La Plume d'Aliocha

16/12/2012

L’acteur et les guignols

Filed under: Mon amie la com',Réflexions libres — laplumedaliocha @ 15:05
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A chaque jour ses raisons de s’indigner. En ce dimanche ensoleillé de décembre (en tout cas à Paris et à cet instant précis), c’est Gérard Depardieu qui alimente la grande machine médiatique à fabriquer des polémiques à la chaine. Notre monument national renie sa nationalité française. Plus exactement, celui qui incarna magnifiquement Cyrano de Bergerac au cinéma envoie son passeport français à la tête du gouvernement. Et l’on ne peut s’empêcher de songer au panache du célèbre bretteur. On l’imagine face à ses proches ferrailler dans le vide en lançant des « Ah ! non ! C’est un peu court jeune homme », et traiter de tous les noms d’oiseaux ceux qui ont osé le qualifier de « minable ». Pour ce que l’on sait du comédien, sa colère doit être homérique. Hélas, régurgitée par les médias, elle n’est plus que la honteuse fuite d’un contribuable face à ses responsabilités en pleine crise. Un minable, donc.

Faut-il lui jeter la pierre ?

Pour ce que j’observe en ce moment dans le cadre de mon exercice professionnel, l’alourdissement de la fiscalité, qui ne date pas de ce gouvernement – Nicolas Sarkozy avait rendu les contribuables aisés et les entreprises à moitié fous à force de changer les règles fiscales tous les matins – suscite deux types de réactions. L’une à vomir. L’autre plus audible. La première consiste à se gausser lors de repas dans des restaurants qui coutent un SMIC de ce vieux pays qu’est la France, haineux à l’égard de la réussite, allergique à la finance, noyauté par des trotskistes vindicatifs, et à vanter par comparaison le reste du monde qui, lui, a tout compris du capitalisme et se prosterne devant la réussite. La crise, quelle crise ? Vous lancent ces gens-là avec arrogance. Oui, en effet, quelle crise peut-on bien apercevoir, entre son bureau au sommet d’une tour de la défense et le restaurant chic auquel on se rend en voiture avec chauffeur. Les plus habiles admettent bien que la situation économique est difficile, mais pour s’empresser de menacer de l’aggraver encore si l’on continue de les irriter. Ils cesseront de recruter pour les chefs de grands groupes industriels, délocaliseront, tandis que les patrons de banques menacent de couper le robinet du crédit et ainsi de suite. Ceux-là ont tout, mais voudraient plus encore et se comparent à loisir avec leurs homologues étrangers pour vous montrer que hein, bon, leur sort est décidément misérable.

Il existe aussi un autre discours, émanant de personnalités aussi riches et puissantes, mais nettement plus conscientes de la situation et de leurs responsabilités. Celui-là est dirigé contre les politiques. Il consiste en substance à dire :  ils ont fait quoi de si notables ces gens-là, pour oser nous donner des leçons ? Qu’ont-ils inventé ? Quelle richesse ont-ils créée ? Combien de français ont un emploi grâce à eux ?  En quoi ont-ils participé au rayonnement de la France à l’international ? Ils vivent sur l’argent public, se font élire à coups de promesses qu’ils ne tiendront pas, ne disposent quasiment d’aucune marge de manoeuvre et ne trouvent rien d’autre à faire que de jeter en pâture quelques boucs-émissaires au public, dans l’espoir d’être réélus. Les emplois, ils les trouveront où s’ils passent leur temps à dénigrer les entreprises et plus généralement ceux qui mouillent la chemise et risquent leur argent pour construire ? Ici, il ne s’agit plus défendre son portefeuille, mais de soulever la question pas tout à fait idiote de la légitimité. De fait, si la France d’en bas brocarde ses politiques qui ne font rien pour elle, la France d’en haut s’indigne quand les mêmes lui tapent dessus sans qu’elle aperçoive très bien l’utilité concrète de l’exercice. C’est le mensonge médiatique que cette France-là dénonce, les fausses promesses, la fabrication de boucs-émissaires, les intentions électoralistes dissimulées sous le mirage du bien collectif.

Evidemment, l’argument n’aurait aucune force si les politiques pouvaient lui opposer une vertu sans faille et un engagement au-dessus de tout soupçon en faveur du bien commun. Hélas, les cafouillages de la majorité et les sinistres guignoleries de l’opposition permettent d’en douter sérieusement. Plutôt que de jeter la pierre à Gérard Depardieu, ne faudrait-il pas s’interroger sur la légitimité du politique ? N’est-ce pas le fond du problème ? Tous les fiscalistes savent qu’à partir du moment où l’on crée une taxe quelconque on réduit mécaniquement son assiette en provoquant une réaction de fuite. Ce réflexe n’est un scoop pour personne et sûrement pas pour les politiques. De fait, réformer ne consiste pas seulement à pondre de nouvelles lois, mais aussi à faire en sorte que les citoyens y adhèrent. Sinon, il ne s’agit que d’effets d’annonce. Or, nous avons ici à l’évidence une crise de foi. Alors on rallume en urgence le vieux fumigène de la lutte des classes pour distraire les esprits.

Poser la question de la légitimité du politique aurait le mérite de réconcilier la France d’en bas et la France d’en haut dans une exigence commune d’efficacité et de vertu à l’endroit de ses élus…Mais on peut préférer hurler après ces salauds de riches sans discernement, les assommer fiscalement, puis danser la carmagnole dans leurs domiciles désertés une fois qu’ils auront fui à l’étranger. Cela ne résoudra pas la question de la dette, mais au moins on se sera fait plaisir. Et le politique pourra de son côté pointer ces gens-là comme les uniques responsables une fois qu’on aura coulé. La démonstration sera imparable.

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141 commentaires »

  1. Andouille quitte Gribouille

    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/12/andouille-quitte-gribouille/

    « La Belgique n’est pas assez pauvre pour accueillir toute la richesse du monde »
    dixit un belge exilé en France…

    Commentaire par lejournaldepersonne — 16/12/2012 @ 15:38

  2. En grande partie d’accord avec ce billet, les politiques sont vraiment mal placés pour donner des leçons de morale. D’autant que Depardieu a essentiellement gagné son argent par la force de son travail, même s’il a aussi fait travailler 80 personnes (source : Depardieu). Le vieux fumigène de la lutte des classes ne s’applique donc pas vraiment aux artistes et sportifs millionnaires. Comme Depardieu, et pourtant je n’apprécie ni le bonhomme, ni ses idées, je me demande de quel droit le premier ministre de la France se permet d’injurier publiquement l’un de ses concitoyens.

    Commentaire par kuk — 16/12/2012 @ 15:50

  3. Il va en falloir d’autres des Depardieu pour le remplacer afin de gaver l’oligarchie en France.
    Un député coûte bon an mal an au contribuable 1 000 000 € ……x 577….Et puis les sénateurs………Et puis les 150 000 000 d’€uros de cagnotte (secrète ou discrète?) de l’Assemblée Nationale pour amadouer les élus locaux……
    On comprend alors mieux qu’ils qu’ils puissent sourire de travers et plus encore……

    Commentaire par zelectron — 16/12/2012 @ 16:12

  4. « Poser la question de la légitimité du politique aurait le mérite de réconcilier la France d’en bas et la France d’en haut dans une exigence commune d’efficacité et de vertu à l’endroit de ses élus… » dites-vous. C’est très beau. Très salons du XVIIIe (siècle, hein) avant les piques ornées.
    Donc vous voyez trois groupes ; le haut, le bas et le politique – émanation plus ou moins harmonieuse des deux premiers.Que règne un peu plus d’harmonie et le bonheur sera tout près. Exigeons ensemble, haut et bas réunis, la vertu des politiques – et l’harmonie règnera.
    Mouais.
    Et si le politique n’était (simple hypothèse) que l’émanation du haut, qui le pilote, et le récompense de quelques hochets – sous réserve qu »il pilote lui-même le bas dans le sens voulu ?
    Par exemple en exhortant le bas à l’austérité vertueuse lorsque le haut a déconné un peu trop, ce qui permet au haut de récupérer les pertes. Et ce, de gré ou – si nécessaire – de force (c’est quoi l’Eurocorps ?)
    Du coup, surprise surprise, on jouerait à deux seulement : le haut et le bas.
    Mmmm, je ne les vois pas bien se « réconcilier » simplement en exigeant des politiques plus de « vertu » !
    [Quant à l’efficacité, c’est comme la Seine ; « vue par en-dessus ou par en-dessous » c’est pas pareil.]
    J’ai parfois des idées bizarres.

    Commentaire par Clafoutis — 16/12/2012 @ 16:15

  5. Bonjour Aliocha

    Bon mais en même temps, Houellebecq rentre en France
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/12/16/97001-20121216FILWWW00053–houellebecq-rentre-en-france.php

    La vie continue donc. Bon dimanche

    Commentaire par ranide — 16/12/2012 @ 16:23

  6. Oui, mais combien de « grands dirigeants  » ont effectivement créé quelque chose ? alors que beaucoup sont des gestionnaires qui ont hérité de situations déjà acquises par d’autres, et combien de gestionnaires défaillants partent avec des émoluments hors de proportion avec leur réelle actiivité. Pour revenir à DEPARDIEU, s’il paye 85% d’impôt ( en 2012) sur ses revenus de 2011, il faudrait se souvenir de qui était aux commandes en 2011 !!

    Commentaire par echo44 — 16/12/2012 @ 16:32

  7. Si l’analyse faite dans votre billet me parait en grande partie pertinente, je pense que la cristallisation autour de Depardieu est un peu plus complexe que de la com’ politique. On ne parle pas ici d’un génie de l’industrie qui a apporter énormément au pays en créant des milliers d’emploi, ni même d’un petit entrepreneur ayant fondé une PME et faisant sont possible pour s’en sortir. On parle d’un acteur, un artiste issu du peuple qui s’est fait connaître pour son talent et a grandement contribué au rayonnement de la France, et on ne peut que lui en être reconnaissant. A ce titre, s’il avait pris la parole pour expliquer son choix, nul doute qu’il y aurait du monde pour l’écouter. Ca ne veut pas dire que son message aurait forcément été bien accueilli: comme dit, c’est la crise, nombreux sont les gens à devoir faire des efforts et il est difficilement acceptable, dans ces conditions, de voir un homme richissime renier son appartenance à ce peuple qu’il a si bien représenté pour économiser un peu d’impôts.

    Malheureusement, de l’artiste réputé, il ne reste qu’un poivrot bien incapable de tenir un discours éloquent pour se défendre. Je pense qu’on ne peut pas analyser la vindicte dont il fait l’objet sans tenir compte de la honte et du dépit que ses récents déboire en mobilette ont pu induire chez ses anciens fans. Son ralliement à Sarkozy qui visait essentiellement à préserver ses intérêts financiers par copinage avec l’ancien chez d’état, chose dont il se cachait fort peu, avait déjà écorné son image. Son accident (heureusement sans conséquence pour qui que soit d’autre que lui-même) suivi de sa « fuite » ont achevé de briser son image et, comme on n’est jamais autant hait que lorsqu’on a été beaucoup aimé, ce simple exil fiscal, pour pathétique et méprisable qu’il soit, soulève un déferlement de haine qui va bien au-delà.

    Commentaire par Shanar — 16/12/2012 @ 16:40

  8. Intéressante votre distinction des « riches »… De Gaulle (extrait de « C’était De Gaulle ») en proposait une autre : « La Révolution française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie. Cette classe qui s’est de plus en plus abâtardie, jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays. Bien entendu, le populo ne partage pas du tout ce sentiment. Le populo a des réflexes sains. Le populo sent où est l’intérêt du pays. Il ne s’y trompe pas souvent.
    En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d’argent, celle qui lit Le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s’entendent pour se partager le pouvoir. »

    Étonnant, non ? Cet homme pourrait apparaître aujourd’hui, comme un révolutionnaire radical… juste avec ses seules valeurs de responsabilité, qui faisaient passer l’intérêt général avant tout…
    C’est là, où nous en sommes : parmi nos élites, plus personne n’est crédible au niveau des discours, tant leurs actes nous démontrent tous les jours qu’ils se foutent du plus grand nombre…

    Commentaire par Incognitototo — 16/12/2012 @ 16:53

  9. Bonjour,

    En vitesse avant de lire votre post du jour :http://www.marianne.net/Affaire-Cahuzac-la-methode-Mediapart-en-question_a225134.html

    Commentaire par Ctpjano — 16/12/2012 @ 19:01

  10. @ Shanar :

    Mobylette, pas mobilette… le nostalgique de la « bleue » que je suis vous demande un peu de considération pour la vieille dame! 😉

    Commentaire par Zarga — 16/12/2012 @ 19:33

  11. Depardieu permettra de faire oublier Cahuzac.. Cela laissera un peu de place pour les jeunes, il y a beaucoup de concurrence dans ce métier.

    Commentaire par Le blog de Jean Trito — 16/12/2012 @ 21:13

  12. Beaucoup de décisions de nos dirigeants politiques sont « assez minables ».
    Ne sommes-nous collectivement « assez minables » d’avoir de dirigeants aussi minables ?
    Les difficultés devant lesquelles nous sommes placés ne sont pas minces, certes, c’est le moins qu’on puisse dire, mais pourquoi supportons-nous sans moufter qu’on nous rabatte les oreilles avec les « promesses du candidat », comme si, douées de pouvoir magique, ces promesses ridicules allaient effacer les obstacles ?…
    Il est assez minable de nous prendre, nous citoyens, pour des couillons, il est assez minable de notre part de nous comporter comme si nous l’étions.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 16/12/2012 @ 21:27

  13. Bonsoir aliocha

    Depardieu va en Belgique. Et alors ? Pour reprendre un twitte « La Belgique nous a donné Brel. On leur donne Depardieu. Pourvu qu’ils ne nous demandent pas de leur rembourser la différence! ».
    Plaisanterie mise à part, vous dites que pour pouvoir critiquer, l’élite devrait être exemplaire. Certes mais quelle élite ?
    Le manque de respect (vis à vis des politiques) et le manque de tenue (des politiques) n’est peut-être que le reflet du manque de représentativité des élus et de leur sentiment d’impunité.

    Prenons l’assemblée nationale :
    Par tranche d’age (6 mois après l’élection)
    – moins de 40 ans : 53 (dont 10 auront plus de 40 ans en 2013), soit 10% de l’assemblée pour représenter la population d’age équivalent (35.3 % de la population française âgée de plus de 18 ans)
    – de 40 à 60 ans : 313 (dont 26 auront plus de 60 ans en 2013), soit 54% de l’assemblée pour représenter la population d’age équivalent (34.2 % de la population française âgée de plus de 18 ans)
    – plus de 60 ans : 208 (19 ont plus de 70 ans), soit 36 % de l’assemblée pour représenter la population d’age équivalent (30% de la population française âgée de plus de 18 ans).

    Selon alternatives économiques (2010), en 2007, la France avait 9 députés de plus de 60 ans pour 1 de moins de 40 ans alors qu’en Europe le ratio était entre 3 et 0.5.
    Selon France soir, fin mai 2012, l’assemblée nationale avait une moyenne d’age de 59 ans (avant l’élection), le Bundestag, 49 ans (élection 2013), et la chambre des communes 50 ans.
    Pour en finir avec les vieux, deux exemples parmi d’autres . Le député Soisson (élu député pour la première fois en 1968, fin de mandat 2012, 10 mandats, 78 ans en 2012) et le député Julia ( élu député pour la première fois en 1967, fin de mandat 2012, 11 mandats, 78 ans en 2012).

    Donc en gros : peu de représentant des jeunes (entre 18 et 40 ans, la maille est large), très bonne représentation de l’age mûr et sur-représentation des retraités. Le ratio est toutefois mieux en 2012 : 4 députés de plus de 60 ans pour 1 de moins de 40 ans (en 2013, nous seront à 5.5).

    Maintenant, la population (plus pompeusement, les catégories socioprofessionnelles)

    – Agriculture : 15 soit 2.3 % de l’assemblée pour représenter la population de PCS équivalente (1% de la population française âgée de plus de 15ans).
    – Cadres et profession liberal : 370 (dont 34 avocats, 37 médecins, 52 enseignants et 34 hauts fonctionnaires et 77 autres fonctionnaires) soit 64.1% de l’assemblée pour représenter la population de PCS équivalente (11% de la population française âgée de plus de 15ans)
    – Chefs d’entreprises : 31 soit 5.4 % de l’assemblée pour représenter la population de PCS équivalente (0.6% de la population française âgée de plus de 15ans).
    – Employés : 21 soit 5.4 % de l’assemblée pour représenter la population de PCS équivalente (16.4% de la population française âgée de plus de 15ans).

    Le cas des fonctionnaires : 163 soit 28.2% de l’assemblée pour représenter la population de PCS équivalente (9.7% de la population française âgée de plus de 15ans)
    – dont 52 enseignants soit 9% de l’assemblée pour représenter (1.6% de la population âgée de plus de 15ans)
    – dont 34 hauts fonctionnaires soit 5.9% de l’assemblée pour représenter (0.02% de la population âgée de plus de 15ans)
    – et les autres : 77 députés soit 13.3% de l’assemblée pour représenter (8.14% de la population âgée de plus de 15ans)

    Pour vous faire plaisir :
    – Journalistes : 8 soit 1.3 % de l’assemblée pour représenter la population de PCS équivalente (0.07% de la population française âgée de plus de 15ans). SI j’étais taquin, je dirais que vous n’êtes pas à plaindre : avec un taux de représentation pareil, les députés enseignants devraient être …183.

    et les retraités : 55 soit 9.5 % de l’assemblée pour représenter la population de PCS équivalente (1.9% de la population française âgée de plus de 15ans).

    Je vais refaire la même analyse avec le sénat mais à quoi bon. On critique des politiques issus dans une immense majorité de minorité (age mais surtout catégorie socioprofessionnelle). Que des intellectuels président à la destiné du pays, pourquoi pas. Mais pourquoi aussi peu d’ouvriers, d’employés ou d’agriculteurs ?
    Bon, je retourne voir le président (celui avec Gabin, pas celui de l’Élysée)

    Commentaire par Ctpjano — 16/12/2012 @ 22:02

  14. @Ctpjano
    Chefs d’entreprises: quels genres d’entreprises? manufacturières, exportatrices, canards boiteux, financières (banques/assurances), conseils (non payeurs), négoce ?

