La Plume d'Aliocha

06/03/2013

Quand Laurent Joffrin s’explique sur DSK

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 21:07
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5411479Le patron de l’Obs, Laurent Joffrin, se justifie longuement dans un article mis en ligne aujourd’hui sur l’affaire Iacub. En substance, il nous explique que DSK soulève un problème de société, que son rapport aux femmes interroge sur le gouvernant qu’il aurait pu être, que le livre mis en Une n’est pas celui d’un journaliste – enquêter sur les moeurs sexuelles, vous n’y pensez pas, quelle horreur ! – mais d’une romancière (1), qu’il est enfin intervenu après l’affaire du Sofitel et que les règles de la vie privée s’en trouvaient changées. On l’aura compris, face à l’accusation d’avoir voulu faire un coup que Voici lui-même n’aurait pas osé, il fallait trouver des raisons d’intérêt public. C’est pourquoi nous découvrons les vraies motivations fort éloignées, c’est évident, de toute intention de vendre du papier à n’importe quel prix. Ici, il s’agissait donc de plonger en compagnie d’une romancière au coeur de la psychologie d’un politique qui fut de premier plan, d’appeler « l’art » à la rescousse de l’information, puis de diffuser largement cette analyse d’un intérêt capital sur la sexualité et le pouvoir et, plus profondément, sur certaines positions philosophiques plaçant la satisfaction du désir au centre de la société. Concernant ce dernier point, un exemple de philosophe parmi d’autres me vient à l’esprit, Dany-Robert Dufour, dont les travaux éclairent bien davantage le sujet, notamment via une comparaison qui pourrait plaire à l’Obs entre Mandeville, le père du libéralisme et la pensée de Sade. Hélas, ce-dernier écrit des ouvrages arides, il n’a pas eu l’idée géniale de mener une enquête de terrain, de l’intituler »roman », puis de dévoiler l’identité du cochon expérimental faussement mystère. Quelle leçon  ! Non pas sur le sexe et la société, mais bien sur le fonctionnement de notre société médiatique.

Querelles d’intellos parisiens ?

« On s’en fout de ces querelles d’intellos parisiens » se sont écriés les lecteurs en choeur sur les forums Internet, tandis que la profession dénonçait les méthodes de l’Obs. Non, on ne s’en fout pas. Car ce sont les médias qui façonnent la société, eux qui trient l’information et la hiérarchisent, eux qui décident ce qui mérite d’être mis en avant et ce qu’il faut taire, eux qui au travers de cet exercice diffusent des modèles, défendent des valeurs, fabriquent des héros, désignent des boucs-émissaires, font et défont des fortunes, des réputations, des carrières politiques. A tel point qu’ils déterminent par exemple largement les décisions des éditeurs de publier ou non un ouvrage selon l’accueil que ces derniers espèrent obtenir dans la presse, lequel accueil conditionne les ventes. Ce n’est pas rien tout de même que de sélectionner, fut-ce indirectement, quelle pensée sera diffusée ou pas, surtout quand on mesure à l’aune de quels critères marketing on opère ces choix. Je vous livre la recette miracle : il faut faire con et racoleur pour toucher la cible la plus large possible. Même les politiques finissent par agir en fonction de ce qu’attendent les journalistes, en application d’une pensée similaire à celle précédemment décrite. Dans ces conditions, récompenser d’une couverture et de l’incroyable publicité qui va avec, la démarche consistant à livrer des confidences sexuelles relevant de la vie privée, c’est montrer qu’une telle attitude est méritante, c’est non seulement la cautionner mais l’encourager. C’est donc donner une leçon de morale, en même temps qu’assurer ses ventes et celles de l’auteur que l’on met en avant. Peut-on encore dire que l’on s’en fout lorsqu’on prend la mesure de l’incroyable pouvoir des médias ? On l’aura compris, éteindre la télévision et s’informer uniquement sur les blogs n’est qu’une illusion de solution puisque le monde dans lequel on vit est entièrement tributaire du pouvoir médiatique. Et peut-on s’exonérer de sa responsabilité, du côté du média concerné, en avançant de pauvres arguments sur la pseudo-compréhension que l’on pourrait tirer de ce livre, alors que tout le monde a saisi depuis bien longtemps de quoi il retournait s’agissant de DSK ? Il n’y a visiblement qu’à la direction de l’Obs qu’on croit encore avoir découvert le robinet à tirer l’huile des murs sur le sujet…

Rompre les amarres

Mais il y a infiniment plus grave. Puisque Laurent Joffrin estime que l’indignation soulevée par l’Obs appelle une réflexion sur le journalisme, sous prétexte que son journal serait en partie victime d’une haine  plus générale du public à l’égard des médias, alors ouvrons-là cette réflexion. Que les lecteurs se rassurent, elle sera rapide. Choisir de consacrer la Une  à ce livre, c’est considérer que cette semaine-là il ne se passait pas grand chose d’aussi important en France et dans le monde que la parution de Belle et bête. C’est donc écarter la crise économique mondiale, l’ensemble des dossiers géopolitiques, la politique intérieure française, l’Europe et j’en passe, en estimant que l’affaire du cochon appartenait à la courte liste des actualités majeures. Quelle sinistre plaisanterie ! A supposer même qu’il s’agisse là de vie intellectuelle plutôt que d’actualité générale – ce qui est soutenu -, qui peut prétendre sérieusement que ce livre constitue un évènement culturel majeur ? Et si c’est de l’information, laquelle ? Dans son Manifeste sur l’avenir du journalisme, le magazine XXI souligne une chose très juste : des pans entiers de l’actualité ne sont plus explorés. Autrement dit, quand les médias, qui se plaignent déjà d’être au bord de l’asphyxie économique, concentrent en même temps leurs maigres moyens sur les mêmes sujets et les font tourner en boucle jusqu’à la nausée, alors nous devenons sourds et aveugles à une  partie sans cesse grandissante du fonctionnement du monde.  Mais il y a pire encore, c’est lorsqu’un magazine puissant, reconnu et respecté décide avec un cynisme affolant de rompre les amarres de l’information en même temps que celles de l’éthique pour vanter les mérites d’un livre indéfendable, excepté bien entendu sur le terrain commercial. L’Obs victime de la haine des médias ? Peut-être, mais qui a contribué à l’alimenter, cette haine,  avant de mettre carrément le feu aux poudres ?

Etincelant, vraiment ? 

La démarche en soi justifiait une condamnation a priori du livre et de tout ce qui s’en est suivi. J’ai néanmoins pris la peine de le lire puisqu’on me le prêtait et que je prétendais en parler. « L’étincelant objet littéraire » qu’on nous décrit complaisamment n’est rien d’autre qu’un long monologue d’une niaiserie comparable à une production Harlequin. Le plus étonnant, c’est l’ennui abyssal qu’il suscite malgré toutes les ficelles censées le rendre attractif et croustillant. Que les curieux s’abstiennent de dépenser leur argent inutilement. Ils n’y trouveront rien d’excitant sur le terrain érotique et rien d’inédit sur DSK. On le referme avec le désagréable sentiment d’avoir surpris la triste séance d’onanisme d’un désaxé en imperméable planqué derrière un arbre et l’on rougit de honte pour les critiques littéraires qui l’ont encensé. Qu’importe, il va se vendre et même très bien, c’est toute la magie du système médiatique pour ceux – rares – qui en profitent. Son horreur, pour l’immense majorité qui le subit. Rendons justice à l’Obs, l’affaire est juteuse, comme la plupart des commerces de substances toxiques d’ailleurs….

 

Alors oser prétendre  face à l’indignation générale que tout ceci ne serait qu’un malentendu, que les lecteurs de l’Obs n’auraient pas compris l’intérêt capital du livre, que la justice se serait fourvoyée en prononçant une condamnation exemplaire, que  la presse et une partie du monde de l’édition exprimeraient tout simplement une jalousie, que les protestations relèveraient de la tartufferie, c’est ajouter l’insulte à la trahison. Décidément, dans cette affaire, ce sont les cochons que l’on salit en osant les comparer aux hommes. Reste une question fondamentale, certes peu gracieuse mais on aura compris que notre époque ne se soucie plus de délicatesse : quand va-t-on cesser de se foutre de notre gueule ?

(1) Je ne m’étais donc pas trompée, quand j’écrivais ceci il y a quelques jours : « Qui a transgressé la règle en l’espèce ? Pas une journaliste, mais une juriste/chercheuse/chroniqueuse à Libération. L’honneur de la corporation est sauf, c’est donc une étrangère à notre petite communauté qui a commis cette chose. Oui, sauf qu’elle est reprise en Une par l’Obs. Les raisons invoquées sont nombreuses, la crise de la presse qui lève les pudeurs inutiles, le caractère innovant du livre, son extraordinaire valeur littéraire. On ne rigole pas. Au fond, on peut raisonnablement supposer que la petite communauté journalistique s’est sentie dédouanée par le fait que l’auteure n’était pas du sérail et qu’elle avait en outre vaguement bricolé autour de ce déballage de vie privée un prétexte littéraire ».

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66 commentaires »

  1. Je sais que les lecteurs habituels de ce blog pensent que tout a été dit sur ce sujet. Qu’ils me pardonnent, mais non. En réalité cette affaire est capitale. Capitale parce qu’elle est emblématique d’une dérive. Capitale parce que, comme je le souligne en songeant notamment à Hervé qui se sera reconnu, éteindre la télé n’empêche pas la « télé » comprise ici au sens des médias, de faire son oeuvre et d’influencer en profondeur la société. Le pouvoir de changer cela est entre les mains de chacun de nous…soit on dit stop, soit ça continue…en pire.

