objet de ne pas hurler avec la meute.

    Je reprend à mon compte les propos de l’USM, la magistrature n’a pas besoin de ça;

    Faire preuve d’un peu d’humilité quand on est pris la main dans le sac, c’est je pense la moindre des choses.

    Se placer au dessus de la polémique pour rester sur le terrain strict de la loi, c’est refuser l’aspect politique du dossier, refuser le débat où quelque soit la pertinence des propos, on est plus facilement attaquable qu’en citant le code pénal.

    Commentaire par Blason — 27/04/2013 @ 23:46

  24. Ce qui me surprend, c’est la présence de Philippe Bilger sur le mur en question. Je ne sais pas ce qu’il a fait ou dit pour mériter pareil honneur. Pour ce que j’en lis sur son blog, je le tiens pour un des meilleurs exemples de ce que j’appelle un « honnête homme ». Tous autant que nous sommes, nous savons bien « qu’on est toujours le con de quelqu’un d’autre ». Pour autant, il m’arrive régulièrement de repenser à ce que disait Courteline : « passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet ».

    Commentaire par Zarga — 28/04/2013 @ 00:04

  25. Ça me fait doucement rigoler que l’on puisse dire que, parce que des magistrats se seraient défoulés dans leur local privé, ils ne pourraient pas juger « en toute objectivité ». Le Syndicat de la magistrature, « de gauche » donc, « pèse » 30 % d’après les journaux. Ce qui laisse 70 % pour les syndicats de magistrats « de droite » ou « apolitiques » (donc de droite, ouarf, ouarf). Bien entendu, pour les beaux esprits qui se scandalisent à l’idée que des magistrats (traités de « petits pois » et à qui la majorité précédente voulait faire la peau, rappelons le) puissent se défouler, les juges de l’autre bord, eux, restent toujours « objectifs » et laissent leurs idées et leurs préventions de côté quand ils sont au turbin.
    Quand à la comparaison Apathiesque avec les méthodes de Médiapart, c’est grotesque. D’un côté, il s’agit, il ne faut pas l’oublier, de journalistes qui enquêtent sur des scandales d’État. Je ne vois vraiment pas le rapport avec des méthodes totalitaires qui relèvent de la police de la pensée. Refuser de considérer qu’on a le droit de penser ce qu’on veut, c’est digne de 1984 d’Orwell.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 28/04/2013 @ 03:48

  26. Je pense que le vrai probleme est que ce mur est dans un endroit semi-publique. Si ils se faisaient passer la liste par email ou quelque chose dans le meme genre, je ne verrais pas le probleme. Mais prendre le risque que cela sorte du petit commite de ceux qui veulent y participer est une grave erreure. Cela porte atteinte a l’image de la justice.

    Commentaire par PrometheeFeu — 28/04/2013 @ 05:28

  27. @Blason : ici on parle de médias, c’est donc cet aspect qui m’intéresse. Or il se trouve que la violence du discours médiatique est telle, que jeter la pierre au SM me parait témoigner d’un certain aveuglement. Par ailleurs, on a un exemple typique ici d’un scandale qui l’est moins en soi que par l’effet de la médiatisation de ce qui n’avait pas vocation à l’être. Au demeurant, la critique sous-jacente qu’il faut lire entre les lignes, est dirigée contre l’émancipation parfois discutable des règles élémentaires de la vie en société.

    @Zarga : Bilger est de droite, ça suffit pour être sur le mur. Nous avons un exemple typique du réflexe : celui qui ne pense pas comme moi est un con.

    @godefroy : ce mur n’aurait pas dû exister, nous sommes d’accord, maintenant l’idée est de regarder d’un peu plus près où est le problème, à mes yeux dans la médiatisation et la publication à tort et à travers. Internet a libéré la parole, tant mieux, mais il tend à réduire la sphère privée. Je ne dis pas cela parce que Atlantico est un site internet et pas un journal papier, mais parce que l’effet émancipateur se propage, on dit tout, on montre tout, et on fabrique ensuite des choucroutes. Or, l’effet « hystérisant » des médias est un véritable danger qu’on ne mesure pas suffisamment. Il m’arrive souvent de mettre en garde les gens que j’interviewe contre certains propos qui sont admissibles à la machine à café mais qui ne passeront pas une fois imprimés. Non pas qu’ils soient scandaleux en soi, mais ils sont potentiellement éruptifs. Je trouve que l’on perd cette prudence, ce discernement.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/04/2013 @ 09:08

  28. Lieu privé, vraiment ?
    « Dès qu’un homme se croit à l’abri, dissimulé, il nous montre ce qu’il est vraiment dans le fond de son âme. Un con et un assassin. »
    (L.-F. Céline, lettre au journal « Le Merle blanc », 1er octobre 1936)

    Commentaire par olivier sers — 28/04/2013 @ 09:33

  29. Aliocha « l’effet « hystérisant » des médias est un véritable danger ».
    Tout à fait d’accord.
    C’est bien cela le point qui mérite d’être attentif pour permettre un certain recul et une prise de distance pour réfléchir, ce qu’empêche cet « effet hystérisant ». Là est le danger, produisant le risque, la tentation de se précipiter sans réfléchir.

    On aurait pu le souligner aussi dans le mouvement « manif pour tous » et la mediatisation de Barjot, du reste, une créature mediatique qui se lance en politique.

    Commentaire par KingArthur — 28/04/2013 @ 09:36

  30. Le portable de Cahuzac et maintenant le portable du  » mur des cons « .
    Mais c’est que c’est dangereux ces machins là!
    Les cons aussi…d’où qu’ils viennent.

    Commentaire par Quidam — 28/04/2013 @ 10:08

  31. @Olivier Sers :

    Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance. De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance. Mais un Samaritain qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha et banda ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’aubergiste et dit: « Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour. »

    Si Céline a raison de pointer la propension que nous avons tous à nous répandre en saletés diverses et variées, nous sommes tout autant capables d’abnégation.

    @ Dorine :

    Je comprends votre trouble, mais ce qui m’intéresse, c’est de savoir combien de temps restent épinglés les « cons » du mur. Je suis comme vous, j’ai mes « cons » régulièrement, mais ils changent, d’une saute d’humeur à l’autre.
    Et puis comme Gilbert Bécaud qui devenait lui aussi un étranger à intervalles réguliers, j’ai la certitude d’être moi aussi le « con » de certains, de temps à autres.
    Qu’est ce qui nous différencie de ces juges, nous qui avons nos « cons », à chaque fois différents… ou pas.
    Combien de fois avez-vous pensé : « tiens, revoilà l’aut’ con ! » ? Si la plupart de nos propres épinglés ne le sont que ponctuellement, nous avons aussi nos champions. 😉

    Après avoir lu la réaction de Philippe Bilger, je me suis senti proche de ce qu’il pensait de la chose. Puis, les arguments d’Aliocha m’ont permis d’apprécier tout cela depuis un autre angle (qu’elle en soit remerciée !), et je reconnais que maintenant, je penche en faveur de sa vision de la chose.

    @ Aliocha :

    Alors selon vous, le simple fait d’être de droite et exposé médiatiquement suffit à se voir épinglé ? Philippe Bilger est pourtant (avec vous) ma référence en matière de « penser contre soi », je trouve qu’il le montre assez souvent, non ? Alors le scotcher là juste parce qu’il est de droite, je trouve ça un peu court…

    Je vous livre une réflexion : une réponse que je n’ai jamais faite à quelqu’un qui me disait régulièrement : « T’est toujours aussi con, toi ! ». Voilà ce que j’aurai dû répondre : « oui, moi j’ai atteint mon plafond, je ne ferai jamais mieux que ça. Par contre, toi, tu m’épates ! Chaque fois qu’on se croise, tu réussis l’exploit d’être plus con que la fois précédente. T’es un champion, un artiste, un esthète de la connerie, là où moi je plafonne lamentablement ».

    Bon, je sais, c’est pas très fin… mais ça défoule, in petto.

    Commentaire par Zarga — 28/04/2013 @ 10:31

  32. Indignations hypocrites (que celui qui n’a pas son mur des cons etc.) qui visent avant tout, encore une fois, les juges et la justice. Voilà donc un coup de propagande bien dérisoire, voire grotesque, dont le ridicule retombe sur les ânes qui l’ont manigancé. En d’autre temps, cela aurait été jugé digne d’une comédie de boulevard. Mais voilà, notre époque, à force de ridicules et de niaiseries, a de moins en moins conscience de son ridicule et de sa niaiserie. C’est peut-être pour cela que l’on donne une prime à la bêtise, dans les émissions où l’on choisit soigneusement les cons (télé-réalité), comme dans les partis politiques où l’on se donne également beaucoup de peine pour recruter des spécimens de premiers choix (Morano, Lefèvre, et il n’en manque pas à gauche non plus). En fait, notre époque est le triomphe du con ; le con est vénéré, on lui offre gloire, richesses et pouvoir ; c’est le veau d’or de notre temps ; on l’imite même car c’est notre plus haut idéal humain. Ce mur est donc un hommage à nous-mêmes, à l’opiniâtreté que nous mettons à devenir, souvent inconsciemment mais avec d’autant plus d’efficacité, de véritables et authentiques cons.

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 10:34

  33. @totoro
    « il n’en manque pas à gauche non plus »
    Des noms, des noms !
    C’est marrant qu’on cite toujours les noms à droite et très rarement à gauche 😉

    Commentaire par godefroy — 28/04/2013 @ 10:54

  34. D’ordinaire, lorsque vous traitez un sujet, vous avez tendance à renvoyer dos à dos les deux parties, qui jamais ne sont irréprochables. Il est regrettable que vous ne fassiez pas de même sur ce sujet, qui pourtant le mérite. Comprendre le SM n’est pas l’absoudre. Et le fait qu’il se soit fait lyncher par la meute médiatique n’est pas non plus une garanti de probité.

    Ces magistrats ont commis une faute grave en créant ce mur, quelles que soient leurs justifications. Et j’aurai aimé les voir se confondre en excuses pour l’image déplorable qu’ils donnent de la justice. Je suis un grand rêveur.

    Je dois avoir traité les membres de l’Institut Pour la Justice de cons un nombre incalculable de fois, et je suis toujours en profond désaccord avec leurs idées, mais les clouer au pilori dans un local où l’on pourrai à sa guise se gausser d’eux n’a rien à voir avec un désaccord d’idées. C’est une attaque personnelle et potache.

    Je tombe d’accord avec vous pour dire que ce mur n’avait pas à susciter l’indignation, en ce qu’il était trop peu sérieux pour cela, mais un blâme pour cette faute n’aurai pas été de trop. En revanche, le malaise s’installe lorsque le SM prétend « assumer » la blague potache…

    Commentaire par Ferrante — 28/04/2013 @ 10:56

  35. @ godefroy : tout ce que vous retenez de mon message, c’est ce passage… vous êtes sur la bonne voie…

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 11:01

  36. @ Ferrante : vous affirmez que c’est une faute grave, mais on en attend la démonstration. Alors, en quoi est-ce une faute grave pour un syndicat d’afficher ses opinions politiques dans un local qui n’est pas destiné au public ?

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 11:06

  37. @totoro: Ce n’est pas une opinion politique. C’est l’opinion d’un crétin qui a bu un verre de trop; si vous considérez ce mur comme une idée digne d’être défendue par un syndicat de magistrat, c’est qu’il ya une différence de postulat qui semble irréductible, et qui rend ce débat sans intérêt.

    Commentaire par Blason — 28/04/2013 @ 11:11

  38. @totoro
    Désolé mais c’est le seul lieu commun qui méritait d’être un peu développé.
    Si je vous ai froissé, veuillez m’excuser ou m’épingler au mur.

    Commentaire par godefroy — 28/04/2013 @ 11:13

  39. @ Blason : derechef, on attend une exposition des raisons qui fondent cette condamnation, et non une injure telle que « l’opinion d’un crétin qui a bu un verre de trop ».

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 11:13

  40. @ godefroy : j’avais compris, je plaisantais.

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 11:14

  41. @toroto, Le crétin ne sert qu’à trouver une équivalence au niveau intellectuel de la critique exposée sur ce mur. Avec un coup dans le nez, on a tous déblatéré au moins une fois dans sa vie sur un Copé qui nous agace, ou une joly insupportable. Si ce genre d’exutoire trouve bien sa place au bar du coin, c’est tout à fait déplacé dans les locaux d’un syndicat. Libre aux magistrats de décompresser, parfois avec excès. Il faut juste choisir le lieu, le moment, et les personnes de confiance avec qui le faire. Le syndicat à un objet bien particulier, et à moins que je me plante il ne consiste pas à insulter des justiciables (passé ou potentiel). Attendez le jour où comme défense on aura « je vous refuse comme juge », parce que ce jour arrivera. Ce mur est indéfendable, il est indigne et la réaction du SM (lettre à Taubira, je suis mort de rire) l’est tout autant. Bref faire profil bas au lieu de rouler des mécaniques.

    Commentaire par Blason — 28/04/2013 @ 11:26

  42. C’est vrai que c’est curieux que l’on ait eu l’occasion de  » parler » ainsi de cet objet

    Je pense, en voyant les indignations (parfois fondées ..selon ce qu’elles visent , car il y a plusieurs problèmatiques dans ce cadre, d’importance inégale… Très inégale … ) que cela veut dire que beaucoup pensent -ou aimeraient – que les juges ne soient pas réellement des gens comme les autres… Qui peuvent parfois … Faire ça 😉

    Et pour montrer qu’il est facile de ne pas faire ainsi le départ entre les choses importantes et les autres, votre billet me conduit à la réaction suivante : c’est bien des voies RFF que vous voulez parler au sujet des ruminants en debut de billet ? Ou alors des trains si c’est bien de la SNCF qu’il s’agit ??

    😉

    Comme quoi le réel n’est jamais ce qu’on pourrait croire, et mon présent commentaire n’est donc pas réellement un commentaire 😉

    Bon dimanche chère aliocha et bon dimanche à tous 😉

    Commentaire par villiv — 28/04/2013 @ 11:54

  43. @ Blason : Ce mur est parfaitement défendable. Les gens sur ce mur sont connus pour leurs attaques éhontées contre la justice (bien plus choquant que la soit-disant indignité de ce mur), et c’est le fait de les dénoncer que vous qualifiez de crétinisme aviné ?!? vous plaisantez sûrement… Et le rôle d’un syndicat est bien de défendre ceux qu’il représente non, qui plus est dans un local non destiné au public, c’est quoi le problème au juste ? Et vous croyez que le fameux syndicat de droite n’a pas lui aussi sa « liste » de cons ? Au fond, sous couvert de dénoncer une politisation des juges (parce que bien sûr comme d’habitude dans ce genre d’affaires, la partie est égale au tout), c’est toute une machinerie médiatique de police de la pensée que l’on met en œuvre. Bientôt, des journalistes sans principe violeront aussi l’intimité des logements privés pour « dénoncer » le fait que des gens expriment des idées politiques. Tous ces cris de vertu indignée sont, comme je le disais plus haut, loin d’être dénué d’hypocrisie ; le véritable but de cette opération est encore une fois de discréditer l’institution judiciaire que bien des politiques ont des raisons de haïr en ce moment.

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 11:58

  44. @toroto: Dénoncer les attaques contre la justice au moyen d’un mur des cons? Au niveau démarche constructive on a vu mieux. Déplaçons nous sur le terrain de la pertinence au lieu de s’attarder inutilement sur celui de la légitimité. Si on veut dénoncer un abruti comme guaino, ce n’est pas planqué dans son local à faire des blagues de merde qu’on sera efficace. Précisément, on garde cette activité pour le fin de la journée, et on évite ainsi de donner des munitions à son adversaire.On le fait en rappelant les dispositions du code pénal, en expliquant au public les fondements philosophiques de ces dispositions (citoyens, écoutez nous, nous ne cherchons pas défendre notre corps mais une certaine conception de la justice) Les syndicats de droite pensent très certainement qu’il y a beaucoup de trou du cul au SM. D’une part, sur des critères différents des leurs, on pourrait presque dire qu’ils ont un peu raison. D’autre part ils choisissent le moment et le lieu avec un peu plus d’intelligence quand il s’agit d’exprimer leur désaccord comme un gamin de 15 ans qui veut te péter la gueule à la récré. (on ressemble tous à ça au bout de la 8éme pinte)
    Interrogez vous sur l’opportunité de ce mur, imaginez vous au moment où l’un des membres du SM a eu la brillante idée de le créer. Auriez vous soutenu ce projet? moi non. Parce que je considère qu’il y a des manières plus nobles et plus efficaces de m’opposer à une parole publique purement électoraliste.
    Je me fous de la médiatisation à outrance, je me fous de la réaction des balkany et cie, je ne vois que l’idée d’origine, qui est abjecte et débile.
    Après si vous trouvez que l’insulte est la meilleur manière de défendre des idées, c’est votre problème.

    Commentaire par Blason — 28/04/2013 @ 12:16

  45. « Déplaçons nous sur le terrain de la pertinence » : euh non, c’est un syndicat dans un local, tout ça… S’ils ont envie d’afficher leurs opinions pour les partager et les dénoncer entre eux, encore une fois, c’est quoi le problème ? Et le fait que vous trouviez que ce soit une blague de merde est de peu d’importance.

    « on évite ainsi de donner des munitions à son adversaire » : en l’occurrence, ils n’ont rien donné à personne, c’est surtout que nul n’est à l’abri d’un journaliste déloyal.

    « D’autre part ils choisissent le moment et le lieu avec un peu plus d’intelligence » : et donc vous vous instituez juge du lieu et de la qualité ?

    « quand il s’agit d’exprimer leur désaccord comme un gamin de 15 ans qui veut te péter la gueule à la récré. » Un truc qui me chagrinent dans ce genre d’opinions péremptoires, c’est que l’on oublie que la critique dans notre culture est aussi traditionnellement vulgaire, obscène, grossière, etc. Même nos rois devaient le supporter. Et les ligues de vertu intellectuelle voudraient donc instaurer un standard intellectuel en-dessous duquel l’expression des idées politiques serait indigne, non seulement publiquement, ce qui ici peut se comprendre, mais en plus même quand on s’exprime à l’abri des regards du public ?

    Au final, ça se résume au fait que ça ne vous plaît pas.

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 12:32

  46. @totoro: En fait non, ça englobe tout autre chose, j’imagine qu’on ne fera jamais parti du même clan. Je vous laisse avec vos amis faire des batailles de pokemon, je reste sur le terrain des idées.

    Commentaire par Blason — 28/04/2013 @ 12:36

  47. @ Blason : « Je vous laisse avec vos amis faire des batailles de pokemon, je reste sur le terrain des idées. »

    C’est ça, drapez-vous dans votre dignité intellectuelle en carton pour faire une sortie grandiose en exprimant votre mépris sous une forme sans doute à vos yeux très digne (vous l’avez assez démontré : « crétin », « verre de trop », « pokémon », mais bon hein c’est le syndicat qui n’est pas digne, vous, vous êtes dispensé de vos propres critères de dignité). C’est un spectacle assez comique.

