La Plume d'Aliocha

10/01/2013

Un autre journalisme est possible

rubon42-b7dfb« Les journalistes sont érudits, timides, grandes gueules, autodidactes, dingos, fondus, jeunes rêveurs et vieux loups. Certains savent tout sur un sujet mince comme le tranchant d’un couteau, d’autres n’attendent que d’apprendre. Des dilettantes ont parfois ce je ne sais quoi qui énerve et s’appelle le talent, des « pros » peuvent être secs comme la trique. Le journalisme n’est pas un métier normal. Ce sont les fêlés qui laissent passer la lumière, disait Michel Audiard, le père des Tontons Flingueurs. Ces énergies bridées ou inutilisées ne demanderaient qu’à se libérer. Mais il manque cruellement de projets à la hauteur ».

C’est par cette description si juste des journalistes que s’achève le manifeste de XXI Pour un autre journalisme. Inclus dans la dernière livraison de la revue – vendue en librairie – ce texte de 20 pages signé par Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupery n’est pas seulement une magnifique déclaration d’amour à la presse et au journalisme, c’est un projet plein d’espoir et scintillant d’intelligence. Le premier est éditeur, le second journaliste. Il y a 4 ans, ils ont fait un pari fou. A rebours d’une presse papier tyrannisée par les annonceurs, esclave de ses actionnaires, réduisant toujours plus les formats pour des lecteurs qui n’ont plus le temps de lire, jouant la retape permanente et les marronniers éculés, ils ont choisi de publier des reportages de fond, sans publicité, dans une revue consistante, trimestrielle et vendue exclusivement en librairie. Aujourd’hui, alors que la presse se meurt, ils affichent une santé insolente, forts de leurs 40 000 lecteurs.

Et du coup, ils affirment leur credo. Reprenant l’épopée de la presse depuis son origine, ils montrent que le modèle industriel de la presse écrite est mort et que l’Eldorado du web est un mirage dans lequel les groupes de presse engloutissent des sommes folles en pure perte. Alors ils appellent leurs confrères à casser tous les codes, celui de la publicité, de l’instantanéité, de l’information « objet » ou « produit » vomie en continue par des journalistes rivés à leurs écrans, répétant tous les mêmes choses sous la contrainte d’un remplissage perpétuel de nouvelles insignifiantes. La solution : une presse sans publicité, de valeur, dédiée aux lecteurs (et non aux annonceurs). Cette presse nouvelle s’appuiera sur 4 piliers : le temps, le terrain, l’image et la cohérence.

Dès sa diffusion, en amont de sa mise en place en librairie aujourd’hui, le manifeste à déclenché la polémique. On lui a reproché notamment d’opposer presse papier et presse web. Dommage que les susceptibilités prennent le pas sur la réflexion. Car ce texte pourrait bien être la clef de la révolution copernicienne qui sauvera le journalisme de presse écrite. Seulement voilà, cela suppose d’abandonner un modèle âgé de près de deux siècles, de prendre des risques, d’inventer autre chose, de faire preuve de courage et d’audace. Toutes vertus qui s’accordent mal avec les business plan, rapport aux actionnaires, et jugements fumeux des consultants qui expliquent à grands coups de powerpoint décervelants qu’il faut faire toujours plus court, plus con et plus racoleur pour tenter de rattraper des lecteurs qui s’enfuient.

Chers confrères, je crois que chacun d’entre nous pourrait, si ce n’est avoir écrit ce manifeste, du moins le signer sans en changer une virgule. J’invite chacun à courir se le procurer. Dans le contexte difficile que nous traversons, une étincelle de foi peut suffire à tout changer. Amis lecteurs, ce manifeste est également et peut-être surtout pour vous. Remarquablement écrit, il retrace de manière passionnante les grandes évolutions de la presse, évoque les enjeux actuels, et mettra des mots sur le malaise que vous ressentez à l’égard des médias. Aussi et surtout, il vous donnera l’envie de retrouver un vrai journalisme. Il existe. Dans la presse papier, sur le Net, à la radio, à la télévision. Il y a des milliers de journalistes qui font leur métier avec passion. Plutôt que de conspuer le brouhaha ambiant, aidez-nous, soutenez les professionnels de qualité. Tous ensemble, nous la ferons cette révolution !

Aux auteurs du Manifeste, du fond du coeur, merci.

Advertisements

47 commentaires »

  1. Judicieux de relayer les idées de ce manifeste. Je me permets de vous signaler que nous avons lancé en mai dernier une nouvelle revue pur internet, à thématiques politiques et culturelles,sur des bases proches de celles des fondateurs de XXI, mais avec un modèle de mécénat, et que cela nous vaut un lectorat croissant (environ 5.000 par numéros soit autant que la revue ‘Esprit !) c’est sur http://www.contrelign.eu.

    Commentaire par Alex Antoine — 11/01/2013 @ 00:25

  2. C’est sur http://www.contreligne.eu

    Commentaire par Alex Antoine — 11/01/2013 @ 00:27

  3. @Alex Antoine : merci pour l’info !

