La Plume d'Aliocha

24/07/2012

Les injonctions contradictoires de la société de consommation

Filed under: questions d'avenir,Réflexions libres — laplumedaliocha @ 21:51

Le saviez-vous ? Il parait que les fruits et les légumes tuent la planète aussi sûrement que les pets des vaches. C’est la conclusion d’une étude récente menée par l’INRA et le CIRAD. Convenez que ces acronymes en imposent ! En clair, qu’on mange de la viande au risque de s’encrasser le système cardio-vasculaire ou une salade assaisonnée de vent, on bousille notre environnement de la même façon.

Une autre étude, réalisée par l’Ecole de management de Grenoble (là encore, c’est du lourd) révèle que le slogan « Mangez cinq fruits et légumes par jour » est contreproductif. Associé à des produits peu diététiques dans l’objectif de corriger l’impact de la publicité, il aurait en réalité pour effet de transformer nos amis les fruits et légumes – qui tuent la planète, je le rappelle, autant que la charolaise aérophagique – en alibis pour manger plus de saloperies industrielles bourrées de graisses, de sucres et d’autres choses qu’on préfère ignorer.  A ce stade, j’observe mon paquet de cigarettes. « Fume » me susurre le packaging éthéré, « tu vas mourir », me hurle au visage l’ignoble photo au dos. Splendide synthèse d’une société délirante !

Ainsi tentons-nous de survivre au milieu des injonctions contradictoires. L’industrie agroalimentaire se démène pour nous pousser à consommer tout et n’importe quoi, la science – plus ou moins indépendante – s’épuise à percer le mystère de notre longévité en même temps qu’à comprendre comment sauver la planète,  le gouvernement met son grain de sel pour éviter la faillite du système de sécurité sociale, les médias relaient tout ce cirque et nous voici transformés en girouettes schizophréniques.

Les exemples de ce type sont légion. Tenez par exemple, les poissons gras sont riches en omégas 3 indispensables à l’organisme, mais aussi en métaux lourds, dangereux. Il faut donc impérativement en manger, mais pas trop. Et encore, je n’évoque que la question du bien être de l’humanité, la planète  est peut-être d’un autre avis vu que les océans aujourd’hui ressemblent à des cimetières. Le vin rouge, selon les jours et les études, nous protège des maladies grâce à je ne sais quelle substance ou nous tue à cause de l’alcool. Les céréales complètes seraient idéales…. si leur enveloppe ne contenait l’essentiel des pesticides. La viande rouge, c’est indispensable, mais ça nous ramène au problème du pet des ruminants, de sorte qu’il faut choisir entre manger équilibré et sauver la couche d’ozone. Sans compter la question cardiovasculaire en cas d’abus, ou encore la menace d’un nouveau délire industriel nous inventant une maladie du type vache folle. Si l’on intègre à tout cela le paramètre capital de la survie de notre agriculture, l’affaire tourne au casse-tête insoluble.

Qu’en penser, me direz-vous ? Que la société de consommation va nous rendre fous. Mais après tout qu’importe, le business ne s’en portera que mieux. Et en particulier les laboratoires. Songez donc au nombre de pilules qu’ils vont nous faire ingurgiter pour pallier les méfaits de l’hyper-consommation, les conséquences psychologiques des messages aussi effrayants que contradictoires qu’on nous assène à longueur de temps, le manque de vitamines, l’excès de poids, le fantasme de la jeunesse éternelle etc.  Si j’avais su, j’aurais traversé la rue lors de mes études. En face de la faculté où l’on m’enseignait le droit, il y avait celle de pharmacie…

Note : je ne recommanderai jamais assez sur ce sujet l’oeuvre du philosophe Dany-Robert Dufour, à commencer par Le Divin marché aux Editions Denoël. C’est grâce à lui qui j’ai mis des mots sur le malaise diffus et persistant que m’inspire la société de consommation. 

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77 commentaires »

  1. Une autre schizophrénie :
    – la population doit travailler pour satisfaire ses besoins (au sens large) ;
    – elle doit créer de nouveaux besoins sinon elle n’a pas assez de travail.

    Conclusion : elle cherche simultanément à satisfaire ses besoins et à ne pas les satisfaire. Y arrivera-t-elle ?
    Ou arrêtera-t-elle de confondre l’obstacle et la cause ?

    Commentaire par ®om — 24/07/2012 @ 22:25

  2. Je ne vois aucune injonction nulle part, seulement des informations…

    A moi ensuite de choisir: un peu de viande (moins d’1 fois par jour); des fruits de saison; céréales complètes OK mais bio; etc….

    Le pb n’est-il pas plutôt que nous voulons rejeter la responsabilité de l’alimentation (et du reste d’ailleurs) sur les autres (état, multinationales, etc…) , et quand on ne nous sert pas sur un plateau,sans réfléchir, ce qu’il faut faire/manger/penser, on râle…

    Au passage, merci de vos billets très intéressants sur l’affaire Kerviel !

    Commentaire par orome — 24/07/2012 @ 23:16

  3. Il ya dans tout ce discours censé faire prendre conscience une déresponsabilisation, une infantilisation des gens, pris pour des imbéciles, culpabilisés, destabilisés par des affirmations contradictoires.
    C’est aussi révélateur d’un diktat politiquement correct où se mêlent pseudo écologie (qui, si j’en crois le thread précédent, est une valeur qui compte pour vous Aliocha, enfin l’Ecologie) et hyper hygiénisme.

    Si vous saviez combien ce que vous décrivez me tape sur le système ! Et en tant que mère de famille habitant aux Etats Unis, je suis particulièrement concernée par ces questions, vous en conviendrez ! Je pense qu’il faut faire appel à son bon sens … Car il va sans dire qu’au quotidien un blanc de poulet organique avec des haricots verts cuits à l’eau + yaourt bulgare au miel, c’est mieux que nuggets et mac&cheese industriels + crème glacée à multi toppings ; bien sûr reste le problème du coût du bien manger.

    Petite note en passant : vous rappelez-vous de cette ridicule campagne nous poussant à manger je ne sais plus combien de produits laitiers par jour ? Les producteurs de lait ne voulaient sans doute pas être à la traîne de leurs rivaux des fruits et légumes !

    Commentaire par Maelle — 24/07/2012 @ 23:47

  4. Tout cela n’est bizzars que si vous considerez la societe comme une unite valable. Mais en fait, c’est tres logique. Le monde est complex et toute action a des effets positifs et negatifs que tout un chacun doit equilibre. Ce n’est pas la societe de consomation qui vous dit une chose ou une autre. C’est une personne qui vous dit quelque chose et une autre personne qui vous dit quelque chose de different. Rien d’etrange a cela.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 25/07/2012 @ 00:26

  5. […] Le saviez-vous ? Il parait que les fruits et les légumes tuent la planète aussi sûrement que les pets des vaches. C’est la conclusion d’une étude récente menée par l’INRA et le CIRAD. Convenez que ces acronymes en imposent ! En clair, qu’on mange de la viande au risque de s’encrasser le système cardio-vasculaire ou une salade assaisonnée de vent, on bousille notre environnement de la même façon…  […]

    Ping par Les injonctions contradictoires de la société de consommation | Chronique des Droits de l'Homme | Scoop.it — 25/07/2012 @ 07:42

  6. La consommation est une assuétude, une addiction comme on dit désormais en bon franglais. Comme toute assuétude elle conduit à ces injonctions contradictoires : envie et envie d’arrêter (envie de ne plus avoir envie).

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 25/07/2012 @ 08:56

  7. Je ferai juste la remarque que la vache qui a fourni le steak qui est dans mon assiette a arrêté de péter, un peu grâce à moi !

    Bonnes vacances ….

    Commentaire par Ginkgo — 25/07/2012 @ 11:00

  8. Toute la société fonctionne sur ce modèle : Soyez-vous même mais surtout et avant tout soyez ce qu’on vous dit. C’est une société très normative et pathogène qui nous infantilise et où nous n’avons en somme que des impératifs et de moins en moins de liberté.

    Commentaire par Sahi — 25/07/2012 @ 12:31

  9. Malheureusement l’article de Métro ne fournit pas l’adresse de l’étude pour permettre au lecteur de se faire une idée sur la méthodologie…

    Néanmoins leurs affirmations sont à prendre avec des pincettes, quand on sait qu’avec la surface de sol nécessaire pour produire 1 kilo de viande, on peut produire des dizaines de kilos de légumes (http://www.vegetarismus.ch/info/foeko.htm), sans parler de la consommation en eau nécessaire pour produire ladite viande, ou des tonnes d’antibiotiques qui sont distribués aux animaux pour doper leur croissance, avec d’importants risques sanitaires à la clé, etc…
    Il faudrait voir aussi comment ils ont fait leur comparaison: s’il s’agissait de légumes Bio produits en France (voire même en production locale), l’impact sur l’environnement est bien différent par rapport à des légumes « classiques » de supermarchés, arrosés de pesticides et importés de l’autre bout du monde…
    Un autre lien au hasard: http://terresacree.org/mediter.htm
    Et pour les produits laitiers: http://www.thierrysouccar.com/les_livres/nutrition/lait_mensonges_et_propagande_epuise 😉

    Sinon pour revenir au sujet principal de l’article: nous sommes effectivement abreuvés d’informations contradictoires, mais à qui la faute ? Les lobbies, certes, mais aussi les médias et leur course effrénée à la rentabilité (que vous dénoncez d’ailleurs assez souvent 😉 ): le fameux article de Métro ne prend pas la peine de remettre en perspective les résultats de l’étude, et comme ils n’ont pas mis ni de lien, ni même le titre exact de l’étude, bonjour la galère pour aller faire la moindre vérification pour le citoyen lambda…
    Sans parler de la dépendance financière de la plupart des médias aux gros lobbies, du fait entre autres de la publicité. Par exemple, une thèse sur les pubs pour EDF et le nucléaire (pubs complètement inutiles jusqu’à très récemment, puisque EDF avait un monopole) était que l’argent dépensé dans ces publicités permettait de conserver une sorte de mainmise sur une bonne partie de la presse, qui ne prendra pas trop le risque de fâcher un gros annonceur…

    C’est peut-être bête comme façon de faire, mais quand on nous noie d’informations contradictoires dans l’espoir de nous éviter de nous poser trop de questions, j’ai plus facilement tendance à croire celles qui ne sont pas susceptibles de bénéficier à un lobby puissant déjà en place, que ce soit pour la différence d’impact environnemental entre la viande et les légumes, ou pour la dangerosité du nucléaire.

