La Plume d'Aliocha

19/09/2011

Les explications aseptisées de DSK

Filed under: Mon amie la com' — laplumedaliocha @ 09:57

C’est beau la communication.  C’est lisse, maîtrisé, fluide, apaisant. Du grand art. Il y a quatre mois, les images d’un homme menotté circulaient sur toutes les chaines de télévision du monde, nous plongeant au coeur d’une sordide affaire judiciaire de viol, avec expertise de sperme et traces plus ou moins contestées de violences sur la plaignante. Et voici que tout ceci s’achève sur le plateau de TF1 par une mise en scène d’interview théâtrale, aussi léchée qu’un spot publicitaire pour un parfum de luxe à l’approche de Noël.

Le journaliste, en principe accoucheur de la personne qu’il interviewe, n’est plus dans ce genre de situation qu’un instrument apportant plus ou moins consciemment sa caution de professionnel de l’information à ce qui ressemble à tout sauf à de l’information. Bel exemple de retournement de situation. La com’ observe les moeurs journalistiques, analyse les réactions du public et parvient à prendre la main en recourant à des recettes parfaitement éprouvées. Ainsi, la règle face à une crise consiste-t-elle à reconnaître la faute et le préjudice. Toujours, que vous vous sentiez coupable ou innocent. C’est la seule façon de désamorcer par anticipation toute réaction critique violente. On ne gifle pas un homme qui avoue. Donc DSK a avoué la faute, mais pas le viol, distillé quelques attaques bien senties à l’encontre de Nafissatou Diallo tout en se défendant de le faire, pris la mesure du chagrin occasionné à ses proches et regretté le rendez-vous manqué avec les français. Rideau.

L’impensable s’est produit. L’homme conspué pour avoir, au mieux, « sollicité » une fellation à une femme de chambre, celui qui a perdu son poste au FMI à la grande honte de la France, renoncé aux présidentielles, traversé le tsunami de la justice américaine, dirige sa propre interview de main de maître, infligeant au journalisme français une humiliation totale bien qu’aussi aseptisée que le reste.

Les larmes, le sperme et le sang n’ont évidemment pas leur place au 20 heures. Le journalisme non plus, semble-t-il. La communication nous avait déjà montré qu’elle pouvait inventer la guerre propre, voici qu’elle nous transforme une lamentable affaire de sexe, avec ou sans violence, en une faute dont on ne saisit plus très bien la teneur. Ce qu’on nous somme de retenir, c’est qu’il n’est pas très élégant de se faire offrir une fellation au sortir de la douche par une femme de chambre, surtout quand on est marié et en lice pour les présidentielles. Sur fond de complot légèrement suggéré, voici que le fautif soudain devient victime d’un séisme sans commune mesure avec le péché véniel qui l’a déclenché. Chapeau maestro !

 

 

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57 commentaires »

  1. Franchement quand j’ai vu l’air faux jeton de DSK, j’ai immédiatement zappé. Je ne suis donc pas en mesure de débattre de l’émmisson. 🙂

    Commentaire par Ceriat — 19/09/2011 @ 10:28

  2. D’après des sources bien informées, le retour de DSK c’est moins de paniques et de débandades annoncées…

    (…je prends la porte ou directement la fenêtre ?)

    Commentaire par Oeil-du-sage — 19/09/2011 @ 11:03

  3. DSK a beaucoup d’amis…

    Commentaire par Arnaud — 19/09/2011 @ 11:17

  4. Vous ne pouviez pas ne pas réagir à un aussi bel exercice de com’
    Quelle conclusion tirer de ce feuilleton planétaire inouï ? Que le sexe peut être la plus belle ou la plus sale des choses, qu’il ne tient qu’à nous qu’elle soit la plus belle, que cela suppose un minimum règles et un minimum de maîtrise de soi…

    Commentaire par DMonodBroca — 19/09/2011 @ 11:46

  5. Oui, en tant que journaliste et en tant que citoyen, j’aurais aimé qu’on attaque avec: « Monsieur Strauss-Kahn, on sait désormais que vous ne serez pas poursuivi par la justice américaine, et voilà quelques jours que vous déclarez vouloir parler aux Français. Que voulez-vous leur dire ? ». Il est clair qu’on perd de vue l’essentiel et qu’on offre une tribune à un type qui, à mes yeux et jusqu’à l’annonce d’un éventuel retour en politique, était un simple citoyen de retour dans son pays après avoir eu des comptes à rendre à une justice étrangère.

    Commentaire par Martin K — 19/09/2011 @ 12:04

  6. Désolée, j’avais encore oublié de désactiver la modération préalable, c’est fait !

    Commentaire par laplumedaliocha — 19/09/2011 @ 12:11

  7. Moi, ce qui m’épate, c’est qu’un mec vienne parler de ses plans fesses au JT de TF1.

    Commentaire par BAB's — 19/09/2011 @ 12:17

  8. J’ai entendu ce matin un journaliste (dont je n’ai pas retenu le nom) de la presse écrite sortir cette énormité : « Il n’y a pas eu de rapport contraints puisque les charges ont été abandonnées ». On voit que la comm de DSK a bien fait son travail…

    Commentaire par Marquis de Mussipont (@Mussipont) — 19/09/2011 @ 13:17

  9. Il me semble au contraire très logique que DSK ait complètement aseptisé ses propos. D’abord, parce qu’il sait que tout ce qu’il dira en public à propos des 2 affaires (Diallo et Banon) risque de lui être reproché lors d’un éventuel procès.
    De plus, même si Diallo a complètement perdu au pénal, elle a une (petite) chance au civil. Et ses avocats ne demandent qu’à entendre DSK dire qu’il a fait A et B, pour ensuite prouver au au procès que non, il a fait C et D, et que par conséquent c’est un méchant menteur, et donc que le jury doit le déclarer coupable de viol.

    Le plus important, c’est : il dit que la relation était consentie, et il évoque un « piège ». Et je suis d’accord avec lui. J’ai lu l’intégralité du rapport du procureur de NY, et j’ai été frappé par plusieurs éléments. D’abord, c’est écrit dans un anglais très clair. Ensuite, il démonte les accusations de la plaignante une à une.

    Diallo a menti sur énormément de choses, dont les plus essentielles. Elle a menti à de multiple reprises sur son emploi du temps. Elle a effectivement passé ce coup de téléphone avec le dealer, et parlé d’un bénéfice à tirer. Elle n’a pas une seule blessure, et les douleurs à l’épaule dont elle se plaint ne peuvent pas être le fait de DSK (selon les spécialistes, elle dû avoir une déchirure avec violentes douleurs). Or comment peut-on imaginer un viol se produire en 10 minutes sans une seule blessure ? (les « rougeurs » pouvant très bien être le résultat d’un rapport normal).

