La Plume d'Aliocha

20/02/2013

Gaulois, et alors ?

Filed under: Mon amie la com',Réflexions libres — laplumedaliocha @ 13:32
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Avez-vous lu la lettre de Maurice Taylor (scoop Les Echos), le patron de Titan qui se surnomme lui-même le Grizz ? Sinon, courez-y. Le texte intégral vaut mieux que les citations rapportées en boucle par les médias. Notez la décontraction des formules de politesse, le délai de la réponse – ce monsieur n’a évidemment pas de secrétaire susceptible de le prévenir quand il reçoit la lettre d’un ministre alors qu’il est en déplacement -, la logique brutale, le ton caricatural. Pour un peu, on l’embrasserait pour le remercier de tant de franchise. Grâce à lui, on y voit plus clair. La mondialisation, c’est donc au moins en partie ça…dans des proportions qui restent à déterminer. Il y a quelques années (2008 ou 2009), l’Obs avait sorti un papier remarquable sur un financier new-yorkais qui expliquait que les marchés actions, c’était fini même aux US, et qu’il partait en Chine investir sur les marchés de matières premières. D’ailleurs, ses deux filles étaient déjà là-bas, elles apprenaient le mandarin et leur cher papa leur avait constitué des portefeuilles sur lesdites denrées, enthousiaste à l’idée qu’une prochaine sécheresse ferait flamber le prix du blé et enrichirait ses chéries en même temps qu’elle tuerait des millions de gens. Business is business. L’homme était photographié à cheval sur le cochon qui décorait son bureau. C’est le meilleur papier sur la crise que j’ai jamais lu…avant les propos du Grizz, bien entendu.

Crucifié sur l’autel du cynisme

Entre nous, la fuite de cette lettre dans la presse est quand même un sacré coup de bol pour le gouvernement. Elle signifie : « vous voyez, on fait tout ce qu’on peut, mais on a affaire à des monstres absolus de cynisme, donc si ça rate, c’est que vraiment on ne pouvait pas faire plus ». Pour la CGT aussi, c’est un coup de bol : elle s’empresse de souligner qu’elle avait raison de s’opposer au projet de reprise de Titan. Ah ! La jouissance d’être dans le bon camp pourrait nous faire oublier l’ennui de n’avoir pas à bouffer. Réchauffons donc cette petite certitude au creux de nos âmes, les gaulois ont raison d’avoir peur de la mondialisation. Notre gouvernement échoue, mais en beauté, crucifié sur l’autel du libéralisme le plus affreux. Evidemment, on pourrait aussi rêver de succès, mais ça, ça supposerait moins d’effets de manches et plus d’habileté or voyez-vous, nous, on aime les effets de manche. On vit de révolte et d’eau fraiche. Dommage qu’on ne puisse pas, contrairement à nos lointains ancêtres, accrocher la tête de l’ennemi au bout d’une pique, le bonheur serait total. Oui, mais les emplois, m’objecterez-vous. On ne peut pas tout avoir…

Vous avez dit « village gaulois » ?

« Mais cet épisode malheureux auquel M.Montebourg a eu l’intelligence de ne pas répondre, doit faire prendre conscience que des exemples comme Amiens Nord nuisent à l’attractivité du pays et qu’il est grand temps d’arrêter de penser que la France peut continuer à se comporter comme un village gaulois déconnecté des réalités du monde » note, à propos de cette triste affaire, mon confrère du Monde Stéphane Lauer sur son blog. Qu’il me permette de disconvenir respectueusement. A chaque fois que des intérêts internationaux sont en jeu et que la France lève le doigt pour exprimer un désaccord ou une vision différente, on l’accuse de gauloiserie. Et il se trouve toujours des voix en son sein pour reprendre le petit refrain masochiste de notre soi-disant incapacité à nous aligner sur l’air du temps, en clair sur la domination libérale d’origine anglo-saxonne. On défend l’usage du français ? Gauloiserie, tout le monde parle anglais aujourd’hui. On prône notre modèle social ? Gauloiserie, l’heure est au libéralisme pur et dur. On émet des doutes sur la dérégulation de la finance ? Gauloiserie, il faut libérer les énergies. On refuse de se placer entre les mains de vagues instances privées censées réglementer des pans entiers de notre vie ? Gauloiserie, le schéma démocratique classique – législatif, exécutif, judiciaire – est dépassé, vive la tyrannie des experts payés par les lobbys. Je le sais, pour l’observer à titre professionnel toute la sainte journée.

Et si nous réapprenions à être fiers de nous, à défendre nos convictions ? Si nous nous rendons parfois coupables de gauloiseries, ce n’est pas en raison de notre méfiance plus que légitime à l’égard d’une mondialisation emmenée par des pays anglo-saxons à mille lieues de notre culture et de nos valeurs et qui ont, de surcroît, montré avec panache ces dernières années, l’étendue infinie de leurs dérives. Non, si gauloiseries il y a, c’est dans notre gout de la polémique et de l’auto-flagellation qui prend trop souvent le pas sur l’action. Elle est là, la gauloiserie. Pas dans les idées,  plus que pertinentes, mais dans la manière de les défendre, sans trop y croire et en dépensant plus de salive que de sueur. « On n’abuse pas sans risque de la faculté de douter » prévenait Cioran.

