La Plume d'Aliocha

17/04/2013

Confessions d’un ministre déchu

Filed under: Coup de griffe,Mon amie la com',questions d'avenir — laplumedaliocha @ 16:07

Le grand théâtre médiatique donnait hier soir une représentation exceptionnelle : Confessions d’un ministre déchu. Dans le premier rôle : Jérôme Cahuzac. Pour lui donner la réplique : Jean-François Achilli, directeur de la rédaction de RMC. Production, mise en scène : BFM TV/RMC. Scénario et dialogues : Anne Hommel, conseillère en communication, déjà intervenue aux côtés de DSK lors de sa grande confession au 20 heures. Pour ceux qui auraient manqué l’événement, il a eu lieu à 18 heures et a duré 28 minutes, puis il a  été rediffusé et commenté durant toute la soirée sur BFM TV. La vidéo intégrale est visible ici. Fabriquer l’information puis analyser l’événement qu’on a créé, voilà qui laisse rêveur…Avant toute chose, une précision : on comprend la satisfaction de BFM TV et RMC d’avoir décroché la première interview de l’ancien ministre. Ainsi marche le système, c’est un cirque Barnum permanent, les médias l’alimentent autant qu’ils s’en trouvent prisonnier. Cette interview fait partie des choses qui ne se refusent pas même si tout le monde a compris qu’ici la communication a pris le pouvoir sur l’organe d’information en jouant sur ses mécaniques secrètes.

Part d’ombre et pardon

On ne peut s’empêcher de frissonner à la vision de cette prestation axée entièrement sur le pathos et conçue en application des règles classiques de la com’ de crise :  reconnaître le préjudice, avouer la faute, demander pardon, en tirer les conséquences pratiques (Jérôme Cahuzac renonce à ses fonctions de député, mais pouvait-il en être autrement ?). On notera au passage l’influence américaine évidente qui fait songer aux confessions de Bill Clinton. Pour le reste, il n’est pas difficile d’imaginer l’agacement des journalistes de Mediapart qui ont révélé le scandale face à cet exercice qui ressemblait à tout sauf à de l’information. L’interview a permis en effet de déconstruire une partie des accusations en transformant les possibles infractions pénales examinées par la justice en simple faute morale. Le mot « légal » n’a été prononcé  que deux fois par l’intéressé. D’abord lorsqu’il a dû se justifier sur ses activités de conseil auprès des laboratoires pharmaceutiques suite à son départ du ministère de la santé. Elles étaient légales, assène-t-il. Ensuite lorsque le journaliste lui a demandé s’il allait renoncer à ses indemnités de ministre. C’est un problème juridique entre les mains de mon avocat, a rétorqué Jérôme Cahuzac. Autrement dit, le droit ne lui est pas opposable, mais il en revendique dans le même temps l’application lorsqu’elle le sert. N’est-ce pas déjà ce que l’on avait compris de son action au budget (en lien, un passionnant papier d’Ariane Chemin) ?  Pour le reste, la ligne mélodique de l’entretien a été « part d’ombre ». C’était pas mal trouvé. « On ne comprend bien que ce qu’on sent en soi » écrivait Steinbeck. Ici, la part d’ombre est une fragile passerelle jetée au-dessus du gouffre de l’indignation pour réunir le téléspectateur-juge et l’accusé dans une conscience partagée de notre faiblesse humaine. A la fin de cet embarrassant et spectaculaire déballage de sentiments intimes, on ne pouvait que s’interroger sur l’apport de la prestation en termes d’information. Nul ! Nous n’avons rien appris et pour cause. L’intéressé est tenu au secret sur l’affaire s’il ne veut pas irriter ses juges et sans doute aussi pour d’autres raisons plus troubles d’ordre politique. Au demeurant, l’objet d’une telle prestation n’est pas d’informer, mais de corriger une image. Il est réconfortant de constater que la presse ce matin n’adhére pas du tout à  cette instrumentalisation grossière. Un certain public au contraire se dit touché, et c’est fâcheux, surtout de la part d’un ex-magistrat qu’on a connu plus sceptique sur les déclarations médiatiques des personnes mises en cause sur le terrain judiciaire.

Pendant ce temps, France 5 évoquait Florange…

Qu’importe, les exercices de ce type vont se multiplier malgré les protestations de principe sur leur caractère éthique, et les doutes légitimes sur leur efficacité. Il y a eu ces derniers mois DSK et son mea culpa au 20 heures,  Jérôme Kerviel le soir même de sa condamnation chez RTL, puis au JT et quelques jours plus tard chez Ruquier, Takieddine chez Ruquier aussi et maintenant Cahuzac sur RMC/BFMTV. Tout ceci nuit à la sérénité de la justice, enfume les esprits, pollue l’information, mais semble néanmoins inéluctable. Dans une société où l’écran a pris une telle importance, où les médias font et défont des réputations, comment reprocher aux intéressés de tenter de retourner en leur faveur le système qui menace de les broyer  ? Exhibitionnistes et voyeurs façonnent ensemble un monde obscène, largement encouragés par le développement des technologies dites de l’information.

Tandis que BFM TV commentait jusqu’à la nausée ce non-événement absolu en termes d’information, France 5 diffusait un documentaire remarquable intitulé « La promesse de Florange »  par Anne Gintzburger.  Il fallait zapper entre les deux, voir les larmes d’Edouard Martin et les mimiques douloureuses de Jérôme Cahuzac en simultané,  pour effleurer la différence substantielle entre la sincérité et la mise en scène, l’injustice et la sanction méritée, la réalité nue et les artifices politiques. L’effet de contraste était stupéfiant. On peut se passer de voir les confidences de Jérôme Cahuzac, pas de visionner le reportage sur Florange. Hélas, je gage que le premier fera davantage recette que le second. Business is business…

Publicités

64 commentaires »

  1. A 18h, je n’ai pas l’occasion de regarder la TV mais si l’occasion s’en était trouvée, j’aurais préféré Florange.
    Un décriptage par un communicant serait des plus instructif même si nous avons tous vu les ficelles.