    Commentaire par laplumedaliocha — 06/03/2013 @ 22:28

  2. Quelle hypocrisie de la part du Nouvel Obs, et donc de M. Joffrin !

    Si la justification de la mise en couverture était la valeur littéraire incommensurable de ce chef d’oeuvre, pourquoi le titre de l’ouvrage et le nom de son auteur occupaient-ils bien moins de place que le nom et le visage du personnage (qui parait-il n’est pas nommé dans le « roman ») !

    Les joffrinades me bassinaient déjà sérieusement, mais là la coupe a largement débordé.

    Commentaire par Al1C21 — 06/03/2013 @ 23:00

  3. « Mais il y a infiniment plus grave »… Oui, il y a infiniment plus grave, c’est que pendant que les journalistes passent leur temps à se regarder le nombril et à vendre ce qui se passe dans le lit des gens, des décisions politiques qui nous engagent au plus au point sont prises : http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00504765-l-ue-donne-son-feu-vert-au-renforcement-du-controle-des-budgets-nationaux-544336.php

    Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui se déroulent dans l’indifférence médiatique générale…

    Commentaire par Incognitototo — 06/03/2013 @ 23:07

  4. Bonsoir Aliocha

    Je n’irai pas sur le site du Nouvel Obs lire l’article que vous mettez en lien. Je ne suis pas abonné à cet hebdo, je ne peux donc pas résilier mon abonnement ; je ne l’achète pas en kiosque, je ne peux donc pas cesser de l’acheter ; en signe de protestation et de mépris, je peux seulement le priver de mon clic, puisque c’est à ça maintenant que se réduisent les relations entre les entreprises de presse et leurs lecteurs. De toute façon, c’est purement symbolique puisque je clique très peu sur le site du Nouvel Obs.

    Je n’ai pas lu l’article donc mais j’ai écouté la défense de M. Joffrin sur France Culture samedi dernier. Je gage qu’il rodait, lors de cette émission son éditorial d’aujourd’hui . On peut l’écouter ou le réécouter là : http://www.franceculture.fr/emission-le-secret-des-sources-affaire-iacub-dsk-la-presse-a-t-elle-depasse-les-bornes-2013-03-02. Ce qui m’a frappé c’est que M. Joffrin, qui confessait du bout des lèvres avoir commis une « maladresse » paraissait surtout convaincu que cette maladresse tenait plus à la « mise en avant » ratée puisqu’elle suscitait non pas seulement du scandale mais de la réprobation qu’à la publication desdites « bonnes feuilles ».

    Je remarque que vous concentrez vos critiques sur M. Joffrin, ce qui est peut-être lui faire beaucoup d’honneur. Surtout c’est donner à croire que la faute serait la sienne seulement. Si l’on croit le dernier billet de blog de Mme Robert-Diard, il ne serait pas injuste que la moitié des critiques soient dirigées sur M. Perdriel qui les mérite pour avoir eu bien du mal à comprendre ce qu’il pouvait y avoir d’inconvenant à envisager d’engager Me Koubbi pour faire appel de l’ordonnance de référé. M. Demorand qui préside aux destinées de Libération doit quant à lui s’estimer bien heureux de préserver son journal de cet orage. Le billet de Mme Robert-Diard est là : http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2013/03/06/dsk-contre-iacub-le-nouvel-observateur-ne-fait-pas-appel-et-parle-a-ses-lecteurs/

    Commentaire par ranide — 06/03/2013 @ 23:08

  5. Incube, succube, Iacub …
    Que dire d’autre ?

    Commentaire par fultrix — 07/03/2013 @ 00:12

  6. La seule chose qui me réjouit* dans cette affaire est que Iacub s’est définitivement cramée comme porte-parole d’un « certain féminisme » qui pourrit le débat sur les violences sexistes depuis des années. Si le pseudo-docteur John Gray pouvait se cramer tout pareil j’ouvrirais une bouteille de champagne.

    * Oui, mode indicatif : c’est un fait qui n’a rien d’imaginaire, le subjonctif n’a donc rien à faire là.

    Commentaire par Schmorgluck — 07/03/2013 @ 00:48

  7. @Al1C21 : bien vu, en effet.

    @Incognitoto : vous avez mis le doigt dessus, et encore, votre info est relayée, preuve en est que vous avez un article. Il m’arrive d’être prise de vertige dans ma spécialité quand je vois ce qu’il y aurait à explorer par rapport à ce qu’on fait.

    @Ranide : bah, un clic de plus ou de moins, ce que je veux dire c’est qu’il faut surveiller sa consommation médiatique de près 😉 J’ai incendié le copain hier qui a acheté le bouquin. Notez, ça m’a servi puisque j’ai pu le lire. Pour L Joffrin, je n’ai pas fait dans le détail, c’est lui qui s’exprime, je réagis à ce qu’il dit. Ce qui est clair, c’est que la décision vient de la direction et que la rédaction n’est pas en cause, l’Obs a de très bons journalistes.

    @Fultrix : que dire d’autre ? Eh bien par exemple que Libé lui ouvre ses colonnes et que l’Obs lui consacre sa Une, alors que sa « pensée » ne vaut pas la peine.

    @Schmorgluck : je ne voudrais pas vous casser le moral mais d’autres prendront la place. L’intelligence désormais se mesure au bruit qu’on fait et au caractère bankable de ce bruit.

    Commentaire par laplumedaliocha — 07/03/2013 @ 08:16

  8. « Il ne fallait pas, enfin, sous-estimer le ressentiment du public à l’égard des médias en général, ressentiment dont « l’Obs » devient en l’espèce le bouc émissaire…  » dit M. Joffrin.
    Il est incroyable de constater une fois de plus avec quelle facilité on se voit soi-même en bouc émissaire. Cette facilité n’a de comparable que la facilité avec laquelle on se cache les boucs émissaires dont on est soi-même le bourreau. Car enfin en l’affaire, et quels que soient ses torts, le bouc émissaire veritable, celui dont la vie privée semble désormais appartenir à tous, le cobaye d’une « expérience » sexuello-littéraire d’un nouveau type, c’est DSK. Et c’est bien le sens de la décision de justice prise contre le nouvelobs. Décision de justice qui d’ailleurs, loin de nuire au « condamné », lui sert à se mettre en valeur…
    Et le livre, lui, s’est vendu à 20 000 exemplaires en 4 jours !… Le nouvelobs peut se vanter d’être en phase avec l’opinion, n’est-ce pas le rôle des médias ?… (Oui, je sais, chère hôtesse, ce n’est pas le rôle premier d’un journal qui se veut progressiste. intellectuel… Mais que voulez-vous ? quand les intellectuels, progressistes, ou supposés tels se fourvoient dans la théorie du genre et autres billevesées que peut-on encore attendre d’eux ?)

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 07/03/2013 @ 08:54

  9. Bonjour Aliocha,

    A lire votre diatribe, vous me faites penser au Temple du soleil d’Hergé: « Quand lama fâché, senor, lui toujours faire ainsi. » -;)
    Plus sérieusement, si j’approuve une très grande partie de votre réflexion en particulier lorsque vous affirmez: « Car ce sont les médias qui façonnent la société, eux qui trient l’information et la hiérarchisent, eux qui décident ce qui mérite d’être mis en avant et ce qu’il faut taire, eux qui au travers de cet exercice diffusent des modèles, défendent des valeurs, fabriquent des héros, désignent des boucs-émissaires, font et défont des fortunes, des réputations, des carrières politiques. », je pense que vous surestimez cette influence. Non pas qu’elle soit inexistante, ce serait trop beau, mais je la perçois en nette baisse, preuve à mon sens que tout n’est pas perdu. Par contre, je ne vous suis pas lorsque vous déclarez « …éteindre la télévision et s’informer uniquement sur les blogs n’est qu’une illusion… ». Du moins, si je comprends la base de votre raisonnement, je crois qu’une telle attitude est déjà un grand pas vers le sevrage et vers une relative maîtrise de son environnement « informatif ». Cette maîtrise, d’ailleurs, ne peut pas se satisfaire de ces simples attitudes. La lecture d’ouvrages de fond en est le corollaire indispensable et seule cette lecture permet de dégager du champ afin de mieux appréhender notre sphère d’évolution. Là est le principal obstacle car « lire » demande un effort et notre société est très loin d’avoir pour cette vertu les yeux de Chimène. Et les journées ne font que 24 heures et lire prend toujours du temps!!!
    A propos de livre, « Les matins de France Culture » de ce jour recevait l’auteur de « La démocratie des crédules » (http://www.puf.com/Autres_Collections:La_démocratie_des_crédules), Gérald Bronner. D’après ce que j’ai pu en entendre, vous ne désavoueriez pas le propos de l’auteur, preuve qu’un travail sérieux des journalistes (ce n’est pas toujours le cas pour cette émission) existe encore.

