La Plume d'Aliocha

21/02/2013

De l’autre côté de la ligne jaune

Filed under: Coup de griffe,Mon amie la com',Réflexions libres — laplumedaliocha @ 16:00
Tags:

Au début on lit. Puis on relit. On se pince. On songe que ce n’est pas possible, qu’on n’a pas compris, qu’il doit y avoir une erreur quelque part. Que c’est une blague du 1er avril qui se jouerait du calendrier, un fake, comme on dit sur Internet. Et puis on abdique, face à l’évidence. Bien en peine de trouver ne serait-ce que l’once du début d’une défense, d’un argument ou seulement de l’ombre de celui-ci qui donnerait à penser qu’il existe une légitimité possible à une telle chose. On revêt mentalement sa robe d’avocat, et l’on continue de chercher en vain des raisons de plaider contre son indignation. Mais non, rien. Le grand vide.

Une femme écrivain, chroniqueuse à Libération, juriste de formation a rencontré DSK début 2012, entamé une liaison avec lui, puis sorti un livre pour raconter la chose. Un livre dont l’Obs s’empresse de sortir les bonnes feuilles et où l’on peut lire ceci : « Ce qu’il y a de créatif, d’artistique chez Dominique Strauss-Kahn, de beau, appartient au cochon et non pas à l’homme. L’homme est affreux, le cochon est merveilleux même s’il est un cochon. C’est un artiste des égouts, un poète de l’abjection et de la saleté. Le cochon, c’est la vie qui veut s’imposer sans aucune morale, qui prend sans demander ni calculer, sans se soucier des conséquences. Le cochon, c’est le présent, le plaisir, l’immédiat, c’est la plus belle chose qui soit, la plus belle part de l’homme. Et en même temps le cochon est un être dégueulasse, incapable d’aucune forme de morale, de parole, de sociabilité. L’idéal du cochon, c’est la partouze : personne n’est exclu de la fête, ni les vieux, ni les moches, ni les petits. Alors que DSK m’a toujours semblé être franchement à droite, ce communisme sexuel auquel il aspire en tant que cochon me réjouit ».

Sur @si, on apprend que DSK a mal pris la chose. Joli euphémisme. Sa réponse est ici. Et l’on se demande où il a trouvé les mots – quelque soit ce qu’on pense de l’homme – pour réagir à pareille infamie. On se dit qu’un politique, ça a quand même le cuir drôlement épais…

Alors on cherche à en savoir plus sur l’auteure et l’on consulte wikipedia. Extrait : « Parmi les causes qui lui sont chères, citons : la défense du droit à la prostitution, du mariage et de l’adoption pour les homosexuels et lesbiennes, des méthodes de procréation artificielle, le végétarisme. Elle s’en prend au féminisme français, qu’elle juge trop moralisateur car demandant une extension toujours plus grande de la répression pénale et elle défend l’idée que la révolution sexuelle des années 1970 a été un échec partiel dans la mesure où elle a renoncé à ses ambitions émancipatrices. Toutes ces prises de position lui ont valu de violentes critiques, notamment de la part de certaines féministes françaises plus traditionnelles, mais aussi le fervent soutien de nombreux militants et militantes des droits des minorités sexuelles ». Le 21 avril 2012, lors de l’émission Réplique d’Alain Finkielkraut sur France Culture, elle explique que le viol n’est pas toujours traumatique, ce qu’elle illustre par cette comparaison : « Il y a des gens qui ont été à Auschwitz qui ont été traumatisés et d’autres non. Dans Libération du 29 septembre 2012, elle exprime des propositions dans un article intitulé « Pour un service public du sexe »2. »

Du coup, on comprend un peu mieux. C’est du dynamitage, donc. On envoie valser les valeurs ou ce qu’il en reste, un morceau de string déchiré et qui ne tenait plus qu’à un fil. Le voilà coupé. Tout de suite on se sent plus à l’aise. En plus, il parait que c’est de la littérature….Alors, on est forcé de s’incliner. Accessoirement, certains tentent  une vague critique d’ordre déontologique. La dame aurait conspué l’attitude des médias à l’égard de DSK avant de se rendre coupable elle-même d’un tel livre. Alors ça grince un peu…Accessoirement, disais-je.