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 12:44

  48. Certes, ça fait tache maintenant que ça été révélé ! C’est con ! Mais ce qui est encore plus con c’est la réponse mais alors vraiment très conne de tous ces « cons » qui se sont exprimés à propos de l’objectivité de ces connards de « magistrats rouges ».

    Comme le dit Gilbert Duroux : « ça fait doucement rigoler… ». J’ajouterai mur ou pas ! Voilà pour l’écume et l’hourvari médiatique !

    Alors comme nous sommes tous le con de quelqu’un j’y épinglerai aussi le gros con de droite qui a filmé le mur de ces connards de juges gauchistes !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/04/2013 @ 12:48

  49. @totoro: Merci pour la compliment. Je ne suis pour l’instant membre d’aucun groupe qui m’oblige à une retenue que je crois indispensable. La dignité intellectuelle je m’en passe, je l’apprivoise seulement quand cela est nécessaire, chose que vous refusez délibérément de faire au nom d’une liberté dont, manifestement, vous ne connaissez pas l’origine, et donc ne comprenez pas la philosophie par voie de conséquence. Je défend le droit à la connerie, mais ne supporte pas quand ce dernier est utilisé avec abus. Vos idées sont comiques, dans la mesure où vous refusez de les contextualiser, pour ne résonner que dans les nuages de principes flous. C’est déjà grave quand on maitrise les dits principes, ça devient vraiment absurde quand ce n’est pas le cas. Mettons en scène une pièce de théâtre ou la fameux magistrat avec ses ouillères est dépeint, vous seriez parfait dans le premier rôle, sans faire l’effort d’avoir à adopter les convictions de votre personnage. J’assisterais à cette représentation avec joie.

    Commentaire par Blason — 28/04/2013 @ 13:06

  50. @ Blason : Vos propos sont simplement vagues et péremptoires.

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 13:12

  51. @totoro: Les vôtres sont limpides et d’une stupidité sans nom.

    Commentaire par Blason — 28/04/2013 @ 13:16

  52. @ Blason : ahahahah, mais quel troll pathétique…

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 13:22

  53. Donner des leçons sur une insulte en étant soi-même injurieux (crétin, stupidité, etc.), c’est le comble de la bouffonnerie.

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 13:26

  54. Si seulement ils avaient affiché des photos prises aux guignols de l’info, tout le monde aurait bien rigolé et applaudi à leur Mur !

    Comme quoi, l’humour est un métier, et il suffit de pas grand chose pour éviter le scandale

    Commentaire par Atchao, Bonsoir... — 28/04/2013 @ 13:30

  55. @totoro: Oui c’est vrai l’historique de notre débat va vraiment dans ce sens. Par ailleurs celui qui défend le droit pour les magistrats d’insulter des justiciables est il vraiment apte à délivrer des certificats de troll? J’utilise un certain vocabulaire mais le ring sur lequel nous nous trouvons me permet de le faire. Refuser de considérer la magistrature comme un métier particulier, refuser de voir que le syndicalisme des magistrats appel un renforcement d’un devoir de réserve déjà très puissant, c’est pire que de la bouffonnerie; C’est ériger cette qualité comme critère principal pour donner le droit d’adhérer à un parti et en devenir le chef. Vous ne voyez que le petit droit qu’a tout un chacun d’ouvrir sa petite gueule sans tenir compte de sa fonction, de la place qu’il a dans une société démocratique, de l’image que son métier a le devoir de renvoyer. Que vous assimiliez notre débat, ici sur ce blog, ce dimanche, au mur du SM montre très bien que vous n’avez rien compris au problème. Inutile de poursuivre, nous sommes bien sur la même planète, mais vous êtes aveugle. ça pourrait ne pas être grave si vous aviez la délicatesse de la boucler.

    Commentaire par Blason — 28/04/2013 @ 13:37

  56. « Par ailleurs celui qui défend le droit pour les magistrats d’insulter des justiciables » :

    vous voyez, dès votre première ligne, vous faites la preuve que l’on peut vous dire ce que l’on veut, vous n’en tenez pas compte… Comme vous ne tenez pas compte que ce devoir de réserve, c’est bien joli, mais 1. que vous voulez faire contre des journalistes sans scrupule qui publient ce qui ne devrait PAS l’être : le problème de l’image ici renvoie à un comportement déloyal de certains journalistes ; de toute évidence, il s’agissait de salir l’image de la justice jugée trop « gauchiste » par certains. 2. les magistrats ont que vous le vouliez ou non des orientations politiques, ont le droit de les exprimer par un syndicat et le fait de mettre un mouchoir dessus ne les fait pas disparaître. S’il y a u problème d’impartialité politique, ce n’est donc pas ainsi qu’on le résoudra.

    « Inutile de poursuivre, nous sommes bien sur la même planète, mais vous êtes aveugle. »

    Ah… Sa Suprême Cuistrerie a encore parlé.

    « ça pourrait ne pas être grave si vous aviez la délicatesse de la boucler. »

    Ça vous embête hein que ceux qui n’ont pas le même avis que vous aient aussi le droit de s’exprimer ?

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 14:09

  57. Ce mur est la démonstration qu’il existe une gauche indigne et qui plus est représenté par des juges qui sont tellement englués dans leurs contradictions qu’ils ont besoin d’un exutoire de cette sorte tantôt insultant tantôt injurieux. Il est question désormais d’instituer une parité* gauche droite dans ce genre de syndicat en sévissant sinon avec énergie pour faire accepter ceux de l’autre camp (qui sont carrément ostracisés)
    * nota: très difficile à mettre en œuvre

    Commentaire par zelectron — 28/04/2013 @ 14:22

  58. @totoro: Encore une fois, je me fiche de l’aspect médiatique de l’affaire, ce mur ne devrait pas exister; ensuite oui j’en conviens les magistrats ont des orientations politiques, mais les exprimer par des insultes n’honore pas la fonction. Dites il va faire comment le SM pour défendre sa conception dans la justice maintenant qu’il est tricard sur la scène politique? Un magistrat qui se prononce contre la suppression du juge d’instruction reste apte, aux yeux de la loi, à intervenir dans une affaire où un des prévenus est pour la suppression du JI. Elle est là la conviction politique, celle qui s’accorde parfaitement avec l’impartialité qui est de rigueur quand on juge quelqu’un. Mais à partir du moment où ça devient personnel, une demande de récusation peut être soulevée, et elle sera accueilli dans le cas qui nous occupe. Donc il y a bien un problème.
    Vol d’image on est d’accord, mais ça prouve une chose, qu’il n’est pas bien difficile d’accéder à des locaux qui ne devraient être destinés qu’à la défense des statuts du syndicat. Pour ce qui est de la vindicte, il yen a bien d’autres de lieu où il est possible de l’exprimer.
    L’égoïsme est flagrant, la justice a été touché et le SM ne pense qu’à sa gueule au lieu de présenter des excuses.
    Pas de problème sur votre droit à vous exprimer; comme je vous l’ai dit je défend le droit à la connerie; vous oubliez juste le domaine particulier qu’est la justice, son image, sa crédibilité, et la gravité de la remise en cause dont elle fait actuellement l’objet. Cette affaire renforce le climat de défiance déjà trop présent, et vous perdez votre temps à défendre le SM. C’est juste pitoyable.

    Commentaire par Blason — 28/04/2013 @ 14:29

  59. « Encore une fois, je me fiche de l’aspect médiatique de l’affaire »

    Encore une fois je ne m’en fiche pas.

    Maintenant je ne vois pas trop l’intérêt de continuer la discussion avec un type qui qualifie de « connerie » les idées avec lesquelles il n’est pas d’accord.

    Commentaire par totoro — 28/04/2013 @ 14:36

  60. Après les flics ripoux, les hommes politiques ripoux, voici les juges ripoux, elle est belle notre ripoublique !

    Commentaire par zelectron — 28/04/2013 @ 14:38

  61. je trouve tout ça d’une gaminerie sans nom et me rapproche plutôt des observations de Zarga….
    Nous pourrions avec ce forum faire aussi un mur selon nos opinions nos goûts et critères mais à l’envers avec les plus futés; d’abord il serait couvert moins facilement ensuite cela changerait de l’esprit bien français qui consiste à ne voir que ce qui est moche et tout critiquer pour se donner valeur et importance.
    Ce qui m’amuse c’est ce terme de « con » très rarement employé dans ma jeunesse ..car enfin traiter une femme de « con » c’est relativement logique mais a -t-on conscience qu’ils sont bien utiles et nous en sortons tous ?
    Cyrano disait « c’est un peu court jeune homme …. » manquer à ce point de vocabulaire pour des juristes, c’est dommage.

    Commentaire par Scaramouche — 28/04/2013 @ 14:38

  62. @totoro: Oui restons en là, manifestement nous n’avons pas la même hiérarchie des valeurs sociales à défendre.
    Bouffon (désolé ça fait un moment que ça me démange)

    Commentaire par Blason — 28/04/2013 @ 14:41

  63. @ tororo
    Laissez tomber. Contre la connerie, il n’y a pas d’armes. Qu’est-ce que vous voulez répondre à un type qui prétend qu’un magistrat perd tous ses droits de citoyen (à commencer par celui de se défouler comme il veut dans SON local privé) dès lors qu’il fait du syndicalisme ? Attention, Big brother is watching you !

    Commentaire par Gilbert Duroux — 28/04/2013 @ 14:46

  64. @toroto: Vous êtes vraiment bête monsieur. Il ne s’agit pas d’interdiction mais de mesure. Assimiler big brother à l’obligation de retenue qui s’impose aux magistrats, c’est être un crétin. Encore une fois vous restez dans votre bac à sable sans remarquer qu’un enjeux sociétal essentiel transcende la question. Passons.

    Commentaire par Blason — 28/04/2013 @ 14:52

  65. @ Gilbert Duroux :

    Je vois qu’on sort l’artillerie… Figurez-vous que mon ordi a planté (saleté de machine!) parce que sans ça, je vous grillait ! Sauf que je voulais mettre « les antimémoires » en lien… Comme vous me semblez connaître un peu le bonhomme, vous avouerez que le texte de la chanson est plutôt adapté! 😉

    Commentaire par Zarga — 28/04/2013 @ 14:57

  66. @ Aliocha :

    Mais c’est quoi cette foire d’empoigne? Je me sens seul avec Scaramouche… Et Denis, où est-il? On a le plus grand besoin de son sens de la retenue… Tiens, je vais me fendre d’une dernière citation. Je l’apprécie tout particulièrement pour l’avoir pratiquée souvent : « Mieux vaut se taire et passer pour un con que de trop parler et ne laisser aucun doute à ce sujet ».

    Commentaire par Zarga — 28/04/2013 @ 15:04

  67. moi j’en ai une autre de citation, qui apporte également un peu de culture :

    « C’est parce que la vitesse de la lumière est plus rapide que celle du son que tant de gens paresse brillant avant d’avoir l’air con. »
    Thomas Boishardy

    Commentaire par herve_02 — 28/04/2013 @ 15:45

  68. Bonjour Aliocha,

    Bien sûr, ce mur est très con et il ne grandit la ses maîtres. Mais Dieu, que la lecture de votre billet fait du bien.

    Bon dimanche.

    Commentaire par H. — 28/04/2013 @ 16:20

  69. D’abord je suis bien d’accord, les media ont monté en épingle quelque chose, « une gaminerie sans nom » pour reprendre Scaramouche, qui n’en valait sans doute pas la peine, et ce serait galvauder pour moi le mot indignation de l’employer dans ce contexte-là.
    Pour autant … vous savez la première chose qui m’est venue à l’esprit, enfin après avoir un peu rigolé : puants, les magistrats qui ont fait ça sont puants. Un peu inquiète aussi quand j’ai relevé que les cons en question étaient pratiquement tous des personnalités de droite. Et puis, quand même, ce n’est pas faire preuve de vertu de prudence de placarder au su et au vu de tous, ou pas loin , un mur comme ça … alors, qui sont les plus cons en définitive ?

    Commentaire par Maelle — 28/04/2013 @ 16:45

  70. Ce « mur des cons » éveille en moi un certain malaise. Mais ce qui me met le plus mal à l’aise, ce sont les réactions de soutien inconditionnel vis-à-vis du SM.

    Le journaliste a peut-être mal agi. Mais la faute des uns n’efface pas la faute des autres.
    Un droit à la liberté d’expression? Oui. Mais cela reste médiocre et méprisable. Et ce mur pourrait éventuellement en caractériser un abus.
    L’expression du syndicalisme? J’ose croire que non. Ce serait triste pour le syndicalisme si ce mur en était un avatar. Et il est difficile, a priori, de rattacher cela à la défense d’intérêts professionnels.

    Sans doute y a-t-il exagération autour de ce mur. Il n’en reste pas moins que cette information est digne d’intérêt, et traduit une vérité difficile à entendre : des juges ne sont pas impartiaux.

    Pour que le sentiment de justice existe, il faut que les juges soient subjectivement impartiaux (dans leur for intérieur) : je laisse le bénéfice du doute aux adhérents du SM.
    Mais il faut aussi que leur impartialité soit objective : or, comment peut-on objectivement conclure à l’impartialité de magistrats appartenant à un syndicat s’amusant à jeter des fléchettes sur certains justiciables?
    Magistrat n’est pas un métier, mais une fonction. Cette fonction ne se détache pas de la personne qui l’exerce ; poser sa robe ne fait pas de vous un quidam exempt de devoirs professionnels.

    La circonstance que les personnes sur ce mur ne soient pas sympathiques n’y change rien. Chacun a droit à l’impartialité du magistrat, à sa mesure, à ce que sa cause soit entendue, et plus globalement à un certain respect -surtout de la part de personnes disposant du pouvoir de juger au nom du peuple français-. Chacun, y compris les crapules, les incestueux, les voleurs, tricheurs, violeurs, menteurs, tueurs, psychopathes et toute la foule des proscrits et réprouvés qui arpentent les palais de justice. Chacun, y compris les hommes politiques.

    Ils ont failli à leur mission. Le SM n’en sort pas grandi.

    Commentaire par Flash — 28/04/2013 @ 19:20

  71. « Mur des cons »: un syndicat de journalistes (snj) soutient celui de la magistrature

    Après cela « on » nous dit que l’information (comme la justice) n’est pas aux ordres de « radio Moscou » ?
    Il y a en France un certain nombre d’emplois ou de postes qui ne peuvent faire l’objet de candidatures ou plutôt sans aucune chance d’aboutir sans la carte du parti ou du syndicat (je vous laisse deviner lesquels)

    Commentaire par zelectron — 28/04/2013 @ 19:31

  72. @ Maelle
    « Puants » ? Vraiment ? Mais c’est encore pire que « cons ». Et en plus, vous portez ce genre de jugement dans l’espace public. Vous n’avez pas honte ? En ce qui me concerne, ce mur des cons ne me choque pas du tout dans le contexte où il a été fait. Je suis persuadé qu’à droite, ils en ont autant pour « ces connards de sales gauchistes de juges rouges ». Et alors ? Ne vaut-il pas mieux ce genre de défoulement entre soi plutôt que se taper violemment dessus dans l’espace public ? Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi aujourd’hui on est choqué pour ce truc, dans un espace privé, alors que depuis la nuit des temps ce genre d’exutoire existe, et qui plus est parfois au grand jour. Lors de Carnaval, par exemple, les manants brûlaient un pantin qui représentait le seigneur du lieu. Lequel préférait sans doute ce défoulement collectif ritualisé plutôt qu’être brûlé pour de vrai ou pendu. N’avez vous jamais vu, dans des fêtes militantes (fête de l’Huma par exemple), des jeux de chamboul’tout avec des portraits de patrons de choc ou de dictateurs (choisis dans le camp d’en face) en lieu et place de boites de conserves à dégommer ? Que je sache, même les canards les plus réacs comme Atlantico ne sont jamais monté au créneau pour dénoncer cette injure à l’encontre de ces bienfaiteurs de l’humanité ?
    La violence n’est pas dans ce genre de défoulement,qui n’est, dans cet exemple, que la résultante de la violence sociale qui l’a provoqué (comme le mur des cons n’est que la réaction aux attaques de la droite contre l’indépendance des juges).
    Pour en revenir aux magistrats, Daniel Schneidermann dit une chose très juste dans sa chronique d’ASI du 25 : « Si le « mur des cons » a pu, en quelques heures, devenir une affaire, c’est parce qu’il déshabille brutalement la fiction de l’impartialité du juge. Par fonction, le juge est impartial. Rien ne doit dépasser de la robe. Cette fiction est nécessaire au maintien de la fiction collective de la Justice aveugle, de la « Justice de mon pays », en laquelle je dois avoir confiance. Mais le juge est aussi un citoyen. Il a des engagements, des convictions, des réactions à l’actualité, des emportements, des énervements. S’il doit les laisser à l’écart quand il passe la porte de son bureau ou du prétoire, rien ne lui interdit de les exprimer en dehors des heures de service (et pour avoir réalisé dans une autre vie deux livres d’entretiens avec des magistrats, j’en sais quelque chose). Il se révèle alors abominable réac, ou idéologue laxiste irresponsable. Et c’est bien la même personne ».
    http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15473
    Ben oui, l’impartialité des juges, c’est comme l’objectivité des journalistes. Quelque chose dont on aimerait se convaincre.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 28/04/2013 @ 19:34

  73. @Gilbert Duroux : libre à vous de n’apercevoir qu’une hypocrisie sociale là où se situe en réalité une tension vers un objectif supérieur. Personne n’a jamais prétendu que les juges étaient autre chose que des hommes, ce qu’on leur demande c’est d’en être conscient pour tendre sans cesse vers l’impartialité. Et pour les journalistes, c’est la même chose. Alors, je veux bien qu’on casse les idéaux, les références, les principes, les règles, bref tout ce qui fait de nous autre chose que des bonobos, sous prétexte qu’il ne s’agirait au choix que de freins superflus à une liberté joyeuse et sans limite où d’un outil d’oppression d’une classe sur un autre, mais le bordel qui fait l’objet de ce billet me semble pour ma part être précisément la résultante du discours que vous tenez. Et sans surprise, ça vient d’un syndicat de gauche.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/04/2013 @ 20:38

  74. @zelectron : il faudrait vérifier, mais je crois que le SNJ est en effet plus prompte à s’indigner de l’agressivité de la manif pour tous à l’égard des journalistes que de cette même agressivité dans des mouvements de gauche et notamment à Notre-Dame-Des-Landes.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/04/2013 @ 20:42

  75. @Flash : je ne fais pas partie des défenseurs inconditionnels du SM, j’aurais préféré que ce mur n’existe pas, je dis simplement que ce qui le rend scandaleux, c’est sa publication. Toujours le même exemple pour s’en convaincre : imaginez-vous en train de vous livrer à une activité peu glorieuse et songez à l’effet que ça vous ferait si vous vous retrouviez filmé et diffusé sur Internet. On a tous notre part d’ombre, comme l’a souligné un personnage célèbre 😉 Maintenant, en déduisant de tout ceci que les juges ne sont pas impartiaux, vous allez un peu vite en besogne. C’est un syndicat. Je ne l’ai jamais fréquenté, en revanche fut un temps j’étais très proche de l’USM parce que je m’entendais bien avec son président. J’y entendais des blagues potaches, mais elles s’inscrivaient clairement dans le réflexe du défouloir et je n’ai jamais douté de la qualité professionnelle des gens que j’y rencontrais. C’est ce que j’essaie d’expliquer dans ce billet, tout n’est pas bon à dire dans les médias. Parfois on se plante, comme avec la fille de Mitterrand en pensant qu’il faut se taire. On plutôt, on s’est planté. Aujourd’hui on va trop loin dans le sens inverse, me semble-t-il. Et même si vous n’êtes pas d’accord avec moi en l’espèce, je crois qu’il ne faut pas sous estimer le danger de tout rendre public. J’y songeais hier soir en regardant le remarquable film Le corbeau d’HG Clouzot.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/04/2013 @ 20:50

  76. @ Scaramouche : voilà, en effet, un gros mot, quoique le plus court, dont le mâle, toujours lui, use et abuse pour stigmatiser ses congénères. Ô ingratitude ! Ô inconséquence ! Il est pourtant l’incomparable asile, le pays de plaisance, dirait le poète, seul capable de ramener la paix au cœur du « mâle être », ce nostalgique exilé des eaux femelles, et qui n’a de cesse d’y retourner, de s’y introduire, de s’y fondre jusqu’à l’extase. Célébré par Aragon celui d’Irène où même le plus accoutumé des explorateurs demeure toujours un peu troublé mais émerveillé dans l’instant torride de l’offrande d’un con y faire… sa fête !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/04/2013 @ 21:37

  77. @ Zarga

    Bravo pour la citation.

