La Plume d'Aliocha

16/05/2011

DSK face au grand tribunal médiatique

Filed under: Réflexions libres — laplumedaliocha @ 11:11

Les éditions spéciales tournent en boucle depuis hier matin, évoquant ce qu’on appelle désormais « L’affaire DSK » (BFM TV) ou encore « DSK inculpé » (I Télé). Même le sacro-saint sport du week-end a été balayé par l’ouragan. Tandis que la police américaine poursuit ses investigations et qu’une première audience devant le tribunal est prévue ce soir, la presse fait son propre travail qui consiste à informer. Sauf qu’on se croirait devant un spectacle de Robert Hossein, tant la mise en scène de l’affaire sur les chaines d’information souffre à l’évidence d’une emphase qui met mal à l’aise.

Menotté

De fait, au grand tribunal médiatique, les témoins se succèdent. Ceux de la défense, c’est-à-dire ses amis, ses électeurs, ses collègues du PS. Oui DSK aime les femmes, mais pas au point de les violer. Non, ce n’est pas un homme violent. On sourit en songeant que n’importe quel individu soupçonné d’un méfait quelconque donnera toujours lieu, lors d’une enquête journalistique de voisinage, à ce type d’assurance de la part de la famille, des amis et voisins « un homme si calme, si charmant, c’est inimaginable ». Il ne s’agit pas bien sûr de remettre en cause la crédibilité de ces affirmations, mais juste d’en souligner le caractère attendu. Viennent ensuite les témoins de l’accusation, au premier rang desquels se sont inscrits Marine Le Pen et Bernard Debré. Ceux-là s’indignent, parlent de l’image de la France, laissent entendre que c’était couru d’avance et le condamnent de manière à peine voilée par une fausse pudeur dissimulant des intentions assassines. Des témoignages que l’on interrompt parfois pour délivrer quelques bribes d’informations, des petits faits minuscules, délayés à l’infini pour occuper le temps d’antenne, comme par exemple la confrontation derrière un miroir sans tain de la victime et d’une série d’hommes parmi lesquels on lui demande de reconnaître son agresseur. La procédure est décrite par le menu comme si elle était totalement inédite,  alors que les séries policières nous abreuvent depuis des années de scènes de ce genre. Il y a encore le récit des découvertes de la police, un téléphone et quelques effets personnels oubliés sur place comme autant d’indices d’un départ précipité. Une victime affligée de blessures légères mais quand même envoyée à l’hôpital. Enfin, le récit se précise, le flou des premiers instants devient une histoire. La jeune afro-américaine de 32 ans, 3 ans d’ancienneté, bien notée, frappe à la porte à 13 heures, n’entend pas de réponse, entre et se fait agresser sexuellement par le directeur du FMI. Il doit y avoir lutte puisque son corps, dit-on, porte des blessures, celui de DSK aussi, apprend-on ce matin en regardant cette image incroyable, notre futur candidat aux présidentielle menotté dans le dos, le visage dur, combatif, encadré de policiers, là-bas, à l’autre du monde. Notre compatriote, entre les mains de cette justice de feuilleton télévisé. Choc entre la réalité et la fiction, le directeur du FMI ne sourit plus, il n’est plus le maître du monde économique mais le menotté, l’accusé, le conspué. Le futur présidentiable a perdu son aura, la figure du socialisme français est à terre. Et l’on peine à départager la réalité de la fiction. On en s’habitue pas à cette image incroyable.

Le mantra de la présomption d’innocence

Les journalistes ont beau répéter au début de chaque phrase comme un mantra qu’il faut respecter « la présomption d’innocence », chaque mot, chaque image diffusée en boucle jusqu’à la nausée dément la fiction juridique de l’innocence. Et pourtant, on sent un réel effort pour atténuer la violence de la nouvelle autant que celle de sa mise en scène, pour assurer le contradictoire, distancier les certitudes en truffant les phrases de conditionnels prudents. En chaque journaliste à Paris, il y a un français qui sommeille, forcément, et qui a sans doute du mal à croire à l’horreur de la situation, même si l’on murmure depuis longtemps dans le monde politico-médiatique que DSK, voyez-vous, aime un peu trop les femmes…Et le grand déballage se poursuit avec l’apparition d’anciennes victimes, de vieilles affaires.

Ils ont beau faire tous les efforts du monde, mes confrères, le tapage infernal qu’ils orchestrent depuis hier dément chacune de leur réserve, pulvérise les conditionnels, ruine à chaque seconde un peu plus l’image de celui  que l’actualité a placé entre leurs mains.

Et pourtant, de ce qu’il s’est passé dans cette chambre, on ne sait rien d’autre que la version de la victime, résumée par la police. Les avocats le savent bien. Il est trop tôt pour en tirer de quelconques conclusions. La défense n’a pas encore eu la parole. Or, elle est singulièrement importante cette parole dans un profil de dossier où, en l’absence de témoin,  c’est précisément la version de l’un contre celle de l’autre. D’ailleurs DSK plaide non-coupable, il nie, en bloc. Et coopère visiblement en acceptant les examens médicaux-légaux.

Gare aux fausses évidences

Souvenons-nous du remarquable film « Douze hommes en colère »  qui montre si bien à quel point il n’existe pas d’évidence en matière judiciaire.  DSK est sorti nu de sa salle de bain ? Quoi de plus normal, il était dans sa suite et s’y croyait seul.  Il a agressé la femme de chambre ? Il n’est pas inenvisageable qu’il y ait eu relation consentie, puis tentative d’extorsion de fonds, ou bien encore véritable piège. Des victimes qui inventent une agression et s’automutilent, il y en a des exemples dans l’histoire judiciaire. DSK aurait abandonné des effets personnels et un téléphone, signant ainsi un départ précipité ? Mille explications sont possibles. La plus simple d’abord, il était en retard pour prendre son avion. Abandonner des effets personnels dans ce type d’établissement quand en plus on est une personnalité de ce calibre, c’est avoir l’assurance que l’hôtel se mettra en quatre pour vous les apporter. On n’est pas dans un Formule 1 sur l’autoroute. Mais il est possible aussi qu’il ait fui dans la panique le piège dans lequel il venait de tomber. Il ne s’agit pas ici d’alimenter la fameuse thèse du complot dont on accuse Internet d’être si friand, mais simplement de rappeler qu’à ce stade, tous les faits que l’on nous délivre sont sujets à interprétations.

L’arrestation de DSK est un fait journalistique et non des moindres. Il est normal et même nécessaire de l’évoquer dès lors qu’il concerne un homme politique de premier plan, doublé d’un haut fonctionnaire international. Hélas, à ce stade, le fait se résume à la thèse de l’accusation.  Le temps que la défense s’exprime, il sera trop tard. Au grand tribunal médiatique, DSK  a été condamné à la fraction de seconde où l’affaire a été rendue publique.

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59 commentaires »

  1. La présomption d’innocence n’est pas respectée, sans doute parce qu’il circule sur le net depuis des années une histoire similaire qui n’a pas fait l’objet d’une plainte pour dénonciation calomnieuse ni même seulement été démentie. On ne prête qu’aux riches…

    Je suis plus choquée par l’amalgame entre cette accusation de tentative de viol et le droit d’être « un homme à femmes », voire un homme « qui aime les femmes. L’assimilation viol/séduction transparait dans nombre de déclarations, c’est odieux.