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/01/2013 @ 00:29

  4. Il y a une chose qui me choque singulièrement dans les réactions que j’ai lues pour l’instant, c’est la crispation que suscite le texte chez les autres patrons de médias. Comme s’il était impossible de dépasser les querelles intestines, rivalités, ego, pour tenter de penser en commun. Qu’on ne partage pas cette vision, c’est possible et tout à fait respectable, mais pourquoi immédiatement s’irriter ? C’est un mystère.

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/01/2013 @ 00:36

  5. Rien d’autre à ajouter. Prions pour que certains journalistes aient envie de se dire qu’un autre journalisme est possible. Malheureusement… difficile de changer les mauvaises habitudes.
    Un seul point manquant dans ce manifeste : la déontologie des journalistes.

    Commentaire par Bab's — 11/01/2013 @ 01:04

  6. « mais pourquoi immédiatement s’irriter ? C’est un mystère. »

    Ce manifeste leur explique (a raison) que leur gestion est calamiteuse et qu’ils emmènent avec eux toute la presse au fond du gouffre. Le mystère, ça serait plutôt qu’il ne s’en irritassent pas…

    Commentaire par casper — 11/01/2013 @ 05:47

  7. Un lecteur vient de me dire qu’en ouvrant le lien vers ce billet via twitter, il avait vu une pub pour le ventre plat. Je précise que je n’accepte ici aucune pub.

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/01/2013 @ 10:15

  8. Exact, je voulais moi aussi vous le signaler, hier j’ai vu apparaitre une pub de ce style, je ne me rappelle plus exactement, en consultant votre blog depuis mon iphone.

    Commentaire par Maelle — 11/01/2013 @ 10:41

  9. Un grand merci pour ce métier qui fascinait ma jeunesse, je vais encourager cette publication qui ouvre la porte à l’espoir et montre que tout n’est pas perdu, on n’a que trop tendance actuellement à poser des étiquettes, tous les « journalismes  » ne se valent pas malgré l’uniformisation de rigueur , le fait qu’ils partagent ou non nos positions politiques n’entre pas en ligne de compte seuls comptent l’honnêteté intellectuelle , l’intelligente ouverture d’esprit qui permet d’écouter sans déformer les réponses ..et le talent qu’ils ont pour les exprimer.
    Ce que nous aimons et recherchons pour la plupart d’entre-nous ce n’est pas du pré-digéré mais la possibilité de faire notre choix et l’illusion de ne pas être manipulés.

    Commentaire par Scaramouche — 11/01/2013 @ 10:47

  10. Croyez-vous que le Manifeste ouvre la réflexion ? Point du tout, il déclenche juste une polémique dans laquelle chacun y va de son commentaire acide : http://blogs.lexpress.fr/nouvelleformule/2013/01/08/le-cas-xxi/

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/01/2013 @ 11:00

  11. Les réactions critiques sont en fait positives elles prouvent une réaction procurée par un certain intérêt, « ça gratte où ça démange « .. L’indifférence du silence serait bien pire
    Le fait qu’il y ait ce « mouvement » est très bon signe, rien n’est encore perdu tant qu’il y aura des professionnels pour se battre.

    Commentaire par Scaramouche — 11/01/2013 @ 12:15

  12. @Scaramouche : oui, vous avez sans doute raison, comme Casper en 7, mais bon sang, pourquoi faut-il débattre étriqué, crispé ? Je n’aperçois pas de querelle de visions pleines de souffle, mais des petites mesquineries, des ego froissés, des convictions qui saignent….Tant mieux si des gens ont une autre vision, j’aime vraiment les débats, c’est pas pour de rire et ça vaut pour le mariage homo comme pour l’avenir de la presse, mais les petites polémiques à quat’balles bordel, c’est lassant. Et stérile.

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/01/2013 @ 12:35

  13. Amis lecteurs, habituellement je ne vous demande rien, je suis juste comblée de votre présence, mais sur ce coup, j’ai envie de rompre les habitudes : lisez le Manifeste, faites-le circuler, déclenchons un vrai et beau débat, faisons bouger les lignes !

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/01/2013 @ 13:11

  14. Youpi ou yoopee !!!(comme vous voudrez)
    Quelle bonne idée Alliocha à condition d’exposer des arguments « pour » ou « contre  » qui tiennent la route, qui soient clairs dans un exposé « construit » et simple et que les conclusions ne soient pas réductrices ni de grossières attaques personnelles, une vraie discussion faite d’échanges courtois sans tergiversation ni mauvaise-foi .. Une résurgence des salons du XVIIIème en quelque sorte ..(.mais non ce n’est pas ringard et vous voyez bien ce dont je veux parler .. ce sont ceux qui ont fait changer les choses !)

    Commentaire par Scaramouche — 11/01/2013 @ 13:41

  15. J’ai pensé à vous en le lisant, contente de voir que vous en parlez ici .

    Commentaire par Sabine — 11/01/2013 @ 14:03

  16. Au sujet du commentaire numéro 12 de votre blog il s;agit dune réponse de monsieur Eric Mettout de l;Express connu pour être un personnage à opinion tranchée et très peu tolérant , depuis son arrivée leur forum s’en ressent et l’esprit du journal également, ils y perdent quelques abonnés dont je faisais partie en souvenir des fondateurs il y a quelques années…
    Le seul handicap de XXI c’est son prix, mais mieux vaut la qualité que la quantité » de plus on ne peut comparer, il sort complétement de l’ordinaire, autant dire qu’il ne joue pas dans la même cour de récréation.

