La Plume d'Aliocha

17/04/2012

Les présidentielles au fil du rasoir

Filed under: Réflexions libres — laplumedaliocha @ 10:42
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L’émission Mots Croisés recevait hier soir sur France 2 les dix candidats à la présidentielle. Enfin pas tout à fait. Eva Joly, Philippe Poutou, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade étaient bien là. En revanche, Marine Le Pen, François Hollande, Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon avaient envoyé des doublures. Pourquoi ? Allez savoir… J’ai ma petite explication. Parce que les deux favoris ne voyaient pas l’intérêt d’être sur le même plateau que les candidats du placard, les petits, ceux qui ne gagneront pas, et que les trois suivants ont voulu s’inviter dans la cour des grands en adoptant la même posture stratégique. Ainsi est apparue une proposition plus ou moins discutable de ligne de fracture entre les prétendants sérieux et les autres.

L’émission a frisé la catastrophe. Une minute par candidat ou doublure de candidat pour s’exprimer sur 4 thèmes : la dette, l’emploi, l’immigration et le nucléaire. Si la presse écrite tend à rejoindre les formats de la BD, une image une légende, la télévision devrait prendre garde à ne pas déraper dans le spot publicitaire. Traiter la dette en une minute ! Et pourquoi pas en dix secondes tant qu’on y est ? Avec interdiction de débattre évidemment. Notez, depuis que Twitter nous apprend à nous exprimer en 140 signes, c’est fou le nombre de choses inutiles que nous faisons dans une précipitation extrême pour nous convaincre que décidément, il faut aller encore plus vite car le temps ne cesse de se rétrécir.

Bref, l’émission aurait pu tourner à la guignolerie. Un mélange de Question pour un champion revu et corrigé par Les Inconnus et de la Nouvelle Star. Ce d’autant plus qu’on nous annonçait avec enthousiasme une participation gadget des téléspectateurs via Facebook. Une première en Europe, songez donc ! Finalement, Yves Calvi s’en est bien sorti, confirmant que la curiosité tranquille et la fermeté non dénuée d’humour pouvaient faire des miracles sur le terrain journalistique. De fait, ce quizz improbable a permis de mettre en lumière la position de chaque formation politique sur le grand échiquier des présidentielles. A défaut d’avoir le loisir de s’expliquer convenablement, chacun a eu celui de se distinguer des autres. En une minute, impossible de s’adonner aux fioritures habituelles. C’est oui ou c’est non, sans dérapage possible dans la rhétorique du camelot. Un petit coup de rasoir d’Ockham et nous voici soudain plus au clair. Dans un pays aussi bavard que le nôtre, ce n’est finalement pas idiot d’imposer la synthèse.

Ainsi rasés de frais, les candidats sont apparus pour ce qu’ils étaient. Deux d’entre eux sont réputés avoir toutes leurs chances parce qu’ils sont conservateurs, même si le clan Hollande avance l’idée de changement à l’instar de ces coiffeurs qui vous balancent, sans rire, les ciseaux en suspension et l’air inspiré : on coupe, mais on garde toute la longueur ! A l’inverse, cinq n’ont aucune chance car ils prônent un changement de paradigme qui inquiète les médias, voire parce qu’ils n’y croient pas eux-mêmes, comme Philippe Poutou qui n’a qu’une hâte, rentrer à l’usine poursuivre le combat syndical avec ses potes (comme on le comprend). Deux suscitent un mépris inquiet, Cheminade et Le Pen. Quant au dernier, Bayrou, on continue de se demander si l’endroit où il se situe existe vraiment.

Et pour les amateurs d’analyse de haute volée façon éditorialiste inspiré, je coiffe mon nouveau bonnet de journaliste politique. Cheminade ne nous a pas parlé de la planète mars, en revanche, il estime qu’il faut se laver les pieds avant d’enfiler des chaussettes propres. Ne me demandez pas de vous restituer le fil de son raisonnement, je l’ai perdu. Eva Joly tousse les mots plus qu’elle ne parle, ce qui explique sans doute la position instable de ses lunettes vert pistache sur le bout de son nez. Le rictus rageur de Nathalie Arthaud est aussi inquiétant que l’hermétisme absolu de Poutou à toute forme de posture médiatiquement correcte s’avère rafraichissante. Quant à Nicolas Dupont-Aignan, il est le seul à trouver qu’il ressemble à De Gaulle. Je passe sur les doublures, ma plume de grande journaliste politique ne saurait condescendre à traiter des larbins.

