La Plume d'Aliocha

09/03/2011

Je twitte donc je suis…l’actualité !

Filed under: Comment ça marche ? — laplumedaliocha @ 11:27

« Tu es sur Twitter, tu vas voir, ça va te lasser, moi je n’ai pas compris à quoi ça servait ! »

« Ah, bon, tu as un compte Twitter, mais ça sert à quoi ? »

« Moi je n’y suis pas, je n’ai pas le temps de gazouiller »

Voilà à peu près quelles ont été les réactions de mon entourage quand je leur ai confié avec ravissement ma nouvelle aventure webesque. Geeks de tous pays, inutile de ricaner, oui, c’est nouveau pour moi, donc je vais expliquer candidement à de plus novices encore, à quoi cela peut bien servir. Et comme on sait que les français utilisent encore peu twitter, la goutte d’eau de mon ignorante contribution ne pourra que s’ajouter utilement à l’océan de votre savoir. Personnellement, quand un article pédagogique sur Twitter commence par « c’est un outil de microblogging », je décroche. Alors faisons simple, ce qui ne vous empêche pas de me corriger si je dis des bêtises.

Un outil extrêmement simple et intuitif

D’abord, l’ouverture d’un compte ne prend que quelques secondes, un nom ou un pseudonyme, une adresse e-mail, un mot de passe et, si on le souhaite, une photo personnalisant le compte pour éviter de se voir attribuer un oeuf, par défaut. L’une des qualités de Twitter, c’est qu’on échappe  à l’interrogatoire serré de Facebook qui exige de savoir jusqu’à la taille de vos chaussettes, ce que je trouve inadmissible. Non pas que j’aie de grands pieds, je chausse du 37, mais protégeons nos données personnelles, par pitié !

Ensuite, on s’abonne à tout ce qui répond à ses centres d’intérêts. En ce qui me concerne, mes blogueurs favoris, les organes de presse, et des institutions type Sénat, CNIL etc. Il suffit de taper le nom dans la fenêtre de recherche en haut de la page. S’affichent alors sur la droite tous les comptes Twitter liés à la recherche, c’est-à-dire toutes les institutions qui délivrent de l’information via ce canal. On clique sur celui qui intéresse, on vérifie qu’il s’agit du bon profil et on s’abonne.

Une remarquable source d’information en temps réel

Instantanément les informations se mettent à défiler. Un mot à mes confrères journalistes free lance. N’hésitez pas une seconde, c’est un moyen remarquable d’être connecté en permanence et en temps réel à l’information. Un genre de fil de dépêches comme on peut en avoir dans une rédaction. Vraiment très utile.

De la même façon qu’on s’est abonné à des comptes, d’autres vont s’abonner au nôtre puisque Twitter offre  la possibilité d’envoyer ses propres messages.  On peut donc y signaler et commenter l’actualité, dans la limite de 140 signes, ce qui ne déstabilisera aucun journaliste, la synthèse nous y sommes habitués. Les utilisateurs combinent mots d’esprits et liens, l’idée étant toujours d’informer.

Pour tweeter une page web, il suffit de cliquer sur le logo de Twitter (vous l’apercevez en bas de ce billet, ce peut être aussi un simple « t » bleu), la plupart des sites affichent cette fonction.  Apparait alors une fenêtre avec le lien de la page qui vous intéresse, en version raccourcie pour économiser des signes puisque le lien va dévorer une partie des 140 caractères que comprend un tweet. On y glisse son texte, éventuellement à la place de celui qui y figure déjà, et on envoie. Si la page ne propose pas d’outil de partage, on copie le lien et l’ on utilise un « raccourcisseur » d’URL, par exemple celui-ci.

Il est possible de répondre à un tweet, la fonction s’affiche dans la fenêtre en bas, ou bien encore de le retweeter, c’est-à-dire de l’envoyer à tous ses abonnés.

Une incitation à faire des mots d’esprit

Les utilisateurs de Twitter ont eu un remarquable prédécesseur en la personne de Felix Feneon dont j’avais déjà parlé sur ce blog. C’était un journaliste, collaborant au Matin, doté d’une faculté de synthèse exceptionnelle. Voici quelques unes de ses « Nouvelles en trois lignes » dont le format correspond à celui d’un tweet :

« Madame Olympe Fraisse conte que, dans le bois de Bordezac (Gard), un faune fit subir de merveilleux outrages à ses 66 ans » (123 caractères)

« Allumé par son fils, 5 ans, un pétard à signaux de train éclata sous les jupes de Mme Roger, à Clichy : le ravage fut considérable » (130)

« Le mendiant septuagénaire Verniot, de Clichy, est mort de faim. Sa paillasse recelait 2000 F. Mais il ne faut pas généraliser » (125)

« Congédié mardi par son patron, le 13-ans Godillot de Bagnolet, n’aura pas osé reparaître au logis. Enfant, rentre : on t’ attend » (129)

« C’est au cochonnet que l’apoplexie a terrassé M. André, 75 ans, de Levallois. Sa boule roulait encore qu’il n’était déjà plus »(126)

« A Trianon, un visiteur s’est dévêtu et s’est couché dans le lit impérial. On conteste qu’il soit, comme il le dit, Napoléon IV » (126)

Féneon connait de dignes successeurs sur Twitter, dont un mystérieux Nain_Portekoi, parfaitement désopilant, sans compter les saillies tout à fait savoureuses d’Eolas qui lui ont déjà valu récemment les honneurs des Echos en version papier. Vous pouvez en trouver des exemples sur le site tweets de comptoir.

Twitter permet également d’effectuer des recherches sur un sujet. Le résultat est parfois inattendu. C’est ainsi que j’ai appris hier en fin de journée, qu’une célébrité judiciaire du moment avait déjeuné au bistrot en bas de chez moi quelques heures plus tôt. Las ! J’espérais justement la rencontrer. Loupé. Je prends cet exemple pour montrer que chacun se fait un peu reporter sur Twitter et que l’information y est donc complémentaire de celle que l’on trouve ailleurs. Attention toutefois, comme toutes les informations, celles-ci nécessitent d’être vérifiées.

Evidemment, Twitter à développé une culture que l’on met un peu de temps à appréhender. Beaucoup d’informations figurent dans la fonction « Aide », les autres sont accessibles  sur de très nombreux sites. Mais au fond, rien ne vaut l’expérience, quitte à prendre le risque de se tromper.

Encore un mot. Cela peut devenir très chronophage, surtout si l’on se pique au jeu de commenter en live par exemple une intervention du Chef de l’Etat à la télévision.

A vos tweets !

Note : Les nouvelles en trois lignes de Felix Fénéon ont été rééditées en 2009. Editions cent pages – Cosaques – 432 pages, 28 euros.

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108 commentaires »

  1. Ah ça alors je ne connaissais pas ce site, je vais de ce pas m’y inscrire. 😀

    Commentaire par Mussipont — 09/03/2011 @ 11:36

  2. Un bémol : une espèce de consanguinité et l’exclusion de fait des twittos inconnus par les twittos connus. Très très agaçant. C’est une exclue inconnue qui dit ça.

    Commentaire par BABs — 09/03/2011 @ 11:45

  3. @ BABs : je crois comprendre ce que vous dites mais peut être pourriez vous être plus explicite sur ce phénomène d’exclusion que vous ressentez.

    Commentaire par Mussipont — 09/03/2011 @ 11:51

  4. Cette autre version, Aliocha-au-clavier, anglophone qui ne manque pas d’esprit : Mom, this is how twitter works (not just for moms!).

    Commentaire par WebOL — 09/03/2011 @ 11:55

  5. @ Mussipont
    C’est très simple : on assiste, comme dans une société ordinaire, au regroupement de « castes ». Ainsi, prenons le cas du domaine juridique sur Twitter, un Mussipont, une Aliocha, un Maître Eolas, une Me Fantômette ou une Juge Dadouche discutent entre eux et répondent rarement à ceux qu’ils ne connaissent pas. Détruisant ainsi l’intérêt éventuel d’un Twitter. Ce qui n’enlève rien au plaisir de vous lire, même si parfois j’ai vraiment l’impression d’être invitée, malgré moi, dans votre vie « ordinaire » sans pouvoir tout à fait y pénétrer. Très étrange comme sensation.

    Commentaire par BABs — 09/03/2011 @ 12:05

  6. Et après Tweet tweet que ferons-nous? Beep beep? Pouet pouet? Coin coin?
    Ou pourquoi pas: Gabuzomeu? Allez savoir.

    Commentaire par Ozarmétcétaira — 09/03/2011 @ 12:13

  7. BABs, faites vous connaitre en postant du contenu intéressant…

    On a tous commencé inconnu des autres. Certains le sont restés, d’autres pas. Il y a des raisons 🙂

    Commentaire par authueil — 09/03/2011 @ 12:14

  8. Mais j’ai quelques followers quand même ! Sachant que je « poste » les articles parus dans le quotidien pour lequel je travaille. Très axé avocats.

    Aliocha : j’ai eu le même sentiment que vous au départ, d’ailleurs ça continue, on lance une ligne et rien ne mord, c’est le jeu ! C’est quoi votre compte ?

    Commentaire par BABs — 09/03/2011 @ 12:16

  9. @ autheuil
    Sans compter que je suis toute fraîche sur ce genre de réseaux !

