La Plume d'Aliocha

25/02/2013

Misère cinématographique

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 10:08
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Alors comme ça, l’adaptation de la Comédie musicale Les Misérables a été oscarisée (trois fois) ?

Mazette….Je l’ai vu hier. Et il m’a fallu plusieurs heures pour calmer ma colère. Si c’est ainsi que les américains comprennent Victor Hugo, ils sont priés à l’avenir de s’abstenir. Le film débute par une scène étrange où des forçats remorquent un navire gigantesque tout droit sorti d’un dessin animé. Passons sur le périple de Jean Valjean à la sortie du bagne, il se situe entre le peplum et le film catastrophe. L’épisode de Fantine se déroule dans un pandémonium grimaçant du plus grand effet comique, les personnages sont grotesques, le décor absurde, les scènes chantées arrachent les tympans. En un mot, c’est le retour des morts-vivants en pleine fête d’Halloween interprété par les recalés de la Star Academy. On tente de s’habituer, après tout on a payé pour deux heures trente de « spectacle » et visiblement on va en avoir pour son argent. Film à gros budget, acteurs qui ont beaucoup travaillé, maigri, grossi, appris à chanter, séjourné de longs mois en France, bref, le cinéma américain dans tout son professionnalisme. Il faut croire que les Oscars récompensent parfois l’encre et la copie des cancres du septième art…

Les choses s’améliorent un peu lorsque nous arrivons à Paris. La petite Cosette a le mérite de chanter d’une voix douce, ce qui délasse des hurlements des autres comédiens et de leurs faciès grimaçants. Quant à Thénardier, incarné par le fantastique Sacha Baron-Cohen, il apporte à l’insu du réalisateur un peu de rire et donc de vie dans cette mise en scène où le pompier le plus épais le dispute au larmoyant manié à la truelle. Le soulagement se confirme avec les insurgés, également traités avec emphase, mais le réalisateur semble s’être quelque peu essoufflé, ce qui fait du bien à tout le monde. Cela deviendrait même presque supportable si les représentations de Paris ne suscitaient une sorte de curiosité horrifiée. On se demande d’où sortent ces bâtiments dont on ne reconnait pas même l’architecture. Mettez Rome, Paris et Londres dans un sac, secouez le tout, fabriquez un décor en carton avec les morceaux rassemblés dans le désordre, saturez les couleurs, jouez de la caméra pour donner une impression de gigantisme, délabrez le tout parce que c’est vieux et que c’est la révolution, et vous aurez une idée des décors. Pour qui ne connaîtrait pas l’oeuvre, impossible de comprendre ce qui anime les insurgés ou de voir dans le suicide de Javert autre chose que le mouvement de folie d’un flic neurasthénique. Notez, on est tenté de le suivre pour échapper nous aussi au désastre.

Tout ceci relève du grand guignol. En entendant la salle applaudir à la fin, on se pince. En est-on vraiment arrivé à un tel niveau de vulgarité pour qu’une horreur pareille suscite un quelconque plaisir ? Le film relève du sabotage. Qu’il soit récompensé est une preuve de plus que notre époque manque singulièrement de finesse et de style. Le seul réconfort, c’est de savoir que les critiques étaient mauvaises (à l’exception quand même de Match, Le Parisien, 20 minutes et le JDD). La presse n’est donc pas complètement idiote. A voir pour se faire une idée précise de l’étendue des dégâts. Et pour Sacha Baron-Cohen, décidément génial.

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29 commentaires »

  1. Les américains ne sont pas les seuls à défigurer la littérature, surtout lorsqu’elle ne correspond pas à leur culture. Nous faisons pareil en France avec l’histoire et la littérature. La perte des racines culturelles, effacées volontairement par l’éducation nationale, permet aux cinéastes de créer des images dans le goût du jour, c’est à dire limitées au sexe et à la violence avec un vocabulaire réduit, voire réducteur.

    Commentaire par Dorine — 25/02/2013 @ 11:01

  2. @Dorine : hélas…mais ne sous-estimons pas ici la culture du pognon, encore et toujours….