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53 commentaires »

  1. gaulois un jour , gaulois toujours

    Astérix président !
    et potion magique pour tous pour bouter les anglois (et leus amis) hors de Gaule

    Commentaire par bobcestmoi — 20/02/2013 @ 13:43

  2. c’est le French bashing ordinaire de nos soi disant élites. Déjà en son temps De Gaule se demandait s’ils n’avaient pas une tare dans le sang tellement ils applaudissaient aux échecs de la France et pleuraient lors de ses succès.

    La France est un pays dont l’influence dans l’Histoire et dans le monde est largement supérieur à ce que pourrait laisser supposer sa taille et son poids économique.
    Quand Cameron parle tout le monde s’en fiche et pourtant il est l’héritier du plus grand empire au monde, quand la France parle, au moins on écoute.

    Ce n’est pas la qualité de nos dirigeants qui fait la différence, c’est précisément parce que l’on a (parfois) autre chose à dire, un truc différent voire nouveau qui nous rend crédible et en tout cas plus intéressant.

    Désolé d’avoir gâché la journée de ces french basher qui dans les années 40 auraient déjà choisis leur camp (oui point Godwin pleinement assumé)

    Commentaire par fredo — 20/02/2013 @ 14:19

  3. « gauloiserie » , Ce serait trop drôle. Plutôt « gallocentrisme », « esprit de clocher », ^provincialisme » – réels ou supposés !

    Commentaire par Alex — 20/02/2013 @ 14:20

  4. Je suis assez d’accord avec Fredo… Je voyage beaucoup et souvent en Amérique du Sud, et les pages internationales des journaux locaux, (même les moins libres, les plus compromis avec les intérêts privés) traitent énormément de l’actualité sociale française. On m’a souvent dit que la France est vue comme le dernier rempart contre les excès de l’ultralibéralisme, et que si nous lâchons, il n’y a plus d’espoir. Je veux bien admettre que c’est une vision angélique et un peu exagérée, mais ca donne une autre dimension aux luttes sociales, en tout cas le choc des civilisations n’est pas tant pour moi occident/orient que modèle anglosaxon contre le reste du monde. D’ailleurs, si il s’exporte si facilement, c’est qu’il s’appuie sur des pratiques de violence et racisme social bien implantées dans pas mal d’autres cultures. Et en terme d’impôts, de modèle social, de services publics, de « cohésion sociale » (même si elle est mise à mal), jamais je n’aime autant la France que quand je voyage…

    Commentaire par eczistenz — 20/02/2013 @ 14:40

  5. @eczistenz : et moi je ne l’aime jamais autant que lorsque je la vois porter une voix originale dans les débats internationaux. Seulement à ce moment là, ses détracteurs, y compris ceux qui la représentent dans les organismes internationaux, la taxent de village gaulois. Je viens de finir un papier sur ce sujet à propos des normes comptables internationales. D’où ma réaction ici. J’ai fini par comprendre avec le temps que cette accusation était dans 99% des cas de pure mauvaise foi et destinée à décrédibiliser un discours qui va à l’encontre des intérêts anglo-saxons et de tous ceux qui les soutiennent en pensant plus ou moins sincèrement que c’est la juste voie ou plus cyniquement que c’est le sens du vent. Alors quand je vois certains foncer dans le chiffon rouge, ça m’énerve 😉 J’ignorais que nous étions perçus ainsi en Amérique latine, et je vous rejoins sur le conflit monde anglo-saxon versus Europe continentale. Il faut croire que les deux crises que nous venons de traverser ne suffisent pas à relativiser la pertinence de la philosophie de nos amis anglais et américains.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/02/2013 @ 14:57

  6. Si seulement on avait pu avoir DSK comme président… lui au moins s’y connait en gauloiseries!

    Commentaire par QIAH — 20/02/2013 @ 15:34

  7. @QIAH : vous avez raison, en principe « gauloiserie » évoque une plaisanterie grivoise, une gaudriole, je l’entends pas ainsi en l’espèce

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/02/2013 @ 16:00

  8. bonjour Aliocha,
    Je suis en phase avec votre réaction. Après, que cela soit un bon coup pour le gouvernement, je n’en suis pas si sûr… Et quand bien même ? Ce n’est peut-être pas un hasard si cette lettre a été adresssée à Montebourg…
    A bientôt.

    Commentaire par utile baron — 20/02/2013 @ 16:08

  9. Oui, les anglo-saxons sont des abrutis, pas du tout pragmatiques et franchement racistes dès qu’une idée n’est pas formulée dans la langue de Shakespeare… Peut-être qu’on défend mal nos idées aussi ? Peut-être qu’on devrait d’arrêter de les estampiller « made in France » et essayer de les défendre avec des arguments.