    Commentaire par fultrix — 17/04/2013 @ 17:15

  2. Je n’ai vu ni la prestation de monsieur Cahuzac, ni le reportage sur Florange… par contre, j’ai vu celui que proposait Arte sur le Starfighter : histoires de politiques, et de leurs petits arrangements avec l’éthique, de leurs grandes lâchetés… je vous le recommande.

    J’ai lu le billet de Philippe Bilger, et je ne comprends pas où se trouve votre malaise. Il dit lui-même qu’il a examiné la prestation de Jérôme Cahuzac en « en technicien de la parole et de la conviction », non pas en citoyen se demandant ce que pareille manifestation faisait sur une chaîne dédiée à l’information.

    Je n’ai même pas envie de regarder une seule seconde de cet entretien, alors qu’au fond c’est ce par quoi il faudrait commencer avant de dire quoi que ce soit à son sujet.
    Je n’y arrive pas, c’est comme le livre de Mme Iacub… je n’ai même pas envie de m’en approcher.

    Hors sujet, encore que… je vous recommande aussi l’émission « La marche de l’Histoire » d’aujourd’hui sur France Inter, on y trouve une citation d’Albert Londres des plus intéressantes, et un livre : « Une histoire politique du journalisme – XIXe-XXe siècle » de Géraldine Muhlmann.

    Albert Londres : « J’ai voulu descendre dans les fosses où la société se débarrasse de ce qui la menace ou de ce qu’elle ne peut nourrir, regarder ce que personne ne veut plus regarder, juger la chose jugée ».

    Commentaire par Zarga — 17/04/2013 @ 18:23

  3. J’oubliais le lien vers la redif’

    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=608394

    Commentaire par Zarga — 17/04/2013 @ 18:24

  4. @Zarga : Philippe Bilger s’était ému à juste titre du passage télé de Jérôme Kerviel le jour de sa condamnation en appel. Il s’était aussi indigné que celui-ci publie un livre un mois avant son jugement. J’avais donc compris qu’il était allergique aux déclarations publiques intempestives des personnes mises en cause dans une affaire pénale. Dès lors pourquoi féliciter Cahuzac de ce qu’il a reproché à Kerviel ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/04/2013 @ 18:44

  5. @Zarga : ah y est, j’y suis, Philippe Bilger a une fascination pour l’aveu, il voulait même faire une émission de radio sur un concept : une seule question cruciale révélant la vérité profonde de l’interlocuteur. Du coup, tout s’éclaire, JK conteste les faits qui lui sont reprochés, JC avoue, là est la différence. Je ne vois pas comment expliquer autrement l’engouement de cet ex avocat général, a priori très lucide sur l’âme humaine, à l’égard de cette fumisterie médiatique 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/04/2013 @ 19:46

  6. Il y a une autre explication. Bilger est de droite, aussi il regrette la perte d’un militant de droite de qualité comme Jérôme Cahuzac.
    Plus sérieusement, il y a un point sur lequel je rejoins Bilger. Je pense comme lui qu’il ne faut pas exclure un retour de Cahuzac dans l’espace public. J’irais même plus loin et à l’encontre de tous ceux qui ont claironné que « Cahuzac a mis fin à sa carrière politique ». Si vous écoutez bien l’interview, à aucun moment Cahuzac n’exclut la possibilité de revenir en politique… plus tard. Il y a un point sur lequel Cahuzac, que je vomis par ailleurs, m’a épaté, c’est – exception faite d’un gros lapsus – la précision de son vocabulaire. Pas évident alors qu’il était quasiment dans les conditions du direct. C’est quand même un sacré communiquant, cet oiseau là.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/04/2013 @ 20:23

  7. Je n’ai eu d’yeux que pour Florange et ne l’ai pas regretté. C’était poignant.
    J’en ai déduis que ce n’est pas l’incapacité ou l’impossibilité de nos présidents à faire plier des dirigeants de multi nationales qui est tragique, ce sont les promesses de ces dirigeants qui tiennent en haleine les ouvriers et leur famille en leur promettant des reprises et des relances utopiques .
    Ils passent de la détresse à l’espoir pour finir dévastés.
    Voir toute une région vouée à disparaitre et des gens pareillement niés dans ce qui a été toute leur vie, c’est simplement poignant.
    Mais que leur dire face à la cupidité la mondialisation les intérêts en jeu ? …Que les politiques sont impuissants et ne font pas le poids face aux multi nationales et que Mittal est le plus fort ?

    Commentaire par Scaramouche — 17/04/2013 @ 20:57

  8. @Gilbert Duroux : c’est clair, il reviendra, il ne comprend pas – malgré ses affirmations contraires – ce qu’on lui reproche. Vraiment. Pardonnez-moi de ne pas adhérer à quoique ce soit dans ce cirque, c’est ajouter un mensonge au mensonge sous le manteau à paillettes de l’aveu. A vomir. La seule chose que je mets à son crédit, c’est la façon dont tous les hypocrites l’ont chassé comme s’ils étaient tous blanc bleu. Du Grand Orient au gouvernement en passant par l’ordre des médecins. Sous cet angle, je comprendrais sa volonté de revenir en politique.

    @Scaramouche : bon choix ! Contente qu’il vous ait plu, j’ai aimé le fond autant que la forme. En effet, il y a le mensonge politique. Ces gens sont instrumentalisés par Mittal qui les jette et par les politiques qui tentent de dorer leur blason grâce à eux. En même temps, quel leçon que de voir tant de courage ! Même si c’est tragique, c’est quelque part plus réconfortant humainement que les pitreries de com’ d’un ancien ministre…

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/04/2013 @ 21:25

  9. @laplume

    le pire de tout c’est qu’en moins de trente ans, la politique est passé de maître à esclave. Qui aurait pu croire , un jour, que le politique, qui FAIT les lois, qui IMPOSE aux citoyens son bon vouloir dise : je ne peux rien faire contre les entreprises, qui ne sont que des personnes morales que l’on peut dissoudre du jour au lendemain et qui n’ont aucune divisions ?

    fin de race, fin de règne.