    Commentaire par Scaramouche — 11/01/2013 @ 14:44

  17. Je l’ai pas vu, je l’ai pas lu, mais puisqu’on en cause, j’en cause. Je lirai plus tard. Si, promis. Je hais le marketinge et la réclame, je parle en connaissance de cause, c’est à ces deux-là que je dois ma longue, grosse et velue retraite. Je les hais comme je déteste tout ce qui ne va pas disparaître de si tôt, malgré que. Tout ce qui gène l’utopie aux entournures. Tout ce qui empêche les poètes de poèter, les coeurs purs de rester purs et les rhapsode de faire leur bazar aussi, si possible libre de droits. Oui, Nantes serait peut-être une jolie oasis de paix et de bonheur pastoral sans un nouvel aéroport pour empêcher les druides de couper le gui à Notre Dame des Landes. Sauf que bon, vous le voulez l’Arc Grand Ouest, oui ou merde ? On fait l’an 01, allô Gébé, ou on redéploie des emplois industriels ? Faudrait savoir !
    Retour à XXI et l’option « no marketing no advertising ». Ca me fait penser à de la bouffe bio, La vie claire. Ni colorant, ni additif, ni conservateur. Mais le journaliste biologique AB, Label Rouge il est élevé comment ? Il survit comment ? Il a jamais une petite envie de rouler en BM, de se payer un iPhone 5 ? Il évolue nu, librement en plein air, loin des pollutions de l’économie de marché ? C’est un lointain cousin à la fois du bon sauvage jurassien et des amis Persans de Montesquieu ? Je trouve que les (r)appels à la vertu sentent terriblement les embarras et les proclamations de principe qui agitent les intellectuels français lorsqu’ils sont confrontés à des turbulences dans le monde réel (le dur, ni le fractal, ni le déconstruit). J’attaque pas, mais je ne turgesce pas non plus, pas déjà, pas encore… faudrait que j’en voie davantage, mais je vais le lire le Manifeste de XXI, j’ai promis supra.
    En matière d’information, je trouve les anglo-saxons beaucoup plus pragmatiques, beaucoup plus clairs, beaucoup plus performants. En 2 mots : plus crédibles. Le Guardian fait bien son boulot. Le New Yorker ne connait pas la crise, La New York Review of Books non plus. Newsweek vient de laisser intégralement tomber le papier dans un pari aussi gonflé que formidable. La plupart des contributions sur le Daily Beast sont bien documentées et souvent remarquables. Pléthores de journaux online et de sites informatifs s’élèvent loin et haut, décollent au-dessus des « investigations » à ras de terre de Mediapart.
    Il n’y a plus de journaliste prototypique, celui-là, il est mort avec Rouletabille. Tant pis, tant mieux. Enfin, il en reste quelques-uns, dans des réserves spécialisées genre Thoiry, pour montrer aux enfants comment c’était avant, quand y avait Camus, Beuve-Méry, André Fontaine…
    Il y a « des » journalismes et « des » journalistes, peut-être trouvera-t-on des nouveaux noms pour des nouveaux métiers de l’information.
    En gros, moi je m’estime un enfant gâté, gavé d’informations de qualité, j’en trouve des belles bien plus que je ne peux en bouffer et digérer, mais je reconnais que je vais chercher mon picotin aux 4 coins de la planète. L’ivresse du chasseur-cueilleur, c’est la moitié du plaisir, plutôt que de me le faire formaté et pré-sélectionné façon Courrier Intl.
    Et puis, j’avoue, plus ça devient grave, plus je ralentis, et plus je lis des livres. On a toujours le temps de lire des bouquins, il suffit de se déconnecter.
    ps : bon, je descends la poubelle et je file chez mon kiosquier.

    Commentaire par Massilian — 11/01/2013 @ 15:53

  18. @Aliocha: Entre XXI et la BNP, vous devriez apprécier ASI cette semaine 🙂

    Commentaire par kaeldric — 11/01/2013 @ 19:21

  19. Sur asi :

    « Les journalistes doivent avoir du temps, pour perdre leur temps »
    Un autre journalisme ? Débat autour du manifeste de XXI

