La Plume d'Aliocha

22/06/2011

La guerre des gonades est déclarée !

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 23:24

« Les connes ça ose tout, et c’est même à ça qu’on les reconnait ! »

Que Michel Audiard me pardonne cette légère adaptation de la répartie la plus myhtique de sa carrière et peut-être même du cinéma français.

Depuis peu, j’ai adopté contrainte et forcée le réflexe de tout féminiser. J’entends désormais être dans le vent ; c’est usant de jouer continuellement les saumons remontant le courant. Convenez que désigner un imbécile en utilisant un mot qui désigne à l’origine le sexe féminin est pour le moins discutable. Je me demande ce qu’en pensent mes copines féministes d’ailleurs. Et au passage, je m’interroge : pourquoi donc ce mot est-il masculin alors qu’il désigne le sexe de la femme ? N’y-a-t’il pas là matière à s’indigner ? N’est-ce pas le signe le plus évident de la domination du corps féminin par les hommes ? Il me semble que nous devrions adopter désormais le mot « conne « en lieu et place de « con » lorsqu’on utilise le terme dans son sens originel. Quant à l’injure, qu’elle reste au masculin, car après tout les cons, ce sont toujours les hommes, non ?  A ceux que l’origine et l’évolution du mot intéressent, je recommande cet article de wikipedia absolument passionnant. A titre de bonus, le dictionnaire de l’argot d’Albert Doillon dans la collection Bouquins m’apprend que « conne » à partir du XVème siècle est hypocoristique (affectueux si vous préférez) et désigne « une luronne aimant la bagatelle ». En revanche, une connasse est une vieille femme désagréable.

Toujours est-il que c’est la version féminisée de la célèbre répartie d’Audiard qui m’est spontanément montée aux lèvres lorsque j’ai découvert la magnifique campagne de mes copines féministes de gauche : « Osez le clito ». Yes ! J’aperçois des messieurs au fond de la salle qui se félicitent de m’avoir rendu visite en ce jour béni. Si vous voulez voir l’affiche, sortez les enfants de la pièce, désactivez le contrôle parental et cliquez ici.

Hein !……..N’est-ce pas ?

Je sais, cet appareil génital féminin, représenté cuisses écartées et affiché sur la voie publique, ça laisse sans voix. Même l’industrie du porno n’aurait pas osé, et pour cause, nos pasionarias de la cause féminine auraient hurlé. Libération tente désespérément de nous raccrocher tout ça à un courant philosophique en brossant le portrait de l’initiatrice de la campagne, Caroline de Haas, salariée du PS. Laissez tomber, confrères, la bêtise n’a pas de racines philosophiques, c’est une errance sans but et sans repère. En fait, le message est le suivant :  j’ai un clitoris plus long et plus sensible que ton pénis, donc je suis plus forte que toi, homme ! Avec de tels discours, le PS est sûr de gagner les prochaines présidentielles. Entre nous, c’est à peine croyable ce que la gauche en ce moment me donne envie de voter à droite. Il n’a même plus besoin de bouger Nicolas, il suffit qu’il laisse ses adversaires s’exprimer librement. L’impensable risque bien de se produire, on va rempiler, moi je vous le dis, par défaut, pour éviter bien pire.

Mais revenons au coeur, pardon, au clitoris de notre sujet. Le clitoris donc n’a pas sa place dans la culture, c’est dénoncé ici, je cite :

 » Cette campagne est partie d’un constat : en matière de sexualités, l’égalité femmes – hommes reste à construire et l’intimité reste un lieu de pouvoir masculin. Qu’il s’agisse de livres scolaires ou médicaux, d’expositions, de littérature ou tout simplement de rapports humains, le clitoris est très souvent oublié, considéré comme mineur ou cantonné aux préliminaires ».


Quand je pense que nous avions un problème d’une ampleur mondiale et que nous l’ignorions. Aveugles que nous sommes !  A l’ombre des clitoris en fleur n’a jamais été écrit, pas plus que Clitoris du seigneur, Le Rouge et le clitoris, Madame clitoris. Même Voyage au bout du clitoris,  Céline n’y a pas pensé. Mais il est vrai qu’il a contribué à populariser le « con » en tant qu’injure. Voilà de quoi alimenter le lourd soupçon qu’en plus d’avoir été antisémite, il ait pu développer une allergie au clitoris. Déjà qu’il était voyeur…. Pas d’exposition non plus sur le précieux organe, c’est vrai. La saison dernière à Paris, nous avons couru admirer Monet, Van Dongen, Odilon Redon, mais point de Clitoris en majesté ou d’Histoire du clitoris à travers les âges et moins encore de Figures du clitoris par Rembrandt. Notez, je n’ai pas vu non plus d’exposition sur le pénis, mais je ne fréquente peut-être pas les bons endroits. On m’informe dans l’oreillette que quelques hauts lieux culturels à Pigalle en présentent toute l’année.

Allons, je vous laisse. Il faut que je prépare ma campagne contre l’insupportable mépris dont sont victimes les ovaires au regard des gonades mâles, plus connues sous le nom élogieux de « testicules », car c’est décidé, moi j’ose l’ovaire. Et je m’empresse pour fêter cette révolution d’adapter la célèbre formule de Jacques Chirac, en guise de conclusion :  au fond, tout ça voyez-vous, ça m’en touche un sans faire bouger l’autre !

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121 commentaires »

  1. Tiens, je lis chez Arrêt sur images que nous assistons à une querelle internationale sur le féminisme, c’est ici : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11494

    Commentaire par laplumedaliocha — 22/06/2011 @ 23:52

  2. « Entre nous, c’est à peine croyable ce que la gauche en ce moment me donne envie de voter à droite. »

    Drôle de réflexe!! Y a aussi le front de gauche, etc.

    Faut écarter les œillères, sortir de l’ UMPS.

    Commentaire par Bourguignon — 22/06/2011 @ 23:55

  3. L’affiche est tout simplement extraordinaire. Le message crève les yeux : regarde le mien, il est plus gros que le tien. Ou comment exiger l’égalité en se plaçant à la hauteur de ceux que l’on veut égaler… au niveau le plus infantile qui soit. Du grand spectacle, vraiment.

    En cliquant ici et là sur le site, on tombe sur ceci: « Notre objectif ? Convaincre, sans relâche. » Objectif atteint: je suis convaincu de l’urgence d’un grand rire libérateur, seul moyen de conjurer une sottise aussi insondable.

    Bien sûr, iI est indispensable de citer ici le texte définitif sur la question:

    La malpeste soit de cette homonymie

    C’est injuste madame et c’est désobligeant

    Que ce morceau de roi de votre anatomie

    Porte le même nom qu’une foule de gens.

    Merci à ces dames qui osent le féminisme de nous rappeler combien cette foule est nombreuse et bruyante.

    Commentaire par Gwynfrid — 23/06/2011 @ 01:56

  4. Franchement, je suis surpris de la nullité de l’argumentaire de ce billet. En gros, si je comprends bien, « Osez le clito » c’est nul parc que 1. c’est porno et 2. elles sont connes. Aliocha m’avait habitué à mieux…
    Passons rapidement sur le « PS = caca »: on peut lire dans la presse plusieurs articles sur les rapports entre le PS et Osez le féminisme, le second n’est pas une émanation du premier.
    Sur la campagne elle même, j’ai beau être adhérent à OLF moi-même, j’avoue qu’elle ne me touche pas trop et que je n’y participe pas… Pour autant je suis loin de la trouver idiote. La sexualité n’est pas imune face au sexisme. Les débats récurrents sur la longueur comme l’imaginaire pornographique (quand ce n’est pas la pub en général) caricaturent la sexualité féminine comme ne pouvant être complète que par la pénétration. En gros, pas d’orgasme sans homme. Une campagne de sensibilisation sur la sexualité des femmes me semble donc cohérente dans une perspective féministe. On peut ne pas en apprécier l’angle (le clitoris, l’affiche, etc.), mais critiquer la campagne parce que le sujet serait con, c’est un peu léger…
    Par ailleurs, l’essence de féminisme est d’obtenir l’égalité, certainement pas de « prouver » une quelconque supériorité des femmes sur les hommes. Avoir cette grille de lecture est erronée.

    Commentaire par Benjamin — 23/06/2011 @ 07:49

  5. Bonjour Aliocha,

    Comme disent nos amis d’outre-manche: « Clitoris soit qui mal y pense ».

    Bonne journée

    Commentaire par H. — 23/06/2011 @ 07:52

  6. @Benjamin :
    1. la campagne est loupée, même les féministes le disent, mais tout le monde reste mesuré parce que le sujet semble incritiquable, j’affirme qu’il l’est, mais je préfère l’humour que les grands développements sur une connerie pareille
    2. je comprends de votre argumentaire que vous vous adressez en priorité à l’industrie pornographique, on ne vous a jamais dit que ce n’était pas la réalité, le porno ?
    3. Je ne comprends juste pas l’accusation selon laquelle il n’y aurait pas d’orgasme sans homme. Alors soit j’ai la chance d’être particulièrement évoluée sur ce sujet, soit les féministes fabriquent leurs propres moulins à vent, en tout cas dans notre pays.
    4. Je crois que le macho, c’est-à-dire la caricature masculine véhiculée par les féministes n’existe tout simplement pas. En tout cas je ne l’ai jamais rencontré et je n’ai pas entendu non plus autour de moi de témoignage sur ce sujet. On est dans le délire pur lorsqu’on transforme quelques cas extrêmes en un modèle général à combattre.
    5. Si c’était encore possible, je plaiderais pour la pudeur, le mystère, bref, pour la féminité, mais j’ai bien conscience d’être complètement out. Dommage.

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/06/2011 @ 08:02

  7. 1. Je pense que le sujet est, comme tous, critiquable! J’estime juste qu’il mérite un peu mieux que « c’est une connerie » comme argument.
    2. Le porno n’est pas la réalité, mais il se nourrit au moins autant qu’il inspire l’imaginaire de la sexualité: ce qu’on y trouve est bien une représentation de quelque chose. (Au demeurant, ce n’est pas spécifiquement à l’industrie porno que s’adresse la campagne je crois, je le citais ici comme exemple.)
    3. Je crois que vous avez la chance d’être évoluée sur ce sujet. La représentation de la sexualité lesbienne est là dessus révélatrice: les filles se touchent les cheveux, parfois en entendant qu’un homme vienne enfin leur procurer du plaisir (et ce n’est pas une représentation propre au porno!).
    4. À vrai dire, la question de l’existence du Macho caricatural importe peu. Le sexisme est quelque chose qui touche la société dans son ensemble, de manière plus ou moins explicite selon les personnes et les situations. Je pense qu’on a tort de ne vouloir considérer tel ou tel comportement que comme isolé: l’ampleur des inégalités femmes-hommes démontrent au contraire qu’elles frappent les femmes pour l’unique raison qu’elles sont femmes. (Au passage, je ne cesse de m’étonner que de tous les combats contre les discriminations, le combat féministe soit le seul à qui on demande perpétuellement de justifier son existence, comme si cette discrimination là était tellement dans « l’ordre naturel » qu’on pourrait faire avec).
    5. « Féminité »… Une femme ne peut-elle pas être autre chose que pudique et mystérieuse sans perdre de sa « féminité »? Et un homme pudique et mystérieux… c’est quoi?

    Commentaire par Benjamin — 23/06/2011 @ 08:57

  8. Aliocha,

    Keep cool: effet collatéral de cette campagne : hier, fin de dîner, mes fils se frittent – classique – pour savoir lequel s’occupe de ranger la cuisine quand l’aîné, goguenard, tentant de faire diversion lance un : « et toi t’en pense quoi de la campagne des nanas d’OLF ? Chouette affiche non ? » JAMAIS je n’aurais imaginé avoir une discussion portant sur la comparaison entre taille du clitoris et taille de la verge avec mes fils de 14 & 15 ans (c’est pudique à cet âge là !). Et en plus il a rangé la cuisine, l’apprentissage de l’égalité tient beaucoup aux mères. :))))

    Commentaire par Et se taire — 23/06/2011 @ 09:08

  9. @benjamin : cette campagne est une connerie, je persiste, et la gène qu’elle inspire y compris chez les féministes en est la démonstration. Seulement voilà, il est des combats qu’on ne critique pas, on préfère baisser les yeux et attendre que ça passe. Personnellement, je suis agressée par tant de bêtise et je le dis. Comme je ne passe pas mon temps à regarder des pornos, j’ignore la place qu’on y réserve au clitoris, en revanche, je crois savoir que le public est encore majoritairement masculin, il n’est donc pas surprenant que l’imaginaire qui s’y exprime soit masculin et caricature l’expression d’une certaine forme de virilité. Les jeunes pensent que c’est la réalité ? Sans doute, dans ce cas faisons un effort d’éducation et d’encadrement de la diffusion des pornos, mais dieu du ciel ne nous infligeons pas des affiches ridicules appuyées sur des revendications grotesques. Le remède me parait mille fois pire que le mal. Quant au sexisme, il m’intéresse dans sa dimension sociale car effectivement à ce niveau, il n’a pas lieu d’être. Il faut le combattre, sans pour autant sombrer dans une guerre des sexes aussi stupides que stérile. Du point de vue des violences psychologiques et physiques enfin, il me paraitrait beaucoup plus judicieux de raisonner sur un terrain humain plutôt que sexué. L’homme qui bat sa femme est simplement un type violent à qui il faut apprendre qu’on ne frappe personne. Quant aux autres différences, relevant du rapport intime entre les sexes, personnellement, elles me vont fort bien et je crois d’ailleurs qu’elles conviennent à beaucoup de monde. Je sais que la philosophie depuis 30 ans s’emploie à la gommer, tout en inventant de nouveaux sexes, dont acte. Je n’adhère pas à ce type de raisonnements en ce qui me concerne.

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/06/2011 @ 09:15

  10. La première chose qui choque sur l’affiche, en dehors des quatre tentacules, ce sont les absences, pas de vagin, pas de lèvres (à moins que ce soit les deux tentacules intérieurs ?), pas d’utérus (mais ça doit être sale, rappelant la fonction reproductrice de l’engin ?), pas d’ovaires. En même temps je peux comprendre l’envie de ne pas choquer les jeunes filles qui jouent avec leu stylo-plume que ce qu’elles ressentent palpiter ce ne sont pas des ondes de plaisir mais les contractions des tentacules de leur clitoris. en incarnant la bête isolément n’est ce pas le meilleur moyen de le leur rendre extérieur ? Représenté ainsi il ne fait plus parti d’un tout, il en devient extérieur, inquiétant et même quelque part très lovecraftien.
    Alors que le véritable apport de de la connaissance de la physiologie du clitoris était justement de démontrer qu’il n’y avait pas de différence entre le plaisir vaginal/clitoridien, c’était toujours le même organe qui était stimulé. C’est un détournement d’un fait scientifique à but idéologique, du même type que ceux pratiqué par les intégristes religieux.

    Commentaire par Personne — 23/06/2011 @ 09:19

  11. J’allais citer le même texte que Gwynfrid ; c’est de Brassens, « Le blason », et c’est à la fois plus osé infiniment plus beau que leur affiche à la… euh… à la noix ?