    J’en ai une aussi : « malheur à celui par qui le scandale arrive ».

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 28/04/2013 @ 21:51

  78. @ Le Chevalier Bayard
    Non moins bien célébré par Brassens dans cette sublime chanson :

    La malpeste soit de cette homonymie
    C’est injuste madame et c’est désobligeant
    Que ce morceau de roi de votre anatomie
    Porte le même nom qu’une foule de gens.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 28/04/2013 @ 21:57

  79. @ Gilbert Duroux

    Indiscutablement ! Merci du Lavilliers que je ne connaissais pas ! Le seul album que je possède de lui c’est l’abum « If » de 1988.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/04/2013 @ 22:10

  80. Bodiou, cette manie bien française de se prendre le choux dès qu’un pet de mouche vient faire du bruit dans les médias… Pour bien faire, il faudrait que tous les lieux semi-privé ou semi-public soient aseptisés de tout humour et de tous détails risquant d’offenser le premier quidam passant par là par hasard.

    Tiens, j’y pense, j’ai vu (par hasard) un calendrier de femmes à poil chez mon garagiste, avec des annotations olé-loé. J’ai filmé l’objet du délit si ça intéresse quelqu’un…

    Commentaire par Oeil-du-sage — 28/04/2013 @ 22:36

  81. @ chevalier Bayard

    En effet je m’étonne du paradoxe français qui consiste à faire tout un pataqués pour utiliser « madame » plutôt que le discriminatoire  » mademoiselle « …  » à féminiser les professions jusqu’au ridicule et paradoxalement réduire en même temps l’anatomie féminine au niveau du plus crétin d’entre-nous.
    Ainsi un « couillon » est -il plutôt  » brave » alors qu’un « con  » est au mieux « pauvre » et au pire « sale ».
    A une époque où les malheureuses blondes sont les seules contre lesquelles toutes les plaisanteries sont permises je plaide pour l’imagination et la connaissance du vocabulaire plutôt riche dans notre langue en ce qui concerne les insultes , et pour en revenir à ce mur de la sottise je pense que c’est de la méchanceté pure et facile sans aucun humour ce qui en l’occurrence est impardonnable.

    Commentaire par Scaramouche — 29/04/2013 @ 06:26

  82. @ Le Chevalier Bayard :

    Plongez avec délices dans la discographie de Lavilliers… on nous ressort ces derniers temps « Fensch Vallée », du fait de l’actualité liée à la Lorraine, mais le reste est tout aussi excellent.

    Tiré des « antimémoires » :

    La connerie s’étend au-delà des frontières
    C’est amusant pour cela que les hommes sont frères
    Les cons se reproduisent, contaminent et pullulent
    Sur d’autres galaxies, y a déjà des émules

    On n’est plus jamais seul, quand on est vraiment con
    On se sent très très fort, on est une Nation
    Je suis le roi des cons, je règne et j’en profite
    Que les intelligents se terrent dans leurs mythes !

    Commentaire par Zarga — 29/04/2013 @ 08:59

  83. Bonjour
    Je crois que la justice est un pouvoir au même titre que le legislatif et l’executif, et en tant que tel, on peut exiger de ce pouvoir un minimum de neutralité, même si ce pouvoir peut en meêm temps, être critiqué poar les citoyens et a fortiori par ceux qui pensent en être les victimes. Le mur des cons est là pour nous le rappeler.

    Il est donc bizarre de voir que les magistrats ont un syndicat

    Commentaire par babouche — 29/04/2013 @ 09:01

  84. @ Scaramouche :

    […]un « con » est au mieux « pauvre » et au pire « sale »

    Il est aussi souvent « gros »…

    Commentaire par Zarga — 29/04/2013 @ 09:04

  85. Ce « mur » ne serait-il pas le reflet de l’âme de ces magistrats sectaires, pardon peut-être n’ont-ils pas d’âme au sens de l’athéisme de certains d’entre eux, quant au mot sectaire je vous laisse deviner leur appartenance, tout le monde la connait, même que, pendant soixante-dix ans cette secte a régné sur une grande partie de la planète sans partage (il en reste quelques lambeaux, mais sous une forme paradoxale)

    Commentaire par zelectron — 29/04/2013 @ 10:14

  86. Bravo pour cet article, auquel je souscris totalement. J’ai été sidéré par la mauvaise foi et l’ampleur des réactions complètement à côté de la plaque, d’une démagogie terrible, une des palmes revenant à votre collègue JD Merchet de Marianne.
    Il faudra un jour s’interroger sur le fait que les gens dit de droite s’intéressent moins que les autres au journalisme, à la justice, etc. Après, il ne faut pas s’étonner que dans certains secteurs les organisations professionnelles sont plutôt classées à gauche… Comme si ca empêchait de faire son boulot !

    Commentaire par eczistenz — 29/04/2013 @ 10:32

  87. @ babouche
    Ah, la neutralité apparente qu’on exige des magistrats ! Quelle hypocrisie majuscule ! Qui peut nier que nous avons une justice de classe en France ? Il n’est que de voir comment s’en sortent les délinquants en col blanc (et les politiques : 18 ans pour ne même pas avoir terminé le procès des Tibéri) par rapport aux petits malfrats qui n’ont même pas le loisir d’éviter la comparution immédiate, cette justice d’abattage. Et ce serait aux « juges rouges » qu’on le devrait ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 29/04/2013 @ 11:24

  88. Bonjour babouche

    Petite précision terminologique : le titre VIII de notre Constitution ne consacre pas véritablement de « pouvoir », mais seulement une « autorité judiciaire » ce n’est pas anodin. Même si cette expression est conforme à la conception française de la séparation des pouvoirs.

    Alors que, précisément, selon la théorie classique des trois pouvoirs, « il n’y a point de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative et de l’exécutrice » (Montesquieu), ces principes ont été mis à mal dès la Révolution.

    En réalité, la loi des 16 et 24 août 1790, en imposant une séparation stricte des autorités administratives et judiciaires et en interdisant aux juridictions de critiquer la loi, a assigné à la justice une place subordonnée ; la désignation des juges par le pouvoir exécutif, à partir de l’an VIII, a résolument dénié à la justice la qualité de « pouvoir ».

    Si la justice ne participe plus de la définition de la séparation des pouvoirs, la question de son indépendance reste essentielle pour qualifier le régime. Rappelons que cette indépendance était une des conditions posées par la loi constitutionnelle du 3 juin 1958.

    Certes, l’article 64 précise que le président de la République est garant de l’indépendance de l’autorité judiciaire. C’est donc une garantie du chef de l’Etat. Mais, je ne vous apprendrais rien, en vous disant que les présidents successifs se sont tous intéressés de près à l’autorité judiciaire, à tel point que les affaires judiciaires ont pu parfois relever du domaine du président, le garde des Sceaux ayant avec ce dernier des relations privilégiées.

    Le « casse-toi pov con » révélateur d’un certain état d’esprit d’un ancien président, sa « proximité » avec un magistrat procureur de la République près le tribunal de grande instance de Nanterre dans une célèbre affaire est un exemple parmi…mille !

    @ Zarga : je n’ hésiterai pas !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 29/04/2013 @ 12:32

  89. Et chantent les corbeaux : http://www.lepoint.fr/societe/il-etait-une-fois-frigide-barjot-i-par-marc-lambron-29-04-2013-1661074_23.php
    encore un exemple du « jusqu’où aller trop loin dans le grand déballage »
    je recommande à tous de voir ou revoir Le Corbeau de Clouzot. Oui, c’est un très vieux film, mais il décrit avec une grande finesse les effets catastrophiques de la délation…

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/04/2013 @ 12:33

  90. tout à fait d’accord, la justice doit être indépendante. Mais une autorité ou un pouvoir indépendant ne signifient pas un pouvoir absolu. il faut bien que ce pouvoir soit contrôlé et qu’il rende des comptes sinon nous ne sommes plus dans un Etat démocratique mais dans un Etat gouverné par des juges.

    Le citoyen doit avoir la possibilité de contester le travail des juges s’il considère qu’il en a été victime et les manquements à la déontologie et au principe de neutralité, tel que celui du mur des cons ne sont qu’un des aspects d’une dérive idéologique de la justice.

    Commentaire par babouche — 29/04/2013 @ 13:05

  91. Bizarre que ce soit dans un canard de droite, plutôt réac, qui publie ce papier de Marc Lambron pour débiner Frigide Barjot ? Chercherait-on à la jeter pour se trouver une autre égérie, plus conforme au standard Boutin-Guaino ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 29/04/2013 @ 13:17

  92. @Gilbert : à moins tout simplement que la presse « de droite » soit moins militante que la presse de gauche, allez savoir… 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/04/2013 @ 13:37

  93. @Aliocha
    Ah, Le Corbeau !
    J’ai vu ce film pour la première fois je devais avoir une quinzaine d’années et il m’a énormément marquée, beaucoup plus finalement que Les Enfants du Paradis (ce film magnifique bien sûr que vous évoquiez il y a quelque temps), car je crois qu’il dénonce en fait tout ce que je déteste. Et puis Pierre Fresnay, quelle classe ! Quand on pense que Clouzot a eu tant de problèmes après la guerre, dans l’euphorie forcée de la réconciliation nationale, pour avoir dénigré les Français qui, comme chacun sait, ont tous été résistants …
    Pour moi en lice dans la catégorie (un peu factice) « meilleur film de tous les temps ».

    Commentaire par Maelle — 29/04/2013 @ 13:47

  94. Bonjour Aliocha,

    Le billet de Michel Huyette complète bien le vôtre: http://www.huyette.net/article-quand-un-syndicat-de-magistrats-se-cogne-contre-son-mur-117398575.html

    Bonne journée

    Commentaire par H. — 29/04/2013 @ 13:48

  95. @ Aliocha

    Il parait que pendant l’occupation il y a eu près d’un million de lettres de délation chez-nous alors qu’il n’en a été retrouvé qu’une dizaine dans les pays nordiques ?
    Nous devions avoir un tel talent d’écriture que les Allemands les ont collectionnées….

    La magistrature dépend du pouvoir en France alors qu’aux U S A la justice est totalement indépendante du pouvoir en place , curieusement les juges sembleraient échapper à ce système peut-être est-ce pour cette raison que le gouvernement précédent cherchait à les supprimer ?
    Pouvez-vous me dire ce qu’il en est vraiment ?

    Commentaire par Scaramouche — 29/04/2013 @ 13:48

  96. Le journaliste de France 3 reconnait être l’auteur de la vidéo : http://www.atlantico.fr/decryptage/mur-cons-clement-weill-raynal-journaliste-chez-france-3-reconnait-qu-est-auteur-video-711908.html

    @Maelle : je ne l’avais jamais vu, fascinant !

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/04/2013 @ 13:49

  97. Le Chevalier Bayard , il n’est pas inutile de rappeler qu’il est interdit aux magistrats de critiquer la loi,

    COMMUNIQUE DE PRESSE du syndicat de la Magistrature

    Local privé, exploitation publique

    Ce qui n’avait pas vocation à sortir de notre local syndical se répand sur les réseaux sociaux. Le site Atlantico, croyant tenir un scoop, a en effet décidé de diffuser des images vidéo volées dans un local syndical, lieu privé, montrant un mur sur lequel sont affichées des caricatures, photomontages et blagues. Que nous apprend Atlantico au juste ? Que certains membres du Syndicat de la magistrature pratiquent entre eux la satire et l’humour potache ? Quel scoop !

    De quoi s’agit-il en fait ?

    Des vestiges d’un temps où la justice était sous pression permanente et où les magistrats faisaient l’objet d’attaques violentes et démagogiques.

    D’un exutoire politique, inoffensif et symptomatique – s’inspirant, tout le monde l’aura compris du fameux « mur des çons » du Canard enchaîné.

    Aucun scandale démocratique en vue, comme certains le prétendent déjà, mais seulement de l’agitation politique autour d’images volées dans un lieu privé.

    Et bien évidemment aucune atteinte à l’impartialité, les blagues drôles ou de mauvais goût des uns n’engageant pas les décisions des autres.

    Nous ne nous posons pas en victimes, et comprenons le mécontentement de ceux qui se découvrent dans de telles circonstances, mais pour autant nous refusons l’amalgame fait par certains, et en premier lieu par ceux qui ont diffusé ces images vidéo.

    Est-ce bien un hasard si ce document concernant un affichage tombé en désuétude depuis plusieurs mois, a opportunément atterri sur le site d’information Atlantico, « classé à droite », et si ce non-évenement est relayé par une certaine presse ainsi que par l’ancien secrétaire général du syndicat Synergie Police – aujourd’hui député UMP – et par l’IPJ, dont nous avons combattu avec force les idées pendant toutes ces années…

    L’action publique du Syndicat, la vraie et la seule, n’est pas assimilable à ces blagues internes, de potache.

    Nous avons toujours pris soin de respecter publiquement nos pourfendeurs, même quand ceux-ci se livraient à l’outrance, et nous n’avons pas l’intention de renoncer à cette règle.

    Dès lors que cette « private joke » est devenue publique, elle n’a évidemment plus lieu d’être. Mais nous ne nous laisserons pas impressionner par tous ceux qui en profitent bassement aujourd’hui pour remettre en cause l’existence même du syndicalisme judiciaire.

    http://www.syndicat-magistrature.org/Local-prive-exploitation-publique.html

    Commentaire par KingArthur — 29/04/2013 @ 13:51

  98. Il faut surtout une sacrée de dose bêtise pour faire un tel mur sans imaginer une seconde que tôt ou tard il y aura une fuite à l’extérieur et que ça fera mauvais genre.

    Ce que je trouve inquiétant, c’est que de tels gens, assez simples d’esprits tout de même, puissent être juges dont on espèrerait qu’ils aient un peu plus qu’un QI à un chiffre.

    Commentaire par sol — 29/04/2013 @ 14:24

  99. Le syndicat en question l’est plus, par sa force de « persuasion » envers ceux qui n’épousent pas ses vues et incidemment exclue tous ses adversaires politiques de certains postes et promotions à l’aide de procédés (in)dignes d’un autre temps, que pour la représentation de ses membres envers les tiers quelqu’ils soient au plan professionnel en particulier.

    Commentaire par zelectron — 29/04/2013 @ 14:26

  100. @97

    « Il parait que pendant l’occupation il y a eu près d’un million de lettres de délation chez-nous alors qu’il n’en a été retrouvé qu’une dizaine dans les pays nordiques ? »

    C’est super les comparaisons et c’est beau les gens qui savent de quoi ils causent hein ?

    Commentaire par gf — 29/04/2013 @ 14:27

  101. sol – 101
    huître ou serin ?

    Commentaire par zelectron — 29/04/2013 @ 14:29

  102. Si les politiques avaient des QI supérieurs à un chiffre, ils ne se retrouveraient pas sur ce mur, suite à des déclarations illégales, ou plus simplement stupides ou incohérentes. Quel benêt ce journaliste… il nous fait le coup de l’éthique, à tomber par terre !

    Commentaire par eczistenz — 29/04/2013 @ 14:29

  103. zelectron

    Ne dites pas de mal de ces respectables animaux.

    Commentaire par sol — 29/04/2013 @ 14:31

  104. @eczistenz : je crois comprendre qu’il est assez controversé et depuis longtemps. Notamment parce qu’il s’est mis en tête d’attaquer Charles Enderlin dans l’affaire Mohammed Al Dhura : http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Enderlin

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/04/2013 @ 14:38

  105. Un journaliste judiciaire qui met en cause la partialité des juges dans leur fonction en rendant public un événement privé : quelle est pour sa part, l’impartialité du journaliste dont il est censé témoigner lorsqu’il accuse, non pas une personne, mais tout un corps d’Etat… ?
    (ce qui en droit est retenu comme diffamation, il me semble)

    Commentaire par KingArthur — 29/04/2013 @ 14:47

  106. @ Aliocha
    La presse de droite moins militante que la droite ? Mouarf, mort de rire. Faux derche, oui. Vous confirmez l’expression « apolitique donc de droite ». Les « spécialistes » (« économistes », « experts », « sondologues »…) invités sur tous les plateaux de télé ou dans les rubriques économiques des « journaux de référence » sont pour la plupart des libéraux bon teint. On les présente systématiquement comme des savants ou des universitaires sans jamais dire qu’ils sont au service de groupes financiers ou industriels. Ils se planquent, mais ils ne sont pas moins militants pour autant. Je ne sais pas si vous avez vu cet excellent documentaire « Les Nouveaux chiens de garde ». Il montre très bien les dessous des cartes. Je préfère un Lordon qui ne se cache pas pour dire d’où il cause.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 29/04/2013 @ 15:02

  107. @Glibert Duroux : rappelez-moi, c’est marqué où sur le site Acrimed, l’appartenance à la gauche ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/04/2013 @ 15:07

  108. @KingArthur : je signale au passage qu’il n’est pas membre de l’association confraternelle de la presse judiciaire. Sinon, sur l’impartialité, je ne m’avancerais pas vu que les méthodes de gauche ne sont guère plus impartiales. En revanche, sur le respect des règles professionnelles, il n’est pas forcément au top (filmer pour son compte alors qu’il est en équipe, piéger sa source sur une connerie pareille, donner le doc à un tiers etc…) Y a pas mort d’homme, là encore distinguons l’origine et le bordel médiatique, mais c’est pas exemplaire comme comportement. Au passage, il est intéressant de voir comment deux dérapages modérés fabriquent une crise telle que le CSM est saisi, les plaintes en diffamation se multiplient, certains demandent la peau du syndicat, le journaliste est sur la sellette, le public pense que sa justice est pourrie, les politiques s’écharpent, les syndicats s’indignent (SNJ, SNJ CGT, SAF (avocats) )….On devient fous.

