La Plume d'Aliocha

01/02/2013

La politique de la culotte

Filed under: Insolite,Mon amie la com' — laplumedaliocha @ 14:46
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C’est fou ce que le sexe inspire la politique en ce moment ! Tandis que les parlementaires se déchirent sur le mariage pour tous, la député PS Sandrine Mazetier a posé une question cruciale au gouvernement le 18 décembre qui serait passée inaperçue si l’intéressée n’en avait relancé l’intérêt ce matin à la radio :

« Madame Sandrine Mazetier attire l’attention de Monsieur le ministre de l’Éducation nationale sur l’appellation école maternelle. Cette dénomination institutionnelle, qui figure dans le code de l’éducation, laisse entendre que l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes et véhicule l’idée d’une école dont la fonction serait limitée à une garderie. À l’heure où se prépare une loi de programmation et d’orientation pour la refondation de l’école, et où le gouvernement s’engage fortement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les stéréotypes, remplacer ce nom genré par un nom neutre redonnerait symboliquement aux pères la place qui leur revient dans l’éducation de leur enfant, et repositionnerait l’école dans son rôle éducatif différent de celui des parents. » 

Vu que les esprits sont chauds comme la braise sur ce type de sujet en ce moment, il y a fort à parier que la question est appelée à un brillant avenir médiatique. Et l’on s’enthousiasme déjà à l’idée de toutes les expressions scandaleusement « genrées » que l’on va découvrir et corriger en observant notre langue sous l’angle éclairé de la culotte.  Dommage que la crise ne contienne a priori aucune connotation sexuelle, cela aurait peut-être aidé nos politiques à se concentrer sur l’essentiel.

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81 commentaires »

  1. « LA crise » aucune connotation sexuelle??!! Mais enfin vous voyez bien que c’est un mot féminin qui sous entends donc que tout est de la faute de ses garces.
    Vu trouvons un mot permettant de mettre aussi les hommes devant leurs responsabilités dans le marasme économique ambiant!!

    Commentaire par Adrien bis — 01/02/2013 @ 14:56

  2. Pour le coup, on peut trouver cela exagéré, mais cela n’est pas totalement injustifié… En Amérique Latine, pourtant bien plus machiste, on nomme les maternelles « prescolar » ou « écoles préscolaires ».

    Commentaire par eczistenz — 01/02/2013 @ 14:56

  3. @Adrien Bis : c’est marrant, l’idée m’a effleurée en effet de « dégenrer » la crise, surtout qu’elle vient des banques américaines largement peuplées de types pétés à la testostérone et à des trucs moins naturels…

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/02/2013 @ 14:58

  4. « Genré », oh que voilà un peu ragoûtant néologisme…

    « Dommage que la crise ne contienne a priori aucune connotation sexuelle, cela aurait peut-être aidé nos politiques à se concentrer sur l’essentiel » : c’est très bien vu. Mais les questions économiques n’échappent pas au « genrisme » ! La solution de la crise est déjà proposée : il suffit d’imposer un quota de femmes dans les conseils d’administration. Je parie que tel sera le sujet central de nos préoccupations, dès que la question du « mariage pour tous » sera derrière nous.

    Commentaire par Gwynfrid — 01/02/2013 @ 14:59

  5. @eczistenz : en ce qui concerne, quand je vois les gens changer les mots, je pense immédiatement « totalitarisme ». C’est le premier réflexe d’un régime totalitaire de modifier le vocabulaire pour imposer son idéologie. Figurez-vous que j’ai eu du mal à comprendre où était le genre en première lecture. Ecole maternelle renvoie pour moi tellement à ce que ça désigne, la petite école, que le sens s’en trouvait déconnecté de l’origine. Il faut donc vraiment regarder les choses à travers la culotte pour en arriver là, à mon avis. Ce serait intéressant d’ailleurs d’interroger des psy sur cette obsession contemporaine du cul. C’est peut-être lié à la crise, ou à l’ennui…

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/02/2013 @ 15:01

  6. @Gwynfrid : allons, allons, laissez vous pousser par le vent magnifique du progrès vers un monde radieux, ne résistez pas, voyez déjà le peuple danser dans une prairie remplie de fleurs et bercé par un éternel printemps….youpi ! Plus sérieusement, n’oublions pas que la génération Casimir commence à prendre le pouvoir, pas étonnant qu’on nous dessine un avenir façon l’ile aux enfants 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/02/2013 @ 15:06

  7. Aliocha, je suis complètement d’accord avec vous ; le soupçon m’envahit dès qu’on veut changer les mots. Orwell n’est pas très loin, dans « téléprotection » ou dans « nounou prénatale ». C’est de la novlangue pure et simple.

    Commentaire par Anna — 01/02/2013 @ 15:12

  8. Ce n’est pas tant une obsession pour le cul, mais ce que j’appelais sous le post précédent la sensibilité aux « violences symboliques ». Comme le Madame/Mademoiselle, qui a fait débat au sein des organisations féministes (prioritaire, pas prioritaire). Ce n’est qu’un symbole, dont je comprends l’intérêt (ne pas enfermer la femme dans une « identité » animale et exclusive de mère). Par contre ca tombe comme un cheveu sur la soupe, et c’est très mal engagé.

    Commentaire par eczistenz — 01/02/2013 @ 15:20

  9. Mmmm je reviens sur le sujet. Ne parlons pas d’Orwell ni de totalitarisme s’il vous plait, avant de voir d’ou vient le langage, comment il est structuré, sur quelles structures sociales il s’appuie. Ca ne me dérange pas qu’on bouscule notre orthographe pour visibiliser les femmes. Je me rappelle d’une dame l’an dernier qui me disait qu’elle se sentait plus d’autorité quand on l’appelait Madame le Directeur, plutôt que Mme La Directrice. Terrible.
    Orwell pour moi il est plutôt dans le fait que même les femmes aujourd’hui alimentent et entretiennent leurs propres discriminations et inégalités, et en étant contentes de le faire.

    Commentaire par eczistenz — 01/02/2013 @ 15:25

  10. C’est la méthode de base des pays totalitaires
    On nivelle les différences et on gomme les « genres » ensuite on élève les enfants en groupe et on les enrôle dans des camps le tout après avoir soigneusement relevé des dossiers sur chacun et le Net est parfait pour ça. Avec les caméras dans les rues et les conseils de vie soigneusement distillés partout nous pouvons dire enfin : vive la Liberté , l’Egalité … et pour ce qui est de la Fraternité on en a ici un échantillon.
    L’Etat prend soin de nos différences à sa façon nous serons tous égaux . ne boudez pas la joyeuse vie qui nous attend dans une croissance en berne car dans sa grande sollicitude l’Etat ouvre la porte à un nouveau boulot pour les femmes : PARENT PORTEUR

    Commentaire par Scaramouche — 01/02/2013 @ 15:25

  11. @excistenz : eh bien voyez-vous, pour moi, c’est une violence de supprimer « mademoiselle », parce que c’était un joli mot. Qu’une poignée d’extrémistes y voient encore une réduction à un problème de cul, dont acte. Moi j’y voyais plein de jolies choses, de fraicheur, de grâce, éventuellement même d’hommages masculins à une jeune personne. Bref, je me sens un peu otage d’une bande de névrosés qui voient le mal partout et qui, plutôt que de prendre une tisane, décident de supprimer ce qui les dérange. Pardon, je suis un peu brutale, mais là il n’y a pas d’enjeux donc je ne me sens pas en risque de blesser.

