La Plume d'Aliocha

17/10/2011

L’anosognosie frappe à tout-va !

Filed under: Réflexions libres — laplumedaliocha @ 09:51

C’est amusant la capacité d’absorption que l’on peut avoir de l’indigeste menu médiatique. Voici que DSK presque sorti de l’affaire Diallo autant que du cas Banon, se retrouve cité dans le scandale du Carlton de Lille. New-York, Paris, Lille, à quand Tokyo, Sydney, Rome et Singapour ? Cette dernière affaire aurait éclaté en février ou mars dernier, elle aurait fait un bruit pas possible, mais après ce que nous avons médiatiquement vécu à New-York, elle ne suscite plus que l’ennui. Nous sommes habitués et même mythridatisés. Il en va de même de l’affaire Bettencourt d’ailleurs, dont on nous sert un nouvel épisode de la procédure de tutelle. Madame Bettencourt mère menace de quitter la France tant sa fille l’agace, mais oublie de démissionner de son mandat d’administrateur de L’Oréal, ce qui apparait pourtant beaucoup plus urgent. Il est vrai que la dame souffre, comme Chirac, d’anosognosie. Au passage, notre ancien président n’a pas non plus démissionné du Conseil constitutionnel, à ma connaissance. Il a dû oublier. A croire que c’est contagieux cette maladie-là. Il y a quelques mois on en ignorait le nom, voici qu’on découvre que plusieurs grands du royaume s’en trouvent affectés. Ce sera peut-être l’épidémie de l’hiver. Si j’ai bien compris les facteurs de risque, le syndrome touche en priorité les personnes âgées susceptibles d’avoir affaire à la justice. DSK est trop jeune encore pour l’invoquer, mais il faut s’attendre à ce que d’autres cas dans les mois à venir se révèlent. Et puis il y a la victoire de François Hollande, et le téléspectateur se trouve sommé d’oublier toutes les vacheries qui ont émaillé les primaires socialistes pour adhérer avec enthousiasme au discours réconciliateur que nous servent en coeur choeur les anciens adversaires soudain réunis. Nous prendrait-on nous aussi pour des anosognosiques ?

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38 commentaires »

  1. « … adhérer avec enthousiasme au discours réconciliateur que nous servent en coeur les anciens adversaires… ».

    … en chœur, chère Aliocha.
    En chœur, et la main sur le cœur 🙂

    Commentaire par Ginkgo — 17/10/2011 @ 10:28

  2. @Ginkgo : tiens, je me demande si je ne vais pas adopter la charte des commentaires de Radio France et censurer les commentaires orthographiques….je blague, merci de me corriger.

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/10/2011 @ 10:30

  3. Bonjour Aliocha,

    Pas du tout convaincu par votre petit mot, aujourd’hui. Je ne me considère en aucun cas « sommé d’oublier les vacheries qui ont émaillé les primaires socialistes » et, de toute façon, je n’ai pas l’intention de le faire. Les médias donnent quand même largement la parole à tous ceux qui estiment suspecte la relative unanimité qui se dégage désormais autour du candidat Hollande.

    Le ton badin de votre chronique me laisse croire que vous jouez d’ironie, ce matin. À vrai dire, sans être convaincu, j’en souris 🙂

    Commentaire par Martin K — 17/10/2011 @ 11:24

  4. @Martin K : il y a des matins comme ça où je suis incapable de faire autre chose que rire en regardant BFM TV 😉 Vous ne trouvez pas que le ralliment d’Aubry et des autres est comique ? Au bout de temps d’années de querelles internes au PS et quelques semaines de vacheries retentissantes ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/10/2011 @ 11:27

  5. Au bout de temps d’années ? Je ne suis pas Ginkgo mais je gage qu’il serait choqué…

    Aliocha : mince, je viens seulement de comprendre votre commentaire (24 heures plus tard). Le surmenage ne me guette plus, le traître, il m’a bel et bien rattrapée 😉

    Commentaire par Tibald — 17/10/2011 @ 12:04

  6. Hugues Serraf toujours excellent :
    pour ceux qui se demandent ce que devient France Soir : http://www.com-vat.com/commvat/2011/10/france-soir-cest-fini-hein-quoi-encore-.html
    ou encore comment le syndicat du livre a décidé de faire mourir la presse papier plus vite : http://www.com-vat.com/commvat/2011/10/presse-quotidienne-la-démondialisation-façon-cgt.html

    Commentaire par laplumedaliocha — 17/10/2011 @ 20:35

  7. « Vous ne trouvez pas que le ralliment d’Aubry et des autres est comique ?  »

    if you can’t beat them,, join them….

    c’est très stratégique et vicieux à la fois, ils vont pouvoir négocier les bonnes places et de toute façon lui pourrir la vie pendant un certain temps, et s’il perd, ils ne lui trouveront aucune excuse  » et pourtant on a tout fait pour toi »

    Commentaire par gilberto — 17/10/2011 @ 22:13

  8. Etre anosognosique c’est ignorer la maladie dont on souffre.
    Mais notre cas est plus grave encore, nous sommes « agnosognosiques », nous ignorons ce que nous savons. A tout le moins nous faisons comme si nous l’ignorions.
    Nos dirigeants savent que nous n’accordons plus aucun crédit à leurs promesses mais ils continuent à nous promettre monts et merveilles comme si de rien n’était. Nous savons que leurs promesses ne valent pas tripette mais nous continuons à les écouter comme s’ils parlaient sérieusement…
    Nous avons compris depuis belle lurette que les Etats-Unis d’Europe sont un rêve évanoui, mais nous pensons, parlons, agissons comme si plus de fédéralisme européen allait nous sortir de la crise…
    Nous savons que le libre-échange généralisé, c’est la soumission à la loi du plus fort (le renard libre dans un poulailler libre…) mais « protectionnisme » reste un gros mot…
    Nous savons que la violence n’est jamais une solution, et pourtant nous continuons à y avoir recours, prenant le deuil de nos morts, négligeant le sort de ceux que nous tuons (en Serbie, en Afghanistan, en Libye…)
    Oui, notre cas est grave : nous savons et ignorons que nous savons…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 18/10/2011 @ 08:34