    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5515

    Commentaire par sid — 11/01/2013 @ 20:23

  20. Première chose à préciser, je n’ai pas lu les 20 pages du manifeste de Beccaria et Saint-Exupéry.
    Mais à la lecture de votre billet et de quelques uns des articles que vous citez et après avoir aussi jeté un œil sur le site de XXI, je ne sais pas, j’ai des doutes ; en tout cas, la critique que fait Eric Mettout de l’Express me semble pertinente, et pas une vaine polémique.
    Mon professeur d’histoire disait souvent en nous rendant nos dissertations : attention, vous faites de l’histoire, pas du journalisme ! Ce n’était certes pas très gentil mais il mettait le doigt sur deux aspects un peu différents de ceux que vous évoquez. Car, outre les questions d’objectivité (vis-à-vis des actionnaires, des annonceurs et de soi-même) et d’exigence (vis-à-vis des lecteurs), il y a dans le journalisme deux autres variables d’ajustement, pour le dire comme ça, qui me semblent pour le coup plus problématiques pour XXI . D’une part, le rapport spécifique du journalisme au temps. Trois mois cela me semble bien long, même si je saisis l’aspect financier des choses . L’excellent New Yorker auquel j’ai été longtemps abonnée est lui hebdomadaire ce qui lui permet de « coller » davantage à l’actualité (même si ce rythme un peu soutenu faisait que je n’avais pas toujours le temps de lire avec attention en entier, mais passons). Dénoncer la tyrannie de l’information continue ne doit pas faire tomber dans l’excès inverse et l’urgence à donner les faits reste un aspect essentiel du journalisme. D’autre part, cet autre journalisme est-ce encore seulement du journalisme ? Cette formule que je trouve très bancale de mook ne risque-t-elle pas de faire perdre toute spécificité en se faisant simplement le relais des travaux des économistes, politologues, sociologues, anthropologues etc … Autre chose, je suis aussi un peu dubitative sur la place semble-t-il importante accordée à la BD.
    Faire table rase, se poser en homme(s) nouveau(x) n’est-ce pas paradoxalement un peu facile ? Et si le journaliste ne devait pas plutot travailler sans cesse à trouver l’équilibre (et parfois échouer) entre toutes ces tensions qui finalement le définissent, entre urgence et réflexion, subjectivité et objectivité, démagogie et vulgarisation …
    Bon je vais quand même me procurer le dernier numéro de XXI pour pouvoir juger sur pièce.

    Commentaire par Maelle — 12/01/2013 @ 15:46

  21. @maelle

    Dans le terme journaliste vous pensez journalier de ce qui se fait tous les jours et donc le fait que cela sorte à un rythme lent vous pose problème. Mais, de mon coté, ce temps long permet de mettre en perspective, dans un paysage plus complet et plus complexe. Même en compta, le journal se remplit tous les jours, mais il n’est produit qu’une fois par an.

    Puisqu’on parlait de NDDL, est-ce qu’il est plus intéressant d’avoir au jour le jour le fait marquant sur ce dossier ou d’avoir tous les 3 mois une enquête plus approfondie qui puisse mettre les choses en perspective puisqu’il s’est passé plus de temps. Le fond du problème de NDDL c’est le hiatus qu’il y a entre l’état d’esprit de la société lorsque ca c’est décidé et aujourd’hui ou on le met en oeuvre. EN 20 ans, la naturalité est passé au dessus des considérations économiques et avec la crise et la répartition des richesses, que l’on pourrait faire plus juste, le pécus vulgum ne veut plus rien sacrifier pour l’économie. L’opinion publique a changé, le désir de la population aussi. DONC le monde politique DEVRAIT (c’est son mandat de nous écouter) suivre la demande du peuple. Mais, pour des raisons économique, financière et politique, il décide de passer outre. Comme dans tous ces PPP, on sait qu’on l’aura dans l’os : le demande de rentabilité (avec les compensations qui vont avec) sont hors de mesure avec le niveau de croissance actuelle. Et il faudra encore sacrifier du rsa et de la petite retraite pour servir des taux d’intérêts à 2 chiffres pour les actionnaires. Ca va tanguer dans les rues, ce que j’en pense.

    Ainsi avoir un temps plus long permet de peindre un tableau plutôt que de croquer une caricature rapide.

    Ensuite si ils arrivent à être le relais des économistes, sociologues, etc. dans un argumentaire construit, mis en valeur, expliqué, illustré par des faits « journaliers », n’est-ce pas là l’objectif de « l’information » du public ?

    Vous allez avoir l’impression que je vous en veut personnellement, mais là encore vous refuser le changement et chercher des petits trucs cosmétiques pour que ça ne change pas. A chaque fois dans vos longs posts, on retrouve cela. Il n’y a rien à changer, juste un peu à la marge…

    Vous qui êtes le chantre du dynamise américain ou tout bouge et ou on peut devenir le nouveau milliardaire sur une idée neuve, vous ME donnez l’impression de ne vouloir que rien ne change… mais j’ai mauvais esprit.

    Commentaire par herve_02 — 12/01/2013 @ 21:31

  22. @ Maelle :

    Bonjour à vous, ravi de vous retrouver ici.

    Je pense que les deux aspects temporels que vous évoquez ici n’ont rien d’opposé, ils sont à mon sens complémentaires.
    L’exemple que reprend herve_02 (celui de Notre Dame des Landes) peut servir d’illustration : on se doit de rendre compte quotidiennement de l’évolution d’une situation qui bouge au quotidien.
    Ce qui ne dispense en rien de prendre un peu de recul sur le fond du dossier, et d’en retrace l’historique, de faire la place aux arguments des uns et des autres, en examinant la pertinence de chacun. Il y a là complémentarité, et pourquoi pas matière à éclairer chacune des parties prenantes ?