    Enfin, plus grave, elle a fait du grand cinéma devant les policiers, se tordant de douleur au souvenir d’un viol collectif qu’elle aurait subit en Afrique (« de façon très convaincante », écriront les policiers). Avant d’avouer la fois suivante que ce n’était pas vrai, que ça faisait partie d’une cassette apprise par coeur pour sa demande d’asile, mais qu’elle avait finalement décidé de de pas utiliser.
    Avec tous ces éléments, on ne peut que conclure à l’innocence de DSK. Il n’a pas commis de viol. Le scénario le plus probable est qu’elle est rentré dans la chambre, lui a proposé un rapport vite fait, et qu’il a dit oui, sans réfléchir plus loin.

    Quant à votre conclusion : oui, peu d’hommes ont payé aussi cher une infidélité. De la prison, une honte planétaire, plusieurs centaines de milliers d’euros dépensés en loyer et sécurité, probablement autant en avocats, une carrière et des ambitions foutues en l’air, etc… J’espère juste qu’au civil, il se retournera contre Diallo et demandera qu’elle indemnise les dommages provoqués par ses mensonges.

    Commentaire par Zoom Zoom — 19/09/2011 @ 13:30

  10. Copié chez Authueil http://authueil.org/

    « Comme c’est dit abondamment, DSK tente de revenir dans le jeu politique, et nous allons assister à la première étape d’une opération de réhabilitation, un peu comme on lance une opération de rénovation urbaine dans un quartier à problème »

    Hi, hi! l’habitat urbain et maintenant l’habitat DSK!

    Oeil-du-sage 11:03 la porte ou la fenêtre pour sortir, c’est quoi le plus pratique?

    Commentaire par araok — 19/09/2011 @ 14:05

  11. Maestro?

    Pour ma part, hier soir fut au contraire la représentation d’une scène rare: celle d’un homme qui quitte l’Histoire par une porte dérobée, condamné à ne plus en être qu’une note de bas de page alors que le destin semblait favoriser ses ambitions.

    La gravité affectée par l’interviewé, le visage marmoréen, le regard éteint ne pouvaient qu’imprimer dans l’esprit du spectateur la prémonition d’une absence définitive et d’un avenir vide de perspectives.

    C’était une prestation, probablement planifiée au millimètre par ses conseils juridiques(1), face à une C. Chazal mutique et transparente comme à son habitude, mais qui ne parvenait à atténuer l’impression d’une retraite prochaine hors de la vie politique: les derniers mots de l’accusé avant les délibérations du jury de l’opinion publique, qui le condamnera sans doute à rester à jamais prisonnier de cette chambre du Sofitel.

    (1) Ceux d’en face devaient rester aux aguets

    Commentaire par Switz — 19/09/2011 @ 14:29

  12. @ Switz : je viens d’apprendre un mot : marmoréen. Merci. Je vais le recaser.

    dites, votre post, là, c’est bô, on dirait du Malrô (si si, essayez, sur le ton de « Entre ici, jean Moulin, avec ton cortège…. » ça le fait !)

    ceci étant dit, la question reste entière : keskeçafou au JT, ça ?

    Commentaire par Jalmad — 19/09/2011 @ 15:23

  13. @Jalmad

    trop ironique, votre louange…

    Êtes-vous en train de me conseiller de passer moins de temps sur le blog de P. Bilger. Lui-même a un style assez emphatique, quand il requiert, çà doit être classe: on s’imagine presque les calèches, les hauts de forme, et les bourreaux en redingote pour s’occuper de la décollation du condamné, tout comme dans les caricatures de Daumier.

    Commentaire par Switz — 19/09/2011 @ 15:46

  14. Je n’ai pas regardé DSK sur le JT de 20h. Au même moment, j’écoutais à la radio les hymnes nationaux avant France-Espagne…………..!
    Volontairement, je n’ai pas regardé cet homme qui a dû rentrer à TF 1 par une porte dérobée…..50 femmes des mouvements féministes l’attendaient.

    La seule chose qui m’aurait fait écouter DSK est qu’il nous explique comment il avait pu se faire faire une p……consentie en 8 minutes de temps ! Mais comme je savais qu’à une heure de grande écoute il n’en arriverait pas là……

    Allez ! je vous donne la conclusion de l’éditorial de Libération signé par Vincent GIRET: « En éteignant son téléviseur hier soir, on avait une furieuse envie de passer à autre chose »

    Commentaire par Hélios — 19/09/2011 @ 15:52

  15. @zoom zoom : une menteuse peut être violée. Une femme qui a inventé une affaire de viol un jour peut réellement être violée le jour suivant. Ses mensonges posent un problème de preuve aux Etats-Unis où il est particulièrement mal admis. Je recommande à ce sujet le remarquable « Juger en Amérique et en France » de Garapon aux Editions Odile Jacob. Le livre est antérieur à l’affaire mais tout à fait d’actualité tant il explore en profondeur les différences culturelles et religieuses qui fondent les différences entre nos systèmes judiciaires respectifs. Bref, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas eu contrainte, mais simplement que les éléments ne garantissaient pas une victoire judiciaire. Depuis le temps qu’on le répète, cela me semblait devenu clair.
    Quant au côté aseptisé, je crois que les préoccupations judiciaires viennent après les exigences de communication et d’image. Honnêtement j’ai regardé parce que j’estimais que l’exercice était infaisable et je me demandais comment les conseils en com’ allaient se sortir de la difficulté consistant à expliquer aux français cette affaire de fellation sauvage. Je n’ai pas été déçue. Le choix des mots que l’on prononce et de ceux que l’on tait, les arguments pour se défendre, les insinuations sur les motivations de la plaignante, la distenciation de l’affaire Banon…du grand art. Et même l’aveu du pacte avec Aubry qu el’intéressée elle-même avait nié. On ne m’ôtera pas de l’esprit qu’il a balancé le pacte pour crédibiliser ses explications sur l’affaire Nafissatou Diallo et le cas Banon, sur le mode, vous voyez je dis tout, je suis franc puisque j’avoue le pacte, donc ce que j’ai dis avant, c’est vrai aussi.