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/02/2013 @ 11:08

  3. Le pognon est le dieu des temps modernes.

    Commentaire par Dorine — 25/02/2013 @ 11:14

  4. Ayant peu d´idées originales le cinéma est dans la  » revisitation  » et le « déjanté » il n’y a qu’à voir les dégâts que nous -mêmes faisons subir à nos classiques … Alors que dire des Américains dont nous ne comprenons pas plus le Lincoln qu’ils ne comprennent notre Victor Hugo mais au moins nous évitons de les chanter.
    Au sujet de Hugo j’avais vu autrefois un très intéressant film toujours américain sur Notre Dame de Paris , pas celui de Charles laughton et Lolobridgida pas trop mal réussi, mais une de ces adaptations comme ils en ont le secret pour Alexandre Dumas et où Esmeralda épousait en final le bossu !!
    Peut-on parler de « happy end  » ?
    L’ennui est que ce genre de truc ne donne pas envie de lire le bouquin et que rien ne peut remplacer les descriptions de la cathédrale qui lui ont valu sa réhabilitation aprés les misères de la révolution . Heureusement que nos grands -parents savaient lire et qu’ils étaient moins sollicités par la facilité des techniques modernes, sans la littérature que serait devenue la cathédrale ?

    Commentaire par Scaramouche — 25/02/2013 @ 11:24

  5. Bonjour Aliocha,

    Votre billet n’incite guère à aller voir ce film. Pour autant, si de nombreux exemples montrent, si besoin en est, que notre époque peut parfois manquer de finesse et de style, je vous trouve un peu hâtive à conspuer la culture du pognon. Sans ce dernier, rien n’est possible. J’ai déjà mentionné en ces lieux la série danoise « Borgën ». Le pognon, car il y en a eu pour que la série naisse, est me semble-t-il ici bien employé. Contrairement à nombre de productions franchouillardes (dont je tairai les noms par pure charité), la série (j’en suis au début de la saison 2) ne sombre pas dans la vulgarité et les auteurs dépeignent de manière crédible le parcours d’une femme politique ainsi que le fonctionnement de son entourage (journalistes compris) dans un pays moderne.
    Pendant longtemps, j’ai eu ce réflexe de conspuer toutes les productions de bas-étage dont se repaît entre autres notre télévision et de déplorer la médiocrité des plats servis. Et puis, j’ai compris que la qualité, c’était d’abord à moi d’aller la chercher et que l’effort en la matière était quotidien. Là réside notre force et notre liberté. Nous (mon épouse et nos enfants) avons donc cessé de nous prosterner devant les dictats médiatiques et avons entrepris d’explorer les nombreux chemins qui s’offrent à nous. Plus le temps passe, plus je pense que là est la solution. Je suis parfois déçu mais c’est là le prix à payer pour préserver une vraie indépendance d’esprit et nourrir son esprit critique. On pourrait faire un parallèle avec le whisky. Les bonnes bouteilles ont leur prix mais le jeu en vaut la chandelle. On ne pourra cependant pas empêcher (et c’est heureux) des personnes de préférer en boire en y mêlant un soda bien connu (Beuark!!!).

    Bonne journée

    Commentaire par H. — 25/02/2013 @ 11:54

  6. Je peux me tromper, mais il me semble que ce film est l’adaptation d’une adaptation, si on peut dire : c’est l’adaptation en film d’une comédie musicale elle-même adaptée (enfin, inspirée serait peut-être plus exact) du roman de Hugo.
    Sans avoir vu le dernier film, je soupçonne qu’il ne peut pas être pire que Le Bossu de Notre-Dame de Disney.

