La Plume d'Aliocha

08/04/2013

Et si nous assistions au printemps du journalisme ?

Filed under: Coup de chapeau !,questions d'avenir — laplumedaliocha @ 10:29
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Il aura fallu l’aveu, après des mois de menaces et de dénégations, pour que l’affaire Cahuzac éclate enfin. Jusque là, les révélations du site Mediapart sentaient le souffre. Elles sortaient d’une drôle d’officine journalistique menée par un grand nom de la presse certes, Edwy Plenel, mais un homme un brin inquiétant aussi. Qui sait à quels excès peut mener le feu sacré que l’on voit briller dans ses yeux ? Et puis tout ceci venait d’Internet, le média sulfureux par définition. L’aveu de Cahuzac n’a pas fait que sceller son destin judiciaire et politique, il a aussi offert (enfin ?) à Médiapart sa place dans le paysage journalistique français. Tous les médias, presse papier, télévision, radio, en France mais aussi à l’étranger et en particulier en Suisse enquêtent, relaient, sortent de nouvelles informations. Médiapart est même devenu un sujet de Une pour Libé. Du côté du politique, on doit maudire Plenel d’avoir ouvert la boite de Pandore. Du côté des médias, on se sent soudain saisi d’ivresse. Ainsi donc, nous voici en passe de nous libérer du joug infernal de cette communication officielle qui avait fini, avec le temps et surtout l’importance phénoménale des moyens déployés, par faire de l’information une bouillie indigeste  de marketing, « d’éléments de langage » et de langue de bois. L’aveu de l’ex-ministre du budget est une gifle pour le journalisme traditionnel à la française, ses confidences en off, sa foi dans la parole politique, ses relations  incestueuses avec le pouvoir. Il révèle au fond avec une violence incroyable la mort annoncée d’un rapport de la presse a ses sources fondé sur une relative confiance que d’aucuns appelleraient « connivence ». A l’évidence, on ne peut plus croire personne sur parole. Comment avions-nous pu oublier le premier commandement de notre métier, à savoir douter, de tout, toujours ? Si Jérôme Cahuzac a fait une bonne chose dans cette affaire, c’est de rappeler cela à chacun d’entre nous.

Et maintenant, est-on tenté de se demander ? Essayons de voir au-delà du scandale, de se projeter dans l’après, quand l’affaire aura cédé la place à d’autres événements d’actualité. On peut imaginer confier les rênes du journalisme d’investigation à Médiapart qui deviendrait ainsi notre agence d’enquête, au même titre que nous avons, avec l’AFP, une agence de presse. Il n’est pas impossible d’ailleurs que ce soit le rêve secret de son fondateur. Ce serait déjà une avancée même si un tel pouvoir confié à l’un d’entre nous devra nécessairement susciter la réflexion. Par exemple sur ce que Daniel Schneidermann appelle la « tentation de la surpuissance ». Mais en écoutant Fabrice Arfi, le journaliste de Médiapart à l’origine de l’affaire Cahuzac dans l’excellente émission d’@si mise en ligne vendredi, on songe qu’un autre avenir, plus intéressant, est possible. Sur le plateau, une discussion s’est engagée à propos du journalisme d’investigation avec un confrère de France Inter (Benoit Collombat) et une consoeur de Challenges (Gaëlle Macke). Jusqu’ici, le journalisme d’enquête est réservé à des équipes dédiées (et souvent peu étoffées) dans les rédactions. Il est aussi plus ou moins cantonné à la presse écrite, même si des journalistes comme Benoit Collombat, tentent d’en imposer la culture à la radio. Et si Fabrice Arfi avait raison de remettre en cause ce mode d’approche ? Pour lui, le journalisme d’investigation n’est pas d’une essence différente, c’est chacun d’entre nous qui doit revêtir ce rôle là. Je pense qu’il a raison. Aujourd’hui grâce à Internet, l’information est largement disponible pour le grand public. Le journaliste n’est plus guère l’intermédiaire obligé entre la source et sa cible que dans des cas très résiduels. Quant à l’information, elle ne sort plus que soigneusement maquillée par des armées de communicants. Il apparait donc évident que l’avenir du journalisme est dans le démaquillage, le doute, la vérification. En ce sens, Médiapart ne serait pas l’ovni, le média à part, le singulier, mais le pionnier d’une nouvelle culture journalistique.

Fantasme, songeront certains. Je ne crois pas. Car ce qui ressemble bien à un printemps des médias n’est finalement que la révolution annoncée depuis des années par l’arrivée d’Internet. Quand j’ai ouvert ce blog en 2008, les réflexions les plus avancées sur Internet, les plus utopiques aussi, prédisaient la mort de la presse papier et, avec elle, celle du journalisme. C’en était fini disait-on des médias officiels et corrompus, de leur monopole sur l’information et du reste. Nous entrions dans l’ère du journalisme citoyen. Je n’y croyais pas à l’époque, même si je partageais l’angoisse des lendemains économiques difficiles liés à l’émergence d’un média exigeant la gratuité dans une industrie largement en panne d’idées neuves. Nous ne pouvions pas disparaître, mais le choc allait immanquablement obliger à réfléchir. Nous y sommes. Aux côtés de Médiapart qui ranime la flamme des chiens de garde de la démocratie, des initiatives comme celles de XXI (et son remarquable Manifeste pour un autre journalisme) ou de Polka offrent un nouveau destin au grand reportage et au photojournalisme, autrement dit à la presse de qualité sur papier. Dans le même temps, une spectaculaire coopération internationale entre organes de presse, au travers de l’ICIJ, a révélé la semaine dernière le scandale des paradis fiscaux surnommé l’Offshore Leaks. Sans compter bien sûr tous les projets de pure players sur Internet qui ne manqueront pas d’éclore dans les années à venir. La question de la rentabilité de la presse dans ce nouveau paysage n’est évidemment pas réglée, loin s’en faut. Tous les jours ou presque, j’apprends la disparition d’un journal, les difficultés économiques d’un média. Pour les journalistes, la situation n’a sans doute jamais été aussi périlleuse économiquement. Mais si nous retrouvons l’âme de notre métier, nous aurons accompli l’essentiel du chemin vers une renaissance…

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53 commentaires »

  1. @Aliocha :

    Effectivement le modèle économique étalon d’une presse en ligne n’est pas encore trouvé, mais de plus en plus d’expéiences intéressantes dans des secteurs économiques en difficulté – presse (je pense à Arrêt sur image et Mediapart -, bd (qui n’est pas un secteur en bonne santé malgré de bons chiffres de vente, car les auteurs ont de plus en plus de mal à vivre de leur métier), musique – voient le jour. Le point commun entre tous ces projet intéressant, en tout cas ceux auxquels je pense : ils sont initiés par les gens qui font le métiers, journalistes pour les sites d’infos, auteurs bd pour les mags numériques, musiciens pour la production directe par le public. A ce propos, voici une « conférence » donnée par Amanda Palmer, une musicienne, sur un projet financé uniquement par son public sur internet http://www.youtube.com/watch?v=xMj_P_6H69g
    Des webdocs sont financés par ces souscriptions en ligne qu’on trouve sur Kiss kiss bank bank ou Ulele par exemple. Cela peut aider à trouver les fonds de départ nécessaire pour un projet. Certes cela ne peut être l’alpha et l’omega d’un modèle économique et il y a des inconvénients, mais cela donne des pistes.