    Ah, et pour les oméga 3, il y en a dans plein de végétaux aussi 😉

    Commentaire par Jor — 25/07/2012 @ 15:16

  10. L’article 5 fruits et légumes, paru dans Métro and co fait référence à une étude conduite par deux professeurs de l’Ecole de management de Grenoble (Carolina Werle et Caroline Cuny) sur un échantillon de …131 étudiants 😉
    Sources : Grenoble Ecole de Management / Référence : Werle, Carolina O.C., et Cuny, Caroline (2012), « The boomerang effect of mandatory sanitary messages to prevent obesity », Marketing Letters (21 June 2012), p. 1-9, doi:10.1007/s11002-012-9195-0
    et aussi Agromédia, Nutrition et santé, Psychomédia etc et bien sûr I-diététique http://www.i-dietetique.com/?action=articles&id=9028

    Un interview de C.Werle qui date d’avril là http://www.alimentation-sante.org/2012/04/caroline-werle/

    Commentaire par gabbrielle — 25/07/2012 @ 16:55

  11. […] Splendide synthèse d'une société délirante ! Ainsi tentons-nous de survivre au milieu des injonctions contradictoires. L'industrie agroalimentaire se démène pour nous pousser à consommer tout et n'importe quoi, la science …  […]

    Ping par Les injonctions contradictoires de la société de consommation « La ... | Economie et sociétés | Scoop.it — 26/07/2012 @ 12:46

  12. Permettez une petite remarque : il me semble que, quand on évoque une « étude scientifique » (avec ce que cela sous-entend d’autorité, d’impartialité…) il serait bon de la citer, précisément. Une étude, ou plus généralement une publication scientifique, a des auteurs nommés, un titre, etc.

    Ceci permet aux lecteurs curieux d’aller lire le document original ; c’est tout simplement la « traçabilité des sources ».

    Commentaire par DM — 26/07/2012 @ 15:48

  13. @DM : j’entends bien, mais mon propos ne porte qu’incidemment sur les « études », ce qui m’intéresse, c’est le discours médiatique sur ces études. Dans ma famille, on se passionne pour ces questions de nourriture depuis avant ma naissance. J’ai donc une vieille habitude des études contradictoires relayées par les médias qui déclenchent des modes en proclamant des impératifs incontestables et pourtant contestés le lendemain (et tant mieux, ainsi avance la science). La chose s’est aggravée ces dernières années avec les messages de santé publique (tout aussi discutables et relevant également de convictions à un instant « t ». Et le tout s’aggrave encore par l’offensive de la pub qui doit couvrir tous ces discours pour continuer à vendre ou bien encore « découvrir » qu’il y a des céréales dans les biscottes, des omega 3 dans l’huile et du calcium dans le lait pour tenter de réconcilier santé et agroalimentaire…D’où une polyphonie assourdissante de discours contradictoires, et au final parfaitement aberrants.

    Commentaire par laplumedaliocha — 26/07/2012 @ 20:49

  14. @Aliocha: Mais non, le monde ne devient pas fou, il l’était déjà. La polyphonies des discours, c’est justement l’essence de la Démocratie. L’Agora n’était pas un lieu calme et reposant où les méditations sur le sens de la vie avaient lieu. Encore aujourd’hui, les places de marchés sont des lieux abrutissant de bruits, discours, cris en tout genre… qui font la « vie » de villes et villages.
    Simplement, une partie du commerce s’est déplacé (par la publicité) vers les médias, donc ce « bruit » à suivi. Le problème quantitatif n’est pas bien gênant, il est facile d’éteindre la télé, de zapper les pubs des magazines… L’évolution le plus regrettable est surtout la confusion des genres. Quant un boulanger crie « 3 brioches pour le prix de 2 », on sait qui parle, pourquoi. Ou comme diraient des sociologues « d’où il parle », même si cette expression est horrible.
    Dans les médias, quoique vous en disiez, la séparation « éditoriale »/ »commerciale » est loin d’être étanche. Il y a bien sur aux extrêmes des cas clairs: de la publicité assumée ainsi que de vrais articles. Mais apparaissent aussi ces horreurs que sont le « publi-reportage » et autre « infommercial » déjà plus douteux.
    Les publicités institutionnelles en soit sont « normales ». L’Etat peut promouvoir une politique publique, au hasard, la vaccination. C’est sont rôle.
    Mais sont apparues de « fausses » institutions, qui ne sont rien d’autres que des organisations « cache sexe » pour la publicité. Sous une apparence de message neutre, elle ne font que vendre un produit. On en trouve principalement dans l’alimentation et le pseudo-médical. J’ai été traumatisé par cette horreur qu’était « Manger du lait! ». Dans le même genre, les associations bucco dentaires, qui ne sont là que pour vendre du dentifrice. Ce n’est rien d’autre que la transposition de l’argument d’autorité de la rhétorique vers la publicité. Sauf que la publicité ici ne s’assume plus.
    Quand à l’argument scientifique, c’est bien simple: il est systématiquement faux. Je ne comprends pas, et ce point est aussi pour vos collègues, comment on peut gloser à l’infini sur des « études » qui sont dans le meilleur des cas…médiocres. Tous les exemples que vous citez sont soit des tautologies, soit des faits scientifiquement jamais prouvés! Le but est de vendre, la science n’est qu’un prétexte. Le tout est simplement de surfer sur ce que les clients sont prêts à entendre. Un exemple amusant. L’eau minérale. Aujourd’hui on ne parle plus que de minéralité, oligo-éléments, qui s’ils existent bien, n’ont strictement aucun effet ‘démontré’. Les mêmes marques, au début du XXème siècle, vous expliquaient que leur eau était « naturellement radioactive ». Mention qui a étonnement disparue depuis des étiquettes.
    Sans parle du fer des épinards, qui en contiennent moins que des haricots verts…

    Commentaire par Kaeldric — 27/07/2012 @ 11:17

  15. @Kaeldric : pourquoi glose-t-on sur les études ? Bonne question, si j’ai le temps, je ferai un papier sur l’art de trouver un sujet pour remplir un journal – ou un site. On glose sur les études parce que c’est un sujet qui tombe tout cuit dans le bec grand ouvert du journaliste affamé d’actualité facile, rapide et vendeuse, qui parle à tout le monde, et qui est déjà formaté pour plaire aux journalistes. En général d’ailleurs, ce sont les études les plus cons qui passent le mieux. Le journaliste sait que sur des sujets alimentaire-qui-concernent-tout-le-monde il a un public quasi servi sur un plateau. Et voilà comment les médias décuplent le bruit ambiant par un effet mécanique. Pendant ce temps, les vrais sujets, parmi lesquels de vraies études, sérieuses, roboratives, lourdes, complexes à décrypter, ne trouvent personne pour s’y intéresser. C’est désespérant. Notez, j’en ai fait mon business model de ces sujets dont personne ne veut, mais quand même 😉
    Sinon, je ne suis pas sûre que le bruit que j’évoque soit une expression de la démocratie, c’est plutôt à mon sens une conséquence de la société de consommation (j’espère au passage que les deux concepts sont dissociables 😉 ). Mais en fait, je pars du discours de Dany-Robert Dufour (aucun lien avec moi, malgré l’homonymie), c’est lui qui dénonce dans l’un de ses livres cette accumulation de messages contradictoires destinés tantôt à libérer nos pulsions, tantôt à les réfréner. Le paquet de cigarettes est à mes yeux l’exemple le plus emblématique d’une société qui a intérêt à libérer les pulsions tout en s’escrimant paradoxalement à les réfréner dans le même temps. Lui cite l’exemple de la femme nue qui sert en publicité à vendre à peu près n’importe quoi tandis que les règles sociales imposent au contraire de réprimer les pulsions sexuelles, voir la dernière loi sur le harcèlement. Je suis assez d’accord avec lui sur les effets destabilisant de ces injonctions contradictoires. Ensuite, c’est une question de personnalité. En ce qui me concerne, mes récepteurs sont certainement trop grands ouverts, d’autres, plus sages, savent sans doute se préserver. L’ennui, c’est qu’on ne fait pas mon métier en se fermant au monde. Je suis donc condamnée à recevoir ces messages…. 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/07/2012 @ 20:10

  16. @Aliocha: Mais oui société de consommation et démocratie sont dissociables: on consomme aussi dans les dictatures, où du moins on y aspire! 🙂
    Plus sérieusement: je ne peux pas analyser le travail de DR Dufour, ne l’ayant pas lu. Simplement, des impulsions contraires, si elles peuvent nous déstabiliser et donc représenter un danger, sont aussi de mon point de vue une caractéristique normale, potentiellement bénéfique. Pour caricaturer, une voiture, ça accélère et ça freine. C’est la conjonction des deux qui en fait l’intérêt. Il n’y a pas de contradiction à avoir des systèmes qui comportent des fonctions contraire.
    En fait, un système régulé, c’est justement un système dans lequel plusieurs forcent poussent dans des sens différents. Bien sur, ça peut virer à l’absurde parfois, mais cela produit aussi des merveilles. Combien d’oeuvres d’art sont issues des contraintes de forme qui les ont générées? Une contrainte source de créativité, ce n’est pas qu’un paradoxe.
    Dans des visions « classiques » du monde, la stabilité, l’équilibre, c’était le néant, la mort, la stase. A l’inverse, le chaos incarnait le mouvement, le changement, la destruction, la mort. La vie, c’est justement ce délicat équilibre entre les deux. Cette contradiction irrésolue, cette tension. Sous une autre forme, on peut retrouver ça aussi dans le Ying et le Yang. Les contraires ne s’annihilent pas, ils sont générateurs.
    Mais je vous concède volontiers qu’ils génèrent aussi de bien belles bêtises 🙂