    Commentaire par herve_02 — 18/04/2013 @ 10:00

  10. Le côté lâchage en rase campagne est pitoyable, en effet. La peste, la contagion, voilà ce qu’on fuit. J’ai bien aimé ce que disait je ne sais plus quel article de journal au sujet de ceux qui jetaient un œil à l’homme à terre, tout en cavalant : il s’agissait de voir s’il n’y avait pas quelque grenade dégoupillée les concernant sous le veston! J’ai aussi entendu Elisabeth Lévy la semaine dernière sur Inter je crois (chez Guillaume Erner)… J’ai bien aimé ce qu’elle y disait face à un malpoli bloggueur à Mediapart. Elle me plaît de plus en plus, Elisabeth…

    Commentaire par Zarga — 18/04/2013 @ 10:05

  11. « Qu’une réalité se cache derrière les apparences, cela est, somme toute, possible ; que le langage puisse la rendre, il serait ridicule de l’espérer » (Cioran – Syllogismes de l’amertume)

    L’acte de contrition de Cahuzac (qui n’était pas en direct) est en effet une entreprise de « séduction » qui ne peut échapper à cet exercice de communication calibré qui est un genre doté d’éléments de langage qui deviennent des standards : la « faute morale » c’est l’abstraction qui permet de ne pas nommer les faits pour mieux dérouler ensuite le raisonnement dont l’étape suivante est de vous faire passer du statut de coupable à celui de victime. La « folle bêtise » et la « part d’ombre » (Bon…c’est nouveau !) mais, c’est du même ressort, une abstraction, la même rhétorique « vendue » à l’opinion pour dérouler la dernière étape du raisonnement : la recherche de la rédemption, le pardon.

    A propos de Bilger il s’est fait une spécialité avec son Institut de la parole : il est donc en quelque sorte, lui-même, un « spin doctor » dans son domaine…http://www.institut-de-la-parole.com/

    Sans doute, est-ce en termes d’analyse qualitative technique qu’il se place pour apprécier l’aptitude discursive de la prestation de Cahuzac.

    Sur l’aveu, la logique américaine veut que le mensonge soit condamné pénalement. En France, certes, il est aussi recherché par le juge d’instruction mais c’est plutôt, me semble-t-il, la culture du « n’avoue jamais » qui fait partie du droit de la défense !

    @ Zarga : merci pour le lien sur la présentatation d’une histoire du journalisme d’investigation !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 18/04/2013 @ 10:11

  12. @ Aliocha

    Beau billet, mais je pense que l’on paut aller plus loin sur la critique de notre époque (société) qui met plus en avant la forme, la com’ que le fond.

    Car c’est aussi valable (malheureusement) en entreprise et dans la recherche !

    La communication est bien sûr nécessaire, elle est même inhérente à l’espèce humaine.

    Mais elle ne doit pas devenir une espèce de finalité !

    Quand je parle de la recherche, je ne veux pas dire qu’il ne faut pas « faire des publi », communiquer sur ses découvertes.
    Je veux simplement dire qu’aujourd’hui, ce n’est plus forcément les thèmes de recherche les plus prometteurs qui sont le mieux financés … ce sont ceux qui « communiquent » le mieux, ou qui sont « à la mode ».
    Voir l’excellent livre de Lee SMOLIN, « Rien ne va plus en physique ».

    Commentaire par Yves D — 18/04/2013 @ 12:08

  13. Pour info

    http://authueil.org/?2013/04/16/2140-le-cahuzac-show#co

    Quant à Florange, vu et quasi-vécu tant ça me ramenait à une expérience professionnelle, le coeur serré devant tant de courage en face de tant de petites lâchetés et grosses saloperies.
    Et en plus la boîte où mon fils travaille (400 personnes en France) lachée par son fonds de pension américain, rachetée par un chinois qui pompe le know how (direction Shangaï) puis mise en dépôt de bilan il y a 15 jours…Sans foi ni loi. Faut tout faire sauter! Non? Ah, bon…pourtant…

    Commentaire par araok — 18/04/2013 @ 15:56

  14. Mais ça saute araok ça saute partout vous ne voyez pas ?
    Le truc est toujours de remplacer par quoi?

    Commentaire par Scaramouche — 18/04/2013 @ 19:32

  15. non ça ne saute pas encore, ça fait juste que bouger un peu… mais ca va venir…

    Commentaire par herve_02 — 18/04/2013 @ 20:49

  16. Impossible de voir la vidéo à l’étranger pour cause de propriété intellectuelle, d’ailleurs c’est pareil avec les VOD françaises, même payantes. Après ils parlent de francophonie et de diffusion de la langue et la culture françaises, de balance commerciale en chute alors qu’on ne peut même pas acheter une VOD française hors de France. Belle bande de bras cassés…

    Commentaire par sol — 19/04/2013 @ 14:42

  17. @Sol

    Si vous parlez des USA on ne peut même pas visionner un film le système n’est pas le même .

    Commentaire par Scaramouche — 19/04/2013 @ 14:47

  18. Scaramouche

    Il s’agit de l’UE. « On ‘est pas couché », service public, plus accessible non plus depuis quelques temps.

    Commentaire par sol — 19/04/2013 @ 15:23

  19. @ Araok :

    Après ça on va nous dire qu’il ne faut pas stresser les investisseurs, de peur qu’ils se sauvent… en effet, sans foi ni loi.