    Commentaire par zelectron — 16/12/2012 @ 22:16

  15. Depardieu n’est pas audible car il revend son hôtel particulier parisien en faisant une culbute de fois quatorze (x14) entre l’achat il y a 20 ans et la revente aujourd’hui, le tout totalement exonéré d’impôts s’il arrive à le faire passer pour sa résidence principale (ce que je n’espère pas, évidemment).

    Il n’est donc absolument pas à plaindre: connaissez vous beaucoup de créateur d’entreprise qui aient vu leur capital faire x14 en 20 ans?

    Commentaire par Javi — 16/12/2012 @ 22:18

  16. @zelectron
    Pas la moindre idée, il s’agit de chiffres issus de l’INSEE, alors probablement de tout la-dedans. Comme pour les journalistes, il doit y avoir des Aliocha et ceux de Paris-match …

    Commentaire par Ctpjano — 16/12/2012 @ 22:26

  17. @Ctpjano
    sans oublier qu’un vrai capitaine (chef d’entreprise) ne quitte jamais le navire à moins d’être défroqué (ce qui me semblerai normal pour rejoindre le cirque)

    Commentaire par zelectron — 16/12/2012 @ 22:36

  18. @Ctpjano : pas la peine de faire tous ces calculs, le problème est éthique et il ne se résoudra pas. Nous entrons dans l’ère du tout pour ma gueule. Il suffit pour s’en convaincre de regarder ce qu’il se passe à l’UMP. Ou encore d’observer le comportement de la « première dame ». Premier acte politique : enfoncer une rivale. Deuxième acte politique : porter plainte contre ses confrères avec l’appui du Chef de l’Etat. Il fut un temps où la morale religieuse canalisait tout ceci. Ensuite, la morale laïque a repris le flambeau. Aujourd’hui, il n’y a plus rien, en tout cas plus rien d’assez fort pour contrer les méfaits de la société de consommation, c’est-à-dire d’une culture où la satisfaction personnelle tient le lieu de religion, et où l’argent, condition de cette satisfaction permanente des désirs est devenu la valeur suprême.

    @Javi : ah ? C’est une faute d’investir judicieusement dans l’immobilier le produit de son travail ? Mais dites-moi, si c’est une faute pénale, l’article du code ‘échappe. Et si c’est une faute morale, elle gagnerait à ce que vous l’explicitiez. Accessoirement, je ne vois pas où vous avez lu que je plaignais Gérard Depardieu.

    @Ctpjano : je vous remercie pour ce que je prends pour un compliment, mais n’oubliez pas qu’à Match il y a effectivement la première dame, mais aussi des grands reporters qui font du vrai journalisme 🙂

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/12/2012 @ 22:37

  19. @Javi :
    Microsoft
    Mars 1995 : cours de l’action 0.268 dollars, aujourd’hui 26.81 …
    Apple
    Dec 1992 : 15 dollars, aujourd’hui 510 …

    Mais je vous taquine…

    Commentaire par Ctpjano — 16/12/2012 @ 22:38

  20. @ aliocha

    L’éthique … je ne me lasse pas de regarder le président … « cette Europe, je vous la laisse ! » ou de me souvenir de de Gaulle qui payait ses repas.

    Mon dieu que ça semble vieux mais surtout inaccessible.

    Maintenant, je fini mon film.

    Commentaire par Ctpjano — 16/12/2012 @ 22:46

  21. @Ctpjano : je partage votre enthousiasme, mais c’était avant…avant que la communication, esclave maléfique de tous ceux qui veulent s’attirer les faveurs du public, ne nettoie les discours de tout ce qui dérange. Avant que l’ego ne prenne la place du collectif…Souvenez-vous de la réaction des journalistes dans le film « c’est un suicide dit l’un », « non, mais c’est un adieu » répond l’autre avant de donner l’ordre à un jeune plumitif d’appeler la rédaction pour changer le titre. Pourquoi, le roi est mort vive le roi » ça sonnait bien ? Objecte le jeune journaliste. « Mon petit, quand on est gouvernemental, le tout n’est pas de sonner bien, mais de sonner à l’heure. Nous titrons, brillante intervention de M. Chalamon ». Aujourd’hui, il y a des conseillers en com’ qui expliquent ces réactions là à leur patron et ajustent le discours au millimètre pour provoquer la bonne réaction dans les médias 😉 vous me direz, dans le film, Gabin n’en aurait rien eu à foutre, il voulait partir. Oui, mais c’était avant, quand il y avait encore des politiques qui avaient des convictions et du souffle.

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2012 @ 09:41

  22. Monsieur DEPARDIEU : un très grand comédien…mais un bien piètre artiste !

    Commentaire par BONNET Francis — 17/12/2012 @ 10:45

  23. L’avis d’Elisabeth Levy : http://www.causeur.fr/depardieu-contribuable-sans-frontieres,20434

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2012 @ 10:52

  24. Dansons la carmagnole,
    vive le son, vive le son,
    dansons la carmagnole,
    vive le son du canon !

    Donc, pour danser la Carmagnole, c’est ici : http://www.marianne.net/Casse-toi-pochtron_a225139.html
    et là
    http://www.marianne.net/Lettre-ouverte-a-Gerard-Depardieu_a225275.html
    ils s’y sont mis à deux chez Marianne, dont le patron, pour écrire des banalités racoleuses. Mazette….

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2012 @ 12:34

  25. Aliocha : « Alors on rallume en urgence le vieux fumigène de la lutte des classes pour distraire les esprits ».

    Je croyais que vous ne faisiez pas d’idéologie ? Il n’y a rien de plus idéologique que de nier la lutte des classes, qui est plus que jamais d’actualité. Comme on dit : « apolitique, donc de droite ».

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/12/2012 @ 12:54

  26. Quelle démagogie de la part de ceux qui parlent d’un impôt confiscatoire. Ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on prélève pour participer à la solidarité nationale. C’est ce qui reste.
    Pour ma part, j’aimerais bien avoir une tranche d’impôt à 75 % et payer 145 millions d’impôts. Ça voudrait dire qu’après impôts il me resterait encore des centaines de millions. De quoi vivre et faire vivre ma famille pendant plusieurs générations, en menant un grand train. Qu’est-ce qu’il lui faut de plus à Depardieu ? Bouffer à s’en faire péter la sous-ventrière ? Comment se fait-il qu’on entende davantage couiner ceux à qui on demande un petit peu de leur superflu quand tant de monde n’arrive pas à vivre. Ce qui est confiscatoire, c’est les salaires que les salariés pauvres n’ont pas. En France, l’impôt sur le revenu est progressif et c’est normal. C’est la solidarité nationale. En plus, ces Harpagon, ces avides, ces accumulateurs, paient beaucoup moins qu’ils le disent. Avec leurs avocats spécialistes d’optimisation fiscale, proportionnellement ils paient beaucoup moins que vous ou moi.
    Depardieu raconte des carabistouilles quand il dit payer 85 % d’impôts. Depuis longtemps, il ne se fait plus payer en cachets mais il a des participations sur les films grâce à sa société de production, DD. Et le gouvernement vient encore de donner des aides fiscales supplémentaires aux producteurs pour les inciter à tourner en France. Le cinéma est un des secteurs où il y a le plus de niches fiscales.
    Au passage, ceux qui trouvent qu’une tranche de 75 % c’est trop devraient s’intéresser un peu à l’histoire. Roosevelt avait imposé les Américains les plus riches au taux de 90 % en période de crise. Et pourtant c’était un libéral.
    Par ailleurs, aucun homme, quel que soit son talent, ne mérite de gagner des centaines voire des milliers de fois plus qu’un autre. L’utilité sociale des artistes n’est pas supérieure à celle des éboueurs.
    Ce que je trouve dingue, c’est que beaucoup de pauvres, de précaires disent « il a raison le Gégé ». Comme s’ils se voyaient en potentiellement richissimes et se mettaient plus facilement à la place de « l’irréductible gaulois » qu’à la leur. Alors là, oui, je regrette que la question des intérêts de classe ne pénètre pas davantage les consciences.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/12/2012 @ 13:42

  27. Se pose aussi la question de la disparité injuste des richesses… en vertu de quoi un médecin rural est après dix ans d’études moins riche qu’un saltimbanque ? Ce sont les gens eux-mêmes qui créent les clivages en choisissant leurs idoles, ce qui n’a rien à voir avec une lutte des classes et ceux qui ne peuvent se payer le luxe de choisir un ailleurs le savent bien. . Monsieur Depardieu n’appartient pas à l’aristocratie que je sache même si c’est un crack dans son métier, sa classe sociale est la nôtre et il donne par sa conduite grossière l’exemple d’un faux bourge enrichi dont ce départ est l’apothéose.

    Commentaire par Scaramouche — 17/12/2012 @ 13:54

  28. Chère Aliocha,
    « celui qui incarna « magnifiquement »? Cyrano de Bergerac », certainement pas!
    Vous n’avez pas vu LE Cyrano de Bergerac (1960) réalisé par Claude Barma d’après Edmond Rostand avec Daniel Sorano

    Commentaire par zelectron — 17/12/2012 @ 14:04

  29. Je suis soulagé en lisant le commentaire de Gilbert Duroux… enfin quelqu’un de lucide ! La confiscation vient d’abord des profits indécents, absurdes, injustifiés que les personnes fortunées se font sur le dos des salariés et des clients.. L’impôt n’est pas confiscatoire, il permet simplement d’opérer une redistribution et de servir l’intérêt général.

    Commentaire par BONNET Francis — 17/12/2012 @ 14:17

  30. « L’impôt n’est pas confiscatoire, il permet simplement d’opérer une redistribution et de servir l’intérêt général »: pour la portion congrue, après une ponction majeure pour les élus, fonctionnaires et apparentés (sauf enseignants/hospitaliers de terrain + force de l’ordre [hélas], ainsi que pour les « bonnes œuvres »)

    Commentaire par zelectron — 17/12/2012 @ 14:41

  31. Scoop ! Taddei est un troll : http://www.newsring.fr/medias-tech/1537-pour-ou-contre-la-liberte-journalistique/reperes

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2012 @ 14:46

  32. @Gilbert Duroux & Francis Bonnet : vu que Depardieu est déjà riche depuis un bout de temps, on devrait à mon avis tout lui prendre depuis au moins 30 ans. Si je vous suis bien en effet, à partir du moment où sa subsistance est assurée, tout le reste doit aller à l’Etat. ça sent un peu le Kampouchéa démocratique votre truc, non ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2012 @ 14:50

  33. @32. laplumedaliocha : je pense que vous n’avez pas compris nos propos ou plutôt que vous en dénaturez la teneur pour vous permettre des conclusions infondées. Travestir la pensée d’autrui pour en démontrer l’ineptie, n’est pas un moyen intellectuellement très honnête ?

    Commentaire par BONNET Francis — 17/12/2012 @ 15:12

  34. @Francis Bonnet : j’ai fort bien compris mais vous me pardonnerez de ne pas partager vos idées trop simples sur les choses

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2012 @ 15:35

  35. @Aliocha31
    Tadei est trop fin pour n’être qu’un Troll. La question qu’il pose, une fois dépouillé des « formules à buzz », rejoint l’une des vôtres: les limites. La Liberté de la Presse n’est pas absolue, pas plus qu’aucune autre. La loi fixe des bornes, des équilibres. Sont-ils les bons, faut-ils les changer, dans un sens ou un autre? Evidemment, là, il en rajoute un peu… Mais c’est son style parigo-branchouille; toujours prendre le contre pied par principe.

    Commentaire par Kaeldric — 17/12/2012 @ 16:08

  36. @kaeldric : ses comparaisons sont sottes. Si vous voulez me dire que l’intello parisien est sot, j’adhère à 100% 😉 On peut provoquer intelligemment, ça ne coute pas plus cher. Voir à ce sujet mon avocat fétiche du moment sur Ben Laden. La liberté journalistique d’abord est un concept qui n’existe pas. Il y a une liberté de la presse qui est l’une des déclinaisons de la liberté d’expression. Or, comme toutes les libertés, elle doit être protégée contre les tentations de la réprimer. Voir des pays comme la Chine. Quand Taddei évoque l’arcitecte, le chauffeur de taxi ou le proxénète (!), il est à côté de la plaque. Oublions le proxénète, il n’y a pas de liberté pour les délinquants, en tout cas pas le liberté d’exercer leur activité illégale comme ils l’entendent. Taddei devrait arrêter d’interviewer Dodo La Saumure, ça ne lui réussit pas. Voyons le chauffeur de taxi ou l’architecte. Ils s’inscrivent avec leurs clients dans une relation contractuelle, c’est elle qui leur dicte ce qu’ils ont à faire (contrat de construction ou de transport). Libre à eux de construire des maisons inhabitables ou d’emmener le client ailleurs que là où il veut aller, simplement ils en paieront les conséquences économiques. Quant aux contraintes légales pesant sur leur activité (code de l’urbanisme, code de la route), les entreprises de presse sont soumises aux mêmes contraintes, ça n’est pas le sujet. La liberté de la presse se conçoit contre la tentation du pouvoir ou d’intérêts particuliers de la brimer pour des raisons illégitimes. Ensuite, qu’il faille dans certains cas arbitrer entre deux droits de valeur équivalente, c’est certain, mais ce n’est pas cela qu’il dit.

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2012 @ 16:51

  37. @Aliocha: Plus je le relis (pour le défendre, je l’avoue), plus je vous rejoint. Mais ma liberté préférée, c’est celle d’amputer! 🙂

    Commentaire par Kaeldric — 17/12/2012 @ 17:32

  38. @Kaeldric : ah, vous voyez ! Franchement, il nous a habitué à mieux. Soit il joue au con pour animer son site de débat, et de toute façon c’est jamais malin d’écrire des trucs idiots, soit il pense vraiment que son raisonnement tient la route et alors là….

    Sinon, toujours aussi intéressant le making of de l’AFP : http://blogs.afp.com/makingof/?post%2F2012%2F12%2F17%2FNewtown%3A-le%C3%A7ons-de-morale-%C3%A0-deux-vitesses

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2012 @ 17:52

  39. On polémique sur une affaire qui sur le fond est une banale affaire de journalisme: où sont les faits, où sont les infos?

    M. Depardieu (et d’autres) s’estiment égorgés par le fisc
    OK, c’est p-e vrai. Mais ce serai plus convainquant d’en apporter la preuve.

    Ce chiffre de 85% il sort d’où? On n’en sait rien
    Quels sont les revenus imposables de M. Depardieu? on n’en sait rien
    Quels sont les revenus, disons, fiscalement optimisés pour être sympa, de M. Depardieu? On n’en sait rien
    Depardieu paye p-e des impots injustes et conficatoires, mais qui l’a prouvé?

    Finallement on ne sait rien mais on s’excite beaucoup. C’est toujours pareil: la vraie info n’est absolument pas traitée par la presse, par contre on fabrique de la polémique à la place.

    Moi j’en ai marre de ces discussions de pillier de bistrot que l’on tente de nous vendre comme étant du film d’auteur.

    Evidemment tout serai plus simple si l’acteur dévoilait le contenu des ses avoirs, mais comme dit Eolas, nul n’est tenu de prouver son innocence.

    J’ajouterai juste que nul n’est tenu de croire sur parole.

    —————————-

    @aliocha
    je voudrai aussi m’énerver (gentiment) contre ce que sous entend votre texte.

    « de ce vieux pays qu’est la France, haineux à l’égard de la réussite, allergique à la finance »

    Je ne crois que le pbl soit là. Personne en France n’est spécialement haineux contre la réussite, simplement personne ne supporte les cracheurs dans la soupe où ces gens qui du haut de leur millénaire de salaire ouvrier équivalent viennent à la radio expliquer que le smic est un salaire vertigineux.
    Depardieu a du talent je suis d’accord; Mais des tas de gens ont du talent et reste par terre simplement parce qu’ils ne sont pas nés au bon endroit. Ma femme est tunisienne. Elle me parle de son pays et croyez moi, avoir 20 ans en Tunisie, c’est synonyme de : ne pas avoir d’avenir. Et un petit français en a infiniment plus qu’un petit tunisien.

    Sa réussite, personne ne la batit tout seul, ça n’existe pas. On a vécu dans le bon pays, fait les bonnes rencontre, eu les bonnes aides, reçu la bonne éducation, bénéficié des services régalien d’un état (droit, police, sécurité….), on a le bon personnel…

    Maintenant si vous pouvez prouver qu’un pays sans état comme le Zimbabwé est le pays le plus riche du monde….

    Et puis l’éternelle diatribe contre ces fainéants de politiques qui ne servent à rien. Ok vous nous épargnez les fonctionnaires.

    Je ne me hasarderai pas à affirmer que la classe politique française est actuellement au top de quoi que ce soit et je ne pense pas que ce soit de la démagogie de le dire. Disons que l’on a connu mieux.

    Cepandant la France à traversée pas mal d’épreuves qui auraient pu la détruire, c’est un pays qui a une audience mondiale que ne justifie certes pas son poids économique ou démographique.
    Ben voyez vous M. Depardieu n’y est pour pas grand chose même prononcé Depaaaadiou.
    On le doit aussi, mais pas uniquement, parce que des politiques ont su faire des choix parfois difficiles et même courageux.

    Alors coutent t’ils trop chers? Je n’en sais rien et vous non plus. De toute façon trop cher par rapport à quoi, j’ai pas compris.

    Maintenant si vous pouvez me prouver qu’un état vraiment très chip comme le Zimbabwé….

    Commentaire par Frédo — 17/12/2012 @ 19:00

  40. @laplume

    j’étais presque d’accord avec vous : vous posiez une réflexion et ouvriez le débat, mais la… cela se termina mal : vous avez LA réponse de bons sens … mais c’est bien sûr.

    >Mais on peut préférer hurler après ces salauds de riches sans discernement,
    >les assommer fiscalement, puis danser la carmagnole dans leurs domiciles désertés
    >une fois qu’ils auront fui à l’étranger. Cela ne résoudra pas la question de la dette,
    > mais au moins on se sera fait plaisir. Et le politique pourra de son côté pointer
    >ces gens-là comme les uniques responsables une fois qu’on aura coulé.
    > La démonstration sera imparable.

    La démonstration sera faite de quoi ? qu’on ne voit pas la différence ? que nous ne serons ni plus riches ni plus pauvres ? donc ils servent à quoi en fait ? Ils ont monté une troupe ou fourmillent de nouveau talents ? ils ont sorti du néant une génération de précaires du spectacle qui crevait la dalle de cachetons à 10 balles en soirée de bienfaisance ?