    « Cette formule que je trouve très bancale de mook ne risque-t-elle pas de faire perdre toute spécificité en se faisant simplement le relais des travaux des économistes, politologues, sociologues, anthropologues etc … »

    Votre question recoupe une de mes remarques personnelles : l’impasse dans laquelle se trouve la presse pousse à un changement de format. Il n’y a qu’à voir le support choisi par les journalistes depuis quelques années : on passe par le livre.
    Florence Aubenas, Denis Robert, Pierre Péan, jusqu’à « notre » Aliocha : on pourrait envisager de distiller l’enquête contenue dans le livre sous forme de feuilleton dans un grand quotidien. Au lieu de cela, on sort un bouquin.

    Pour autant, il ne faut pas confondre le support et le travail dont il est le vecteur : transmettre les résultats d’une investigation journalistique via un livre, c’est selon moi toujours du journalisme. La forme change, pas le fond.

    Ensuite, l’autre aspect intéressant de votre remarque : devenir un simple relai du travail des autres.
    Je ne trouve pas cela dégradant, et je ne pense pas que ce soit déchoir. C’est même selon moi une des fonctions du journaliste. Balayer tout ce qui se publie, l’éplucher en profondeur, et sélectionner ce qui lui semble important à l’information de ses concitoyens.

    Je me souviens d’une émission de France Culture d’il y a environ deux ans, qui recevait comme invité un jeune universitaire qui venait de publier, dans une maison de presse universitaire de province (faible audience en dehors du cénacle concerné), un opuscule relatif aux entorses faites à leur méthodologie par les organismes de sondages… j’ai trouvé l’exposé explosif, et le petit bouquin prenait des allures de brûlot !
    Pourtant, sans le travail du journaliste qui l’a sélectionné, il est plus que probable que cet ouvrage serait resté dans les cercles restreins du milieu universitaire concerné.

    Je vais moi aussi essayer de me procurer le numéro de XXI en question et voir de quoi il ressort.

    Kind regards,

    Zarga

    Commentaire par Zarga — 13/01/2013 @ 15:02

  23. @ Herve_02

    Vous vous lancez dans la psychanalyse d’opinions ? Je crois que vous surdéterminez, et de beaucoup, mes propos …

    @ Zarga

    Je suis bien d’accord, ces deux aspects du journalisme sont complémentaires, ce qui veut dire qu’ils ne peuvent prétendre ni l’un ni l’autre résumer à eux seuls ce qu’est le journalisme. Or, à ce que je comprends, on reproche aux auteurs du Manifeste (encore une fois je ne l’ai pas lu) de faire preuve d’une certaine arrogance. Et il est vrai qu’entre prendre de la hauteur et prendre de haut la limite est parfois tenue.
    En revanche, je ne sais pas trop, la forme pour moi influence toujours au moins un peu le fond, et je me demande donc si certains formats ne sont pas plus « journalistiques » que d’autres.
    Ayant donc vécu dans un pays où l’info TV était irregardable (en particulier par les coupures pubs incessantes) et la radio difficilement écoutable car dans une langue qui n’était pas la mienne, mes sources d’informations étaient en gros internet, le NYT (en particulier son extraordinaire édition du weekend) et le New Yorker + le FT pour ce que je pouvais en comprendre. J’y trouvais bien mon compte …

    Commentaire par Maelle — 13/01/2013 @ 17:02

  24. @ herve_02 :

    Heu… j’avoue avoir du mal à vous suivre sur le plan de la surdétermination. Où voulez-vous en venir ??? Si j’ai par mégarde mis le pied gauche dans quelque chose de malodorant, alors désolé… c’est à l’insu de mon plein gré 😉 !
    @ Maelle :

    D’accord avec vous quand vous dites « qu’entre prendre de la hauteur et prendre de haut la limite est parfois tenue. », et c’est là qu’à mon avis le bagage juridique de notre hôtesse et son « penser contre soi » aident pas mal.
    Ça me fait penser aux éditoriaux de Serge Halimi dans Le Monde Diplomatique » : il reprend la substance du propos qui exhorte les confrères de la presse à privilégier le fond, la qualité, l’originalité.
    Force est de constater qu’en ce qui concerne le mensuel en question (le « Diplo » ne parait qu’une fois par mois), l’indépendance par rapport aux forces de l’argent, à l’air du temps, et une relative bonne santé économique sont au rendez-vous.

    Pour autant, je conçois très bien qu’un tel propos, revenant régulièrement à longueur d’éditoriaux, puisse très bien horripiler les confrères comme les lecteurs occasionnels. Ça sent un peu son « chien de garde » autoproclamé, et on pourrait presque adresser à ce monsieur une mise en garde sous la forme : « attention, vous glissez sur la pente Médiapart ! » Médiapart, qui comme tout un chacun le sait, reste le seul journal à faire du vrai journalisme, avec de vrais morceaux d’investigation dedans, et agrémenté de pépites de scoop au goût inimitable.

    Après pour le format qui influence le fond… j’avoue ne pas savoir. Je serais tenté de dire que je ne vois pas comment. Le faux procès de Jacques Chirac a été publié dans Le Monde (je crois…) avant d’être publié sous forme de livre.

