La Plume d'Aliocha

04/02/2011

Ô mon beau bouc-émissaire !

Filed under: Coup de griffe — laplumedaliocha @ 15:09

Eh bien voilà, nous y sommes !

Puisqu’il n’était pas opportun de proposer une nouvelle réforme de la procédure pénale suite à l’affaire Laetitia, il fallait bien trouver autre chose à offrir à l’indignation du public. Ce sera la peau de quelques policiers et magistrats. Ceux qui gouvernent exclusivement à l’applaudimètre ont ceci d’intéressant qu’ils sont prévisibles. Mais c’est bien leur seule vertu. Désigner des boucs-émissaires à la vindicte populaire est aussi absurde qu’inutile. Enfin, inutile pour résoudre le problème considéré. Mais entre nous qui s’en soucie ? Certainement pas celui qui prétend traiter la question de la récidive.

Un vrai problème de moyens

Dans un billet récent, Philippe Bilger estime que c’est à la justice de demander des comptes au politique et non l’inverse. Qu’il faut passer du symbolique au réel. Ce qui suppose de donner aux juges les moyens de faire leur travail. Aujourd’hui, les magistrats du Tribunal de Nantes invoquent précisément cette question de moyens pour se défendre. On les taxera sans doute de corporatisme, et pourtant ils ont raison. Les conditions dans lesquelles travaillent les juges sont proprement indécentes. Matériellement d’abord. Entre les locaux vétustes, la surcharge de travail, l’équipement bureautique lamentable quand il n’est pas inexistant et le reste, voilà des années que la justice prévient qu’elle est au bord de l’embolie sans que rien de décisif ne soit mis en oeuvre pour résoudre le problème. Il faut dire qu’il est ancien et profond. De sorte que les augmentations annuelles régulières de son budget ressemblent à des gouttes d’eau dans la mer. Je me souviens avoir assisté un jour à un déjeuner très chic à l’Automobile club de France. Il s’inscrivait dans le cadre d’un colloque de droit bancaire. A la table que j’occupais, quelques directeurs juridiques de banque émargeant à plusieurs dizaines de milliers d’euros mensuels, et une magistrate récemment promue à la Cour d’appel de Paris. L’un des banquiers l’interrogea, un brin ironique, sur les problèmes de moyens de la justice.« Grâce à ma promotion, j’ai enfin réussi à obtenir des post-it » lui répondit-elle sans rire. Je n’oublierai jamais l’expression proprement stupéfaite de mes amis banquiers. Cette femme était aussi diplômée qu’eux. Intellectuellement, ils la respectaient. En pratique, ils risquaient tous un jour ou l’autre d’avoir affaire à elle en demande ou en défense. Et ils découvraient qu’elle manquait de tout, y compris de fournitures de bureau…Vertige.

Une justice volontairement maintenue dans la pauvreté

Moralement ensuite. Certes, l’école de la magistrature est réputée. Certes, il subsiste un certain prestige de la fonction. Mais il suffit de les observer de près les magistrats, à l’exception d’une poignée d’entre eux occupant de hauts postes, pour apercevoir surtout la fatigue, le découragement, le doute. Et ça ne s’est pas amélioré depuis que l’équipe actuelle est au pouvoir. Il serait sans doute temps d’oublier la vieille peur napoléonienne des anciens parlements et de redonner une certaine dignité à cette justice que Nicolas Sarkozy lui-même, devant la Cour de cassation, n’avait pas hésité au début de son mandat à qualifier de « pouvoir », rompant avec la trop vieille habitude de la tenir au simple rang « d’autorité ». Parole, parole, parole….Il faut croire que depuis l’affaire URBA les politiques n’ont jamais pardonné aux juges d’avoir osé s’en prendre à eux. Alors on place ses hommes aux postes clefs, et on maintient les autres dans une situation chronique de surmenage pour les calmer.

Et puis un jour, le citoyen trinque. Si fort et si médiatiquement que le politique se sent sommé de réagir. C’est l’affaire Outreau et toutes les autres qui ont suivi jusqu’à celle qui nous occupe aujourd’hui. Alors on réforme ou, si c’est impossible, on sanctionne. Ce qui ne sert qu’à une chose, apporter une réponse médiatique à un problème médiatisé. Le virtuel répond au virtuel. Et qu’importe la réalité. On observera au passage la violente injustice que constitue le fait de maintenir délibérement une institution dans une situation insupportable pour venir lui reprocher ensuite les problèmes qui en découlent.