    Qu’ont-Ils apporté à la génération future ( à pat le fiston ou la fifille ?) Ils ont fait quoi pour la génération suivante ? à part cracher dans la soupe en se servant comme des porcs ? que dalle.

    Je serais d’avis de leur donner un formulaire administratif idoine, faire un traité avec le luxembourg ou la belgique ou la suisse ou la principauté permettant un changement immédiat de nationalité et de fiscalité et de les éjecter hors des frontières dans un charter Easy Jet.

    Je suis persuadé que l’on verrait pas grand chose comme différence et les « pauvres » ne seraient pas plus riches, mais au moins ils seraient respectés par cette classe politique qui doit prendre plaisir à aller se la jouer avec ses stars à 2 balles qui vivent sur leur nom, leur gloire passée, leur héroïsme d’antan et le souvenir de savoir jouer la comédie. Le plus souvent ils jouent eux même et on les engagent pour des « rôles » sur mesure. Probablement qu’en faisant le tour des conservatoires de provinces on pourrait sans soucis trouver la génération suivante, ceux qui pourraient encore nous faire rêver dans 20 ans et qui rêvent d’un cachet à 5000 euros qu’ils n’iront pas dépenser à l’étranger.

    Parce que quand un trou du cul se palpe des millions d’euros pour faire un film de merde que les producteurs et l’industrie du spectacle n’arrive pas à se faire des couilles en or avec la merde idione, elle grève 50 euros de vol copie privé sur le disque dur qui va me servir à mettre mes photos de familles, des sorties avec mes classes ou mes sauvegardes de cours et récits pour compenser le préjudice de leurs millions manquants. Alors si ils pouvaient tous se casser et emmener avec eux la horde de parasites qui vivent sur le dos du péquin sans arrêter de l’insulter à tout va, ca nous ferait des vacances.

    Enfin, parlant des politiques : on ne peut rien attendre d’eux, ce sont des hommes avec leurs travers. En revanche ce que l’on est en DROIT de leur demander c’est une nouvelle constituante qui remette un peu les choses à plat et permettrait d’avoir une constitution qui pourrait régir de manière plus optimale les relations entre les différentes institutions et pouvoirs politiques, économiques et médiatiques : pour éviter les travers que nous voyons actuellement.

    L’acte de soumission est devenu tellement naturel que l’on __demande_ que l’on _attend_ … le terme exact serait que l’on __exige__ : faut pas tout se mélanger les pinceaux, ce ne sont pas nos maître mais nos serviteurs.

    Commentaire par herve_02 — 17/12/2012 @ 21:41

  41. @Herve_02 : caramaba, encore raté ! Comptez pas sur moi pour hurler après les « riches », je trouve ça crétin. Rétablir la justice sociale, ça n’est certainement pas piquer un pourcentage aberrant de revenus à ceux qui gagnent beaucoup. Vous gagnez 100, c’est dans votre contrat, et hop, d’un seul coup, il ne reste que 25 ou même 15. C’est complètement débile. En revanche, je veux bien qu’on parle des salariés qui font la valeur d’une entreprise et mériteraient bien plus que ce qu’ils touchent actuellement en argent et en considération. On pourrait aussi évoquer la gabégie généralisée des finances publiques. Les politiques qui gouvernent à coup de déclaration fumeuses et se font la peau des riches pour se faire réélire. Ah il était beau Hollande quand il voulait se faire la finance. Demain, il présentera en conseil des ministres un projet de loi bancaire quo’n dit ridicule. Qu’importe, sa sortie sur la finance l’a fait élire. Entre nous, je préfère un Depardieu qui a gagné son argent en vendant du rêve parce que c’est officiellement son métier, marchand de rêve, à un Hollande qui vend le même rêve tout en affirmant qu’il deviendra réalité. Au moins Depardieu est plus franc. Et quand il se casse aussi, il est franc. Mais bon, j’ai mis en lien exprès les hurlement racoleurs de Marianne. Tiens, le boss de Marianne justement, il exploite mes articles pour son site depuis trois ans. Gratuitement pour moi. Mais ça doit être rentable pour lui puisqu’il le fait. C’est ça, voyez-vous, le journalisme de gauche. Joli, non ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2012 @ 22:07

  42. Cette pauvre Aliocha ne sait toujours pas où elle habite. D’un côté elle dénonce les abus de la finance. Et dès qu’il y a un peu de régulation (par l’impôt, qui est le premier instrument de justice sociale), tout de suite elle couine avec les gros bourgeois repus, en reprenant le vocabulaire outrancier du MEDEF (la haine de la réussite, les trotskystes vindicatif, le Kampouchéa démocratique, la lutte vieille lune de de classes…)
    Roosevelt, qui avait taxé les Américains à 90 %, était sûrement un gauchiste.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/12/2012 @ 22:13

  43. Au passage, Depardieu a gagné son fric grâce à une industrie hyper aidée par l’État. II pourrait avoir la reconnaissance du ventre (qu’il a gros).

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/12/2012 @ 22:16

  44. @laplume

    euh…. essayez encore une fois…

    je crois que le message n’est pas bien compris… : si ils veulent se casser : bon vent je ne vais pas pleurer. Les « politiques » ne sont que des crevards : ils ne vendent rien qu’à des chiens aveugles et stupides : ils se goinfrent comme des porcs.

    Ensuite, vous pouvez expliquer aux crétins les 15 qui restent sur 100 , mais une tout petit recherche sur les barèmes d’impôts et des tranches montrerait en moins de 15 secondes ce que votre démonstration à de … ridicule (?) Eh… droit + finance et ne rien comprendre aux tranches fiscale du foyer moyen, y a matière à progresser….

    Maintenant si vous arrivez à me montrer que machin à réellement payé en impôts 85% de l’ensemble de ses revenus (en déduisant les aides et réductions en tout genre et en réintégrant l’accroissement de son patrimoine) je veux bien en discuter …

    Commentaire par herve_02 — 17/12/2012 @ 22:51

  45. @Gilbert Duroux : cette pauvre Aliocha ne fantasme pas, en ce sens, vous pouvez la plaindre, votre situation est plus enviable que la mienne. J’aimerais beaucoup rêver. J’adorerais croire qu’en pleine crise il suffit de tondre les « riches » (vous avez déjà songé au fait que vous étiez pété de tunes au regard des 4/5 de la planète ? et encore, je dois être en dessous du compte) pour redresser un pays. C’est oublier que les « riches » investissent à tous les niveaux dans l’économie. Plus de riches, plus d’économie. Notez, on peut revenir au troc, ce n’est pas moi que ça dérangera, je hais la société de consommation. Simplement, j’ai peur qu’un changement de régime trop brutale ne fasse beaucoup de casse.
    Depardieu, il a fait vendre des films, donc travailler des gens (tournage, salles de cinéma, DVD – au fait, si on parlait du statut des intermittents du spectacle ? -), monté des restaurants et encore fait travailler des gens, dépensé et encore fait travailler des gens, payé 145 millions d’impôts et encore permis à des gens moins fortunés que lui de vivre. Mais bon, si vous trouvez que c’est pas assez, vous avez le droit.

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2012 @ 22:54

  46. @laplume en 45

    caricatural…

    j’ai la même, en mieux : http://www.youtube.com/watch?v=rZzs5GLKkns

    Commentaire par herve_02 — 17/12/2012 @ 23:19

  47. Où ai-je jamais dit qu’il suffirait de tondre les riches ? Je dis que pour qu’une société avance, il faut tisser du lien social et non avoir une caste de privilégiés et les autres qui tirent la langue. Il y a des limite à l’arrogance du pognon. Aucune vie ne vaut des milliers de fois celle d’un autre. Et Depardieu ne bosse pas des milliers de fois plus que moi. Et quand il dit qu’il fait bosser 80 personnes, je dis moi que 80 personne lui font gagner de l’argent, beaucoup d’argent. Si Depardieu a pu faire fortune, il le doit à un système qui aide considérablement le cinéma français au travers le CNC et les aides fiscales en tout genre (le rappeler, pour vous, ce sont des « banalités racoleuses »). Son départ est une ingratitude majuscule.
    S’il fait bosser du monde, pour ma part je fais bosser mon boulanger, mon boucher, mon épicier, etc. On fait tous bosser du monde. Chacun doit avoir son retour sur investissement.
    Le statut des intermittents du spectacle je pourrais vous en parler puisque j’ai bossé, avec les membres de la CIP-IDF, des parlementaires de tous bords, les syndicats, le Syndéac, des réalisateurs comme Pascal Thomas, des artistes, au sein du Comité de suivi de l’Assemblée nationale pour mettre en place un système d’indemnisation chômage solidaire et redistributif. Une proposition de loi a failli être adoptée à l’Assemblée nationale, n’était une manœuvre de dernière minute de Bernard Accoyer : http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=437 (voir les liens sur la Proposition parlementaire de loi).

    Commentaire par Gilbert Duroux — 17/12/2012 @ 23:31

  48. Illustration par Gérard Mordillat :

    « Dans notre société capitaliste néo-libérale, rien n’est donné, surtout pas le travail. Aucun employeur n’est un saint offrant son manteau à un pauvre démuni et il n’est pas nécessaire d’avoir lu Marx pour savoir que le salarié vend sa force de travail à celui qui l’emploie. Le patron est un commerçant qui achète au plus bas prix, le savoir, le métier, la technique que l’ouvrier, l’employé, le cadre, l’ingénieur lui cède. Et que cette acquisition de la force de travail offre pour particularité de rapporter plus qu’elle ne coûte. C’est indépassable plus-value. Inutile aussi d’avoir lu Marcel Mauss, pour constater que lorsqu’un employeur (du patron de PME à la multinationale) « donne » du travail, ce « don » occulte en réalité la manifestation de son pouvoir – qu’il soit financier ou industriel – l’installation d’une subordination, d’une domination d’un individu sur un autre. C’est un marché parfaitement inégalitaire que le vocabulaire voudrait draper de vertu ».

    http://www.humanite.fr/politique/contre-la-charite-par-gerard-mordillat-505657

    Commentaire par Gilbert Duroux — 18/12/2012 @ 03:41

  49. A vous lire, un patron est un suceur de sang du peuple, vous oubliez la CGT qui en fait tout autant dans son »travail » de sabotage pluri-décénal qui nous a amené aux résultats que vous savez avec la complicité bienveillante du parti « C » ainsi que l’ensemble de la classe politique (les ifokon, iaka, irespuka) aidés en cela par une administration pléthorique irresponsable.
    Un salarié vend sa « force » de travail ? ah, bon? vous trouvez? il vend sa « présence » et si il peut ne pas travailler, il ne s’en prive pas, c’est la mentalité su syndicalisme et son abjection.
    Tous les patrons ne sont pas tels que vous les décrivez ou alors demandez à la nomenclatura de certains pays de vous l’expliquer…
    Ne mélanchez pas tout!

    Commentaire par zelectron — 18/12/2012 @ 08:28

  50. @Gilbert Duroux : j’ai beau être tout à fait d’accord avec vous sur quasiment l’ensemble de vos commentaires de ce billet, trouvez-vous que c’est le rôle du premier ministre de la France d’utiliser les mots qu’il a prononcés envers l’un de ses concitoyens ?

    Commentaire par kuk — 18/12/2012 @ 08:57

  51. @Gilbert Duroux : c’est bien ce que je dis, vous ne supportez pas l’idée qu’il y ait des gens qui gagnent beaucoup d’argent. Je veux bien le comprendre, ce que je propose c’est de tirer l’idée jusqu’au bout. Si vous les tondez et que vous les insultez, ils foutront le camp. Ce qui est au moins aussi humain et compréhensible que votre irritation contre les « riches ». Or, on ne joue pas ici à danser la Carmagnole, on essaie de trouver des solutions pour redresser le pays. Le discours du gouvernement vous plait, tant mieux. C’est réconfortant les bonnes paroles. Questions : ces belles paroles correspondent-elles à la réalité ? Sont-elles l’expression d’une politique efficace ? Permettez-moi d’en douter. Personne ne conteste ici la situation injuste dans les décalages odieux de revenus entre les plus riches et les plus pauvres. Personne non plus ne conteste l’idée qu’il faut inventer une relation salariale plus saine et plus juste. Ce que je conteste, ce sont les fantasmes qui mènent droit dans le mur. C’est l’enfermement dans un système que certains veulent faire perdurer et que les autres tentent de détruire. Les deux solutions me paraissent absurdes. Je crois préférable de gérer ce qu’on a, ce qui commence par calculer une fiscalité qui ne décourage personne d’être en France, d’y investir et d’y créer des emplois. Et de travailler dans le même temps aux rééquilibrages nécessaires. Mais ce sera long. En particulier parce que la consommation à outrance à créé des dommages irréparables. C’est pourquoi à mes yeux ça passe par l’écologie, c’est-à-dire la substitution d’autres valeurs, d’autres réflexes à ceux que nous avons aujourd’hui. Pas par un grand soir qui commencerait pas mettre le pays dans un état calamiteux pour faire renaître ensuite les même travers en ayant juste inversé maitres et esclaves.

    @Herve_02 : hélas, je ne suis pas fiscaliste, j’ai toujours détesté les histoires de chiffres et d’ailleurs ma présence dans la presse économique est une erreur de casting, à moins qu’il ne faille justement éprouver ce désintérêt profond pour les histoires d’argent dès lors qu’elles dépassent les questions de pure subsistance pour traiter ces sujet avec distance 😉 Toujours est-il que la rédactrice en chef de Challenge expliquait hier soir chez Calvi qu’en cumulant les impositions (revenus, taxe foncière, CSG etc…) on arrivait à 85% voire dans certains cas à trois fois les revenus. Je vous laisse vérifier, je ne fais que rapporter, mais ça me parait tenir la route.

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/12/2012 @ 09:58

  52. Les inégalités deviennent révoltantes, voire insupportables. Une caste s’enrichit sans cesse quand le plus grand nombre éprouve de plus en plus de difficultés pour vivre ou survivre.
    Les gens de cette caste immensément riches ne veulent pas qu’il soit touché à leurs fortunes, alors ils tentent de les justifier au moyen de quelques arguments qu’ils ont réussis à faire assez communément admettre à force d’abus de langage.
    Quelques exemples : ces personnes déclarent ‘’avoir du mérite’’. Or le mérite a peu à voir avec la réussite financière. Le mérite consiste en la démonstration de qualités morales et intellectuelles particulièrement dignes d’estime. Bien des êtres ont du mérite, dans bien des domaines et ne font pas pour autant fortune. N’est-on pas d’autant plus méritant, quand on est désintéressé ?
    Ces personnes déclarent avoir pris des risques (risques de perdre de l’argent) : mais bien des êtres prennent quotidiennement des risques dans leur travail. Bien pire que de l’argent, ils risquent de perdre leur vie. On en parle peu et ils ne font pas fortune.
    Ces personnes se déclarent ‘’créateurs d’emplois’’. Pourtant leur intention, leur motivation première n’est pas de créer des emplois, mais de gagner de l’argent. Seulement quel individu travaillant seul, dans quelque domaine que ce soit, pourrait jamais acquérir honnêtement, si fabuleuses fortunes ?
    C’est parce que ces entrepreneurs ont besoin du travail des autres pour se développer et faire des profits, qu’ils embauchent. On voit bien que les bénéfices des entreprises, quand elles ont bien gérées, sont généralement d’autant plus grands que les entreprises sont importantes en nombre de salariés, entre autres raisons. On voit bien également qu’à la moindre difficulté, le ‘’mérite’’ de ces grands patrons consiste à licencier pour maintenir les taux de profits. Entre leurs propres rémunérations agrémentées de bonus, stocks options, dividendes et…emplois : ce sont toujours les emplois qui sont sacrifiés en premier pour maintenir ou accroître les profits.
    Pour ces personnes l’impôt qui leur est demandé est déclaré ‘’confiscatoire’’. Nombreux sont ceux qui les plaignent en pensant ‘’je n’aimerais pas que l’Etat m’en prenne autant !’’
    Mais pour ma part je considère que la confiscation n’est pas par l’impôt contrairement à ce qu’elles disent. La confiscation est d’abord opérée, par elles, sur le travail des salariés, puis dans le porte-monnaie des clients à qui elles font payer des prix bien souvent excessifs grâce parfois à des subterfuges bien souvent illégaux (positions de monopoles – ententes anti-concurrentielles).
    Il n’y a pas de miracle et le principe de base est simple : pour obtenir des profits juteux il faut réaliser un nombre important de transactions, d’où la nécessité de ‘’créer des emplois’’ payés le moins cher possible pour aboutir à des coûts de production au plus bas de façon à dégager un maximum de profits sur l’écoulement de la production, eu égard aux prix que la clientèle doit payer. Les profits et par voie de conséquence la fortune, résident d’abord dans cet écart entre coûts de production et chiffre d’affaires réalisés, sans parler en plus de la spéculation.
    Au final : à trop vouloir gagner sur tous les tableaux, ‘’ces personnes méritantes’’ ont cassé la machine économique. A vouloir prendre toujours plus aux salariés et aux consommateurs, le pouvoir d’achat diminue, d’où une moindre consommation. En conséquence il faut réduire la production ou la délocaliser, d’où le chômage et tout ce qui s’en suit…A ne pas vouloir payer d’impôts, il ne leur reste plus qu’à s’exiler pour essayer de continuer à jouir de leurs fortunes en toute bonne conscience, sans se priver du luxe de faire la leçon et ‘’la morale’’ aux humbles sans talent à leurs yeux…car ils n’ont pas fait fortune.
    Ces ‘’moralistes’’ oublient un principe de base : l’impôt doit opérer une redistribution. Il ne fait que reprendre une part de ce que ces personnes fortunées ont confisqué aux salariés et aux clients, cette part reprise par la fiscalité, devant être mise aux services de l’intérêt général et de la collectivité nationale.
    Rien ne me semble être de nature à justifier l’accumulation de revenus et de fortunes aussi importantes : elles ne résultent pas de qualités intellectuelles supérieures, d’une activité professionnelle débordante, ce n’est qu’une forme de racket.
    Je suis surpris qu’un nombre important d’individus qui n’approcheront jamais pareilles fortunes, idolâtrent ceux qui les détiennent, les parent de vertus qu’ils n’ont pas ou pas plus que bien d’autres qui ne feront jamais fortune et se prosternent à leurs pieds…fascinés par le FRIC !