  9. Bonjour Aliocha,

    Oui, bonjour, car j’ai mis une petite journée à vous répondre. Comique, non, je ne dirais pas ça. En partie simulé, bien sûr, mais j’imagine que les socialistes sont contraints au compromis s’ils veulent avoir une chance de passer. Martine Aubry pèse quand même quelques voix et doit se dire qu’il vaut mieux faire gagner son camp (ou au moins essayer) que d’être la responsable désignée d’une défaite.

    Si on regarde dans l’autre camp – ou je dirais plutôt dans l’un des autres camps, le concept de leader « naturel et légitime » me paraît tout aussi fumeux. Surtout que ledit leader ne s’est toujours pas déclaré et que beaucoup de prétendus dauphins piaffent visiblement d’impatience.

    Bref, vivement qu’on en revienne au fond. Je ne désespère pas tout à fait que ce soit possible 😉

    Commentaire par Martin K — 18/10/2011 @ 08:57

  10. @Martin K : Hello Martin ! Hélas, on n’y reviendra pas au fond, on a pris trop de retard. Quand j’observe au quotidien la complexité de la crise financière et des solutions pour s’en sortir, rien que sur ce sujet-là, je désespère qu’on en vienne au fond. Ce sera une élection de communication, c’est tout. Hier soir dans C dans l’air, ça glosait encore à l’infini sur les querelles de personnes et les stratégies de pouvoir. Affolant. C’est un peu comme si la justice ne jugeait plus que les questions de procédure et refusait d’aborder le fond. En politique on s’en tient à la com’. Drôle de démocratie où l’on consomme du politique comme on achète des yaourts, sur l’emballage et les promesses fumeuses de plaisir gustatif et de bien être.

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/10/2011 @ 09:14

  11. @notrehôtesse11.
    « Quand j’observe au quotidien la complexité de la crise financière et des solutions pour s’en sortir ».
    Je crois que nous (dirigeants et spécialistes) ne comprenons pas bien ce qui se passe mais plutôt que d’approfondir cette analyse nous (idem) proposons une solution. Toute solution proposée sans avoir préalablement identifié et analysé le problème n’est que manipulation.

    J’aurai la cruauté de rappeler ce qu’écrivait Attali dans le rapport de sa commission sur la croissance en janvier 2008
    « Le monde est emporté par la plus forte vague de croissance
    économique de l’histoire, créatrice à la fois de richesses
    inconnues et d’inégalités extrêmes, de progrès et de gaspillages,
    à un rythme inédit. L’humanité en sera globalement bénéficiaire.
    La France doit en créer sa part.
    Cette croissance économique n’est pas une abstraction »

    Accablant pour un économiste (entre autre) amené à donner son avis dan tous les médias sans qu’aucun journaliste ne lui remette ses écrits sous le nez.
    Les journalistes ne croient pas les mensonges des politiques mais ils les répètent et c’est plus grave. Coluche

    Commentaire par araok — 18/10/2011 @ 09:49

  12. Aliocha, je crois que vous êtes plus pessimiste que je ne le suis, en fait. Il est évident que la campagne n’abordera pas QUE des problèmes de fond et qu’elle ne livrera probablement pas non plus une analyse pointue sur la crise que nous traversons. Il n’empêche que je continue de croire qu’un débat aura lieu sur des problèmes de fond. Je crois d’ailleurs que la primaire socialiste a permis de dégager quelques lignes directrices.

    Il est clair cela dit que ça se jouera aussi (grandement) sur la communication. Je juge les sources d’information assez nombreuses pour permettre aux citoyens de ne pas être tout à fait dupes, a fortiori sachant que certaines vieilles ficelles me paraissent passablement usées. J’abonde dans votre sens pour dire qu’il en reste encore assez pour polluer les quelques débats qui émergeront du bla-bla politicien. Et croyez bien que ça me désole autant que vous…

    Commentaire par Martin K — 18/10/2011 @ 10:10

  13. @Martin K : pour cela, il faudrait qu’on arrête de se regarder le nombril. Tenez, par exemple, on pense en France que la partie va se jouer entre l’abominable libéral qu’est Nicolas Sarkozy et les socialistes susceptibles de s’émanciper de la tyrannie des marchés financiers. C’est partiellement faux. Les socialistes sont empêtrés dans le libéralisme, comme tout le monde. Et NS n’est pas l’abominable libéral qu’on décrit. Depuis le début de la crise, les français se font traiter dans les organismes internationaux de gaulois arriérés. Vous savez pourquoi ? Parce que la France dans les négociations internationales est en train de lutter contre l’axe Londres-Wall Street et son libéralisme délirant et qu’elle est à peu près la seule à le faire. Depuis toujours nous avons la réputation dans le monde d’être anti-libéraux et nous continuons de l’être, même en sarkozie, c’est dans notre histoire, notre culture, nos gènes. Eh oui ! Qui le dit, ça ? Personne, parce que ça ne cadre pas avec le clivage idéologique gauche droite totalement dépassé mais simple et facile auquel on s’accroche. Dans ces conditions, comment voulez-vous que le débat ne soit pas faussé ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/10/2011 @ 10:19