    Bonne journée

    Commentaire par H. — 07/03/2013 @ 09:01

  10. Nicolas Bedos a écrit une long texte sur le déclin des hebdos qui va dans votre sens, sauf qu’à la fin il se vautre en passant la brosse à reluire sur Marianne…

    Commentaire par Efelle — 07/03/2013 @ 09:04

  11. @laplume

    > n’empêche pas la « télé » (…), de faire son oeuvre et d’influencer en profondeur la société.

    je crois que cette époque est révolue et bien révolue. La rupture doit se situer un peu avant la forfaiture du TCE. Et justement, voir les industries de l’information faire de la poubelle prouve bien qu’ils n’influencent plus rien, qu’eux et le pouvoir politique ont cassé l’outil permettant d’informer et d’éduquer. Il ne reste que les poubelles que l’on imprime parce que les gens prennent ces « médias » comme du divertissement. Oui le livre se vendra probablement bien, de la même manière qu’une série fait de l’audience, que facebook attire encore du monte, que l’accident fait ralentir pour voir. Il n’y a aucune idée d’information derrière, encore moins d’éducation. Ce monde est fini et nous n’en voyons que les derniers soubresauts : nous pourrons dire à nos petits enfants (pour ceux qui vivraient encore) : nous y étions.

    Plus personne (généralisation des 80-20) ne travaille, n’est motivé. Du système scolaire nous sortons des gens sachant à peine lire et difficilement écrire*, qui n’ont aucune vision à long terme pour la société, pour celle qu’ils laisseront à leurs enfants. Si ils acceptent de travailler c’est « alimentairement » et leur idéal est ailleurs. Nous avons cassé la machine à emploi, nous avons cassé la machine à cohésion sociale, nous cassons la machine à redistribuer et à protéger, nous avons détruit le rêve. Que reste-t-il ? à part un fantasme qui ne dépasse pas le périph et des remarques hautaines de pseudo intellos qui n’ont pas compris qu’ils ne représentent rien, juste l’epsilon dont on ne tient pas compte dans l’équation ?

    Alors oui on peut se servir de cette industrie pour influer à la marge (en mentant beaucoup, comme un vrp) certains point de société : le mariage pour tous est un de ces cas : faire croire que tout le monde le veut sauf les cons racistes et *phobes. Mais ça ne change rien : le pouvoir politique est considéré pour ce qu’il est : « pourri jusqu’à la moelle ». Les institutions ne sont plus adaptées à ce monde prédateur et plus personne ne voudra participer tant que ce problème ne sera pas adressé.

    La presse* ne se vend plus, les élections ne déplacent plus, la carrière professionnelle ne fait plus rêver : que reste-t-il à part les pulsions onaniques d’intellos à la ramasse ?

    * Une amie, bac+5, prof en science, ne connaît pas le mot « subversif ».. WTF
    * Lorsque l’on voit le cas denis Robert : son travail n’a servi à rien, tout continue comme avant, il a juste récolté des emmerdes et l’opprobre des ses « pairs » (lol) car « on ne touche pas à l’ordre établi » (ce que la justice enterrine avec une constance certaine.)

    Commentaire par herve_02 — 07/03/2013 @ 09:24

  12. Je ne lirai pas le Nouvel Obs.(sauf bien sûr s’il se trouve chez mon dentiste ou mon docteur 😉 ).
    Par contre je comprends sa démarche, et dans une certaine mesure je l’approuve. Pourquoi ?

    Parce que DSK était un ex-présidentiable sensé représenter un espoir populaire et économique, et qui a usé et abusé de son statut et de son pouvoir pour donner libre court à toutes ses turpitudes sexuels en toute impunité. DSK a été présenté (« vendu »), pour ne pas dire « imposé » par la classe politique de gauche, voire de droite, comme étant le rempart le plus crédible face à la crise annoncée.

    Le plus terrible c’est que certains journaux, depuis longtemps, ont publié des témoignages sur les comportements hallucinants de DSK, articles et témoignages qui sont passés à la trappe. (L’affaire Tristane Banon en est un exemple). De nombreux témoins (animateurs, journalistes, politiques, employés, etc) ont souvent déclarés publiquement que DSK était connu pour ses travers sexuels débordants… J’ai même entendu l’interview de DSK dire avec une certaine innocence sur fond de confidence faussement respectueuse, « Hé bien oui, j’aime les femmes et alors… ».
    Et alors ?… Il semble qu’il le leur déclare de façon un peu directe pour ne pas dire violente !

    Sur France Inter j’ai aussi entendu que DSK aurait tenté d’imposé, comme un devoir, le soutien de sa candidature présidentielle aux journaux dits de gauche. Il fallait s’attendre très légitimement, que lorsque l’occasion se présenterait, le retour de manivelle serait violent !

    Dernièrement, j’entendais le témoignage d’une personnalité de gauche déclarer avoir décider, alors que DSK était au plus haut dans les sondages, de prendre certaines distances avec lui compte tenu de son image réelle complètement décalée par rapport à celle affichée publiquement (argent, luxe, sexe, orgies,…).

    Sarkozy lui-même aurait déclaré que « DSK ne lui faisait pas peur car il explosera en plein vol » !…

    Et aujourd’hui, après l’avoir vu se sortir à peu près « indemne » de l’affaire New-Yorkaise, suivi d’une danse du ventre au 20h, le voir petit à petit revenir sur la scène économique et politique….

    Rhââââââ … DSK et un zombie qui réapparait régulièrement au devant de la scène publique, et aujourd’hui dans un costume de victime ! Et demain, il reviendra comme quoi ?

    Ben tiens, finalement je vais l’acheter le Nouvel Obs.

    Commentaire par Oeil-du-sage — 07/03/2013 @ 11:05

  13. C’est curieux, mon dernier commentaire semble censuré !
    J’ai peut-être été un peu direct dans mes propos sur cette affaire, mais pas injurieux…

    Commentaire par Oeil-du-sage — 07/03/2013 @ 11:14

  14. @oeil..

    ceux qui suivent savent que l’anti-spam est chatouilleux, sans grande raison…

    Commentaire par herve_02 — 07/03/2013 @ 11:37

  15. Bon finalement, il est passé mon commentaire (en 12). C’est surement les fautes qui ont bloqué l’anti-spam !

    J’en profite pour souligner que grâce cette affaire et au personnage central, la presse retrouve un thème qui fait vendre, les humoristes un sujet qui fait rire, les blogs un billet qui fait de l’audience, et, cerise sur la gâteau, les journalistes ont un débat sur la morale et la déontologie du métier ! (y a que les politiques qui pour l’instant ne trouvent pas du grain à moudre, enfin pas encore).

    Merci qui ?…

    Commentaire par Oeil-du-sage — 07/03/2013 @ 12:51

  16. mamie nova ?

    Commentaire par herve_02 — 07/03/2013 @ 13:18

  17. @ Oeil-du-sage : vous avez toute ma sympathie !

    @ Aliocha : j’ai acheté le livre qui n’est pas totalement négligeable. Ce n’est pas de la littérature…vite passons !

    En effet, dans ce livre Marcela Iacub théorise le concept de cochon dont le mot est d’ailleurs en permanence dans le livre. Le problème est donc de savoir ce que vaut sa théorie ?

    « Marcela Iacub ne raconte pas sa liaison avec Dominique Strauss-Kahn : elle restitue l’ensemble des pensées, fantasmes et sentiments que celle-ci lui a inspiré. Elle tente de rassembler cette expérience dans un concept où l’on retrouve d’ailleurs quelque chose de sa maestria intellectuelle, le concept de « cochon », tentative de cerner le désir brut, sans retenue, la jouissance comme libération absolue. « Le cochon est un saut, une tension, une pulsation vers l’infini. » Son amant est porteur de cet animal fantastique. Quand il le laisse s’exprimer, sexuellement s’entend, le bonheur est possible. Le reste du temps, l’homme, méprisant, dominateur et « beauf », n’a plus aucun intérêt, et le malheur l’emporte » (Florent Georgesco – Le Monde du 23/02/2012) : http://www.lemonde.fr/culture/article/2013/02/23/tout-n-est-pas-bon-dans-le-cochon_1837822_3246.html

    Bon ! En gros, ce que je comprends c’est que DSK baptisé de cochon c’est un concept et même un compliment : le cochon c’est la vie pure, l’immanence pure même dans sa saleté majestueuse !

    Elle est donc en accord avec sa pensée radicale individualiste qui consiste avec d’autres philosophes ou de juristes à défendre au nom de la dignité humaine l’interdiction de certains comportements d’adultes consentants qui ont tous les droits.

    Pour Iacub c’est l’homme qui gâche tout à cause de son surmoi. Sauf que, ce faisant elle recycle une façon de penser qui est apparut en France dans les années 60/70 qui consistait à dire que le mal vient du surmoi et qu’il faut affaiblir le surmoi pour libérer l’homme.

    Alors qu’on sait aujourd’hui que c’est exactement le contraire et le livre prouve bien que c’est l’absence de surmoi, de sa disparition qui aboli le refoulement des pulsions transgressives.

    D’ailleurs, si Iacub avait un surmoi plus exigeant elle n’aurait pas commis ce « monument » d’indiscrétion putassier ! En voulant piéger DSK elle s’est naïvement piégée !

    D’accord avec Florent Georgesco : « on peut cependant douter qu’il soit souvent lu jusqu’au bout, et que tout le monde ne soit pas déçu, tant la confession bute sur la construction théorique et littéraire, qui peine elle-même à convaincre ».