    Commentaire par Anna Musarde — 23/06/2011 @ 09:25

  12. Bonjour Aliocha, je pense que ce qu’il faut combattre c’est l’enfermement de la femme en général par les sectes et autres religions, gouvernements…, qui s’ingénient à rabattre notre condition à celle de la maternité exclusivement, au lieu d’afficher du clitoris qui n’aura que pour effet d’allécher ces messieurs qui ne savent pas penser plus haut que leurs pénis. ( en règle générale bien sûr )

    Commentaire par ceriat — 23/06/2011 @ 10:26

  13. Pascale Robert-Diard sur Galliano et la hiérarchie de l’actualité : http://prdchroniques.blog.lemonde.fr/2011/06/23/galliano-secher-hierarchie-de-lactualite-judiciaire/#xtor=RSS-32280322?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/06/2011 @ 11:40

  14. Aliocha,
    Je ne vois pas en quoi la campagne en question fait partie d’une guerre des sexes. Je n’en fais en tout cas pas cette interprétation là, mais c’est peut-être parce que je sais que ce n’est pas son but… Quoi qu’il en soit, le but du féminisme ne peut certainement pas être d’opposer un genre à l’autre car il y perdrait tout son sens.
    «L’homme qui bat sa femme est simplement un type violent à qui il faut apprendre qu’on ne frappe personne.» C’est une erreur: des hommes qui battent leurs femmes sont pour certains des hommes généralement violents, mais ce n’est certainement pas la règle. Il n’y a absolument pas de cas-type et la violence conjugale touche toutes les couches de la société. La violence envers les femmes est bien une violence spécifique, d’autant plus difficile à traiter d’ailleurs qu’elle s’opère le plus souvent au sein du foyer.
    Enfin, sur les autres « différences », le problème à mon sens est plutôt de dénoncer en quoi elles sont érigées en normes (sous couvert souvent d’explications pseudo-naturelles), ne laissant en définitive aux individus que peu de liberté quant à choisir qu’elles ne leur conviennent pas, à moins de prendre le risque de se retrouver… anormaux.

    Commentaire par Benjamin — 23/06/2011 @ 11:47

  15. « Convenez que désigner un imbécile en utilisant un mot qui désigne à l’origine le sexe féminin est pour le moins discutable ».

    Alors discutons-en : « imbécile » vient du latin « in- bacillum » c’est à dire « privé de bâtonnet ». Il n’est pas nécessaire d’avoir lu tout Freud (et Onfray à sa suite pour en guérir) pour comprendre à quel bâton on fait référence. Corneille lui-même emploie cet adjectif, dans son aspect descriptif, en parlant de la Femme comme du « sexe imbécile ». Il n’y a donc pas de contre-indication linguistique majeure à employer aussi le mot « con » pour désigner un « imbécile ».

    Je suis confus, en revanche, que ces deux termes se soient historiquement couvert d’une connotation péjorative. C’est pourquoi, à titre personnel, j’emploie plutôt un vocable plus contemporain et moins sexiste, comme « tête de noeud ».

    Bien à vous,
    L’Ankou

    Commentaire par An Ankoù — 23/06/2011 @ 11:49

  16. Alors là … Je trouve dommage que Coluche et le Pr Choron (d’ailleurs cette affiche, on aurait dit une image sortie de Charlie hebdo) ne soient plus de ce monde …
    Osez le clito … Et pourtant, une pièce qui a été récemment l’emblème du combat féministe, c’était pas « Les monologues du vagin » ??

    Donc, si je comprends bien, après le vagin qui parle, le clito se met aussi à revendiquer … la prochaine étape c’est quoi ? Vive les gros seins ? Ah non, ça c’est pas possible, ça c’est macho ….
    On peut pas non plus trop aller vers l’annal quand même …

    D’accord avec vous Aliocha, mais au moins, ça permet de bien rigoler !

    Commentaire par Yves D — 23/06/2011 @ 11:50

  17. J’ai failli reprocher à PRD sur twitter de s’intéresser à ce procès Galliano plutôt qu’à celui de Loïc Sécher mais à sa décharge l’audience d’hier se tenait à huis clos…

    Commentaire par Marquis de Mussipont — 23/06/2011 @ 11:59

  18. … oui, rigoler ! moi, cette campagne m’a fait rigoler, et à une heure de grande écoute, puisque les chaînes nous ont fait marrer avec ça en prime time.
    Un peu d’humour donc…
    Pour ce qui est de votre sortie sur les cons, il y manque la référence à une des plus belles chansons de Georges Brassens, le blason :

    Commentaire par Ginkgo — 23/06/2011 @ 12:09

  19. @Benjamin : balivernes ! c’est quoi la norme et la différence dans cette affaire ? S’il y a un problème, c’est peut-être celui de la connaissance par les femmes de leur propre corps, et ça c’est une question d’éducation, les hommes n’y sont pas pour grand chose. Il faut arrêter un peu de désigner des coupables et des victimes tout le temps, et arrêter aussi de remettre en cause des évidences sous prétexte qu’elles ne conviennent pas à une minorité. Tout ceci dégouline de bien-pensance faute de réelle pensée. Quant à la violence, si vous la catégorisez, vous maintenez les femmes dans un statut spécifique, ce qui est absurde. D’ailleurs, la majorité des femmes qui n’adhèrent pas au féminisme rejettent précisément cette discrimination opérée par les féministes, ces clivages qu’elles aggravent sous prétexte de les combattre.

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/06/2011 @ 12:10

  20. Je parlais de normes en référence à ce que vous disiez sur les différences relevant du rapport entre les sexes que vous aviez mentionner, pas à propos du clitoris…
    Je ne vois à quel moment je suis sensé avoir désigné des coupables… J’ai un peu l’impression que vous appliquez à mes propos une grille de lecture qui repose sur une vision caricaturale du féminisme. Relisez moi: je ne parle pas de guerre des sexes ni de clivage, je n’oppose pas les hommes et les femmes. Au contraire d’ailleurs, s’il y a des oppositions je pense qu’elles sont plus le produit de la société que des hommes qui seraient par nature méchants, dominateurs, violents ou que sais-je.
    Quelles évidences? Qu’un homme qui, chez lui, bat sa femme frappe se repère de loin parce qu’il est nécessairement violent à l’extérieur? C’est un peu comme ces éditoriaux qui expliquent que tout le monde savait que DSK était libidineux et que donc FORCÉMENT il allait violer quelqu’un. Ça a beau être « évident », c’est à 1000 lieues de la réalité. Où est la bien-pensance?

    Commentaire par Benjamin — 23/06/2011 @ 12:40

  21. @ Benjamin,

    Les hommes qui battent leur femme sont tous des êtres violents même si pour certains cette violence ne s’exprime que sur leur femme.
    A part ça, cette campagne est risible et porte tord à la cause féministe.

    Commentaire par Jambon de Paris — 23/06/2011 @ 15:20

  22. J’attends quand même avec impatience la prochaine campagne d’une association gay visant à promouvoir la sodomie, avec le même dessinateur je vous laisse imaginer le résultat! ;o)

    Commentaire par Marquis de Mussipont — 23/06/2011 @ 15:55

  23. @mussipont : lisez le portrait de Haas en lien, son prochain combat : promouvoir la sodomie entre hétérosexuels, si ! L’histoire ne dit pas si elle utilisera le même artiste. Et hop, Nicolas va prendre encore dix points dans les sondages, juste en se taisant et en laissant s’exprimer les talents du PS

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/06/2011 @ 16:02

  24. Bah, ça me rappelle pour l’affaire DSK que certain(e)s féministes (peut-être les mêmes ?) réclamaient une « présomption de véracité » pour la plaignante, face à la présomption d’innocence qui était censée bénéficier à DSK…
    C’est pas tout à fait le même domaine, mais le résultat est le même: ça fait plus de tort à la cause féministe que de bien.

    Sinon c’est pas parce que l’instigatrice de cette campagne « maladroite » (pour faire dans l’euphémisme) est salariée du PS que le PS approuve cette campagne. Certes ils sont aussi « maladroits » parf… de temps à autr… Bon ok ça leur arrive souvent, mais quand même, ça semble un peu facile de rejeter cette bêtise là sur le PS. 😉
    Et puis rassurez-vous, Nicolas aura le temps de faire et de dire d’autres grosses conneries d’ici l’année prochaine.

    Commentaire par jor — 23/06/2011 @ 16:18

  25. Après le jeu de « qui c’est qu’a la plus grosse », je propose aux dames de s’essayer à celui où il faut pisser le plus loin, toujours un classique parmi les garçons. Je prévois cependant un handicap lié à des morphologies différentes.

    Commentaire par Switz — 23/06/2011 @ 16:20

  26. @ Benjamin,

    Combattre la violence conjugale spécifiquement sous l’angle de la brutalité physique masculine envers les femmes est réducteur, idéologique & improductif. Cette violence ( physique, psychologique et/ou verbale) existe également au sein des couples LGBT et notamment au sein de couples lesbiens. Et je ne mentionne pas les hommes battus par des femmes/trans et autres…

    Sinon, en réaction à cette campagne féministe, et en tant que travesti bi, je propose de lancer une journée de la prostate et du massage prostatique. Il me tarde de travailler sur les affiches de la campagne…

    Commentaire par Tartiflette — 23/06/2011 @ 16:23

  27. Bonjour Aliocha,

    Vous savez que je vous adore. Quand vous causez politique, économie, fait divers, justice, toussa, ça colle. Mais quand vous abordez des sujets comme l’art, la religion ou la sexualité, j’ai l’impression que nos wagons se détachent à l’aiguillage, parce qu’un chef de gare malicieux a décidé de tirer le levier. Vos wagons partent sur une voie et les miens vers une autre. Et ça devient deux convois parallèles.

    Et, fatalement, j’ai envie de vous dire que vous êtes nuche. Et que vous comprenez tout de traviole. Et j’ai très envie de vous dire ça maintenant, bien que la dernière fois que j’ai essayé, je me suis pris le chemin de la sortie.

    Vous comprenez que dalle. C’est pénible. Je vais essayer d’être synthétique.

    Pour quoi le clito? Toute la question est là. Ca se divise en trois branches.

    1) Le clito en tant qu’organe d’une sexualité autonome

    La campagne OLF, en première analyse, singe un procédé typiquement masculin: devenir maitre de sa sexualité, c’est à dire des fonctions sexuelles sociales et biologiques, à travers un organe. Car l’organe et la fonction sont liés. La bite, la queue, la verge, le sexe de l’homme, extérieure son corps est le symbole de sa sexualité autonome, cad non asservie à des fonctions reproductrices purement biologiques ou de domination (les hommes dominent autrement que par leur sexe. Conséquence: leur sexualité est autonome par rapport à leur nature ou par rapport à la société).

    Nous, les hommes, on a un truc que vous n’avez pas naturellement, vous les femmes: on a l’autonomie.

    De fait, dans ses buts de campagne, voilà ce que dit OLF:

    « Nous voulons affirmer par cette campagne que les sexualités des femmes sont multiples, se vivent indépendamment de la reproduction et ne sont pas forcément complémentaires du sexe masculin ».

    C’est très masculin de dire une chose pareille. Parce que c’est une construction intellectuelle à partir du corps et que ça a des conséquences sociales. En matière de sexe, les hommes savent très bien faire ça. Chez les femmes, c’est beaucoup moins évident. En matière sexuelle je veux dire. Parce que pour la reproduction, yapa de problème: le corps de la femme engendre des conséquences sociales admises (par ex: les allocations familiales, les congés mater, les crèches, les places pour les femme enceinte dans les bus, etc).

    Alors on pourrait se dire que puisque OLF s’approprie un mode d’action masculin, elle intériorise un discours de domination pour le retourner en plus fort contre son adversaire, l’homme. Et par conséquent ce féminisme serait perverti car il véhiculerait une guerre des sexes ou je ne sais quoi encore.

    Conneries. C’est le point 2

    2) L’échange des représentations mentales

    Dans l’histoire de l’humanité, les hommes et les femmes ont passé leur temps à s’échanger des représentations mentales de leur corps et de leur sexualité: les bijoux, les poils, les vêtements, l’érotisme, la masturbation, le pouvoir, la prostitution, la belle prisonnière, le beau sauvage. Tout ce que vous voulez.

    Les hommes se sont épilés, ils ont porté des bijoux, des bas, des chaussures à talon, ils ont fouetté des femmes, se sont fait fouetter par des femmes, se sont branlés comme des femmes, pâmés comme des femmes, etc, et les femmes ont fait pareil. Mais ca dépend de l’époque et du lieux: aujourd’hui, pour un mec, porter des chaussures à talon, c’est bizarre. Mais on admet qu’il se pomponne avec des produits cosmétiques. L’épilation, on sait pas trop, c’est un sujet discuté.

    On a pris des trucs aux femmes, on leur a rendus après les avoir transformés. Elles ont fait pareil. Par ex, la sodomie, c’est pas forcément un truc de mec. Un jour une femme m’a dit: « on peut jouir du cul ». Ah ouais?? Bon, ben faudra que j’essaye alors. Est ce que je peux l’essayer et comment dans ma société? Je l’ai demandé à des partenaires, je vous assure que ça leur a fait un drôle d’effet. Il faut que j’aille voir un mec pour ça?

    Enfin bref.

    C’est un échange permanent. Que font les femmes saoudiennes en ce moment? Elles prennent le volant de la bagnole: elles s’approprient un truc marqué dessus « homme » et elles le transforment en un truc marqué dessus « femme ». C’est d’ailleurs exactement ce que font, mais dans un autre registre les associations de victimes de la route. Et ça continuera.

    Sauf si des gros cons et des grosses conne nous emmerdent; C’est le point 3

    3) Interrompre l’échange est la clé de la pensée réactionnaire

    Il existe une multitude de façons d’interrompre l’échange. L’excision est un bon exemple: la femme n’a plus rien à échanger car elle n’a plus l’organe correspondant à une sexualité autonome. L’homme, qui a sous traité l’opération d’ablation à des femelles à sa solde s’est littéralement approprié l’organe. La femme n’a plus rien à échanger: elle est prisonnière d’un rôle.

    Ou encore la condamnation de la marchandisation: cet échange séculaire entre les sexes passe nécessairement par des objets symboliques ou matériels. Or, puisque c’est un échange d’objets, alors ça peut devenir théoriquement du commerce. Il suffit de décider que le commerce, c’est sale. Si vous réglementez le commerce des objets sexuels (au sens large, y compris le corps et les fantasmes) vous décidez du niveau de collaboration entre les sexes et donc, vous fixez mécaniquement les termes de l’échange avec un gagnant et un perdant.

    Vous venez d’inventer l’inégalité sexuelle.

    Pour lutter contre l’inégalité sexuelle, qui est un fait socialement construit, que doit on répondre à ces femmes d’OLF, si on veut être un homme ou une femme digne de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui nous ont précédé, sans les juger? En essayant d’être digne de ce qu’ils et elles nous ont transmis?

    Leur dire: « je prends ton clito puisque tu me le donnes et je le ferai fructifier et prospérer. Et j’en ferai autre chose que ce que tu m’as donné, à ma guise. Le jour où, selon ton bon plaisir, tu me le reprendras, tu y trouveras une partie de moi dont tu feras ce que tu veux ». Et cette partie là ne sera pas un gosse non désiré, une maladie sexuellement transmissible, un post traumatisme à la suite d’un viol ou un asservissement à une norme sociale.

    Et pas tenir des discours imbéciles sur la pornographie.

    Ces filles d’OLF, je les aimes bien. Elles peuvent dire des conneries, c’est leur droit (et qui n’en dit pas?). Mais en posant le problème en terme d’organe, elles se gourent pas. Et puis elles parlent de liberté et de plaisir sans nier les difficultés que ça engendre. Et surtout, par dessus tout, elles sont prêtes à l’échange.

    Commentaire par tschok — 23/06/2011 @ 16:38

  28. @ Jambon de Paris
    Un homme qui violente sa femme est un un homme violent, effectivement. 😉
    @ Tartiflette
    Tout à fait! Mais reconnaître qu’une certaine forme de violence est le produit du sexisme n’empêche en rien de combattre la violence en général. Et nier le fond sexiste de la violence faite aux femmes ça n’aide pas à la comprendre et à la combattre non plus…

    Commentaire par Benjamin — 23/06/2011 @ 16:39

  29. @ Aliocha,

    je bois comme du petit lait votre charge contre un certain féminisme bien-pensant. En revanche, je ne suis pas sûr que le PS soutienne l’initiative de Caroline de Haas, puisque c’est précisément la solidarité lourdingue des éléphants du PS avec DSK qui est à l’origine de cette agitation féministe clairement inspirée de l’exemple américain, et qu’elle est donc en partie dirigée contre eux.

