La Plume d'Aliocha

27/09/2011

Le mystique et les météorologues

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 10:13

Drôle de numéro de Mots croisés hier sur France 2.

La première partie de l’émission présentée par Yves Calvi nous mit face à face un Henri Guaino au courage suicidaire et un Edwy Plenel enflammé. Naviguant entre la politique internationale du gouvernement pour sortir de la crise et le tombereau de scandales incompréhensibles qui s’abat sur notre belle République, Edwy Plenel ressemblait à un torero inspiré affrontant un toro plein de fougue. Et Guaino fonçait dans la cape, donnait même parfois des coups de corne qui frôlaient l’adversaire, mais sans jamais l’atteindre. Sur Twitter, ce fut la grande rigolade. Quelle délivrance de voir Plenel poser les banderilles au conseiller du Chef de l’Etat. Seul Guy Birenbaum s’est interrogé sur la raison de la présence sur le plateau d’un homme, Henri Guaino, qui ne représente au fond que lui-même. De son côté, le fondateur de Mediapart y alla à grands coups de leçons de morale, jouant la partie en un combat singulier qui finit par susciter une certaine gène chez les observateurs. « Vos prédécesseurs s’appellent Savonarole, Fouquier-Tinville », avait-on envie de dire à Plenel en empruntant à Audiard « les deux fléaux qui menacent le monde sont le désordre et l’ordre, la corruption me dégoute,  la vertu me donne le frisson ». Restait la satisfaction d’avoir assisté à un exercice qu’on ne pouvait soupçonner de complaisance. Mais passée la jouissance un brin sadique de voir Guaino s’épuiser à répondre aux attaques, on se demande quelle fut l’utilité au fond de l’exercice. Nous n’avons rien appris, sauf que la République a des relents d’égouts. Vue d’un hôpital, une société a toujours l’air gravement malade.

La deuxième partie nous offrit un exercice couru d’avance. Une poignée de journalistes politiques habitués des plateaux télé devait commenter la grande fessée publique des sénatoriales. Et que croyez-vous qu’il arriva ? On nous infligea la traditionnelle analyse des rapports de forces entre les partis, les rivalités internes, le détail de cette grande partie d’échec dans laquelle la politique semble se réduire à un jeu de stratégie, le tout saupoudré des incontournables pronostics sur le résultat des futures élections présidentielles. Même la météo se fend désormais d’explications techniques sur les masses d’air chaud, les anticyclones et autres éclairages du même genre avec force illustrations. Le journalisme politique quant à lui continue de s’en tenir à des analyses hasardeuses qu’en presse écrite on qualifie de « jus de crâne » et à des pronostics que Paul Le Poulpe ou Elisabeth Teissier pourraient très bien faire à leur place. Avec les mêmes chances de succès.

En éteignant le poste hier, nous avions donc le choix entre la vision « tous pourris » du journaliste d’investigation aux élans dangereusement mystiques et celle strategico-prédictive des commentateurs politiques plus traditionnels.

Quant au débat de fond, on le cherche encore…

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44 commentaires »

  1. Euh il s’agissait de Guaino 😉

    Commentaire par guy birenbaum — 27/09/2011 @ 10:20

  2. Et qui Paul le Poulpe nous prévoit-il comme président ? 😉

    Commentaire par Ceriat — 27/09/2011 @ 10:30

  3. @Guy Birenbaum : bon sang Guy, honte sur moi, ça m’apprendra à écrire avant mon deuxième litre de café. Merci ! Pour les lecteurs qui arriveraient maintenant, je précise que la première version du billet avant que Guy n’intervienne évoquait à tort Guéant et non pas Guaino et que j’avais poussé le vice jusqu’à mettre Guéant en photo alors que j’ai passé la soirée à regarder Guaino.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/09/2011 @ 10:36

  4. Aliocha,

    Sur la deuxième partie de votre article, j’ai aussi régulièrement ce sentiment en voyant les soirées électorales (je n’ai pas vu celle-ci, mais je l’imagine très bien…). Mais d’un autre côté, il me semble entièrement normal de consacrer une soirée après-élections à la discussion politique, après tout l’élection est quand même le point qui définit la démocratie et qui justifie l’existence des politiques. Du coup, je me pose une question : à votre avis, que devrait contenir, quelle forme devrait avoir, une soirée électorale ?