    Commentaire par kaeldric — 27/07/2012 @ 20:44

  17. @Kaeldric : entièrement d’accord, je pourrais ajouter à vos exemples celui de la justice qui fait jaillir la vérité de l’exercice du principe du contradictoire, autrement dit de l’affrontement soigneusement réglé des deux thèses en présence. Chaim Perelman appelle cela la dialogique et souligne que cela ne débouche pas d’ailleurs sur une vérité (au sens scientifique) mais sur la vérité judiciaire, différente. Je suis une fanatique de ce mécanisme, au point de penser perpétuellement contre moi-même, je ne vous contredirai donc pas sur ce point (vous noterez au passage que je sais quand même m’arrêter puisque précisément, je ne vous contredis pas 😉 ). Sauf que, cela me ramène à mes vieux cours de philo du droit. Sauf erreur de ma part, l’interprétation de la Torah suppose précisément le dialogue entre deux interprétations opposées, mais qu’il faut finalement réconcilier car le texte doit vivre et donc aboutir à dégager un sens permettant ensuite une application concrète (que les spécialistes me pardonnent une éventuelle erreur, ce cours absolument passionnant remonte à il y a 20 ans). Ce qui rejoint ma « vérité » judiciaire, c’est-à-dire la décision qui sera suivie d’effets pratiques. Si je reviens à ma société de consommation et à ses messages contradictoires, pour agir, il faut donc synthétiser à chaque instant ces prescriptions antagonistes. C’est épuisant ! Et ce n’est pas organisé de manière aussi rigoureuse que dans mes exemples judiciaires ou de la Torah. Au contraire, l’exercice consiste à influencer et le résultat est bien souvent une fumisterie…

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/07/2012 @ 20:58

  18. @Aliocha: Nous sommes donc presque entièrement d’accord. Deux voix peuvent s’accorder pour arriver au delà du point initial! Avec deux interlocuteurs, on peut codifier l’échange, alterner les prises de paroles, se répondre. A trois c’est plus compliqué. Les procès à plusieurs parties (où plusieurs accusés différents se chargent les uns les autres) sont beaucoup plus confus, en dépit d’un cadre procédural pourtant rigoureux. Dans un monde ou tous peuvent prendre la parole (avec un fort biais favorisant l’argent), comment obtenir une harmonie, une synthèse, de milliers d’intérêts divers?
    Avec ce que j’ai eu la faiblesse d’appeller Démocratie, à tort, et que vous appelez Société de Consommation, ce n’est plus un dialogue Socratique, c’est une cours de récréation d’école maternelle! Plein de voix, sans coordination, sans concertation, chacune avec ses objectifs propres… Il n’y a simplement pas de message global, pas de sens, pas d’ « intelligence collective ».
    Et oui, les professeurs d’école maternelle finissent leurs journées épuisés, et ils ont droit à ma sincère admiration!

    Commentaire par kaeldric — 27/07/2012 @ 21:20

  19. @kaedric : je crois que nous venons de démontrer l’une de vos propositions : « Dans des visions “classiques” du monde, la stabilité, l’équilibre, c’était le néant, la mort, la stase » au sens où l’accord, c’est la mort de la discussion dans l’apaisement de la communion 😉 La question à ce stade est peut-être : doit-on se contenter de cet équilibre ou chercher à le chahuter en considérant que lorsque la discussion s’éteint, la connaissance marque le pas ? Personnellement, je ne connais pas de meilleure mode d’appréhension de soi, de l’autre et des choses que le débat 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/07/2012 @ 21:47

  20. Débattons! dans les roues.

    Commentaire par Nick — 27/07/2012 @ 23:00

  21. Encore faudrait-il pour qu’il y ait débat que les dés ne soient pas pipés.
    Vous avez bien raison Kaeldric , le consommateur (puisque, selon moi aussi, c’est lui qui est visé dans ces messages, et non pas le citoyen, même si on essaye de faire croire le contraire) n’a pas les moyens de se faire une opinion : il ne sait jamais exactement qui parle, avec quelle autorité au sens fort du terme, avec quelle indépendance, ou si les conclusions présentées ont été passées au crible critique de la communauté scientifique. Tout est brouillé.
    Je crois que l’évolution de ces messages reflète moins un progrès de la connaissance scientifique et médicale que l’idéologie en vogue pour le dire comme ça. L’exemple donné par Aliocha des eaux minérales faisant publicité d’être radioactives est très intéressant : cela parlait bien sûr à une opinion publique qui rêvait alors de l’atome, des robots, des fusées. Aujourd’hui il est de bon ton de dire que le progrès scientifique est effrayant, et tout le monde est soucieux de l’environnement et aussi de son bien-être, d’où les oligo-éléments. En passant, c’est bien pour ça que Framatome a pris le nom féminin d’Areva il y a quelques années !
    Il est intéressant de souligner que ce sont les magazines féminins qui se font très largement l’écho de ce que décrit Aliocha ; quoi d’étonnant puisqu’ils s’adressent à la ménagère de moins de 50 ans qui fait ses courses. Pour ma part, je préfère encore lire les tabloïds, c’est moins anxiogène !

    Commentaire par Maelle — 27/07/2012 @ 23:11

  22. Et oui, l’argent n’a pas de conscience, pourtant ce ne sont pas les solutions qui manquent…

    Pour l’agriculture, allez voir le lams et les vidéos de Claude Bourguignon, un vrai scientifique qui à quitter les gros organismes de recherche gavés de fric pour monter son propre labo.

    A côté de quelques scientifiques bien payés fabricant des médocs inutiles, il y en a d’autre, comme au labo de biologie structurale qui sont en thèse pour à peine 1000 € par mois et qui font minimum 50 heures par semaine, quand ils ne viennent pas travailler le week-end…
    L’argent est là pour fabriquer plein de médocs, mais pas pour la recherche fondamentale qui a pourtant permis de fabriquer ces derniers. Malheureusement, l’argent ne tombe pas du ciel alors il faut bien vendre quelque chose à un moment donné…

    Que faire…?

    Se bouger un peu, allez chercher des plantes sauvages – l’ortie est très nourrissante – allez acheter aux producteurs locaux – un bon beaufort d’alpage ou un bleu de Termignon…
    Des petits terrains peuvent se louer pour se faire un potager si les plantes sauvages ne suffisent pas.
    Achetez de la viande aux chasseurs ! Un bon civet de biche aux airelles, y’a que ça de vrai !

    De nombreuses solutions à différentes échelles existent, il suffit d’adopter une démarche un peu plus scientifique, d’analyser et de mettre en doute nos habitudes.
    Savoir se remettre en question est la base de la science, malheureusement, il y a trop peu de scientifiques, je rappelle la définition du Robert : « Ce que l’on sait pour l’avoir appris, ce que l’on tient pour vrai au sens large. L’ensemble de connaissances, d’études d’une valeur universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondées sur des relations objectives vérifiables [sens restreint] »

    Nous avons encore la chance en France d’avoir reçu une éducation nous permettant de penser par nous-même et d’être plutôt indépendant intellectuellement, si on commençait à se bouger au lieu de se plaindre ?

    Commentaire par Kévin Pounot — 28/07/2012 @ 08:36

  23. Oh non, pitié, Aliocha ! Pas le cliché des femmes nues dans la pub ! Il doit bien y avoir une femme nue dans la pub pour cent articles évoquant les femmes nues dans la pub, en comptant les pub pour les produits de toilette et les parfums…

    Sinon, j’ai horreur de ces pubs soustitrées de « pour être en bonne santé, bougez et mangez 5 fruits et légumes etc… » Comme si les oranges et les épinards étaient une punition, et le Nutella, une récompense…

    Commentaire par lambertine — 28/07/2012 @ 14:02

  24. @Kévin Pounot: « les gros organismes de recherche gavés de fric »

    Lesquels ? en cette période de RGPP permettez-moi de douter…

    « A côté de quelques scientifiques bien payés fabricant des médocs inutiles »

    Des scientifiques bien payés ? Où cela ? Qui font des médicaments inutiles ? Lesquels ?

    « au labo de biologie structurale »

    Quel labo de biologie structurale ?

    🙂

    Commentaire par DM — 28/07/2012 @ 14:27

  25. @aliocha: Voyez-vous, mon propos porte également sur le discours médiatique sur ces études.

    La plupart du temps, quand un article grand public évoque une étude scientifique, il ne donne pas les moyens de la retrouver (en revanche, il peut donner des détails peu significatifs, comme la nationalité des équipes scientifiques), et se contente d’en donner un résumé, éventuellement déformé et axé sur quelques remarques. Des corrélations seront présentées comme des liens de causalité ; de faibles correspondances statistiques seront décrites comme significatives…

    On peut dès lors comprendre que l’étude originale ne soit pas identifiée, sinon il serait trop facile pour des curieux (des curieux qui auraient, disons, un minimum de formation scientifique) d’aller vérifier.