    Commentaire par BONNET Francis — 18/12/2012 @ 10:50

  53. Aliocha : « Le discours du gouvernement vous plait, tant mieux. C’est réconfortant les bonnes paroles. Questions : ces belles paroles correspondent-elles à la réalité ? »
    Mais pourquoi parlez-vous systématiquement à ma place, qui plus est pour caviarder ce que je pense. Je combat ce gouvernement de la fausse gauche, qui fait la même politique que Sarkozy. Si je combat ce gouvernement, c’est bien parce que je ne me contente pas de belles paroles. L’affaire Depardieu lui permet d’essayer de donner le change, c’est évident.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 18/12/2012 @ 13:02

  54. Francis BONNET : « je suis surpris qu’un nombre important d’individus qui n’approcheront jamais pareilles fortunes, idolâtrent ceux qui les détiennent, les parent de vertus qu’ils n’ont pas ou pas plus que bien d’autres qui ne feront jamais fortune et se prosternent à leurs pieds…fascinés par le FRIC ! »
    Sans doute parce qu’au lieu de se voir comme précaires – et donc œuvrer solidairement – ils se voient en « futurs riches » (on les a tellement fait rêver). Je ne sais pas si c’est le cas d’Aliocha ? En tous cas ça montre bien la nécessité de développer la conscience de classe au lieu de nier ce concept, parait-il suranné.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 18/12/2012 @ 13:06

  55. le monde répond du mieux qu’il peut à la question que je soulevais

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/12/17/l-impossible-calcul-de-l-impot-de-gerard-depardieu_1807490_823448.html

    @aliocha
    « Je crois préférable de gérer ce qu’on a, ce qui commence par calculer une fiscalité qui ne décourage personne d’être en France, d’y investir et d’y créer des emplois »

    A ceci près que la logique des grandes fortunes est ailleurs.
    De leur point de vue, l’idée même de payer impot, taxe ou cotisation est une abérration dès le premier centimes.

    Leur logique est purement néolibérale: un état qui ne se mèle que d’une chose, assurer le transfert des richesses dans un seul sens, celui de leur poche

    Je n’ose pas croire qu’il ne vous a pas échappé que ces dernière années la régulation ne se fait que sur une unique variable: salaire, cotisations, droits et emploi salarié.

    En aucun cas personne ne s’est jamais demandé si au fond ce qui TROP coute cher à une entreprise ce n’est pas les exigences irréelles des actionnaires ou les salaires déconnectés de toute réalité d’une poignée de dirigeants.
    C’est toujours le stagiaire à 800 euros qui à lui seul plomberait l’économie mondiale.

    L’impot sert précisément à cela, redistribuer la richesse. Personne n’a à ce jour inventé de moyen plus efficace de le faire.

    Le pbl n’est pas le taux d’imposition de Depardieu, mais plutôt la faiblesse de l’imposition pour les hauts revenus et les entreprises.

    Commentaire par Frédo — 18/12/2012 @ 13:08

  56. @ Kuk
    On m’a toujours dit qu’il ne fallait pas attaquer les personnes, mais les idées. Il me semble que c’est ce qu’a fait Ayrault (et il s’en est expliqué) en qualifiant non pas Depardieu de minable, mais sa démarche.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 18/12/2012 @ 13:08

  57. Mais bon dieu, qu’est-ce que notre premier ministre est allé se foutre entre le marteau de l’administration fiscale et l’enclume du riche ?

    C’est d’autant plus déplacé que, comme vous le dites Aliocha, « [les politiques] … ne disposent quasiment d’aucune marge de manoeuvre … », et Gilbert Duroux d’ajouter : « … beaucoup de pauvres, de précaires disent « il a raison le Gégé». »…

    Bref, maintenant, comme aurait dit le regretté Maitre Capello, il ne nous reste pks qu’à alimenter le nourrain en rajoutant Depardieu dans le petit cochon des turpitudes financières nationales… Petit cochon gras français où ont déjà été glissé les Bettencourt, Clearstream, Tapis, SG-Kerviel, etc… oulala, il commence a être bien plein le petit cochon !

    Commentaire par Oeil-du-sage — 18/12/2012 @ 13:35

  58. @ Gilbert Duroux : oui, la pensée ultralibérale envahit insidieusement les consciences, elle procède par bourrage de crâne. Elle affirme des dogmes insensés, infondés dont la mise en oeuvre nous a conduit là où nous en sommes, en attendant de faire aussi bien que le Portugal, l’Espagne etc…La mise en exergue de la stupidité, de la nocivité sans parler de l’injustice de ces dogmes est balayée à coup de jugements de valeur péjoratifs, affirmations péremptoires. Ceux qui font le simple constat de l’inefficacité et pire de la nocivité de ce système et pensent qu’une société pour vivre se doit d’être solidaire et que des rapports d’égalité, que la dignité des uns et des autres y soient respectés, ne recueillent pas d’arguments contre, ils sont renvoyés dans les cordes, sans être démentis sur le fond. Ils sont frappés de jugements de valeur qui se veulent péremptoires et définitifs : simplisme, passéisme, « touche pas au grisbi…salope ! « (…de classe ouvrière).

    Commentaire par BONNET Francis — 18/12/2012 @ 14:34

  59. @laplume

    Vous êtes une journaliste, vous aimez lire et vous racontez des histoires aux gens, mais pas histoires dans le sens mensonges, mais dans son (ses) sens nobles : histoire comme récit ou comme évolution de la société humaine. C’est facile de se cacher derrière « moi j’y comprends rien » quand on a caviardé 5500 signes sur les riches qu’on étrangle à confisquer tous leurs revenus : à un moment il faut un peu arrêter de faire semblant et laisser tomber les masques. La fiscalité des tranches c’est pas je prend X% de la totalité, c’est entre 0 et x, je prends 0% (pour moi, vous et depardiou), entre x et y je prends 10% entre machin et truc 20% et, par exemple, pour ce qui est au dessus du millions, je prends 85% mais juste AU dessus du million, pas pour tout.

    Nous mettrons de coté le cas particulier de la petite mamie qui habite depuis 60 ans dans un appart parisien, quartier huppé, et qui effectivement n’arrive plus à payer les impôts afférents à son logement, sa retraite ne suivant pas les plus values potentielles de son « patrimoine immobilier ». Maintenant je peux avoir un regard un peu plus sévère et expliquer que, comme les smicards lourdés de l’usine doivent vendre leur maison parce qu’il ne peuvent plus payer, en quoi le cas de cette mamie serait différent ? posons la réflexion.
    Tout le monde trouve normal que le couple us ayant acheté une maison en crédit hypothécaire (et qui ne peuvent plus payer car la valeur à terme de leur maison ne permet pas de soutenir le prix actuel) se retrouve dehors : y z’avait qu’a pas… en quoi le cas de cette mamie serait différente. plus ou moins le même cas : pas les moyens en accord avec le marché de l’immobilier.

    Pour continuer sur le même ordre d’idée : l’allemagne, ce paradis à porté de chez nous qui conjugue croissance (lol), plein emploi (lol), bonheur et prospérité (mega lol) trouve qu’avant d’aider un chômeur, il faut qu’il soit à poil et ait vendu tout son patrimoine. Puisque c’est la mentalité qui se profile (il n’est que voir les commentaires pitoyables chez autheuil – putain et dire qu’il vote des lois(??), ça fait peur) en quoi le cas de la mamie serait différent ? elle fait comme les autres, elle ne peut pas payer, elle vend.

    Maintenant que nous avons évacué ce cas bien particulier et je vous avoue que j’aurais tendance à dire : banco pas d’impôts pour mamie, mais je suis un utopiste un peu en dehors de la réalité. On peut admettre tous les deux que depardiou ou arnault ont de fortes chances de ne pas être dans ce cas là.

    Donc, imaginons une histoire…. je suis un salarié lambda qui gagne 3000 euros par mois (je tuerais pour cela et accepterais de payer 25% d’impôts, voir 30) . Étant économe j’économise et qu’au bout d’un certain temps, d’industriosité, de chance et un peu de filouterie, j’arrive à posséder une ferrari (rouge) et un cheval (mettons que j’arrive à convaincre une vieille de me le céder pour pas chèr). La question qui va se poser est : est-ce que j’aurais le droit de faire remarquer que l’entretien des deux me coûte plus cher que mon salaire mensuel. Est-ce que je pourrais aller voir le haras et lui expliquer que comme je ne gagne que 3000 euros par mois, la pension mensuelle devrait être réduite à, disons 300 euros mensuel, sinon c’est confiscatoire ? La première réponse qui vous vient à l’esprit c’est t’es qu’un crétin qui vis au dessus de tes moyens.

    Alors vous qui savez raconter des histoires, racontez moi en quoi ce cas est différent de celui d’un entrepreneur, qui gagne bien sa vie (et il a le droit) dans un cadre législatif donnée (le même pour tout le monde) qui arrive à se payer un fiscaliste qui optimise son patrimoine (il a le droit) qui « capitalise » (il a le droit) dans des affaires, des biens, du mobilier et de l’immobilier et qui lorsqu’il faut payer l’entretien (les impôts en font partie) déclare que ça lui confisque TOUT ses revenus : est-ce qu’on peut lui expliquer qu’il vit au dessus de ses moyens comme le cadre moyen à la ferrari et au pur sang ?

    Ou alors, il faut décider de changer de vivre ensemble, décider que ceux qui se sont sortis de la condition du tout venant n’ont plus à contribuer au « vivre ensemble » et que cet argent qu’ils ont accumulé (et qui n’a pas été gagné par d’autres : il ne l’ont pas crée, ce serait illégal) ne doit pas participer au pot commun parce que ca fait beaucoup ?

    Ca me fait penser à la mentalité de la famille, où le père fout son gamin dehors à 16 ans et lui explique qu’il coûte de l’argent et qu’il est en âge de travailler et qu’il n’est pas normal qu’il doive dépenser de l’argent durement gagné pour entretenir ce « faignant »….

    un choix de vie… de mentalité…

    Commentaire par herve_02 — 18/12/2012 @ 16:36

  60. Je confirme que l’imposition de 85 % de ses revenus en 2012 est tout à fait possible. Je ne dis pas que c’est le cas pour Depardieu (je ne fais pas sa déclaration de revenu), mais c’est possible.

    Un impôt confiscatoire est un impôt à hauteur de 100 % de ses revenus au sens strict du terme. Ensuite il y a un seuil psychologique au delà duquel l’impôt est considéré comme confiscatoire par ceux qui le paient (pour les autres, évidemment ce n’est pas la même perception …). Ce seuil est situé aux alentours de 50 %. Au delà de ce seuil, le rendement de l’impôt baisse.

    Commentaire par Patrickc — 18/12/2012 @ 16:57

  61. non patrickc…

    c’est un volume d’impôt À HAUTEUR DE 85% de ses revenus et pas DE 85% de ses revenus.

    Commentaire par herve_02 — 18/12/2012 @ 17:06

  62. @ Vous êtes fiscaliste ?

    Commentaire par Patrickc — 18/12/2012 @ 17:09

  63. Si on cumule l’IS, l’IR, l’ISF et toutes les taxes annexes, on peut parfaitement obtenir un taux d’imposition de 85 %. Maintenant, encore une fois, je ne sais pas ci c’est le cas.

    Commentaire par Patrickc — 18/12/2012 @ 17:16

  64. @ Vous savez lire ?

    L’ISF N’EST PAS un impôt sur le revenu, mais sur le patrimoine.

    Oui il grève le revenu, mais de la même manière que les frais de garde des titres, pourtant il n’y a personne pour affirmer que les frais de garde des titres sont un impôt sur le revenu. De la même manière les 8% de taxe sur la vente des métaux précieux, y a personne pour venir gueuler que la mamie qui arrivent plus à se payer manger doivent vendre son alliance au poids de l’or et que l’état lui pompe 8% de sa vente.

    Et sauf exception, l’IS n’est pas un impôts que l’on fait payer aux personnes physiques…

    Alors, non je ne suis pas fiscaliste, mais plus que vous.

    Commentaire par herve_02 — 18/12/2012 @ 17:28

  65. On se calme, sinon je ferme les commentaires.

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/12/2012 @ 18:23

  66. @laplume

    Vous n’avez pas répondu à mon questionnement en 59

    Commentaire par herve_02 — 18/12/2012 @ 18:50

  67. parce que je vous ai pas encore lu, figurez-vous que j’ai un peu de boulot et quelques psychodrames en cours (le monde de la presse s’effondre un peu plus chaque jour, c’est triste les mails annonçant la fin d’un canard, en plus de poser la délicate question de la subsistance)

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/12/2012 @ 19:27

  68. @Gilbert Duroux : Je trouve qu’un premier ministre, en charge de décider de l’agenda des lois à débattre ferait mieux de se taire, de laisser les commentateurs commenter, et de réfléchir à comment lutter contre l’exil fiscal, plutôt que de critiquer un de ses concitoyens qui use d’une liberté permise par la loi.

    Commentaire par kuk — 18/12/2012 @ 21:09

  69. Pour envenimer, euh alimenter (pardon, aliocha 😉 ) le débat beaucoup trop calme sur les 85%, outre le lien sur l’article du Monde déjà donné, vous pouvez lire
    – sur Les Echos: Pourquoi l’acteur a payé 85% d’impôts en 2012 http://www.lesechos.fr/patrimoine/impots/actu/0202454073731-pourquoi-l-acteur-a-paye-85-d-impots-en-2012-521566.php
    – sur FranceinfoTv: Quels impôts Gérard Depardieu va-t-il continuer à payer en France? http://www.francetvinfo.fr/quels-impots-gerard-depardieu-va-t-il-continuer-a-payer-en-france_189271.html#xtor=EPR-2-%5Bnewsletterquotidienne%5D-20121219-%5Blespluscommentes/titre3%5D
    Bonnes discussions 😉

    Commentaire par gabbrielle — 19/12/2012 @ 08:38

  70. J’ai aussi lu un article sur le départ de Suède de Bergmann qui avait été un tel choc qu’il avait amené une révision de la politique fiscale http://www.atlantico.fr/decryptage/choc-depardieu-aura-t-meme-effet-que-celui-provoque-bergmann-en-quittant-suede-jean-jacques-netter-581357.html
    Quand au départ du fondateur d’Ikéa, le 4ème homme le plus riche du monde, qui est maintenant résident suisse depuis 1976, je ne sais pas quelle incidence cela a eu sur la politique fiscale, étant donné l’enchevêtrement des société Ikéa, de droit neerlandais, luxembourgeois et autres depuis déjà des décennies. Et j’ai la flemme de chercher.

    Commentaire par gabbrielle — 19/12/2012 @ 08:51

  71. Herve 52 : euh, qui vous a dit que je trouvais normal qu’on vire les américains de leur maison ? Pas moi en tout cas. Les agences sans foi ni loi qui les ont poussé à s’endetter pour faire de juteux bénéfices, puis les banques qui ont découpé ces prêts absurdes en rondelles pour en irriguer la finance mondiale mérite à mon avis la taule, vu que c’est de l’escroquerie pure, au moins moralement si ce n’est au sens de la loi pénale. Admettons que ce soit de la connerie, mais on voit bien qu’à ce niveau là, elle tue. Quant à votre démonstration sur les malheurs des riches elle a le mérite d’éclairer un malentendu. Il ne s’agit pas ici de se demander si les impôts sont trop chers pour eux car en effet c’est à eux d’intégrer ce paramètre lors de leurs investissements et croyez-moi, ils savent très bien le faire. La question c’est à partir de quand on décourage les gens de faire du fric à cause d’impôts mal conçus ? Quand on n’a pas les moyens de contraindre les gens à rester, il faut être habile pour les inciter à rester ou au moins de pas les chasser. On appelle ça la politique. Mais ça, c’était avant que mon amie la com’ ne permette à des gens sans souffle d’accéder puis de se maintenir au pouvoir sur la seule foi du discours. Les sorties de Hollande contre les riches la finance et le reste ne sont pas différentes dans leur nature du fameux réflexe « un crime une loi » de Sarkozy. Du vent. Un vent mauvais, qui fait croire au citoyens pour le premier que la justice sociale c’est tout de suite, pour le second que le crime sera éradiqué demain. Fumisterie.

    Commentaire par laplumedaliocha — 19/12/2012 @ 10:11

  72. Il y a quelque chose que je trouve pénible avec l’industrie cinématographique : quand un de ses membres gagne de l’argent, c’est « mérité » et les prélèvements obligatoires sont « confiscatoires », bref une attitude libérale quant à la récompense du talent et des risques ; mais sinon, elle réclame sans cesse du protectionnisme (quotas), des financements réservés, des subventions et même des prélèvements obligatoires (la fameuse redevance copie privée, qui n’est ni plus ni moins forfaitaire que la TVA : vous la payez que vous regardiez ou non les films et musiques qu’elle finance).

    Il faudrait un peu choisir. Soit c’est une industrie du monde libéral, où les grands profits sont « mérités » mais alors c’est le grand bain ; soit c’est une industrie protégée et subventionnée, et alors on fait remarquer ce fait aux stars qui se plaignent de payer trop d’impôts.

    Commentaire par DM — 19/12/2012 @ 12:21

  73. @laplume

    Vous oubliez le principal : en macro-économie l’argent qui ne serait pas gagné par monsieur X (qui s’en va en belgique) le sera par monsieur Y qui reste. Effectivement les taux croissants d’imposition font, qu’à un moment donné, il n’est plus « rentable » de continuer à travailler.

    Je vais prendre un exemple….. au hasard…. sans arrière pensée aucune.

    Prenons un pute que nous appellerons bécassine. Son mac lui prend 25% sur les 10 première passes puis 50% sur les 50 suivantes puis 75% sur celles au delà de 60, décomptées journalièrement. Et on évacue tout pression ou violence sur la dame et son activité, prenons la passe à 50 euros j’aime bien les 5.

    Elle peut décider d’avoir un « tout petit » train de vie et ne faire que 10 passes par jours : elle gagne brut (sans les frais) 500 euros et paie 25% d’impôts il lui reste 375 euros.

    Sa copine gisèle, elle, décide de vivre un peu mieux et part sur un volume de 60 passe : 3000 euros : elle paie 125 sur les10 premières et 1250 sur les 50 suivantes soit 1375 d’impôts soit 46% (alors qu’elle tape dans la tranche à 50%).

    Nadia, qui a les dents longues (je sais sa râpe un peu, mais elle est travailleuse) vaut mettre un coup et elle travaille plus pour gagner plus : 100 passes par jour avec un revenu bruts : 5 000 euros elle paie en « impôts » 125 sur les 10 premières puis 1250 sur les 50 suivantes puis 1500 sur les 40 dernières soit 57.50% d’impôts (alors qu’elle est dans la tranche à 75%.) vous voyez la progressivité ?