    Commentaire par Zarga — 19/04/2013 @ 19:29

  20. Tiens, ça me rappelle ce que disait Maëlle il y a peu : « if you pay peanuts, you get monkeys ». Le hic, c’est que tout ce beau monde s’époumone à nous faire croire qu’il mérite les salaires et autres bonus dont ils se gavent, arguant d’un niveau de compétences en adéquation avec le traitement perçu. Se pose-t-on seulement la question des résultats ? Examine-t-on seulement les stratégies, et les impasses manifestes où elles mènent ? Surtout pas ! Ces grossièretés sont bannies. Le salarié est prié de regarder passer les lambeaux de la caravane, et de ne point aboyer… des fois qu’on ait envie de s’en séparer. Le brio avec lequel ce beau monde a réussi a externaliser le risque, en le transférant en totalité sur le salaria ne cesse de m’ébahir.

    A titre personnel, mon entreprise est endettée jusqu’au cou, et j’ai vu ma participation fondre de 60 % pour l’exercice 2012… alors que les actionnaires se sont octroyés quelques centaines de milliers d’euros de bonus. Juste rémunération du business plan foireux qui a mis le groupe dans la panade où il se trouve.

    Faut tout faire sauter! Non? Ah, bon…pourtant…

    Commentaire par Zarga — 19/04/2013 @ 19:37

  21. @ Zarga
    Vous savez, ils ne sont forts que de vos faiblesses. Si le personnel laisse faire et ne se révolte pas devant la situation que vous décrivez, je serais tenté de dire : « bien fait pour leur gueule ! »

    Commentaire par Gilbert Duroux — 20/04/2013 @ 01:40

  22. Allez-donc faire un tout à Florange monsieur Duroux et vous parlerez ensuite
    Sinon regardez le documentaire ça vous ouvrira des horizons

    Commentaire par Scaramouche — 20/04/2013 @ 08:59

  23. Sans foi ni loi…

    « Qu’attendons-nous, rassemblés sur l’agora?
    On dit que les Barbares seront là aujourd’hui.

    Pourquoi cette léthargie, au Sénat?
    Pourquoi les sénateurs restent-ils sans légiférer?

    Parce que les Barbares seront là aujourd’hui.
    À quoi bon faire des lois à présent?
    Ce sont les Barbares qui bientôt les feront.

    Pourquoi notre empereur s’est-il levé si tôt?
    Pourquoi se tient-il devant la plus grande porte de la ville,
    solennel, assis sur son trône, coiffé de sa couronne?

    Parce que les Barbares seront là aujourd’hui
    et que notre empereur attend d’accueillir
    leur chef. Il a même préparé un parchemin
    à lui remettre, où sont conférés
    nombreux titres et nombreuses dignités. »

    Commentaire par Zarga — 20/04/2013 @ 09:39

  24. @ Aliocha :

    vous qui piaffez d’impatience 😉 de nouveaux épisodes viendront bientôt vous rassasier. Qui sait si la prochaine personne que recevra Jean François Achilli ne sera pas Mme Lagarde ? Le bal des contrits ne fait que commencer…

    Commentaire par Zarga — 20/04/2013 @ 09:47

  25. Votre parallèle entre la violence subie à Florange et l’opération de com’ de Jérôme Cahuzac me laisse songeur.
    Quelle serait la synthèse à laquelle nous poussent de telles mises en scènes ? Il faudrait systématiquement être fort avec les faibles, et faire le basset avec les puissants ?
    Quand on projette d’amnistier les auteurs du saccage de la sous-préfecture de Compiègne, c’est toute une partie du sérail politique qui s’étrangle, mais quand une cour de justice a le malheur d’évoquer les manquements d’un homme politique, on trouve cela infâme :

    « Attendu que les valeurs de la République et les valeurs du service public constituent le cœur de l’enseignement dispensé dans les grandes écoles de la République, qu’Alain Juppé a précisément été formé dans celles-ci, qu’il a ensuite exercé comme haut fonctionnaire puis joué un rôle éminent dans la vie publique notamment comme membre du Parlement, ceci excluant qu’il ait ignoré l’état du droit au regard des faits dont il est déclaré coupable […]

    Attendu qu’aux termes de l’article 4 de la Constitution « les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale… » ; qu’ainsi est notamment rappelé leur soumission à la loi, expression de la souveraineté nationale, devant laquelle « tous les citoyens » sont égaux ; qu’Alain Juppé dans la quête de moyens humains lui apparaissant nécessaires pour l’action du RPR a délibérément fait le choix d’une certaine efficacité en recourant à des arrangements illégaux […]

    Que la nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi ; qu’agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu’il était investi d’un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain. […] »

    Commentaire par Zarga — 20/04/2013 @ 10:31

  26. Les français enlevés au Cameroun ont été libérés.
    Leur garde à vue médiatique a commencé.

    Commentaire par Quidam — 20/04/2013 @ 12:22

  27. Libérés à point pour la pub Hollande et la diversion qui s’impose.
    C’est comme aux Galeries Lafayette « il se passe tous les jours quelque chose, »il faut capter l’attention et le kaléidoscope fonctionne.
    Mas si les zélites les jeunes les riches les mécontents foutent le camp c’est qu’il y a quelque chose de pourri dans la république française. Jamais je n’ai vu un tel départ de Français vers ailleurs ..

    Ici c’est bloqué. Si vous voulez sortir du smig quand vous y êtes entrés il faut partir.

    Commentaire par Scaramouche — 20/04/2013 @ 12:48

  28. @ Scaramouche
    ??? Qu’est-ce que vous me chantez là ? Je répondais à Zarga.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 20/04/2013 @ 13:00

  29. Vous n’étes pas le centre du monde, mon commentaire venait après celui de Quidam et votre « chantez  » est vulgaire .

