La Plume d'Aliocha

14/01/2012

Le scandale du crédit accordé aux agences de notation

Filed under: Eclairage — laplumedaliocha @ 20:32
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Enron, les subprimes, les banques islandaises, et j’en oublie. On ne compte plus les « erreurs » des agences de notation. La vérité, c’est qu’il ne s’agissait pas d’erreurs. A chaque fois, elles ont encouragé ce qu’elles croyaient juste en application de leur vision libérale (ultra-libérale ?) de l’économie. En cela, elles ont largement contribué à la crise de 2008, laquelle nous a mené où nous savons. Et il reste encore des gens pour leur accorder le crédit de l’objectivité ? Mais est-ce qu’on ne marcherait pas sur la tête ? « Qu’importe, il est exact que notre déficit public est excessif » avancent, un peu embarrassés aux entournures, ceux qui ne savent plus très bien quoi penser de la situation.

Voici le texte du communiqué de Standard @ Poor’s (via Le Parisien : allez voir les réactions sur le site, même le Vatican est de la partie, c’est fascinant). Il faut lire le texte, attentivement, mot à mot jusqu’à la fin, pour se rendre compte de son caractère profondément idéologique. Ce n’est pas un défaut en soi, ce qui est ennuyeux, c’est de le prendre pour argent comptant. Comme s’il s’agissait d’un avis parfaitement scientifique et incontestable. Et ce qui est encore plus fâcheux, c’est que l’agence se permette de donner des consignes politiques pour améliorer la situation. Mais là où cela devient franchement ahurissant, c’est quand les politiques et les médias se jettent dans le panneau, paniquent la population, et promettent d’obéir aveuglément à l’avis de Standard & Poor’s. En clair, nous sommes en train de confier les rênes de notre pays à une agence de notation. Serions-nous devenus fous ? Je n’ai guère de tendresse pour ces agences, mais je crois qu’elles-mêmes n’ont jamais revendiqué pareil pouvoir. Seulement voilà, leur avis compte sur les marchés financiers (moins qu’on ne l’imagine), sert les intérêts des politiques en pleine campagne présidentielle (plus qu’on ne le pense) et alimente les médias (au même titre que le tsunami au Japon ou l’affaire DSK). Une fois qu’on a créé la panique, il s’agit d’informer minute après minute des derniers développements de la catastrophe, des réactions des uns et des autres, des conséquences sur la vie des français etc.

« PARIS, le 13 janvier 2013
Résumé
Standard & Poor’s abaisse la note à long terme, non sollicitée, de la République Française à« AA+ ». Dans le même temps, nous confirmons la note à court terme, non sollicitée, de la République Française à « A-1+ ».
Cet abaissement traduit notre opinion sur l’impact des difficultés croissantes de la zone euro – à laquelle la France est étroitement intégrée – dans les domaines politique, financier et monétaire.
La perspective attachée à la note à long terme est « négative ».
Décision de notation
Le 13 janvier 2012, Standard & Poor’s Ratings Services abaisse la note non sollicitée à long terme dela République Française de « AAA » à « AA+ ». Dans le même temps, la note non sollicitée à courtterme « A-1+ » est confirmée. Ces notes sont retirées de la liste de surveillance où elles avaient étéplacées avec implication négative le 5 décembre 2011. La perspective attachée à la note à long termeest « négative ».Notre évaluation des risques de transfert et de convertibilité (T&C) pour la France, comme pour tousles membres de l’Union Economique et Monétaire Européenne (la zone euro) demeure « AAA », carnous estimons extrêmement faible la probabilité que la Banque Centrale Européenne (BCE) limitel’accès des entités non-étatiques aux devises étrangères pour le service de leurs dettes. Cette opinionse fonde sur l’accès plein et entier aux devises étrangères dont bénéficient actuellement lesdétenteurs d’euros, situation qui nous semble devoir perdurer dans un avenir prévisible.
Argumentaire
L’abaissement traduit notre opinion sur l’impact des difficultés croissantes de la zone euro dans lesdomaines politique, financier et monétaire. L’issue du sommet de l’Union Européenne du 9 décembre 2011 et les déclarations ultérieures desdifférents responsables politiques nous ont conduit à considérer que l’accord obtenu ne constituait pas une avancée suffisamment importante, ni dans son étendue, ni dans son montant, pour permettre derésoudre structurellement les difficultés financières de la zone euro. Nous estimons que cet accordpolitique n’offre ni les ressources additionnelles, ni la flexibilité opérationnelle suffisantes pour soutenirles plans de sauvetage européens et ne constituerait pas non plus une mesure de soutien suffisantepour les Etats de la zone euro faisant l’objet d’une pression accrue des marchés.Nous pensons également que cet accord se base sur un diagnostic incomplet des causes de la crise,à savoir que les turbulences financières actuelles proviendraient essentiellement du laxismebudgétaire à la périphérie de la zone euro. Nous pensons pour notre part que les problèmes financiersauxquels la zone doit faire face sont au moins autant la conséquence de l’accroissement dedéséquilibres extérieurs et de divergences en matière de compétitivité entre les pays du noyau dur dela zone et les pays dits « périphériques ».Il nous semble donc qu’un processus de réformes basé sur le seul pilier de l’austérité budgétairerisque d’aller à l’encontre du but recherché, à mesure que la demande intérieure diminue en écho auxinquiétudes croissantes des consommateurs en matière de sécurité de l’emploi et de pouvoir d’achat,entraînant l’érosion des recettes fiscales.Par conséquent, nous avons ajusté à la baisse le score « politique et institutionnel » de la France,conformément à nos critères de notation des Etats Souverains. Cette décision traduit notre opinionselon laquelle l’efficacité, la stabilité et la prévisibilité des politiques et des institutions européennesn’ont pas été suffisamment renforcées au regard de l’intensité de ce que nous estimons être une crisefinancière qui s’accroît et s’aggrave au sein de la zone euro.Les notes de la France continuent de refléter notre opinion sur le fait que le pays bénéficie d’uneéconomie riche, diversifiée et résiliente, ainsi que d’une main d’œuvre hautement qualifiée etproductive. Ces points forts sont partiellement contrebalancés, selon nous, par un endettement public relativement élevé ainsi que par les rigidités du marché du travail. Nous notons toutefois que le gouvernement a engagé une stratégie de consolidation budgétaire ainsi que des réformes structurelles à cet égard.
Perspective : négative
La perspective « négative » attachée à la note à long terme de la France indique qu’il existe selon nous au moins une chance sur trois pour que la note soit à nouveau abaissée en 2012 ou en 2013 :
– si les finances publiques déviaient de la trajectoire prévue par les projets de consolidation budgétaire. Si la croissance économique de la France pour 2012 et 2013 se révélait inférieure aux prévisions actuelles du gouvernement (respectivement de 1% et 2%), les mesures budgétaires annoncées à ce jour pourraient s’avérer insuffisantes pour atteindre les objectifs de réduction des déficits pour ces mêmes années. Si les déficits publics de la France restaient proches des niveaux actuels, conduisant à l’augmentation progressive de la dette publique nette au-delà de 100% du PIB (contre un peu plus de 80% actuellement), ou si la croissance économique devait demeurer faible sur une période longue, cela pourrait conduire à une dégradation d’un cran de la note ;
– si un accroissement des risques économiques et financiers dans la zone euro conduisait à une augmentation substantielle des engagements conditionnels ou à une détérioration significative des conditions de financement extérieur.
A l’inverse, la note pourrait se stabiliser au niveau actuel si les pouvoirs publics parviennent à mettre en œuvre de nouvelles réductions des déficits afin de stabiliser le ratio d’endettement public dans lesdeux à trois prochaines années ainsi qu’à mettre en place des réformes favorisant la croissance économique ».
Vous aurez compris que les agences nous attendent au tournant. Elles vont désormais juger la pertinence des réformes qu’on ne manquera pas de mettre en oeuvre pour leur plaire. A  l’aune de leur propre vision de l’économie. Tirons donc le fil de tout ceci. La note est importante car elle contribue à déterminer le taux auquel nous empruntons. Je dis bien « contribue ». Point. Lui accorder un quelconque autre effet relève de la plus pure aberration. Les agences n’ont pas d’autre pouvoir que celui qu’on leur accorde. Seulement voilà, nous sommes en train de découvrir effarés à quel point nous nous sommes livrés pieds et poings liés aux marchés financiers. Et dans ce contexte en effet, il devient difficile de mépriser la note attribuée par Standard & Poor’s à la France. De là à en surestimer le poids…
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65 commentaires »

  1. Mais finalement, n’est-ce pas une bonne chose que la note de la France soit dégradée ?
    Si c’est mérité, ce n’est que justice. Et si ça ne l’est pas, ça finira par discréditer les agences de notation.
    (rêvons un peu…)

    Commentaire par Thierry — 14/01/2012 @ 20:53

  2. @Thierry : aucune chance. D’abord tout le monde se fout de leurs erreurs de raisonnement passées. Ensuite, elles ne sont pas responsables de leurs notes qui ne sont que des avis. C’est bien pourquoi il est absurde et dangereux de leur accorder plus de crédit qu’elle n’en mérite.

    Commentaire par laplumedaliocha — 14/01/2012 @ 21:09

  3. @Vil Coyote : merci, je me sens plus à l’aise avec la caution d’un économiste. Mais cela relève du bon sens pur. Encore une fois, depuis 2008 nous vivons une crise du bon sens.

    Commentaire par laplumedaliocha — 14/01/2012 @ 21:31

  4. @Thierry:

    La note des agences de notation est inscrite dans la reglementation financiere. C’est leur seul utilite prospective. Sinon, la note c’est d’abord une retrospective qui traduit la confiance des marchers.

