La Plume d'Aliocha

21/02/2012

Au bistrot

Filed under: Choses vues — laplumedaliocha @ 10:14
Tags: , ,

Un joli soleil d’hiver inonde la terrasse du bistrot.

Je commande un express et j’ouvre Marianne.

Un couple d’adolescents s’installe.  Il s’inquiète de savoir si elle a froid, elle répond que non, elle n’est pas frileuse.

Le serveur s’approche. Brun, court sur pattes, hostile.

« Bonjour, un café s’il vous plait Monsieur », lance le jeune homme.

« Pas plus de dix minutes, répond le serveur revêche, après on dresse les tables pour le déjeuner ».

Je lève les yeux de mon journal. Ces deux gamins nimbés de lumière hivernale semblent tout droit sortis d’un Fra Angelico. Mais que vient donc faire ce mal-embouché dans le tableau ?

« Et pour vous ? » aboie le malotrus en direction de la jeune fille.

« Rien, merci », répond-elle doucement.

« Si ! Vous êtes deux alors vous prenez deux consommations ! «  crache le serveur.

Elle sourit, confuse :  » une menthe à l’eau s’il vous plait ».

Ils se replongent dans leur conversation, étrangers à l’agressivité ambiante. La grâce de la jeunesse…

L’homme revient, pose les consommations sur la table. Il sue la malveillance.

Et les deux anges murmurent en choeur : « merci Monsieur« .

Voici que l’agressif se tourne vers moi pour exiger la rançon de son effort. J’aligne le plus lentement possible ma menue monnaie jusqu’à 2,50 euros. Depuis le temps que je voulais me débarrasser de ces pièces de 10 et 5 centimes !

Le pourboire, qu’il aille le chercher en enfer !

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29 commentaires »

  1. Difficile de faire une polémique avec ça.
    Bon j’essaye quand-même :
    vous dites « Brun, court sur pattes, hostile », comme si d’être brun et court sur pattes prédestinait à être hostile !

    Bon, ok, je sors…
    … boire un café, en espérant ne pas tomber sur votre nain irascible.

    Commentaire par Ginkgo — 21/02/2012 @ 11:32

  2. @Ginko : en fait il ressemblait à une grosse araignée velue.

    Commentaire par kuk — 21/02/2012 @ 12:43

  3. Pas difficile ! Et, à la manière d’une brève de comptoir : « Si on n’est pas au bistrot pour dire des conneries, on va les dire où ? »

    Les cons…ils ont con…sommés ? J’espère qu’à bord…l’eau de la menthe était halal et pas Véolia !

    Bon ! Vu l’heure et ce soleil magnifique, je descends au bistrot en terrasse rejoindre ma serveuse préférée !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 21/02/2012 @ 13:00

  4. […] background-color:#222222; background-repeat : repeat; } laplumedaliocha.wordpress.com – Today, 6:42 […]

    Ping par Au bistrot | Chronique des Droits de l'Homme | Scoop.it — 21/02/2012 @ 13:42

  5. Vous ai fait une petite blague hier en commentaire du précédent post, en forme de parodie d’un type que je regrette de ne plus lire ici.
    Vu la trappe qui s’est ouverte rapidement, c’est sans doute plus compliqué que je ne le pensais. N’y voyez aucun mal 😉

    Commentaire par gf — 21/02/2012 @ 14:18

  6. Bonjour Aliocha,

    Ce n’est pas bien de vilipender ainsi un honnête travailleur! Doit-on voir dans votre attitude la malheureuse expression de la morgue inhérent à tout possédant qui se respecte? Et cet absence affiché de pourboire! J’ai honte pour vous et m’en retourne derechef à mes cigares et mon whisky.

    Bonne soirée

    PS: vous mettez le doigt à travers votre exemple sur le triste état de la notion de service, ou plutôt sur l’absence de notion de service, dans ce pays.