    Il y a un mythe tenace auquel il faut également tordre le cou à mon avis : Internet n’exige aucunement la gratuité. A côté de celle-ci des projets de sites sur abonnement voient le jour de manière viable. Internet est un medium qui permet à des projets « de niche » de trouver un public suffisant pour monter des projets viables et payants tout en rémunérant correctement les investisseurs à condition d’entendre par correctement « modeste mais suffisant », et non quelque rémunération mirobolante.
    D’autant que des expériences ont été menées qui tendraient à prouver que, parfois, l’accès gratuit sur Internet, loin de nuire aux ventes d’un livre par ex., peut au contraire accompagner un succès en librairie. Ce fut le cas avec une bd (Portugal de Cyril Pedrosa – pardonnez-moi j’y reviens toujours mais c’est le secteur éditorial que je connais le mieux) qui fut mise à disposition parmi d’autres titres sur ce site http://8comix.fr/ chapitre par chapitre, à chaque nouveau chapitre en ligne le précédent disparaissait. Le livre fut un des plus gros succès de l’année 2011 et 2012 (il a remporté le pris du meilleur album au festival d’Angoulême 2012 d’où un retour de bonnes ventes à ce moment-là). Donc un « produit » de qualité, même disponible gratuitement sur Internet, peut devenir un produit rentable économiquement.
    Les réateur du site 8comix lance d’ailleurs un magazine pure player qui allie contenu en accès gratuit et contenu uniquement disponible sur abonnement, pour du contenu créé spécialement pour le support numérique.

    Commentaire par Gwynplaine — 08/04/2013 @ 10:59

  2. Preuuuuuuuuuuum’s \o/ (pardon)

    Commentaire par Gwynplaine — 08/04/2013 @ 10:59

  3. Aliocha, la situation économique est périlleuse pour tous les métiers et pas seulement pour les journalistes. Mais je crois que j’acheterais le journal tous les jours si je pouvais le lire comme je lis un livre, à la recherche d’une information vraie, de bon sens, mais aussi pour cueillir un peu de beauté. Je suis saturée de sensationnel, de superficiel, de médisance, de violence, de peversité et de traficotage d’images.
    Moi, tous les jours, je vois des cliniques qui ferment, qui restructurent ou qui se trouvent en rupture de stock de médicaments…..
    Une de mes petites nièces a été amenée par ses parents au service d’urgence d’un hôpital de ville universitaire. Elle avait fait ce qui ressemblait à des convulsions. Pas de signes d’appel, ont-ils dit! Ils l’ont renvoyé chez elle. Le père a trouvé sa petite fille de 2 ans morte dans son lit à minuit…..
    Comme vous pouvez le constater, le manque d’argent, la nécessité d’aller vite, se retrouvent partout et engendrent beaucoup d’erreurs!

    Commentaire par Dorine — 08/04/2013 @ 11:10

  4. @Dorine : effectivement, c’est un problème général et vous avez raison de le rappeler. Si je le souligne dans ce cas précis, c’est pour nuancer mon propos un brin optimiste. C’est déjà beaucoup d’évoquer un éventuel « printemps » et je ne voulais pas donner le sentiment d’oublier que tout ceci est très beau, mais ne vivra que si on trouve un ou plutôt plusieurs modèles de rentabilité. S’agissant du journalisme, nous sommes en fin de modèle, on ne peut plus continuer à faire plus court parce que les lecteurs n’ont pas le temps de lire et plus con pour se donner l’illusion de toucher la plus large cible possible. Les médias que j’évoque, de XXI à Mediapart, en passant par les organes traditionnels qui inventent une nouvelle façon de travailler (Le MOnde sur le Offshore Leaks) amorcent tous une révolution de la qualité et du contenu à des degrés différents. ça ne veut pas dire qu’ils vont sauver le métier, mais je pense qu’ils empruntent le bon chemin et qu’il y a plus de chances de trouver la rentabilité dans la fidélité au métier (sous des formes renouvelées) que dans sa trahison courtermiste et racoleuse….

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/04/2013 @ 11:32

  5. @Gwynplaine : modeste mais suffisant, c’est le prix d’un canard que plus personne ou presque ne dépense puisque Google news nous donne l’illusion qu’on peut avoir la même chose gratuitement. On en revient de la gratuité, un peu, mais ne me dites pas qu’elle n’existe pas 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/04/2013 @ 11:34

  6. Gwynplaine : « Effectivement le modèle économique étalon d’une presse en ligne n’est pas encore trouvé ».
    Pourtant Médiapart, avec 60 000 abonnés, commence à gagner de l’argent. Et si le modèle économique n’était pas tout simplement d’apporter aux clients des informations qui ne soient pas que des commentaires à la Aphatie et compagnie ? Aphatie fait du bruit avec sa bouche mais a-t-il jamais fait une enquête ou un reportage dans sa vie ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 08/04/2013 @ 12:24

  7. Vous avez raison Aliocha de plaider pour le meilleur d’un journalisme de qualité et j’aime votre optimisme mais serez vous certaine d’être toujours comprise ?
    Je ne plaide pas pour la langue de bois ni pour le journalisme racoleur mais quand vous regardez seulement les forum et que vous voyez l’incompréhension totale qui se dégage parfois des échanges qui finissent en agression et insultes vous avez quelques doutes sur la possibilité d’étendre à tous vos conceptions de la qualité.
    Il s’agit en finale pour vous comme pour un homme politique d’être compris de tous simplement du fait que l’un a besoin de lecteurs pour vivre et l’autre d’électeurs. Or les gens achētent ce qui les conforte dans leur état, tous ne veulent pas réfléchir et se poser des questions, il se trouve que nous sommes conditionnés pour tourner en rond. C’est un cercle vicieux où entrent les lacunes de l’enseignement car pour apprécier une écriture il faut déjà savoir lire.
    C’est un fait que nous sommes en régression dans ce domaine comme dans d’autres si bien parfois qu’entre générations nous ne parlons plus déjà le même langage.
    Plaire à tous est impossible et tirer les cerveaux vers le haut une vocation très difficile, être éxigeant c’est courageux et vous n’en avez que plus de mérite , foncez de toutes vos forces et merci de donner cet espoir.

    Commentaire par Scaramouche — 08/04/2013 @ 12:29

  8. @Aliocha :

    Je ne dis pas qu’elle n’existe pas cette gratuité, je dis que le media ne l’exige pas, c’est-à-dire qu’il existe des internautes prêts à payer pour du contenu de qualité, et qu’Internet offre cet avantage économique que le nombre d’abonnés peut être plus restreint que pour le papier pour assuré la viabilité économique d’un titre. Voyez les exemples Mediapart et @si pour l’info.
    Je dis aussi qu’elle n’est pas forcément l’ennemie qu’on nous dépeint, pour peu qu’on en ait une utilisation innovante et maligne.

    Et « modeste mais suffisant » je ne parlait pas du prix d’un titre, mais de la rémunération de ses collaborateurs.