    Commentaire par Augustine — 16/05/2011 @ 11:33

  2. La présomption d’innocence a bon dos. Ce n’est rien de plus qu’une règle de droit, qui n’a de valeur que devant le tribunal.
    Tout le monde, journaliste inclus, mais pas exclusivement, a le droit d’exprimer son opinion. Notamment aux Etats-Unis ou le 1er amendement a valeur sacrée. Simplement, ça n’est que cela: une opinion.
    Est-il coupable ou non: personne ne le sait, hors lui et la plaignante, et aucune décision de justice n’est a attendre avant un long moment.
    Quoiqu’il arrive, devant des charges aussi sérieuses, plusieurs années de prisons fermes sont possibles, la candidature de DSK me semble compromise. Sa simple défense exigera beaucoup de temps et d’énergie, incompatible avec une campagne électorale. D’un point de vue strictement politique, sa culpabilité n’a pas d’intérêt, elle ne change rien à court terme.
    Concernant l’homme, il est strictement dans la même situation que n’importe quel citoyen accusé avant un jugement: sa réputation est atteinte, l’opinion publique le juge. C’est injuste en soi, la décision de Justice devrait être la seule qui compte, mais c’est ainsi. En tant qu’homme médiatique, il est beaucoup plus connu, donc exposé que la moyenne, plus visible. Mais c’est hélas un sort partagé par tous les accusés, à leur échelle. Le voisinage condamne quasi systématiquement.
    Les journaux ici ne font que refléter la nature humaine. Dès que l’on quitte la simple exposition technique des faits (qui, quoi, quand, comment, procédures en cours, risques probables…), le reste n’est qu’opinion, et donc, souvent, jugement. C’est un travers universel. Même les défenseurs/amis de DSK font de même, accusant plus ou moins implicitement la plaignante de calomnie.
    Interroger des politiques dans ce contexte a du sens, l’impact politique étant évident. Si la réponse de ceux-ci sort du domaine politique, le journaliste n’en est pas responsable. Là où l’attitude des journalistes est plus contestable, c’est lorsque l’on va interroger des passants pour les faire réagir, forçant une réponse qui ne peut rien apporter d’autre que condamnation ou acquittement émotionnel. Il y a déjà fort à faire avec les réponses fournies par les hommes politiques sans en rajouter.
    La neutralité est un idéal, que la presse ne peut pas atteindre, mais elle doit s’y essayer.

    Commentaire par kaeldric — 16/05/2011 @ 11:58

  3. Augustine, je suis tout à fait d’accord. Voir l’édito de Demorand dans Libé, où il qualifie cette histoire d' »affaire de mœurs » ! DSK est accusé de viol, un viol n’est pas une simple affaire de mœurs.

    Commentaire par Anna — 16/05/2011 @ 11:58

  4. Et alors, même si cette précédente affaire de viol était vraie (le fait qu’il n’y ait pas eu plainte en diffamation ne prouve rien. Ca peut tout aussi bien vouloir dire que « la gamine disait la vérité » que « DSK ne veut pas faire de pub à des affabulations »), ça ne rend pas celle-ci nécessairement vraie à son tour. Ce n’est pas parce qu’un homme commet une fois un délit, ou même un crime, qu’il récidive (ou tente de récidiver. C’est fou ce qu’en matière de viol, DSK tente sans réussir !)

    Commentaire par lambertine — 16/05/2011 @ 12:01

  5. Oui, si on veut, au tribunal médiatique, le prévenu est condamné avant d’être jugé, mais le temps passant, ce genre de condamnation (surtout si elle est injuste) peut aussi s’atténuer. Attendons de voir.

    S’il n’est pas reconnu criminel, il aura au moins été imprudent. Se trouvant nu devant une femme de chambre, a-t-il rebroussé chemin pour aller chercher une serviette ? il ne semble pas. S’il l’avait fait il n’en serait pas là. S’il n’est pas plus coupable que cela, une erreur aussi vénielle ne mérite certes pas une condamnation médiatique mondiale, je vous l’accorde.

    Mais au-delà se pose une question véritable : l’idéologie moderne, qui voudrait nous faire croire que le sexe est un jeu, un simple jeu, un jeu sans conséquence à condition de prendre quelques précautions élémentaires, a-t-elle raison ? Le retentissement planétaire de l’affaire DSK montre que non. Le sexe est autre chose qu’un jeu. Les hommes l’oublient le plus souvent et parfois complètement. Les femmes l’oublient moins. Elles savent, elles, mieux que nous, faire la différence entre ce qui est jeu et ce qui ne l’est pas…

    Commentaire par DMonodBroca — 16/05/2011 @ 12:24

  6. Info RMC : DSK n’aurait pas été dans son hôtel à l’heure de l’agression http://www.rmc.fr/editorial/161765/exclusif-lalibi-de-dsk-pour-sinnocenter/

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/05/2011 @ 12:27

  7. c’est marrant, je n’ai pas du tout la même impression que vous, à la lecture d’articles et écoutage de radio depuis ce matin. je trouve, moi, et ce de façon d’ailleurs assez remarquable (dans le sens rare) que la présomption d’innocence est scrupuleusement respectée, et rappelée par chaque interlocuteur (journaliste ou intervenant quelconque), qui hormis en effet Debré et M Le Pen (enfin, je l’ai pas entendue, elle, mais je vous crois), font preuve à la fois de consternation et de prudence.

    Un mec comme Ligonnès, par exemple, aimerait bien je pense bénéficier des mêmes conditionnels…..

    ce qui m’interroge, en revanche comme vous, c’est ce que cet évènement suscite dans les medias français : à croire qu’il ne se passe plus rien d’autre dans le monde. Répéter en boucle jusqu’à la nausée, alors qu’aucun élément concret ne se fait jour (enfin, l’alibi levé par RMC va alimenter maintenant les tuyaux pendant une bonne dizaine d’heure….on aime la mention selon laquelle la plaignante ne serait pas très séduisante….), et qu’on sait pertinemment que le temps judiciaire ne permettra pas d’avoir des éléments complets avant un bon bout de temps. Mais qu’importe.

    Bon, il est out pour la présidentielle, c’est un coup de tonnerre pour le PS qui va devoir se réorganiser, et c’est la tuile pour le FMI. Une fois qu’on a dit ça, bah….on a juste à attendre, non ? on peut peut être passer rapidement à autre chose et laisser la justice ricaine suivre son cours ? et parler politique, de ce qui se passe dans le monde ?

    tenez, je ne peux pas m’empêcher de relever l’expression utilisée par D Monod Broca : « le retentissement planétaire » : oui, euh, bof. Je crois qu’il y a une bonne partie de la planète qui a encore les pieds sur terre et est capable de ramener cet évènement à de plus justes proportions…

    Commentaire par Jalmad — 16/05/2011 @ 12:48

  8. @Jalmad : en effet, jamais on n’a utilisé aussi souvent le terme de présomption d’innocence ni montré une telle passion pour le conditionnel. Mais par un effet mécanique lié à la rencontre malheureuse entre la renommée du personnage, la gravité des accusations, le lieu (US) et la capacité des médias à hystériser l’information, le résultat est qu’on parle en boucle et sur toutes les chaines, radios et aujourd’hui journaux des accusations contre DSK. Au final, je ne suis pas sûre que Ligonnès aient des raisons de l’envier…

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/05/2011 @ 13:06

  9. ce qui m’inquiète, moi, c’est la montée en puissance de cette notion de « présomption de victime », qui ferait face, à celle de « présomption d’innocence ». Cécile Duflot, un journaliste qui reprend le terme à son compte à la radio ce matin, et d’autres que j’entends….C’est du grand n’importe quoi.