    La « querelle internationale sur le féminisme » que vous mentionnez a ceci d’intéressant qu’elle nous interroge sur l’exception française confrontée au modèle américain. dans la bataille pour l’égalité des sexes comme dans d’autres domaines – la laïcité par exemple . On peut craindre que le « féminisme à la française » , qui prône l’égalité mais réfute l’identité des genres – et dont vous me semblez être, Aliocha, une digne représentante – ne puisse résister au rouleau compresseur du politiquement correct anglo-saxon.

    Joan Scott, qui est à l’origine de cette querelle, s’était déjà distinguée par une critique acerbe des mesures françaises contre le voile à l’école, puis contre la burqa. On y retrouve les mêmes arguments où domine le procès d’intention classique que nous font les américains : celui de masquer notre conservatisme raciste et sexiste, soit sous le prétexte de l’universalisme dans le cas de la laïcité, soit sous celui du différencialisme des sexes dans le cas du « féminisme à la française »

    Commentaire par Tocquevil — 23/06/2011 @ 17:06

  30. @ Switz (25) : « Je prévois cependant un handicap lié à des morphologies différentes. » La taille des jambes? 😉

    @ Aliocha : « son prochain combat : promouvoir la sodomie entre hétérosexuels, si ! » Y’a des gens qui ont le sens des priorités et du bien public, faut reconnaître, je m’incline.

    Commentaire par Marquis de Mussipont — 23/06/2011 @ 17:11

  31. @ Aliocha : de toute façon quelqu’un qui ose dire « … adorer cuisiner, «afin de ne plus penser à rien».  » ne mérite que le mépris le plus dédaigneux. Cuisiner, C’EST penser!

    Commentaire par Marquis de Mussipont — 23/06/2011 @ 17:16

  32. @ tschok,

    « Et, fatalement, j’ai envie de vous dire que vous êtes nuche. »

    Et moi j’ai envie de vous dire que vous êtes la preuve qu’on peut être un progressiste éclairé et un macho, même s’il se cache derrière l’humour.

    Dans la « querelle internationale sur le féminisme » , Aliocha est l’illustration du féminisme à la française ; Caroline de Haas incarne la position des féministes américaines type Joan Scott . Mettre en avant le clitoris comme pendant féminin du pénis, c’est – au-delà de l’égalité prônée par tous les humanistes – revendiquer une identité des sexes, refuser le différencialisme perçu comme un conservatisme. Le site « Osons le clitoris » est très clair : il faut remettre en cause l’idée que le plaisir féminin soit différent du plaisir masculin, car de cette idée découlerait en grande partie la construction des genres dont nous avons hérité et qui associe aux femmes des valeurs jugées dévalorisantes comme la passivité.

    Je souhaite que ce féminisme-là ne prospère pas dans nos contrées, même si je lui reconnais une vertu bienfaisante : le débat sur le sexisme est relancé, et c’est une nouvelle occasion de réfléchir à ce qui fonde notre identité nationale.

    Commentaire par Tocquevil — 23/06/2011 @ 17:47

  33. http://www.sexactu.com/2011/06/22/la-forme-du-clito-peut-elle-tuer-le-fond/

    A mon sens, les 12 idées reçues valent à elles seules la campagne.

    Commentaire par Maxime — 23/06/2011 @ 18:14

  34. Je ne sais pas si vous connaissez cette blague :
    « Tu connais la différence entre un clitoris et un légo ?
    – Euh, non…
    – Ben retourne jouer aux légos ! »

    Dans les années 90, ma sœur, qui allait sur ses 25 ans, a tenté de faire la blage à une copine de fac. Résultat ?
    « Euh, c’est quoi un clitoris ? »

    Méditez là-dessus.

    Commentaire par Schmorgluck — 23/06/2011 @ 18:42

  35. J’ose espérer que la copine de votre soeur ignorait le mot mais pas la chose.

    Commentaire par Anna Musarde — 23/06/2011 @ 19:09

  36. Tocquevil, com 32,

    Vous voulez me dire que je suis macho et que vous, par voie de conséquence, vous êtes un féministe éclairé, véritable incarnation d’un progressisme authentique? Yapa de problème, si ça vous fait plaisir ça me va.

    Je suppose que cette qualité autoproclamée vous permet de dire quel est le féminisme que vous « souhaitez voir prospérer dans nos contrées » (et vous me donnerez des leçons de bien pensance par dessus le marché…).

    Mais ça n’a strictement aucune incidence sur les termes de l’échange, voyez vous?

    Même moi, affreux macho selon vous, elles, méchantes féministes, 5ième colonne en France d’un féminisme à l’américaine, selon vous et Aliocha (si je vous suis bien) nous pouvons quand même nous mettre d’accord pour peu qu’il y ait toujours quelque chose à échanger.

    C’est cet échange qui est le creuset de l’égalité des sexes.

    Maintenant on peut se poser une question: pourquoi avoir mis le clito dans la balance? Dans une société occidentale qui reconnait aux femmes l’égalité sur bien des plans, pourquoi y avoir mis précisément ça? Cépamoi, le macho, qui l’ai décidé, c’est elles je vous signale. Et celui qui se permet de dire quel féminisme il veut et quel féminisme il ne veut pas, ben… c’est vous. A votre place, je ferais gaffe et je me demanderais pourquoi.

    Commentaire par tschok — 23/06/2011 @ 19:40

  37. Bonsoir.
    Merci pour ce blogue, qui fait pas de mal par les temps qui courent (« […] le vieux monde est derrière toi »), et pour cet article.
    😉
    Sur le sujet, une également excellente contribution de Gaelle-Marie Zimmermann, (quelqu’une de bien, et qui bosse avec Martin Winckler ), sur Zone Zéro Gêne (site à explorer) :
    http://www.zonezerogene.com/magazine/osez-la-demago-et-une-campagne-electorale-que-sapelorio-clito/21/06/2011/

    Bonne soirée !

    K.-G. D.

    Commentaire par Karl-Groucho Divan — 23/06/2011 @ 20:06

  38. @ Tschok
    Houlà … J’avoue avoir du mal à suivre votre raisonnement en 3 points qui, si j’ai bien compris, serait basé sur une notion « d’échange » (j’ai bien écrit, pas « échangisme 😉 et « d’enrichissement mutuel » …

    Mais j’ai beau essayer de suivre … J’ai l’impression que c’est vous qui êtes « nuche » !
    Car cette idée n’apparait pas du tout dans les « 12 idées reçues sur le clitoris » (lien indirectement donné par Maxime en #33, lien direct ici : http://www.osezleclito.fr/12-idees-recues-sur-le-clitoris )

    En revanche, j’aime bien la 12ème et donc celle qui « conlue » la liste de ces « idées reçues » … Car là, il y a mention d’une « supériorité » de la femme face à l’homme dans le plaisir jouissif …
    je cite : « Contrairement aux hommes, les femmes peuvent, sur un plan strictement physiologique, dans certaines conditions, enchaîner une succession infinie d’orgasmes à la suite, sans période réfractaire. »

    Commentaire par Yves D — 23/06/2011 @ 20:16

  39. Ha! Quelle est la légitimité d’un homme sur le féminisme? Attention, cette question reste valable quel que soit l’option choisie…
    Plus sérieusement, j’ai du mal à comprendre cette notion sur le plaisir, essentiellement différent ou identique. Plus exactement son lien avec le combat pour l’égalité. En quoi cela a-t-il un quelconque rapport avec le salaire reçu, les responsabilités exercées, la double journée (travail et domicile) entre autres exemples? Je ne suis pas une femme, mais je doute que la nature intrinsèque du plaisir soit le cœur de leur préocupations. Je penche plutôt pour quelques progrès plus concrets.

    Commentaire par Kaeldric — 23/06/2011 @ 20:28

  40. @Tschok : Interrompre l’échange est la clef de la pensée réactionnaire dites-vous, avant de citer l’excision, en tant qu’interruption d’échange, pour nous amener tranquillement à la campagne qui est favorable à l’échange et donc anti-réactionnaire, de sorte que ceux qui s’y opposent sont réactionnaires et complices de l’excision. Y’a des juges qui vous suivent quand vous plaidez des trucs pareils ou vous me les réservez à moi et rien qu’à moi ? Demandez aux américains quand ils ont débarqué en Irak s’ils voulaient créer un échange progressiste ? Du tout, ils voulaient leur casser la gueule. Et vos féministes échangistes font pareil, elles ne veulent pas échanger, elles veulent vous éclater la tête, oui la vôtre à vous, l’homme. Tout le démontre. Le clitoris opposé au pénis, la revendication du plaisir solitaire, effectivement clitoridien puisque le vaginal implique le penis ou un substitut, ce qui revient au même, la contestation du fait que le vagin serve au penis, en oubliant au passage que la réciproque est également vrai et qu’en conséquence l’argument tombe de lui-même. Elles n’échangent pas, elles vous chassent, vous nient et s’inscrivent dans une parfaite autarcie. Le choix du clitoris est important en effet, mais précisément parce qu’il est exclusif de l’homme et aussi pour une raison à ma connaissance non avancée c’est que l’essentiel des femmes sont réputées, à tort ou à raison clitoridiennes. En conséquence de quoi, le rapport sexuel classique avec un homme est considéré comme étant par nature insatisfaisant, tandis que la stimulation solitaire du clitoris est le vrai lieu de plaisir. Et voilà comment on greffe sur l’ignorance du fonctionnement du corps féminin toute une théorie fumeuse, absurde et vindicative. Et le beaux intellectuels de gauche s’y engouffrent si vous me pardonnez l’expression, trop heureux de trouver une nouvelle inégalité à combattre. Aussi et surtout si elle est naturelle, car l’arrogance humaine est telle, en tout cas en Occident, qu’elle considère par principe l’intelligence humaine comme supérieure à celle de l’ordonnancement des choses. De là ils tirent des conséquences sociales en vertu d’un lien de causalité parfaitement discutable. Bref, les pourfendeurs professionnels de préjugés ne se rendent pas bien compte à mon avis de la somme de préjugés qu’ils véhiculent. Entre nous, si vous saviez ce que ça me fait rire….

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/06/2011 @ 21:37

  41. @Tschok : et j’ajouterais, après avoir accepté d’entrer dans le terrain marécageux où vous m’avez attirée, qu’en termes bien plus simples, cette réduction de la femme à un simple organe sexuel, et encore incomplet car volontairement expurgé de sa dimension reproductrice, exposé sous forme d’affiche destiné à buzzer, sans talent, sans souffle, sans ressort philosophique, est une absurdité totale doublée d’une vulgarité sans nom. La sexualité, et vous le savez aussi bien que moi, est infiniment plus complexe que la machinerie biologique à laquelle on tente de la réduire. Au risque, au choix, de vous faire hurler de rire, ou de me traiter de catho de droite, quid de la séduction, des sentiments, de la spiritualité dans tout ça ? Je sais, c’est réactionnaire, pouark, quelle horreur. Alors je vais revenir à des choses plus terre à terre auxquelles vous serez susceptibles d’adhérer ; que ça vous plaise ou non, une très grande majorité des femmes fantasment sur les attributs masculins et n’y voient nullement un mécanisme d’oppression, mais soyons clair, une sacrée gourmandise. Il n’y a pas d’inégalité dans la majorité des lits mon grand, mais ces fameux échanges que vous évoquiez à mauvais escient. Bien malin celui qui dira qui domine de celui qui désire ou qui est désiré, de celui qui pénètre ou est pénétré. A mon avis les deux et personne. Libre à vous de plaquer sur une constitution biologique des schémas mentaux de domination, mais d’une part c’est pure construction intellectuelle, d’autre part, je voudrais bien qu’on me démontre qu’il est possible en l’espèce de faire abstraction totale du psychisme pour se permettre d’accuser un organe d’être à l’origine, à lui tout seul, d’une représentation du monde et par conséquent d’une organisation sociale. La réalité me semble infiniment plus compliquée.

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/06/2011 @ 21:54

  42.  » … accuser un organe d’être à l’origine, à lui tout seul, d’une représentation du monde …  »
    Heu, dans le célèbre tableau de Courbet ( http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Origine_du_monde ), on y voit un clito ? J’ai pas l’impression … Va falloir que je retourne à Orsay pour voir ça de plus près 😉 …

    Commentaire par Yves D — 23/06/2011 @ 23:08

  43. @tschok, com 36 :

    Non non, pas féministe éclairé : je dois être aussi macho que vous, mais je me soigne.
    Vous posez la question: « pourquoi avoir mis le clito dans la balance? » J’ai fait une tentative de réponse : en posant « mon clito vaut bien ton pénis », ces féministes expriment un rejet du différencialisme sexuel, coupable de perpétuer une vision inférieure de la femme.

    Commentaire par Tocquevil — 23/06/2011 @ 23:15

  44. Un article facile et superficiel d’Aliocha, qui est quelque peu consternant, tant l’ignorance du plaisir féminin est grande de part le vaste monde, jusqu’à la mutilation routinière et persistante comme on le sait….
    C’est à une vraie (r)évolution que nous invite cette campagne, et le chemin sera long, car effectivement, les connes, ça ose tout…, et vive les occidentales prêtent à livrer ce combat…planétaire… de libération et de respect.
    une idée modèle.

    Commentaire par Alain C — 23/06/2011 @ 23:25

  45. @Yves D : Hélas de clitoris il n’y a point, ce qui conforte la thèse de nos amies féministes, le clitoris, ce grand oublié de l’art, de la littérature toussa, toussa…

    Commentaire par laplumedaliocha — 24/06/2011 @ 00:04

  46. @Yves D : sans compter que nous sommes pile poil (si je puis m’exprimer ainsi) dans une vision de la femme réduite à son rôle de reproductrice, pouark, il faut brûler cette toile.

    Commentaire par laplumedaliocha — 24/06/2011 @ 00:05

  47. @Alain C : Ah ! l’occident au secours des autres peuples livrés à l’obscurantisme, comme je l’aime cette idée là aussi…

    Commentaire par laplumedaliocha — 24/06/2011 @ 00:08

  48. Moi, je suis tout à fait d’accord avec Aliocha. Si on veut faire une campagne contre l’excision des filles, j’applaudis, mais cette stupidité, ça n’a rien à voir !
    Ca fait juste penser au concours de pisser le plus loin. Celui qui pisse le plus loin est le plus viril ? Non c’est juste celui qui pisse le plus loin. A toutes fins utiles, je signale que durant ma carrière professionnelle, j’ai pu constater que les jeunes enfants attardés avaient un organe surdimensionné. J’ignore si cela perdure au delà de la petite enfance. J’ignore si c’est aussi le cas des filles. Mais enfin cela laisse à penser et j’accepte sans problème de croire que l’auteureu (oui, avec eu) de cette campagne publicitaire a un clitoris dont la taille mérite d’entrer dans le livre des records.
    Et ce désir maladif de mettre au premier plan de la jouissance sexuelle en occultant tout le reste : l’échange, l’amour, la tendresse. C’est très déprimant. Cela laisse penser à une grande frustration que l’on tente de combler à coup de jouissance effrénée. Triste.
    Et puis on est dans la concurrence la plus folle. C’est moi qui jouit mieux que toi parce que je suis une femme, donc je te suis supérieure. Ben désolée, mais ça donne plutôt des arguments aux pro-excision, qui sont justement des gens qui craignent la femme et sa féminité.
    Et, pour finir, je déteste l’idée qu’on tente, via une campagne publicitaire, de m’impose la façon dont je dois faire l’amour. Les couples en difficulté peuvent se tourner vers un sexologue pour une aide ponctuelle, mais en définitive, c’est à eux de bâtir une sexualité qui leur convienne.

    Commentaire par Barbara — 24/06/2011 @ 07:42

  49. Aliocha,

    Ce débat qui converge vers le clitoris et le sexe féminin ne fait visiblement pas consensus, si je puis dire.

    Pour terminer votre article sur une touche plus consensuelle à géométrie variable, vous auriez du adapter la célèbre formule de Jacques Chirac (« ça m’en touche une sans faire bouger l’autre »), par « ça nous remue la gauche sans faire bouger la droite ».