    Commentaire par H. — 21/02/2012 @ 16:05

  7. @Gingko : il était brun, court ET hostile, sans lien de causalité 😉
    @kuk : figurez-vous que j’ai failli faire la comparaison, à la réflexion, je me dis que si elle jaillit à l’esprit du lecteur, c’est une très modeste mais très agréable réussite….
    @Le Chevalier Bayard : quand je pense que dans ce bistrot, avant, il y avait un serveur qui ressemblait à Franck Duboscq et qui justement s’appelait Franck. On riait beaucoup avec lui…hélas, le patron n’aimait pas rire, il l’a viré pour embaucher l’atrabilaire. Mes amitiés à votre serveuse. Je ne sais pas pourquoi j’imagine une toile de Manet en vous lisant 😉
    @gf : c’était drôlement bien imité. L’individu m’a insultée lors d’une dicussion chez un blog ami. Il est viré.
    @H : parler mal à un client gentil qui ne vous a rien fait relève pour moi du mystère insoluble. Dieu sait qu ela psychologie me passionne et que je crois comprendre beaucoup de choses – à tort ou à raison – mais là, je bloque. C’est mauvais pour le moral, mauvais pour le business, bref, c’est tout faux. Et pourtant, il faut bien qu’il y ait une raison à cela…

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2012 @ 16:17

  8. @ laplumedaliocha

    « Et pourtant, il faut bien qu’il y ait une raison à cela… »
    Essayons-en quelques-unes, histoire de jouer au donneur de leçons :
    – la mauvaise humeur, dont on n’arrive pas à se defaire
    – le bonheur d’autrui, qui rend jaloux
    – la peur du patron, ou des moqueries des collègues, si on manque d’autorité vis-à-vis des clients
    – l’envie, qui vous fait voir tout en noir, et le monde entier en ennemi, au point de vouloir en découdre
    – etc.

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 21/02/2012 @ 18:01

  9. Sans rapport apparent… ça me fait penser à une remarque qu’avait faite le patron d’une baraque à sandwich à son apprenti au sujet de la garniture desdits sandwich :

    « Mais non, t’en mets trop, là! Dans un sandwich, y faut mettre que l’odeur! »

    A l’époque, dans notre troquet – repaire à copains, le patron nous a un jour surnommés « les meubles », tant on s’était incrustés…

    Commentaire par Zarga — 21/02/2012 @ 18:04

  10. @Zarga : Croustillant. Otez-moi un doute, il était auvergnat ledit patron ? 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2012 @ 18:44

  11. Désolé pour le hors sujet, mais quand j’ai lu ça, j’ai tout de suite pensé à vous et aux débats qui vous (et nous) tiennent à cœur sur la déontologie des journalistes: faut-il ou non se présenter comme journaliste à des sujets d’une enquête ?
    Claire Checcaglini s’est « infiltrée » huit mois au FN, se présentant sous un faux nom et taisant sa condition de journaliste, pour montrer que la « dédiabolisation » était bidon. «Puisque le Front avance masqué, j’avancerai masquée moi aussi»

    Deux articles de Médiapart à ce propos:
    http://www.mediapart.fr/journal/france/200212/front-national-voyage-dans-lordinaire-raciste
    http://www.mediapart.fr/journal/france/200212/jai-voulu-prouver-que-cette-dediabolisation-du-fn-etait-fausse

    Bon je sais que c’est payant, mais je suis sûr que vous êtes déjà abonnée 😉

    Commentaire par Jor — 21/02/2012 @ 19:19

  12. Je rends hommage à votre clairvoyance Aliocha pour votre juste impression ! En effet, Edouard Manet, parmi d’autres peintres classés à tort comme impressionnistes, est celui qui au moins une fois chaque année me fait déplacer au Musée d’Orsay alors que vous connaissez, je crois, ma passion pour l’art contemporain.

    A propos de la serveuse, j’imagine que vous faites allusion à « La Serveuse de Bocks » ?

    Pour la petite histoire elle a imposé la présence de son fiancé par crainte d’une proposition malhonnête de Manet. Ce dernier, n’y a vu aucun inconvénient il l’intègrera dans son tableau : c’est l’homme à la pipe blanche assis au premier plan.

    Mais, j’ai aussi surtout un faible pour la si énigmatique serveuse – la blonde Suzon – d’ « Un Bar aux Folies Bergère » (Institut Courtauld de Londres).

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 21/02/2012 @ 19:55

  13. @Denis Monod Broca : à vous lire, je me dis qu’en fait, je dois refuser de comprendre 😉 merci pour cet éclairage !