    Devrait-elle être plus courte (annoncer les résultats et c’est tout) ou plus longue (pour inclure des réflexions de fond), devrait-elle inclure plus ou moins de réactions des principaux intéressés (à part dire « merci, je suis élu » ou « je suis triste de ne pas l’être », un politicien a-t-il plus à dire le soir des résultats que pendant toute la campagne ?), devrait-elle contenir des analyses détaillées des programmes (mais ça devrait être fait avant le vote, pas après) ou du nouvel équilibre politique… Bref, pour aller plus loin que votre « coup de griffe », que souhaiteriez-vous ?

    Commentaire par Rémi — 27/09/2011 @ 10:45

  5. Bonne comparaison avec la météorologie, laquelle a la décence de ne pas donner de prédictions à plus d’une semaine : tant de facteurs inconnus peuvent influer sur cette élection ! (*) Cependant, ne suggérez-vous pas, au fond, de supprimer une bonne partie des commentateurs et éditorialistes ?

    (*) Qui aurait pensé à l’affaire DSK ?

    Commentaire par DM — 27/09/2011 @ 10:48

  6. @Remi : que les journalistes concernés descendent de leur perchoir et se renseignent, Nicolas Domenach est d’ailleurs le seul qui m’a un tant soit peu intéressée en nous racontant les confidences recueillies dans les couloirs du Sénat. Qu’on arrête de subodorer sur les intentions des uns et des autres, de se transformer en conseil stratégique en disant « untel devrait faire ceci » ou en madame Soleil. Bref, faire du journalisme, quoi.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/09/2011 @ 10:50

  7. @Remi:
    « l’élection est quand même le point qui définit la démocratie »

    Fort discutable. Il existe des pays où l’on pratique largement la démocratie directe, et des pays avec élections mais où je ne parlerais pas de démocratie. La démocratie suppose que le peuple soit suffisamment informé, qu’il y ait débat pour éclairer les décisions, et enfin que les décisions du peuple (qu’elles soient directes, ou indirectes via les élections) soient transposées en action sur le terrain, bref que l’élection ait des résultats tangibles.

    L’élection est importante pour le personnel et les militants politiques, soit une petite minorité de la population, mais ce qui importe pour la plupart des gens, ce sont les politiques effectivement menées. Les informations sur les petites phrases, petits jeux politiques et qui est ami avec qui sont donc lassantes.

    Lorsque l’on traite de l’actualité scientifique, on parle des découvertes, des possibilités futures, des différentes hypothèses en présence, etc. On ne parle pas de l’actualité du personnel scientifique : machin a été nommé ici, bidule boude parce qu’il n’a pas eu son financement, etc.

    Commentaire par DM — 27/09/2011 @ 10:53

  8. tiens, c’est marrant, mi aussi je confonds toujours Guaino et Guéant, alors que franchement, il y en a un qui est encore plus lamentable que l’autre….à moins que ce soit l’inverse. Bref.

    je n’ai pas vu l’émission, mais s’agissant de votre interrogation quant à l’utilité d’un tel exercice, je vous répondrai que, exactement comme dans mon métier parfois, ce qui compte, ce n’est pas la réponse, mais juste de poser les questions qui doivent être posées, tout le problème étant d’identifier les « bonnes » questions et de savoir « à qui » les poser. En l’occurence, je rejoins Birenbaum et ne suis pas certaine que Guaino était le bon interlocuteur, et je vous rejoins sur le fait que les leçons de morale sont de bon ton dans ce type d’exercice.

    Commentaire par jalmad — 27/09/2011 @ 11:38

  9. « La vertu me donne le frisson » Très juste, à moi aussi. Plenel m’a fait penser à Robespierre et Guaino à quelqu’un sous influence qui défendait son gourou. Tout le monde a oublié une chose essentielle: 11 employés sont morts parce que le processus de rétro-commissions a été interrompu en cours et qu’ une partie de l’argent n’est pas arrivée à son destinataire.Ce manquement a du faire l(objet de rappels , de menaces et d’ultimatum avant d’en arriver là. C’est donc en toute connaissance de cause que les employés ont été sacrifiés. Mettez-vous à la place des familles! et à la place du peuple qui entend ça!