    Ou inversement selon votre sensibilité, ou si vous voulez lancer un message subliminal politico-sexuelle en lien avec les affaires DSK ou TRON. (Comme ça, vous auriez même contenter tschok et ses wagons du com 27).

    Commentaire par Oeil-du-sage — 24/06/2011 @ 09:56

  50. Aliocha,

    Classiquement, vous me faites dire bien plus que ce que je dis en m’identifiant à « l’adversaire » que vous vouliez combattre en le tournant en ridicule dans cet article.

    OLF a choisi un angle d’attaque assez précis en fait: l’égalité des sexes dans la sexualité, par le clito.

    Indépendamment du fait qu’elles disent un paquet de conneries – et quiconque clique sur les liens que vous donnez et les explore pourra se faire par lui-même une idée de la vulgate assez navrante qu’on peut trouver sur le site – il n’en demeure pas moins que relativement à leur but de campagne (la revendication d’une sexualité autonome pour la femme) elles mettent dans le mille.

    Si, comme je le pense, leur but de campagne est effectivement la revendication d’une sexualité autonome, alors elles ont raison de commencer par là.

    Vous soutenez qu’elles s’inscrivent dans un rapport de rivalité avec l’homme et d’exclusion de l’homme qui privilégie une sexualité solitaire ou homosexuelle, ou une sexualité qui instrumentalise l’homme pour le réduire à un pauvre pénis à peine capable de faire réagir leur clito magique et vous avez globalement raison: elles singent l’homme dans l’affirmation de sa propre sexualité autonome. Et alors?

    Elles emploient effectivement un procédés très masculin: elles mettent en avant, sur l’affiche elle-même, littéralement, la puissance de leur organe, dans une espèce de mâle assurance virile, pour se poser en tant qu’être sexuel qui n’a pas à se justifier, ce qui est la base même de l’autonomie sexuelle. La sexualité de l’homme est autonome car elle « est »: elle existe en tant que telle sans avoir besoin de se justifier, contrairement à la sexualité de la femme qui, hors du cadre de la reproduction et du plaisir honnête dans le couple (orgasme simultané par les voies naturelles) n’a pas la même légitimité et ne s’impose pas avec la même évidence.

    Si les femmes sont nos égales, comme on le prétend, pourquoi n’ont elles pas le droit de brandir leur sexe comme les hommes le font en permanence? Pourquoi n’ont elles pas le droit de les mimer si bon leur semble? Pourquoi n’ont elles pas le droit d’être aussi connes qu’eux? Pourquoi n’ont elles pas le droit de mettre en avant leur propre animalité?

    Le fait que leur message – qui est con par ailleurs, nous sommes bien d’accord – soit mal reçu montre à quel point la sexualité de la femme est en réalité enfermée dans des schémas qui traduisent une répartition des rôles dont il est assez difficile de sortir.

    Inversez le truc et imaginez une associations de masculistes qui lancent une campagne sur le thème « Osons le pénis! » en reprenant le message d’OLF (le pénis procure du plaisir). D’abord le mot « masculiste » n’existe pas et mon correcteur d’orthographe tilte, ce qui est déjà un signe. Ensuite le message lui-même relève de l’évidence dans l’esprit de la plupart des gens: oui, il est conçu pour, pourrait on répondre à ces masculistes qui passeraient alors pour des gens un peu bébêtes qui viennent tout juste de découvrir qu’ils ont un truc entre les jambes servant à autre chose qu’à pisser.

    Seulement vous, héroïne de la dénonciation de la bien pensance et du politiquement correct, vous vous verrouillez sur le truc qui est le plus con dans le message pour le tourner en ridicule à la façon de Causeur et, en définitive, en revenir à une vision assez conservatrice non sans avoir au passage affirmé votre indifférence. Et vous passez à côté du truc qui est important: la revendication de l’autonomie de la sexualité féminine.

    Et je vous dis que c’est nuche. Je ne vous empêche ni d’être opposée ni d’être favorable à OLF – cela m’est indifférent, en fait – je vous reproche d’être passé à côté du méga truc bien visible au milieu de l’affiche, tout ça pour nous servir la bouillabaisse anti bien pensance et dénonciation du politiquement correct classique. Et je trouve ça dommage ne serait ce que parce que j’aurais bien aimé avoir votre avis sur le sujet sous cet angle. Je ne suis pas un grand connaisseur de l’histoire du féminisme, mais il me semble qu’il y avait matière à s’interroger sur le surgissement de cette thématique, assez ancienne à vrai dire, mais sous cette forme là et maintenant.

    Par exemple, je vous cite: « je voudrais bien qu’on me démontre qu’il est possible en l’espèce de faire abstraction totale du psychisme pour se permettre d’accuser un organe d’être à l’origine, à lui tout seul, d’une représentation du monde et par conséquent d’une organisation sociale. La réalité me semble infiniment plus compliquée ».

    Voilà une question fondamentale! Bon, vous la posez en distinguant immédiatement l’organe des représentations mentales qu’il génère psychiquement, donc forcément, c’est mal la poser, mais au moins vous venez de mettre un pied dans le cœur du sujet de façon explicite. Ce n’est plus votre arrière boutique qui cause, là c’est vraiment votre cerveau qui réfléchit.

    Et on pourrait inverser la question et la renvoyer à OLF: dans quel monde vivez vous pour, selon vous, avoir besoin de brandir votre clito pour revendiquer l’égalité? Cékoi votre représentation du monde pour en arriver là? Et c’est là qu’on peut s’attendre à des grosses failles dans le discours OLF.

    En résumé: la revendication par OLF d’une sexualité autonome, même au moyen d’une campagne choc, je suis ok. Votre réaction à cette revendication en dit long sur ce qui reste à faire dans notre société pour que la sexualité des hommes et des femmes aient une même légitimité. Mais l’univers psychique dans lequel s’inscrit le message d’OLF a, je suis d’accord avec vous, quelque chose d’inquiétant et de décalé.

    Commentaire par tschok — 24/06/2011 @ 10:25

  51. @OdS : J’attendais avec impatience que quelqu’un joue à converger dans le consensus, je vous remercie d’être intervenu 😉 Comme le dit un de mes factéieux copains, « Con promis, chose due ».

    Commentaire par laplumedaliocha — 24/06/2011 @ 10:26

  52. J’aime beaucoup la phrase de Barbara: « je déteste l’idée qu’on tente, via une campagne publicitaire, de m’impose la façon dont je dois faire l’amour », car elle résume pour moi tout ce qui est critiquable dans cette campagne.

    Commentaire par QIAH — 24/06/2011 @ 10:36

  53. @ Tocquevil, com 43,

    Je ne suis pas certain que lorsqu’une femme dit qu’elle a un clito et qu’elle peut jouir avec, elle nie la différentiation sexuelle. On pourrait très bien soutenir le contraire.

    Maintenant qu’OLF reprenne cette image pour l’enrober dans un discours de négation du différencialisme, pourquoi pas, en effet? Seulement, toutes les personnes qui vont voir l’affiche ne sont pas des militants OLF, il n’est donc pas dit que la manip porte, si tant est qu’elle existe.

    Je ne suis pas un pro des théories féministes, donc je peux avoir du mal à les identifier dans un discours, mais je suis quand même allé faire un tour sur le site OLF et je dois vous dire que je n’ai pas vraiment été interpelé par l’omniprésence dans la vulgate OLF du thème de la négation du différencialisme. Ce qui m’a surtout frappé, c’est que c’est un sacré bordel idéologique: vous y trouvez toutes sortes de représentations mentales dans un fouillis qui me fait douter de la présence sous jacente d’un message structuré.

    Mais je vais regarder avec plus d’attention. Si vous avez des « trucs » à me donner (genre tel mot employé dans telle phrase a telle signification) je suis preneur.

    Commentaire par tschok — 24/06/2011 @ 10:42

  54. @ Yves D, com 38,

    En fait c’est super simple, mais pour mieux comprendre il faut s’extraire du champ strictement sexuel.

    Voilà: pour que l’égalité des sexes soit seulement concevable, il faut qu’une homme puisse faire ce que fait une femme et qu’une femme puisse faire ce que fait un homme, sinon, il n’y a qu’un discours d’égalité mais pas d’égalité dans les faits. Il faut donc qu’il y ait une interéchangeabilité des rôles. Un échange, quoi.

    Dans l’histoire, cet « échange » existe de façon dispersée dans le temps et l’espace: des femmes ont été chef d’Etat, conquérant, artiste, pilote de chasse, chef d’entreprise, magistrat, médecin, prof de fac, etc. Et inversement mais bien moins souvent des hommes ont occupé des fonctions subalternes. Mais ça dépend des périodes et des sociétés. Seules les sociétés occidentales dans la période récente énoncent en tant que choix conscient et volontaire l’interéchangeabilité des rôles dans tous les domaines ou presque. Et c’est vraiment très récent et localisé.

    On peut en déduire, mais ça se discute, c’est vrai, que si vous maitrisez les termes de l’échange (les rôles que l’un ou l’autre peut librement tenir), vous fixez le niveau « d’égalité » entre les hommes et les femmes.

    Au niveau sexuel, l’attribution d’un rôle ou d’une série de rôles particuliers à la femme est une façon de la maintenir à un certain niveau « d’égalité »

    Ex: au XIXième siècle, la littérature rapporte qu’il était courant qu’un homme marié accompagne son fils au bordel pour son dépucelage. Une mère peut elle accompagner sa fille dans un bordel où elle trouvera des prostitués mâles afin de leur confier sa défloraison, Oui ou non? Vous l’avez souvent lu ça, ou pas du tout?

    Si vous ne l’avez jamais lu, alors vous êtes en droit d’en tirer certaines conséquences du genre: il y a bien un sexe qui est mis au service des besoins de l’autre. Ce rapport là n’est plus un rapport de collaboration; Et ce n’est pas une construction intellectuelle.

    Commentaire par tschok — 24/06/2011 @ 10:59

  55. Ce qui serait nuche, mon cher Tschok, c’est de prendre au sérieux pareille bouffonnerie. Un peu comme s’extasier devant une merde de l’art contemporain en recherchant une signification qui ne s’y trouve pas. Je sais qu’intellectuellement l’exercice est tentant. J’en suis capable, au moins autant que vous. Et c’est pour ça que je m’en dispense. On me provoque sur le terrain de la caricature, je réponds sur le même terrain, la chose ne mérite pas davantage, tant sur le fond que sur la forme. Maintenant cela n’empêche pas de s’emparer sérieusement du sujet, une fois qu’on s’est mis d’accord sur l’imbecillité de la démarche à l’origine de la discussion. Et pour avancer un peu, je vous dirais qu’au fond, ce qui m’irrite le plus, c’est cette perpétuelle pathologisation de la société. Pas étonnant qu’on nous dise ensuite que nous sommes les premiers consommateurs d’anti-dépresseurs au monde. Et le pire, c’est qu’au nom de cette vision pathologique des rapports hommes/femmes dans ce qu’ils ont de plus intime et de moins social donc de plus éloigné en principe de la sphère du discours public, on tente de bouger des lignes qu’on a auparavant interprété de manière douteuse. Je suis d’accord avec les commentateurs qui y voient une intrusion très contestable dans leur manière d’aborder leur vie amoureuse. Derrière tout cela, il y a sans doute en partie la volonté de remettre en cause le fonctionnement du plus grand nombre au nom de cas particuliers qui ne se reconnaissent pas dans ce fonctionnement. Fumisterie. Réservons ces sujets aux médecins dans le cadre de consultations individuelles, repensons les manuels scolaires si besoin est, réfléchissons à des cours d’éducation sexuelles si cela s’avère vraiment utile, mais ne sombrons pas dans le délire d’un argumentaire politique global qu’absolument rien ne justifie en l’espèce.

    Commentaire par laplumedaliocha — 24/06/2011 @ 12:05

  56. Aliocha,

    Au moins nous sommes d’accord sur l’aspect « pathologisation de la société » que le discours OLF véhicule avec une froide détermination que son prétendu humour a du mal à masquer. Je ne m’attends pas qu’à des bonnes choses de la part d’OLF, vous savez. Pas du tout. Mais cette partie là de son discours (la revendication d’une autonomie) est bonne à prendre.

    D’ailleurs, il faut la prendre. Ou pour être plus clair: il faut la lui prendre. Vous me saisissez?

    C’est pour ça que je critique votre indifférence feinte.

    Je ne suis pas féministe parce que je n’en ai pas besoin et que ça me passe au dessus du ciboulot tout ces trucs là. Mais quand un message est émis, j’arrive à peu près à le décoder; Dans le message, j’ai vu un truc bien (la revendication de l’autonomie) mis au service d’un truc pathologique (une vision totalitaire de la société). C’est du noyautage. Classique.

    Et j’ai été surpris par votre réaction, vous qui voyez souvent et avec pertinence comment on utilise un message positif pour le mettre au service d’un truc négatif. Mais au lieu de dénoyauter le truc, vous lui opposez une autre vision de la société et de la sexualité de la femme qui se situe clairement dans le champ de l’intimité, de l’amour, de la séduction, bref des choses très bien, il n’y a pas à dire, même si vous mélangez tout cela à une conception somme toute conservatrice qui en vaut bien une autre, mais qui me semble néanmoins un peu courte, dans le sens où elle laisse à OLF le champ libre.

    Vous vous souvenez de ce que vous disiez sur le FN? Ne pas lui laisser l’opportunité d’investir exclusivement certains champs du discours et ne pas hésiter à se les réapproprier, plutôt que lui opposer un discours à la con vaguement moraliste et surtout très hypocrite? Eh ben là c’est pareil.

    Commentaire par tschok — 24/06/2011 @ 13:07

  57. Je suis féministe, j’ai un blog féministe, je milite. Parfois certaines campagnes féministes me plaisent moins, je suis proche aussi d’Amnesty Intl et il m’arrive la même chose, la communication je ne suis pas toujours d’accord avec. Néanmoins, je me dis que ces campagnes ont le mérite d’évoquer un sujet, que je ne suis pas le centre du monde et que ce sujet peut aussi convenir à ma voisine, mon voisin, d’une autre sensibilité. C’est facile de ne RIEN faire, et de n’être présent-e que par la critique. Je suis surprise de la véhémence de beaucoup de critiques, pas forcément ici d’ailleurs mais globalement, sur cette campagne qui – en gros – met l’accent sur le plaisir féminin, et un organe oublié. Peut être que ça aidera les éditeurs de manuels à ‘penser’ à mettre cet organe là sur les schémas ? Peut être que les parents qui parlent sexualité avec leurs enfants parleront de cet organe là et pas seulement du ‘les filles ont leurs organes dans leur ventre’, les règles, la contraception, le préservatif, etc. Je m’étonne aussi du peu de solidarité ou même d’empathie féminine de la part d’Aliocha et de bien d’autres femmes, pour des militantes qui viennent à la suite de celles qui nous ont obtenu le droit à la contraception, le droit à l’ivg, la participation politique, la question des salaires, l’information sur le viol et les violences conjugales … et qui se battent aujourd’hui pour que les reculs ne se fassent pas trop fort. En cela ‘les femmes’ me déçoivent énormément. Je me demande : qu’est-ce que cette campagne vous retire donc pour que vos réactions soient si fortes ?

    Commentaire par Emelire — 24/06/2011 @ 13:41

  58. « En fait, le message est le suivant : j’ai un clitoris plus long et plus sensible que ton pénis, donc je suis plus forte que toi, homme ! »

    Ce n’est pas du tout le message que j’en tire. Comment en arrivez-vous là ?

    « Cette campagne est partie d’un constat : en matière de sexualités, l’égalité femmes – hommes reste à construire et l’intimité reste un lieu de pouvoir masculin. Qu’il s’agisse de livres scolaires ou médicaux, d’expositions, de littérature ou tout simplement de rapports humains, le clitoris est très souvent oublié, considéré comme mineur ou cantonné aux préliminaires ».