    @Jor : hum, j’ai changé de carte bancaire et pas renouvelé mon abonnement, ils m’ont irritée….sur l’infiltration, on en a déjà parlé, je suis pour. Les gens qui nous parlent ont considérablement évolué dans leur maitrise des médias, nous devons faire évoluer à notre tour nos méthodes. Pas pour faire les malins ou faire de l’argent, mais pour ne pas tromper le public en nous faisant tromper nous-mêmes par des communicants habiles. Maintenant, dans la pratique, je ne sais pas si je le ferais, je suis assez psychorigide moralement. Daniel Schneidermann a une jolie expression pour désigner cela, il dit qu’il est un chacal à scrupules (chacal parce que journaliste, donc chacal par définition) et il raconte la fois où il a mis le pied dans une porte pour forcer un témoin à lui parler et regardé son pied en se demandant si c’était vraiment le sien. Je suis assez proche de lui. (C’est dans Du journalisme après un Bourdieu)

    @Le Chevalier Bayard : mon sang gitan m’a donné quelques dons de voyance anarchiques 😉 Je ne puis rien en faire, les flashs me viennent sans prévenir et sur des sujets inattendus. En fait, je pensais à Suzon, sans me souvenir d’ailleurs du nom du tableau. Et en cherchant, je me suis rappelée le mystère du reflet dans le miroir. ça vaut ce que ça vaut, mais je me demande si le reflet n’évoque pas un souvenir de Suzon. Comme si elle rêvait d’une rencontre passée ou qu’elle attendait l’homme au chapeau.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/02/2012 @ 23:06

  14. Parfois, les garçons de café parisiens savent mettre de la grâce dans leurs rebuffades… Un jour, que j’étais au comptoir, un type entre et demande — comme votre jeune fille — «une menthe à l’eau». Réplique instantanée du garçon:

    « — C’est un bistrot, ici, Monsieur, pas une pharmacie!»

    Tout le monde a ri, le client aussi, et bien sûr il a a été servi sur le champ.

    Je la raconte juste pour le plaisir de faire savoir que je suis passé dans le coin 😉

    Commentaire par Philarête — 21/02/2012 @ 23:40

  15. On a connu mille serveurs de café et chacun était différent. Y a-t-il quelque chose de commun entre eux tous ? Oui, ils ont plein de choses en commun ainsi qu´avec tous les gens qui travaillent. Mais c´est pas ça qui compte, car ce qui compte c´est ce qu´ils sont vraiment, chacun. Mais est-ce que le fait de travailler pendant que les autres se prélassent voluptueusement, ne suffit pas à nous rendre tous enragés ? Qu´est-ce que le travail? n´est-ce pas ce moment où l´on se divise, où une part de nous qui force l´autre qui n´est plus que colère, rage, volonté de se détruire mal contenue et dont on ne sait plus que faire? Or comment, dans ces circonstances, celles où l´on s´oblige à travailler, peut-on ne pas etre cette souffrance que l´on s´inflige ? On l´est mais on n´y réagit pas tous de la meme manière. Et c´est dans cette manière que l´on est soi-meme et que les autres nous reconnaissent comme un tel ou tel, unique comme une manière de marcher ou comme un visage. Mais ne peut-on caractériser différentes façons de vivre cette épreuve que constitue le fait de travailler? il y a celui qui est un sage et qui accepte toute chose, meme la souffrance, comme une grace venue dieu sait d´où et qui demeure bienvaillant et attentif. Il y a celui qui est heureux de travailler parce que ce soir il va retrouver Lilou et que l´univers entier est Lilou, et meme ceux à qui d´habitude il ne trouvait rien de spécial, lui paraissent incroyablement libres, intéressants, vivants et il s´étonne de prendre plaisir à les écouter, à leur parler. Il y a celui qui pense à ceux à qui il permet de vivre grace à chacun de tous ces gestes qu´il s´oblige à faire et il peut penser à eux et etre heureux de les aider parce que ce petit monde auquel il appartient se tient les coudes et est conscient de la contingence et de la difficulté de la vie et déborde de gratitude. Il y a celui pour qui le travail a cessé d´etre un geste pour autrui et pour qui la souffrance qu´il s´impose ne renvoie à aucune bienvaillance de quiconque, seulement à la perspective d´acheter des objets : sa femme, ses enfants … etc vont pouvoir se payer des monceaux de choses, dans une boulimie, une addiction dérisoire. Il y a celui qui fait ça pour ses études et qui passe par dessus la souffrance comme s´il était sous hypnose. Il y a celui qui rembourse un emprunt et qui pense sans arret à la quille, ce qui le soutient comme une passerelle. Et il y a celui qui semble le plus humain, le plus sympathique, le plus vrai, qui reste malgré la situation de servitude qui le met en position d´inférieur (comme le dirait l´autre idiot) toujours avec un mot qui nous met en relation d´homme à homme ; celui-là est une énigme, il est la nature humaine accomplie et on ne sait par quel mystère. Peut-etre une question de dette envers le fait d´etre là, qui fait du travail, bien que dur et répétitif, qui consiste à apporter aux gens une goutte de réconfort, un moyen pour lui de remercier pour une autre gratitude, passée, qui le porte à son insu, en réussissant à maintenir une attitude de bienvaillance envers le genre humain. (une façon de sauver l´humain, au moyen de la générosité, une sorte de sens moral, une sourde responsabilité pour que se continue en deça des affaires quotidiennes un peu de vérité)