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/04/2013 @ 15:20

  109. Pas de problème :
    http://www.acrimed.org/rubrique107.html
    http://www.acrimed.org/article205.html
    + les appels à participer aux manifestations de gauche ou à les soutenir. Plus clair quand au positionnement, on ne fait pas :
    http://www.acrimed.org/rubrique203.html
    Je précise que tout le spectre de la gauche est représenté, des socialos, radicaux de gauche au Front de gauche, en passant par les Verts. Je vais même vous faire une confidence (je sais que vous ne ferez pas votre Clément Weil-Raynal) : il y a même des membres du MODEM, le parti de Bayrou, qui sont adhérents à Acrimed.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 29/04/2013 @ 15:22

  110. Ce qui me choque le plus, dans cette affaire, c’est l’attitude du SNJ-CGT de France 3, qui a dénoncé et souhaite que soit sanctionné un des journalistes de la chaîne.

    L’argument suivant de Clément W-R me semble fondé :

    « Si je devais être sanctionné, je le prendrais pour une grande injustice et je l’interpréterais comme une sanction politique. D’autant plus que la CGT applique le deux poids deux mesures. En juin 2008, lorsque des journalistes de France 3 avaient volé et diffusé des images du off de Nicolas Sarkozy appartenant à la chaîne, le SNJ-CGT avait pris leur défense. Ils avait demandé officiellement à la chaîne qu' »on ne touche pas à un cheveu de ces journalistes ».  Lorsqu’il y a un véritable vol, la CGT couvre les personnes suspectées et lorsque je filme une vidéo personnelle révélant un scandale public, elle veut m’abattre. »

    Commentaire par Tocquevil — 29/04/2013 @ 15:26

  111. Aliocha : je ne savais pas qu’il était lié à cette affaire ! Du coup ca confirmerai le « militantisme » de sa part. Je suis d’accord avec Gilbert, on peut être très très militant, sans le dire… Pour Acrimed, c’est plus complexe il me semble. A gauche, il y a plein de « chapelles », dont certaines haïssent autant la droite que le PS (qui est déjà à droite pour eux). N’oublions pas le passé trotskyste d’Edwy Plenel… En plus, on peut être « de gauche », et ne pas être encarté, et détester les pratiques politiques, toutes les pratiques politiques, à gauche. C’est mon cas. J’imagine qu’à droite c’est pareil. Alors je ne saisis pas ce que veux dire « appartenance à la gauche »… une idéologie, ou plutôt des lignes idéologiques, mais a priori ca n’empêche pas de dézinguer la gauche à travers ses partis, sa politique.

    Commentaire par eczistenz — 29/04/2013 @ 15:29

  112. @Gilbert : en effet, c’est très net, surtout sur le côté indépendant, mais indépendant de quoi exactement ?

    @tous : 16 minutes d’interview du journaliste à l’origine du bordel sur le site du Figaro : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/04/29/97001-20130429FILWWW00379-info-le-figaro-mur-des-cons-l-auteur-du-film-se-defend.php

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/04/2013 @ 15:29

  113. L’interview de C.W-R sur Le Fig-TV dans l’émission On ne parle que de ça

    http://video.lefigaro.fr/figaro/video/mur-des-cons-l-auteur-du-film-se-defend/2336631884001/

    Commentaire par gabbrielle — 29/04/2013 @ 15:34

  114. C’est à pleurer qu’un tel histrion puisse être journaliste… Le SNM lié à la CGT ? mais quel énormité… On dirait du Zemmour tellement c’est paranoïaque et énorme.

    Commentaire par eczistenz — 29/04/2013 @ 15:57

  115. @ Aliocha
    Une association qui ne vit que des cotisations de ses membres et de la vente de ses publications, vous trouverez difficilement plus indépendant.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 29/04/2013 @ 16:40

  116. Les repas de famille doivent être animés chez les Weill-Raynal :
    http://www.rue89.com/2011/02/09/dix-ans-apres-laffaire-al-dura-dechire-encore-une-famille-juive-189703

    Commentaire par Gilbert Duroux — 29/04/2013 @ 16:43

  117. C’est intéressant ce que dit Clément Weil-Raynal. En gros, « ce genre de murs existe chez les sidérurgistes, dans les entreprises, c’est banal, ça ne pose pas de problème ». Le propos est donc clair. Les magistrats, de par leur fonction, ne sont pas des citoyens comme les autres et doivent abandonner toute idée de vie privée. Ils sont magistrats 24 heures sur 24 et gare à eux au moindre pet de travers. Est-ce qu’on doit vérifier aussi comment ils baisent ? Voir si c’est bien dans la norme ? Big brother… is watching you.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 29/04/2013 @ 16:53

  118. @ gf en 103

    Vous me mettez en cause …
    Sans doute étiez vous là pendant l’occupation ?
    Moi oui
    Donc je sais de quoi je parle et dernièrement il a êté dit à la télévision exactement ce que je répète au conditionnel concernant les pays nordiques , parce que pour ce qui est du nôtre j’ai quelques souvenirs.
    Ensuite j’ai vu le tournage du film « le Corbeau » dont on parle sur ce forum, il se passe à Montfort Lamaury sur la place de l’église et cela a même fait une histoire à l’époque quand il a êté question pour le curé du prêt l’église pour tourner une scène avec Fresnay .

    Ça vous va ?

    Avant d’être désagréable si vous parlez pour ne rien dire ne faites pas de projection de votre personnalité sur les autres vous vous rendriez ridicule..

    Commentaire par Scaramouche — 29/04/2013 @ 17:29

  119. Pour une bonne partie des hommes politiques de droite « indignés » par cette affaire, qui sautent sur l’occasion pour mettre en cause l’impartialité des magistrats (de gauche), non c’est clair les magistrats ne sont pas des êtres humains comme les autres, ils n’ont pas le droit d’exprimer leur ras-le-bol en privé lorsqu’ils sont attaqués, et tout aussi clair qu’ils n’ont pas les droits des citoyens .

    Pour Dupond-Aignan, Ollier, et nombre d’entre eux, c’est clair, ils en appellent ouvertement à la dissolution du syndicat, de la magistrature.
    Tant qu’on y est, ils devraient en faire autant pour les journalistes. On dira que Clement Weill-Raynal s’en charge.
    Mais pour les policiers, curieusement, personne ne dit rien…
    ô tempora ….!

    Enfin, en riposte au mur des cons du syndicat de la magistrature, Dupond-Aignan *publie* son propre mur des cons, pas avec des photos, mais avec des caricatures au vitriol. et celui-là, il est public.
    http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/25/mur-des-cons-debout-la-republique_n_3155143.html

    Commentaire par KingArthur — 29/04/2013 @ 17:29

  120. Comme meilleure lecture,je propose Michel Huyette, magistrat, et on s’en fout qu’il soit « de droite » ou « de gauche » , mais rester dans les rails avec quelques justes rappels , cela repose
    http://www.huyette.net/article-quand-un-syndicat-de-magistrats-se-cogne-contre-son-mur-117398575.html

    Malheureusement, certains media, (en vérité Atlantico, que peu de media ont cru bon de suivre, à part Le Figaro, et semble-t-il Causeur et ça s’arrête là ; c’est pourquoi je ne dirais pas les media, car Atlantico, grâce à Dieu n’est pas à lui tout seul « les media » avec Le Figaro et Causeur) certains media donc à la suite d’Atlantico, ont montré le pouvoir de nuisance que pouvaient avoir les media en fabriquant de toutes pièces une campagne d’opinion… qui ne sort pas de nulle part, cela dit. Elle s’inscrit dans un contexte.

    Commentaire par KingArthur — 29/04/2013 @ 17:43

  121. @121

    Puisque vous y étiez et pour étayer votre comparaison à la noix expliquez-nous donc la situation des pays « nordiques » pendant la seconde guerre mondiale que l’on rigole.

    Commentaire par gf — 29/04/2013 @ 17:50

  122. KA,
    Ça prouve, vous le dites vous même, que la presse est aux ordres de la gauche, sauf quelques gaulois rebelles trois sur quelques centaines? elle est belle l’indépendance et la liberté de publier en France, les nervis veillent aux ordres de Big Brother, image grinçante du présidium suprême des ripoubliques socialistes.

    Commentaire par zelectron — 29/04/2013 @ 17:53

  123. je suppose zelectron que vous vous vivez comme gaulois .
    Mazette ! comme dit Aliocha et je n’essayerais même pas de discuter avec quelqu’un aussi pétri de passions tristes et dont l’esprit est aussi chargé de stéréotypes que je ne qualifierais pas .

    Commentaire par KingArthur — 29/04/2013 @ 18:27

  124. Pour une fois que je disais rien, il me semble que les désagréables sont toujours les même, même lorsque je ne dis rien.

    mazette…. moi qui commençait à croire que j’étais le con de service.

    Commentaire par herve_02 — 29/04/2013 @ 19:12

  125. KA,
    un- la presse n’est pas aux ordres ?
    deux- elle a la liberté de publier ce que lui dicte la gauche
    trois- la vergogne dont vous faites preuve tout au long de vos logorrhées doit vous rendre encore plus triste que d’aucun
    quatre- Quant aux gaulois pétris de passions tristes je vous laisse dans l’abime de vos supputations
    cinq- vos stéréotypes vous vous les gardez soigneusement afin de ne pas contaminer d’autres que vous même
    six- vous feriez bien de relire ce que j’ai écris plus haut, je ne vous met pas en cause et ne me permettrais pas de vous qualifier sauf bien sûr si vous insistez.
    sept- Vous avez écrit que seuls 3 journaux avaient déclenché la campagne d’opinion, clairement cela veut dire que les autres ne nuisent pas, du fait qu’il adoptent peu ou prou le point de vue de la gauche.

    Commentaire par zelectron — 29/04/2013 @ 19:26

  126. Il y a encore 1 an, la presse était aux « ordres » de la droite…

    Non mais sérieusement, la presse est tout simplement aux « ordres » du public et plutôt clairement de son chiffre d’affaire.

    Si un sujet fait vendre, il sera bien traité et mis en avant.

    Mais si un sujet ne fait pas vendre, alors il sera au mieux relégué, ou le plus souvent pas traité…

    Commentaire par fanchb29 — 29/04/2013 @ 20:12

  127. @gf

    Il est de notoriété publique que les Français ont détenu le record des lettres anonymes à l’occupant pendant la guerre . Il n’y a pas de quoi rigoler cela fait partie de notre Histoire .

    Commentaire par Scaramouche — 29/04/2013 @ 20:23

  128. Eh bien, les esprits s’échauffent ? Il me semblait que nous étions tous d’accord pour préserver ce lieu de l’excitation ambiante, non ? 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/04/2013 @ 20:28

  129. tout ca pour un panneau d’affichage…. faut strictement rien comprendre au désagrègement économique et à la vacance du pouvoir politique pour passer plus de 5 secondes là dessus.

    En plus je sais pas qui est sur le mur, mais il faudrait probablement une surface équivalente à celle du mur qui sépare palestine et israel parce que des cons, on n’en manque pas en france.

    Commentaire par herve_02 — 29/04/2013 @ 20:34

  130. Vous avez raison Aliocha il est inutile de répondre aux provocations , après tout ce sont aussi des « anonymes  » (lol)

    Commentaire par Scaramouche — 29/04/2013 @ 20:35

  131. @gf et scaramouche: un livre édifiant:
    Ainsi finissent les salauds : Séquestrations et exécutions clandestines dans Paris libéré
    Jean-Marc Berlière, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Bourgogne et Franck Liaigre, historien, appartiennent tous deux à l’équipe de recherche du CESDIP (ministère de la Justice / CNRS).
    Entre le 20 août et le 22 septembre 1944, près de quarante corps sont repêchés dans la Seine, à Paris et ses alentours. Tous les corps portent au cou, attaché par une cordelette de soie, le même pavé de grès, pas assez lourd, semble-t-il, pour lester correctement les cadavres. Qui sont ces hommes et ces femmes ? Qui sont les tueurs ? Dans la tourmente de la Libération de Paris, toutes les hypothèses peuvent être formulées. Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre ont mené l’enquête, qui à l’époque, n’alla jamais à son terme. Ils ont retrouvé les identités des victimes et remonté le cours de leurs vies. Tous les chemins les ont conduits à l’Institut dentaire, sinistre centre clandestin de séquestration et d’exécution, ou plus de deux cents personnes furent incarcérées et torturées entre le 20 août et le 15 septembre 1944. Qui tenait ce centre ? La Milice ? La Gestapo ? Non, des « FTP » de la dernière heure qui profitèrent de ces troubles journées pour régler quelques comptes sanglants.

    Commentaire par araok — 29/04/2013 @ 20:44

  132. Précision:
    Francs-tireurs et Partisans français (FTPF ou FTP). Formation de combat créée en 1942 en zone occupée, à partir des groupes de défense du parti communiste aux ordres de Moscou (préférentiellement)

    Commentaire par zelectron — 29/04/2013 @ 20:49

  133. @ Scaramouche :

    Je vais me faire taper sur les doigts par notre hôtesse, mais je ne résiste pas à la tentation d’une dernière citation (de je ne sais plus qui, mais on d’en fout!) :

    « Je parle pas aux cons, ça les instruit ».

    Non, pas taper, siouplait!! /o\

    Commentaire par Zarga — 29/04/2013 @ 20:54

  134. @130

    Aliocha : commentaire censuré.

    Commentaire par gf — 29/04/2013 @ 21:03

  135. Il en fait dire des conneries, ce mur !… ne serait-ce pas un miroir ?…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 29/04/2013 @ 21:48

  136. N’oublions pas que sur le mur des cons il y a aussi deux pères dont les filles ont été violées et assassinées. Je les plains sincèrement et je comprends le dégoût qu’il peuvent ressentir envers ces magistrats indignes de leur rang et apparement plus soucieux de distiller leur venin que de rendre la justice. Personnellement, je trouve ça totalement abject et indécent de la part du SM et je m’interroge sur leur réaction si l’un d’eux, après avoir perdu un enfant, se retrouvait placardé sur un mur de cons. Peut-être, trouverait-il cela amusant au motif qu’il s’agit d’une simple « blague de potache ». Comment avoir encore confiance dans la justice lorsqu’elle est rendue par des individus aussi cyniques et sectaires ?

    Commentaire par Hugues MEFFRE — 29/04/2013 @ 22:16

  137. Que ce tableau ait été un exutoire pour des personnes, des individus, OK. Mais…
    – Ce tableau était sous la responsabilité d’une autorité, celle du syndicat. elle devait « encadrer » ce défouloir, et son refus de le montrer révèle bien une gène…
    – Au contraire, ce genre de manifestation va plus pousser ses participants à hausser leur démonstration, pas à modérer leur humeur. Un individu pourra-t-il résister à la tentation d’en montrer plus dans sa rage, plutôt que se tempérer face à ses collègues ? Je ne crois pas…
    – S’il était créé en réaction aux attaques du temps de Sarkozy, pourquoi l’avoir conservé ? Une simple photo en mémoire, clôturant l’épisode aurait suffit il y a10 mois… Encore la responsabilité des dirigeants ? Ou – pire – un tableau d’enquête tel qu’on le voit dans les séries policières ?
    – L’emblème de la justice est une balance et un bandeau sur les yeux… Comment peut-on croire à l’impartialité de juges ayant fait une telle démonstration ?
    – Enfin, n’oublions pas le ciblage : (grande) majorité à droite. A rapprocher des propos d’après élection d’un journaliste (Askolovitch) qui d’un coté, parlait de « peuple de France » ayant rejeté Sarkozy, mais de l’autres que d’individualités à propos de ses soutiens. Les électeurs de la droite vont prendre à leur compte ses insultes.

    Commentaire par amike — 29/04/2013 @ 22:37

  138. @ Hugues Meffre

    En réalité les deux pères de victimes ont eu des réactions quelque peu différentes à se voir ainsi placardés sur ce fameux « mur des cons ».
    Les deux ont été interrogés par le Figaro. Alors que M. Schmitt, « profondément révolté », va porter plainte, M. Escarfail « trouve ça à la fois très drôle et totalement inadmissible » et lui ne va pas porter plainte.

    Bon, je vous l’accorde, la dignité de la fonction de magistrat en prend un coup, c’est le moins que l’on puisse dire.
    Tout l’enfigouri politico-syndico-médiatique qui se déchaîne maintenant sur le qui, comment, pourquoi de la fuite ne doit tout de même pas faire oublier le fond assez lamentable de cette affaire.

    Commentaire par Maelle — 29/04/2013 @ 22:49

  139. pfff quand on pense que tu ceux qui râlent .. votent… ca fait peur..

    Commentaire par herve_02 — 29/04/2013 @ 22:51

  140. Le plus tragique est non pas le mur en lui-même mais la défense du SM et autres syndicats, qui y voient là un avatar de leurs libertés si chèrement acquises.

    Non, je suis désolé, la liberté syndicale n’a pas cette finalité-là. Un local syndical n’est pas un domicile. Bien des gens -syndiqués ou non d’ailleurs ; je travaille en RH et j’ai déjà été à de multiples reprises dans des locaux syndicaux…- peuvent y passer. Le caractère strictement privé de la chose me paraît donc potentiellement discutable.

    Mais même si la chose était privée : non, les magistrats ne sont pas des citoyens comme les autres. Ils exercent une fonction ; il en va de même des ministres, du Président de la République et de quelques autres serviteurs de la République. Cette fonction est à distinguer du métier. La fonction, on l’incarne 24h/24, oui. Et un magistrat peut être sanctionné s’il a des pratiques contraires à la dignité de sa fonction, y compris dans sa vie privée.

    Ainsi, si vous observez la jurisprudence du CSM, vous trouverez bon nombre de sanctions disciplinaires pour avoir failli à « l’obligation de préserver la dignité de sa charge », qui vise des faits relevant de la vie privée (des amitiés trop fortes, des relations sexuelles…).

    Ainsi d’un magistrat qui, pendant ses congés, a commis des attentats à la pudeur à l’égard de mineurs alors qu’il était par ailleurs juge des enfants.

    Autre exemple?