    Pour avoir couché avec une fille quasiment traumatisée de n’éprouver aucun plaisir à la pénétration, mais uniquement quand on touchait son clitoris, je pense que même si cette campagne est mal faite dans la forme, elle est importante dans le fond.

    Commentaire par Maxime — 24/06/2011 @ 13:59

  59. @Emelire : peu de solidarité et d’empathie dites-vous ? Mais quand on mène un combat et qu’on communique, la bonne question à se poser n’est pas « pourquoi ces cons ne suivent pas ?  » mais « comment se fait-il que mon message ne passe pas, où ai-je failli dans mon argumentation ? ». Si les femmes ne se rallient pas en majorité à votre combat, de deux choses l’une : soit il est erroné, soit il est mal exprimé. Vous me rappelez ce poète croisant un mendiant. Celui-ci avait écrit sur une pancarte, « je suis aveugle ». Personne ne lui donnait d’argent. Le poète prit la pancarte et inscrivit autre chose. Tout le monde se mit à donner. Au point que le mendiant demanda au passant « qu’y a t’il sur ma pancarte ? ». Le poète avait écrit « Demain c’est le printemps, et je ne le verrai pas ». Cette histoire est très ancienne, mais je me souviens d’avoir lu sur Rue 89 qu’un homme faisait la même chose actuellement. Si quelqu’un d’ailleurs retrouve la référence, je suis preneuse. L’article n’a pas plus de 3 mois.

    Commentaire par laplumedaliocha — 24/06/2011 @ 15:13

  60. Effectivement, les connes ça osent tout, ça écrit n’importe quoi aussi…

    Cachez ce clitoris que je ne saurais voir !

    Commentaire par cocobeloeuf — 24/06/2011 @ 15:50

  61. Oh putain!

    Le monde des femmes est dur!

    « Mais quand on mène un combat et qu’on communique, la bonne question à se poser n’est pas « pourquoi ces cons ne suivent pas ? » mais « comment se fait-il que mon message ne passe pas, où ai-je failli dans mon argumentation ? ».  »

    Aliocha, XXIième s. ap. JC, en réponse à une féministe in « La Plume d’Aliocha », blog, wordress.com.

    Faut être efficace Emelire. C’est pas le tout d’avoir des idées.

    Dallas, ton univers impitoyable. Sue Ellen contre Pamela.

    Commentaire par tschok — 24/06/2011 @ 17:11

  62. @Tschok : je ne vois pas ce qu’il y a de dur, c’est votre petit coeur sensible de gauchiste qui s’émeut 😉 Demandez à n’importe quelle femme de votre entourage si elle est pour ou contre l’excision, elle vous répondra qu’elle est contre, qu’elle salue le travail des associations et qu’elle est même prête à aider. Demandez lui maintenant si elle estime que les hommes l’oppriment de manière insupportable, qu’on ne parle pas assez du clitoris, qu’il y en a marre de la dictature du phallus, et vous ferez certainement beaucoup moins recette. On vous répondra que l’égalité des salaires, la mixité dans les postes à responsabilité, le partage des tâches ménagères, c’est important, mais que tout le folklore féministe est irritant voire pire, surtout quand ce folklore se transforme en agressivité ouverte contre les hommes. Pourquoi, d’après vous ? Ben parce que justement on pathologise ce qui n’a pas lieu de l’être. Parce qu’on invente des problèmes.

    Commentaire par laplumedaliocha — 24/06/2011 @ 19:04

  63. Ben c’est à dire que l’avantage d’être un gauchiste (ou un macho selon Tocquevil, mais j’ai vu que pour vous ça existe pas), c’est que chuis pas obligé de supporter les femmes soumises dans mon environnement (surtout les femmes soumises de droite qui sont de loin les plus chiantes, quoique les soumises catho et de droite, ou les soumises musulmanes et de droite sont pas mal non plus, dans le genre brise grelot).

    Faut quand même le dire. Il y a tout de même des avantages à être gauchiste (on a une convention collective du feu de… Dieu)

    Maintenant, si je sors un peu de mon environnement de gauchiste (macho, selon Tocquevil, mais j’ai vu que blabla) (mézofète? Il faudrait peut être dire machogauchiste, non?) (machogocho,en abrégé. C’est bien, ça me plait!) je me rends bien compte que je vis dans un monde qui n’est pas sexuellement neutre: il y a des différences de traitements.

    Ces différences de traitements, dont vous parlez, sont sexuées. Elles ne sont pas sexuelles, quoique ça arrive aussi, elles sont sexuées. La nuance est de taille (sa taille entre sans complexe en compétition avec celle du plus grand clito actuellement en circulation). Tout ça, on le sait bien vous et moi. Sauf qu’ici, je veux dire à l’occasion de votre post sur la campagne « osez le clito » on parle de cul. Précisément de cul. Sauf vous.

    Pour vous, c’est tout sauf du cul. D’ailleurs, et je vais être mauvaise langue, vous savez à quoi on reconnait un catho dans une discussion où on parle de cul, infailliblement? Oui, c’est infaillible. Ben, c’est le seul qui vous parle de Mystère. Ca manque jamais. A tous les coups. Tenez, votre com 6, là haut, point 5, en réponse à benjamin: « Si c’était encore possible, je plaiderais pour la pudeur, le mystère, bref, pour la féminité, mais j’ai bien conscience d’être complètement out. Dommage. »

    Aaaaah le Mystère, que c’est bon le Mystère.Le Mystère, cékom le moteur d’une bagnole: c’est le truc dont on soulève jamais le capot. Quand un catho tourne sa clé de contact, le moteur…démarre. C’est le Mystère! Faut pas demander pourquoi. Faut que ça reste dans l’ombre. Sinon c’est pas drôle. Cékom un tour de magie dont on vous révèle le truc.

    Je ne vois pas d’inconvénient à avoir un tel état d’esprit. Mais, il y a un mais: le sexe est aussi et très clairement un enjeu de société. Alors, vous faites ce que vous voulez: soit vous restez dans le Mystère, soit vous ouvrez le capot de la bagnole pour voir comment ça marche.

    Yapa de mystère. 🙂

    Commentaire par tschok — 24/06/2011 @ 19:47

  64. Ces féministes ont le mérite de montrer que les femmes peuvent être largement aussi connes que les hommes quand elles veulent.
    La même campagne à l’envers, ‘Osez la bite’, sans rire.
    Même Bigard n’aurait pas osé.

    Commentaire par André — 24/06/2011 @ 20:37

  65. @laplumedaliocha

    Vous semblez confondre féminisme et ultra-féminisme. La différence est la même qu’entre un musulman et un islamiste.
    Vous appelez comment une femme qui se bat pour l’égalité homme-femme sans forcément penser que les hommes l’oppriment et sous tous des salauds ?

    Commentaire par Maxime — 24/06/2011 @ 21:11

  66. @Tschok : Trop facile, l’opposition entre le gauchiste éclairé qui regarde les choses en face et la catho de droite constipée qui s’en remet à Dieu et pare tout ce qui la dérange ou l’effraie de mystère. Parce que vous croyez vraiment que nos titines qui défendent le clitoris ont ouvert le capot ? J’ai plutôt l’impression qu’elles tentent d’inventer le robinet à tirer l’huile des murs. Et vous aussi d’ailleurs. Alors quoi ?Vous venez de faire un tour complet pour revenir à la préhistoire de la discussion. Il me semblait que nous étions d’accord sur le fait que le problème était stupide et mal posé. Et vlan, vous en remettez une couche sur l’air de « ben si le sexe fonde les différences sociales ». Qui a dit le contraire ? Bien sûr qu’elles sont fondées sur ça, mais je maintiens que c’est pure construction intellectuelle. Une sorte de survivance du cerveau reptilien, homme fort va à la chasse/femme fragile fait les enfants et la cuisine bien à l’abri dans sa grotte, devenue inutile mais qui a eu le temps de se cristalliser culturellement et socialement. Comme entre temps on a un peu grandi et que la vie a changé, on se dit que ben non, ça correspond plus bien à la réalité cette approche là. Et là-dessus, il y a des titines qui prennent le problème par le bout du pénis en disant mon clito est aussi long que ta chose et vachement plus jouissif, donc je suis aussi forte, voire plus que toi. Bref, elles raisonnent à l’époque moderne, en prenant appui sur une base reptilienne tronquée et dépassée de surcroit. La totale ! En d’autres termes, elle combattent un phénomène social et culturel par la biologie, en tenant pour acquis que c’est la biologie la cause du mal. Et moi je dis que c’est la manière dont on a interprété la biologie qui pose problème et surtout l’impossibilité dans laquelle on se trouve de faire évoluer l’interprétation initiale. Et ce n’est pas en se tripotant le clitoris et en affirmant que les hommes sont machos qu’on sortira du problème. Intuitivement, la majorité des femmes le savent et c’est pourquoi elles n’adhèrent pas au féminisme. Egalité de salaire, oui, égalité d’accès aux postes à responsabilité oui, répartition équitable des tâches dans la grotte, oui, droit de ne pas se faire mettre la main aux fesses au bureau, encore oui, mais mon clito est plus beau que ton pénis, non. Les hommes nous ont infligé leurs clubs interdits aux femmes, collons leur des clubs de femmes dont ils sont exclus, c’est non aussi. Les hommes sont des salauds dominateurs et obsédés, non encore. Prenons le pouvoir, non toujours.Tout ça c’est préhistorique et la plupart des femmes le savent, c’est une mélange idiot de sexualité et de prolongement social et culturel de la sexualité. Alors remettons les choses en place, il y a d’un côté les relations sexuelles où on a le droit d’aimer les hommes, de trouver que leur morphologie est drôlement appétissante, de s’enthousiasmer sur leur force, d’apprécier hautement de jouer le rôle qu’on joue et même de prendre plaisir à une certaine domination, et de l’autre le boulot et la vie en société où tout ceci n’a plus lieu de trouver un prolongement quelconque. Un féminisme éclairé, à mon avis, ce serait celui-là. Sauf que nos copines commettent pile l’erreur de venir se mêler du reste. Et alors, plus personne ne les suit.

    Commentaire par laplumedaliocha — 24/06/2011 @ 21:19

  67. @Maxime : un point pour vous, je ne confonds pas forcément, mais j’aurais du introduire une nuance. Ce que j’ai fait d’une certaine manière en conclusion de mon post précédent.

    Commentaire par laplumedaliocha — 24/06/2011 @ 21:24

  68. ce n’est pas le fait que les gens suivent ou pas, aiment ou pas, qui me surprend. C’est très humain de prendre la parole surtout pour critiquer, beaucoup plus vite que pour dire son accord voire féliciter. Non ce qui me surprend, c’est la véhémence et le ton d’emblée insultant de ces critiques pour une bête de campagne sur le clitoris, on sent percer une haine… tout ça pour une affiche niveau schéma de dictionnaire ou programme de SVT au collège (la comparaison avec une affiche porno ne colle pas…). C’est hors de proportion surtout face à une association récente, de jeunes féministes et une campagne qui par son graphisme s’adresse surtout aux jeunes. Quand on lit les commentaires véhéments d’adultes ayant déjà toute une vie d’expériences amoureuses et sexuelles, je me demande s’il n’y a pas un problème de génération aussi, les jeunes choquent les adultes et ce n’est pas nouveau. Les jeunes ont toujours du mal à faire entendre leur voix, surtout lorsqu’elle diffère du prêt à penser habituel. Maintenant les nouveaux moyens de communication permettent de rétablir un équilibre et à ces jeunes d’être mieux entendues, cela rétablit une forme d’équilibre dans la société. Même si certain-es voient une forme de pouvoir de nommer ou de communiquer leur échapper (un peu).

    Commentaire par Emelire — 24/06/2011 @ 23:11

  69. Je pense que l’égalité entre les sexes est une priorité absolue.

    Il faut imposer des quotas 50-50 partout. 50% de femmes et 50% d’hommes dans les assemblées parlementaires et aussi la parité à la tête des entreprises, dans les lieux de pouvoir, le couple, l’art, partout. La parité dans la justice, l’enseignement, l’avocature, la médecine. La parité également dans le bâtiment-travaux publics, dans la police, chez les pompiers, les métallos, les releveurs de poubelles, les chauffeurs routiers, les vigiles, les garages, etc.

    Il est intolérable, par exemple, que les hommes, en choisissant les métiers les plus pénibles et les horaires les plus larges, vivent au final cinq ans de moins en moyenne que les femmes. Il est intolérable aussi que les petits garçons, dans un monde enseignant presque exclusivement féminin à cet âge, enregistrent dès le cours préparatoire des retards scolaires plus importants que les petites filles. Intolérable également que la parole d’une jeune fille compte plus que la parole de Loïc Sécher condamné à tort à 16 ans de prison sans aucun aveu et sans aucune preuve un peu tangible.

    L’égalité, c’est -comment dire?- pour tout le monde.

    Commentaire par didier specq — 25/06/2011 @ 01:04

  70. @ laplumedaliocha :

    Oui, une grande part du contenu de ce « féminisme » est critiquable. D’ailleurs, vous ne la loupez pas en attaquant la pierre angulaire (antagonisme des sexes) de sa construction (société pathologique).

    => Une pierre d’achoppement néanmoins, en l’occurrence l’égalité sexuelle. <=

    Il est remarquable de constater à quel point vous passez ce thème sous silence.

    En 67 : "il y a d’un côté les relations sexuelles où on a le droit d’aimer les hommes, […], d’apprécier hautement de jouer le rôle qu’on joue et même de prendre plaisir à une certaine domination,"

    Je suppose que cela fait écho à ce passage en 6 "Si c’était encore possible, je plaiderais pour la pudeur, le mystère, bref, pour la féminité, mais j’ai bien conscience d’être complètement out. Dommage."
    Puis en 9 : "Quant aux autres différences, relevant du rapport intime entre les sexes, personnellement, elles me vont fort bien et je crois d’ailleurs qu’elles conviennent à beaucoup de monde."

    Vous en êtes rendus à la croyance pour argument comptant, ou vous êtes en mesure d'étayer l'existence de cette majorité.

    Dans mon entourage proche, je sais que cette différenciation des rôles préétablie n'est pas majoritairement partagée (assez curieusement dans mon cas, elle est plus fortement rejetée par les hommes que par les femmes). Par exemple, je ne vois pas en quoi pudeur et mystère constituerait un dénominateur de la féminité.

    Je me reconnais fortement dans la construction des arguments de Tschock, que vous traitez par dessus la jambe. Je le déplore, d'où mon message.

    "Pour que l’égalité des sexes soit seulement concevable, il faut qu’une homme puisse faire ce que fait une femme et qu’une femme puisse faire ce que fait un homme, sinon, il n’y a qu’un discours d’égalité mais pas d’égalité dans les faits. Il faut donc qu’il y ait une interchangeabilité des rôles. Un échange, quoi." (Tschok)

    Pour se faire, la revendication d'une autonomie sexuelle est nécessaire. Ironie de l'histoire, l'affiche en elle-même _ c'est à dire détachée de la grille de lecture de ses instigateurs _ me paraît aller dans le bon sens.

    En conclusion, j'aimerais adhérer au club des gauchomacho (ça sonne un peu comme Groucho Marx, vous ne trouvez pas ?).

    @ Tocqueville :

    Je suis curieux de connaître ce que recouvre la notion de différenciation sexuelle. Je dois pouvoir être en mesure de la comprendre dans le champ biologique. Mais à part ça ?

    Nota Bene : "Avec de tels discours, le PS est sûr de gagner les prochaines présidentielles. Entre nous, c’est à peine croyable ce que la gauche en ce moment me donne envie de voter à droite. Il n’a même plus besoin de bouger Nicolas, il suffit qu’il laisse ses adversaires s’exprimer librement."

    M'est avis que vous auriez pu vous passer d'écrire cette ânerie. Si vous le pensez vraiment, le macho que je suis (ou pas) dira que c'est nunuche. Idéologie du consensus et naïveté vont de pair.