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/02/2013 @ 15:25

  12. « l’univers de la petite enfance serait l’apanage des femmes et véhicule l’idée d’une école dont la fonction serait limitée à une garderie » : parce que le rôle d’une mère c’est la « garderie » ??? Cette député-mère a une vision bien réductrice, il me semble !

    Commentaire par Hub — 01/02/2013 @ 15:37

  13. Quant à la crise, attendez qu’il y ait un retour de l’inflation et Rachida Dati nous fera rapidement dévier vers des considérations sexuelles…

    Commentaire par Hub — 01/02/2013 @ 15:41

  14. Aliocha, le mot mademoiselle n’a pas été supprimé (on peut toujours appeler une jeune fille ainsi), simplement il n’existe plus comme petite case à cocher dans les formulaires administratifs. C’est soit monsieur, soit madame.

    Commentaire par Casoar — 01/02/2013 @ 15:44

  15. Oui vous êtes brutale… Moi aussi j’aime bien Mademoiselle, c’est un joli mot. Il n’empêche, une femme n’a pas a se définir en fonction de son statut marital, c’est encore plus une question d’égalité que le mariage gay. Alors après, prioritaire ou pas, on peut discuter mais le caractère inégalitaire est selon moi indéniable. Et que certaines femmes se sentent plus jeunes parce qu’on les appelle Mademoiselle… hé bien on s’en fout, comme on se fout qu’elles soient mariées ou pas. Bon je ne veux pas flooder encore votre post, mais attention à l’emploi des mots. Si vous parlez de totalitarisme dans ce genre de cas, il vous reste quoi pour qualifier les vrais totalitarismes type Syrie ou ex URSS ? C’est comme quand les gauchos emploient « facho » à tort à travers. Les vraies victimes du fascisme ou du totalitarisme ne les remercient pas. Vous avez l’air pourtant attachée au sens des mots. Le totalitarisme est plutôt selon moi dans « le masculin l’emporte », ou encore dans « femme = mère ».

    Commentaire par eczistenz — 01/02/2013 @ 15:45

  16. @eczistenz : tenez, spéciale dédicace, puisque vous aimez ces sujets, moi pas : http://www.acontrario.net/2013/02/01/ecole-maternelle-sexisme-patriarcat-lutte/
    je vais vous dire pourquoi, parce que ça devient infernal cette pathologisation de la société, tout est prétexte à gémir et à agiter des drapeaux. Vous vous demandiez pourquoi on ne résolvait pas les vrais problèmes, mais parce qu’on s’embourbe dans les trucs accessoires, justement.

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/02/2013 @ 15:51

  17. Et pourquoi continuerait-on à dire prise mâle et prise femelle ? Prise parent 1 et prise parent 2 aurait tout de même une autre allure…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 01/02/2013 @ 15:59

  18. DMB : hé bien je reconnais que sur le coup j’ai éclaté de rire…
    Aliocha : encore une fois, vous avez certainement raison. Ce qui n’empêche pas que pris isolément, ces revendications ne sont pas non plus totalement infondées. Vous êtes bien placée, à plusieurs titres, pour savoir que le Verbe institutionnalise…

    Commentaire par eczistenz — 01/02/2013 @ 16:08

  19. Bonjour Aliocha,

    « Bande de névrosés », je crois l’expression bien choisie. Moi qui, depuis cette mode de féminisation des titres et professions, me demande toujours comment féminiser le titre de cette noble profession de fabricant de pipe à Saint-Claude dans le Jura.
    Je partage totalement votre point de vue. Altérer le langage est certes une des premières actions d’un pouvoir totalitaire et ça reste une de ses caractéristiques. Une autre fonction est de dissimuler l’état réel d’une situation, d’un organisme afin de masquer les échecs d’une politique. Nous sommes donc bien placés dans cette « doulce France » pour en apprécier et en observer l’application. Une chose me rassure cependant, il existe bien un féminin au mot « con ». Vu ce qu’on lit ou entend, il n’est pas prêt de disparaître.
    Autre chose qui me tient de plus en plus à cœur lorsque j’observe le « débat » parlementaire: je ne crois pas que 13000 euros/mois soit justifié.
    En fouillant un peu, j’ai trouvé ce mémoire qui traite de ce sujet: « Le totalitarisme et le langage » (http://www.archipel.uqam.ca/2243/1/M10972.pdf)

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 01/02/2013 @ 16:21

  20. « La Liberté est dans le porte-feuille et l’égalité au cimetière  » et je passe mon temps à vouloir être différente ; ce qui est tout l’inverse actuellement de l’ostentation et de l’impudeur.

    Après les dadas du racislme voici ceux du sexisme . Ras-le-bol des (mauvais) genres.
    Aux U.S Il. y a un mouvement qui prend de l’importance , il s’appelle « No sex »
    On peut comprendre l’overdose de la violence du laisser-aller du manque d’hygiène et de la vulgarité.
    Et l’overdose à propos des gouvernants qui se mêlent des problèmes de société sans concertation en divisant le pays plus que jamais alors qu’il est en dérive que les retraites et la Sécurité Sociale se meurent et que des gens au chômage ne savent pas ce qu’ils vont devenir.. sans compter que nous sommes dans une guerre d’où on ne voit pas la fin .
    Je sens une certaine colère monter et les genders feraient bien de la mettre en veilleuse.

    Commentaire par Scaramouche — 01/02/2013 @ 16:23

  21. Scaramouche : vous allez attendre longtemps, surtout si vous usez de menaces à peine voilées. Celles et ceux qui se sentent enfermés dans des rôles l’ont mauvaise aussi, et depuis plus longtemps que vous.

    Commentaire par eczistenz — 01/02/2013 @ 16:27

  22. Twitter se déchaine sur le hashtag #jeparlelemazetier
    ça donne « ne dites plus langue maternelle mais langue référencielle de la parentalité » (pascal bories)
     » on ne dit plus instinct maternel mais pressentiment parental » (KNA)
    « on ne dit pas maternité mais aire de livraison des projets parentaux » (Floriane)

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/02/2013 @ 16:29

  23. Et pour prendre la mesure de l’hystérie actuelle, il faut lire sous le même hashtag les réactions haineuses des féministes qui se disent ulcérées que l’on puisse plaisanter sur un sujet pareil. Ô misère….on devient fous !
    par exemple : » jolie coalition UMP, monarchiste, gauche pop et bobos twitter sur #jeparlelemazetier. De l’invertebration politique en 2013″
    ou bien encore « Le hashtag #jeparlelemazetier me donne envie de vomir ma haine féministe et clasher tout ces abrutis. On a assez de nos députés, merci. »

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/02/2013 @ 16:40

  24. C’est un peu le souci des outils de communication du genre Twitter, l’instantanéité planétaire de la chose. Pour ou contre, pour ou contre quoi que ce soit, il FAUT en parler, de préférence plus fort que le voisin.