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 07/03/2013 @ 14:37

  18. @Le Chevalier Bayard : vous avez un bel avenir d’avocat, si, si ! Parce que broder comme ça sur un sujet d’une telle vacuité, ça confine au génie pur 😉 Sinon, déçu hein ? On est loin de Sade, Bataille et même de Sollers…je vous l’avais dit. J’ai lu à peu près tout ce qui était lisible, c’est-à-dire littéraire, dans le domaine érotique et je savais sans le lire que ce truc ne valait rien. En fait, je ne l’ai pas mis dans le billet, mais il y a une quinzaine d’années, une de mes copines a passé un été à lire des Harlequin. En rentrant, elle avait relevé une phrase qui est devenue une private joke entre nous : « elle sentait ses muscles durs rouler sous son costume bien coupé ». Ben Iacub, c’est de ce niveau-là et ce serait drôle si l’exercice n’était pas aussi condamnable.

    Commentaire par laplumedaliocha — 07/03/2013 @ 14:43

  19. Oups il faut lire : « à défendre au nom de la dignité humaine contre l’interdiction… »

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 07/03/2013 @ 15:05

  20. @Herve_02 : bien sur que si ils influencent, de la pire façon qui soit : tous ceux qui veulent passer dans les médias imaginent ce qui va leur plaire et adaptent leur comportement, des éditeurs aux politiques en passant par le discours économique. Combien de politiques par exemple développent auprès des journalistes un double discours, officiellement ils annoncent une réforme, officieusement, ils vous disent qu’elle ne marchera pas mais qu’il faut le faire pour satisfaire le public. Idem pour l’édition, l’économie etc. C’est en ce sens qu’il y a influence. Elle est particulièrement pernicieuse et très puissante.

    @OdS : allons, il aurait fallu le dire avant, quand il était présidentiable, seulement à ce moment-là justement il était présidentiable donc on ne pouvait pas le contrarier. Et maintenant qu’il est mort politiquement et que toute info supplémentaire est devenue inutile d’abord parce qu’on sait tout ce qu’il y a à savoir et ensuite parce qu’il n’occupe plus aucune fonctions, alors là l’Obs se soucie d’un coup de nous « informer ». On se fout de notre gueule ! C’est même hallucinant un foutage de gueule aussi épais.
    Pour les commentaires, l’anti-spam est dingo, je n’y peux rien 😉

    @Efelle : Bedos qui se vautre, vous m’étonnez 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 07/03/2013 @ 15:06

  21. @laplume

    Dire que la télé influence quoi que ce soit, comme vous le faites, c’est expliquer que le miroir rend beau. Elle influence le comportement du politique qui se regarde dans le poste, mais sur le reste de la société que pouic. La télé c’est une forme de méta-communication en circuit fermé, un gloubiboulga qui mélange cause et conséquence sujet et objet, émetteur et récepteur, un « concept » qui est né lorsqu’elle est devenu un vecteur de propagande puis un divertissement, puis une occupation, puis un bruit de fond.

    Alors oui, elle peut véhiculer tout plein de pathos, faire pleurer dans les chaumières, faire s’indigner, mais est-ce que ce n’est pas du domaine du divertissement ? Quelle différence entre voir une série ou le papa meurt et une « info » ou le papa meurt ? qu’est ce qui rend un truc plus réel que l’autre ? la télé ? mais est-elle l’objet ou le vecteur ? la cause ou la conséquence ? le sujet ou le complément d’objet ? faut savoir pour s’accorder. 😉

    Commentaire par herve_02 — 07/03/2013 @ 15:22

  22. @Herve_02 : ce n’est pas parce que vous résistez que tout le monde vous ressemble…le matraquage permanent finit par avoir un résultat, c’est inéluctable. Et quand je dis « télé » c’est un raccourci, je pense médias au sens très large, info, com, pub et derrière tout ça une petite poignée d’individus et beaucoup de pognon mobilisés pour vendre, bref, la société de consommation quoi…
    Prenons l’exemple du portable. J’ai gardé mon vieux truc à clapet 8 ou 10 ans, jusqu’au moment où ce n’était plus tenable car tout le monde avait un smartphone ce qui avait en conséquence modifié les habitudes de travail et qui me plaçait en situation de handicap. Et pourquoi tout le monde avait-il le bidule ? Parce que la pub avait convaincu les médias qui avaient convaincu le public qui à son tour participait à la conviction collective. Et vous voulez résister à ça juste en éteignant la télé ? Grand naïf 😉
    Pour Iacub, c’est pareil : un éditeur aperçoit une affaire juteuse (sexe et politique, la presse va adorer parce qu’elle pense que le public va adorer), il publie. Pour assurer ses ventes, il offre une exclu, l’Obs la chope pour ne pas se la faire voler par un autre canard et en fait sa Une en considérant que sexe et politique, ça va cartonner auprès du public. La profession, les éditeurs, le public tout le monde gueule, la justice est saisie, tout le monde a compris que c’était une merde mais tout le monde en parle et achète le bouquin pour vérifier. Du coup les plateaux télé vont s’arracher le truc sur le mode il faut en parler car tout le monde en parle. Et le tour est joué. Carton plein pour l’Obs et le bouquin. Mais vous avez raison, en éteignant la télé, on a une chance d’échapper au truc…

    Commentaire par laplumedaliocha — 07/03/2013 @ 15:43

  23. @ Aliocha,

    Oui, on est d’accord, d’ailleurs, on en a déjà parlé… Vous remarquerez que sur le simple exemple que je propose : l’information est donnée de façon factuelle, sans aucun rappel historique, aucune mise en perspective, ni même évaluation des conséquences… et c’est comme ça, pour tout…

    Au moment de la discussion sur la séparation des activités bancaires, ça a fait un titre par journal, alors que cette réforme avortée aurait dû, compte tenu du contexte et des enjeux, faire un « tabac » informatif… Rien, rien de rien…

    Quand je pense que la pétition des opposants au mariage pour tous a recueilli plus de 700 000 signatures, je suis toujours aussi atterré par les sujets qui mobilisent les citoyens, ainsi que les médias qui nous ont abreuvés sur ce sujet pendant des semaines jusqu’à la nausée…
    À croire qu’il y a un consensus pour contrôler et savoir ce qui se passe dans le lit de leurs voisins, mais qu’ils se foutent bien de devoir payer pour l’avidité des puissants, et que leurs banques continuent d’avoir le pouvoir de les ruiner ou de les mettre au chômage d’un claquement de doigts… Affligeant et désespérant…

    Du goudron et des plumes, c’est tout ce que méritent la plupart des journalistes actuels.

    Commentaire par Incognitototo — 07/03/2013 @ 15:52

  24. @Incognitoto : le goudron et les plumes, c’est pour certains de nos patrons, pas pour nous. Et ce n’est pas du corporatisme de ma part, ni de la déresponsabilisation, on fait ce qu’on nous demande de faire. Si la place pour un article c’est une demie page en format word, on ne peut pas faire autrement que vous renseigner dans ce format. Et pourquoi ce format idiot me direz-vous ? Parce que des consultants payés à prix d’or expliquent à ceux qui nous dirigent que le public n’a plus le temps de lire et qu’il faut faire court. Le problème est identique en télé et radio. Sur internet on peut théoriquement faire long, mais il y a aura toujours de sgens pour vous expliquer statistiques à l’appui que l’internaute est zappeur et qu’il n’accorde que X secondes à chaque article. Voili, voilou. Si vous trouvez ça con, comme moi, repliez-vous sur XXI, Arte, France Culture. Il y a des résistants, c’est le moment ou jamais de les encourager et de montrer ainsi aux autres que le public ne veut pas consommer court et con, contrairement à ce que pense une bande de consultants prétentieux et de patrons de médias sans imagination.

    Commentaire par laplumedaliocha — 07/03/2013 @ 15:58

  25. @laplume

    je comprends bien ce que vous dites, la question que je ne comprends pas c’est comment pensez-vous que ça modifie la société ou le comportement des gens. En quoi le smartphone modifie le comportement au travail ? Il peut _remplacer_ une connexion internet (mais voila le débit), il peut _remplacer_ un agenda, un appareil photo etc…. Il ne modifie pas votre comportement face au travail. Il peut le faciliter en réduisant le nombre d’objet.

    L’arrivée du smartphone chez les jeunes, ce n’est pas la télé qui l’induit, mais l’utilisation que certains en font et qui se répand : une « communication » vers l’autre instantanée, une abolition d’une grande partie de la vie privée, et un « jouet » toujours dispo. Que la télé favorise le déploiement de l’iphone 5GTRSD à la place du LG 35678 soit. Mais ce n’est pas l’iphone qui change la donne, c’est l’objet, le concept qui existe en dehors de toute propagande.

    Avec votre smartphone vous pouvez recevoir le tweet qui tue plus rapidement ? ok, et ? ca change quoi par rapport à sa lecture dans la soirée ? cela tue la prise de recul plus qu’autre chose. Réagir tout de suite avant de comprendre ? c’est un des maux, pas une médication.

    Je vais vous avouer une chose, entre 95 et 98 j’ai eu une période isolationniste dans la france profonde et rural, et j’ai appris la mort de mittrand 3 mois après, par hasard : qu’est ce que j’ai perdu ? à coté de quoi suis-je passé ? qu’est ce qu’on ceux qui l’on su dans la minute de plus que moi par ce seul fait ?