    Commentaire par Vincent — 25/06/2011 @ 03:01

  71. Bonjour Aliocha,

    Au-delà du graphisme évocateur, très marqué mai 68 sur le ton de la gaudriole provocatrice, le slogan a le mérite d’être direct.

    Il est clair alors que le con possède le triste privilège de joindre étroitement l’exclusivité anatomique et la double indignité de l’organe et de sa porteuse : il est donc moins grave d’être traitée de conne que « vraiment trop con » !

    « Osez le clito », à l’arrivée des vacances, sonne alors comme une injonction plutôt positive pour le réhabiliter quand on sait que Freud a pu écrire hardiment que : « Le clitoris est le prototype de l’organe inférieur ».

    Ce qui pour le coup est une formule, si j’ose dire, controuvée ! Preuve de son infériorité : la femme n’a gardé qu’un organe tronqué et plus elle s’en sert, et plus elle singe l’homme inutilement.

    Si elle reste cramponnée à cette « petite bite explosive » (pour reprendre l’expression facétieuse du roman – Femme – Gallimard 1983 du « culturo-mondain » et très parisien Philippe Sollers) elle va mener sa « psycho-sexualité » dans l’impasse, au lieu d’effectuer le salvateur « transfert » du clitoris au vagin.

    Cette vision fallacieusement négative caractérise le concept métaphorique de ce qu’il est convenu d’appeler l’ « excision culturelle » décrit par les spécialistes ou l’excision ontologique pour le philosophe (V. M. Onfray Le crépuscule d’une idole – l’affabulation freudienne – Grasset 2010 p. 512)

    Ainsi, en bon phallocrate, Freud trouve un moyen plus efficace que le psychrophore pour dissuader les femmes d’une masturbation facile : elle se trouve renvoyée à la sexualité régressive donc la mauvaise sexualité. La bonne, comme par hasard, nécessitant une habilité masculine dont peu d’hommes semblent capables…

    Rappelons que l’éthologie et la physiologie les plus élémentaires prouvent l’inanité du phallomorphisme appliqué au clitoris.

    Cela étant, plus fondamentalement, le discours de l’asso OLF semble renvoyer aux combats récurrents du post-féministe car on y retrouve toutes les représentations (manipulations ?) des discours performatifs des féministes radicales américaines.

    En effet, divers courant et auteurs américains s’inscrivent dans la logique d’une substitution du sexuel au sexué parmi lesquels figure les pionnières des années 60 /70 comme Judith Butler (et les autres « pythies » des gender studies, de la déconstruction de la french theory et autres queer theory…).

    Ainsi, selon ces féministes dogmatiques, les problèmes des rapports entre hommes et femmes leur semble aujourd’hui dépassé, la question majeure étant celle de la lutte contre l’hégémonie hétérosexuelle.

    Depuis Monique Wittig, beaucoup semblent persuadés que la femme est une invention des hétérosexuels. Le déplacement du sexué vers le sexuel existe donc depuis longtemps en France, remettant en question l’ « identité sexuée » et privilégiant l’ « identité sexuelle ».

    En effet, force est de reconnaître, qu’après Freud, le mot sexualité est devenu synonyme de vie sexuelle, et qu’employé au pluriel, il désigne la diversité des pratiques sexuelles, notamment les orientations sexuelles.

    Cependant, ce déplacement trouve toutefois sa limite dans le fait que les sexualités ont du mal à se définir sans les sexes, sans l’altérité et dissymétrie dont ceux-ci donnent le modèle (Sylviane Agacinski – Engagement – Seuil 2007 p. 127).

    Alors quelle poltique des sexes ?

    Le débat sur la famille et les formes de la parentalité aura lieu. Mais il faudra alors concilier la question du droit des individus avec celle du droit des enfants et affronter les problèmes bioéthiques posés par la marchandisation de corps, des organes ou des cellules etc….

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 25/06/2011 @ 11:51

  72. @Le Chevalier Bayard : je vous lis toujours avec une gourmandise admirative. Quelques réflexions rapides et en vrac parce que si je me lance dans une réponse construite, je m’apercevrais que je ne suis pas au niveau et je laisserai tomber. J’ai un peu lu Freud il y a très longtemps et j’en ai conservé l’impression globale qu’il ouvrait une voie intéressante dans laquelle il s’est empressée d’asséner des choses aussi séduisantes qu’indémontrables. Quelques années plus tard en philo du droit, ma prof me donnait la clef, le freudisme n’est pas une science car il n’est ni vérifiable, ni démontrable contestable. C’était donc ça ! Depuis lors, et à chaque fois que je discute avec des disciples de Freud ou des gens qui suivent une psychanalyse, j’ai le sentiment qu’ils ont plus de problèmes que les autres. Ce à quoi ils me répondent invariablement qu’ils en sont juste plus conscients et qu’ils apprennent à les surmonter. Je continue de penser assez basiquement et à ma grande honte, que je préfère ne pas savoir ces choses à la pertinence incertaine et recourir au grand dérivatif qui consiste à vivre, travailler, aimer, créer, etc, même si tout ceci est pétris de traumatismes divers et variés 😉

    Pour le reste, votre commentaire éclaire la difficulté soulevée par les quelques féministes qui sont intervenus ici pour s’étonner de la « haine » suscitée par la campagne et de son inexplicable rejet. On a sous-entendu le refus de voir le problème, un éventuel problème sexuel chez moi ou à l’inverse une absence de problème qui me rendrait sourde aux difficultés des autres et même une incompréhension de l’adulte que je suis des interrogations de la jeunesse (si les gamines qui ont 25 ans de moins que moi et donc autant d’années de progrès en plus, ignorent où se trouve leur clitoris et ce qu’on en fait, ça pose question en effet). Je crois surtout que le débat plane largement au-dessus de la tête de tous ceux et celles qui n’ont pas suivi attentivement les querelles que vous évoquez. Nous sommes donc dans un problème d’intellos masturbatoires 😉 Ils devraient s’interroger sur un éventuel risque de déconnexion de la réalité.

    Un mot enfin en direction d’éventuelle jeunes lectrices. J’ai commencé à vivre une vie de femme épanouie quand j’ai cessé d’attendre d’un homme qu’il sache ce que moi-même j’ignorais. Le rôle d’une femme dans un rapport amoureux est tout sauf passif, lisez, renseignez-vous, explorez, et n’écoutez pas les donzelles qui vous disent des âneries dans les journaux féminins.

    Off : vous me rappelez qu’il faut que je relise le Femmes de Sollers, je l’avais trouvé en première lecture d’une épaisseur un peu crasse 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 25/06/2011 @ 12:54

  73. Vous vouliez savoir qui vous lit et combien « ils » ou « elles » sont?
    Faites un papier sur le sexe; c’est ce qui « marche  » le mieux en France on serait même renommé pour ça..(.en paroles bien entendu )
    Pour le fond rien de nouveau depuis Eve et Adam Rabelais ou les fabliaux du moyen-âge, les romans libertins XVIIIème et le tableau « la naissance du monde  » etc Ils sont avec les récents « monologues du vagin » les prémices de vos histoires clitoridiennes.

    Nous sortons tous des « cons » et le couillon pour être « brave » n’en est pas plus futé,
    En fait si on ne traite pas un homme de « couillons  » c’est parce qu’on n’est pas certains qu’il en ait.
    .

    Commentaire par scaramouche — 25/06/2011 @ 15:45

  74. « sortez les enfants de la pièce »

    les affiches porno chics dans l’espace public c’est rien, c’est pas grave… à part que dans le métro parisien il y a une femme qui fait la planche dans une piscine je ne sais plus pour quel produit, un enfant de 10 ans disait à un copain de classe « monte dessus »

    je suis humaine et féministe.

    PS : quant à l’orientation de gauche de certaines associations j’ai atteri sur ce blog à cause du site Marianne.

    Commentaire par soso — 25/06/2011 @ 15:48

  75. @ Vincent (et tschok)

    « Je suis curieux de connaître ce que recouvre la notion de différenciation sexuelle. »

    Par « rejet du différencialisme sexuel », je faisais allusion à cette tendance féministe issue des Etats-Unis, que décrit très bien Le Chevalier Bayard (72) , selon laquelle la femme, en tant qu’elle serait différente de l’homme, est une invention de l’homme hétérosexuel.

    L’homme hétérosexuel, figure du conservatisme social pour les prêtresses des gender studies, s’est prévalu de son pénis pour imposer une certaine façon de concevoir l’acte sexuel, et donc les représentations sociales assignées à chaque sexe; Dans cette optique, « Osez le clito » est
    une provocation destinée à combattre ces représentations sociales, en remettant en cause la spécificité du pénis,

    Tschok l’analyse comme un manifeste pour l’interchangeabilité des rôles sexués et l’autonomie du désir féminin, ce qui revient au même, et me va très bien. Sa confrontation avec Aliocha est un peu artificielle, car le désaccord se porte en réalité sur l’intérêt de la démarche de OLF, qu’Aliocha trouve contre-productive, et je la rejoins sur ce point.

    Commentaire par Tocquevil — 25/06/2011 @ 16:24

  76. C’est drôle, je croyais que nous vivions dans un âge matérialiste, ce qui devrait vouloir dire que les organes situés entre les jambes n’ont pas plus d’importance objective que ceux situés des deux côtés de la tête.

    Or je suis persuadé que la connaissance que les gens ont de leur appareil auditif est largement déficiente. Pourtant personne ne fait de campagne « Un monde de sons : Moi et mon tympan ». Peut-être, si j’en faisais une, se trouverait-il des gens pour y trouver un sens profond et arguer qu’il s’agit d’un combat essentiel ?

    Ou bien admet-on qu’il y a dans la sexualité, et dans ce complexe biologique seul, quelque chose qui interpelle le sujet humain au-delà de sa matérialité ?

    Tout cela pour dire que cette campagne est assez révélatrice de l’impasse culturelle de la sexologie : les éléments les plus extrémistes du mouvement de défense de la femme se retrouvent à placarder partout un dessin cochon, que toutes les autres femmes trouvent insultant pour elles, et lorsque notre très féminine hôte exprime sa désapprobation, cela déclenche une discussion sur l’exercice de la domination et l’autonomie par la représentation culturelle des sexes. C’est quand même surréaliste.

    Mais enfin honnêtement, personne n’a jamais été amoureux ? N’a jamais eu l’occasion de voir qu’en matière sexuelle la recherche d’autonomie, autant que la domination, est une réaction de gens frustrés de n’avoir pas pu recevoir ou donner assez pour que cet état, où le monde n’est pas mis à l’envers mais remis à l’endroit, leur advienne, et que leur vie en soit irréversiblement bouleversée ? Gérard et Rosine qui s’embrassent sur les bancs publics sans voir que le parc va fermer ont, précisément à ce moment, une vision beaucoup plus claire de la réalité de la sexualité, de la vie intime de l’homme, de celle de la femme, des deux ensembles, des deux séparément, de l’importance de l’organe, de l’autonomie de la personne sexuée, de la place du sexe dans la culture, de la différence des sexes, de leur égalité, que tous les philosophes et sexologues de la branche « avancée » réunis.

    Le drame, c’est que quelques mois plus tard Gérard lit un livre par un grand penseur, dont il déduit que pendant cet après-midi sur le banc il s’est conduit en dominateur, et il ne lui reste plus qu’à décider si il veut continuer de dominer parce que c’est kiffant (auquel cas il va se mettre à frapper et violer Rosine tout en draguant les autres femmes à tout va), ou si il veut construire un monde plus égal où chacun construirait sa personnalité selon ses propres critères non biaisés par des représentations aliénantes (auquel cas il va encourager Rosine à oser le clito de façon autonome, et porter des talons hauts pour interpeler les mentalités conservatrices).

    Quant à Rosine, en lisant le même grand penseur, elle va découvrir que non seulement elle se faisait dominer, mais qu’en plus en se laissant faire elle se rendait complice de la domination exercée sur les autres. Elle va donc se mettre en devoir de se libérer en militant chez OLF, et de libérer Gérard de sa propre domination en le faisant participer à des coïts à trois.

    Ce qui est rageant, c’est qu’alors ils sont persuadés que l’affaire du banc était au mieux une touchante naïveté, au pire une honteuse dégradation. Maintenant ils croient avoir exercé leur raison, et savoir que la vie sexuelle, c’est comme à la guerre, c’est chacun pour soi.

    Moi qui croyait qu’il s’agissait d’amour…

    Commentaire par Qoheleth — 26/06/2011 @ 01:13

  77. Bonjour Tocquevil,

    Merci pour la précision.

    De mon côté je suis allé voir ça:

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Gender_studies

    Et je me suis intéressé en particulier à l’hylémorphisme: http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyl%C3%A9morphisme

    Ca se raccorde pas mal à l’idée que je me fais du concept d’autonomie de la sexualité masculine; Dans l’article sur l’hylémorphisme, j’ai noté cette phrase: « D’un point de vue hylémorphiste, la fameuse phrase de Simone de Beauvoir, « on ne naît pas femme, on le devient », n’a aucun sens. Le philosophe hylémorphiste dira simplement « on est femme ».

    C’est tout à fait ce qu’on peut dire de la sexualité masculine hétéro et c’est également ce qu’on peut dire de la position d’Aliocha, je pense: pour elle la campagne d’OLF n’a pas d’autre sens possible qu’une déclaration de guerre et que tout ce discours féministe n’est que pure construction intellectuelle. Raison pour laquelle notre désaccord n’est pas aussi « artificiel » que vous le dites. En fait derrière, il y a quand même une différence de conception des choses.

    Commentaire par tschok — 27/06/2011 @ 11:45

  78. Aliocha, com 66,

    Laissez tomber: je plaisante avec cette étiquette de catho de droite que vous vous êtes vous même collée sur le dos et dont vous vous servez abondamment, et avec « gourmandise », pour reprocher à vos contradicteurs de vous refouler dans le camp des réacs, alors que vous vous y mettez toute seule comme une grande.

    Sinon, j’ai pas changé d’avis: j’ai lâché du lest. On appelle ça une concession et ça se fait dans les discussions quand on veut faire avancer les choses, mais avec vous ça marche pas super bien.

    A part ça le reste de votre com est une pétition de bonnes intentions: je n’en voudrais de vous les retirer puisque vous tenez tant à les avoir.

    Commentaire par tschok — 27/06/2011 @ 11:50

  79. @Tschok : si la conclusion systématique de tous nos échanges est toujours finalement que je suis une imbécile, pourquoi discutez-vous avec moi ? Masochisme ? Obsession de me faire rentrer dans le droit chemin de gauche ? Rapport de force ? Ce jeu m’ennuie. Profondément.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/06/2011 @ 12:51

  80. Et Zouuuuuuuu

    Qui dit que vous êtes une imbécile? A part vous, je veux dire.

    Il semblerait que vous ayez une conception plutôt aristotélicienne de l’être humain. Cela fait il de vous une imbécile? Non. Alors, pourquoi tout de suite dramatiser les choses? Tirez simplement les conséquences de votre propre philosophie.

    Votre contre discours à OLF est fondé sur l’idée de l’éternel féminin (l’amour, la séduction, le mystère, toussa). En cela vous rejoignez Qoheleth. Même si cette position peut avoir quelque chose de caricatural (la vilaine idéologie féministe va briser la vie d’un couple amoureux et les espoirs de famille qu’il portait, donc on voit assez rapidement dans quel univers mental on se situe) elle permet quand même de se poser le problème de l’incidence du macro sociétal (les idéologies) sur les relations inter individuelles (le micro sociétal).

    En économie, vous êtes parfaitement à l’aise pour appréhender cette articulation entre le macro et le micro sociétal. De même sur les sujets de société ou politiques. Par exemple vous percevez parfaitement que l’idéologie libérale (niveau macro) n’inclut pas dans ses savants calculs sur le marché pur et parfait, seul à même d’allouer correctement les ressources aux emploies, les comportements aberrants des acteurs financiers (micro sociétal), ou encore les comportements abusifs des FAI. C’est quand même un peu ballot de la part du libéralisme: il a sous estimé les aspectes micro et cela ne vous dérange absolument pas de le dire, alors que vous êtes une libérale.