    « Attendu que, par les incidents ci-dessus relevés et les interventions dans la vie du couple Y, qui ont suscité une publicité directe ou indirecte et qui ont nécessité l’intervention répétée des services de police ou de gendarmerie, placés sous l’autorité des magistrats, M. X s’est mis, de sa propre et seule initiative dans une position relevant du grotesque et du « mauvais théâtre » ;

    Que, par ailleurs, il a été mis en garde à plusieurs reprises à propos de ses comportements ;

    Que ceux-ci, même s’ils visent des aspects de la vie privée, n’en ont pas moins un retentissement à l’extérieur, dans la mesure où ils portent atteinte à l’image de celui qui est appelé à juger autrui et, par voie de conséquence, à l’institution judiciaire elle-même ;

    Que leur auteur ne peut ainsi apparaître, dans son métier de juge et d’arbitre, avec le crédit et la confiance qui doivent lui être nécessairement accordés ;

    Attendu qu’il y a urgence, hors tout jugement moral ou simplement moraliste, à faire cesser une situation de fait que M. X a laissé sciemment s’établir et se développer, et qui risque encore de s’aggraver, sous réserve de ce qui sera retenu, le cas échéant, au titre de la faute disciplinaire ; »

    Un autre?

    « Attendu qu’aux termes de l’article 43, alinéa premier, de l’ordonnance du 22 décembre 1958 modifiée, portant loi organique relative au statut de la magistrature : « Tout manquement, par un magistrat, aux devoirs de son état, à l’honneur, à la délicatesse ou à la dignité constitue une faute disciplinaire » ;

    Attendu que, si les manifestations de la vie privée d’un juge ne relèvent pas, par elles-mêmes, de l’action disciplinaire, il demeure cependant que ce même juge est tenu, en tout, de veiller à ce que les obligations et les devoirs de sa charge, en particulier lorsqu’il est chef de juridiction, ne soient pas altérés par une vie personnelle susceptible d’entamer son crédit et la confiance des justiciables ;

    Que tel est le cas lorsqu’un juge, investi des responsabilités d’un chef de juridiction, provoque une situation de fait le mettant dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, dans leur plénitude, ou se laisse entraîner à cette situation ;

    Attendu qu’il résulte des débats et qu’il n’est d’ailleurs pas contesté que M. X, président du tribunal de grande instance de V, a exercé des violences sur une fonctionnaire stagiaire dépendant de son autorité et avec laquelle il entretenait des relations intimes ;

    Que ce comportement a été porté à la connaissance du public et a donné lieu à une information pénale ;

    Que le caractère, devenu ainsi notoire, de ce comportement, dont M. X peut être tenu pour responsable, au moins par son imprudence, a été de nature à dégrader l’image de la juridiction et à porter atteinte à la sérénité de son fonctionnement ;

    Attendu que, quelle que soit l’issue des poursuites pénales en cours, il résulte de ce qui précède que M. X n’a pas respecté les obligations fondamentales de sa charge, en ce qui concerne la dignité et la loyauté de son comportement, et a ainsi manqué « à l’honneur », au sens du troisième alinéa de l’article 14 de la loi du 3 août 1995, portant amnistie ; »

    En clair : oui la dignité s’applique au magistrat en toutes circonstances.
    Et le fait que l’indignité du magistrat soit publique compte autant que l’indignité elle-même.

    Question : le mur des cons est-il de nature à dégrader l’image de l’institution judiciaire? Est-ce connu du public? Quelle image va-t-il se faire de la dignité et de l’honneur du corps judiciaire?

    Hé oui. Une sanction disciplinaire n’est pas totalement improbable, et il y a probablement faute.

    Commentaire par Flash — 29/04/2013 @ 23:35

  141. lol….

    Allez je vais le faire, car on ne peut pas laisser passer cela :

    – a commis des attentats à la pudeur à l’égard de mineurs alors qu’il était par ailleurs juge des enfants.
    – … et qui ont nécessité l’intervention répétée des services de police ou de gendarmerie, placés sous l’autorité des magistrats,
    – a exercé des violences sur une fonctionnaire stagiaire dépendant de son autorité et avec laquelle il entretenait des relations intimes.

    ET donc accrocher des photos à un mur avec des commentaires, c’est plutôt attentat à la pudeur sur mineur ? violence familiales ou violence sur stagiaire ? je m’interroge…

    Par contre, rien d’aussi violent quand des syndicats de polices qui ont une autorité bien plus forte (ils sont assermentés et n’ont pas besoin de ‘preuves’) manifestent en arme ou s’insurgent contre les décisions des juges qui osent condamné un des leurs qui a plombé un mec. Là non c’est normal, c’est la liberté syndicale et ce n’est pas de nature à dégrader l’image de l’institution.

    Que ce mur ne soit pas très fin, tout le monde peut l’admettre, mais il en faut une bonne dose, à mon avis, pour y voir le péril de la démocratie.

    C’est ce qu’on appelle la géométrie variable, un peu compliqué à aborder de prime abord, mais tellement pratique dans la vie de tous les jours.

    Commentaire par herve_02 — 30/04/2013 @ 00:28

  142. @ Denis Monod Broca :

    C’est joliment vu, l’effet miroir. Ce n’est pas que ce mur qui pousse à dire des âneries. C’est un climat qui s’installe, où l’on n’est plus capable de mesure ni de distance. Ma dernière blague était de trop, à réserver à mon fort intérieur. Je m’en excuse. Pourquoi faut-il que cet espace soit envahi par l’effet défouloir? Il est vrai que ça finit par être horripilant cette façon de répondre à l’argumentation posée par l’invective…

    Commentaire par Zarga — 30/04/2013 @ 08:35

  143. à Zarga et DMB

    Les réponses sont à l’image de leur auteur et les forum du fait de l’anonymat servent de défouloir, ils sont comme la circulation automobile à Paris le reflet de l’ambiance et du caractère des habitants.
    Les forum sont les lettres anonymes de l’époque. .
    On pourrait espérer que des magistrats ou ceux qui font partie des élites de la nation donnent l’exemple de l’élégance de l’esprit et d’une certaine tenue, mais il n’en est rien et ;c’est au plus hautes fonctions de l;Etat qu’on voit se déliter les valeurs qui rendent possible la vie en société.
    Il y a toujours eu des « gens limités » mais l’intelligence est un don et non un acquit et puis les sots sont utiles car ils servent de « faire valoir  » à ceux qui se surestiment.. ,
    En revanche la vulgarité ou la grossiéreté n’ont rien d’héréditaire et de congénital et le comportement agressif sans raison trahit souvent sinon une pathologie…du moins un mal-être certain..
    La conversation est un art et savoir discuter s’apprend, Traiter l’autre de « con  » signe un manque d’arguments et un aveu de faiblesse.
    .

    Commentaire par Scaramouche — 30/04/2013 @ 10:14

  144. @ 92 babouche

    Vous avez raison le principe démocratique veut qu’il n’y ait pas de pouvoir sans responsabilité : à mesure que s’accroît l’importance sociale et politique du pouvoir judiciaire, grandit également la nécessité pour les magistrats de répondre de leurs comportements professionnels.

    A cet égard, le système français, s’il permet d’engager de diverses manières la responsabilité personnelle des magistrats, privilégie la mise en œuvre de la responsabilité de l’Etat en cas de fonctionnement défectueux du service public de la justice.

    Ainsi, l’ordonnance du 22 décembre 1958 portant statut de la magistrature pose un principe général : « Les magistrats ne sont responsables que de leur faute personnelle ».

    En effet, selon un principe élaboré à la fin du XIXème siècle par le droit administratif et qui est commun à tous les fonctionnaires, si la faute du magistrat est dénuée de tout lien avec l’exercice de ses fonctions, il est responsable dans les conditions du droit commun.

    Autrement dit, cela signifie que la faute doit être détachable de la fonction.

    Par conséquent, les magistrats ne bénéficient d’aucun privilège particulier dans le traitement judiciaire dont ils font, le cas échéant, l’objet.

    À l’inverse, lorsque la faute personnelle du magistrat est rattachable à l’activité judiciaire de service public, le justiciable ne peut intenter une action qu’à l’encontre de l’Etat pour dysfonctionnement du service public de la justice.

    Par ailleurs, en matière de responsabilité pénale, les magistrats ne jouissent d’aucun privilège particulier : ils ne bénéficient d’aucune immunité et sont poursuivis dans les conditions du droit commun.

    Les magistrats sont enfin soumis à un régime de responsabilité disciplinaire, en cas de « manquement aux devoirs de leur état, à l’honneur, à la délicatesse ou à la dignité ».

    La procédure disciplinaire implique la saisine du Conseil supérieur de la magistrature qui, à l’issue d’une procédure publique et contradictoire, rend pour les magistrats du siège un jugement doté de l’autorité de la chose jugée.

    Enfin, si les fautes professionnelles des magistrats ne peuvent être sanctionnées qu’à la suite d’une condamnation de l’Etat, les conditions d’engagement de cette responsabilité de la puissance publique à l’égard des usagers du service public de la justice sont prévues par une loi du 5 juillet 1972 : « l’État est tenu de réparer les dommages causés par le fonctionnement défectueux du service public de la justice », mais « cette responsabilité n’est engagée que par une faute lourde ou un déni de justice ».

    Ainsi, traditionnellement, la faute lourde désignait une erreur grossière révélant l’intention de nuire de son auteur ou le mépris par un magistrat des devoirs élémentaires de sa charge. Dans un arrêt du 23 février 2001, qui concernait l’affaire dite « du petit Grégory » dans laquelle les erreurs de procédure s’étaient multipliées, la Cour de cassation a élargi cette notion pour y inclure « toute déficience caractérisée par un fait ou une série de faits traduisant l’inaptitude du service public de la justice à remplir sa mission ».

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 30/04/2013 @ 10:18

  145. @Chevalier Bayard

    Quelle jolie notion, le devoir de delicatesse ! Je me doute bien qu’elle ne doit pas etre comprise tout a fait dans le sens commun, mais quand meme.
    En farfouillant un peu sur le net, j’ai lu que le devoir de delicatesse exige des magistrats qu’ils fassent preuve de discernement et de prudence dans la vie en societe. Meme si cela fait allusion, a ce que j’ai compris, d’abord au choix de leurs relations, le moins qu’on puisse dire c’est que le « mur des cons » ce n’est pas tres delicat, ni tres malin, ni tres prudent !

    Commentaire par Maelle — 30/04/2013 @ 10:40

  146. @maelle

    je préfère mille fois plus un magistrat qui est équitable et traite de la même manière un arabe en comparution immédiate et un politique pris dans une affaire de financement occulte (ce qui veut dire la même interrogation sur les pièces du dossier, la manière dont elles ont été produites, qui prend le même temps de réflexion avant de rendre jugement, ne refuse pas des actes parce qu’il ne croit pas en ce que dit le mis en cause) et qui va punaiser au mur des cons celui des deux qui va l’avoir traiter comme de la merde à ce magistrat tout délicat qui ne dis pas un mot plus haut que l’autre, mais qui va traiter mouloud en 15 secondes et le politique en 15 ans.

    C’est marrant comme l’un vous dérange et l’autre pas. Ah, je sais, vous n’êtes pas mouloud et son cas vous importe peu car il y a des choses plus importantes… comme disserter des heures sur un mur des cons, tout ça parce que c’est surtout des personnalité de droites sur le mur, genre de celles qui nous abreuvent de conneries à longueur de temps…

    La géométrie variable, il devrait y avoir un sujet de thèse de math la dessus, il me semble qu’il y a de nombreuses lois qui la régissent, ça devrait faire un nouvel ensemble inédit et tout un champ de recherche nouveau.

    Commentaire par herve_02 — 30/04/2013 @ 11:12

  147. Mais Hervé pour qui vous prenez-vous pour me parler de la sorte ? Me traiteriez-vous de raciste ?

    Commentaire par Maelle — 30/04/2013 @ 11:20

  148. A. Sur le coté « défouloir »
    Les magistrats disposent d’un immense pouvoir. La contrepartie indispensable de ce pouvoir, c’est l’impartialité. C’est difficile d’être impartial, très difficile. Mais c’est impossible si on n’essaie pas. Ce qu’indique ce mur, cette outrance dite, affichée, proclamée au sein d’un groupe unanime, c’est que ces magistrats n’essaient pas. Au contraire, ils renoncent volontairement à l’impartialité, se vautrent dans l’a priori, le revendiquent, s’en glorifient. Ce renoncement à la nuance, à l’ouverture est dramatique car il creuse un sillon. Le principal danger pour un magistrat, c’est de « pre-juger ». Il doit fuir comme la peste tous les amalgames, automatismes, évidences. Par peur d’être influencé inconsciemment. Le SM fait ici tout le contraire.

    B. Sur le coté privé
    Ca a déjà beaucoup été dit :dès lors que des tiers sont invités à visiter les lieux, le mur cesse d’être une expression privée. Le fait que le SM ait laissé des journalistes (qui, jusqu’à récemment avaient pour mission de révéler des informations au public) accéder au mur renforce mon point A. Le SM n’avait pas conscience du caractère choquant de ce mur. Chacun est libre de se tripoter dans sa chambre, mais s’il le fait dans le salon devant les invités, ça change de registre. Le fait qu’il s’agisse de France 3 n’est pas anodin non plus et renforce le coté « groupthink ». France 3 est de gauche aussi, ils sont donc bien évidemment d’accord aussi. Tout cela dresse le portrait de magistrats qui se sont débarrassés du doute. Inquiétant.

    C. Sur le coté liberté d’expression
    Il y a un paradoxe dans cette histoire, c’est qu’on revendique la liberté d’expression tout en regrettant sa publicité. Des magistrats prennent tous les jours la parole individuellement ou en groupe pour commenter ou critiquer telle loi ou tel jugement. Ca n’a jamais posé problème et n’en posera jamais. Au contraire, l’opinion argumentée est toujours bienvenue dans le débat d’idée. Mais là il s’agit d’injures, le degré zéro. D’ailleurs, le mur a été démonté depuis le scandale. La demande du SM n’est donc pas de pouvoir s’exprimer, c’est de cacher les propos qu’ils tiennent.

    D. Sur le coté images volées
    Là les bras m’en tombent. Les mecs collent des journalistes devant un truc aussi newsworthy que ce mur et le scandale c’est qu’un journaliste dise ce qu’il a vu ! Il y a eu les affaires Cahuzac, Blanc, Bettancourt où l’essentiel du travail journalistique a consisté en un recel d’enregistrement pirate de conversation par des gens qui ont trahi la confiance des participants à ces discussions. Il y a eu les Infiltrés où les enquêteurs ont caché leur qualité de journaliste et réalisé l’intégralité du « reportage » en images pirates. Ici, 1. le gars ne cache pas sa qualité de journaliste, 2. il est invité en tant que journaliste dans le local, 3. il ne force aucune porte, ne va pas dans une salle interdite, 4. Il n’enregistre pas en cachette une conversation. Non il se contente de regarder autour de lui et de filmer ce qu’il voit !

    E. Sur le coté indépendant
    On parle beaucoup d’indépendance sans souvent préciser par rapport à qui. Bien sûr la justice doit être indépendante des pouvoirs législatif et exécutif. Mais elle doit répondre de ses actes devant le peuple souverain. Or, j’ai beau chercher, je ne parviens pas à identifier le procédé par lequel s’exprime l’autorité des citoyens sur la justice de leur pays. Si quelqu’un veut bien m’éclairer… Par ailleurs, il y a 3 fonctions où l’exigence d’impartialité est particulièrement élevée. La justice, on l’a vu, puisqu’elle dit le droit; la presse parce qu’elle informe les citoyens et l’école parce qu’elle instruit des esprits encore peu critiques. Or, et je crains que ce ne soit pas un hasard, ce sont trois professions très politisées, très à gauche, très jalouses de leur indépendance vis à vis de toute contrainte. Le fait que le SNJ demande (et obtienne) de la direction de France 3 des sanctions disciplinaires contre le journaliste qui a révélé le mur est un scandale dans le scandale.

    Comment fait-on pour que la justice soit indépendante du SM, le journalisme indépendant du SNJ et l’éducation indépendante du SNES?

    Commentaire par Lib — 30/04/2013 @ 11:40

  149. @ Scaramouche :

    Une leçon d’élégance, ça peut pas faire de mal (comme dirait Guillaume), alors merci pour le rappel. Du coup, je me sens un peu morveux, du genre sot, grossier et vulgaire. J’ai posé mon baluchon sur ce site pour son atmosphère, pour la qualité des billets et le catactère mesuré des contributions. Mais ça se dégrade, l’atmosphère de charge régulièrement d’électricité, je trouve qu’on s’empoigne facilement. Je n’ai pas du tout goûté la façon dont vous étiez interpellée, mais ça n’est pas une raison pour se laisser contaminer. Du reste, je me doute que vous êtes assez grande pour vous debrouiller toute seule. J’espère ne pas vous avoir froissée, et vous présente mes excuses, ainsi qu’à notre hôtesse et à ceux qui auraient pu se sentir mal à l’aise.

    Commentaire par Zarga — 30/04/2013 @ 11:57

  150. Sans le climat général actuel, il n’est pas étonnant que les empoignades deviennent contagieuses, tant qu’on s’en rend compte, c’est que rien n’est perdu 😉 La toile a libéré la parole publique, celle-ci teste ses propres limites, c’est naturel…et souvent dommageable. Continuons de montrer ici que l’on peut aborder même les sujets les plus éruptifs dans le calme.

    @Zarga : je n’ai pas tout suivi, mais vous êtes pardonné.

    @Herve_02 : certains peuvent se sentir blessés par votre style parfois célinien, mettez un peu d’eau dans votre vin. Tout ne justifie pas tout le temps un propos abrasif 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 30/04/2013 @ 12:08

  151. @maelle

    non pas du tout, je ne vous prend pas pour une raciste, loin de là. Mais, par exemple, cela ne vous a pas offusqué dans le procés kerviel que le JI refuse des actes de procédure. D’ailleurs je suis presque persuadé que si au mur des cons on avait trouvé que kerviel et koubi vous ne farfouilleriez pas le net pour trouver des devoirs de délicatesse.

    Je pense que la délicatesse il faut non pas la voir comme une manière d’être précieux en société, mais comme une manière d’aborder le procès sans être le poids de la justice écrasant le mis en cause, mais comme un moment d’explication et de jugement, non pas de la personne mais de l’acte.

    Commentaire par herve_02 — 30/04/2013 @ 12:10

  152. Je n’ai quand meme pas a me justifier de vouloir finir ma journee moins idiote en essayant de comprendre ce que vient faire dans le code de deontologie de la magistrature le mot delicatesse (que j’ai toujours beaucoup aimee, oui figurez-vous il y a des mots et des notions qui m’attirent plus que d’autres) !

    Vous voulez le fond de ma pensee sur cette affaire : je ne suis pas indignee, je suis decue.

    Je ne vois strictement aucun rapport avec l’affaire Kerviel, mais passons … En tout cas Me Koubi sur le « mur des cons », la j’avoue que ca le ferait 😉

    Tiens, JK s’est reveille ce weekend de sa petite sieste mediatique, c’est sur, ca manquait.