    Commentaire par laplumedaliocha — 19/09/2011 @ 16:12

  16. @araok et switz : Maestro ? Mais parce que j’étais à la féria de Nîmes, et que j’ai trouvé que le taureau DSK seul dans l’arène avait soudain pris le rôle du torero et remarquablement leurré ma consoeur dans les plis de sa cape 😉 ça méritait deux oreilles et la queue (sans mauvais jeu de mot bien entendu)
    Sinon c’est amusant, les uns voient dans cette prestation un adieu, les autres la préparation d’un retour. Je penche pour la deuxième hypothèse. La mémoire des faits d’acualité, si importants soient-ils, est très courte. On ne se souviendra bientôt plus que d’une vague histoire de moeurs, si les communiquants jouent bien la partie. Et DSK, l’homme du FMI, le type de gauche que même les mecs de droite apprécient, l’économiste distingué, le bonhomme solide et expérimenté pourra espérer revenir dans la course. Pas cette fois sans doute, mais la suivante…

    Commentaire par laplumedaliocha — 19/09/2011 @ 16:19

  17. @ Switz : aucune ironie, je vous assure ; j’admire et envie les gens qui ont plus de 200 mots de vocabulaire et savent l’utiliser tout en restant clair comme de l’eau de roche et sans que cela ne serve à masquer le caractère ras des pâquerettes du raisonnement de fond . Ce qui n’est d’ailleurs pas toujours le cas de Bilger, mais bon, bref….

    @Aliocha : je suis d’accord avec vous : il tâte le terrain et prépare un retour. Sinon, franchement, pourquoi se livrer à cet exercice en lui-même humiliant ? parce que, comme vous le relevez, l’idée, c’est quand même de venir se flageller en public pour avoir bénéficié d’une fellation de la part d’une femme de chambre alors qu’il était en charge de responsabilités politiques et marié. Ou alors le gars est masochiste ; notez : c’est une possibilité sérieuse.

    Commentaire par Jalmad — 19/09/2011 @ 17:04

  18. @ Switz : ceci étant, je vous conseille vivement de passer moins de temps sur le blog de Bilger. Sauf, à être atteint du même syndrôme que DSK.

    Commentaire par Jalmad — 19/09/2011 @ 17:07

  19. @Jalmad
    J’aime bien le doux télescopage des mots dans votre billet : l’auto-flagellation pour une fellation… plus facile que l’inverse.

    Bon ok, je prends la porte

    Commentaire par Ginkgo — 19/09/2011 @ 17:31

  20. Bonjour Jalmad, vous voulez dire que la lecture du blog de Bilger a des vertus lénifiantes – à la manière du bromure – sur les personnes souffrant de priapisme marmoréen ?

    Commentaire par Tocquevil — 19/09/2011 @ 17:45

  21. Il commence à y avoir la queue à la porte !!!

    Commentaire par araok — 19/09/2011 @ 18:18

  22. Ce qui est amusant dans les suites de cette affaire qui fait pchiouttt (comme dirait Chirac), c’est que maintenant on a autant de raisons de penser que la victime présumée a bidonné son témoignage de viol (cf. les mensonges, les multiples versions, le coup de fil enregistré, etc, etc), que de se dire que DSK n’est peut-être pas aussi blanc que ce qu’il prétend (cf. : déjà les faits à la base d’un directeur du fmi qui va trousser un servante, son faux air de repenti sur tf1, les nombreux articles de journaux et témoignages qui circulent sur le web, ses -anciens- propos réguliers au sujet de son goût immodéré pour le sexe faible, l’affaire Tristane B et les témoignages afférents, etc, etc, …).

    En tout cas, moi j’attends le prochain rebondissement avec impatience.

    Si certains ont des idées originales pour la suite du scénario du genre « Dsk propose à Nafissatou un rdv à l’hôtel pour régler leur différent et faire la paix (ailleurs qu’au Sofitel, ils ont eu assez de pub comme ça), ou Nafissatou avoue qu’elle est un agent de la CIA en mission, ou mieux encore, des analyses faites pour l’enquête ont montré que le café bu par Nafissatou avant de prendre son service était bourré de ghb, et que celui servi à Dsk au petit déj (par Nafissatou justement) contenait un puissant aphrodisiaque !…

    Commentaire par Oeil-du-sage — 19/09/2011 @ 19:45

  23. La réponse de Barbier à DSK qui a traité hier soir son journal de « tabloïd » : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/lettre-de-christophe-barbier-a-dominique-strauss-kahn_1031664.html
    et le très bon dossier d’arrêt sur images : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4317

    Commentaire par laplumedaliocha — 19/09/2011 @ 22:13

  24. @ Zoom Zoom

    Si vous saviez la proportion de « menteurs » parmi ceux qui veulent immigrer pour des raisons économiques. Ça n’empêchent pas qu’ils puissent être victimes par la suite.
    Vous dites : « Le scénario le plus probable est qu’elle est rentré dans la chambre, lui a proposé un rapport vite fait, et qu’il a dit oui, sans réfléchir plus loin ». On peut penser exactement le contraire. C’est le scénario qui risquait le moins de se produire puisque DSK était conscient de sa faiblesse et qu’il avait été cadré par ses proches. Ce qui fait qu’il aurait pu assouvir ses besoins apparemment débordants avec du personnel soigneusement choisi par lui ou son entourage (et même pourquoi pas par Anne Sinclair vu qu’elle a l’air très libérale sur le sujet).

    Commentaire par DG — 20/09/2011 @ 14:51

  25. Certes ! mais qu’attendaient les 13 millions de téléspectateurs (dont je suis fier de ne pas faire partie étant pourtant chez moi et j’ai surtout bien fait attention de regarder autre chose) ?.
    L’aseptisation est partout et c’est cela la question, strauss-kahn il n’y a rien à en faire, ce qui est grave concerne la république.
    Lui, le libéral, « libertin », nanti, fimiste nous en sommes débarrassés et merci le sofitel mais le reste, le fonctionnement de ce parti là, des suppléant(e)s, de ce qui reste (l’actuel, absurde,extravagant président) et quasiment tous les autres.
    Albert Einstein : « ceux qui ont crée le problème, ne sont pas ceux qui peuvent le solutionner ».
    La question est bien de nous avoir filer dsk dans les pattes comme supposé sauveur à venir, le reste en ce qui me concerne, je n’en ai rien à faire.
    P.S. : il fut aussi question de féminisme : ces « dames » voient elles par exemple les débiles, puériles,infantiles, indécentes pub télé que cela soit pour les cosmétiques ou le reste ?.

    Commentaire par Gérard — 20/09/2011 @ 15:26

  26. @Gérard : si vous considérez que tout est pourri, alors tout se vaut et rien ne vaut plus rien. C’est encore faire la part belle à DSK qui finalement n’est ni pire ni meilleur qu’un autre. Ce que je me refuse absolument à considérer. Parce que c’est précisément en pensant ainsi qu’on alimente le sentiment d’impunité chez les transgresseeurs de tout poil, du fin fond des banlieues au sommet de l’Etat.