    Commentaire par Anna — 01/02/2013 @ 16:54

  25. Aliocha, vous avez raison. La maternelle est destinée à porter cette dénomination jusqu’à la fin des temps. Tout changement rappellerait inévitablement les heures les plus sombres de l’Histoire. Qui est idiot, celui ou celle qui veut changer des détails ou celui qui y résiste par principe, parce que si on commence à changer des détails, alors on n’en sort plus, argument qui interdit donc de changer les détails et leur donne un enjeu symbolique qui renforce l’attention autour du dit détail ?

    Commentaire par kuk — 01/02/2013 @ 17:38

  26. @kuk : oui, quand une minorité d’énervés aperçoit une discrimination dans le mot maternelle et en demande le changement, qu’elle obtiendra parce que ça mange pas de pain, je ne pense pas qu’on soit encore dans la démocratie. Mais mille pardons, j’ai bien compris que même sur ce sujet là, il ne fallait ni critiquer ni rigoler. Et depuis que l’assemblée s’en est emparée, j’ai aussi compris que malgré moi j’étais absorbée dans le tsunami du mariage pour tous et cataloguée du côté des réacs. J’ai tout bien compris. Et j’en suis affligée au-delà de ce que vous pouvez imaginer. Tiens, puisque tout le monde ne pense qu’au sexe en ce moment, j’ai envie de vous dire qu’il faudrait dessérer la ficelle du string parce que ça devient franchement constipé l’ambiance en ce moment.

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/02/2013 @ 17:46

  27. Je pense qu’on devrait revenir a ce qu’etait la premiere denomination de ce lieu d’accueil des jeunes enfants avant qu’il ne soit organise ss la 3e Rep : la salle d’asile (info wiki). En meme temps, quand on voit certains minus de 2-3ans c’est peut etre bien la que vont finir les instit’.

    Commentaire par Maelle — 01/02/2013 @ 18:25

  28. « en ce qui concerne, quand je vois les gens changer les mots, je pense immédiatement « totalitarisme ». C’est le premier réflexe d’un régime totalitaire de modifier le vocabulaire pour imposer son idéologie. » dit aliocha en 5

    Les prochains débats/échanges/accrochages/manipulations/passages en force (rayer les mentions inutiles) vont avoir lieu sur le projet de suppression de la constitution de la mention du mot « race », qui, nul n’en doute, fera disparaître le racisme de l’attitude de certains de nos concitoyens…

    Pour info, je regarde nuit et jour, en continu, les débats sur le projet de loi sur le mariage homo, pardon, pour tous, et l’adoption. Je suis attérée de ce que je vois et j’entends.

    Commentaire par gabbrielle — 01/02/2013 @ 19:19

  29. C’est encore un enfumage de la gauche pour ne pas parler à l’Assemblée des vrais sujets. Maternelle, même un père peut materner.
    Et le not est sympa.

    Commentaire par Le Pet Financier — 01/02/2013 @ 19:28

  30. Aliocha, vous savez que chez les féministes, ce type d’action (contenu et timing) fait débat aussi… il a déjà commencé.

    Commentaire par eczistenz — 01/02/2013 @ 19:29

  31. @gabbrielle : bah, sur « race » c’est pas forcément idiot puisque je crois comprendre que le terme n’a pas de sens s’agissant des humains, même si sur le principe je n’aime pas trop qu’on touche aux mots…

    @eczistenz : je sais bien, c’est d’autant plus ennuyeux d’ailleurs que ça ne fait même pas l’unanimité chez une minorité de militants. Entre nous, ce que je veux dire, c’est qu’il faut éviter de toucher aux mots. En principe, on en ajoute chaque année dans le dictionnaire, ce qui montre que la société bouge, s’enrichit et c’est tant mieux. Mais en retirer, brrrrrrr……Quand ils ne sont plus utilisés, ils tombent naturellement en désuétude. Je n’aime pas l’idée de les tuer. Quant au timing, il est excellent d’un point de vue politique. Vous voyez bien que le 18 décembre tout le monde s’en foutait. Aujourd’hui, la proposition a pris une ampleur médiatique que son contenu ne lui permettait pas d’espérer.

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/02/2013 @ 19:47

  32. Aliocha, il n’est pas question de sexe ici, mais de la place de la femme dans la société et des carcans dans lesquels certains veulent les cantonner (ou certaines aussi). Après, c’est justement la démocratie que ceux qui veulent changer des détails aient le droit d’essayer. C’est la démocratie si le peuple, par l’intermédiaire des députés dit que non, le mot maternelle est très bien comme ça. Si ça change contre la volonté de la population, prenez-vous en aux députés qui ont accepté d’examiner le texte et de voter pour, pas contre ceux qui proposent (enfin, aussi, mais à un degré moindre, comme nous tous, ils ont le droit de s’exprimer et de proposer des trucs d’utilité douteuse). Vous vous trompez de cible. A titre personnelle, je me moque éperdument que le mot change ou pas. Je trouve comme vous regrettable qu’on examine ce détail car il ne paraît pas d’importance suffisante. J’en veux aux politiques qui donnent de l’echo à ce truc ou qui voteront pour.

    Commentaire par kuk — 01/02/2013 @ 19:52

  33. @kuk : eh ben voilà, c’est parce que c’est un détail et que tout le monde s’en fout qu’on finira par le faire. Il y a donc une forme de dictature d’une minorité qui dicte ses volontés parce qu’elle gueule fort sur des causes certes incontestables dans leur principe, mais discutables sur les moyens. Relisez le truc. Je vous assure que la première fois que j’ai lu l’article, je n’ai pas compris. Il faut être complètement obsessionnelle sur la guerre des sexes pour voir un problème à cet endroit-là. Franchement, je peux me tromper mais mon sentiment profond c’est d’être l’otage d’une bande de névrosés. Et en plus, quand on chahute un peu sur Twitter, on voit ces dames lancer des cris de haine, voir en 23 et traiter leurs détracteurs de fachos. Non, mais ça va pas ? Heureusement que je suis une femme sinon on me traiterait de macho misogyne phallocrate 😉 Je parle régulièrement de ces sujets avec mes copines, pas une, je dis bien pas une, n’approuve les délires féministes. Quant à mes consoeurs, en majorité elles ne se déplacent pas aux initiatives chic de rencontres entre femmes d’affaires interdites aux hommes et autres fantaisies du même genre. On ne veut pas de guerre des sexes, on ne déteste pas les hommes, on part à la conquête de l’égalité gentiment, bref, on est à peu près bien dans nos godasses et parfaitement pacifiques.

    Commentaire par laplumedaliocha — 01/02/2013 @ 20:04

  34. Pour être bien clair : je pense que ce genre de proposition doit se traiter par l’ignorance. Normalement, l’importance du sujet devrait être trop faible pour qu’elle atteingne les oreilles de nos parlementaires. Bon, une parlementaire à décidé d’en faire son cheval de bataille. Voilà qui la décrédibilise un peu, mais ce n’est pas bien grave, il suffit de l’ignorer.