    Le media permet de faire coexister gratuité et accès payant, c’est sa richesse. Après les modèles économiques sont fragiles et difficile à trouver. Mais de plus en plus d’expériences réfléchies et étayée se tentent, dans tous les domaines. Nous vivons une époques passionnante de ce point de vue.

    Commentaire par Gwynplaine — 08/04/2013 @ 12:36

  9. A-ton une vision globale de l’état de l’ensemble du secteur de la presse. Sauf erreur, il me semble que les quotidiens de proximité jouissent d’une situation plus ou moins enviable (sauf peut-être le Parisien). En outre, il n’est qu’à voir combien sont remplis les étalages des buralistes, pour juger qu’il y a un bon dynamisme pour un type de presse peut-être plus spécialisée ou segmentant. Inutile de faire référence à tout ce qu’on case dans le rayon « Presse féminine »(1) (la lutte éternelle contre la cellulite fait bien vendre…), je pense à des titres plutôt mensuels ou trimestriels qui se limitent à traiter d’un sujet particulier avec ambition de s’y montrer pointu et exhaustif. Par exemple, lors d’un récent passage au point-presse de ma gare, où j’avais acheté un hors-série consacré à la guerre en Irak d’un titre que je ne connaissais pas, la vendeuse m’a fait remarquer que ce numéro se vendait comme des petits pains, et qu’elle en était elle-même étonnée.

    (1) C’est marrant, il n’y a a pas de rayon équivalent « Presse masculine » (ou alors c’est signalé par la pancarte « Adultes »)

    Commentaire par Switz — 08/04/2013 @ 13:56

  10. @Scaramouche : s’il n’y avait que moi, j’aurais jeté l’éponge depuis longtemps. En réalité, je ne connais pas un seul confrère qui n’espère la même chose. Nous sommes les premiers trahis par le système, les premiers conscients aussi de ses dérives. Le vieux système qui meurt c’est l’Obs faisant sa Une avec Iacub. Le nouveau qui émerge, c’est Mediapart, XXI, le offshore leaks etc. Je ne dis pas que le niveau général va remonter, je crains que non, mais j’imagine un fossé se creusant entre un journalisme à valeur ajoutée de haut niveau et le tout venant qui n’ira que de mal en pis….

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/04/2013 @ 14:37

  11. Je suis toujours étonné de voir que vous ne faites jamais référence au Canard Enchaîné lorsqu’il s’agit de journalisme d’investigation, alors que tous les autres titres comme Polka ou XXI ont vos faveurs. Comment se fait-ce ?

    Commentaire par emmanuel — 08/04/2013 @ 14:37

  12. @switz : bien sûr, il y a une presse papier qui marche, notamment la presse féminine, mais aussi la presse spécialisée, dans ce billet, je parle plutôt du journalisme avec un grand J, autrement dit, celui que l’on considère comme indispensable au fonctionnement démocratique.

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/04/2013 @ 14:38

  13. @Emmanuel : c’est en effet un regrettable oubli de ma part. En l’espèce, le Canard a tardé à embrayer, donc le citer sur Cahuzac n’était pas forcément spontané. Plus généralement, il se trouve que j’admire la réussite du Canard (même les américains nous envient ce truc bizarre, sans pub, sans site Internet et qui marche mieux que tout le reste), simplement, je ne suis pas une adepte de la presse satirique, à titre personnel. Du coup, je ne le lis pas. A tort, certainement.

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/04/2013 @ 14:42

  14. @aliocha : je ne suis pas certain que le canard soit réellement satirique. Ils cherchent l’info, la confirment, la diffusent avec des calembours dans les titres. Mais au-delà des calembours, il s’agit bien de journalisme. Peut-être le seul journalisme libre en France, d’ailleurs, grâce à leurs réserves financières.

    Commentaire par emmanuel — 08/04/2013 @ 14:59

  15. @laplumedaliocha

    Pardon, je n’avais pas lu la distinction que vous faisiez. Néanmoins, la presse régionale représente à mon sens également le journalisme (avec grand J ou non), dans ma région le titre local n’est pas indigne. Et puis, ne sous-estimez pas la place de la presse féminine dans nos débats démocratiques: Marie-Claire (ou Elle jnsp) n’avait-il pas milité pour le Oui au référendum européen de 2005, (« le Bleu sera la couleur tendance des nouvelles collections Printemps/été »)…

    Commentaire par Switz — 08/04/2013 @ 15:02

  16. @ emmanuel (14) : bof, le Canard a quand même une forte composante satirique. Ils ont leurs têtes de turcs, les « minimares » sont quand même pour beaucoup des ragots ou des petites phrases sans grand intérêt (le concours « ma bobine partout », c’est marrant, mais ça ne va pas loin…), il y a quelques chroniques qui servent plus de billets d’humeur que de journalisme, etc. Je ne remets pas du tout en cause leurs investigations, et une bonne partie de leur articles varient de « intéressant » à « absolument passionnant », mais je ne crois pas qu’on puisse dire qu’ils ne sont pas satiriques. Ils sont les deux à la fois, journalistes et satiriques, et doués dans les deux !

    @ Aliocha : plus le temps passe, et plus je suis relativement confiant dans l’avenir du journalisme. Il y a quelques années, je trouvais aussi l’horizon très bouché, mais depuis, il y a un certain nombre d’indices qui me semblent indiquer que non seulement il y a demande (un public, des acheteurs, dites-le comme vous voulez) pour du journalisme de qualité, mais que des formules trouvent leur place pour y répondre. Je ne dis pas que la partie est gagnée (elle ne le sera de toute façon jamais), mais je ne pense pas qu’on aille vers un âge noir du journalisme. Ce qui n’empêche pas de discuter ce qui marche ou pas (et pourquoi), et de se battre pour que ça marche mieux ! 🙂

    Commentaire par Rémi — 08/04/2013 @ 15:11

  17. Bonjour,

    Ce qui me gène le plus, c’est cette presse partisane, franchement, cela me débecte. Je m’en suis rendu compte depuis 1 ou 2 ans. Presse totalement partisane, 80% dans l’idéologie de gauche et le reste dans une bouillie droitisante socialiste aussi. (comprendre par là, l’état doit tout prendre une charge et tout décider, marre ! )
    Ce qui m’en a fait prendre conscience ? les journaux étrangers, la façon de traiter et nous donner l’information entre nos quotidiens français et eux. Pas la même vision, pas la même information …
    Il y a même des journalistes qui ont dit « normal que l’on ne donne pas l’information comme ça, car il faut faire le trie pour que cela soit bien compris et comment cela doit être compris » ca fait mal hein ? on est devenue si idiot qu’on doit nous dire comment comprendre les choses ?
    Donc oui, je n’achète plus de journaux d’informations français, je regarde que les étrangers.
    Je vois qu’on nous tue une liberté par jour et que nos journalistes le justifient !
    Nous sommes beaucoup plus proche d’un régime totalitaire que d’une vraie démocratie. Et tant que la quasi totalité des journaux seront « sponsorisés » par l’état, cela ne changera pas.
    Je sais, je suis extrême, ce que je dis doit être faux, je suis un libéral dans l’âme …. toutes ces dénégations, on me les a déjà servies.
    Je fais juste un point de mon ressentie et c’est pas beau du tout.
    Donc oui, vite, une vraie investigation OBJECTIVE de l’information, sans cette bouillie partisane habituelle et la, je rachèterai des journaux français. Mais je n’y crois plus …

    Commentaire par Humff — 08/04/2013 @ 16:05

  18. @Humff
    J’ai le même ressenti que vous.
    J’ai juste peur que ce ne soit plus ancien.
    J’ai été effaré des prises de position de nombreux journaux sur le mariage pour tous (@aliocha, pour vous rassurer, je parle des journaux et donne un exemple récent,, hein, c’est tout ;-D) et notamment l’association d’une photo hyper orientée avec un article qui parle d’autre chose (j’ai vu ça dans ouest-france.fr, lemonde.fr, lu ça sur sud-ouest, entendu ce parti pris sur france inter, pour le moment). J’ai finalement dû aller lire lefigaro.fr pour avoir des avis moins tranchés (et c’est sans doute pour ça que j’en veux tant au Monde.fr et à la presse !)

