La Plume d'Aliocha

27/11/2012

Tweeter la guerre ?

Filed under: Brèves,Comment ça marche ? — laplumedaliocha @ 18:10
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Mais si, c’est possible de parler d’autre chose que de l’UMP. Tenez, hop, je le fais, pour vous conseiller ce billet de Sara Hussein, journaliste à l’AFP, qui raconte l’utilisation qu’elle a fait de Twitter à Gaza et s’interroge sur les avantages et les inconvénients de l’outil. Tant que j’y suis, je vous recommande d’explorer le blog « Making off » de l’AFP qui raconte le quotidien des agenciers. Parmi les billets en prise immédiate avec l’actualité, un photographe raconte son travail à Notre-Dame-des-Landes, un reporter vidéo se demande jusqu’où il est possible de filmer l’insoutenable spectacle de la guerre, deux journalistes vous emmènent visiter les coulisses médiatiques de l’audition de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt. Un autre regard sur l’actualité, hors format imposé, plus personnel dans le ton et fort intéressant. En lisant ces récits, on mesure l’écart entre leur travail et ce qu’on en perçoit dans le brouhaha infernal des médias. C’est à se demander parfois s’il ne faudrait pas envoyer valser tout ce qu’on fait aujourd’hui pour laisser libre cours à ces récits-là…ou, à tout le moins, leur accorder davantage de place.

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45 commentaires »

  1. Merci pour ces liens, Aliocha, en particulier le billet de Sara Hussein.

    Une petite remarque, tweeter la guerre ca sonne vraiment tres incongru a mes oreilles car je pense immediatement a Tweety / Titi le canari.  Loin de moi l’idee de faire de l’humour noir, mais je trouve ce melange des genres entre le conflit eternel du Moyen Orient, le pouvoir qu’a pris internet et le  langage leger des geeks potaches en mal de sociabilite tres symptomatique de l’epoque ou nous vivons.

    Pour rebondir sur vos premiers mots, je m’interesse beaucoup a ce qui se passe a l’UMP et je suis donc de pres le live du drame qui se deroule sur Le Figaro, Le Monde, Libe. Et ce qui me frappe c’est le recours a tous ces encarts tweets des differents protagonistes, reproduits tels quels dans le corps des articles. 

    Peut-etre devrais-je me faire offrir pour Noel Twitter for Dummies…

    Commentaire par Maelle — 27/11/2012 @ 19:35

  2. Merci pour ces liens. Ca change un peu du bruit politique ambiant.

    Commentaire par tourmalyne — 28/11/2012 @ 09:46

  3. @Aliocha
    À propos de tweeter l’actualité, voila qui devrait vous intéresser, vous qui, par la fréquentation du site d’Éolas, devez connaître les intéressés :
    http://www.sudouest.fr/2012/11/28/les-tweets-etaient-de-trop-892145-7.php#xtor=EPR-260-%5BNewsletter%5D-20121128-%5Bzone_info%5D

    Commentaire par Gilbert Duroux — 28/11/2012 @ 11:51

  4. @Gilbert Duroux : merci, ça m’intéresse d’autant plus que je travaille sur le sujet et que je n’avais pas vu la chose. Je connais Bip Ed mais pas Proc Gascogne (enfin, j’ai déjà vu le premier, pas le deuxième). C’est une des raisons pour lesquelles j’ai levé le pied sur Twitter, personne n’est à l’abri de développer une addiction qui mène à des dérives. j’aime bien lire les magistrats sur Twitter, ils ont beaucoup d’esprit et en plus ils sortent souvent des instants de vie qui font réfléchir à la fois sur la société et sur leur métier. L’ennui, c’est que je ne peux pas m’empêcher de penser non plus que c’est embarrassant de rendre ainsi public son travail et à tout le moins que ça peut faire soupçonner un manque de concentration. Mais bon, je suppose qu’il va falloir s’habituer à déjeuner avec des gens qui twittent leur déjeuner plutôt que de s’intéresser à la personne en face d’eux, et à travailler avec des gens qui font autre chose. Perso, ça me parait un peu délirant comme évolution de société…Vivre ou tweeter, il va falloir choisir 😉 Je relève au passage ce qu’on avait déjà observé à l’époque des blogs, les utilisateurs du web (hors journalistes) ont du mal à comprendre qu’ils s’expriment publiquement et n’en aperçoivent pas toujours les dangers.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/11/2012 @ 12:07