    Je pense que dès que suffisamment de gens réclameront le changement de mot, alors il faudra examiner la mesure et répondre avec des arguments (si l’on est contre). Après, si l’ensemble de la population s’en fiche et que ça fait plaisir à un groupe même petit, quel est le problème de changer ? Mais l’argument : « on ne change pas car j’ai l’impression qu’un groupe que je n’aime pas essaie de m’imposer un changement (qui en soi m’indiffère) » me paraît un peu léger.

    Commentaire par kuk — 01/02/2013 @ 20:10

  35. @eczistenz

    En réponse à votre post 21 nous sommes tous enfermés dans les rôles d’êtres humains donnés par la nature , un chien ne devient pas un chat et une chêvre même habillée de soie restera toujours une chèvre.
    Maintenant que nous soyons tous pathétiques c’est une autre histoire et que partant de ce principe nous soyons égaux j’en suis persuadée mais on peut être égaux avec des différences et je tiens beaucoup aux miennes… Alors le « gender » et ses outrances non merci.

    Quant au mot « con. » ……À l’internaute qui cherchait un féminin je répondrai que le mot l’est déjà par lui-même et que pour les hommes on emploie « couillon »….il est vrai que de nos jours le premier tend à se généraliser du fait que le deuxième se fait plus rare.

    Commentaire par Scaramouche — 01/02/2013 @ 20:46

  36. Dans le même genre, mais encore plus poétique la brochure Tomber la culotte ! dont le Ministère de l’Education Nationale promeut la diffusion dans les écoles. C’est une brochure d’information, de conseils, de témoignages et de ressources tout en finesse.

    Commentaire par ingrid Hazard — 01/02/2013 @ 21:58

  37. J’ai oublié de preciser où trouver cette petite merveille :
    http://www.sida-info-service.org/sites/sida/IMG/pdf/Tomber_la_culotte.pdf

    Commentaire par ingrid Hazard — 01/02/2013 @ 22:00

  38. « Totalitarisme », référence à Orwell, on s’approche tout doucement du Point Godwin, là. Essayer peut-être de s’appuyer sur une notion moins « lourde », mais à la valeur polémique mieux ajustée :
    « Du fondamentalisme linguistique ou De la tentation de rectifier la pensée par le langage » :
    http://www.ruor.uottawa.ca/fr/bitstream/handle/10393/12802/Vandendorpe_Christian_1995_Du_fondamentalisme_linguistique.htm?sequence=6
    Non seulement cette analyse n’a pas pris une ride, mais on peut vérifier qu’elle devient chaque jour plus prophétique.
    Et en prime une amusante bizarrerie très (post-?)moderne. Dans le débat sociétal en cours, et même s’il peut y avoir mille autres raisons d’approuver le changement proposé, certain(e)s justifient leurs prises de position par le découplage radical du sexe et du genre ; dans le langage, on chercherait à imposer l’exact inverse. Je n’ose penser que ce sont les mêmes …

    Commentaire par Meidosem — 01/02/2013 @ 23:36

  39. J’emploie le mot « totalitarisme » dans son sens initial. De même qu’un  » mal entendant » n’est pas un sourd mais une personne qui ne perçoit pas tous les sons et un  » mal voyant  » n’est pas aveugle mais porte des lunettes . De même donc le totalitarisme dans son sens linguistique primaire est la soumission totale à un ordre collectif que fait régner un pouvoir dictatorial.
    Nous assistons actuellement a une fusion des pouvoirs législatifs exécutifs et judiciaires et nous tendons vers une pensée unique avec répression policière et juridique qui est la nature même de la naissance d’une dictature de la pensée. Il ne manque plus que la stigmatisation de catégories d’individus et nous entrerons dans l’étude développée par. H. Arendt concernant le nazisme et le stalinisme. Car dès qu’on parle « totalitarisme » ou dictature le rapprochement est facile et sans limites mais sans aller jusqu’aux extrêmes il existe diverses sortes de dictatures dont les manifestations sont quotidiennes et je maintiens que lorsqu’une partie de la population impose sa loi à une majorité cela s’appelle une dictature.
    Elle prend forme dans l’imposition arbitraire d’un langage comme de lois visant à changer une société ou le mode de vie du plus grand nombre.

    Commentaire par Scaramouche — 02/02/2013 @ 02:45

  40. @ Denis Monod-Brocante :

    Allons, ne nous embourbons pas dans ce simili vocabulaire, contentons-nous d’utiliser les termes existants : l’un se nomme fiche, et l’autre est bien une prise.

    Commentaire par Zarga — 02/02/2013 @ 10:59

  41. Zut, je viens juste de réaliser que le correcteur d’orthographe m’a imposé brocante… Désole Denis, c’est bien à l’insu de mon plein gré! J’avais pas bien vu…

    Commentaire par Zarga — 02/02/2013 @ 11:05

  42. @Zarga : ah, je craignais que vous ne l’ayez fait exprès et ça me surprenait. Non, Denis n’est pas le pseudo de Louis la Brocante 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 02/02/2013 @ 11:07

  43. @Meidosem : Merci pour votre lien, très instructif. Il n’y a plus grand chose à rajouter après.

    Commentaire par kuk — 02/02/2013 @ 11:23

  44. @ Aliocha :

    Comme quoi, nous sommes vraiment une bande d’assistés ! Je ferais mieux de garder mon Bescherelles à côté de moi plutôt que de me fier à cette cochonnerie de correcteur d’orthographe.

    J’aime bien vos appels à la tisane… tisanons donc un peu ! tiens, ça me rappelle une réflexion entendue dans un café berrichon, il y a quelques années de cela. Je me trouvais dans le coin pour assister au printemps de Bourges, et dans ledit troquet, j’entends la patronne dire au facteur (vissé sur ton tabouret, ballon de rouge en main) : « Oh, les jeunes, c’est pas de la camomille qu’ils consomment là bas [aux festivités de Bourges] mais ça les endort pareil ! ».

    Commentaire par Zarga — 02/02/2013 @ 12:02

  45. @Kuk et Meidosem : je plussoie et recommande votre lien en 38 à tous

    @zarga : les correcteurs d’orthographe entrainent la disparition progressive du beau métier de correcteur de presse. Ces gens était de fabuleux connaisseurs des difficultés de la langue française…On frise souvent la bourde avec les correcteurs automatiques 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 02/02/2013 @ 12:35

  46. Excellentissime lien en 38 ! Un régal !

    Je me rappelle la lecture du Cahier de l’Herne consacré à Céline, et de la critique que faisait un intervenant au sujet du choix de l’argot… bien des mots, lus dans le « Voyage » par exemple, faisaient partie de mon vocabulaire quotidien, parce que mon père à l’époque les utilisait de façon quotidienne : c’est ainsi que la chienne se jetait sur sa « gannetouse », et que le voisin qui chaussait grand avait « de ces arpions ! ».

