La Plume d'Aliocha

16/12/2010

Ô neige ennemie…

Filed under: Réflexions libres — laplumedaliocha @ 13:42

La consommation est devenue la dernière grande aventure du XXIème siècle.

Tenez par exemple, voilà dix mois que je suis installée dans mon nouvel appartement, lequel est équipé d’une cuisine américaine, et donc d’un bar. Il se trouve que ledit bar me fait de l’oeil depuis un bout de temps. « Dis patronne, tu ne trouves pas que j’ai l’air cloche tout seul, comme ça, au milieu de la pièce ? Tu ne vois pas qu’un bar, ça appelle des tabourets…de bar, justement ? ». Comme il finissait par me fatiguer avec ses revendications, j’ai décidé de les lui offrir pour Noël, ses tabourets. Seulement voilà, le commerce et moi ne sommes définitivement pas compatibles. On me dit que je suis trop exigeante. Du tout. J’ai seulement du mal à comprendre pourquoi une fois que le commerçant a ferré le client, il fait ensuite tout ce qu’il peut pour lui pourrir la vie. Surtout dans une société qui vit précisément dans la religion du commerce et de la consommation…

« Faudra patienter ma p’tite dame ! »

Toujours est-il qu’après avoir flané chez différents professionnels du meuble qui m’avançaient tous des objections, du genre « on ne l’a plus en stock » ou bien « on ne livre pas » ou encore « faudra patienter ma petite dame, nous n’avons plus ce modèle qu’en rouge à pois verts », j’ai fini par me rabattre sur les sociétés de vente par correspondance qui, allez savoir pourquoi, se sont mises en tête de me harceler par mail alors que jamais, ô grand jamais, je ne les ai fréquentées. Et j’ai songé en arrêtant mon choix sur l’une d’entre elles : « veinarde que tu es, au bout de 1400 mails, tu viens enfin de décrocher la timbale (ou plutôt le tabouret), ça y est, je commande ! ». Je ne m’attendais pas au tapis rouge, mais un brin d’enthousiasme reconnaissant et un léger empressement à me satisfaire m’auraient enchantée. Tu parles… Me voici donc commandant via Internet avec une pointe d’inquiétude un lot de 2 tabourets de bar blancs. Au début, tout a marché comme sur des roulettes (tiens j’aurais du chercher des tabourets à roulettes justement, pour pratiquer la course de char dans mon appartement comme Gaston Lagaffe). Bon, il y avait bien ce délai de livraison compris entre 2 et 4 semaines qui me chiffonnait un peu, surtout que mon compte, lui, avait été débité à la seconde,  mais au fond j’avais décidé de respirer un grand coup et de me plier aux caprices du marchand. Tout ça sentait quand même le « tu paies tout de suite, t’es livrée à la saint Glinglin ». Vigilance.

Et la neige survint…

De fait, au bout de 4 semaines exactement, un jeune femme m’appela pour convenir d’un rendez-vous de livraison. Entre 18h et 21 heures. Ce fut si efficace que je commençais de croire que, finalement, le commerce et moi étions en voie de réconciliation. Sauf que la date retenue était celle du fameux jour où Fillon faillit sauter pour n’avoir pas salé Paris. Je quittai donc le bureau à 17h30 et arrivai toute fière chez moi à 17h58 et 30 secondes en ayant quand même vaguement le sentiment d’avoir accompli une prouesse. Parce que courir sous la neige sans rien se casser et réussir à arriver à l’heure dans une ville paralysée…. Las ! J’avais à peine fermé la porte que je découvris un message déposé à 17h56 sur mon portable qui m’informait qu’en raison des circonstances climatiques la livraison était annulée.

Ne quittez pas, une voix amie va bientôt vous répondre

Il me fallut pas moins d’une heure et demi le lendemain pour joindre la société de livraison et convenir d’un nouveau rendez-vous pour le mardi suivant. Nous étions jeudi. Je filai à un dîner le soir et n’y pensais plus. Jusqu’à ce que je consulte mes messages aux alentours de minuit. « Allo, ici le livreur , il est 20h45, je suis en bas de chez vous pouvez-vous m’ouvrir ? ». Bon sang, me dis-je, les ennuis commencent. Et me voici repartie pour 2 heures d’attente téléphonique le lendemain histoire de vérifier que ce livreur indocile qui n’honorait pas ses rendez-vous, mais en choisissait unilatéralement d’autres en s’étonnant en plus de ne pas me trouver, était quand même décidé à venir comme prévu le mardi suivant. Oui, oui, m’assura une répondante visiblement épuisée. Le mardi suivant, donc, j’abrégeai un entretien pourtant passionant avec un haut fonctionnaire de Bercy pour traverser tout Paris à bride abattue et j’arrivai chez moi à 17h59 et 20 secondes (la classe !), me préparant avec angoisse à accueillir éventuellement mes tabourets à une heure indéterminée. Le temps était pour moi, il ne neigeait pas !

One more time

– 18h05 : « Allo, ici le livreur, j’ai  du retard, est-ce qu’on pourrait prendre rendez-vous pour demain ? ». C’est le genre de moment où je regrette de ne pas être Gabin ou Ventura poussant une gueulante admirablement ficelée par Audiard. J’avais envie de l’éparpiller aux 4 coins de Paris façon puzzle, le livreur. Par défaut, je tentai l’ironie.

– Mais pourquoi donc voulez-vous prendre rendez-vous, Monsieur, puisque précisément vous n’honorez jamais vos rendez-vous ? Lui dis-je, espérant l’écraser sous le poids de ses propres contradictions.

– Madame, vous avez pris rendez-vous avec des gens dans des bureaux, moi j’suis dans le camion, me répondit l’insolent.

– Et ce serait à quelle heure ce rendez-vous, m’enquis-je,  prête à céder si la plage horaire était comprise entre 7h et 9h du matin.

– Euh….. entre 10h et midi.

– Parce que vous pensez que je n’ai que ça à faire demain entre 10h et midi, attendre votre coup de fil me demandant si vous ne pouvez pas venir un autre jour ?

Après tout, mes tabourets circulaient quelque part dans Paris et j’étais bien décidé à ne pas les laisser filer au risque de ne jamais les revoir. Quelques menaces de rupture plus tard entre moi, sa société, le mandant de sa société et le commerce en général, l’homme finit par céder.

– Bon, je serai là, mais tard, me dit-il sur un ton nettement contrarié et un poil vengeur.

– Quelle heure, répondis-je glaciale, 22h, 23 h ? Minuit ?

– Ah ben non, j’ai une vie, moi.