DSK est célèbre, l’auteure va le devenir, par ricochet. « Qu’avez-vous fait pour tant de biens ? » Interrogeait en son temps Figaro...vous vous êtes donné la peine de b…  « .Oui, enfin, vous m’avez comprise. La presse se lèche les babines, songez donc, du cul, de la politique et de la célébrité, les ventes sont assurées. En plus, l’homme est à terre, il ne risque pas de faire grand mal, même si on le blesse à mort. Notre société n’aime plus la corrida, elle ne veut plus tuer le taureau dans l’arène, elle préfère tuer les hommes à la télévision. Elle a raison, ça ne saigne pas, c’est plus hygiénique. Bienvenue dans l’ère du crime aseptisé. A chaque époque ses hypocrisies, ses tocades et ses postures morales. L’éditeur ne se tient plus de joie, le tirage du livre promet déjà de dépasser ses plus folles espérances.

Au terme de cette  promenade effarante au pays de « l’information », on finit par comprendre que l’on touche ici à la quintessence du système médiatique, enfin débarrassé de ses ultimes pudeurs. Et l’on frissonne…

Advertisements

54 commentaires »

  1. Je n’ai pas encore lu le Nouvel Obs en question, mais il y a parfois des unes qui me rendraient presque honteux d’être abonné !

    Notez que cette une comporte un cartouche inférieur : « JEAN DUJARDIN : ‘Je suis fier d’être français’  » (avec un f bien minuscule).
    Oui, aujourd’hui je ne suis pas fier d’être abonné au Nouvel Obs.

    Commentaire par Al1C21 — 21/02/2013 @ 16:20

  2. Consternant, alors je commenterai aux marges.
    Ah bon, « il y a des gens qui ont été à Auschwitz qui ont été traumatisés et d’autres non », elle fait allusion à ceux qui y sont morts peut-être …

    Commentaire par Maelle — 21/02/2013 @ 16:30

  3. Ce coup-là est particulièrement gratiné, et je croyais pourtant, naïf que je suis, en avoir déjà vu beaucoup. Le plus spectaculaire est la réaction servile du Nouvel Obs. Par exemple, ce prodigieux panygérique signé Eric Aeschimann: http://tempsreel.nouvelobs.com/l-affaire-dsk/20130221.OBS9643/dsk-par-marcela-iacub-une-stupefiante-puissance-litteraire.html

    Il n’hésite pas à mettre en exergue cette citation de la dame: « Je voulais créer une théorie de l’amour à partir de ma situation : une nonne qui tombe amoureuse d’un cochon. Une nonne qui se détourne de la grandeur de l’amour divin pour se vautrer dans les ordures. Une nonne. Sans rire. J’hésite à qualifier ce monument : un sommet de prétention, ou un pinacle d’hypocrisie ? Les deux sans doute. En tout cas, il fallait oser.

    Commentaire par Gwynfrid — 21/02/2013 @ 16:31

  4. @Al1C21 : honnêtement, je ne sais pas quoi vous dire. Le ton de ce billet n’est pas un exercice de style. Les mots me manquent, ils m’étouffent, ils ne sortent pas. Je suis effarée par un système qui s’émancipe ainsi des ultimes règles de …de quoi d’ailleurs, j’en sais foutre rien. Morale, politesse, tout ceci n’a plus de sens face à l’appel du pognon facile à n’importe quel prix. Je viens de terminer La vérité sur l’affaire Harry Quebert et je me disais que la dénonciation du système de l’édition et des médias aux Etats-Unis y était très pertinente et que cette dérive n’allait pas tarder à arriver chez nous. Je ne pensais pas que l’actualité me donnerait raison moins de 48 heures plus tard…L’Obs a de très bons journalistes et sort d’excellents papiers, mais la ligne éditoriale a toujours été un peu gauche caviar puante…

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 16:35

  5. @Gwynfrid : vous savez, depuis qu’on appelle les putes des « demoiselles » dans les reportages télévisés, on peut bien parler de nonne concernant cette dame. On va voir fleurir les chroniques énamourées hurlant au génie littéraire. Mais n’oublions pas que Van Gogh n’a vendu qu’un seul tableau de son vivant, que Céline a raté le Goncourt au profit d’un auteur dont tout le monde a oublié le nom, bref que les médias encensent les crétins de leurs vivant et pleurent les génies après leur mort. C’est une règle mécanique qui ne souffre quasiment aucune exception.

    @Maelle : comme je l’ai dit plus haut, les mots me manquent….

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 16:40

  6. DSK n’est pas ma tasse de thé mais là… ce livre est abject, il n’y a pas d’autres mots. Et il est honteux que l’obs se vautre dans la fange avec Mme Iacub.
    Aliocha, pour rebondir sur votre réponse à Gwynfrid: il est heureusement faux qu’il n’existe de génies que méconnus de leur vivant, les contre-exemples ne manquent pas: Léonard de Vinci, Molière, Victor Hugo, Picasso….