    Commentaire par Maelle — 30/04/2013 @ 12:26

  153. Ah zut, Maitre David Koubbi, avec deux b.

    Commentaire par Maelle — 30/04/2013 @ 12:28

  154. @zarga

    Mon post ne vous concernait pas c’était seulement une réponse à ce que vous disiez en 136 et que je n’ai pas du tout pris pour moi , comme vous j’essaie de ne viser personne, choquer peiner ou insulter n’a aucun interêt et mes remarques concernaient un état d’esprit général que je déplore et dans lequel j’essaie de ne pas tomber.
    Pas toujours facile car c’est plus contagieux que l’inverse, comme dit Aliocha on se laisse emporter et l’escalade est facile.
    Ici il n’y a pas de murs de cons ., on ne leur donne pas de barriére ils peuvent toujours s’envoler ailleurs c’est ce que j’ai retenu de votre post qui conseille de ne pas répondre.

    Commentaire par Scaramouche — 30/04/2013 @ 12:53

  155. @ hervé :

    Mon post était une réponse à une erreur répétée dans de nombreux commentaires, comme quoi la chose touchant à la vie privée, il n’y avait rien à pouvoir leur reprocher. Pas de devoirs professionnels dans sa vie privée, en somme.
    Déjà, c’est faux pour les salariés (l’obligation de loyauté demeure).
    Mais la chose est totalement fausse pour les magistrats, tenus à un certain nombre d’obligations et de devoirs jusque dans leur vie privée.

    Vous prenez les mineures pour expliquer que le propos est faux. L’essentiel, pourtant, était la majeure. Il y a des dizaines de décisions du CSM, avec à chaque fois des espèces très différentes

    La majeure, ici, c’est que le magistrat est tenu du devoir de préserver la dignité de sa charge, y compris dans la vie privée, ainsi que la confiance et le crédit que l’on peut porter à l’institution judiciaire et à son impartialité.
    La mineure, ici, c’est qu’un groupe de magistrats a insulté et injurié un groupe de justiciables, en agrémentant les photos de commentaires grossiers et ce dans le ministère de la Justice.
    En conclusion, a-t-on été indigne ici? L’indignité est-elle assez grave? La confiance est-elle atteinte? Je pense que oui.
    Imaginez une seconde qu’un des magistrats du SM, dont on peut démontrer sa participation au mur des cons, juge une personnalité de droite (Sarkozy ou Hortefeux). Comment peut-on juger comme non fondée les accusations de partialité qu’ils émettront? Aimeriez-vous vous faire juger par une personne ayant collé une photo sur un mur en vous injuriant? Si la décision vous est défavorable, penseriez-vous que la décision aura l’apparence de l’objectivité et de l’impartialité?

    Si sanctions il n’y a pas, c’est sans doute pour une raison : l’anonymat des participants. Rien à voir avec la vie privée, les grands principes ou l’absence de fautes, donc…

    Plutôt que de partir dans la défense d’un syndicalisme en danger, en allant jusqu’à exiger le licenciement d’une personne (!!) alors même que des situations similaires ont donné lieu à un traitement différent, le SM aurait mieux fait de reconnaître ses torts, s’excuser platement, retirer le mur puis se taire. Ce qui est insupportable, c’est l’appel de grands principes (avec en plus l’emploi d’une grande morgue) sur une indélicatesse évidente.

    Commentaire par Flash — 30/04/2013 @ 13:59

  156. Il est bienvenu Chevalier Bayard de rappeler (147) ce qu’il en est des fautes des magistrats, qui ne bénéficient d’aucun privilège et relèvent du droit commun, de rappeler la distinction entre les fautes hors fonction et les fautes en fonction et aussi les devoirs car « en société » leur état les oblige « à l’honneur, à la délicatesse ou à la dignité ».
    Reste le dernier cas, non pas « en société » où il demeure qu’ils sont des magistrats tenus de se comporter dignement pour ne pas porter atteinte à l’image de la magistrature, mais entre eux.
    Entre eux, dans leur local syndical où le droit à la liberté d’expression est garanti par le droit du travail et où il faut distinguer expression privée, expression publique.

    Quant à la progression sur internet et partout de l’agressivité, de la vulgarité et de l’injure, envers les magistrats, les profs, les syndicats, les journalistes, la « gauche », le gouvernement et les responsables politiques en général ou en particulier etc. etc. il est difficile d’oublier cette impulsion donnée par l’ancien président qui, parmi d’autres écarts, avec son célèbre « casse-toi pauv’con » a banalisé l’art d’user du terme ainsi qu’une certaine vulgarité, et a donné une image d’agressivité, lui qui a passé son mandat à attaquer des catégories entières, y compris les pauvres et les chômeurs traités d’assistés.
    L’impulsion était donnée. Ce qui n’était encore rien en comparaison de la suite, une fois la machine emballée, on a assisté à une escalade.
    La tournure prise par le langage politique (pour l’essentiel venu de droite jugeant illégitime le résultat des élections) a brisé quelques barrières de retenue. Le climat actuel est détestable. L’agressivité, le populisme partout et la retenue et la dignité nulle part, ou presque, du moins dans l’opposition qui devient majoritaire sous ses formes diverses.
    L’UMP semble avoir dépassé le FN en matière d’agressivité et de vulgarité.
    Ces derniers temps on n’a pas entendu MLP, rien du tout, pas un mot, pas un scandale. C’est un signe. Inquiétant;
    sale climat, mauvaise conjoncture et le FN menace (voir Libération du jour et ses articles sur le sujet, à lire)

    Les images volées par le journaliste s’inscrivent dans ce contexte, ne croyez-vous pas Maëlle ?

    Les images volées par le journaliste et publiées comme elles l’ont été par Atlantico, dans un article accusatoire, (anonyme) à des fins de mise en cause de toute la magistrature s’inscrivent dans ce contexte.
    Il s’agit bien d’une opération politique calculée puisqu’il, le journaliste, demande ouvertement la dissolution du syndicat en question, ce dont se font l’écho d’autres élus de l’UMP.
    Et sont attaqués par la même occasion les syndicats de journalistes.
    ça ne ressemble pas tout à fait à une histoire d’enfants de choeur qui auraient fait juste un sale coup au SM en le caftant.

    Il ne s’agit pas seulement de juger du bon ou du mauvais goûts des magistrats du SM, « potaches » ou nécessitant un « exutoire » pour supporter ce qu’ils supportent.

    [@ Maëlle]

    Commentaire par KingArthur — 30/04/2013 @ 14:17

  157. @ Bonjour Lib

    Uniquement sur la critique de la trop grande difficulté de mise en oeuvre du régime de responsabilité des juges susceptibles de créer des torts considérables à leurs concitoyens.

    La réforme portant modernisation de nos institutions et visant à accroître l’indépendance de la magistrature et devant donc conduire, en contrepartie, à une plus grande responsabilité des magistrats a abouti à la possibilité par le citoyen d’une saisine directe du CSM.

    Bon ! Je ne sais pas si ça peut vous éclairer et si c’est satisfaisant mais c’est une avancée substantielle dans la recherche d’un renforcement du contre-pouvoir au pouvoir judiciaire et qui passe donc par un rééquilibrage de nos institutions. Trois textes traitent, précisément, du droit de critique de la justice par le citoyen :

    1/La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008
    2/La loi organique n°2010-830 du 22 juillet 2010
    3/Le décret d’application n°2010-1637 du 23 décembre 2011

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 30/04/2013 @ 14:32

  158. Lib 151

    B- le syndicat a dû ouvrir la porte du local, faute de place car l’équipe TV était nombreuse. Il avait explicitement demandé aux journalistes et cameramen présents de ne pas filmer, ce à quoi ils s’étaient engagés : d’où l’impression de trahison des collègues de FR3 et du syndicat.

    C- ce que l’on dit en privé n’est pas toujours destiné à être dit publiquement. Rendre publics des propos privés par images prises sans le consentement des personnes est un délit.

    D- distinguez du précédent procédé non respectueux de l’espace privé, une enquête,qu’elle soit de justice, de police, ou effectuée par des journalistes, concernant des infractions aux lois, qui débouche une fois le tour de la question fait, sur des compte rendus publics dans les media, sous nom d’auteur, et qui visent l’intérêt général. N.B. : une enquête sur une situation complète, pas seulement le fait de balancer vite fait dans les media un document -communiqué par un témoin mais non volé par un journaliste, pour les affaires que vous citez-
    C’est tout à fait différent.

    E- indépendance : pareil pour les profs, les journalistes, les policiers, les magistrats, bien remplir sa fonction avec la neutralité et l’objectivité nécessaires, tout en ayant des opinions et des croyances, comme tout le monde. Nul n’en est dépourvu.
    Comment est-ce possible ? En suivant la déontologie du métier, pour les profs comme pour les journalistes : il y a des devoirs, des obligations, des règles, et en appliquant les lois pour les officiers de police et de justice. Nul n’est censé se comporter comme il veut, selon son opinion personnelle,

    Commentaire par KingArthur — 30/04/2013 @ 14:33

  159. @ KingArthur :

    les procédés que vous utilisez sont évidents.

    1) le local syndical serait « sacré », contrairement à d’autres lieux « de société ». Mais attendez, un magistrat qui pratique l’échangisme ou a des pratiques SM pourraient devoir en rendre compte si cela devenait public ; le lit serait donc moins « sacré » que le local syndical? Où, d’ailleurs, et y compris dans une entreprise, un régime de responsabilité peut s’appliquer -tout n’est pas permis dans le local syndical et l’expression syndcale-. Surtout qu’à vous lire, on a l’impression qu’ils sont syndicalistes avant d’être magistrats. Etrange défense.

    Je suppose que vous comptez aussi défendre Berlusconi pour ses relations intimes dans sa villa et les orgies qui s’y déroulaient?

    2) Sarkozy et d’autres étaient méchants. Donc ils ont raison d’être méchants. Si le Président injurie, pourquoi les magistrats ne pourraient-ils pas se vautrer dans les mêmes travers?
    Parce que, quand on a une haute idée de la magistrature, on ne peut que déplorer ces travers-là. Idem pour la Présidence de la République, où ces travers-là ont été durement sanctionné -et à raison-.

    3) Plutôt que de critiquer des gens de Gauche, on devrait critiquer MLP. Je dis que je vois pas le rapport. C’est une diversion, assez médiocre en plus.

    4) Dire que les magistrats du SM ont mal agi, ce serait critiquer « les magistrats ». Dire que tel syndicat a mal agi, ce serait critiqué toute la corporation. Ah bon? Nous sommes antidémocratiques, donc? C’est un glissement assez inquiétant.
    Si je critique la CGT, je ne critique pas tous les salariés et les fonctionnaires. Je critique la CGT. Si je critique le SM, je ne critique pas toute la magistrature, dont je me fais par ailleurs une haute idée, je critique le SM qui se vautre lamentablement. Merc d’éviter les glissements de ce genre, qui n’apportent rien et décrédibilisent vos propos.

    5) Il s’agirait d’un complot de l’UMP.
    A un moment, faut se calmer. Si les gens ne trouvent pas cela très malin, et sont agacés par la défense de la CGT, du SM ou de Mélenchon, ce n’est en rien du fait de l’UMP. C’est parce qu’ils ne réalisent pas que ce « mur des cons », en soi, est indigne d’un magistrat, qu’il fût de gauche ou de droite, qu’il fût syndicaliste ou non. Et que le problème n’est pas qu’il ait été rendu public mais qu’il ait pu exister. C’est se montrer méprisant que de penser que ceux qui n’apprécient pas ce mur sont manipulés par une cabale de gens de droite.

    Quand je vois le dernier édito du monde sur la question, je suis ébahi. Le Monde ou Mediapart volent de nombreuses choses, violent le secret de l’instruction et ainsi de suite. Là, on a un gars qui ne se déguise pas, qui est invité en qualité de journaliste dans le local, qui voit ce mur des cons sans avoir à manoeuvrer, mentir ou manipuler, et qui se contente de filmer ce qu’il voit autour de lui puis de raconter ce qu’il a vu ; et ce serait quelque chose d’intolérable? Pourquoi? Car cela a été publié sur Atlantico et que cela vise des personnes de Gauche? Ou parce que la méthode est intolérable? Si c’est la seconde hypothèse, il va falloir songer à s’indigner aussi pour les nombreuses autres pratiques peu respectueuses de la « vie privée ».

    Commentaire par Flash — 30/04/2013 @ 14:35

  160. @ KingArthur :

    le SM a, justement, violé les règles déontologiques de son corps de métier.
    Et j’aimerai avoir votre avis sur la phrase suivante « quand y en a un, ça va, c’est quand y en a beaucoup qu’y a des problèmes »?
    Blague de potache tenue dans un groupe d’amis? Ou propos intolérable évoquant « les heures les plus sombres »?
    Dois-je vous rappeler les propos du SM quant à cette phrase?

    Commentaire par Flash — 30/04/2013 @ 14:38

  161. @ Flash

    Flash vous mélangez tout. Je vous renvoie aux comm de Chevalier Bayard qui rappellent les règles de droit commun pour les infractions à la loi, qu’elles soient le fait de Berlusconi ou d’éventuels magistrats, ainsi que pour les obligations et les devoirs de la fonction.
    Distinguez faute personnelle, faute dans le cas de l’exercice de la fonction, sinon vous tombez dans la sophiste (très médiatisée par Atlantico, certes, et très démago, mais néanmoins erronée)

    Quant au droit syndical, il existe, je n’y suis pour rien, reportez-vous au code du travail. Ce droit garantit la liberté d’expression.

    Commentaire par KingArthur — 30/04/2013 @ 15:16

  162. Pour la phrase de Hortefeux, d’un responsable politique en fonction, et lorsqu’il « en société » entouré de diverses personnes , on pourrait s’attendre à ce que s’applique la notion de devoirs dus à son état, exactement comme pour les magistrats pour qui « en société » leur état les oblige « à l’honneur, à la délicatesse ou à la dignité »

    Commentaire par KingArthur — 30/04/2013 @ 15:19

  163. @maelle…

    voila la preuve….le mur des cons est une connerie… sauf si y figurent ceux que l’on trouve nous même con.

    En disant que ca le ferait pour koubbi, vous venez de le justifier.

    Commentaire par herve_02 — 30/04/2013 @ 15:23

  164. Je n’ai jamais entendu ceux qui s’offusquent parce que des juges pourraient avoir des préférences partisanes s’étonner que le premier syndicat de magistrats, l’USM, soit régulièrement qualifié de « droite » ou « proche de la droite » par la plupart des journaux, y compris Le Figaro. « Étonnant, non ? » comme aurait dit Pierre Desproges.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 30/04/2013 @ 16:36

  165. Votre commentaire est une très bonne illustration de ce que j’avançais.
    Pour Hortefeux, vous trouvez toutes les raisons du monde. Pour le SM, il n’y a strictement aucun problème.
    Vous comprenez aussi assez mal le commentaire du Chevalier Bayard, qui distingue les divers types de responsabilités si je le comprends bien.
    Il y a la responsabilité du service ; la responsabilité du fait personnel ; la responsabilité pénale…et la responsabilité disciplinaire.

    Mon propos vise à souligner que oui, il y a atteinte à la déontologie, et qu’il y a donc responsabilité disciplinaire. Responsabilité disciplinaire qui s’attache aussi à certains faits issus de la vie privée s’ils portent une atteinte excessive à la confiance et au crédit de l’institution judiciaire. On ne leur reproche pas une erreur judiciaire, une faute professionnelle ou une faute de nature pénale mais bel et bien une faute déontologique.

    Vouloir nier cette atteinte, vouloir nier cette responsabilité, ce n’est en rien grandir la fonction de magistrat, ni en rien grandir le combat syndical. C’est mépriser aussi bien l’un que l’autre, et ce avec les meilleures intentions du monde.

    Au fond, politiquement, le problème que pose ce mur n’est pas tant le mur en lui-même que la défense pavlovienne des errements de Gauche par une autre partie de la Gauche. Et le « deux poids, deux mesures » que l’on peut constater à cette occasion…

    NB : on notera que la liberté d’expression des syndicats connaît aussi plusieurs limites, notamment lorsque leur intervention est « ordurière », avec une absence complète de valeur ajoutée. Ainsi de tracts se limitant à une collection de qualificatifs péjoratifs à l’égard de la Direction, sans l’ombre d’une argumentation. En bref : l’injure ou la diffamation sont des limites de cette liberté.
    D’autant plus qu’appeler le droit du travail au secours de magistrats m’apparaît comme étant étrange. Le syndicaliste salarié n’est pas tout à fait dans une position identique que le syndicaliste magistrat. On peut concevoir qu’un syndicaliste puisse être syndicaliste avant d’être salarié ; que son statut de délégué syndical ou de représentant du personnel l’emporte sur son état de salarié. Mais pour le magistrat, peut-on imaginer qu’on puisse être syndicaliste avant d’être magistrat? Qu’il suffit de porter un pin’s SM pour être libéré des honneurs dû à sa charge?

    Si vous voulez vraiment partir sur le terrain de la liberté d’expression syndicale, je vous mets en garde : vous risquez de vous casser les dents.

    Commentaire par Flash — 30/04/2013 @ 16:38

  166. Mon précédent commentaire visait KingArthur.
    @ Gilbert Duroux :
    le problème ne vient pas du fait que ce syndicat soit classé à Gauche, à Droite ou ailleurs. Le problème vient d’une part de l’existence de ce mur, mais surtout de l’impossibilité d’admettre que c’était là un tort, un manque de finesse, une indélicatesse, à défaut de reconnaître que c’était indigne.
    Cette impossible remise en question, cette exclusion du questionnement sur soi, du doute, était très précisément ce qui rendait toute une partie de la Droite extrêmement agaçante (de Morano à Sarkozy).
    Cette exclusion du doute ne devient pas, pour moi, admirable lorsqu’elle provient de syndicalistes ou de gens de « Gauche ».

    Autrement dit, le problème vient du comportement, pas du positionnement politique.

    Commentaire par Flash — 30/04/2013 @ 16:41

  167. @Herve_02
    L’ironie de mon propos vous aurait-elle donc échappé ? Je vous ferais remarquer que c’est vous qui m’avez tendu la perche. Pour tout vous dire, « con » n’est pas l’adjectif que j’employerais pour Koubbi… Et puis, quand bien même aurais-je un « mur des cons » perso, moi je ne suis pas magistrat.

    Commentaire par Maelle — 30/04/2013 @ 17:16

  168. En effet l’USM syndicat de droite n’est pas soupçonné de regrouper des magistrats qui seraient partisans. Au contraire, les idées de droite sont érigées en norme, à l’aune desquelles les idées du SM parce que, de gauche, sont scandaleuses, au point qu’il faut dissoudre ce syndicat, mais celui-là seul, pas l’USM : preuve qu’elle est considérée comme étant la norme.

    Flash

    et si je vous disais en réponse « vous trouvez toutes les raisons du monde » pour justifier vos opinions…. que diriez-vous ?