  5. @Maelle : oui, c’est choquant, mais pourquoi ? A mon avis parce qu’il y a un côté ludique dans Twitter qui s’accommode mal de la gravité de la situation. Personnellement, je n’aime pas trop le mélange entre information et divertissement (au point que je ne lis pas le Canard, même si je reconnais sa valeur journalistique et son rôle institutionnel). Ensuite, en bonne internaute, je vous dirais que l’outil est ce qu’on en fait (amis geek, voyez comme j’ai intégré la leçon 😉 et c’est sincère en plus !). S’agissant de la journaliste de l’AFP, je trouve pertinent la manière dont elle décrit Twitter comme un complément de son travail et pour elle perso une sorte de chronologie des événements. L’ennui, c’est qu’on dérive vite. Par exemple, je suis littéralement ulcérée par les politiques qui twittent intensivement pour faire cool, ils n’ont rien d’autre à foutre, en particulier pendant une crise ? Et je relève l’exemple des magistrats cité par Gilbert, ça fait un bout de temps que je les trouve border line mes potes magistrats. Qu’on le veuille ou non, Twitter incite à faire le malin pour épater ses followers, suscite une certaine excitation, invite au jeu, à la déconcentration, bref, le truc est dangereux si on ne fait pas gaffe. En tant que journaliste, je suis parfois tentée de twitter lors d’un événement et puis je me dis : non. D’abord, dans la précipitation, je risque d’écrire une connerie et j’ai une sainte horreur des erreurs, c’est une vraie névrose chez moi. Ensuite, j’aurais l’impression de voler les lecteurs qui paient les journaux dans lesquels j’écris. Enfin, le moteur du journaliste, ce qui alimente l’écriture, c’est précisément le besoin, l’envie, la nécessité de donner une information. Or twitter épuise cette énergie en 140 signes. Il n’y a qu’à observer Eolas qui blogue moins depuis qu’il twitte plus 😉 je préfère garder cette énergie intacte pour mon travail…

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/11/2012 @ 20:10

  6. Sur Euope 1 en ce moment Me Eolas donne son opinion sur cette affaire avec Philippe Cohen et son confrère Patrick Klugman qui fustige sa position. Truculent !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/11/2012 @ 20:26

  7. Pour Me Klugman Me Eolas serait le « défenseur des magistrats ». Où j’apprends qu’en définitive les tweets auraient été échangés hors audience ?

    Ce que je retiens c’est la responsabilité du journaliste qui aurait finalement « dérapé » puisqu’il a, semble-t-il, dévoilé leurs noms.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/11/2012 @ 20:50

  8. @Le Chevalier Bayard : merci pour l’info, je n’ai pas pu l’écouter pour cause d’interview téléphonique.
    Amis lecteurs, je veux bien le lien vers le podcast.
    Ainsi donc, Eolas attaque le journaliste pour dévier le problème ? 😉 Pour info, j’ai fait une petite enquête récemment sur la justice et les nouvelles technologies. Les avocats passent leur temps sur leur téléphone en audience. Un magistrat de la CA de Paris me confiait que ça ne gênait pas trop mais que les juges, eux, ne pouvaient pas le faire car s’il y a des temps morts pour les avocats, en revanche, l’ensemble des débats est dédié aux magistrats et donc susceptible de les intéresser (pour ne pas dire plus…). Il me semble donc capital en l’espèce de savoir si c’était pendant l’audience ou hors audience.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/11/2012 @ 20:57

  9. Sur Eolas défenseur des magistrats, je dirais plutôt en l’espèce, défenseur des twittos !

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/11/2012 @ 20:58

  10. l’émission des clics et des claques vers 20h15

    Commentaire par Paul — 28/11/2012 @ 21:20

  11. j’ai oublié le lien
    http://www.europe1.fr/Radio/Direct/pvr.html

    Commentaire par Paul — 28/11/2012 @ 21:20

  12. @Paul et Le Chevalier Bayard : merci beaucoup, ça y est, je suis dessus, passionnant !

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/11/2012 @ 21:32

  13. Mon premier sentiment pendant la pub : un peu de classe. Je ne suis pas d’accord avec Eolas sur le côté humain des juges. Il a raison, mais il y quelque chose de plus important que le côté humain du juge, c’est la dignité de la justice. Au sens noble. Pas l’hypocrisie, mais la gravité des enjeux. Cela étant, je n’enfonce pas les magistrats concernés – que j’aime beaucoup – je pense juste que Twitter doit être utilisé avec prudence.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/11/2012 @ 21:38

  14. Eolas cite Montesquieu qui a publié ses opinions politiques sous pseudo, c’est habile mais c’est pas le problème, il s’agit ici de juges commentant leur travail.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/11/2012 @ 21:42

  15. En revanche, en tant que journaliste, je ne pense pas que j’aurais donné leurs noms. Tant qu’ils sont anonymes, et que l’affaire n’est pas identifiable, il me semble qu’il n’y a pas vraiment de problème. En dehors du problème de fond de savoir si les juges peuvent twitter ou non, pas tout court, mais sur leurs dossiers.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/11/2012 @ 21:46

  16. Eolas apporte une précision importante : les tweets ont eu lieu pendant une suspension d’audience.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/11/2012 @ 21:46

  17. Sur le « débat d’expert » : contrairement à ce qui est soutenu par Me Klugman la liberté d’expression bénéficie bien aux magistrats.

    Certes, elle est prévu à l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme du 26 août 1789 mais c’est à la condition de préserver la dignité, l’impartialité et l’indépendance de la magistrature et à condition également qu’un juge s’abstienne de tout commentaire médiatisé sur un dossier qu’il instruit.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/11/2012 @ 21:50

  18. @le Chevalier Bayard : hélas, je pense que j’ai moralement tort parce que je suis médiatiquement minoritaire 😉 La pression sociale actuelle va dans le sens des libertés comprises comme l’émancipation des ultimes limites, de la politesse, de la réserve et de la dignité. En particulier dans le domaine de la liberté d’expression. Qu’on me permette de préférer la respectabilité de l’institution à la satisfaction personnelle de ceux qui l’incarnent. Mais encore une fois, je sais que j’ai tort, à tous points de vue.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/11/2012 @ 21:56

  19. En quoi auriez-vous tort ? Votre position « morale » est respectable ! La transparence c’est une « tarte à la crème » liberticide !