  14. Bonjour Aliocha,
    A propos du Conseil Constitutionnel et de M. Jacques Chirac je pense qu’il faut faire valoir les art. 10 et 11 de l’Ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel qui indiquent :
    – Article 10
    (al.1) Le Conseil constitutionnel constate, le cas échéant, la démission d’office de celui de ses membres qui aurait exercé une activité ou accepté une fonction ou un mandat électif incompatible avec sa qualité de membre du Conseil ou qui n’aurait pas la jouissance des droits civils et politiques.
    (al.2) Il est alors pourvu au remplacement dans la huitaine.
    – Article 11
    Les règles posées à l’article 10 sont applicables aux membres du Conseil constitutionnel qu’une incapacité physique permanente empêche définitivement d’exercer leurs fonctions.

    Commentaire par Philippe Larrodé — 18/10/2011 @ 10:23

  15. Bonjour Aliocha,
    si je vous rejoins complètement sur le fait que ni Sarkozy ni aucun politique français n’est libéral, j’aimerais en revanche bien savoir où est-ce que vous voyez du libéralisme à l’heure actuelle. Sauvetage des banques ? les libéraux hurlent au scandale. Rachat de la dette grecque par les banques centrales? fond de soutient ? nationalisation des banques ? pareil. Les propositions libérales, ce sont de mettre les banques face à leur responsabilités (i e les laisser faire faillite, pour responsabiliser les autres et faire le ménage) et de réduire l’endettement des états, qui ne peut que provoquer une catastrophe à long terme. Vous en entendez parler de ça ? Oh, on parle bien de rigueur, mais quand on me propose un plan destiné à « économiser » 11 milliards d’euro sur deux ans quand le déficit annuel est de l’ordre de 100 milliards, j’ai un peu l’impression qu’on se fiche de nous.

    C’est marrant, parce que la crise actuelle était prévue depuis un moment par les libéraux. Et vous savez quoi ? Ça me fait peur, parce que les mêmes qui hier annonçaient que 2008 n’était une secousse annonciatrice nous préviennent aujourd’hui que les mouvements actuels ne sont que les prémisses d’une tempête qui pourrait provoquer les dégâts colossaux (du genre crise de 29). Et le fait est que leur argumentaire se tient.

    Aucune des propositions libérales actuelles ne sont émises à un niveau de pouvoir suffisamment haut pour avoir une chance d’être appliquée, sauf peut-être quelques détails qui, sans le cœur des propositions, ne ferons dans le meilleurs des cas aucun bien. Mais de toute façon, il est probablement trop tard. On peut peut-être limiter la casse, mais casse il y a aura. Et on accusera les libéraux, comme on le fait à l’heure actuelle, pour les dégâts provoqués par une régulation déficiente et le capitalisme de copinage.

    Commentaire par BN — 18/10/2011 @ 11:13

  16. @Aliocha: je ne suis pas sûr que nous soyons si anti-libéraux, même si nous ne sommes pas libéraux de la même façon que peuvent l’être les Américains ou les Anglais. Pour aller dans votre sens (enfin, je crois), je dirais que pour moi, le débat est faussé à la base, dans la mesure où on ne parle plus que du duel Sarkozy / Hollande et qu’on oublie un peu vite les autres candidats, notamment Marine Le Pen (qui doit s’en frotter les mains). Pendant ce temps-là, les uns et les autres fourbissent leurs armes, qu’elles soient des idées politiques ou des stratégies de communication.

    Commentaire par Martin K — 18/10/2011 @ 11:21

  17. @BN : si j’ai eu l’air de regretter la position française dans le débat international, alors je me suis mal exprimée. Au contraire, je trouve que nous menons en ce moment des guerres, je dis bien des « guerres », qui sont d’un intérêt stratégique majeur et passent malheureusement en-dessous de la ligne de flotaison des médias. La guerre contre le libéralisme à tout crin de l’axe Wall Street Londres qui traine dans son sillage la plupart des autres pays dont la Chine, n’est pas la moins utile. L’affrontement de cultures et des valeurs est juste d’une importance vertigineuse. Affrontement des systèmes économiques, juridiques, comptables, financiers, de protection de la vie privée face au numérique et j’en passe, la mondialisation s’organise et chaque pays tente d’imposer son modèle, c’est-à-dire de définir les valeurs qui gouverneront demain. Et nous avons juste en face de nous des pays comme les Etats-Unis ou la Chine, autrement dit des nains 😉 Et pendant ce temps, on s’embourbe dans les petites phrases des politiques, les querelles stratégiques au sein des partis et autres fumisteries du même acabit. Si vous saviez à quel point on a l’air ridicules, dès lors qu’on fait un petit tour par ces débats avant de revenir écouter les éditorialistes, c’est juste à pleurer…

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/10/2011 @ 11:49

  18. @ouais en 16

    En fait, nous vivons une sorte de « socialisme » qui s’ignore ? Ou peut être de stalinisme qui pressure une population pour servir une « élite » nomenklaturienne. Mais nous sommes bien loin du « libéralisme » n’est-ce pas ? Nous sommes dans un neo-libéralisme qui a réussit a allier le pire des 2 camps (mais faut comprendre, avec les fins de race qui nous gouvernent) :
    – la pauvreté et l’oppression par le pouvoir économique (résultat direct du libéralisme, car la concentration mène automatiquement à cela, elle mène même à la prise de contrôle des décisions politiques à l’aune du libéralisme économique et nous y sommes en plein : regardez ce que l’europe fait subir à la grèce : c’est a vomir de honte),
    – la régulation et l’a-démocratie pour permettre aux « possédants » de continuer à siphonner ce qu’il reste sur la carcasse comme un parasite qui suce jusqu’a la mort de son hôte.