    Comme il y a un volume maximal de passes qui peuvent être faite dans une population donnée (le mâle était par conception mono-orgasmique et triste après) la propension à décourager ces dames à faire 200 passes par jours (les passes multiples – plusieurs personne en même temps – n’offrant pas de réduction) 66,25% d’impôts (et 3375 euros de revenus sur 10 000 euros de chffres) permet de __répartir__ le travail et donc les revenus.

    Pour le bonheur des clients, il vaut mieux avoir 20 bécassine sur le marché que 1 nadia : elles sont plus reposées, plus disponibles, moins usées par le travail. Pour les commerçant aussi : 20 bécassine mangent plus que une seule nadia (même si elle à des over-goûts de luxe).

    Alors OUI vous avez _un peu_ compris qu’à un moment ca décourage de travailler plus : c’est le but. Cela permet de repartir les revenus directement à la source. Pour éviter que 3 putes comme nadia ou que 3 acteurs comme X (ou l’inverse je suis perdu dans mes prénoms) puissent prendre le travail de 60 bécassine ou intermittents qui crèvent la dalle car le gâteau à se partager (l’argent qui peut être dépensé) n’est pas extensible à l’infini.

    Alors après il y a les malins comme copieprivé qui vont chercher dans les poches directement des gens sans rien foutre, mais eux c’est une encore autre histoire de pickpocket.

    Alors est-ce que vous ne pensez pas que la justice sociale c’est __un peu__ de permettre à 20 bécassine de travailler, même si ça énerve un peu une seule nadia ? Tout le reste n’est effectivement que fumisterie. Oui on peut polémiquer sur la limite à partir de quel revenu on est découragé, mais il a gagné combien de depardiou découragé ? 10 000 euros 100 000 euros ? 1 000 000 euros ? 10 000 000 euros ? 100 000 000 euros ? Discutons, oui, mais avec des chiffres par avec un numéro d’acteur de théâtre.

    ps : de rien, vous avez maintenant compris le système des tranches, avec un exemple …. rafraîchissant.

    Commentaire par herve_02 — 19/12/2012 @ 12:51

  74. Apparemment, pour certains très hauts revenus les niches fiscales ne seraient plus ce qu’elles étaient…

    Soit Depardieu à un très mauvais fiscaliste, soit par provocation il nous raconte un conte de noël car même en droit fiscal on ne peut mélanger les : « choux et les carottes » comme le souligne d’une certaine manière hervé_02.

    En effet, 85% il met quoi là-dedans ?

    Pour mettre en vente une propriété de 1800 m2 comprenant l’hôtel de Chambon à hauteur de 50 M€ (une partie de son patrimoine immobilier) on peut considérer que les « 15% » restant (à mon tour et par provocation !) doivent être assez conséquent, tout de même, pour vivre !

    Cependant, l’évasion fiscale (à ne pas confondre avec la fraude) c’est le fait d’échapper, totalement ou partiellement, à l’impôt en utilisant des procédés ou des montages licites. Elle se confond dès lors avec l’habilité fiscale. La gestion fiscale est devenue un art et une science, presque une industrie.

    Le langage utilisé est révélateur : autrefois, les juristes parlaient modestement de la liberté du choix de la voie la moins imposée, aujourd’hui, les gestionnaires utilisent un vocabulaire plus agressif ; on parle de stratégie d’optimisation fiscale, de défiscalisation, de tax-planning etc…

    Le droit fiscal est un droit de superposition car la fiscalité s’articule nécessairement avec des mécanismes juridiques qui s’alimentent aux sources du droit des sociétés, du droit fiscal quand ce n’est pas du droit familial : exemple comment jouer avec la fiscalité de l’usufruit si l’on ne saisit pas toutes les subtilités de cette institution ?

    A 63 ans, un âge où il est temps d’anticiper sa succession, Depardieu comme Arnault, sont dans cette même logique : assurer, dans les meilleures conditions, sur plusieurs générations, les complexes opérations de restructuration ou de transmission de leur patrimoine tant professionnel que privé.

    Notre fiscalité est d’ailleurs relativement libérale, car elle offre fréquemment le choix entre plusieurs solutions.

    L’habilité fiscale est une vertu respectable, elle ne doit pas, à peine de devenir coupable, franchir certaines bornes. C’est le problème, qui n’est pas propre au droit fiscal, de toute liberté et de ses limites en cas d’abus.

    L’abus de droit c’est le péché des surdoués de la fiscalité. Certains contribuables ne manquent ni d’imagination ni d’audace et n’hésitent pas à échafauder des montages acrobatiques afin de se soustraire à l’impôt qui serait normalement dû.

    Et, pour les tricheurs, attention à l’arme légale de répression des abus de droit (art. L. 64 du LPF) fatale aussi bien pour les dissimulateurs (la dissimulation est un mensonge destiné à tromper le fisc) et les fraudeurs (l’acte passé est réel mais en revanche le montage juridique est artificiel et contre nature).

    Cela étant, payer ses impôts, c’est un devoir, une « honorable obligation», disait gravement la vieille Constitution de 1793.

    Vouloir payer le plus d’impôt possible, pour certains, c’est peut-être de la sainteté ou de l’héroïsme, voire du patriotisme (c’est dans l’air du temps) on serait plutôt tenté d’y voir un dérangement de l’esprit (ça se soigne) : il n’a jamais été dit nulle part, sauf preuve contraire, que face à deux solutions possibles, l’une plus coûteuse et l’autre plus économique, il fallait nécessairement choisir la solution où l’on payait le plus d’impôt…

    Au surplus, en Europe, l’action communautaire n’a pas pour but d’harmoniser les fiscalités des Etats membres mais de rendre compatibles les systèmes nationaux entre eux avec des objectifs communautaires (en tout cas pour le moment !).

    Bien plus, il faudrait renégocier les 148 conventions fiscales signées par la France…

    Mais encore, les dispositions nationales doivent respecter les 4 libertés communautaires fondamentales : la libre circulation des personnes, des marchandises, des capitaux et des services ainsi que l’exercice du droit d’établissement des personnes et des entreprises.

    De qui se moque-t-on ? Ou plus justement cette Europe de dumping fiscal se moque de qui ?

    D’autant que ça fait des décennies que l’on sait que ça profite aux plus fortunés qui méritent ni excès d’honneur ni d’indignité alors Depardieu…

    A ce propos : la taxe à 75% dite « contribution exceptionnelle » (si j’en crois la loi de finance 2013) vise on le sait les très hauts revenus d’activité supérieurs à 1M€ par an et par contribuable et il n’y aurait pas d’exception pour les artistes ou les sportifs ça concerne donc une poignée de personnes soit en gros 1500 (rendement 200 M€/an).

    Par ailleurs, la taxe censée durer 2 ans (donc provisoire) ne vise pas les revenus du capital et la part de revenus supérieure à 1 M€ serait taxée avec la CSG et la CRDS.

    En réalité ladite contribution en tant que telle ne serait donc que de 65% environ.

    Donc, les chefs d’entreprises qui revendent leur société pourraient y échapper.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 19/12/2012 @ 14:50

  75. Il n’y a pas de taxe à 75 % proprement dit. Il y a une tranche supérieure à 45 % à laquelle on ajoute la CSG/CRDS et 2 autres taxes additionnelles. Le tout fait 75 % mais peut faire plus suivant le taux de CSG qui diffère suivant le type de revenu.
    Par ailleurs Depardieu prend sans doute en compte l’ensemble de ses impôts qui certes ne sont pas des impôts sur le revenu mais qui restent néanmoins des impôts (peu importe leur nom) qu’il paie lui ou par ses sociétés interposées (IS à 33,33 %). Au final ça peut très bien 85 % de ses « revenus » (au sens large pour ne froisser personne) bruts avant impôt de toute nature.
    En effet, peu importe leur nom, cela reste des impôts que vous payez en faisant des chèques.

    Commentaire par Patrickc — 19/12/2012 @ 17:55

  76. « Par ailleurs, la taxe censée durer 2 ans (donc provisoire) ne vise pas les revenus du capital »

    Et si …
    car les plus-values mobilières de cession devraient (la LF 2013 en 2ème lecture au sénat n’est à ce jour pas adoptée) en 2013 suivre le barême progressif de l’impôt sur le revenu. Il y aura cependant quelques aménagements notamment pour les entrepreneurs qui vendent en partant à la retraite.

    Commentaire par Patrickc — 19/12/2012 @ 18:02

  77. @patrickc

    Oui, mais en faisant le calcul de cette manière c’est un peu malhonnête de le présenter comme un imposition à 85% car si vous ajouter l’is, cela veut dire qu’il y a eu un résultat, et qui n’est pas forcement venu augmenter son revenu sinon la moyenne baissera d’intégrer un pourcentage à 33%.

    Donc cela voudrait dire qu’une partie de l’impôt sur les sociétés __serait__ payés sur ses revenus propres (gniii il a un drôle de fiscaliste) ou qu’il occulte le fait qu’il « capitalise » du revenu et donc qu’il paye de l’impôts sur ce revenu qu’il capitalise et à l’impression de ne pas toucher. Ce doit être même pas possible de payer un impôts IS sur un compte particulier, sauf et encore ca me semble trop bizarre, à être gérant majoritaire et mélanger un peu les deux comptes – mais ça fleure l’abus de bien sociaux.

    Pareil, on peut penser qu’il paye du foncier sur des biens immobiliers et comme sauf s’il loue, le foncier ne rapporte rien, cela grève son revenu, mais on ne peut pas décemment cumuler cet impôts avec le reste pour chouinner qu’on lui prend tout ce qu’il gagne. cf post en 59 et73.

    Le foncier est un patrimoine qui __peut__ rapporter s’il est loué, et les impôts fonciers/locaux ne sont pas des impôts sur les revenus (assujettis sur le travail et le salaire), mais servent à payer les infrastructures et leur entretien autour du bien en question avec une péréquation pour les communes pauvres. Il est profondément malhonnête de les cumuler avec les impôts sur le revenus pour décider que tout se mélange dans un grand pourcentage confiscatoire.

    Sinon il faudrait également intégrer dans le calcul la valorisation des produits capitalisés : valeur des entreprises, des titres, des biens, des valeurs mobilières et immobilières pour que le calcul soit plus juste. Vous ne trouvez pas ?

    Et nous verrions si nous arrivons à plus de 85%

    Commentaire par herve_02 — 19/12/2012 @ 18:37

  78. Fichtre, c’est pas drôle et pourtant ça fait du bien : http://davidabiker.fr/wordpress/et-si-on-quittait-la-france-parce-que-cest-devenu-un-pays-detestable/

    Commentaire par laplumedaliocha — 19/12/2012 @ 20:02

  79. @laplume en 78 lol, juste lol ensuite je deviendrais très vulgaire…

    Je vous avais connu avec de plus saines lectures…

    Commentaire par herve_02 — 19/12/2012 @ 20:17

  80. Herve_02 : permettez-moi d’en douter vu que je ne me souviens pas que vous ayiez jamais dit en commentaire que vous étiez d’accord avec moi. Alors un peu plus ou un peu moins, comme je suis de mauvaise humeur ce soir, je m’en fous.

    Commentaire par laplumedaliocha — 19/12/2012 @ 20:59

  81. Chacun y va pour sa paroisse, et c’est compréhensible. Moi je vois un télescopage intéressant avec les billets précédents relatifs au (petit) procès de la finance folle.

    La mobylette de la finance dévale une pente folle, et les freins semblent défaillants ! Le pilote zig-zague, fait des écarts, fait ce qu’il peut pour rester sur le goudron… surtout ne pas se vautrer ! à cette allure, on ne sait jamais comment on va se ramasser.

    On a balancé je ne sais combien de pelletées de bourzouf dans la chaudière de la finance via les banques à sauver, les assureurs à rassurer, le tout sur le dos du contribuable… Gabegie que tout cela !

    Moins choquant que ce qu’on veut prendre à notre Gégé ? On ne lui demande pas non plus de faire Koh-Lanta…
    Depardieu hurle comme il nous y a habitués dernièrement. Il trouve gratifiant d’être français chez Jay Leno, mais pas quand l’administration fiscale frappe à la porte… chacun son truc. Personnellement, cette tendance à être content et/ou fier d’être français en fonction de ce que dit son portefeuille me navre.

    Philippe Bilger citait dernièrement le cas de Francis Cabrel, qui disait en substance que quel que soit le montant des impôts et autres taxes tous aussi divers que variés qu’on lui demanderait d’acquitter, il ne quitterait jamais la France.

    Cabrel serait-il plus (ou moins) con que Depardieu ?

    Commentaire par Zarga — 19/12/2012 @ 22:16

  82. C’est vrai que c’est bien agressif tout ça… Denis Monod-Broca, Kuk, Chevalier Bayard : merci !

    Commentaire par Zarga — 19/12/2012 @ 22:19

  83. @laplume

    que vous soyez de mauvaises humeurs je peux le concevoir et ne pas m’en offusquez si vous m’envoyez bouler ou êtes moins agréable que d’habitude, mais venant d’une personne ayant de la culture, de l’intelligence, un niveau de formation au dessus de la moyenne, que vous puissiez tomber dans des pièges aussi gros me désole. L’acteur et les guignols; ce devrait plutôt être l’acteur EST un guignol.

    Vous faites parti de la population qui est en possibilité de faire élever le débat, d’expliquer aux gens, d’enquêter car c’est votre métier, vous savez comment faire, vous avez des relations, vous savez présenter des informations et paf (pastèque) :
    1) on saigne ceux qui gagne de l’argent
    2) un péquin (j’ai évitez l’insulte, je fais attention, mais ca rime) dit, en gros: fuyez ce pays de cons.

    a) Entre 1998 et 2005 le revenu RÉEL des 0,01% les plus riches à augmenté de 42.6% (1). Donc soit on nous ment, soit je ne comprends pas. Si on part du fait que les plus riches partent, la part des 0,01% les plus riches (restant) devraient avoir un revenu qui diminue, puisque les plus riche d’entre eux ne seraient plus là il resterait alors que les pauvres des riches. Or ce n’est pas le cas. Donc il y a un soucis.
    Pardonnez-moi de ne pas absorber les conneries qu’on nous sert en ce moment, en plein renoncement à un minimum de solidarité envers les plus pauvres (et je ne m’inclue pas dans cette catégorie, mais avec mes 753 euros par mois, je me sens avoir un peu de mal à faire plus pour eux que de donner de mon temps). Et je dois avouer qu’on ne me prend pas 85% de ces derniers, même en incluant la tipp et les diverses taxes que je paie quand même.

    b) l’autre péquin qui explique qu’il faut que les jeunes se barrent est à des millions de kilomètres à coté de la plaque. Les politiques rassis et mafieux, les journalistes crétins et vendus ne sont pas la france : ce sont juste une caste de cons qui accaparent le pouvoir. Or, sans vouloir vous mettre de plus mauvaise humeur, nos « jeunes » plutôt que de partir, ils devraient se « battre » (avec les armes s’il le faut) pour que cela change, parce que ce pays n’est plus le nôtre (les vieux, les plus de 45 ans) mais le leur. La terre n’est pas … blablabla … disait St Exupéry. Dès lors dès que j’entends ce discours de carpettes j’ai envie de bondir. c’est à cause des carpettes comme ce crétin que la france est sclérosée : s’il passait autant de temps à dire battez vous que de dire barrez vous (il y a le même nombre de lettres, ce n’est pas pour faire plus court parce que les gens y veulent plus lire.) ca changerait peut être.

    Enfin vous trouvez que je suis toujours contre vous, si on relis les premier billet que vous faisiez sur le maichant ninternet tout gratuit qui tuait tout : ce que je disais à l’époque est ce que je dis aujourd’hui, par contre votre discours a changé pour se rapprocher du mien (et de DM et de nombreux autres).

    Ensuite il y a tout plein de sujet ou je n’ai aucun avis sur la question donc parlez pour ne rien dire… Ou avez vous vu que je n’étais pas d’accord avec vous sur le peu de considération des vrais journalistes, des reporters de guerre, des magazines qui essayent de faire différent, des lectures que vous trouvez admirables ? parce que je ne viens pas faire les groupies avec les +1 : c’est pas trop mon truc.

    Je trouve juste dommage que des journalistes relaient sans trop réfléchir des idées qui ne sont pas idiotes (parce qu’elles poursuivent un but) mais mensongères et malhonnêtes. Vous êtes, et je trouve cela triste dans l’acceptation de ce qui se passe et dans la justification en pensant un jour que c’est à vous que l’on prendra les 85% de votre salaire. Vous vous laissez manger par les histoires que l’on raconte pour endormir ou culpabiliser.

    Attention je ne défends pas Normal 1er (je l’exècre) mais je trouve un peu fort de café ceux qui ont un peu de mal à trouver normal de ponctionner un peu plus que d’habitude les plus aisées lorsqu’on écrase le moyen et le pauvre pour continuer de vivre dans l’opulence en ne foutant rien.

    Si vous avez pu croire une seule seconde que grosse truffe s’en va parce que d’un seul coup trop c’est trop, à 63 ans, avec la succession qui arrive, c’est que la grosse truffe c’est pas lui.

    Depadiou « aurait » un patrimoine d’environs 85 millions d’euros, une dizaine de société, des restaurant, des sci … et des revenus d’environs 2 millions d’euros par ans.

    (1) http://rougemidi.org/IMG/pdf/rapport_hauts_revenus_en_France_07_07.pdf

    Commentaire par herve_02 — 19/12/2012 @ 22:29

  84. @ Patrickc : « Il n’y a pas de taxe à 75 % proprement dit ». Vous n’êtes pas assez stupide pour ne pas avoir relevé qu’il s’agissait d’un abus de langage : une « formule elliptique » quoi !

    Pour l’essentiel, j’avais pris le soin de m’exprimer au conditionnel. Mais vous avez raison la rigueur s’impose.

    Ainsi, s’agissant de la CSG en raison des nouvelles modalités d’imposition des revenus du capital, soumis au barème progressif et plus au prélèvement forfaitaire libératoire, sauf exceptions, une partie de la CSG payée sur ces revenus sera déductible des revenus imposables de 2012. Mais cette fraction déductible sera fixée à 5,1 %, comme pour les revenus du travail, contre 5,8 % précédemment.