    Il y a 20 ans, le mot « transparence » était très péjoratif : être transparent signifiait être inconsistant, sans épaisseur. Voltaire écrivait : « Les ruisseaux sont transparents quand ils sont peu profonds ». Le mot « transparence » aujourd’hui s’est retourné.

    La transparence à tout prix renvoie à la terreur communiste : c’est inquiétant lorsqu’une notion n’appartenant absolument pas à une tradition philosophique, morale ou religieuse, comme la transparence, devient tout à coup une vertu transcendante comme si cela était un principe transcendant alors que cela relève du bolchevisme puisqu’il s’agit de tout savoir sur tout le monde au risque de menacer nos libertés qu’adviendra-t-il de nos secrets professionnels et intimes ? (Alain Etchegoyen)

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/11/2012 @ 22:40

  20. @le chevalier

    je ne suis pas d’accord avec vous. La « transparence » est le retour de balancier à l’opacité qui était de règle pour le « milieu » politique. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes plus au moyen-age, que la société à évolué un peu et que les dfférents pouvoirs sont __représentatifs__ et non divins, monarchiques ou aristocratiques. Ils sont __concédés__ pour une période donnée afin de réaliser un certain nombre de choses (et pas d’autres).

    La transparence est le respect minimum que l’on doit à ses mandants (les électeurs) si on ne veut pas terminer la tête au bout d’une pique. Que la majorité des électeurs s’en cogne est un fait, mais même s’il n’y avait qu’une seule personne qui s’en souciait, cette transparence serait démocratiquement obligatoire.

    J’entends arriver en courant tous ses petits dictateurs en puissance qui vont expliquer que certaines choses peuvent pas être mis en lumières blablablabla : il suffit de ne pas les faire. Si l’exercice ne leur convient pas de faire au grand jour, ils peuvent laisser leur place à d’autres : s’ils se battent comme des chiffonniers pour y être c’est que la place doit être bonne. Donc on peut attendre d’eux un minimum de respect des règles démocratique __ et donc__ de transparence.

    Concernant la citation, les gens ne veulent pas la transparence ultime (il n’y a que les cons pour twitter à longueur de journée, par le menu, ce qu’ils font à chaque instant). Cette citation essayent de dévier la problématique de fond : ce sont les pouvoirs en placent qui réclament la transparence ultime pour les citoyen (il n’est que de surveiller l’arsenal législatif qui se met en place, l’accès aux fadets, aux log des fai …) et chouinnent comme des vierges effarouchées lorsqu’on leur demande la même chose.
    les us qui espionnent tout le monde avec échelon et poursuivent assange à l’autre bout du monde par ce qu’il a mis en ligne des mails de personne exerçant un pouvoir qu’on leur à concédé et qui devraient rendre des comptes sur tout ce qu’ils font. Un comble.

    Commentaire par herve_02 — 29/11/2012 @ 09:27

  21. Bonjour herve_02

    La transparence sinon rien, n’est ce pas ? (sinon on fini la tête au bout d’une pique, comme vous dites). Et bien non, pour moi. Certains sujets ne doivent pas être transparents (défense, instruction, justice, et même éducation). Vous voulez un exemple ? Je suis intervenu dans une formation dirigée par une grande école (Type Centrale, X, Mines …) et j’ai, naïvement, demandé à mes collègues si le barème de notation était donné aux élèves. stupeur des autres intervenants et la réponse a été non. Pourquoi ? pour éviter les impasses dans les révisions. Alors c’est mal ou c’est bien ?

    Dire aux employés de Mittal ou autres « on va faire le forcing sur Mittal pour essayer de sauver vos emplois » alors que l’on pense « on n’a finalement que peu de pouvoir et ,de toute manière,on va à la fermeture du site », vous prenez quelle option ? Comme sii votre médecin vous dit « vous avez un cancer du poumon, j’espère que vous avez fait le nécessaire avec votre notaire pour votre testament », en voila de la transparence ! Il est certain que le malade sera mieux dans sa tête, qu’il aura un objectif tangible à atteindre, bref qu’il vivra dans un monde meilleur.

    « Il suffit de pas les faire », dites vous. Très bien. Mais qui donne aux élus le droit de le faire ? Vous, moi, en bref les électeurs. les politiques ne sont que le reflet de nos propres turpitudes (comme les journalistes, au passage).

    Commentaire par Ctpjano — 29/11/2012 @ 09:58

  22. @Le Chevalier Bayard : Vous y voyez de la transparence, vous ? Dans le fait de parler – et parfois plaisanter – anonymement de son travail…ça se discute, non ? L’anonymat question transparence ça se pose là 😉 Je songeais surtout au triomphe de l’individu sur l’institution. En particulier en matière judiciaire où l’on s’efforce au contraire de gommer les individualités, j’entends par là où les juges sont juges avant d’être hommes et doivent revêtir la robe et laisser leurs opinions personnelles au vestiaire. C’est sur le terrain de l’opinion personnelle que réagit spontanément Eolas. Il brandit la liberté d’opinion, comme si ce qu’on reprochait à ces magistrats c’était d’avoir un compte twitter. Pas tout à fait ça, à mon avis, ce qu’on leur reproche c’est de twitter l’audience, de sortir le juge de sa robe à l’instant même de juger, faisant ainsi disparaître l’institution au profit de l’individu. La « transparence » m’apparait secondaire par rapport au conflit potentiel homme/institution.