    Quand, en parallèle, on sait que la presse Française (généraliste, hein, ici) est subventionnée. cela me gêne beaucoup et je suis comme vous : j’ai bien des doutes sur la presse-pilier-de-la-démocratie. en étant à peine provocateur, on devrait peut-être créer un ministère de l’information publique et fonctionnariser les journalistes, non ? 😀
    (Sauf qu’il faut bien distinguer les journalistes et les journaux)

    Plus anciennement, je me suis rappelé le traité pour l’Europe qui avait été aussi surtout traité dans le sens du « oui » (pour illustrer le côté pas si récent du problème)

    Au final, je suis moins pessimiste que vous : le « non » a fini par l’emporter dans les urnes, preuve que les medias ne peuvent quand même pas tout.
    Même si la façon de le revoter au parlement a ensuite été très limite (mais là, on ne parle plus de presse).

    Enfin, je dois préciser que je n’achète pas la presse et je suppose que cela ne me donne pas de pouvoir de la critiquer mais je n’en suis pas sûr : qu’en pensez-vous Aliocha et vous, ses commentateurs, d’ailleurs ?

    a+
    BigBen

    Commentaire par BigBen — 08/04/2013 @ 17:29

  19. @ Humff

    Je ne suis pas une professionnelle donc je suis comme vous et je fais la différence entre le journalisme d’information et celui d’opinion . Ce ne sont très probablement pas les mots exacts mais je ressens la même chose que vous tout en sachant que les anglo-saxons ont une manière de faire du journalisme qui n’a rien de semblable à la nôtre laquelle est plus « littéraire » plus dans l’analyse plus personnelle . Les faits sont rarement livrés brut de décoffrage , on vous les mâche jusqu’à les digérer et je comprends que ça vous agace. De là à l’interprêtation et le maquillage il n’y a qu’un pas. J’ai vu les mêmes images au J.T être prêsentées de façon totalement opposée par nous d’abord et la B.B.C. ensuite … Les amateurs de rigueur se posent des questions .

    .

    Commentaire par Scaramouche — 08/04/2013 @ 17:33

  20. Et si nous assistions au printemps du journalisme ? …avant de recommencer à aduler les vieux démons ?…

    Commentaire par zelectron — 08/04/2013 @ 17:43

  21. @ Humff

    « Et tant que la quasi totalité des journaux seront « sponsorisés » par l’état, cela ne changera pas. »

    C’est bien connu, la presse est concentrée dans les mains de l’Etat et pas du tout dans celles de groupes privés.

    @ Bigben

    « J’ai finalement dû aller lire lefigaro.fr pour avoir des avis moins tranchés »

    C’est sûr que ce canard-là est bien connu pour son sens de l’investigation et de la finesse.

    Commentaire par gf — 08/04/2013 @ 17:58

  22. @gf
    Il faut commencer à vous instruire :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Aides_%C3%A0_la_presse_en_France

    Après, des recherche Google vous donnerons beaucoup plus d’informations ! OUI la presse est aux ORDRES justement parce que c’est l’état qui donne l’argent !

    Ensuite, syndicat majoritaire pour la presse : SNJ (je vous laisse chercher son idéologie …)
    Ensuite, Terra Nova, réservoir d’idées avec de très nombreux journalistes à l’intérieur ….

    Je pense qu’il est temps que les gens ouvrent les yeux … Vraiment temps …

    Commentaire par Humff — 08/04/2013 @ 18:12

  23. L’alternative à l’absence de financement de l’État (que les gouvernements soient de droite ou de gauche ne change rien au fait que la presse reçoive des aides) est tout simplement le financement par des groupes privés. C’est un pari de notre République pour favoriser la presse. Les cas américains ou anglais sont à part, car ils ont effectivement de grandes traditions journalistiques, m’enfin chez eux le ton est inverse : tout libéral. Je pense que c’est plus lié à une tradition et identité française qu’à une presse aux ordres. Notre UMP parait bien socialiste aux américains, alors c’est sûr que le curseur est ailleurs ici. Dans tous les autres pays, presse privée aux mains de groupes d’intérêt dit encore plus presse aux ordres. Il n’y a qu’à voir en Amérique Latine… Presse privée et manque de formation des journalistes font un système médiatique plus que médiocre, en abrutissant les gens avec des faits divers passés en boucle, et des articles politiques reprenant les communiqués de presse des partis.
    Quant au Canard, je reconnais sa pertinence et le besoin d’un journal d’investigation poussée, mais j’avoue que je ne supporte pas le style.
    Aliocha, ne pensez vous pas que la précarité croissante chez les journalistes a aussi joué un rôle dans cette baisse ou ce manque de qualité et de profondeur ?

    Commentaire par eczistenz — 08/04/2013 @ 18:44

  24. eczistenz,
    en effet ! la précarité engendre la peur qui est mauvaise conseillère ou tout du moins ne prédispose pas à la sérénité/objectivité qui se devrait.

    Commentaire par zelectron — 08/04/2013 @ 18:52

  25. La précarité, ca va même plus loin… On se sépare des personnes expérimentées mais « coûteuses », pour embaucher des gens plus taillables et corvéables, et avec peut être moins de profondeur et de recul, moins de capacité d’analyses… des contrats précaires qui ne poussent pas à prendre des risques… Précarité qui pousse à moins questionner les lignes éditoriales, les rédac’chefs, moins de débats de rédaction, moins de questionnements…

    Commentaire par eczistenz — 08/04/2013 @ 19:34

  26. Moi ce qui me manque ce sont les plumes. La novlangue de la com’ s’est insinuée partout, tout est « acté » et « impacté »… Quelle misère! Donnez moi un écrivain, rendez moi ma langue, et je me remets à lire les journaux au quotidien.

    Commentaire par Zarga — 08/04/2013 @ 20:51

  27. @Zarga : et pourtant les plumes existent. En collaborant à la revue Crimes et Châtiments (hélas disparue….), j’ai découvert des plumes fabuleuses. Par exemple, le chroniqueur judiciaire de Reuters Thierry Leveque a une plume magnifique, mais qu’il ne peut exprimer dans le format d’une dépèche. Si vous trouvez la revue en librairie (c’est un mook), jetez un coup d’oeil, vous serez bluffé.