    Commentaire par KingArthur — 30/04/2013 @ 17:50

  169. @maelle…

    Pourriez vous imaginez la même ironie de la part dudit syndicat ?

    Ensuite ce mur des cons appartient au syndicat et non aux magistrats. Il n’est pas dans le bureau d’un juge « rouge », il n’est pas au domicile personnel d’un juge, il n’est pas dans une mairie, encore moins dans un tribunal, mais dans un local syndical. Je vois une assez grande différence dans l’esprit et dans la portée.

    C’est comme si un journaliste venait chez vous et prenait en photo le panneau de la liste de course ou on verrait une photo de votre employeur avec une tête de mort dessiné dessus, ce que vous auriez fait il y a 6 mois lorsque vous étiez en conflit ouvert avec lui. Pensez vous que cela pourrait justifier un licenciement ? même question si vous êtes prof et que c’est votre directeur d’école ou doyen d’université ?

    j’aimerais bien avoir votre opinion la dessus.

    Commentaire par herve_02 — 30/04/2013 @ 19:06

  170. @Bayard,
    Merci de ces informations. Difficile pour autant de se faire une idée précise de la situation sans entreprendre la lecture de 3 textes de loi…
    J’observe que ces 3 textes datent du quinquennat Sarkozy.

    @KingArthur,
    J’ignore si les choses se sont passées comme vous dites. Mais j’ai lu pas mal d’analyses (ici aussi, me semble-t-il) de journalistes partageant leur inquiétude sur la façon de plus en plus contraignante qu’ont certaines organisations de maîtriser le travail journalistique. L’armée, les entreprises développent des méthodes pour canaliser et orienter les journalistes. Le risque est alors qu’ils deviennent des alibis.
    Je partage assez l’analyse et je crois que l’honneur d’un journaliste est de témoigner. S’il découvre un scoop après s’être engagé à ne rien dire, il n’a plus que le choix entre trahir son contact ou trahir son public.
    Les choses ne sont pas évidentes, il peut y avoir de bonnes raisons de respecter un embargo ou des raisons de sécurité pour ne pas aller à tel ou tel endroit. Mais de façon générale, je crois qu’un bon journaliste préfèrera trahir son contact. C’est comme l’usage du « off » qui tend à disparaître, pour les mêmes raisons.

    Par ailleurs, l’USM n’est pas de droite à ma connaissance. Sa page wikipedia indique : « choisissant dès l’origine la voie d’une action apolitique et pluraliste, l’USM est l’organisation majoritaire… » A contrario, le SM semble de gauche extrême, sinon d’extrême gauche. On lit par exemple sur sa page wikipedia : « En mars 2001, Clément Schouler, magistrat à Versailles, et le SM publient Vos papiers ! Que faire face à la police ?, dont la couverture présente un policier grimaçant à tête de porc. »

    Commentaire par Lib — 30/04/2013 @ 19:31

  171. @ Flash
    Ce n’est pas une question de doute. J’imagine que ceux qui se sont amusés avec le mur des cons ne doutent pas que les épinglés en sont des sacrés. Pourquoi voulez vous que les syndicalistes s’excusent ? Encore une fois, ce n’est pas parce que des beaux esprits pensent que ce mur des cons c’est l’abomination des abominations que les syndicalistes doivent se couvrir la tête de cendres et se repentir. Je persiste à penser qu’il s’agit d’un petit défoulement anodin et même qu’il faudrait encourager. Il vaut mieux décompresser à l’ombre (d’un local privé) plutôt que laisser la cocote minute exploser au grand jour. Faut se rappeler du contexte de la création de ce mur des cons, avec une droite dure qui voulait « dépénaliser la vie des affaires » (en supprimant ou en raccourcissant le délai de prescription pour les délit d’abus de biens sociaux, ce qui était bien utile pur blanchir les financements des partis) ou bien mettre au pas les magistrats (tentation de supprimer le juge d’instruction). Nous avons tous besoin de sas de décompression. Franchement, ne vaut-il pas mieux qu’Aliocha s’amuse à lancer des fléchettes sur mon portrait, si elle trouve que je suis un sale con, plutôt qu’elle pète un câble en public ? De tous temps, en tous lieux, l’homme a eu besoin d’exutoires. Je me suis laissé dire qu’au Japon, dans certaines entreprises, on peut trouver un pantin représentant le patron, et sur lequel les salariés se défoulent. Est-ce que c’est pas mieux que de pendre le patron pour de vrai ?
    Encore une fois, on fait tout un foin d’une affaire anodine parce qu’on se fait un cinéma autour du mythe du juge qui vivrait en apesanteur et qui ne serait traversé par rien de ce qui traverse la société. Une idée aussi ridicule que le mythe de l’objectivité des journalistes. « Penser contre soi-même » (comme dirait le moustachu de Médiapart), c’est le b-a ba du métier de magistrat et la plupart d’entre eux ont le détachement nécessaire qui permet de juger. Et de ce que je peux observer sur le terrain (j’ai suivi suffisamment de procès pour avoir un petit avis), la plupart des juges, comme Van Ruymbeke, sont capables de traiter des dossiers qui concernent aussi bien la droite que la gauche. Quelle que soit leur appartenance syndicale.
    Le seul scandale, dans cet affaire, c’est qu’un journaliste foireux, habitué à la délation anonyme (on l’a vu avec Charles Enderlin et au début de cette affaire, où il a commencé par nier être l’auteur de la prise de vue) ait pu trahir à la fois ceux qu’il était venu interviewer et la chaîne qui l’emploie.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 30/04/2013 @ 19:33

  172. Le problème, Hervé, c’est précisément qu’il ne s’agit pas du salarié lambda d’une quelconque entreprise dans son domicile privé, mais de magistrats dans un local syndical. Si vous ne comprenez pas la différence, je crois que notre discussion aura peine à avancer.

    Commentaire par Maelle — 30/04/2013 @ 19:42

  173. @Hervé_02 (172)
    « Ensuite ce mur des cons appartient au syndicat et non aux magistrats »
    Ce syndicat n’est donc pas représentatif des magistrats. Ouf! On respire.

    Commentaire par xc — 30/04/2013 @ 19:42

  174. @xc

    Lorsque hollande sort une connerie, vous vous sentez responsable ? ou alors il n’est pas représentatif des français ? ouf on respire… ou pas..

    @maelle je vois bien la différence et notre discussion à du mal à avancer parce que vous pensez avoir raison et vous pensez que j’ai tord, donc pour vous la discussion avancera lorsque je dirais oui vous avez raison.
    J’essayais de faire une analogie pour comprendre votre point de vue. Vous trouvez que c’est indigne et j’aimerais bien savoir pourquoi, pour l’instant je n’ai lu ici que des envolées lyriques sur l’indépendance de la justice bafouée, la perte de confiance et un peu tout un tas de truc du genre. Et j’ai du mal à comprendre.

    Ils n’ont pas le droit de penser que quelqu’un à dit une connerie ? ils n’ont pas le droit de le dire ? ils n’ont pas le droit de l’afficher ? j’ai un peu de mal à voir la limite dans votre raisonnement et ca ressemble de loin à du pavlof. En quoi l’afficher sur un mur est gênant, dans un local privé qui plus est, et dans un local qui n’a pas pour but d’accueillir du public. j’ai un peu de mal à comprendre.

    Commentaire par herve_02 — 30/04/2013 @ 20:28

  175. A noter que plusieurs magistrats figurent sur le mur en question. Je n’arrive pas non plus à m’offusquer que ces citoyens aient des idées y compris politiques et les expriment même bêtement dans un local syndical, leur seul devoir étant de savoir s’en abstraire dans l’exercice de leurs fonctions. Compte tenu de la façon dont la justice a été (mal) traitée durant le précédent quinquennat, création de ce mur me paraît même une saine réaction. Les reportages en caméra cachée me laissent généralement un goût amer, et celui-là ne manque pas à la règle.

    Commentaire par lagun — 30/04/2013 @ 22:30

  176. C’est un peu le bal des faux-culs qui continue avec cette histoire. Je pense qu’on aurait dû avoir un mea culpa de la part du SM, ainsi que de la part du journaliste qui a doublé sa propre équipe (me semble-t-il). Alors que là, tous ceux qui ont des comptes à régler s’en donnent à cœur joie, et ce par-dessus la tête des principaux intéressés. Je frémis à l’idée de ce que ça pourrait donner si les verrous qui nous tiennent ensemble sautaient… en fait, ça me glace !

    Commentaire par Zarga — 30/04/2013 @ 23:17

  177. je regardais un truc sur internet et ça m’a fait tilt, en parlant de orwel et de la surpression des mots négatifs.. dès que l’on ne peux plus énoncer de contradictions, on est dans le fascisme…

    c’est une interview de franck Lepage par @SI, super intéressante, c’est aux alentours de 1h12.

    on parlait de dictamolle avec sarko… rien à changé… des servitudes volontaires…

    mais c’est vrai que la fascisme est super rassurant, pas besoin de prendre des décision et des risques, on sait ce qui est bon pour nous, juste à suivre la ligne blanche… la liberté c’est le mal, c’est l’anarchie…

    Commentaire par herve_02 — 30/04/2013 @ 23:20

  178. @zarga..

    il n’y a plus d’ensemble, depuis un bon bout de temps… ce qui nous « tient ensemble », c’est un semblant de morale catho que tout le monde conchie.

    Commentaire par herve_02 — 30/04/2013 @ 23:21

  179. @kdo bonux à 1h20 et des cahouettes : l’anti-europe et les fachos…

    C’est la 3ème fois que je le regarde et à chaque fois je découvre des trucs..

    Commentaire par herve_02 — 30/04/2013 @ 23:39

  180. Coller des photos de personnes, les qualifier péremptoirement de « cons » et gribouiller des commentaires désobligeants est au mieux indélicat, au pire parfaitement indigne. Le reconnaître n’est pas honteux, vous savez.

    Quant à l’atteinte à l’image d’impartialité, si vous ne pouvez pas comprendre que la circonstance qu’un des principaux syndicats de magistrats procède de la sorte, alors même que les magistrats qui en sont membres vont possiblement juger les personnes ainsi visées, puisse jeter un doute légitime sur l’impartialité de ces derniers, je ne peux rien pour vous.

    Aimeriez-vous être jugé par une personne dont on sait qu’elle affiche votre photo chez elle pour vous insulter copieusement? Oui? Non? Vous auriez pas un petit doute sur la qualité d’arbitre impartial de cette personne vous concernant?
    Vous me répondrez peut-être que là, c’est différent, puisque c’est fait en groupe, au sein d’un local syndical politisé. Ah, bah si c’est en groupe et que c’est politique, ça va, pas de quoi douter de l’impartialité des juges.

    Sinon, moi aussi je fais un travail parfois très stressant. Je ne m’en prends pourtant pas ad personam à des gens. Je fais du sport, pour me défouler. J’ai, au fond, une trop bonne image de moi pour m’abaisser à des procédés aussi médiocres, fut-ce chez moi…

    Commentaire par Flash — 01/05/2013 @ 02:47

  181. Dans Des clics et des claques, l’avis de Memona Hintermann, ex-grand reporter à FR3 et membre du CSA

    http://www.europe1.fr/France/Hintermann-CSA-j-aurais-filme-le-mur-des-cons-1501779/

    Commentaire par gabbrielle — 01/05/2013 @ 10:33

  182. @flash

    Ensuite on a bien vu ce que donne la justice et les politiques : rien du tout. ils peuvent être sur le mur des cons, ils pourraient même être en cours de procès si un juge à un peu conscience professionelle, mais à la fin ils n’auront rien, comme d’habitude.

    Aimeriez-vous être jugé par une personne dont on sait que de nombreux jugements qu’elle va rendre vont influer sur sa carrière ?
    Aimeriez-vous être jugé non pas juste pour votre action, mais également en tenant compte de la politique pénale du gouvernement en place ?
    Aimeriez-vous être jugé en ayant un procès et une instruction qui tient compte de votre milieux ?

    Non moi j’aimerais pas.

    À choisir entre un juge qui met une photo de moi parce que j’ai dit que c’était un gros con et qui va prendre le temps qu’il faut et un juge qui trouve que mon état ne vaut pas la peine que l’on se penche sérieusement sur mon cas car il a tout plein d’autre dossier, pas le temps de bien les regarder tous et en hiérarchisant va constater que mon cas ne vaut pas le temps qu’il va y passer, je préférerais _très largement_ le premier. Mais c’est con, en france, on a que les deuxièmes.

    Chacun ses priorités pour la justice… enfin

    Commentaire par herve_02 — 01/05/2013 @ 10:51

  183. @ gabbrielle :

    Ce qui me gène dans le lien que vous nous proposez, c’est l’expression « désigner à la vindicte populaire ». Si j’ai bien compris, ce mur n’a jamais été destiné à être rendu public, donc son analyse de la chose est erronée. De plus, je ne sais pas si Clément Weill-Raynal a soumis les images dérobées à son équipe et /ou à sa hiérarchie. D’un autre côté, on sait que maintenant la notion de « off » est complètement brouillée, ce qui aurait dû amener les magistrats à être plus prudents. De toute façon, ce mur aurait dû être démonté : soit pour toujours, soit pour être transféré dans un endroit où il ne risquait pas d’être découvert.

    @ Flash :

    Nous sommes nombreux à exercer un travail stressant, et à faire face à la pression conjuguée du management et des clients/du public/des usagers que nous côtoyons au quotidien. Pouvez-vous m’assurer de ce que vous ne pestez jamais in petto contre tel ou tel, l’affublant du qualificatif en question ? Que vous n’échangez jamais vos impressions avec tel ou tel collègue au sujet de telle ou telle situation, au cours de laquelle vous avez eu à faire à un c.. particulièrement gratiné ? Bien sûr, ça ne dure pas, bien sûr, on passe à autre chose ensuite. Pour autant, on s’est soi-même livré à ce défoulement, on a actionné la soupape… ce qui est humain. Je ne suis pas magistrat, mais les décisions que j’ai à rendre quotidiennement, les mémoires que je rédige après intervention peuvent avoir un sacré impact sur le quotidien des personnes concernées. Et je peux vous assurer que tout le monde est traité à l’aune des mêmes critères, qu’il soit jeune c.. ou c.. des neiges d’antan ! 😉

    Commentaire par Zarga — 01/05/2013 @ 10:52

  184. Pour en rajouter dans ce que dit herve_02, moi j’aimerais pas être jugé par les juges qui pratiquent une justice d’abattage avec les comparutions immédiates, une justice qui ne concerne que les pauvres bougres et jamais les délinquants en col blanc. Non, j’aimerais pas. Et pourtant je suis sûr que ces bons juges, que ça ne gêne pas de juger en quatrième vitesse des gens qui ont pour la plupart un avocat d’office (qui a à peine eu le temps de jeter un œil au dossier), n’ont même pas un mur de cons personnel à la maison.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 01/05/2013 @ 14:08

  185. « l’atteinte à l’image d’impartialité, » avancée dans les media qui ont emboîté le pas à Atlantico, et par quelques uns ici, est précisément ce en quoi consiste la fabrication mediatique d’un supposé scandale (à des fins politiques visant à mettre en cause la magistrature, toute entière, et les syndicats, tous les syndicats).

    Soutenir que les opinions de CES juges là, et uniquement ceux-là, parce qu’étant de gauche, porte atteinte à leur image en mettant en cause leur partialité repose sur une série de sophisme et d’ignorance.

    – sophisme : car c’est oublier que tous les juges ont des opinions politiques ; qu’elles soient telle ou telle ne change rien à l’affaire TOUS les juges sont par ailleurs des citoyens, votent, sont dans la vie politique comme tous les autres, et ont des opinions. La palette entière de la vie politique est représentée chez eux. Certains sont de droite et ne s’en cachent pas, ils publient leurs opinions, prennent parti, ont ou cherchent à avoir une influence. Pourquoi seules les opinions de gauche mettraient-elles en cause la partialité des juges ?

    – ignorances :
    – un magistrat ne juge pas d’après son opinion personnelle, mais sa fonction est de vérifier ce que dit la loi dans les cas venus devant le tribunal ;
    – un jugement de justice correspond toujours à des lois sur les quelles il s’appuie et qui sont citées de manière détaillée et précise dans le jugement ; pour la peine, lorsqu’il y a condamnation, de même : elle est décidée en fonction de ce que la loi prévoit et non en fonction de l’humeur du magistrat ou de ses opinions personnelles
    – ce qui se vérifie ; c’est pourquoi si certains jugement comportent une faille dans la citation des lois, ou une erreur quant aux lois invoquées, ils sont soumis à la Cour de cassation

    Cette campagne visant à faire douter de l’impartialité des juges, repose sur cette ignorance du grand public, qui s’imagine spontanément et naïvement qu’un jugement de justice ne consiste pas à dire la loi et apprécier son application à chaque cas particulier, mais qu’il exprime l’opinion de chaque juge.
    L’opinion publique majoritairement ignorante du droit, de son application et du fonctionnement de l’institution judiciaire, s’imagine les juges comme des individus déterminés par leurs opinions personnelles, et non comme des fonctionnaires remplissant une fonction étatique dont les règles sont fixées de manière stricte et impératives par l’institution.

    Et il existe un contrôle des jugements : les différentes instances, 1°, appel, cassation qui permettent de contrôler la conformité des jugements à la loi.

    Alors s’il y a des injustices produites par le fonctionnement de l’institution judiciaire, telles que les petits délinquants sont plus sévèrement punis que les grands délinquants financiers qui passent entre les mailles du filet -ce que précisément n’apprécient pas certains juges- ce n’est pas dû au fait que les « opinions » des juges seraient « à gauche », mais c’est dû aux lois qu’ils sont supposés appliquer strictement sans avoir le droit de les discuter publiquement, et c’est dû en outre à la restriction de leurs pouvoirs : ex divers projets d’amnistie des fraudeurs financiers, fiscaux, et même la suppression des juges d’instruction (tout cela envisagé par l’ancienne présidence ou majorité) visant à les empêcher de poursuivre les puissants en cas de délinquance financière, tandis que dans le même temps se déchaîne la propagande sur le thème du « laxisme » des juges,

    ( dont deux parents de victimes ont accusé les juges, ce pour quoi ils se sont retrouvés sur ce panneau, et bien entendu, pas parce qu’ils ont subi en tant que victime à travers leurs proches)

    Exploitation mediatique de l’ignorance, en ayant recours à des sophismes : c’est justement ce qu’on reproche à la communication , qui se déroule dans la dimension du mensonge, la communication , en tant qu’elle ment et trompe.

    Un discours politique au vrai sens du mot, est le contraire de la communication, trompeuse, qui joue sur les illusions et recourt au mensonge Ne l’a-t-on pas vérifié encore avec ces agences de comm’ conseillères de DSK, Cahuzac … et je ne sais qui et les histoires folles des sondages de l’Elysée et de conseillers du précédent président ? Le mensonge est omni-présent aujourd’hui. La communication ment. La communication se substitue au discours politique qui ressemble à un écran de fumée pour masquer la réalité.