    Sinon, rapport à votre précédent billet sur le sujet, que pensez vous de la rupture du off par vos confrères de Libé, relativement à cette conversation avec DSK qui imaginait un complot contre lui autour d’une histoire de sexe ?

    Commentaire par Jalmad — 16/05/2011 @ 13:21

  10. @Jalmad : ah ? Moi ça ne me choque pas cette présomption appliquée à la victime. On ne peut pas à la fois se plaindre de la victimisation de la société et exiger dans le même temps que la « victime » soit crue sur parole, exiger le respect de la présomption d’innocence et ne pas douter un instant que la victime en soit une. Personnellement, j’attends la réponse de la justice pour savoir s’il y a une victime autant que pour savoir si le coupable désigné est bien l’auteur des faits. Quant à la violation du off, j’ai pas suivi, vais voir..

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/05/2011 @ 13:34

  11. @Jalmad: ‘présumée victime’… cela revient à dire pour DSK: présumé coupable. Coupable et victime sont liés: pas de l’un sans l’autre dans ce cas. Pourquoi ne pas s’en tenir à plaignante d’une part et accusé de l’autre? On ne préjuge en rien de la suite de l’affaire tout en restant explicite sur les rôles de chacun.

    Commentaire par kaeldric — 16/05/2011 @ 13:37

  12. vous avez raison sur bien des points Alliocha

    Il n’en reste pas moins une question: un homme de sa stature incapable de se contrôler face (admettons le complot) une provocation de la part d’une femme, a t’il la stature pour être à la tête d’un état comme la France, ne mettrait t’il pas alors en danger sa fonction et son pays?
    Rappelons que, entre autre, le chef de l’état français est responsable de l’engagement d’une force de dissuasion nucléaire et que n’en demeure aux déclinologues patentés, le poids politique de notre pays est bien supérieur à celui du Zimbabwé.

    Peu importe l’issue de cette affaire, elle aura mise en évidence l’inaptitude de DSK à certaines fonctions et celle de directeur du FMI en faisait sans doute partie.
    En soit c’est un résultat qui justifie la couverture médiatique faite que l’on apprécie ou non DSK.

    Rappelons également un détail. Si DSK a droit à une présomption d’innocence, la femme de ménage aussi. Et je crois que le point d’indignation pour moi est là, est-il pertinent à ce stade de l’enquête de relayer des rumeurs de complots comme si la chose allait de soi?

    C’est pas que je croie une seconde la bande à Sarko incapable d’un tel acte, mais dans toutes affaires un peu spéciales ces rumeurs existent et pour pour peu qu’on les prenne comme prérequis, je me fais fort de démontrer que ce blog est un complot crypto-communiste pour instaurer l’obligation de la consommation du salsifi dans les salles de rédaction tous les mardis.

    Commentaire par fredo — 16/05/2011 @ 13:38

  13. @Kaeldric : ça me parait en effet une bonne idée. Je me demande toutefois si ce n’est pas le garde des sceaux lui-même qui avait invité les journalistes à utiliser la formule « présumé » il y a quelques années. De mémoire, au moment de la loi Guigou interdisant notamment de filmer une personne menotée.

    @Fredo : encore une fois, je ne parle pas de complot, mais de réserve sur l’interprétation des faits. Si le résultat est le même, la démarche est très différente. Il s’agit de résister à l’emballement et non pas d’asséner que forcément on nous ment. Et quand j’évoque un piège, je ne songe pas à la pin up à moitié nue qu’on lui aurait balancé dans les pattes et à laquelle il n’aurait pas résisté, mais à une véritable agression simulée. Disons que je me positionne en avocat allergique aux évidences. C’est tout. Chaque élément est susceptible de plusieurs interprétations. La version de la police en livre une et une seule, celle classique des enquêteurs qui n’évoquent que les faits allant dans le sens de leur thèse. Revoyez 12 hommes en colère, ou bien encore garde à vue, Présumé innocent. Et même n’importe quel Thriller qui fonctionne précisément sur le mirage de l’apparence jusqu’au dénouement final révélant une vérité qui n’avait rien à voir avec les convictions du lecteur.

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/05/2011 @ 13:53

  14. Cette manie des politiques de jouer sur le langage… On disait accusé, puis inculpé, il ne faut plus. On dit mis en accusation: combien d’années avant que l’on réalise que cela crée un préjudice et que l’on trouve un nouveau terme nov’langue? Personne à la culpabilité non encore établie???
    Le fait est: être accusé, même à tort, génère un préjudice, que l’innocence reconnue en fin de procès de rachète pas totalement. A part supprimer les tribunaux, je crains que ce ne soit le prix à payer pour la Justice, quand bien même il est lourd.
    La (non) culpabilité de DSK (ou d’un autre pour d’autres affaires) ne devrait pas être l’affaire des journalistes. Les faits, les faits, les faits. Leur interprétation est complexe en effet. C’est justement le rôle du procès que de confronter les points de vues, les faits et de déterminer si oui ou non il y a culpabilité.
    Pour l’instant, les seuls faits indiscutables sont ceux lié à la procédure (arrestation…). Tout le reste n’est que témoignage plus ou moins direct de parties à l’affaire, avec les biais que cela implique. Graduer les faits (établis, cités par…) est la moindre des choses.
    Ici, la plupart des journaux semblent rester relativement neutre par eux-mêmes, peu d’articles à charge. Les propos tenus en interview (sous réserve d’être fidèles) sont de la responsabilité de celui qui les tient, pas du journaliste.
    Le problème vient de la part faite à l’émotion. Quand on en est victime, on parle de lynchage. Mais quand on la partage, on parle de juste indignation. Qui reproche le ‘J’accuse’ à Zola, sous prétexte d’utiliser l’émotion populaire? Aujourd’hui plus personne, car nous sommes d’accord avec lui. C’est là le nœud du problème: l’outil ‘émotion’ est inadmissible par principe, sauf quand nous avons raison contre les autres…
    Face à une personne politique, qui par fonction a créée par sa carrière une relation affective forte (en positif comme en négatif), comment éviter que ces émotions ne resurgissent?
    Je ne vois qu’une solution, difficilement tenable: que le journaliste s’efface du sujet. Pas de ‘je’, pas d’opinion… Que les faits, éventuellement relativisé par le contexte (qui le dit…) et peu de commentaires/prospectives, sauf sur les aspects techniques (procédures US, suites possibles…) Evidemment, n’étant pas du métier, il est facile de critiquer ce travail quand on en ignore les contraintes.