    Pour le surplus, en effet, vous avez raison le PLFR a fait la navette et la chambre mixte paritaire l’a rejeté. La loi n’est donc pas adoptée et s’agissant des plus values mobilières les plus values 2012 resteraient donc soumises à une imposition forfaitaire mais au taux de 24% auquel s’ajouteront 15,5% de prélèvements sociaux soit une taxation globale de 39,5 %.

    Les plus-values réalisées en 2013 avec l’application du barème progressif de l’IR le taux marginal est de 60,50% (i.e. IR 45% et PS de 15,5%).

    Toutefois, l’instauration d’un système de quotient variable en fonction de la durée de détention des titres cédés permettra de tenir compte du caractère pluriannuel de la plus-value pour les trois premières années d’application du barème progressif de l’IR avec un abattement proportionnel et progressif en fonction de la durée de détention des titres : 5 % pour une durée de 2 à moins de 4 ans, 10 % pour une durée de 4 ans à moins de 7 ans, abattement qui serait augmenté de 5 points par année de détention supplémentaire au-delà de la 6ème année, pour atteindre 40 % à l’issue de la 12ème année.

    Cet abattement ne serait décompté qu’à partir du 1er janvier 2013, soit potentiellement 40% d’abattement au maximum.

    En définitive, le dispositif d’abattement pour une durée de détention prévu en faveur des dirigeants de PME qui cèdent les titres de leurs sociétés en vue de leur départ à la retraite est maintenu et prorogé jusqu’au 31 décembre 2017 mais celui appliqué en cas de réinvestissement de la plus value serait toutefois réaménagé.

    En réponse au mouvement des pigeons un nouveau régime concernant les actionnaires actifs est prévu dans le texte qui sera soumis au vote définitif. Ces actionnaires conserveraient – sous certaines conditions – un taux d’imposition de 19% en lieu et place de l’imposition forfaitaire au taux de 24 % pour 2012 ou de l’imposition selon le barème de l’IR (à compter des plus-values 2013).

    @ hervé_02 : Merci d’avoir amené une touche d’honnêteté intellectuelle

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 19/12/2012 @ 23:12

  85. Bonsoir Aliocha,

    Je l’ai entendu ce soir sur Europe 1 face à Olivier Duhamel et Thierry Pech, directeur de la rédaction du magazine mensuel Alternatives économiques.

    Je l’ai trouvé fort mal inspiré et comme le lui a fait remarquer Thierry Pech dont j’ai trouvé la réflexion pertinente : il devrait faire le tour de l’Europe et s’aprcevrait vite que ce sentiment de « sinistrose » qu’il véhicule n’a aucune réalité.

    Je vais réécouté l’émission !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 19/12/2012 @ 23:24

  86. @Le Chevalier Bayard : un sentiment n’a jamais de réalité, par définition 😉 celui-là moins qu’un autre. C’est cela qui m’irrite, comme Abiker d’ailleurs. Car ce que vous entendez souligner c’est qu’il ne s’appuie sur rien, ce qui est exact. Il n’empêche que je ne vois autour de moi que des gens qui chouinent en oubliant singulièrement qu’ils font partie des mieux lotis de la planète. C’est sans doute un problème de discours politico-médiatique mais c’est pesant.

    @Herve_02 : c’est vous qui critiquez Abiker, alors que justement votre post, comme beaucoup d’autres, évoque un ras le bol général et une singulière irritation pour ne pas dire pire contre les « riches ». Vous n’êtes jamais d’accord avec moi, toujours grinçant, et vous me dites qu’Abiker déconne ? Depardieu se casse, il se casse. Si ce pays était bien dans ses pompes il s’en foutrait. La polémique haineuse qu’il déclenche suffit à illustrer ce que dit Abiker, non ? Notez, je commence à vous connaître, s’il avait dit que tout allait bien vous auriez hurlé contre la caste médiatique qui patauge dans le caviar et ignore tout de la dure réalité.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/12/2012 @ 08:54

  87. Bonjour Aliocha,

    Le synonyme du subtantif « sentiment » c’est aussi : opinion, idée, pensée, sens, conscience, intuition etc…donc si je vous suis bien toute opinion, toute idée exprimée (quelque soit le discours) reposerait toujours sur une réalité ? Moi aussi je sais vous chatouiller…

    J’imagine que vous avez l’info : la demande de nationalité belge de Bernard Arnault serait compromise… »l’impôt tu l’aimes ou tu l’acquittes »

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 20/12/2012 @ 10:05

  88. allez, c’est bientôt la fin du monder et ensuite Noël, donc rions un peu :

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/12/2012 @ 11:43

  89. @ Aliocha : oui ! Rions en choeur désormais on peut rire de tout…

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 20/12/2012 @ 12:10

  90. @laplume

    Je vous trouve un peu injuste. Il est super facile de caser quelqu’un dans une boite afin de décrédibiliser son discours (enfin la boite car l’étude du discours est absente). Moi aussi je peux le faire : de toute façon vous n’êtes qu’une journaliste : ils passent leur temps à passer les plats au pouvoir politico-éonomique donc de toute façon dès que l’on veut toucher à l’ordre établi vous êtes contre, vous voulez conserver votre petite parcelle de pouvoir et votre niche fiscale. D’ailleurs dans votre livre sur JK ….. blablabla…. Voila, ita missa est, allez dans la paix et la joie du seigneur.
    Est-ce que c’est une vision juste ?

    Vous télescopez 2 choses, 2 faces de la même pièces en disant : vous n’êtes jamais content. Je n’ai rien contre les riches, par contre les cons m’exaspèrent. Ce n’est pas être riche qui est « puant » : ce sont les nouveaux parvenus qui prennent la richesse comme un fin alors qu’elle n’est qu’un état.

    C’est exactement pareil à l’armée. J’ai fait mes classes en allemagne ou le sergent était un demi-dieu et le lieutenant une sorte de super héros qui pouvait vous carboniser d’un seul regard. Puis je suis arrivé au cabinet du ministre (chevènement à l’époque) et j’ai côtoyé le colonel Germanos et l’amiral Langlade : c’était des gens normaux, avec des responsabilités certes, du pouvoir, on ne leur tapait pas sur l’épaule mais on ne disparaissait pas à leur approche. Vous saisissez la nuance ?

    Lorsque l’on a fait sa fortune, naturellement, avec de bon investissement, du travail et de la chance, sans courir après, on a de l’argent sans s’en apercevoir. Oui on dépense dans des produits de luxe : qui préférerais Aldi à Fauchon, mais c’est un état, pas une recherche.

    En revanche lorsque l’on a couru après l’argent une partie de sa vie, que l’on a piétiné pour l’avoir, que l’on a triché, optimisé, caché, alors on compte chaque centimes et le moindre impôts est confiscatoire : « ma cassette » disait Arpagon.

    J’ai rien contre les riches (les vrais) mais j’exècre les cons.

    Ensuite sur machin : il y a une différence entre dire tout va bien et barrez-vous. Mais c’est vrai que la nuance, c’est pas très journalistique. On vit une époque formidable (enfin elle devrait) : toutes les certitudes libérales (ou neo-libérales) s’écroulent : on doit prendre du fric aux pauvres pour injecter dans les banques qui ont perdu au casino (l’argent de ce qu’elles gagnaient avant a …. disparu dans une singularité qui doit avoir un nom qui ressemble à clear stream), les grandes entreprises se font prendre le bras (ou le torse) dans le pot de confiture à tricher, voler, mentir, fomenter : le préfet qui a signé NDDL est chez Vinci actuellement, bonne place : même dans une BD se serait gros, mais putain dans la vraie vie ! ! !)

    Il y a donc la possibilité de tout remettre à plat : cela ne veut pas dire exproprier les riches, leur piquer leur cassette, mais réfléchir, tous ensemble, à une meilleur manière de gérer la société : à mettre des contre-pouvoirs véritables pour qu’un clampin élu ne puisse pas faire ce qu’il veut, par exemple en contradiction avec son discours électoral, mettre au point des mécanismes qui empêchent (ou punit très très très fortement) la triche et le contournement, qui obligent à raccourcir les circuits, qui empêche la concentration…

    Il y a tellement de chose à dire et à faire, alors les abrutis qui disent barrez-vous je les méprise. Et ce n’est pas complètement faux « contre la caste médiatique qui patauge dans le caviar et ignore tout de la dure réalité. » réfléchissez un peu à ce que vous pensez, la manière que vous avez de « sortir » de la crise et on en discute, mais pitié ce discours que tout le monde déteste les riches blablabla gardez cela pour des pigistes du figaro.

    Commentaire par herve_02 — 20/12/2012 @ 13:03

  91. Aliocha : « Depardieu se casse, il se casse. Si ce pays était bien dans ses pompes il s’en foutrait ».
    S’il y a eu tant de réactions, ce n’est pas simplement parce que Depardieu se casse. C’est parce qu’il se casse en faisant un bras d’honneur dans le genre : « je me tire pour pas qu’on me prenne un peu de mon superflu. Les pauvres peuvent crever, la solidarité nationale je m’en tape ».

    Commentaire par Gilbert Duroux — 20/12/2012 @ 15:50

  92. Etre fasciné par le fric, aduler les riches, les plaindre me procure toujours plus d’ahurissement ! Quel sont leurs mérites, leurs qualités, quelle est leur intelligence comparée à bien d’autres ? Est-ce le travail qui les a fait riches…pour une infime part seulement ! Qui fait la puissance et la richesse d’un grand groupe : le Conseil d’administration et l’encadrement… ou les travailleurs ? Enlevez les travailleurs : que reste-t-il ? Ce reste, quel chiffe d’affaires va-t-il être capable de réaliser ? Alors que des travailleurs sans encadrement, dans une SCOP par exemple parviennent à se débrouiller en étant solidaires, en devant le plus souvent se débattre dans un contexte qui ne leur est pas favorable.
    L’impôt est confiscatoire prétendent-ils…ça les décourage de travailler : et bien qu’ils laissent la place à ceux qui veulent travailler sans s’engraisser sur le dos des autres en se parant cyniquement des plumes du paon. L’impôt n’opère qu’une redistribution, débattue dans un cadre démocratique pour faire en sorte que nous puissions vivre ensemble dans une société qu’on voudrait apaisée et solidaire.

    Commentaire par BONNET Francis — 20/12/2012 @ 16:09

  93. @Gilbert Duroux,
    et si l’argent récolté par l’état servait à engraisser le surplus de fonctionnaires, d’élus et autres profiteurs du régime? les pauvres doivent-ils rester pauvres parce que vous refusez de virer les parasites de l’état et des monopoles ?

    Commentaire par zelectron — 20/12/2012 @ 17:04

  94. @ Hervé_02
    « mettre des contre-pouvoirs véritables pour qu’un clampin élu ne puisse pas faire ce qu’il veut, par exemple en contradiction avec son discours électoral »
    Ah bon, seriez-vous donc pour le mandat impératif, vraiment ?

    Commentaire par Maelle — 20/12/2012 @ 17:44

  95. ou à groupe de citoyens désignés par le sort pour contrôler les élus afin qu’ils s’en tiennent au mieux à leurs promesses électorales*
    (ironie v/s Henri Queuille)

    Commentaire par zelectron — 20/12/2012 @ 17:52

  96. En tout cas, moi,le texte d’Abiker, il me parle. Car c’est le sentiment diffus que j’éprouve depuis que je suis rentrée en France il y a quelques mois après des années passées aux Etats-Unis.

    Ici « on » n’aime pas la réussite, le succès (c’est une anecdote qui vaut ce qu’elle vaut, mais demandez-vous pourquoi c’est Omar Sy et non Jean Dujardin qui a reçu le César l’année dernière), ceux qui sont trop riches (no comment), trop talentueux (contrairement à ce que certains ont l’air de dire, Depardieu est réellement connu à l’étranger, d’ailleurs son actualite fiscale a été reprise dans les media anglais qui gloussent bien entendu), trop intelligents (je ne reviendrai pas sur le Grandes Ecoles & co bashing, certaines discussions ici même autour de l’affaire Kerviel étaient suffisantes). On se targue de penser out of the box, mais le politiquement correct a in fine raison de tout. On préfère critiquer plutôt que faire remarques positives (vous verriez la différence de ton entre les bulletins scolaires US et les français !).
    Je force le trait bien sûr, mais ça m’énerve! D’autant plus qu’en définitive tout ceci est davantage dans les mots, le discours que dans la réalite, c’est vraiment une question de mentalité et donc aussi d’image. Par exemple, un jour un chauffeur d’un taxi new yorkais m’a interpellée en se moquant des Français qui ne travaillent que 35 h, et je lui ai répondu que dans mon expérience les cadres en tout cas font plus d’heures à Paris qu’à NY.

    Au fait, ne vous méprenez pas, plein, plein de trucs aux Etats-Unis me débectent ou simplement me déconcertent. Mais on ne peut le nier, il y a là-bas un élan, une force positive dont la France manque cruellement.

    Commentaire par Maelle — 20/12/2012 @ 18:18

  97. @maelle

    Je ne sais pas, je me pose la question. Plus nous sommes proche du terrain, municipalité par exemple, plus le mandat doit être impératif. Maintenant sur des questions générales c’est compliqué de faire un mandat impératif, mais ce n’est pas infaisable.

    Je vous vois venir de loin, je vous connais, vous allez objecter que c’est compliqué à faire, qu’il y a plein de paramètres en ligne de compte qu’il faut des __spécialistes__ (moumoune), que la populace ne comprend pas les enjeux… tout ce petit discours un peu méprisant pour le quidam moyen.

    Mais admettons, il n’y a pas besoin d’un mandat impératif si la loi doit être votée par des parlementaires qui ne sont pas pieds et poings liés avec un parti politique qui les « force » à voter d’une certaine manière sinon il ne les « parraine » plus. La démocratie est morte. L’exécutif donne des ordres au législatif, impose une politique au judiciaire et intervient directement dans les affaire judiciaires dites sensibles.

    C’est comme disait Joffrin une monarchie élective, mais c’est parce que les gens votent pour, nous sommes d’accord, mais c’est parce qu’on les (in)forme mal école + média = merde.

    Si vous voulez mon opinion, ce n’est pas un mandat impératif qu’il faut mais des mandatés tirés au hasard.

    Commentaire par herve_02 — 20/12/2012 @ 18:25

  98. J’sais pas, mais j’ai moyennement envie de vivre en République Populaire de France …

    Commentaire par Maelle — 20/12/2012 @ 18:35

  99. Les députés doivent être élus en revanche la douzaine d’assesseurs se doivent d’être désignés par le hasard (pas d’accord du tout avec ce gauchiste de Chouard)

    Commentaire par zelectron — 20/12/2012 @ 18:39

  100. @maelle

    Vous êtes merveilleuse, toute pétrie de cet élan américain qui arrive à produire dans ce beau libéralisme 46 millions de pauvres, qui est endetté au delà de tout ce qu’il est possible d’imaginer (et qui contrairement à tous les pays d’europe imprime comme bon lui semble ce papier d’emballage vert ou il est écrit ‘in god we trust’) , qui arrivent à aller massacrer des gens __chez eux__ depuis un demi siècle qui à cause de sa manière très libérale de gérer l’économie a plongé le monde de la finance dans une merde noire. Je ne parle même pas des 2 bombes atomiques sur les japonais…

    non c’est vrai, il y a un élan « positif » qui doit nous faire réver… J’étais encore bien en deçà de la réalité lorsque je parlais de mépris. Vous avez été punis d’être obligé de revenir ? C’est triste, j’avoue.

    Commentaire par herve_02 — 20/12/2012 @ 20:22

  101. Etes-vous déjà allé aux EU, connaissez-vous des Américains ? De toute façon, ne voir dans l’esprit américain que le seul libéralisme est franchement réducteur.
    Pour rester dans un certain manichéisme, je pourrais parler un peu aussi des merveilles de l’Union Soviétique où j’ai passé, enfant, quelque temps fin 1970s/début1980s ; là-bas j’avais franchement l’impression d’avoir été punie !
    D’ailleurs je ne suis pas sure de comprendre votre phrase « J’étais encore bien en deçà de la réalité lorsque je parlais de mépris ».

    Au fait, on est revenu pour raisons familiales, et on se demande si on ne va pas assez vite repartir. J’aimerais pouvoir dire que c’est pour des raisons fiscales et patrimoniales mais ce n’est malheureusement pas le cas.

    Commentaire par Maelle — 20/12/2012 @ 21:21

  102. @maelle

    oui je suis allé aux US, 3 fois, dans 3 états différents à 3 âges différents et dans 3 contextes différents.

    Oui les américains que j’ai croisés, était des gens merveilleux, des grands enfants, et très agréables à vivre. Je n’ai pas vraiment connu de « working poors » (on a les fréquentation que l’on a…)
    J’ai connu des suisses également, des gens charmant, qui vivent lentement, chèrement, plutôt intelligent.
    J’ai connu des italiens etc…..
    Je connais des français, des riches, des pauvres, des bons et des cons.

    Un partout la balle au centre. Ca ne veux rien dire votre intervention, ca n’apporte rien.

    Ah si, je vous fait cadeau du point « portnawak » qui récompense ceux qui parle de l’union soviétique lorsque l’on parle des travers des us, eldorado de l’intelligent, de celui qui sait, celui qui comprend…

    Si, si je pense que vous comprenez très bien ma phrase.

    Le sens de mon intervention générale, c’est qu’il y a une différence entre le peuple, les habitants et le pays, sa politique. Et ne pas voir que l’économie US a profité grandement de bretton woods (cf théorie des n+1 monnaies), a exporté son chômage et importé sa croissance, ne pas voir également que l’industrie allemande à bénéficié d’un sacré coup de fouet avec tout cette main d’oeuvre gratuite pendant l’allemagne nazy et que si on a changé les gens, l’outil est resté.

    La « différence » de succès en regardant de ci de là sans regarder ce qu’il y avait avant est une grave erreur que font les economètres. Et oui j’ai aussi fait une école de commerce …

    Si vous pensez que les us sont pour vous un terrain plus propice à vous épanouir, demander votre nationalisation et rendez votre passeport français, quitter ce monde de boue emplie de cons pas très intelligents qui ne pensent qu’a taper sur des riches et ceux qui savent.

    Commentaire par herve_02 — 20/12/2012 @ 21:41

  103. Aller, je pense qu’il vaut encore mieux en rire … Et pour faire plus court que Bedos :

    Commentaire par Yves D — 20/12/2012 @ 23:08

  104. @ Aliocha # 51 :

    « …Je crois préférable de gérer ce qu’on a, ce qui commence par calculer une fiscalité qui ne décourage personne d’être en France, d’y investir et d’y créer des emplois. »

    Je ne suis pas spécialiste, mais j’ai le sentiment que les cadeaux fiscaux qui se sont accumulés depuis des lustres, à l’endroit d’une certaine catégorie de personnes, font qu’il sera très difficile d’établir une fiscalité qui soit de nature à détourner tout ce beau monde de pratiquer ses deux activités favorites : évasion et fraude fiscale.