    Je le vois bien dans les cours d’école : ce n’est pas la pub qui conditionne un comportement, elle conditionne le choix de la marque qui va porter ce comportement : il ne reste que cela à la télé (et au reste) : faire choisir les papiers-peintures, faire la « mode » et faire les marques. Mais point les comportements. C’est fini. Ces média sont finis, en train de disparaître dans la digestion de l’histoire : ils sont devenus une publicité permanente, une usine à réclames et rien d’autre n’en sort.

    Commentaire par herve_02 — 07/03/2013 @ 16:08

  26. @Aliocha: Ne désespérez pas: France Inter/Culture a les podcast les plus téléchargés (bon, après les comiques, faut pas pousser non plus 🙂

    Commentaire par Kaeldric — 07/03/2013 @ 16:09

  27. @ Aliocha,

    Oui, mes excuses, je suis d’accord, du goudron et des plumes, seulement pour les patrons, les consultants et les actionnaires (!!!) 😉

    Cela fait longtemps que je me suis replié sur les domaines protégés que vous citez, avec la 5 en plus, pour ses documentaires…

    Je n’en peux plus de cette société du spectacle et du zapping… un jour les gens apprendront que c’est la guerre et ils n’y feront pas plus attention qu’à la pub à la télé…

    Commentaire par Incognitototo — 07/03/2013 @ 16:11

  28. « Le pouvoir de changer cela est entre les mains de chacun de nous…soit on dit stop, soit ça continue…en pire. »

    Je pensais qu’on pouvait dire stop en arrêtant tout simplement d’acheter ces journaux. Malheureusement ils se sont démerdés pour obtenir des oboles publiques.

    Commentaire par casper — 07/03/2013 @ 16:47

  29. Il y a en effet des choses bcp plus passionnantes dans l’actu , comme le sujet des retraites : dans le secteur privé, nous cotiserons plus, pour rien… :

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20130307trib000752771/c-est-decide-les-retraites-complementaires-evolueront-moins-vite-que-l-inflation-.html

    Commentaire par argone — 07/03/2013 @ 16:51

  30. Bonjour à tous !

    @laplume « Non, on ne s’en fout pas. Car ce sont les médias qui façonnent la société » : je suis bien d’accord !

    @herve_02 : « le mariage pour tous est un de ces cas : faire croire que tout le monde le veut sauf les cons racistes et *phobes » : bien d’accord avec vous !
    Moi, je suis effaré que personne ne semble s’apercevoir qu’on dit à peine POURQUOI il FAUT faire cette loi : on dit surtout que ceux qui sont contre sont ceci ou cela.
    Pour éviter une ambiguité, je ne discute pas ici d’être pour ou contre le MPT mais je veux dire que le discours ambiant (France Inter, leMonde.fr) est très orienté dans un sens, ce qui est une victoire en soi : les partisans n’ont quasiment plus à justifier leur souhaits mais seulement à casser les arguments des autres (alors que ce devrait être l’inverse).

    Un autre exemple, c’est l’aéroport de Notre Dame des Landes : les medias ne parlent que des opposants et de leurs arguments (sans mentionner/avoir lu/argumenter avec, par exemple, la déclaration d’utilité publique ?). Je suis d’ailleurs curieux de voir si ça va se faire ou non.
    D’ailleurs, je crois que les partisans ont fini par prendre un cabinet de conseil en comm’ sur NDDL, histoire de pouvoir faire entendre leurs arguments : c’est effrayant, quand même ! Tout n’est que bataile de comm’, au final !

    @laplume : « Même les politiques finissent par agir en fonction de ce qu’attendent les journalistes » : je nuancerai en parlant des « journaux » (ie des rédactions) et non pas des « journalistes » : un exemple proche : une amie journaliste m’a expliqué un jour que les articles commentant des sondages (« XX% des gens préfèrent ceci ou cela » : et alors ?), pour moi sans intérêt, sont très appréciés des rédactions car il y a beaucoup de reprises dans les autres journaux (et c’est un indicateur très suivi , apparemment)
    Du coup, il y a plein d’articles de ce genre qui apportent peu … (mais c’est une « info relayée »)

    @H : « Par contre, je ne vous suis pas lorsque vous déclarez « …éteindre la télévision et s’informer uniquement sur les blogs n’est qu’une illusion… ». (..) une telle attitude est déjà un grand pas vers le sevrage et vers une relative maîtrise de son environnement « informatif » »
    Je veux garder espoir avec vous mais cette attitude est au moins très frustrante : je ne compte plus les fois où je me suis contenté de bouillir en lisant ou entendant des choses …

    @tous, tout cela m’effraie en termes de contre-pouvoirs démocratiques : le parlement, élu en même temps que le président n’est plus le lieu du débat et les journaux (et pas les journalistes ! ;-D) ne sont plus un contre-pouvoir non plus : que faire, alors ?

    a+
    BigBen
    Ps: je ré-essaye de publier mon commentaire (en ayant vérifié l’absence de faute) : désolé si ça finit en doublon ….

    Commentaire par BigBen — 07/03/2013 @ 17:18

  31. Ah, lu sur le site du Figaro, il semblerait que le livre de Madame Iacub se vende moins bien qu’escompte. De meme, le numero de l’Obs n’a pas vu une hausse des ventes significative.

    Commentaire par Maelle — 07/03/2013 @ 19:16

  32. J’avais trouvé que 8 pages (hors couverture) sur l’exceptionnel événement de la parution d’un énhaurme chef d’oeuvre de la littérature française contemporaine, qui vous renvoie d’un coup les Proust, Flaubert, Hugo, Balzac, Aragon et tutti quanti aux poubelles de l’histoire, c’était bien trop peu.

    Je ne suis pas déçu cette semaine : en plus de la couverture c’est 9 pages dont nous gâte notre cher Joffrin (qu’il vive mille ans) !
    Mais c’est encore petit bras.

    À quand le numéro spécial exceptionnel inouï entièrement consacré à cette mascarade ? J’attends. J’espère. Je piaffe. Vivement l’épectase.

    Décidément, quand les bornes sont franchies il n’y a plus de limite.

    Commentaire par Al1C21 — 07/03/2013 @ 19:58

  33. Question à ceux qui L’ont lu : n’y aurait-il pas, dans l’éloge du cochon (qui sommeille en DSK comme en chaque homme) que fait l’auteur, une tentative de dé-brouiller des œufs brouillés comme disent les Américains, de dé-civiliser la civilisation, de dé-culturé notre culture, de remonter le temps, en un mot de retrouver l’innocence d’avant la chute, c’est-à-dire une fois de plus une tentative, sans espoir, de se venger de ce dieu vengeur qui nous fait responsables de notre destin ?…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 07/03/2013 @ 20:33

  34. Petite question : cette dame porterait un turban car son ami le cochon lui aurait devore l’oreille dans un exces de passion ? Moi qui croyait que c’etait pour rendre hommage a Simone de Beauvoir…
    Ca me fait penser a l’avocat verreux campe par Bill Murray dans Wild Things, qui portait une minerve pour toucher l’argent de l’assurance.
    Toute honte bue … Ah mais c’est vrai, pas de surmoi comme l’a fait remarquer Le Chevalier Bayard.

    Commentaire par Maelle — 07/03/2013 @ 22:17

  35. « car ce sont les médias qui façonnent la société, eux qui trient l’information et la hiérarchisent, eux qui décident ce qui mérite d’être mis en avant et ce qu’il faut taire, eux qui au travers de cet exercice diffusent des modèles, défendent des valeurs, fabriquent des héros, désignent des boucs-émissaires, font et défont des fortunes, des réputations, des carrières politiques. »
    non, « on s’en fout » : les médias ne sont plus audibles, lisibles. Ils ne sont pas prescripteurs d’opinion.
    Le seul problème : ce dont les médias ne parlent pas. Toutes ces informations, ces éclairages qui nous manquent.

    Mais ce dont parlent les hebdos, et même les principaux quotidiens, on s’en tape complètement !

    Commentaire par Photine — 07/03/2013 @ 23:16

  36. @herve_02 : non, ça change la société. Explications. Prenons le cas des avocats d’affaires que je connais bien. Jusqu’à l’apparition du smartphone, ils dominaient la relation client, ils répondaient ou non au téléphone, prenaient le temps de travailler, fixaient leur agenda. Avec le smartphone, on sait qu’ils sont joignables partout, tout le temps, donc ils perdent la maitrise de la relation et doivent répondre jour, nuit et week-end compris aux attentes de leurs clients. L’air de rien, certains m’avouent qu’ils sont passés du statut de maitre à celui d’exécutant aux ordres. En ce qui me concerne, tous les gens avec qui je travaille – journaux, mais aussi entreprises, attachées de presse etc – présument que comme eux j’ai un smartphone et que je peux donc répondre aux mails urgents dans la seconde. J’ai tenu le plus longtemps possible avec mon vieux portable à clapet, mais quand les habitudes de travail ont vraiment changé, je n’étais plus opérationnelle. Et je ne vous parle pas de joujoux à qui on demande d’être rapides, je vous parle de boulot. Plus retors que moi aux effets de mode et aux pressions sociales, ça n’existe pas sauf peut être chez les aborigènes, mais j’ai du céder. Question de survie économique, on s’adapte aux habitudes des autres ou on disparait.