    Commentaire par Bray-dunes — 22/02/2012 @ 01:29

  16. @ Aliocha : cette toile offre un prisme ou chaque lecture particulière pose une question relative car le champ qui la découvre de face est contrecarré par le contre champ où on la voit de dos dans la glace d’où le mystère que vous évoquez et, pour ma part, davantage le songe énigmatique (mélancolie ?) de Suzon dans ce lieu.

    Ambigüe donc, la toile propose aussi un changement d’interprétation selon l’âge prêté à la jeune femme, plus jeune fille que femme ou l’inverse, dans le basculement de l’espoir et/ou du désespoir et selon l’âge du spectateur qui explore l’œuvre.

    C’est encore, d’un autre point vue, une citation de la lutte des classes à travers le statut de la femme au travail servant les loisirs bourgeois (Zola, Maupassant..)

    Sous forme de conte une grille de lecture peut-être plus prosaïque c’est ici :
    http://silartetaitconte.hautetfort.com/i-manet-edouard/

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 22/02/2012 @ 10:10

  17. @Aliocha (13):

    (Ah mince. Éventuellement je peux vous offrir les articles en question, il y a une option Mediapart pour ça. Si ça vous intéresse n’hésitez pas à me contacter par mail)

    Pour ce qui est de l’infiltration, je suis plutôt de votre avis, avec peut-être la seule réserve que les moyens doivent rester proportionnés par rapport à l’objectif recherché, même si cet objectif peut parfois être difficile à définir précisément au début.
    Bon en même temps, si on considère que certains responsables au FN sont prêts à provoquer une guerre civile pour « lutter contre l’islamisation », on commence à mesurer le danger que représente ce parti pour la démocratie:
    http://www.les4verites.com/Contre-l-islamisation-la-methode-forte-2934.html (Rémi Carillon est secrétaire départemental au FN 92…)

    Désolé pour cette note négative et hors-sujet, sur un billet qui se voulait un peu plus léger. Je le ferai pu.
    J’adore votre conclusion en plus. ^^;

    Commentaire par Jor — 22/02/2012 @ 10:55

  18. Nain »portequoi » le c….
    Belle photographie d’une réalité qu’on ne voudrait pas trop quotidienne….
    Bonne journée Aliocha ^^

    Commentaire par jacques Plésant — 22/02/2012 @ 12:35

  19. @ Aliocha & Le Chevalier Bayard
    Et surtout @ tous ceux qui n’iront pas à l’Institut Courtauld de Londres de sitôt …

    http://www.idixa.net/Pixa/pagixa-0602210848.html

    Sinon l’histoire d’Aliocha m’a plutôt fait penser au célèbre sketche du regretté Fernand RAYNAUD :
    http://www.ina.fr/video/I05133720/fernand-raynaud-les-croissants.fr.html

    Commentaire par Yves D — 22/02/2012 @ 14:00

  20. Très jolie anecdote.
    Bien racontée.
    Malheureusement je reconnais là les travers des cafés parisiens.
    je me suis pris la tête de nombreuses fois avec ces garçons des cafés parisiens qui font tout pour qu’on les déteste.
    depuis j’ai établi ma liste noire des cafés.