    Commentaire par lanationpardelalafrance — 20/02/2013 @ 16:33

  10. @lanationpardelalafrance : c’est pas ce que j’ai dit..Notez, comme le souligne assez justement Hagège dans Contre la pensée unique, on se culpabilise en France de ne pas bien parler anglais, nos amis anglais eux ne parlent qu’anglais. Il n’est jamais inutile de remettre les choses en perspective. Pour le reste, je dis justement que le travers, ce ne sont pas nos soi-disant idées gauloises à côté de la plaque, mais la manière de les exprimer. Et n’oublions pas que nous vivons une vraie guerre d’influence, économique, juridique, comptable, culturelle…on n’en finirait plus de lister les domaines dans lesquels on s’affronte. Alors le complexe français, faut arrêter.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/02/2013 @ 16:51

  11. @ Aliocha,

    En étant un peu cynique, je dirai que la France est morte en 1940 après avoir été sévèrement blessée en 1914-1918. Notre pays dominait le monde au début du XXème siècle (je vous conseille la lecture de « Les français, la traversé du XXème siècle » de Bryan Moynaham publié chez France Loisirs. L’auteur, amoureux et fin connaisseur de la France, journaliste au Sunday Times, s’y livre à une description d’autant plus féroce qu’elle est lucide. C’est édifiant). Aujourd’hui, il tente péniblement de se maintenir la tête hors de l’eau. La seule vertu que je vois dans les choix politiques faits depuis trente ans est qu’ils vont abréger nos souffrances. Une fois noyés, nous dériverons au fil de l’eau rejoignant les autres cadavres…. Guy Béard a raison quand il déclare que « Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté. » Les réaction faites à cette missive en sont la preuve (et encore, son auteur n’a pas visité certains de nos fleurons industriels où le vocable « publique » est mis à toute les sauces (ayant réussi à y désamorcer un important cas de harcèlement moral, j’ai pu voir les turpitudes à l’œuvre). Maintenant, on peut continuer à jouer à Astérix mais il convient d’être lucide, la potion magique n’existe pas.
    Nous ne devons pas voir la même chose de l’évolution de la société, en particulier au plan économique. C’est plutôt à un socialisme mâtiné de capitalisme de connivence qu’il faut s’en prendre. Comme exemple concret, je citerai le cas d’un président de région qui devient, tout à coup, vice-président, avec n’en doutons pas les appointements afférents, d’un banque publique d’investissement, banque qui tient plus de l’usine à gaz pour aider les copains que d’une banque d’affaire traditionnelle (et il en existe encore quelques unes en France). Ou encore, tous ces élus, qui, la main, l’une sur le cœur et l’autre sur le portefeuille, jurent aux grands dieux que la fin du cumul, c’est pour…après-demain. L’ultralibéralisme invoqué à tout va pour justifier les échecs récurrents de nos dirigeants peine de plus en plus à masquer les façades du village Potemkine qu’est devenu ce pays. Nous arrivons, nous en déplaise, aux termes d’un voyage qui, en dépit de moments fort agréables, finit misérablement et piteusement. Nous ne pourrons progresser si nous persistons à avancer le regard rivé vers le passé offrant comme figure de proue, à qui veut le prendre, une partie de notre anatomie que par décence, je tairai .
    Quant à prêter de l’attention au ministre des veaux sous la mère, c’est lui faire beaucoup d’honneur (et encore, si j’en crois l’actualité, il va répondre à cette lettre) . A part alimenter des éoliennes subventionnées tant il brasse de l’air, je cherche encore quel est son rôle exact et son utilité.

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 20/02/2013 @ 17:37

  12. @H : il y a une bonne dizaine d’années, si ma mémoire est bonne, Arnaud Montebourg alors parlementaire, s’en était pris aux tribunaux de commerce. Pas sans raison d’ailleurs. S’il est vrai que la majorité des juges consulaires – bénévoles – donnent de leur temps pour faire vivre une justice économique de professionnels, quelques uns mettent les doigts dans le pot de confiture. On dit que le fringant député avait l’habitude d’accorder une interview au canard local la veille d’une visite de tribunal en province, dans laquelle il ne machait pas ses mots concernant ledit tribunal. Sans surprise, quand il se pointait devant la porte, il la trouvait fermée. Et il montrait alors à la presse comment on osait fermer l’accès d’un lieu public à un élu de la République. Avec les TC, la tactique a marché, avec le patron américain d’une boite de pneus, c’est plus compliqué….les titres, les ors de la république, les motards, tout ça ne pèse pas bien lourd dans un contexte de mondialisation. L’économie tient le politique au creux de sa main et elle est près de la refermer…Il y a quelques mois, sous l’ancien gouvernement, j’assistais à un colloque à l’amf qui réunissait notamment des patrons du CAC et notre jeune ministre de l’économie Baroin. Lors d’une interruption, le patron de Publicis, Maurice Levy, s’est approché de Baroin, qu’il dépassait d’une bonne tête, et lui a pris le bras, à la hauteur du coude, d’un air paternel pour lui parler à l’oreille. Tout dans l’attitude des deux hommes exprimait l’ascendant de l’économie sur la politique, c’était fascinant…