    Tout ceci participe, bien sûr, d’un jeu complexe où des services de com’ d’instituts de recherche présentent avec des conséquences « grand public » d’études qui demanderaient plus de circonspection, fournissant des communiqués de presse prêts à recopier aux journalistes ; quant aux chercheurs, ils peuvent aussi vouloir s’attirer la renommée médiatique… Bien entendu, tout ceci s’inscrit dans le jeu de la recherche des financements, la recherche étant sommée de s’adresser à des problèmes « sociétalement importants ».

    Tout ceci me met profondément mal à l’aise. Je prends ce genre d’annonces avec du recul : je sais bien que s’il y a une étude qui « prouve » que le café est bon pour lutter contre le cancer du truc, un mois après il y en aura une autre qui « prouvera » que le café augmente le risque de cancer du bidule. Régulièrement, il y aura des découvertes de méthodes qui pourraient aider à soigner le SIDA, l’Alzheimer, la myopathie, ou je ne sais quelle autre maladie prioritaire. On ressortira régulièrement les risques des ondes radio, du wifi, des téléphones portables, etc.

    J’ai personnellement une règle simple : si c’est publié dans la presse grand public, c’est au pire radicalement faux, au mieux naïf et déformé.

    Commentaire par DM — 28/07/2012 @ 14:43

  26. Il y a en ce moment aux Etats Unis une polémique alimentaire qui réflète parfaitement les propos du papier d’Aliocha.
    Dans le cadre de la lutte contre l’obésité des enfants, certaines écoles commencent à interdire que du lait (même demi écrémé) soit distribué dans les cantines.
    C’est un symbole fort qui est ici remis en cause car il est très américain que les enfants boivent beaucoup de lait. De fait, la plupart des gens trouvent que cette mesure est exagérée (le lait ce n’est pas pareil que les sodas, quid de la lutte contre l’ostéoporose ou les gros besoins en calcium des enfants et ados etc), et je ne peux être que d’accord avec eux.
    Mais aujourd’hui cela va plus loin car certains font du lobbying au congrès pour que cette mesure d’interdiction du lait soit étendue dans toutes les écoles. Très intéressant : à la pointe de cette campagne se trouve une association de médecins vegans !
    Le plus grave là dedans, c’est que ces débilités rendent inaudibles les vrais messages de lutte contre l’obésité et les excès de l’industrie agro-alimentaires.

    Commentaire par Maelle — 29/07/2012 @ 20:18

  27. @maelle

    le lait et la lutte contre l’ostéoporose… ca doit être une blague je pense… chez les personnes « âgées » le lait favorise la dite maladie.

    http://www.4.waisays.com/ExcessiveCalcium.htm

    le plus grave c’est qu’ est admis comme « vrai » parce que rabâché depuis des lustres par ceux qui savent (les lobbys qui achètent tout plein de pub dans la « presse chienne de garde de nos libertés » lol) et celui qui dit le contraire passe pour un fou.

    Commentaire par toto — 30/07/2012 @ 21:43

  28. Oui, en effet, c’est encore une autre polémique alimentaire, le lait et l’ostéoporose.
    N’étant pas médecin, je m’abstiendrai de toute réponse catégorique, mais à titre personnel je ne crois pas les détracteurs du lait et préfère consommer pas mal de produits laitiers. Non que je nie l’influence des producteurs sur les messages de santé publique, mais, à tout vouloir remettre en cause, j’ai l’impression qu’on va trop loin, et puis ne pensez-vous pas que ceux qui dénoncent le lobby du lait puissent eux aussi avoir un agenda ?

    Commentaire par Maelle — 30/07/2012 @ 23:52

  29. @maelle

    vous faites ce que vous voulez de votre vie et je ne vous conseille pas d’arrêter de manger/boire du lait, c’est votre choix et honnêtement pour rester poli, je m’en contre-fous. Mais vous avez une certaine tendance à accepter l’ordre établi, dans tous les cas, et vous voyez des agendas partout, surtout chez ceux qui ne pensent pas comme vous.

    Lorsque des médecins dénonçaient le médiator, ils devaient avoir un agenda, lorsque les anti-nuk dénonçaient les problèmes de sécurités, ils avaient un agenda, lorsque certains dénonçaient l’aspartam, ils avaient un agenda, lorsqu’on pointaient du doigt les sels de glyphosate, lorsque la taurine va commencer à montrer ses effets néfastes, il y aura un agenda, etc.

    J’ai un peu l’impression que vous vous confortez dans la vie que vous avez construite autour de vous et que chaque questionnement qui ose poser des problématiques qui remettent en cause l’establishment est une hérésie que vous vous empressez de mettre de coté car cela va à l’encontre de votre « idée sur le monde ».

    Ensuite, je n’ai pas d’étude à vous montrer (j’ai la flemme de chercher), mais OUI si vous arrêtez de consommer du lait et produits laitier (de vaches), vous allez maigrir et vous n’allez pas devenir tout mou et ostéoporosée et vous retrouverez un teint de pèche (et j’ai n’aucun agenda sur ce sujet.)

    Commentaire par toto — 31/07/2012 @ 11:35

  30. Je ne sais pas pourquoi j’ai comme l’impression que ce que vous dites de moi, Toto, ne se rapporte pas seulement aux polémiques alimentaires … Au fait je n’ai pas besoin de maigrir, ni de me raffermir, ni de retrouver un teint de pêche, merci (bon, peut-être votre « vous » était-il pluriel)

    Ce qui est sûr c’est qu’aux Etats-Unis les vegans sont à la pointe du mouvement anti lait et que leurs arguments sont à mes yeux bien davantage idéologiques que scientifiques. J’ai jeté un rapide coup d’œil internet sur ce que disent les anti laits, et on ne peut pas dire que, par leur ton ou leur arguments, ils me convainquent.

    Si je dis ce que je fais « à titre personnel », c’est que c’est pour moi le fond du problème . Je suis dubitative envers les messages officiels et non/anti officiels qui disent tout et son contraire, parfois sur un ton hystérique (surtout aux USA), et je me fie à mon propre jugement.
    En tant que « ménagère de moins de 50 ans » je n’ai par exemple jamais suivi le précepte des 5 fruits et légumes par jour qui me semblait un motto un peu ridicule, mais nous mangeons beaucoup de fruits et légumes à la maison.
    De la même façon si un jour j’ai de l’ostéoporose, je me renseignerais, je verrais différent médecins et je me ferais ma propre opinion, même si a priori je pense que le calcium c’est bon pour la santé.
    Et puis, si je mange beaucoup de produits laitiers, c’est avant tout parce que j’aime ça ! C’est quelque chose qu’on oublie souvent dans tous ces messages, le plaisir de manger (qui est un des premiers ramparts contre l’obésité). Mais ce n’est pas pour ça qu’il faut se goinfrer de lait au goulot, de yaourts et de brie double crème ! Tout est une question d’ équilibre, c’est le plus souvent l’excès qui est dangereux. Evidemment, comme quelqu’un l’a déjà dit dans les commentaires, un aliment peut être bon pour quelque chose et mauvais pour autre chose, c’est comme ça, vivre c’est dangereux : on meurt à la fin !

    Commentaire par Maelle — 31/07/2012 @ 16:28

  31. @Toto et Maelle : Toto, soyez zen, je vous en prie, on cultive ici le désaccord pacifique et courtois.
    Sinon, histoire d’ajouter mon grain de sel gris (il faut privilégier la nourriture non raffinée – sous réserve du problème des pesticides) je vous dirai que j’ai toujours entendu mon médecin soutenir que passé le stade du sevrage, l’humain n’avait plus les enzymes nécessaire pour digérer le lait. Il avait par ailleurs une dent toute particulière contre le lait de vache et recommandait de privilégier celui de chèvre ou de brebis (si vraiment on ne pouvait s’en passer). D’une manière générale, il me semble que le calcium est présent dans bien d’autres aliments. Voilà pour la santé, je ne dis pas que ce que j’expose est juste, j’illustre les discours contradictoires qu’on peut entendre sur le même sujet. Maintenant si on oublie la santé pour se concentrer sur le poids (on confond souvent sain et régime, ce qui n’a pas forcément grand chose à voir), les produits laitiers non allégés sont gras et donc font grossir, mais ils contiennent aussi des protéines et ce fameux calcium dont on dit depuis quelques temps qu’il favoriserait l’amaigrissement. Quand je vous dis qu’il est impossible de s’y retrouver 😉 Ma conclusion provisoire, c’est que le mieux est encore de varier les poisons…

    Commentaire par laplumedaliocha — 31/07/2012 @ 20:55

  32. D’autant que tout ce qui ne tue pas rend plus fort ^^.
    Ou pas.

    Commentaire par kuk — 01/08/2012 @ 09:58

  33. A propos des « injonctions contradictoires de la société de consommation » je viens de lire, de Jean-Baptiste Fressoz, « L’apocalypse joyeuse », sous-titre : « Une histoire du risque technologique », livre qui fait bien ressortir comment, au cours des 2 siècles passés, pour satisfaire aux impératifs du progrès, ou supposé tel, la consommation à été développée malgré risques, inconvévients et dangers. Et en toute connaissance de cause car ces risques, inconvénients et dangers ont été dès le départ connus et dénoncés, mais ils ont été soigneusement les uns après les autres, par ce que l’auteur appelle des desinhibitions, soigneusement mis de côté.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 01/08/2012 @ 11:03

  34. @laplume

    Ce que je n’arrive pas à comprendre c’est que PERSONNE ne semble comprendre que les « habitudes alimentaires » sont créées par des lobbies industriels, par le bias de la pub, du faux reportage, d’études fausses et biaisées vendues au public par cette « presse defensseuse des libertés ». Cela revient régulièrement dans les marronniers qui remplissent les pages à peu de frais. Et lorsque nous avons le droit à ces « conneries en barre » (nous n’avons qu’à plus acheter la presse me direz-vous), le « contenu » est bien plus important en volume que pour nous expliquer les origines de la crise autre que « vous vivez au dessus de vos moyens ».