    Si j’en crois ce que disent ces affreux gauchistes du « Diplo », et certains autres (probablement tout aussi hirsutes et dépenaillés à force de vociférer contre cette ventripotence qu’on voudrait voir rendre gorge 🙂 ), la course à l’échalote du moins-disant fiscal qui a cours depuis trop longtemps chez nous a eu pour effet indésirable de développer certaines habitudes, qui se révèlent très difficile à combattre (Bad Habits Die Hard !).
    C’est du moins ce que m’inspire le fiasco retentissant qu’ont connues les deux moutures successives du Bouclier Fiscal, version De Villepin et Sarkozy.

    Si j’ai bien compris (ce dont je doute en matière fiscale, tant je suis nul !), on pensait enclencher un cercle vertueux en restituant, via de beaux chèques estampillés « Bercy », des sommes indument siphonnées par les sangsues de l’administration fiscale, afin de rassurer tout ce beau monde…
    mais patatras ! On nous pond des listings entiers, en provenance d’HSBC, pour nous dire qu’en fait, ben rien n’y fait, et que les cadeaux consentis par les gouvernements successifs ne valent pas tripette.

    Et là-dessus, deuxième service ! Voilà-t-y pas qu’un journaleux de La Croix se met en tête de faire la lumière sur les filières d’évasion montées par UBS auprès des contribuables européens, honteusement rançonnés par leurs états respectifs. Si j’en crois ce que j’en ai entendu, ce seraient quelques cinq cent milliards d’euros que la France aurait perdu en route… une paille, hein 🙂 ?

    Alors je pose la question, sans malice aucune, sans esprit de contradiction, juste avec sincérité et naïveté : comment peut-on inverser pareille tendance ? Par quel tour de magie fiscal peut-on arriver à freiner pareille dérive ?

    Moi j’ai peur que ça ne soit foutu pour cette génération. Y’a plus qu’à espérer en la prochaine, qu’elle réinvente un peu le civisme, tant chez le contribuable que chez l’élu.

    Commentaire par Zarga — 20/12/2012 @ 23:54

  105. Herve, il est assez difficile de discuter avec vous car vous ne voyez pas, ou plutot refusez de voir, les nuances ou les sous entendus ironiques que les autres mettent dans leurs propos. C’est plus facile ensuite de critiquer …

    Je pense que j’ai suffisamment vecu aux Etats Unis pour realiser les differences de Weltanschuung, pour emprunter une expression a vos amis allemands, de vision de monde, entre les Americains (ou pour reprendre votre terminologie le peuple americain) et nous.

    Au fait, puisque vous parlez de mepris, faites attention, votre paragraphe sur l’importance de remettre les choses dans une perspective historique en est empreint. En ce qui me concerne, c’est meme une critique qui tombe tres, tres mal ! Alors, moi qui n’ai pas fait d’ecole de commerce, je peux vous dire que, contrairement a ce que vous semblez suggerer, la force industrielle de l’Allemagne remonte au milieu du XIXe siecle, bien avant le  Troisieme Reich. Vous n’avez jamais entendu parler de la figure du commis-voyageur allemand dans la litterature romanesque du XIXe siecle ? Et pourquoi ne pas avoir  evoque, pendant que vous y etiez, Werner Von Braun pour parachever votre demonstration en faisant un beau lien avec la puissance americaine …

    Commentaire par Maelle — 21/12/2012 @ 00:20

  106. @ Maelle # 96 :

    Bonjour Maelle, et merci pour le parfum de sincérité qui se dégage de votre contribution, c’est très rafraîchissant !

    Je pense qu’il y a confusion dans votre description, entre la réussite et certains comportements qu’elle induit ici, en ces temps de pognon-roi.

    Je ne pense pas que ça soit la réussite en elle-même qui provoque ce sentiment de rejet, ou d’agressivité envieuse, mais plutôt la morgue et un certain mépris que peuvent favoriser une certaine réussite.

    J’en veux pour preuve deux exemples plus qu’éloquents : Jean jacques Goldman et Francis Cabrel (restons parmi les artistes) : je vous mets au défi de trouver qui que ce soit pour démolir leur réussite, et leur trouver une liste de défauts qui serait longue comme le bras, et qui serait bien sûr à imputer à leur réussite… à part les pisse-vinaigre de service, vous n’en trouverez aucun pour les débiner.

    Ça me ramène à ce que disait Morgan Freeman, le juge de « The bonfire of the Vanities » : il appelait tout ce beau monde qui se déchirait, tous plus minables les uns que les autres, à mieux se comporter… « Be decent people » implorait-il.

    C’est selon moi ce que sont les deux artistes dont je parle…

    Petite remarque sans aucun lien avec ce qui précède : vous avez récupéré un clavier « AZERTY » ?
    J’ai plusieurs fois remarqué que vos contributions ne comportaient aucun accent, et là… Tadam !!! Les accents sont de retour ! 😉

    Je me souviens que lors de mes séjours en Angleterre et en Irlande (Éire), les accents me manquaient tant que j’avais appris la liste des codes « ALT + » pour pouvoir clavarder comme je l’entendais !

    Au plaisir de vous relire ici.

    Commentaire par Zarga — 21/12/2012 @ 00:30

  107. Ah ben ayé, apus les accents… Flûte!

    Commentaire par Zarga — 21/12/2012 @ 00:33

  108. Bien vu, Zarga ! A mon retour en France, j’ai recupere des claviers francais, alors maintenant ca depend de quel engin je me connecte. A vrai dire, j’ai un peu honte de ne jamais avoir appris les codes accent … Have a good night !

    Commentaire par Maelle — 21/12/2012 @ 00:44

  109. Moi je regrette de n’avoir pu aller aux U.S.A.

    En Irlande, j’avais fait la connaissance d’un couple charmant, de Long Beach, CA. Ils m’avaient proposé de m’héberger une quinzaine, le temps de se poser, et le visa J1 me permettait d’entrer dans le pays sans trop de difficultés.

    Mais hélas, pas assez de sousous sur le compte bancaire à l’époque, donc pas de voyage, pas de Spruce Goose, que dalle…

    Dommage.

    Commentaire par Zarga — 21/12/2012 @ 00:48

  110. Zarga : « J’en veux pour preuve deux exemples plus qu’éloquents : Jean jacques Goldman et Francis Cabrel (restons parmi les artistes) »

    Bon, d’accord, c’est pas tout à fait de l’argent sale. Mais tout de même, Goldman a assis sa réussite en écrivant des chansons pour Céline Dion. L’humanité souffrante ne lui dit pas merci.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 21/12/2012 @ 02:05

  111. Certains s’émeuvent du triste sort des pauvres riches à qui l’impôt sur le revenu vient prendre une part importante de leurs délirantes rémunérations. Impôt confiscatoire qui les décourage de travailler et d’investir. Pour ma part je suis beaucoup plus ému par le sort des travailleurs pauvres. Je me demande comment ils peuvent continuer à être motivés pour le travail en regard des rémunérations « exorbitantes » que leur octroient, contraints et forcés leurs riches et généreux employeurs. Il leur faut faire preuve d’un esprit de dévouement, d’altruisme et de sacrifice inimaginable et bien méritoire pour accepter de travailler (quand on leur donne du boulot) à de telles conditions.
    Oui 75 % c’est énorme…seulement ce qui reste représente environ 20 années de salaires pour un travailleur au Smic…alors choisit ton camp Camarade !
    Certains s’émeuvent, s’offusquent et dénoncent l’assistanat, la fainéantise des chômeurs qui pour certains osent frauder afin de percevoir des allocations sociales auxquelles ils n’ont pas droit.
    Ce sont sans doute les mêmes qui plaignent ces pauvres riches vilipendés par la populace. L’Humanité progresse : elle vient d’inventer la Morale à géométrie variable !
    Un chômeur est un fainéant doublé dans certains cas d’un fraudeur, alors que le riche méritant courageux généreux investisseur (souvent subventionné…) se voit contraint « d’optimiser sa situation fiscale » pour éviter la déprime grave !
    Salauds de pauvres, ingrats, qui ne mesurent pas tous les sacrifices que les riches consentent pour eux afin d’assurer leur bonheur !

    Commentaire par BONNET Francis — 21/12/2012 @ 11:52

  112. « Oui 75 % c’est énorme… »
    En pus, c’est même pas si énorme que ça puisque, si j’ai bien compris, 75 % c’est au dessus d’un certain montant, fort élevé. En dessous, ce qui est gagné n’est pas taxé à 75 %.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 21/12/2012 @ 12:06

  113. Il est clair que ce n’est pas la réussite ou le succès qui est mal aimé, selon un cliché régulièrement rapporté par des personnes riches qui sont gênées aux entournures quand on leur demande combien ils / elles gagnent. Pour preuve, cet article du point :
    http://www.lepoint.fr/societe/jean-jacques-goldman-et-simone-veil-personnalites-preferees-des-francais-21-12-2012-1604930_23.php

    C’est simplement l’absence de décence, le fric érigé en valeur ultime qui sont honnis, ce dont je ne peux d’ailleurs que me réjouir. Si certaines personnes riches renâclent à révéler leur revenu, c’est parce qu’elles se rendent bien compte de la disproportion de ceux-ci avec le revenu du travailleur lambda, elles sentent confusément que quelque chose ne tourne pas rond, que cette échelle des salaires est indécente. Je n’aurais aucun problème à voir mon ou ma patronne gagner des millions si une échelle de 1 à 20 ou 30 était respectée, du plus haut au plus bas salaires de l’entreprise (y compris les sous-traitants).

    Sans même parler de solidarité nationale – je comprends très bien que la valeur patriotisme soit placée loin derrière d’autres valeurs – qu’une personne très riche aille jusqu’à changer son lieu de vie pour économiser un peu d’argent qu’elle n’aura jamais le temps de dépenser, alors il y a un renversement des valeurs, une certaine vanité qui peut légitimement choquer. Rien à voir avec le succès ou la réussite.

    Commentaire par kuk — 21/12/2012 @ 15:34

  114. @ 112 Gilbert Duroux : mais oui…bien sûr, il s’agit de 75 % sur le montant des revenus imposables excédants 1 million part part. Un couple marié avec 2 enfants (=3 parts) ne sera imposé à 75% qu’au delà de 3 millions € de revenus nets imposables. Dans cet exemple, en 2012 (revenus de 2011), les revenus inférieurs à 3 M € seront taxés (selon le barème) à 0% jusqu’à 17889 €, puis 5,5 % de 17890 à 35688, puis 14 % de 35689 à 68260, puis 30% de 68261 à 70830, puis 41% de 70831 à 3 M€ : soit 1.207.270 € auxquels il faudra ajouter les 75% sur la part des revenus excédents 3 M€. Avec 4 M€ de revenus nets imposables le montant de la cotisation devrait donc être de 1.957.270 €, soit à peine 50% du revenu. Pour les revenus de 2012, le barème va être un peu augmenté, on dépassera peut-être légèrement les 50% ! C’est vrai qu’à ce tarif là, c’est à vous dégoûter de bosser !

    Commentaire par BONNET Francis — 21/12/2012 @ 15:50

  115. J’adore Gérard Depardieu il a fait beaucoup pour le cinéma français donc tout mon respect à ce grand acteur !

    Commentaire par Chat webcam — 21/12/2012 @ 19:18

  116. « Avec 4 M€ de revenus nets imposables le montant de la cotisation devrait donc être de 1.957.270 €, soit à peine 50% du revenu ».
    Je crois même qu’en faisant des travaux d’isolation de sa (ses) maison(s) l’heureux gagnant peut même déduire quelque chose des impôts. Sans compter qu’on fait des économies de chauffage quand on a les moyens de bien isoler sa (ses) demeure(s).
    Sans parler bien sûr des autres niches fiscales quand on investit outre mer… ou dans le cinéma.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 21/12/2012 @ 19:58

  117. @Gilbert et Francis

    oui c’est exactement cela… quand la richesse n’est plus un état mais un but à atteindre. Je me faisais cette réflexion en roulant ce matin…

    Lorsque les tranches ont été créées elles avaient pour but de décourager de tout rafler ET de redistribuer ce qui était un peu over, et puis avec le temps, la croissance à 2 chiffres, le rêve américain en carton pâte (il doit y avoir, à mon avis, en %, autant de réussite au rêve américain que de gagnant au loto), on a décidé de permettre à ceux qui sont les plus riches de contribuer de moins en moins, parce que l’argent de la croissance coulait à flot et que plutôt que de mettre de coté pour les jours sombres (ce que fait le plus simplet des péquins) ils ont « optimisé », soit disant pour « attirer les cerveaux », ( faut voir ce que l’on a comme cerveaux dans les grands entreprises en france. Des cerveaux de la truande oui, mais de l’innovation non). Ils ont permis à ceux qui croulait sous le pognon d’en prendre de plus en plus et surtout de prendre l’habitude de ne pas donner ou partager (même les animaux partagent…)

    Ensuite, à cause d’une certaine collusion entre les grands (politiques + économies) on a un peu laissé faire ceux qui truandent, comme si ils étaient au dessus de la loi, peut être à cause de « la » contribution à la « cause » commune, ou cette notion que l’on sens poindre dans certains discours ici de supériorité par rapport au « peuple » trop con pour comprendre, enfin…. une justice pour le bas peuple et une autre pour les « bienfaiteurs »… Et il ne faut surtout pas que le peuple se mêle de ce qu’on lui impose, sinon c’est la république populaire de france, mieux vaut la monarchie bannanière de science-po pour certains : il n’est que voir ou nous en sommes pour comprendre toute leur intelligence.

    Et il arrive ce qu’il arrive, lorsque ceux d’en haut font des conneries, ceux d’en bas payent : eux les profiteurs, les faignants, les assistés. Pas comme ces grosses boites qui croulent sous les marchés publics, les subventions, les allègements : 20 milliards de plus cette année. Ce sont forcément les gauchistes de fonctionnaires qui font crouler la france, et attention, pas les hauts inspecteurs des finances, aux salaires hors classes, qui naviguent de conseils d’administration en conseils d’administration ou ils se renvoient l’ascenseur dans une sorte de partie fine consanguine, c’est le péquin d’en bas, qui travaille avec sa gomme et des 1/4 de post-it, à faire tout seul le travail de 3, dans une ambiance qui pousse au suicide : et hop un de moins à payer.

    Oui on a perdu la notion de travail. Ceux qui « savent » se remémorent le bon temps de la croissance facile du temps des colonies et des esclaves, cette main d’oeuvre bon marché, déjà contente qu’on leur apporte la civilisation. Nous assistons à la même chose aujourd’hui, le même ressort « intellectuel » : ils « nous » donnent déjà du travail, de quoi on se plaindrait. Les bienfaits de la nouvelle colonisation de la classe pauvre et moyenne.

    Mais lorsque l’on vient dire cela, la horde arrivent pour tacler ceux qui haïssent les riches, la réussite (quel effort, quelle innovation pour les 20 milliards sur notre dos ?), tous ses crèvent la faim de travailleurs pauvres qui ne comprennent pas ce qu’est la Grande France, celle qui gagne, celle qui travaille (lol ou WTF).

    On croirait un discours de « gauchiste » alors que je suis profondément de droite, mais de cette droite qui pense que les règles valent pour tous, de cette droite qui pense que les institutions ne doivent pas être « utilisées » mais respectées, de cette droite qui pense que SA réussite passe par celle des autres.

    Sûrement un truc de « gauchiste », que nous français un peu con ne pouvons pas comprendre.

    Commentaire par herve_02 — 21/12/2012 @ 21:10

  118. @116 Hervé,
    c’est difficile de défendre ce point de vue, mais j’y souscrit majoritairement.

    Commentaire par zelectron — 21/12/2012 @ 21:30

  119. @maelle

    Juste une question un peu idiote, puisque vous avez une culture historique impressionnante…

    Agfa, BASF, Hoechst, Bayer AG c’est la continuité du voyageur de commerce allemand du 19ème ?

    Commentaire par herve_02 — 21/12/2012 @ 21:34

  120. @ Herve_02
    Vous intervertissez causes et consequences. Les Nazis se sont precisement appuyes sur le fait que l’Allemagne etait deja une tres grande puissance industrielle. D’ailleurs je ne comprends pas trop les societes que vous citez pour prouver votre propos car elles ont toutes ete fondees dans les annees 1860 sous Guillaume et Bismarck. D’ailleurs il est meme communement admis de faire remonter la force industrielle de l’Allemagne au Moyen Age …

    Commentaire par Maelle — 22/12/2012 @ 00:34

  121. @Maëlle : la question est : quel propos herve_02 veut-il prouver ? Si l’on se cantonne à ce qu’il a écrit précédemment, à savoir que « industrie allemande à bénéficié d’un sacré coup de fouet avec tout cette main d’oeuvre gratuite pendant l’Allemagne nazie »; les exemples cités sont assez bons, certains des dirigeants de ces entreprises ont été jugés à Nuremberg pour ces recours. Mais cette affirmation n’entre pas en contradiction avec le fait que ces industries étaient déjà puissantes avant la guerre. Bref, vous avez tous les deux raison.

    Commentaire par kuk — 22/12/2012 @ 09:07

  122. Ok, Kuk. Mais l’Allemagne nazie a ete vaincue et l’industrie allemande elle est toujours la, et sans main d’oeuvre gratuite (on pourrait malheureusement rajouter cobayes humains). Bien sur je ne nie pas que le Troisieme Reich a ete une periode faste pour elle et que les allies aient choisi de l’epargner (en partie comme vous le savez sans doute pour eviter que ne se reproduise l’apres 14-18, mais en la placant dans un garde fou europeen). Mais fustiger l’economie allemande en suggerant que sa force viendrait d’abord de l’epoque nazie me semble un raccourci bien facile. En contre exemple, je citerais l’economie de plantation basee sur l’esclavage dans le sud des Etats Unis qui elle n’a pas survecu a l’abolition.