    Commentaire par QIAH — 21/02/2013 @ 16:56

  7. @QIAH : oui, vous avez raison. Pour Vinci et Molière, la question des médias identifiant leur génie ne se pose pas. Pour Hugo et Picasso, ils ont su exister médiatiquement, me semble-t-il… 😉 Ce que je veux dire, mais je vous accorde que ça reste à démontrer, c’est que les médias ont rarement le flair pour détecter les génies. Il suffit de lire la presse pour s’en apercevoir. Dès qu’une critique me dit qu’un livre est génial, j’en déduis que c’est une bouse. Et c’est souvent vrai….

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 17:00

  8. @gwynfrid : je viens de lire votre article en lien…on comprend bien la posture, mais quelle niaiserie ! Très typique de notre époque d’ailleurs, on croit briser des tabous et on ne fait que fabriquer des statuettes d’excréments…

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 17:06

  9. @aliocha disons plutôt qu’on ne peut déduire la valeur d’une oeuvre contemporaine des critiques qu’on en fait. Je vous l’accorde, c’est un peu gênant.
    La difficulté du métier de critique, c’est qu’il y a beaucoup d’imposteurs. Une petite anecdote: il y a quelques années, un de mes amis étaient critique de jeux vidéos pour un site web maintenant défunt. Il écrivait ses critiques en regardant la boîte du jeu et en lisant ce qu’avaient écrit 2 ou 3 de ses collègues… il m’est arrivé plus d’une fois de récupérer des jeux qu’il avait critiqué encore sous plastique.
    Il n’empêche: si un génie artistique trouve son public, le talent permet de passer outre à la critique (et, comme rien n’est simple, ce n’est évidemment pas parce qu’un artiste est populaire qu’il est un génie!)

    Commentaire par QIAH — 21/02/2013 @ 17:13

  10. Au passage, bien sûr que Léonard et Molière avaient affaire aux médias: leurs médias, c’était la cour, en tout cas les personnalités prescriptrices de la cour (et, au premier rang, le roi: ça marche aussi bien pour François 1er que pour Louis XIV)
    Je suis sûr qu’il doit bien exister des artistes de ces époques encensés par les prescripteurs d’alors et tombés dans l’oubli!

    Commentaire par QIAH — 21/02/2013 @ 17:17

  11. C’est vraiment très laid. Cette histoire DSK me déprime depuis le premier jour à un niveau surprenant. Ce nouveau rebondissement me le rendrait presque sympathique, d’ailleurs sa réponse est assez digne.
    Ce qui me frappe ici, c’est de voir l’auteure et le journal se vanter, se féliciter publiquement de leurs propres turpitudes. N’ont-ils donc aucune décence?

    Commentaire par Lib — 21/02/2013 @ 17:17

  12. @Lib : décence ? Allons, c’est un mot de droite ça, la décence, un mot du passé, un mot de névrosé qui n’est pas encore parvenu à se libérer des vieux réflexes dépassés 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 17:21

  13. Aliocha, à propos de l’article cité: j’ai du mal à croire que cette posture soit le moins du monde sincère. En fait, ça me donne l’impression d’avoir été écrit sous les instructions de la direction marketing de l’éditeur du bouquin.

    Commentaire par Gwynfrid — 21/02/2013 @ 17:23

  14. @Gwynfrid : le mot « posture » exprime en soi une attitude fausse, non ? 😉 En plus, celle-ci est tellement con qu’elle pourrait bien en effet sortir de l’esprit décérébré d’un type de marketing. J’entends encore un éditeur me dire « vous connaissez vos confrères, si vous voulez une couverture presse pour votre livre sur Kerviel, il faut du scoop, du croustillant, parlez-moi de sa vie privée, de ses petites amies ». J’ai envoyé paître cet éditeur. Mais j’ai retenu la leçon. Non pas pour l’appliquer, jamais je ne me suis autorisée à écrire la moindre chose qui puisse nuire inutilement à ce garçon, c’est-à-dire qui n’apporte rien à la compréhension de l’affaire, mais pour comprendre le système de l’intérieur. Voyez-vous, je sais que je ne changerai pas moralement, mais il m’arrive de me demander s’il est possible de vivre dans une société qui récompense la fange et méprise la droiture. Et si c’est possible, alors jusqu’à quand ? Sacrée question, non ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 17:32

  15. @ Lib: Il y a du fric à faire, autant pour l’auteur que pour l’Obs. Ce fric existe parce qu’il y a une demande du public pour ce type d' »oeuvre ». La décence n’ayant aucun rôle dans les règles de l’offre et de la demande, elle n’a pas grand-chose à voir dans l’affaire.