    @herve_02 : la transparence c’est bien, mais c’est surtout le grand fumigène moderne. On dit tout aujourd’hui, notamment sous l’influence de nos amis américains qui ont tendance à penser qu’on peut tuer père et mère, du moment qu’on fait un communiqué de presse, y a pas de crime. Evidemment, je force un peu le trait mais c’est l’esprit. On voit bien dans le domaine de l’information financière (la communication par les entreprises de leurs résultats) qu’après avoir réclamé toute l’information, les régulateurs s’aperçoivent que le public n’est pas mieux informé. Au contraire, l’info pertinente se retrouve noyée parmi des dizaines d’autres, difficile voire impossible à trouver ou alors compliquée à juger en termes de hiérarchie. Alors on commence à faire machine arrière et à demander aux boites de livrer l’information pertinente, essentielle. Seulement voilà, elles ne veulent pas. Pour une bonne et une mauvaise raison. La bonne c’est la crainte d’une mise en responsabilité, mieux vaut tout dire que de s’apercevoir a posteriori qu’on a fait le mauvais choix et pas dit ce qui s’avère plus tard important. La mauvaise c’est que ça arrange bien parfois de noyer l’information utile dans le flot du reste. Le secret tend à disparaître au profit de l’information maquillée ou cachée au milieu des autres façon jeu des 7 erreurs 😉 Evidemment, on retrouve le même syndrome dans le monde médiatique…

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/11/2012 @ 10:03

  23. hervé_02

    Votre commentaire frise le vice tautologique avec un prédicat qui ne dit rien de plus que le sujet j’ai bien dit : « la transparence à tout prix ».

    D’accord avec vous et Weber s’agissant de la domination légale-rationnelle (« on est plus au moyen-âge »). A l’âge moderne, la légitimité des gouvernants cesse en effet d’être principalement charismatique (la mystique du chef) ou tradtionnelle pour devenir liée à des procédures formelles comme l’élection.

    Mais la transparence c’est aussi cette fausse valeur qui prend à partie les dirigeants politiques et économiques qui n’a rien à voir avec la nécessité de donner des informations mais relève d’une dérive inquiétante.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 29/11/2012 @ 10:24

  24. Aliocha : le journaliste de Sud-Ouest qui balance les deux magistrats, moralement, c’est transparent pour vous ?

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 29/11/2012 @ 10:29

  25. @Ctpjano

    La défense ne doit pas être une domaine transparent ? vous trouvez normal, par exemple, qu’un état élu démocratiquement par un peuple, puisse, en douce, aller vendre des méthodes et des outils de torture à un dictateur. Cela vous semble légitime de le faire et de le cacher ? bigre, pas étonnant que l’on vous demande d’intervenir dans la formation de ceux qui trouvent que la transparence pour eux est une mauvaise chose.

    Il y a toujours une bonne raison pour excuser ses propres turpitudes, souvent les même bonnes raisons que nous expliquent ceux que l’on a élu pour justifier le fait qu’ils font les choses en douces. Vous n’y couperez pas, avec la prise de conscience politique d’une grande partie de la population, la transparence en politique sera de plus en plus demandée. Avec la « mondialisation » de la population : l’autre, à l’autre bout de la planète, n’est plus un étranger mais un contact facebook : il deviendra très difficile de monter les peuples les un contre les autres et de justifier les cachotteries. Si ce que vous faites est bien, dites le sinon ne le faites pas.

    un peu lol votre exemple sur la transparence du barème. Donner le barème de correction c’est s’assurer que vous ne notez pas à la tête du client, c’est s’assurer que vous avez une correction cohérente avec ce que vous attendiez… Les impasses se font AVANT l’épreuve, donner le barème APRÈS l’épreuve est indolore… et transparent.

    De mon coté les président de jury me demande ET le barème ET les éléments de réponses attendus AVEC les points afférents.

    Quant au pathos : moi j’aimerais savoir qu’il ne me reste que 5 jours ou 5 mois à vivre : je ne veux pas que l’on me vole ma mort, je veux m’y préparer, vivre mes derniers instants en le sachant et ne pas faire comme si et ne pas me réveiller un matin. C’est certain que dans l’optique de produire toujours plus, et aller au taff coûte que coûte, il vaut mieux que la personne ne sache pas que c’est sa dernière semaine de vie et qu’il crève en ayant travaillé jusqu’au dernier moment….

    drôle de mentalité, ce que j’en pense….