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/03/2013 @ 00:24

  37. @ Aliocha, n° 36

    Je suis très sensible à ce que vous décrivez de la modification imposée des relations de travail, parce que ça a aussi des répercussions sur les relations amicales…
    Il est assez étonnant que même des amis n’arrivent plus à comprendre que nous ne sommes pas faits pour vivre constamment avec un téléphone à la main… et vous reproche de ne jamais répondre ou de ne jamais rappeler si vous le faites seulement le lendemain, ou outrage suprême, 48 heures après… Personnellement, je fuis comme la peste ce genre de relation (je suis un vrai privilégié, j’ai le pouvoir de couper mes téléphones) qui ne laisse aucune place à la tension du désir et à l’altérité… et je préserve même quelques relations épistolaires et postales, en dehors du Net, qui me replongent dans les délices de l’attente de l’autre… Une semaine, un mois, 6 mois, un an… peu importe, quand je trouve la lettre que j’attends (ou pas) dans ma boîte, je suis rempli d’émotions pendant plusieurs jours… je défis quiconque de ressentir encore ça avec un mail aussi bien écrit et chaleureux soit-il…

    Si je peux me permettre, je crains qu’on se dirige tout droit vers un vrai monde d’éjaculateurs précoces… :-/

    Commentaire par Incognitototo — 08/03/2013 @ 02:17

  38. @Photine : les deux sujets – ce que disent les médias et ce qu’ils taisent – sont indissociablement liés, ce que j’explique dans le billet. Il y a deux problèmes, les choses qu’ils mettent en avant et qui concourent à façonner la société, et celles qu’ils taisent, nous laissant ainsi comme vous le soulignez dans l’ignorance. Quand on travaille dans la presse, on saisit tout de suite le lien. Un journal n’est pas extensible, la place est donc notre obsession, il faut faire rentrer le monde dans un espace limité. Par conséquent, choisir Iacub, c’est ignorer tout le reste, c’est accorder cette place si précieuse à rien, c’est la gâcher. Mais c’est aussi remplir les poches d’un auteur qui ne le mérite pas, et dépouiller les autres qui le mériteraient. C’est donc rendre le connerie rentable en même temps qu’on appauvrit l’intelligence. J’sais pas vous, mais moi ça me fait frissonner.

    @Denis Monod-Broca : je l’ai lu en 20 minutes entre deux rapports roboratifs sur l’épargne longue en actions, donc je ne me suis pas appesantie sur la « pensée » de la dame, vu que ce genre de « pensée » me parait dénué d’intérêt. Ce que dit Chevalier Bayard me semble néanmoins assez juste. D’une manière générale, la dame déconstruit, dynamite. Je ne dirais pas qu’elle dynamite Dieu, mais plutôt tout ce qui lui parait superflu dans les règles sociales encadrant la sexualité, c’est-à-dire tout. C’est de la logorrhée faussement moderniste sur des questions de cul dénuées d’intérêt. Par rapport à ses articles, le livre apparait au fond assez conformiste. Elle observe mi-éblouie mi-horrifiée le « cochon » sortir de l’homme sous l’emprise du désir, étant entendu que cet homme-là apparait plus cochon que les autres. C’est au fond d’une banalité affligeante. Et puisque vous m’obligez à y réfléchir, d’un sexisme également affligeant. Comme si les femmes n’éprouvaient pas elles aussi de violents désirs…

    @Maelle : elle dit avoir sublimé les scènes de sexe, donc qu’il s’agisse du démaquillage à coup de langue ou de l’oreille arrachée, il faut sans doute comprendre que c’est autre chose qui s’est passé. Chercher la réalité sous la métaphore est à peu près le seul exercice amusant auquel le livre invite. Qu’est ce qu’il a bien pu lui lécher d’autre que le mascara sur les yeux et quelle blessure lui a-t-il infligé ? Mystère. Les paris sont ouverts !

    @BigBen : yes, c’est une erreur de plume, les politique agissent en fonction des médias et non pas des attentes des journalistes. Merci de me rappeler à la distinction qui m’est chère entre le système pris dans sa globalité et le travail effectué par les confrères !

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/03/2013 @ 09:14

  39. Cela me rappelle un peu le regretté FRECHE
    « Quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents […], je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse, dans deux ans pour être de nouveau élu, je ferai campagne sur des conneries populaires, pas sur des trucs intelligents que j’aurai fait. ».
    Là, pour vendre, il faut plaire aux cons….

    Commentaire par Alix — 08/03/2013 @ 10:42

  40. @Alix : certes, mais les « cons » n’existent que dans l’imagination de ceux qui ont quelque chose à vendre et qui s’emploient à « fabriquer » ces « cons ». Les ressorts sont vieux comme le monde : sexe, cancans, fric, scandale. Il est plus facile d’agiter les mauvais réflexes que d’éveiller les bons, donc nos maquignons titillent les bas instincts et fabriquent ainsi les « cons » à qui ils prétendent vendre leur soupe. C’est en ce sens que les médias ont une influence profonde sur la société.

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/03/2013 @ 10:49

  41. @ Chevalier Bayard

    Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire là : « Elle est donc en accord avec sa pensée radicale individualiste qui consiste avec d’autres philosophes ou de juristes à défendre au nom de la dignité humaine l’interdiction de certains comportements d’adultes consentants qui ont tous les droits.saleté majestueuse ! » Quelles interdictions défend-elle ?

    @ laplumedaliocha, chevalier Bayard

    « Bon ! En gros, ce que je comprends c’est que DSK baptisé de cochon c’est un concept et même un compliment : le cochon c’est la vie pure, l’immanence pure même dans sa saleté majestueuse ! »
    La recherche de l’immanence pure rejoint le refus de toute transcendance.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 08/03/2013 @ 11:26

  42. Mais non DMB, il y a bien transcendance puisque le cochon est sublime ! Enfin c’est ce que j’ai cru comprendre etant donne que je vais fortement m’abstenir d’acheter le livre.

    Commentaire par Maelle — 08/03/2013 @ 11:57

  43. @Denis Monod Broca : moi je veux bien qu’on s’obstine à chercher du sens dans cette navrante production « littéraire », mais vous feriez mieux dans ce cas d’explorer une notice d’appareil ménager, je suis sûre que c’est plus riche intellectuellement 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/03/2013 @ 12:12

  44. En plus le cochon n’est pas sale, cette métaphore est absurde et en plus d’une lourdeur incroyable. Pour une moderniste comparer un homme en proie au désir sexuel à un cochon c’est tout simplement en revenir aux paraboles religieuses, ce qui n’est pas d’une décoiffante originalité post-moderne. Le syndrome de l’infirmière qu’elle révèle en l’espèce est d’une atroce banalité sur le terrain de la psychologie féminine. Ses observations sur le couple que forme DSK et son épouse sont indiscrètes, sottes et ordurières. Le style est épais. Bref, je continue ou bien nous sommes d’accord sur l’inanité du truc ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/03/2013 @ 12:19

  45. C’est marrant, j’ai l’impression de relire les commentaires lorsque le roman « Cinquante nuances de Grey » était paru ! 🙂
    A tous les coups Marcela (et le Nouvel Obs) ont voulu surfer sur cette vague d’érotisme littéraire inattendu et controversé… qui a quand même fait 50 millions d’exemplaires !
    Bon, le premier roman n’a pas encore trouvé ses lecteurs.La suite, peut-être ?
    Il y a tellement de nuances de roses, dans le cochon !

    Commentaire par Oeil-du-sage — 08/03/2013 @ 12:47

  46. @ laplumedaliocha

    Je ne cherche pas du sens. Je cherche à décrire les ressorts de la démarche.
    La croyance en l’immanence pure est inanité pure.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 08/03/2013 @ 13:38

  47. Je suis un vieil abonné du NouvelObs et ce n’est pas d’hier que j’en suis de plus en plus déçu ! Je souscris totalement au commentaire #32 de Al1C21 qui ironise très justement sur la place excessive qui y est donnée à cette insignifiante affaire ! Joffrin se déconsidère définitivement … D’ailleurs, dans ce pauvre hebdo, je ne lis plus guère de bonne plume autre que celle de Guillebaud …
    Merci pour le caractère « de bonne compagnie » de votre blog ! Il sait m’intéresser alors que suis, par ma formation et mon ancienne activité, bien éloigné des domaines qui retiennent votre attention …

    Commentaire par Fidel — 08/03/2013 @ 15:08

  48. @Denis Monod Broca : j’entends bien, et ce n’était pas une critique à votre endroit, simplement je ne pense pas que les écrits de cette dame méritent tant d’intérêt. Je ne suis même pas sûre qu’elle développe une vraie réflexion, il s’agit davantage de provocation et de cultiver le paradoxe. Notez, dans une société qui ne s’effraie plus de rien, trouver encore deux ou trois trucs iconoclastes à dire dénote un certain talent. Maintenant, un tel talent est-il utile ?…

    @OdS : en effet, l’érotique bas de gamme est à la mode. On en revient toujours au cul, c’est la dernière source d’émerveillement de notre société, ça sert à vendre des bagnoles et des spaghettis, à promouvoir les sites de rencontre, à nourrir l’édition et la presse, à mobiliser associations et politiques. Fascinant.

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/03/2013 @ 15:13

  49. @laplume

    Sur le smartphone et l’omniprésence.