    Commentaire par Gwynfrid — 21/02/2013 @ 17:33

  16. Aliocha, vous avez réussi à publier votre livre sur Kerviel (soit dit en passant, il est très bien, votre bouquin), sans en passer par les suggestions de cet éditeur. Cela répond, je crois, à votre question pour ce qui est du présent. Pour l’avenir, notre job est de contribuer à une société droite, tant que nos forces le permettent – nos enfants seront responsables de la suite.

    Commentaire par Gwynfrid — 21/02/2013 @ 17:37

  17. @Gwynfrid

    Dans l’article que vous mettez en lien, j’ai particulièrement relevé ceci :
    « L’histoire d’amour qu’elle a vécue pendant sept mois ne regarde qu’elle et l’homme qu’elle a aimé. Mais le récit qu’elle en fait possède une stupéfiante puissance littéraire. »

    Puissance littéraire ou pas (je ne peux en juger), si « l’histoire d’amour quelle a vécue pendant sept mois ne regarde qu’elle et l’homme qu’elle a aimé » qu’est-ce qui justifie qu’elle l’étale en public ? qu’elle se (nous) vautre dedans ?

    Oui, quelle sincérité ? Quel respect au moins de soi-même et de son partenaire ?

    Commentaire par Al1C21 — 21/02/2013 @ 17:39

  18. @Gwynfrid : c’est gentil. Il va me rapporter 1500 ou 2000 euros, pour deux ans de travail. A comparer avec les 50 000 exemplaires que la dame peut espérer vendre au minimum, à 8% de droits d’auteurs – au minimum, mais elle a du mieux négocier. Alors, il vaut mieux bosser ou coucher d’après vous ? Informer – même modestement – ou saloper ? Jolie question, non ? Allons, il m’arrive d’avoir des petites baisses de forme, mais je suis d’accord avec vous, battons-nous !

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 17:42

  19. @Al1C21 : hélas, le terme gentleman n’a pas d’équivalent féminin. Avec l’évolution des moeurs, il me semble urgent d’en créer un….

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 17:44

  20. @ Aliocha: aarg, je n’imaginais pas que les chiffres puissent être déprimants à ce point.

    @Al1C21: la phrase que vous citez illustre à point M.Aeschimann est malhonnête. Ça ne le regarde pas, mais c’est bien avec ça qu’il va vendre x exemplaires de plus cette semaine… Ben voyons.

    Autrement, c’est amusant de voir que même la presse bien de gauche n’est pas hyper à l’aise avec le procédé:
    http://www.lesinrocks.com/2013/02/21/actualite/dsk-iacub-stock-et-le-nouvel-obs-truismes-11364497/

    Commentaire par Gwynfrid — 21/02/2013 @ 17:57

  21. @ Aliocha

    Le mieux serait de ne pas en parler du tout. Ca ne vaut même pas le papier pour l’essuyer. Ce n’est pas ce genre d’article qui va me réconcilier avec la presse. Autrefois, on utilisait le terme de caniveau, je crois, pour qualifier cette production. Heureusement qu’il y a encore quelques blogs lisibles.

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 21/02/2013 @ 18:06

  22. Combien de « clics » cette production aura-t-elle généré sur les pages de l’Obs ? Les gens indignés par le procédé n’auraient pas acheté le magazine papier, mais j’imagine que beaucoup ont cliqué…

    Commentaire par Hub — 21/02/2013 @ 18:14

  23. Cela me rappelle l’histoire délicieuse d’Alice au pays des merveilles qui rencontre une maman affublée d’un nourrisson assez affreux ., elle lui dit alors avec un joli sourire :  » évidemment comme petit bébé on ne peut pas dire qu’il soit joli joli mais comme petit cochon il est très réussi  »
    Disons que comme elle je vois le bon côté des choses et que lorsqu’on touche le fond ou bien on ne peut que remonter ensuite ou alors on trouve du pétrole.
    Notre société en plein déclin donc en plein espoir . ..

    Commentaire par Scaramouche — 21/02/2013 @ 18:17

  24. H : qui disait déjà « je vous ai lu ce matin d’un derrière distrait ? » évidemment, cette question illustre votre propos et ne s’adresse pas à vous. Plus récemment, dans le film Molière, Luchini dit au comédien qu’il a recruté pour lui apprendre à jouer la comédie : « votre texte ne mérite pas le cul qui daignerait le chier ». Je crois qu’avec cette dernière citation nous approchons de ce que vous souhaitez exprimer, non ? 😉

    @Hub : eh oui, c’est le piège, Internet a rendu le scandale si ce n’est rentable financièrement du moins juteux en termes de visites comme jamais.