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/02/2013 @ 17:49

  13. @ Aliocha

    Je crois que nous nous rejoignons totalement quand vous a parlez de l’ascendant pris par l’économique sur la politique. Nous assistons actuellement à une bataille dantesque entre les deux avec, au moins pour le moment, une défaite annoncée du second (du moins dans ses prétentions actuelles). Nos politiques, gauche et droite confondues, refusent cette réalité et tentent, par une vaine et futile fuite en avant, de démontrer le contraire. Comme vous le dites, c’est fascinant. D’aucuns, dont j’avoue faire partie, s’en félicitent, d’autres le déplorent. Personnellement, je n’attends rien des politiques actuels. Mon expérience personnelle m’a malheureusement démontré la vacuité des propos tenus et le vide des idées qui s’y rattachent. Je pense néanmoins qu’ils ont encore une carte à jouer car les chantiers ne manquent pas. Par exemple, assurer la création d’un véritable pouvoir judiciaire disposant des moyens humains et matériels pour lutter efficacement et durablement contre la corruption et les fraudes diverses, permettrait de tourner le dos à l’ambiance délétère qui règne. Hélas, il est tellement tentant et plus facile de faire vibrer la corde démagogique en tirant des traites sur l’avenir. Ça assure une réélection facile et puis, le choc de la réalité sera pour les autres.
    De plus en plus nombreux sont ceux qui s’aperçoivent que, comme dans le conte d’Andersen « Les habits neufs de l’empereur », le roi est nu et bien nu. C’est sans doute cela qui fait que la Politique ne fait plus rêver et que le mépris pour les politiques grandit. Maurice Taylor défend sa boutique (c’est pour cela qu’il est payé) et dit crûment la dure réalité. Elle n’est pas facile à entendre, surtout pour ceux qui ont bâti leur carrière sur le mensonge et les fausses promesses, mais c’est la réalité. Au final et en dépit des rodomontades ministérielles et de la malfaisance de certains syndicats à la représentativité douteuse, une chose est sûre, 1537 personnes vont perdre leur emploi. Au Château, on joue des saynètes sociétales et on se fait des mignardises, c’est triste.

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 20/02/2013 @ 18:44

  14. Non seulement le Grizz lit mais il écrit et assez mal , sans humour non sans haine, il ferait presque croire que les « raisins sont trop verts » car enfin entre la qualité Goodyear et celle des pneus Michelin comme on dit dans les cours de récréation : y’a pas photo .
    Bref il va produire de la quantité mais pas de la qualité c’est là-dessus qu’il base sa fortune, il aurait fallu lui expliquer qu’un ouvrier à besoin de détente de calme et de réflexion avant d’entamer un travail délicat et que toute œuvre née dans la précipitation est vouée à l’échec ..
    Pourquoi Montebourg ne demande t-il pas à Bernard Mabille de lui répondre ? Une telle lettre ne mérite pas d’être prise au sérieux …
    Et par pitié ne pensez pas que tous les Américains lui ressemble mais celui-là souffre d’inculture et chez certains ça leur donne des complexes et rend agressif.

    Commentaire par Scaramouche — 20/02/2013 @ 19:58

  15. @H 11

    Bonsoir

    « Comme exemple concret, je citerai le cas d’un président de région qui devient, tout à coup, vice-président, avec n’en doutons pas les appointements afférents, d’un banque publique d’investissement, banque qui tient plus de l’usine à gaz pour aider les copains que d’une banque d’affaire traditionnelle »

    Le (la) président(e) devenu(e) vice-président(e) (c’est la théorie du gender, 😉 ) a affirmé exercer ses fonctions bénévolement.
    Jusqu’à preuve du contraire.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0202578034269-segolene-royal-sera-vice-presidente-et-porte-parole-de-bpi-540382.php

    Commentaire par gabbrielle — 20/02/2013 @ 19:59

  16. @Scaramouche : c’est sur qu’à côté de notre grizzli, JR Ewing ressemble à Chateaubriand 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/02/2013 @ 20:01

  17. Au secours, Aliocha, mon commentaire ne s’affiche pas.
    Et pourtant, je l’ai envoyé plusieurs fois!

    Commentaire par gabbrielle — 20/02/2013 @ 20:05

  18. @gabbrielle : toujours ce fichu traqueur de spams….pour info, je n’ai trouvé qu’un commentaire dans la boite à spams

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/02/2013 @ 20:08

  19. Merci, Aliocha 😉

    Commentaire par gabbrielle — 20/02/2013 @ 20:08

  20. @ Gabrielle

    « …a affirmé exercer ses fonctions bénévolement. » J’en sors un mouchoir et essuie mes larmes. Un tel désintéressement de nos jours, c’est si rare.

    Commentaire par H. — 20/02/2013 @ 20:18

  21. @gabbrielle et H : surtout dans le monde bancaire…je me demande si dame Segolene va remettre sa tunique bleue et scander « fraternite » lors des conseils d’administration

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/02/2013 @ 20:37

  22. @ Gabbrielle

    Et que pensez du choix de proposer les postes cruciaux de vice-président de banque à des personnes appartenant à une caste incapable de faire la différence entre un prêt toxique et classique. J’en frémis d’avance.