    Commentaire par HV1 — 27/09/2011 @ 12:05

  10. J’ai tendance à me méfier de ceux qui cherchent à réécrire l’histoire. On dirait que Plenel cherche à s’acheter une vertu après avoir fait du Monde ce qu’il est devenu. J’ai tendance à me méfier de ces hommes aux sincérités successives. Aujourd’hui il nous la joue gaucho, menant un combat contre le sarkozysme, contre les dérives financières, etc. Ne lui rappelez pas qu’hier il faisait partie du triumvirat « Colombani, Minc, Plenel », qui voulait introduire le Monde en bourse et qui a été épinglé comme il se doit par Péan et Cohen (dans « la face cachée du Monde »), il vous répondra, avec l’aide de son âme damnée Laurent Mauduit, qu’il connaissait à peine Minc et Colombani et qu’il s’occupait juste de la partie rédactionnelle. Heureusement, les salariés du Monde n’ont pas oublié pas le rôle qu’il a joué pour porter à la tête du Monde son ami Colombani.
    Au delà de ce rappel, je reconnais que Médiapart fait du bon boulot. Il gagnerait en crédibilité, à mon sens, si le moustachu ne se mettait pas autant en avant.

    Commentaire par DG — 27/09/2011 @ 12:51

  11. Aliocha : « Nicolas Domenach est d’ailleurs le seul qui m’a un tant soit peu intéressée en nous racontant les confidences recueillies dans les couloirs du Sénat ».

    Il a changé alors. Parce que lorsqu’il roulait pour DSK, il (avec ses collègues Antoine Guiral de Libération, Denis Jeambar et la direction de Marianne), il nous a caché l’essentiel en taisant tout ce que ce petit monde a appris autour d’une bonne bouffe, à propos de la candidature de DSK à la présidentielle :
    http://www.acrimed.org/article3610.html

    Commentaire par DG — 27/09/2011 @ 13:04

  12. Bonjour Aliocha,

    Je n’ai pas vu l’émission mais Plenel face à Guaino, c’est un peu l’hôpital qui se fout de la charité (cf le livre de Péan sur le Monde http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Face_cach%C3%A9e_du_Monde).
    C’est la lecture de votre deuxième paragraphe consacré à la séance de brosse à reluire et de débat sur le sexe des anges qui m’incite à vous envoyer cette vision du journalisme, tirée de « La Grève » d’Ayn Rand (dont je vous recommande la lecture tant le livre est riche), tellement elle s’applique à votre description:  » Les journalistes (qui sont venus assister à une conférence de presse) … étaient de jeunes journalistes (bon, là, ça ne colle pas avec les personnages que vous évoquez) auxquels on avait appris que leur métier consistait à dissimuler au public la vraie nature des évènements qu’ils couvraient. Ils servaient quotidiennement de faire-valoir à des personnalités qui énonçaient des platitudes sur l’intérêt général et alignaient des phrases creuses empruntées à la langue de bois. Leur travail consistait à jeter des mots sur le papier (là, c’est à la télé), aussi longtemps qu’ils ne disaient rien de précis. »

    Ça a été écrit en 1957 et ça n’a pas pris une ride.

    Bon après-midi

    Commentaire par H. — 27/09/2011 @ 14:22

  13. @ Aliocha (6) : Jusque là, je suis d’accord, mais je trouve que c’est une définition encore assez vague…

    @ DM (7) : Certes, élection n’implique pas démocratie, mais je crois qu’inversement, il est difficile d’avoir une démocratie sans élection (je n’ai pas dit suffrage direct, ni « représentants », mais juste « élection » au sens « consultation du peuple »). Par ailleurs, l’élection est *le* moment où les citoyens ont un impact direct et mesurable sur la politique : entre temps, la « pression de la rue » existe certes, mais c’est un concept très flou. Oui, ce qui importe aux gens sont les politiques, mais les élections sont en quelque sorte le mètre-ruban de ces politiques.