    @Scaramouche : en fait de pétrole ici, c’est plutôt la fange…

    @Gwynfrid : la presse de gauche qui se défend d’être moraliste tout en appelant à la morale, qu’elle préfère appeler éthique….Là où elle est drôle, c’est dans la manne panne de référent. On voit bien que ça la bloque, l’éthique, mais au nom de quoi ? Difficile sans transcendance…Ah si, il y a la démocratie.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 18:32

  25. Bonsoir Aliocha

    Pour faire un succès de librairie, il faut dépasser le petit monde germanopratin.

    D’abord, la « puissance littéraire » du truc (comment nommer la chose ?), ce n’est pas vraiment un argument de vente en dehors de ce milieu. Ensuite, trop c’est trop. Trop dégueulasse, trop opportuniste, trop tard. Même pour le milieu germanopratin.

    La dame (la truie ?) fera un bide. Et il n’est pas exclu qu’après un surcroit de clics aujourd’hui et demain, le Nouvel Obs n’y laisse quelques plumes.

    Enfin bon, quand on est contribuablet, on se dit que les quelques milliards de nos impôts qui sont déversés sur la presse seraient sans doute plus utiles dépensés ailleurs ou même seulement économisés. Je ne suis pas abonné au Nouvel Obs, c’est déjà une petite consolation.

    Maintenant que c’est dit, je retourne dans ma soue.

    Commentaire par ranide — 21/02/2013 @ 18:58

  26. @ranide : tiens, et si après tout vous aviez raison ? Si on se plantait tous sur le succès escompté, moi comprise ? J’espère…J’espère que le public se détournera de l’Obs et du livre, nous avons un immense pouvoir entre les mains, celui de dire halte ! mais saurons-nous nous en servir ? That’s the question…

    Pour ceux que ça intéresse, on peut consulter sur le site edistat les ventes des livres. C’est payant mais pas très cher. Et les meilleures ventes sont affichées en accès gratuit. Surprise !!!! dévinez qui gagne cette semaine ? 50 nuances de grey, évidemment….http://www.edistat.com/

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 19:29

  27. Bah je me disais bien qu’un jour sortirait un bouquin du genre « ma partouze avec DSK » ou un truc dans le genre… mais j’avoue que je m’attendais pas à ça. Le problème avec les gens comme Iacub, c’est qu’elle ne devrait pas être médiatisée. Ce qu’elle dit des traumatismes n’est pas faux, Cyrulnik évoque même je crois les mêmes exemples dans ses essais sur la résilience, sauf que ca n’a pas à être dit de cette façon et dans ce cadre. De même, la beauté symbolique du vautrage dans la fange est un vrai concept philosophique, sauf qu’il n’a rien à faire sous cette forme là.

    Commentaire par eczistenz — 21/02/2013 @ 19:41

  28. @ Aliocha
    C’est Courteline répondant à un critique qui commençait à le chatouiller un peu trop .. Je pense que rien n’irrite d’avantage quelqu’un que se moquer de lui et les gens qui ont de l’esprit ont un avantage certain sur les coléreux .

    Commentaire par Scaramouche — 21/02/2013 @ 19:53

  29. @eczistenz : les médias récompensent les ego surdimensionnés. Vous pouvez être le dernier des crétins, du moment que vous avancez en hurlant je suis un génie, on vous donne la parole. Ils façonnent millimètre par millimètre une société de l’esbrouffe….Sur Auschwitz, je doute qu’on trouve beaucoup de survivants qui s’en soient sorti sans blessure morale profonde. C’est impossible. Sauf erreur de ma part, le raisonnement de Cyrulnik est plus subtile, il cherche pourquoi deux personnes confrontées au même traumatisme vont pour l’une en faire le socle de leur vie, leur énergie et pour l’autre se laisser engloutir. A partir de là, je pense en effet que certains ont peut être surmonté mieux que les autres l’insoutenable. Mais je trouve comme vous que ce sont des raisonnements qui nécessitent une délicatesse infinie…Quant à l’érotisme, effectivement l’alignement de poncifs que cette dame nous sert est tout sauf étincelant. On devrait recommander à l’Obs de relire Sade, Bataille, et quelques autres…Notez, à leur décharge, c’est quand on se replonge dans les classiques qu’on mesure l’inanité de la plupart des productions littéraires contemporaines. Les plus sages s’abstiennent d’écrire, les autres font fi de la chose et s’offrent à peu de frais une petite réputation provisoire d’écrivaillon moisi 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 19:54

  30. @Scaramouche : merci ! Je l’ai entendue dans mon film culte, 1000 milliards de dollars, c’est la secrétaire de rédaction qui résume au journaliste le contenu du courrier des lecteurs…elle cite l’auteur mais j’avais oublié.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 19:57