    Commentaire par kaeldric — 16/05/2011 @ 14:22

  15. @Aliocha: Ce qui me frappe, c’est que l’on entend parler à présent d’affaires remontant à quelques années, dont on n’avait pas parlé à l’époque publiquement, ou fort peu, mais dont on nous dit que le tout-Paris journalistique et politique les connaissait.

    DSK, à l’époque déjà, prétendait aux plus hautes fonctions, qu’elles soient nationales ou internationales. Bien évidemment, il n’est pas du rôle de la presse d’enquêter sur des activités sexuelles entre adultes consentants ; le problème est qu’on évoquait des actes débordant de ce cadre. Il aurait donc été souhaitable qu’il y ait eu enquête : soit il s’agissait de rumeurs malveillantes et de manipulations, ce qui est indigne, soit de la vérité, et cela indiquait une incompatibilité de caractère avec les fonctions visées.

    Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’enquête, alors qu’à l’égard d’autres personnages, on prend moins de gants ? (Rappel : un journaliste de Paris Match a été condamné pour avoir cherché à obtenir frauduleusement le dossier universitaire du juge Burgaud, sans doute à la recherche d’incidents de parcours, d’anecdotes croustillantes…)

    Commentaire par DM — 16/05/2011 @ 14:22

  16. A l’heure actuelle, on ne sait pas grand chose. Mais qu’est-ce qu’on en parle!

    Commentaire par Vil Railleur — 16/05/2011 @ 14:36

  17. Nausée.

    Commentaire par BABs — 16/05/2011 @ 14:46

  18. @ Aliocha : sur la « présomption de vicitime », ce qui m’afflige, c’est la recherche de formule politiquement correcte (on veut montrer que, oui oui, on a horreur des agressions sexuelles et de la compassion pour les victimes qu’on n’oublie pas « à supposer les faits établis », bien évidemment) qui laisserait entendre qu’il y a d’un côté un principe (de valeur constitutionnelle, qu’est la présomption d’innocence et tous ses corollaires : droit à un procès équitable, etc…) et de l’autre côté un principe équivalent de reconnaissance de la souffrance d’une victime.

    ça me gonfle prodigieusement. Dire de quelqu’un qu’il est présumé innocent, ça veut dire qu’il y a des accusations contre lui, et que tant qu’il n’a pas été jugé définitivement, on ne peut pas affirmer sa culpabilité. Point barre. Cela ne veut pas dire pour autant qu’on dénigre le plaignant, qu’on est persuadé que complot il y a, qu’on n’a pas de compassion pour lui et que les faits dénoncés ne nous font pas horreur. Bref, cette notion de « présomption de victime », elle est à la fois superfétatoire et à la fois, à mon sens, extrêmement dangereuse. Souvenez vous de tout ce qui a été dit autour de la prise en compte de la parole de l’enfant, après Outreau. De là à la sacralisation de la parole de la victime, il n’y a qu’un pas.

    Mais non, il faut toujours, apparemment, re-préciser les choses, réaffirmer la main sur le coeur qu’on est humain, qu’on aime pas les agresseurs sexuels, qu’on est pour l’égalité homme femme, blabla….Tenez, on est en plein dans l’empire du bien qui vous est si détestable. Ce qui n’empêche pas de tacler, notez-bien : un Copé qui appelle à la mesure, ne veut pas se prononcer, mais balance quand même que quelque part, DSK a porté atteinte à l’image de la France. Ah bon ? il est présumé innocent, on ne doit pas se prononcer sur les faits faute de certitude, mais en revanche, ce type a porté atteinte à l’image de la France. Allez savoir….Ou, tenez : prenez le com de Fredo : on ne sait pas ce qui s’est passé réellement, mais quoiqu’il en soit, soit il est innocent mais intolérant à la frustration, soit il est coupable et intolérant à la frustration, et donc inapte à gouverner la France. Je vous passe sur le psychologisme de comptoir « qui a du mal à contrôler ses pulsions sexuelles va lancer le feu nucléaire ». Ah ouais ? j’ai une théorie, moi, sur les rapports entre rolex, ray-ban, tic à l’épaule et puissance de feu.

    Commentaire par Jalmad — 16/05/2011 @ 14:47

  19. A lire, tribune du journaliste Christophe Deloire dans Le Monde : « L’étrange omerta des médias sur le cas DSK »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/16/l-etrange-omerta-des-medias-sur-le-cas-dsk_1522552_3232.html

    Commentaire par BABs — 16/05/2011 @ 14:59

  20. Bonjour Aliocha,

    JFK, sur Europe hier matin (http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/C-est-arrive-demain/Sons/C-est-arrive-demain-15-05-11-542345/, minute 4’55), a reconnu publiquement qu’il et ses confrères étaient au courant de beaucoup d’évènements qu’ils taisaient vu que cela touchait à la vie privée!!!
    A travers ce triste fait divers, on touche là le fond en matière d’information et de traitement de cette dernière. L’expression « présomption d’innocence » n’a jamais été autant utilisée que ces dernières 24 heures. J’en ai mis un cierge à Saint Hypocrite!
    Il est heureux de voir qu’aux USA être grand ne met pas à l’abri des lois ordinaires. J’ai trouvé les propos de Marine le Pen plutôt mesurés sur ce sujet (bien plus que ceux de Bernard Debré). Même si elle a peu dissimulé ses sentiments profonds, elle a simplement rappelé cette évidence mais dans Marine le Pen, il y a le Pen qui reste encore le meilleur des chiffons rouges. Il a une nouvelle fois bien fonctionné. Dans notre pays, est-ce que la décision de poursuite aurait pu être prise ailleurs qu’au niveau du Garde des sceaux? J’avoue en douter. Passé les premières heures, notre amie la Com a vite repris les rênes (théorie du complot, image forcément détestable (voir les propos de Manuel Valls), la caisse de résonance jouant à fond le rôle qu’on attend d’elle. Heureusement qu’on peut lire çà et là quelques lignes réconfortantes: http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2011/05/16/agression-sexuelle-la-parole-de-la-victime-existe-t-elle-enc.html#comments voire acide mais juste http://chevallier.biz/2011/05/grandeur-et-decadence-des-danaides/).

    Bonne soirée

    Commentaire par H. — 16/05/2011 @ 15:12

  21. @Jalmad et Aliocha,

    il me semble que vous êtes d’accord sur le fond quant à la notion de « présomption de victime ». Aliocha a visiblement cru qu’elle était brandie pour mettre en doute la version de la victime alors que c’était l’inverse : Cécile Duflot insiste pour que la femme de chambre soit présumée victime, c’est à dire que sa version soit réputée valide a priori. Duflot semble croire que la présomption d’innocence revendiquée pour DSK remet en cause la parole de la femme de chambre, ce qui n’est évidemment pas le cas, comme le remarque Jalmad.

    Commentaire par Tocquevil — 16/05/2011 @ 15:48

  22. Le malheur de l’un…
    qui n’aurait pas fait l’affaire de l’autre ???
    Un petit coup entre un saut à l’hôtel du « Bon Coucher » et un saut dans un zinc est-ce possible ?
    un p’tit coup sur le bord d’un zinc ou un p’tit coup entre deux portes… vite fait… c’est faisable.
    En attente d’en savoir plus… si certaines femmes ne le veulent pas… les mecs le sont … *aisables.
    En tout cas, par les temps qui courent il faut mieux rester en France que de se faire *ettre à l’étranger.

    Commentaire par arbranesque — 16/05/2011 @ 16:13

  23. « Présomption de victime » ? C’est français, ça ?

    Commentaire par lambertine — 16/05/2011 @ 16:16

  24. Il me semblait bien qu’il y avait un problème avec les images de DSK menotté : http://www.lemonde.fr/dsk/article/2011/05/16/le-droit-a-l-information-n-est-pas-le-droit-a-l-humiliation_1522842_1522571.html

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/05/2011 @ 17:32

  25. Suivre l’actu « DSK » face à la Juge via les comptes Twitter de ceux qui y sont. Surréaliste. Même pour une journaliste…Le 21eme siècle est technologique qu’on se le dise…

    Commentaire par Phedra — 16/05/2011 @ 18:50

  26. C’est bizarre, je ressens un peu la même chose, en regardant l’audition sur France 24, que devant les images du 11 septembre : incrédulité surréaliste et impression de voir l’histoire s’écrire sous mes yeux. Rien à voir entre les deux événements, bien sûr, et pourtant…

    Commentaire par VilCoyote — 16/05/2011 @ 19:25

  27. @ Vilcoyote : même impression pour moi…

    Commentaire par Mussipont — 16/05/2011 @ 20:17

  28. Très bon résumé du New York Times ici: http://nyti.ms/iRnX3U

    Commentaire par Kaeldric — 16/05/2011 @ 20:23

  29. La plainte chez Rue89 : http://www.rue89.com/2011/05/16/le-texte-plainte-deposee-contre-strauss-kahn-traduction-204138

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/05/2011 @ 20:55

  30. DSK : les extraits
    de rapports accablants

    CONFIDENTIEL – Plusieurs rapports de police et diplomatiques sur l’affaire DSK ont été transmis dimanche et lundi aux autorités françaises. Ils sont accablants pour le directeur général du FMI.
    http://www.atlantico.fr/decryptage/dsk-strauss-kahn-scandale-sexuel-rapports-police-99470.html

    Le texte de la plainte déposée contre Strauss-Kahn (traduction)
    http://www.rue89.com/2011/05/16/le-texte-plainte-deposee-contre-strauss-kahn-traduction-204138

    Commentaire par toto — 16/05/2011 @ 21:12

  31. BHL lance son « j’accuse » : http://www.bernard-henri-levy.com/defense-de-dominique-strauss-kahn-18909.html

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/05/2011 @ 21:24

  32. Et pendant ce temps, le plan com’ de Carla prend encore un coup dans l’aile, c’est ballot : http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/et_pendant_ce_temps_carla_bruni-sarkozy_229371

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/05/2011 @ 21:26

  33. @Laplumedaliocha

    çà y est c’est sûr! j’ai trouvé un nouveau principe scientifique: un battement de cils de Carla à un endroit de la planète produit un évènement d’ampleur international à l’autre extrémité. D’abord Oussama, puis DSK, dingues les coïncidences. Vous vous imaginez ce qui se produirait si elle lâchait un pet…

    (Et sur BHL, l’affaire Polanski a démontré qu’il fallait se garder de ses soutiens, la cause du cinéaste a franchement été desservie par le concert bruyant et mal accordé de ses supporters.)

    Commentaire par Switz — 16/05/2011 @ 22:34

  34. @switz : vous imaginez ce qu’on risque le jour de l’accouchement ? J’en frémis …

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/05/2011 @ 22:36

  35. J’ai écouté la revue de presse ce matin sur France Culture. La presse étrangère (hispanique, anglo-saxonne) est très dure avec la presse française. La fameuse protection de la vie privée des hommes politiques, dont nous nous vantons si souvent, leur apparaît surtout comme un moyen de cacher les dérives de nos hommes politiques. Il leur semble que DSK a bénéficié plusieurs fois de cette coupable mansuétude et que si les journaux français avaient en temps et en heure lancé des enquêtes sur les rumeurs qui ont plusieurs fois courues à son sujet le désastre de ce week end aurait pu être évité. Intéressant sujet de réflexion pour les journaux français, non? Comment éviter la putasserie des tabloids anglais tout en jouant pleinement son pouvoir de contrôle des acteurs de la chose publique?

    Commentaire par Mussipont — 17/05/2011 @ 08:46

  36. vous y allez un peu fort : »Or, elle est singulièrement importante cette parole dans un profil de dossier où, en l’absence de témoin, c’est précisément la version de l’un contre celle de l’autre. »
    ah bon : n’y a t il pas des examens médicaux et autres, vous savez, ces trucs qui sont des indices et qui permettent justement de relativiser les versions antagonistes des faits?

    Commentaire par paroles paroles — 17/05/2011 @ 08:52

  37. Une remarque intéressante :

    « Toute cette histoire va paraître très classique, l’homme riche blanc qui profite d’une jeune immigrée », souligne Frank Bress.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/infos-generales/france/afp_00344729-l-emploi-du-temps-de-dsk-pierre-angulaire-de-l-accusation-et-de-la-defense-164142.php

    Commentaire par toto — 17/05/2011 @ 09:10

  38. @ laplumedaliocha

    A propos du « j’accuse » de BHL : il croit défendre Straus-Kahn comme il croit avoir défendu Polanski, ne se rend-il donc pas compte que sa défense de Polanski a nui hier à Strauss-Kahn ?

    Commentaire par DMonodBroca — 17/05/2011 @ 11:05

  39. EN SAVOIR PLUS
    La justice américaine ne DiSKute pas, ne met pas de gants… l’inculpé, tel un vulgaire rebut de l’humanité, est pincé avec des pincettes.
    Autre pays autres moeurs, cependant qu’en est-il des certaines affaires nauséabondes où il a été question d’abus sur des enfants dans un certain milieu… cela se passait dans des lieux clos (orphelinat, internats, foyers divers… considérait-on cela comme de la séquestration ? Plusieurs millions de dollars ont été versé pour faire taire les victimes… est-ce bien moral ? Les mis en cause ont-ils bénéficié d’un rapport psychiatrique estimant que leur responsabilité était réduite au moment des faits ?
    La justice américaine est-elle une machine monstrueuse capable de broyer celui-ci ou celui-là (avec discernement) ? je pense aux arrangements que le procureur peut prendre en faveur d’un coupable qui se met à table et fait tomber tel ou tel truand, voire des complices.
    La justice française devrait-elle s’inspirer de ce qui se passe dans ce pays « démocratique » ???
    Je suis un tantinet perplexe… Ce qui est certain, c’est que ce pays me fait certainement aussi peur que certains pays dictatoriaux. On y lynche sans état d’âme dans cette P… d’Amérique, tu parles d’un rêve !

    Commentaire par arbranesque — 17/05/2011 @ 11:22

  40. Je trouve intéressant le fait que l’on ne parles plus que de l’affaire DSK en boucle, au détriment des autres faits divers qui sont peut-être plus importants. Le matraquage n’a-t-il pour but que de démolir DSK ou s’en est-il chargé lui-même ? Il faut attendre le verdict à mon avis avant de se prononcer, mais ce n’est pas toujours évident lorsque l’on doit argumenter à longueur de journée, pour maintenir l’auditoire en suspens.

    Commentaire par Ceriat — 17/05/2011 @ 11:22

  41. L’adultère était, de la part de la femme, un crime inexpiable. Revanche ? juste retour des choses ? : c’est aujourd’hui au tour du viol d’être, de la part de l’homme cette fois, un crime inexpiable. Cette symétrie à travers les siècles autorise à voir en l’affaire Strauss-Kahn une transposition de l’affaire de la femme adultère. La foule accusatrice, justicière, s’est élargie, par le biais des médias modernes, à l’humanité entière. Mais une foule, fut-elle planétaire, est toujours une foule. Et ceux qui la composent devraient avoir à l’esprit ces mots que l’Evangile prête à Jésus : « que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre ». Et puis, sous un tel déluge unanime d’accusations, le seul verdict qui vaille n’est-il pas, aussi grave que soit le crime, « va et ne pèche plus » ?

    Commentaire par DMonodBroca — 17/05/2011 @ 12:04

  42. J’ai regardé une partie de Mots Croisés hier soir, et la moindre des choses que l’on puisse dire, c’est que les journalistes prennent tour à tour quasi systématiquement la défense de DSK. C’est plus fort qu’eux, leur sympathie va à celui qu’ils connaissent bien.
    Ce matin, même topo à la radio, un journaliste italien qualifiait de « bêtise » l’acte potentiel de DSK. Et il parlait de lui comme d’une « victime » de l’impitoyable justice américaine.
    Dans mon vocabulaire, une bêtise, c’est l’acte idiot et de peu de conséquence fait par un enfant. Le mot correct est concernant l’acte potentiel de DSK est CRIME.
    Gageons que tous ces beaux messieurs qui démontrent la collusion entre journalisme et pouvoir, sans avoir le moins du monde l’air de s’en rendre compte, ne seront ni confus, ni auto-critiques si DSK est reconnu coupable dans les mois à venir.
    Mais ils auront, une fois de plus, discrédité leur profession aux yeux des gens comme moi.

    Par ailleurs, et là, je laisserais s’exprimer mon féminisme primaire, il me semble ressentir très fortement le déséquilibre homme/femme dans le jugement porté à cette affaire, les hommes reprenant tout à coup le flambeau du « y’en a marre de se laisser dicter notre conduite par les bonnes femmes et les victimes ».
    Un peu comme Sarkozy et son « l’écologie, ça commence à bien faire… ».

    J’adorerais avoir votre réponse, Aliocha.

    Commentaire par C@line — 17/05/2011 @ 13:01

  43. Y aura t’il une césarienne pour le césarion?

    Commentaire par Vil Railleur — 17/05/2011 @ 15:25

  44. Aliocha, vous écrivez « Au grand tribunal médiatique, DSK a été condamné à la fraction de seconde où l’affaire a été rendue publique« . Je vis en Espagne et, j’ai plutôt l’impression que DSK est désigné comme une victime dans les médias français… En revanche, ce que vous dites est sans doute vrai en Espagne, où les médias, comme El País, insistent davantage sur les faits tels qu’ils sont mis en avant par l’accusation et sur les preuves éventuelles (ADN, etc). J’ai pu hier soir comparer les journaux télévisés espagnols avec celui de France 2, diffusé sur TV5Monde. Et il y a en effet une grande différence de traitement de l’information. En France, d’abord, on parle beaucoup de présomption d’innocence. DSK apparaît avant tout comme une victime. Sur France 2, Martine Aubry est bouleversée de le voir entre les mains de la justice américaine et on s’étonne qu’il ne bénéficie pas d’un traitement de faveur. Sur France 2, on a même entendu Jean-Christophe Cambadélis parler de complot. Le correspondant à New York, Stephan Breitner, nous répète qu’il s’agit d’une affaire de moeurs, comme s’il s’agissait de minimiser les faits. Ce matin, Le Figaro fait sa Une sur la gauche qui critique la justice américaine: Elizabeth Guigou parle notamment d’«une brutalité, d’une violence et d’une cruauté inouies»! Personnellement, je trouve très surprenante l’attitude des socialistes et des journalistes français, qui apparemment connaissaient depuis longtemps les penchants de DSK, et j’en ressens un véritable malaise.

    Commentaire par Les efflorescences — 17/05/2011 @ 15:33

  45. Je sais que ce site n’est pas la tasse de thé d’Aliocha, mais à propos des médias, qui font leur miel de cette affaire DSK (« profitons-en, c’est la dernière fois qu’il nous fait vendre du papier, ce con qu’on avait choisi comme chouchou pour la présidentielle ! »), Acrimed, me semble-t-il (avec André Gunthert : http://culturevisuelle.org/icones/1690 ), pose la bonne question : et si « le choc DSK » ce n’était pas d’abord et avant tout le choc des médias qui ont perdu leur chouchou ?
    Voir ici : http://www.acrimed.org/article3593.html

    Commentaire par Gilbert — 17/05/2011 @ 21:38

  46. Wééé ! Vive le journalisme !!! Aujourd’hui dans la presse, un sondage ! 57% des français pensent que DSK est victime d’un complot !!! Youpi ! Demandons aux français leur avis sur un fait sur lequel ils n’ont aucun moyen de connaître la vérité ! Ca c’est du journalisme !!! Bon c’est sûr, c’est la même méthode que dans Une Famille en Or, mais c’est super le journalisme !

    Je ne retrouve pas le lien, mais j’avais beaucoup aimé l’article du gars qui avait écrit Sexus Politicus, qui comparait la presse Anglo-Saxonne, une presse d’enquêteurs, et la presse Française, une presse de commentateurs…

    Aujourd’hui c’est moins on en sait, plus on en parle…

    Pathétique.

    Commentaire par Arnaud — 18/05/2011 @ 11:01

  47. Dans les (grandes) affaires politico-sexuelles la France avait pris un certain retard (Bill Clinton et sa stagiaire, Berlusconi, ses mineures et ses soirées mondaines, etc… )
    Lire : http://www.sununews.com/index.php?option=com_content&view=article&id=5217:quand-les-scandales-sexuels-sinvitent-en-politique&catid=58:faits-divers

    Finalement, on a beau pousser des cris d’orfraie mais régulièrement les unes de journaux nous rappellent que le pouvoir (politique) est aphrodisiaque, comme l’explique le livre Sexus-Politicus (http://www.albin-michel.fr/Sexus-politicus-EAN=9782226172556).

    Avec DSK, la France, patrie de Rabelais et des libertins, retrouve enfin (un peu abruptement, certes) sa première place. Tradition oblige !

    Commentaire par Oeil du Sage — 18/05/2011 @ 14:44

  48. Oeil du Sage, j’espère que ceci doit être pris au 3eme degré…

    Commentaire par C@line — 18/05/2011 @ 14:53

  49. Ce qui me sidère depuis plusieurs jours, c’est tout ce cirque et ce vacarme contre des procédés très ordinaires en France à l’encontre du citoyen lambda (hors la TV en audience; mais en France ça filme à l’entrée et à la sortie de la salle d’audience, avant l’arrivée et après le départ des juges, à l’entrée et à la sortie de la bagnole des flics etc ).
    Mais que Kevin CHARPENTIER, roi de la chourre et bon abruti bien français, ou Kader l’invicible roi de la petite distribution de shit et de la gravure de sa particule avec son couteau sur les bancs en bois des abris-bus (il a existé, le l’ai connu), autre variété d’abruti français, qui en on fait beaucoup mais pas forcément tout ce que l’on tenté de leur imputer, qui n’ont jamais levé ou tenté de lever la main sur un flic, ne leur ont jamais dit de gros mot ni fait aucune misère, arrivent systématiquement au Palais menottées dans le dos, après avoir été trimbalés sur le trottoir devant le Palais, avoir parfois traversé une bonne partie de la juridiction au milieu de tous les autres justiciables, etc .. ça choque sincèrement qui dans le Parigostan!

    Ce qui choque profondément le microcosme et le parigostan, c’est qu’il ait pu arriver aux USA ce qui ne peut pas arriver en France du fait des solidarités de castes: on a traité un DSK comme Kevin et Kader!

    Commentaire par Grantumu — 18/05/2011 @ 15:42

  50. @ Oeil du sage
    Ah oui ! Rabelais… on peut aussi relire Brantôme.
    Mais revenons à notre mouton… Il semblerait que l’acte d’accusation est bien ficelé. En ce cas, tout ficelle que peut être le grand argentier, on peut sans doute résumer comme ceci : un blanc, une noire, et un (chaud) marron.

    Commentaire par arbranesque — 18/05/2011 @ 18:08

  51. Oui, Grantumu, mais…
    Mais Kevin et Kader ne sont pas DSK aux yeux des gens. Kevin et Kader sont des « délinquants d’habitude », des « racailles », des « qui ne se lèvent pas tôt le matin et ne paient pas leurs impôts, eux, Môssieur ! » Alors que DSK, jusqu’il y a trois jours, c’était un Monsieur bien propre sur lui, et important. Et intelligent avec ça. Bon, il avait bien été ministre, mais à part ça… C’était pas un voyou, quoi, mais un respectable père de famille, qui en faisait presque partie, de la famille. Pensez, sa femme dînait tous les dimanches avec la majorité des Français il y a quelques années ! Alors, le traîter comme un moins que rien, ça le fait pas. Ca veut dire que si on le traite comme ça, lui, avec sa position importante et sa femme célèbre, mais qui se lève quand même tous les matins pour aller bosser et qui paie ses impôts, lui, pas comme Kevin et Kader, ces abrutis, on peut moi aussi me trainer menottée devant tout le monde, pour une bêtise. Comme avoir harcelé un garçon d’étage, ou renversé un cycliste un soir de guindaille, ou même fraudé le fisc (je paie mes impôts, mais faut quand même pas pousser).

    Commentaire par lambertine — 18/05/2011 @ 18:23

  52. Pour illustrer ce que dit Grantumu, on n’a pas entendu le CSA ou un quelconque organisme s’indigner lorsqu’on a montré ce gars avec les menottes (voir en bas de l’article) :
    http://www.acrimed.org/article3594.html

    Commentaire par Gilbert Duroux — 18/05/2011 @ 19:03

  53. @Lambertine.
    Vos « gens », mes p’tits blancs, mes français moyens et moyens+, sont depuis presque toujours (au moins depuis aussi longtemps que du haut de ma pratique d’avocaillon généraliste de province j’ai pu l’observer)traités comme Kevin et Kader par les forces de l’ordre, sans haine ni zèle. Mais on n’insiste pas pour le leur faire savoir. Ils n’ont pas envie de le savoir non plus, que eux sont égaux en droit et droits, et que pour eux la loi redevient générale et impersonnelle (et s’apllique à peu prés telle qu’elle est écrite).

    Commentaire par Grantumu — 19/05/2011 @ 08:12

  54. « De toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu’il n’existe qu’une seule réalité. En fait, ce qui existe, ce sont différentes versions de la réalité, dont certaines peuvent être contradictoires, et qui sont toutes l’effet de la communication et non le reflet de vérités objectives et éternelles. » (La réalité de la réalité Paul Watzlawid Ed. du Seuil, 1978).

    Si les faits avérés sont exacts, la question se pose alors de savoir comment un homme de pouvoir, en sa toute puissance, éduqué, cultivé, peut perdre ses repères au point d’avoir un comportement socialement suicidaire face à l’objet du désir, ici, une sordide relation « ancillaire » ?

    « Tous les hommes sont piteux, y compris les séducteurs lorsqu’ils sont seuls et non en scène devant une idiote émerveillée. Tous piteux, et moi le premier ! » dit Solal dans « Belle du Seigneur d’Albert Cohen.

    DSK serait donc un séducteur et que delà à forcer une femme il y a un abîme.

    Que DSK aime les femmes soit ! Le désir sexuel n’est pas une addiction.

    Seulement, on sait que le passage à l’acte addictif existe ! Le désir est une arme qui donne à l’être désirant le pouvoir d’affronter son destin avec l’inconscience de la jeunesse.

    Or, dès l’instant où le désir devient frénésie, on peut être dans l’addiction et, comme la boulimie, l’addiction sexuelle se caractérise par une perte de contrôle rationnelle de ses actes. La volonté ou le savoir perdent leur rôle de chef d’orchestre du comportement et échappe au circuit de la volonté, de l’intelligence, de la conscience raisonnée ou même de l’amour des siens.

    Vouloir n’est plus pouvoir ou savoir ne suffit plus pour modifier son comportement quotidien.

    C’est une pathologie cérébrale fonctionnelle réversible (comme disent les spécialistes). Elle intervient plus volontiers chez les personnes hyperactives, hypersensibles, dont la pensée hyper rapide ne s’arrête jamais.

    Dans « Autobiographie d’un épouvantail – Pour n’avoir plus peur d’aimer – Boris Cyrulnik, éd. Odile Jacob 2008 p. 154» dit : «Qu’on explique mal le mystère du désir sexuel, cet intense appétit de morceaux du corps d’un autre (les lèvres, les fesses, les mains…). On comprend mal les prémices souvent surprenantes : certains ont soudain envie de tirer la langue et se sentent agressifs, d’autres ont les dents agacées ou sont alanguis, certains frémissent entre les épaules, d’autres ressentent une crispation dans les reins ou une tension dans les cuisses, allez savoir… »

    Et, de rappeler qu’une paraphilie comme le fétichisme par exemple (la définition de la perversion dépend comme toujours de la charge sociale), témoigne d’une construction particulière de l’identité sexuelle. Elle est parfois amusante quand le (la) partenaire veut bien s’en amuser, mais peut devenir criminelle quand dans une relation qui détruit l’autre pour simplement jouir ou lorsque l’on ne tient pas compte de son existence.