    Quel a été le titre de presse qui a fait un article sur la condamnation de danone pour publicité mensongère sur son actimel ? vous savez un bon gros dossier qui explique la politique commerciale de cette « entreprise » ? Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

    Je ne parle pas de régime; je parle de poids, d’alimentation et de santé.

    En passant, vous avez vu comme le monde à changé : vous doutez de ce que vous dit/disait votre médecin. Avant c’était lui le sachant, maintenant c’est l’opinion générale forgée par la communication de celui qui a le plus d’argent (qu’il obtient en nous le soutirant), pas certain que l’on y gagne grand chose de positif. Alors ok, de toute façon à la fin on meurt, mais je préfère choisir ma mort plutôt que de me la voir imposée par un industriel.

    chacun ses choix. Le « vivre vite mourir jeune et faire un beau cadavre » du punk est devenu « vivre, consommer, de toute façon à la fin on meurt ».

    une saine lecture (bulletin épidémiologie) :

    http://www.invs.sante.fr/beh/2011/08_09/beh_08_09_2011.pdf

    premier tableau, page 4 : santé altérée (risque relatif)
    cadre : 1,0 (ref)
    prof inter. : 1.7
    artisan-commerçant : 1.9
    employé : 2.3
    agriculteur : 2.7
    ouvrier : 3.3

    C’est sur que c’est moins « vendeur » que le dernier i-merde, et puis ca parle juste de vie et de mort, pas très intéressant, on veut éduquer nos consommateurs à consommer, pas à réfléchir.

    Commentaire par toto — 01/08/2012 @ 11:36

  35. @toto : en même temps, ce tableau, qui parle de la santé altérée PERÇUE ne nous apprend pas grand chose.

    Commentaire par kuk — 01/08/2012 @ 14:22

  36. Bonjour Aliocha,

    Un peu HS mais je pense que ce sujet devrait vous intéresser vu qu’il traite de déontologie journalistique et la curieuse conception qu’ont certains de confrères ou consœurs en matière de liberté d’expression: http://www.enquete-debat.fr/archives/audrey-pulvar-fait-censurer-le-passage-sur-elle-de-notre-interview-de-benjamin-dormann-15826

    « Ma conclusion provisoire, c’est que le mieux est encore de varier les poisons… » Que n’avez-vous pas raison? Sinon, je fais comme DM en 25 et j’occulte systématiquement tous ces types d’articles (le dernier en date sur Google Actu, les grossesses avec des gros bébés: http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/cancer-du-sein-plus-de-risques-pour-les-meres-qui-font-de-gros-bebes_1144147.html).

    Bonne soirée . ;

    Commentaire par H. — 01/08/2012 @ 17:02

  37. @kuk

    bien sur que si que la santé perçue est importante.

    mais si vous prenez le tableau suivant « risque de déclarer des limitations fonctionnelles »

    cadre 1.0 ouvrier 4.7

    vous vous apercevez que l’ouvrier a un taux de limitation fonctionnelles plus important que la santé perçue, ce qui _semble_ vouloir dire qu’avec les même affections ils se sentent moins malades : les nouveaux esclaves que l’on inculque par la com avec la bénédiction de nos « amis » de la presse.

    Commentaire par toto — 01/08/2012 @ 17:51

  38. @toto : les deux tableaux ensembles prennent déjà plus de sens.Cela dit, que les professions d’ouvrier et d’agriculteur soient plus dangereuses pour la santé que les professions de cadres n’est pas vraiment un scoop.

    Commentaire par kuk — 01/08/2012 @ 18:29

  39. oui je sais vous êtes la vérité révélé et l’omniscience.

    Vous êtes aussi le roi des pinailleurs dans le pointillisme. Si vous remontez plus haut, c’est une conversation dérivée de la conversation à propos de « choisir ses poisons », cela veut montrer qu’on ne « choisit pas ».Mais là aussi ce n’est pas un scoop. Quand on est pauvre on crève plus vite. pas un scoop non plus. la presse travestit de la com en vérité, mais pas un scoop non plus. les produits toxiques que l’on vend aux gens sans leur dire, pas un scoop non plus. Rien n’est un scoop, sauf si on admettait que le lait, passé la croissance favorise l’ostéoporose : ca se serait un scoop (enfin pas pour tous) mais cela n’arrivera jamais, croissance, filière, emploi, chomage …. la truc classique, mais j’avoue que ce n’est pas un scoop non plus.

    Il n’y a pas d’injonctions contradictoires, mais des vérités scientifiques et de la com pour les noyer et faire perdure le business, mais là non plus ce n’est pas un scoop.

    Commentaire par toto — 01/08/2012 @ 18:59

  40. @toto : Comment justifiez-vous que malgré l’enfumage de la com pour faire perdurer le business et les produits toxiques que nous ingérons tous les jours, l’espérance de vie ne cesse d’augmenter ? (Cela dit, ça a tendance à stagner un peu ces dernières années)

    Commentaire par kuk — 01/08/2012 @ 19:45

  41. ben si on enlève les 2 guerres mondiales du tableau ca aide vachement l’espérance de vie.

    non l’espérance de vie n’augmente pas, enfin pas pour tous.

    http://emploi.letemps.ch/Page/Uuid/6c0fa54c-24bd-11e1-b1bd-a1ac61ac9a08/Lesp%25C3%25A9rance_de_vie_des_pauvres_a_chut%25C3%25A9

    Commentaire par toto — 01/08/2012 @ 20:19

  42. Autre sujet, pour revenir aux banques et aux traders

    plainte contre la SG http://www.liberation.fr/economie/2012/08/01/libor-une-actionnaire-de-la-societe-generale-depose-plainte-contre-x_837034

    «Cela fait deux ans qu’il y a entente entre les banques, cela concerne 380.000 milliards de dollars», a indiqué Maître Frederick Karel-Canoy, confirmant l’information de Paris-Match sur le dépôt d’une plainte lundi.

    Selon l’avocat, «des traders de la Société générale sont impliqués»,

    Commentaire par Thierry — 01/08/2012 @ 21:24

  43. Thierry alias Schmilblick

    Commentaire par Schmilblick — 01/08/2012 @ 21:27

  44. @toto : désolé de pinailler, mais http://www.inegalites.fr/spip.php?article377&id_mot=99
    Sinon, je ne peux pas lire votre lien, n’étant pas abonné.

    Commentaire par kuk — 02/08/2012 @ 00:53

  45. @kuk, désolé de devoir toujours et toujours redire la même chose, cette « espérance de vie » que vous lisez seulement dans les articles qui vont dans votre sens, ne veulent pas dire grand chose : on projette suivant les données actuelles. Or qu’a-t-on ? une génération qui commence tout juste a être nourrie à la realpolitik, pas de recul sur tous ses produits « modernes » qu’on ingère. Le grand tournant ce sont les années 80 et l’accession au pouvoir d’une gauche très très libérale qui a libéré le démon ultra-libéral en france.

    Lorsque vous quittez les données france fournis pas ses « institution » qui prévoient 2% de croissance en 2013 mega-lol, ailleurs dans le monde, l’espérance de vie baisse ou comme dirait l’autre nain : la hausse tendancielle ralentit.

    Si on ajoute le « refus » de soins (65% en 2011, paris intra francilienne) les chiffres dans 10-15 ans seront dramatiques, mais ce ne sera un scoop pour personne sauf pour les « journalistes » qui ont pris l’habitude de ne pas faire leur travail et être la pravda du pouvoir économique et politique.

    Pour le lien il est devenue privée entre temps, il expliquait qu’en allemagne, les « pauvres » ont perdus 2 ans d’espérance de vie sur les 10 dernières années : ils doivent se tromper car cela n’est pas en accord avec votre crédo, mais bon ce sont des pauvres, de leur faute probablement, un ramassis de faignant.

    Commentaire par toto — 02/08/2012 @ 10:32

  46. @toto : cet article éclaire surement mieux votre propos que vos invectives : http://www.bastamag.net/article2408.html
    On y lit que si la durée de vie des pauvres en Allemagne recule, c’est bien plutôt à cause des conditions de travail des précaires (pas de salaire minimum et des durées de travail toujours plus longues pour eux) que des produits toxiques que leur font ingérer les multinationales de l’agroalimentaire.

    Commentaire par kuk — 02/08/2012 @ 16:02

  47. @kuk
    Vous avez raison d’insister sur le travail (et le chômage) et en particulier sur les conditions de travail, la durée, la pénibilité, sur le revenu et le temps de travail, qui sont autrement déterminants que le fait de manger des petits pois 5 fois par jour avec ou sans lait…

    quant au fait que les légumes sont tout aussi mauvais pour la santé (ça j’en doute) mais surtout que leur culture soit également nocive et même dévastatrice pour la nature que la chaîne industrielle de production de viande, soit, peut-être ; bien que je crois que le pire du pire est la production industrielle de viande : une industrie qui ruine la paysannerie traditionnelle de continents entiers (Amérique latine et Afrique), répand des pesticides et autres herbicides, fongicides et engrais dangereux pour les populations avoisinantes et est ruineuse pour la planète sur le plan écologique, maltraite les animaux, produisant de la viande de mauvaise qualité et bourrée d’antibiotiques…
    ; pour comparaison voir

    la production de viande, une industrie qui ruine la planète : http://www.arte.tv/fr/6550556,CmC=6449602.html

    La question est celle de la technique moderne illimitée dans ses usages, et de la transformation de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche en une industrie agro-alimentaire intensive, qui surexploite les ressources naturelles et cherche à maximiser toutes les possibilités de production, en usant de toutes les ressources de la technique et des produits chimiques, qui ont pour effet la dévastation de la terre.