Prendre le temps de réfléchir

Pourtant, il y aurait matière à lancer de vraies réflexions, certes peu attractives médiatiquement, mais ô combien nécessaires. Sur les moyens de la justice d’abord. Car si le budget est en cause, il n’est pas le seul responsable de la situation. La justice comme les autres administrations souffre de travers organisationnels ubuesques. Comme à cette époque où, péniblement, on informatisait les juridictions et où les premiers ordinateurs étaient accordés aux chefs de cour qui n’avaient jamais utilisé une souris de leur vie quand les plus jeunes magistrats, à qui ils auraient été bien utiles, s’en voyaient privés. Sans compter les qualités de gestionnaires plus ou moins développées de celles et ceux qui sont à la tête des juridictions. On a bien vu avec Guy Canivet à la présidence de la Cour de cassation qu’un bel effort bien mené sur ce terrain était en mesure d’absorber les stocks de dossiers en retard et de remettre la juridiction à flots.

Autre joli sujet de réflexion, l’inflation législative. Elle est sur le point de rendre les juristes fous. Certes, ce n’est pas un problème uniquement français mais commun à toutes les grandes démocraties. Plus la vie se complique et plus il faut légiférer. Sauf que l’actuel gouvernement au lieu de prendre conscience d’un problème remarquablement diagnostiqué en 2006 par le Conseil d’Etat, n’a fait que l’aggraver. Il faut être aveugle pour ne pas comprendre qu’à modifier la procédure pénale une fois par an, on désorganise la machine judiciaire sous prétexte de résoudre des problèmes auxquels on ne change rien. Excepté médiatiquement bien sûr, en donnant le sentiment au public qu’on agit. Virilement.

La prison, cette vengeance…

Il est un troisième sujet de réflexion enfin qui jamais sans doute ne sera abordé, excepté par une poignée de spécialistes dans d’obscurs instituts de criminologie, c’est celui de la peine au regard de la responsabilité pénale et de la pathologie psychiatrique. Emprisonner des malades comme s’ils étaient pleinement responsables de leurs actes, c’est s’exposer en vertu de nos principes démocratiques à les laisser sortir une fois qu’ils ont achevé leur peine, sans avoir rien résolu du problème.  Seulement voilà, il est impossible médiatiquement de traiter un tel sujet. Comment ? On va soigner les criminels maintenant ? Et pourquoi pas leur offrir une semaine par an de vacances au soleil, tant qu’on y est ? Avec nos impôts ! Ce qui nous amène à un autre sujet, la prison. Il n’est pas encore né le politique qui aura le courage d’avouer que celle-ci, loin de protéger la société, n’est qu’une gigantesque machine à broyer les plus faibles et à transformer les autres en criminels endurcis. Il faudrait auparavant admettre que la réinsertion est un mythe. En réalité, la vengeance continue d’ être au coeur du système. Et comme toutes les vengeances, elle ne fait qu’amorcer une longue chaine de malheurs…

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19 commentaires »

  1. Merci pour ce billet.

    Commentaire par GM — 04/02/2011 @ 15:53

  2. @ Aliocha : je ne comprend pas bien ce que vous voulez dire par « Il faudrait auparavant admettre que la réinsertion est un mythe ». Auriez vous rejoint sans nous le dire l’Institut pour la Justice? 😉

    Commentaire par Opération Aliocha sur Twitter en 2011 — 04/02/2011 @ 17:17

  3. Bravo et merci pour ce billet, tellement indispensable en ces jours difficiles.

    Commentaire par JYD — 04/02/2011 @ 17:27

  4. Aliocha, il vous a manqué l’essentiel: dans 1 an une campgne électorale démarre.
    Il faut bien terroriser les petits vieux pour qu’ils votent UMP

    Le petit monsieur (je ne parle pas de la hauteur de ses talonnettes) à bien raison de fustiger ces journalistes si nuls qui ne comprennent rien à rien :-)))))

    Commentaire par fredo — 04/02/2011 @ 17:53

  5. Aliocha,

    M’en parlez pas j’en reviens (de chez Eolas, sous post Gascogne).

    Dans le débat qui a eu lieu là bas, et même au niveau politique, une chose m’a frappé: dans l’affaire qui nous préoccupe, nous parlons de prévention de la récidive et c’est d’ailleurs pour cela que SPIP montre le bout de sa queue.

    Enfin quand je dis que nous parlons de « prévention » je me goure. En fait, c’est pas ça: dans le cadre de la prévention de la récidive, qui n’est jamais comme son non l’indique que de la prévention, notre Prèz bien aimé veut y mettre… quoi, allez, je vous le demande?

    De la répression! Ouiiiiiiiiiiiiiii!

    C’est la dernière idée à la mode: dans l’avant peine, donc dans le temps qui précède la commission du délit, on a renforcé la répression et minoré la prévention (dixit le Prèz: les flics sont pas là pour jouer au foot avec les délinquants).

    Mais maintenant on applique le truc dans l’après peine et la prévention de la récidive: en gros, l’idée c’est de réprimé le mec AVANT la récidive.

    Ce qui nous ramène à la dangerosité et la rétention.

    Je pense que l’idée du pouvoir, c’est d’élargir le cadre, au début restreint, d’application de la rétention. C’est du classique, on savait que ça allait se produire un jour ou l’autre. Eh ben c’est parti mon kiki.

    La révolution pénale se poursuit: on passe du fait punissable à la dangerosité, avec pour corollaire une obligation de résultat. L’administration devient garante, devant le peuple, de la non récidive d’un condamné.

    De bons moments en perspective.

    Commentaire par tschok — 04/02/2011 @ 18:19

  6. Merci pour ce billet.

    Désigner des boucs-émissaires n’est en fait pas complètement absurde et inutile, cela ne sert même qu’à une seule chose : ça plait aux foules. Il n’y a qu’à lire les commentaires du figaro.fr pour s’en rendre compte.

    Commentaire par junot — 04/02/2011 @ 18:36

  7. J’avais, jusqu’à présent, du mal à suivre le débat sur la « démolition du service public », trop connoté yakafocon et gauche qui choie son cheptel. Mais il faut quand même bien dire que dans les domaines majeurs, justice, police, santé, et même école, on va dans le mur des moyens sans rapports avec les objectifs et des objectifs absurdes et sans raison. Que ceux qui nous gouvernent se sentent libres de nous mener sur ces bateaux en dit long sur notre aveugle passivité, ou sur leur cynisme, ou sur les deux. La droite ferait mieux de se battre sur un redéploiement du service public à la suédoise, elle y gagnerait probablement plus de considération et de voix, que de tenter des manoeuvres de basse communication politicienne. Putain ! Quatre ans pour ça: MAM, Hortefeux, Mercier, Bertrand,…, on est vraiment trop forts !

    Commentaire par NP — 04/02/2011 @ 19:48

  8. Aliocha, vous savez, si la procédure pénale n’était réellement réformée qu’une fois par an, comme vous le dites dans votre billet, on serait déjà bien content….

    Bon, sérieusement, merci pour le soutien, et je dois dire que tout ce que j’entends et je lis dans les medias sur cette histoire me réchauffent le coeur : j’ai trouvé que très vite, sur ce coup là, les journalistes sont allés creuser un peu le sujet, ont donné la parole aux intéressés (magistrats, personnel pénitentiaire et policiers), ont commencé à aligner des chiffres et relever les incohérences des annonces (du style Sarko qui dénonce ceux qui ont « laissé sortir  » sans s’assurer d’un suivi, alors que le type est juste sorti en fin de peine, en fait…), et à dire clairement que ça sentait la recherche de bouc émissaire pré campagne électorale. Même dans le Figaro j’ai lu des arfticles sceptiques sur les annonces du Préz, et relayant des arguments avancés par les professionnels de justice, c’est dire….

    Commentaire par Jalmad — 04/02/2011 @ 20:41

  9. @Tschok : je crains que vous ne surestimiez « l’idée du pouvoir ». Il n’y a pas à mon avis d’idée du pouvoir. En tout cas pas en matière de justice. Pas de vision, ni de conviction. Juste de la communication. Plus précisément, il s’agit de communication de crise, doublée de communication électorale. La crise, c’est le meurtre atroce de la jeune fille. Emotion légitime dans le public, douleur dans la famille. Règle n°1 de la communication de crise, reconnaître le préjudice, faire preuve d’empathie. Règle n°2 montrer qu’on travaille à résoudre le problème. Donc NS s’émeut, puis reçoit la famille. Il aurait bien lancé une réforme mais il y a en a eu trop, les députés de la majorité résistent et le calendrier parlementaire est au bord de l’embolie. Donc on ne réforme pas, on réorganise et on tape. Et on le fait d’autant plus fort qu’on a déjà réformé sur la récidive, que ça n’a rien empêché et que donc on est très en colère parce qu’on a l’air d’une cloche. Là on entre dans le problème électoral. Surtout que ces abrutis de journalistes, inspirés par la gauche, ne vont pas manquer de critiquer le bilan en terme de sécurité de l’ancien ministre de l’intérieur devenu président. Donc, si la réforme n’a pas marché, c’est que les flics, les juges et les autres bossent mal. Voilà une idée facile à comprendre pour le public. En même temps, NS ressemble un peu à un cavalier débutant, son cheval n’avance pas, alors il le torture. La réforme ne marche pas, on resserre encore les vis. C’est du rapport de force pur. Entre NS et la criminalité. Il a décidé qu’il vaincrait le crime, et surtout la récidive. Médiatiquement. Ensuite, il y a une armée de techniciens bien embarrassés qui sont obligés de traduire la parole médiatique du boss en réalité. Alors ils y vont, et ils font ce que vous décrivez. Mais ce n’est pas le résultat d’une vision, c’est la traduction impossible d’une déclaration médiatique dans la pratique. Et c’est ainsi que les impératifs de communication finissent pas influer sur les lois, c’est-à-dire qu’elles ne sont plus le reflet des valeurs d’une société, moins encore l’expression d’un vouloir vivre ensemble autour d’un objectif commun mais le fruit d’un effet d’image à un instant « t ». Bienvenue dans un monde où la représentation de la réalité finit par infléchir la réalité elle-même !

    Commentaire par laplumedaliocha — 04/02/2011 @ 21:41

  10. Ceci me rappelle un accident aérien vieux d’une quarantaine d’années, sur lequel j’ai lu des rapports. Un avion avait un système de fermeture de la soute mal conçu et difficile à manipuler. Le bagagiste l’avait mal refermée, elle s’était ouverte en vol, dépressurisation fatale.

    Évidemment, on avait commencé par vouloir blâmer le lampiste, pardon, le bagagiste, qui en plus avait la caractéristique pratique d’être arabe (pratique pour tirer partie des préjugés de certaines couches de la population, s’entend).

    Maintenant, le lampiste c’est le juge ou le fonctionnaire de probation à qui on demande de faire l’impossible, et que l’on blâme pour les accidents. Le juge a la caractéristique pratique (pratique pour le pouvoir, s’entend) d’avoir la réputation dans certains milieux d’être forcément « de gauche » et laxiste.

    Commentaire par DM — 04/02/2011 @ 23:50

  11. @Aliocha
    Si les journalistes commencent à se réveiller et que nos politiques ne pourront plus jamais dire une connerie sans se faire « latter » en direct au moment de l’accouchement de la connerie, pas après dans les journeaux; on va voir émerger une nouvelle classe de politiques plus attentifs (ou plus roublards). Mais rien que le retour de service en direct devrait en sonner plus d’un.

    Buvons à cette espérance.

    Commentaire par herve_02 — 05/02/2011 @ 02:15

  12. Quand on parle de moyens…http://www.marianne2.fr/Affaire-Laetitia-Perrais-les-courriers-qui-accablent-la-Chancellerie_a202451.html

    Commentaire par laplumedaliocha — 05/02/2011 @ 10:46

  13. « Le problème, c’est la chaine pénale dans son ensemble », commente un policier qui, une fois n’est pas coutume, soutient les magistrats. A mettre des bouts de sparadrap médiatique ici et là depuis des années, sans vision d’ensemble et sans moyens, voilà le résultat : http://www.lepoint.fr/societe/affaire-laetitia-magistrats-et-policiers-l-alliance-inattendue-contre-nicolas-sarkozy-04-02-2011-135791_23.php
    Il était temps que ça éclate !

    Commentaire par laplumedaliocha — 05/02/2011 @ 17:10

  14. Celui-là, je vous l’indique juste pour le titre, qui évoque la « grogne » des magistrats. Les fidèles de ce blog se souviendront sans doute des attaques qu’avaient subies Le Monde et en particulier Luc Cedelle lors du mouvement de colère des enseignants chercheurs. On leur reprochait notamment d’utiliser le mot « grogne » lequel dévalorisait leur mouvement. La grogne revient avec les magistrats. Je ne pense pas qu’ils s’en sentent dévalorisés…Surtout, cela montre que c’est du vocabulaire de base journalistique. Le mot a le mérite d’être court, ce qui explique sans doute qu’il soit fréquemment utilisé dans les titres. Maintenant, on peut toujours débattre de la pertinence de son utilisation dans ce genre de situation. Ce qui est sûr, c’est que les attaques contre le Monde étaient largement exagérées. En particulier chez Acrimed. http://www.europe1.fr/France/La-grogne-des-magistrats-s-etend-dans-le-pays-399147/

    Commentaire par laplumedaliocha — 05/02/2011 @ 17:15

  15. @ Aliocha,

    Oui, on trouve même des articles qui parlent de « la grogne » des Égyptiens, alors vous pensez…

    Mais désolée, mais non. Je persiste à trouver que le mot est mal choisi, et le fait qu’il soit ultra-fréquemment choisi – ce qui est tristement évident – ne suffit certainement pas à le rendre juste ou pertinent. Ça signifie simplement que c’est devenu un (mauvais) réflexe journalistique.

    Franchement, ça demande quel effort supplémentaire que de parler de la « colère » des magistrats? C’est le même nombre de lettres.

    Aliocha : mais précisément, je pense qu’il est discutable, ce mot. Ce que je conteste, c’est la paraonïa que Acrimed avait greffé dessus, du genre Le Monde utilise ce mot exprès pour décrédibiliser le mouvement. Comme si « grogne » avait été utilisé pour ce conflit.

    Commentaire par Fantômette — 05/02/2011 @ 20:43

  16. Aliocha,

    Une affaire jugée par la cour d’assises de Paris, relatée par l’avocate qui l’a traitée, avec une décision – comment dirais-je?- dans l’air du temps:

    http://www.rue89.com/derriere-le-barreau/2011/02/06/du-sursis-pour-un-viol-en-reunion-le-verdict-dune-justice-terrorisee-

    Commentaire par tschok — 06/02/2011 @ 16:02

  17. @ tschok,

    Et quand ce n’est pas le doute qui tient lieu de circonstance atténuante, c’est un vice de procédure… pfff

    Commentaire par Fantômette — 06/02/2011 @ 18:49

  18. Voilà un exemple de ce qui se passe dans les prisons espagnoles. Quel homme politique français aura le courage de mettre en place une politique pareille ?

    http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Dans-cette-prison-modele-on-apprend-le-respect-_3639-1684073_actu.Htm?xtor=RSS-4&utm_source=RSS_MVI_ouest-france&utm_medium=RSS&utm_campaign=RSS

    Commentaire par Mussipont (mais aussi Opération Aliocha sur Twitter en 2011) — 07/02/2011 @ 11:02

  19. Emprisonner des malades comme s’ils étaient pleinement responsables de leurs actes, c’est s’exposer en vertu de nos principes démocratiques à les laisser sortir une fois qu’ils ont achevé leur peine, sans avoir rien résolu du problème.

    Je crois qu’il faut se méfier de notre raison, celle là même qui nous fait comprendre que tuer et violer c’est mal et injustifiable parce que tout le monde n’est pas doté de la même. Il y a des gens qui sans être fous, sans avoir leur place dans une institution de soins, n’ont pas la même conception que nous de ce qui est admissible et de ce qui ne l’est pas. Et c’est en prison qu’ils ont leur place. Parce que les guérir n’est pas possible, ils ne sont pas malades.
    Tony Meilhon c’est quoi? Un pauvre enfant (vaguement) de la DDASS? Un pauauvre homme qui n’a jamais eu sa chance? Une pauauauvre victime de notre société qui marginalise en excluant?
    Non. C’est un homme qui a sévi treize fois + 2, le doute raisonnable doit donc bénéficier à la société qui pâtit du désordre que causent ce genre d’affaires. Notre confort bien européen nous fait souvent perdre de vue que le désordre a toujours des conséquences, le maintien de l’ordre, d’un rodre passe par chaque criminel, par chaque délinquant. La psychiatrie n’a rien avoir là dedans.

    Commentaire par Glanaelle — 08/02/2011 @ 14:14


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