    @Tous : l’émission Secret des sources de France culture que j’écoute en ce moment traite du traitement de l’affaire Cahuzac avec des journalistes du Monde et du Canard, passionnant : http://www.franceculture.fr/emission-le-secret-des-sources-affaire-cahuzac-la-presse-va-t-elle-aller-jusqu-au-bout-2013-04-06

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/04/2013 @ 21:25

  28. Libé a-t-il dérapé sur Fabius ? Pour la rédaction, la réponse est oui : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15395

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/04/2013 @ 21:28

  29. @eczistenz : bonne question, je n’en sais rien…ça voudrait dire que les pigistes comme moi font de la m….. 😉 entre nous, avoir faim obligerait plutôt à travailler plus dur, surtout qu’on ne fait pas de cadeau aux pigistes, ils sont plus faciles à jeter que des kleenex même si nous avons sur le papier un statut très protégé (vous êtes vite assimilé à un CDI pour peu que vous ayiez des commandes régulières de la part du même titre…théoriquement). J’en reviens toujours au système et à ceux qui nous gouvernent, on fait ce qu’on nous demande de faire. Maintenant, si la presse était riche, indépendamment de la question de la précarité, elle ferait sans doute mieux simplement parce qu’elle aurait plus de moyens. Il ne faut pas oublier que les éditeurs de presse n’ont jamais su négocier le prix du papier, ni les coûts d’impression et de diffusion (syndicat du livre), donc ils ont toujours tiré sur le coût des journalistes, c’est la seule variable qu’ils maitrisent. Forcément, il arrive un moment où le système s’épuise. Faute d’être en nombre suffisant on se recopie les uns les autres, on ne couvre plus tout, on écrit des papiers plus courts, bref, le remplissage grignote peu à peu le journalisme avec un grand J….

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/04/2013 @ 21:37

  30. @scaramouche… en 7
    Tous les jours des millions de professeurs essayent de ramer à contre courant et de tirer vers le haut des millions d’élèves, dans la plus grande indifférence des parents qui ne savent que cracher sur les fainéants avec plein de vacances, contre le pouvoir qui ne donne ni moyen, ni ambition, ni espoir, ni outil. Et je ne parle même pas de « l’opinion publique »

    Commentaire par herve_02 — 08/04/2013 @ 22:07

  31. Herve_02,
    ne confondons pas les enseignants de terrain et les ronds de cuir de « l’edunat » qui sont légion et fabriquent soit des programmes abscons ou sont en mission on ne sait où ou encore en congé, c’est là même que certains touchent leurs émoluments sans être présents depuis des années …

    Commentaire par zelectron — 08/04/2013 @ 22:33

  32. @zelectron,

    je ne me sens pas concerné, mais il suffit de se souvenir de la lettre de la fcpe du 77….

    Commentaire par herve_02 — 08/04/2013 @ 22:39

  33. @ Hervé02 : Comme dans tous les métiers, vous avez des enseignants extraordinaires et des idiots. Remarquez, je pense qu’il suffit d’avoir eu dans sa vie un ou deux bons enseignants pour décoller, parce qu’ils vous auront montré l’interêt et la méthodologie de leur savoir.

    Commentaire par Dorine — 08/04/2013 @ 22:50

  34. oui, c’était juste pour rebondir sur la remarque de scamarouche et penser aux profs (certains), comme les journalistes (certains) qui essayent de tirer vers le haut leur « public » et probablement des millions de petites gens qui font du mieux qu’ils peuvent, dans leur coins, à contre courant de la société actuelle du vite fait mal fait, de l’incompétent qui ferme sa gueule que l’on préfère à celui qui sait faire mais ne se laisse pas faire.

    Il y a des millions de gens qui s’usent et perdent le feu sacré dans cette société de la médiocrité. Que restera-t-il quand cette flamme de l’espoir ce sera éteinte ? faudra-t-il revenir à des âges sombres pour que renaisse une volonté, une lueur dans la nuit ? qu’aurons perdu entre temps, combien de bonnes gens sacrifiés ? d’enfant immolés au moloch ?

    bigre… le vent mauvais souffle ce soir…. respirons…

    Commentaire par herve_02 — 08/04/2013 @ 23:06

  35. herve_02,
    oui

    Commentaire par zelectron — 08/04/2013 @ 23:08

  36. Bonsoir,
    Récemment, dans une gare, je me suis longtemps demandé quel quotidien j’allais bien pouvoir acheter pour meubler mes deux heures de trajet. Rien dont j’ai pensé qu’il pouvait m’apporter un avis documenté, un tant soit peu consistant, pas orienté-militant… Passant aux hebdomadaires: pas mieux inspiré… Aujourd’hui j’ai quand même acheté le Monde mais ça m’agace de penser que le point de vue ne me surprendra peut-être pas. A tort ? Chez mes parents je parcours parfois La Croix, mais je ne peux pas lire que ça…
    Je me sens capable de payer ce qu’il faudra pour une info qui me paraîtra consistante dans l’effort de recherche et de présentation. Respectable intellectuellement.
    Je cherche sur votre blog tout ce qui me manque et pourrait se lire sur du papier, parce que ma femme à horreur de me voir lire des écrans, et que je préfère encore les journaux et les bouquins.
    Continuez.

    Commentaire par NP — 08/04/2013 @ 23:33

  37. Bonsoir Aliocha

    Je ne voudrais pas avoir l’air de faire la fine bouche, mais j’ai toujours été un peu chiffonné par la manière dont Médiapart a mené son affaire.

    Bien sûr l’affaire Cahuzac a éclaté. Bien sûr c’est à la suite des informations publiées par Médiapart. Bien sûr c’est un effet heureux pour la démocratie.

    Mais quand même. À l’origine, il y avait seulement un enregistrement téléphonique, avec une voix difficile à identifier. Et puis c’est à peu près tout. Pour le reste, il s’est seulement agi de sommer Jérôme Cahuzac de prouver son innocence au moyen d’une plainte pour faux qui aurait été centrée sur l’authenticité de l’enregistrement et par ricochet sur les faits de fraude qui lui étaient imputés, plutôt qu’au moyen d’une plainte en diffamation qui aurait été centrée sur le caractère suffisant pour une publication des investigations de Médiapart ; puis finalement comme la manœuvre menaçait d’échouer, Médiapart a écrit au procureur de Paris pour demander l’ouverture d’une enquête judiciaire indépendante (ici http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/291212/affaire-cahuzac-la-lettre-de-mediapart-au-procureur-de-la-republique )

    Depuis le départ, je suis mal à l’aise avec ça. Il n’appartient pas à un organe de presse d’écrire au procureur pour provoquer une enquête pénale à propos de faits qu’il a révélés. D’une certaine manière, Médiapart a instrumentalisé les moyens d’enquête de la justice pénale pour étayer, compléter ou valider ses investigation. Pour moi, Médiapart est sorti de son rôle. Cette fois-ci, c’est pour une bonne cause. Mais la prochaine fois ?

    D’accord avec vous pour dire que cette affaire pose une nouvelle fois la question du fonctionnement de notre démocratie et celle de la pertinence du « journalisme à la française ».