    Heidegger l’avait bien compris du reste, et c’est le point le plus juste (le seul peut-être) et en tout cas celui qui constitue le plus fort et le plus important de ce qu’il a écrit.

    C’est du côté de la production que le phénomène s’éclaire. La consommation n’est qu’une conséquence, et fort secondaire comparée aux conditions de travail dont l’impact sur la santé est le principal facteur.

    @Aliocha
    vous appréciez les analyses de Dany Robert-Dufour, largement inspirées de Marx et dans sa continuité, seriez-vous finalement de gauche (gauche sarkozyste ? 🙂 clin d’oeil je ne sais pas introduire un smiley

    Commentaire par Schmilblick — 02/08/2012 @ 17:37

  48. Vous omettez de mentionner cet important progrès en vue de l’émancipation de l’humanité: les diététiciens ont abandonné leur prescription précédente de « 10 fruits et légumes par jour », et leur commandement se limite au nombre de 5 portions. Merci pour eux d’essayer de nous faire sentir moins coupables, ainsi que, à l’instar des Jésuites, de nous faire la promesse d’une rédemption à portée de fourchettes, pour peu que nous y mettions un peu d’efforts.

    Commentaire par Switz — 06/08/2012 @ 13:48

  49. Vive l’austérité ! (texte paru dans le courrier des lecteurs de La Croix aujourd’hui)
     
    L’austérité n’est pas la panacée, elle n’est pas un remède miracle, elle ne résout pas tous les problèmes, elle est difficile à mettre en œuvre, mais elle serait le premier pas dans la bonne direction. Pour réduire le poids de la dette, une certaine dose d’austérité est indispensable, tout le monde le sait bien. Pour préserver les ressources de la planète, nous devons faire le choix de l’austérité, qui en doute encore ? Pour échapper à l’addiction acheteuse et consommatrice, pas d’autre antidote que l’austérité. Devant une telle convergence de bonnes raisons, pourquoi nos dirigeants hésitent-ils ? pourquoi attendent-ils ? pourquoi se retranchent-ils derrière d’hypothétiques accords internationaux sans cesse repoussés ? Une seule explication, toujours la même depuis que le monde est monde : parce qu’il ressentent cette idée comme un blasphème, parce qu’elle est à leurs yeux une atteinte intolérable à ce qu’ils vénèrent le plus au monde, la Réussite, déesse de la modernité. Aujourd’hui, il faut être le premier, le meilleur, le plus fort, le plus riche… en un mot réussir. Nous avons à ce point intégré ces injonctions que nous ne nous en rendons même plus compte, sinon par intermittence, et que c’est en victimes consentantes que nous faisons le sacrifice de nos vies, offertes en oblation à la plus impérieuse des déesses. Si la France était aussi rationnelle, aussi raisonnable, aussi détachée du sacré… qu’elle prétend être, qu’elle se vante d’être, elle mettrait à bas cette idole et opterait pour l’austérité. Ça viendra peut-être, poursuivons le combat (contre nous-mêmes), ne désespérons pas…
    Denis Monod-Broca
     
     

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 09/08/2012 @ 17:55

  50. ouais…..

    l’austérité mais pas pour tous. J’adore cette austérité sélective. austérité pour les prestation sociales mais pas pour les aides industrielles qui se transforment en dividendes, austérité mon cul.

    Et ce « sublime » article dans ce journal catho, religion qui depuis 2000 ans assoit son pouvoir sur le peuple avec grands mensonges tandis que les donneurs de leçons vivent comme des princes, les même donneurs de leçons qui ont exterminé des civilisation précolombienne et brûlé vifs des pauvres paysans lors de la grande « inquisition ».

    Dans une famille « normale » lorsque l’argent manque ce sont les loisirs des parents qui cèdent le pas pour garantir la nourriture des enfants : ce qu’on appelle « en bon père de famille ». Ce n’est pas tellement de l’austérité dont nous avons besoin, mais de partage, notion qui serait bien plus intéressante à lire dans un journal catho mais il est vrai bien moins « in » pour ceux qui possèdent et qui pilotent les donneurs de leçons.

    Commentaire par toto — 09/08/2012 @ 22:48

  51. Bonjour à tous,
    Je suis là par intermittence, le reste du temps, je regarde les arbres. On ne regarde jamais assez les arbres…
    Bref, je vous signale la dernière émission d’@si sur les Mooks (néologisme barbare et anglosaxonnisé qui désigne les nouvelles revues vendues en librairies et lancées en France par Patrick de St Exupery et Laurent Beccaria, fondateurs de XXI), c’est ici : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5067
    à chaque fois que j’entends Patrick de St Exupery s’exprimer sur le journalisme, je fais le voeu que beaucoup l’entendent.
    A la rentrée, il y a de fortes chances pour que l’on parle ici de Nikos Kazantzakis, écrivain crétois, journaliste, et plein d’autres choses encore, auteur notamment de La Dernière tentation, qui a donné lieu au fameux film de Scorsese, La dernière tentation du Christ. Certains se souviennent peut-être d’avoir vu ou lu Zorba Le Grec et Celui qui doit mourir (Le Christ recrucifié). Sur sa tombe il a fait inscrire : « Je n’espère rien. Je ne crains rien. Je suis libre ».
    A lire ici, le portrait d’un homme étonnant et d’un écrivain éblouissant : http://www.kazantzakispublications.org/fr/kazantzakis.php
    Hélas, à part Zorba le grec, le reste de son oeuvre n’est, à ma connaissance, pas réédité en français. J’ai trouvé un exemplaire de la tentation sur les quais, Plon 1959. Avis à ceux qui profitent de l’été pour flâner dans les brocantes et autres vide-greniers !

    Commentaire par laplumedaliocha — 10/08/2012 @ 21:26

  52. @denis Monod-Broca : je souscris, à ceci près que notre société n’a pas inventé l’ambition, tout au plus l’a-t-elle sans doute démocratisée. Pour moi, le grand mal c’est la société de consommation qui pose l’équation : consommation = bonheur. Avec tous ses dommages collatéraux : le droit au bonheur considéré comme la capacité de jouir, la nécessité d’être riche, à n’importe quel prix pour être heureux puisque le bonheur est exclusivement de l’ordre du matériel, le désespoir de ne l’être point assez (riche et donc heureux) ou de l’être trop et de découvrir que là n’était pas le bonheur. Heureusement, pour nous consoler de tout cela, il y a les psy et les laboratoires. Ô Jésus, que ma joie demeure, que mon psy se porte toujours bien et que les laboratoires continuent de fabriquer des anti-dépresseurs…(à fredonner sur le fameux air de Bach) 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 10/08/2012 @ 21:33

  53. Mais, Aliocha, vous êtes de gauche… lorsque vous dénoncez la société de consommation. On a du mal à vous suivre, tantôt vous vantez le libéralisme économique, tantôt vous le vilipendez. Il vous faudra bien un jour choisir : on ne peut pas être à la fois anticapitaliste (contre la société de consommation) et pour le capitalisme.

    Commentaire par Gilbert — 11/08/2012 @ 02:41

  54. @Gilbert : vous savez qu’avec nos échanges, on tient peut-être un joli sujet de pièce de théâtre vous et moi ;-)…Imaginez un type très engagé à gauche, militant, tentant de convaincre une plumitive refusant toute forme d’embrigadement que ce ne sont ni la pensée ni le discours qui sauveront le monde mais le combat. En toile de fond, Internet, la crise, la mort des idéologies, la planète en danger et la finance folle.

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/08/2012 @ 12:31

  55. Qui parle d’embrigadement ? Je n’appartiens à aucun parti. Je parle de cohérence idéologique. Quoi que vous disiez, l’idéologie ça existe et on en est tous imprégnés.
    Comme le remarque le dernier commentaire suivant votre billet précédent, vous êtes profondément de droite, ça fait partie de votre habitus. Ce qui m’amuse, c’est que vous avez l’air d’en avoir honte, sans doute à cause de mauvaises fréquentations de « sales gauchistes ». C’est pour ça que je vous taquine à chaque fois qu’une de vos prises de position traduit cette honte d’être de droite*. Faut assumer, Aliocha, il n’y a rien de honteux à être de droite.

    * je remarque au passage qu’on assume beaucoup plus facilement d’être à gauche qu’à droite. D’ailleurs, ne dit-on pas « apolitique, donc de droite » en ce qui concerne les élus qui se disent « apolitiques », ce qui est une vue de l’esprit.

    Commentaire par Gilbert — 11/08/2012 @ 18:45

  56. Comme Toto en 50, je m’interroge sur l’austérité qu’on nous préconise comme remède indispensable…
    J’ai comme un doute : http://cjoint.com/?BHlxpvYLVdo

    Si la société de consommation est pleine « d’injonctions contradictoires », la société tout court est pleine aussi de constats contradictoires.

    Commentaire par Oeil-du-sage — 11/08/2012 @ 23:29

  57. on pourrait penser peut-être, « les injonctions contradictoires d’Aliocha » ? Elle se montre bien de droite le jour, en faveur du libéralisme économique, se moquant des intellectuels de gauche qui ne sont que des snobs inutiles et mondains, de St Germain des Prés of course, bourrés de fric et se gavant (de caviar bien sûr : typique du prof et du chercheur comme on sait), mais la nuit elle est de gauche, vante les mérites de Dany Robert-Dufour (et bientôt de Marx et des autres intellectuels qui savent lire Marx et montrer ce qu’il a de vivant et la pertinence de sa critique qui découle de l’analyse de la logique du capitalisme, par de là l’histoire de ses interprétations/utilisations politiques et alors, bientôt aussi peut-être J-C Milner ? Moïshe Postone ? à découvrir…) critique la société de consommation et bientôt va se mettre à critiquer le capitalisme peut-être … ?