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 19/05/2011 @ 10:17

  55. Le problème, c’est que le Français, ou le Belge, moyen, ne s’identifie pas du tout à Kevin et Kader. Qu’il trouve normal qu’on traite ainsi ces « parasites », ces « bons à rien », et qu’il n’imagine pas une seconde qu’il pourrait lui aussi, « bon père (ou bonne mère)de famille », « utile à la société », être traité ainsi. Ce n’est que quand une personne « visible » et « honorable » (ici DSK, mais ça a été aussi le cas du patron de Libération) est traitée « comme tout le monde » qu’il se rend compte que ce « tout le monde », ça pourrait être lui, et que ce traitement est odieux (sauf quand il concerne Kevin et Kader, bien entendu).
    Et celà même s’il est socialement bien plus proche de Kevin ou Kader que de DSK.

    Commentaire par lambertine — 19/05/2011 @ 10:41

  56. Beaucoup de bruit pour rien…
    c’est-à-dire que pour l’instant… on reçoit peu d’informations solides pour quelqu’un qu’on liquide après qu’il se serait fait liquéfier.
    A suivre..

    Commentaire par arbranesque — 19/05/2011 @ 11:22

  57. Oups! Si les faits sont avérés !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 19/05/2011 @ 12:44

  58. Selon le sondage du CSA, 57% des français croient au complot visant à inculper DSK pour tentative de viol. Subitement, les français , choqués que leur futur président annoncé puisse avoir un comportement odieux, pensent à la manipulation concernant une gaudriole quasi anecdotique face au bilan désastreux du FMI.

    Abracadabra ! Les complots n’existent pas sauf quand ils existent !

    Le mystérieux sondage CSA souhaite défendre Dominique-nique-nique et
    s’approprie l’opinion française pour blanchir les sous-vêtements du FMI à
    moindre frais. Le mot interdit est lâché,  » C-O-M-P-L-O-T  » Mais alors on
    nous aurait menti, les braves gens de la politique, acharnés à apporter tout
    le bonheur possible à leur concitoyens, font parfois des coups en douce ? Mince
    alors, nous étions persuadé de l’éthique irréprochable de nos élus et
    élites.

    Petit Flashback rapide sur le sacro-saint reportage de Canal +  » Un an avec
    Dominique Strauss-Kahn « , un brave homme de gauche compétent et si altruiste
    qu’il aide tous les pays du monde en difficulté, et brasse même la salade
    dans sa cuisine en compagnie de sa chère et tendre épouse qu’il aime plus que
    tout au monde. Quel dévotion, quelle fidélité, que de bravoure et
    d’héroïsme, la France va enfin trouver une alternative à la droite
    capitaliste en 2012, à défaut d’être élu par les français, DSK serait élu
    par les sondages et par les média. Nous sommes sauvés !

    A quelques détails près, les humanistes à la Jacques Attali, les adeptes du
    micro-crédit, financent les pauvres gens méthode  » FMI-style  » ils ne
    donnent pas de l’argent, ils en prêtent comme n’importe quelle banque.
    C’est-à-dire ils prêtent de l’argent qu’on a volé aux européens, pour
    récupérer et mettre dans leur poche les intérêts de ces emprunts. Ils
    conseillent à la Grèce de vendre des îles, leurs ports ou de démolit leurs
    salaires, conseillent aux africains affamés de produire du coton plutôt que
    des céréales, ainsi que de privatiser les entreprises les plus rentables. Bien
    évidemment, le but est on ne peut plus honorable, réduire la dette abyssale
    des pays étranglés au lieu de s’attaquer aux racines du problème : la
    création monétaire aux mains de Monseigneur Benjamin Schlomo Bernanke.

    Diantre, il n’y a pas complot, le FMI sauve des pays, il ne les rackette pas,
    cela coule de source.
    Quand Attali et DSK appelle ouvertement à la gouvernance globale, il n’y pas
    complot, car Nicolas Pal Stéphane Sarközy de Nagy-Bosca appelle lui aussi au
     » Nouvel Ordre Mondial  » Ce sont des gens de gauche, pas de droite, il y a les
    roses et les bleus, comme un match de foot, il est impensable qu’ils
    s’arragent sur le résultat.

    Quand Jacques Servier est décoré d’une prestigieuse récompense pour
    empoisonner les français, sous couverture médiatique, il n’y a pas complot,
    pas plus que pendant l’épidémie dévastatrice de la grippe A, où les
    français, convaincus de la parfaite impartialité de Roselyne Bachelot-Narquin,
    se sont vaccinés à un taux d’à peine 5%.

    Quand des terroristes islamistes djihadistes détruisent très habilement trois
    tours avec deux avions, et attaquent le Pentagone, miraculeusement les caméras
    tombent en panne. Il n’y a pas complot, tuer un million d’irakiens et des
    milliers de civils afghans et seulement une conséquence parallèle, l’avion de
    la CIA blindé de cocaïne de retour en Afghanistan est bien entendu, une
    exception.

    Quand les français, irlandais, hollandais refusent le traité européen et que
    malgré cela, leurs élus, qui sont sensés les représenter, votent le texte,
    puis osent redemander un second vote histoire de confirmer que vraiment, ce sont
    les machines à voter qui se sont trompées, pour une fois dans le mauvais, il
    n’y pas complot, c’est la démocratie européene droit-de-lhommiste qui
    s’exprime pour la paix.

    Quand les principaux personnages médiatiques et politiques d’un pays se
    réunissent dans le secret au diner du siècle, il n’y pas complot. Leur
    intégrité est indiscutable, David Pujadas doit bien entendu être au courant
    de quoi il parle, il prépare sa reconversion du public au privé. Tout comme
    TF1 qui est loué automatiquement à Bouygues, ce n’est pas un cadeau, mais dû
    à leur extraordinaire compétences et sens du professionalisme.

    MAIS, quand DSK se fait attraper pour une drague un peu trop osé, il y a
    COMPLOT. C’est sur et certain les français l’ont dit et ils ne sont pas
    idiots ! Il s’est fait piégé par un complot des capitalistes parce que lui il
    vaut sauver le monde. Certes l’agent secret qui l’a dragué savait qu’il
    avait déjà eu des pulsions pour Tristane Banon et Piroska Nagy, mais agent
    secret ou pas, il fallait pas tomber dans le panneau.

    Complot ou pas, il n’est pas difficile de s’en débarrasser vu les
    casserolles qu’il traine. On se débarrasse de lui tel un Sadam Hussein, Eric
    Woerth, Obama Ben Laden.

    Plus attiré par les fesses des secrétaires que les comptes de Washington, DSK
    gère le monde comme Berlusconi gérerait l’UNESCO. C’est beau d’être riche
    et invincible, quand y a la crise, mêmes les criminels doivent se creuser la
    tête pour bosser, quand on ne sert plus M. Rotscild, on dégage !

    Commentaire par robin — 22/05/2011 @ 12:38

  59. Ah oui… les casseroles…
    sans compter qu’il en traîne un peu partout des vieilles casserolles…
    mais comme c’est dans de c’est dans de vieilles casseroles qu’on fait les meilleurs soupes… on n’a pas encore fini de manger de la bonne sousoupe. Dans cette « Affaire », va-t-il « manger » après être passé à table ? Trop tôt pour le dire… ce qui est sûr c’est que j’en ai soupé.

    Commentaire par arbranesque — 22/05/2011 @ 13:18


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