    Commentaire par BABs — 09/03/2011 @ 12:17

  10. C’est aussi un moyen de suivre une blonde sans qu’elle hurle au loup, n’est-ce pas Mussipont ??? 😉

    En plus des Tweets de comptoir, il y aussi les comptes toptweets et toptweets_fr qui relaient des tweets de temps à autre vraiment délicieux comme celui-ci qui explique la fonction de twitter d’une manière savoureuse :

    « When I explained Twitter to my mother she said, « Sounds like group therapy where no one’s getting better. » Well played, Mom. Well played. »

    @ Babs

    Dites-vous que les twitteurs connus ne furent pas toujours connus et qu’eux aussi nourrissent peut-être le secret espoir d’être « followés » par plus connus qu’eux…

    Pour le reste, s’il est si important pour vous qu’ils vous suivent, il vous appartient de les séduire par la qualité de vos tweets. 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 09/03/2011 @ 12:18

  11. @ Babs,

    Je trouve votre remarque sur les « castes » assez juste, quoique je ne trouve pas que le terme soit le bon; en fait, j’y vois pour ma part quelque chose de par ailleurs récurrent dans le monde du web 2.0: le floutage permanent de la frontière public/privé. Twitter (mais on pourrait dire la même chose de la section commentaire de ce blog) permet de tenir des conversations privées en public. C’est théoriquement un paradoxe intenable, et pourtant, je crois que c’est ainsi que ça se passe. Je peux échanger des tweets avec @Judge_Marie, ou @Juge_Dadouche comme je le ferais de sms ou de rapides mails. Le ton de la conversation sera celui d’une conversation privée – à ceci près qu’elle est public (il s’agit même, juridiquement parlant, d’une publication, évidemment).

    Les lecteurs (les followers) avoir du coup une impression d’entre-soi qu’il serait indélicat d’interrompre, et même indiscret « d’écouter ». Un peu comme, lorsque l’on entend malgré soi quelqu’un parler trop fort dans son portable, dans une rame de métro.

    Mais, dans le fond, c’est plus simple que ça. Lorsque ce genre de message est échangé (comme celui que vous m’avez envoyé, dans lequel vous faisiez une référence à un échange de commentaires que nous avons eu ici même, référence incompréhensible, certainement, pour vos followers, les miens, ou n’importe quel lecteur), il s’agit de quelque chose comme ça: une conversation privée mais « audible », « overheard » comme un anglophone pourrait le dire (je cherche la bonne traduction, mais ne la trouve pas). Il ne s’agissait pas d’un esprit de caste, ou d’une volonté d’exclure qui que ce soit parmi ceux qui nous lisaient, n’est-ce pas? Pas plus de votre part que de la mienne.

    Les univers privés/publics se réorganisent, se mêlent et se dissolvent en même temps, c’est drôle à observer.

    Comme tschok le disait, il y a un moment (en parlant d’autre chose, en fait), aujourd’hui, il y a de moins en moins de lieux. C’est particulièrement vrai d’internet, dont on pourrait dire, pour reprendre Pascal, qu’il est un espace dont le centre et partout et la circonférence nulle part, ou pour la paraphraser « dont l’accès est partout et la localisation nulle part ».

    Commentaire par Fantômette — 09/03/2011 @ 12:43

  12. Plutôt clan ou club privé que caste…Tu tweetes pas? ah c’que t’es ringue, plouc!
    Le tweet c trop fun trop top délire! T’apprends que le juge machin de Nanterre -les- foins se masturbe avec son JCP ou que la substitut du proc’ de Poermole -les- bains-de-pied se fait des joints ak la GazPal…Mdr!!! Xptdr!!!!…

    Commentaire par Ozarmétcétaira — 09/03/2011 @ 13:06

  13. @ BABs : il faut du temps pour se faire une petite place sur Twitter et il faut être patient. Il faut poster des choses intéressantes qui petit à petit vous font remarquer. Ainsi j’ai arrêté de poster sur certains sujets que j’aime bien comme le foot américain ou les obus de 457mm par exemple 😉 , mes liens postés concernant la prison intéressent bien sûr beaucoup plus les twitters appartenant au monde de la justice. A noter pour mon cas personnel que je discute depuis plusieurs années (2007 pour certains) avec Dadouche, Fantômette, Aliocha et autres sur certains blogs comme ceux d’Eolas ou de Mô ce qui fait que je ne suis pas arrivé complètement inconnu de ces estimables personnes sur Twitter.

    Commentaire par Mussipont — 09/03/2011 @ 13:21

  14. @ Aliocha

    Ouh la la, je n’ai pas de blog ! Totalement incapable.

    @ Fantômette

    Oui, vous avez raison. Mais si j’ai recours à ce genre de tweet c’est pour avoir des « followers » dans le but unique de faire mieux connaître le quotidien pour lequel je bosse depuis 2 ans !

    @ autheuil

    Votre amabilité reflète tout à fait mon premier propos.

    Commentaire par BABs — 09/03/2011 @ 13:24

  15. @ Ozarmétcétaira : certains choisissent de tweeter, vous vous avez décidé de troller. L’avantage de twitter c’est qu’on est pas obligé de subir les trolls.

    Commentaire par Mussipont — 09/03/2011 @ 13:28

  16. @ Babs

    Pourquoi ne pas ouvrir un compte au nom du quotidien que vous voulez faire connaitre ou au moins le citer dans vos tweets, par exemple sous la forme [actuel-avocat] blablabla URL ?

    Commentaire par Ferdydurke — 09/03/2011 @ 13:32

  17. @ Ferdydurke

    Je ne peux encore ouvrir un compte parce que, pour l’instant, je n’en ai pas officiellement l’autorisation !
    Quant à citer le nom du quotidien, why not c’est vrai.

    Commentaire par BABs — 09/03/2011 @ 13:37

  18. @ Mussipont

    Et en plus, sur twitter, les trolls et autres spammeurs, on peut les bloquer (mwahaha)

    @ Ozarmétcétaira

    Vous étiez plus drôle sous le précédent billet 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 09/03/2011 @ 13:38

  19. C’est amusant, les tweets, en particulier ceux de Felix Feneon, ressemblent à des « cadavres exquis » !

    Commentaire par Oeil du sage — 09/03/2011 @ 14:59

  20. Tiens, si on faisait un concours du tweet ?…

    Je commence :
    « Avec les nouveaux sondages, la Marine nationale refait surface. Mais va-t-elle faire naufrage ? » (95 caractères si j’ai bien compté)

    C’est bon… j’ai compris le principe ?

    Commentaire par Oeil du sage — 09/03/2011 @ 15:05

  21. @ Oeil du sage

    « De toute évidence, la Marine n’a pas perdu son porte-voix »

    Je sais, c nul. Je sors.

    Commentaire par BABs — 09/03/2011 @ 15:51

  22. @ BABs,

    Je vous sens un peu misérable en ce moment, et ça m’inquiète.

    A 17h, préparez-vous un thé au gingembre. Et ce soir au dîner, poisson (vous devez manquer d’oméga-3, vous) avec deux verres de gewürtztraminer vendanges tardives et un gros morceau de chocolat noir. Un câlin et dodo.

    Aliocha : et deux aspirines le lendemain au réveil. Parce que le chocolat et le Gewürtz avant de dormir, j’ai testé plusieurs fois, le système digestif n’aime pas du tout. Notez, la crise de bile peut distraire utilement de la bile noire.

    Commentaire par Goloubchik — 09/03/2011 @ 16:20

  23. « une brise marine souffle sur les sondages, et fait craindre une prochaine tempête dans les urnes »

    Ok, facile et banal, il y a cependant des prénoms ou des patronymes destinés à faciliter la tâche des journalistes en mal d’inspiration, on se souvient du fameux « le procureur marin en eaux troubles », et les nostalgiques des années 90 doivent se rappeler « des Inconnus, qui ne vont pas le rester longtemps ».

    Se méfier néanmoins de certaines contractions. Fox News a ainsi fait rire avec un titrage pour le moins inattendu suite à un retour à la ligne malvenu:
    « Bush sucks Dick
    Cheney does too »

    Commentaire par Switz — 09/03/2011 @ 16:24

  24. @Goloubchik

    Gingembre, chocolat, vous deviez penser précisément à des huîtres en lieu de poisson… et tout çà avant la nuitée…

    Esthète le jour, cochon la nuit…

    Commentaire par Switz — 09/03/2011 @ 16:36

  25. J’aime beaucoup le tweetage !

    Allez un autre : « Le blog d’Aliocha : de la plume et des tweets »

    ça vous plait ?

    Commentaire par Oeil du sage — 09/03/2011 @ 16:50

  26. @ Aliocha,

    Ne généralisons pas. Votre système digestif ne peut être qu’en harmonie avec le reste de votre personne: exceptionnel.

    (ou que votre caviste vous a refilé un gewürtz trafiqué)

    (euh, y’a un classement lèche sur votre blog ?)

    Commentaire par Goloubchik — 09/03/2011 @ 16:53

  27. @ Switz :

    Venant de professionnel de la profession, est-ce vraiment malvenu ou cela ne peut-il répondre à un pari ? (Aliocha, la question s’adresse à vous aussi.) Ainsi j’ai souvenir d’un JT d’i-télé où le journaliste a placé le fameux « il est arrvié à pied par la Chine » pour parler d’un quelconque exploit sportif ou qq’un reliait la Chine et l’Occident à pied.

    Sinon j’ai un :

    « Le Pen perdue pour Sarkozy, Marine est en vogue. »

    ou alors

    « On sonde l’âme française et on ressort les détritus. Les étrangers vont ramasser. »

    Commentaire par Gwynplaine — 09/03/2011 @ 16:53

  28. Correction : « On sonde l’âme française et on ressort les ordures. Les étrangers vont rammaser. » C’est mieux ainsi.

    Commentaire par Gwynplaine — 09/03/2011 @ 17:06

  29. @tous : jolies tentatives, mais je vous ferais observer que Fénéon plante un décor, donne des éléments factuels précis, et y ajoute même une morale. En moins de 140 signes. Pour le joueur de boules (ma préférée), il parvient ainsi à vous expliquer qu’un homme est mort en jouant aux boules, il vous donne son nom, son âge, le lieu où se sont produits les faits et même l’instant exact du trépas. Notez comme le fait que la boule roulait encore quand son lanceur n’était plus invite à méditer sur notre finitude. C’est absolument magnifique.

    Commentaire par laplumedaliocha — 09/03/2011 @ 17:08

  30. « Incendie dans un bordel : chez les hommes c’était la débandade et les femmes étaient paniquées »

    C’est précis, factuel et bien imagé. Pour la morale je sais pas !

    Aliocha : Que dites-vous de ceci « Un incendie a ravagé hier la maison close tellier a Neuilly. En raison d’une brulure malencontreusement placée, Mr. Bertrand, 45 ans, ne sera plus client ».