    Oui laissons crever les banques, oui ne leur permettons pas de se défaire des actifs dans des sociétés de défaisance qui pèseront sur les budgets de l’état pendant des centaines d’années (rappelez vous du crédit lyonnais). Interdisons de céder les prêts à d’autres. Car la prochaine étape possible : les banques vont « vendre » les prêts à des « filiales » pour que ceux qui ont un compte courant ou épargne et un prêt ne pourront pas éponger l’un avec l’autre lorsque leur épargne aura « disparu » mais pas leur crédit.

    A ce moment là, vous verrez arriver le vrai libéralisme que vous appelez de vos vœux : le michu de base, il ira trucider son banquier qui lui annoncera la bonne nouvelle, j’espère alors que nous resterons dans ce bon vieux libéralisme que vous appelez de vos vœux et que l’on n’enverra pas la police « étatique et socialiste » protéger ses bons libéraux de banquiers.

    Que se vayan todos ! vivo o muerto !

    Commentaire par herve_02 — 18/10/2011 @ 11:53

  19. @la plume en 18

    vous savez, ces discutions, c’est un peu du pipo, in fine.

    Ne vous inquiétez pas, le système mondial s’effondre, ce que nous avons connu jusque là est mort, ce n’est qu’une question de temps. La seul manière qu’il puisse survivre : faire comme la chine en écrasant sa population sous une botte de fer. C’est impossible aux US à cause du 2eme amendement de leur constitution sur le port d’arme (justement destiné à éviter ça). C’est impossible en france (et dans une grande partie de l’europe – au moins du sud) parce que nous ne sommes pas « sages et obéissants » comme les chinois. En europe du nord, ce n’est pas non plus leur culture. Donc ça ne viendra pas.

    Les volumes de « dettes » (entendre vol) sont tels qu’elles ne sont pas « remboursables », même dans le jeux « le petit atelier du libéral ». C’est une crise de culture plus qu’une crise économique. La vieille génération (la nôtre) ne s’en laisse plus conter (compter?), n’accorde plus confiance aux zélites et n’acceptera plus de sacrifice. La jeune (nos enfants) refusera ce pouvoir qu’elle conchie. Ils en ont fait des consommateurs pour soutenir une « croissance » bénéfique à tout le monde ? cool mais comme ils (le pouvoir économique) n’ont plus d’argent à leur donner(plus de travail) pour qu’ils (les jeunes)puissent s’adonner a cette drogue, ils vont pas plier l’échine, ils vont se révolter. Et leur parents les suivront au lieu de les tempérer.

    C’est la première fois qu’il y a 2 générations en même temps contre le pouvoir en place. La 3eme génération,(nos parents) est en train de s’éteindre doucement dans le rêve d’un monde ou « ces jeunes y font plus rien », sauvegardés par les souvenirs d’un monde ou tu réussissais pas le travail. Chaque année qui passe et cette génération qui cherche la stabilité de leur monde qui s’éteint disparait. Il ne restera que les révoltés.

    Ca va tanguer.

    Commentaire par herve_02 — 18/10/2011 @ 12:10

  20. @herve_02
    Le libéralisme « que j’appelle de mes vœux » inclut l’état de droit. Assimiler le libéralisme à l’anarchie, c’est certes plus facile pour le critiquer, mais je ne suis pas sûr que le débat s’en trouve grandi. Et je ne suis pas contre la garantie des dépôts des épargnants par l’état, même si je préfèrerais qu’on mette fin au système de réserve fractionnaire qui n’est rien d’autre qu’une arnaque transformé en système monétaire par la loi.

    Je suis d’accord sur le fait que certains, qu’on appelle à tord libéraux (le néo-libéralisme, ça n’existe pas, pas plus que l’ultra ou le turbo), veulent avoir les mains libres pour amasser du pognon, et s’empressent ensuite d’appeler l’état à la rescousse quand il s’agit d’éponger leur pertes/de tuer leurs concurrents/de toucher des subventions/etc. C’est votre point 2, et les libéraux sont les premiers à critiquer cet état de fait. Mais wall street, ce n’est pas du libéralisme, c’est du capitalisme de copinage.

    Pour le point 1, vous proposez quoi à la place ? L’économie planifiée ? On a déjà essayé, ça a fait des millions de mort par la famine, au XXe siècle. Je préfère le capitalisme, qui est peut-être non idéal, mais qui permet à une écrasante majorité de remplir son assiette. Ceci dit, contrairement à certains libéraux, je suis personnellement favorable à l’existence de lois et d’autorités chargés de lutter contre la concentration. Mais bien souvent, la concentration est le résultat direct des actions de l’état, surtout en France où on aime tant les champions nationaux.

    Et non, les dettes ne sont plus remboursables. Nous avons sauté, il va maintenant falloir atterrir. Je suis juste consterné (mais pas vraiment surpris) de voir qu’au lieu d’essayer d’amoindrir les dégâts, les politiciens creusent encore, dans l’espoir qu’on ne touche jamais le fond. On aura juste plus mal quand cela arrivera.