    Commentaire par Scaramouche — 20/04/2013 @ 13:59

  30. Sur le net il existe depuis bien longtemps des générateurs bien pratiques de discours politiques.
    Par exemple ici : http://www.presidentielle-2007.net/generateur-de-langue-de-bois.php,
    ou là : http://g-langue-de-bois.fr/politique/discours.php

    Maintenant il faut que les choses évoluent et il devient URGENT (surtout avec la moralisation de la vie politique) que nos dirigeants puissent avoir un outil efficace (peut-être y en a-t-il un dans la boite à François ?…) pour générer un discours d’Excuses et de Contrition.

    On connait déjà quelques techniques linguistiques bien rôdées : « j’ai eu un comportement inapproprié », « je regrette profondément (ou « infiniment », c’est selon) d’avoir fait souffrir mes amis et mes proches », etc, avec des petites astuces pour répondre aux questions embarrassantes du genre « ce point précis sera étudié par mes avocats », …

    Voilà, yapluka messieurs les informaticiens du Web. Dépêchez-vous quand même : avec la publication des patrimoines, la moralisation de la vie politique, et la lutte contre l’évasion fiscale annoncée par le gouvernement, il devrait y avoir pas mal d’utilisateurs prochainement…
    (je suis sûr que vous aurez beaucoup d’abonnés, même avec un abonnement payant 😉 )

    Commentaire par Blabla — 20/04/2013 @ 16:22

  31. C’est sûr que la moraline qui fait référence au « smig » c’est pas vulgaire. C’est juste édifiant.

    Commentaire par gf — 20/04/2013 @ 16:28

  32. j’avais pas lu le commentaire 11 de Chevalier Bayard… Quelques outils à rajouter dans la boite : « faute morale » « folle bêtise » « part d’ombre » etc…

    Commentaire par Blabla — 20/04/2013 @ 16:37

  33. Résumé de l’affaire qui laisse encore plus songeur quant à l’exercice de com’ du concerné : http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Cahuzac

    Il est surprenant d’avoir autant de détails, ce qui laisse perplexe sur le sentiment de toute puissance et d’impunité que semblent avoir les politiques qui trempent allègrement leurs doigts dans le pot de confiture en s’auto-persuadant que personne ne les voit !

    Commentaire par Wiki m'a dit — 20/04/2013 @ 17:22

  34. @ Scaramouche
    Vous avez un culot phénoménal. Vous mentionnez mon nom dans votre commentaire et vous osez prétendre que vous ne vous adressez pas à moi ? Vous devriez faire de la politique.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 20/04/2013 @ 18:06

  35. @ Gilbert Duroux

    Je crois qu’il faut lire 26 qui est celui de « quidam  » suivi du mien en 27 puis du vôtre en 28

    Si vous avez plusieurs métros de retard je n’en suis pas responsable , toutefois si vous voulez répondre aux messages du début cela ne me dérange pas il suffit de l’indiquer .

    En tout état de cause vos agressions sont inutiles et sans intérêt pour personne et encore moins pour la discussion.

    Commentaire par Scaramouche — 20/04/2013 @ 18:35

  36. Et j’ajoute monsieur Duroux qu’en 22 mon interveniton vient après la vôtre à Zarga qui est assez choquante avec votre  » bien fait pour leur gueule  » concernant des salariés en difficulté .
    En effet je vous cite je maintiens et je signe
    Ce que j’écris ensuite visiblement n’a aucun rapport avec vous.
    Tout le monde peut se tromper mais avec le sourire.

    Commentaire par Scaramouche — 20/04/2013 @ 18:59

  37. @ Gilbert Duroux :

    Si vous êtes encore dans la vie active, il ne vous aura pas échappé que le rapport de force a depuis longtemps tourné en faveur des employeurs.
    La situation que je décrivais a bien donné lieu à un mouvement de grève… mais les goinfres n’ont pas pour autant rendu le pognon ! Ni même proposé une revalorisation de salaire. Tout au plus a-t-on eu droit à une vague proposition de réouverture des négociations salariales pour plus tard.

    Peanuts.

    Comme le disait Cabrel :

    « Je regarde s’éloigner les rebelles
    Je me sens à l’étroit dans ma peau
    Mais j’ai juré sur la loi des échelles
    Et si un jour je veux mourir tout en haut
    Il faut que je prenne ma place dans le trafic »

    Ces gens-là ne sont plus seulement forts de nos faiblesses, ils le sont des renoncements des politiques, qui ont laissé la finance émasculer l’entrepreneuriat.

    Commentaire par Zarga — 21/04/2013 @ 10:14

  38. Pendant ce temps-là, dans un silence médiatique assourdissant, le parti « socialiste » vote un texte de droite assouplissant le code du travail.

    Commentaire par Albert — 21/04/2013 @ 12:57

  39. A bien y réfléchir la notion de « part d’ombre » n’est pas aussi anodine qu’on pourrait le penser.

    En effet, elle fait référence au livre de Plenel (ironie du sort ou habilement joué par les communicants de Cahuzac ?) qui renvoi à la « part d’ombre » de Mitterrand c’est-à-dire à Vichy, la Francisque, Bousquet et à la corruption socialise : sorte de clé de compréhension d’un système pervers qui après avoir désespéré le premier ministre Pierre Bérégovoy, a fini par tuer François de Grossouvre.

    Cahuzac et ses (600 000 € ?) de la petite bière ?

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 21/04/2013 @ 13:41

  40. @ Zarga
    Oui, mais comme disait, en substance, Brecht : les combats qui sont perdus à coup sûr sont ceux qui ne sont pas menés…

    Commentaire par Gilbert Duroux — 22/04/2013 @ 11:44

  41. Comme dit mon fils, l’entreprise s’accomode assez bien des erreurs de management. Les collaborateurs, moins.

    Commentaire par araok — 22/04/2013 @ 13:26

  42. @ Gilbert Duroux :

    Comme disait Dalida : « Paroles, paroles, paroles… »

    Commentaire par Zarga — 22/04/2013 @ 18:12

  43. @ Araok :

    Surtout quand ils constituent la variable d’ajustement.