    Commentaire par Anna — 25/02/2013 @ 12:20

  7. Anna > Il y a un amalgame trop souvent fait à propos du Bossu de Notre-Dame de Disney. Ce dessin animé n’avait aucunement la prétention d’être une adaptation de Notre-Dame de Victor Hugo, mais seulement une histoire pour enfant inspiré du livre. C’est d’ailleurs pour ça que ce dessin animé s’appelle « Le Bossu de Notre-Dame », et non pas « Notre-Dame de Paris ».
    Je me devais de rectifier cela 🙂

    Commentaire par Bleiddwn — 25/02/2013 @ 12:50

  8. Anna a raison, ce n’est pas l’adaptation des Miserables mais de la comedie musicale qu’on appelle familierement aux US The Mis ! Perso la simple vue de la bande annonce avec la prestation cheesy de Anne Hathaway degoulinante et du propret Hugh Jackman m’a donne envie de vomir.
    Mais, mon Dieu, pourquoi, Aliocha, vous etes-vous afflige une telle horreur en ce dimanche apres-midi certes neigeux ? Pour rester dans les Oscars, Happiness Therapy ne casse pas trois pattes a un canard mais au moins c’est sympa a regarder … Et si vous avez le coeur bien accroche, il y a toujours Django Unchained.
    Au fait  j’adore aussi Sacha Baron Cohen. Je viens de le voir deux fois  en DVD, touchant dans Hugo Cabret et, comment dire, different dans Ali G.

    Commentaire par Maelle — 25/02/2013 @ 13:21

  9. @Anna et Maelle : relisez la première phrase du billet 😉 Il se trouve que j’ai adoré la comédie musicale il y a 20 ans. Eh oui, j’ai un coeur de midinette sous mes grands airs…Notez, vu le succès mondial qu’elle a remporté, nous sommes nombreux à avoir aimé..du coup, je me suis dit : pourquoi pas le film ? Hum…la suite, vous la connaissez. Je note vos recommandations !

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/02/2013 @ 13:37

  10. Pas de besoin d’être américain pour rater son adaptation des Misérables, la version de R.Hossein en 1982 est un superbe navet (malgré la présence de L.Ventura et M.Bouquet)…

    Commentaire par mussipont — 25/02/2013 @ 14:03

  11. Bonjour,
    Désolé mais votre critique ne donne pas trop envie d’aller voir « l’étendue du désastre »… Et comme le pognon ne fait pas tout, je me permets de vous conseiller « (searching for) sugarman » qui vient d’ailleurs d’obtenir l’oscar du meilleur documentaire. De plus, on est au plus près d’Hugo et des Misérables. Et la musique…!

    Commentaire par utile baron — 25/02/2013 @ 14:11

  12. @Mussipont : pas vu, mais je vous assure qu’avec celle que j’évoque, on tient le pompon, ça me pique encore les yeux et les oreilles….

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/02/2013 @ 14:12

  13. Aliocha, ce qui me troue, c’est qu’après les torrents de boue – probablement mérités – que vous avez déversés sur ce navet, vous ayez envie d’écrire « A voir […] ». Moi je retiens « à fuir ».

    Commentaire par Hub — 25/02/2013 @ 14:14

  14. @utile baron : mais ne soyez pas désolé, mon intention n’est pas de le recommander, sauf aux amateurs d’expérience extrême façon Iacub qui pourraient être tentés d’aller vérifier par eux-mêmes que tout fout le camp 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/02/2013 @ 14:15

  15. Incroyable, j’ai en effet sauté la première phrase et commencé à lire à “Mazette” ! Avouez, vous avez édité votre billet !
    J’ai aussi un cœur de midinette mais il bat peu pour les comédies musicales, pourtant ayant passé de longues années à Londres puis à NY , j’étais aux premières loges.
    La vision de Paris, d’hier ou d’aujourd’hui, dans les films américains est un vrai sujet de thèse (d’ailleurs je suis bien sure qu’on a écrit là-dessus). Assez curieusement un film m’avait frappée par une certaine justesse, alors que je ne l’attendais pas là-dessus, c’est le dessin animé Ratatouille !
    Au fait, en France aussi maintenant on applaudit à la fin d’un film ? Il y a aussi le burger/frites et les commentaires live au voisin ? Misère … Il y a quelques années ils étaient rares les films qui avaient droit à une telle réaction, je me rappelle p.ex. de La haine (bon, il y avait aussi de temps en temps les cris de midinettes, comme « Legolas » à la fin du Seigneur des Anneaux). C’est décidé, je persiste à aller au ciné le matin seulement avec les personnages âgées …