    @aliocha
    Ben justement, je suis plutôt libéral. Le modèle français où pour réussir il faut connaître le bon politicien, qui peut à loisir favoriser les sociétés qu’il souhaite, ça me donne un peu la nausée.

    Commentaire par BN — 18/10/2011 @ 14:33

  21. @BN : pour vous le modèle libéral français est mauvais parce qu’impur, pour moi il mérite d’être amélioré parce qu’il est encore insuffisamment réglementé. Je crois qu’il ne faut pas confondre avec les pratiques de népotisme, corruption, pots de vin et copinage, ça n’a rien à voir, sauf peut-être dans l’esprit de la Banque mondiale sous l’influence de l’Ecole de Chicago, mais c’est une autre histoire.

    @Herve_02 : c’est marrant, « ça va tanguer » c’est exactement ce que vient de me dire un vieux copain devenu banquier que j’ai retrouvé à midi. Il me disait que le petit monde du private equity lui donnait la nausée et que tout ça allait péter. Si même les banquiers s’en rendent compte…

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/10/2011 @ 14:42

  22. @aliocha
    C’est quoi pour vous le modèle libéral français ? j’ai du mal à voir ce que vous entendez par là. Je vous rejoins tout à fait quand vous dites que les français ne sont pas libéraux. Ils attendent l’action de l’état comme le messie (dans le meilleur des cas) ou n’hésitent pas à utiliser leur réseau/leur pouvoir de nuisance pour obtenir des avantages indus par la force, via l’état (dans le pire des cas, cf le syndicat du livre ou les majors). Du coup, je suis un peu surpris de vous voir parler de modèle libéral français. Et je suis curieux (au sens propre, n’y voyez pas d’ironie) de savoir comment vous pensez qu’une régulation politique peut permettre d’améliorer les choses dans le monde de la finance (et ailleurs).

    Pour les pratiques de corruption etc, on peut en limiter certaines avec un système judiciaire efficace (ce que nous n’avons pas, parce que ceux qui peuvent le mettre en place n’y on pas intérêt), mais à mes yeux, à partir du moment où vos actions sont dictées par un politicien, il prendra ses décisions comme un politicien, c’est à dire en fonction de son réseau. Pour avoir vu l’efficacité des députés en action quand il s’agit de sujet technique, leur confier plus de pouvoir me fait froid dans le dos. Ils ne connaissent rien des réalités techniques (ce qui ce soigne), et s’en contre-fichent (ce qui est gravissime).

    Commentaire par BN — 18/10/2011 @ 15:05

  23. Une petite correction sur la situation de J. Chirac au conseil constitutionnel. De mémoire (voir PRD) et dixit le conseil « A sa demande, Jacques Chirac ne siège plus au Conseil Constitutionnel depuis le mois de mars. Il n’est donc plus rémunéré depuis lors ». D’autre part, J. Chirac est membre de droit, il ne peut donc pas démissionner …
    Pour le reste, j’en arrive à penser que les hommes politiques sont opportunistes. Mon dieu, quel horreur.

    Sur un autre sujet, dans une chronique de France Info sur la presse il y a quelques jours, l’un des intervenants disait que l’état de 3 journaux était finalement représentatif des soucis de la presse : France Soir et sa reconversion forcée au WEB exclusif, le Parisien et son Xème plan de restructuration, et Le Monde avec la réduction d’effectif de son imprimerie suite à la perte de 75% du tirage externe (perte de l’impression des Echos, du Guardian et autres). Au passage les mots « syndicat du livre » semblent tabou car jamais prononcés, quel courage …

    Commentaire par ctpjano — 18/10/2011 @ 15:33

  24. @BN en 21

    C’est marrant vous êtes libéral et vous appeler de vos vœux l’état de droit. Maintenant est-ce que vous avez une limite entre le libéralisme et la loi, parce qu’il est là le fond du problème. Tout le monde veut de la liberté et surtout tout le monde veut que l’état protège SA liberté d’aller écraser le voisin. la pariso elle veut la liberté de pressurer le salarié, mais elle ne veut pas la liberté du salarié d’être respecté dans un état de droit comme il a pu être rêvé par le conseil de la résistance.

    Parce qu’un loi comme hadopi qui donne à des ayants droits le pouvoir de « traquer » le délinquant et qu’un organisme puisse le condamner sans passer par un juge c’est quoi ? du libéralisme ou du dirigisme (pardon on dit état de droit)?

    Ce que j’adore avec les « libéraux », c’est qu’il y en a que peu pour aller au bout du raisonnement : liberté ok, mais pour tous et à armes égales. Puisque la police ne vient pas dans une entreprise pour arrêter le « manager » du salarié qui s’est suicidé, pourquoi elle viendrait parce que le salarié prend en otage son « manager » ? Ah oui je sais, l’état de droit : il est interdit de prendre en otage, mais il n’est pas interdit de pousser au suicide par des conditions de travail dégradantes : c’est le libéralisme : chacun fait ce qu’il veut (surtout les puissants). Ce qui est marrant avec les libéraux, c’est que ce sont les dominants qui ont accumulés en copinant avec les gouvernants et maintenant ils veulent aller plus loin en demandant à l’état de nouvelles libertés, que l’état de DROIT (je me marre) va leur accorder.