    Pourquoi cela ? mauvaise conscience de droite dans l’impasse, lorsque de temps en temps elle s’aperçoit qu’avec les intellos et les gens politisés à gauche il est difficile de vanter les mérites du capitalisme et la destruction de la planète avec la technique moderne dans une folle course à l’accumulation qui apparaît aujourd’hui avec la domination du capital financier ?

    Il est intéressant en tout cas que l’on puisse défendre Sarkozy le jour, bien que ce Président pervers ait emprunté le langage des racailles dans certaines circonstances, et celui de l’extrême-droite dans d’autres, pour dire qu’on lui devait néanmoins respect sinon allégeance parce que la gauche n’est pas crédible, et la nuit s’insurger contre certains thèmes de droite : les engagements et discours de droite seraient-ils intenables dès lors qu’on s’efforce à un véritable échange d’idées, honnête et quelque peu sincère ?

    Ce paradoxe me laisse quelque peu perplexe en effet .

    Cela dit un minimum de cohérence idéologique que cherche Gilbert au milieu de tout cela, est autre chose qu’un « embrigadement »

    bonnes vacances et bonnes lectures

    Commentaire par Schmilblick — 13/08/2012 @ 12:40

  58. je reviens sur le thème du comm 54 Aliocha

    le combat sauvera le monde ? mais quel combat ?
    la pensée est inutile ? comment savoir alors ce qu’il faut combattre et comment ?
    comment ne pas se tromper (de cible ) ?
    ne peut-on penser, de manière un peu plus dialectique, que la pensée est un combat ?
    (d’où l’importance des intellectuels ; définition des ceux-ci : ceux qui pensent ; ne pas confondre avec la cour entourant les hommes de pouvoir)
    Je ne sais pas si le monde peut-être sauvé, mais qu’est-ce qu’un combat sans pensée ? La dite pensée de ce que sont les contradictions de fond de notre époque, de notre système économique surtout, le capitalisme, est ce qui seul, permet de supposer que ce combat est juste, que sa cible est bien définie et appropriée, parce qu’il a été d’abord pensé.

    Commentaire par Schmilblick — 13/08/2012 @ 12:49

  59. Un peu en Hors Sujet …

    … Quoique : les contradictions de notre société de consommation y étaient souvent évoquées … notamment par Pascale R-Diard,
    Le Monde tire le bilan des blogs « Une année en France »:
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/08/12/miroir-cruel-et-beau-miroir_1745345_823448.html

    Et on peut aussi lire dans ce bilan toutes les « contradictions » liées au métier de journalite qui doit « dévoiler » ce qu’il constate, sans trahir ses sujets …

    Commentaire par Yves D — 13/08/2012 @ 15:30

  60. un peu hors-sujet aussi…
    mais il en avait été question : que veut dire cette référence à la « normalité » de François Hollande ?

    -Hormis la rupture avec le style, les méthodes et les idées de Sarkozy, évident, ainsi que également hormis ‘une idée d’un souverain au-dessus du peuple qui prétendrait gouverner selon son bon vouloir… et se casserait les dents ; tout cela évident-

    des références du côté de la philosophie, permettent de comprendre peut-être le message et le sens de cette référence à la « normalité » , pas si absurde ni sans raison

    http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120808.OBS9177/si-hollande-etait-un-philosophe.html

    Commentaire par Schmilblick — 13/08/2012 @ 19:48

  61. N’est-ce pas là la double-pensée de Orwell ? ou son adaptation à la société de consommation ? D’une manière générale, il me semble que tout le monde critique plus ou moins cette société, et pourtant nous pensons et même agissons à l’opposé. Ne sommes-nous pas des esclaves critiquant leur situation et adorant leurs chaînes ? Nous appelons esprit critique cette fausse conscience, et liberté notre soumission dans les faits. N’est-ce pas cette mentalité contradictoire qui engendre tant de souffrances psychologiques sur lesquelles nous avons du mal à mettre des mots ? ne nous sommes-nous perdus quelque part en cours de route, n’avons-nous pas construit un cauchemar tout en le maudissant ? L’idéologie politique fonctionne aussi comme ces injonctions contradictoires, puisque par idéologie il faut croire une chose, même en ayant conscience que c’est le contraire qui est vrai. Puis il faut croire quelque chose de totalement différent et oublier la croyance précédente.

    Commentaire par totoro — 17/08/2012 @ 02:08

  62. éléments de langage…

    précédemment il était ici question de « gauche caviar », habitant St Germain des Prés bien sûr, et composée d’intellectuels snobs, riches, inutiles, comédiens hypocrites (: synonymes) jouant à être de gauche le jour et se gavant de caviar la nuit grâce à leurs revenus tirés de l’exploitation des travailleurs tout en devisant sur la lutte des classes … etc.

    petite caricature à peine caricaturale et loin d’être innocente.

    Je déteste cette expression de pur dénigrement, née à l’extrême-droite pour dénigrer la gauche au gouvernement pour la 1° fois (Mitterrand) et dénigrant par la même occasion les intellectuels (tous habitants de St Germain des Prés selon la même accusation populiste / ou neo-stalinienne au choix)

    Pourquoi je bannis cette expression de mon vocabulaire, du fait de ses connotations foireuses ?

    Voyons qui parle de « gauche caviar » ? Le Pen, inventeur de l’expression, par exemple en 1996 :

    http://www.liberation.fr/evenement/0101191432-un-week-end-de-haine-pour-jean-marie-le-pen-le-leader-du-fn-etait-samedi-a-marseille

    lui encore :
    http://www.fdesouche.com/tag/gauche-caviar

    et Sarkozy qui en fit un thème de sa campagne électorale pour les présidentielles, lors de sa phase extrême-droite/FN sous l’influence de Patrick Buisson :

    http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Nicolas-Sarkozy-Cette-gauche-est-ce-qu-on-appelle-la-gauche-caviar-si-loin-du-peuple-500955

    « gauche caviar » , qu’est-ce que ça désigne, à défaut de vouloir dire quelque chose ?

    Ce serait une supposée gauche, composée d’individus riches et qui devraient donc être de droite (car seule la droite défend les riches comme le sous-entend cette expression) épinglée par la droite de la droite jusqu’à Sarkozy soi-même, -homme du peuple comme chacun sait ayant fait toute sa carrière à Neuilly et entouré des patrons du CAC 40 qu’il sert docilement, marié à une ex-mannequin issue de la haute bourgeoisie d’affaires-, qui adopte cette vile polémique et ce vocabulaire d’extrême-droite aux expressions fleuries dont Le Pen a le secret, pour les besoins de sa campagne électorale. Cette gauche que la droite veut discréditer en montrant du doigt certains de ses membres parce que riches, habite bien sûr bd St Germain des Prés.

    Donc on ne parle ni d’idées ni de projets ou de programmes, on attaque les individus, qui plus est jugés à l’aune de leurs revenus et non de leurs idées et éventuels engagements ou responsabilités.
    Tous les poncifs qu’affectionne F De Souche

    expression dont use Sarkozy pour discréditer la gauche
    http://tempsreel.nouvelobs.com/laurent-joffrin/20120425.OBS7098/hollande-l-homme-de-la-gauche-caviar.html

    En cherchant encore il est probable que l’on en trouvera à loisir chez Le Pen père et fille, ainsi que chez Alain Soral leur apologue, ou Eric Zemmour le spécialiste en provocations et autres individus de même farine, probable qu’on trouvera un certain nombre d’occurrences de la même expression que personnellement, je ne trouve pas neutre du tout ni innocente et que je bannis de mon vocabulaire.

    A ce compte Che Guevara, Castro, Marx, Mao and so on, étaient « gauche caviar » , n’est-ce pas ?
    A-t-on déjà vu un ouvrier à la chaîne le jour écrire une oeuvre politique et théorique la nuit et ne se reposer jamais d’une journée de travail qui a consommé toutes ses forces ?

    plaisanterie 🙂 saumâtre peut-être ):

    Commentaire par Schmilblick — 17/08/2012 @ 11:42

  63. un retour en arrière (il en avait question à propos de l’affaire Kerviel : pourquoi les banques, leur direction, et leurs traders aussi du reste, ne sont-elles pas mises en accusation ?)

    Les banques qui ont manipulé les indices (Libor) vont devoir rendre des comptes à la Justice
    http://finance.blog.lemonde.fr/2012/08/16/la-fraude-du-libor-pose-de-serieux-problemes-structurels/

    Commentaire par Schmilblick — 19/08/2012 @ 12:13

  64. Aliocha, excusez je vous prie, tous ces hors-sujets durant la période de sommeil du blog, pour cause de retours en arrière sur des sujets débattus précédemment

    Commentaire par Schmilblick — 19/08/2012 @ 12:15

  65. hors-sujet, encore un ?

    un article sur les « bobos »
    http://www.rue89.com/2012/04/06/le-bobo-repoussoir-de-la-droite-puis-ennemi-prefere-de-le-pen-230350

    Commentaire par Schmilblick — 19/08/2012 @ 12:23

  66. @ laplumedaliocha 10/08

    Vous semblez assimiler ambition et réussite. Certes elles ont partie liée mais elles ne sont pas synonymes. Cela mériterait de plus amples développements.
    Je suis d’accord sur ce que peut avoir de délétère l’équation consommation = bonheur.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 19/08/2012 @ 18:05