    @ Aliocha

    Merci pour la vidéo

    Commentaire par H. — 20/02/2013 @ 20:47

  23. Montebourg rétorque en invoquant La Fayette : http://www.lepoint.fr/economie/goodyear-arnaud-montebourg-a-repondu-au-p-dg-de-titan-20-02-2013-1630228_28.php

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/02/2013 @ 20:54

  24. @aliocha et H

    encore un fou-rire

    Royal « je n’ai pas été nommée par le gouvernement » (je ne trouve plus la source)
    à rapprocher de l’article du NO: « BPI : Ségolène, le Président et l’ami de trente ans »
    http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20130220.OBS9437/bpi-segolene-le-president-et-l-ami-de-trente-ans.html

    Commentaire par gabbrielle — 20/02/2013 @ 20:55

  25. Encore un coincé dans la boîtaspam!

    Commentaire par gabbrielle — 20/02/2013 @ 20:56

  26. Pas un mais deux. H aussi….

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/02/2013 @ 21:03

  27. J’ai retrouvé 😉

    « Ségolène Royal n’a pas été désignée par le gouvernement à la BPI  »
    http://www.lepoint.fr/economie/segolene-royal-n-a-pas-ete-designee-par-le-gouvernement-a-la-bpi-20-02-2013-1630196_28.php

    et un p’tit tour dans la boîtaspam avant de s’afficher 😉

    Commentaire par gabbrielle — 20/02/2013 @ 21:13

  28. Eh ben non ! L est malin mon anti spam, des qu on decouvre ses faceties, il joue les bons eleves…jusqu a la prochaine fois 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/02/2013 @ 21:17

  29. En même temps la lettre en question, elle a le mérite de montrer sa « pensée » ou celle de ses collègues, de façon brute et sans artifices. A vrai dire, c’est même savoureux, on se plaint beaucoup aujourd’hui du politiquement correct soit disant imposé par les gochobobosdroidelomiste, mais là, pour le coup, c’est le politiquement correct du capitalisme pur qui est démasqué ! Après on essaie de nous faire croire que ces gens sont capables de s’autoréguler tout seuls… et de créer de la richesse pour tout le monde. Ah oui il crée de la richesse, mais avec de telles pratiques et un tel point de vue, il le fait en dévastant tout autour de lui. En tout cas, si on met l’article en contrepoint avec le billet précédent qui traitait de l’intelligence et de la stupidité… hé ben ca fait peur.

    Commentaire par eczistenz — 20/02/2013 @ 22:15

  30. À tous les coups le Grizzli c’est que du cheval!!

    Commentaire par Bourguignon — 21/02/2013 @ 02:05

  31. Bonjour Aliocha,

    Si vous souhaitez améliorer votre connaissance du népotisme institutionnel: http://h16free.com/2013/02/21/21272-royal-calin-a-la-bpi

    Bonne journée

    Commentaire par H. — 21/02/2013 @ 09:23

  32. @bourguignon
    Contre le premier qui ose dire du mal des chevaux je lance une fatwa. (-)

    Commentaire par Scaramouche — 21/02/2013 @ 09:31

  33. Seuls 26 % des Français pensent qu’il faut abandonner le système capitaliste et l’économie de marché contre 74% qui veulent les conserver. Voilà pour la légitimité, la majorité juridique, transformée en majorité politique lors d’une transposition au Parlement par un coup de force démocratique tournant le dos aux millions de salarié-e-s qui ont votés aux présidentielles et aux législatives pour en finir avec la remise en cause du droit du travail. Le gouvernement à majorité de gauche mène une politique d’inspiration libérale dans la parfaite continuité du gouvernement précédent.

    Commentaire par sivergues — 21/02/2013 @ 09:41

  34. Voici donc le nouveau sujet d’éblouissement de l’intelligentsia germano-pratine, le récit d’une liaison avec DSK : http://tempsreel.nouvelobs.com/l-affaire-dsk/20130220.OBS9474/exclusif-dsk-par-marcela-iacub-un-etre-double-mi-homme-mi-cochon.html
    via @si
    Mazette…..enfin, nous tenons au moins les clefs du succès : coucher avec un type sulfureux et raconter le truc ensuite sur un mode animalier. Comme disait un de mes copains  » j’en ai les yeux qui tombent et qui me regardent mourir ». Allons, je retourne à mon journalisme économique, son côté certes sinistre, mais un tantinet sérieux et cohérent me réconforte de ce genre de pitreries boueuse…

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 09:57

  35. @ laplumedaliocha

    Comment ? Vous vous étonnez ?
    Mais ce « nouveau sujet d’éblouissement » est en plein dans le sujet de votre post : la gauloiserie !
    Et ça va faire vendre… Puisque dans le cochon tout est bon.

    Et dire qu’il y a peu certains s’offusquaient que l’on put parler de zoophilie 🙂

    Commentaire par Al1C21 — 21/02/2013 @ 10:49

  36. @Al1C21 : euhhh, suis-je la seule à considérer que :
    – les relations sexuelles n’intéressent que ceux qui les pratiquent
    – raconter ses coucheries est pour le moins inélégant
    – traiter publiquement un homme de porc est parfaitement abject
    – se le permettre parce qu’il est à terre, franchement répugnant
    – en tirer du fric, parfaitement dégueulasse
    et que tout ceci suscite en plus l’intérêt ébloui d’une partie des médias témoigne à mon sens…bah, j’ai même pas de mots pour le dire….cette société me dégoute.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 11:17

  37. Népotisme : autorité excessive que les neveux ou les autres parents des papes ont eue autrefois dans l’administration des affaires de Rome : Dict Littré tom 3édition 1978 , juste un petit rappel au règlement.