    Moi-même, je suis entré en résistance, et truffe mon vocabulaire d’expressions patoisantes, comme de mots frisant l’obsolescence.

    Et c’est comme cela que je « quitte mes souliers » avant d’entrer chez les gens (je me déchausse, quoi !), et que je me déplace en auto (oui, en voiture…).

    Commentaire par Zarga — 02/02/2013 @ 15:00

  47. Oui j’ai lu le texte. Pas étonnant que ca vous plaise. Il prétend démonter le « politiquement correct » mais passe plus de la moitié du texte à dénoncer les tentatives de féminisation de la langue, parfois un peu excessives je peux l’admettre. C’est un texte politiquement engagé… certainement en réaction à un certain radicalisme du féminisme canadien. C’est pas mal aussi de savoir contextualiser les textes… d’ou viennent ils, qui les écrit… Il aurait pu aussi renouveler ses références, c’est vrai il s’arrête quasiment aux années 60 ! Par contre on y trouve des perles, quasiment contradictoires avec son propre discours à mon sens, comme « Cela dit, il serait évidemment absurde de nier qu’il y ait influence du langage sur le cognitif. Le langage est un outil extraordinaire de développement intellectuel et d’appréhension du réel. C’est lui qui permet en partie de construire les cadres de référence de plus en plus raffinés dont nous nous servons pour catégoriser les données de l’expérience. » ou encore « Cela veut dire qu’il n’existe pas de relation bi-univoque entre le langage et nos réseaux cognitifs ». « Dans le cas de l’indo-européen, le masculin est non-marqué, ce qui lui permet de désigner aussi bien l’ensemble des hommes et des femmes que les seuls hommes. Le féminin, au contraire, est marqué et ne vaut que pour les femmes. Ce type de fonctionnement, qui est à la fois binaire et asymétrique, apparaît spontanément, »En ce sens, on sait que, jusqu’à tout récemment, la tendance du français était d’utiliser le masculin de plus en plus à la façon d’un neutre, au point qu’une linguiste comme Marguerite Durand (1936) prédisait même la disparition du genre féminin. » Bon, en fait, j’aime bien ce texte aussi… mais pas pour les mêmes raisons. En tout cas, ca ne l’empêche pas d’utiliser le mot « écrivaine » que je suis sûr, vous n’aimez pas. Bref, il est assez clairement identifié comme « contre » certains combats féministes (in « L’Esprit de censure »), un militant quoi.

    Commentaire par eczistenz — 02/02/2013 @ 15:23

  48. @zarga : comment, c’est obsolète « soulier » bah mince alors, j’adore ce mot. Notez, un jour j’ai écrit dans un papier qu’une société était moribonde, une des mes consoeurs m’a dit : alors toi, tu utilises des mots qui ont disparu ! Mouais, faut pas exagérer quand même….

    @ecistenz : j’ai pensé à vous hier soir en regardant la dernière émission d’@si sur le sort des employés dans les marques discount, c’est ici : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5577 si vous n’êtes pas abonné, le reportage dont parle l’émission est accessible là : http://pluzz.francetv.fr/videos/infrarouge_,76353471.html il me semble que ça mériterait un peu plus de barouf politique et médiatique que la question de la maternelle. Quant au papier du canadien, il est sans doute orienté, mais il éclaire néanmoins la question de : changer les mots pour changer le monde. Je retiens notamment cette phrase : « Quand le ressentiment se nourrit de sa propre rumination, il est probablement inextinguible ». C’est bien le risque avec un certain combat féministe extrémiste, ne jamais finir de gommer ce qui dérange pour s’apercevoir en définitive que la réalité résiste 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 02/02/2013 @ 15:36

  49. Apparemment, tout le monde ici semble être d’accord avec le propos de 1984, à savoir que le langage peut être altéré pour modifier les modes de pensée, ou rendre plus difficile certaines pensées. Ne serait il pas normal alors, vital même,, si nous vivons dans un système « totalitaire » (un exemple, au hasard, un système patriarchal) de chercher à reprendre en main et de modifier ce langage qui participe à l’oppression?

    Je veux dire, comment faire la différence entre un système totalitaire cherchant à coopter le langage pour faire taire l’opposition et une résistance à un système totalitaire déjà en place cherchant à nous en libérer?

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 02/02/2013 @ 16:40

  50. @tango : excellente question ! alors, on remplace le patriarcat par le matriarcat et tout le monde est content…je vous taquine 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 02/02/2013 @ 17:09

  51. ne serait t’il pas plus simple de nier carrément l’existence des différences sexuelles.
    Puisque c’est vous les féministes qui voyez le mal partout, ben ce sera à vous de faire les efforts.

    mesdames dorénavant vous sortez de chez vous en burka pour que rien de ce qui caractérise votre féminité puisse apparaître. Votre voix sera masquée par un générateur de son pour éviter d’exciter les oreilles masculines.

    On ne vendra plus de produit à l’évidence sexistes comme: soutifs, maquillage, parfum, robes….

    les gynécologues seront interdit d’exister.
    On lance de toute urgence un programme de recherche de méthodes de procréation, génération de fétus et accouchement en usine
    dès maintenant seule la procréation artificielle est autorise

    Vous cessez de nous faire chier avec vos règles

    Y a pas à dire, le monde va enfin devenir un paradis

    Un brave new world

    Commentaire par Frédo — 02/02/2013 @ 17:37

  52. @Frédo : moi je veux bien, mais alors les hommes aussi seront astreints à la burqa. Franchement, la nouvelle mode du slim pour les hommes, c’est bien trop provoquant à mon goût. Et je ne vous parle pas du charme éternel de la cravate, de l’indécence des chemises ouvertes de plus d’un bouton, du jean pousse au crime, des bras musclés qui dépassent des tee shirts, des joues fraichement rasées, des barbes de 3 jours de bad boys, des moustaches impertinentes et autres tentations perpétuelles et franchement insupportables 😉 Allez hop, on me cache tout ça !

    Commentaire par laplumedaliocha — 02/02/2013 @ 18:46

  53. @ tangowithfoxtrot

    « Je veux dire, comment faire la différence entre un système totalitaire cherchant à coopter le langage pour faire taire l’opposition et une résistance à un système totalitaire déjà en place cherchant à nous en libérer? »

    Oui, bien sûr, on est toujours le totalitaire de l’autre.
    Seule échappatoire : la transcendance, en l’occurrence la vérité, au-dessus, absolue, indépendante de nous autres pauvres humains…
    Quand je dis « le mariage est l’union d’un homme et d’une femme » je n’exprime pas une opinion personnelle, je décris les choses telles qu’elles sont. Quand on veut me convaincre que je me trompe, je proteste, non pas parce que je me sens mis en cause, mais parce que la vérité que j’énonce est mise en cause

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 02/02/2013 @ 18:53

  54. @ Zarga

    Je dis toujours « costume de bain », mes enfants se moquent de moi, « mais, papa ! on dit maillot… », mais c’est plus fort que moi. Et puis pourquoi m’imposerait-on un vocabulaire ?