Je ravalai le « moi aussi » qui n’aurait fait qu’envenimer les choses et coupai la communication.

– 21h05 : Allo, ici le livreur, je suis en bas, venez chercher votre colis.

(Comme quoi finalement il pouvait venir…)

– Comment ça, vous ne le montez pas ?

– Non Madame.

Diable, j’avais dû lui faire peur, il s’imaginait déjà pris en otage par une furie s’il prenait le risque de s’aventurer dans les étages. L’idiot. Moi qui suis aussi inoffensive qu’un lapin de garenne.

C’est ainsi que nous nous retrouvâmes face à face, seuls dans le hall d’immeuble, gênés comme un vieux couple qui ne sait pas comment se réconcilier après une dispute.

– C’est vous que j’ai eu au téléphone, me demanda-t-il d’un air inquisiteur.

– Oui pourquoi, il y a un problème ?

Je signai son papier après avoir vérifié qu’il ne me livrait pas le four à chaleur tournante du client d’avant ou d’après, lui souhaitai « bonne soirée » du bout des dents,  et me retrouvai seule face à mon carton dans le hall désert d’un immeuble silencieux, en me félicitant intérieurement de n’avoir pas commandé une armoire ou un canapé 8 places.

Premier prix de bricolage

Une fois le carton moitié trainé, moitié porté chez moi et la porte refermée, j’ouvris la chose. Les tabourets étaient en kit ! Une feuille blanche simplement illustrée de trois dessins m’expliquait avec force symboles que je devais emboiter les trois morceaux  les uns dans les autres et que l’opération me prendrait 15 minutes. Oui, mais pour un tabouret ou pour les deux ? Bref, j’emboitai, obtins un tabouret qui s’obstinait à mesurer 80 cm au lieu du 1m10 promis, désemboitai, réemboitai, et, en forçant un peu, je réussis à provoquer une soudaine et réjouissante augmentation de la taille de la chose. J’avais l’impression d’avoir réinventé la poudre, d’être en voie d’obtenir le grand prix du bricolage, et même pourquoi pas le prix de la blonde la plus intelligente de l’année !

A minuit, les tabourets trônaient dans le salon et moi j’étais épuisée.

Vous voyez, quand j’y réfléchis, je me dis que les commerçants se foutent du monde. Car le résultat de l’opération, c’est 6 semaines d’attente, 4 heures de téléphone, une dispute monumentale avec un parfait inconnu, deux soirées bousillées, une grande dose de stress et deux tabourets sur lesquels je refuse pour l’instant de m’asseoir tant ils m’ont coûté de désagréments.

Qu’on me permette à ce stade d’avoir une pensée émue pour tous ceux qui, ce soir, vont attendre désespérément leur livraison. Car Météo France est formel : il va neiger sur Paris d’ici la fin de la journée.

Bonne chance à tous mes camarades de galère !

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305 commentaires »

  1. Vous serez d’autant plus désappointée quand vous aurez invité deux ami(e)s à venir boire un coup et que vous vous apercevrez qu’il vous manque un tabouret.

    Aliocha : j’sais bien, mais c’est mon problème dans la vie, je réfléchis trop. Pour tout. Plus qu’un trader pariant 30 milliards. J’ai donc fait six mois d’analyse du marché du tabouret (rapport qualité/prix), consulté les analyses techniques (solidité), macro (faut-il vraiment investir en ce moment dans le tabouret), analysé la dimension esthétique (lequel me plait le mieux, est-ce de la qualité, lequel ira le mieux chez moi), pesé les nécessités pratiques (en effet, 4 c’était mieux, mais 2 pour commencer, c’est prudent), évalué ma trésorerie, croisé les critères et pris la décision en effet discutable que j’évoque. Le problème, c’est que je m’étais promis que si tout marchait bien, j’en commanderai deux autres. Maintenant, j’hésite…

    Commentaire par Gwynplaine — 16/12/2010 @ 13:55

  2. Joli récit ,vivant, criant de vérité.Heureusement que j’ai des gendres qui se font un plaisir de m’épargner tout ce binsse.C’est l’avantage de l’âge, j’aieu des filles qui se sont mariées sans penser à quoi peut servir un gendre. Merci à eux d’être disponible pour la belle-doche.
    Amitié à vous Aliocha.

    Commentaire par Salewa — 16/12/2010 @ 14:08

  3. Aliocha, HS :

    Spéciale cacedédi, ce cadeau bonux n°10. Je m’excuse d’avance, c’est bas, mais il y a tout ce que j’aurai voulu dire à l’époque 😉 (y compris au chapitre mauvaise foi).

    Commentaire par Gwynplaine — 16/12/2010 @ 15:06

  4. Saperlotte, mon lien n’a pas marché. Le voici donc.

    Commentaire par Gwynplaine — 16/12/2010 @ 15:18

  5. Un américain vous dirait que cela est exemplaire de la faible qualité du service aux clients en France.

    Commentaire par DM — 16/12/2010 @ 15:50

  6. C’est mesquin, je sais… Mais quand on a vécu six ans d’Allemagne, on est comme les gens qui vivent à la montagne ou dans l’est, on ne peut s’empêcher de se marrer devant cette panique généralisée : « Aaaaah… cinq centimètres de neige! On va tous mourir! »

    Histoire de me moquer encore plus (et d’être fidèle à ma réputation) :

    « (je) désemboitai, réemboitai, et, en forçant un peu, je réussis à provoquer une soudaine et réjouissante augmentation de la taille de la chose. J’avais l’impression d’avoir réinventé la poudre, d’être en voie d’obtenir le grand prix du bricolage, et même pourquoi pas le prix de la blonde la plus intelligente de l’année ! »

    Euh, rien d’exceptionnel à cela… il y a plein de blondes qui réussissent à provoquer une soudaine et réjouissante taille de la chose. On emboîte, on désemboite…

    PS : tout mon soutien et toute ma compassion au livreur.

    PPS : deux tabourets, ce ne sera jamais assez pour nous tous.

    PPPS : Il y a un groupe Facebook pour vous, Aliocha (N’oubliez pas de lire en détail les infos générales)

    PPPPS : 😉

    Aliocha : eh oui, ce passage était pour vous. Notez, je ne me suis pas forcée. J’avais un socle, un pied telescopique et une tulipe, alors sans voir du sexe partout, je dois dire que là, à l’évidence, il y en avait 😉 Surtout qu’avant que je ne comprenne comment ajuster la chose, ma tulipe a coulissé longtemps dans le vide. Quant au livre « les hommes préfèrent les chieuses » je l’ai lu cet été. A quelques détails près, il faut bien avouer que….oui enfin bref !