    Cependant, quand on voit la une de Libération ce matin, n’est-il pas trop tôt pour se réjouir de l’arrivée du « printemps du journalisme » ? La presse fera-t-elle du meilleur travail quand la parole d’un ministre apparaîtra à tous comme forcément suspecte ? La démocratie fonctionnera-t-elle mieux parce que le bénéfice de la présomption d’innocence sera refusé par principe à tous les détenteurs du pouvoir politique ?

    Faut-il vraiment voir dans cette enquête-là de Médiapart, un modèle de journalisme ? Faut-il dans l’analyse de ce que doit être ou de ce que pourrait être le travail et le rôle de la presse se laisser guider et peut-être aveugler par les conséquences spectaculaires qui ont résulté de cette série d’articles de presse ?

    Dans cette affaire-là, dans laquelle un titre de presse plutôt que de poursuivre ses investigations par des moyens purement journalistiques, s’empare du rôle de chevalier blanc de la démocratie, je vois plus de questions épineuses que de solutions efficientes à la crise de la presse et des institutions démocratiques.

    Commentaire par ranide — 09/04/2013 @ 00:51

  38. Lors de la création de Mediapart, j’étais là, un des premiers abonnés. Abonné au LeMonde.fr et à Mediapart en même temps alors que les uns et les autres se détestaient pas toujours cordialement.

    Dans l’article ci-joint, on parle de l’émission Arrêt sur Images. J’étais aussi a sa création sur internet quand France3 n’en a plus voulu.

    Arrêt sur Images ( appelé aussi ASI ): une émission de critique de la presse, des média.

    Alors quand je vois Aliocha, blogueur sur le journalisme qui rappelle tout cela, je me dis que je ne me suis pas trompé, il fallait les suivre tous, Lemonde.fr, Mediapart, ASI, Laplumedaliocha, pour avoir une information différente, une information nécessaire et obligatoire en France.

    Les journalistes doivent s’en réjouir mais pas seulement eux. Les citoyens aussi.
    Les hommes et femmes politiques aussi. Car dans cette période où les mauvaises nouvelles sont légion, il faut aussi voir les bonnes.

    Comme il a été bon que mr Cahuzac avoue car la procédure judiciaire sera accélérée, car les autres hommes et femmes politiques fautifs doivent savoir que c’est plus courageux d’avouer une faute que de nier tant et tant.

    Car cela doit aider la France et sa démocratie à aller vers un mieux.

    En tout cas, c’est tout le bien que je nous souhaite…

    Commentaire par Marc Andres — 09/04/2013 @ 02:45

  39. @ Herve 02 en 30

    La plupart des professions sont tellement dévalorisées qu’il est bien difficile de susciter des vocations . Avec les adages « tous des voleurs  » pour les commerçants ou « Tous pourris » pour les politiques sans compter les pertes de confiance envers les médecins et le manque de respect pour les professeurs il est bien difficile pour les jeunes de s’enthousiasmer pour un métier ou quoi que ce soit. Prendre des initiatives devient de plus en plus compliqué qu’on soit fonctionnaire ou libéral car la paperasserie encombre la plupart des professions qui n’ont plus de libérales que le nom et doivent suivre des « protocoles » en étant perpétuellement dans le collimateur.
    Quand les gens ne sont pas heureux dans leur travail ils vivent mal, les gens ne sont pas heureux en France parce que leur travail est stressant et peu gratifiant et en plus aléatoire pour beaucoup.
    J’entends partout le même refrain de ceux qui rament pendant que d’autres « profitent » et je pense que c’est le mal français. Ce qui rend tout insupportable c’est cette non reconnaissance du travail quand il est bien fait (et payé au SMIG , soit le même tarif que celui qui se croise les pouces.)
    Ce qui rend tout insupportable c’est le voisin qui magouille et passe à travers les mailles du filet ou les privilèges et promotions des copains .. Ce qui rend tout insupportable c’est cette impression continuelle de  » se faire avoir » parce qu’on ne sait pas se débrouiller .
    Tous les métiers sont concernés Hervé , les profs et les journalistes comme les autres parce que j’imagine aussi cette profession très encombrée et que pour quelques-uns très connus beaucoup attendent leur tour et le scoop de leur vie.
    C’est dans tous les métiers qu’il faudrait un printemps , en fait il faut retrouver la foi celle qui « abat les montagnes!) Aliocha nous donne l’espérance , ne manque que la charité et la bienveillance et pour ça la crise risque de changer la donne.

    Commentaire par Scaramouche — 09/04/2013 @ 07:15

  40. Question idiote (ben oui) à Aliocha : Mediapart reçoit il à l’instar de la presse quotidienne des subventions de l’Etat ?

    Commentaire par mussipont — 09/04/2013 @ 14:41

  41. @ ranide
    Je ne crois pas que Médiapart se soit contenté d’un enregistrement pour assurer que Cahuzac avait un compte en Suisse transféré à Singapour. Que je sache, les aveux de Cahuzac ont confirmé qu’il avait bien transféré son compte à Singapour alors que l’enregistrement en question ne parlait pas de Singapour. Donc, Médiapart avait d’autres billes. Contrairement à ce qu’une buse obsédée comme Aphatie ne cessait de seriner ( http://www.acrimed.org/article4036.html ), la « preuve » au sens journalistique, est différente de la preuve judiciaire. C’est tout à la fin que la Justice intervient (quand elle intervient). Dans toutes les grandes affaires, il y a rarement des preuves dans le sens où l’entend Aphatie. Le plus souvent, ce que les journalistes cachent, c’est les sources. Ça fait d’ailleurs partie des obligations du métier, ce que ne comprennent pas Aphatie ou Roger-Petit (une autre buse qui soutient les délires d’Aphatie : http://leplus.nouvelobs.com/contribution/809807-cahuzac-et-si-jean-michel-aphatie-posait-de-bonnes-questions-sur-mediapart-et-plenel.html ), qui n’ont sans doute jamais fait un reportage ou une enquête dans leur vie. Ils se contentent de blablater. Dans l’affaire du Watergate, il n’y avait pas de preuves, simplement les révélations de deux journalistes informés par « gorge profonde ». Franchement, qui peut croire que ce vieux roublard opportuniste de Plenel aurait risqué la vie de son canard (en cas de foirade, c’était la fin de Médiapart, qui jouait sa réputation sur le coup) sans avoir un minium de billes ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 09/04/2013 @ 22:02

  42. @scaramouche…

    je dois vous faire confiance sur « le voisin » qui magouille et que ca mine de trop la société vertueuse, ou la bureaucratie qui nempèche tout le monde de vivre heureux dans un libéralisme salvateur.

    Je ne suis pas dans cette dynamique et je n’arrive pas à réfléchir la dessus. Car on en revient tout de même au « voisin contre voisin » quand, in fine, ils se font tous les deux écraser. On dit que dans les chambres à gaz, comme le zyclon B était plus lourd que l’air, commençaient à mourir les plus proche du sol. S’apercevant de cela , les plus malins? vifs? odieux? inhumains? piétinaient les autres pour gagner quelques secondes?/minutes? C’est exactement l’image qui me vient à l’esprit lorsque j’entends quelqu’un m’expliquer que mon voisin à plus que moi et que j’ai du mal parce qu’il profite plus que moi de la « grande largesse » de l’état assistanat et que l’on devrait faire quelque chose.