    La comparaison avec la recherche scientifique ne me semble pas pertinente, parce qu’il ne s’agit pas de choisir entre deux théories tout aussi valides l’une que l’autre et défendues par deux scientifiques opposés (la vérité scientifique ne se vote pas !). Si c’était le cas, si la voix d’une communauté (grand public, ou spécialistes) suffisait à définir ce qui est vrai, alors les nominations des uns ou des autres à différents postes serait au moins aussi important que les théories qu’ils défendraient…

    Commentaire par Rémi — 27/09/2011 @ 15:01

  14. @DG : je me souviens du récit dans Marianne, il m’avait ulcérée, mais je crois que c’était plus la maladresse dans l’expression que le fond. Après tout, que des journalistes politiques rencontrent en off des politiques pour comprendre les choses et nourrir leurs analyses, ça ne me parait pas scandaleux. C’est le resto de luxe, le ton de la discussion,le moment choisi pour balancer qui sont discutables. Quand ons ait dire on peut tout dire, disait Proust 😉 En fait, si on rapproche ce papier avec l’enquête qui a suivi dans le même journal sur, de mémoire, ces névrosés qui veulent nous gouverner, on ne peut que se demander pourquoi les journalistes politiques préfèrent faire appel aux analyses douteuses d’un psychanlyste sur les candidats plutôt que de dire ce qu’ils savent. Ils nous lassent à force de se contorsionner pour éviter d’informer.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/09/2011 @ 15:41

  15. […] Le mystique et les météorologues […]

    Ping par Le mystique et les météorologues | Dans les restes du monde | Scoop.it — 27/09/2011 @ 15:44

  16. Edwy Plenel… c’est bien le type qui a dit il y a quelques années: « Ma Mission est de tout faire pour empêcher la réélection de Sarkozy en 2012″…

    A partir du moment où type prétend avoir une Mission (la majuscule est faite exprès), on comprend bien qu’on n’est plus vraiment dans le journalisme…

    Commentaire par Arnaud — 27/09/2011 @ 15:45

  17. @Remi : ce n’est pas une définition, c’est une démarche. Si déjà ces journalistes se pensaient comme mandatés par leurs lecteurs pour les informer au lieu de se sentir dépositaires des confidences que leur font les politiques, tout irait beaucoup mieux. Pour l’instant, ils condescendent à nous livrer une partie de ce qu’ils savent et à répéter les bruits de couloir. Ce n’est pas de l’information,c’est du dîner en ville organisé sur un plateau télé. Ce qui nous ramène à mon précédent billet, faut mettre les mains dans le cambouis les gars.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/09/2011 @ 15:45

  18. @HV1: il y a également eu 3 morts pakistanais, et de nombreux blessés.
    C’est la raison pour laquelle les dessous de la campagne électorale de Balladur/Sarkozy finiront sans doute par être déballés: il y a eu trop de victimes. Si le mécanisme que vous décrivez est celui qui a conduit à l’attentat, alors tout ça retombera sur le blanc Chirac (qui est celui qui a stoppé les versements). Ceci dit, le choix d’aller se fournir en mallettes de billets dans un pays dangereux est celui de Balladur/Sarkozy. Je remarque que les partis qui sont allés faire la visite des dictateurs africains n’ont pas eux induit d’attentats en représailles, même lorsqu’ils ont perdus les élections. De là à penser qu’il y a eu erreur grave dans le choix des partenaires de la campagne Balladur/Sarkozy…

    Commentaire par Javi — 27/09/2011 @ 16:27

  19. @H : en effet 😉 ça me rappelle le livre de Patrick Rambaud « Du journalisme sans peine ». Une savoureuse description des travers journalistiques sous la forme d’une méthode d’apprentissage de langue. En quatrième de couv’ il était écrit de mémoire : le pire ennemi du journaliste, ce n’est pas l’alcool qui lui dévore le foie ou le rédacteur en chef qui lui pourrit la vie, non son pire ennemi c’est l’information. A ma connaissance, le livre n’est pas réédité, si vous le trouvez chez un bouquiniste, achetez-le les yeux fermés.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/09/2011 @ 17:33

  20. Je ne suis pas journaliste et je ne suis pas dans le secret des dieux, ce que je dis au sujet de cette affaire, je l’ai lu ou entendu dans les médias comme tout le monde ni plus ni moins.
    Par conséquent ce n’est peut-être qu’une rumeur sans fondement ou un fait invérifiable ce qui à mon avis est gravissime non seulement pour les familles mais aussi pour la démocratie.
    Il faut donc que la justice s’en mêle et la presse n’a pas à se substituer à la justice .
    Quand une démocratie en est réduite à déverser des « tombereaux d’affaires » pour départager des candidats c’est que la politique, la vraie n’existe plus ou n’est plus accessible au citoyen ordinaire et que les scandales jamais élucidés font diversion.