    Le film cité par Hervé montre ces substitutions de mots, systématiques, pour masquer la réalité, la présenter à l’inverse de ce qu’elle est : on met des milliers de gens au chômage, on appelle ça plan social : sociale, la mise au chômage ?
    Quand le langage est atteint, et le mensonge et la tromperie partout, on a affaire aux méthodes classiques des dictatures modernes, qui aujourd’hui n’ont plus besoin de sortir les armes et les milices : elles ont été remplacées par la communication et la perversion du langage.

    [ le film venu d’arrêts sur images cité par Hervé, cite l’exemple « les stocks » : mot imposé aux agents des services de Pôle emploi. Des stocks, pour désindividualiser les chômeurs, les déshumaniser ; gestion des stocks pour parler d’humains : on se souvient de « Coke en stock » d’Hergé, peut-être, pour ne pas dire traffic d’esclaves ; « les stocks » c’était aussi le vocabulaire des nazis dans les camps d’extermination, pour ne pas dire assassinat d’êtres humains, mise à mort d’êtres humains, ainsi réduits à des choses, par le mot stock. La gestion des stocks, cela convient en économie, dans le commerce, pour le travail des magasiniers, brefs pour des choses, pas pour des humains.

    Voilà à quoi sont forcés les employés confrontés à « la gestion » du problème du chômage plongés dans leur impuissance devant des êtres humains.

    Pourquoi sinon, Aliocha s’acharnerait-elle à dénoncer et critiquer la communication ?

    Commentaire par KingArthur — 01/05/2013 @ 15:50

  186. 1) La circonstance qu’il y ait des injustices par ailleurs n’excuse pas cette injustice-ci. Ce procédé-ci vise à éviter de répondre à la question, qui permettrait de caractériser une atteinte à la délicatesse, à l’honneur ou à la dignité de la charge qui est la leur. Que ce soit dire que Sarkozy a été méchant, qu’ils ont un métier stressant ou que de toute façon les magistrats sont injustes, donc quelle confiance peut-on perdre, hein? C’est, sous prétexte de défendre l’indéfendable, plomber la magistrature et l’institution judiciaire.

    2) J’ai bien peur que c’est vous qui fassiez preuve de sophisme : le problème n’est pas qu’ils soient de droite ou de gauche. Ce « mur des cons » n’est en rien une quelconque expression politique ou syndicale méritant d’être protégé. C’est une indélicatesse grossière et indigne. C’est bel et bien indigne d’un magistrat, qu’il soit syndicaliste ou pas, qu’il soit politisé ou pas. Vous utilisez le sophisme suivant : vous supposez que le problème est qu’ils soient de Gauche ; donc que tout ceci n’est qu’une manoeuvre contre les syndicats et la Gauche. C’est on ne peut plus faux. Certains, sans doute, instrumentalisent cela. Mais les faits n’en restent pas moins preuve d’une grande médiocrité personnelle de ces magistrats, qui ont bel et bien perdu toute forme d’estime de ma part -surtout depuis qu’ils poussent des petits couinements aigus en se drapant dans leur dignité et les grands principes pour protéger ce qui, pourtant, n’est que médiocrité et indignité-.

    3) J’ajoute que vous faites preuve d’ignorance : je connais le raisonnement juridique, c’est très aimable de votre part d’en douter. Mais la circonstance qu’untel soit juriste ne préjuge en rien de son impartialité. J’ajoute que la motivation, en soi, n’est en rien gage d’impartialité : l’interprétation des faits, qui est bien du ressort des magistrats, joue un rôle immense. Si je veux voir la culpabilité de quelqu’un, je peux la trouver et la justifier.
    Il est par ailleurs connu -et dénoncé- que certains magistrats construisent le raisonnement en fonction du but à atteindre, ce qui n’est pas la façon la plus rigoureuse de procéder. C’est être naïf que de penser que ce n’est pas ainsi que les choses se passent.
    C’est d’ailleurs très mignon de penser que la possibilité de faire appel est une garantie suffisante, et qu’en somme il ne serait pas si grave que les juges soient partiaux en première instance puisqu’on tombera forcément, un jour ou l’autre, sur un juge impartial. Vous êtes peut-être riche et vous avez peut-être quinze ans à passer dans divers procès, mais peut-être pourrait-on aussi -pourquoi pas?- exiger un peu de retenue et de dignité de la part de magistrats, y compris syndicalistes, non? Ou est-ce trop antidémocratique que de penser qu’un magistrat doit savoir faire preuve de délicatesse et de dignité? J’espère qu’aucun magistrat, en me lisant, ne sera choqué. Fichtre, un homme qui attend de nous un comportement à la hauteur de notre charge ! Quel con ! Vite, un mur !

    4) Nous avons tous des métiers stressants. Mais je gage que nous ne collons pas des photos de nos ennemis chez nous, en assénant des commentaires rageurs sur eux. Se dire in petto « il me fait chier » et coller la photo de la personne haïe sur son frigo, c’est quand même un peu différent. Sans doute des personnes vont-elles se vautrer dans ces comportements médiocres ; mais je pense que nous sommes en droit d’attendre à plus de hauteur, de retenue et d’élégance de la part de magistrats. Y compris de magistrats syndicalistes, qui sont tout autant capables de hauteur, de retenue ou d’élégance que les autres.

    Commentaire par Flash — 01/05/2013 @ 16:31

  187. Flash : « Ce « mur des cons » n’est en rien une quelconque expression politique ou syndicale méritant d’être protégé. C’est une indélicatesse grossière et indigne ».
    Personne n’a jamais prétendu que le mur des cons reflétait l’expression de ce syndicat, à part ceux qui voudraient réduire ces juges au silence (en interdisant leur syndicat, comme des députés de droite l’on réclamé). Quand au jugement de valeur, c’est vôtre jugement. Souffrez qu’il ne soit pas partagé par tous. Au passage, qu’est-ce que vous réclamez à part des excuses en bonne et due forme de la part des magistrats « indélicats » ? Est-ce que vous exigez que l’on interdise à ces juges d’exercer ? Est-ce que vous voulez dissoudre leur syndicat comme on dissout les ligues factieuses ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 01/05/2013 @ 16:46

  188. Flash

    Je ne partage vos raisonnements qui me semblent improbables, une drôle de logique que je ne perçois pas.

    sur vos divers points
    1- Une injustice structurelle, systémique, ne se compare pas à une injustice supposée et nullement avérée, déduite d’un fait qui lui est totalement étranger. Elle semble à vrai dire fantasmée plus qu’autre chose.

    2- les devoirs des magistrats hors de leur fonction, valent en société, hors de leur fonction quand ils sont avec d’autres , qui ne sont pas magistrats mais ils ne valent pas quand ils sont entre eux, en cercle clos. Comme pour toutes les professions, médecins ayant affaire à la souffrance et à la mort, police, profs ayant affaire à la misère sociale etc. qui entre eux se permettent de dire ce qu’ils ne disent pas, pas dans les mêmes termes aux non membres de la profession ; propos privés qui ne sont pas destinés à l’extérieur

    3- je crois que vous ne comprenez pas le fonctionnement de l’institution judiciaire et en quoi consiste un jugement, ce qui le rend valide et vérifiable dans sa validité, appuyé sur les lois et qui disent la loi, et dont les attendus doivent être précisément circonstanciés juridiquement.

    Commentaire par KingArthur — 01/05/2013 @ 20:50

  189. @ Gilbert Duroux :

    je n’attends rien de particulier. S’excuser, reconnaître que c’était bête, le retirer, c’était un comportement adulte et responsable. Ils préfèrent demander le licenciement d’une personne, se draper dans de grands principes parfaitement déplacés et tempêter. Soit. J’aurais préféré qu’ils ne le fassent pas ; ils le font ; c’est idiot ; j’en prends acte.

    @ KingArthur :

    1) Je fantasme, mais vous ne répondez pas à ma question : aimeriez-vous être jugé par un homme qui a affiché votre photo sur un mur des cons, en commentant des insanités à votre égard? Douteriez-vous de son impartialité? Et si vous contestez son impartialité, comment prendriez-vous l’explication du type « mais vous pouvez faire appel ! » ou « c’est que de l’humour, dans sa vie privée, rien à voir avec vous ! ». Quand un Sarkozy attaque le juge Gentil, c’est choquant. Mais si demain on apprend qu’un magistrat le mettant en cause a participé au mur des cons, comment ne pas être troublé par les accusations consistant à dénoncer une justice partiale? Oui, cela créé un doute. C’est déjà dommageable !

    2) La fonction de magistrat s’attache à la personne de magistrat, y compris dans sa vie privée. Qu’importe qu’il soit avec sa femme, ses enfants, ses amis, en congé ou entre collègues. Je ne vois pas d’où vous tirez vos distinctions. Si un défouloir est si important, qu’ils s’inscrivent à la boxe.

    3) Je constate que vous idéalisez un peu le procédé débouchant sur un jugement. Dans la pratique, l’opération de qualification n’a rien d’évident, et la force probante des faits dépend beaucoup du magistrat. Avec des mêmes faits, je peux arriver à plusieurs conclusions différentes, avec un raisonnement juridique valable. Tout dépendra de la qualification de ces faits. Croire que, dès lors qu’il y a un fondement juridique, la partialité ne peut être soupçonnée, c’est être un doux rêveur.

    Commentaire par Flash — 02/05/2013 @ 00:10

  190. @ Flash
    Je partage vos points de vue .
    Autrefois on aurait dit  » ça ne se fait pas  » .. Avec cette formule passe-partout qui bloquait toutes vélléïtês de conduite hors règles dans la société on a élevé des générations d’enfants.
    Maintenant on donne libre cours à sa riche nature et on s’épanouit en se défoulant, ce qui rend cette société invivable.
    Quel intérèt d’humilier les autres et de dire à un bossu qu’il est bossu ? Il va vous répondre que vous êtes boiteux vieux ou gros … et après ?

    Ce mur des cons est du même accabit , cour de récréation ou invectives de ruisseau dans tous les cas c’est lamentable pour le citoyen lambda de découvrir qu’ils sont jugés par de pareils guignols et même avec une notion du bien et du mal émoussée c’est une sensation que tout le monde peut ressentir , tout comme la malhonnêteté de nos dirigeants.

    Une seule excuse : que ce soit drôle et fait avec « esprit » mais ce n’est pas le cas.

    Les salles de garde des hôpitaux qui servaient de défouloir autrefois étaient vouées aux dessins pornos et ne visaient personne , maintenant le porno est dans la rue alors il ne reste plus que la violence verbale quotidienne dont personne ne se prive et tout est permis ce qui la rend sans valeur….seulement l’étape suivante est la bagarre et là ça gagne du terrain.

    Commentaire par Scaramouche — 02/05/2013 @ 08:31

  191. @scaramouche

    je vous suis, mais ne faudrait-il pas remettre en perspective cette évolution de la société ? et les politiques qui se disent offusqués (alors que j’ai la faiblesse de penser que ce n’est qu’une attitude destiné à faire du bruit, qu’ils ne sont pas plus indigné que lorsqu’on a découvert les 16 millions de cahuzac ou les plans culs de dsk) ne sont-ils pas ceux qui nous conduisent dans cette société de violence ou le « défavorisé n’est en fait un « exploité » qu’on laisse crever avec le minimum vital (trop pour mourir et pas assez pour vivre ?)
    Ou celui qui n’a pas sa rolex à 50 ans (ou qui ne l’aura pas) est un raté qui a choisi son destin et qui ne mérite que ce qu’il a, ou ceux qui ont cotisé toutes leur vie se retrouvent dépossédés de leur droits car le monde politique qui a dépensé le montant des cotisations plutôt de le gérer « en bon père de famille », assèche les rentrés d’argent et ne veut pas compenser ses errements ?

    N’est-il pas risible que le politique qui a rendu payant la justice se sente offusqué qu’on le prenne pour un con ? Sans rire ? il devrait être plutôt instruit pour haute trahison si on était un peu plus légaliste que ceux qui ont raccourcit louis XVI.

    !nous sommes dans un pays ou les flics raflent les étrangers sans papiers (pour les roms c’est en infraction de schegen, vous savez un de ces trucs qu’on nous explique qu’on peut rien faire parce que l’europe blablabla) et le seul truc qui agitent les gens c’est un mur des cons dans un local syndical de gauche…

    hey, la barbarie règne déjà..

    Commentaire par herve_02 — 02/05/2013 @ 11:11

  192. D’abord se renseigner sur les règles du fonctionnement de la justice. Un jugement explicite ses attendus en se référant aux lois, et un juge n’est jamais seul à juger en correctionnelle, au pénal. Point élémentaire.

    A propos de cette violence verbale que l’on ne peut que déplorer, ne faudrait-il pas plutôt poser la question : feriez-vous confiance à des politiques qui ne cessent d’en user, qui recourent au dénigrement constant, au soupçon et à l’injure contre les magistrats et l’institution judiciaire parce qu’ils ont pour fonction l’application des lois, ainsi que pour tous les métiers et toutes les fonctions qui participent de l’exercice de la liberté d’expression ?

    Commentaire par KingArthur — 02/05/2013 @ 12:01

  193. @ Aliocha :

    Avez-vous lu ce qu’écrit Luc Rosenzweig sur « Causeur » ? Selon lui, le « procès » qu’on cherche à faire à Cément Weill Raynal se rattache à l’histoire Al-Dura : Weill Raynal aurait été de ceux qui ont contesté la version des faits présentée par Charles Enderlin, et le SNJ ne lui aurait pas pardonné son manque de solidarité avec un confrère du service public… D’autres décrivent Weill Raynal comme ayant « dérivé » vers une certaine droite dure pro Israélienne : quoi qu’il en soit, ces éléments donnent à penser qu’on se moque bien du mur et des magistrats, et qu’on chercherait à régler certains comptes sur leur dos. Comme d’hab, on a envie de dire…

    Commentaire par Zarga — 03/05/2013 @ 07:41

  194. Vendredi 3 Mai Journée mondiale de la liberté de la presse

    http://www.midilibre.fr/2013/05/03/journee-mondiale-de-la-liberte-de-la-presse-174-journalistes-emprisonnes-dans-le-monde,689993.php

    174 journalistes actuellement emprisonnés dans le monde

    Commentaire par gabbrielle — 03/05/2013 @ 11:30

  195. Le rapport de RSF est là

    http://fr.rsf.org/press-freedom-index-2013,1054.html

    Commentaire par gabbrielle — 03/05/2013 @ 11:37

  196. Bien de votre avis Hervé 02 depuis la politique malsaine de l’immigration en passant par les « offusqués » personne n’est tout blanc loin de là et toute pub est bonne à prendre … Créer deux zones distinctes manichéïstes « victimes -bourreaux- encourage le système..

    « Quelle sorte de vie publique est celle où la communication c’est à dire la manipulation ou la propagande remplace la controverse  » ?

    Commentaire par Scaramouche — 03/05/2013 @ 11:51

  197. @ Zarga. D’après un article du Monde du 30 avril 2013 « A la demande de Jamal Al-Dura, le père du petit Mohammed, un enfant palestinien mort le 30 septembre 2000 lors d’un échange de tirs dans la bande de Gaza, Clément Weill-Raynal avait comparu le 1er février 2011 pour « complicité de diffamation publique » pour avoir interviewé – sous le pseudo de Daniel Vavinsky – le chirurgien israélien Yehuda David, qui niait la réalité des blessures de Jamal Al-Dura, et pour avoir écrit une « réponse » à un « droit de réponse » de Charles Enderlin parus dans l’hebdomadaire Actualité juive en septembre 2008, résumait Télérama en février 2011.

    Le 29 avril 2011, Yehuda David et Clément Weill-Raynal sont condamnés chacun à une amende de 1 000 euros avec sursis ainsi qu’à 5 000 euros de dommages et intérêts pour avoir « diffamé publiquement » Jamal Al-Dural. Le 15 février 2012, le chirurgien est relaxé en appel. Le journaliste est condamné à 1 000 euros d’amende avec sursis, 1 000 euros de dommages-intérêts et 6 000 euros de frais de justice pour son ton « péremptoire » et « l’absence de mesure ». « Nous avons perdu sur la réponse au droit de réponse, mais nous avons gagné sur l’entretien », précise Gilles-William Goldnadel, l’avocat de Clément Weill-Raynal. La Cour de cassation devrait se prononcer d’ici un mois sur les deux pourvoi. »

    En tout cas, cette manie d’anonymiser ses oeuvres est fort déplaisante.

    Commentaire par lagun — 04/05/2013 @ 12:25

  198. @ Lagun :

    C’est ce que je trouve gênant aux entournures : s’il s’agit vraiment d’une tentative d’instrumentalisation de la part de ceux qui ont des comptes à régler, c’est minable.

    Commentaire par Zarga — 04/05/2013 @ 13:38

  199. @ Zarga
    En l’occurrence, c’est bien Weil-Raynal qui instrumentalise avec son coup en douce (personne ne me fera croire qu’il s’agit de journalisme) à l’encontre d’un syndicat qui, selon le délateur d’habitude Weil-Raynal, « partage la même idéologie que le SNJ-CGT ».

    Commentaire par Gilbert Duroux — 04/05/2013 @ 16:33

  200. Long dossier sur les cons dans Marianne qui revendique l’antériorité en matière de « mur des cons » : en 1987, déjà, l’Evénement du jeudi, avait titré, en couverture, « les cons »…

    C’est drôle, cette impression qui ne me quitte pas qu’un tel mur est une sorte de miroir magique. « Miroir, miroir, dis-moi que je suis le plus intelligent… »

    Mais, pour faire bonne mesure, dans le même numéro de Marianne, un interview fort intéressant et pas con du tout d’Emmanuel Todd.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 04/05/2013 @ 19:48

  201. Apprécier cette affaire en termes juridiques, contre l’exploitation partisane. Un texte explicatif
    http://www.rue89.com/2013/05/03/mur-cons-sommes-fiers-syndicat-magistrature-242029

    Commentaire par KingArthur — 05/05/2013 @ 14:01

  202. @ Gilbert Duroux :

    Le lien que propose KingArthur est plutôt convaincant. Pour ce qui est de l’instrumentalisation, je pense que Clément Weill Raynal n’est pas tout seul dans cette affaire. Il y a un peu partout des embusqués qui n’attendent qu’un bruit de pétard pour défourailler sur les cibles présélectionnées… Je trouve ça puéril, mais le pouvoir de nuisance de ce type de punaises peut se révéler important. C’est pourquoi il convient à mon sens de passer son chemin.

    Commentaire par Zarga — 05/05/2013 @ 19:30

  203. Quand le syndicat de la magistrature défile en groupe avec faucille et marteau.
    http://lequidampost.fr/quand-le-syndicat-de-la-magistrature-defile-en-groupe-avec-faucille-et-marteau/

    Commentaire par zelectron — 18/08/2013 @ 12:14


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