    Commentaire par sivergues — 21/02/2013 @ 11:33

  38. 22.@ Gabbrielle
    Et que pensez du choix de proposer les postes cruciaux de vice-président de banque à des personnes appartenant à une caste incapable de faire la différence entre un prêt toxique et classique. J’en frémis d’avance.

    Commentaire par H. — 20/02/2013 @ 20:47

     » une caste incapable de faire la différence entre un prêt toxique et classique. »
    Je suppose que vous faites allusion aux banquiers professionnels, qui eux – pas plus que les Flamandes – « ne sont pas frémissants » : ils ont fait leurs preuves, sans se départir d’un stoïcisme admirable. Il y a davantage de chômeurs qui s’immolent que de banquiers qui sautent (dans tous les sens du verbe).

    Commentaire par Clafoutis — 21/02/2013 @ 11:44

  39. Ca fait tout de même un peu homme de paille d’invoquer ici le village gaulois. L’écrasante majorité des critiques contre notre modèle social visent des éléments précis et argumentés (extrême complexité, poids élevé, injustice et opacité, ponzi des retraites, culture syndicale, rigidités, corruption…) L’aspect village gaulois est totalement secondaire, comme disait St Augustin, « le bien est bien même si personne ne le fait, le mal est mal même si tout le monde le fait ».

    En revanche, je trouve que c’est vous qui tombez un peu dans le syndrome de la citadelle assiégée avec ces visions grandiloquentes de combat cosmique entre les anglo-saxons et nous, entre le politique et l’économique. De mon coté, plutôt que leur conflit, je crains davantage la collusion entre le politique et l’économique.

    Si on la débarrasse de ses outrances, la lettre du mec de Titan ne dit finalement qu’une seule chose : personne n’investit sans espoir de profit (c’est la définition d’investir : Utiliser des capitaux avec l’objectif que cela rapporte.) Ce n’est pas particulièrement anglo-saxon, ça ne consacre pas le triomphe de l’économie, c’est une réalité. Bien sûr, le politique a le pouvoir d’ignorer la réalité. Ainsi, la BPI « investira » probablement dans l’usine d’Amiens et « sauvera » quelques emplois. La seule question qui vaille est « sera-ce une bonne chose? ». Indépendamment du coté gallo-saxon ou stato-économique du truc.

    Commentaire par Lib — 21/02/2013 @ 11:48

  40. Sacrée Marcela tout est bon dans le cochon… ainsi le « Le crime était…BIEN sexuel »

    Je ne sais pas si « Belle et Bête » est aussi un autre essai de casuistique juridique : est-ce alors du lard ou du cochon ?

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 21/02/2013 @ 11:49

  41. @Le chevalier bayard : merci de me faire rire, j’en avais bien besoin…. 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 12:05

  42. Le « vieux » puisque c’est ainsi que vous m’avez traité vous pardonne si j’ai réussi à vous faire sourire !

    Alors, en bon vieux briscard gaulois (c’est le thème) relevez que dans Iacub Y a cu….b aussi ! Bon je sors… je deviens vieux vicelard grivois !

    A+ et bonne journée !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 21/02/2013 @ 12:43

  43. Lafayette et le debarquement d’un cote, Vichy et le refus d’intervenir en Irak de l’autre, les points Godwin des discussions entre Francais et Americains ?

    Franchement, pour un ministre de la Republique Francaise, s’abaisser a repondre formellement a un tissu d’imbecillites insultantes ecrites dans un anglais pas vraiment oxbridge par un patriote Republicain mal degrossi so called the grizzly qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez et ne trouve pas derangeant de vilipender par la meme occasion son propre pays (ou plus exactement l’Amerique d’Obama) tout en vantant les merites de la Chine communiste et de son dumping social !

    Commentaire par Maelle — 21/02/2013 @ 14:16

  44. @Lib : ce que je décris existe, mais ce sont des combats silencieux, en-dessous du niveau d’intérêt médiatique. On évoque ces sujets dans des colloques ultra-confidentiels, cantonnés chacun dans leur sphère de spécialité. Comme mon métier me donne un petit point de vue transversal, j’aperçois ces courants de fond, et il m’arrive de mettre différents spécialistes en contact. Ils découvrent alors effarés qu’ils sont confrontés chacun dans leur coin aux mêmes problématiques. Hagège dans son dernier livre aborde la question dans les langues et les sciences. Moi, je l’observe en droit, en comptabilité et en finance. Mais on peut continuer à dire que ça n’existe pas….

    @Le Chevalier Bayard : j’ai dit que vous étiez plus âgé qu’Eolas, pas que vous étiez vieux 😉

    @Maelle : moi je trouve ça cohérent avec notre gout de la polémique et de l’agitation de drapeaux ….

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 14:45

  45. Oh, je ne dis pas que ça n’existe pas. J’ai des yeux pour voir et je m’intéresse aussi aux normes comptables, au droit, à la finance… Mais ça ne me choque pas plus que ça, c’est un peu normal que l’influence d’un système se propage à mesure de sa puissance.