    Commentaire par Zarga — 22/04/2013 @ 18:14

  44. Tiens ! Ils ont pondu une nouvelle commission :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/04/19/20002-20130419ARTFIG00364-anne-lauvergeon-chargee-de-trouver-le-apple-francais-de-demain.php

    L’un de ses membres mentionne que tout bêtement les innovateurs sont mal payés en France et s’en vont :

    « DEPUIS quatre ou cinq ans, ce physicien, véritable star dans le monde des ondes et de l’acoustique, voit partir nombre de chercheurs à l’étranger. « Et ce phénomène a pris de l’ampleur. Les gens ont conscience du prix du marché : aux États-Unis ou en Asie, on leur propose de gagner trois fois plus qu’ici ! », résume Mathias Fink. Lui aussi s’est vu récemment offrir un pont d’or en Chine où on lui proposait de choisir son salaire… »

    http://www.lefigaro.fr/emploi/2006/10/16/01010-20061016ARTWWW90381-mathias_fink_a_choisi_de_rester.php

    Je serais curieux de savoir ce que la dite commission va y changer…

    Commentaire par sol — 22/04/2013 @ 18:52

  45. Brecht me semble un peu plus profond que Dalida.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 22/04/2013 @ 22:28

  46. @ Gilbert Duroux :

    Certes! 😉

    Il n’empêche, après avoir utilisé les voies d’expression traditionnelles, que conseilleriez vous comme mode d’action? Nous avons vu les extrémités auxquelles certains salariés ont été réduits pour se faire entendre : séquestration des dirigeants et/ou bouteilles de gaz aux grilles des usines.
    Les barbares ont le monopole de la violence, parce qu’elle semble feutrée. Ils portent costume trois pièces, et ont pris en otage l’économie réelle dont dépend la vie quotidienne des gens.
    Une info qui m’a sonné : avec la crise, les cas de mauvais traitements faits aux enfants ont largement augmentés… Les barbares sont là.

    Commentaire par Zarga — 23/04/2013 @ 07:37

  47. « A la fin de cet embarrassant et spectaculaire déballage de sentiments intimes, on ne pouvait que s’interroger sur l’apport de la prestation en termes d’information. Nul ! »

    Peut-on faire un parallèle entre l’exercice creux de Jean François Achilli et la risible cours-poursuite de Benoît Duquesne après la CX Prestige de Jacques Chirac en 1995 ?

    http://www.ina.fr/video/CAB95028905

    Qu’a-t-on appris de fracassant ce soir-là ??? Que dalle !!

    Commentaire par Zarga — 23/04/2013 @ 21:11

  48. @ zarga et scaramouche
    J’aimerais dissiper un malentendu. Au départ, je répondais à Zarga qui disait que dans sa boite, endettée jusqu’au cou, il avait vu sa participation fondre de 60 % pour l’exercice 2012… alors que les actionnaires se sont octroyés quelques centaines de milliers d’euros de bonus. J’avais cru comprendre que c’était passé comme une lettre à la poste. C’est pourquoi j’ai répondu : « Si le personnel laisse faire et ne se révolte pas devant la situation que vous décrivez, je serais tenté de dire : « bien fait pour leur gueule ! » ».
    Vous aurez bien noté le « Si ». Il faut être de mauvaise foi comme Scaramouche pour oublier le conditionnel et trouver « choquante une agression contre des salariés en difficultés ».
    J’ai bien noté que les salariés en question ne se sont pas laissé faire, comme l’a rapporté Zarga. Dans ce cas je ne peux que les approuver, comme je le fais systématiquement avec les salariés en lutte. Et je maintiens mon « bien fait pour leur gueule ! » en ce qui concerne ceux qui courbent le dos (quand ils ne lèchent pas le fondement du patron) et autres jaunes.
    Bien entendu, on n’est pas obligé d’être d’accord avec moi et on a le droit de s’accommoder de la soumission. Simplement, ce n’est pas dans ma nature.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 23/04/2013 @ 21:58

  49. @ Gilbert Duroux (suite et fin )

    Si vous vous expliquiez clairement il n’y aurait pas le « malentendu.  » dont vous parlez.

    Si vous aviez l’art et la manière de discuter vous auriez un vocabulaire plus policé et une approche moins agressive en ne repprochant pas aux autres vos propres défauts.
    Tout le monde peut se tromper et le reconnaitre n’est pas infâmant.

    Avant de poser des jugements de valeur il convient d ‘ expliquer clairement son point de vue pour être certain de ne pas confondre comme vous l’avez fait les réponses et les interventions .

    Enfin la  » mauvaise-foi » des autres est sans doute celle qui n’est pas la vôtre.

    Commentaire par Scaramouche — 24/04/2013 @ 05:35

  50. @personne en particulier (ou à tous ceux qui voudront)

    Mais…mais qui peut croire que la politique menée actuellement va nous faire produire en France des objets dont le prix sera compétitif par rapport à celui des objets semblables manufacturés dans des pays à bas coût de main d’oeuvre?
    Vous me direz il n’y a qu’à en faire d’autre. Mais peut on citer un produit que les chinois (par ex) soient incapables de fabriquer? Avec notre savoir-faire pompé grace aux réserves de change qu’ils possèdent.
    Il ne faut pas se laisser bercer d’illusion:
    Nous sommes en guerre économique.
    Il faut nous protéger. Je ne compte ni sur Pascal Lamy ni sur la Commission de Bruxelles (la libre circulation, etc, etc.) pour bloquer quoi que ce soit.
    On va se réveiller mort.
    Aujourd’hui pose d’une deuxième stèle à Florange. Aprés Sarko, Hollande. Le changement c’est maintenant qu’il disait…
    Dramatique.

    Commentaire par araok — 24/04/2013 @ 12:17

  51. @ Gilbert Duroux :

    Merci pour la précision.