    Commentaire par HV1 — 27/09/2011 @ 17:55

  21. Paul le poulpe est mort.

    Commentaire par Fredo — 27/09/2011 @ 18:42

  22. @Fredo : bon sang, et vous m’annoncez ça comme ça !

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/09/2011 @ 18:48

  23. Au fait, la citation d’Audiard dans le billet est extraite de « Mort d’un pourri », de Lautner, à voir et à revoir sur les affaires politico-financières 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/09/2011 @ 18:49

  24. @ Aliocha 14 :

    Moi j’adore quand on cite Proust! J’ai pas le temps pour une citation mais rendez-vous « à l’ombre des jeunes filles en fleurs » pour voir comment la description que Proust fait de M. De Norpois colle avec certains traits de notre actuel président…

    Commentaire par Zarga — 27/09/2011 @ 19:22

  25. Pas pour l’élégance dans le propos, mais pour le verbe auquel on prête tant dans les deux cas….

    Commentaire par Zarga — 27/09/2011 @ 19:23

  26. On peut effectivement trouver étrange, comme Birenbaum, le choix de Guaino comme invité principal de l’émission. Plenel a beaucoup insisté sur l’irresponsabilité de Sarkozy face aux électeurs qui n’ont cessé de le désavouer depuis 2008 mais que dire de celle de Guaino ? Au nom de qui parle-t-il, qui représente-t-il, quelle légitimité détient-il pour défendre ou valoriser Sarkozy, ses actions, son gouvernement ? Il n’est ni un homme politique choisi par son camp, ni un intellectuel reconnu qui pourrait éclairer le débat de sa forte pensée. Sa seule supériorité, si l’on peut dire, est sa proximité avec le Président. Dans un tel débat, elle ne servait pas à grand chose puisqu’il ne pouvait évidemment révéler ni confidence, ni information réelle. A part son courage (il en fallait pour servir de punching-ball à Plenel), qu’avait-il à apporter ? Rien. Le pire, c’est qu’on le savait d’avance. Mais Calvi connait bien son téléspectateur et son goût pour les combats de gladiateurs. Post « Mots croisés », animal triste.

    Commentaire par Gari — 27/09/2011 @ 19:31

  27. Avoir un ami journaliste : http://www.rue89.com/2011/09/27/bruni-ockrent-un-bon-copain-eloigne-les-durs-entretiens-223884

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/09/2011 @ 23:36

  28. Le debriefing de l’émission par Plenel lui-même : http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/270911/mediapart-face-lelysee-cetait-mots-croises-sur-france-2

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/09/2011 @ 23:39

  29. « Nous n’avons rien appris,  »
    C’est normal quand on regarde la télé. En plus y’avait des journalistes!

    http://www.royet.org/nea1789-1794/ihm/index_archives_discours_robespierre.htm . ça a une autre dimension que celle du pauvre Edwy! Non?

    Commentaire par Bourguignon — 28/09/2011 @ 00:30

  30. Je pense au contraire que vu de l’hôpital, tout le monde à l’air en pleine forme dehors !
    Mais si nous sommes les visiteurs d’un malade moribond – la sarkozye révélée par Médiapart ou le Canard – alors pensons à Nietzsche: « Ce qui tombe, il ne faut pas le retenir mais au contraire le pousser » !

    Même les zombies, il faut les achever: il est temps d’en finir avec Sarkozy et sa clique de corrompu – et chaque pelletée de terre est bienvenue

    Commentaire par Guyyy — 28/09/2011 @ 10:11

  31. moi ce que j’adore par dessus tout : Dès que l’on pointe du doigt les affaires, les arrangements, les magouilles des politiques qui fabriquent leur petit monde bien à l’abri des lois qui régissent la vie des michus de base : on devient l’adepte du tout pourris ou du populisme (cela dépend qui invective).