    Ce qui me chagrine dans votre billet, c’est que ce conflit gallo-saxon vient polluer le débat. On devrait pouvoir porter un jugement sur les systèmes/règles sans trop se demander d’où ils viennent. Par exemple, aux US je prend le droit des faillites mais pas la fascination pour les process et les boîtes à ticker; en France je prend la formation scientifique mais pas le modèle social.

    Ce n’est pas par hostilité aux Gaulois que nos partenaires refusent notre modèle, c’est parce qu’ils ne sont pas convaincus. Si on veut être convaincants (et convaincus, d’ailleurs), peut-être qu’un inventaire s’impose.

    Exemple : le modèle syndical. Il commence à y avoir une littérature assez importante sur le modèle nordique (scandinave, allemand…) de syndicalisme de service. Les syndicats sont financés essentiellement par les adhérents (pas par les subventions ou les employeurs) mais seuls leurs adhérents bénéficient des accords négociés par les syndicats. Cela induit un cercle vertueux où les syndicats ont besoin des salariés et se placent dans une démarche de service (pour les salariés) plutôt que de combat (contre les employeurs). En découlent un taux de syndicalisation très élevé (80%) et un dialogue social apaisé. Pas si mal, non?

    Commentaire par Lib — 21/02/2013 @ 16:47

  46. @Lib : oui, bah au fond on est d’accord…Je pense qu’il faut conserver cette guerre économique et d’influence présente à l’esprit, c’est tout. C’est le décor, après rien n’interdit d’admettre que sur certains sujets on est mauvais et les américains meilleurs. Mon propos n’est pas chauvin, il vise juste à dire que ceux d’en face ne nous feront pas de cadeau et que l’argument du village gaulois, qui nous complexe tant, est souvent une fumisterie, c’est tout. Prenons le droit, demandez à n’importe quel juriste quel est le système le plus répandu, il vous répondra : la common law. faux. C’est la civil law, notre système. Sauf que nous ne l’avons jamais défendu et surtout jamais exporté parce que nous n’avons jamais compris que celui qui exporte sa pensée juridique prépare le terrain à ses entreprises. Un bâtonnier me disait un jour : quand on arrive péniblement à rassembler des fonds pour apporter des livres de droit français à un pays émergent, les américains se pointent et proposent de construire des bibliothèques à leurs frais. Ils ont raison nos amis américains. Et je nous trouve bien cons de vivre sur nos lauriers, c’est tout. Il a fallu que la banque mondiale sorte son premier rapport Doing Business en 2003 de mémoire et classe notre système juridique derrière le Botswana pour qu’on commence à se demander si on n’était pas par hasard en pleine guerre d’influence des systèmes juridiques dans le monde…

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2013 @ 16:54

  47. @ Sivergues
    Vous aviez des doutes sur la continuité de la politique économique ? La marge de manœuvre est faible donc les moyens ne diffèrent pas vraiment et quant à se serrer la ceintures eux-mêmes les gouvernements en ce domaine se soutiennent plutôt . Hollande aurait même augmenté les effectifs et pour ce qui est du cumul des mandats voyez les calendes grecques.

    Commentaire par Scaramouche — 21/02/2013 @ 17:54

  48. De toutes façons, en terme de système juridique, si il y avait une lutte, elle a été perdue depuis le 11 septembre et les abus qui ont suivi. Même en France, l’idée selon laquelle l’état de délinquant ou de criminel fait perdre ses droits est de plus en plus répandue, il n’y a qu’à voir le traitement des sans-papiers. Après, c’est un peu facile je trouve de toujours tout ramener à la puissance. On pourrait aussi parler d’éthique, de bien être. Ou d’autres choses d’ailleurs. Si l’ultralibéralisme s’est autant et aussi facilement répandu, c’est aussi parce qu’il légitimise et donne un cadre idéologique aux tendances égoïstes que chaque être humain a au fond de lui, toutes cultures confondues, son côté animal quoi (j’ai faim, je mange et j’emmerde les autres). L’avantage du modèle gaulois, c’est qu’on avait ajouté la notion de « solidarité », accepter des pertes de profit individuel au bénéfice de la société, et on en a vu les quelques avantages pendant la crise financière (mine de rien, les inégalités progressent moins vite en France, l’ascenseur social est moins en berne en France, alors qu’il s’écroule en GB ou aux USA, dixit le Times)… bon ca veut plus rien dire maintenant. C’est vrai que le modèle devient couteux, certains en ont profité, et puis la solidarité, c’est suranné, bobogocho, politiquement correct. Je ne suis pas sûr qu’il faille s’en réjouir, même si d’un autre côté, je partage ce qui a été dit par Lib sur les syndicats.

    Commentaire par eczistenz — 21/02/2013 @ 19:26

  49. il y a plusieurs choses qu’il faut considérer :
    1 – l’économique doit gagner de l’argent rapidement
    2 – le politique doit préparer le monde de dans 50 ans.

    Ensuite, moi le village mondial je n’y crois pas et je ne suis pas le seul puisque,par exemple, les consoles de jeux et les lecteurs dvd sont zonés que les films ne sortent pas en même temps partout que les normes sociales et alimentaires différent. Ce que les grizzly en son genre recherchent c’est le beurre et l’argent du beurre et le cul de la fermière et comme le veux Lib picorent de droite et de gauche en prenant que des parties et en laissant le reste.