    Je crois que c’est la société dans son ensemble qui a basculé dans la présence permanente et le smartphone n’est qu’un outil de plus. Prenons cet exemple d’un avocat. Il peut ne pas avoir de secrétaire et répondre au téléphone lorsqu’il n’est pas en rendez-vous. Mais la « pression » sociale voudrait qu’il réponde tout le temps et donc il prend une secrétaire, puis un gsm, puis un smartphone, puis un blog, puis un compte twiter, etc…. Est-ce le smartphone qui crée cet état de fait ou le smartphone se développe PARCE QUE la pression sociale demande plus de présence ? Est-ce que twitter est responsable de ce que les gens en font ?

    Je ne suis pas persuadé que l’outil modifie la société, je crois qu’il crée un terrain favorable et que les _gens_ décident de laisser germer la graine sur ce terreau. Par exemple, ce n’est pas l’installation d’un sex-shop en bas de chez vous qui va vous transformer en nymphomane, de la même manière ce n’est pas l’absence de sex-shop qui va permettre de refréner une nymphomanie grandissante (puisqu’on parle de cochon et de cochonne). Accuser l’outil d’être responsable de modification de la société c’est se dédouaner à bon compte (c’est pas de ma faute, on peut pas faire autrement). Reporter sur « tout le monde le fait » : dilution de responsabilité, est un peu malhonnête : L’avocat qui se plaint qu’on l’appelle tout le temps à du le « vendre » dans son package d’assistance en ayant donné son téléphone : si dans le contrat chaque appel téléphonique est payant minimum 1/4 heure et par 1/4 d’heure avec majoration de nuit, son téléphone ne sonnera pas autant. Et si tout le monde le fait, c’est la pratique du dumping entre avocats, comme on le voit au niveau européen entre pays.

    NON l’outil n’est pas responsable, c’est son utilisateur qui décide tout seul de s’y adonner pour des raisons qui le regardent. Répondre à un mail avec un smartphone EST un calvaire, même le sms est pénible. Une majorité de personnes a fait le choix sur plus de rapidité et moins de réflexion, c’est un choix de société qui vient (c’est mon coté collaborationniste) d’une volonté du politique de fabriquer des abrutis pour vivre facilement sans trop se faire chier, du pré-maché faux et grossier pour acheter une paix royale en montant les pauvres les uns contre les autres (avec des faits grossiers, sans recul, sans réflexion dans l’instant).

    Ca a été façonné par la classe politique depuis 30 ans et maintenant ça vit sa vie tout seule…

    Commentaire par herve_02 — 08/03/2013 @ 18:51

  50. Il y a bien longtemps que les avocats facturent les conversations téléphoniques!

    Regardez ce qu’en dit le barreau de Marseille par ex:

     » Il existe trois principaux modes de facturation pour les honoraires d’avocat :

    1) le prix forfaitaire : qui consiste à convenir d’un montant global qui devra être payé par le client à l’avocat qui aura exercé son mandat ; demandez à l’avocat de préciser si le montant forfaitaire inclut les débours ;
    2)Le tarif horaire : qui est le mode le plus fréquemment utilisé et consiste à facturer le client en fonction du nombre d’heures que l’avocat consacre au dossier (INCLUANT LE TEMPS DES CONVERSATIONS TELEPHONIQUES ET LA CORRESPONDANCE) ; le tarif horaire devra nécessairement avoir été fixé avant d’entreprendre le travail ;
    3) La rémunération au pourcentage : en FRANCE, la rémunération ne peut être seulement au pourcentage. Une convention d’honoraire devra prévoir un montant fixe et un pourcentage. Celui-ci doit être fixé avant tout travail et faire l’objet d’un écrit. La rémunération au pourcentage est souvent associée aux actions en dommage. »

    Ca refroidit les bavards.

    Commentaire par gabbrielle — 08/03/2013 @ 19:37

  51. « querelles d’intellos parisiens » disent les internautes, mais vous redressez le tir, Aliocha : la centralisation est également médiatique avec la petite bulle parisienne. Et effectivement, il va arriver un moment où les provinciaux vont aussi rejeter les médias, préferant le bouche à oreille ou la communication par mail, qui n’est pas non plus la vérité absolue. « On s’en fout des querelles d’intellos parisiens » veut dire en substance Paris n’est pas la France et la bulle dans laquelle évolue nos médias, mais aussi nos politiques, commence à irriter nos provinciaux. Les habitudes séculaires de centralisation de toute forme de décision, de pensée et de loisirs, sont bien ancrées dans les mentalités. Mais la France silencieuse de province risque de se lasser et de ne plus suivre le mouvement.
    J’ai parfois l’impression d’assister à un avant 1789 où une partie de « l’élite » vivait en dehors des réalités de l’époque.

    Commentaire par Dorine — 08/03/2013 @ 19:42

  52. @Gabbrielle : mon ancien patron facturait les tentatives d’appel téléphonique. A l’époque, le système informatique ne permettait pas d’entrer un temps inférieur à 0.20 sur 1 en système décimal, ce qui équivalait à 10 minutes, à 1500 francs de l’heure, sachant que c’était la secrétaire qui avait essayé d’appeler. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai quitté le métier d’avocat. Non pas qu’ils soient tous pareil, loin de là, un collaborateur du même cabinet facturait le tiers du temps effectivement passé quand il estimait qu’il aurait travaillé plus vite s’il avait été en forme (et ils sont nombreux à être honnêtes comme ça), simplement, ça m’a dégoutée. Bien sûr qu’ils facturent, mais je vous parle d’autre chose, de la perte de maitrise de leur temps de disponibilité, et donc d’une perte de pouvoir. Justifiée ou pas, je n’en sais rien, peut être que oui, toujours est-il que ça a modifié la relation avocat/client.

    @Herve_02 : ah, la bonne vieille querelle de l’outil chère à Internet. Vous me connaissez depuis assez longtemps ici pour savoir que je n’ai pas la sottise d’accuser un outil de quoique ce soit. Je vous montre juste comment à la base un marchand lance un produit et peut, avec le marketing et les médias, aboutir à modifier une société. Alors on ne va pas s’opposer au progrès technologique, ce n’est pas mon intention, j’observe juste le phénomène, c’est tout. Et la question est précisément : qu’est-ce qu’on en fait ? C’est là que le marketing relayé par les médias peut entrainer aux excès et à écarter justement la question de comment on gère l’outil pour ne pas en devenir esclave. Le marketing a intérêt à ce que vous en deveniez esclave, c’est comme ça qu’il vend. Et l’éblouissment médiatique pour les produits Apple par exemple amplifie largement le phénomène. C’est pourquoi je soutiens que les médias compris au sens large, c’est-à-dire toute la communauté des gens qui communiquent, disposent d’un pouvoir proprement hallucinant dont on ne s’émancipe pas en éteignant la télévision et en s’abstenant de lire la presse.

    @Dorine : j’entends bien le fond de l’observation, en effet, tout ceci est sans intérêt pour une large partie d’entre nous, à laquelle je m’associe pleinement. Sauf que cette petite poignée d’individus détient le pouvoir, c’est en ce sens là que ça nous concerne tous même si on achète pas le magazine. Quant au climat pré révolutionnaire, j’aimerais bien mais je ne pense pas. Un rejet certes, très dommageable d’ailleurs parce que c’est un divorce et une souffrance, mais une révolution, nous n’avons pas assez faim, ni assez mal, pour la faire. Hélas. Ou pas hélas d’ailleurs, après tout, on peut imaginer aussi un rééquilibrage en douceur. Les anglais savent faire, nous on penche plutôt pour couper les têtes, mais allez savoir si la mondialisation ne va pas nous rendre plus sages et plus efficaces 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/03/2013 @ 21:27

  53. Tous ces propos militants dans ce forum, c’est effrayant !

    Commentaire par Gilbert Duroux — 08/03/2013 @ 23:20

  54. @Gilbert : ça vous trouerait le clavier pour une fois de dire que vous êtes d’accord ? Juste une fois, au-delà du clivage entre ceux qui croient au drapeau rouge et ceux qui n’y croient pas ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 09/03/2013 @ 00:30

  55. @ Aliocha :
    Où est passé votre légendaire sens de l’humour ? Vous me permettrez de faire un peu d’ironie facile quand vous m’en donnez royalement l’occasion. Puisque vous sollicitez que l’on adoube vos propos, et bien oui, quand vous débordez Acrimed sur la gauche à propos de cette énième joffrinade ( http://www.acrimed.org/article3085.html ), je ne peux qu’être d’accord avec vous. Je rigole, parce que lorsque je tenais pareils propos sur les dérives de la presse, j’étais traité de « militant ». Comme si c’était une insulte. Au sujet de cette dérive de l’information spectacle, vous faites enfin le constat qu’il y a un problème structurel et qu’il ne s’agit pas d’un dérapage isolé (même si vous ne le dites pas comme ça). Je ne peux que m’en réjouir. Reste maintenant à essayer de trouver des solutions pour que les médias généralistes retrouvent la qualité qui fut la leur autrefois. Et ça ne passe pas, je pense, par la ligne Maginot d’un nouveau code de déontologie supplémentaire (on a tout ce qu’il faut en magasin, depuis le code de 1918, révisé 1938). La question du pluralisme, de l’indépendance des rédactions, du financement et de la composition du capital des journaux est posée.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 09/03/2013 @ 03:47

  56. Le directeur de la rédaction de l’Obs n’a pas rencontré l’interdit fondamental : tout n’est pas possible ? Honorer l’interdit suppose une culture : un élément de l’éthique du journaliste s’exprime dans le souci de se donner cette culture qui lui permette de ne pas être victime de l’immédiateté cf : éditorial de Natalie Nougayrède Le Monde d’hier.