  31. @Maëlle : que cette phrase sur Auschwitz puisse apparaître dans un bouquin ou dans la presse, montre le niveau auquel les médias et les littérateurs sont tombés. Quand on lit Primo Levi, on n’a pas besoin de plus pour comprendre l’assourdissant silence des survivants de la Shoa.
    Suivant l’adage « qui se ressemble, s’assemble » , je pense que DSK n’a que ce qu’il mérite.
    Je crois que je m’en vais aller relire « Les malheurs de Sophie » pour retrouver un peu de fraîcheur! 🙂

    Commentaire par Dorine — 21/02/2013 @ 20:33

  32. La réponse d’Anne Sinclair http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/emmanuel-berretta/exclusif-anne-sinclair-marcela-iacub-une-femme-perverse-et-malhonnete-21-02-2013-1630523_52.php
    Evidemment, en filigrane, c’est une bataille d’hebdomadaires….
    La menace de procès n’intimide que les gens ordinaires, comme vous et moi, ici, un procès boosterait les ventes en alimentant l’actualité du livre dans les médias. Il est donc parfaitement désirable.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 21:12

  33. Pour rebondir sur le commentaire de Hub, L’obs alimente les clics en publiant des pour et des contre. On peut y voir le souci d’organiser un débat….on peut. On peut toujours penser qu’on vit chez les bisounours….Illustration :
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/787069-dsk-quand-marcela-iacub-poignarde-anne-sinclair-dans-le-dos-en-marge-de-son-livre.html
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/787029-dsk-cochon-sublime-dans-le-livre-de-marcela-iacub-la-nausee-et-les-mains-sales.html
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/787039-dsk-par-marcela-iacub-un-livre-transgressif-qui-merite-d-etre-defendu.html

    Voilà pour les invités de l’Obs, mais l’affaire doit sentir le roussi car la rédaction décide de donner la parole à une critique aujourd’hui à 20h40 : http://tempsreel.nouvelobs.com/l-affaire-dsk/20130221.OBS9709/dsk-par-marcela-iacub-un-gloubi-boulga-effrayant-sur-la-sexualite.html

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 21:31

  34. @aliocha 26

    ah, vous aussi vous avez lu 50 nuances de grey?
    http://www.lemonde.fr/economie/infographie/2013/02/15/economie-les-nuances-de-gris-de-l-annee-passee_1833584_3234.html

    Je suis déjà sortie 😉

    Commentaire par gabbrielle — 21/02/2013 @ 21:37

  35. @gabbrielle : Mourdiou ! comme dirait Eolas… 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 21:38

  36. Chouette réaction de Clémentine Autin ici: http://tempsreel.nouvelobs.com/l-affaire-dsk/20130221.OBS9709/dsk-par-marcela-iacub-un-gloubi-boulga-effrayant-sur-la-sexualite.html

    En lisant sa remarque sur le viol et Auschwitz, je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’il s’agissait d’un commentaire typiquement libertarien… Il se trouve que c’est bien son cas. Il y a quelque chose de terriblement caricatural chez une grande partie des adhérents à cette idéologie… Le pire, c’est que je ne vois pas comment on peut être libertarien et tenir son discours, assez rétrograde et confus, sur la sexualité (l’apologie du « cochon », on se croirait sur la cours de récré…)

    Foxtrot.

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 21/02/2013 @ 21:39

  37. @Foxtrot : je l’ai cité plus haut. Libertarien dites vous. C’est étrange comme l’appartenance à un courant, quelqu’il soit peut mener très vite au n’importe quoi. Je préfère ma liberté à moi, celle de penser toute seule. Et je crois que nous sommes très nombreux dans ce cas. Heureusement, car confiez le pouvoir à un idéologue quelqu’il soit et vous êtes sûr d’aller dans le mur, et en patins à roulettes sans freins sur pente savonneuse en plus. Je n’adhère pas davantage à la réponse de votre copine.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 21:43

  38. @laplumedaliocha Oui, nos commentaires se sont croisés (je ne rédige pas vite et je suis facilement distrait…)

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 21/02/2013 @ 21:50

  39. […] De l’autre côté de la ligne jaune […]

    Ping par peacock | Pearltrees — 21/02/2013 @ 23:31

  40. Je grogne; La justice est passée je crois ? ça fait plusieurs mois que l’on ne parle plus de la sordide affaire su Sofitel. Sa dégringolade avait dû être rapide. La frontière délicate qui sépare l’individu qui maîtrise son addiction, qui contrôle sa consommation tient en son pouvoir, et visiblement pour lui depuis longtemps franchie ! Ce livre pourquoi, pour se battre au rasoir, ce genre d’affaires fait sortir les rats des égouts. Le droit est une grande machine toute rouillée qui avale des gens, des vies de l’argent. Moi je suis pas Mécano et mes moyens très modestes. Où est le doute raisonnable de la Constitution américaine qui stipule qu’on ne saurait condamner un accusé s’il existe  » un doute raisonnable sur sa culpabilité ». Le choix il y en a toujours un, fermez la porte, jetez la clé, il y a longtemps que l’ampoule de l’espoir est grillée?