  67. @schmilblick : tssssss, ce blog aurait donc encensé le capitalisme ? Pas que je sache. Cela aurait d’ailleurs été difficile vu qu’il a été ouvert en 2008….convenez que la période s’y prétait guère, sauf peut-être pour une poignée d’irréductibles dont je ne suis pas. Maintenant, j’ai lu entre autre cet été L’élimination, sur les khmers rouges (chaudement recommandé) et j’ai songé que, décidément, vouloir construire un monde meilleur par la force en niant l’homme était une absurdité criminelle. A mes yeux, le libéralisme se trompe quand il considère que la somme des égoïsmes fabrique le bien être collectif. Il se trompe en ayant une vision faussée des travers de l’homme. Mais l’extrême gauche se trompe tout autant en pensant pouvoir construire une société meilleure, pour la même raison que les libéraux : elle ne tient pas compte de la nature réelle, concrète de l’homme. Voilà pourquoi je ne puis être ni ultra ou néo ou je ne sais trop quoi d’extrémiste libéral, ni de l’autre extrême, même si la tension est forte chez moi face aux excès que nous avons connus de prendre un drapeau rouge. La seule solution que j’aperçois, c’est l’écologie, comprise comme un nouveau rapport à tout ce qui nous entoure, la nature, l’économie, l’homme. A long terme, car il faudra une évolution profonde, et ça prendra beaucoup de temps. D’ici là, je suis pour un libéralisme très régulé.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/08/2012 @ 22:20

  68. @Denis Monod-Broca : au temps pour moi ! Disons que vous évoquez le résultat, je songe pour ma part au moteur. Réussir en soi ne me parait pas condamnable, on ne ferait rien si l’on n’avait pas la tentation de réussir. Ensuite, tout est question de savoir ce que l’on entend réussir, évidemment…. 😉 il me semble que c’est la définition actuelle de la réussite qui pose problème. Un problème magnifiquement exprimé par Séguéla, avec l’affaire de la Rolex. Et c’est un publicitaire, comme par hasard…

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/08/2012 @ 22:27

  69. Si pour vous la gauche c’est les Khmers rouges, on n’est pas sortis de l’auberge. C’est toujours le même discours quand on remet en cause le capitalisme. Quand on n’est pas renvoyé à Staline, c’est à Pol Pot. Vous devriez lire Castoriadis, qui avait fondé « Socialisme ou barbarie ». Il démontre parfaitement que le « communisme réel », hier en URSS ou encore aujourd’hui en Chine, c’est en fait une variante du capitalisme, avec une Nomenklatura et des dominés. Pourquoi croyez vous que Staline a éliminé ses opposants de gauche et anarchistes ?
    Quand à l’écologie, en soi, ça ne veut rien dire. Les Verts sont traversés de tendances qui vont de la gauche de gauche au libéralisme le plus échevelé. En tous cas, l’écologie ne peut pas s’inscrire dans un système capitaliste parce que par définition, le capitalisme c’est d’abord la recherche du profit et le moins de contraintes possibles. Or, on ne pourra pas continuer impunément à piller toutes les ressources naturelles sans penser ne serait-ce qu’à la génération suivante. Il faudra donc planifier un minimum et apprendre à partager un minimum aussi.

    Commentaire par Gilbert — 21/08/2012 @ 02:40

  70. @Gilbert : ne vous méprenez pas, je ne balance pas les khmers rouges comme une fin de non-recevoir. Simplement, depuis des mois je me passionne pour les travaux de Milgram en parallèle avec les totalitarismes du 20ème siècle, dans l’espoir de comprendre comment un système peut amener des gens ordinaires à devenir des bourreaux. Ce qui m’a sauté aux yeux dans la lecture de l’élimination, c’est l’absurdité consistant à nier l’homme, par exemple interdire à un type affamé de ramasser un escargot sous prétexte que cela revient à voler la communauté. Qu’il s’agisse d’un régime communiste m’intéresse moins en l’espèce que de comprendre comment une idéologie peut amener à de tels délires.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/08/2012 @ 10:02

  71. « Qu’il s’agisse d’un régime communiste m’intéresse moins en l’espèce que de comprendre comment une idéologie peut amener à de tels délires ».
    Il n’empêche que c’est toujours pour débiner des idées progressistes (de solidarité, de partage) que l’on évoque les saloperies des régimes staliniens. Ça participe de la volonté de dévaloriser ces idées. C’est un comportement typiquement droitier.

    Commentaire par Gilbert — 21/08/2012 @ 18:03

  72. Je ne sais pas vous, mais moi je suis addict des commentaires et vaticinations de mon confrère Hugues Serraf. Point de copinage en l’espèce, je le lis depuis fort longtemps et ne l’ai rencontré qu’il y a quelques semaines. Il est à la ville comme au blog, même coupe de cheveux, même humour abrasif. En attendant de chroniquer son livre que je n’ai pas reçu (Hugues, c’est quoi ce bins ?) je vous signale déjà sa parution prochaine : http://www.com-vat.com/ilssontfouscesjuifs/

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/08/2012 @ 08:49

  73. A propos de l’écologie.
    Dans « L’apocalypse joyeuse, Histoire du risque technologique », Jean-Baptoste Fressoz montre, en historien, que les critiques (notamment environnementales) à l’égard du progrès scientifique et technique sont aussi anciennes que le progrès scientifique et technique lui-même, et que les méthodes pour contourner ces critiques sont aussi anciennes que ces critiques elles-mêmes.
    Nous modernes pensons découvrir les inconvénients du « progrès », rien n’est plus faux, nous ne sommes pas plus lucides que nos pères, mais rien n’y fait, toujours le progrès surmonte les réticences et gagne.
    Je crains que l’écologie, ou au moins l’idéologie écologiste, ne soit qu’une ruse de plus du progrès. Tout au plus y laissera-t-il quelques plumes, pour poursuivre sa route de plus belle. Ça ne l’arrêtera pas ; ça ne l’arrête pas…

    (Nos chers écolos n’ont-ils pas rejoint un gouvernement socialiste qui ne jure que par la croissance ?)
    (Un article du Monde d’hier ne montre-t-il pas le combat désespéré d’agriculteurs du Cotentin tentant de s’opposer au pssage au-dessus de leurs champs d’une ligne électrique à très haute tension ?)

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 22/08/2012 @ 08:56

  74. @Denis Monod-Broca : logiquement, l’écologie ne peut qu’être fille du progrès, me semble-t-il…;-) Maintenant, pourquoi ne pas imaginer qu’elle imprime au débat politique une dialectique susceptible de nous faire évoluer ? Sa présence dans le gouvernement ne me choque pas, au contraire, j’en attends une capacité à faire entrer le paramètre écologique dans la prise de décision politique. Cela étant, l’écologie, comme l’éthique, est susceptible de récupération, c’est certain, et de dévoiement. Pour ce qui me concerne, je n’oppose pas l’écologie à l’homme, moins encore au progrès, je la considère comme un moyen de réorienter notre développement de manière plus raisonnable. On a abusé, on se réveille avec une belle gueule de bois et on se met au régime 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/08/2012 @ 10:09

  75. @ Aliocha (#72)
    Merci pour cette référence … qui ne sera disponible que dans 1 mois (20/09/2012) … ceci expliquant peut-être cela …
    Moi aussi j’aime beaucoup (non pas ce que vous faites, enfin si, aussi, mais là ce que je voulais dire c’est) le style de Serraf 🙂

    Commentaire par Yves D — 22/08/2012 @ 16:17

  76. L’écologie et le progrès …
    Un beau sujet, sinon de thèse au moins de Bac …

    Donc difficile à résumer en quelques lignes de commentaires. Bien sûr, comme le fait remarquer Denis M-B, « on n’arrête pas le progrès » et les cris d’alarme ne datent pas d’hier !
    Je me souviens qu’alors que j’étais un p’tit enfant, les reportages du Commandant Cousteau racontaient à peut près mot pour mot ce que racontent Nicolas Hulot et autres photographes de la terre vue du ciel …

    Maintenant, comme partout, il y a des extrémistes, et c’est sans doute eux qu’on entend le plus … les apôtres de la décroisance me font penser à Malthus (http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Malthus ).
    Le fait que la Terre supporte aujourd’hui plus de 7 milliards d’habitants avec une durée de vie moyenne plus longue qu’au XVIIIe siècle aurait plutôt tendance à démontrer l’erreur des thèses de restriction de Malthus …

    Mais d’un autre coté, certains diront qu’il ne s’est tromper que sur l’échelle de temps, et que ses thèses vont se montrer exactes dans les 50 ans à venir … hum, à voir !
    Moi je crois avant tout en la science (encore faudrait-il définir ce qu’est « la science »), et en particulier aux « équilibres ». Comme en thermodynamique, tout « système » a tendance à aller vers un équilibre.
    Ce que peut faire l’homme, c’est déplacer l’état d’équilibre … vers un équilibre qu’on qualifiera de pire ou de meilleurs, question de pointt de vue !

    Est-ce qu’un futur avec une fraction d’individues riches et une majorité de pauvres « crève la faim » est mieux qu’un futur de gens « moyens » ??

    D’autres y ont déjà réfléchit … tiens, je vais relire Aldous Huxley, notamment son « Meilleur des mondes », écrit dans les années 30 !
    Notons d’ailleurs qu’Aldous est le petit fils d’un biologiste britannique, partisan de Darwin et inventeur du terme agnosticisme !

    Commentaire par Yves D — 22/08/2012 @ 16:34

  77. Complément (partie 1) à #76 :

    Le prochain album du groupe anglais MUSE se nommera « 2nd Law », en référence à la seconde loi de la Thermodynamique.
    Il en est (sera) fait la référence suivante :
    « All natural and technological processes proceed in such a way that the availability of the remaining energy decreases. In all energy exchanges, if no energy enters or leaves an isolated system, the entropy of that system incre,cre,cre,cre,c,c,creases. Energy continuously flows from being concentrated, to becoming dispersed, spread out, wasted and useless. New energy cannot be created and high grade energy is being destroyed. An economy based on endless growth is…Unsustainable »

    Complément (partie 2) à #76 :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/08/22/mercredi-22-aout-jour-du-depassement-pour-les-ressources-mondiales_1748396_3244.html

    Commentaire par Yves D — 22/08/2012 @ 19:39


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