    Commentaire par Ferdydurke — 16/12/2010 @ 16:17

  7. Ben didon,

    C’est vendredi de plus en plus tôt, à ce que je vois.

    J’me plie, hein (sinon on va dire que je suis fâchée).

    Apprenez donc, messieurs mesdames, que ce n’est pas la taille qui compte.

    (C’est ce qui se trouve juste en dessous).

    Commentaire par Fantômette — 16/12/2010 @ 16:39

  8. est ce qu’au moins ils tiennent une fois assis dessus, vos tabourets???? 😉

    Commentaire par misty — 16/12/2010 @ 17:08

  9. « Seulement voilà, le commerce et moi ne sommes définitivement pas compatibles ».

    Ah! Ah! Ah!

    M’enfin, Aliocha, en tant que catholique ET de droite, d’influence gaucho anarchisante, vous ne pouvez ignorer que vos relations avec le commerce sont, de base, aussi complexes que celles qu’entretient le dépressif profond avec le robinet du gaz.

    Dès le début, on sait que ça va mal se finir et tout le suspens tient dans l’effectif de pompiers dont on aura besoin pour juguler l’incendie. Devra t-on sacrifier le quartier, ou non?

    Voilà l’essentiel de la problématique. Et encore, si ça se passe bien.

    Quant à cette réplique sublime (qui vaut à certains égards « t’as de beaux yeux, tu sais »):

    « Comment ça, vous ne le montez pas ?

    – Non Madame. »

    Elle me fait vous dire que vous ne pouvez pas vous prendre à la fois pour une blonde ET pour une suédoise. A la fin, même le livreur se méfie.

    Commentaire par tschok — 16/12/2010 @ 17:23

  10. Apof tegme, tschok, vers 2010 ap. JC, in « Dans Les Reliures Du Temps: Mon Aventure Sur Internet », Aliocha, éd. Improbable, Paris 2054:

    « On ne peut avoir la sécurité de l’homme ET sa puissance de travail »

    Ibid:

    « Entre le tabouret et la peau de couille, il faut choisir »

    Mises à part ces solides références littéraires, j’en profite pour vous signaler qu’il circule à propos des tabourets de bar une véritable légende urbaine: on les dits recouverts par la peau du sexe du cachalot, ce qui procurerait à la femme qui y pose son délicat postérieur et les premières lèvres de son sexe, sublimement plissées entre ses cuisses, des sensations qui poussent à l’excès.

    Seuls les cartons d’archives de la préfecture de police pourront vous dire si une telle chose est vraie. Quant aux Suédoises, on les a perdues quelque part entre le Sinaï et le Golan.

    Commentaire par tschok — 16/12/2010 @ 17:40

  11. en gros, vous avez voulu gueuler sur un livreur totalement innocent, mais faute d’avoir la verve nécessaire, vous vous êtes contentée de lui faire des reproches totalement injustifiés.

    bravo.

    Commentaire par craven — 16/12/2010 @ 18:45

  12. @ Aliocha

    Pour les prochains tabourets à recevoir (indispensables, effectivement, deux seulement ça le fait rat de chez rat), il serait plus rationnel de la jouer gagnant-gagnant. Moteur.

    Le livreur sonne à la porte de votre immeuble.

    Vous descendez l’accueillir avec votre sourire le plus ravageur. En nuisette.

    Mais non, affirmez-vous en papillonnant du regard avec une irrésistiblemoue désolée, c’est pas vous qui avez passé ses nerfs sur lui au téléphone: c’est -à l’inspiration- votre colloc’ (une conne qui bouffe vos chocolats du soir et dont vous empoisonnez d’ailleurs subrepticement la Danette au Destop), ou alors votre petite soeur (que vous détestez depuis avant même sa naissance) ou encore une commentatrice venue vous rendre une visite impromptue qui a pris l’appel pendant que vous étiez à la cave et que les hommes ont rendue aigrie (pas la cave, la commentatrice, je ne cite personne, pas fou le mec).

    Au demeurant comment vous, Aliocha, pur substrat d’humanité sur pattes, auriez-vous pu être insensible aux multiples tracas qu’a connu cet homme dans la journée (imaginez-vous la journée de merde d’un livreur ?)

    Vous l’invitez à monter boire un verre. Il monte. Et aussi vos tabourets par la même occasion.

    Et toc. Gagnant-gagnant, vous dis-je.

    @ Gwynplaine

    Vous êtes dur avec votre lien (j’ai comme Aliocha un faible pour Zaz’, mais plus pour la voix que pour les paroles). Mais le dégommage est plutôt réussi 😉

    @ tschok

    Si j’suis pas mort d’ici là (2054 c’est loin) et même mort d’ailleurs, j’achèterai.

    Aliocha : Et ça marche aussi avec le plombier, je suppose ? Je n’ai jamais utilisé mes fesses dans mon job, je ne vais pas commencer pour la livraison de deux tabourets 😉

    Commentaire par Goloubchik — 16/12/2010 @ 19:44

  13. Un lapin de garenne, inoffensif ? Vous rigolez ou quoi ? Vous n’avez pas vu Sacré Graal ?

    Aliocha : oups, ben non, pourquoi ?