    Cela marche financièrement sur le court terme, mais cela crée des rancœurs qui s’enracinent profondément dans le coeur des gens et qui créent des « légendes ». Ce qui est en train de se passer actuellement, cette mise à sac des populations pour le bien d’une toute petite partie au nom d’une « liberalité »qui serait bon pour tous mangez-en, crée une immense partie de population qui refuse le libéralisme et cela forme une jeunesse qui a vu ce qui est arrivé à ses parents et refusera ce monde.

    De mon point de vue c’est un peu suicidaire. J’avais l’impression que pour gagner durablement de l’argent il faut en faire gagner à d’autres, mais je dois être trop vieux (il parait que je suis déjà un senior) toutes les autres méthodes ne peuvent pas marcher dans la durée.

    Commentaire par herve_02 — 21/02/2013 @ 21:36

  50. H. affirme que nous sommes morts, que la France est morte. C’est un peu exagéré même s’il est vrai que nous n’avons plus les forces et la santé de naguère. La question est cependant bel et bien celle-ci : voulons-nous continuer à vivre ? voulons-nous que la France continue à vivre ? et si oui, que voulons-nous être, que voulons-nous faire ? comment voulons-nous vivre ? Ce ne sont pas des questions si abstraites que cela. Ce sont les questions que la politique devrait se poser et auxquelles elle devrait, de son mieux, répondre.
    Aujourd’hui, pris dans le torrent furieux de ls mondialisation, nous nous laissons emporter. Est-ce cela vivre ?
    Pire : nous sommes les complices d’une mise à sac de la terre, les complices d’une entreprise qui réduit à la misère, à la famine, au désespoir des populations entières.
    Est-ce conforme à la devise de la république ? Mais peut-être pourrions-nous en changer, de devise. Au lieu de la trop exigeante « liberté, égalité, fraternité », nous pourrions adopter « libéralisme, égalité des chances, compétitivité ». À la réflexion ce serait plus un éloge funèbre qu’une devise, mais puisque nous sommes morts….

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 22/02/2013 @ 09:08

  51. @laplumedaliocha : Oui les US exportent leur système juridique, mais ce n’est pas forcément uniquement intéressé. Il y a tout un courant de pensée qui considère que les structures juridiques et sociales sont un socle essentiel au développement, qu’envoyer de l’argent ne sert qu’à entretenir la corruption si on n’a pas un état de droit, bref que l’aide au développement doit aussi passer par là. Et les Américains ayant l’état d’esprit que l’on sait, ils sont convaincus (pas totalement à tort imho) que leur système est le meilleur du monde et l’exportent donc avec enthousiasme.

    @herve_02 : « J’avais l’impression que pour gagner durablement de l’argent il faut en faire gagner à d’autres, mais je dois être trop vieux ». 100% d’accord avec vous. Une certaine finance a cru pouvoir s’en affranchir, ça ne marche pas. Mais pour revenir au grizzly, le fond de son message est exactement cela, à l’adresse des ouvriers. Si vous voulez un emploi, il faut que ce soit rentable pour votre employeur.

    Commentaire par Lib — 22/02/2013 @ 15:22

  52. @ Denis Monod-Broca

    Non, ce n’est pas exagéré, juste un constat lucide (j’aimerai bien qu’il en fut autrement). La France a mis trente ans mais elle s’est bel et bien suicidée au XXème siècle (début en 1914). Il y a bien eu le sursaut gaulliste (« Je me suis toujours fait une certaine idée de la France ») mais malheureusement, ça n’a été qu’un feu de paille et depuis 1970, la douce glissade s’est transformée inexorablement en dégringolade (si ça peut vous rassurer, je ne suis pas un thuriféraire inconditionnel du Général). Maintenant, nous assistons, souvent impuissant, parfois complice, au désastre actuel. Notre prétendu modèle social n’est qu’une formidable machine à fabriquer de la pauvreté et je suis au regret de constater que cette dernière, à l’inverse de notre économie, ne s’est jamais aussi bien portée qu’actuellement. Il est vrai que n’avoir pour politique que la faculté de tirer des traites non-gagées sur l’avenir ne peut pas nous mener bien loin. C’est ainsi.

    Autre chose, je vous laisse deviner qui a bien pu déclarer ce magnifique leitmotiv que ne renieraient pas certains de nos dirigeants actuels (Non, ce n’est pas le ministre des veaux sous la mère) : « Nous sommes socialistes, et ennemis du système économique capitaliste actuel, qui exploite les économiquement faibles, avec ses salaires injustes, qui évalue un être humain selon sa richesse et ses biens et non selon la responsabilité et la performance, et nous sommes déterminés à détruire ce système à tout prix ». Un indice, n’oubliez pas ce pays est mort en 1944.

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 22/02/2013 @ 18:05

  53. @ H.

    Le même, sur la nécessité du nombre, de la force, de l’Europe, de la fusion des nations… a tenu des propos que ne désavoueraient pas non plus nos chers dirigeants.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 23/02/2013 @ 07:53


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