    Commentaire par herve_02 — 29/11/2012 @ 10:34

  26. Vous parlez de transparence, moi je parlerais pour twitter de legerete, autre notion a double valeur.
    Legerete du mot qui veut dire textuellement gazouiller comme un petit oiseau,
    Legerete de fait de ces si courts messages qui ne permettent pas d’approfondir sa pensee,
    Legerete de ceux qui en usent a tort et a travers dans l’instantaneite sans en realiser l’impact,
    Legerete infatuee de ceux qui croient que tout le monde s’interesse a ce qu’ils disent, font.
    Il y a vraiment un cote ridicule, peu digne dans twitter…

    @Herve_02
    Je comprends ce que vous voulez dire sur la necessite de la transparence en politique (rappelons-nous de la glasnost), meme si je ne suis pas completement d’accord avec les explications/implications quevous donnez.
    En revanche, vous semblez ne pas voir que malheureusement la transparence est devenue une valeur partout, il n’y a qu’a voir tous ces cretins de tele realite qui exposent leur vie sans interet.

    @Aliocha
    Dieu que vous avez raison ! Nous croulons sous les informations qui ne sont ni hierarchisees, ni contextualisees, ni analysees. Il n’y a qu’a voir la page de garde de yahoo pour s’en convaincre. Je pense que, comme avec la multiplicite des chaines de TV, apres un temps de frenesie on commence a en revenir et a prendreses distance. En ce sens le travail du Journaliste est encore plus indispensable pour aider le lecteur a faire le tri et se forger une opinion. Cela reclame du premier de la deontologie et du second une certaine intelligence critique.
    Quant a la « crainte d’une mise en responsabilite », c’est bien la raison pour laquelle dans les entreprises vous recevez des tonnes de mails/disclaimers sans importance, on voit ce que ca a donne avec l’affaire Kerviel…

    Commentaire par Maelle — 29/11/2012 @ 10:40

  27. @laplume

    De mon point de vue, mieux vaut donner toutes les infos et « noyer » la vraie dans un fatras, plutôt que de ne pas les donner.

    Lorsque le contrôleur des impôts vient, il regarde tout, même le ticket de caisse d’il y a 5 ans pour un crayons de papier… bigre et il ne s’y perd pas…. un demi dieu pour sûr..

    Commentaire par herve_02 — 29/11/2012 @ 10:46

  28. bonjour,
    dans la même série sur twitter un article de rue89 http://www.rue89.com/2012/11/28/attaquer-10-000-comptes-twitter-en-justice-cest-possible-londres-237412

    Commentaire par Paul — 29/11/2012 @ 11:03

  29. @maelle

    Vous avez raison de le souligner. Je souhaite compléter mon propos : la transparence ce n’est pas rendre public ce qui est privé (sauf pour le politique qui veut savoir quel site je visite – ca pourrait être un site terroriste – et pour m’empêcher de perdre de l’argent au poker sur un site de las végas) la transparence c’est de laisser public ce qui l’est, per se..

    Il est inadmissible de devoir faire intervenir la CADA pour obtenir un document « manifestement » public, il est antidémocratique que des élus (ou non) négocient en secret des « accords » qui s’imposeront à tous, il est incompréhensible qu’il puisse y avoir du « off » sur des sujets d’intérêt généraux par des personnes appointés pour réaliser « démocratiquement » une tache.

    Il est d’ailleurs intéressant de regarder _qui_ pense que la transparence n’est pas bonne et de regarder _comment_ il défend son idée, souvent avec des glissements de sens et des exemples foireux, par exemple secret professionnel, vie privée et tous ses trucs propres à faire peur au chaland. Ainsi un politique mouillé jusqu’au coup dans les malversations en tout genre qui affirme que la transparence à tout crin est le mal absolu parce que tout le monde à le droit à sa vie privé est au mieux un fieffé gredin, au pire un crétin (potentiellement les deux).

    Vous déclarez tous ce que vous gagnez comme rémunération et cette « transparence » ne vous fait pas peur, mais que l’on puisse regarder pourquoi un élu signe tel ou tel accord, avec qui ? le connaît-il ? a-t-il un intérêt personnel à cet accord ? un intérêt de classe ? vous semble bien inquisiteur.

    servitudes volontaires… c’est le terme exact.

    Commentaire par herve_02 — 29/11/2012 @ 14:34

  30. Bonjour,

    J’apprécie particulièrement votre site et je me permets de vous présenter mon livre.

    Comment sortir de l’Europe sans sortir de table (ou les 10 bonnes raisons de reprendre son destin en main).

    Ci-joint l’interview :
    http://www.courleuxsansfrontieres.com/Jean-Luc-Mordoh-citoyen-europeen-auteur-Comment-sortir-de-l-Europe-sans-sortir-de-table-Le-Traite-de-Fonctionnement-de_a517.html

    Et les extraits sur tous les chapitres, c’est ici :
    http://books.google.fr/books/about/Comment_sortir_de_l_Europe_sans_sortir_d.html?id=ne1zlKObwuYC&redir_esc=y

    Un livre ludique, festif et cynique.
    Un livre qui nous rappelle qu’être Français, c’est être libre d’aimer le camembert.

    Est-il possible d’en parler sur votre site ?

    En espérant vous lire.

    Très cordialement.

    Jean-Luc Mordoh
    jlm24@wanadoo.fr

    Commentaire par Mordoh — 29/11/2012 @ 15:06

  31. @Mordoh
    Intéressé par le sujet, je me suis rué sur les liens que vous proposés.
    Et sur la page 52 de votre bouquin, puisque c’est la première que vous proposez à titre d’exemple ( http://books.google.fr/books?id=ne1zlKObwuYC&pg=PA52&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=2#v=onepage&q&f=false )
    Et là ! Stupeur : c’est moi, ou dans votre graphique sur l’évolution du taux de change entre euro et dollar, vous vous trompez juste de sens ( 1 $ = 1,40 euros !!!!)
    Cette grossière erreur ne présage pas de la qualité de vos démonstrations …. être « ludique, festif et cynique » n’exclut pas nécessairement d’être rigoureux.