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/09/2011 @ 16:07

  27. Qu’il y ait une opération de com de la part de DSK n’a rien de choquant. Il se défend de son mieux et par les moyens de son choix, c’est son droit le plus strict. Pour ma part je ne l’ai pas trouvé particulièrement convaincant, sauf quand il s’est mis à parler d’autre chose, justement : il était subitement à l’aise dès qu’il est passé sur le terrain économique, alors que quand il s’agissait de parler de lui-même,on sentait vraiment le truc calculé au micropoil, et soigneusement répété depuis longtemps.

    Non, ce qui est vraiment gênant ici, ce n’est pas DSK, c’est Claire Chazal. D’entrée, on a compris qu’elle se contenterait de dérouler ses questions. DSK ne répond pas à la première ? Aucune importance, on passe à la suite… Il brandit un papier et en interprète copieusement le contenu ? Aucune réaction. DSK n’a été titillé, et encore très mollement, que quand les questions ont porté sur des histoires de boutique sans intérêt à propos de la primaire PS. Jusqu’à ce que la journaliste s’attire un « le piège est un peu facile, Mme Chazal… » pour essayer de faire croire que des questions difficiles avaient été posées… Lamentable.

    J’ai bien aimé le commentaire de Philippe Meyer, citant un auteur que je connaissais pas et dont j’ai oublié le nom: « c’est du journalisme de douanier: on plante un poteau, et on demande à la personne, qu’avez-vous à déclarer ? »

    Commentaire par Gwynfrid — 20/09/2011 @ 17:21

  28. La pseudo affaire DSK montre sous mon point de vue l’absence d’un point de vue important. Qu’il ait envie de coucher avec une femme de ménage, de tromper sa femme, ou de faire une partouze. Cela ne regarde que lui, c’est sa vie privée tant que tous les partis sont concentants, ce dont je trouve n’a pas assez été relaillé. Par contre la réelle faute de DSK, c’est de ne pas être capable de prévoir le genre de coup tordu de jouer les victimes de viol (par l’abandon des charges), c’est ce qui pour moi lui a fait perdre sa stature

    Commentaire par Erich Pereres — 20/09/2011 @ 17:27

  29. @ Zoom Zoom: « Le scénario le plus probable est qu’elle est rentré dans la chambre, lui a proposé un rapport vite fait, et qu’il a dit oui, sans réfléchir plus loin. »
    – Salut… c’est la femme de ménage… une petite pipe rapide ?
    – Pas de problème…

    Sérieusement… vous y croyez, vous ?… Non parce que là ça veut juste dire que DSK est con comme une enclume. Ca me paraît totalement impossible.

    Commentaire par Arnaud — 20/09/2011 @ 17:36

  30. j’aime beaucoup cet article il dit tout ce que je pense merci ALIOCHA

    Commentaire par Calixte da SILVA — 20/09/2011 @ 19:12

  31. @ Zoom Zoom : dans le même paragraphe, vous arrivez à dire que la plaignante n’avait aucune blessure et qu’elle présentait une douleur à l’épaule et une rougeur aux parties génitales…

    Donc rappelons que le procureur, au vu de ces éléments et d’autres, trouvait le dossier solide, et rappelons que la plaignante n’a pas changé sa version de l’agression dont elle prétend avoir été victime, mais des événements qui l’ont suivi immédiatement. Ces changements dans ce dernier cas la discrédite, ce qui est compréhensible au regard de la justice américaine, mais n’innocente pas non plus DSK, puisqu’il aurait tout de même persuadé en quelques minutes une femme inconnue de lui pratiquer une fellation…

    De tout cela, on ne peut en fait pas conclure grand-chose, ni pour, ni contre.

    Commentaire par Pierrot — 20/09/2011 @ 19:30

  32. @ Erich Pereres : votre point de vue contient un raisonnement circulaire. Je vous laisse deviner.

    Commentaire par Pierrot — 20/09/2011 @ 19:35

  33. […] Lire le billet d’Aliocha intitulé « Les explications aseptisées de DSK » – Lire la réponse de Christophe Barbier, directeur de la rédaction de […]

    Ping par DSK et la com' : Mister satyre ou Docteur ès économie ? | Le blog du Communicant 2.0 — 20/09/2011 @ 20:39

  34. @gwynfrid : vous avez malheureusement raison. J’entends : malheureusement pour ma profession. Cela étant, je crois que même en le poussant, voire en le bousculant, elle n’aurait rien obtenu d’autre. Et je crois qu’elle le savait. Mais alors on touche là à un problème assez passionnant. Est-ce que les liens de Claire Chazal avec Dame DSK suffisent à expliquer cette bien gentille interview ? Faut-il y voir plus profondément un travers du journalisme à la française incapable de se défaire de sa courtoisie, ce qui l’empêche d’aller au clash ? De son cynisme, qui l’incite à considérer par avance qu’il n’obtiendra pas de réponse à ses questions ? De sa haine de lui-même, qui l’empêche de s’affirmer dans ce genre de situation ? Cette interview, comme celles d’ailleurs de Sarkozy, montre au final et quelque en soient les raisons, un grave problème de positionnement du journalisme français, une incapacité à tenir tête aux puissants, bref, une terrible démission.

    Si je m’en prends après la com’ dans ce billet, c’est que j’ai regardé l’interview sous l’angle : comment va-t-il se sortir de là ? A sa place, je me serais dissoute de honte et je serais en train d’élever des chèvres en Crète ou ailleurs sous un déguisement. Quel dose de courage (ou d’arrogance) faut-il pour se présenter au 20 heures et s’expliquer sur une fellation qui a déclenché un scandale planétaire, entrainé une démission du FMI, un abandon des présidentielles et en plus soupçonnée d’avoir été faite sous la contrainte ? Je trouve cela parfaitement effarant. Et à supposer qu’on tente l’exercice, la deuxième question qui se posait, c’est comment le gérer ? Encore une fois il s’agissait de s’expliquer sur un sujet ingérable. Franchement je suis bluffée – sans être surprise – que l’on puisse aseptiser à ce point le truc. C’est pourquoi le fait que Claire Chazal l’ai laissé faire n’est que secondaire à mes yeux. Mais vous avez raison de pointer le problème, en particulier sur un blog où l’on parle de journalisme 😉

    Enfin, pour être tout à fait franche avec vous, je ne l’ai pas trouvée si mauvaise que cela, Claire Chazal. Ce qui signifie au choix que j’ai raison, ou que je suis atteinte, comme mes confrères, du même manque d’assurance sur la valeur de mon métier et la légitimité de mon travail. Joli sujet d’introspection que vous m’inspirez là 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/09/2011 @ 20:51

  35. @ Aliocha : « De sa haine de lui-même, qui l’empêche de s’affirmer dans ce genre de situation » : oh putain, NON, pas vous, pas le coup de « la haine de soi » !

    en réalité, je n’ai pas vu l’interview, mais suis à peu près certaine que Claire Chazal n’a pas été si nulle que ça. Ou plutôt, disons qu’elle a probablement été nulle, comme elle ne pouvait que l’être dans ce type de situation, car comme vous l’indiquez c’était couru d’avance. La question n’est donc pas, à mon sens : « comment devait elle l’interviewer ? » mais plutôt « pourquoi l’inviter sachant qu’il allait dérouler son exercice de com’ et qu’on aurait quoiqu’on fasse, rien d’autre à en tirer que ce qui, quasi au mot près, lui aura été conseillé de dire ». Un peu comme le coup des journalistes espagnoles qui s’étaient énervés parce que clairement, leur présence aux conf de presse n’était plus que destinée au servage de soupe.