    @laplumedaliocha:

    « Enron, les subprimes, les banques islandaises, et j’en oublie. On ne compte plus les “erreurs” des agences de notation. La vérité, c’est qu’il ne s’agissait pas d’erreurs. A chaque fois, elles ont encouragé ce qu’elles croyaient juste en application de leur vision libérale (ultra-libérale ?) de l’économie. En cela, elles ont largement contribué à la crise de 2008, laquelle nous a mené où nous savons. »

    Je vais pinailler un peu, mais bon… Enron ce n’etait vraiment pas leur faute. Les agences de notations evaluent le risque a partir des informations financieres de l’entreprise. Leur role n’est pas de detecter la falsification des comptes. Ca c’est le cabinet d’audit. Donc c’est quelqu’un plus haut dans la chaine qui a merde. Et ceux qui ont merde dans l’histoire (Andersen) ont mis la clef sous la porte.

    Ce qu’elles font, c’est chercher a analyser le risque prospectif de la dette avec des methodes statistiques. Rien a voir avec le liberalisme (ultra ou non). En ce qui concerne les Etats, c’est un peu differents car elles doivent avoir une perspective macroeconomique. Et la macroeconomie n’est vraiment pas aussi objective que la finance. Par example, les effets de l’austerite sont tres contestes. Mais ce n’est pas une question de liberalisme. C’est une question de theorie macroeconomique. Si demain je lit la preuve qui me convainc des benefices du stimulus a la Keynes, je ne vais pas changer d’avis sur le liberalisme pour cela. Aussi il faut se rappeler qu’elles ne dictent rien. C’est les Etats qui donnent une telle force a la note. La France n’est aucunement engagee a suivre les recommendations de S&P, Fitch ou Moody’s.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 14/01/2012 @ 21:33

  5. @PrometheeFeu : excusez-moi, mais là vous intervenez sur mon terrain de prédilection, à savoir l’audit. Et justement, les auditeurs clament à qui veut bien les entendre qu’ils ne sont pas des flics. Vous savez pourquoi ? Parce que s’ils se positionnent en flics, les entreprises ne leur diront plus rien. Donc, au moins en France, s’ils tombent sur une infraction lors de leur diligences, ils doivent la dénoncer au procureur mais en aucun cas leur mission ne consiste à traquer la fraude. Accessoirement, eux, comme les auditeurs internes et tous les autres d’ailleurs, racontent volontiers que le risque de fraude ne pourra jamais être éradiqué. Donc, au final, personne ne traque la fraude. Quant à Enron, les anciens d’Andersen estiment qu’ils ont été assassinés par le gouvernement américain qui avait besoin d’un bouc-émissaire. Ils ont disparu avant même que la justice ne les condamne. Et aujourd’hui, ils sont persuadés qu’ils ont été victimes d’une injustice. En réalité, de mémoire, le patron US d’Andersen voulait que l’audit soit aussi rentable que le conseil, ce qui a incité les équipes d’audit à fermer les yeux sur les délires d’Enron pour conserver un gros client. C’est pourquoi depuis on a interdit en France le cumul du contrôle légal des comptes et du conseil chez un même client (entendu comme la société mère, les filiales, en France et dans le monde entier). Vous me dites que les agences non plus ne sont pas responsables. Donc, tous ces gens payés très grassement pour sécuriser le système (eh oui, c’est à ça qu’on les paie) s’avouent tranquillement incapables de le faire. Alors qu’ils disparaissent ! Quand je dis payés grassement, les auditeurs français touchent chaque année 600 millions d’euros d’honoraires rien que pour l’audit du CAC 40. 600 millions. Répartis entre 5 cabinets. KPMG, EY, PwC, Deloitte et Mazars.

    Commentaire par laplumedaliocha — 14/01/2012 @ 21:46

  6. @laplumedaliocha:

    Je vous avou que l’audit n’est pas ma specialisation. Mais j’ai quand meme fait un peu de compta (juste un peu) et aux USAs, l’un des roles de l’audit c’est de s’assurer que l’entreprise ne vous raconte pas des conneries. (ou tout du moins pas des conneries trops grosses) Bien sur, leur role n’est pas celui d’un flic, mais il ont quand meme une responsabilite de ne pas laisser passer des comptes truques.

    Ensuite, si Andersen a peut etres joue le role de boucque emissaire, il est aussi a compter que leurs clients ne leur faisaient plus confiance non plus. Le role de l’audit aux USAs, c’est bien de confirmer aux investisseurs que les comptes ne sont pas truques. (Il y a bien sur une marge, mais c’est une verification quand meme) Apres Enron, la reputation d’Andersen etait tellement tarnis que personne ne voulait d’eux.

    Et je me contrefiche de ce qu’ils gagnent. C’est entre eux et leurs clients. Ce qui me gene c’est que l’Etat oblige plus ou moins de se faire noter et auditer. Laisser les se debrouiller a vendre leurs services comme ils peuvent et vous verrez probablement leurs honoraires baisser si ca vous interesse.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 14/01/2012 @ 22:02

  7. @PrometheeFeu : non monsieur, de la même façon que je ne tolère pas que les supérieurs de Kerviel, grassement payés, se dédouannent aujourd’hui de leur responsabilité de surveillance de leurs traders, je n’admets pas que des auditeurs payés presque autant que des traders viennent nous dire que les fraudes ça les dépasse. Pas plus que je ne juge supportable que des agences de notation considérés comme des repères pour la fiabilité des investissements racontent n’importe quoi, touchent des honoraires mirobolants et disent ensuite qu’elles ne sont pas responsables. Il faut arrêter de prendre les gens pour des cons. Ou alors, payer nos amis auditeurs et agences de notation au SMIC. Ils ne valent pas plus et à mon avis, vu la qualité des gens qui sont payés au SMIC, beaucoup moins.

    Commentaire par laplumedaliocha — 14/01/2012 @ 22:07

  8.  » non monsieur, de la même façon que je ne tolère pas que les supérieurs de Kerviel, grassement payés, se dédouannent aujourd’hui de leur responsabilité de surveillance de leurs traders »

    Vous etes actionnaire a la Soc Gene?

    « je n’admets pas que des auditeurs payés presque autant que des traders viennent nous dire que les fraudes ça les dépasse. »

    Pourquoi? Ils vous ont mentis sur le sujet? Leur role n’a jamais ete de traquer la fraude. Ils ont un role bien definis dans l’appareil de detection des fraudes et la plus part du temps, il semble qu’ils l’accomplissent correctement. Aussi, je ne comprends vraiment pas en quoi ca vous regarde. Ce n’est pas vous qui payez leurs salaires que je sache non?

    « Pas plus que je ne juge supportable que des agences de notation considérés comme des repères pour la fiabilité des investissements racontent n’importe quoi, touchent des honoraires mirobolants et disent ensuite qu’elles ne sont pas responsables. »

    Ben il faut cesser de les considerer comme cela et leur retirer leur privilege c’est tout. Ca serait acceptable selon vous qu’elles aient ce privilege si elles gagnaient moins d’argent ou faisaient un meilleurs travail?

    « Ou alors, payer nos amis auditeurs et agences de notation au SMIC. Ils ne valent pas plus et à mon avis, vu la qualité des gens qui sont payés au SMIC, beaucoup moins. »

    Je ne vois vraiment pas en quoi cette comparaison nous informe. Je trouve l’art moderne stupide, mais je ne suis pas en colere parce que certains payent un fric fou pour l’obtenir. Je n’aime pas les cornichons, mais je ne hurle pas sur les balcons que les cornichons sont trops cheres. Ca n’aurait aucun sense. C’est la meme chose. Si vous ne voulez pas payer le prix, rien ne vous oblige a acheter. J’ai du mal a voir en quoi il est inacceptable que quelqu’un gagne de l’argent sans que ca ait un rapport avec la valeur que vous leur attribuez.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 14/01/2012 @ 22:22

  9. @Prometheefeu : « Enron ce n’etait vraiment pas leur faute » …
    Et pour la Grèce, non plus ?!

    Pour l’anecdote, « Andersen » se prononce maintenant « Accenture » et prospère très bien, merci pour eux.

    Commentaire par fultrix — 14/01/2012 @ 22:24

  10. @fultrix:

    Andersen Consulting faisait du consulting en informatique et etait depuis 89 separe de Arthur Andersen qui faisait de l’audit et de la compta. Ils etaient des unites rivales dans un meme groupe jusqu’en 2000 (2 ans avant le scandal Enron) quand Andersen Consulting s’est completement separe pour devenir Accenture.

    La Grece aussi faussait ses comptes. Mais je connais moins l’histoire de la Grece que l’histoire du scandal Enron donc je ne sais pas si les agences de notation on merde. Cela dit, la plus part des acteurs sur le marcher ne font pas confiance aux agences de notation. Donc qu’elles merdent n’est pas en sois un probleme. Elles servent surtout a la reglementation et elles font tres mal ce travail. (pas qu’on puisse bien faire ce travail mais bon…) Ca c’est un scandal si vous en voulez un.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 14/01/2012 @ 22:34

  11. @PrometheeFeu:
    « J’ai du mal a voir en quoi il est inacceptable que quelqu’un gagne de l’argent sans que ca ait un rapport avec la valeur que vous leur attribuez. »

    Si quelqu’un gagne de l’argent au dépens de l’intérêt général, par exemple. Si votre supermarché profite de sa position de force pour faire des marges astronomiques sur les cornichons au dépens de ses clients et de ses fournisseurs. Si telle société vend des armes ou du matériel de surveillance à une dictature. Ou si certains spéculent sur le prix des matières premières agricoles, au dépens de populations entières. Etc.

    Commentaire par Jor — 14/01/2012 @ 22:48

  12. @Jor:

    Vous mettez tous vos examples dans le meme panier, mais c’est selon moi une erreur.