    Mon opinion est : tant que les écuries d’Augias ne seront pas nettoyées par les politiques eux-même qui se soutiennent tout bords confondus, hors petites phrases en temps d’élection, ils ne donneront JAMAIS une autre image que tous pourris, et je ne suis pas loin d’être persuadé que c’est plus qu’une image, c’est comme dans une grande entreprise, pour arriver dans le haut de la pyramide, faut pas être mère Thérésa.

    Parce que celui qui a signé les papiers des sociétés off-shore pour le rapatriement de commissions, si lui il n’est pas responsable, j’ai un peu de mal à saisir ce que justice veut dire alors que la simple parole d’un policier qui a un intérêt à nous verbaliser (sous la pression de sa hiérarchie) suffit à constater l’infraction.

    Commentaire par herve_02 — 28/09/2011 @ 10:27

  32. @herve_02 : vous n’avez pas tort, le problème, c’est que la politique, ce n’est pas que pourri. Et croyez-moi, si quelqu’un en ce bas monde déteste les gens de pouvoir c’est bien moi. Simplement, en tant que journaliste ultra-spécialisée, je n’ai pas affaire aux spécialistes des plateaux télé qui ne font que leur auto-promo, je vois ceux qui bossent sous leurs ordres, notamment sur la crise financière et je vous assure que je suis souvent surprise par l’intelligence du boulot accompli. Ce qu’on ne voit pas en France, absorbés que nous sommes par notre nombril et nos névroses, c’est qu’il y a au niveau international une vraie voix française, défendant un modèle vraiment différent du libéralisme anglo-saxon. C’est peut-être décevant, insuffisant, mais quand vous observez les négociations, vous vous dites que c’est déjà énorme. Ce qui n’empêche pas de dénoncer les scandales, bien au contraire, mais il ne faudrait pas finir par ne plus voir que ça. Ces scandales sont aussi des fumigènes envoyés par les concurrents qui n’ont pas les fesses plus propres que ceux qu’ils dénoncent. Et sur ce point là, je vous rejoins dans le tous pourris.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/09/2011 @ 11:16

  33. @Aliocha

    Je n’ai pas vu l’émission et ne peut donc commenter votre billet. Par contre pourquoi la photo de Monsieur GUAINO ? On dirait un repris de justice. Pour illustrer votre billet, n’y avait-il pas mieux à faire ? Vous avez été prise par le temps sans doute. Ne m’en veuillez pas d’une remarque somme toute secondaire.

    Commentaire par hélios — 28/09/2011 @ 11:16

  34. @hélios : non ce n’est pas secondaire dès lors qu’on a discuté sous un précédent billet de l’importance de l’illustration. Simplement, c’est artisanal ici, je n’ai aucun talent de secrétaire de rédaction, c’est un vrai métier. Aussi et surtout, je mets peu de photos parce que je respecte les droits d’auteur, donc je me cantonne aux couvertures de livres, aux affiches, à tout ce qui a vocation à être diffusé, sans très bien savoir d’ailleurs si ça ne pose pas quand même un problème de droits. Ici j’ai choisi la plus moche, pas pour nuire à Monsieur Guaino, mais parce que j’ai pensé que ce n’était sans doute pas un travail de pro. Raisonnement très approximatif et discutable de ma part, mais je fais comme je peux 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/09/2011 @ 11:20

  35. @Aliocha

    Merci de votre réponse très claire. C’était une remarque fondée sur l’ignorance et je vous prie dem’en excuser.

    Commentaire par hélios — 28/09/2011 @ 12:17

  36. @Aliocha

    Oui la chose politique n’est pas QUE pourrie, mais il faut bien avouer que le haut de l’appareil est pourri jusqu’à l’atome. Tous ce qui peut être un parti de gouvernement est, par nature, pourri qui n’a comme objectif que de survivre dans la majorité et/ou dans l’opposition. Parce que la pensée ambiante est au « relativisme », au « pragmatisme », à la « real politik » qui ne sont que des mots savants pour « renoncement ».

    Le militant de base est convaincu de son combat et souvent intransigeant de ses idées, mais pour « monter », il doit faire des concessions (renoncements) et passer avant l’autre. Ainsi il n’est pas rare que ce ne soit pas le « plus humain » qui passe, monte sur le tabouret. Vous appliquez cette équation à tous les échelons et vous arrivez en haut (en très grande majorité) avec des pourris qui vendraient pères et mères (alors le citoyen de base …), avec des gens qui considèrent qu’une industrie ça vaut bien quelques dizaines (centaines) de morts plus ou moins indirectes, du moment que ça les touche pas eux.