    La réponse est simple : parce que 12 millions de téléspectateurs. Claire Chazal, à ce moment précis, n’est plus une journaliste, mais une animatrice de divertissement façon Sophie Favier. Elle l’avait compris et a choisi de ne pas ajouter à son rôle de potiche une dimension de roquet, car là aussi, elle était forcément perdante.

    Commentaire par Jalmad — 20/09/2011 @ 21:07

  36. @Jalmad : haine est sans doute un peu fort, je vous l’accorde. Disons une vision imprécise ce que nous sommes, de la manière dont devons travailler, de l’utilité de ce travail…je pense que la critique des médias n’a pas que des effets positifs, et que notamment elle engendre chez les journalistes une sorte de trouble de l’identité collective. D’un côté ça fait toujours très chic quand on vous demande votre job de répondre « journaliste » et dans 100% des cas, les gens vous prêtent une attention sympathique et vaguement admirative. De l’autre, ces mêmes personnes hurlent toute la sainte journée contre ces « cons de journalistes ». Et les journalistes eux-mêmes s’y mettent, se dézinguant entre eux à qui mieux mieux. C’est pourquoi ici j’essaie de montrer ce qui va bien, je pars en quête de notre identité collective, de notre histoire, de nos « héros », de modèles.
    Et pour en revenir au sujet, votre diagnostique est juste. Je crois que ce que reproche le public, et aussi de nombreux journalistes, à Claire Chazal, ce n’est pas de n’avoir pas obtenu de réponse, mais de n’avoir pas posé de questions. Donc le fond du débat c’est : faut-il ou non poser des questions auxquelles on sait qu’il n’y aura pas de réponse ? En France, et à de rares exceptions près, il me semble que nous répondons par la négative. A tort, l’absence d’information est déjà une information. Et c’était cela, qu’on était sans doute en droit d’attendre.
    Sauf que, il y a le problème que vous pointez, celui de l’animatrice…

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/09/2011 @ 21:20

  37. DSK est le plus fort, http://vanessa-schlouma.blogspot.com/2011/09/une-demonstration-brillante-de-dsk.html

    Commentaire par eric — 20/09/2011 @ 21:56

  38. @Pierrot 32
    Je n’aime pas les devinettes, elles ont vite faits d’éviter le débat

    Commentaire par Hermes — 20/09/2011 @ 22:59

  39. @ Hermes : il pose pour acquis ce qui est en cause, et s’en étonne.

    Commentaire par Pierrot — 20/09/2011 @ 23:55

  40. C’est amusant, en écoutant François de Closets dans Ce soir ou jamais rappeler qu’il n’y a pas de zone grise en matière pénale, qu’on est coupable ou innocent et que par ailleurs l’innocence n’a pas à se prouver, je me demande si au fond, ce qui n’a pas manqué le plus dans cette « interview de DSK » sur TF1, c’est tout simplement l’indignation d’un homme accusé à tort et qui s’écrie : « je suis innocent ». On me répondra que les prisons sont remplies d’individus hurlant leur innocence. Je sais, mais tout de même. Après réflexion, j’ai le sentiment très désagréable que cet exercice remarquable de com’ a consisté non pas à affirmer l’innocence, mais à réduire le degré de culpabilité. Ce qui est très différent….

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/09/2011 @ 00:06

  41. Sinon, en ce qui concerne le show de DSK, il s’agit d’un show à l’américaine, dont la structure se retrouve jusque dans les films hollywoodiens.

    Contrition : j’avoue mes fautes. C’est une tradition américaine. Songez à la Lettre Écarlate, le passage où le pasteur finit par s’accuser publiquement. Songez à Tom Sawyer, dans une magnifique parodie de ce moralisme américain, qui dévoile sa supercherie publiquement à son propre enterrement. Eh bien, ce n’est pas que de la littérature. Cela relève d’une pratique qui a un écho encore aujourd’hui à la télé américaine.

    Rédemption : c’est le corollaire. Ma faute avouée publiquement indique que moralement j’ai changé. DSK dit : « j’ai abandonné cette légèrement pour toujours. » DSK est donc moralement sauvé. Néanmoins il doit encore le montrer par ses œuvres.

    D’où la Seconde Chance : concept moral également bien ancré dans la conscience américaine. Tout individu a droit à une seconde chance. Et Dieu reconnaîtra les siens.

    D’où la seconde partie de l’émission, en apparence assez incongrue par rapport à la première, mais en réalité suite parfaitement logique.

    En effet, DSK présente la ruine prochaine de l’Europe (chômage, récession, etc.). Mais lui, i.e. le héros revenu de tout, passé sous le feu de l’opinion public, lui donc, il a des solutions. Il peut sauver le monde.

    DSK nous dit donc : je vais continuer de m’occuper de politique, de me soucier du bien publique. Ce sera son chemin de croix, parce qu’il est le héros qui a fauté, qui a changé et qui va revenir pour vous, purifié de ses fautes morales passées.

    Ce que DSK nous a suggéré en creux dans toute cette mise en scène, avec une insolence inouïe, c’est qu’il est un héros. De ce point de vue, la mise en scène est stupéfiante, quasi-géniale.

    Moralement, en revanche, c’est douteux. Culturellement aussi. Il n’est pas étonnant que beaucoup de personnes trouvent cela choquant. Cette mise en scène de soi est en effet très étrangère à nos mœurs. On a rarement vu ce genre de contritions publiques en France. C’est arrivé cependant, mais cela provoque de nombreuses critiques, car il y a quelque chose d’indécent et d’inauthentique dans cet étalage.

    Je trouve donc caractéristique que de nombreux journalistes aient parlé tout de suite de plan de communication. On sent tout de suite que la forme est fausse, exactement comme les interventions de la plaignante ont pu paraître fausses.

    Commentaire par Pierrot — 21/09/2011 @ 00:26

  42. @ Aliocha : vous posez un tas de question passionnantes.