    Par example, il faut se demander pourquoi le supermarche a sa position de force. (en fait il faut commencer par se demander si il en a vraiment une) Pourquoi est-ce qu’un autre supermarche ne s’ouvre pas pour lui faire concurrence?

    « Si telle société vend des armes ou du matériel de surveillance à une dictature. » En effet, ca c’est un veritable probleme et ca me met probablement autant en colere que vous.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 14/01/2012 @ 22:57

  13.  » Seulement voilà, nous sommes en train de découvrir effarés à quel point nous nous sommes livrés pieds et poings liés aux marchés financiers. »
    Eh oui ! Tout est là.
    Avec une nuance cependant, les « marchés financiers » étant un concept abstrait, c’est aux établissements financiers et autres multinationales que nous nous sommes livrés pieds et mains liés. Comme les rois de naguère que leur faiblesse livrait aux manigances de leurs propres vassaux, les seigneurs féodaux.
    Rien n’est plus urgent pour les États que de mettre au pas les multinationales, notamment financières.
    Mais quand on voit tous ces « responsables » politiques qui sont d’anciens de Goldman Sachs ou de Lehman Brothers, on se dit que ce n’est pas demain la veille…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 14/01/2012 @ 23:29

  14. @PrometheeFeu
    « Pourquoi est-ce qu’un autre supermarche ne s’ouvre pas pour lui faire concurrence? »

    Il suffit d’obenir que soit votée une loi disposant des conditions d’implémentation d’une grande surface, et ensuite persuader avec les arguments idoines les élus locaux qu’il est de leur intérêt de ne pas autoriser l’arrivée d’un concurrent…
    Il faudra attendre un changement de génération dans la classe politique pour que soit envisagée la modification de la loi (je n’ai pas dit qu’elle soit abrogée, faut quand même pas exagérer).

    Je suis quand même étonné vu l’actualité récente que personne n’ait évoqué le marché de la téléphonie mobile quand on parle de gagner de l’argent sans que cela ait un rapport même lointain avec la valeur de ce qui est vendu 😉

    Commentaire par Kolchack — 14/01/2012 @ 23:44

  15. @PrometheeFeu:

    « Vous mettez tous vos examples dans le meme panier, mais c’est selon moi une erreur. »

    Oui je sautai de l’un à l’autre par fainéantise (de citer des exemples intermédiaires).

    La raison pour laquelle le supermarché est parvenu en position de force importe assez peu en fait (je suppose que vous me direz que c’est des réglementations trop strictes qui empêchent d’autres supermarchés de s’implanter, hm ?), mais il n’empêche que le problème ne se résoudra pas forcément de lui-même, sans intervention extérieure, « par l’opération du saint Marché ».

    Par exemple, même sans interdiction externe, il n’est pas toujours forcément rentable pour un deuxième supermarché de s’installer dans une zone donnée (clientèle trop peu nombreuse). Ou plusieurs grandes-surfaces pourtant en concurrence théorique sur une zone peuvent s’entendre sur les prix (même sans entente explicite, ne pas avoir intérêt à se concurrencer mutuellement sur les prix).

    Dans d’autres domaines comme la téléphonie mobile, la présence de plusieurs opérateurs « concurrents » depuis longtemps en France n’a pas fait baisser les prix, malgré la baisse du coût de « production » du service avec le temps (notamment l’amortissement des antennes). Espérons que l’arrivée de Free finira par faire bouger les lignes à ce niveau-là…

    J’aurais bien aimé que vous répondiez à mon troisième exemple aussi, la spéculation sur le prix des matières premières agricoles, parce que là c’est typiquement le genre de cas où quelqu’un gagne de l’argent « sans que ca ait un rapport » avec la valeur que j’attribue au « service fourni ». 😉

    Commentaire par Jor — 14/01/2012 @ 23:45

  16. @Kolchack: voilà c’est fait pour la téléphonie mobile ^^;

    Commentaire par Jor — 14/01/2012 @ 23:47

  17. @Kolchack:

    Bingo!

    @Jor:

    Il y a eu plusieurs etudes sur les ententes tacites et elles ne tiennent pas longtemps.
    Si en effet il n’est pas rentable de chercher a bouffer le supermarcher existant avec un deuxieme supermarcher, c’est que la marge du premier ne doit pas etres si grande que ca.
    Aussi, un supermarcher n’est pas en concurrence qu’avec les supermarchers. Il est aussi en concurrence avec les epiciers et autres fournisseurs.
    Je ne nis pas qu’il n’y a pas de problemes emergents de concurrences dans certains cas, mais c’est extremement rare. En general c’est comme vous le disez le fait que la reglementation empeche un concurrent de s’installer.
    En supposant qu’il y ai un probleme de concurrence emergent, le probleme vient de ce qu’il faut faire. Car meme si on peu trouver la solution optimale, il y a de grande chances que la solution qui arrive soit un grand marchandage entre les groupes favorises par les politiques et ne soit pas une bonne solution. C’est pourquoi meme quand je vois un probleme, j’hesite quand meme a appeler le gouvernement a l’aide car il y a de grande chance pour qu’il aggrave la situation.

    Je ne vois pas le speculateur comme un probleme et cela pour des raisons qui nous ameneraient dans un argument tres long et complique. Je vous avou que je suis un peu fatigue, que j’ai l’intention de sortir ce soir et que donc j’evite le cas du speculateur. On aura l’occasion d’en parler une autre fois j’en suis sur.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 15/01/2012 @ 02:04

  18. Lu chez Me Devers « Le tribunal du blog acquitte Standar § Poor’s 😉
    http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2012/01/15/le-tribunal-du-blog-acquitte-standard-poor-s.html

    Commentaire par gabbrielle — 15/01/2012 @ 08:08

  19. Oui, moi aussi, le cas des spéculateurs m’étonne et me met en rogne.
    Comme je n’y connais rien, je vais donc dire des bêtises.
    Je crois savoir, qu’en gros, ce sont de purs salauds qui tueraient père et mère pour de l’argent, qu’ils relèvent du droit commun ou du crime contre l’humanité (ils se foutent du tiers (monde) comme du quart (monde) et n’hésitent pas une nano-seconde s’il s’agit de détruire une économie locale et d’enlever le pain de la bouche des bébés qui n’y sont pour rien, et à qui on ne peut pas reprocher quoi que ce soit).
    Pourquoi ont-ils les coudées franches ? Parce qu’ils agissent dans une zone de non-droit : dans les eaux internationales, on fait ce qu’on veut, car avant que les nations se mettent d’accord pour y faire respecter une loi, les poules auront des dents.
    Lorsqu’ils interviennent sur une économie locale, ils relèvent de la loi ou coutume de ce lieu. Pourquoi les laisse-t-on rapiner, piller ? Parce que c’est ça, ou l’isolationnisme : si l’on veut participer au commerce mondial, alors, c’est comme pour un ordinateur, on ouvre des ports et les chevaux de Troie entrent. Pourquoi n’y a-t-il pas de pare feu ? Parce que les pare feu ne peuvent bloquer les grands groupes sous peine de sanction (on coupe Internet). Or si vous laissez les gros investisseurs s’installer chez vous, alors c’est la loi du marché mondial, en eau internationale, qui détermine la valeur de vos produits, là où les spéculateurs font ce qu’ils veulent et quand ils veulent (les banques, les fonds ceci; les traders cela..).

    Commentaire par Bray-Dunes — 15/01/2012 @ 11:28

  20. […] jQuery("#errors*").hide(); window.location= data.themeInternalUrl; } }); } laplumedaliocha.wordpress.com – Today, 5:25 […]

    Ping par Le scandale du crédit accordé aux agences de notation | Chronique des Droits de l'Homme | Scoop.it — 15/01/2012 @ 12:25

  21. Pourtant la note de S&P me paraît bien argumentée. Je ne vois pas en quoi elle est purement idéologique, elle relève des faits économiques de « bon sens » comme l’absurdité d’une politique purement budgétaire ou le différentiel important au sein de la zone euro.

    Commentaire par Bashô — 15/01/2012 @ 12:28

  22. Au vu de ce qui se dit et de ce qui se voit , j’ai tendance à croire que la gouvernance économique européenne que certains appellent de leurs voeux via le haut*parleur que sont les agences de notation,n’est ni plus ni moins qu’une commission de surendettement centralisée à Bruxelles qui fonctionnera comme une tutelle supervisant notre solvabilité.
    C’est une façon comme une autre de nous imposer par la contrainte ce que nous avons du mal à admettre: la mise en conformité de la France dans la mondialisation.
    L’envoi de ce « billet doux » coïncide avec la tenue du prochain sommet européen et la future rencontre des partenaires sociaux à Paris, ce n’est sans doute pas un hasard.
    La France est un pays riche qui ne devrait avoir aucun problème pour lever des fonds, même dans la situation actuelle. Le hic c’est le manque d’emplois , la précarité du travail, et les salaires qui sont trop bas , tout ceci pénalise la croissance et ne remplit pas les caisses des organismes sociaux. C’est à ce niveau là qu’il faut être vigilants.

    Commentaire par HV — 15/01/2012 @ 12:48

  23. @Bashô:

    Entre autres, S&P nous dit que l’urgence est à la réduction des déficits à chaque instant, ce qui exclut d’office toute politique autre que l’austérité (par exemple une politique de relance, qui consisterait à investir des sommes importantes dans l’immédiat, dans l’espoir de relancer durablement la croissance sur le long terme). L’austérité ou la mort, quoi.

    Commentaire par Jor — 15/01/2012 @ 12:57

  24. @ Jor : Vous oubliez la seconde partie : « ainsi qu’à mettre en place des réformes favorisant la croissance économique ». Il est donc abusif de résumer la note par l’austérité ou la mort.

    Commentaire par Bashô — 15/01/2012 @ 13:11

  25. Ricol allie une solide connaissance de la finance et de l’économie réelle à quelque chose de très rare en ce moment, le bon sens : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/01/15/97002-20120115FILWWW00042-ricol-une-alternative-aux-agences.php

    Commentaire par laplumedaliocha — 15/01/2012 @ 13:16

  26. @ laplumedaliocha

    Je ne vois pas en quoi confier la notation aux banques centrales seraient du bon sens.

    Commentaire par Bashô — 15/01/2012 @ 13:22

  27. La réaction de Paul Krugman : http://krugman.blogs.nytimes.com/2012/01/14/sp-on-europe/

    Commentaire par Bashô — 15/01/2012 @ 13:25

  28. Bonjour Aliocha, vous dites : « Ricol allie une solide connaissance de la finance et de l’économie réelle à quelque chose de très rare en ce moment, le bon sens .. ». certes, mais il est surtout en ce moment au service de son ami le président, ne croyez-vous pas ?
    Comment faire abstraction de ce qui est, probablement, au coeur de ses préoccupations ? Comment ne pas voir qu’il se porte caution d’un personnage rendu, pour l’instant, insolvable ? Comment ne pas s’apitoyer sur ce geste désespéré (digne de ces films noirs où l’ami s’interpose et prend la balle à la place du héros).
    Quelle est la situation pour le président ? Il vient de recevoir son propre boomerang en pleine figure. Il a parié, il a perdu (il aurait dû se méfier, les boomerang, parfois, ça revient). Il a misé sur les Agences pour lui fournir une caution. Elles le désavouent : qu’il soit beau joueur et n’envoie pas ses amis jouer les victimes d’un affreux complot (USA, UK, UE tous contre la France, il ne manque que les francs-maçons, que les Chinois, que Ben Laden).
    A quoi bon dire que les Agences sont (1-manipulées 2-incompétentes) en leur préférant les banques centrales européennes (1-indépendantes (il n’y a qu’à voir l’état du parquet en France pour se rassurer) 2- compétentes), quand on a passé des mois, des années à prendre pour prémisses (allant de soi) que les « bonnes » réformes, celles qui vont dans le bon sens sont celles qui servent de base au jugement des Agences.
    Il me semble qu’il faut distinguer deux Sarkozy : le premier est sûr de son fait et annonce la couleur, il est libéral et met le cap au Nord. Il se fait élire. Puis, voici les icebergs et les voies d’eau et le bateau qui s’enfonce. On découvre alors un sarkozy socialisant et critiquant le libéralisme. Or, prendre l’avis des Agences comme preuve de sa compétence, l’engageait moralement, vis à vis d’elles, à reconnaître son incompétence au cas, un jour comme aujourd’hui, où elles le démontreraient par A+B (A et B étant les variables dans les équations du système, que melanchon ou le pen récusent certes, mais pas à ma connaissance Bayrou, ni Hollande, ni Sarkozy)
    Maintenant qu’elles ont dit « niet » comme pour Berlusconi et pour Papandréou, « on » fait dire, que tout compte fait elles ne sont pas si ceci, pas si cela …
    Pffffffffff, non seulement le président en exercice a mal joué , non seulement il s’est pris pour un grand joueur mais en plus le voici mauvais perdant ! Je pense qu’il devrait laisser la place à Juppé qui me parait un bien meilleur candidat pour la droite, non ?

    Commentaire par Bray-Dunes — 15/01/2012 @ 14:46

  29. @Bray-Dunes : je le dis parce que je le connais depuis plus de dix ans et qu’il m’a prédit à peu près toutes les catastrophes que nous traversons. Son seul vrai défaut est d’être un copain de Minc, mais personne n’est parfait et surtout peu de gens peuvent s’offrir le luxe de ne pas être pote avec le petit Alain. Entre nous, je préfère le savoir près de NS en ce moment.

    Commentaire par laplumedaliocha — 15/01/2012 @ 14:53

  30. @laplume :
    « Entre nous, je préfère le savoir près de NS en ce moment. », vous voulez dire pour en faire un « candidat » acceptable et replonger pour 5 ans avec cette « chose » politique que la bienséance m’empêche de qualifier ?

    Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la mondialisation ne peut marcher que si TOUTES les balances commerciales sont structurellement équilibrées : on ne peut pas dépenser plus que ce que l’on gagne. D’ailleurs c’est un pré-supposé acquis des économistes : lorsqu’un pays _échange_ son vin contre des draps, sa théorie ne fonctionne pas avec un pays qui importe son vin et n’exporte rien.

    Alors les « monétaristes » ont théorisé un « truc » qui permet au bousin de s’équilibrer : les cours des monnaies. Si j’exporte beaucoup et importe peu, ma monnaie à l’extérieure est rare et donc chère et donc j’exporte moins et je reviens à l’équilibre.

    On peut se tortiller dans tous les sens, citer dupont ou dupond, le coeur de la théorie est là.

    Hors que voit-on :
    – au sein de l’UE tous les pays ont la même monnaie sans être le même pays (entendre législation fiscale et sociale)
    – Il y a une monnaie d’échange unique, celle d’un participant, donc le mécanisme d’équilibre est pas fameux fameux
    – la chine, pays exportateur, fixe elle même le taux de change de sa monnaie : et le marché dans tout ça ? DTC ? Les libéraux y vont pas aller à l’assault de la chine, par les nippons ?

    Ainsi nos amis libéraux pensent (le terme est amusant en soi) maintenant, parce qu’ils adorent la liberté (surtout pour eux) qu’il faudra un « comité de pilotage » de l’économie : en clair, pas besoin d’avoir un gouvernement, il suffit des les écouter eux. Bien sur on est obligé de suivre ce qu’ils pensent, et qui est bon pour eux, enfin pour nous, euh.. je sais pas en somme, mais bon tout court.

    Parce que leur modèle ne fonctionne pas, ils vont essayer de le faire marcher comme l’urss le faisait avec sa planification, avec une supra-entité de gens pas élus : c’est trop important pour laisser les gens maître de leurs destins, « parce que nos emplois c’est votre misère ». Et hop, Kdo, un slogan pour les « maîtres du monde ».

    Enfin, ce que je trouve étonnant c’est la palette des libéraux : plus on monte dans la « hiérarchie financière », plus on est libéral :
    – BN qui est dans les 50% les plus riches trouve évident qu’il faille un salaire minimum
    – prométhé, dans les 10-20% les plus riche, jetterait même le droit du travail.

    Je n’ose imaginer ce que pensent ceux qui décident et qui sont dans les 0,1% des plus riches.

    Commentaire par herve_02 — 15/01/2012 @ 16:07

  31. @Herve_02 : et vous ? Vous voulez qu’on se plante pour éviter que NS ne soit réélu ? Désolée, mais on a un léger problème en ce moment et je me fous des présidentielles, tout ce que je vois c’est qu’il faut se sortir de ce merdier. En ce sens, j’aime bien que Ricol dont je connais le bon sens, le courage intellectuel et même un certain don de visionnaire, soit associé à l’équipe de secours.

    Commentaire par laplumedaliocha — 15/01/2012 @ 16:17

  32. @laplumedaliocha

    Je ne vois vraiment pas l’avantage de faire noter par les banques centrales. Les banques centrales recrutent dans un vivier tres similaire que les agences de notations. Si on demandait aux banques centrales de faire la notation, il leur faudrait du personnel supplementaire. A votre avis, qui engageraient elles? C’est pas difficile a deviner: le staff de S&P, Moody’s et Fitch. Il n’y a rien qui peu laisser penser que les banques centrales fairaient un meilleurs travail.

    @herve_02

    C’est mon revenu qui est dans les 10%-20% du dessus. Mais c’est une position que j’ai adopte quand j’etait sans emploi et que ma femme etait etudiante.

    « Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour comprendre que la mondialisation ne peut marcher que si TOUTES les balances commerciales sont structurellement équilibrées : on ne peut pas dépenser plus que ce que l’on gagne. D’ailleurs c’est un pré-supposé acquis des économistes : lorsqu’un pays _échange_ son vin contre des draps, sa théorie ne fonctionne pas avec un pays qui importe son vin et n’exporte rien. »

    Vous avez faux. La mondialisation peu marcher sans equilibrer les balances commerciales. Placez vous dans la situation d’un Chinois qui vous a vendu un produit. Il a maintenant des Euros. Que peut il en faire:
    1) Acheter des produits Europeen et donc equilibrer la balance commerciale
    2) Investir en Europe
    3) Les preter a l’Etat ce qui est neutre
    4) Les mettre sous son matelat
    (Il est a noter que les options 2 et 3 vont lui fournir encore plus d’Euros et donc les options 1 et 4 sont in fine les seules options importantes) Si ils equilibrent la balance commerciale, vous serez content. Moi l’option que je prefere, c’est l’option 4. Dans cette situation, on obtient des produits utils et en echange on leur donne des petits bouts de papiers qu’on peu produire a l’infini. Les balances commerciales n’ont pratiquement aucune importance.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 15/01/2012 @ 17:18

  33. @PrometheeFeu

    ARFFFFFF « Moi l’option que je prefere, c’est l’option 4. Dans cette situation, on obtient des produits utils et en echange on leur donne des petits bouts de papiers qu’on peu produire a l’infini. »

    Ouiii le pitis papiers qu’on peut produire à l’infini

    SI ON A LE DROIT DE LE FAIRE. Et tous les libéraux REFUSENT que les états produisent leurs monnaies et donc doivent emprunter aux banques privés, ce qui arrive est la situation actuelle : on emprunte pour acheter, or on emprunte à qui ? aux banques à qui on doit payer de l’intérêt ou rembourser. Hors pour rembourser, il faut produire et vendre. alors vendre à qui ? aux chinois ? c’est le 1; aux francais ? mais cela veut dire qu’ils aient assez d’argent pour acheter ET la production du chinois ET la production française, donc que le français soit payé double, mais pour être payé double, il faut vendre le double…. ok, payons le français 4 fois plus, mais il faut vendre 4 fois plus cher etc…….

    Or, comme vous l’affirmez avec tant de force sur la théorie : elle vient de l’expérience, et par expérience, ca ne marche pas : la preuve.

    Alors la mondialisation qui marche sans équilibrer la balance commerciale, c’est le « on rase gratis » : en clair, un pays ne fait qu’exporter et un autre ne fait qu’importer (en gros): chine et us et ca ne marche QUE parce que le $ est la monnaie d’échange et parce que le reste du monde paye pour les us. Les us exportent(exportaient ?) leur chômage grâce au $ qui est la monnaie de référence avec une dette extérieure de 53 milles milliards (pib 14 milles milliards), qu’il faudra rembourser un jour et lorsque ce jour arrivera, et il arrivera soyez en sur, vous verrez que ces petits papiers produits à l’infini, ils ont une vraie valeur.

    Allez expliquer à votre banque que votre prêts immobilier c’est un petit papier qu’elle peut produire à l’infini et que le débit de votre compte elle peut se le carrer bien profond. vous viendrez me raconter ce qu’elle vous a répondu.

    Et ensuite les libéraux viennent nous expliquer qu’on vit au dessus de nos moyens ! un comble

    @Laplume

    moi je veux des politiques qui fasse de la politique de la vraie, qui prennent des décisions et ne lèche pas le cul au médef ou a edf ou a areva : je rève d’un pays gouverné par des chefs et pas par des putes.

    Si pour cela il faut se payer 10 ans d’obscurantisme, je suis près à ce sacrifice. Lorsque le con au pouvoir arrêtera de modifier la constitution avec les cons en rose, juste pour se la jouer dans le grand monde et ensuite paupériser la france parce que sa connerie n’implique pas que lui, nous en reparlerons tous les deux.

    Mais en attendant, il est HORS de question que je cautionne même par la pensée des individus qui ont pris la sale habitude de se croire au dessus des autres et vendent la richesse nationale au moins offrant.

    ILS ont choisi de baisser les impôts des « riches » et des grosses sociétés et nous voila devenu comme la grece : moins de recette fiscale et les « acquis » que l’on appelle évolution positive (une population mieux éduquée, mieux soignée, vivant plus et mieux) est en train de disparaitre dans une vague de paupérisation. Alors votre ami machin il pourra dire ce qu’il voudra aux cons d’en haut, ils ne s’en serviront que pour présenter la sauce à laquelle on va être mangé.

    Puisque vous êtes journaliste en finance, vous devez savoir ce qui été bien fait de ce point de vue depuis 10 ans ? Allez éclairez ma lanterne.

    Commentaire par herve_02 — 15/01/2012 @ 18:33

  34. @Aliocha (32):

    « on a un léger problème en ce moment et je me fous des présidentielles, tout ce que je vois c’est qu’il faut se sortir de ce merdier. »

    Voui et non…
    Si la crise des dettes souveraines est importante, la politique de Sarko reste profondément injuste. Même s’il était capable de nous sortir de la crise (ce dont on peut douter, vu ses résultats actuels, et vu ses projets à court et moyen terme), et que miraculeusement il arrivait à réduire les déficits voire la dette, ce ne serait que pour continuer la même politique économique injuste de baisses d’impôts pour les plus riches et d’augmentation des taxes pour les autres.

    Il continuerait de supprimer les crédits alloués au logement social (sans proposer aucune solution alternative), continuerait la même politique de stigmatisation des étrangers, de répression disproportionnée et de politique du chiffre contre-productive dans tous les domaines, continuerait de détricoter les droits sociaux (à quand la cinquième journée de carence en cas d’arrêt-maladie ?), et continuerait de mentir. Il continuerait aussi de diviser les Français et de les monter les uns contre les autres, de tirer la politique vers le bas, consoliderait encore plus sa mainmise sur les médias et les institutions, etc.

    Pour le coup, même si j’aimerais que Hollande soit un peu plus à gauche, au moins lui ne mettra pas en œuvre les politiques injustes que je viens de citer. Et comme il a au moins autant de chances que Sarkozy de nous sortir de la crise (voire probablement plus), le choix semble quand même vite fait…

    Commentaire par Jor — 15/01/2012 @ 19:57

  35. un billet qui vous intéressera probablement.
    http://uneheuredepeine.blogspot.com/2011/10/aaabracadabra-sur-lefficacite-des.html

    Commentaire par Nathalie — 15/01/2012 @ 20:22

  36. @Nathalie : je viens de le survoler, il est très intéressant. Je m’en vais donc le relire attentivement …..pour ce que j’en ai vu, il met des mots et de la science sur mes intuitions. Merci !

    Commentaire par laplumedaliocha — 15/01/2012 @ 20:32

  37. @Jor : j’aimerais croire que les socialistes sont immunisés contre le libéralisme, mais je crains que non. Il y aura des rêves, d’excellentes intentions, et puis un brutal retour à la réalité. En disant cela, je ne défends pas NS, je dis que nous avons le choix entre la peste et le choléra. Il n’y a que Mélenchon qui me parait analyser correctement la situation, mais (ce n’est que mon avis), il n’a pas la carrure, et je crains en outre les solutions brutalement révolutionnaires.

    Commentaire par laplumedaliocha — 15/01/2012 @ 20:35

  38. @38, la plume je pense comme vous, et le mélenchon, j’ai pas trop aimé sa position sur le tibet, ca me fait un peu peur pour nous quand il dit que le tibet c’est la chine et qu’elle fait ce qu’elle veut chez elle.

    Commentaire par herve_02 — 15/01/2012 @ 21:00

  39. @Aliocha (38):

    J’ai relu votre commentaire deux fois pour y croire ! Vous vous retrouvez dans Mélenchon ? Et moi qui vous croyais à droite ou au moins au centre… À moins qu’un hacker du Front de Gauche ou de l’UMP ait piraté votre compte pour vous faire poster ça, hm… ^^;

    Sinon plus sérieusement, les socialistes ne sont (malheureusement) pas immunisés contre le libéralisme, mais je trouve que vous y allez quand même un peu fort en nous (oui bon, je m’étais déjà « trahi » de toute façon ;-)) mettant au même plan que le gouvernement actuel ! Déjà sur le plan économique, il y a une grosse différence avec la politique de Sarko, mais sur les autres plans (notamment ceux que j’ai cités), ça n’a carrément rien à voir !

    Méluche bah, il serait pas forcément mauvais, mais il a quelques gros défauts pour moi: déjà il n’arrivera jamais au deuxième tour, ensuite un égo surdimensionné (presque autant que celui de notre Président en fait), et son côté autoritaire (le Tibet comme dit herve_02, mais aussi le coup du « dégage » au militant coco, son altercation avec le journaliste, et j’en oublie sûrement). Bon évidemment en cas de deuxième tour Boutin – Mélenchon, je vote Mélenchon. 😉

    Après si vous voulez une analyse économique relativement proche de celle de Méluche, mais sans forcément ces mauvais côtés, je vous conseille de lire « Tourner la page », de Benoit Hamon, il est très bon.

    Commentaire par Jor — 15/01/2012 @ 21:12

  40. @Nathalie

    Excellent le papier de uneheuredepeine !
    Notre malheur c’est que nous sommes le cul entre deux chaises : nous ne croyons plus vraiment en la magie mais encore tout à fait en la raison…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 15/01/2012 @ 22:14

  41. Se tromper est humain.
    Rejeter la faute sur un autre est stratégique.
    (mon chef)

    Commentaire par araok — 16/01/2012 @ 00:16

  42. @herve_02:

    Je ne disais pas serieusement que qui que ce soit va veritablement accumuler des Euros a l’infini juste pour le plaisire de les avoir. Ce que je dit c’est qu’in fine, la seule facon de se debarasser de leurs Euros, c’est d’acheter des trucs en Europe. Si votre probleme c’est que les pays Europeens n’exportent pas assez ce probleme est une fiction.

    En ce qui concerne la politique monetaire, les elus ont trop l’habitude prouve d’allumer la planche a billets juste avant les election pour faire baisser le chomage en esperant que l’inflation n’arrivera qu’apres l’election. C’est ca le probleme et ce n’est pas que les liberaux qui l’ont reconnu. Sinon, beaucoup de liberaux sont contre l’existence d’une banque centrale et preferent le model ecossai dans lequel n’importe quelle banque peu emettre sa monnai.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 16/01/2012 @ 00:50

  43. @Herve_02 en 31
    « Les libéraux y vont pas aller à l’assaut de la Chine, par les Nippons ? »
    Merci pour cette vieille contrepètrie, toujours aussi efficace 🙂

    Je grain-de-selise dans votre débat de spécialistes :

    – ce 2eme billet d’Aliocha sur le sujet du triple A en 3 jours participe d’après moi à ce que vous dénoncez tous, à savoir la sur-réaction à ce non-événement. Y compris tous vos commentaires enflammés sur l’audit, Enron, Accenture (!!).
    – Il me semble que le seul sujet, la seule question est : quand donc nos pays occidentaux reviendront à une gestion en père de famille, qui consiste à ne pas dépenser de l’argent qu’on n’a pas ? Je crains que ceci n’arrivera que lorsque l’explosion complète du système aura eu lieu. On n’y est pas encore, mais on est sur la bonne voie.

    Bonne continuation.

    Commentaire par Ginkgo — 16/01/2012 @ 10:29

  44. Ginkgo > Concernant votre second point, l’Etat ne peut pas gérer l’argent comme un père de famille. Il lui faut construire et entretenir des infrastructures (Education, Equipement etc) qui coûtent très cher. Mais par ces investissements, on espère favoriser la croissance et ainsi avoir un surcroît de recettes fiscales dans vingt ou trente ans. La vraie question est comment investir intelligemment? Par exemple, ouvrir des lignes de TGV ne sont pas forcément judicieux (à cause de la géographie particulière de la France qui n’a rien à voir avec la Corée du Sud ou le Japon pour lesquels les trains à grande vitesse ont plus de sens) et tiennent plus du prestige (comme Beaufort qui est du pur gaspillage d’argent pour faire plaisir à Chevènement).

    Commentaire par Bashô — 16/01/2012 @ 11:07

  45. @Ginkgo:

    « quand donc nos pays occidentaux reviendront à une gestion en père de famille, qui consiste à ne pas dépenser de l’argent qu’on n’a pas ? »

    L’État n’a pas cette obligation, car il dispose de certaines « armes » économiques que le bon père de famille n’a pas. Par exemple, jusqu’en 73-74 (si je ne m’abuse), il pouvait faire « tourner la planche à billets » pour financer ses dépenses, ce qui explique que jusqu’en 74, le budget de la France était équilibré. Les gouvernements jusqu’à cette date là n’étaient pas nécessairement meilleurs qu’aujourd’hui, c’est juste qu’ils avaient de meilleurs outils.

    Et en 73, Pom-pom-pidou et Giscard décident que finalement, c’est pas bien, et décrètent que l’État devra dorénavant emprunter à des banques privées à la place, avec donc des taux d’intérêts très élevés. Aujourd’hui cette restriction est ramené aux pays européens, qui n’ont pas le droit d’emprunter directement à des taux très bas à la Banque Centrale Européenne, mais sont obligés d’emprunter à des taux très élevés aux banques privées.

    L’ironie de l’histoire, c’est que si on a bien interdit aux États d’emprunter à la banque centrale, les banques privées, elles, en ont toujours le droit ! En fait, c’est même comme ça qu’elles obtiennent l’argent qu’elles nous prêtent: en empruntant à taux très bas à la BCE, pour ensuite prêter aux États (qui se sont stupidement interdit de faire autrement) aux taux du marché. Bref la différence du taux d’intérêt, ça va dans la poche des banques privées, et c’est payé par le contribuable.

    Commentaire par Jor — 16/01/2012 @ 11:19

  46. Jor > Les banques privés ne prêtent pas seulement aux Etats. Pour acheter un appartement ou une maison, créer une entreprise, lancer un nouveau produit, il faut de l’argent et ce sont les banques qui jouent ce rôle crucial pour l’économie. C’est pour cela qu’une crise économique a toujours suivi une crise financière et qu’on est obligé de sauver les banques (too big to fail). Et si vous suivez l’actualité financière, vous verrez que lorsque les banques empruntent auprès de la banque centrale, ça signifie que le marché interbancaire est bloqué ce qui est très mauvais signe et indique que les banques vont mal.

    Commentaire par Bashô — 16/01/2012 @ 13:25

  47. @Bashô:

    Je n’ai pas dit qu’il ne fallait pas sauver les banques, ou qu’elles n’ont pas un rôle important pour l’économie. Je dis que l’interdiction aux États d’emprunter directement à la Banque Centrale est dangereuse, et est la cause (ou au moins une des causes) de la crise des dettes souveraines. Maintenant je ne suis pas un expert en économie, loin de là, je serais plus proche du mékeskidi qui essaye de s’informer un peu. Et dans cette optique, j’aimerais bien qu’on m’explique les raisons pour lesquelles on a mis en place cette interdiction, et surtout les raisons pour lesquelles on la maintient, alors que la plupart des pays de la zone euro semblent contre.

    Commentaire par Jor — 16/01/2012 @ 14:10

  48. @Jor:

    Parce que les elus ont une seule chose en tete: se faire reelire. Hors le meilleurs moyen pour se faire reelire c’est de faire baisser le chomage. Et imprimer de la monnai a tendance a faire baisser le chomage sur le cour terme. Le probleme c’est qu’ensuite cela fait augmenter l’inflation ce qui peu etres un probleme. Donc si on laisse les Etats imprimer de la monnai (ou emprunter directement a la banque centrale ce qui est presque la meme chose) les politiques impriment juste avant les elections pour faire baisser le chomage. L’inflation on ne la remarque qu’un peu plus tard. Bien sur les politiques peuvent promettre qu’ils ne fairont pas tourner la planche a billet, mais personne ne leur faira confiance puisqu’on sait que c’est dans leur interet de le faire. Donc les Etats se sont mit d’accord pour abandonner ce pouvoir a une agence independente qui elle n’a pas interet a faire tourner la planche a billet pour faire gagner les elections a untel ou un autre. C’est pourquoi dans pratiquement tous les pays developes la banque centrale est independente.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 16/01/2012 @ 15:36

  49. @PrometheeFeu:

    Oui imprimer de la monnaie provoque de l’inflation, et alors ? Est-ce qu’il ne vaut pas mieux avoir une inflation un petit peu plus élevée, si ça évite d’avoir un taux de chômage galopant et une dette abyssale (dont il faut alors payer les intérêts par l’impôt) ? Est-ce que les pays/zones économiques qui ont peu d’inflation s’en sortent réellement mieux que les autres ? À part l’Allemagne, qui semble bénéficier à l’exportation d’un euro fort, est-ce qu’un peu d’inflation de l’euro serait si dramatique que ça dans la situation actuelle ? À vue de nez, ce serait même une bonne chose pour les pays qui ont une dette publique élevée, puisque ça permet d’en réduire le montant absolu, non ?

    Entre un peu plus d’inflation, et un peu plus de chômage, à priori, le choix est quand même vite fait…

    Commentaire par Jor — 16/01/2012 @ 16:38

  50. Jor > Le problème est que l’inflation réduit le pouvoir d’achat. Toute la question est justement de savoir quelle est la moins mauvaise solution. 🙂

    Commentaire par Bashô — 16/01/2012 @ 18:50

  51. @Jor

    mais ce cher prométhé et ses copains libéraux ont peur de l’inflation parce que ca fait « baisser » la valeur du capital (et donc des possédants), peut importe que cela apporte de la croissance (qui apporte du travail aux pauvres) le truc c’est que ca fait fondre le bas de laine.

    Ainsi la méthode inflation très très faible, leur permet d’épargner le surplus qu’ils ne consomment pas et de gagner encore plus, parce que cela ne se dévalorise pas. Parce que la propriété qu’ils achètent elle prends d’autant plus de valeur que l’inflation est très faible. Enfin,je parle d’inflation, mais pas celle des pauvres, celle qui concerne ce que vous devez acheter et qui grille la presque totalité de vos revenus : loyers, carburants, assurances, électricité, gaz, transport, panier de la ménagère, taxes locales : mais l’inflation des riches, celle qui indexe les salaires, retraites, prestations sociales. Cette inflation faible est un appeau à thésauriser, et donc de retirer de la monnaie de la circulation et donc un frein à la croissance.

    Car il y a l’inflation des riches qui ne bouge pas trop et que la BCE met un point d’honneur à juguler en massacrant la croissance (prévision de croissance de la grèce 2012 : -6%) et l’inflation des pauvres qui n’est pas l’inflation mais un « truc » qui fait qu’avec ton salaire, tu vis moins bien que l’année d’avant.

    Et le truc qui est excellemment marrant, c’est que prométhé « se léve tous pour danette », enfin non se lève contre l’inflation, parce que faire marcher la planche à billet c’est mal alors qu’au commentaire 33, il explique sans aucun complexe que c’est juste des petits papiers que l’on peut produire à l’infini et que c’est bien.

    C’est le libéralisme à la carte : des petits bouts de théories à droites et à gauche suivant le sujet, incompatibles entre elles pour nous expliquer qu’on est trop con et que l’on a vécu au dessus de nos moyens avec des gouvernements (les siens aussi, donc autant responsable que nous) qui achètent des voix en nous mettant dans la merde (ce qui n’est pas faux ceci-dit). Alors plutôt que de réguler les gouvernements, on le supprime et on dérégule tout et ca nous apportera bonheur (et prospérité probablement). Parce que les acteurs économiques sont des bisounours qui ne veulent que notre bien et qui coopèrent (il pense que le monde économique est un univers de coopération) entre eux pour noius apporter un monde meilleur et que les « ententes pour nous tondre » ca ne dire jamais longtemps. (enfin je suppose qu’il pense à l’échelle du siècle, mais pour l’individu, 10 ans de truande ca fait trèèèès long).

    Commentaire par herve_02 — 16/01/2012 @ 19:16

  52. « C’est pourquoi dans pratiquement tous les pays developpés la banque centrale est independente » (ProméthéeFeu)
    Comme la Fed ?

    Commentaire par kuk — 16/01/2012 @ 20:43

  53. @Jor:

    C’est un peu plus complex que ca. Sans aller en profondeur dans la politique monetaire, l’inflation est une tres bonne chose dans certains cas, mais dans d’autres ca a des effets negatifs sur les capacites d’emprunt, le pouvoir d’achat etc… Si on laisse les politiques choisir quand ils impriment, ils vont imprimer pour gagner les elections. Si il se trouve que c’est le bon moment d’imprimer, super! Si ce n’est pas le cas, et ben on se retrouve dans la merde. Pas que je sois fan de la politique monetaire de la BCE, mais les politiques ont tendance a faire encore pire.

    @kuk:

    La Fed n’a pas la meme independence que la BCE, mais elle a quand meme une grande independence de par sa structure.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 16/01/2012 @ 22:47

  54. @PrometheeFeu

    L’inflation a au moins un effet positif sur les capacité d’emprunts : il allège la charge de la dette au fur et à mesure que l’on avance dans le temps, à cause de cette même inflation. La génération de nos parents ont pu acheter leur habitation sans trop de douleur, malgré des taux qui ferait pâlir un usurier aujourd’hui, justement à cause de l’inflation : pas besoin de prêts sur 30 ans. Au fur et à mesure du temps qui passe, à taux fixe, la charge de la dette diminue.

    La croissance des « 30 glorieuses » ca a été également à cause de l’inflation. Maintenant que les hommes politiques ne feraient pas les bons choix, peut être, ou pas. Ce qui est _certain_ c’est que actuellement (et depuis en gros les années 80) ils ne font pas les bons choix. et que cela a conduit sans inflation à la crise actuelle : nous avons le pire des 2 cas : pas d’inflation, pas de croissance, un pouvoir d’achat qui diminue d’année en année et une paupérisation sans espoir de reprise.

    Une solution, pour moi, serait de rebatir une république avec d’autres institutions : ce n’est pas parce que les politiques sont mauvais qu’il faut s’en priver et laisser le « marché » gérer tout. Dans un monde ultra concentré ou les décision économiques mondiales sont concentré en peu de mains, laisser le marché décider c’est donner l’avenir de tous à quelques-un, ceux qui s’enrichissent sur le dos de tous.

    L’exemple type : les mecs que l’on met aux commandes de la bce,l’ ue,la grece, l’italie : ils viennent soit de lehman soit de goldman, rien que ca, tous les radars devrait exploser d’alertes. et ca ne choque personne.

    Commentaire par herve_02 — 16/01/2012 @ 23:05

  55. @Bashô & @PrometheeFeu:
    « Le problème est que l’inflation réduit le pouvoir d’achat. Toute la question est justement de savoir quelle est la moins mauvaise solution. 🙂 »
    « l’inflation est une tres bonne chose dans certains cas, mais dans d’autres ca a des effets negatifs sur les capacites d’emprunt, le pouvoir d’achat etc… »

    En gros comme dit précédemment, c’est un compromis. Maintenant j’aurais tendance à être plutôt d’accord avec herve_02 quand il dit que l’inflation telle que mesurée officiellement (celle dont la réduction est l’objectif principal de la BCE…) nuirait principalement aux plus aisés. Et que les plus pauvres, eux, voient leurs dépenses incompressibles continuer d’augmenter bien plus vite que cette inflation officielle de toute façon, et subissent en plus les effets secondaires d’une inflation réduite, dont le chômage et l’austérité…

    « Si on laisse les politiques choisir quand ils impriment, ils vont imprimer pour gagner les elections. Si il se trouve que c’est le bon moment d’imprimer, super! Si ce n’est pas le cas, et ben on se retrouve dans la merde. »

    Euh dans quelle mesure ? Il me semble pas qu’on se soit retrouvé particulièrement « dans la merde » pendant les trente glorieuses, au niveau du chômage ni du pouvoir d’achat. Bien sûr, c’était les trente glorieuses et tout ça, mais est-ce qu’on a mesuré des effets vraiment « dramatiques » de l’utilisation de la presse à billets par les politiques à cette période en France ?

    D’ailleurs à bien y réfléchir, si on va par là, quels que soient les instruments dont disposent les politiques, ils sont susceptibles de les utiliser « mal » juste avant une élection. Une majorité en place pourrait réduire de manière importante les impôts (par exemple) à l’approche d’échéances électorales, en sachant pertinemment que l’effet sur les finances publiques ne se verrait qu’après l’échéance. Dans ce cas, il faudrait interdire aux politiques de faire quoi que ce soit…

    Commentaire par Jor — 17/01/2012 @ 11:20

  56. @jor
    NON surtout pas, c’est son cheval de bataille : il faut plus encadrer les politiques c’est tout. Je ne crois pas que les entreprises privés dont le profit _personnel_ est la raison de vivre soit les plus à même de gouverner pour l’intérêt général.

    Enfin, mais là c’est mon avis personnel, il faut remettre de l’ordre dans les idées de ceux qui veulent présider à la destiné du pays : sortir les crocs de bouchers et y mettre ceux (droite et gauche tous confondus) qui ont dévoyé le métier de politique et s’en sont servis pour leur bénéfice propre, de leur famille ou de leurs amis.

    Et hop de la viande gratos pour les patés pour chien.

    Commentaire par herve_02 — 17/01/2012 @ 11:40

  57. @herve_02:

    Oui j’ai bien compris que c’était plus ou moins ce que PrometheeFeu défendait 😉
    Et je vous rassure, ce n’est pas tout à fait mon avis ! Je voulais juste pousser le raisonnement pour voir ce qu’il en pensait.
    En particulier, c’est pour ça que je lui demande des exemples un peu plus précis lorsqu’il affirme qu’on risque de se retrouver « dans la merde » si on laisse les politiques gérer la planche à billets, vu qu’il me semble qu’on a jamais été vraiment « dans la merde » avant 73 en France, j’aimerais bien quelques précisions. 😉

    Sinon, sans aller jusqu’au croc de boucher, solution salissante, il est clair qu’il faut sanctionner sévèrement les profiteurs de tous bords. D’où l’urgence d’avoir plus de transparence en politique (notamment pour les financements et indemnités), et une Justice indépendante. Mais je sais pas pourquoi, j’ai l’impression que Sarko réserve sa tolérance zéro pour les délits commis par les pauvres… Juste une impression, certainement.

    Commentaire par Jor — 17/01/2012 @ 12:10

  58. @Jor:

    Je ne connais pas tres bien l’histoire economique de la France. J’ai etudie aux USAs et donc si j’ai vu la France dans des analyses internationales, je n’ai jamais etudie la France comme cas d’ecole. Donc je ne peu pas vous dire quoi que ce soit sur les 30 glorieuses.

    Le probleme ce n’est pas vraiment l’inflation en elle meme, c’est son influence sur les facteurs nominaux. On vis tous dans un monde nominal. Quand vous faites vos course, ajuster pour l’inflation ne sert a rien. Votre salaire, c’est des Euros tous cours, pas des Euros 2009, 2008, 2007… Donc quand il s’agit d’une transaction instantane, l’inflation n’a pas d’importance. Mais toutes les transactions ne sont pas instantanees. Quand vous achetez une voiture a credit, signez un bail ou faites un investissement, vous vous mettez d’accords pour un flux nominal dans le future. Hors, tous vos flus sont nominaux, y compris vos revenus. Vous vous attendez peut etres a une augmentation de 5% dans l’annee qui suit. Donc vous prenez vos decisions en consequence: Votre bail, votre credit pour une voiture, votre credit a la consommation, vos investissements etc… Supposez maintenant que vous ayez mal calcule, et votre augmentation n’est que de 1%. Tout d’un coup, vous avez moins d’argent que vous ne pensiez. Si toutes vos transactions etaient instantanees, pas de probleme, mais vous avez deja signe pour votre voiture, votre apartement, vos investissements etc… Peut etres n’avez vous plus de quoi payer toutes vos obligations… A l’inverse, si vous recevez une augmentation de 10%, c’est super, vous avez plein d’argent, tout va bien pour vous et pour les autres avec qui vous faites plus de transactions.

    Maintenant au lieu d’etres vos revenus, c’est le NGDP. (PNB brut sans ajuster pour l’inflation) Le NGDP c’est la somme des revenus de tout le monde. Donc, quand on s’attend a une croissance de 5% du NGDP, on fait des contracts dans ce sens. Si on a 5% de croissance, (Donc on va dire 3% de croissance reele et 2% d’inflation) tout va bien. (Certains se trompent un peu au dessus, certains en dessous, mais ca s’equilibre) Par contre, si on a que 3% de croissance du NGDP, beaucoup de gens ont moins d’argent que ce qu’ils pensaient et ne peuvent pas payer leur dette ou sont obliges de reduire leur consomation, on appel ca une recession. C’est l’extension logique du cas individuel.

    Mais il faut voir aussi ce qui se passe quand ont a une croissance du NGDP trop forte (de par une inflation trop forte). Les prix montent plus vite que les revenus des contrats nominaux. Donc que vous soyez salarie ou rentier, tout d’un coup, le prix de la vie augmente, mais vos revenus ne bougent pas. Ceux qui y gagnent c’est ceux dont les revenus restent en phase avec la croissance du NGDP. Sur le long terme, tout le monde s’ajuste au nouveau monde a l’inflation plus forte, mais sur le court terme, la plus part du monde perd du pouvoir d’achat.

    Que se passe-t-il si les taux changent souvent et au gres de la politique? Il deviens de plus en plus difficile de se faire une idee de la croissance nominal sur le moyen ou long terme. En d’autres termes, il devient difficile (et donc cher) de signer un contrat a long terme. C’est un probleme pour ceux qui ont des capitaux a preter comme pour ceux qui veulent en emprunter. Ce qu’il faut c’est une politique monetaire qui lisse la croissance nominal. (NGDP level targetting comme on dit dans le patoi economique anglais)

    La politique de la BCE marche tres bien en temp normal puisqu’en temp normal le taux d’inflation est une tres bonne approximation du taux de croissance nominal. Mais quand une crise financiere frappe, il faut injecter des liquidites supplementaires et dans ce cas, la politique de la BCE ne previent pas la recession. C’est ce qui est en train d’arriver.

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 18/01/2012 @ 01:24

  59. @hervé02,

    Les trente glorieuses doivent au moins autant au plan Marschall et aux resorts de croissance liés à la reconstruction du pays qu’aux seul taux d’interet bas. C’est cette conjonction de faits économiques et du choix d’une politique économique adaptée qui a donné naissance au trente glorieuses. La preuve, lorsque seul l’inflation (due à la rigidité des marchés, celui du travail notamment, et aux faible taux d’interêt) est demeurée, la magie a cessé d’opérer.

    Commentaire par D. — 20/01/2012 @ 06:48

  60. @laplumedaliocha,

    Votre article semble mélanger trois problèmes touchant les agences de notations:

    – Leur idéologie libérale (mot un peu fourre-tout)
    – Leur emprise sur le Politique (ou devrais-je dire La politique)
    – Leur réel capacité/utilité (objectives) à évaluer le risque d’un produit fi. ou un risque pays (à peine sous entendu)

    J’adhère à votre avis sur la question de l’assujettissement de certains politiques aux agences de notation qui n’en demandaient pas temps. Plus généralement, tout le monde se sert des agences pour manipuler l’opinion publique (période électorale oblige). Enfin, si nous sommes pieds et points liés c’est plus du fait de la dette devenue incontrôlable et indispensable pour continuer d’assurer le train de vie Européen (les US en sont la aussi) bien plus que d’une grande machination du monde financier.
    Néanmoins, en insistant sur leur idéologie, vous ratez ce qui est à mon sens le point crucial : leur réelles capacités ainsi que leur réelle utilité.

    1-
    Ils ont été joués par les SPV et aveugle quant à la situation de bulle dans les prix de l’immobilier (subprimes). De même, ils n’ont su voir les risques inhérents à un pays misant tout sur la finance (Islande). Cela soulève la question suivante : leurs analystes ont-ils les compétences/informations pour émettre des « opinions » avisées ? A mon sens non.
    Les institutions financières offrent des salaires plus attractifs et une meilleure reconnaissance sociale (c’est plus chic de dire « je suis chez JP » que « je suis chez Moody’s »). Ils attirent donc les meilleurs éléments (théorie du signal). Ils me semblent douteux de faire vérifier des modèle d’une grande complexité, qui plus est dans une situation d’asymétrie de l’information, par des analystes moins bons et moins motivés: les bonus des banquiers sont plus fortement liées aux performance des actifs qu’ils créent/gèrent que le salaire des régulateurs à leur capacité à éviter la crise.

    2-
    Il serait intéressant de faire l’étude ou de la publier si elle existe déjà, de l’intérêt réel d’agences de notation privées. Les analystes des banques font tous les matins le travail des agences de notation : ils donnent des tendances et des cibles. L’avantage de l’indépendance de ces agences peut être remis en cause: conflit d’intérêt, asymétrie de l’info, problème de compétences. Ainsi comme vous je pense que une agence publique serait une bonne idée. Mais certainement pas les BC, mieux vaudrait-il créer une agence dépendant du FMI, assurant à la fois une « évaluation » continue à moyen/long terme à titre indicatif connue seulement de « l ’évalué » et dévoilant seulement les avis à court terme (aux bons interlocuteurs).

    Enfin en passant, le salaire est un prix fixé par contrat sous contrainte de la législation. Ainsi, la notion de « à sa juste valeur » n’a aucun sens prise autrement que comme l’équilibre offre/demande. D’ailleurs lorsque vous dîtes que les auditeurs gagnent quasiment autant que les traders, je serais intéressais les chiffres, les détails de la comparaison et les sources. Car l’odre de grandeur que j’avais jusqu’à present, était, bonus compris: 150k pour un jeune trader, 50K-60K pour un auditeur (si il sort d’une très bonne école). Soit du simple au double. NB auditeur=auditeur, je parle pas de la branche financial advisory (qui reste quand même en deça des salaires en IB)

    @Jor plus particulièrement,

    Serait-il juste de faire varier le salaire de l’ouvrier suivant « la qualité de son travail »/juste valeur (dépendant de critères qui ne peuvent qu’être subjectifs, tous comme ceux que vous appliquez aux supermarchés, auditeurs, etc…).

    Commentaire par D. — 20/01/2012 @ 07:14

  61. @D.:
    « Serait-il juste de faire varier le salaire de l’ouvrier suivant “la qualité de son travail”/juste valeur (dépendant de critères qui ne peuvent qu’être subjectifs, tous comme ceux que vous appliquez aux supermarchés, auditeurs, etc…). »

    Euh vous semblez imaginer que les ouvriers ne sont jamais évalués pour la qualité de leur travail, et seraient libérés de toute pression de leur hiérarchie, je me trompe ? Laissez-moi vous rassurer tout de suite, ce n’est pas le cas. Et pour les ouvriers qui sont payés au SMIC, on peut certes difficilement les payer moins, mais la plupart du temps il existe des moyens de pression (la menace de non-renouvellement de CDD est tout à fait fonctionnelle, mais je suis certain que les employeurs font preuve de beaucoup d’imagination dans ce domaine).

    Par contre ce qu’il faudrait aussi, c’est évaluer les chefs d’entreprise, et les rémunérer réellement suivant la qualité de leur travail, et ce qu’ils apportent réellement à l’entreprise. Mais si on faisait ça, il est probable que la plupart des patrons et cadres les mieux payés de France verraient leur salaire divisé par cinq ou dix, alors pas sûr que ce soit appliqué bientôt…

    Commentaire par Jor — 20/01/2012 @ 18:32

  62. @ Jor,

    Désolé, je me suis mal fait comprendre, c’est vrai que la phrase était un peu floue. Je ne parle que de salaire (le fixe précisément) pas d’évaluation, terme beaucoup plus large, encore moins de « pression ». Les rapports de force dans l’entreprise est un sujet très intéressant, vu que vous semblez maîtriser la base, les idées de Marx, penchez vous sur de nouveaux auteurs : Crozier, Dunlop, Shapiro, Akerloff ainsi que sur l’histoire des syndicats en Europe.
    Pour en revenir à nos moutons, en gros lorsque vous proposez de revenir « à la juste valeur » vous nous proposez un retour à l’avant Fordisme. Période bénie des ouvriers/employés s’il en ait.

    Concernant les chefs d’entreprises, pour le coup c’est vous qui n’ont seulement changez de sujet mais manquez aussi de clarté. Quels types de chef d’entreprise (le PDG du CAC est il comparable au gestionnaire d’une exploitation agricole, vous incluez les membres d’un board de direction) ? Quelle partie de leur rémunération (Fixe, bonus golden parachute, stock options, dividende pour ceux qui sont aussi propriétaires)?

    « Il est probable (…) divisé par 5 ou 10 » Intéressant, j’avoue ne pas avoir bcp lu sur la question de la rémunération des dirigeants, d’où tirez vous ces chiffres?

    Néanmoins je suis d’accord, les actionnaires devraient être plus regardant quant aux bonus et aux GP astronomiques lorsque le PDG plante la boîte (une honte selon moi).

    Commentaire par D. — 20/01/2012 @ 22:56

  63. @D.:

    « Les rapports de force dans l’entreprise est un sujet très intéressant, vu que vous semblez maîtriser la base, les idées de Marx, penchez vous sur de nouveaux auteurs : Crozier, Dunlop, Shapiro, Akerloff ainsi que sur l’histoire des syndicats en Europe. »

    Euh je n’ai jamais lu Marx, et je n’ai pas énormément le temps de lire tous ces auteurs que vous citez. Si vous pouviez me faire un résumé en deux lignes de la pensée d’une vie de ces quatre grands auteurs, je vous en serais fort gré.

    « Concernant les chefs d’entreprises, pour le coup c’est vous qui n’ont seulement changez de sujet mais manquez aussi de clarté. Quels types de chef d’entreprise (le PDG du CAC est il comparable au gestionnaire d’une exploitation agricole, vous incluez les membres d’un board de direction) ? Quelle partie de leur rémunération (Fixe, bonus golden parachute, stock options, dividende pour ceux qui sont aussi propriétaires)? »

    Je parle principalement des patrons de grosses boites et cadres supérieurs, dont le salaire mensuel est astronomique. Il ne s’agit donc que d’une minorité, qui ne comprend pas (la plupart des) patrons de PME.
    Dans « salaire » j’inclue tout ce qui est constitue les revenus, donc en gros tout ce que vous citez.

    “Il est probable (…) divisé par 5 ou 10″ Intéressant, j’avoue ne pas avoir bcp lu sur la question de la rémunération des dirigeants, d’où tirez vous ces chiffres?

    De mon chapeau.
    Non en fait je n’ai pas plus lu que vous (probablement) sur la question de la rémunération des dirigeants, mais quand un type gagne 50 SMICs (ou plus), il est évident que le travail qu’il produit, son effort, n’est pas 50 fois celui d’un de ses ouvriers. En fait je serais même incliné à penser que le travail d’un ouvrier est bien plus pénible et bien plus ingrat que celui du dirigeant, qui généralement est payé 50 SMICs pour pas grand chose, et bénéficie en plus du prestige de la fonction et de tout un tas d’avantages.

    Bien sûr il a fait des grandes études et tout ça, et peut peut-être apporter certaines choses à l’entreprise. On peut donc considérer qu’il mérite un salaire un peu plus élevé que ses employés (avec une certaine mansuétude). Mais certainement pas 50 fois plus.
    Je m’étais donc basé (au pifomètre total) sur un rapport de un à cinq ou un à dix au maximum, qui me semblait largement suffisant pour marquer la différence, d’où ma division par 5 ou 10.

    Commentaire par Jor — 21/01/2012 @ 10:53

  64. […] y a quelques mois nous tremblions à l’idée que les agences de notation puissent nous dégrader et, ce faisant, mettre à genoux tout un peuple par l’effet conjugué de la folie médiatique […]

    Ping par L’apocalypse selon Unilever « La Plume d'Aliocha — 29/08/2012 @ 21:50


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