    Commentaire par sivergues — 22/02/2013 @ 09:04

  41. Devant un machin pareil, je souffre de sidération. Les bras tombent, les mots manquent.

    Commentaire par Anna — 22/02/2013 @ 10:08

  42. @Dorine

    Qui lit encore « les malheurs de Sophie  » même chez les petites têtes blondes ? Il commencent par des trucs bien cracras et continuent par des monstres horribles et très vite au courant à l’école par des cours d’éducation sexuelle et les films pornos ils en apprennent aux grands-mères même les branchées.
    Il y a belle lurette qu’on a tué très vite le « petit Mozart » en eux et les Bisounours sont voués au ridicule .
    En grandissant il faut des sensations de plus en plus fortes sinon on s’ennuie vite dans une routine trop édulcorée . Les arts la littérature les médias la pub … Tout fonctionne pour favoriser l’escalade et rendre banal ce qui ne choque plus personne.
    Si votre Sophie avait été exhibée dans des parties fines par sa belle-mère et avait partouzé dans un réseau de call girls elle serait encore dans les bibliothèques, mais bien qu’ayant subi une éducation de coups de fouet elle n’est pas assez perverse pour intéresser ceux qui sont à la recherche de sensations fortes et s’ennuient dans la vie.
    Les médias sont notre reflet dans un miroir, arrêtons de les acheter ou les regarder quand ils dépassent certaines limites ou sont trop complaisants.

    Commentaire par Scaramouche — 22/02/2013 @ 10:17

  43. « Loin de Iacub »

    Le vite-dit d’@si s’intéresse ce matin au Livre. Le Livre que (presque) personne n’a lu.
    Mais, si maintenant, il faut avoir lu un livre pour le commenter, où va-t-on? 😉

    http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=15187

    Commentaire par gabbrielle — 22/02/2013 @ 10:22

  44. Tss, ça fait une douzaine d’années que je connais le discours de Marcéla Iacub. C’est juste un gros coup pour faire parler de son idéologie.

    Commentaire par schmorgluck — 22/02/2013 @ 10:25

  45. @gabbrielle : j’y reviendrai car le truc me reste en travers de la gorge…DS est embarrassé car dans sa première chronique, il était tenté par l’éblouissement germano-pratin. Il n’y a pas à lire, ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est que dans un pays timoré sur la vie privée des politiques et qui fait passer cela pour de la morale, on applaudit le fait de coucher avec un type célèbre pour en faire un bouquin. Ce qui montre que notre soi-disant respect de la vie privée n’est que de la trouille pure. Les médias ne veulent pas se fâcher avec les politiques. DSK est à terre, pestiféré, privé de réseau, d’influence, donc de tout pouvoir de nuisance, et alors comme par miracle sa vie privée ne mérite plus de protection ….à vomir.

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/02/2013 @ 11:00

  46. Ne soyons pas défaitistes. La médiocrité est rarement une bonne stratégie à long terme. En période de crise, il y a ceux qui prennent le chemin de la facilité et ceux qui sortent par le haut. La presse traverse une crise terrible, il me semble que les modèles qui commencent à émerger sont plutôt qualitatifs XXI, Mediapart (pas du tout ma tasse de thé, on peut leur reprocher beaucoup de choses mais pas la médiocrité)…

    @laplumedaliocha : oui, serviles avec les puissants, impitoyables avec les faibles. Croyez vous qu’ils pensent que ça ne se voit pas?

    Commentaire par Lib — 22/02/2013 @ 15:04

  47. @Lib : à mon avis, ils pensent ce qu’a dit Joffrin : la presse est en crise, alors sauve qui peut ! je ne sais plus quel sociologue a écrit un bouquin sur les erreurs collectives dans lesquels il explique que pour une raison mystérieuse, plus ça va mal et plus une collectivité – par exemple une entreprise – a tendance à prendre des décisions mauvaises qui ne font qu’aggraver la situation. Vous noterez que ce sont les mêmes qui ont traité du bout des dents le manifeste de XXI sur l’avenir de la presse. Y’a pas de mystère….