    Claire Chazal aurait-elle pu obtenir plus ? Sans doute pas, la préparation était trop solide. Mais au moins, la mauvaise foi de son interlocuteur aurait pu être mieux mise en évidence (par exemple, si elle avait questionné l’interprétation faite du rapport du procureur). En tout cas, pour en obtenir plus, il aurait fallu qu’elle commence par essayer.

    « Est-ce que les liens de Claire Chazal avec Dame DSK suffisent à expliquer cette bien gentille interview ? » : Je ne crois pas. Je pense plutôt que le déroulé a été négocié à l’avance, et que TF1, tenant à ne pas laisser cette entrevue à la concurrence, n’avait guère le choix.

    « Quel dose de courage (ou d’arrogance) faut-il pour se présenter au 20 heures et s’expliquer sur une fellation qui a déclenché un scandale planétaire, entrainé une démission du FMI, un abandon des présidentielles et en plus soupçonnée d’avoir été faite sous la contrainte ? Je trouve cela parfaitement effarant. »

    Vous n’êtes pas la seule… Mais pour ma part je me suis senti offusqué le 15 mai dernier. Pour la suite, disons qu’étant édifié je le suis resté une bonne fois pour toutes et que donc le personnage aurait du mal à m’étonner davantage. Par contre, cette question que vous posez fort bien… n’était-ce pas justement le job de Mme Chazal que de la mettre sur la table ?

    Ce qui m’épate par contre, c’est que vous ne la trouviez pas si mauvaise sur ce coup-là. Serait-ce que vous placez la barre si bas ? Dois-je en conclure, sur un mode cynique, que vous connaissez la profession, et pas moi ?

    Commentaire par Gwynfrid — 21/09/2011 @ 04:51

  43. Commentaire n° 40 d’Aliocha: Je me permets de réagir à votre commentaire en particulier parce que celui-ci m’a immédiatement fait pensé à ceux, bien moins courtois je vous l’accorde, que l’on peut lire concernant Tristane Banon par rapport au fait qu’une victime de tentative de viol,  » une vraie », ne viendrait pas raconter son soit disant calvaire le sourire aux lèvres à une émission people de Thierry Ardisson, comme s’il y avait un comportement type d’une victime de tentative de viol, ou d’une victime d’accusation à tort, comportement type qui serait garant de leur statut de victime ou d’innocent. Je trouve le postulat soustendu par ce type de remarque dérangeant car éloigné de la recherche du fond des faits. C’est tout à fait subjectif. Il y a des assassins aux gueules d’anges et des innocents qui n’en ont pas la tête de l’emploi. Qui peut préjuger des réactions qu’il pourraient avoir si innocent, il vivait ce que DSK avait vécu?
    Je pense tout à coup à Patrick Dils, on n’a jamais vu un innocent avec une si jolie tête et attitude de coupable. Ce pauvre gosse, même devenu homme maintenant, semble coupable dès qu’il ouvre la bouche sur son innocence et pourtant, ce n’est pas le cas. POur en revenir à DSK, que pouvait-il dire d’autre pour exprimmer son innocence que de dire il n’y a pas eu de contrainte, il n’y a pas eu de violence, je n’ai pas payé, mais j’ai merdé?
    Malheureusement je crois bien que même si celui-ci avait tenu un autre discours, il y aurait toujours eu du monde, pour dire que c’était raté.
    Rendre public le rapport du procureur Vance me semblerait une bonne décision, ainsi nous pourrions y voir (normalement), celui-ci expliquer que le rapport médical n’est pas probant quant au viol, que les propos de la victime ne sont pas probants non plus et qu’il n’a donc pas matière à poursuivre car poursuivre le conduit à 100% à un non lieu, c’est aussi cela la réalité de ce retrait du Porcureur Vance. La condamnation pour viol et compagnie était improbable, donc cela aurait conduit à une déclaration d’innocence.
    Fin voilà, quoi 🙂
    Bonne journée à tous.

    Commentaire par Elaïs — 21/09/2011 @ 09:36

  44. Il semble que nombre de commentateurs auraient souhaité avoir un peu plus de précisions sur ce qui c’est passé dans la chambre.
    En fait, je devine qu’il y a eu fellation, alors une fellation c’est quoi exactement ? : l’homme (DSK) introduit son pénis dans la bouche de son vis a vis, et se comporte comme s’il s’agissait d’un vagin. Le vis à vis participe à l’action, mais peut aussi mordre ! Voila, je pense que désormais les lecteurs seront renseignés et n’auront plus d’attente dans ce registre de la part de DSK.

    Commentaire par Guy Valte — 21/09/2011 @ 10:46

  45. @ Pierrot 39

    Toujours pas clair

    Commentaire par Erich PERERES — 21/09/2011 @ 11:24

  46. @ Erich PERERES : vous posez votre point de vue comme vrai, et en partez pour vous étonner que l’on n’en tienne pas compte, alors que justement celui-ci est en cause… C’est circulaire et effectivement pas clair.

    Commentaire par Pierrot — 21/09/2011 @ 12:26

  47. (presque ) Sur l’air de « Lily  » de Pierre Perret

    Elle venait pas de Somalie , Naffi
    Elle arrivait de Guinée, Naffi
    Comme beaucoup d’autres émigrés
    Elle à menti sur son passé
    Pour travailler aux Etats-Unis

    Elle pensait pouvoir s’en tirer Naffi
    Travailler en sécurité, Naffi
    Elever sa fille et prospérer
    C’était sans compter
    Sur le directeur du FMI

    Elle voulait faire la chambre Naffi
    Il voulait s’faire la femme de chambre, Domi
    Sans lui d’mander son avis
    Il a sorti son canari
    L’obligée à pratiquer un bain de bouche
    Quoi d’plus normal après une douche
    Faut dire qu’il pète la santé ?Domi
    Malgré ses 62 balais et demi
    Encore frais comme un gardon
    Il lui empesa le col à l’amidon

    Elle a cru en la justice, Naffi
    On l’a cru pris au piège, Domi
    Il avait l’air moins fier
    Mais il n’allait pas rester longtemps à Rikers
    Tout cela grâce à Madame Sinclair

    En France,il avait beaucoup d’amis, Domi
    Défenseurs des droits de l’homme et de la femme, Domi
    Comme un seul homme
    Ils ont défendu leur ami Dom
    Après tout y’avait pas mort d’homme
    On aura entendu toutes les vilenies ici
    Tant d’indécences et de dénis
    Qu’on a l’impression d’avoir été baisés aussi.
    Après tout elle devrait dire merci, Naffi
    Voire regretter qu’il ne lui ait pas offert la sodomie

    Il est passé à la Télé , Domi
    Il avait l’air tout contrit, Domi
    Lui qui a du quitter le FMI
    Et renoncer à concourir avec ses amis
    Pour présider un grand pays
    Mais il n’a pas tout perdu , l’enfoîré
    Son couple il a pu sauver
    Expliquant à sa dulcinée
    Que son amour est désintéressé
    Que se faire sucer n’est pas tromper.