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19 commentaires »

  1. Candidats, candidates
    C’est à vous dix que je m’adresse, vrais ou faux démocrates
    Vous me regardez d’en haut
    Je vous regarde d’en bas
    Le temps est venu, je crois, de se regarder en face!

    À quelques jours, quelques heures de l’assaut final
    Je me permets de vous faire une proposition originale
    Il s’agit de notre contrat social
    Devenu trivial sans rien de génial
    Je vous propose de le revoir de le refonder de le reformuler
    Pour que chacun en s’unissant à tous s’y retrouve lui-même
    Avec les autres mais le même que lui-même
    Débarrassé de toute mystification et toute aliénation
    Dans le cadre d’une véritable association
    Une association d’hommes libres et dignes
    Qui substitue au contrat social initial
    Un contrat de solidarité nationale
    Pour garantir aux sans grades un minimum vital
    Oui pour un droit à l’existence pour tous les citoyens
    Que vous sommez de trouver des moyens
    Alors que le véritable enjeu consiste à créer des liens
    Oui des liens de solidarité à toutes épreuves
    Qui dispensent de toute recherche de preuves
    Ne dites pas que je désire voir les actifs voler au secours des inactifs
    Mais voir des existants renouer entre eux des rapports d’existence
    Des vivants, songer à autre chose qu’à la survie ou à la survivance.
    Oui à la vie, non aux politiques de survie
    Qui dissolvent le problème et ne le résolvent pas

    Ne m’en parlez pas… ne m’en parlez plus…
    De ce revenu minimum, nouvel RSA, vieux RMI
    Nous sommes des enfants, non des mendiants de la patrie.
    Quand on a faim, c’est la terre de nos pères qui est censée nous fournir le pain
    Quand on est sans toit, c’est la terre de nos pères qui est censée nous fournir le lien
    Quand on est à mal, c’est la terre de nos pères qui est censée nous fournir le bien!
    Nous ne faisons qu’exiger pour chacun ce que nous réclamons de tous
    Un minimum, NON, un maximum de solidarité
    Pour que la terre de nos pères retrouve toute son intégrité
    Donnons de quoi vivre à tous ceux qui n’ont pas de quoi
    Sans rien leur réclamer en retour… cela s’appelle : le droit
    Le droit de vivre sans devoir le justifier
    Pour les juniors, pour les seniors
    Pour les handicapés, les infortunés, les désarmés, pour tous les sans grades…
    Accordons le droit de se loger, de se nourrir et de se vêtir du berceau jusqu’à la tombe
    Comme unique gage de solidarité
    Comme unique preuve de votre utilité
    Un droit de vie décente pour tous et sans exception
    Pour que notre république, ne soit pas cause privée de sens civique
    Messieurs et mesdames les dépités
    Accordez-nous UN REVENU SANS CONTREPARTIE
    Pour que nous retrouvions le sens de la patrie, de cette terre qui appartient à tous.
    À ceux qui y travaillent mais à ceux qui y vivent aussi
    Le minimum doit être garanti pour tous les démunis parce que ce n’est pas le travail qui nous définit
    Mais l’envie de partager cette vie
    Sans que les plus grands n’avalent les plus petits.
    Ni les puissants ne soumettent les moins bien lotis
    UN REVENU SANS CONTREPARTIE
    Doit être le socle nourricier pour tous les partis
    Le seul préalable à tout parti pris
    La vie, bon sang, la vie
    Le sang qui coule dans la veine de cette main qui s’apprête à voter pour un autre lendemain!