    Denis la brocante

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 02/02/2013 @ 21:12

  55. aaah non ma chère Aliocha.
    C’est vous mesdames qui faites le choix de ne plus exister, pas nous.

    Je continuerai donc à (ne pas) porter de cravate et faire frémir les jeunes filles dans le métro par mon physique de demi dieu (bon c’est fini de rigoler là, je vais me fâcher!!!)

    Commentaire par Frédo — 02/02/2013 @ 22:27

  56. @Frédo : je me permets de vous signaler que le propos de ce billet est ironique et que je ne suis pas totalement enthousiasmée par certains combats féministes 😉 voir ) ce sujet mes commentaires sous le billet…

    Commentaire par laplumedaliocha — 02/02/2013 @ 22:43

  57. @ Denis Monod Broca :

    Rhôôôôô !! J’ai marché sur mon lacet, et voilà : on me tombe dessus à bras raccourcis ! 😉

    Je vous présente mes excuses pour avoir ainsi orthographié votre nom, on ne m’y reprendra plus. D’autant qu’on ne vous l’avait jamais faite, celle-là, hein ? Je n’en crois rien ! 😉

    Costume de bain me plait beaucoup. Et puis flûte à la fin : vous avez raison. Que toutes celles et tous ceux qui ont du temps à perdre continuent à se torturer les méninges en euphémismes aussi épais que disgracieux : on leur laisse leur indigeste brouet.

    Je ne voudrais pas encore touiller dans le même saucier, mais le tintouin qu’on nous fait avec la « révolution mariagière » doit laisser penser à certain(e)s que nous entrons dans une période favorable à tout un tas d’initiatives archi-ciblées.

    Vous allez voir que demain, les cavaliers législatifs rivaliseront en nombre avec les amendements déposés par l’opposition… Quel cirque !

    Mais pourquoi perdre son temps à regarder d’insipides séries américaines, quand notre hémicycle national nous offre un spectacle qu’aucun « pool » de scénaristes hollywoodiens ne serait capable de pondre ?

    Bien à vous.

    Commentaire par Zarga — 03/02/2013 @ 00:16

  58. La langue c’est la patrie , le style c’est l’homme , et pour ce qui est du parler de tous les jours tout comme les écrits il suffit qu’il soit clair net et précis .la littérature convient aux livres et à ceuxqui en font profession , la langue de bois aux discours politiques parce qu’ils s’adressent à tous et qu’on ne parle pas la même langue à tous sous peine d’incompréhension.
    Chaque âge et chaque époque a sa propre langue et une grande partie de ma liberté c’est de pouvoir m’exprimer comme je pense et d’appeler un chat un chat comme on le faisait il n’y a pas si longtemps et si on me dit « gonzesse » je réponds « mec » et homo pour moi ça veut dire « .homme  » donc « homophobe » en ce qui me concerne c’est bidon.

    Quant à « arpions  » ce sont les doigts de pieds et c’est de  » l’argot » « la langue verte si vous préférez ..
    Celle d’Yves Deniot qui appellait un chat le « greffier « une porte . »la lourde » et un père un « daron »
    Un vieux clochard fouillait dans une poubelle il ya de ça quelques années et passant auprès de lui je l’entends dire : » Mince un falzar !  » il venait en effet de trouver un pantalon tout neuf ! Son copain lui répond alors  » veinard ! Fouille encore et t’auras la limace !  »
    Cela m’a fait chaud au coeur cet argomuche du « titi » parigot digne fils du Gavroche définitivement disparu …et cher lecteur si t’entraves que pouic je m’en tape !

    Commentaire par Scaramouche — 03/02/2013 @ 09:31

  59. J’avais bien compris Aliocha et dans mon entourage aussi les femmes trouvent bien ridicules ces trop bruyants combats de cinquième zone qui à force donnent du grain à moudre à ceux qui veulent renvoyer les femmes dans leurs cuisines et masquent des situations qui méritent, elles, d’être défendues.

    faisons dans le cynique et tournons nous vers des pays très progressistes en matière de promotion de la femme: l’Arabie Saoudite

    http://www.rue89.com/2013/02/02/la-burcar-pour-permettre-aux-femmes-de-conduire-en-arabie-saoudite-239228?utm_source=outbrain&utm_medium=widget&utm_campaign=obclick&obref=obinsource

    Ben oui, il suffit de la rendre obligatoire pour les hommes aussi, ainsi mesdames plus de risques que quelqu’un se rende compte que vous êtes une femme

    Faut dire que c’est tellement honteux d’être une nana, on comprend l’importance de votre combat, luttez, luttez. Au moins vous faites rire et par les temps qui courent….

    Commentaire par Frédo — 03/02/2013 @ 11:03

  60. Pour ma part, je ne trouve pas cela désuet ou secondaire. Maternelle, ça renvoie à la mère, sous entendu celle qui s’occupe des chiards (pour faire plaisir à Scaramouche). Ça ne me gênerait en rien qu’on trouve une appellation plus neutre et surtout plus moderne.
    Depuis jeudi dernier, les femmes ont enfin le droit de porter le pantalon. Ben oui, jusqu’ici, c’était interdit par une ordonnance du 7 novembre 1799, qui a enfin été abrogée. Là encore, c’est pas une question secondaire. Je cois en la force des symboles. Quand il n’y aura plus tous ces petits trucs à la con qui renvoie la femme à un rôle assigné depuis la nuit des temps, peut-être qu’on trouvera normal de donner aux femmes un salaire qui n’est pas inférieur à celui d’un homme (à travail égal).

    Commentaire par Gilbert Duroux — 03/02/2013 @ 13:17

  61. @Gilbert : fascinant le truc du pantalon, c’est vrai que cette loi nous tyrannisait jusqu’à jeudi dernier, bordel, ce que je me sens mieux ! Reste plus qu’à débaptiser l’école maternelle et on sera totalement libéré. Notez avec votre méthode, on supprime tous les mots négatifs du vocabulaire et tout le monde devient heureux. Allez entonnons tous ensemble l’hymne de la Hollandie.

    Commentaire par laplumedaliocha — 03/02/2013 @ 13:48

  62. @aliocha

    Quand j’ironisais sur la volonté de faire disparaître de la Constitution le mot race, j’ironisais aussi sur la pensée magique qui nous envahit particulièrement depuis quelques mois 😉 (qu’en aurait pensé Murray?) et nous ferait croire que les racistes cesseraient ainsi leurs comportements odieux et délictueux en supprimant le mot. Comme les techniciennes de surface ont cessé de passer la serpillère depuis qu’elles ne sont plus femmes de ménage, les sdf de dormir dans leurs cartons avec leur litron comme les clochards de mon enfance, et les personnes en recherche d’emploi ont trouvé le travail qu’elles n’avaient pas lorsqu’elles étaient chômeurs, n’est-ce pas?
    J’ai parfois l’impression que les zélites autoproclamées nous prennent pour des c..s.