    Commentaire par Wodson — 21/09/2011 @ 13:35

  48. @ Pierrot 46

    Vous me laissez toujours autant dans le brouillard.
    Mon point de vue:
    1) DSK fait ce qu’il veut avec des adultes concentants
    2) on ne peut le juger sur cela
    3) Une enquête pour viol a été faite, elle n’a rien donnée comme preuve de la culpabilité de DSK, la justice américaine a clos cette affaire
    4) Aucun nouvel élément venant de journalistes sur ce viol
    5) DSK par son manque de réflexion a perdu sa place au FMI et dans la course à la présidentielle

    En gros qu’est ce qui reste: que va t’il faire ensuite? utiliser ses compétences économiques dans l’ombre d’un président de gauche, arrêter la politique, revenir dans 5 ans

    Commentaire par Erich Pereres — 21/09/2011 @ 16:15

  49. @Elaïs : vous avez raison, mais notez que je n’affirme rien, je réfléchis tout haut pour tenter de comprendre mon malaise. Quant au rapport Vance, ça fait un bout de temps qu’il est public, et en français en plus : http://www.rue89.com/2011/08/23/abandon-des-poursuites-contre-dsk-le-document-en-francais-218883

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/09/2011 @ 21:01

  50. @Elaïs : De Closets a raison de dire que l’innocence ne se démontre pas. Vous avez raison de souligner qu’il n’y a pas de comportement d’innocent ou de coupable. Mais n’oubliez quand même pas le prisme de la com’. Qu’un innocent lambda se défende mal, adopte même une attitude agressive et contre productive, c’est possible. Qu’il n’y ait pas de tête d’assassin ou d’innocent, nous le savons depuis un siècle si ma mémoire est bonne. Toutes les tentatives de recherche à ce sujet ont échoué il y a bien longtemps. Mais un type entouré de conseils de haut vol en communication qui se défend si mal que tout le monde comprend que l’exercice est manipulé, moi, ça me dérange. Par ailleurs, en lisant le rapport Vance, vous verrez bien qu’il ne dit pas qu’il ne s’est rien passé, mais simplement qu’il n’a pas assez d’éléments en main pour poursuivre. Et il faut le lire en gardant présent à l’esprit le fait qu’aux Etats-Unis, le mensonge fausse les règles du jeu, ce qui, dans une société du jeu est gravissime (lire à ce sujet Garapon « Juger en Amérique et en France »). Par ailleurs, là-bas la justice s’affiche sans complexe comme un exercice où le plus fort gagne, ce qui n’est pas exactement la même chose que chez nous où l’on traque la vérité. Il n’empêche, juridiquement, DSK est innocent. Ce qui n’empêche personne en son fort intérieur de trouver qu’il n’est guère convainquant.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/09/2011 @ 21:34

  51. @Guy Valte : si vous insinuez que parce qu’elle n’a pas mordu elle n’a pas été forcée, vous avez tout faux. C’est une question éclaircie depuis longtemps. La peur, mon cher, la peur. Evidemment, tous ceux qui ne l’ont pas vécu pensent comme vous, moi comprise. Mais je me suis renseignée auprès de victimes, la réponse est toujours la même, la peur. La peur qui paralyse, qui impose d’obéir.

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/09/2011 @ 21:43

  52. Si elle n’a pas été forcée, ça veut dire alors qu’elle a été séduite par ce vieillard libidineux sortant nue de la douche (déjà en érection si l’on en juge par la rapidité du rapport) ?
    Ou alors c’est une prostituée et DSK, qui savait pourtant pertinemment qu’il risquait d’être piégé, aurait malgré tout accepté une relation avec une parfaite inconnue ? Alors qu’il peut se payer toutes les call girls qu’il veut, triées sur le volet, et en toute discrétion. Allons, allons, ce n’est pas crédible.
    S’il est vrai qu’on ne peut pas prouver son innocence, je ne peux pas m’empêcher de penser d’abord, plutôt qu’à ce porc de DSK, à ce pauvre gars qui va être exécuté cette nuit aux Etats-Unis parce qu’il n’a pas pu prouver la sienne, alors que la justice, en raison du revirement de la plupart des témoins et de l’absence de preuves, est incapable de prouver sa culpabilité. Les talibans et les primitifs ne sont pas où l’on croit…

    Commentaire par DG — 21/09/2011 @ 23:28

  53. En résumé que s’est-il donc passé dans la suite 2806 du Sofitel ce samedi 15 mai 2011 peu après midi avant que DSK n’aille rejoindre sa fille pour déjeuner et qu’il ne quitte son hotel pour l’aéroport et s’envoler vers la France où l’attend son épouse ?

    Une relation sexuelle non tarifiée parait-il, une relation sexuelle à la sauvette selon les enquêteurs, non pas une relation à la sauvage comme on lui a reproché, une relation « non appropriée » consent-il à préciser selon l’expression Bill Clintonienne lors de l’affaire Monica Lewinsky, et enfin une relation sans contrainte entre partenaires consentants qui ne se connaissaient pas jusqu’alors, bref une relation entre n’importe qui , sauf que lui, DSK n’est pas n’importe qui. C’est le détail qui tue.

    « J’ai commis une grave faute morale » avoue t-il d’abord vis à vis de son épouse, bafouée à nouveau, ensuite vis à vis des hautes instances politiques auxquelles il a appartenu au sein du FMI avant de donner sa démission sur laquelle il ne s’est pas étendu , enfin vis à vis des français qu’il semble prendre à témoin de sa « mésaventure »

    Le plus drôle de l’émission, c’est qu’avec la complicité de Claire Chazal, dans le rôle de l’abbé au confessionnal, il parle à la France comme s’il parlait à Anne Sinclair “Je ne suis pas fier de moi “ dit-il, un acte de contrition publique qui s’adresse certes à l’épouse mais aussi au pays. Mélange de vie privée et de vie publique , un tabou à nouveau transgressé dans un voyeurisme généralisé dont les médias sont friands calés sur leur cote d’audience.

    On peut imaginer l’emprise qu’il peut exercer sur son entourage, son épouse convaincue dès les premiers jours du déclenchement de l’affaire d’une machination contre lui, une salade qu’il veut nous faire partager par ses « on verra ».

    On peut aussi percevoir, dans cet exercice télévisée de haut vol et de communication délirante où l’on feint de demander le pardon, la volonté de se remettre en selle politiquement après avoir été pardonné. Mais la France n’est pas anne. Si DSK rimait ce dimanche avec “Mea culpa” , rien ne dit que demain DSK ne rime pas avec « persona non grata » comme ces belles personnes( sic) qui croient qu’elles peuvent tout se permettre, pas seulement parce qu’elles sont puissantes mais aussi parce que les autres sont lâches .