    Commentaire par VilCoyote — 16/12/2010 @ 19:53

  14. @Gwynplaine : je vous remercie pour le lien vers ce texte dont la qualité d’écriture et de réflexion n’a d’égal que la tendance regrettable au contresens (que l’auteur me pardonne, c’est une critique amicale, tant je conçois que le choc des générations puisse être rude en l’espèce, mais c’est fort joyeusement que je tiens enfin une preuve de ma jeunesse d’esprit dont il m’arrive parfois de douter en me souvenant de mon état civil). Bref. Ce que l’auteur exprime ici est une tendance tout à fait occidentale à considérer que la souffrance morale ou plus exactement la maladie de la bile noire (mélancolie) est le gage d’un esprit éclairé (il y a eu à ce sujet une remarquable exposition à Paris il y a quelques années). L’intelligence est souffrance, nécessairement, le génie quant à lui ne peut se vivre que dans immense douleur. Et s’exprimer comme tel. Dis-moi à quel point tu souffres et je te donnerai ton QI. Notez, Balzac que j’adule avait cette remarquable phrase  » chaque douleur a son enseignement et j’ai souffert sur tant de points que mon savoir est vaste ». Disons qu’il devait avoir le cafard ce jour là. Putain que c’est beau quand même…A l’inverse, la joie est signe de sottise, la gentillesse de faiblesse d’âme, la bonne humeur d’absence d’esprit, l’optimisme d’inconscience. Oserais-je dire que je rencontre tous les jours des bipolaires stupides (de plus en plus d’ailleurs tant notre société est névrosée) et, moins souvent il est vrai, des gens fort intelligents et tout à fait bien dans leur peau ? C’est sans doute le romantisme qui a inscrit dans nos gènes cette croyance profonde que l’intelligence ne peut être que douleur. On est Van Gogh, ou rien. Et si l’on chante, Brel, défiguré de souffrance dans « ne me quitte pas » ou rien.
    Du coup Zaz et son envie de joie d’amour et de bonne humeur…pouark, c’est aussi répugnant que la noce au village de Bruegel. Presque obscène. Ben non. Certes les paroles ne rivalisent ni avec Brassens, ni avec Ferré, pas même avec Aznavour, mais elles n’ont pas le sens que l’auteur de la critique leur attribue. Elles dézinguent justement une société totalement névrosée, pourrie par le fric (j’entends par là non pas le fait d’avoir un compte en banque rempli, mais celui de n’avoir d’autre source de plaisir, d’autre objectif ni religion que la consommation), elles disent ce bonheur à 4 balles qui s’étale dans les journaux et que vante notre président lui-même avec sa femme son avion et ses montres, on n’en veut pas, on s’en fout. C’est quoi l’amour, la joie, la bonne humeur, si ce n’est ce qui manque le plus au citadin moyen shooté aux anti-dépresseurs ? Bien sûr qu’elle flirte avec les poncifs, mais l’intelligence souffrance en est un autre, simplement il est plus sophistiqué et réservé à une élite.
    Alors bon sang de bonsoir, moi je l’aime cette chanson de Zaz, et j’assume. Peut-être que fut un temps l’intelligence consistait à rompre avec l’optimisme béat, mais je crains qu’on n’en soit plus là. On peut critiquer, comme Muray, l’homme festif, la dictature de la pensée positive, mais si on regarde ce que cache cet optimisme de volonté, on s’aperçoit que c’est une profonde détresse. De fait, Zaz a bien raison de vouloir, pour de vrai, de l’amour, de la joie et de la bonne humeur. Et elle a bien raison de manger avec les mains, parce qu’on n’a jamais vu société aussi coincée du cul. Métaphoriquement, bien sûr.

    Commentaire par laplumedaliocha — 16/12/2010 @ 21:20

  15. J’ai vraiment cru lire Perséphone sur le coup.
    super la mutation

    Commentaire par mleb — 16/12/2010 @ 21:38

  16. Fifteen all. Service Gwynplaine.

    Aliocha : au fait, j’ai oublié de vous le dire mais votre parodie de révélation wikileaks sur l’affaire des lutins m’a fait mourir de rire, c’était vraiment excellent !

    Commentaire par Goloubchik — 16/12/2010 @ 22:19

  17. c’est pour ça que vous n’étiez pas au déjeuner qu’à donné Sarko aujourd’hui
    trop occupée à monter des tabourets?

    Aliocha : et comment vous le savez d’abord, que je n’y étais pas 😉

    Commentaire par fredo — 16/12/2010 @ 22:23

  18. Lu sur Twitter :

    pollicarpe : Un billet tordant sur les livraisons dans un style proche de « Comment voyager avec un saumon » de U. Ecco. http://bit.ly/fjIcbO

    Aliocha comparée au grand Ecco, la classe!

    Commentaire par Mussipont — 17/12/2010 @ 09:24

  19. @Aliocha en 13 :
    Voici donc de quoi combler cette lacune culturelle impardonnable ! http://www.youtube.com/watch?v=XcxKIJTb3Hg

    Commentaire par VilCoyote — 17/12/2010 @ 09:36

  20. @ Aliocha

    Merci de vos amabilités mais le mérite principal vous échet : vous êtes à la muse ce que l’infusion est à la science.

    @ Mussipont (#18)

    Marche pas sur mon ordi, votre lien. C’est frustrant.

    Commentaire par Goloubchik — 17/12/2010 @ 12:58

  21. @ Goloubchik

    Oué oué, moi aussi j’ai comme Aliocha un faible pour Zaz (mais plus pour son minois que sa voix et les paroles… je veux bien être galant mais fô pô trop m’en demander non plus…)

    @ Aliocha

    Ne pas avoir vu Sacré Graal… la hooooooonte! La vie de Brian? Non plus? Le sens de la vie? Non plus… la hoooooonte! M’ferez le boulevard Haussmann aller-retour à cloche-pied (et sans râler) lors de la prochaine averse de neige, pour la peine.

    Commentaire par Ferdydurke — 17/12/2010 @ 16:27

  22. @ Ferdydurke

    Avec son énergie jazzy et son petit air canaille, la Zaz’ elle a surtout la tête de la chanson. Interprétée par Barbara, ça l’aurait pas fait.

    Autrement, je plussoie vigoureusement : cette lacune d’Aliocha concernant les Monty Python, quelle désolation…

    Dites, parlant d’Aliocha, z’avez vu comment elle a réagi à ma proposition gagnant-gagnant ?

    Elle a sauté direct sur le scénar plombier !

    Elle n’a pas imaginé une seconde 1) Etre en survêtement sous sa nuisette (nan, je plaisante, impossible) 2) Qu’une fois monté, et après avoir gentiment dékité les tabourets, ce garçon se comporte en parfait gentleman, accepte un verre d’eau, discute du dernier bouquin de Thomas d’Aquin et reparte en la remerciant de l’accueil 3) Lui fasse le lendemain déposer 11 roses devant sa porte pour s’excuser du dérangement causé par des retards de livraison dont il n’était pourtant point responsable…Sidérant.

    Commentaire par Goloubchik — 17/12/2010 @ 17:23

  23. @ Goloubchik,

    Dites, Monsieur le jardinier, pourquoi 11 ?

    Commentaire par Fantômette — 17/12/2010 @ 17:52

  24. @ goloubchik (20) : le lien pointe sur ce billet! 😉

    @ aliocha : jamais vu Sacré Graal ???

    – I am Arthur, King of the Britains!
    – King of the whoooooo ?

    Commentaire par Mussipont — 17/12/2010 @ 17:59

  25. Je crois que ma scène préférée, dans le Sacré Graal, c’est plutôt celle-là:

    Commentaire par Fantômette — 17/12/2010 @ 18:08

  26. Fantômette,

    Je vous ai pas demandé si vous aviez vu le dernier robin des bois de Ridley Scott, parce qu’en fait c’est un pastiche d’une caricature: c’est les Monthy Python, mais qui se prend au sérieux.