    Oui, la concentration c’est le fait de l’état. Vous y croyez? vraiment ? les 147 entités qui contrôlent 40% de 43 000 transnationales c’est juste l’émanation de l’état français. La marmotte, le chocolat, le papier d’allu. La concentration est l’évolution naturelle du capitalisme et le libéralisme est l’évolution naturelle de la concentration, lorsque les lois deviennent un obstacle. Lorsqu’on a utilisé le système jusqu’au trognon, pour aller plus loin encore (parce que ce système ne fonctionne que dans une croissance infinie) il faut sortir du système et on en appelle au libéralisme salvateur. Mais avant on a bien profité de ce système comme des porcs pour bien se placer.

    Ensuite sur le capitalisme qui a rempli les assiettes, je pense que ce doit être VOS assiettes car pour la majorité des individus dans le monde les assiettes sont plutôt vides. Même en france 30% de personne ont refusé ou repoussé un soin en 2010. Alors les discours sur le capitalisme seul alternative possible (TINA), excusez moi et n’y voyez aucune insulte, mais je me marre. D’ailleurs il n’est que voir la _réalité_ actuelle de ce que le capitalisme a fait : un enfer pour 90% des gens. Alors les libéraux ont beau jeu d’expliquer que c’est parce que c’est déjà trop régulé.

    Moi, je suis d’accord avec le libéralisme sans régulation, mais pas avec un état de droit qui protège ceux en place. Que le manager soit face à ses responsabilités, pour de vrai, pas dans un simulacre d’état de droit qui le protège, qu’il puisse payer par la main de ses victimes sans que le monde ne soit régulé par des lois qui empêche de faire justice soit même. Ah non ca c’est juste l’état de droit. la régulation c’est juste ce qui empêche l’entreprise de gagner encore 1% de plus sur le salarié.

    Commentaire par herve_02 — 18/10/2011 @ 15:43

  25. Les agences de notation occupant de nouveau le devant de la scène puisque Moody’s place la France sous surveillance, je signale l’excellent article de wikipedia sur le sujet, très clair et pédagogique, et aussi les articles récents du Figaro cités en note 21 (suivre les liens internes du Figaro, tous intéressants) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_de_notation_financière
    Au passage, je signale que tous les économistes et financiers qui me parlent en ce moment sont littéralement hallucinés de voir le crédit accordé à ces agences qui ont bien noté Enron jusqu’à sa faillite et encensé les subprimes. Voilà pour la petite note d’ambiance.

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/10/2011 @ 22:46

  26. @laplume en 26

    Je crois que vos amis ne comprennent pas que l’enjeu n’est ni économique, ni financier, il est juste politique. Toutes les « théories » ne sont que des excuses pour permettre à ceux qui se goinfre de le faire le plus longtemps possible.

    Commentaire par herve_02 — 18/10/2011 @ 22:50

  27. @Herve_02 : les financiers et banquiers ne sont pas mes amis. Celui que j’évoquais à midi était un modeste chargé de compte quand je l’ai connu en dehors de mon exercice professionnel, il s’occupe aujourd’hui de LBO. Ainsi vont les relations…notez c’est grâce à ce type de rencontres que les journalistes accèdent au dessous des cartes. Quant aux agences de notation, le fond du problème à mon avis, c’est que nous sommes notés par des gens qui le font dans le cadre d’un système de pensée qui n’est pas le nôtre, en s’appuyant sur des valeurs qui ne regardent qu’eux et sur la base de méthodes contestables et contestées d’ailleurs puisqu’elles partent d’un biais idéologique. Ce qu’elles nous montrent, c’est que nous sommes dans une guerre idéologique et culturelle très violente dans laquelle nous sommes loin d’être en position de force…Cela dépasse la seule volonté de maintenir un système juteux, même si je vous accorde que c’est bien le moteur des des individus qui incarnent le système. On retrouve la même problématique par exemple dans la défense de la vie privée dans l’univers numérique entre l’Europe pour qui c’est un sujet majeur et les Etats-Unis qui globalement s’en foutent et privilégient les intérêts des géants de l’informatique. Donc il y a des racines culturelles, historiques, philosophiques et même sans doute religieuses au coeur du conflit actuel entre US et Europe. Et l’enjeu de tout cela, c’est tout simplement qui imposera ses valeurs dans la mondialisation. Ajoutez à cela l’arbitrage de poids de la Chine, et vous avez le vertige 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/10/2011 @ 23:05

  28. Mais si, au lieu d’avoir l’oeil rivé sur ces agences on suivait le taux qui nous est consenti par « le marché », selon une périodicité suffisante pour avoir une signification?
    Chère hôtesse savez-vous où on peut trouver ces (allemand, italien, grec, espagnol, irlandais, par exemple) fameux taux? Car aprés tout c’est la seule(?) chose intéressante.
    Quant à Enron, Arthur Andersen ne s’en est pas remis: exit!

    Commentaire par araok — 18/10/2011 @ 23:46

  29. @laplume

    Je suis désolé si je vous ai froissé avec le terme amis. Cela n’avait pas pour but d’entamer votre crédibilité, juste un mot plus court que banquiers et financiers et peut être un peu trop large, disons relations (?) Mais amis,au sens large, me va bien. Ce n’était pas pour vous mettre « dans le même panier ».

    Donc, oui il y a de nombreuses considérations « élevées » à prendre en compte, comme vous le faites, mais avouez que tous ces choix historiques, culturels, philosophiques, religieux sont, en trèèèès large partie, pris par une « élite » (soit disant), pas pour le rayonnement de son peuple, mais pour la survie et la multiplication des 5-10% du haut de la pyramide.