    Commentaire par Maelle — 25/02/2013 @ 14:15

  16. @Hub : je n’ai pas écrit « à voir » tout court, j’ai écrit « à voir pour mesurer l’étendue des dégâts », je suis toujours dans le prolongement de Iacub, j’ai envie de voir jusqu’à où ça peut aller le grand guignol et je me dis qu’il y a peut-être d’autres reporters de guerre culturelle dans mon genre, près à risquer leur cerveau pour prendre la mesure du truc 😉

    @Maelle :eh oui, ça applaudit, j’y vais aussi le matin, mais là j’étais avec des copines qui préféraient l’après-midi. Sinon, c’est marrant, j’ai failli faire le parallèle avec Ratatouille. Il y avait beaucoup d’erreurs, mais globalement en effet de l’effort. Alors que dans les misérables….j’en reviens toujours pas….

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/02/2013 @ 14:22

  17. A quand une nomination aux Oscars pour une adaptation cinématographique de « Belle et Bête » ?

    Commentaire par Sébastien — 25/02/2013 @ 14:54

  18. J’ai failli écrire « Aliocha, pardon d’avoir sauté votre première phrase », et puis j’ai pensé à DSK et à Iacoub et je me suis dit qu’il vaudrait mieux que je m’abstienne.
    Bleiddwn, si c’était pour faire une autre histoire, Disney aurait pu prendre carrément d’autres personnages. Je ne comprends pas bien le besoin de prendre des personnages « connus » et de leur faire faire n’importe quoi. La caution culturelle, peut-être ?

    Commentaire par Anna — 25/02/2013 @ 15:38

  19. Ca me rappelle une expérience de figuration quand j’étais étudiant à Bordeaux dans une reprise américaine de « La Cousine Bette »… Très léché effectivement, mais peu de sensibilité à « l’oeuvre ». Tellement peu que le film n’étais jamais sorti en France malgré un casting sympathique. Sinon, je dois dire que le public français est bien préparé à admirer des grosses daubes, quand on voit le succès depuis une dizaine d’années des comédies musicales sans intérêt… et pourtant à succès.

    Commentaire par eczistenz — 25/02/2013 @ 16:26

  20. @Aliocha : désolé, je n’avais pas réalisé que vous y étiez allée dans le cadre de votre sacerdoce ! 😉 Merci !

    Commentaire par Hub — 25/02/2013 @ 18:29

  21. @Hub : insolent !

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/02/2013 @ 22:52

  22. Excusez moi mais, l’échec en terme d’adaptation (ou d’adaptation d’adaptation) est elle nécessairement un rempart à l’appréciation du film? Je ne l’ai vu, ni n’ai lu entièrement l’oeuvre de Hugo, mais il me semble que même si le film se loupe en terme de respect de l’œuvre (comme tout film adaptant une oeuvre littéraire?) il peut être passable, acceptable, voir bon, intrinsèquement.
    Je n’irais pas le voir, et cette critique me conforte, mais le passage sur l’incompréhension face aux récompenses (on fait pareil aux césars et à Cannes) et la qualification de vulgaire le fait pour quelqu’un d’avoir osé apprécier le film me semble un peu poussé, non?

    Commentaire par Shin — 26/02/2013 @ 14:30

  23. @Shin : ah, s’il ne s’agissait que d’une querelle subtile d’interprétation…Hélas, comme je le dis dans le billet, l’oeuvre est recouverte d’une telle couche de boue qu’on ne comprend ni la révolte des insurgés, ni le suicide de Javert. Ce qui est tout de même embarrassant. Le réalisateur n’a aperçu qu’une chose : la misère et il en a rendu compte de façon tellement épaisse que la chose serait comique si le résultat n’est tout simplement inregardable et atroce aux oreilles, en plus. Vulgaire ? Oui, mais ce ne sont pas les spectateurs qui applaudissent que je qualifie de vulgaire, c’est le climat général dont la grossièreté mène inéluctablement à ne plus distinguer la différence entre un travail de qualité et une bouse lourdingue.