    Mais dès qu’on aborde des sujets un peu particulier comme l’art, la religion ou, en l’espèce le féminisme – en fait dès qu’on aborde des sujets qui concernent le cœur de l’humain – vous ne semblez plus capable d’intégrer les idéologies dans la perspective, ou du moins vous vous y refusez. Très bien. C’est un choix qui, en philosophie, se justifie: on peut très bien décider de chasser l’idéologie de la sphère de l’humain et de ne lui assigner qu’une fonction sociale, hors la sphère intime.

    Du même coup l’individu peut ainsi renouer avec le sentiment d’une liberté retrouvée et redevenir le nomade des premiers temps de l’humanité… sans même se rendre compte que l’idéologie ne l’a jamais vraiment abandonné:

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/24/mefions-nous-de-l-ideologie-du-nomadisme_1540133_3232.html

    Cette thématique est sans cesse présente dans notre vie. Parler des idéologies, penser sur les idéologies, ce n’est pas y adhérer ni s’y soumettre. Sentir leur omniprésence jusque dans le champ de l’intime, ce n’est pas devenir soi-même un idéologue. Mais vouloir les refouler, jusqu’à nier leur incidence sur notre vie et les tenir pour « pure construction intellectuelle » c’est aussi un choix de vie non-imbécile qui se justifie.

    Sur le fond de vos idées, j’ai rien à dire de bien méchant; Je ne suis pas de votre avis, mais je ne vous prends pas pour une imbécile. Ce qui en revanche fait que je me moque de vous assez rapidement, c’est votre façon très Causeur de poser les choses: l’indifférence feinte, la ridiculisation de l’autre, la dénonciation de la bien pensance qui devient elle-même bien pensante sans s’en rendre compte, l’auto-désignation de soi en tant que néo réac pour mieux le reprocher à son contradicteur qui n’en peut mais, les constructions du débat en miroir (imputer à son contradicteur sa propre complexité psychique) etc.

    La discussion qu’on a eue, elle tourne autour de trois thèmes assez simples:

    – OLF est elle une association dont l’activisme relève de l’empire du bien, selon Ph Murray? Sur cette question, je suis prêt à partager avec vous et répondre oui.

    – La campagne « osez le clito » est elle une déclaration de guerre à l’homme hétéro ou la revendication par les femmes d’une sexualité autonome, à l’égal des hommes, sans esprit d’agression? La réponse, dans le fond, ne nous appartient pas: tout dépend de la façon dont elle sera reçue par celles et ceux à qui elle s’adresse. On verra bien.

    – Les inégalités sexuelles sont elles une pure construction intellectuelle ou une réalité concrète susceptible d’être pensée, y-compris en termes idéologiques? C’est là qu’on a un différend, d’ordre théorique au demeurant, y-compris dans la façon même de poser la question. Je suis allé faire un tour sur google et je n’ai pu que constater que la question est vaste et qu’il y a du pour et du contre de chaque côté.

    C’est sur ce dernier point qu’il y a un différend persistant et je ne vois pas où je vous aurais traitée d’imbécile.

    Je vous le répète: là où je vous traite de nuche – et je ne m’en prive pas – c’est sur un point précis. En vous radinant à la façon Causeur, en roulant des mécaniques, vous êtes passée à côté du truc qu’il fallait voir: que ce soit une déclaration de guerre ou pas, cette campagne exprime une revendication. Cette revendication s’intègre nécessairement à un discours. Vous pouvez faire le choix de refouler ce discours, de le nier en tant que discours, de le tenir pour pure construction intellectuelle: c’est votre liberté de penser. Mais lorsque je vous dis qu’il existe une autre façon de voir, par pitié, ne venez pas prétendre que je vous insulte. C’est simplement immature. Nuche, quoi.

    Et le pire, c’est que je ne suis pas féministe! Je suis complètement dans la conception aristoclétienne de l’homme hétéro (c’est pas pour rien que Tocquevil m’a dit que je suis un « macho » finalement) et c’est moi qui me retrouve à expliquer à une femme, vous en l’occurrence, le contenu d’un message féministe.

    Quand même, Aliocha… Vous voyez pas la merde dans laquelle vous me mettez.

    Commentaire par tschok — 27/06/2011 @ 14:35

  81. @Tschok : c’est vous qui vous mettez dans l’ennui si vous soutenez le contraire de ce que vous pensez rien que pour me faire mordre la poussière. Je préfère la technique du Chevalier Bayard qui apporte un éclairage et enrichit la discussion sans sombrer dans le conflit. M’enfin. Maintenant vous ne devriez pas mépriser ce que vous appelez la démarche « causeur » et qui constitue une distanciation de ce que Muray a en effet qualifié d’Empire du Bien. Cette pensée de l’empire du bien fonctionne comme un système, il est donc tout à fait possible de le dézinguer en tant que système, sans aller s’embourber dans des querelles idéologiques entre les différents courants féministes. Je sais que ça vous agace, que vous y voyez du reac’ populiste,qu’il faudrait prendre le temps de rédiger un traité de 1000 pages sur toute cette soupe intello. Je n’ai pas envie,ça ne m’intéresse pas assez. Je n’adhère pas à l’imagerie, je n’adhère pas au discours, je n’adhère pas à la pahologisation, j’y peux rien. Au demeurant, il n’y a rien que l’on puisse valablement opposer aux tenants de l’empire du bien puisque précisément ils se définissent comme étant le bien. Donc tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux se retrouvent mécaniquement dans le camp du mal, de l’imbécile, du réac, de l’obscurantiste, de l’anti force de progrès.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/06/2011 @ 15:28

  82. « c’est vous qui vous mettez dans l’ennui si vous soutenez le contraire de ce que vous pensez rien que pour me faire mordre la poussière »

    Arf! J’ai bien perçu que sur certains sujets sensibles (art, religion, culture) j’ai beaucoup plus qu’un problème de crédibilité avec vous. J’ai un problème de confiance. Vous pensez que par pure envie un peu sauvage de vous faire mordre la poussière, je suis prêt à soutenir le contraire de ce que je pense. Comme ça, juste pour gagner, juste pour montrer que je suis le plus fort.

    Je vais essayer de corriger ça, mais si vous ne m’aidez pas un peu je n’y arriverai pas. Je vous demande juste de faire un peu confiance à ma sincérité. Ne prenez pas ça pour un système binaire on/off: laissez vous séduire. Après tout, la femme éternelle, c’est vous.

    Sur le chevalier Brayard, c’est vos histoires.

    « Maintenant vous ne devriez pas mépriser ce que vous appelez la démarche « causeur » ».

    Je ne la méprise pas, je constate son échec. Il y avait du courage à affronter la question du politiquement correct ou de la bien pensance par ce versant là. Mais ils sont tombés dans le vieux piège debordien: la dénonciation de la société du spectacle participe de son renforcement. Ils n’ont pas démérité, mais ils se sont fait couillonner comme tant d’autres avant eux et ils sombrent doucement dans l’entre soi (uniquement accessible aux abonnés)

    Rien que ce sujet mériterait qu’on en parle à tête reposée. Mais à part du reste.

    « Je sais que ça vous agace, que vous y voyez du reac’ populiste »

    Non, non. C’est différent dans mon esprit: le néo réac est un truc d’intellos. Rien à voir avec le peuple. Ce sont des révolutionnaires authentiques (ils ont bien l’intention de transformer le monde) mais ils le refoulent: ils ne veulent pas en assumer la responsabilité au point qu’ils ont une trouille terribles des étiquettes: à la fois ils se revendiquent néo réac, mais à la fois quand on leur dit qu’ils le sont, ils ne le supportent pas, quasiment de façon épidermique. Et ils vous font un procès sur le mode « tu m’as jeté un regard! ».

    Ils sont pénibles. Le prototype, c’est Zemmour.

    Donc, c’est pas que vous m’agacez; C’est que vous êtes prise dans cette construction du psychiquement complexe en miroir (vous avez déjà eu des discussions avec Jalmad sur ce sujet); C’est juste poisseux: ça freine considérablement les choses en fait. Et c’est conçu pour: un révolutionnaire refoulé veut changer le monde, mais il le redoute aussi. Alors il se met dans une construction miroir où il peut continuer à être ce qu’il est sans que cela ne change rien, tout en reprochant aux autres de s’opposer à lui.

    C’est juste pénible pour quelqu’un comme moi. Cétou.

    « Cette pensée de l’empire du bien fonctionne comme un système, il est donc tout à fait possible de le dézinguer en tant que système, sans aller s’embourber dans des querelles idéologiques entre les différents courants féministes »

    Je ne comprends pas très bien ce que vous voulez dire. Mais je voudrais être clair sur un point: l’empire du bien de Muray et mon petit concept de TNL perso (totalitarisme non liberticide) sont deux systèmes coopératifs: ils observent le même phénomène sous un angle différent. Si vous voulez dire que je suis un anti Muray par principe, c’est non.

    « Je n’adhère pas à l’imagerie, je n’adhère pas au discours, je n’adhère pas à la pahologisation, j’y peux rien. »

    Aucun problème pour moi. D’ailleurs, vous voulez que je vous dise? Chuis pareil.

    « Au demeurant, il n’y a rien que l’on puisse valablement opposer aux tenants de l’empire du bien puisque précisément ils se définissent comme étant le bien. Donc tous ceux qui ne sont pas d’accord avec eux se retrouvent mécaniquement dans le camp du mal, de l’imbécile, du réac, de l’obscurantiste, de l’anti force de progrès. »

    Votre naïveté idéologique est pour moi une source permanente d’étonnement. Vous montez sur le ring avec une mentalité de looser et vous vous étonnez de perdre. Apprenez à commencer vos phrases par autre chose que « on ne peut rien opposer à l’adversaire » et vous verrez, ça changera quelque chose dans votre esprit.

    Et commencez par prendre ce qu’il vous donne: beaucoup d’informations sur lui.

    Nuche!

    Commentaire par tschok — 27/06/2011 @ 16:31

  83. @Tschok : vous commettez à mon sens une erreur en voyant des révolutionnaires refoulés chez les gens qui critiquent ce qu’on appellera l’empire du bien. Je ne pense pas qu’ils soient révolutionnaires, ils ne sont juste pas d’accord avec la vision qu’on leur présente des problèmes que nous somme censés devoir résoudre et des solutions que l’on peut y apporter, c’est tout. A commencer par le fait qu’on irait par principe vers le meilleur. Qu’ensuite il suffirait d’éradiquer le mal du discours et des esprits pour qu’il disparaisse de partout et pour de vrai. Que la générosité apparente d’une idée en fait par définition une idée intelligente et un objectif souhaitable. Que l’amélioration de l’existence se résume à plus de droits et plus d’égalité, étant entendu que tout ceci est porté par des intérêts particuliers puis relayé par une bande d’intellos professionnels du soutien général aveugle et sans discernement à l’empire du bien. Les totalitarismes du 20ème siècle nous ont pourtant montré à quel point une idée généreuse (je parle bien sûr du communisme par de l’autre) pouvait déboucher sur un désastre. Be, non, on continue à rêver le monde, à agiter des concepts et à cultiver des idéologies comme autant d’aveuglements sur nos propres erreurs. Don Quichotte, encore et toujours. Est-ce qu’on ne pourrait pas tout simplement considérer qu’il faut améliorer l’éduction sexuelles de s jeunes sans ajouter ce bordel idéologique d’égalité des sexes jusque dans la taille des organes respectifs pour en tirer ensuite des ocnséquences sociales, politiques et autres ? Franchement ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/06/2011 @ 17:01

  84. Aliocha,

    Vous êtes ok pour moi.

    Mais vous venez de faire une rotation à 360°:

    « Est-ce qu’on ne pourrait pas tout simplement considérer qu’il faut améliorer l’éduction sexuelles de s jeunes sans ajouter ce bordel idéologique d’égalité des sexes jusque dans la taille des organes respectifs pour en tirer ensuite des ocnséquences sociales, politiques et autres ? Franchement ? »

    C’est précisément l’objet même du discours OLF qui se situe sur le plan « femme pratique »…

    Je vous rappelle que votre position de départ c’était « femme métaphysique » sur le mode « éternel féminin » (métaphysique= au dessus du physique, du clito quoi), en opposition avec » femme pratique » (mode d’emploi du clito selon OLF).

    En com 66, à partir de « Et moi je dis que… » jusqu’à la fin de votre post, quasiment, vous étiez dans la pétition de bonnes intentions, qui aurait pu être signée des deux mains par les femmes d’OLF. Or, ces bonnes intention se situaient déjà sur un terrain très pratique (les inégalités considérées concrètement) et plus du tout métaphysique (le harcèlement sexuel au boulot, c’est pas un truc métaphysique).

    Maintenant, la bouche en cœur et la gueule enfarinée vous venez me dire, très sérieusement, après tout ce que vous m’avez dit: « Est-ce qu’on ne pourrait pas tout simplement considérer qu’il faut améliorer l’éduction sexuelles de s jeunes sans ajouter ce bordel idéologique d’égalité des sexes jusque dans la taille des organes respectifs pour en tirer ensuite des ocnséquences sociales, politiques et autres ? Franchement ? ».

    Oui, oui, oui, oui. De l’OLF à l’état pur.

    Je ne vous demande qu’une seule chose, parce que voyez vous, moi je vous fais confiance: vous avez conscience de ce que vous venez de faire?

    Commentaire par tschok — 27/06/2011 @ 17:53

  85. Et les révolutionnaires refoulés, je vous propose qu’on en parle en une autre circonstance.

    Les femmes OLF, elles sont pas refoulées. Elles sont parties d’une contestation sur la réduction des budgets du planning familial pour arriver à un projet de transformation du monde incluant l’éradication de la prostitution (le plus vieux métier du monde). C’est pas le même cahier des charges.

    C’est bourré de bonnes intentions et, of course de punition (on n’a rien sans rien!).

    Commentaire par tschok — 27/06/2011 @ 18:13

  86. @ Aliocha, Ma Très Chère !

    La différence, entre les deux sexes, reste floue, et doit autant ou davantage à la culture, selon toute vraisemblance, qu’à la nature.

    Toutefois cela ne prouve pas que les femmes n’existe pas (c’est mon côté lacanien !) ni qu’elles ne soient tendanciellement différentes des hommes. Pourquoi le flou existerait-il moins que le net, ou le culturel moins que le naturel ? « On ne naît pas femme, disait Simone de Beauvoir, on le devient » C’était mettre curieusement le corps entre parenthèses (!?).

    Comme vous, ma très Chère, la biologie m’éclaire,

    Davantage (on naît femme, ou homme, puis on devient ce que l’on est, de façon plus ou moins féminine ou masculine) mais peu importe ce devenir-là (Aragon ?) Non ! (Natacha Polony – « L’homme est l’avenir de la femme » J.C. Lattès janvier, 2008) quand bien même il devrait tout à la culture, est l’un des plus beaux cadeaux que l’humanité se soit faits à elle-même.

    Dans nos histoires, dans ce « corps à corps » je ne vous jugerais pas, je vous le jure, et ce n’est pas du schtok ! Osons ! Oui ! Oui ! Osons…mais surtout partageons cet instigateur des plaisirs !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 27/06/2011 @ 18:45

  87. @ tschok :

    Une rotation à 360° ? Je ne la vois pas. Vous introduisez une opposition « femme métaphysique » version Aliocha, à une « femme pratique » version OLF qui ne me semble pas pertinente.

    D’abord parce que le contenu pratique du message de OLF n’est pas ce qui pose problème : s’il s’était seulement agi de renforcer les cours d’éducation sexuelle en insistant sur le plaisir féminin, il n’y aurait même pas débat. Ce qui pose problème, c’est l’idéologie qui sous-tend le message de OLF, et la façon provocatrice, voire contre-productive de faire passer le message.