    Bon, ok, ça mérite à peine d’être regardé et encore moins d’être acheté.

    Éventuellement d’être téléchargé.

    Vous voulez que je vous le refile? (attention c’est pas un cado c’est de la merde)

    Vous verrez, pris au …ième degré (un truc dont il n’est pas question avec Hadopi) ça devient presque une œuvre d’art.

    Commentaire par tschok — 17/12/2010 @ 18:37

  27. @ à Fantômette, sérieuse serrière

    Pour ne pas en commettre un, en nombre impair toujours. Comme vous le savez, les usages ont très souvent une raison initiale, qui peut avoir disparu. Au cas présent, j’ignore laquelle, j’applique bêtement (de même que je ne porte jamais de chaussettes blanches avec une tenue de ville et que j’enlève ces dernières, quelle que soit leur couleur, quand je procède à un câlin conventionnel avec une dame.

    Pour le nombre (donc 1, 3, 5, etc… ), il existe probablement des règles assez subtiles. Indépendamment de la question budgétaire, j’applique les miennes en considération de mon feeling et du but poursuivi, l’idée générale étant toutefois de remercier sans causer de gêne (notamment, allez trouver comme destinataire un vase pour 1001 roses !)

    Je précise à toutes fins que je peux aussi offrir une framboise cueillie dans la forêt 😉

    Voili voilou.

    @ Mussipont

    Ben sur mon ordi, votre lien y marche pas. Merci quand même.

    Aliocha : 11 est un bon choix. En numérologie (je consulte à la demande ainsi qu’en tarots et en astrologie 😉 ) le 11 est nombre particulier, qu’on ne réduit pas et auquel on associe un caractère exceptionnel. Celui qui a un ou plusieurs 11 dans son analyse est généralement appelé à un destin hors normes. Goloubchik étant particulièrement attentif à plaire à la maitresse des lieux (grâce lui soit rendue) il aura sans doute songé que c’était notamment la date de naissance de Jérôme Kerviel (11 janvier 77). Dans les tarots, l’arcane numéro XI est associé à la force, c’est une carte positive. En astrologie, la maison 11 est celle des affinités, des amis, des espérances et des projets.

    Commentaire par Goloubchik — 17/12/2010 @ 18:38

  28. @ Mussipont

    Chuis vraiment qu’un gros nase. Mais c’est bien sûr : c’est un lien tweet et je tweete pas.

    Commentaire par Goloubchik — 17/12/2010 @ 18:57

  29. @ tschok,

    Ouiiii, un kadô :)! J’ai de la sympathie pour Robin des Bois, que je trouve assez typiquement britannique – apparemment contestataire, et véritablement loyaliste. Un vrai projet scénaristique, un peu innovant, serait d’en faire un vieux con, assez attachant, très conservateur, et qui gagne à la fin. Et du Prince Jean un progressiste décomplexé, comme qui dirait.

    @ Goloubchik,

    Hm. Ça m’intrigue cette histoire de roses impaires. Je vais investiguer ça de plus près.

    (Je vais vous faire un aveu: à condition que les chaussettes soient noires (ou en tout cas sombres), perso, elles ne me dérangent pas plus que ça.)

    (Elles contribuent à rendre les câlins un peu moins conventionnels).

    Aliocha : j’ai toujours entendu dire qu’on offrait les fleurs en effet en nombre impair. Chaque nombre aurait ensuite un sens, de mémoire, mais je n’ai pas trouvé de source. Investiguez donc et tenez nous au courant 😉

    Commentaire par Fantômette — 17/12/2010 @ 19:05

  30. @ Fantômette

    Ben, c’est aussi que les chaussettes, ça réduit la surface tactile, donc les sensations.

    (j’la fait cool mais en fait je suis horriblement choqué, en imaginant une nana qui garderait les siennes au lit)

    Maintenant, pour câliner sous un porche ou dans une cage d’escalier, les enlever, c’est déconseillé car casse-gueule.

    En plus, en plein hiver, il y a de quoi se choper une fluxion. Pas bon pour le déficit de l’Assurance Maladie, ça.

    Commentaire par Goloubchik — 17/12/2010 @ 19:19

  31. @ Aliocha (27)

    Voilà une facette de votre personnalité que je ne connaissais pas (ou alors, j’ai raté un épisode).

    En ce domaine, et même si je ne méprise pas les convaincus, je vous avoue être furieusement pro-Henri Broch (labo de zététique, toussa).

    Le plus drôle (j’ose à peine l’écrire), c’est que le 11 est très intimement lié à ma vie.

    Affaire de probabilités, certainement 😉

    Aliocha : je m’intéresse à tout, cher Goloubchik et je crois aussi en tout, y compris dans l’existence de lutins en forêt de Brocéliande. Simplement par goût de réenchanter un monde que je trouve un peu trop gris. Cela étant, je m’emploie toujours à distinguer ce qui est démontré de ce qui n’est qu’une agréable supposition. Quand on tient fermement cette ligne de partage, on peut ensuite s’autoriser beaucoup de fantaisies 😉 Alors, ce 11, il représente quoi pour vous, interroge la journaliste naturellement et irrémédiablement curieuse ?

    Commentaire par Goloubchik — 17/12/2010 @ 19:30

  32. @ Goloubchik,

    Elles sont en kevlar, vos chaussettes 😉 ? Ça ne réduit pas les sensations, ça les modifie, c’est tout.

    (Et sous un porche, accessible aux regards du public, je ne vous déconseille pas seulement d’ôter vos chaussettes – je vous déconseille d’ôter quasiment quoi que ce soit).

    Commentaire par Fantômette — 17/12/2010 @ 19:33

  33. Sur le pourquoi du nombre impair, la première explication trouvée est la suivante – que je trouve un peu bêtement mercantiliste (ce qui ne signifie pas qu’elle soit fausse, bien entendu).

    « Cette tradition nous vient de France. C’était autrefois la manière de montrer que les fleurs n’avaient pas été achetées sur le marché. En effet, alors que les fleurs du marché étaient toujours proposées par nombre pair, les magasins de fleurs qui voulaient ainsi se démarquer des marchandes les vendaient par nombre impair. La coutume d’offrir un nombre impair de fleurs s’est maintenue jusqu’à nos jours. Mais seulement lorsque les fleurs peuvent être comptées au premier coup d’œil. Dès 9 à 11 fleurs (ou lors de bouquets composés) cela devient difficile et le choix est laissé aux consommateurs et aux fleuristes. »

    La source.