    Commentaire par Ginkgo — 29/11/2012 @ 17:52

  32. pardon, erratum : « … les liens que vous proposez… »

    Commentaire par Ginkgo — 29/11/2012 @ 17:52

  33. @ Chevalier Bayard et Hervé_02 :

    Je pense que le terme « transparence » recouvre ici d’autres notions, comme celle de traçabilité et celle de comptabilité, dans le sens de quelqu’un qui est responsable et qui a des comptes à rendre.

    Quelqu’un à qui on confie un mandat ou toute autre responsabilité a des comptes à rendre, et ce n’est pas lui faire injure que de les lui demander. Comme le dit le proverbe : « la confiance n’exclut pas le contrôle ».

    Si cela va sans dire, je considère que ça va mieux en le disant…

    Commentaire par Zarga — 29/11/2012 @ 19:07

  34. @herve_02

    « bigre, pas étonnant que l’on vous demande d’intervenir dans la formation de ceux qui trouvent que la transparence pour eux est une mauvaise chose. » et « Les impasses se font AVANT l’épreuve, donner le barème APRÈS l’épreuve est indolore… et transparent. … De mon coté les président de jury me demande ET le barème ET les éléments de réponses attendus AVEC les points afférents. »

    Bigre on me fait intervenir dans des matières où je semble (je n’ose dire « je suis », pas de preuves, quel manque de transparence!), je ne donne pas le barème à mes étudiants avant l’examen, affreux conservateur que je suis (pas une grande nouvelle, ne suis-je pas affectée par une TINA ?) mais vous, chantre de la transparence, vous donnez toutes les informations au président du jury (qui ne passe pas l’épreuve), montrant ainsi votre ouverture au monde… mais votre critique est sans rapport avec le sujet réel, à savoir comment éviter les impasses de révisions.

    J’ai vraiment des travers honteux. Je pense que lorsque le gouvernement de mon pays envoie des militaires faire la guerre dans un pays, ces militaires n’utilisent ni la torture ni la bombe atomique. Je sais, je suis naïf.

    Quant au pathos (comme vous dites), je prends un exemple (vous savez, une illustration de cours …) et vous le transformez en argument contre le productivisme, l’aliénation des peuples ou que sais-je.

    Vous êtes en fait atteint par une TINA vous aussi (la votre n’est pas « there is no altervative » mais « contre tout et c’est très bien »). Quand vous voyez le monde politique (« des élus (ou non) négocient en secret des « accords » qui s’imposeront à tous »), les industriels et leurs attitudes (« qu’il crève en ayant travaillé jusqu’au dernier moment »), les journalistes (« il est incompréhensible qu’il puisse y avoir du « off » »), et quelques valeurs élémentaires qui nous permettent de vivre ensemble, de mon point de vue (« secret professionnel, vie privée et tous ses trucs propres à faire peur au chaland »), vous arrivez à dormir ?

    Commentaire par Ctpjano — 29/11/2012 @ 19:09

  35. @herve_02

    J’ai oublié (quel manque de transparence !) de vous donner le nom de votre TINA. C’est l’BAIW (being against, it’s wonderfull)

    Commentaire par Ctpjano — 29/11/2012 @ 19:26

  36. @Le Chevalier Bayard : la morale est sans adjectif, pour reprendre une formule à l’origine dédiée à la justice dans un film qui m’est cher mais que je ne citerai pas sinon tout le monde va me rire au nez (avis aux détectives amateurs ! Indice : l’auteur des dialogues est Pascal Jardin. 😉 )je suis en train de me renseigner sur cette affaire. Si votre question est : fallait-il, au nom de la transparence, publier le nom de ces magistrats ? La réponse est non. Mais elle n’engage que moi. Non parce que les faits n’étaient pas d’une gravité telle qu’il soit nécessaire de dénoncer leurs auteurs. Non parce que c’est la dénonciation elle-même qui crée le fait d’actualité. Si le journaliste n’avait pas donné les noms, nous serions face à un énième épisode de magistrats anonymes décrivant une situation non identifiable. Je pense que cela pose un problème de déontologie journalistique. Mais je n’ai pas parlé au confrère. Ce que j’ai vu, c’est que son compte Twitter semblait récent et qu’il avait fait du teasing sur son papier avant publication. Ce qu’on m’a dit aussi, mais c’est à vérifier, c’est qu’il a identifié les magistrats et interrogé leur hiérarchie, ce qui a alimenté le papier. Pas très élégant, si c’est vrai.

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/11/2012 @ 20:56

  37. @Ctpjano

    je vais le refaire plus simple : le président du jury m’impose des barèmes que je donne à mes étudiants APRÈS l’épreuve. En quoi cela permet de faire des impasses de révision ?

    ========================================================

    Non je ne suis pas contre tout. Loin de là, mais à partir du moment ou cela à une influence sur MA vie, souffrez que je puisse avoir mon mot à dire. Je demanderais à mon médecin de dire la vérité que je livrerais à ceux qui seront impactés, par exemple.