    Ensuite, parce que Aliocha me semble plus cohérente que vous : ce qu’elle défend depuis le début, c’est le droit de vivre sa vie intime librement, y compris en explorant les diverses facettes d’un jeu de rôle dont certaines règles peuvent dater des cavernes car intimement liées à la biologie sexuelle, et d’autres de la galanterie du 18e siècle, sans que le politiquement correct vienne s’immiscer. Sur un autre billet, vous défendiez vous-même la même liberté. Si cette liberté consiste, pour Aliocha, à rester fidèle à une certaine image de la femme, elle vaut bien la vôtre, dont je ne préfère pas savoir à quoi elle ressemble :).

    Commentaire par Tocquevil — 27/06/2011 @ 19:10

  88. Bonsoir Tocquevil,

    Veuillez excusez mon formalisme, je veux juste essayer d’être précis.

    « D’abord parce que le contenu pratique du message de OLF n’est pas ce qui pose problème »: ouais. Depuis plus de 85 coms, on cause de quoi alors? J’ai bien l’impression que c’est justement sont côté « trop » pratique qui pose problème.

    « Ensuite, parce que Aliocha me semble plus cohérente que vous : ce qu’elle défend depuis le début, c’est le droit de vivre sa vie intime librement, y compris en explorant les diverses facettes d’un jeu de rôle dont certaines règles peuvent dater des cavernes car intimement liées à la biologie sexuelle, et d’autres de la galanterie du 18e siècle, sans que le politiquement correct vienne s’immiscer »: je me vois très bien contester à Aliocha sa liberté de vivre sa vie intime.

    Vous êtes sérieux quand vous dites ça?

    Nan mais franchement, vous me voyez en commissaire du peuple lui dire de quelle façon elle doit jouir? Vous me prenez pour un curé, oukoi?

    « Si cette liberté consiste, pour Aliocha, à rester fidèle à une certaine image de la femme, elle vaut bien la vôtre, dont je ne préfère pas savoir à quoi elle ressemble  »

    Dommage pour vous. C’est bête de ne pas être curieux.

    Commentaire par tschok — 27/06/2011 @ 20:14

  89. Hé Brayard,

    Quand un homme se sent obligé de jurer à une femme qu’il ne la jugera pas, c’est qu’il a déjà pas mal de choses à se faire pardonner.

    Et quand en plus il l’invite à oser, ça sent la récidive.

    Commentaire par tschok — 27/06/2011 @ 20:18

  90. Putain, pourquoi il faut que je me tartine les mâles dominants?

    Aliocha, quand je vous disais que vous me foutiez dans la merde..

    Commentaire par tschok — 27/06/2011 @ 20:23

  91. @Tschok eh ben allons boire un verre, ça nous rafraichira 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/06/2011 @ 20:32

  92. Hi ! Hi ! Roquet en stochk

    Avouez, hein ! Hein vous êtes jaloux !

    En plus, comme ma concierge, la nuchenuche de mon quartier, vous vous mêlez de nos histoires maintenant !

    Je vous croyais indifférent ! Je le savais vous en tenez une couche !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 27/06/2011 @ 20:51

  93. Roquet en shtock

    Je m’incline la maîtresse des lieux a tranché ! Vous la méritez !

    Je suis toujours beau joueur !

    A+

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 27/06/2011 @ 20:58

  94. Ouais, et à la fin, c’est toujours tshock qui emballe ! Misère….

    Commentaire par Tocquevil — 27/06/2011 @ 21:17

  95. Ola ! J’aimerais que l’on n’interprète pas de façon hâtive mes propos. Je n’ai pas donné raison à Tschock, je tente juste d’apaiser les choses puisqu’il se trouve que nous nous connaissons. Dans la vraie vie.

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/06/2011 @ 21:58

  96. Bonsoir Aliocha,

    J’espère alors, sincèrement, que vous me pardonnerez des quelques « familiarités » que j’ai pu prendre aujourd’hui à votre égard.

    Cordialement.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 27/06/2011 @ 22:19

  97. @Le Chevalier Bayard, : aucun problème 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/06/2011 @ 22:33

  98. […] les plus virulentes et acerbes se trouvent chez des femmes… féministes… de gauche : Aliocha qui traitent les organisatrice de « connes » ou Circé, qui – par un […]

    Ping par quand le clito s’affiche il fait fureur « le blog de polluxe — 28/06/2011 @ 08:12

  99. Com 98 : Tiens, je viens de tomber dans le camp des féministes de gauche. Quel chemin parcouru, depuis mon point de départ (catho de droite)

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/06/2011 @ 09:03

  100. Mais quand vous voulez Aliocha. Il fait juste assez chaud pour une bonne bière.

    Commentaire par tschok — 28/06/2011 @ 14:16

  101. PS: j’en reviens (de chez Polluxe) vous voyez Aliocha, si vous aviez mis une étiquette sur votre blog, pareille mésaventure ne vous serait pas arrivée. Je sais pas moi, faites un post sur les chemins de Compostelle par exemple; Un truc qui s’affirme, quoi! Qui lève les ambiguïtés. Voilà ce qui se passe à force de se situer dans un entre deux qui ne dit pas son nom: non seulement Polluxe se gaufre, mais vous voilà cataloguée. Et dans la mauvaise case, en plus!

    Ralala… vous, féministe de gauche… Incroyable.

    Commentaire par tschok — 28/06/2011 @ 14:44

  102. @ Tocquevil

    Misère…? Non jamais ! Surtout lorsque les dés son pipés !

    A+

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 28/06/2011 @ 16:48

  103. Et bizarrement, l’initiative sied à Madame Figaro, que j’imaginais plutôt coincée du cul, et déplaît à Madame Nouvel Obs ou Madame lesinrocks, qui trouvent le happening déplacé et déplaisant (cf http://madame.lefigaro.fr/societe/osez-clitoris-230611-165068).
    Etrangement, il n’y a que le féminisme pour susciter des débats aussi denses en tirs fraticides, de dommages « blue on blue » comme on dit dans le jargon militaire, de polémiques aussi intenses, qui se déploient cependant sur des lignes de clivage si ténues qu’on peine souvent à en déceler les contours.

    Commentaire par Switz — 28/06/2011 @ 16:50

  104. Heu, bon alors tu es féministe de droite ou pas féministe de gauche ? 😉

    Commentaire par polluxe — 28/06/2011 @ 23:07

  105. @polluxe : en fait, je ne suis rien, on me taxe de catho de droite, c’est faux. Tu as cru à la féministe de gauche parce que j’ai parlé de « mes copines », mais c’était ironique. Au temps pour moi, c’était ambigu. Je n’aime ni les idéologies, ni les étiquettes, mais je suis plutôt de droite et sans être anti-féministe, ce qui est sûr, c’est que je ne suis pas militante de la cause.

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/06/2011 @ 23:13

  106. « Est-ce qu’on ne pourrait pas tout simplement considérer qu’il faut améliorer l’éduction sexuelles de s jeunes sans ajouter ce bordel idéologique d’égalité des sexes jusque dans la taille des organes respectifs pour en tirer ensuite des ocnséquences sociales, politiques et autres ?  »

    J’ignore volontairement l’histoire de taille (c’est pas la taille qui compte, on le dit bien assez), oui, il faut améliorer l’éducation sexuelle des jeunes, mais que fait-on pour les moins jeunes ?

    Car il me semble que passé 20-25 ans, on est pas mal formatté dans notre vision de l’homme et de la femme (et des relations entre ces personnes).

    D’ailleurs, pour vous, jeune, c’est quel âge ? Pour ma banque et la sncf, c’est moins de 25 ans, pour un parti politique, c’est moins de 30-35 ans, et pour la question sexuelle, au regard de la loi, c’est entre 15 et 18 ans (j’avoue que là je ne connais pas en détail).

    Commentaire par Maxime — 29/06/2011 @ 10:04

  107. Bon, Aliocha, vous êtes libérale au moins parce que vous n’aimez pas qu’on vous taxe.

    Commentaire par tschok — 29/06/2011 @ 12:38

  108. L’éducation sexuelle (qui ne devrait d’ailleurs prétendre qu’à l’appellation information sexuelle) ne peut que se limiter au biologique : comment fonctionnent les organes sexuels, la puberté, la ménopause, les troubles du cycle féminin, les conséquences physiologiques (grossesses et, hélas, MST)des relations sexuelles etc.

    L’éducation ne peut se faire que par les parents, et dans une moindre mesure, les autres éducateurs. Ce n’est pas une éducation sexuelle, c’est une éducation au respect de l’autre, à la responsabilité, à la maîtrise de soi. Des valeurs qui ont leur place dans toute relation humaine, et pas seulement de couple. Des choses qui se construisent dès la petite enfance et que l’on continue à construire jusqu’à la fin de sa vie je crois.

    Avec cette campagne, on est bien loin du but. On laisse entendre qu’aimer quelqu’un, c’est lui procurer le maximum de jouissance physique. A ce compte-là, ne reste qu’à attendre la fabrication du sex toy le plus perfectionné, qui s’adaptera aux particularités de son propriétaire. La jouissance physique n’est pleinement satisfaisante que dans le cadre d’un véritable amour entre les deux conjoints. Sinon elle est très vite décevante.

    Commentaire par Barbara — 29/06/2011 @ 14:10

  109. Une fois de plus, la loi n°3 des blogs se vérifie: c’est en parlant de cul qu’on obtient le plus de commentaire.
    Ceci dit, je commence à être à court de pop-corn.

    Commentaire par QIAH — 29/06/2011 @ 14:57

  110. Tous à Ovaire-sur-Oise!

    Commentaire par Zycodium — 29/06/2011 @ 20:51

  111. Bonjour Aliocha,

    A propos de votre dernier billet ci-dessus :

    Pour ma part, je crois avoir été clair, je saluais ces journalistes (ces Mecs avec un grand M – 18 mois enfermés – ce n’est pas rien !) de ne pas avoir oublié, dans leurs déclarations, tous les autres otages.

    Cordialement.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 30/06/2011 @ 14:00

  112. @Le Chevalier Bayard : Vous n’êtes absolument pas en cause, à force de lire chacun, et vous en particulier, je finis par avoir une idée assez fine de la psychologie des uns et des autres, j’avais correctement interprété vos propos 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 30/06/2011 @ 14:51

  113. Aliocha, vous avez eu raison, je pense de couper les commentaires sur le billet de « Enfin libres » …
    Moi aussi ça m’agaçait de lire des imbécilités, quand on sait qu’Hervé a insisté pour parler des autres otages, Français mais aussi les autres, qui restent dans le monde, pour qu’on ne les oublie pas eux non plus. Il a même insisté pour qu’on ait aussi une pensée pour les proches des otages qui ont malheureusement été tués lors de tentatives pour les libérer …

    Mais les Français sont comme ça : tellement aigris qu’ils ne peuvent que voir du mal partout …

    J’attendais quand même, s’il fallait une critique, de lire quelque chose d’un peu plus drôle, un peu comme l’humour de Stéphane et d’Hervé tels qu’ils ont pu nous le montrer lors de leurs interventions …

    J’sais pas moi … Tiens, pour faire le lien avec ce billet :
    Heureusement qu’il y avait Florence Aubenas, parce que sinon, bonjour l’égalité des sexes dans les journalistes ex-otages 😉

    Content pour eux en tout cas. Et surtout content de les avoir entendus dire des choses intéressantes (défense de leur métier, reconnaissance aux soutiens, à leurs traducteurs, et à la ex-DGSE, pensée pour ceux qui y sont encore, etc) !

    Commentaire par Yves D — 30/06/2011 @ 23:13

  114. Ah, et puis comme TSCHOK et ALIOCHA citaient Philippe MURAY dans les com #80 et qqs, je vous conseille de lire ça :
    http://web.archive.org/web/20070927202839/http://www.surlering.com/article.php/id/4970/rc/muray

    Comme le lien ci-dessus n’est pas « self-explicit », le titre du pamphlet de Muray est « Que soutiennent, au juste, les comités de soutien ? » …

    Commentaire par Yves D — 30/06/2011 @ 23:36

  115. « Les connes ça ose tout, et c’est même à ça qu’on les reconnait ! » : tu t’es reconnue ? 🙂

    Commentaire par Euterpe — 02/07/2011 @ 22:35

  116. @Euterpe : j’ai raconté la campagne « osez le clito » à trois copines vendredi soir, trois mères de famille, une attachée de presse, une coach ex-banquière et ex-journaliste et une professionnelle de la santé, qui ont les mêmes problèmes que toutes les femmes avec leur mari, leurs enfants, leurs collègues de bureau. Elles ont cru que je délirais au départ, et puis elles ont fini par me croire et leur réaction a été unanime : ces discours sont stupides et font beaucoup de mal à l’image de la femme ainsi qu’aux rapports entre hommes et femmes. Il me semble qu’il y a là matière à réflexion pour les féministes.

    Commentaire par laplumedaliocha — 03/07/2011 @ 12:43

  117. Chère Aliocha,

    Passionné par les développements abracadabrantesques de l’affaire DSK, je reviens sur votre blog, pensant y trouver un petit billet bien tourné, mais rien…

    Par contre, je tombe sur ce sujet, qui a suscité une joute avec Tshock, que j’ai appréciée au plus haut point !

    Relisez « Femmes » de Sollers, je l’avais beaucoup apprécié en 1ère lecture (ça remonte à loin !), mais l’un de mes préférés est quand même « Portrait du joueur »…

    Ce débat « féministe » me rappelle un souvenir croustillant… Dans les années 70, à bord d’un avion d’Air Inter, une hôtesse proposait à chaque passager la revue de son choix… J’avais demandé « Lui »… Pas de chance, me répondit-t-elle, je ne l’ai plus… A la place, souhaitez-vous « Femme pratique » ?

    Un grand bonjour à tous ceux qui me connaissent et… bonne continuation !

    Commentaire par ramses — 03/07/2011 @ 19:55

  118. @Ramses : Portait du joueur, c’est bien ça et non Femmes que j’ai lu ! Sinon, comment ça va ? Désolée de vous décevoir sur DSK, mais mes confrères m’importaient plus que lui….

    Commentaire par laplumedaliocha — 03/07/2011 @ 23:07

  119. Bonjour Aliocha,

    A vos moments perdus je vous invite à voir ou revoir ce savoureux échange « a fleuret moucheté » entre Sollers et Jeanne Folly dans l’émission apostrophes :

    http://www.pileface.com/sollers/article.php3?id_article=639

    Relisez « Femmes » qui analyse de manière facétieuse avec, une fulgurance outrancière, la montée du pouvoir féminin et les bouleversements politiques et artistiques de l’histoire à travers la vie aventureuse d’un journaliste américain.

    Le pouvoir et la sexualité sont étudiés et exposés à partir de la thèse : « Le monde appartient aux femmes.C’est-à-dire à la mort.Là dessus tout le monde ment ».

    Avec l’affaire DSK et « Osez le clito » c’est tout à fait d’actualité !

    En première lecture, je vous l’accorde bien volontiers, le recours aux figures de rhétorique tel que l’apiosopèse ou parataxe peuvent rebuter.Il en use et en abuse c’est parfois lassant…il faut résister ! Ce roman à clé, Sollers l’a voulu dans le plus pur style célinien.

    D’ailleurs à la 1ère page du roman ne dit-il pas : « Lecteur, accroche-toi, ce livre est abrupt. Tu ne devrais pas t’ennuyer en chemin, remarque. Il y aura des détails, des couleurs, des scènes rapprochées, du méli-mélo, de l’hypnose, de la psychologie, des orgies. J’écris les Mémoires d’un navigateur sans précédent, le révélateur des époques…. »

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 04/07/2011 @ 12:16

  120. Tiens, j’avais raté ça, très bon esprit : http://www.causeur.fr/osons-la-branlette,10498

    Commentaire par laplumedaliocha — 08/07/2011 @ 17:13

  121. […] le féminisme » qui est à l’origine de l’élégante campagne« Osez le Clito » a décidé de saisir le CSA. Il faut dire que les faits sont particulièrement graves. Eh oui, […]

    Ping par A quand les prisons à cons ? « La Plume d'Aliocha — 01/11/2011 @ 14:22


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