    Oui, il y a des gens qui travaillent, probablement bien, et même très bien. Qui sont des ordres de grandeur plus intelligent que moi. Mais ils n’ont pas compris le principal (à cause de leur formation) : on ne change pas un système de l’intérieur : on peut juste refaire les peintures. La loi du marché ne fonctionne pas : tout le montre, elle n’est qu’un moyen pour favoriser le plus fort, les ententes et la collusion.

    La seule solution c’est un tirage au sort des politiques, des _vraies_ sanctions dissuasives et une impossibilité _structurelle_ d’altérer le travail des juges.

    Commentaire par herve_02 — 28/09/2011 @ 15:48

  37. Tiens puisque vous évoquiez récemment les suppléments gorgés de pubs avez-vous vu cette campagne ?

    http://www.rue89.com/2011/09/27/homoparentale-recomposee-eram-defrise-la-famille-ricore-223892

    C’est fait pour vendre, bien sûr, mais il em semble qu’on peut pardonner à la pub lorsqu’elle sait être subversive et nous mettre devant les réalités sociales.

    Commentaire par gf — 28/09/2011 @ 15:49

  38. @Aliocha en 34. En ce qui concerne les couvertures de livres, les professeurs-documentalistes se sont posés la question :
    http://www.cndp.fr/savoirscdi/societe-de-linformation/cadre-reglementaire/le-coin-du-juriste/les-images-de-couverture-des-ouvrages.html
    Dans la pratique, on demande rarement l’autorisation, car quand on présente un livre en ligne sur un blog ou un site, il s’agit rarement d’une critique négative. A ma connaissance, aucun éditeur n’a refusé son autorisation à ceux qui l’ont demandé, mais certains y ont apporté des restrictions.

    Commentaire par Valérie — 28/09/2011 @ 18:14

  39. « En éteignant le poste hier, nous avions donc le choix entre la vision « tous pourris » du journaliste d’investigation aux élans dangereusement mystiques et celle strategico-prédictive des commentateurs politiques plus traditionnels.

    Quant au débat de fond, on le cherche encore… »

    Le debat de fond serait interessant mais pas vraiment util. Il semble que c’est vraiment la politique qui domine avec, les petites phrases, les strategies electorales, les scandales etc… C’est cela qui semble faire gagner ou perdre les elections. Dans cette situation, c’est bien sur cela qui controllera l’exercise du pouvoir. Il n’y a pas de place pour le fond.

    Peut etres que je suis simplement pessimisste, mais bon…

    Commentaire par PrometheeFeu (@PrometheeFeu) — 28/09/2011 @ 22:54

  40. @gf

    La publicité d’Eram va dans le sens du vent. Les publicitaires d’Eram le savent bien. Ils cherchent à gagner de l’argent mais comme cette publicité va contre la structure familiale traditionnelle, vous applaudissez à grands cris. Dans le Sud, on dirait Eram vous prend pour un couillon. (couillon, c’est pas une injure c’est un mot populaire pour dire « gobi » c’est le poisson de roche qui gobe tout). Sans rancune mais enfin une telle remarque de votre part, vous avez donné le bâton pour vous faire battre.
    Hélios

    Commentaire par hélios — 28/09/2011 @ 23:37

  41. @40

    Expliquez-nous en quoi ces publicités vont CONTRE la structure familiale traditionnelle.

    Commentaire par gf — 29/09/2011 @ 00:04

  42. @gf

    Mais je n’ai pas à vous l’expliquer, c’est vous-même qui l’écrivez dans le commentaire 37. Bonne journée.

    Commentaire par hélios — 29/09/2011 @ 08:15

  43. Et hop, des fadettes comme s’il en pleuvait, chez l’excellentissime Pascale Robert-Diard. Non, il ne s’agit pas de l’affaire du Monde mais de Bruno Gaccio des Guignols de l’info : http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2011/09/28/bruno-gaccio-cocanal-plus-espionnage-en-famille/

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/09/2011 @ 08:27

  44. @42

    Ah ?

    Commentaire par gf — 29/09/2011 @ 09:26


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