    La crise de l’espoir ne vient pas de l’autre qui profite de trop, mais de ceux qui dirigent la société (politiques et monde économique) et qui ont transformé l’humain, sa brique originel, l’ ἄτομος [atomos], le grain indivisible de Démocrite de la société, comme un flux gênant qu’il fallait canaliser et qui serait la variable d’ajustement du progrès social que nous procurerait le libéralisme triomphant qui se lève sur une nouvelle aube de l’humanité.

    je suis trop vieux pour être aussi visionnaire…

    Commentaire par herve_02 — 09/04/2013 @ 23:16

  43. @Mussipont : je le savais, j’ai oublié. Il faut que j’aille voir du côté de l’association de la presse en ligne…

    @Gilbert : Arfi sur @si rappelle un point important, la voix de l’enregistrement s’énerve sur le compte en évoquant l’échéance électorale municipale à laquelle il se présente dans les semaines suivantes et justement, Cahuzac se présentait….Assurément, ils avaient autre chose. Je recommande d’ailleurs l’émission d’@si de vendredi où Arfi s’explique très bien là-dessus et ajoute des éléments.

    Commentaire par laplumedaliocha — 10/04/2013 @ 09:39

  44. […] Il aura fallu l'aveu, après des mois de menaces et de dénégations, pour que l'affaire Cahuzac éclate enfin. Jusque là, les révélations du site Mediapart sentaient le souffre. Elles sortaient d'une …  […]

    Ping par Et si nous assistions au printemps du journalis... — 10/04/2013 @ 11:07

  45. Je souscris à 200% au commentaire de Ranide (37). Que Mediapart fasse du journalisme, du vrai, très bien. Qu’ils s’autoproclament dernier rempart de la démocratie, procureurs, donneurs de leçons de morale (morale fiscale, Mediapart, qui se définit un droit personnel « en avance sur la loi » avec une TVA à 2,1% ?..) et de vertu professionnelle à leurs confrères (cf. l’édito de Plenel contre la Une de Libé…), qu’ils se vantent de pouvoir faire sauter la République (on a besoin de ça, et d’exciter les foules, en ce moment, c’est sûr), non. Il y a du puant, là-dedans, et le mérite d’avoir exposé ce qui devait l’être ne délie pas de ses autres responsabilités.

    Commentaire par VilCoyote — 10/04/2013 @ 18:14

  46. @ VilCoyote
    Pourquoi voulez-vous que Médiapart, ainsi que les autres entreprises de presse en ligne, paient davantage de TVA que Libération, Minute, le Nouvel Observateur ou Le Figaro ? Et pourquoi le moustachu ne mettrait pas le nez de Demorand dans sa merde, à partir du moment où le personnel de Libération, représenté par la SCPL, se bouche le nez :
    « La SCPL déplore que Libération ait relayé ce matin une rumeur sans fondement sur un prétendu compte en Suisse de Laurent Fabius, avec pour effet de l’accréditer. Notre travail de journaliste ne consiste pas à rendre publique une rumeur, mais à enquêter pour savoir si elle correspond à des faits. Ce travail élémentaire n’a pas été fait. Il s’agit là d’une faute déontologique grave.

    Cet épisode dommageable à l’image de Libération, qui engage la responsabilité de Nicolas Demorand, illustre une nouvelle fois la mauvaise gouvernance du journal. Il confirme l’urgence de l’élection d’un directeur de la rédaction de plein droit, en vertu des statuts de l’entreprise, réclamée depuis le 19 mars par 94 % de l’équipe. A nouveau, la SCPL l’exige dans les plus brefs délais. »

    Commentaire par Gilbert Duroux — 10/04/2013 @ 20:31

  47. Ah, moi, je ne veux rien, c’est le Fisc qui veut.
    Quant à la merde de Demorand, si c’est fort bien qu’elle lui revienne dans la gueule (malgré sa pathétique justification « Mais non vous n’avez pas compris ce qu’on voulait dire »), le fait que ce soit Plenel qui dégaine à grande vitesse alors qu’il a, encore une fois, une conception douteuse de ce que sont ses responsabilités, qu’il vienne se poser en calmeur de jeu alors qu’il fout le plus possible la merde, je trouve ça un peu fort de calva.

    Commentaire par VilCoyote — 10/04/2013 @ 20:46

  48. « Ah, moi, je ne veux rien, c’est le Fisc qui veut ».
    Vous ne voulez rien ? Vraiment ? Pourtant j’aurais juré que vous leur reprochiez de se battre contre le fisc.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 11/04/2013 @ 00:50

  49. A noter une table ronde organisée par Acrimed le 25 avril sur « formation et déformation des journalistes », avec Jean Stern directeur pédagogique de l’EMI-CFD et Franz Durupt, journaliste, ancien élève de l’ESJ de Lille.

    Commentaire par eczistenz — 11/04/2013 @ 16:40

  50. Bonsoir à tous

    @ Gilbert Duroux

    Vous savez dans les actions en diffamation, en pratique, ce qui est au centre de la procédure, ce n’est pas tant la vérité des faits publiés que le sérieux des investigations et la bonne foi du journaliste. Si bien qu’un journaliste peut être condamné pour avoir dénoncé des faits qui ultérieurement se révèleront comme vrais, si les investigations qu’il a menées au moment de la publication paraissent trop légères ; à l’inverse, il peut être relaxé pour avoir relaté de fausses informations, si ses investigations apparaissent sérieuses.

    Il faut aussi revoir la première émission d’@si consacrée à cette affaire (c’est l’émission du 14 décembre, pour ceux qui sont abonnés) où étaient invités Fabrice Arfi et Hervé Martin du Canard Enchaîné. Cette émission est très intéressante d’abord parce qu’elle met en présence deux générations de journalistes : Fabrice Arfi, tout fringant, avec cette pointe d’arrogance fougueuse propre à la jeunesse ; Hervé Martin, blanchi sous le harnais et à qui l’expérience a appris que l’essentiel c’est de durer et que pour durer il faut savoir parfois résister aux emballements juvéniles.

    Ensuite parce que Fabrice Arfi explique très bien que dans les articles publiés, les preuves soumises à la discussion publique consistaient seulement dans ce fameux enregistrement et qu’en effet, les révélations du journal s’appuyaient aussi sur des « sources » qui ne pouvaient pas être dévoilées dans le cadre des articles publiés mais qui le pourraient en cas de procédure en diffamation dans le cadre de la procédure d’offre de preuves.

    Là je coince.

    Imaginez, même si c’est difficile à imaginer aujourd’hui, que Jérôme Cahuzac ait été innocent : quel renversement des principes ! Pour répondre à une accusation par hypothèse fausse, il est sommé de prouver son innocence pour contrer des pièces et des preuves qui ne sont pas toutes montrées ni même nommées, avec le risque qu’une démonstration maladroite ou faiblarde devienne un élément à charge.