    Une discussion sur la guerre des mots http://www.atlantico.fr/decryptage/attention-danger-neo-maos-relancent-guerre-mots-eric-deschavanne-andre-senik-625810.html?page=0,0

    J’avoue que je rigole bien, je crois que c’est tout ce qu’il nous reste en ce moment, de l’imagination des internautes sur twitter et dans les commentaires, pour trouver les mots politiquement corrects, de préférence asexués bien sûr. Et celui qui veut « rebaptiser » (est-ce un mot correct ;-)?) Noël Mamère en FétNat Parent1 me fait particulièrement rire. Il m’en faut peu!

    C’était ma pause récré, je retourne visionner les débats à l’AN, débats étant un bien grand mot, tant j’entends « cause toujours » et le sinistre et fameux « Vous avez juridiquement tort… parce que vous êtes politiquement minoritaire », de 1981 mais toujours d’actualité. Qui a dit « rien ne se perd,… tout se transforme » ;-)?

    Commentaire par gabbrielle — 03/02/2013 @ 14:47

  63. Encore une fois, je remarque qu’on essaie de modifier le sens de mon propos. Je n’ai jamais revendiqué que l’on change le sens des mots, ce qui serait pour le coup orwelien. Je dis au contraire que les mots ont un sens que ce sens n’est parfois (souvent) pas anodin. Les mots sont le fruit de l’histoire et ont a parfois une portée symbolique qui mérite d’être mis en question, à défaut d’être changés. Les féministes ont toujours mêlé les revendications symboliques et des revendications plus concrètes. Ce sont les mêmes qui ont brûlé leurs soutien-gorge (acte symbolique) et qui revendiquaient le droit à la contraception et à l’avortement. Et ce n’est pas parce qu’elles brûlaient leurs soutien-gorge qu’elles n’étaient plus des femmes pour autant. Je suis peut-être un féministe extrémiste, mais je trouve que se faire appeler Mme le directeur, quand on est une femme, c’est con, à partir du moment où le mot a un féminin (je n’irais pas pour autant jusqu’à appeler « pompière » une femme qui exerce le métier de pompier). À l’inverse, je trouverais débile d’appeler « sage-femme » un homme que l’on peut appeler maieuticien ou accoucheur. Faut vivre avec son temps. Depuis 1982 les hommes peuvent exercer ce métier.
    Je suis effaré de constater qu’aujourd’hui tant de jeunes filles considèrent que le combat féministe n’a plus aucune raison d’être alors que les femmes sont toujours payées moins que les hommes à qualification égale, qu’elles occupent plus souvent des emplois subalternes et qu’on assiste à des remises en cause de ce qui paraissait comme des avancées inéluctables (le droit à l’avortement). Rien n’est jamais gagné définitivement.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 03/02/2013 @ 19:32

  64. @Gilbert Duroux : personne ne dit que le combat féministe est devenu inutile, on dit qu’on ne se reconnait pas dans la forme qu’il peut prendre. Je suis contre l’extrémisme, là comme ailleurs, il faudra vous y habituer. Vous noterez au passage que même quand je suis à l’évidence concernée, je n’adhère pas aux discours extrêmes. Peut-être finirez-vous par admettre que je puisse être exactement que ce que je prétends et non pas un taupe masquée cultivant je ne sais quel double discours dans je ne sais quel objectif. Allez savoir…

    Commentaire par laplumedaliocha — 03/02/2013 @ 21:30

  65. Mais où voyez vous de l’extrémisme quand d’autres ne remarquent que des propos de bon sens ? Si on reprend l’idée qui fait l’objet de ce billet (idée que je ne partage pas forcément) de changer l’appellation de maternelle. Il ne s’agit pas de changer le sens des mots. Maternelle a bien pour racine « mère ». Dans l’esprit de la députée, la question de l’éducation des jeunes enfants concerne les mères ET les pères. C’est sans doute pour ça qu’elle voulait changer d’appellation. On peut comprendre que la question des déterminismes se pose. C’est comme le fait d’habiller les petites filles en rose et les garçons en bleu. On trouve ça naturel, mais ça ne va pas forcément de soi. On peut considérer que c’est une imposition de genre, qui participe, comme d’autres impositions de genre (la maman fait la cuisine, le papa bricole) à ce que les femmes sont cantonnées à un certain rôle. Prises isolément, ces « traditions » n’ont rien de grave, mais elles ne sont peut-être pas pour rien si au bout du bout ce sont les hommes qui occupent plus que majoritairement les positions de pouvoir (parce que les femmes ont intériorisé qu’elles doivent « rester à leur place »).
    Bref, on peut trouver que la députée va trop loin, mais il n’y a pas de quoi se moquer ni hurler au détournement du sens des mots.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 03/02/2013 @ 23:22

  66. Le problème est que dans notre pays nous ne connaissons pas la mesure, les changements se font in extremis dans la révolution pas l’évolution , nous détruisons et faisons table rase au lieu d’améliorer . C’est sans doute pour ça que nous avons pléthore de lois inutiles qui ne sont pas observées et que nous passons notre temps à légiférer. Si vous ajoutez le fait que nous adorons discuter de tout pour rien et ratiociner à tout bout de champ en étant rarement direct dans le but d’agir efficacement, vous aurez sans doute une idée de ce qui rend ce pays si difficile à vivre.
    (Du moins pour ceux qui ont une tournure d’esprit plus anglo-saxonne que latine.)

    Commentaire par Scaramouche — 04/02/2013 @ 06:46

  67. Aliocha, je suis ravi de mobiliser ainsi un peu de vos pensées 🙂 même si c’est sur des sujet peu enthousiasmants. Vous avez raison, le sens des priorités semble bien confus. D’ailleurs Mme Mazetier subit depuis des feux roulants de critiques sur son intervention. Sur la question du pantalon, effectivement ce n’est pas une oppression bien grave… Mais il n’en reste pas moins que la loi était en vigueur… avec un fort côté symbolique.
    M. Duroux, je suis au regret de vous annoncer que depuis 2012, suite à un nième débat excluant, il n’est plus recommandé aux hommes de s’appeler féministes, car sinon ils risquent de prendre la parole à la place des femmes. Maintenant on dit « pro féministes ». Puisqu’on parle de la langue…

    Commentaire par eczistenz — 04/02/2013 @ 10:17

  68. @eczistenz : le droit est rempli de ces survivances du passé qu’on ne songe même pas à abroger tant elles sont à l’évidence obsolètes. Pour moi, ce n’était rien d’autre qu’une savoureuse perle historique montrant le chemin parcouru. Si on ignore d’où l’on vient, comment savoir où l’on va ? Je vous assure que tout ceci sent la névrose, mais bon….quand au fait que les hommes ne puissent plus se dire féministes, ô misèèèère. Mais vous voyez un peu la dictature que ces jupons dingos sont en train d’imposer ? Est-ce que les hommes ont encore le droit de respirer ou bien doivent-ils s’autodétruire immédiatement au nom de l’oppression qu’ils nous ont imposée durant des millénaires ? Où se trouve la limite ? A partir de quand va-t-on trop loin au nom des bons sentiments ? C’est ça la question passionnante du moment à mon avis.