    Lorsque les US font passer des lois liberticides permettant de fliquer le moindre citoyen, ce n’est pas pour la sauvegarde de la mère patrie, mais pour juste continuer à assoir le pouvoir de gens acoquinés avec des officines peu recommandables : il suffit de voir ou est arrivé l’enquête sur le 11 septembre : à rien. 3 tours par terre 4000 morts et rien sauf une guerre de pétrole.

    Lorsque les Russes font des essais grandeur nature sur leurs populations, ce n’est pas pour le peuple.

    Lorsque les japonais laissent crever leur population à Fukushima, ce n’est pas pour assurer un avenir meilleur à leurs peuple.

    Lorsque la chine écrase sa population pour la faire travailler pour une poignée de riz et cautionne la corruption qui lamine le peuple, ce n’est pas non plus pour un avenir radieux de la jeune génération de chinois.

    Tout n’est question que de pouvoir et de choix _politique_

    Si comme le nouveau républicain us certains pensent que les US ont été crées par dieu pour dominer le monde, ce n’est pas un problème religieux, c’est un problème psychiatrique au même niveau que Raël.

    Toutes ces explications ne sont pas « fausses » en soit, elles occultent juste le _fait_ de base : ce sont des choix _politiques_ destinés à assoir sa domination sur son peuple, et accessoirement sur le peuple des autres. Alors oui la philosophie (libéralisme ou matérialisme historique), l’histoire (oppression ou liberté), le religieux (catho ou musulman) peuvent expliquer le raisonnement qui a conditionné le choix, mais cela ne donne que le comment, la justification, pas le pourquoi, le pourquoi est un choix de dominants qui veulent rester à dominer, peu importe les moyens.

    S’il vous fallait une preuve supplémentaire, la journée mondiale des indignés du 15 octobre : ce sont des millions de gens dans 951 villes et 82 pays : 82 cultures, philosophies, religions, histoires différentes et 82 peuples qui disent non. Pour moi, c’est un bon indice.

    Par ailleurs la couverture médiatique de cette évènement mondial, était…. faible(?)… Comme dit Jérôme Poidevin, directeur délégué de France Télévisions en charge des antennes régionales : « Nous avons un actionnaire, et cet actionnaire, c’est l’Etat. » Et c’est du public, imaginez le privé.

    Commentaire par herve_02 — 19/10/2011 @ 00:38

  30. Nous prendrait-on nous aussi pour des anosognosiques ?

    « a » privatif « nosous » maladie « gnose » connaissance ce qui donne « anosognosie » celui qui n’a pas connaissance de sa maladie.

    On ne nous prend pas pour anosognosiques mais pour des « astuperegnosonoïaques » que l’on fait avancer comme il se doit avec une carotte ou un baton. CQFD

    Commentaire par ObïOxOïdO — 19/10/2011 @ 00:46

  31. « sur la base de méthodes contestables et contestées d’ailleurs puisqu’elles partent d’un biais idéologique »

    Je crois que c’est là la « clef » : si L’ECONOMIE n’est pas une vraie « science », c’est parce que la grande majorité des théories qui la composent sont entachées de biais idéologiques.

    Dans les commentaires, on parle de « libéralisme » … mais c’est quoi au juste ?
    Chacun y va de SA définition, allant vers des nuances (style « néo-libéralisme » …).
    En général, tous s’accordent pour dire qu’un système libéralisme voit l’état se limiter ses pouvoirs régaliens au maintien de l’ordre (y compris vis à vis de l’extérieur de cet état, donc de l’armée) et à la justice …

    Mais si justice et maintien de l’ordre il y a, c’est qu’il existe des règles à respecter, non ?
    Et s’il y a des règles à respecter, c’est que la liberté est limitée, non ?

    Alors où mettre le curseur ?
    Je rejoins donc plutôt Aliocha qui qualifie de « libéral » l’axe City – Wall Street, même si certains trouvent qu’il est « trop » régulé … et sa conclusion sur l’affrontement des idéologies.

    Car une société humaine n’est-elle pas caractérisée par l’idéologie dominante que l’on y trouve ?
    Une idéologie politique (Maoïste ou National-Socialiste, …), mais qui est très liée à une idéologie religieuse (voir les filiations entre capitalisme et protestantisme, ou les discours sur la finance islamique) d’où dérive un modèle et des théories économiques biaisées !

    Oui, moi aussi j’ai parfois le vertige … et donc je vais me coucher !

    Commentaire par Yves D — 19/10/2011 @ 00:52

  32. Oups, désolé pour la mauvaise rédaction de mon précédent message … je reprenais mes phrases « dans la foulée » et leur structure s’en ressent … mais je crois que ça reste compréhensible.

    Qaunt au « dominant – dominés » d’herve_02, c’est un problème vieux comme le monde … même chez les animaux dits « sociaux », on utilise ces termes pour décrire leur organisation (« mâle dominant qui se réserve les femelles fertiles », etc …). Donc le « pourquoi » ne se limite pas à un simple « choix politique » d’après moi …

    Commentaire par Yves D — 19/10/2011 @ 00:59

  33. @Yves…

    oui mais chez les animaux, il n’y a pas une loi qui décide que le dominé ne doit pas s’attaquer au dominant et que le dominant est protégé jusqu’à sa mort. C’est un choix politique cette loi qui protège le dominant. aucune loi animale ne protège le dominant juste parce que c’est lui, aucune loi animale ne force un individu à payer un impôt juste pour habiter quelque part, aucune loi animal n’interdit qu’un « savoir » soit divulgué, aucune loi animale ne _force_ les individus à vivre en société (essayer de ne pas envoyer vos enfants à l’école et vous verrez). Ce ne sont que des choix _politiques_.