    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/04/ultimatum/

    Commentaire par lejournaldepersonne — 17/04/2012 @ 11:02

  2. Votre billet est marrant, et possède le ton aigre-doux qui assure la saveur de mets tels que les chutney anglais et leur caractère sucré-vinaigré indivis et mêlé. Au final, çà balance quand même pas mal, notamment sur le pauvre Dupont-Aignan, affecté d’un problème optique qui lui fait croire qu’il est un nouveau de Gaulle – de Gaulle, l’argument d’autorité de ceux qui peinent à défendre leurs idées, le nom qu’on lâche quand on sèche, (effectivement c’est la désignation d’une grande plate-forme aéroportuaire, donc mieux qu’un aérodrome de provine). Le problème des souverainistes est qu’ils vivent entourés de fantômes, comme Chevènement qui croyait impressionner son monde avec Gambetta, Waldeck-Rousseau, et quelques autres références en 2002.

    Le procès que vous instruisez à charge contre cette campagne, effectivement d’une indigence rare, mérite cependant d’être accompagné d’un constat nécessaire: pouvait-il en être autrement? Pour une majorité significative, l’affaire semble pliée, et ce depuis longtemps. Je me livre à ce pronostic loin d’être farfelu en anticipant la très probable défaite de NS: si mes visions audacieuses sont confirmées, on pourra vérifier avec le recul ce qui a principalement motivé les suffrages. Gageons aujourd’hui que les choix obéissent à l’effet d’un constat simple: le sarkozysme est une machinerie mal réglée, prompte à accumuler des déficits, qu’on tentera péniblement à comprimer au dernier moment sur injonction de notre amie allemande; son effet sur l’économie est pratiquement nul, car ce programme ne consiste finalement qu’en des réaffectations de dépenses et de recettes (cf le livre « les réformes ratées de Sarkozy »); la machine souffre à l’occasion de cahots étranges et inquiétants, et produit de mystérieux phénomènes qui finalement nous font honte, car ils ne nous ressemblent pas (le salmigondis sécuritaire, cet étrange plat mijoté au fumet tenace mêlant immigration, délinquance, terrorisme international, et politique judiciaire, souvent en moins de 140 mots). 2007, on a payé pour voir, car le programme de Nico offrait la promesse de l’inédit, du changement, et puis le bateleur a perdu son adresse, ses sortilèges se sont avérés creux, le film ne remplissait pas les promesses de l’affiche.

    Alors oui, on vote FH en 2012, un peu comme on fait quelques pas en arrière avant de s’élancer pour un saut. C’est une campagne de transition qui vise à préparer 2017, car on ne dispose pas aujourd’hui de toutes les cartes pour juger en connaissance de cause – en matière d’évolution de l’économie, et des finances publiques notamment. Espérons que le timide débat qui s’est un peu installé durant ces derniers mois se poursuivra avec profit lors des 5 ans à venir. Le grand saut sera 2017 – ou pas – soit un retour à une droite réformiste apaisée de ses délires buissonesques et prompte à trouver ses bons points cardinaux, plutôt du côté du Financial times et totalement à l’opposé des gribouillis de Guaino – Cette même droite intelligente des années 90, malheureusement suicidée par les affaires politico-financière – soit la gauche militante et activiste style Mélenchon et ses visions d’audace, soit, rien du tout, le Hollandisme confirmant sa position de normalité apaisante, et le bilan équilibré qu’il nous promet aujourd’hui.

    Commentaire par Switz — 17/04/2012 @ 11:55

  3. […] Je me permets de partager ici un commentaire que quelqu’un a mis sur le billet Les présidentielles au fil du rasoir publié par la Plume d’Aliocha. Il s’agit en fait d’un billet qui a été publié […]

    Ping par “Ultimatum”, l’ultime cri du coeur du “Journal de Personne” #Elections2012 #France « Blogueuse sur le Net pour un Monde Meilleur — 17/04/2012 @ 13:31