    Commentaire par laplumedaliocha — 26/02/2013 @ 19:40

  24. Vous savez quoi ? Cette chronique m’a donné envie d’aller le voir… Mais il faut dire aussi que je suis adepte de http://www.nanarland.com 🙂

    Commentaire par Gathar — 26/02/2013 @ 22:03

  25. @Gathar : je savais que je trouverai un public ! Si j’étais milliardaire, je ferai un musée du laid. L’idée m’est venue aux puces de St Ouen. Le beau, c’est classique, ordinaire, tout le monde court après, les musées en sont remplis, alors que le laid est mis de côté, c’est injuste. Il m’est arrivé de voir des objets dont la laideur confinait à une certaine forme de perfection. Ce film en fait partie 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 26/02/2013 @ 22:09

  26. @Gathar: ce film est laid comme une tour Eiffel en peluche (oui, ça existe, j’en ai vu)

    Commentaire par laplumedaliocha — 26/02/2013 @ 22:10

  27. Ah non Aliocha une Tour Eiffel en peluche ce n’est pas laid c’est marrant !!
    Il est vrai que j’ai toujours révé inonder de nains de jardins certaines décoratrices qui ne font jamais aucune faute et sont montrées en exemple d’une classe où tout tend vers le bon goût et la perfection. Mais cette plaisanterie n’est pas dans mes moyens ! Avouez que les entendre vous remercier et savoir comment ells feront pour s’en débarrasser serait un bon moment de taquinerie fort innocent …
    Envoyer ses meilleurs amis voir un tel film en fait partie… s’ils ont le sens de l’humour et pas de rancune…

    Commentaire par Scaramouche — 27/02/2013 @ 12:44

  28. @Scaramouche : ah, le nain de jardin…mon grand regret est de n’avoir pas eu l’idée géniale de créer la fameuse association de libération des nains de jardin. Du coup, j’essaie d’en adopter un à la maison, mais tout mon entourage s’y oppose, c’est agaçant…

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/02/2013 @ 13:49

  29. Reconnaissons à ce film (que je n’ai pas encore vu) le mérite de nous faire aborder tout un tas de sujets des plus intéressants. Sacha Baron Cohen, que j’ai découvert au début des années 2000 au Royaume-Uni : ce gars-là est merveilleux ! Que ce soit Ali G ou Borat, je me suis gondolé chaque fois qu’il se laissait entrainer par son « Punani ». Et les trouvailles de Borart… il est excellent !

    Pour ce qui est du FLNJ (Front de Libération des Nains de Jardin), c’est effectivement une idée de génie. Ça me fait penser à ce mouvement fugace, croisé sur le Net vers 2003, qui s’appelait « Les Piètres »… avec des slogans comme « Penser piètre est piètre pensée », ou bien « la piètrise vous tente ? »… ils ont disparu, dommage. Ne trouvez-vous pas qu’il y a dans le FLNJ un peu de l’entartage à la Noël Godin ?

    Quand au musée du laid… là, les grands esprits se rencontrent.
    Alors comme je me sens moins seul, j’ose la proposition. Mettrez-vous en ligne des clichés de certaines des pièces dignes de figurer dans pareil temple ?
    Ouvrirez-vous un album en ligne, un musée virtuel, rassemblant la représentation de la chose, à défaut du lieu réel exposant la chose elle-même ?
    Vous laisserez-vous tenter ?

    Pour finir, une petite digression… j’aime beaucoup la digression ! Je pensais (allez savoir pourquoi ?) cet après midi à Jérôme Bosch, et voilà que je tombe sur « La Marche de l’Histoire » sur France Inter. Le sujet du jour ? Les papes imaginaires ! Et voilà qu’on nous sert un extrait de « l’otage » de Claudel… renversant ! J’écoute ça en conduisant, croyez-moi, il en faut de la concentration !

    @ Maelle :

    Que pensez-vous de Sacha Baron Cohen ? J’aimerais avoir votre avis d’immergée permanente en culture anglo-saxonne…

    Bonne soirée à vous tous !

    Commentaire par Zarga — 27/02/2013 @ 21:21


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