    Je n’ai jamais beaucoup goûté le « Vae Victis », tout simplement parce personne n’est dans la tête de celui qui va renoncer à exercer son droit à faire grève, ou à manifester. Avez-vous la moindre idée de la duplicité de certains cadres de management ? Des pressions que certains peuvent subir sur leur lieu de travail ? Si vous n’arrivez pas à vous faire une idée de ce à quoi ça peut ressembler, reportez-vous au bilan de gestion du personnel de France Télécom, par exemple.

    @ Araok :

    Hélas, comme le titrait « Causeur » récemment, on assiste à une « Impuissance Publique » de la part de la puissance publique.
    On a rendu les armes, et on nous serine qu’on ne peut pas faire autrement. Que ce qui a été fait ne peut être défait… ou vice-versa, selon les cas.
    Pilippe Meyer nous donnait un exemple récemment dans une de ses (toujours) brillantes chroniques des « Matins de France culture » : en substance, les futures négociations entre Union Européenne et Etats-Unis engloberont tous les procédés non encore mis au point dans le périmètre de ce qui sera débattu… un peu comme si les discussions portant sur les oeuvres radiodiffuées avaient englobé à une époque tout ce que la télévision et l’Internet pourrait produire dans un futur alors incertain. Admirez la beauté de la chose ! On marche vraiment sur la tête.

    Commentaire par Zarga — 24/04/2013 @ 12:41

  52. @ Araok :

    Voici le lien vers la chronique de Philippe Meyer :

    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4611068

    Commentaire par Zarga — 24/04/2013 @ 19:09

  53. @Zarga
    Merci.
    Consternant.

    Commentaire par araok — 24/04/2013 @ 21:20

  54. C’est pour cela que les gens ne se révoltent pas dans les entreprises, c’est un combat perdu d’avance car le terreau social et politique environnant est toxique. On courbe la tête ou on se casse.

    L’autre solution, et la seule qui reste, est la violence physique sur ceux qui imposent leur petit pouvoir. Les attendre à la sortie et leur rendre la pareil, la bonne castagne à l’ancienne pour que chacun se retrouve face à ses responsabilités. mais c’est pas très légal.

    J’avais, il y a une éternité, monté un projet de labo de langue numérique libre, sans licence avec comme premier client, un pays qui mettait un peu de pognon sur la table pour livrer un proto 1:1. Il a été installé dans 2 écoles tests. Le proto fonctionnait, même s’il était loin d’être parfait. Il devait y avoir un deuxième round et le pays en question nous a dit : je ne veux pas payer tout seul, ou alors autant le faire avec une boite de chez nous.

    On a fait le tour des CR, CG, communauté de communes, mairies, jeunes chambres de commerce du coin : on proposait un produit fonctionnel, qui répondait à une demande, qui avait déjà un client, utilisable tout de suite « gratuitement », sans licence, entièrement numérique, extensible facilement, en demandant de mettre la main à la poche pour « sécuriser » le financement étranger.

    On s’est fait envoyer bouler de partout. Nous étions pas du coté des amis d’amis. J’ai jeté l’éponge et l’argent est parti ailleurs. C’est comme ça à tous les étages, soit on lache soit on frappe, There Is No Alternatives.

    Commentaire par herve_02 — 26/04/2013 @ 23:56

  55. @ Hervé :

    Ça ne mène nulle part…

    http://www.leparisien.fr/villejuif-94800/l-employe-attaque-son-chef-d-equipe-a-la-hache-21-03-2013-2657837.php

    J’avais lu une fois sur Acrimed un article qui faisait une apologie à peine masquée d’Action Directe… Ça faisait froid dans le dos. L’époque de la castagne est révolue. Elle sous entendait un certain code d’action qui n’a plus cours. On n’arrose plus les gardes mobiles de lisier de nos jours, on épand le lait dans les champs. La violence physique est stérile, elle constitue la victoire définitive pour celui qui a réussi à vous y pousser , elle disqualifie sans appel celui qui y a recours.
    Les barbares en costard multiplient les prises d’otage, avec demandes de rançons exhorbitantes (voir le renflouement des banques!) et ce sans que les victimes n’aient de recours. Mais dès lors qu’une grève des transports éclate, on hurle à la prise d’otage, à la situation intolérable, blablabla…

    Commentaire par Zarga — 27/04/2013 @ 10:39

  56. Alors, il ne reste plus qu’a laisser tomber et les laisser se goinfrer sur notre dos et ne pas se plaindre.

    Lorsqu’ils sont en mesure de ré-écrire les lois dans leur sens, lorsque pour avoir une petit victoire, il faut se battre pendant des années et essuyer dans le même temps moultes défaites, il ne reste plus d’espoir autre que de se retirer dans son tonneau et les laisser jouer tout seul, mais sans notre concours.

    Ceci dit, les barbares en costard sont en train de fabriquer le terreau qui verra naître de nouveaux action directe. Les même cause entraînent presque toujours les même effets. Ca commencera avec un pauvre bougre qui a tout perdu et qui « pétera un câble ». Il faut juste espérer qu’il tapera pas sur son voisin, victime comme lui.

    Commentaire par herve_02 — 27/04/2013 @ 11:05

  57. Pas besoin d’attendre la résurgence d’un nouvel avatar d’Action Directe : les mouvements durs refleurissent un peu partout… Aube Dorée en Grèce, Jobbik en Hongrie : tout ce petit monde se chargera de secouer le cocotier. Il me semble pourtant que Die Linke ou Syriza sont de bien meilleures caisses de résonance, mais hélas, on a si bien éclaté le sentiment commun que ce sont les premiers qui tirent le meilleur parti du pourrissement qui s’installe.

    Commentaire par Zarga — 27/04/2013 @ 13:51

  58. le problème c’est que tout mouvement voulant travailler « de l’intérieur » se heurte au système qui fait qu’ils ne seront jamais en position d’agir de l’intérieur.