    Moi j’avoue que le format feuilleton me plait… ça se faisait à une certaine époque, alors pourquoi pas le reprendre ?

    Commentaire par Zarga — 13/01/2013 @ 19:36

  25. Me revoilà ! Désolée, je n’ai pas abandonné la discussion, j’étais juste loin de mon ordinateur. J’ai relu le Manifeste ce week-end ainsi que les critiques qu’il a suscitées. J’y aperçois beaucoup de malentendus. Certains (pas ici, je parle des articles que j’ai lus) évoquent une guerre des anciens contre les modernes, d’autres regrettent l’absence de réflexion sur le journalisme web, quand ils n’accusent pas les auteurs de racisme à l’égard de la toile. En réalité, le fond du message consiste à dire : nous sommes au bout du modèle de financement d’une information très grand public par la publicité et les ventes tel qu’il a été défini au 19ème siècle par Emile de Girardin http://fr.wikipedia.org/wiki/Émile_de_Girardin
    En substance, ce bon Emile a baissé le prix de son journal et a donc démocratisé la presse (tous les autres ont embrayé derrière lui) en le faisant financer par les annonceurs. Actuellement, les éditeurs de presse voient que les lecteurs (et donc les annonceurs) se déplacent du papier vers la toile. Ils suivent donc mécaniquement, habitués qu’ils sont à aller là où est la pub puisque c’est ce qui les finance. Avec le succès que l’on sait : partout dans le monde les groupes de presse s’effondrent. Question : est-ce que le modèle de financement par la pub tarde simplement à être rentable sur la toile ou est-ce que la toile l’a rendu tout simplement obsolète ? Les auteurs du Manifeste pensent qu’il est obsolète. Pour deux raisons. D’abord en regardant les chiffres. Inutile de rappeler ici que la presse et moribonde dans le monde entier. Ensuite en observant le résultat en terme de qualité d’information. La course à la pub a tué le journalisme en plaçant les éditeurs de presse entre les mains des annonceurs, lesquels ont fini par imposer leurs vues sur les journaux, leur contenu et leur ligne éditoriale (un journal qui veut de la pub doit plaire aux annonceurs, donc faire des pages conso, et plus généralement de l’info con, considérée comme susceptible d’intéresser le plus grand nombre ; plus la cible touchée est large, mais aussi haut de gamme CSP+ et plsu les annonceurs sont prêts à payer cher la page de pub). Ils proposent donc ce qu’ils appellent une révolution copernicienne et qui n’a rien à voir avec un quelconque conflit print versus web : s’émanciper de la pub, trouver un autre modèle de financement pour renouer avec la qualité, et donc les lecteurs et donc les bénéfices. Si le sgens du web étaient malins, ils comprendraient que les auteurs parlent de ce qu’ils connaissent, le papier, mais que leur raisonnement mérite d’être transposé à la toile. Or là aussi on voit bien qu’il y a deux modèles, ceux qui font payer et offrent autre chose, @si, Mediapart et ceux qui font dans le gratuit. Ces derniers, Bakchich, owni et Rue89 se sont cassés la gueule et seul Rue 89 survit en tombant dans le giron de l’Obs. Quant aux sites des grands titres papier, ils ne sont pas rentables.
    Donc à mon sens, au-delà de la présentation peut-être enflammée que j’ai faite et de l’amour de la qualité dont je veux bien croire à notre époque qu’il passe pour un romantisme éloigné des réalités, nos auteurs – aussi lyriques que moi 😉 -posent une question économique majeure : face à l’échec de la course à l’annonceur sur le web et à la difficulté de faire payer les internautes, ne faut-il pas casser le modèle industriel que l’on pratique depuis 2 siècles et en chercher un autre ? C’est ça, le coeur du sujet. Leur proposition : nous remettre à faire notre métier, c’est-à-dire aller sur le terrain, ramener des histoires, surprendre, étonner, bref, informer. Au lieu de faire tourner en boucle les mêmes conneries toute la journée en mettant un titre accrocheur pour que ça buzze et que ça rapporte un trafic que, par ailleurs, on ne sait toujours pas monétiser…

    Commentaire par laplumedaliocha — 13/01/2013 @ 19:58

  26. XXI a fait sa revue de presse, ce qui permet d’accéder à de très nombreuses réactions, c’est ici : http://www.revue21.fr/-Revue-de-presse-

    Commentaire par laplumedaliocha — 13/01/2013 @ 20:35

  27. @zarga

    je parlais exclusivement à maelle, disons que je réagissais à son intervention.

    @maelle

    Je vous avais dit que j’avais mauvais esprit.

    Mais ce qui m’a fait penser cela c’est que, l’impression que j’avais :

    – sur le cas SOCGEN : rien ne devait changer, juste un peu plus de contrôle à la marge
    – sur le cas de l’europe et de l’allemagne non plus, c’est de la faute de ceux qui dépense de trop
    – sur la politique d’imposition en france : on ne peut rien faire à cause de la mondialisation
    – sur la presse : le modèle actuel est le bon et vouloir tout réformer n’est pas une bonne idée…

    je vous ai dit que j’ai mauvais fond…

    Commentaire par herve_02 — 14/01/2013 @ 21:08

  28. Moi je dirais plutôt mauvaise foi … Vous avez tendance à caricaturer et par là même dénaturer (quand ce n’est pas inventer comme sur l’Allemagne) les propos de ceux qui ne sont pas d’accord avec vous. Souffrez qu’on ait parfois des opinions un peu plus nuancées que les vôtres.