    Commentaire par Maelle — 22/12/2012 @ 10:51

  123. @maelle

    Ce que je veux dire, c’est que BIEN QUE l’industrie allemande était présente bien avant (et la française aussi), le fait de bénéficier de main d’oeuvre gratuite, de terrain de recherche « interdit par l’éthique », de cobayes humains gratuits pour tester rapidement sans se poser trop de questions permet de « booster » une industrie et lui donner quelques années d’avance dans la « course » industrielle. D’ailleurs de nombreux « scientifiques » nazi ont été « récupérés par … les US (la boucle est bouclée).

    Je suis désolé de vous contredire, mais les 4 exemples cités n’existent pas depuis 1860, elles sont le résultat de la scissions de IG Farben, bien connu pour avoir utilisé de la « main d’oeuvre » gratuite, et même directement dans les camps et d’avoir inventé le Zyclon B et autre biocide… et Hop les 4 sont des reines de la chimie… c’est ce que l’on appelle une coïncidence.

    Pareil pour mercedes-benz, dans une moindre mesure ou wolkswagen crée directement par le régime nazi, même si rien ne sortait à la « libération ».

    Oui actuellement il n’y a plus de main d’oeuvre gratuite : mais on voit une paupérisation de la « classe ouvrière » allemande. Ce qui a fonctionné sur la lancée de la recherche et construction pendant la guerre, à poursuivi pendant la période de reconstruction, s’essouffle aujourd’hui et ne tient que par la paupérisation de ses « ouvriers ». Ce modèle ne fonctionne pas.

    Il n’y au aucun pays dans le monde qui montre que le libéralisme fonctionne : c’est à dire arrive à organiser une société qui « fabrique » un vivre ensemble acceptable pour ce siècle. Toutes les « théories économiques » ne sont que des théories et les « grandes écoles » savent produire des gens très « intelligents (??) » capables de fabriquer des produits financiers adossés à des maths, des modèles de croissance (lol), mais in fine, dans la réalisation concrète, dans la vie de la cité : c’est juste de la merde permettant, sous certaines conditions, de faire gagner un peu d’argent à quelques uns en paupérisant le reste de la population.

    Que votre amour des grands espaces de la conquète de l’ouest ne vous permette pas de saisir le tableau d’ensemble : une population (en europe, en allemagne, aux us, en chine…) qui devient de plus en plus pauvre alors que la richesse produite est de plus en plus importante, soit. Mais si vous trouvez que c’est une forme d’intelligence que cela, je n’y peux rien. C’est du travail d’économètres, tout juste capables de surveiller un indice particulier et qui ne s’aperçoit pas que l’ensemble devient le radeau de la méduse.

    Commentaire par herve_02 — 22/12/2012 @ 11:47

  124. Non, Herve, ces societes ont ete fondees dans les annees 1860 lors de la revolution industrielle allemande apres l’unification et ont ete agglomerees au milieu des annees 1920 (donc sous la Republique de Weimar) a IG Farben. D’ailleurs, si du moins c’est ce que vous voulez dire, parler de liberalisme, de capitalisme pour l’ideologie economique nazie n’est selon moi pas tres approprie.

    Pour le reste de votre propos, nous sommes tellement peu sur la meme longueur d’onde que je n’ai pas grand chose a rajouter.

    Commentaire par Maelle — 22/12/2012 @ 12:08

  125. Au titre des dommages de guerre, les français ont pillés tout ce qui était machines et autres outillages qui leur semblaient intéressants, et comme toujours avec les militaires, ces « prises de guerre » sont arrivées dans un état lamentable en France. (de vieux coucous qui permettaient de fumer quelques cigarettes pendant le cycle d’usinage …)
    Le plan Marshall accepté par nos cousins germain a été boudé par notre « cher » gouvernement d’alors.
    Donc les tentons qui n’avaient pas oublié leur savoir faire se sont mis à construire des machines encore plus performantes que celles dont on les avait débarrassé… on continue ?

    Commentaire par zelectron — 22/12/2012 @ 12:23

  126. non maelle, ce n’est pas ce que je veux dire. Mais il ne sert à rien de discuter. nous perdons notre temps l’un et l’autre.

    Commentaire par herve_02 — 22/12/2012 @ 13:16

  127. @Maelle : là où herve_02 est lucide c’est à propos de sa vision sur la finance privée d’aujourd’hui dont les « grandes écoles » forment des individus prompts à produire des modèles de « croissance virtuelle » qu’à coup d’ « hystérie mathématique ».

    En effet, il faut savoir qu’ il y a dans le monde aujourd’hui une liquidité mondiale créée par les banques (elle a doublé de puis 5 ou 6 ans) qui est à 800 T (T étant le symbole de l’unité monétaire du trillion) c’est-à-dire à 800 000 000 000 000 Mds $ – 10 puissance 12 « échelle courte » – qui se ballade dans le monde et que sur les milliers de transactions quotidiennes seul 2% est consacré à l’économie réelle les 98 autres pour cent ne font que « jouer » sur des marchés spéculatifs et ça peut donc exploser tous les jours parce que la contrepartie de cette monnaie n’est pas en sécurité c’est un endettement exponentiel donc un désordre mondial potentiel.

    Pour le moment tout le monde se fout de la Chine (Michel Rocard ce matin sur Europe 1) et sa crise immobilière pourtant c’est la même qu’il y a 5 ans aux Etats-Unis… « une méga-bulle à côté de laquelle les sub-prime sont une rigolade »

    http://gauthier.blogs.nouvelobs.com/bulle-immobiliere/

    http://www.lepoint.fr/economie/quand-la-chine-s-effondrera-06-06-2012-1470082_28.php

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 23/12/2012 @ 01:04

  128. @ Le Chevallier le passage que je trouve admirable du premier lien :
    « Les ravages engendrés par cette ruée vers le chiffre sont aujourd’hui dénoncés par tous : saccage de l’environnement, pollution effarante en ville comme à la campagne, protection quasi inexistante des droits et de la santé des travailleurs, etc. Mais il existe aussi des coûts cachés, peut-être plus dangereux aux yeux des économistes….. »

    La croissance à une sale tendance à se faire eu détriment de ceux qui travaillent. C’est pour cela que le modèle ne peut pas fonctionner : nativement il n’est pas viable. Ce qui plait à ceux qui « savent » c’est qu’en chine l’ouvrier on peut le faire crever à la tache, lui taper sur la mouille par la police et continuer comme avant : « le pouvoir n’est pas dans la rue » et rien ne doit arrêter la croissance.

    Même maelle devait poser ses yeux énamourés vers la réussite de cette « république populaire de chine » qui gagne.

    Commentaire par herve_02 — 23/12/2012 @ 11:19

  129. @Herve_02 : quelqu’un qui ne pense pas comme vous n’est pas un idiot, c’est juste quelqu’un qui ne pense pas comme vous. J’entends que la discussion reste civilisée et qu’un commentateur, ici Maelle, ne se retrouve pas sous le feu des procès d’intention. Au demeurant, je ne vois pas le rapport entre la bulle immobilière chinoise évoquée par Chevalier Bayard et Depardieu. Ce dernier a gagné beaucoup d’argent en distrayant les foules, normal, nous sommes dans une société de loisirs. Vous vouliez quoi ? Qu’il renonce à ses cachets ?Et vous voulez quoi maintenant ? Qu’il donne tout ? D’un côté on lui dit : tu vaux ça. De l’autre des politiques à la légitimité douteuse lui disent : tu rends la majeure partie parce que c’est la merde. Les mêmes qui ont laissé se creuser le déficit, qui ont été défaillants dans la surveillance de la finance, qui ont dépensé l’argent public comme s’il poussait dans les champs, qui ont pris de mauvaises décisions économiques, qui, pour certains ont les mains dans le pot de confiture. Un peu de cohérence. Tout le monde vit à crédit depuis des décennies. Tant que ça marche, on flambe. Quand ça pète, on trouve des boucs émissaires parmi ceux qui s’en sont sortis mieux que les autres. Les financiers les plus libéraux disent, c’est la faute au politique qui déconne dans l’utilisation des manettes économiques. Les politiques répondent, c’est la faute à la finance démente et vérolée. On avancerait plus vite si on admettait que tout le monde a déconné et si on cherchait des solutions, non ? Quant au libéralisme, il me semble quo’n a essayé autre chose et que ça a été plus que catastrophique. C’est à mon sens un problème de régulation, pas de système. Vouloir inventer quelque chose qui aille contre la nature humaine est une dangereuse absurdité. Par contre, poser des règles destinées à encadrer, limiter, redistribuer me parait relever du bon sens. L’ennui, c’est que nous vivons dans le modèle ultra-libéral anglo-saxon parce que c’est lui qui a la main en ce moment en raison de son poids économique et dans ce modèle là, les crises sont naturelles et nécessaires. On gagne beaucoup, on se casse la gueule et on recommence. En France, et plus généralement en Europe continentale, on n’adhère pas et on a raison, seulement on n’a pas vraiment les moyens politiques et économiques de résister, il est exactement là le problème. Gueuler après les « riches » ne sert à rien. Qu’à les faire foutre le camp, alors qu’à système constant, on en a besoin. Mais bon, si ça vous détend…

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/12/2012 @ 12:06

  130. @ Le Chevalier Bayard
    L’hystérie mathématique c’est tomber dans l’illusion que l’on peut ordonner, contrôler le monde financier qui échappe pourtant aux nombres car il reste au fond humain.
    Pour ce qui est des Grandes Ecoles françaises et leur responsabilité dans la crise financière, je n’arrive plus à remettre la main sur plusieurs articles très intéressants qui avait été consacrés au plus fort de la crise financière à Nicole El Karoui, la grande prêtresse des mathématiques financières.
    Prenons Polytechnique, promo de 300. La majeure Mathématiques Financières ne concernait qu’une dizaine d’élèves au début des années 80, ils étaient une quarantaine vers 1995, quelque 120 avant l’éclatement de la crise. Que doit-on en déduire ? Que tous ces jeunes gens ont été attirés par le fric facile … Je vois aussi une autre explication : la perte d’intérêt pour un secteur industriel français en déclin qui offre peu de débouchés et oblige à s’expatrier en Inde, en Chine.
    Vous savez pour moi quel a été le grand échec industriel français des dernières décennis ? L’informatique. Ce défi, nous avions tout pour le réussir mais nous avons bel et bien raté le coche, peut-être un problème de mentalité ?

    Commentaire par Maelle — 23/12/2012 @ 13:02

  131. Aliocha (129) : « Ce dernier (Depardieu) a gagné beaucoup d’argent en distrayant les foules, normal, nous sommes dans une société de loisirs. Vous vouliez quoi ? Qu’il renonce à ses cachets ?Et vous voulez quoi maintenant ? Qu’il donne tout ? »

    Vous êtes caricaturale. Personne n’a jamais demandé à Depardieu de donner tout ce qu’il a gagné. Ce qui lui est simplement demandé, c’est qu’il paie ses impôts comme tout le monde. En France, les impôts sur le revenu sont progressifs. La philosophie, c’est : « chacun doit contribuer au bien commun selon ses moyens ». Seuls les « tout pour ma gueule » ne sont pas d’accord et montent au créneau pour soutenir Depardieu. Ceux là se considèrent comme agressés dès le premier centime d’impôt. En plus, l’impôt n’est pas confiscatoire puisque même ceux qui paient le plus d’impôts restent en haut de la hiérarchie des fortunes après impôts (sinon comment feraient les familles industrielles qui sont toujours à la tête de leurs industrie depuis des générations et des générations). Vous croyez que mamie zinzin (Bettencourt) risque de faire la manche dans le métro demain matin ? Vous n’êtes peut-être pas avocate fiscaliste, mais vous devez vous douter que cette spécialité existe. Et que dans la partie, il y a de vrais cadors qui vous aident à planquer votre pognon ou surfer avec les textes de lois pour payer le moins d’impôts possible. Ça s’appelle l’optimisation fiscale. Pour en rester au cas Depardieu, ça fait longtemps qu’il n’est plus payé en cachets mais au travers de sa société de production, DD. Par ailleurs, le cinéma est un des secteurs les plus aidés fiscalement. Ces aides ont permis aux premiers films de Depardieu d’exister et à l’acteur de se faire connaître. Il doit donc beaucoup à notre système d’aide au cinéma. C’est pourquoi se barrer pour payer moins d’impôts quand on est richissime à en crever (ce qui est en train de lui arriver d’ailleurs si j’en juge par certaines photos prises à l’aéroport de Rome), c’est pas très élégant (le mot est faible par rapport à celui du ministre).
    Pour ce qui est de l’usage des impôts, qui seraient mal utilisés d’après ceux qui renâclent à cotiser, c’est un autre problème. Faut pas tout mélanger. Chacun d’entre nous a une idée différente de l’utilisation des impôts. On peut même trouver qu’il y a du gaspillage et qu’il faudrait virer tous ces fainéants de fonctionnaires. Mais c’est pas en se disant tous « j’arrête de payer puisqu’on ne dépense pas le budget de l’État comme je le voudrais » qu’on règle le problème. On le règle de manière politique. En votant, en faisant la Révolution, tout ce qu’on veut. Mais pas en agissant chacun pour sa gueule.

    Commentaire par Gilbert Duroux — 23/12/2012 @ 20:07

  132. A moins qu’il ne s’agisse de nourrir les fonctionnaires en trop et plus de la moitié des inutiles élus ?

    Commentaire par zelectron — 23/12/2012 @ 21:04

  133. @ Aliocha : « Au demeurant, je ne vois pas le rapport entre la bulle immobilière chinoise évoquée par Chevalier Bayard et Depardieu » ???

    En effet, il n’y en aucun !

    Le fil de la discussion permet sur votre blog, semble-t-il, de prendre des libertés dans d’autres directions c’est ce qui fait la force de la réflexion des uns et des autres.

    Par ailleurs, pour ma part, je ne crois pas avoir manqué à l’égard de Maelle de politesse d’autant que j’apprécie, particulièrement, la rigueur de sa pensée…

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 23/12/2012 @ 22:33

  134. « Vouloir inventer quelque chose qui aille contre la nature humaine est une dangereuse absurdité ».
    N’est-ce pas le propre de la civilisation d’inventer des choses qui vont contre la « nature humaine » ? La nature humaine réclame l’assouvissement de pulsions de mort, de sexe, de pouvoir alors qu’un grand nombre de règles de notre société ont justement pour effet de contenir ces pulsions par un arsenal juridique et culturel toujours plus gros quoi-qu’incomplet. Ou alors est-ce la nature humaine elle-même qui est contradictoire ? Dans ce cas, votre affirmation ne veut pas dire grand chose.

    Commentaire par kuk — 24/12/2012 @ 10:31

  135. et que dites vous de ceci les rémunérations fabuleuses des stars du cinéma français, grâce aux subventions publiques colossales ? Quand ensuite ils hurlent qu’on leur fait payer trop d’impôts, il y a comme une certaine indécence peut-être ,

    http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2012/12/28/les-acteurs-francais-sont-trop-payes_1811151_3208.html

    Commentaire par Schmilblick — 30/12/2012 @ 11:43

  136. Le refus de la taxe de 75% pour les revenus au-delà de un million ne change rien pour Depardieu.
    Bien sûr, là n’est pas la question.
    Sous Sarkozy, celui-ci « arrangeait » les impôts de Depardieu (ce pour quoi il a soutenu l’ancien président).
    maintenant qu’il ne bénéficie plus de ces privilèges, il se tire.

    La honte.

    il se fait soutenir par Poutine et le dictateur Ouzbek.
    Triple honte.

    Du coup, la question des revenus exorbitants des stars du cinéma est venue sur le tapis. Ce qui est le 1° effet des déclarations tonitruantes de Depardieu.

    Quant à ses liens avec les dictateurs, si on en parlait un peu ?

    Les acteurs qui l’ont soutenu n’ont vraiment pas froid aux yeux.
    du haut de leurs millions, ils ne se rendent pas compte.
    Et le soutien des dictateurs, passé sous silence … c’est pas glorieux.

    Commentaire par Schmilblick — 03/01/2013 @ 11:35

  137. et encore Le refus de la taxe de 75% par le conseil constitutionnel dont tous les membres sont nommés par la droite, plus les anciens présidents hummmm… très impartial sans doute

    Commentaire par Schmilblick — 03/01/2013 @ 11:36

  138. sur les stars du cinéma, le débat est ouvert : http://www.liberation.fr/societe/2013/01/03/star-system-ca-tourne-avide_871563

    de même, les amitiés de Depardieu avec les dictateurs, amitiés peu glorieuses pour lui et même particulièrement choquantes dans le contexte, suscitent les commentaires, nombreux, et parmi d’autres, des Russes : http://obsession.nouvelobs.com/societe/20130104.AFP9465/russie-la-lettre-de-depardieu-a-poutine-provoque-critiques-et-sarcasmes.html

    suite à sa dernière déconnante : « la russie est une grande démocratie  » dit-il
    http://obsession.nouvelobs.com/people/20130103.OBS4426/depardieu-la-russie-est-une-grande-democratie.html

    etc.

    Cela faisait longtemps que l’appétit pour le fric de Depardieu était assez évident et avait été dit, par son fils même, et d’autres, mais là il a dépassé les limites du cynisme et de l’indécence …

    On en parle plus que de Bernard Arnaud, normal c’est un acteur, connu donc, individualisé, objet de transfert et d’admiration pour les spectateurs, aimé, admiré, suscitant l’identification aux personnages qu’il joue (c’est le propre des arts du cinéma et du théâtre et du rôle de l’acteur) , et non pas un anonyme du système de détournement fiscal et adeptes des paradis fiscaux comme le sont les grands chefs d’entreprises et milliardaires, dont on n’attend guère autre chose que du cynisme et l’appat du gain illimité, et qui ne suscitent ni amour, ni admiration, encore moins identification. Mais pour un supposé « artiste » aimé de son public, ça la fout mal et il piétine les affects qu’il a suscité, il déçoit. déception amoureuse, s’entend, ce qui suscite des réactions fortes.

    Commentaire par Schmilblick — 04/01/2013 @ 11:34

  139. Les Russes sensés se payent Depardieu http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/01/04/la-lettre-de-depardieu-suscite-quelques-sarcasmes-en-russie_1812787_823448.html

    les Belges ne sont pas très contents non plus;

    Commentaire par Schmilblick — 04/01/2013 @ 12:02

  140. @Schmiliblick : le sujet me semblait déjà totalement dénué d’intérêt au moment où il est sorti. Qu’on en parle encore aujourd’hui, y compris en boucle sur BFM TV, en dit long sur l’état des médias français. Panem et circenses….

    Commentaire par laplumedaliocha — 04/01/2013 @ 12:08


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