    Commentaire par Oeil du sage — 09/03/2011 @ 17:26

  31. @ Goloubchik

    Merci de votre sollicitude. Pas facile de s’appeler Marine en ce moment !

    Commentaire par BABs — 09/03/2011 @ 17:27

  32. @ BABs,

    Positivons. Raison de plus pour manger du poisson.

    Commentaire par Goloubchik — 09/03/2011 @ 17:36

  33. @Goloubchik et BABs : sont-ce les tweets sur la marine qui vous donne cette envie de poisson ?
    La morue serait de retour dit-on.

    Commentaire par Oeil du sage — 09/03/2011 @ 17:42

  34. « Un incendie a ravagé hier la maison close tellier a Neuilly… »
    comme beaucoup d’hommes cette information m’ébranle !

    Commentaire par Oeil du sage — 09/03/2011 @ 17:47

  35. Un truc franchement méchant (122):

    « Le cadavre de Philippe Muray, de Montparnasse, s’est hier encore retourné. La blogueuse Aliocha s’est convertie à Tweeter. »

    (nan, je déconne)

    (quoique…;-) )

    Commentaire par Goloubchik — 09/03/2011 @ 17:48

  36. Je vais prendre le temps de suivre les instructions concernant twister et je verrais après avoir réfléchi dans le calme si cela vaux la peine de changer encore mes manières de faire .
    Merci, chère Aliocha , je crois que je ne serais pas plus intelligente après çà.

    Commentaire par salewa — 09/03/2011 @ 18:48

  37. Un bon continuateur des nouvelles en 3 lignes fut Desproges au temps où il officiait à l’Aurore à la rubrique des chiens écrasés. A lire en poche, édition point : Le petit reporter.

    Commentaire par Gwynplaine — 09/03/2011 @ 19:01

  38. C’est pourtant clair :
    Notre Marine nationale progresse quand la Royale régresse.
    Babord, tribord : ça fasseye.

    Commentaire par Clafoutis — 09/03/2011 @ 19:20

  39. @ Ferdydurke #10

    Perso, j’ai bien aimé: « My favorite description of twitter is by @stevesilberman. He said a tweet was like the dance of a bee, telling others where the honey is. » via @jonahlehrer.

    Commentaire par Fantômette — 09/03/2011 @ 22:51

  40. Dans cette course folle à l’information, le tweet ne se résumerait-t-il pas à un marathon de jeux de mots laids qui risquent de rendre les gens bêtes ?

    Commentaire par Oeil du sage — 10/03/2011 @ 08:06

  41. @ Fantômette

    Belle analogie. Joliment imagée et poétique. Elle a d’ailleurs du succès sur Twitter.

    Commentaire par Ferdydurke — 10/03/2011 @ 08:25

  42. Affaire Galliano, tout le monde dessaoule mais le mal est fait http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/03/10/97001-20110310FILWWW00416-galliano-pas-raciste-selon-le-plaignant.php

    Commentaire par laplumedaliocha — 10/03/2011 @ 09:35

  43. @ Aliocha (42)

    Qu’est-ce que cela change ? Il ne lui est pas reproché ce qu’il est mais ce qu’il a dit.

    Aliocha : ce que ça change ? Judiciarisation démente que les victimes elles-mêmes finissent par déplorer. Mais bon, la machine est lancée, on peut plus l’arrêter. C’est ballot. Si les gens réfléchissaient de temps en temps. Encore une fois on fait un cirque juridico-médiatique national autour des propos d’un ivrogne dans un bar. On nage en pleine démence.

    Commentaire par Ferdydurke — 10/03/2011 @ 10:12

  44. @ Aliocha

    Encore une fois, je suis toujours d’accord avec vous sur le déplorable cirque médiatique et je continue à penser que cette affaire n’aurait jamais du sortir du cadre judiciaire et disciplinaire. De même, que Galliano ait été bourré n’est pas plus une excuse pour lui que pour un chauffard ivre.

    En outre, le plaignant ne déplore pas la judiciarisation mais (je reprends ces propos) le « déchaînement médiatique autour de cette histoire. Pour moi, il s’agit d’une simple dispute de bar. John Galliano ne mérite pas ça. Je ne veux pas qu’on le détruise comme ça« . Je suis entièrement d’accord avec cela.

    Pour le reste, déposer plainte c’est accomplir un acte dont on sait qu’il est susceptible d’avoir des conséquences pour autrui, cela se réfléchit un minimum. S’il pense avoir déposé plainte à la légère, qu’il en assume la responsabilité : elle lui incombe.

    On peut commettre un meurtre sans être un psychopathe. On peut frapper quelqu’un sans avoir une personnalité violente. On peut commettre une infraction en état d’ivresse sans être un alcoolique. Et cetera.

    Que Galliano ne soit ni raciste, ni antisémite, j’en suis heureux pour lui et j’espère que cela jouera en sa faveur. Il en n’a pas moins dit ce qu’il a dit. Une plainte a été déposée. Si le parquet n’a pas classé sans suite, à la justice de faire son job. C’est tout ce que je dis et je suis favorable à la sanction de ce type de propos, tout particulièrement quand il sort de la bouche d’une personnalité.

    Aliocha : Donc vous préférez un salaud qui parle langue de bois, à un type qui ne l’est pas mais qui dérape ? Donc on condamne médiatiquement sans procès et vous applaudissez. C’est normal de perdre son job, sa réputation et tout le reste, pour avoir dit une connerie sous l’emprise de la déprime et de l’alcool. Mais vous vous rendez compte de ce que vous me dites ? Vous mesurez le crédit parfaitement imbécile qu’on accorde aux mots par rapport à la réalité, aux actes ? Mais c’est du délire, bon sang de bonsoir.

    Commentaire par Ferdydurke — 10/03/2011 @ 11:09

  45. Eh bien on s’endort ici. Bon, les news en provenance de twitter pour tous ceux qui n’y sont pas. Philippe Cohen répond aux attaques du Nouvel Obs, ça swingue ! Mediapart lance FrenchLeaks, ça décoiffe. Eolas s’énerve contre la réforme de la garde à vue, ça dynamite.
    Les liens ? Vous n’y pensez pas. Venez donc nous rejoindre là-bas !

    Commentaire par laplumedaliocha — 10/03/2011 @ 13:00

  46. Content de vous solliciter pour échanger via nos comptes respectifs….
    Oui il y a une littérature Twitter pour ceux et celles qui ont du caractère (et 140 caractères).
    Les contraintes de précisions et de concisions de la pensée sont passionnantes. Exercice de condensation qui affine notre rigueur : il y a tellement de bavardages à n’en plus finir !
    Pour ma part, Twitter est un complément et une aventure inédite d’écriture.
    Un petit bout de ma littérature twitter, de quelques gazouillis entre rire et sérieux…

    http://bit.ly/dOrlaH
    http://bit.ly/fmSgdZ
    http://bit.ly/9Uytbv

    A bibientôt…

    Aliocha : et allons-y pour l’auto-promo ! Dites donc, c’est une sacrée belle histoire d’amour entre votre nombril et vous. Quand est-ce que vous vous épousez vous-même qu’on vienne au mariage ?

    Commentaire par Pensez BiBi — 10/03/2011 @ 13:25

  47. Vous devriez piquer à Eolas son Pib neutralizator.

    Pour le coup vous êtes trop gentille.

    Aliocha : Bibi était tombé dans la boite à spam (qu’elle est intelligente, cette boite-là), je l’en ai sorti pour le tarter. Vous me trouvez toujours aussi gentille ? 😉

    Commentaire par Pensez Bobo — 10/03/2011 @ 14:31

  48. @ Aliocha

    Ayez la gentillesse de faire à nouveau preuve d’objectivité en relisant mon com’ et en réfléchissant au bien-fondé de la saillie dont vous m’honorez, voulez-vous ? En particulier sur les points suivants :

    Vous dites : « Donc on condamne médiatiquement sans procès et vous applaudissez. »

    Non, la preuve : « Encore une fois, je suis toujours d’accord avec vous sur le déplorable cirque médiatique et je continue à penser que cette affaire n’aurait jamais du sortir du cadre judiciaire et disciplinaire. »

    Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je le dis : « D’accord avec vous sur la juteuse et mesquine indignation qui se répand dans la presse. »

    Vous dites : « Vous mesurez le crédit parfaitement imbécile qu’on accorde aux mots par rapport à la réalité, aux actes ?

    Les mots sont des actes à part entière et Galliano porte la responsabilité de ce qu’il dit, bourré, déprimé ou pas. Il est toujours possible de faire valoir que son état d’ivresse ou sa dépression a altéré son discernement, dans le but de l’exonérer de sa responsabilité mais vu la vidéo, qui vaut preuve légale, il me parait être tout à fait conscient de ce qu’il dit.

    Oui, je trouve tout à fait normal d’être sanctionné judiciairement ou disciplinairement pour ce genre de propos. Surtout quand on est un personnage public !

    Après, qu’un licenciement soit disproportionné, je ne dis pas le contraire et je suis absolument défavorable à l’idée que sa réputation soit entachée ou qu’on en fasse un raciste parce qu’il a dit une connerie raciste.

    L’un n’empêche pas l’autre.

    Aliocha : j’entends bien, mais vous ne pensez pas qu’on échapperait à un sacré byzantinisme si on admettait que les propos d’un homme en état d’ivresse ne méritent que le mépris ? Votre position est très fine sur le principe, mais pas tenable dans la pratique. Tout est lié, la plainte, le bordel médiatique, le licenciement. Il ne pouvait pas y avoir de plainte discrète contre un pipole et, à supposer même que la plainte ne soit pas arrivée aux oreilles de la presse, de toute façon le procès aurait été médiatique. Il ne pouvait y avoir médiatisation sans surenchère dans l’indignation sur un sujet pareil. Et il ne pouvait y avoir indignation générale et médiatisée sans réponse immédiate et cinglante de l’employeur obligé de sauver son image en sacrifiant le fauteur de trouble. Or, la com’ de crise impose de reconnaître le préjudice et d’en tirer les conséquences pratiques. Le licenciement était assuré. Ce que vous auriez pu me dire en revanche, c’est que Galliano l’avait cherché, comme l’explique Philarête. Transgression délibérée pour envoyer paître un univers que visiblement il ne supporte plus. Du coup, qu’il assume. Et là je vous répondrais : quand un homme se noit, on n’est pas obligé de dire qu’il n’avait qu’à pas se jeter à la flotte.

    Commentaire par Ferdydurke — 10/03/2011 @ 14:41

  49. @ Aliocha

    J’adore les positions difficiles, c’est beaucoup plus fun 😉

    Tout ce que vous dites est très vrai.

    A titre personnel, je ne serais pas allé porter plainte j’aurais plutôt ouvert ma grande gueule pour lui dire d’arrêter ses conneries et de fermer la sienne (ce qui ne contredit pas le fait de trouver fondée une plainte contre l’auteur de ce genre de propos).

    Pour le reste, ce n’est pas à l’auteur de la plainte qu’il faut vilipender mais les médias qui font un battage médiatique autour d’une si minable et banale affaire. Surtout que les sujets d’importance ne manquent pas en ce moment !

    Enfin, oui, Galliano l’a cherché : il a donné le bâton pour se faire battre. Et à ce que vous me répondrez, je répondrai « Certes, mais balancer une telle connerie, c’est aussi stupide qu’aller se baigner un jour de tempête… Qu’on ne le laisse pas se noyer d’accord mais qu’il assume sa connerie. Tous les sauveteurs en conviendront. »

    Liberté, oui. Responsabilité aussi. L’une ne va pas sans l’autre et c’est très bien ainsi. Punkt Schluss !

    Commentaire par Ferdydurke — 10/03/2011 @ 15:13

  50. Moi, je n’ai rien d’autre à dire qu’Aliocha is now following me.

    Commentaire par BABs — 10/03/2011 @ 16:15

  51. @ BABs : c’est quoi votre pseudo sur twitter?

    Commentaire par mussipont — 10/03/2011 @ 17:21

  52. On touche des droits d’auteur?

    Commentaire par misty — 10/03/2011 @ 17:26

  53. Ne confondez pas « Pensez BiBi » avec Pensez BoBo l’usurpateur.
    En tous les cas, j’ai votre blog sur ma blog roll depuis 3 ans. Et je le fais avec grand plaisir sans désir du tout de réciprocité.
    Juste l’envie de twitter avec (et aussi contre) vous. 🙂

    Commentaire par Pensez BiBi — 10/03/2011 @ 18:46

  54. @ Aliocha

    Tiens au fait, j’ai zappé cela : C’est qui le salaud dont je suis supposé préférer la langue de bois ? Hmmm… dites-moi… que je finisse de vous botter le train. Ce serait terriblement discourtois de ne pas l’honorer comme il le mérite 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 10/03/2011 @ 20:26

  55. Je suis peut-être aveugle mais je ne trouve pas votre compte Twitter… Quel est-il ? Le mien -, c’est facile, c’est mon prénom @Mateusz

    Commentaire par mateusz9 — 11/03/2011 @ 05:21

  56. @ Aliocha et ferdydurke (sur Galliano) :

    je suis pas trop pour critiquer les plaignants dans l’affaire (le laïus de Ferdydurke sur le fait que quand on dépose plainte, on en assume la responsabilité et donc on doit réfléchir 2 minutes). je veux dire, ces braves plaignants, après tout, si ils s’estiument victimes, ont bien le droit de déposer plainte. Ce n’est pas nécessairement une démarche que d’autres auraient fait à leur place, préfréant par exemple comme Aliocha (ou moi) le mépris, mais bon, c’est une possibilité qui leur est offerte, et il y a manifestement en effet de quoi déposer plainte, donc ça me paraît pas criticable en soi. Ils n’ont pas, selon moi, à arrêter leur décision selon que le type est Galliano, people ou quoi, et pas à assumer non plus l’extrême médiatisation du truc qui probablement les dépasse totalement. c’est en ce sens que je perçois les regrets exprimés par eux.

    Maintenant, il y a un truc qui me chiffone, moi, réellement, c’est que Galliano subit manifestement un sort particulièrement dur au seul motif que c’est un people. Certains considéreront que vu sa vie dorée habituelle et les privilèges qui nécessairement doivent s’y attacher, c’est un juste retour des choses. Un peu une revanche de classe, quoi. Moi, ça ne me réjouit pas. Parce que, quelle est la réalité de la destination de ce type de plainte, habituellement ? tenez, essayez de vous pointer dans un commissariat parisien pour dénoncer des faits d’injures racistes, je suis prête à prendre le pari que plus d’une fois sur deux, on vous renvoie dans vos buts, ou, éventuellement, on fait une main courante, et plus rien. Ce qui en soi n’est pas normal, mais du point de vue policier-débordé, se comprend.

    Bref, tout est déconnant dans cette histoire ; quelque soit le bout par laquelle on la prend.

    Et là, ce matin, qu’ouïe-je ? l’affaire Brandao (je sais pas comment ça s’écrit, je connaissais pas ce type avant) : pensez, un footeux mis en examen pour viol, et un responsable sportif de dire, alors que le type conteste les faits et est donc présumé innocent, en gros, qu’avec l’image du club qu’il porte, il devrait faire attention à son comportement, et qu’à l’avenir, ce type d’évènements serait sanctionné. Le type se tire au Brésil se mettre au vert quelques temps, et on le comprend (et au passage on note que son contrôle judiciaire ne lui fait pas interdiction de sortir du territoire national, et que, par conséquent, le juge a du estimer qu’il allait se présenter en justice et assumer la procédure….). Et vous allez voir que ça n’a pas fini de polémiquer dans le petit monde sportivo-mediatique….

    et ben, on n’a pas fini de se marrer avec ce type de conneries.

    Commentaire par Jalmad — 11/03/2011 @ 09:06

  57. @ Jalmad,

    Tiens ? Je ne retrouve pas votre habituelle clarté d’expression qui a sur moi un effet épiphanique. Je ne vois pas très bien ce que vous voulez nous dire à travers l’affaire Brandao. Quant à Galliano, il me semble que ce serait l’inverse qui serait inquiétant : que les policiers ne renvoient dans leur buts que ceux qui cherchent à porter plainte contre une personnalité.

    Anecdote personnelle : dans une bête dispute pour garer sa voiture à Paris, mon épouse s’est retrouvée à échanger des insultes avec une dame, qui appelle la police. Toutes deux se sont retrouvées au poste – expérience fort déplaisante – et ont porté plainte l’une contre l’autre pour injure, l’adversaire de mon épouse alléguant en outre le caractère antisémite de l’injure. Plaintes classées sans suite quelques mois après.

    Aliocha : Mais si vous avez compris, votre anecdote en témoigne 😉

    Commentaire par Tocquevil — 11/03/2011 @ 10:07

  58. @ Jalmad

    Je me suis sans doute mal fait comprendre.

    Je ne critique pas le plaignant : je souligne simplement que déposer une plainte est un acte dont on doit mesurer la portée et dont on doit assumer la responsabilité une fois que c’est fait. Je précise d’ailleurs un peu plus loin que ce n’est pas le plaignant qu’il faut vilipender.

    Sur Galliano, je ne dis pas que c’est un juste retour des choses et je suis aussi d’accord avec ce que vous dites à propos du lynchage médiatique que je le suis avec ce que dit Aliocha sur ce point. Je me contentai de dire que je pense qu’une sanction est particulièrement justifiée quand on est un personnage public.

    Commentaire par Ferdydurke — 11/03/2011 @ 10:22

  59. @ Aliocha : ben, justement, dans mon anecdote, il y a quand même eu enregistrement de plainte, même si le classement était quasiment certain, en l’absence de témoins.

    Entendons-nous bien : je suis exactement sur la même ligne que vous (et Jalmad) s’agissant de l’affaire Galliano. Je dis juste qu’il ne me semble pas que les policiers, en enregistrant la plainte. aient démontré une volonté coupable de se « faire une personnalité »

    Commentaire par Tocquevil — 11/03/2011 @ 10:31

  60. Je reviens au sujet. Très intéressante illustration de l’intérêt de Twitter. Je me suis abonnée il y a un ou deux jour au compte d’un trader français au Japon parce que je suis en pleine immersion pour raison professionnelle dans le joyeux monde des marchés. Résultat, j’ai suivi en direct le séisme au Japon. Pour ceux que ça intéresse, c’est ici : http://twitter.com/#!/SkyZeLimit Sous cette réserve que rien ne me garantit la fiabilité de la source, je trouve son récit absolument passionnant ! Tant sur les événements que sur leur perception à l’intérieur d’une salle de marché.

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/03/2011 @ 10:41

  61. @ Aliocha,

    Nous sommes vendredi, pourquoi vous ne le #FFez pas?

    Commentaire par Fantômette — 11/03/2011 @ 11:36

  62. Pour suivre l’actu? Est-ce que ca apporte plus que d’être abonné à des flux RSS?

    Commentaire par Bertrand — 11/03/2011 @ 11:53

  63. Merci pour ce post, qui confirme le peu d’intérêt de Twitter pour quelqu’un qui, comme moi, se considère déjà asservi par l’immédiateté de l’info.

    Mon besoin de recul ne cesse de croitre et l’affaire Galliano est un bon exemple de cette nécessité : D’abord outré par les propos rapportés, puis revanchard vis à vis d’un people, j’ai (re ?)trouvé une dignité légaliste à la plainte déposée. Ce n’est qu’avec le temps que j’ai pris conscience du caractère égocentrique de la plainte, de la complexité de l’humour provocateur de l’accusé, de l’idiotie qu’il peut y avoir à poursuivre le 2nd degré comme mode d’expression. « j’aime Hitler et les gens comme vous devraient être morts » se dit « casse toi pauvre con » chez d’autres et « vas rôtir en enfer » chez moi. Vu par la lorgnette Twitter, voici pas mal d’âneries avant de parvenir à une réflexion apaisée, non ?

    Finalement, la synthèse ne tient pas en 140 caractères : Un « monstre » s’avère plutôt pathétique, une victime qui n’en est peut être pas une, un employeur opportuniste, un lynchage et aucun progrès sur la manière de conjuguer la liberté d’expression aux règles de vie en société. Un vrai monde de tweets.

    Aliocha : je ne partage pas votre avis. Twitter n’y est pour rien, il n’est qu’un rouage d’un système médiatique beaucoup plus vaste. Aussi et surtout, je pense que plus on s’informe et plus on évite les raccourcis hâtifs. L’instantanéité de twitter n’est qu’apparente puisque les tweets renvoient à des documents plus substantiels à lire. Ce qui est amusant, c’est que le blog devient un lieu de recul et de réflexion par comparaison. Tout s’accélère, mais précisément, par effet boomerang, cela incite au recul. Intéressant.

    Commentaire par Bill — 11/03/2011 @ 12:02

  64. @ Ferdydurke, com 48,

    Mais, avant même d’analyser le fond, vous êtes vous posé la question de la matérialité des faits?

    Je n’ai pas vu la vidéo, mais il est très possible qu’elle ne rende pas compte fidèlement de la posture ironique du bonhomme.

    Imaginez que vous échangez des propos aigres doux avec un inconnu dans un lieu public à la suite d’un différend quelconque, mais sans grande gravité (rien qui exige d’éructer ou de passer en mode « Rambo »). L’échange dérape un peu et pour une raison qui n’appartient qu’à lui – peut être qu’il aurait mal interprété l’une de vos saillies – votre interlocuteur vous dit:

    – Mais vous ne seriez pas un peu raciste, vous?
    – Oui, c’est ça, j’aime Hitler et les gens comme vous devraient être morts.

    Et vous dites cela avec toute l’ironie qui peut vous caractériser.

    Ce que vous ignorez, c’est que vous êtes enregistré et que la vidéo va se retrouver sur le net. Or vous savez comment l’ironie est parfois très mal perçue: de nombreux être humains ont un cerveau dont les centres d’analyses de l’ironie ou du second degré ne sont pas connectés. Ils sont inaccessibles aux modes d’expression qui introduisent une rupture entre le signifiant (« j’aime Hitler ») et le signifié non dit (tu me prends pour qui, tête de con?).

    Ces gens là vivent tout autour de nous et réduisent à néant tout espoir d’utiliser le langage autrement que sur un mode formel excluant tout poésie ou second degré. Il faut bien sûr faire avec et tenir compte de leur perception, même pauvre, de la réalité complexe de ce bas monde. Pour autant il ne faut pas oublier qu’il existe des modes d’expression qui permettent de sous entendre l’exact contraire de ce qu’on dit et que cela fait partie de la richesse de la vie.

    Aliocha : Tiens, vous me rappelez une soirée il y a longtemps où je m’étais faite passer pour une facho pour éloigner un importun. Je lui avais soutenu sans rire que je ne pouvais plus sortir de chez moi tant j’avais peur de croiser un étranger, que je ne voyageais qu’en Europe et en particulier en Italie et en Allemagne dans un esprit pélerinage et autres conneries du même genre. Le gars m’interviewait avec une telle fascination qu’au bout de 15 minutes j’ai du lui dire « j’déconne ». « Tu es une bonne comédienne », conclut-il gêné. Un copain qui assistait à la scène lui répondit « pas tant que ça ». J’en riais encore jusqu’à ce que je vous lise, maintenant, je frissonne.

    Commentaire par tschok — 11/03/2011 @ 12:36

  65. @ Jalmad,

    Moi j’vous ai trouvée super claire. Yep.

    Tout compris. Au poil.

    Commentaire par tschok — 11/03/2011 @ 12:43

  66. @Aliocha
    Twitter est davantage un symptôme qu’une cause de la perte de sens. D’accord sur l’effet boomerang. Le blog devient un lieu de recul ? Par comparaison seulement. Sa nature n’a pas changé et son format n’est toujours pas adapté à des analyses fouillées et distanciées. Ce n’est qu’un effet d’optique.

    Aliocha : pas adapté à des analyses fouillées un blog ? Tout dépend de ce que vous appelez une analyse fouillée. Eolas fait un tour parfait des sujets en un billet fouillé, et l’ensemble de son « oeuvre » commence à sacrément tenir la route. Ce n’est pas un traité, certes, mais la comparaison n’est pas là non plus, on est plus proche de la presse que de l’édition. Quant à twitter, il apaise la soif d’instantanéité et pourrait inciter à prendre du recul sur les blogs. Ceux-ci ne sont plus le lieu de réaction immédiate, trop lents au regard de Twitter, donc ils pourraient évoluer vers autre chose. Tout ceci bouge, c’est passionnant. Je crois aussi que cela permet une compréhension très approfondie de l’actualité. Multiplication des sources, des avis, des références. Le danger, à mon sens, n’est pas dans le manque d’approfondissement, bien au contraire, je n’ai jamais eu le sentiment d’approfondir autant l’actu (celle que je consomme pas celle que je produis), en revanche, j’aperçois d’autres risques, la déconnexion du réel, l’overdose, la distorsion du regard lié à l’effet tribu (je ne vois que ce que ma tribu voit et me donne à voir), l’isolement entretenu par l’abondance de contacts virtuels, une certaine forme d’onanisme à plusieurs, un effet d’hystérisation etc.

    Commentaire par Bill — 11/03/2011 @ 13:49

  67. @ Mussipont

    6 ans après… : marinebab

    Commentaire par BABs — 11/03/2011 @ 14:16

  68. pfffff quel vil flatteur ce tschok. Moi aussi, j’ai tout compris, na ! C’est juste que je voulais placer mon compliment : à flatteur, flatteur et demi 😉

    Plus sérieusement, si je suis d’accord sur le fond avec vous, votre ostracisme envers une frange de la population qui serait insensible à l’ironie me choque. Tout le monde y est sensible, mais pas au même degré ni surtout au même moment : il y a des moments ou on ne VEUT pas y être sensible, préférant voir les choses au premier degré, parce que ça nous arrange. Dans l’affaire Galliano, plein de gens sont ravis de le prendre en flagrant délit d’être plus raciste qu’eux, et se donnent le beau rôle en s’indignant à peu de frais.

    Et quand mon ironie n’est pas comprise sur ce blog (ça arrive) je préfère me dire que c’est moi le fautif.

    Commentaire par Tocquevil — 11/03/2011 @ 14:18

  69. @ Tschok

    Tout d’abord, désolé… J’ai un peu honte mais je n’ai que le Sun à vous proposer sur ce sujet.

    Ensuite, j’avoue :

    Il m’est arrivé de claquer des talons, le bras tendu, en braillant un « Jawohl Herr Obersturmführer » à un supérieur hiérarchique particulièrement autoritaire, ce qui m’a valu un entretien avec le directeur, largement compensé par le plaisir procuré par la mine défaite du supérieur malmené devant une dizaine de personnes… Surtout que j’ai une voix qui porte 😀

    J’ai également été pris à parti dans un train, alors que j’étais étudiant, par un quidam qui m’a balancé un « sale petit nazi » parce que je lisais le premier tome d’une biographie sur Hitler, dont j’admets qu’elle n’était absolument pas discrète.
    Fort heureusement, j’avais aussi un livre de Bakounine dans mon sac, ce qui m’a permis de lui coller ledit bouquin sous le nez en lui envoyant à la figure « et comme je lis Bakounine, je suis anarcho-nazi, connnnnnnard !!! » (là aussi, j’ai beaucoup ri).

    Je me suis aussi déguisé un jour de Mardi Gras en dictateur façon Chaplin et j’en ai bien été puni. Ben oui, une telle initiative à la con, en plein Munich, vous expose à des regards noirs et des remarques réprobatrices. Là, je n’ai pas ri du tout et je l’ai bien mérité.

    Je connais aussi quelques blagues de très mauvais goût sur le sujet (celle de l’officier SS qui croise une petite fille dans le ghetto de Varsovie, par exemple).

    J’ai aussi connu un moment d’intense solitude le jour où j’ai expliqué à deux p’tits vieux le fonctionnement d’un téléphone mobile en utilisant le mien pour la démonstration, au cours de laquelle j’ai malheureusement reçu un appel de ma chère mère, identifiée par le terme Kommandantur, lequel s’est affiché sur l’écran… C’est alors que j’ai vu les tatouages sur leur avant-bras. Gloups.

    J’vous épargne les autres anecdotes. Vous avez saisi le truc, nicht wahr ?

    Je suis tout à fait d’accord avec vous sur les problèmes que peuvent poser la perception de l’ironie ou d’une provocation d’un goût plus ou moins douteux. Néanmoins, vous conviendrez (peut-être) après le visionnage de la vidéo et la lecture du récit de la scène par un témoin :

    « Galliano was sitting alone nursing his drink, when a few of us sat at the next table. Galliano kept intruding, throwing in comments about us and what we were saying. We knew who he was. He’s instantly recognisable. We were stunned by what Galliano was saying, but then he started making vile anti-Semitic comments. His words were disgusting. He made it clear the Italian girls weren’t welcome and should go home. This was pure racism. »

    on est loin, en termes de matérialité des faits, de la situation que vous imaginez, de la formulation que vous employez ou des anecdotes que je raconte, non ?

    Ne serait-ce que parce que dans cette affaire, l’importun est Galliano.

    PS : Ce compte Twitter alors, vous l’avez réactivé ou pas ?

    Aliocha : bon sang, vous commencez à me faire dangereusement penser à mon ex….

    Commentaire par Ferdydurke — 11/03/2011 @ 14:19

  70. @ Ferdydurke :

    « Jawohl Herr Obersturmführer »
    Votre supérieur, il était allemand ? Si oui, ça frise l’inconscience 🙂

    Commentaire par Tocquevil — 11/03/2011 @ 14:50

  71. @ Ferdyduke : « Jawohl Herr Obersturmführer », c’est comme ça que je réponds à ma belle mère!

    @ BABs : ayé, je vous ai trouvé!