    Commentaire par Maelle — 14/01/2013 @ 23:22

  29. je veux bien être de mauvaise foi aussi…

    maintenant la caricature n’est que l’accentuation d’un trait avéré et visible de tous…

    sur l’allemagne, je ne faisait que dire que
    – l’industrie nazie a bénéficié de quelques aides gratuites en main d’oeuvre et en cobaye et que l’industrie chimique allemande est la résultante de la décomposition d’un conglomérat d’entreprises – qui existaient certes mais qui se sont regroupée – et mise au service des nazis. Même si l’industrie allemande était prospère au 18ème. Toute la recherche sur les biocides est postérieure à ce 18ème siècle et s’est probablement forgé en grande partie dans les camps sur les … juifs (une fois que l’on a de bonne bases avec des expériences ‘a volonté’ il est plus simple de travailler vite). Et que agfa, bayer, et consort ont, au sortir de la guerre, un poil d’avance qui les a probablement aidé à devenir UNE référence en europe et dans le monde. Idem pour mercedes – Volswagen n’ayant pu bénéficié que des études et de la recherche.
    – Que la continuation du « miracle allemand » (maintenant que cette lancée en avant s’est essoufflée) se fait par la paupérisation de sa classe ouvrière – et de celle de l’europe – à cause du choix de la capitalisation qui joue les vieux contre les jeunes alors que la répartition, entre gens intelligent, pousse les jeunes à cotiser et donc à avoir du travail, et des salaires (puisque la masse des salaires assurent les cotisations)

    Et que le miracle « allemand » que l’on veut nous vendre est tout autant un positionnement industriel que la somme de tous ses petits avantages.

    Maintenant je comprends que « massacrer » l’industrie allemande au sortir de la guerre aurait peut être poussé à une Nième guerre « de revanche ». Mais il est difficile de nier que cette industrie qui a collaboré et a bénéficié d’avantages comparatifs indéniables est, à l’orée des « 30 glorieuses », bien avantagée sur la ligne de départ. Je ne pense pas que ce soit la seule et unique raison, mais feindre d’ignorer que les juifs ayant servis comme cobaye dans des expériences les plus atroces pour produire de la science puisse donner un avantage certains sur les 40-50 années qui suivent est, de MON point de vue de mauvaise foi, un peu de la mauvaise foi.

    Alors oui, ce n’est pas politiquement correct de dire cela car les allemands sont nos amis (sur un air de chanson enfantine) et qu’il faut nuancer de ci de là pour arriver à des affirmations neutres, relativistes ou personne n’a raison et n’a tort et qui poussent à l’immobilisme…

    Oui c’est une « caricature » qui est le grossissement d’un trait qui saut aux yeux de tous. La preuve dans toutes les caricatures, tout le monde arrive à trouver le sujet originel. Étonnant non ?

    Commentaire par herve_02 — 15/01/2013 @ 00:32

  30. Dans la série grand reportage, je n’ai pas lu ce livre, mais France 2 vient de l’évoquer et ça m’a l’air intéressant : http://www.lepoint.fr/culture/le-voyage-au-pays-des-kim-de-jean-luc-coatalem-12-01-2013-1612813_3.php

    Commentaire par laplumedaliocha — 15/01/2013 @ 00:35

  31. […] canards  a suscité toutes sortes de réactions, dont peut trouver des traces ici, encore ici, ou là; on y trouvera des oppositions violentes comme des approbations […]

    Ping par Manifeste XXI : le web, cet étranger | Media Trend — 15/01/2013 @ 07:36

  32. Assurement les Allemands ne sont pas mes ennemis, certains de ma connaissance sont meme mes amis.

    Commentaire par Maelle — 15/01/2013 @ 09:14

  33. @maelle…

    mazette, il fallait le dire tout de suite, tout le monde qui se demande si ils ne sont pas en lutte contre l’europe entière, alors que maintenant on sait que ce n’est pas le cas puisque ce sont vos amis…

    lol

    Commentaire par herve_02 — 15/01/2013 @ 17:11

  34. Bon, d’autres réactions. http://nicolasbecquet.posterous.com/manifeste-de-xxi-le-point-de-vue-dun-journali avec mon commentaire à la suite.
    et ici : http://www.themediatrend.com/wordpress/2013/01/15/manifeste-xxi-le-web-cet-etranger/

    Je n’ai pas de mots pour dire à quel point je suis effondrée par certaines réactions. Pas ici, toutes les questions soulevées étaient pertinentes et intéressantes, et je regrette d’avoir été bloquée en pleine brousse (ma brousse à moi est dans le Loiret) au moment où j’aurais aimé y répondre. Je parle des réactions de la petite communauté de la presse. Non pas que je sois allergique à tout avis différent du mien, simplement je ne comprends pas que cette ouverture à la discussion, ce pas de côté, cet espoir soit interprété comme une attaque de ceci ou un mépris de cela. Bordel, c’est possible de temps et temps de regarder loin devant, de sortir de ses ornières, de son petit quant-à-soi ? Notez, ça m’instruit. J’ai longtemps mis cela sur le compte d’une idéologie de gauche un peu sectaire en ce qui concerne les grands sujets de société, je me suis trompée. C’est l’ego, le grand malheur, l’idéologie n’y est strictement pour rien. Tout au plus attise-t-elle parfois les braises. Voilà une leçon utile. Comme quoi, il y a toujours du bon à prendre, même dans le pire.