    Les parallèles avec les animaux sont souvent juste là pour trouver des pseudo-justifications à des comportements « animaux » des prédateurs bien protégés par des lois qui n’ont rien de très « naturelles ».

    C’est comme pour tout, pas de soucis avec ces comparaisons animales, si on va au bout du raisonnement : quand le président se balade, qu’il se balade seul et affronte aux poings ses rivaux, sans garde du corps armés. Ensuite, nous reparlerons de ce problème « vieux comme le monde ».

    Commentaire par herve_02 — 19/10/2011 @ 01:32

  34. @ Herve_02

    J’utilise la comparaison animale justement pour faire réagir.

    Depuis des millénaires, l’homme tente de s’extraire de sa condition animale … et pourtant, si des cris d’effroi ont accompagnés les thèses de Darwin (qui nous renvoyaient à nos ancêtres « animaux »), ce n’était juste que quelques siècles (Aristote déjà, mais voir aussi http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Controverse_de_Valladolid ) après que l’esclavage ou la colonisation soit justifiée par la considération que ces « sauvages » n’avaient pas d’âme et ne pouvaient donc être considérés comme des animaux …

    Qu’est-ce qui différencie une société humaine d’une « société » animale fondamentalement (en dehors du langage qui est finalement qu’un des outils développés par l’humanité), sinon l’existence de lois … et des religions (certaines combinant d’aileurs les 2) !

    Bon, et quitte à s’éloigner un peu du sujet du billet, et comme je disais « avoir le vertige », comme Aliocha, en pensant à l’actuelle mondialisation : avez-vous vu cette vidéo de surveillance où une petite enfant se fait écraser dans l’indifférence à Shangaï ?

    A priori, il ne s’agirait pas d’un montage, et il y aurait eu déjà d’autres cas similaires en Chine.

    Alors, bien sûr, il faut éviter l’amalgame, éviter de faire d’un « fait divers » une règle générale, éviter de mettre « tous les Chinois dans le même sac », car après-tout, il y a bien quelqu’un qui est venu secourir cet enfant mourant … au bout de 7 minutes !

    Et s’il y a des précédents, et que ça fait autant de « buzz » en Chine même, on peut dire que qulques images peuvent être révélatrices d’une société !

    Ou plutot de l’évolution d’une société : la loi de l’enfant unique, la compétition entre eux, et des lois (ou plutot un fonctionnement judiciaire) absurdes ont transformé la société chinoise en une société encore plus individualiste que la notre !

    La première fois que j’avais rencontré des « chinois de chine » (des universitaires qui sortaient de Chine sans doute pour la première fois de leur vie), il y a une vingtaine d’années,j’avais été frappé par cet aspect : ils me demandaient sans arrêt combien coutait tel ou tel produit, et ne semblaient intéressés que par un thème, l’argent.
    Moi qui croyais que les chinois étaient des « communistes », donc avec une aversion au culte de l’argent et une volonté de bien commun … quelle claque !

    Et si c’est eux qui « imposent » leur modèle dans le cadre de la mondialisation, j’ai à nouveau le vertige …

    Commentaire par Yves D — 19/10/2011 @ 10:57

  35. L’Histoire a montré que la Révolte même justifiée ne sert que les intérêts d’une aristocratie qui se met en place. Le citoyen ordinaire n’en profite que si le nouveau pouvoir juge la chose nécessaire à la bonne réalisation de ses projets, et ceci, quelle que soit l’idéologie qui soutient la Révolution dite populaire.
    La « crise » que nous traversons , qui n’en est peut-être pas une, pourrait bien se résumer à une simple transition offensive dissimulant une prise de pouvoir qui ne dit pas son nom et que l’on nous présentera comme salvatrice.
    En réalité , nous n’avons plus qu’un certain pouvoir d’achat en fonction de ce que nous « valons » puisque notre endettement faramineux s’adosse sur notre supposée richesse dont nous avons une jouissance limitée et aléatoire puisqu’elle est hypothéquée..Je me trompe?

    Commentaire par HV — 19/10/2011 @ 11:13

  36. @HV en 36

    Cela est vrai parce que la population est englué dans la « démocratie » représentative. Si on peut imaginer que, historiquement, le niveau d’éducation et de réflexion des populations pouvait peut être justifier cet état de fait (quoique, puisque l’on parle du bon sens paysan ou de la gestion en bon père de famille, mais admettons.) Aujourd’hui le niveau de culture et de compréhension du monde est plutôt élevé. L’information est disponible facilement, internet permet de comprendre si on le désire. Cette « représentation » n’est plus nécessaire, elle nous est juste vendue par ceux qui veulent nous « représenter » (nous commander et décider pour nous).

    C’est ce vieux modèle qu’il faut changer, pas mettre sur le trône un pantin différent.

    Commentaire par herve_02 — 19/10/2011 @ 14:49

  37. @aliocha: « Hélas, on n’y reviendra pas au fond, on a pris trop de retard. »

    Je garde espoir car pendant les primaires, il me semble qur les candidats ont justement parle du fond (ce qui n’a pas empeche les editorialistes de faire de grands discours sur la strategie de chacun).

    Quant a la reconciliation un peu factice celebree en grandes pompes mediatiques… je vous comprends. Mais si Aubry et les autres perdants de la primaire avaient ete mauvais joueurs et avaient crache dans la soupe, ne leur auriez-vous pas reproche leur manque de loyaute et de sens de l’interet bien compris ?

    Commentaire par professeurtournesol — 25/10/2011 @ 09:19


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