    Aliocha : mince vous aussi ? Et vous claquez des talons ? ça doit relever de l’éternel masculin alors…

    Commentaire par Mussipont — 11/03/2011 @ 15:48

  72. (@ Tocquevil, 68 :Oui bon ça va, deux fois j’ai pas compris votre ironie, on va pas en faire un fromage. C’est pas la peine de me désigner à la vindicte populaire…)

    Commentaire par Gwynplaine — 11/03/2011 @ 16:39

  73. @ Tocquevil

    S’il avait été allemand, je n’aurais dit cela (ce qui est logique, l’objectif n’était pas de blesser mais de moquer)

    @ Aliocha (69)

    Cela n’a pas l’air d’être un compliment… ceci dit, au moins savez-vous à quoi vous attendre, isn’t it?

    Aliocha : je ne m’attends jamais à rien avec les hommes, c’est plus sage.

    Commentaire par Ferdydurke — 11/03/2011 @ 17:02

  74. @ Gwynplaine :
    🙂

    Commentaire par Tocquevil — 11/03/2011 @ 17:56

  75. @ tous

    Merci de ne pas m’avoir demandé de raconter la blague de mauvais goût : je n’aurais jamais osé le faire en public… ‘-_-

    Commentaire par Ferdydurke — 11/03/2011 @ 18:34

  76. Aliocha : à la différence de Ferdyduke dont le supérieur n’est pas allemand, ma belle-mère est allemande. 😀

    Commentaire par Mussipont — 11/03/2011 @ 22:43

  77. @ Tocquevil : ce que je voulais dire, c’est que sous prétexte que Galliano et Brandao sont des personnes connues, et bien, elles s’en prennent réellement plein la tronche, bien plus qu’un citoyen anonyme qui serait dans la même situation. Et que ça n’a pas l’air de choquer au fond grand monde. Un peu comme si c’était un juste retour de bâton, le prix à payer pour être célèbre/riche/talentueux/chanceux, ou quoi que ce soit. Et surtout, au fond, qu’on devrait tous s’en taper complètement de ce type d’évènements, qui devraient rester strictement dans l’ombre et dans le cercle des personnes concernées. Car c’est quoi, l’apport à l’Information ? Bref, j’ai parfois l’impression que pas mal de mes concitoyens sont des charognes qui se réjouissent du malheur des autres ; et ça, ça me mine. La bienveillance, c’est un truc qui me paraît assez essentiel dans le fonctionnement d’une société qu’on voudrait pacifiée ; vous m’avez qualifiée ainsi récemment, et c’est probablement le plus grand compliment qu’on puisse me faire ; c’est un peu une ligne de conduite que je m’efforce d’avoir au quotidien (et dont je m’écarte régulièrement, je vous rassure).

    Commentaire par Jalmad — 12/03/2011 @ 10:05

  78. @ Jalmad,

    Je suis bien d’accord. Et effectivement, ce n’était pas un qualificatif anodin ; la bienveillance est pour moi aussi une vertu cardinale, mise à mal par l’impératif de notre monde moderne interconnecté : l’obligation immédiate de prendre parti, de s’indigner, de désigner des bons et des méchants, souvent juste pour se sentir exister, pour l’illusion de reprendre le contrôle de nos petites vies de citoyens surinformés mais qui pèsent si peu sur le réel.

    Commentaire par Tocquevil — 12/03/2011 @ 10:33

  79. Tiens, à propos d’une société qu’on voudrait pacifiée, respectueuse de chacun mais unie autour de valeurs communes : je suis peut être un cœur d’artichaut un peu naïf, mais le spectacle des Enfoirés est une image de ma France rêvée.

    Il y a quelque chose de profondément réjouissant à voir des artistes mettre de côté leur égo, accueillir les anciens comme les petits jeunes, chanter les chansons des autres, et partager avec le public un patrimoine commun, fait de vielle chanson française et de musique rap. Pour un soir, les français forment une grande bande de copains réunis pour la bonne cause.

    J’ai eu un frisson à voir communier dans le public des enfants et des grands-parents, et de beaux jeunes couples dont certains arboraient les couleurs du drapeau sur le visage. C’est ça aussi la France black-blanc-beur, et je trouve ça beau. C’est grave ?

    Commentaire par Tocquevil — 12/03/2011 @ 11:24

  80. @ aliocha Merci pour vos arguments, que je reçois volontiers. Vous avez l’oeuil exercé de l’utilisateur averti, j’ai le regard dubitatif d’une poule devant un couteau. Je ne sais vraiment pas quoi faire de ce truc, malgré vos éclairages. Et j’éprouve presque du plaisir à me ringardiser !

    Commentaire par Bill — 12/03/2011 @ 11:29

  81. @ Jalmad : Brandao « s’en prend réellement plein la tronche » parce qu’il est connu certes, mais un mis en examen pour viol non écroué et autorisé à quitter le pays me semble être un sort réservé à une certaine élite, non? Il me semble que beaucoup de quidam se seraient retrouvés en détention provisoire pour des faits amalogues…

    Commentaire par Mussipont — 12/03/2011 @ 12:15

  82. @ Tocquevil : certes, mais quelle épreuve pour les oreilles… 😉

    Commentaire par Mussipont — 12/03/2011 @ 12:17

  83. @ Mussipont,

    Surtout dans les medleys, qui ont peu d’intérêt. Mais en petit groupe ou en duo, il y a des moments magiques où on (re)découvre une chanson. Hier, c’était Octobre, de Cabrel, peut-être le seul moment de grâce musicale de la soirée – qui a été avare de ce point de vue.

    Commentaire par Tocquevil — 12/03/2011 @ 12:37

  84. @ Jalmad et Ferdydurke

    Sûr et certain que Galliano s’en prend incomparablement plus dans la figure qu’un quidam quelconque parce qu’il est célèbre.

    A partir du moment où cette histoire a été connue elle a été diffusée partout en 1° page : le bruit du scandale a fait énormément de bruit, étant donné qu’il portait atteinte à l’image de la marque, et de toute la haute couture comme l’a souligné Lagerfeld. Pour se distinguer du désormais mouton noir, et rétablir l’image haute coutire, ils ont chargé la barque. Galliano, outre la plainte menant au procès, -admettons, c’est normal ou du moins légitime-, s’est ramassé licenciement immédiat, dénonciations de tous côtés et destruction immédiate de son image par la haute couture à l’image de laquelle il avait porté atteinte : traîné dans la boue avant le procès donc, avec en + indignation générale -ça fait du bien de s’indigner des fautes des autres- désapprobation générale -idem ainsi on se distingue- étalées dans les media et répétées ad libitum, il est devenu un proscrit.

    En somme triple peine du fait de sa célébrité.
    On se déchaîne sur un homme en vue, riche et célèbre, alorsqu’un inconnu a droit au traitement quelconque prévu pour les hommes quelconques. Il y a là une injustice. Due aux media, et au milieu haute couture qui a lancé une campagne contre lui.

    Question : quand on est célèbre et qu’on fait tourner une industrie qui rapporte beaucoup de fric, peut-on espérer être traité comme un citoyen lambda pour que la loi soit appliquée et rien que la loi ?
    Manifestement non.

    D’autres personnages publics s’en sortent sans mal avec des fautes et entorses à la loi incomparablement plus graves, du fait de leur cynisme et des dispositions prises pour se protéger en toutes circonstances, du fait de leur position de pouvoir et de leurs réseaux de relations et complicités.

    Galliano n’est qu’un artiste, qui plus est paumé, et n’est pas un cynique bardé de relations, qui plus est salarié et dépendant d’employeurs.

    C’est cela qui peut choquer peut-être, donner l’impression de disproportion.

    Commentaire par alithia — 12/03/2011 @ 12:43

  85. @ Aliocha (48) : « Votre position est très fine sur le principe, mais pas tenable dans la pratique. Tout est lié, la plainte, le bordel médiatique, le licenciement. Il ne pouvait pas y avoir de plainte discrète contre un pipole et, à supposer même que la plainte ne soit pas arrivée aux oreilles de la presse, de toute façon le procès aurait été médiatique. »

    Cette phrase m’a particulièrement indigné. Elle sous-entend que comme la personne en question est un pipole, et que donc les conséquences seront plus grandes sur lui que sur un quidam, les plaignants auraient dû s’abstenir de porter plainte ? Finalement, vous proposez que, pour peu qu’on soit connu (enfin, de certain, je n’avais jamais entendu parler de ce personnage avant cette affaire), on devrait jouir d’une sorte d’immunité ?

    Autant je n’apprécie aucunement le matraquage médiatique dont il a fait les frais, autant je n’apprécie pas son licenciement (et j’espère qu’il va le contester aux prudhommes), autant je trouve inconcevable de demander à une victime de se la fermer en fonction de la notoriété d’un coupable, d’encaisser et de subir sans réagir (vous suggérez bien une réaction, mais elle est violente, barbare, et contraire à la loi, si j’étais victime de ce genre de propos, je ne voudrais pas en plus être mis en garde à vue (ou aller à l’hosto, plus probable) et perdre 48h de ma vie, voire plus, à cause d’un connard raciste).

    La victime n’est pour rien dans le fait que son agresseur verbal soit célèbre ou non. Elle n’est pour rien dans le fait que la presse se nourrisse aussi de scandales et de polémiques. Elle n’est pour rien dans le fait qu’un employeur veuille entretenir son image (ou profiter d’une occasion). Pourquoi serait-ce à elle d’assumer tout ça ?

    Sinon, à écouter vos recommandations aux victimes, à partir de quel niveau de pipolisation doit-on se taire si on est victime d’une diffamation, d’un chantage, d’un vol, d’un abus de biens sociaux, d’une agression sexuelle, d’un meurtre ?

    Aliocha : je ne suis pas assez intelligente pour sous-entendre, j’ai déjà du mal à entendre tout court. Je ne plaide pas pour l’impunité des people, je dénonce le fait que c’est en raison de la pipolerie de l’individu que les choses prennent une tournure démente. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis faite traiter de tous les noms d’oiseaux par des clochards avinés. Faudrait porter plainte à chaque fois ? Non bien sûr. On passe son chemin en se disant « pauvre type ». Mais Galliano, alors là, on bloque, parce que c’est pas un pauvre type, l’est connu, riche etc. Ben si, de même qu’il y a des salauds de pauvres, il y a de pauvres types riches qui disjonctent. Il n’a pas lancé un appel à la haine raciale en toute connaissance de cause et à jeun, il a déliré sous m’emprise de l’alcool et sans doute d’autre chose. Donc j’en reviens à mon idée de départ, on lui colle une tarte ou on méprise. Comme on le ferait avec n’importe quel soulographe croisé dans un bistrot, ni plus, ni moins.

    Commentaire par Gathar — 12/03/2011 @ 12:50

  86. @ Gathar,

    A mon avis, vous sous-entendez mal… Aliocha ne propose pas l’immunité réservée aux pipoles, elle propose l’immunité – ou plutôt le non-acharnement judiciaire – pour tous.

    « Tout est lié », cela veut aussi dire qu’il n’y aurait probablement pas eu plainte si l’offenseur n’avait pas été un pipole. Le couple offensé s’est vu répondre par les vigiles « on ne peut rien faire, c’est Galliano ». C’est à ce moment qu’ils ont décidé de porter plainte, sans doute pour lui montrer que tout pipole qu’il est, etc.

    Aliocha : je ne vous avais pas lu avant de répondre, mais oui, c’est ça.

    Commentaire par Tocquevil — 12/03/2011 @ 13:09

  87. @ Mussipont : non, vous vous trompez. On en a plein nos cabinets, des mis en examen pour viol qui sont simplement placés sous contrpole judiciaire. On leur colle parfois, voire souvent, une interdiction de sortie du département et/ou du territoire, mais ça, c’est seulement pour ceux que ça n’empêche pas de bosser. Pour ceux dont la profession implique de nombreux déplacements à l’étranger, on jauge les réels tisques de fuite ; et un type comme Brandao, perso, j’aurais pu, en cas de doute sur sa représnetation, lui coller un lourd cautionnement (somme d’argent à consigner au Tribunal et qu’on ne récupère que si on se pointe à tous les actes de la procédure, procès inclus s’il a lieu), et le laisser sortir du territoire national. Et puis, sa célébrité, quelque part, l’empêche de véritablement fuir.

    Donc non, ce traitement ne me semble pas particulièrement être une fleur. Par ailleurs, le contraire impliquerait que le magistrat en charge du dossier est perméable à cette histoire de pipole ou pas pipole ; je ne dis pas que c’est impossible, mais j’ose espérer que ce n’est pas le cas, car c’est véritablement le genre de chose dont notre devoir doit nous pousser à nous abstraire lorsqu’on statue.

    Commentaire par Jalmad — 12/03/2011 @ 13:12

  88. @ Jalmad : Je voudrais bien vous croire mais je lis tellement souvent dans la presse « MEX pour viol ET écroué » qu’il me reste un doute à l’esprit. Je sais bien que les garanties de représentation de M.Brandao semblent solides mais qu’en est il du « trouble à l’ordre public » qui envoie des tas de MEX en détention alors qu’ils ont eux aussi un travail, un logement et une famille?

    Commentaire par Mussipont — 12/03/2011 @ 13:47

  89. Ce sont des MEX ? Je croyais que c’étaient des MEC (mis en cause).

    Commentaire par Barbara — 12/03/2011 @ 20:25

  90. Je suis à peu près complètement d’accord avec l’avis de Gathar qui s’offusque sur une justice graduelle selon que le concerné et plus ou moins people.

    Un clochard qui insulte un passant, certes c’est désagréable (l’odeur de vinasse en plus, encore que Galliano sur ce point devait être pas mal aussi) mais la différence est que si un clochard hurle « Tuez les tous », personne ne bougera et sans doute il sera la risée de tous. En revanche, un people qui dérape trouvera toujours des fans et des illuminés qui feront ce qu’il dit.

    La différence est là aussi, sur le fait que la justice ne peut être la même pour tous, qui plus est on attend d’elle qu’elle ait un rôle d’exemple.

    Commentaire par Oeil du sage — 12/03/2011 @ 20:42

  91. Moui… euh… les « fans » de Galliano qui se mettraient à tuer du Juif… faut pas pousser, quand même.
    Et ces mêmes soi-disant « fans » auraient-ils été « incités » à quoi que ce soit si la vidéo de leur « idole » beurrée comme un petit Lu ne tournait pas en boucle sur YouTube ?
    C’est une guulante d’ivrogne dans un bar. Elle n’aurait jamais dû dépasser les portes du bar. Le vigiles ne pouvaient rien faire parce que « c’était Galliano » ? « Vous mettrez ma consommation sur son compte, et vous passerez de ma clientèle. Merci et au revoir »

    Commentaire par lambertine — 12/03/2011 @ 21:44

  92. @ Barbara : Mis En eXamen, non? Par ce que si le MEC est une femme ça peut prêter à confusion… 😉

    Commentaire par Mussipont — 12/03/2011 @ 22:12

  93. Ferdydurke, com 69,

    Merci pour le lien. Je vois très bien ce que vous voulez dire et quand je m’imaginais que vous seriez habile sur le terrain de l’ironie, je ne me doutais pas que j’aurais raison à ce point là.

    Maintenant, vous me dites que ce qui s’est passé avec Galliano est loin de la petite saynète que j’ai imaginée. En fait, pas tant que ça: je ne vous ai jamais dit de ne pas vous mettre à la place de « l’agresseur ». Je vous ai juste dit d’imaginer que vous avez un différend avec un inconnu dans un lieu public, mais si ça se trouve, c’est vous « l’agresseur »… 🙂

    (vous savez, c’est le fameux triangle victime-bourreau-sauveur: pourquoi ne pas choisir la place du bourreau? Après tout, c’est la meilleure, non?)

    Etre ce lui qui fait chier les autres n’empêche nullement de faire preuve d’ironie, au contraire même.

    Par ailleurs, je remarque que la vidéo en lien sur le Sun fait 42 secondes. C’est court pour juger d’un homme. On ne sait pas vraiment ce qui s’est passé avant, ou après.

    Enfin, il ne faut jamais oublier qui tient la caméra: la victime, le bourreau ou le sauveur? Une caméra, ce n’est pas l’oeil de la Vérité qui regarde le monde, c’est un point de vue parmi d’autres qui peut être très orienté sans qu’on s’en rende compte en première lecture.

    Je vous dis toussa, mais Galliano, si ça se trouve, est un fieffé raciste, j’en sais rien. Mais ce que je sais, c’est que dans ce cas précis, le décider sur des éléments de preuve aussi ténus est une facilité. Cette facilité s’est imposée avec une telle rapidité dans les esprits qu’on ne peut raisonnablement pas dire qu’elle correspond à un effort.

    Or, souvent, la compréhension des choses réclame un certain effort. Quand les choses sont trop faciles, c’est pas bon signe. Ca sent l’enfumage, quoi.

    Commentaire par tschok — 14/03/2011 @ 10:05

  94. PS: pour le compte twetter, pas encore

    (je suis super réactif…)

    Commentaire par tschok — 14/03/2011 @ 10:42

  95. Bonjour,

    Je ne twiste pas, euh, ne twitte pas, mais je suis l’actualité.

    Pour mémo, c’est demain soir mardi 15 à 20h40 sur Arte, qu’est diffusée l’enquête de Marie-Monique Robin, Notre poison quotidien, avec un tchat et un débat http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Notre-poison-quotidien/3673748.html

    Un article sur La Croix http://www.la-croix.com/Ce-danger-insidieux-niche-dans-nos-assiettes/article/2458059/5548

    Bon appétit à tous ;-)!

    Commentaire par gabbrielle — 14/03/2011 @ 10:45

  96. @ Tschok : allez faites un effort pour Twitter, même votre grand copain Gascogne y est depuis hier! 😉

    Commentaire par Mussipont (Opération tous les commentateurs d'Aliocha sur Twitter en 2011) — 14/03/2011 @ 13:19

  97. @ tschok

    Moi non plus je n’en sais rien… Je m’efforce de m’en tenir aux données dont je dispose (les faits dont j’ai connaissance, quoi), ce qui n’empêche pas d’émettre des hypothèses et de construire des théories, en veillant toutefois à ne pas les considérer comme autre chose que des hypothèses et des théories, en faisant preuve de la même rigueur qu’un scientifique. Au moins mes acquis d’ex-étudiant en sciences expérimentales servent-ils à quelque chose 😉

    Donc, si je ne privilégie pas votre théorie, je ne rejette pas ce que vous dites (ou plutôt la théorie que vous proposez), d’autant que je ne dispose pas de toutes les données utiles à une analyse rigoureuse.

    Enfin, oui, il faut toujours s’interroger sur les rôles respectifs… nous avons d’ailleurs commencé à en discuter sous le billet qu’Aliocha consacra à l’affaire Galliano. Je vous y avais répondu :

    « dans le triangle relationnel victime/bourreau/sauveur, il arrive parfois que la victime ou le sauveur soit en fait le bourreau et que le désigné bourreau soit la victime réelle 😉 (c’est même constant dans les cas de manipulation et/ou harcèlement où le manipulateur et/ou harceleur s’ingénie à endosser tour à tour les rôles du sauveur et de la victime) »

    Effectivement, l’agresseur est souvent difficile à identifier. J’en conviens. Y compris et surtout quand une seule des parties au conflit est agressive (donc qu’on n’est pas dans l’enchainement classique attaques-ripostes) : C’est même fréquemment le cas quand la victime, épuisée, en colère, au bord de la crise de nerf, s’emporte, en réaction à des manoeuvres répétées de « déstabilisation » (pour faire bref). Marie-France Hirigoyen (la spécialiste du harcèlement moral) a très précisément décrit dans ces différents ouvrages ces mécanismes qu’elle qualifie de « communication perverse » et de « violence perverse », lesquels ont entre autres objectifs d’inverser les rôles en faisant passer la victime pour l’agresseur.

    Cela ne me semble toutefois pas le cas ici, vu les éléments à disposition. Ne serait-ce que parce qu’il s’agit d’un fait ponctuel.

    Commentaire par Ferdydurke — 14/03/2011 @ 13:24

  98. @ Ferdydurke,

    Pour ce qui est de la communication perverse, je distinguerais deux cas de figure:

    – le pervers a un lien avec sa victime: il la connait et veut maintenir ou accroitre une emprise existante.

    – le pervers n’a pas de lien: il ne la connait pas, mais connait bien les techniques d’emprise.

    Dans ce second cas, le pervers ne cherche pas à maintenir ou consolider un état d’emprise qui existe déjà, mais cherche à en créer un de façon justement très ponctuelle. Je veux dire par là que ce n’est pas parce qu’on est dans le cadre d’une communication ponctuelle qu’il n’y a pas perversion: certaines personnes sont très habiles pour engluer les autres très vite, dans le but de s’assurer la maîtrise d’une transaction sociale ponctuelle et banale, par l’acquisition de l’ascendant, par exemple.

    Il n’y a pas 30 mn, j’ai assisté à une scène de ce genre entre deux personnes qui, avant de se rencontrer, ne se connaissaient pas. On pourrait appeler ça du « micro harcèlement ».

    A mon sens la brièveté du rapport social qui a existé entre Galliano et ses victimes supposées n’écarte pas en elle-même l’emploi de techniques apparentées à la communication perverse par les unes ou l’autre, voire les deux. Il est tout de même étrange de proférer de telles paroles, côté Galliano, mais il est également étrange de filmer une personne au moment où elle prononce ces paroles, comme s’il fallait constituer une preuve, côté victimes.

    D’ici à ce que les deux parties aient fonctionné sur une base mutuelle de perversité implicitement acceptée de part et d’autre (je te dis une horreur – oui, vas-y, j’te filme!) il n’y a qu’un pas…

    On peut penser à un rapport voyeur-exhibitionniste, à ce moment là (dans cette affaire il y a deux faits incontournables: l’une des parties est une star, l’autre partie a une caméra et l’utilise). Déterminer qui est la « victime » et « l’agresseur » dans un tel cas, alors qu’il y a eu interaction, devient très difficile.

    Indépendamment de ces considérations, il n’en reste pas moins qu’on est dans le domaine du blasphème, comme l’a bien vu Philarête. Donc, il y a sanction sociale. Et c’est là qu’on découvre que même une société moderne, rationaliste, matérialiste et dégagée de l’emprise de la religion reste ataviquement attachée aux grandes fonctions du sacré qui permettent, entre autres choses, de prendre plaisir à la lapidation publique du blasphémateur, en toute bonne conscience.

    Etant moi-même un pervers léger, je dois vous dire que j’y ai pris grand plaisir et la conscience du fait que dans cette affaire la question de l’innocence ou la culpabilité de l’intéressé n’ait eu aucune importance n’est pas pour rien dans tout le plaisir que cet événement m’a procuré (c’est mon côté cynique).

    Je dirais même que l’hypothèse de son innocence rajoute à mon plaisir: la lapidation publique de l’innocence au nom du blasphème est à mes yeux une sorte de chef d’oeuvre qui nous fait renouer symboliquement avec la crucifixion du Christ.

    Ah! Pourvu qu’il soit innocent!

    Commentaire par tschok — 14/03/2011 @ 16:56

  99. Vous avez raison. La perversion n’étant pas seulement une pathologie, nous sommes tous capables et enclins à recourir à la communication perverse, ne serait-ce que pour se défendre, et nous l’avons tout fait au moins une fois. Il suffit de se souvenir de propos ou d’attitudes dont nous ne sommes pas fiers pour nous en rendre compte. Une des différences avec le cas pathologique étant justement d’éprouver honte, culpabilité, remord et regret. Donc, pervers léger : rien de plus normal. Vous êtes pardonné 😉

    De la tête de turc dans la cour de récré à la femme tondue en passant par le « Juif » (ou le Rom de nos jours…), il est clair que le bouc émissaire a de beaux jours de lui. Il y a d’ailleurs un livre éponyme de René Girard dans lequel il démonte les ressorts de ce phénomène atavique. Il y explique en particulier que le rôle du bouc émissaire est de procurer un apaisement, ne serait-ce que temporaire, à ses bourreaux, par l’évacuation de leurs tensions, de leurs colères, de leur violence, voire de leurs souffrances.

    Ceci dit, c’est vrai que d’un côté je suis favorable à la sanction judiciaire des propos de Galliano, mais d’un autre côté le voir blanchi et dénoncer le lynchage médiatique serait pour moi très réjouissant. Me v’la en plein dilemme !

    Commentaire par Ferdydurke — 15/03/2011 @ 10:12

  100. Oups : Le com’ précédent était adressé à Tschok.

    Commentaire par Ferdydurke — 15/03/2011 @ 10:12

  101. @ Ferdydurke : j’ajoute qu’il y a aussi des personnes totalement non perverses mais qui exercent certain métier qui les pousse, par nécessité, professionnalisme, en quelque sorte, à le devenir. Je pense à quelqu’un en particulier, pourtant connu pour sa bienveillance, qui est dans un tel cas. Son pseudo commence par un J. Mais je ‘en dis pas plus….

    ps : c’est bien René Girard ? nan, mais passque mon frangin catho extrémiste m’a offert la biblio quasi complète à Noël. Je connaissais pas, et sur les 4ème de couv ça a l’air intéressant, mais, même si j’adore mon frère, comment dire….jusqu’à présent les livres qu’il m’offert ne m’ont pas toujours conquise….j’ai pas encore essayé, mais comme d’ici quelques semaines j’aurais que ça à faire, lecture et grasses mat’, hé hé….

    Commentaire par Jalmad — 15/03/2011 @ 11:05

  102. « Bourreau » ? « victime » ? Mais zut ! Il s’agit d’une altercation entre gens bourrés dans un bar ! On hausse les épaules, on laisse le poivrot sur place et on va dépenser ses sous dans le bar d’à côté !

    Commentaire par lambertine — 15/03/2011 @ 11:38

  103. @ Jalmad

    Dites à la personne dont le pseudo commence par J que ses scrupules l’honorent et sont une preuve de l’existence de valeurs morales incompatibles avec la perversité. Peut-être confond-elle la sévérité inhérente à sa fonction et la dureté des décisions qu’elle peut prendre avec perversité ? Dureté et sévérité qui n’empêchent d’ailleurs pas d’être un être bienveillant. 😉

    Oui, c’est bien de René Girard qu’il s’agit. Son livre est intitulé « Le Bouc émissaire ». Il est aussi l’auteur de « La violence et le sacré » (ce qui nous ramène au com’ de Tschok). Je ne connais que ces deux-là et je les ai personnellement trouvés intéressants.

    Commentaire par Ferdydurke — 15/03/2011 @ 11:39

  104. @ Jalmad,

    Si vous avez la bibliographie complète, je me permets de vous conseiller « la Route antique des Hommes pervers », pour commencer. C’est un commentaire littéraire du Livre de Job à la lumière des thèses girardiennes sur le désir mimétique – la façon dont il s’élabore, s’accumule et s’exaspère, pour s’achever dans l’éclatement d’une crise qui trouve sa résolution dans la désignation d’un bouc émissaire, in fine expulsé ou massacré. L’essai est bref et éclairant. R. Girard y assume sans ambiguïté son catholicisme, mais il y utilise avant tout sa formation littéraire (initialement, sa thèse est une thèse de littérature. Je crois bien que « Mensonge Romantique et Vérité Romanesque » en est la ré-écriture). C’est l’une des raisons qui a fait de Girard un inclassable dans l’université française, il ne rentre pas dans les cases du CNU. Et c’est évidemment ce qui le rend intéressant.

    Sinon, pour ce qui est de l’exposé de sa thèse proprement dit (« la route antique… » en proposant plutôt une application qu’un exposé), le principal est la Violence et le Sacré, mais c’est aussi le plus dense. Je l’ai trouvé franchement difficile à suivre. « J’ai vu tomber Satan comme l’Éclair » en reprend l’essentiel (notamment dans les deux premiers tiers du livre), et à mon avis, sa thèse y est mieux formulée, quoique moins bien démontrée. Ce livre en fait une bonne introduction, je trouve.

    (Mon préféré, perso, c’est celui sur Shakespeare (« les Feux de l’Envie ») mais c’est mon idiosyncrasie anglophile qui parle. « La Route antique… » vient juste après.)

    Commentaire par Fantômette — 15/03/2011 @ 14:40

  105. @ Jalmad,

    Faudra aussi dire à J (un des Men in Black?) qu’il existe aussi des pervers légers, mais… bienveillants.

    Comment peut on être à la fois pervers et bienveillant? C’est là qu’est toute la perversion, justement!

    Le pervers bienveillant doit absolument être distingué, par ailleurs, du bienveillant pervers qui, lui, est un pervers profond. Dans cette affaire, on a bien vu que les bienveillants pervers ont monté une garde vigilante, leur rôle social étant, avec perversité, de veiller à notre bien à tous.

    Mais on peut aussi penser à la nouvelle polémique sur la décontamination du FN qui sera une occasion, je pense, de voir s’affronter les différentes tendances des pervers bienveillants qui animent aujourd’hui le micro-monde-univers des médias.

    De bons moments en perspective!

    (quoique je regrette qu’il n’y ait pas plus de musulmans dans cette affaire, mais on ne peut pas tout avoir, non plus)

    Commentaire par tschok — 15/03/2011 @ 16:51

  106. […] une Plume d’Aliocha toute frétillante qui découvre le Phénomène Twitter. «L’actualité est une drogue dure. Or, […]

    Ping par Petites phrases de bloggeurs (1). — 24/03/2011 @ 18:33

  107. Au fait, en parlant de drogue et d’actu vous savez que les trafiquants de drogue fabriquent des sous marins?

    Relativement perfectionnés, ils sont totalement submersibles et nécessitent l’engagement de moyens militaires pour être détectés.

    Mais surtout, le coût de revient est de 5 millions de USD pour une cargaison d’une valeur de 100 USD. Autrement dit, au premier voyage successful, le SM est amorti.

    Commentaire par tschok — 30/03/2011 @ 18:41

  108. ça s’orthographie « je tweete » ! En anglais, il s’agit du verbe « to tweet » et non « to twit » et d’ailleurs on dit retweeter et non retwitter !

    Commentaire par jen — 11/04/2011 @ 01:18


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