    Commentaire par laplumedaliocha — 15/01/2013 @ 21:20

  35. Aliocha : « Non pas que je sois allergique à tout avis différent du mien »
    Ben si, un petit peu quand même quand on voit la façon brutale dont vous clôturez les commentaires dès lors que vous avez des interlocuteurs parfaitement documentés qui vous opposent des arguments et rien que des arguments (Carmen a été d’une correction exemplaire, elle ne méritait pas que vous lui clouiez le bec de cette façon, quand bien même vous êtes « chez vous »). Vous ne supportez aucun point de vue qui diffère du vôtre. Vous voulez toujours avoir raison, tout le temps, y compris sur les sujets que vous ne maîtrisez pas. Je ne crois pas être le seul à le remarquer. Et je crois vous rendre service en vous le signalant.
    Par ailleurs, ce n’est pas toujours ceux qui disent qu’ils ne font pas de politique qui en font le moins (comme on dit « apolitique, donc de droite »).

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/01/2013 @ 13:41

  36. @Gilbert Duroux : me rendre service ? En m’expliquant que n’être pas d’accord avec vous, c’est souffrir d’une pathologie ? Ah, ah, ah ! Je n’aime pas les procès d’intention, les chasses aux sorcières, les insinuations. Donc à chaque fois que ça dérapera, je couperai le robinet à polémique.

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/01/2013 @ 15:42

  37. Vous aimez surtout avoir le dernier mot. Quitte à déformer les propos de vos contradicteurs. Personne, dans les commentaires du dernier billet, ne vous a fait de procès d’intention. Tout au plus, certains, comme Carmen, ont montré qu’ils avaient une culture politique que vous n’avez pas. Ce n’est pas si grave que ça, vous savez. Peut-être que vous vous rattrapez sur les questions juridiques.
    Maintenant, vous pouvez fermer les commentaires après m’avoir répondu.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/01/2013 @ 16:33

  38. […] « Un autre journalisme est possible », La Plume d’Aliocha, 10/01/2013 et BERNARD, Martin, « Manifeste pour un autre journalisme », AgoraVox, 14/01/2013. ↩ […]

    Ping par Et si un autre journalisme était possible ? | Diffractions — 17/01/2013 @ 21:47

  39. @Gilbert Duroux : Je n’ai aucune raison de fermer ce billet, c’est vous qui sortez.

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/01/2013 @ 22:52

  40. […] See on laplumedaliocha.wordpress.com […]

    Ping par Un autre journalisme est possible « stitb — 18/01/2013 @ 16:16

  41. Il me semble, si vous ne l’avez déjà lu, que ca complète votre post…
    http://www.acrimed.org/article3976.html
    Sinon, je voudrais nuancer un de vos propos, tenus sur le post suivant : Oui, on peut être militant SANS être radical. La radicalité – surtout à gauche – a tendance à exclure…. et donc à être inefficace, c’est donc une grosse maladie à mon sens.

    Commentaire par eczistenz — 18/01/2013 @ 17:28

  42. […] pas tant que ça, à l’image de ce post intitulé Un autre journalisme est possible sur le blog La Plume d’Aliocha : « ils (les fondateurs de XXI) appellent leurs confrères à casser tous les codes, celui de la […]

    Ping par Manifeste de #XXI, le point de vue d’un journaliste web (ou pas, d’ailleurs). — 06/02/2013 @ 15:28

  43. […] constitue un évènement culturel majeur ? Et si c’est de l’information, laquelle ? Dans son Manifeste sur l’avenir du journalisme, le magazine XXI souligne une chose très juste : des pans entiers de l’actualité ne sont plus explorés. […]

    Ping par Quand Laurent Joffrin s’explique sur DSK | La Plume d'Aliocha — 06/03/2013 @ 21:14

  44. […] des chiens de garde de la démocratie, des initiatives comme celles de XXI (et son remarquable Manifeste pour un autre journalisme) ou de Polka offrent un nouveau destin au grand reportage et au photojournalisme, autrement dit à […]

    Ping par Et si nous assistions au printemps du journalisme ? | La Plume d'Aliocha — 08/04/2013 @ 10:29

  45. […] « Un autre journalisme est possible », La Plume d’Aliocha, 10/01/2013 et BERNARD, Martin, « Manifeste pour un autre journalisme », […]

    Ping par Et si un autre journalisme était possible ? | Les Carnets de l'Abyme — 27/08/2015 @ 09:52


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

%d blogueurs aiment cette page :