    Commentaire par sivergues — 09/03/2013 @ 07:40

  57. @alix j’ai vu circuler de nombreux petits papiers en réunion destinés à Georges Frêche : « Georges tais-toi », il a lui même reconnu avoir beaucoup souffert de ses écarts de langage.

    Commentaire par sivergues — 09/03/2013 @ 08:43

  58. Et l’on continue de hurler au génie littéraire :

    « Dans le livre de Marcela Iacub, il y a une phrase qui revient plusieurs fois. Dès que le cochon vient de jouir (a une «extase», dit Iacub), il «tombe par terre», comme foudroyé par son plaisir. Idée géniale. On imagine la bête, s’étalant de tout son long, à la fois raidie et tremblotante, dans un grand plaf obscène et rigolo. C’est de cette image peut-être que DSK tira son idée: «On ne tire pas sur un homme déjà à terre», qui lui a si bien réussi.

    Car le cochon se relève toujours. Il a du pain sur la planche. Il a beaucoup de confusion à organiser: travestir le coupable en victime, la victime en coupable, l’écrivain en délinquant, l’éditeur en complice, le journal en feuille de chou (que ne nous a-t-il traités de mercantis pour des unes ouvertement commerciales?), et transformer les lecteurs de livres en voyeurs ou en imbéciles. Il lui faut aussi, sans faire rire personne, invoquer sa vie privée, de laquelle on croyait tout savoir, et jusqu’aux détails les plus secrets, et ses enfants, qui ont perdu leur innocence depuis longtemps, les pauvres.

    Contre toute attente, il réussit cela aussi. Ce livre à l’intelligence aiguë, d’une insolente liberté, absolument neuf, de discours comme de ton, de projet comme de facture, il s’est appuyé dessus, et s’est relevé ».

    http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20130306.OBS0957/dsk-iacub-le-monde-a-l-envers.html

    En effet, l’idée du cochon qui s’effondre est fascinante…Et le fait que DSK n’ait pas l’élégance de rester à terre pour prendre des coups de pied dans le ventre est parfaitement insupportable. Mais dans quel monde vit-on pour que de telles âneries aient les honneurs d’un grand canard ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 09/03/2013 @ 14:33

  59. @Gilbert : nous avons eu cette conversation mille fois. Vous partez de l’idéologie pour la plaquer sur une réalité. Je préfère partir de l’observation de la réalité (déformation professionnelle) pour accéder à l’analyse et dégager enfin l’éventuelle idée. Qu’on se rejoigne parfois à mi-parcourt n’est pas surprenant. Permettez-moi seulement de préférer ma méthode, comme je vous accorde la liberté de défendre la vôtre.

    Commentaire par laplumedaliocha — 09/03/2013 @ 14:42

  60. Mais comment un journaliste du Nouvel Observateur comme Éric Aeschimann peut titrer : « Le texte de Marcela Iacub sur DSK est un très grand livre » ? Quand on y trouve des trucs du genre : (à propos de son oreille, bouffée d’après l’auteur par DSK) « Et tandis que je saignais et que je pleurais il la dévorait le plus vite possible qu’il pouvait ». « Le plus vite possible qu’il pouvait », c’est même pas du niveau d’un élève de 4ème. C’est même pas relu ni corrigé, tellement la maison d’édition voulait que ça sorte vite. Le journaliste a vraisemblablement été acheté par l’éditeur pour écrire ce qu’il écrit. Il n’y a pas d’autre explication possible. Ou alors il couche avec Iacub ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 09/03/2013 @ 15:01

  61. PS : moi aussi je parle de la réalité quand je parle d’injustice sociale. Il n’y a que les bisounours et ceux qui ont intérêt à ce que rien ne bouge (parce qu’ils sont du bon côté du manche) qui nient qu’il puisse y avoir des intérêts de classe divergents.
    Encore une fois, vous êtes autant idéologue que moi. Il n’y a pas de mal à ça. Arrêtez un peu avec votre « l’idéologie, c’est les autres ». Vous me faites penser à ces élus qui se disent « ni droite, ni gauche ». Vérifiez, vous verrez que dans 99 % des cas, ils sont de droite.
    Aux accumulateurs honteux, qui se goinfrent en se justifiant par je ne sais quel talent ou mérite particulier, je préfère 10 000 fois un Warren Buffet, l’un des hommes d’affaires les plus riches du monde lorsqu’il reconnait, sur CNN, qu’il y a bien une guerre de classe, et que la sienne était en train de gagner.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 09/03/2013 @ 15:17

  62. @ laplumedaliocha #58

    Et c’est du Jacques Drillon !
    Je le préfère, et de loin, lorsqu’il s’occupe de mots croisés ou de musique.

    Il me semble que vous écriviez récemment quelque part qu’il y a de bons journalistes au Nouvel Obs.
    Je n’en doute pas, mais je trouve qu’ils ne sont vraiment bons que quand ils s’en tiennent à leur domaine.

    Mais quoi ! Il a bien fallu faire donner le ban et l’arrière-ban pour justifier le NOUS de couverture : DSK IACUB ET NOUS.
    Et certains se sont laissé faire…

    Commentaire par Al1C21 — 09/03/2013 @ 16:15

  63. Aaah, politique et presse, pour ca la France se démarque souvent. Tout le monde dans le même panier ? Au fait, DSK, à part faire monter les tarifs annonceurs, à quoi peut-il encore servir ? Pour le nouvel Obs, on attend un peu plus de professionnalisme. Mais par les temps qui courent…

    Commentaire par henripot — 10/03/2013 @ 13:55

  64. Bonjour Aliocha,
    Vous connaissez mes intentions sincères de toujours chercher à ouvrir et prolonger le débat…Et bien, pour revenir au sujet de base de ce billet, maintenant qu’on a beaucoup parlé cochon, presse et déontologie, je pense que nous pouvons aborder le sujet de la truie. C’est vrai, on a parlé porc, débattu verrat et on s’est disputé le bout de cochon, et nous n’avons même pas évoqué le rôle primordial de la truie. C’est pourtant d’elle que tout a commencé.
    J’arrête là mes constatations zoologiques et je vous propose un petit texte amusant sur le cochon(*) écrit par un vétérinaire pompier : http://cjoint.com/?CClsnfGUpO9 …et hop, une croix sur la fesse à MarceIa ! 😉
    (*) « toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »

    Ps: je vous ai mis la couv du bouquin car je suis sûr qu’il vous plaira.

    Commentaire par Oeil-du-sage — 11/03/2013 @ 18:24

  65. « ce sont les médias qui façonnent la société » mais non mais non.
    Que cela est donc idéaliste ! Les medias sont le reflet de la société, de ses travers, de ses fantasmes, mais avant tout de sa réalité : ils sont la pilule dorée qui raconte des histoires pour faire passer la pilule amère de la réalité, inquiétante.

    Les media sont le reflet de notre monde, de sa violence, de sa désagrégation. Désagrégation de la politique, de la démocratie, des traditions culturelles, des liens sociaux et les media traditionnels, ruinés par internet se lancent dans une course au sensationnel pour tenter d’émerger et de garder al tête hors de l’eau, pour survivre. C’est ça l’histoire Marcela Iacub.

    Les media racontent un monde où la force de l’organisation économique de la production, son système capitaliste lancé dans sa course folle et incontrôlée, comme un bateau ivre. Ils ne peuvent avoir le rôle critique qui est le seul apanage de la pensée. Le productivisme hyper-technique engloutit tout quitte à produire des inégalités immenses, des immenses richesses, et des immense pauvretés en nombre . Notre système économique avec son implacable logique qui met sur le tapis les travailleurs des pays démocratiques ayant encore un Etat social debout, bien que vacillant, tandis qu’il fait produire à l’autre bout du monde nos gadgets et nos objets de consommation, par des enfants, des femmes emmenant leurs enfants, leurs bébés dans des ateliers à l’air pestilentiel, travaillant comme des esclaves, payés une misère. Les medias courent derrière.

    Pensez à la puissance de la technique tout aussi incontrôlée que le système économique de la production et dangereuse car elle détruit la planète à coup sûr et menace avec le nucléaire, simplement civil. ne parlons pas du militaire et de la guerre partout, la paix nulle part : le monde islamique traversé d’explosions en est la quintessence. Les medias courent derrière.

    Tiens une émission sur le nucléaire à ne pas manquer, d’un formidable prof à Polytechnique , sur France-culture http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-we-japon-fukushima-2013-03-09.

    Pour info. de l’utilité des media aussi. Suffit de choisir.

    Commentaire par KingArthur — 11/03/2013 @ 23:05

  66. @KingArthur : idéaliste ? Non, horrifié. Sur votre démonstration en mode la poule et l’oeuf, je suis entièrement d’accord. A ceci près que les médias me semblent jouer un rôle fortement aggravant en titillant les mauvais instincts, on fait con pour vendre. Je pense de plus en plus qu’ils fabriquent les « cons » à qui ils ont quelque chose à vendre. C’est en ce sens – sinistre – que je parle de pouvoir. Ajoutez à cela que nous sommes à l’ère dite de l’information, et ça fait carrément flipper de penser que ces messages sont consommés sur le mode intensif….

    Commentaire par laplumedaliocha — 12/03/2013 @ 10:00


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