    Chacun pourra repenser à cette confession dominicale , à laquelle Dominique Strauss Kahn s’est cru obligé de sacrifier et au cours de laquelle cependant il n’a formulé de repentir sincère, sous la forme élémentaire d’un engagement solennel d’homme libre, de ne pas recommencer.

    Si ça vous chante, vous pouvez réécouter la vidéo (ICI http://videos.tf1.fr/jt-we/l-interview-de-dsk-au-20h-l-integrale-6712566.html) à la façon du Docteur Cal Lighman, le héros de la série américaine Lie To Me, qui sait si vous dites ou non la vérité en décryptant un visage, une attitude ou le ton de la voix

    Commentaire par monpostdemocrate — 22/09/2011 @ 01:31

  54. Aliocha, un grand merci pour le lien permettant de lire le rapport: je ne savais absolument pas qu’il était en ligne, en même temps, pour m’excuser de mon ignorance, l’information n’est pas mon métier, mais juste un loisir citoyen que j’apprécie dès que ma vie professionnelle et familliale me le permet. Bien entendu, je me suis jetée dessus avant de vous répondre. 🙂
    Si DSK a été selon votre appréciation peu convainquant sur son innocence, je trouve, en revanche, le rapport plus qu’édifiant sur le peu de conviction que l’on peut ressentir face aux accusations de Madame Diallo.
    Le rapport établit en tout cas clairement que Madame Diallo est une menteuse. Je suis navrée d’écrire cela et même de le penser, mais comment faire autrement après la lecture de ces 16 pages accablantes?
    Alors bien sur, ce n’est pas parce qu’elle a déja plusieurs fois menti, qu’elle ment lorsqu’elle dit avoir été agressée par DSK, ce n’est pas non plus parce que dans ses mensonges, il y en a déjà eu un concernant un viol collectif affabulé, que cette fois-ci, elle a menti, mais par contre que dire de l’absence d’ADN de l’autre sous les ongles de chacun de protaganistes mis en cause dans une affaire de viol? Là, par contre, je suis dubitative. En tout cas, c’est l’élément le plus important à mes yeux. POur les différentes versions, je veux bien croire que la peur, l’enjeu, le stress du moment si violence il y a eu, créent le flou dans la mémoire, mais l’absence d’ADN de Strauss khan sous les ongles de sa victime présupposée de viol, et, très important, inversement! Attendez, là, moi, je ne comprends plus comment l’on peyt continuer à donner d’une crédit au viol. La violence suppose la violence.
    Autre élément, le procureur souligne bien que  » la chose la plus considérable est sa capacité à raconter une invention comme un fait avec une totale conviction », c’est un avis très dur qui n’a pas du être posé à la légère au regard du rayonnement international de l’affaire.
    Bref, ce rapport est le meilleur allié de DSK et après sa lecture, il me semble difficile de revenir sur sa très probable innocence. J’avoue ne même pas comprendre que la polémique continue alors que ce rapport est lisible depuis plusieurs semaines!.

    Concernant l’exercice de com, Vous avez raison, il est étonnament raté.
    Mais si la peur peut entrainer des réactions incompréhensibles chez une victime de viol, ne peut-on pas imaginer que celle-ci paralyse également les victimes d’accusations calomnieuses, et ce, quand bien même celles-ci soient coachées et rompues à l’art difficile qu’est la domination de ses émotions.
    DSK n’est pas un citoyen lambda, c’était un présidentiable, numéro 2 mondial, qui s’est vu en quelques heures, réduit au statut infamant de pointeur. Cela doit marquer un homme, aussi brillant qu’il soit. Et DSK savait que cette intervention était sans doute l’intervention de son avenir. Quel enjeu!

    Et si au regard de son vécu depuis trois mois, il avait en fait réussi ce passage télévisuel? peut-être qu’un autre à sa place aurait fait encore pire?

    Bref, autre point, je suis d’accord avec vous, Lombroso et ses théories n’ont pas survécu longtemps, cependant, nous ne sommes parfois absolument pas rationnels, et trop enclins à accorder à la forme une importance surévaluée. ( cf les commentaires sur le manque de sincérité de DSK, sur le fait qu’il ne transpire pas l’innocence ou comme je le disais sur le comportement attendue d’une « vraie » victime ).
    Au fait, mais peut-être que DSK ne transpire pas l’innocence tout simplement parce qu’il se sent coupable, mais pas coupable d’un crime, d’où sa référence à la faute morale, mais d’un gâchis total?

    En espérant ne pas avoir été trop longue.

    Commentaire par Elaïs — 22/09/2011 @ 11:34

  55. @ Elaïs

    Mais qu’est-ce que c’est que cette invention selon laquelle il devrait y avoir systématiquement « de l’ADN de l’autre » dans une affaire de viol ?
    Et pourquoi ne pas réclamer également, dans les affaires de fellation forcée, des traces de dents sur le zob du mec ? Pourquoi ne pas non plus exiger qu’en pareil cas la victime morde jusqu’au sang la queue du mec ?
    Vous réagissez comme si la violence ne pouvait être que physique.

    Commentaire par DG — 22/09/2011 @ 14:01

  56. Comme le démontre votre intervention, la violence peut également être écrite 😀
    Ceci dit, le procureur Vance semble aussi penser que l’absence d’ADN sous les ongles de l’un et de l’autre est significativement à noter puisqu’il en parle dans son paragraphe 2 intitulé : « Les preuves physiques et autres preuves ne permettent pas d’établir un usage de la force ou l’absence de consentement « .

    Commentaire par Elaïs — 26/09/2011 @ 17:34

  57. Lorsque je regarde l’énergie dépensée dans la réalisation des primaires socialistes, l’abus des heures de diffusion TV, les mensonges écrits sur les prospectus distribués dans nos boites aux lettres pour l’occasion, l’euphorie, le buzz et la désinformation mise en place, les amalgames avec le sénat qui vient de passer à gauche, le retour des veilles affaires curieusement au même moment, la complète hypocrisie et malveillance des prétendants, l’autisme de Mme Royal, les délires inconsidérés de Mme Aubry, les convulsions intestines et jurassiques de M. Hollande, l’inconscience puérile et l’aveuglement suicidaire de ces mêmes protagonistes face aux problèmes actuels de notre pays qui est encore en état de crise, tout cela… Tout cela me donne des frissons… Je m’étonne… Qui trompe qui ???

    Tiens… Au fait et DSK lui… il trompe qui ???

    Commentaire par jemetonne — 13/10/2011 @ 17:58


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