    Et puis ça pose quand même la question de savoir où se situe le lieu naturel du débat démocratique. Pour moi, c’est le comptoir du café du commerce, les forums, les tribunes dans les journaux, les marchés, les foires…, ce qui suppose que l’ensemble ou au minimum l’essentiel des pièces et des preuves qui étayent l’accusation soit soumis à la discussion du public, c’est-à-dire publié. Dans la logique de Médiapart, c’est le prétoire qui devient le lieu naturel du débat démocratique, puisque c’est seulement à l’occasion d’une procédure en diffamation que les pièces essentielles sont susceptibles d’être dévoilées. Pour moi cette logique porte en elle un dévoiement de la notion de débat démocratique que Médiapart prétend servir ; soit déformation professionnelle soit solidarité due à l’âge, je me sens plus proche sur ce coup-là de la retenue d’Hervé Martin et du Canard Enchaîné.

    Oui mais direz-vous ce « scandale » qui éclabousse la République (M. Plenel n’est jamais avare de grands mots) peut justifier qu’on bouscule quelques principes. Je ne suis pas sûr. D’abord c’est un « gros » scandale, surtout en raison du contexte, de la qualité de ministre chargé de lutter contre la fraude fiscale de Jérôme Cahuzac, de la réaction toute en connivence de la classe politique et de la dureté des temps. Après on est sur des faits de fraude qui remontent à plus de 10 ans, qui mettent en cause la responsabilité individuelle d’un ministre plus technicien que « poids lourd » politique dans le gouvernement et qui sont bien antérieurs à sa prise de fonction, bref, ce n’est tout de même pas le scandale de Panama. Et puis, c’est toujours un peu dangereux de jouer avec les principes.

    Dans le fond, je trouve que le « où sont les preuves ? » de Mme Clark, et les variations sur ce thème d’Aphatie et des autres étaient partiellement justifiés. Ce qui ne l’était pas, c’est qu’ils se soient dispensés d’enquêter à leur tour et aient préféré instruire à charge le procès médiatique de leur confrère.

    Commentaire par ranide — 12/04/2013 @ 00:20

  51. « En politique, ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai » (Talleyrand).

    « L’opportuniste Plenel » (pas faux) et auteur de la « Part d’ombre » livre fondamental – voire fondamentaliste – dont le propos est de présenter : « la colère d’un citoyen…explorant les coulisses d’un règne présidentiel, ses secrets et ses mensonges » est en réalité, la combinaison et l’exacerbation de deux des passions essentielles de Plenel : un violent et « motivé » réquisitoire contre François Mitterrand ; un plaidoyer pro domo pour sa conception du journalisme, plus particulièrement, du journalisme d’investigation : « si j’ai écrit ce livre, c’est pour rappeler à Balzac et à ses épigones mitterrandiens qu’hélas, l’improbable, sinon l’invraisemblable, est parfois vrai ».

    En attaquant de face… Honoré de Balzac « l’ennemi héréditaire » des journalistes avait eu la prescience d’écrire une phrase qui semble avoir été destinée par avance au cas Plenel : pour le journaliste, tout ce qui est probable est vrai. Ou si l’on préfère, si ce n’est pas vrai c’est vraisemblable » (« La Face cachée du Monde » – Fayard 2002 – p.133).

    Pour Plenel le premier devoir du journaliste ne consiste pas à sacrifier à l’exigence de vérité, mais de « porter la plume dans la plaie ». Son credo : l’engagement envers et contre tout, y compris contre la vérité. Le poids du Monde est tel à l’époque que le faux scoop monumental de Panama (financement du PS via le gouvernement du général dictateur Noriega) a été repris par l’ensemble de la presse et les médias sans avoir pris aucune distance critique avec son contenu.

    L’affaire du Rainbow Warrior est tout aussi éclairante – une pure construction de ce que peut être PARFOIS le journalisme d’investigation de Plenel.

    Un dialogue savoureux reconstitué à partir des confidences de Guy Perrimond conseiller de presse de Pierre Joxe à l’époque est le suivant :

    – J’ai écrit ce papier après une longue investigation…
    – Edwy je t’en supplie, tu arrêtes ! Ne me raconte pas cela, à moi…
    – Si je t’assure…
    – Reconnais que c’est une construction, et qu’on te l’a soufflée

    Le téléphone raccroché, Guy Perrimond se précipite dans le bureau de Pierre Joxe pour lui annoncer le « scoop » de Plenel, qui va relancer l’affaire. Les deux hommes n’ignorent pas que Laurent Fabius est en train d’ouvrir son « parapluie ».

    Après avoir lu l’article avec son titre au conditionnel : « Le Rainbow Warrior aurait été coulé par une troisième équipe de militaires français » Perrimond rappelle Plenel : « J’ai relu ton papier. Je maintiens : c’est une construction.

    – Oui c’est vrai, j’ai créé l’évènement » répond le journaliste d’investigation.

    Plenel a raison : la machine politico-médiatique s’emballe. Jornaux, radios, télés ne parlent que de la « troisième équipe », ainsi que la crise politique qui s’annonce. L’opération est tout bénéfice pour lui. Avant même la démission du ministre de la Défense, il peut savourer sa victoire.

    Oui il a eu le premier l’intuition d’un conflit latent au sommet de l’Etat entre « les forces du mal » ou « du passé » (Mitterrand, Hernu) et celles de l’avenir (« Fabius »).

    Oui, il tire un immense plaisir d’avoir joué, violé ses sources pour « faire la lumière ».

    Et lorsque, enfin, Charle Hernu est sacrifié sur l’autel du journalisme d’investigation, Plenel invite ses amis dont Georges Marion, avec qui il a travaillé tout au long de l’affaire à sabler le champagne. On imagine la scène : Plenel-Rastignac fête avec son « premier cercle » sa première grande victoire parisienne – la tête d’un ministre qu’il a voulue, qu’il a été chercher et qui est tombée (p.119).

    Edwy Plenel n’a sans doute jamais oublié la parole de celui qui fut son maître à penser – Daniel Bensaïd – prononcée en 1973 : « Nous avons raison d’avoir tort ».

    Il est vrai que cette logique, hélas longtemps répandue, a beaucoup nui à la gauche (Cf. le fameux : « il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron)

    Ainsi, grâce ou à cause de ce journalisme d’investigation (de dénonciation ?) le « malheureux » Cahuzac a longtemps été cru maintenant il est cuit…

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 14/04/2013 @ 09:59

  52. […] L’affaire Cahuzac. Ses conséquences sur le journalisme, d’après Aliocha. […]

    Ping par Veille hebdomadaire – 14.04.13 | Biblio Kams — 14/04/2013 @ 14:55

  53. Ce qui est remarquable, chez Plenel, c’est sa faculté à réécrire l’histoire et à tout le temps se donner le beau rôle. Il est tellement convaincant qu’on se demande s’il ne finit pas par croire lui-même aux fables qu’il raconte (ça a un nom, je crois, cette pathologie ?) Ainsi, il prétend aujourd’hui, contre l’évidence, qu’il s’est toujours battu contre Minc et Colombani et que c’est tout juste s’il les connaissait. En tous cas, il jure mordicus qu’il n’a jamais été proche de Colombani. Il en était tellement éloigné… qu’il en a fait son témoin de mariage.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 15/04/2013 @ 01:42


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