  4. « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat.
    Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités. »
    Simple rappel qui montre à quel point est désespérément éloignée des textes cette campagne qui conduit les candidats à vendre leur recettes miracles à la noix comme les fabricants de lessives vendent les leurs…
    Et pendant ce temps, là, sous nos yeux, inexorablement, l’éclatement brutal la zone euro se prépare sans que cela apparemment fasse ni chaud ni froid à ceux qui nous dirigent ou aspirent le faire…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 17/04/2012 @ 14:34

  5. Bonjour Aliocha,

    Je ne puis résister à répondre à votre appeau 🙂 Et de penser que bcp de journaux devraient s’inspirer du format bd, on peut dire tant de chose en si peu d’espace : http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTtI0BuE1vnTtHx4ef5ep7sNks_MEMbpQ4wCpPHL9jUOaiAja5IFQ

    (Sinon, en aparté, sachez que depuis 10-15 ans les bd sont de plus en plus épaisses et que leur format suit une courbe inverse à celui des article de journaux.)

    (Sinon, je pense à vous pour les billets promis)

    (Et un jour, oui, un jour, je commenterai le fonds de vos billet au lieu de m’arrêter à l’écume. Mais pour ça il me faut mobiliser de la ressource que je n’ai pas en ce moment. Cependant je continue à vous lire avec grand intérêt. Merci, donc.)

    Commentaire par graphiclines — 17/04/2012 @ 15:14

  6. (Rhâaa, je comprends pas pqoi votre blog ne veut pas que je commente sous mon pseudo usuel et veut que je me log sous WordPresse. Bref, le com’ 5 est de Gwynplaine)

    Commentaire par Gwynplaine — 17/04/2012 @ 15:21

  7. Je m’aperçois en outre que le texte en lien est difficilement lisible. Il dit donc : « Démocratie [n. fém., etc.] Mode de gouvernement par lequel le peuple exerce la souveraineté. »

    Commentaire par Gwynplaine — 17/04/2012 @ 15:41

  8. « Dans un pays aussi bavard que le nôtre, ce n’est finalement pas idiot d’imposer la synthèse. »

    Ah! chère hôtesse, l’illusion de la formule simple… qu’il faut gober toute ronde.
    L’illusion de l’indicateur miracle, du graphique synthétique, cher à Langlet! Mais…mais je ne monterais pas dans un avion où il n’y aurait qu’un cadran devant le pilote.
    Il faut admettre la complexité.
    Ne pouvoir prononcer qu’une phrase c’est se livrer à Antoine Quentin Fouquier-Tinville, accusateur public du tribunal révolutionnaire du 13 mars 1793 au 28 juillet 1794 celui qui disait: « Donnez-moi une phrase de quiconque, et je me charge de le faire pendre. »

    Commentaire par araok — 17/04/2012 @ 18:44

  9. @ Aliocha :

    Maintenant je vais regretter de n’avoir pas vu cette émission ! C’est malin !

    En même temps, le dernier brouet partiellement avalé venait d’Itélé : un panel de sondeurs, communicants et éditorialiste du FigMag, qui se bidonnait devant les spots des candidats.

    On se serait cru devant un jury de télé-crochet, où chacun cherche la saillie la plus assassine !

    Je vous propose de vous repasser le clip de Frankie Goes To Hollywood « Two Tribes »… au point où on est rendus, ça donne des idées, non ?

    @Gwynplaine :

    C’est très chouette de vous lire !

    Commentaire par Zarga — 17/04/2012 @ 19:08

  10. @9 Zarga

    La plupart des émissions de France-Télévisions sont à revoir gratuitement sur Pluzz.fr pendant 8 jours

    Mots Croisés est là http://www.pluzz.fr/mots-croises.html

    Commentaire par gabbrielle — 17/04/2012 @ 20:19

  11. Tiens, sur Atlantico, Mots Croisés est devenu Maux Croisés 😉

    http://www.atlantico.fr/decryptage/debat-televise-petits-candidats-politique-debat-election-presidentielle-abstention-matthieu-creux-333522.html

    Commentaire par gabbrielle — 17/04/2012 @ 20:49

  12. Finalement entre les voyages intersidéraux de Cheminade (en chaussettes propres), les lunettes vacillantes vert-pistache d’Eva Joly, la marche à reculons de Poutou vers l’Elysée, les jappements de Nathalie Artaud, la réincarnation du Général de Gaulle en Dupont-Aignan et la position virtuelle mouvante de Bayrou, cette élection est un vrai divertissement qui vaut tous les Inconnus et Guignols du PAF ! 😉

    Commentaire par Oeil-du-sage — 18/04/2012 @ 14:55

  13. « Quant à Nicolas Dupont-Aignan, il est le seul à trouver qu’il ressemble à De Gaulle ».