    Non votre pathos n’est pas une illustration de cours. L’illustration de cours illustre un propos pour faire comprendre une idée. La votre est qu’il ne faut pas « trop de transparence » (d’ailleurs sans en avoir bien défini ni les contours ni les secteurs d’application) ce qui permet de réfuter ou pas les arguments , au choix du jury en somme. Ce qui permet également de tourner son interlocuteur en ridicule, ce qui est sommes toute assez simple, tout en occultant ce dont on ne veut pas parler.

    Choisir un exemple sur la mort, la sienne ou celle d’un proche, dévie grandement le sujet (c’est l’objectif du pathos) et la question n’est plus « doit-on dire les choses », mais elle devient « que sommes nous face à la mort, quelle attitude avons nous ». Ce serait un peu la même chose, en se posant la question du mariage pour « tous », de savoir si on pourrait permettre/interdire le mariage entre un pédophile de 70 ans et une jeune femme émancipée de 16 ans. On ne peut pas réfléchir sur un exemple, car il y aura toujours un contre exemple et la discussion est un peu « stérile ». je reste sur mon lol.

    Ce que je dis, c’est que les « choses publique » (res publica) doivent être publiques. Les gouvernements ne devraient pas signer ni négocier des accords dans le secret, ce devrait être sur la table et non en « dessous de table ». Par exemple, est-ce que vous trouveriez normal qu’un gouvernement sachant que le pays va être envahi, négocie en secret avec l’adversaire qu’elle ethnie sera sacrifiée ? que les élus en place qui officient se protègent eux en « vendant » des objectifs stratégiques ?

    Pourtant la négociation avec le futur ennemi est une de ses prérogatives MAIS tenir au courant ses concitoyens une de ses obligations : il n’en est que le représentant et pas le roi ou le dictateur bienveillant. Et c’est cette idée qui prend forme derrière votre point de vue : le « peuple » est un enfant qui ne pourrait pas tout comprendre, donc « nous » prenons les décisions « pour son bien » sans avoir a lui expliquer car il ne comprendrait pas et de toute façon les décisions qu’il n’aime pas doivent être prise car TINA. (et toc)

    Enfin, je trouve « intéressant » que sur un post de 21 lignes avec quelques points qui me semblent intéressant à soulever, vous partez sur mon opinion sur les barèmes (que vous n’avez pas compris) pour trouver que je suis « contre tout ». Mais c’est vrai que je n’ai pas l’intelligence des « happy few » qui ont le privilège d’enseigner à la future élite et qui, par la même, connaissent toutes ses choses compliquées qu’on ne pourrait pas comprendre nous les autres. (vous voyez, je sais faire aussi).

    Il ne vous est pas venu à l’idée que vos « collègues » ne distribuaient pas les barèmes de notation parce que les corrections ne suivaient pas le barème… suivant qui était corrigé ? En formation professionnelle, la correction DOIT fournir la liste de ce qui est évalué avec pour chaque item les critères d’évaluation et les seuils de réussite. Ce qui me semble la moindre des choses. Je ne connais pas de chercheur en pédagogie « moderne » qui trouve que la transparence est néfaste pour l’apprentissage. Mais c’est vraie que je n’ai pas l’insigne privilège de naviguer dans les même sphères que vous… oui je sais, c’est petit et je n’aurais pas du le faire, mais maintenant je dois bien faire attention à respecter mon statut de BAIW pour être transparent.

    Commentaire par herve_02 — 29/11/2012 @ 20:57

  38. herve_02

    Vraiment, c’est un plaisir de discuter avec vous (ou croiser l’épée mais je n’ai pas d’autre image en tête).

    D’abord non, je ne vous ai donné le statut de BAIW sur un post de 21 lignes mais nous suivons (à nos corps défendant) les mêmes blogs. Ce statut n’est que l’image que vous me donnez de votre pensée (aliocha vous a elle-même reprochée une certaine vision du capitalisme dans les commentaires de l’un de ses derniers articles, non ?)

    D’autre part il y a, pour moi, une grande différence entre les attendus d’une formation et son évaluation (barème). Pas sur les effets de bord, évidemment (le principal doit être connu et le futile peut être négligé), mais sur le cœur du domaine de formation. C’est sur ce cœur que nous pouvons faire la différence entre les étudiants moyens. Les autres étudiants, soit très bon et n’ayant pas besoin d’aide (sauf demande de leur part), soit mauvais (que nous devons assister, aider, secouer, etc).

    Vous voulez qu’un gouvernement vous informe qu’il est en négociation secrète avec telle ou telle partie ? alors pourquoi secrète? Les intérêts de l’état me dépasse largement. Pourquoi me demander mon autorisation ? C’est comme le référendum de 2005, ce n’était pas de la démocratie mais de la démagogie (combien de français pouvaient comprendre ce texte? j’étais personnellement incapable de le comprendre mais on m’a demandé de voter OUI ou NON).

    Mais c’est vrai que je n’ai pas l’insigne privilège de naviguer dans les même sphères que vous… oui je sais, c’est petit et je n’aurais pas du le faire, mais maintenant je dois bien faire attention à respecter mon statut de TINA pour être transparent.