    Commentaire par laplumedaliocha — 04/02/2013 @ 10:50

  69. @excistenz : tenez, petite anecdote. Il y a quelques jours le bâtonnier de Paris, Christiane Féral-Schuhl, qui n’est que la deuxième femme dans l’histoire de ce barreau à occuper ces fonctions a posé une bonne question, au nom de l’égalité : pourquoi les hommes commencent-ils à être en minorité dans les professions du droit (avocat et juges) ? Elle estime qu’il va falloir réfléchir sur ce sujet. Et croyez-moi, cette femme est ultra-féministe, membre du haut conseil à l’égalité et tout le tintouin, mais elle a le bon sens de se questionner sur l’égalité dans les deux sens. Croyez-vous que les dingos qui hurlent leur haine contre les hommes toute la sainte journée se posent ces questions là ? Pas du tout. Elle sont aveuglées par leurs mirages. Jusqu’à où aller trop loin, telle est la question 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 04/02/2013 @ 10:57

  70. Aliocha, pour en fréquenter un bon paquet, je vous assure qu’il n’y a pas de haine des hommes, celles ci sont ultra minoritaires. D’ailleurs l’approche « genre » préconise justement de travailler autant auprès des hommes que des femmes… Névrose, je ne sais pas. Quand on est dans l’exagération peut être… mais il est tout de même difficile de nier un système, une culture qui globalement traite mal les femmes. Ma fille de 13 ans qui se balade dans Paris le vérifie tous les jours. Moi je me fais pas traiter de salope 10 fois par jour. Il y a quand même de gros gros soucis, et à part les féministes, personne ne s’en préoccupe trop.

    Commentaire par eczistenz — 04/02/2013 @ 11:39

  71. Vous avez un billet de Jégoun sur le sujet:
    http://www.jegoun.net/2013/02/ecole-reactionnaire.html

    Lequel cite A. Combaz, dont la prose devrait vous évoquer quelque chose:
    « Naguère c’était l’orthographe, désormais ils essaient d’y déceler on ne sait quelle philosophie cachée comme le faisaient les agents de la Guépéou face aux auteurs qui manquaient de chaleur à l’égard de Staline. »

    « Ils dérivent, insensiblement, dans notre dos, au nom du bien commun, vers la tentation de légiférer sur l’usage des mots, ce qui nous promet un paradis orwellien où les élus, les parents d’élèves et la mercière du coin auront le pouvoir de réclamer l’épuration du langage, la désinfection de l’histoire et la sanction des dérapages, absolument quand ça leur chante. »

    « Il suffira d’appeler un numéro vert pour lancer des campagnes de type maoiste contre le vocabulaire à tendance petite-bourgeoise, les adjectifs offensants ou les connotations suspectes, comme ce fut le cas récemment lorsqu’un sénateur a demandé à son voisin en séance c’est qui cette nana ? et que l’intéressée a paru prête à le faire plaquer au sol par la Sécurité. »

    « Si l’on traque, à présent, les références au caractère principalement maternel de la première éducation, c’est tout un décor mental qu’il s’agit de remettre en cause, et donc tous les essais, recueils de poèmes, et romans où la distribution des rôles entre hommes et femmes est établie selon des règles à la fois naturelles et immémoriales […] »

    Et la conclusion, logique, qui nous ramène à votre précédent billet, c’est Jégoun qui parle:
    « Je suis dorénavant pour le changement de nom des écoles maternelles, rien que pour faire chier les réactionnaires. »

    Commentaire par Javi — 04/02/2013 @ 18:25

  72. Une manif avec un slip sur la tête ça aurait de la gueule.

    Plus sérieusement, « première école » c’est quoi la différence avec école primaire. C’est soit Zéroième Ecole ou alors Nullième Ecole à ne pas confondre avec l’Ecole des Nuls, ni avec Ecole Nulle.

    Commentaire par sid — 04/02/2013 @ 19:17

  73. Un article qui me semble intéressant par rapport à la discussion actuelle: http://uneheuredepeine.blogspot.be/2008/07/peut-on-gagner-une-bataille-idologique.html

    Foxtrot.

    Commentaire par tangowithfoxtrot — 05/02/2013 @ 10:21

  74. Zut, pas le temps de lire les commentaires. j’y reviendrais plus tard.

    Pour rester dans la note de li député (ce n’est pas une faute de frappe mais ni le ni la, trop genrés): l’école parent-n (n étant, comme le sait tout matheux un nombre pris dans l’ensemble des entiers naturels).
    Oui parce que parent-1 ou parent-2, ça établit une hiérarchie, 1 arrive avant 2, avec n, je suis tranquille. Je range cette école dans une petite case de mon cerveau avec le parent Noël, la gloire de mon parent 1 et le château de mon parent 2 (oui, c’est 1 et 2 dans cet ordre à cause de la chronologie de parution), le parent Goriot, le parent Michel qui a perdu son chat et quelques autres. Pour ceux que ça intéresserait, la case en question voisine avec le tiroir « carnaval et fête des fous »(faut bien établir un classement pertinent si on veut s’y retrouver).

    Commentaire par Barbara — 05/02/2013 @ 10:21

  75. J’ai réussi à lire quelques commentaires.

    A propos de rose et de bleu :
    c’était seulement dans les layettes pour la petite enfance. Cela évitait les bourdes du type « il est bien éveillé votre petit bonhomme », alors qu’il s’agissait d’une fille. Ou de s’entendre poser 100 fois la question : votre bébé, c’est un garçon ou une fille
    Par la suite, du moins dans les familles chrétiennes, les filles portaient du bleu, la couleur de Marie.

    Commentaire par Barbara — 05/02/2013 @ 13:26

  76. @ Scaramouche

    Dans le genre grand écart entre d’une part vos leçons sémantiques, d’autre part la liste de noms et d’adjectifs que vous déployez pour qualifier la situation politique en France, vous vous posez là. Heureusement que la salle de gym a un tapis.

    Commentaire par gf — 05/02/2013 @ 18:43

  77. Barbara : « Par la suite, du moins dans les familles chrétiennes, les filles portaient du bleu, la couleur de Marie ».
    Du bleu Marine ?

    Commentaire par Gilbert Duroux — 05/02/2013 @ 22:32

  78. à Gilbert :
    Du bleu marine, du bleu outremer, du bleu roi, du bleu ciel… Cela dépendait. Dans une famille modeste et nombreuse, vous aviez plus souvent des bleus sombres, moins salissants (n’oubliez pas qu’il fallait lessiver à la main).
    Je laisse tomber votre blague à deux balles.

    Commentaire par Barbara — 06/02/2013 @ 06:59

  79. Comment ajouter des queues de cerises à d’autres queues de cerises.

    Commentaire par valuet — 08/02/2013 @ 10:50

  80. @ gf
    A part vos jugements de valeurs vous avez des arguments ?
    Je me « pose » où selon votre diagnostic ?

    Commentaire par Scaramouche — 08/02/2013 @ 12:56

  81. @80

    Je l’avoue bien volontiers, je reste sans arguments devant quelqu’un qui fait la leçon sur le sens des mots et qui dans le même temps aboie à la dictature et au totalitarisme.

    Commentaire par gf — 10/02/2013 @ 00:54


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