    Je ne sais pas si Dupont-Aignan ressemble à De Gaulle, mais il est le seul candidat dont les idées s’inscrivent dans la ligne de celles de feu le général : euroscepticisme assumé, refus de l’hégémonie américaine, affirmation de la nécessité d »un Etat fort, dans le cadre d’une économie de marché assujettie à l’intérêt national par le biais, entre autre, d’une politique monétaire au main du pouvoir politique etc.

    Ensuite, libre à vous de juger ça ringard : c’est ce qu’on reprochait déjà au général en 68 !.. Mais il est clair que la ligne politique d’un Sarkozy n’a pas grand chose à voir avec celle du gaullisme d’antan.

    Commentaire par Physdémon — 18/04/2012 @ 17:50

  14. On a tendance à se foutre de la gueule de Cheminade. Mais regardez son intervention sur le nucléaire. C’est lui qui est le plus pointu, et de loin. C’est un anti-nucléaire qui vous le dit.

    Commentaire par Gilbert — 18/04/2012 @ 18:01

  15. D’accord avec Physdemon.

    Dupont-Aignan n’est pas une réincarnation de de Gaulle, il ne se prend pas pour de Gaulle. Il a pris à de Gaulle quelques idées, ce n’est pas la même chose et on ne voit pas ce qu’il y a là de critiquables, d’autant plus que ce sont de bonne idées : 1/ la France doit être libre, pour elle bien sûr mais aussi pour la liberté dans le monde, 2/ la politique ne se fait pas à la corbeille et pour redonner à la politique sa prééminence sur l’économie et la finance, la France doit avoir pour commencer sa propre monnaie, 3/ crier « l’Europe, l’Europe, l’Europe » ne mène à rien de bon, sortons du machin bruxellois au moins tant qu’il n’aura pas abandonné ses ridicules velléités fédérales, 4/ etc..

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 18/04/2012 @ 21:25

  16. @Physdemon, Gilbert et Denis Monod-Broca : pensez vous vraiment tous les trois que je puisse me prendre pour une grande journaliste politique, franchement ? Ce paragraphe est un pastiche, dans la lignée de deux précédents que je me mets pas en lien par paresse et répugnance à pratiquer l’autocitation 😉 Le jour où je vous dirai sérieusement que je suis un génie dans une quelconque discipline, je vous prie instamment de me remettre à ma place, fut-ce avec brutalité 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/04/2012 @ 22:42

  17. Vos modestes talents valent bien le génie de beaucoup d’autres…

    Quoi qu’il en soit, c’est toujours un plaisir de vous lire, même quand vous êtes manifestement dans l’erreur !!!

    Commentaire par Physdémon — 18/04/2012 @ 23:44

  18. Sur la toile ne sommes-nous pas tous de grands journalistes politiques ?

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 19/04/2012 @ 08:38

  19. En fin de compte ce qui interpele dans cette campagne c’est ce paradoxe entre certains propos des candidats qui sont d’une justesse indiscutable (chacun dans leur thème de prédilection), et d’autres propos ou attitudes qui paraissent bien loin de l’image que l’on se fait d’un(e) futur(e) Président(e) de la République.

    Pour ne parler que d’elle, Eva Joly met le doigt sur de vrais problèmes, mais s’affubler du jour au lendemain, en pleine campagne et au plus fort des débats, d’une paire de lunette vert-pistache, ça surprend !

    Comme quoi le fond et la forme sont au même plan, même aux présidentielles.

    Commentaire par Oeil-du-sage — 19/04/2012 @ 09:36


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