    Avant de finir, Dieu merci, je n’ai pas de cancer (du poumon ou autre) ni aucun de mes proches. Et la réflexion sur un cas d’école peut être instructive aussi : des standards dans mon domaine : Malpasset, Vajont, Aventime, France (le bateau), Concorde …

    Commentaire par Ctpjano — 29/11/2012 @ 22:15

  39. @Ctpjano

    je n’ai que cela à répéter
    « Et c’est cette idée qui prend forme derrière votre point de vue : le « peuple » est un enfant qui ne pourrait pas tout comprendre, donc « nous » prenons les décisions « pour son bien » sans avoir a lui expliquer car il ne comprendrait pas et de toute façon les décisions qu’il n’aime pas doivent être prise car TINA »

    En travaillant dans la formation ou l’enseignement je serais bien cynique de penser « c’est démagogique de demander aux gens leur avis », mon métier, ma passion c’est d’apprendre aux autres, si je pense ne pas être capable de leur donner les outils pour réfléchir et prendre une décision éclairée, je ne suis pas à ma place. Votre position mène délicatement (ou pas) vers le totalitarisme doux, une dictamole qui prend les gens pour des enfants qui doivent obéir à leurs parents, comme des mineurs.

    Si on pouvait peut être penser cela aux moyen âge, aujourd’hui il faudrait avouer que l’état à mal fait son travail (et donc ne devrait pas continuer à exister de la même manière) s’il n’a pas réussit à inculquer à une majorité de la population les éléments importants à prendre en compte pour décider. Comment peut-on laisser en place une telle structure défaillante, à une si grande échelle ?

    Sur le référendum, point besoin de longues études pour voir le résultat actuel de ce qui en découle directement. Je crois plutôt que la poignée de ceux qui « savent » ont signé démagogiquement un traité dont aucune population européenne à qui on l’a proposé n’a voulu et qui en se pensant plus intelligent que la masse a montré toute sa bêtise, son cynisme, ou sa malhonnêteté … au choix.

    Mais si nous suivons les même blogs (?) vous devez savoir que l’on va s’enfoncer dans un crise qui ne pourra prendre fin que dans le sang. Mystiquement parlant, il semble que les barrages doivent se rompent de temps en temps pour abreuver la terre du sang de ses enfants et donner aux générations futurs de plus beaux fruits.

    Commentaire par herve_02 — 29/11/2012 @ 23:51

  40. A propos de nos juges twittos, l’avis de Pascale Robert-Diard : http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2012/11/30/peut-on-juger-et-tweeter-a-la-fois/

    Commentaire par laplumedaliocha — 30/11/2012 @ 13:54

  41. Aliocha : la morale c’est surtout une relation à l’autre mais de soi à soi. Elle répond à la question « Que dois-je faire ?» et non
    pas « Que doivent faire les autres ? »: c’est l’ensemble de mes devoirs, autrement dit des impératifs que je reconnais légitimes – quand bien même il arrive, comme tout un chacun, de les violer.

    C’est la raison pour laquelle je m’étonnais que vous puissiez dire que moralement vous pouviez avoir tort ?

    Votre réponse est une confirmation en @ 19 donc merci !

    Ainsi, le journaliste qui a estimé au nom, semble-t-il, de la liberté de l’information devoir divulguer le comportement (indigne ?) de deux magistrats qui agissaient sous couvert de pseudonymes dans « l’espace public » a d’une certaine manière joué de la «transparence » et en « son âme et conscience », lui aussi, agit moralement.

    Cela étant, prenons le cas Wikileaks qui milite pour un monde de transparence et garantit à ses informateurs l’anonymat (déjà ça commence mal) dont les armes sont modernes : il dispose d’un réseau crypté et de serveurs informatiques sophistiqués hébergés dans des démocraties du nord de l’Europe.

    Son ambition affichée : révéler les coups tords des Etats ou des grandes entreprises.Sauf que lui-même constitue un pouvoir à la transparence relative et au comportement très léger en prenant le risque d’avoir mis en danger la vie de militaires américains et de leurs alliés afghans en ne masquant pas leurs noms sur les documents rendus publics.

    La transparence est une exigence en démocratie c’est fondamental ça ne se discute pas !

    Pour autant, exiger la transparence à tout pris c’est aussi approfondir la défiance or la confiance se construit toujours autour du respect de l’autre ou si vous préférez sur l’idée que j’accepte de ne pas tout savoir de l’autre.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 30/11/2012 @ 14:51

  42. […] à jour 1/12 à 19h40 : merci à Gilbert Duroux d’avoir signalé cette affaire alors que nous évoquions sous le précédent billet la […]

    Ping par Peut-on tout tweeter ? « La Plume d'Aliocha — 01/12/2012 @ 19:42

  43. merci pour le lien vers le making off de l’AFP. Très intéressant.

    Commentaire par Bérénice — 10/12/2012 @ 20:07

  44. […] Ainsi donc, après Twitter à l’Elysée, puis Twitter au Palais de justice, et même Twitter à la guerre, voici venu l’épisode de Twitter à l’Assemblée nationale. Entre nous, le caractère […]

    Ping par Les aventures de Twitter à l’Assemblée « La Plume d'Aliocha — 05/02/2013 @ 21:37


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