    Les mode de scrutins sont réformées régulièrement, les circonscriptions retouchées pour éviter qu’un non du sérail ne puisse arriver en position d’agir…

    Commentaire par herve_02 — 27/04/2013 @ 14:52

  59. @ herve_02, Zarga, araok, …,

    En fond musical de votre débat sur les injustices sociales de notre société, je verrai bien ça :

    Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
    Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
    Ohé ! partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme !
    Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes …

    Commentaire par Partisan — 27/04/2013 @ 17:09

  60. oui, et d’ailleurs il n’est pas inutile de rappeler que pratiquement tous les acquis sociaux de l’après guerre ont été obtenus par le CNR car la presque totalité des entreprises avaient collaboré avec l’ennemi.

    C’est intrinsèque au monde de l’entreprise de chercher profit sans trop regarder sur les moyens à employer. C’est pour cela que le monde politique doit contrôler et encadrer pour que les règles soit, non pas égalitaires, mais équitables.

    Or tout le monde à perdu de vue la différence entre égalité et équité à force de hurler à la discrimination dès que 2 choses ne sont pas strictement égales. Cette égalité non équitable est celle qui construit ce monde ou le puissant est « plus égal » que l’autre car il a plus de moyens d’action. C’est inéquitable mais tellement égalitaire et les chercheurs de noises peuvent rentrer dormir tranquilles : le riche à légalement le même droit de mourir plus jeune que le pauvre, mais pas de bol, c’est juste le pauvre qui use de ce droit.

    Commentaire par herve_02 — 27/04/2013 @ 17:46

  61. Tiens, suite à l’actualité de ces derniers jours, je réactive ce billet.
    Les dernières informations s’y prêtes !

    Ils ne sont pas encore déchus, et d’ailleurs pour l’un, il n’est plus ministre.

    En lien avec ce débat voilà qu’on apprend que des preuves d’un versement de quelques 5000000 € ont été retrouvés chez l’ex ministre Claude Guéant, ainsi que diverses sommes …
    (http://www.lexpress.fr/actualite/politique/un-versement-de-500-000-euros-decouvert-chez-gueant_1245263.html)

    … Et rebelote, depuis hier, voilà que notre ministre des affaires étrangères se retrouve avec un fils ayant acheté un appartement de 7000000 d’€ … (http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/30/l-etrange-appartement-a-7-millions-d-euros-de-thomas-fabius_3168860_823448.html)

    Bon d’accord… comment dit-on déjà ?… « respectons la présomption d’innocence », « faisons confiance à la justice de notre pays », « ne faisons pas d’amalgame entre toutes ces affaires »,…

    Avec ces enchères vertigineuses à coups de zéros, on a un peu l’impression qu’il se joue actuellement quelques règlements de comptes dans les milieux politiques, comme à Marseille… sauf qu’à Marseille c’est pas à coups de compte bancaires mais à coup de kalachnikov, et dans le milieu tout court ! 😉

    Commentaire par Oeil-du-sage — 01/05/2013 @ 15:03

  62. Dans l’affaire Cahuzac, nous n’en sommes qu’au stade de l’information judiciaire. Ensuite Jérôme Cahuzac n’a évidemment pas la même stature politique que Nicolas Sarkozy . Il y a moins de six mois, les Français ne le connaissaient même pas. En outre, les preuves sont inexistantes ou du moins fortement sujettes à caution : le fameux enregistrement est d’une qualité extrêmement médiocre (l’expertise effectuée n’a pas conclu avec certitude que la voix enregistrée est celle de Cahuzac), le contexte de l’affaire est absolument rocambolesque , les témoins sont suspects de vouloir régler le compte de l’ancien ministre du budget (Michel Gonelle est un adversaire politique déclaré ; Patricia Cahuzac est en pleine procédure de divorce). Quant au fameux compte en Suisse, fermé paraît-il en 2010, on en parle beaucoup sans que son existence ait été pour l’instant attestée par l’UBS et les autorités suisses. On en est donc réduit à des soupçons de blanchiment de fraude fiscale. On parle aussi de rémunérations exorbitantes de laboratoires pharmaceutiques. On évoque des montages financiers complexes vers Singapour sans plus de précisions. Curieusement, on ne parle plus du fameux appartement parisien de l’ex ministre soi-disant acquis au moyen de fonds à l’origine douteuse. Enfin, les ténors de la majorité sont restés mesurés dans l’ensemble et n’ont pas commenté outrancièrement la décision du parquet de Paris. Politiquement, les déboires judiciaires de Jérôme Cahuzac sont certes un coup dur pour le gouvernement, mais ils n’auront tout de même qu’un impact limité (Cahuzac a démissionné, il a été vite remplacé, et surtout François Hollande n’est en rien concerné par cette affaire).

    Commentaire par Ray Ward — 09/05/2013 @ 08:48

  63. Avez-vous besoin d’un prêt? consulter Norton Finance Company. Aide à l’obtention de prêts pour n’importe quel but, (sociétés ou particuliers) Voici la possibilité pour vous d’obtenir un prêt de Norton société financière commence avec notre proposition de valeur minimum de 5000 € pour un montant maximal de € 10 millions maturité (1 30 ans) avec un intérêt modéré
    taux de 3%. Contactez-nous ci-dessous pour plus d’informations.
    Nom complet: Michael Gabriel
    Adresse e-mail; nortonfinance009@hotmail.com

    Commentaire par Norton Finance Company — 21/07/2013 @ 16:32

  64. […] fusionnelle. Nous avions déjà assisté à  cette prestation pour le moins déroutante lors de l’interview de Jérôme Cahuzac par Jean-François Achilli en avril dernier sur BFM TV. Cette fois, c’est Denis Robert, celui de l’affaire Clearstream, qui s’empare du […]

    Ping par Quand le journalisme dérape dans l’empathie | La Plume d'Aliocha — 11/12/2013 @ 15:20


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :