La Plume d'Aliocha

12/01/2011

De l’utilité du cérémonial judiciaire

Filed under: Réflexions libres — laplumedaliocha @ 09:47

Vendredi 7 janvier, 16h30, quai de l’Horloge à Paris.

Je longe la Seine en direction de la Cour de cassation. Un ballet de voitures officielles parfaitement bien réglé dépose ses éminents passagers devant l’entrée encadrée de gardes républicains. Rien que pour emprunter le trottoir à cet endroit, il faut montrer patte blanche, c’est-à-dire présenter son invitation aux gendarmes qui surveillent les opérations. Dans quelques minutes s’ouvrira la traditionnelle rentrée solennelle de la Cour, en présence du garde des Sceaux et de nombreuses « Hautes personnalités », comme on dit (ce qui laisse supposer qu’il existe des « basses personnalités », mais personnellement, je n’en ai jamais rencontré). Tous les ans à cette époque, les cours et tribunaux de France procèdent à cette cérémonie. On y dresse le bilan de l’année écoulée, on y formule des voeux pour celle à venir. C’est souvent l’occasion pour la justice de présenter ses doléances au politique dans des discours aux termes choisis, allusifs jusqu’à l’ésotérisme, mais toujours empreints de cette élégance un peu surannée qui fait toute la beauté de l’expression judiciaire.

Sur invitation uniquement

Parmi l’ensemble des juridictions, la Cour de cassation, c’est le saint des saints. Le coeur battant de notre justice. Le cimetière des éléphants, dit-on aussi parfois, car les magistrats y accèdent le plus souvent en fin de carrière. Dans le vestibule règne une agitation de ruche. Il faut laisser manteaux et objets encombrants au vestiaire, justifier de sa qualité d’invité, obtenir un carton de placement dans la salle. On me donne un badge de presse. Devant moi, s’élance un escalier recouvert d’un tapis rouge tout au long duquel sont postés des gardes républicains. Magnifique et impressionnant spectacle ! Je me souviens d’une autre rentrée, il y a des années de cela. Le maire de Paris, Jean Tibéri à l’époque, était arrivé juste après moi. Tandis que je gravissais les marches, j’entendis de mémoire retentir un « Présentez armes ! »  (que ceux qui sont plus savants que moi sur les moeurs militaires n’hésitent pas à me corriger) et  me retrouvai sous une haie de sabres dressés. J’étais toute jeune journaliste à l’époque et ce fut sans doute le plus long escalier de ma vie. Je pensais m’être trompée de chemin, que sans doute il y avait une entrée pour les non-officiels comme moi,  et que je l’avais manquée…Aujourd’hui, je sais que non, mais l’exercice est toujours aussi impressionnant.

De si belles robes rouges

Je remonte une très belle galerie, là encore encadrée de gardes républicains, qui me mène à une salle bruissante de monde. Sur le chemin, des groupes de magistrats en grande tenue  discutent en attendant d’aller accueillir le ministre. Ils ressemblent à cela. La salle est bondée. Pour atteindre l’estrade légèrement surélevée qui accueille traditionnellement la presse tout au fond à gauche, il me faudra presque dix minutes. Les travées qui permettent de circuler entre les rangées de chaises sont étroites. A peine peut-on y circuler de face. On se serre la main, on discute, on se congratule. Il faut être patient. J’entends derrière moi que l’on s’agite. Le ministre a dû arriver. Voici ma petite chaise.  Il y a à peine la place de s’asseoir et pourtant je ne suis guère imposante. On se croirait dans l’un de ces théâtres parisiens conçus pour des liliputiens. Il faut dire qu’il y a beaucoup d’invités pour très peu de place. J’observe cette salle que je connais bien. Ses plafonds aux extravagants stucs dorés, ses lambris, ses peintures, son décor d’un autre temps. Ici la justice déploie toute sa solennité. Cette majesté lui va bien.

Une cérémonie pompeuse et inutile…

17 heures. On nous invite à nous lever, les magistrats prennent place. Le ministre s’installe. C’est au Premier Président, Vincent Lamanda, qu’il appartient de s’exprimer en premier. Viendra ensuite le tour du Procureur général, Jean-Louis Nadal, dont c’est l’ultime rentrée avant son départ en retraite. La presse et quelques blogs de qualité se sont fait l’écho de sa décoiffante intervention. Je vous y renvoie. Les discours dureront environ une heure. Durant de nombreuses années, ils ont porté sur le manque de moyens de la justice. Aujourd’hui, l’institution n’est guère mieux lotie, mais d’autres préoccupations plus graves occupent désormais les esprits. Interventions politiques, violation du principe de séparation des pouvoirs, critique systématique des décisions…nos magistrats oscillent entre révolte et découragement.

Je n’ aurais pas pris la peine de rédiger ce petit récit d’ambiance, si je n’avais lu sous la plume du magistrat blogueur le plus célèbre de la toile que cette cérémonie de voeux était« pompeuse et inutile ».

Qu’il me permette de protester respectueusement. Certes, Balzac se régalerait de cette comédie humaine. Avec quelle férocité nous décrirait-il ces personnalités bouffies d’orgueil, leur empressement à faire partie des heureux élus, de ceux qui pourront dire, triomphants, « j’y étais » à d’autres moins fortunés qu’eux. Plus tard, lors du cocktail à la Conciergerie, ils se bousculeront pour apercevoir le Premier Président, le Procureur général, et pourquoi pas le ministre. Echanger une poignée de mains, balancer du « cher ami » ou du Monsieur le Président », selon les cas.  Entre nous, ça sent la vanité à plein nez, et l’hypocrisie mondaine aussi, jusqu’à l’écoeurement. Sans compter qu’il fait chaud dans cette salle et qu’on y est fort mal assis. Si les corps sont mal à l’aise, les esprits ne se portent guère mieux. Les discours, si bien tournés soient-ils, ne retiennent jamais longtemps l’attention. Car on sait que l’exercice est convenu. Que la réserve à laquelle sont astreints les magistrats empêche tout écart de langage. Que la retenue naturelle du juriste, son goût pour la précision des mots et des idées, enserrent les discours dans un carcan fort éloigné des exigences actuelles de notre chère société du spectacle. Les colères s’y expriment avec distinction. Les inimitiés sont pudiquement tues, voire transformées en louanges. Même les rancoeurs à l’égard de l’exécutif sont formulées avec tant de prudence que pour un peu on les confondrait avec des témoignages d’estime ou des promesses d’allégeance. Et s’il arrive parfois qu’un politique ose prendre la parole sans y avoir été invité, il faut connaître les moeurs judiciaires pour mesurer à quel point l’affront est grave et la réaction des juges violente quoique presque invisible aux yeux du néophyte.

…ou indispensable ?

Et pourtant, malgré tous ces travers au fond si banalement humains, il serait regrettable que ce rituel disparaisse. Car il rappelle à chacun qu’il oeuvre pour quelque chose qui le dépasse. Si les ego sont gonflés parfois jusqu’au ridicule, l’impressionnant cérémonial leur rappelle, en tout cas peut-on l’espérer, que leur mission est de servir l’institution. Chacun est sommé d’être à la hauteur du lieu et de l’événement. Ce rendez-vous annuel a un autre mérite. Celui d’arrêter le temps, de suspendre pour quelques instants la course folle des dossiers à traiter, de l’actualité, des soucis d’organisation, des problèmes de moyens et des réclamations des justiciables pour rappeler à la communauté judiciaire la dignité de sa mission. Enfin, elle montre aux personnes du public n’appartenant pas au corps judiciaire,  que la justice doit imposer le respect, indépendamment du comportement parfois discutable de certains de ses membres, des critiques que l’on formule au quotidien à l’égard de ses décisions, des frustrations qu’elle fait nécessairement naître puisque dans un procès, il faut toujours un gagnant et un perdant.

Epargnez-nous les écrans !

Un mot pour finir aux chefs de Cour. Permettez-moi de vous adresser une prière. Je sais le nombre sans cesse croissant de personnalités qui se bousculent pour avoir l’honneur d’assister à vos prestigieuses rentrées. Je n’ai d’ailleurs jamais vu une seule chaise vide depuis 15 ans. Mais précisément, plus il y a de monde et plus les journalistes sont renvoyés dans des salles annexes et confrontés à des retransmissions sur écran. C’était le cas hier à la Cour d’appel, ce sera également comme ça la semaine prochaine au Tribunal de grande instance. Placez-nous ou vous voulez, debout, s’il n’y a pas d’autre solution, mais laissez-nous sentir la salle, observer les visages, analyser les réactions de l’auditoire, si infimes soient-elles. Certains d’entre vous redoutent la déshumanisation d’une justice par visioconférence, moi je crains celle d’un journalisme asséché par les écrans. Je n’aimerais pas que nous finissions un jour par juger plus rapide et plus efficace de lire vos discours assis derrière nos bureaux.

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19 commentaires »

  1. Impressions partagées. Temps suspendu. Un régal pour celui ou celle que ce moment intéresse. J’ai néanmoins préféré la rentrée de l’année dernière, où, assise, comme vous, sur cette petite estrade, j’entendais, au loin, siffler les avocats et magistrats contre la réforme de la procédure pénale. Les Ors magistraux de la République accueillaient, une fois de plus, les propos de Jean-Louis Nadal, face à un François Fillon inexistant.

    Commentaire par BABs — 12/01/2011 @ 10:19

  2. Si mes souvenirs du service militaire (qui datent quelque peu je dois bien le reconnaître) ne me font pas défaut je confirme pour le «présentez Armes».

    Quand au cérémoniel censé ramené l’homme à sa mission peut être pour le quidam mais pour les habitués des couloirs du pouvoir j’ai du mal à imaginer que ça puisse les impressionner.

    Commentaire par LordPhoenix — 12/01/2011 @ 10:46

  3. Je préviens les lecteur de ce commentaire que ceci est une private joke… que les gens ne s’y trompent pas 😉

    Tu es sure qu’on ecrit « un ballet de voitures officielles » et « Un balais de voitures officielles » ?

    Aliocha : j’espérais bien qu’un membre de notre joyeuse bande rebondirait sur cette private joke glissée délibérément dans le papier. C’était la fève du jour 😉 Tu as droit à la couronne et à te choisir un roi.

    Commentaire par misty — 12/01/2011 @ 12:01

  4. @LordPhoenix

    Impressionner, peut-être pas – mais la lenteur, la suspension du temps du geste rituel, sa résonance vers ceux qui l’ont pratiqué avant et le pratiqueront après, l’effacement de l’homme derrière sa fonction que rappelle son caractère étroitement prescrit… fournissent l’occasion d’une réflexion et d’un re-cadrage. Bien sûr, tous ne la saisiront pas; mais j’applaudis et rejoins la position d’Aliocha, en espérant que certains le fassent.

    Commentaire par ratel — 12/01/2011 @ 13:17

  5. Et puis zut – une belle cérémonie, c’est beau, et ça ne requiert aucune autre justification. Pour ma part, je n’ai aucun désir de vivre sous un Etat dont les institutions ont renoncé à toute valeur esthétique.

    Aliocha : vous savez, j’ai hésité à l’écrire ce billet. Parce que je craignais d’avoir à me justifier. En tant que journaliste, de saluer au lieu de critiquer. En tant que journaliste toujours, d’accéder à des lieux réservés. En tant que citoyen, de ne pas participer au grand lynchage des institutions. Et puis je me suis dit tant pis. Ce qui est dommage, et j’y pense à chaque fois que je sors de ce genre d’événement, c’est que le système médiatique montre toujours ce qui va mal, oubliant de nous rappeler ce dont nous avons des raisons d’être fiers. Pas étonnant ensuite qu’on soit les premiers consommateurs d’anti-dépresseurs. Et je vous rejoins sur la beauté, c’est elle qui sauvera le monde, écrivait Dostoïevski.

    Commentaire par ratel — 12/01/2011 @ 13:28

  6. Je flanais chez Eolas et j’y ai trouvé un billet renvoyant chez Maître Mô. J’y renvoie à mon tour les rares personnes parmi les lecteurs de ce blog qui ne seraient pas au courant. Il s’agit du récit d’une affaire judiciaire. Rude et je dirais même atroce : http://maitremo.fr/2011/01/07/noel/ Mais qui illustre précisément la belle idée de justice.

    Commentaire par laplumedaliocha — 12/01/2011 @ 14:36

  7. Esprit d’escalier : j’ai dit que l’histoire était atroce, mais le billet est magnifique. Ne le manquez surtout pas. Sous aucun prétexte.

    Commentaire par laplumedaliocha — 12/01/2011 @ 14:47

  8. Quel clin d’oeil quand meme quand on y pense, ca ne m’etonne pas de toi :p

    Oh oui, mon roi… ou es tu????

    Commentaire par misty — 12/01/2011 @ 15:33

  9. Je suis bien content que vous l’ayez posté, avec ces photos en lien. Si nous oublions de nous rappeler ce dont nous avons des raisons d’être fier, nous oublierons de l’entretenir.

    Ce billet de Maître Mô m’a descendu comme un crochet au plexus; je l’ai fait suivre à quelques amis; certains l’ont lu. Parfois, il faut aussi nous rappeler ce dont nous avons honte, et qui nous terrifie.

    Sur ce, j’arrête mon blabla pompeux !

    Aliocha : Ombre et lumière. Quand Dostoievski est sorti de ses 4 ans de bagne, il a raconté qu’il y avait vu les pires des horreurs mais aussi découvert la plus belle des lumières. C’est d’ailleurs à partir de ce moment-là qu’il sortira ses plus grands romans. L’histoire de Maître Mô est abominable, mais elle est très belle aussi. Oui l’humain est capable de ce comportement abject, mais il est aussi en mesure de concevoir un système judiciaire, de surmonter son dégout, de tenter de comprendre, de défendre l’apparemment indéfendable, et même de pardonner. Je trouve que son récit met parfaitement en valeur le rôle de l’avocat. Durant toute la description sur les faits, j’étais emplie de rage et d’incompréhension. Jusqu’à ce que l’avocat surgisse, justement. Avec la même rage et le même dégout que moi, mais aussi la capacité de les surmonter et celle d’emmener le lecteur vers une forme de réconciliation, avec les coupables, avec lui-même et avec la part de sombre humanité que nous portons tous en nous, qu’on l’admette, ou pas.

    Commentaire par ratel — 12/01/2011 @ 15:38

  10. Bravo pour ce billet d’ambiance, bien agréable à lire en ces temps moroses. Presque aussi agréable à lire que le discours du procureur général… 😉

    Commentaire par Gascogne — 12/01/2011 @ 16:35

  11. dans un procès, il faut toujours un gagnant et un perdant.
    J’avais toujours entendu dire que dans un procès, il n’y avait que des perdants.

    Commentaire par Gathar — 13/01/2011 @ 15:37

  12. Ah!?

    Ben on voit quelle genre d’ambiance on aime ici: le prout prout esthétique.

    Bon ben si c’est indispensable, va pour l’indispensable…

    Aliocha, puisque vous aimez le prout prout esthétique, avec la justice, vous allez être gâtée. Comblée. Satisfaite. Jouissive. Lascive même.

    Vous savez ce qu’est la rentrée de la cour? L’espace d’un bref instant, par la grâce de l’espoir en une justice meilleure, espoir aussi éternel que les cors sur les pieds du facteur, c’est une périphérie qui se prend pour un centre.

    C’est une cure de jouvence qui fait vieillir, un supplice de tantale saisonnier, un must has been.

    Ou peut être un de ses restos qu’on trouve comme par miracle, pour l’avoir cherché dans un vieux guide michelin hors d’âge, et on se dit « tiens, c’est marrant, il a peut être perdu ses étoiles, mais il existe encore ». Et peut être que c’est le vieux chef qui officie derrière ses casseroles. Alors on espère qu’avec un peu de bol, la soupe va être bonne.

    C’est tout le charme de la cour de cass. Ca fleure bon le vieux sabre, l’hermine poussiéreuse et la pierre antique briquée avec amour.

    David Vincent les a vus, les juges de la cour de cass. Ils sont parmi nous. Pour s’en rendre compte, il faut s’égarer, recru de fatigue, épuisé par un long voyage sur des routes improbables, et venir s’échouer sur le parking d’un motel abandonné.

    Et puis là, au moment où le sommeil nous submerge, inconfortablement installés au volant de notre voiture, surgit un truc, un objet voyant non identifié: c’est la cour de cass. Le bonheur nous saisit, comme il a saisi Christophe Collomb au large de l’Amérique. Dans la brume océane de notre réveil comateux, nous croyons discerner le point fixe de la terre ferme qui brise l’horizon comme un phare, promesse d’un havre confortable.

    Porté par notre libido d’émigrant nous croyons toucher la terre promise, caresser du doigt la réussite, accéder au firmament. Mais non, ce n’est qu’une cour dont la géométrie carrée va bientôt nous enfermer dans le piège de la routine et des rentes de situation.

    Et le rituel absorbe le culte, et le culte absorbe la foi.

    Mais heureusement, il reste David Vincent, qui les as vus! Et il peut, seul contre tous, en témoigner.

    Oui! Les juges de la cour de cassation existent! J’ai presque pu les toucher, nom d’un petit bonhomme! Ils ne sont pas qu’une cathédrale de papier, qu’on se le dise! Et il parait (je le tiens d’une certaine Aliocha) que leurs déclarations solennelles ont fait tomber des empires, ont ruiné des dynasties, ont influencé jusqu’aux plus puissantes forces célestes du destin.

    Alors, oui, je dis: ne manquez pas la rentrée solennelle. C’est mieux que l’inauguration de la tour Eiffel, mieux que le naufrage du Titanic, mieux que le festival de Cannes (il y a aussi des marches).

    Mais n’oubliez pas: vous êtes David Vincent. Sitôt que vous aurez remis vos yeux en face de leurs trous, la soucoupe volante aura disparu et il n’en restera que des traces aussi incertaines que vos souvenirs, à peine la saveur d’une réminiscence confuse, comme à la fin d’un rêve qu’on doute même avoir fait.

    Bon allez, à la cafète!

    Commentaire par tschok — 13/01/2011 @ 17:46

  13. Le difficile métier de reporter : http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#10081

    Commentaire par laplumedaliocha — 14/01/2011 @ 09:22

  14. Je suis rassuré. Le tschok 2011 est une excellente cuvée.

    Commentaire par Tocquevil — 14/01/2011 @ 14:00

  15. Aliocha : HS, mais comme je crois savoir que ça vous intéresse, et au cas où vous ne l’auriez pas déjà lu : http://television.telerama.fr/television/les-journalistes-sont-ils-faches-avec-l-economie,62290.php

    Commentaire par VilCoyote — 14/01/2011 @ 14:59

  16. excellent billet d’ambiance et excellent commentaire de tschok –
    Pour ma part si le discours du Procureur Général est agréable à lire comme le dit mon ami Gascogne, les audiences solennelles des tribunaux où j’ai traîné mes guêtres m’ont toujours rasé car d’un niveau souvent très médiocre et, qui plus est, suivi de petits fours souvent très moyens et d’alcool (souvent un champagne pisseux) ce qui est le pire : je ne me ferais jamais à l’idée que l’on puisse servir de l’alcool dans les palais de la république

    Commentaire par marsan — 14/01/2011 @ 22:22

  17. (Toujours en HS – pardon – et en complément de mon dernier comm’ : voir aussi http://rationalitelimitee.wordpress.com/2011/01/15/comment-les-journalistes-doivent-ils-rendre-compte-des-phenomenes-economiques/)

    Commentaire par VilCoyote — 15/01/2011 @ 14:16

  18. Ne pourrait-on pas dire de l’apparat dont s’entoure l’institution judiciaire ce que Pascal dit de la noblesse?

    « Le peuple honore les personnes de grande naissance. Les demi-habile les méprisent, disant que la naissance n’est pas un avantage de la personne, mais du hasard. Les habiles les honorent, non par la pensée du peuple mais par la pensée de derrière. Les dévots qui ont plus de zèle que de science les méprisent, malgré cette considération qui les fait honorer par les habiles, parce qu’ils en jugent par une nouvelle lumière que la piété leur donne. Mais les chrétiens parfaits les honorent par une autre lumière supérieure. Ainsi vont les opinions succédant du pour au contre, selon qu’on a de la lumière ». (Blaise PASCAL, Pensées, classification Brunschvicg n°337).

    Commentaire par Physdémon — 15/01/2011 @ 21:55

  19. Bonjour Tocquevil,

    Ravi de vous revoir en cette belle année 2011. Je vous y attends de pied ferme, l’actualité juridique promet d’être chargée. Et merci pour le compliment.

    Commentaire par tschok — 17/01/2011 @ 13:33


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