    (Je continue de chercher tout de même une explication alternative.)

    Commentaire par Fantômette — 17/12/2010 @ 19:40

  34. @ Goloubchik (22)

    Yep! Vénale, je vous dis. Et après, elle vient dire que c’est nous qui ne pensons qu’à ça… pfff.

    Au fait, puisque votre collaboration avec Fantômette prend corps et qu’elle aime bien les cadeaux, ceci devrait lui plaire.

    Notez que le chocolat fondu, encore chaud, fait très bien l’affaire. Une autre approche d’un péché mignon de Fantômette, en quelque sorte.

    PS : Ah bon? Les filles en chaussettes, cela vous gêne… Même en chaussettes montantes à mi-cuisse? Celles qu’on fait glisser touuuuuut doucement le long du mollet?

    @ Fantômette

    Le nombre impair (principe qui s’applique à toutes les fleurs) a une origine purement esthétique. Quand des fleurs sont en nombre pair, elles se disposent de manière symétrique. Or, la disposition asymétrique est plus harmonieuse dans un vase. Tout simplement.

    @ Mussipont

    Scène mémorable! Et celle-ci?

    Commentaire par Ferdydurke — 17/12/2010 @ 19:49

  35. Ah, j’en trouve une: l’usage galant aurait été d’en acheter 12, mais d’offrir la douzième à la fleuriste…

    Cette explication n’est pas sourcée, mais elle est plus agréable à l’œil, pour l’instant, je garde celle-là.

    (Men will be men)

    Aliocha : Fantômette, vous êtes une romantique…

    Commentaire par Fantômette — 17/12/2010 @ 19:51

  36. @ Fantômette

    Je viens de lire les résultats de votre investigation. J’ignorais totalement cette version! Je tenais celle que je proposai d’une amie japonaise qui avait suivi une formation en art floral en France. Du coup, je doute.

    Commentaire par Ferdydurke — 17/12/2010 @ 19:54

  37. Doutez, Ferdydurke, doutez… 😉

    J’ai fait un peu d’art floral (et de l’ikebana), et votre amie a tout à fait raison. La beauté d’un bouquet est asymétrique, comme l’harmonie d’un orchestre tient aux – légères – discordances qu’entretiennent les instruments entre eux.

    Je pense que c’est ce qui a donné une certaine constance à la tradition, mais pas forcément ce qui lui a donné naissance.

    Commentaire par Fantômette — 17/12/2010 @ 20:11

  38. @ Fantômette

    Non mes chaussettes (qui sont plutôt des mi-bas au demeurant) ne sont pas en Kevlar mais en soie sauvage et je les jette après unique usage (j’élève chez moi pour leur fabrication des vers spécialisés à cet effet, je sais c’est mal, surtout que je les paie mal).

    Et, concernant les sensations, je disconviens comme je ne l’ai jamais fait avec vous jusqu’à ce jour sur ce blog 😉

    (j’en viens même à me demander si vous ne confondez pas chaussette et préservatif)

    Les sensations au pied sont certes modifiées mais surtout amoindries, en un endroit qui est à la fois une fin et un commencement, par ailleurs spécialement doux et parcouru de multiples terminaisons nerveuses.

    Bon, après il y a chaussettes et bas, c’est complexe.

    (Ferdydurke, si vous passez par là, à l’aide, je suis si suffoqué d’indignation que je ne trouve plus les mots).

    Merci pour le renvoi aux articles du CP (vous n’oubliez donc pas que vous m’avez comme client). Le 222-33 je ne pratique jamais. Le 222-32, très exceptionnellement (et je ne fais jamais que répondre à une très pressante sollicitation de ma partenaire, ça doit pouvoir se plaider, non ? Du genre abus de faiblesse sur ma personne…)

    Et merci pour les recherches sur le nombre impair, bien sûr.

    Commentaire par Goloubchik — 17/12/2010 @ 20:11

  39. Aliocha,

    Ouh là, non, pas romantique. Du-tout-du-tout.

    Déjà j’ai pas d’coeur.

    Ensuite, je suis ra-tion-nelle.

    Enfin, Zaz me laisse de marbre.

    Vous voyez, je n’ai pas les symptômes.

    Commentaire par Fantômette — 17/12/2010 @ 20:17

  40. @ Fantômette

    Mon fleuriste est un homme et je suis hétéro.

    Faut que j’lui offre quand même la 12ème ?

    Commentaire par Goloubchik — 17/12/2010 @ 20:22

  41. Je quitte à regret votre aimable compagnie et ce passionnant sujet pour sortir dîner en ville.

    Comme le promet souvent Ferdydurke « je reviendrai vers vous plus tard en longueur ».

    Et, promis, j’éviterai les porches.

    Commentaire par Goloubchik — 17/12/2010 @ 20:32

  42. @ Fantômette

    Vous êtes rationnelle + Zaz vous laisse de marbre + Vous avez fait de l’art floral (ET de l’ikebana) + Vous aimez le chocolat chaud : je vais donc de ce pas faire un 222-33 et je vous recontacte ensuite. Je vous engage.

    @ Goloubchik

    Considérant les indéniables atouts de Fantômette (liste non exhaustive ci-dessus), je passe à l’ennemi. Business is business. Désolé, vieux. Sans rancune. Remarquez, on peut être clients en alternance voire nous associer : En commettant les mêmes délits, cela simplifiera la tâche à Fantômette. Deal?

    Commentaire par Ferdydurke — 17/12/2010 @ 20:40

  43. @ Aliocha :

    Je voulais vous répondre sur Zaz, mais j’ai moi aussi chez un être sylvestre de petite taille qui m’en a empêché (on ne dit pas lutin voyons, vous voulez vraiment vous retrouver avec des poursuites de la part d’une association de défense des créatures sylvestre ?).

    Commentaire par Gwynplaine — 17/12/2010 @ 21:54

  44. On parle beaucoup de Zaz. Elle est bidon, non ? Des tenues baba cool comme on n’en voyait même pas dans les années 70 (du « sur mesures » ?) Des textes nuls à chier, faussement naïfs (« je veux »). « C’est pas l’argent qui f’ra mon bonheur », qu’elle dit dans la chanson. On en recausera. Ils disent tous ça… avant. « Oubliez tous vos clichés » qu’elle ajoute, en les enfilant les uns après les autres.
    C’est pas Renaud qui chantait : « société, tu m’auras pas » ?
    Un produit fabriqué comme ça, ça durera moins longtemps que des tabourets en kit.

    Aliocha : c’est ça le problème avec vous, vous êtes totalement autiste à toute forme d’enchantement. Soyez cool un peu, aimer Zaz n’empêchera pas le grand soir d’arriver s’il doit arriver.

    Commentaire par Gilbert — 17/12/2010 @ 22:53

  45. @ goloubchick et Ferdyduke :

    sans oublier ce duel épique resté dans toutes les mémoires : NONE SHALL PASS !

    Commentaire par Mussipont — 18/12/2010 @ 00:04

  46. Bien d’accord avec Gilbert pour une fois. Bon, Renaud, il a écrit « Mistral gagnant ». Je peux donc tout lui pardonner.

    Commentaire par Tocquevil — 18/12/2010 @ 01:06

  47. Aliocha (en #31) : « Alors, ce 11, il représente quoi pour vous, interroge la journaliste naturellement et irrémédiablement curieuse ? »

    Heueu, c’est pas plutôt typiquement une question de psy analyste ça ?

    Sinon, il est toujours aussi agréable à lire ce blog 🙂

    Commentaire par Yves D — 18/12/2010 @ 01:30

  48. @ Aliocha

    I’m back en longueur (après risotto aux cèpes, Valpolicella et tiramisu maison du cuistot).

    Bon sang, j’ai pas capacité à agir pour critiquer (Aliocha, comme charbonnier, est maîtresse chez elle sur son tabouret de 1m10) mais je m’absente trois heures et c’est la raspoutitza sur votre blog !

    1) Ferdydurke (un ami de trente ans qu’a pas compris que les chaussettes hautes des chicks doivent à un moment fatal être totalement ôtées après avoir été langoureusement descendues) me trahit avec MON avocat, qui placé en total conflit d’intérêts, reste muet (Fantômette est sans doute à cette heure en train de guincher la salsa en boîte et de draguer irréfragablement des joggers musculeux inséparables de leurs chaussettes, bonjour le glamour). Je saisis impromptu son Bâtonnier, cette négligence coupable ne pouvant rester impunie).

    2) Je vous adule d’enfer, vous le savez, mais avec une marge d’appréciation critique limitant l’infini. C’est pourquoi, averti par la littérature de votre confrère Gisbert des trahisons du off, je ne livrerai rien ici de mes rapports intimes avec le chiffre 11, de peur de me voir citer en exemple dans votre prochain article sur numérologie et recrutement averti en entreprise.

    3) De Gisbert à Gilbert, une seule consonne et un actif mouvement de nageoire, que le dernier cité, tel un Grand Blanc attiré par l’odeur du sang, a activé. Moi, j’veux pas d’ennuis, je régularise illico auprès de l’URSSAF pour les cotisations sociales de mes vers à soie. Pour Zaz’, je vous laisse le plaisir de répondre.

    @ Mussipont

    L’extrait que vous signalez est mon morceau préféré 😉 .

    Et les Guignols en ont réalisé il y a dans les trois ans (approx) une parodie très réussie, Sarkozy vs de Villepin.

    Aliocha : argh, votre risotto aux cèpes, m’en rappelle un autre à la truffe blanche (c’est la saison) dans mon restaurant italien favori, servi par un sarde qui a l’étrange capacité de me transformer en loup de Tex Avery (moi habituellement si digne) tant le fumet de la truffe enveloppant son physique à la Delon dans Plein soleil et son accent italien à tomber, doublé d’un sourire à rendre Christine Boutin lubrique, représentent la chose la plus irrésistible à laquelle j’ai jamais été confrontée de toute ma vie. C’est mon neuf semaines et demi à moi….Un truc de dingue.

    Commentaire par Goloubchik — 18/12/2010 @ 01:36

  49. Puisqu’il y a des experts ici sur ce sujet … un de mes morceaux préférés (en plus de certains déjà cités ci-dessus) est celui-là :

    Commentaire par Yves D — 18/12/2010 @ 01:39

  50. Horreur, « cité » et non « citer », ligne…11.

    (Inadmissible. L’était certainement chaptalisé le Valpolicella, mon avocat serait pas en train de s’éclater sur un dancefloor au son de la zik’ de David Guetta, je lui ferai diligenter un référé d’heure à heure).

    Commentaire par Goloubchik — 18/12/2010 @ 01:49

  51. @ Aliocha

    Devant une si forte pression populaire, vous ne pouvez vous dérober.

    Vous DEVEZ vous acheter l’intégrale des Monty Python.

    En cas d’ouverture de souscription, je suis bien sûr prêt à participer.

    Aliocha : j’sais bien. Mais j’ai toujours eu un doute sur ma capacité à apprécier ce type d’humour, faudra que j’essaie.

    Commentaire par Goloubchik — 18/12/2010 @ 01:58

  52. @ Mussipont

    Je vote pour l’extrait choisi.

    @ Goloubchik

    1) Je disconviens : une dame dans le plus simple appareil uniquement vêtue d’une paire de chaussettes montantes, qu’elle déambulât ainsi au petit matin sous vos yeux ou qu’elle s’activât avec fougue entre vos bras, est du plus haut standing en matière d’érotisme.

    2) « Comme le promet souvent Ferdydurke « je reviendrai vers vous plus tard en longueur » » : je l’ai bien mérité…

    3) Avant de me condamner sommairement pour haute trahison, n’oubliez pas que je vous ai proposé un deal, tout ce qu’il y a de plus honnête, me semble-t-il.

    4) Puisque vous aimez les porches, il y a une très belle scène sous un porche (et sous la pluie) dans La double vie de Véronique, un de mes cinq films préférés, au point que je l’ai vu six fois en deux semaines à sa sortie en 1991, usé trois cassettes VHS en attendant que veuille bien sortir le DVD, plus de dix ans après, que j’ai du coup acheté en cinq exemplaires (oui, je suis un grand malade).

    Je ne m’en lasserai jamais.

    (sans compter que, pragmatiquement, il fait partie des films idéaux à voir sous la couette en galante compagnie)

    (sans compter que, toujours pragmatiquement, Irène Jacob… hé ben… Aaaaaah)

    Un premier extrait :

    Un second :

    Avec la sublime bande son réalisée par le compositeur fétiche de Kieslowski, Zbigniew Preisner. Pour la petite histoire, ils inventèrent le compositeur hollandais du 18e siècle Van den Budenmayer, d’ailleurs crédité au générique de La double vie de Véronique à la place de Preisner et auquel il est fait référence dans plusieurs films de Kieslowski dont La double vie de Véronique, Le décalogue N°9 et Rouge (où l’on retrouve Irène Jacob en compagnie de Jean-Louis Trintignant en vieux juge retraité).