    Commentaire par bérénice — 22/02/2012 @ 15:29

  21. Quelle athmosphère… j’ai bien aimé votre conte…

    Commentaire par PIMPRA — 22/02/2012 @ 16:03

  22. aliocha, que dites vous de cet interview de Delamarche sur la Grèce et la crise européenne:
    http://www.okeanews.fr/olivier-delamarche-une-minute-de-silence-pour-la-grece/
    anti-langue de bois….non ? ( à vrai dire, c’est vous qui allez nous dire, je ne suis pas économiste)

    Commentaire par bérénice — 22/02/2012 @ 16:30

  23. Enorme cette interview

    Commentaire par kuk — 22/02/2012 @ 18:28

  24. et attendez, voici le tableau de la situation à venir en Europe :
    Sauvons le peuple grec de ses sauveurs !
    tribune publiée aujourd’hui par un collectif d’artistes et d’intellectuels européens
    http://www.liberation.fr/monde/01012391134-sauvons-le-peuple-grec-de-ses-sauveurs

    Commentaire par bérénice — 22/02/2012 @ 18:42

  25. @ Bérénice, et pour faire court car votre commentaire était très Hors-Sujet qd même, non …

    Je reste assez médusé par notre époque (récente) : alors qu’on voit, sur une rive de la Méditerranée, des peuples se soulever contre un Etat dictatorial, on voit se mettre en place, de l’autre coté, une autre forme de mépris de la démocratie à travers la technocratie servile du Néolibéralisme …
    Impressionnant!

    Reste que je me demande encore pourquoi on a fait entrer la Grèce dans l’Euro-zone … Peur d’une réminiscence du régime des Colonels, peur de l’influence de la Turquie, ou quoi d’autre ???

    Commentaire par Yves D — 22/02/2012 @ 22:09

  26. Je l’ai dit, je ne suis pas économiste…je ne peux donc pas vous donner une réponse de scientifique. En revanche, je peux vous dire qu’il y a qq années, la Grèce se portait à merveille. D’ailleurs, moi j’y allais juste pour voir des gens sourire.
    Maintenant, les grecs sont obligés de mettre en place des campagnes de com comme celle ci paru dans le Monde daté dimanche 26/02 : http://www.greeceischanging.com/fr/
    ps : une de mes amies qui a vu son salaire descendre à 900 euros en moins de 6 mois se demandait hier comment elle allait assurer ses 1500 euros de charges fixes (3 enfants de 10 à 17 ans).

    Commentaire par bérénice — 25/02/2012 @ 22:01

  27. Moi, la question que je me pose, c’est la suivante :
    si le serveur avait été blond, grand, haut sur patte et avenant, le café aurait-il eu meilleur goût, et, subsidiairement, le pourboire d’Aliocha aurait-il été plus conséquent ?…

    Commentaire par Oeil-du-sage — 27/02/2012 @ 23:54

  28. @Aliocha
    Fra Angelico serait heureux de ta façon de dépeindre l’innocence

    Commentaire par Fabio Laurestio — 28/02/2012 @ 11:06

  29. Un jour à Marseille je déjeune en terrasse devant la préfecture, lorsqu’il n’y a pas de vent c’est très agréable, ensoleillé, vivant.
    Le jeune serveur, avec l’accent inimitable du lieu me demande :
    -Et pour Monsieur ce sera ?
    Ne relevant pas l’étrangeté de son interrogation je lui réponds :
    -Une salade Caesar, s’il vous plaît.
    Il me dévisage, interloqué, la bouche ouverte :
    -Vous voulez dire une salade César ?
    Moi, imperturbable :
    -Oui mais sur la carte il y a bien écrit Caesar.
    le jeune approche, baisse la voix d’un ton et me lâche alors :
    -Oh eh bé ça ne m’étonne pas, c’est la patronne qui fait les cartes,pardine, elle est conne comme une valise sans poignées et nous fait chier à nous les serveurs comme c’est pas permis et en plus elle sait même pas écrire César, peuchère ! (texto)
    Je commence à trouver la situation exquise. Je lui précise gentiment :
    -Mais non, c’est très bien. Julius Caesar, les Ides de Mars celà ne vous dit rien ? (Latiniste ayant appris la prononciation restituée, je dis Youliouss Caesar)
    Et là, soulagé, il me lance avec un sourire :
    Et beh non mais c’est normal, j’ai jamais fait d’anglais, Pardine !

    Commentaire par marc olivier clery — 08/12/2012 @ 18:05


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