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/02/2013 @ 15:10

  48. @ Aliocha: j’ai bien peur que cette vision ne soit correcte. Je vous offre ma propre explication: c’est un cas particulier de la classique « tragedy of the commons » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Trag%C3%A9die_des_biens_communs). Si la surpêche détruit la ressource commune, le pêcheur individuel, même s’il comprend le phénomène, continuera à surpêcher jusqu’au dernier poisson, car s’il ne le fait pas, un autre le fera. Ici, la ressource commune est l’adhésion du public à ce que propose une presse de qualité, alors que le profit est la vente immédiate du papier. En proposant de la daube, on ruine la crédibilité de la presse dans son ensemble (la ressource commune) mais on vend du papier à court terme. Résultat final, on rendorce la fuite des lecteurs et la semaine suivante, il faut descendre encore plus bas dans la fange pour compenser à court terme. Un cercle bien vicieux.

    Commentaire par Gwynfrid — 22/02/2013 @ 17:36

  49. Bien vu Gwynfrid…ou quand l’humanité ressemble à un troupeau de lemmings.
    Aliocha : oui je suis allé un peu vite, Cyrulnik est bien plus fin dans sa façon d’évoquer cet exemple. J’avoue que contrairement à vous je considérais Iacub jusqu’à présent justement comme un « esprit libre », qui disait des chose déstabilisantes, mais à cantonner aux diners mondains, à l’entre soi du petit milieu. Mais je reste plus dérangé encore par la complaisance avec laquelle on l’invite et lui donne de l’écho.

    Commentaire par eczistenz — 22/02/2013 @ 19:01

  50. @excistenz : désolée pour le temps d’affichage de votre commentaire, toujours les folies du chasseur de spam, en principe il ne bloque que les commentaires contenant plus de deux liens ou un mot de la courte liste des tabous (essentiellement des mots orduriers)…je ne comprends pas ce qui lui prend.
    Je ne connaissais pas Iacub, le fait que nous ayons la même formation me trouble singulièrement. Comme quoi, la philo du droit mène à tout et son contraire 😉 le problème des intelligences mondaines c’est qu’elles sont un peu vaines, non ? J’ai fréquenté fut un temps beaucoup de littéraires, et j’ai appris à leur contact les limites de l’idée jolie ou sulfureuse. L’ennui de l’intellect, c’est que l’erreur n’est pas sanctionnée, elle peut même être encensée pour peu qu’elle se présente sous une jolie forme. Quand vous plantez un clou, si vous faites une connerie vous vous écrasez les doigts, mais quand vous pensez, vous n’écrasez rien du tout en cas de fausse manoeuvre…Quant à la complaisance…j’ai rédigé un billet, je ne sais pas si je le sortirai, disons que l’argent endort facilement les consciences et en presse, l’argent, c’est le scandale.

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/02/2013 @ 19:21

  51. Ah mais moi je me plains de rien ici, je me sens bien, bien entouré, je suis très bien traité, que ce soit par l’antispam ou par vous même 😉
    Oui, justement, rien de mieux que l’argent pour ruiner une réputation d’esprit libre… ! Quand à notre penseuse de service, je crois qu’on a de toutes façons vite fait le tour de ses apports à l’intelligence universelle, qui se situent de toutes façons dans les « frontières » des débats actuels.
    Pour le reste, je ne vous rejoins pas tout à fait, un certain regard distancé, outré, sur certains personnages ou évènements peut avoir un « intérêt ». Disons qu’entre avoir un regard disons « littéraire » sur quelque chose dans un diner mondain et en faire un livre, il y a tout de même une grosse différence.

    Commentaire par eczistenz — 22/02/2013 @ 20:21

  52. « car s’il ne le fait pas, un autre le fera » gwynfrid 48

    C’est avec un tel argument qu’on finit par coucher avec sa soeur…

    Commentaire par araok — 22/02/2013 @ 22:22

  53. Le sacré à la fois attire et repousse, à la fois fait du mal et fait de bien. Le sexe a ce côté sacré. Pour vivre avec, tant bien que mal, des règles (mariage, fidélité, famille…) ont été progressivement élaborées, siècle après siècle. Persuadés d’être plus malins que nos pères, nous les renions les unes après les autres, consciencieusement. Alors le sexe redevient sacré, de la pire façon, sauvagement attirant et repoussant. Nous n’avons que ce que nous méritons.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 23/02/2013 @ 08:15

  54. @ laplumedaliocha

    J’aime bien votre histoire de clou.
    Ce qu’il m’arrive de raconter, moi qui suis dans le bâtiment, c’est qu’au stade du projet le client et son architecte peuvent faire comme si, comme si un mur en or massif pouvait être construit au prix d’un mur en parpaings, mais qu’au stade des travaux ils devaient bien se rendre à l’évidence, c’est impossible.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 23/02/2013 @ 08:29


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :