La Plume d'Aliocha

17/12/2011

Le banquier, la millionaire et les autres…

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 14:01

Noël, c’est l’époque des belles histoires.

Tenez par exemple, au chapitre des contes économiques à faire rêver même le plus blasé des financiers de Wall Street, il y a l’annonce de la création d’un Huffington Post à la française. Le Huffington Post vous savez, c’est cette plateforme américaine d’information qui a eu la géniale idée d’exploiter tout le contenu gratuit de la toile pour le transformer en espèces sonnantes et trébuchantes. Réjouissez-vous blogueurs français, la notoriété frappe à votre porte ! Evidemment, vous ne serez pas payé (et puis quoi encore !), mais vous n’aurez aucune difficulté à convaincre la caissière de Leader Price qu’elle a en face d’elle une star qui peut se dispenser de régler ses pattes pâtes, vu l’honneur que vous faites au magasin d’y remplir votre caddie.  Idem pour le loyer, le gaz, l’électricité, le téléphone etc. La chose serait pilotée par Xavier Niel Matthieu Pigasse, banquier et actionnaire du Monde, lequel semble avoir pressenti Madame Strauss-Kahn, plus connue sous le nom de Anne Sinclair, ex-journaliste et millionnaire, pour diriger le site. Les promoteurs de cette merveille songent également à recruter une poignée de jeunes journalistes (rémunérés à l’indemnité de stage ?) pour faire tourner la machine.  J’ai cru comprendre que la toile oscillait entre insolence rigolarde et indignation (@si, vite-dit 14/12 à 22h36). Il y a de quoi…Je vous renvoie par exemple à la savoureuse provocation de Seb Musset. Les anciens héros des contes vivaient d’amour et d’eau fraîche, ceux d’aujourd’hui se nourrissent de gloire et de sciure. On appelle ça le progrès.

Espérons que tout ceci sera assez rentable pour que les actionnaires puissent dépenser leurs dividendes dans les boutiques de luxe qui, elles, ont une tendance fort réactionnaire et totalement dépassée à ne servir que les comptes en banque gavés comme des oies.

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78 commentaires »

  1. Xavier Niel n’est pas banquier (mais il est bien actionnaire du Monde), vous devez confondre avec Mathieu Pigasse

    Et je pense que Leader Price vend plus souvent des pâtes que des pattes… 🙂

    Commentaire par windu.2b — 17/12/2011 @ 14:41

  2. @windu.2B : merci de votre intervention, je ne sais laquelle des deux erreurs me mortifie le plus 😉 celle des pâtes, je crois….bref, grâce à vous, c’est corrigé.

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2011 @ 14:49

  3. Cela m’aurait fortement étonné de la part de Xavier Niel.

    Commentaire par DM — 17/12/2011 @ 15:58

  4. Ah, vous avez encore en mémoire ce que faisaient dire les Guignols à la marionnette de Jean Paul II :

    « Noël, saleté de saison : partout où on va, ça sent le sapin »

    Commentaire par Zarga — 17/12/2011 @ 16:11

  5. Je viens d’écrire dans mon petit carnet quelque chose du genre :

    « Aliocha, est une blogueuse très à gauche mais travaillant dans un journal favorable au capitalisme (qui n’est pas la même chose que le libéralisme). Elle a néanmoins un surmoi bourgeois dont plusieurs de ses billets témoignent : les arrondissements de Paris qu’elle cite – les librairies qu’elle cite – les lieux où elle dit aller en vacances – sa façon de parler de « la province » (si ça se trouve qu’elle en vient…) – sa manière un peu condescendante de parler de « la caissière de Leader Price » à laquelle elle prête si peu de capacité de jugement – du moins une capacité moins élevée que la sienne – qu’elle l’imagine prête à se laisser impressionner par n’importe qui. »

    Est-ce offensant ?

    Commentaire par Catherine Vincent — 17/12/2011 @ 17:54

  6. @Catherine Vincent : ce serait offensant si c’était vrai. Or, c’est faux, de A à Z. Tous les lecteurs de ce blog savent que je suis de droite, demandez par exemple à Gilbert qui me chahute sur le sujet depuis la nuit des temps. Je ne l’ai d’ailleurs jamais caché. Comme quoi on peut être de droite et critiquer le système, ce qui vous donne au passage une idée de la gravité de la situation économique actuelle pour que même les gens de droite s’en inquiètent. Je travaille pour plusieurs titres de la presse écrite dont un quotidien et un hebdomadaire économiques, je vous laisse la responsabilité de les qualifier de capitalistes. Je suis née à Paris et y ai toujours vécu. Rive droite, pour être précise. La façon dont je parle de la province et du reste signe un tempérament plus enclin à la méditation et à l’étude qu’au voyage, rien de plus. Quant au surmoi bourgeois, à partir de quel niveau de ressources personnelles et familiales est-on à vos yeux « bourgeois » ? Leader price renvoie à la crise et non pas à un quelconque mépris pour une caissière, je doute qu’en produisant des contenus intellectuels gratuits on puisse se fournir au Bon Marché, mais vous avez le droit de me détromper. En revanche, ceux qui vont orchestrer tout cela pourront avec un peu de chances passer leurs vacances à Courchevel et dépenser chez Cartier. Pour le reste, je suis une sang mélée de différentes régions françaises, mais le sang le plus fort chez moi est d’origine gitane. Et c’est dans cette culture que je me reconnais le mieux à tous égards. Vous voyez, nous sommes bien loin de tout ce que vous pensez. Mais vous auriez du me demander avant. Je vous aurais expliqué que les étiquettes collaient mal sur mon front. Et pour que vous ne soyez pas venue pour rien, cette jolie phrase de Yourcenar à propos des gitans. Elle disait qu’ils avaient « l’insolente servilité des races misérables et royales ». Pour vous servir…

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2011 @ 18:08

  7. Intéressant, très intéressant. Il y a évidemment des traditions anti-capitalistes à droite mais elles n’utilisent pas les catégories que vous utilisez qui appartiennent plutôt à l’anticapitalisme de gauche. ça me fait penser à des sorties de Mélenchon sur le fait que ce n’est pas être anti-capitaliste ou anti-système qui compte mais de l’être avec « le logiciel de la gauche » car, si j’ai bien compris, de son point de vue être critique du système avec le « logiciel de de la droite » ne sert à rien. Peu importe Mélenchon, la question est alors plutôt : au fond c’est quoi être « de droite » et c’est quoi être de « gauche » (du moins si on exclut le FN, Mélenchon, la gauche de la gauche ?). Je ne parle pas du vote d’un individu français (il y a des variations nationales fortes en la matière) mais de ce qui fait un corpus idéologique, une cohérence intellectuelle : comme vous êtes diplômée, on peut supposer que vous avez pris le temps de vous trouver une cohérence intellectuelle telle que quiconque, et pas seulement vous, peut considérer comme étant « de droite ».
    Sur le reste (le côté bourgeois à certains égards et très germanopratin), votre réponse est un peu un exercice de rhétorique et de brouillage des pistes (que je conçois fort bien).
    Concevez-vous qu’on puisse ne pas être d’accord avec vous sur « le système » et qu’il soit possible de soutenir que « le système » a produit plus de bonnes choses que de mauvaises ou que la critique d’un « système » qui ne s’accompagne de la proposition d’un « système » de substitution est pour le moins vaine, « bourgeoise » (pour utiliser la terminologie des communistes contre les sociaux-démocrates au début du siècle dernier)

    Commentaire par Catherine Vincent — 17/12/2011 @ 18:52

  8. @Catherine Vincent : ah, j’oubliais, puisque vous ne faites visiblement pas vos courses en grande surface, c’est au passage en caisse qu’on règle (si, si !) et c’est donc à la caissière ou au caissier qu’il conviendra d’expliquer qu’on ne va les régler ni en espèce, ni par chèque, moins encore par carte de crédit ou ticket restaurant, mais en unités de notoriété. A mon avis, la caissière à ce moment-là aura un instant de doute sur la possibilité d’utiliser cette nouvelle monnaie dans son magasin. Ce n’est pas son intelligence que je mets en cause, c’est sa réaction professionnelle que j’imagine. Mais j’ai peut-être tort. Entre nous, je crois que vous vous donnez beaucoup de peine pour me lire à contresens, et que vous risquez de finir par vous ridiculiser. A supposé bien sûr que ce ne soit déjà fait. Ceci dit sans vouloir vous offenser davantage que vous n’avez chercher à le faire avec moi 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2011 @ 19:04

  9. Je commente, j’objecte. Avec peut-être une déformation d’études de sémiologie qui me fait avoir un intérêt pour les ellipses dans les argumentations, pour les méta-langages. Il me semble pas que dire à quelqu’un que son argumentation peut clocher soit le ridiculiser. Pour en revenir à la question du Huff et des signatures gratuites, il me semble qu’elle est moins simple que ne le suggère la critique du « système » : le Huff étant pour une part un site de columnists, d’édotirialistes, on peut se demander pourquoi il faudrait payer pour un texte qui, proposé aux pages opinions de n’importe quel journal, serait « gratuit ». En réalité, il n’est pas gratuit puisque tous ceux qui publient dans les pages opinions des journaux valorisent d’une manière ou d’une autre cette publication, ce qui est un élément de la notoriété dont il parle. De ce que je comprends, le Huff a compris qu’en France il n’y a de papier digne de ce nom que dans les supports écrits. du coup il a besoin de promettre une importante exposition à des noms connus et habitués à vouloir plutôt dans Le Monde, Le Figa, Libé. Vu sous cet angle, pas de quoi crier au scandale. Sans vouloir offenser quiconque.

    Commentaire par Catherine Vincent — 17/12/2011 @ 19:37

  10. @Catherine Vincent : nous ne parlons pas ici d’experts en mal de publication qui, effectivement, sont heureux de passer dans Le Monde ou Les Echos et ne demandent pas de droits d’auteur, mais essentiellement de blogueurs qui sont libres de publier ce qu’ils veulent gratuitement, mais ont de quoi froncer le sourcil si d’autres utilisent ce contenu pour le monétiser ensuite en recettes publicitaires sans toutefois leur reverser quoique ce soit de ce bénéfice obtenu certes par leurs talents de business men, mais aussi grâce à la matière première qu’ils utilisent. Sans blogueurs, pas de Huffington Post. Donc ce qu’ils produisent a une valeur. Et c’est même cela qu’on va monétiser. Sans les rétribuer ? Vous ne trouvez pas qu’il y a un léger problème de redistribution des richesses dans ce modèle ? Vous savez sur quoi il s’appuie : le besoin de notoriété, l’espoir d’être connu, reconnu. Vous me direz, tant pis pour ceux qui cèdent, ils font un choix. Certes, mais derrière ce choix, il y a la consolidation très dangereuse de l’idée selon laquelle la production d’un contenu intellectuel est sans valeur et peut donc être rémunérée zéro. Depuis le lancement de ce blog, je n’ai de cesse de mettre en garde contre la tentation de la gratuité du Net. En réalité, elle est illusoire, on nous vend à prix d’or joujoux technologiques et abonnements pour y accéder. Ce sont les auteurs, toutes disciplines confondues, qui se retrouvent marrons. Presse, cinéma, musique, photo etc. On frise la catastrophe à mon avis si on poursuit dans cette voie déraisonnable. Voilà pourquoi je me scandalise.

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/12/2011 @ 20:07

  11. Juste une question : qu’offrira de plus le Huffington Post français par rapport à un agrégateur de news, à part du papier et des pubs, en plus de n’être pas personnalisable. Je ne vois pas pour l’instant l’intérêt du concept, à mon avis, j’ai du mal comprendre.

    Commentaire par kuk — 17/12/2011 @ 20:22

  12. @ Aliocha
    Ah, ben enfin un billet sur ce sujet … je vous l’avais demandé en commentaire #10 le 10/10/2011 😉
    https://laplumedaliocha.wordpress.com/2011/10/09/jai-butine-pour-vous/

    A « l’époque », je vous signalais un article de Le Monde, où selon Ariane HUFFINGTON, “nous vivons un age d’or du journalisme” !

    Cet article n’est semble-t-il plus disponible en ligne, mais j’en avais extrait ceci :
    “Le Huffington Post est à la fois une entreprise de presse et une plate-forme collaborative. En tant que plate-forme, nous sommes accessibles à des gens qui veulent exprimer leur point de vue, parler de leurs passions, de leurs idées politiques, etc. Plus de 20 000 blogueurs nous proposent leurs contenus. Ce n’est pas vraiment du travail, on ne les oblige pas à écrire. C’est le principe d’Internet. Les internautes qui mettent à jour Wikipédia ne sont pas payés.”

    Mais en y réfléchissant, était-ce très différent du magazine VENDREDI, créé il y a 3 ans ( http://www.ozap.com/actu/magazine-papier-net/169508 ) ?
    Et au fait, il existe encore ce magazine « vendredi » ??

    Commentaire par Yves D — 17/12/2011 @ 23:59

  13. @Yves_D: Une différence essentielle est que Wikipédia est un site sans publicité, géré par des structures à but non lucratif.

    Commentaire par DM — 18/12/2011 @ 14:37

  14. @Catherine Vincent: Je ne peux répondre à la place d’Aliocha, mais il me semble qu’elle récuse le système capitaliste à grande échelle mondialisée (celui des banquiers etc.) tout en refusant tout un tas d’idées associées à la gauche (l’étatisation, la fonctionnarisation, l’assistanat, la bien-pensance moraliste..). Je me trompe ?

    Commentaire par DM — 18/12/2011 @ 14:40

  15. Je suis un anticapitaliste favorable à l’économie de marché. D’ailleurs, j’estime que le capitalisme est le pire ennemi de l’économie de marché. L’économie de marché donne leur chance aux talents. Le capitalisme favorise l’opportunisme. C’est quoi mon étiquette politique ?

    Commentaire par Schmorgluck — 18/12/2011 @ 22:40

  16. Les pilleurs de blog sont-ils des voleurs ?
    Les voleurs se retranchent, l’air de ne pas y toucher, de la communauté, c-à-d qu’ils s’appuient sur la loi morale, sur la confiance naturelle qu’elle produit entre les hommes, pour faire leurs coups en douce, de telle sorte que nul ne s’en aperçoive. La communauté qu’ils volent, ce sont les gens qui travaillent à se rendent mutuellement des services, soit par simple échange, soit par l’intermédiaire de l’argent. Voilà bien la cause du vol, l’argent. Car l’argent peut avoir été volé, il ne le montre pas sur son visage. Les voleurs volent la nuit et vivent comme tout le monde le jour.
    Ils se distinguent des pilleurs qui spolient à visage découvert et qui affichent leur altérité (car ils sont d’une autre communauté, Vikings, ou d’une autre caste, noble), ils sont Autres que ceux qu’ils pillent et c’est leur droit, leur privilège reconnu que de prendre à ces gueux, à ces non-vrais-hommes. Un voleur, on hésite toujours. Appartient-il à la communauté qu’il vole et dont il serait une bien étrange partie : il remet l’argent dans le circuit et participe à sa façon à l’économie, ainsi qu’un prêteur usuraire et qu’un intermédiaire gourmand qui prend un gros pourcentage ou bien forme-t-il, avec d’autres, une société (un Milieu qui aurait ses codes et une vie communautaire propre), cachée au milieu d’une autre (qu’elle vole à son insu)?

    Ne peut-on pas comprendre la droite et la gauche dans leur rapport au voleur ?
    Gauche et droite se font face, sont en rapport inversé aux voleurs, en miroir. C’est, ou bien l’un, ou bien l’autre qui a le pouvoir. Le changement véritable, le devenir, c’est à l’intérieur de chacun qu’il a lieu, sous la forme d’un huit. Au commencement, au centre du huit, il y a le sujet. Le sujet, c’est à la fin de la Renaissance qu’il émerge : mouvements réformés et puis Descartes. Le sujet, c’est l’angoisse de la mort qui au Moyen âge se règle dans le cadre du catholicisme (je suis libre mais mauvais, j’ai toute une vie pour me racheter, et en conséquence je serai ou bien….ou bien, après ma mort, nul ne le sait encore), puis arrive le tsunami de la Réforme. Dieu étant éternel, il détermine toute chose éternellement, et donc il est inutile de croire que je puisse quoi que ce soit pour modifier mon sort après la mort, et en conséquence, un grand coup de balai : tout est permis. Mais surgit, terrifiante, à découvert, l’angoisse de la mort et c’est l’argent qui va boucher le trou, il prend un sens, il cesse d’être un moyen, il devient une fin, car il est l’être même, la pensée divine, le signe de dieu, le symbole de d’élection que je partage avec la communauté invisible des prédestinés, une part de dieu : si je suis riche, c’est bien que dieu m’aide, donc qu’il m’a choisi, CQFD. Alors que l’accumulation d’argent était rare et un non-sens, elle devient la règle : tout le monde, chacun pour soi, tente d’avoir un max d’argent, s’empêche de le dépenser, s’en sert pour en avoir encore plus (plus que les autres, évidemment, puisque les prédestinés sont parmi les plus riches, cela ressemble à une course cycliste où l’enjeu est d’être dans les dix premiers).
    Donc, la droite et la gauche, démarrent par le sujet, dans un monde vidé de tout a priori, hormis des atomes humains et des atomes physiques, calculant (la méthode cartésienne pour avancer avec une certitude mathématique dans l’existence) comment gagner un max d’argent. Hélas, dans le cyclisme, il y a ceux qui prennent de la potion magique et c’est pas de jeu ! Il faut des règles, c’est là où le premier rond du huit se referme et repasse par le sujet pour lui écorner sa liberté : l’Etat et son carcan de lois qui courent après les voleurs, dopés, spéculateurs qui ont toujours un coup d’avance et qui poussent le législateur à toujours plus écorner la liberté naturelle. Cela produit le deuxième rond du huit : la réaction. Soit à droite, qui va viser l’Autre (la cause du mal) pour l’exclure sans savoir qui il est et donc jusqu’à la mort totale (là, on est sûr de l’avoir eu, déportation, extermination, viva la muerte du XX° siècle), soit à gauche pour l’inclure (universel où plus aucun État voyou, paradis fiscal, mafia ne pourra se cacher, où tout sera mis à plat, rendu visible, où plus personne ne pourra se cacher, où plus personne ne pourra faire de coup en douce, où chacun renoncera à en passer par le vol et le mensonge, dans la transparence d’une communauté sans Autre : le meilleur des mondes).

    Commentaire par Bray-Dunes — 19/12/2011 @ 12:28

  17. Intéressant élément pour une discussion argumentée un tant soit peu (c’est-à-dire à l’écart des réflexes de « mutins de panurge »):
    “Le Huffington Post est à la fois une entreprise de presse et une plate-forme collaborative. En tant que plate-forme, nous sommes accessibles à des gens qui veulent exprimer leur point de vue, parler de leurs passions, de leurs idées politiques, etc. Plus de 20 000 blogueurs nous proposent leurs contenus. Ce n’est pas vraiment du travail, on ne les oblige pas à écrire. C’est le principe d’Internet. Les internautes qui mettent à jour Wikipédia ne sont pas payés.”

    Week-end pénible d’expat française. C’est fou ce que l’on nous trouve « arrogants » et « prétentieux » ! Nous les Français ! Hilarité générale de l’assistance (japonais, chinois, anglo-saxons) quand j’ai parlé de la « démondialisation », de la suppression des agences de notation. Je résume l’ambiance générale : « vous français, démondialisez-vous si vous le voulez. Décidez d’interdire aux agences de notation de s’installer chez vous si vous le voulez. Si vous croyez que le monde va arrêter de tourner sans vous. ». Si quelqu’un a une réponse à me proposer pour la prochaine fois, je suis preneuse.

    Commentaire par Catherine Vincent — 19/12/2011 @ 13:56

  18. @ Bray-Dune : il y a aussi la parabole du neuf.
    « Qui vole un neuf vole un boeuf »…

    @ Aliocha : Je ne suis pas (encore) un lecteur assidu, mais je découvre que vous êtes de droite. Non que les dents m’en tombent, ni que j’y vois une corrélation avec votre blondeur, mais j’en viens à m’interroger sur l’opportunité de réviser ma perception de la classification droite-gauche.
    La droite n’est-elle pas le refuge des réactionnaires, des moralistes puritains faux-culs, boutinistes devillieristes, traditionalistes, enfermés derrière les barbelés de leurs valeurs immuables, campant au milieu du pré-carré de leurs certitudes, de leur cynisme et de leur bon-sens crédit-agricolique ?
    Bref, je m’interroge, comment oser se targuer d’être du mauvais côté ?

    Je m’en vais de ce pas poursuivre la lecture de vos billets à la recherche d’indice, mais j’avoue ne plus comprendre : vous ne semblez souffrir d’aucun de ces défauts pourtant si caractéristiques de la gent de droite.
    Les miens ne semblant pas s’adapter à votre cas, j’en arrive donc tout naturellement à vous demander quels sont vos critères de distinction ?

    Merci de me répondre car j’en suis à me demander si des fois je ne serai pas de droite et c’est extrêmement désagréable.

    Commentaire par Memepasmort — 19/12/2011 @ 14:56

  19. @catherine

    Je sais pas si c’est une réponse intelligente, mais vous allez pouvoir expliquer aux chinois qui ont besoin d’une croissance à 2 chiffres, que ce n’est plus en europe ou aux us qu’ils vont pouvoir trouver des débouchés pour cette croissance à 2 chiffres. Et qu’il va leur falloir un plan B. Parce que démondialiser, ca ne veut pas dire interdire aux chinois de délocaliser en Thaïlande\w mauvais choix, en corée\w pas là non plus, enfin peut importe ou, mais que globalement les européens achèteront moins de merde de chez eux (pouvoir d’achat).

    Ensuite la « crise de l’euro » piloté par les us, leur interdit de passer du dollar à l’euro comme monnaie d »échange (DTC) ET que le sénat US vient de créer un nouveau 1 000 milliards de dollars pour tenir un an de plus, et que naturellement, leur part de la dette us vient de prendre un coup dans la gueule, pas besoin de BCE et FMI pour se prendre une baisse des rendements.

    Mais ils peuvent continuer à pérorer de leur « bonne santé économique », intellectuellement dans une économie de marché mondialisé AUCUN pays ne peut construire une politique économique à long terme basée sur une balance commercial très très déséquilibrée. Même en tapant sur la gueule de sa population. Actuellement on a encore un mafieux chef de clan de banlieue au pouvoir donc l’or et le bling ça le fait tripper, mais ce nouveau millénaire sera un millénaire « spirituel » (comprendre métaphysique) et que l’opinion mondiale ne les regardera plus comme la réussite économique par excellence mais pour ce qu’ils sont : un pays de facho qui fait honte à la race humaine : avoir réussi à prendre les plus mauvais coté des 2 cotés de la balance : le totalitarisme d’un pays communiste pourri par la corruption à tous les étages ou l’homme est un outils de production et l’utilitarisme de l’économie de « marché » qui nourrit juste ses populations pour éviter la révolte et leur donner tout juste de quoi pouvoir travailler. Si j’étais eux, je chercherais un plan B assez rapidement. Ils tiennent parce qu’ils exportent, ca va pas durer aussi longtemps que les impôts.

    Mais chacun sa merde, ils peuvent nous regarder de haut, nous avons l’habitude.

    Ce n’est pas parce qu’un milliard de mouche mangent de la merde que c’est bon.

    Commentaire par herve_02 — 19/12/2011 @ 16:20

  20. @Memepasmort : votre question est diablement compliquée 😉 en réalité, je suis issue d’une famille plutôt de droite, j’imagine donc être plus ou moins sous cette influence, même inconsciemment, je l’indique donc par pur souci de transparence. En fait, DM en 14 résume assez bien ma position. Maintenant, j’ai horreur des étiquettes et surtout de l’enfermement idéologique. Donc je suis du côté de ce que je trouve pertinent, ce qui m’amène à avoir un pied dans chaque camp, et même parfois à applaudir Mélenchon. Mais si je devais adhérer réellement à un camp politique aujourd’hui, je serais sans doute écologiste, parce que je pense qu’on arrive au bout du système droite/gauche et qu’il faut développer une autre vision, fondée sur d’autres valeurs et articulée sur une nouvelle dialectique. Quant à mes critiques ici du néolibéralisme, elles ne sont pas idéologiques, elles jaillissent simplement de ce que j’observe au quotidien dans l’exercice de mon métier.

    Commentaire par laplumedaliocha — 19/12/2011 @ 16:20

  21. De droite, à coup sûr car il est indiscutable que seuls les gens de droite soutiennent que le clivage droite/gauche n’est pas pertinent ou n’est peut-être plus pertinent. Jamais entendu un homme ou une femme de gauche le dire. C’est même pour ça que j’ai parlé précédemment de Mélenchon qui ne veut pas qu’on fasse son marché dans ce qu’il dit mais veut qu’on prenne ce qu’il dit dans sa globalité et en tant qu’analyse de gôche. Même chose pour Todd.
    « Mais si je devais adhérer réellement à un camp politique aujourd’hui, je serais sans doute écologiste ». Mais comme les écologistes eux se disent de gauche, il me semble que, comme qui dirait, y a un problème quelque part.

    Commentaire par Catherine Vincent — 19/12/2011 @ 18:55

  22. « Quant à mes critiques ici du néolibéralisme, elles ne sont pas idéologiques ». C’est intéressant car le refus de « l’idéologie » est un marqueur de la droite : grands textes de Morin (Edgar) et de Barthes là-dessus, sur l’argument du « bon sens », de « l’évidence » dans la rhétorique de la droite. Il me semble que chaque fois que j’ai pu podcaster un débat avec L. Wauquiez ou J.-F. Copé, je les ai vus répéter « il ne faut pas faire de l’idéologie là-dessus ! ». Mélenchon, toujours Mélenchon dans je ne sais plus quelle émission de radio qui lance à son adversaire de droite « Je fais de l’idéologie, exactement comme vous, même si vous prétendez que vous n’en faites pas. Faire de l’idéologie c’est le travail du politique ! Faire de l’idéologie c’est penser ce qui est souhaitable pour le bien-être et le progrès des hommes et des femmes. Je ne suis pas de ces gens que la droite croit pouvoir impressionner en leur disant « vous faites de l’idéologie » »…

    Commentaire par Catherine Vincent — 19/12/2011 @ 19:05

  23. @Aliocha : Me voilà bien avancé ! Mais merci d’avoir répondu…
    J’en suis quitte pour creuser de mon côté l’épineuse question que j’ai soulevé car n’en déplaise à Catherine Vincent (que je remercie également pour sa contribution) je trouve ses arguments un peu simplistes. Mais étaient-ils destinés à faire avancer le schmilblick ?

    Commentaire par Memepasmort — 20/12/2011 @ 04:38

  24. @Catherine Vincent : vu de gauche, être de gauche, c’est le contraire d’être un salaud de droite favorable à l’exploitation de l’homme par l’homme. Hélas, cette vision des choses m’apparait terriblement simpliste, voire franchement erronée. J’ai plein d’amis appartenant à la belle gauche caviar germano-pratine, avec beau patrimoine, légion d’honneur, CV long comme le bras et grands sentiments portés en bannière. Croyez-moi, leurs raisonnements feraient frissonner un type de droite. Parce qu’ils sont pour le grand soir ? Pas du tout. Parce que leur cynisme de gens friqués est supérieur à celui de bien des gens de droite. Maintenant sur le fond, je trouve la gauche presque aussi empêtrée dans le libéralisme que la droite. Voyez par exemple « La raison du moindre état » de Garapon sur libéralisme et système judiciaire. Etre de droite pour moi, c’est penser qu’il vaut mieux donner un travail à un homme pour lui rendre son autonomie et sa dignité plutôt que de lui faire l’aumône d’une prestation sociale quelconque.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/12/2011 @ 09:34

  25. @Aliocha
    « Etre de droite pour moi, c’est penser qu’il vaut mieux donner un travail à un homme pour lui rendre son autonomie et sa dignité plutôt que de lui faire l’aumône d’une prestation sociale quelconque. »

    Dans mes bras…..

    Commentaire par herve_02 — 20/12/2011 @ 11:40

  26. @Catherine Vincent 22 : Non madame, ce n’est pas un refus idéologique marqué du sceau des gens de droite, c’est une démarche intellectuelle. Comme vous l’aurez sans doute noté, je suis journaliste, pas politique. J’observe que le système ne fonctionne pas et je le dis, c’est tout.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/12/2011 @ 11:46

  27. “penser qu’il vaut mieux donner un travail à un homme pour lui rendre son autonomie et sa dignité plutôt que de lui faire l’aumône d’une prestation sociale quelconque.”
    Le partage du travail en quelque sorte ?
    Si vous lancez un jour une discussion sur les 35 heures, je vous promets de poster des arguments sérieux.

    Commentaire par Memepasmort — 20/12/2011 @ 12:29

  28. @ Aliocha 24
    : »Etre de droite pour moi, c’est penser qu’il vaut mieux donner un travail à un homme pour lui rendre son autonomie et sa dignité plutôt que de lui faire l’aumône d’une prestation sociale quelconque. »

    Tiens, je n’avais pas remarqué !

    La droite fait mieux que ça :
    – supprime le travail (pays développés), sauf à très bas prix (Chine – mais oui, la Chine est depuis longtemps de droite) car jouer avec l’argent (hmmmm, que c’est bon !) rapporte plus
    – limite l’autonomie (la liberté) au maximum (lois sécuritaires, lois sanitaires, loi comportementales), dans les pays développés comme dans les autres
    – se tape de la dignité (népotisme, prévarication, corruption, fraude, coups tordus, escroqueries, boucs émissaires)
    – et rabiote dès que possible les prestations sociales tout en stigmatisant les « bénéficiaires » (« tous des voleurs assistés : on est trop bon, mais ça ne peut plus durer »).

    Ah, mais j’ai raté une marche : « Etre de droite pour moi, c’est penser… ».
    Penser, ou dire que l’on pense que… – mais surtout faire le contraire de ce que l’on dit que l’on pense. Et s’en foutre – voire s’en targuer (en petit comité : ah, les réunions de DRH rigolant en s’expliquant mutuellement comment ils ont baisé tel ou tel emmerdeur…).

    Ne m’en veuillez pas, mais quand même, c’est trop trop !

    Commentaire par Clafoutis — 20/12/2011 @ 12:49

  29. « penser qu’il vaut mieux donner un travail à un homme pour lui rendre son autonomie et sa dignité plutôt que de lui faire l’aumône d’une prestation sociale quelconque »

    Et qui donne ce travail ? L’Etat ? Alors vous êtes une interventionniste socialiste. L’entreprise ? Mais l’entreprise n’a que faire de rendre de la dignité aux personnes qu’elle emploie.

    Commentaire par kuk — 20/12/2011 @ 13:31

  30. @clafoutis
    Ceci n’est pas la droite, mais l’UMP. On peut en dire autant à gauche avec le PS, qui ne vaux pas mieux. On peut avoir une sensibilité de droite et ne pas être un connard égoïste et être de gauche et ne pas vouloir vivre au crochet des autres ou des générations futures. Sinon, ou est-ce que vous rangez ceux qui se disent de droite mais qui ne supportent plus l’UMP ou ceux qui se disent de gauche mais qui trouvent le PS pathétique ?

    Ceci dit, je trouve personnellement les concepts droite-gauche, bien qu’utiles, terriblement étriqués. Toute la vie publique ne peut se réduire sur un seul axe.

    Commentaire par BN — 20/12/2011 @ 13:42

  31. « Comme vous l’aurez sans doute noté, je suis journaliste, pas politique. J’observe que le système ne fonctionne pas et je le dis, c’est tout. »

    Si je comprends bien, « les journalistes » observent et « les politiques » eux n’observent pas puisque, bien sûr, ils vivent sur une autre planète ou bien sont corrompus ou bien je ne sais quoi. Et si je comprends bien tous « les journalistes » observent la même chose, puisqu’être « journaliste » donne des attributs spécifiques qui font que tous les journalistes ont la même loupe ou la même potion magique.

    Je vais sans doute être offensant mais je n’arrive pas à savoir en quoi consiste « l’observation » dont vous estimez qu’elle vous donne une légitimité supérieure à celle d’un politique qui voit défiler à sa permanence électorale des citoyens-électeurs ayant des problèmes en commun (chômage, sur-endettement, alccolisme…) mais également des problèmes spécifiques. Je veux bien être critique des politiques et de leurs choix de politiques publiques et de la manière dont le facteur électoral peut les contraindre. Mais je n’ai aucune raison de penser que la « réalité sociale » est mieux connue des « journalistes » que de tel député ou de tel maire. Je mets « réalité sociale » entre guillemets pour une raison intellectuelle (à « démarche intellectuelle », démarche intellectuelle et demie) : La construction sociale de la réalité (P. Berger & T. Luckmann).

    « Dans ce livre désormais classique, Peter Berger et Thomas Luckmann redéfinissent le problème fondamental de la sociologie : rendre compte des formes sociales de construction, de distribution et de légitimation de la connaissance de cette réalité qui englobe tout un chacun et que chacun réfléchit. Qu’est-ce que le réel ? Comment le connaître ? Comment se produit, sans cesse, l’articulation entre les faits objectifs et les significations subjectives ? Par quels processus un ensemble de typifications devient-il une réalité socialement établie ? Quelle est la dialectique entre les formes d’extériorisation et leur intériorisation ? Comment finissons-nous par vivre, au milieu de sociétés plurielles, dans un monde commun ? Par quelles socialisations ? Autant de questions primordiales auxquelles la sociologie se doit de répondre en s’intéressant non seulement aux idées savantes, mais aussi à la façon dont les connaissances cristallisent le sens commun et la réalité des individus ordinaires. Livre majeur du constructivisme, cet ouvrage est même devenu au fil des ans, une source de compréhension des modalités de (re) construction de la réalité, spécifique aux sociologues. Son importance et son succès durables tiennent à la place, pour ainsi dire unique, qu’il occupe dans l’histoire de la théorie sociale. Un grand nombre de traditions intellectuelles y font confluence, sans que violence soit faite à aucune d’entre elles… »

    Grand classique sur ce qu’observer la société veut dire (conservé de ma première année de fac) et qui distingue ce métier de l’Idéologie…

    Commentaire par Catherine Vincent — 20/12/2011 @ 13:55

  32. @clafoutis : parce que népotisme et corruption n’affectent pas du tout la gauche, comme chacun sait.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/12/2011 @ 14:51

  33. @Catherine Vincent : votre mauvaise foi est délicieuse, si, si, délicieuse. Peu flatteuse pour vous mais délicieuse. Où ai-je dit que j’avais une légitimité supérieure aux politiques ? Nulle part. Je vous laisse donc continuer de parler toute seule, mais soyez gentille de ne pas me mêler à la conversation.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/12/2011 @ 14:53

  34. @BN 30
    -« Ceci n’est pas la droite, mais l’UMP »
    ou le RPR ou l’UDR ou l’UDF ou les RI ou … selon l’appellation du moment. Qu’importe le flacon…

    -« On peut en dire autant à gauche avec le PS , qui ne vaux pas mieux »
    ben si, puisqu’il n’est plus au pouvoir… Et ne vous cachez pas derrière les Bouches du Rhône ou le Nord Pas de Calais. La magouille locale ne parvient jamais au niveau de nuisance des vrais pouvoirs d’Etat (entre les mains désormais de puissances transnationales : les pays en déshérence sont maintenant gouvernés directement par des ex-salariés de banques qui ont elles-mêmes généré les problèmes. Et TVB/RAS.)
    On parlait « droite/gauche » ; vous me répondez « partis ». Non !

    – « ou est-ce que vous rangez ceux qui se disent de droite mais qui ne supportent plus l’UMP ou ceux qui se disent de gauche mais qui trouvent le PS pathétique ? »
    Simple :
    * ceux de droite à droite : les Boutins, les Morin, les Debré, les Juppé, les Borloo, les Bayrou, c’est du kif avec nuances
    * et ceux de gauche à gauche : les socialos, les Mélenchon, les PC, les trotsko, les anars… peuvent s’entendre sur des bases elles-mêmes incompatibles avec la droite. C’est le quand/comment qui les distingue

    – « Toute la vie publique ne peut se réduire sur un seul axe. »
    Non en effet : mais il ne s’agit pas d’un axe (sauf par simplification pratique) mais de sphères multi dimensionnelles qui se repoussent. Ou des nébuleuses qui cherchent à grignoter l’espace et le temps. Et la distinction reste pertinente/opérationnelle. Il n’y a pas qu’une façon de réduire les « déficits », contrairement à ce que l’on laisse croire (en y aidant « un peu »)

    Commentaire par Clafoutis — 20/12/2011 @ 15:01

  35. @Aliocha 32
    voir le §2 du 34

    Je ne m’attendais pas de votre part à un « argument » aussi piteux :

    La police est pourrie, voyez le commissaire machin de Lyon ; et celui de Lille
    La justice est pourrie, voyez M Courroie deTransmission
    La médecine est pourrie, voyez les stipendiés de Servier
    La famille traditionnelle est pourrie, voyez les frérots de Villers, et un rejeton Bourbon
    …………………
    Vous signez ça ?
    Bienvenue chez les Le Pen !

    Commentaire par Clafoutis — 20/12/2011 @ 15:12

  36. « Où ai-je dit que j’avais une légitimité supérieure aux politiques ? Nulle part.  »

    Donc acte. Mais alors ça veut dire quoi exactement ce :

    “Comme vous l’aurez sans doute noté, je suis journaliste, pas politique. J’observe que le système ne fonctionne pas et je le dis, c’est tout.”.

    La citation ne me semble pas tronquée, qui oppose « journaliste » et « politique » et qui enchaîne sur une revendication d’objectivité (« j’observe ») de la « journaliste ». Disons donc que je conteste absolument l’idée que le « journaliste » « observe » par nature aussi bien ou mieux que quiconque quoi que ce soit qui se rapporte à la « réalité sociale ». c’est pourquoi j’ai renvoyé au grand classique sur la construction sociale de la réalité, ne serait-ce que pour rappeler que les « réalités sociales » (certaines d’entre elles sont immatérielles, comme les croyances et les idéologies, les affects, les émotions…) ne sont pas comparables à des « réalités physiques » et que leur « observation » requiert donc des outils spécifiques, des exigences spécifiques.

    Je ne veux pas être offensante (je me répète à dessein mais j’ai l’impression que vous revendiquez « une démarche intellectuelle » mais ne concevez pas, comme disait je crois Bourdieu, que « l’intellectualité est un sport de combat », ce qui n’a rien à voir avec l’agressivité) mais pour moi ce blog est… un blog politique par son contenu. Ou si vous préférez un blog d’éditorialiste politique. Or on peut être éditorialiste politique sans être journaliste. Quelle que soit ma manière d’envisager le problème, ma conclusion est qu’écrire des éditoriaux politiques c’est encore faire de la politique (sans bien sûr les risques du challenge électoral).

    Commentaire par Catherine Vincent — 20/12/2011 @ 16:42

  37. @clafoutis

    A un moment donné, il faut sortir des œillères de l’analyse « idéologique » avec d’un coté les maichants de droites qui magouillent et tout et tout, et de l’autre les gentils de gauche qui magouillent pas (ben, ils sont pas au pouvoir). La dernière fois qu’il y a eu une personne de « gauche »\w non disons un socialiste de france, c’était le rêve, du bonheur et de la non-magouille. Le mitrand qui entretenait ses femmes et ses enfants avec l’argent du con-tribuable. Et je suppose que le fiston vrp africains devait être socialiste\w non de droite puisqu’il importait de la corruption africaine sur le territoire national.

    Alors stop. Et cette réthorique de _merde_ (parce qu’il n’y a pas d’autres mots), dès que l’on dit que la gauche est aussi pourrie que la droite, hop on devient un Le pen(is-te) et donc raciste, xénophobe, et forcément con.

    Ben j’vais vous dire Clafoutis, la gôche en france, est un ramassis de sous-merde, qui ne pense qu’a une chose, venir en croquer avec les autres, élus ou cohabitant et font exactement la même politique de droite que la droite. (je pourrais dire la même chose de la droite, mais je vais devenir xénophobe et ca me dit trop rien)

    Mon grand père (RIP – et heureusement je dirais) qui était cheminot, engagé pcf, me disait : petit, j’ai toujours été soigné gratuit lorsque j’étais malade. J’ai commencé à payer la première fois lorsque la gauche était au pouvoir avec des communistes au gouvernement. Alors les grands discours sur les lepen, nabo ou flamby, c’est un peu DTC.

    Ce qu’il faut c’est une tabula rasa des politiques, des partis et des institutions, ensuite on pourra discuter. Mais si un changement radical ne se fait pas dans les 5-10 ans à venir, le politique devra répondre de sa vie devant le peuple. Le ras le bol devient insoutenable. Les indignés ne essoufflent pas : ils attrapent leur deuxième souffle et la répression fascisante en france ne saurait les faire disparaitre, cela ne les rendra que plus violent.

    la police est là pour faire du chiffre, même les gens sur le terrain s’en plaignent.
    la justice n’est plus indépendante du pouvoir politique, il suffit de regarder juste les contentieux sur les demande d’asile
    la médecine, enfin ce qu’il en reste : oui il y a servier, mais aussi tout un tas d’autre médocs qui devraient ne plus être distribués.

    alors, pas besoin d’être lepen pour _voir_ qu’il y a un _problème_ et c’est suicidaire de refuser de voir le problème parce que c’est le cheval de bataille des lepen. Si les politiques (droite, gauche) essayaient de résoudre les problèmes au lieu de faire la pute pour les marchés, nous n’en serions pas là

    Commentaire par herve_02 — 20/12/2011 @ 16:57

  38. @catherine vincent

    je vais peut être vous sembler idiot, mais pratiquement aucune personnalité politique en france ne fait de politique, ils font juste de la com en se prenant pour des chefs d’entreprise de la maison france. Hors ce blog démonte la com. Ce que vous prenez pour des postures politiquesn, ce sont des commentaires sur de la communication.

    Tout n’est pas politique ou alors rien n’est politique. Un espèce de dugland retire d’un accord signé avec d’autres duglands des engagements sur certains points, ce n’est pas du politique, c’est de l’économie et de la communication.

    Commentaire par herve_02 — 20/12/2011 @ 17:04

  39. Mon cher Hervé, je ne suis pas journaliste (ni manifestement ce que vous êtes), mais une trentenaire qui pense devoir toujours s’obliger, alors qu’elle n’est pas dans le métier de savoir (enseignement ou recherche) qu’elle était tentée d’embrasser, à être reconnaissante à ses années de bonheur intellectuel absolu à l’école normale supérieure (même si je n’ai pas détesté la rue saint-guillaume). Disons que je ne suis pas obligée de partager des idées simplistes du genre « c’est la faute à la com ». Parce que je veux me sentir capable de savoir que la communication est consubstantielle à tout pouvoir (politique ou non). Il suffit d’avoir lu Malinowski (j’aurais pu citer également Lévi-Strauss) pour savoir que même les chefs des argonautes communiquent ou il suffit d’avoir entendu parler d’E. Goffmann pour savoir que tous les êtres humains « communiquent », « se mettent en scène ». Que fait un journaliste sinon « communiquer » quand il s’attache à rendre son récit ou son titre « accrocheur » ? J’ai tendance à penser que les journalistes qui n’ont que le mot « communication politique » à la bouche ne sont pas très utiles et que ceux qui le sont ce sont ceux qui font du fact check. En tout cas c’est pas avec les journalistes qui me disent simplement « communication politique » que je trouverai des réflexions stimulantes sur la question « c’est quoi gouverner ? ». Bises (quand même).

    Commentaire par Catherine Vincent — 20/12/2011 @ 23:13

  40. @Catherine Vincent : et le pédantisme, c’est aussi à l’école normale supérieure que vous l’avez appris ?

    Commentaire par kuk — 21/12/2011 @ 00:50

  41. Je vais m’acheter un dictionnaire de citations et je reviens… Comme disais… euh… Napoléon.

    Commentaire par Memepasmort — 21/12/2011 @ 03:09

  42. @Kuk :

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/12/2011 @ 09:01

  43. Intéressante jurisprudence sur la définition du journaliste, à ceci près que contrairement à ce qu’affirme le papier, je connais au moins un exemple d’avocat journaliste (non, ce n’est pas eolas, je parle de carte de presse attribuée à un avocat) : http://www.rue89.com/2011/12/20/ecrire-pour-un-journal-ne-fait-pas-toujours-de-vous-un-journaliste-227698

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/12/2011 @ 09:32

  44. @Catherine Vincent: J’ignore si ‘Catherine Vincent’ est un pseudonyme, mais si ça l’est, il est malheureux : il y a au moins deux normaliennes de ce nom (une d’Ulm, l’autre de Fontenay), mais elles ont une cinquantaine d’années…

    J’ai sur votre discours l’opinion que j’ai généralement sur les discours qui argument par suite de références plus ou moins vagues à des auteurs célèbres. 🙂

    Commentaire par DM — 21/12/2011 @ 10:43

  45. @Memepasmort : vous me rappelez un répartie du film Tout pour plaire. Mathilde Seigner dine avec un type chiant qui passe son temps à lui donner des leçons et à parler par citations. Un moment elle lui dit quelque chose du genre « comme disait Conchita Gonzales, quand faut y aller… » et le type de lui dire « Conchita la grande poétesse », réponse de Mathilde Seigner « non, ma concierge ».

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/12/2011 @ 10:50

  46. Bonjour Aliocha,

    En effet, une application très restrictive de la Cour de cassation avec deux conditions : d’abord, la classique, le lien de subordination et ensuite tirer de l’activité journalistique l’essentiel de ses revenus selon l’article L.7111-3 du Code du travail.

    Si ces deux conditions sont remplies j’imagine que l’ avocat que vous évoquez peut juridiquement être journaliste mais plus avocat en raison de la déontologie de la profession réglementée qui interdit d’exercer cette autre profession non ?

    A propos de constructivisme social moi je crois plutôt que vous êtes comme David Vincent dans « Les Envahisseurs » : vous les reconnaissez et comme Heidegger le père de la déconstruction systématisée par Derrida vous prenez un malin plaisir à déconstruire, si j’ose dire, en nous exposant, sans prétention, les différentes versions de la réalité, dont certaines peuvent être contradictoires, et qui sont toutes l’effet de la communication et non le reflet de vérités objectives et éternelles.

    En quelque sorte, votre Ecole est celle de Palo Alto car à suivre Paul Watzlawick (La réalité de la réalité Seuil avril 1978) :  » Ce qu’on appelle réalité n’est que la résultante des compromis, détours, et aveuglements réciproques, à travers quoi passe l’information : la somme des confusions, désinformations et communications qui surgissent entre êtres parlants ».

    Sur le débat Droite/Gauche Alain dès 1930 avait déjà répondu : « Lorsqu’on me demande si la coupure entre partis de droite et partis de gauche, homme de droite et hommes de gauche, a encore un sens, la première idée qui me vient est que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche » Lol !

    Bonnes fêtes !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 21/12/2011 @ 11:43

  47. @Le Chevalier Bayard : l’avocat que j’évoque avait une dérogation du bâtonnier qui lui permettait d’exercer son métier de journaliste (dont il tirait l’essentiel de ses revenus) et de traiter parfois quelques dossiers en tant qu’avocat. Sur la déconstruction, à vous lire, je me sens dans la peau de Monsieur Jourdain (et je songe au splendide Luchini dans le film Molière avec Romain Duris 😉 ). Disons que depuis toujours, j’ai l’habitude d’envisager une question sous tous ses aspects, de penser contre moi, de douter de tout, et surtout d’arracher le masque des choses pour découvrir leur nudité, c’est un réflexe plus qu’une démarche consciente.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/12/2011 @ 11:55

  48. @laplumedaliocha: Au fait, quitte à évoquer The Wall, que pensez-vous de Comfortably Numb pour évoquer l’autisme des gouvernements face aux évènements? 🙂

    Commentaire par DM — 21/12/2011 @ 12:42

  49. Luchini dont le talent est indiscutable (et avec lequel j’ai un point commun : James Brown) n’est pas le comédien que j’apprécie le plus je trouve son style souvent maniéré et prévisible.

    Mais bon ! Dans la pièce – Art – de Yasmina Reza il est magistral, mais quand même, je préfère la virtuosité d’ un Arditi qui est indépassable !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 21/12/2011 @ 12:42

  50. @Le Chevalier Bayard : ne le répétez à personne : suis amoureuse d’Arditi depuis toujours…..

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/12/2011 @ 14:04

  51. « @Le Chevalier Bayard : ne le répétez à personne : suis amoureuse d’Arditi depuis toujours…..

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/12/2011 @ 14:04 »

    Ça m’étonne pas. Lui aussi confond sa droite et sa gauche (il croit qu’il est de gauche, le pôvre).

    Commentaire par Gilbert — 21/12/2011 @ 15:22

  52. @Gilbert : euh, très franchement, les opinions politiques d’un homme n’arrivent qu’en 99ème position dans l’ordre des critères de séduction, et encore, je me demande même si elles entrent en ligne de compte 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/12/2011 @ 15:37

  53. Bon, comme la discussion part un peu « en live » (pour écrire franglais), et que c’est bientôt Noêl …

    http://lecomptoirdelabd.blog.lemonde.fr/2011/08/26/louvrage-collectif-12-septembre-nest-pas-fait-pour-les-optimistes/

    Commentaire par Yves D — 21/12/2011 @ 16:33

  54. @ Gilbert

    « Les femmes nous aiment pour nos défauts. Si nous en avons suffisamment, elles nous pardonneront même notre intelligence ! » Oscar Wilde

    Ce qui nous rapproche ou nous éloigne d’un artiste ne sont pas ses idées mais sa personnalité. Et nous n’y pouvous rien !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 21/12/2011 @ 16:38

  55. @DM Il s’en compte 9 dans l’Annuaire des anciens. C’est surtout votre manque de perspicacité qui est navrant. J’espère qu’il n’y a pas de normalien qui traînent par ici, je risque d’être démasquée
    @ Chevalier Bayard. Pas de livres ! Pas de livres ! Kuk n’aime pas ça !

    Commentaire par Catherine Vincent — 21/12/2011 @ 16:48

  56. Et pour revenir à notre sujet : http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#12752

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/12/2011 @ 16:51

  57. @55 « Pas de livres ! Pas de livres ! Kuk n’aime pas ça ! »

    euh…. si on aime bien les livres, mais ce qu’on n’aime pas c’est d’en tirer 2 phrases pour en faire tout un discours …. qui saute de livre en livre.

    Je sais bien que l’éducation nationale adore cet empilement de savoirs mal digérés et recrachés comme un singe savant (ca évite aux gens de réfléchir ) mais ca n’en fait pas une discussion et encore moins une argumentation.

    Et, enfin, sans vouloir devenir insultant, être normalien n’est pas un critère d’intelligence et encore moins de savoir vivre en société.

    Commentaire par herve_02 — 21/12/2011 @ 17:53

  58. @ herve_02

    Ni, malheureusement, un critère de maîtrise de l’expression écrite, en tout cas pour le specimen qui sévit plus haut.

    Commentaire par hohoho — 21/12/2011 @ 18:37

  59. @Catherine Vincent: Mes sources sont l’édition 2011 de l’annuaire des anciens élèves de l’ENS-Paris, et l’édition 2009 de celui des ENS de St Cloud, Fontenay, et Lyon. Je n’ai pas il est vrai l’annuaire de Cachan sous la main.

    Bien entendu, ces annuaires peuvent ne pas prendre en compte des noms maritaux etc.

    Commentaire par DM — 21/12/2011 @ 18:42

  60. La vérité = x
    Un enfant se pose la question de ce que désire vraiment sa mère.
    Le désir de sa mère est entre lui et le réel.
    Arrive le tiers. Celui dont la mère s’occupe et qui provoque chez l’enfant la jalousie : il a devant lui la vérité incarnée. Il tente de faire pareil que cet autre, d’abord maladroitement, puis avec l’habitude il devient tout comme lui. C’est la relation imaginaire à l’autre.
    Or, il ne peut y avoir deux objets : l’un est le faux.
    Il s’ensuit une lutte à mort. C’est la scène politique qui sert de moyen terme. Si droite et gauche tombaient d’accord, nous serions bien embêtés : il nous manquerait le moyen de nous maintenir dans cette lutte dont on ne sait plus pourquoi elle a lieu. Ce que l’un dit, l’autre le reprend mot pour mot avec le petit mot « non » pour marquer la différence et avec toute la rage qu’on imagine de ne pouvoir faire mieux (comme dans toutes les cours de récréation).
    Est-ce là tout ce qui constitue la politique ? Ce serait sa forme, c-à-d ce qu’on appelle la « bataille » politique, la « campagne » électorale, avec en analogie, la caverne de Platon, sur laquelle se projettent les « vrais » problèmes (le fond du politique) dessinant des ombres qui nous poussent à la dispute à table ou au bistrot.
    Ainsi nous nous retrouvons d’un côté (ou bien de l’autre), à réagir de manière quasi mécanique (oui pour notre « camp », non pour le camp « ennemi ») à ce qui se dit ou se fait. N’y a-t-il pas une vérité (un fond) qui transcende cet imaginaire de toi à moi ?
    Naissance de la philosophie : Socrate qui doit confondre les marchands de com, que sont les sophistes, pour tirer de leurs griffes les athéniens nés de la démocratie.
    Descartes et sa tentative d’envoyer tout promener, dans le but de voir ce qui reste. Il ne reste quasiment rien : tout est douteux.
    Il faut bien malgré tout de la certitude. C’est le cadre d’une culture (unique et évoluant). Quand au réel d’où l’on est parti, il est l’objet du désir, pour autant que l’on se sort de cette relation imaginaire à l’autre. Y retomber, c’est refermer la relation à la Culture (le dialogue où la question de la vérité trouve son lieu, ce qui est simple et pourtant difficile, car comme le découvre Descartes, ça se confuse tout !).
    Les hommes politiques entre eux, dès qu’ils parlent « vraiment » du réel, tombent d’accord. Dès qu’ils paraissent à la télé, ils retrouvent leur colère et leur mauvaise foi (le loup de la fable qui se persuade qu’il est dans le vrai : or la vérité exige que l’on soit sans la connaître, que l’on soit qu’en la questionnant). Dès que les lumières s’éteignent, ils se retrouvent dans le noir et se remettent à chercher (ils sont dans le vrai).

    Intéressant le lien, Aliocha, surtout la vidéo (http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=12726) où l’on voit une dizaine de courageux représentants de la loi se mettre autour d’une femme à terre et lui taper dessus à coup de bâton et de pied. Voilà qui devrait nous permettre de relativiser la question de la droite et de la gauche et surtout celle de la presse en France (avec ou sans Anne Sainclair) ; car elle n’a pas fait les gros titres, cette vidéo où l’on voit les humains traités comme des chiens ; on ne voit pas (encore) dans la presse française en cette femme la nouvelle Marianne (elle est égyptienne, c’est en effet fâcheux).
    Sans doute que si l’armée française était allée bombarder l’Égypte, alors droite et gauche confondues lanceraient leurs invectives et leurs reporters sur ce qui deviendrait, ce qu’il est, un inacceptable acte de violence pure (inacceptable de la part d’une bande de voyous, et encore plus de la part de ceux qui sont là au nom de la loi). Mais puisque BHL bronze aux antipodes on laisse la vérité pour plus tard (on attendra qu’il revienne pour reprendre la guerre sainte).

    Commentaire par Bray-Dunes — 21/12/2011 @ 19:46

  61. @DM : on avance. Alors avançons. « Lord Auch », ça te dit quoi ? Zut alors, si ça se trouve qu’en gouguelisant on a la réponse. On ne souffle pas ! On ne souffle pas à herve_02.

    @herve_02, qui n’aime pas les livres ou ceux qui les invoquent. Car bien sûr si herve_02 peut aligner des mots et des phrases, c’est parce qu’il a appris la grammaire, la syntaxe, la composition, les concepts et tout ce qui va avec dans les blogs mais pas à « L’éducation nationale » et avec des livres et avec tout le reste. Hervé pense peut-être que lui aussi mériterait un prix Nobel en économie (Bh, c’est idiot ! il lui faudra d’abord écrire des livres !). Hervé est peut-être un jUrnaliste. est-ce que Hervé est un de ces nombreux jUrnalistes qui cite souvent Bourdieu (ses textes « non-sociologiques ») mais qui lorsqu’on leur demande ce qu’ils ont lu de Bourdieu et ce qu’ils ont compris de ce qu’il dit de l’habitus répondent « rien à foutre de ce Bourdieu »). Pas de généralisation : Bruno Roger-Petit, Sylvain Bourmeau, c’est pas du chiqué. Y a des jours où je me demande s’ils ne sont pas frustrés de pas être autre chose.

    @herve_02 : beau specimen mâle de « mutin de panurge » ?

    @hohoho : « Ni, malheureusement, un critère de maîtrise de l’expression écrite, en tout cas pour le specimen qui sévit plus haut. » Comme Hervé a dit qui fallait pas citer des livres, je peux donc pas te dire hohoho qui sont les auteurs que j’ai (essayé) de pasticher. DM t’expliquera que c’est un petit amusement de normaliens et que quand ça dévie pas trop ça donne… « L’élégance du Hérisson ». Suis sûr que t’as aimé, hohoho. Au fait, hohoho, c’est un pseudo ?

    Commentaire par Catherine Vincent — 22/12/2011 @ 00:18

  62. En tout cas en quelques posts à côté de la plaque on a un aperçu assez précis de l’habitus normalien.

    Et à l’expression écrite, on va ajouter la grammaire, hein. 😉

    Commentaire par hohoho — 22/12/2011 @ 00:37

  63. B.
    Tiens, lâche, gueux, sacripant, mécréant, musulman !
    P.U.
    Tiens ! Polognard, soûlard, bâtard, hussard, tartare, calard, cafard, mouchard, savoyard, communard !
    M.U
    Tiens, capon, cochon, félon, histrion, fripon, souillon, polochon !
    […]
    P.U.
    De par ma chandelle verte, ça va-t-il finir, à la fin de la fin ? Encore un ! Ah ! si j’avais ici mon cheval à phynances !
    B.
    Tapez, tapez toujours !

    Commentaire par Memepasmort — 22/12/2011 @ 04:15

  64. @Catherine Vincent : il me semblait que vous aviez fait des études. Depuis quand une différence est-elle nécessairement une opposition ? Que les politiques aient un discours idéologisé me parait normal, c’est leur métier autant que leur gagne-pain de défendre une vision de la société et des solutions à ses problèmes en s’inspirant le plus souvent d’une idéologie héritée ou construite. A l’inverse un journaliste s’en tient en principe aux faits qu’il doit décrire le plus objectivement possible. Il n’est questions ici ni d’opposition ni de querelle de légitimité mais de fonctions différentes appelant des règles d’exercice elles-mêmes différentes. Je commence à préférer ma formation de juriste à celle de Normale Sup, elle me parait plus apte à former l’esprit au raisonnement.
    Sinon, vous me rappelez une copine qui préparait normale justement. Elle n’avait lu en tout et pour tout de Balzac qu’une obscure nouvelle sur un lieutenant amoureux d’une panthère dans le désert. Ce n’était franchement pas ce que Balzac – que j’ai lu avec passion entre 11 et 16 ans, un crayon à la main, apprenant des pages entières par coeur – avait fait de mieux. Mais cela lui permettait de briller en société, car bien évidemment, même les balzaciens les plus avertis n’avaient pas lu ce que je serait tentée d’appeler si nous avions affaire à un peintre, ce déchet d’atelier. J’ai le regret de vous dire que vous transpirez le problème d’ego, ce qui est souvent le cas des normaliens d’ailleurs. Le plus drôle, c’est qu’ils n’ont guère produit de grands écrivains, à croire que les lecteurs de ce blog ont raison de penser qu’il est des études qui brisent plus qu’elles n’élèvent…La formation juridique voyez-vous consiste essentiellement à apprendre aux étudiants à raisonner, je la trouve infiniment plus émancipatrice.

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/12/2011 @ 09:17

  65. Pour revenir au sujet….

    J’apprécie la lecture du Huffpost version US de temps à autre. Le contenu est aussi dense qu’inégal(1), reflétant une caractéristique habituelle du web, qui en constitue tout à la fois la force et le défaut. Le modèle économique repose sur l’appropriation gratuite du travail d’autrui, mais, après tout, les contributeurs ne refusent pas d’être exploités de cette façon, et doivent eux-mêmes apprécier la visibilité offerte par cette plate-forme et la possibilité de donner plus d’écho à leur opinion – Certes, autre infirmité du Web, les textes se réduisent souvent à n’être rien de plus que des professions de foi militantes.

    Par ailleurs, je veux bien croire que l’administration d’un tel site requière un certain nombre de jeunes débutants démarrant au bas de la grille salariale – notamment pour réguler les flux de commentaires et d’accompagner une dynamique qui semble bien fonctionner sur le site US. C’est un travail minutieux et ingrat – voyez, Aliocha, la peine que vous prenez à répondre à Mme Vincent – et on ne voit pas pourquoi on embaucherait à cette fin des professionnels avec plus d’expérience et plus de prétentions salariales.

    Quant à Mrs Sinclair et la référence ad hominem à son munificent patrimoine et ses faramineux héritages… Un corps électoral qui a aidé à élire Sarkozy et ses propositions de réduire à presque rien la taxation des successions pour favoriser les « solidarités transgénérationnelles » et bien plus sûrement la reproduction des élites des beaux quartiers, devrait s’abstenir de ce genre de commentaires. Je me sens plus concerné par le constat que des fleurons industrielles soient confiés à des caricatures d’héritiers incompétents comme Arnaud Lagardère.

    Rassurez-vous j’aime aussi les journaux papier, ce plaisir tactile, cette matière solide qui pèse – même si elle prendra in fine le chemin du bac à recyclage – ce temps qu’on choisit ou qu’on s’impose à la terrasse d’un café en compagnie d’un double crème ou d’une bière. Le papier c’est un autre rythme, une autre activité, pas le clin d’oeil furtif sur l’ordi entre deux réunions, c’est le temps de la pensée, du recueillement, voire de la prière, et du respect du travail d’autrui. Sur ce point, Huffpost c’est tout pourri, je suis d’accord.

    (1) avec d’ailleurs pas mal de « people » et de rubriques style « insolite et humour animalier »

    Commentaire par Switz — 22/12/2011 @ 12:03

  66. @aliocha : je pense que Normale Sup n’est en rien responsable des travers que certains d’entre nous reprochons à Catherine Vincent. Je pense que la formation y est excellente, tout aussi émancipatrice qu’une formation juridique et ne brise personne. J’admets que c’est pure opinion puisque je n’ai jamais eu la chance de recevoir cet enseignement.

    Commentaire par kuk — 22/12/2011 @ 12:28

  67. Et pour revenir au sujet : le travail gratuit productif existe déjà dans l’univers du jeu video. Ou comment l’industrie a réussi à déléguer une partie du produit à la meilleure main d’œuvre possible : les utilisateurs. Ici, il s’agit de la rédaction de notices, mais ailleurs, c’est le beta-test, ou même l’écriture de mods (enrichissement du jeu initial par des contenus personnels). On peut dire que ceux-ci le leur rendent bien en s’octroyant souvent illicitement le jeu :
    http://blogs.rue89.com/jeux-video/2011/12/22/ces-joueurs-qui-ecrivent-leurs-notices-225972

    Commentaire par kuk — 22/12/2011 @ 12:57

  68. Oh la ! Bien sûr Baronne, il ne faut pas un certain égo pour se dire « je vais ouvrir un blog car j’ai des pensées que l’humanité entière doit lire ». Non il ne faut pas un certain égo et être dans la folie des grandeurs pour écrire « Nous les journalistes » et de parler au nom de milliers de gens auxquels on n’a pas demandé leur avis.

    Et cette histoire de la candidate à Normale sup qui n’a pas lu Balzac, Dieu combien de fois l’ai-je déjà entendue (bravo le recyclage de poncifs sur les ENS et les iep). Et puis comme chacun sait préparer Normale sup c’est pareil que ce qu’on fait à l’ENS. Est-ce qu’il est possible, surtout quand on est journaliste, de se renseigner d’abord. Dès qu’on vous parle de Normale sup, tout de suite la littérature vous vient à l’esprit ce qui veut dire qu’en réalité vous ne savez pas ce qui se fait à l’ENS, vous le savez d’autant moins que vos ami(e)s – Dieu qu’est-ce qu’ils vous disent souvent des choses idiotes – n’ont même pas été fichus de vous dire qu’il y a un département de droit à l’ENS et qu’il obtient par exemple des résultats exceptionnels à l’entrée à la magistrature.

    Bof. Bof. Si j’ai compris vous avez été avocate mais vous vous êtes barrée. Maintenant vous êtes journaliste. mais que de complaintes, que de complaintes, que de jérémiades et contre la Terre entière. Je ne suis pas journaliste mais j’en connais (tout le monde a des amis et j’ai même osé écrire que l’une d’elles est docteur en sciences économiques DE L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE et bosse aux Echos) et ils ne sont pas dans cette lamentation permanente.
    Journaliste forever ? Je n’en suis pas sûre. Il faut savoir dire d’où on parle : désolée mais pour moi, il y a trop de frustrations qui travaillent vos billets. Voilà le fond de ma pensée. Vous pouvez censurer si vous voulez.

    Commentaire par Catherine Vincent — 22/12/2011 @ 14:34

  69. @Catherine Vincent : si vous saviez à quel point les gens qui critiquent les autres peuvent révéler d’eux-mêmes, vous hésiteriez sans doute avant de me prêter des pensées qui vous mettent ainsi à nue tandis qu’elles me passent totalement au-dessus de la tête. J’ai ouvert un blog non par amour de moi mais parce que je trouvais mon métier injustement décrié. Eh oui, on peut si’ntéresser à autre chose qu’à son cul dans la vie, je sais, ça vous défrise. En même temps, c’est un peu le coeur du journalisme : s’intéresser au monde plus qu’à soi-même. Quant à l’anecdote, elle est vraie, je n’ai pas l’habitude de m’inventer des amis auxquels je préterais des aventures imaginaires et moins encore de répéter ce que j’entends en personnalisant le récit. Mais vous visiblement oui, dis-moi ce que tu soupçonnes et je te dirais qui tu es…Quant aux jérémiades, pour l’instant à part les vôtres, je n’en vois pas ici. Merci encore de cet autoportrait si réussi.

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/12/2011 @ 14:43

  70. @Catherine Vincent: Curieux, j’ai été chercheur à l’ENS et n’ai jamais entendu parler d’un département de droit. La liste des départements ici http://www.ens.fr/spip.php?article99 parle d’un département de sciences sociales, économie et droit, ce qui est différent. J’ajoute que je connais plusieurs normaliens qui ont fait du droit (public), et qu’ils ont plutôt eu tendance à s’inscrire à Sciences-Po.

    « docteur en sciences économiques DE L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE et bosse aux Echos »

    J’ignore de quand cela date, car il y a encore quelques années seulement, l’ENS refusait de délivrer des doctorats alors qu’elle en avait le droit, préférant que les doctorants présents dans ses équipes soient inscrits dans les universités parisiennes avec lesquelles elle avait des partenariats.

    Tout ce que vous nous racontez est donc fort étonnant. Soit les choses ont beaucoup changé depuis 5 ans (mais ça ne cadre pas avec votre âge trentenaire) soit il y a des incohérences curieuses.

    Commentaire par DM — 22/12/2011 @ 17:25

  71. @DM Pôvre DM ! Pôvre DM ! http://www.droit.ens.fr/
    @DM Mon Pôvre DM ! Mon Pôvre DM !
    http://www.ens-cachan.fr/version-francaise/formation/departements-d-enseignement/departement-economie-et-gestion-5621.kjsp
    Mon pôvre DM y a même des thèses d’économie de normaliens
    @DM http://www.presses.ens.fr/index.php

    Allez sans rancune (suis sûre que vous n’admettrez jamais que vous avez dit des sottises !).

    Commentaire par Catherine Vincent — 22/12/2011 @ 18:11

  72. @Catherine Vincent: Très chère, l’ENS tout court (Paris) et l’ENS de Cachan sont deux entités séparées. Quand, il y a quelques années, le directeur d’alors de l’ENS Gabriel Ruget avait envisagé une fusion, il y a eu un tollé.

    Pour parler franchement, il me semble en effet que vous affabulez et que vous parlez de ce que vous ne connaissez pas.

    Commentaire par DM — 22/12/2011 @ 18:42

  73. Cher père Noël,

    Les marrons sont bien arrivés (merci, cette année tu as mis le paquet).
    Dépêche toi d’apporter la dinde avant qu’ils ne refroidissent…

    Commentaire par Memepasmort — 23/12/2011 @ 04:09

  74. Memepasmort : mais si la dinde est là, cherchez bien 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/12/2011 @ 10:19

  75. Aliocha, vous êtes notre hôtesse et je ne voudrais pas commettre d’impair…

    Je sors un joker : http://www.klaire.fr/2011/12/01/le-pas-calendrier-de-lavent-raison-n%C2%B019-de-detester-le-mois-de-decembre/

    Commentaire par Memepasmort — 23/12/2011 @ 14:29

  76. – C’est pas bon coco, t’as bouffé la moitié du texte et c’est vachement ambigu ton truc !
    – Ambigu ?
    – Oui… Bravo l’impair coco ! On va se prendre une bûche ! On la refait coco !
    – Moteur !
    – Ca tourne…
    – Le banquier, la millionnaire et les autres… commentaire 75 ! 2ème !

    – Aliocha, vous êtes notre hôtesse et je ne suis ici qu’un invité. Je crains de froisser mes homologues et ne voudrais pas commettre d’impair…

    – Coupez !
    – Trop tard elle vient de s’envoler…

    Commentaire par Memepasmort — 23/12/2011 @ 18:53

  77. @Memepasmort : ouf, j’ai cru un instant que vous me preniez pour une dinde….

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/12/2011 @ 22:27

  78. Faut-il payer les blogueurs ? L’enquête très approfondie de Dan Israël sur @si (avec citation d’Aliocha inside 😉 ) : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4576

    Commentaire par laplumedaliocha — 31/12/2011 @ 10:31


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