    Commentaire par Ferdydurke — 18/12/2010 @ 10:16

  53. @ Gilbert :

    Oui on parle bcp de Zaz’, et c’est ma très grande faute, n’ayant pas résisté à l’envie de taquiner Aliocha (en 4) rapport à un ancien billet ou elle confessait aimer Zaz.

    @ Aliocha :

    Dans ma réponse (in&chevée mais fort bien troussée, tant pis), je vous concédais qu’indubitablement aimer Zaz montrait votre jeunesse d’esprit : comme tout, le goût a besoin d’être former, c’est pourquoi la jeunesse n’en a aucun 😉

    Surtout, je voulais terminer en vous disant que l’auteur de la diatribe anti-Zaz est aussi celui d’une des oeuvres les plus sensibles et juste qu’il m’ait été donné de lire ces dernières années. Son héros est un des vôtres, un photographe grand reporter qui, fatigué, se remet complètement en question…
    En cette période nadale, alors que cette oeuvre ressort en intégrale, je voulais vous l’offrir pour Noël en guise d’amical signe de contrition pour vous avoir indisposée 😉 (promettez-moi juste de ne pas mettre Zaz si d’aventure je viens tester un de vos tabouret devant une vodka glacée). Comme c’est un peu difficile, voilà ce qu’on va faire (si vous êtes d’accord) : vous l’allez quérir en quelque échoppe qu’il vous sied, et si par extraordinaire vous en êtes insatisfaite, je m’engage solennellement et devant témoins à vous la rembourser.

    Et puisqu’on en est à nos passages favoris de Sacré Graal, voici le mien (à force, vous aurez peut-être tout le film, dans le désordre, certes, mais comme ça vous verrez un film qu’aucun de nous n’a vu) :



    @ Goloubchik :

    En tant qu’hétéro déclaré, n’est-ce pas un peu ambigu que de saisir le bâtonnier ?

    Commentaire par Gwynplaine — 18/12/2010 @ 10:20

  54. Rhaaaa !!! Une fois l’intégration marche, et l’autre fois non ! Tant pis…

    Aliocha : Mais si, j’suis là, je vous ai sorti de la corbeille. Ce que je n’explique pas, mais Ferdy pourra peut-être nous éclairer, c’est pourquoi la vidéo apparait parfois et pourquoi d’autre fois, c’est juste le lien…

    Commentaire par Gwynplaine — 18/12/2010 @ 10:21

  55. Tenez, ma nouvelle tocade musicale. Je vais encore me faire chahuter mais tant pis. Ferdy, je sais, c’est votre genre, la brune piquante, mais pas touche, elle est toute jeune (16 ans, de mémoire)

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/12/2010 @ 11:01

  56. @ Aliocha :

    Oh pas de quoi se faire chahuter, ça révolutionne rien mais ça se laisse écouter. Vous savez, tant qu’on peut ne pas prêter attention aux paroles…

    Pour clore ce que je voulais vous dire, c’était qu’on peut faire dans le léger et la joie de vivre, avec du « lalalère » et tout, ainsi qu’une discrète et subtile critique de la société comme elle va, sans être Brel ni Ferré ni Brassens, et sans pour autant tomber dans la facilité : http://www.musicme.com/Jacques-Higelin/albums/Tombe-Du-Ciel-0077779151455.html?play=08
    Ca devrait vous plaire, c’est plein d’elfes, de fées, avec un poulet dans le noir…

    Commentaire par Gwynplaine — 18/12/2010 @ 11:35

  57. Ah pis tiens, cadeau bonux n°11, tout spécialement pour vous mettre du baume au coeur, sans aucune malice cette fois-ci 😉

    Commentaire par Gwynplaine — 18/12/2010 @ 11:48

  58. Vous sous estimez la gravité du problème, Gwynplaine. Quand il s’agit de me donner le moral, et la musique a une influence très grande sur mon humeur, je ne résiste devant aucun moyen, fut-il le plus extrême. Tenez, là, pour sortir chercher mon Marianne et le lire au café d’en bas en oubliant le ciel plombé et le froid, voilà ce que j’écoute. Je mise sur l’intérêt des images aux yeux de la gente masculine fréquentant ces lieux pour me faire pardonner la bande son 😉 Comme vous le voyez, je suis irrécupérable….

    Commentaire par laplumedaliocha — 18/12/2010 @ 12:20

  59. Ah oui, là effectivement, comment dire… c’est du lourd.

    Commentaire par Gwynplaine — 18/12/2010 @ 12:45

  60. @ Aliocha

    Bon… déjà que je vous laisse m’émasculer le pseudo pour satisfaire vos prétentions dominatrices, jusqu’à présent allègrement battues en brèche… j’vais pas en plus vous laisser raconter n’importe quoi!

    1) Pourquoi les brunes? J’suis un garçon ouvert d’esprit, moi!

    2) Goûter et rechercher la compagnie de femmes libres, indépendantes et volontaires exclut de fait la fréquentation de gamines plus ou moins immatures, dont les mineures par définition, et souvent les donzelles âgées de moins de 20 ans euh… 25 ans. Chieuses, oui (en raison des nombreuses qualités intrinsèques de la chieuse, énumérées dans une page précédemment citée), chiantes non. Surtout qu’il faut bien souvent compléter leur éducation sexuelle… j’ai vraiment pas que cela à f***** 😉

    PS : pourquoi voulez-vous que je puisse vous éclairer? Je n’y connais rien en corbeille, moi!

    @ Gwynplaine

    Au fait, merci pour votre lien vers le machinarium. Cela m’a (un peu) rappelé l’univers des jeux conçus par Sokal, comme l’Amerzone. Ma productivité, elle, ne vous remercie pas, par contre…

    Aliocha : alors d’abord je ne suis pas dominatrice, j’essaie simplement de ne pas me laisser dominer. Les rapports complices, ça doit être possible non ? Ensuite je ne vous émascule pas, quelle idée. J’aime trop la compagnie des hommes pour les priver de ce qui les rend indéniablement précieux 😉 Ferdy, c’est affecteux, Ferdydurke c’est un poil rugueux question sonorités, vous ne trouvez pas ? Quant aux corbeilles, allons donc, vous ne me ferez pas croire que vous ne faites pas la différence entre un balcon et une corbeille, au théâtre et surtout ailleurs. Mais là n’est pas la question. Je me demande pourquoi une vidéo s’affiche parfois en entier et parfois seulement en lien ? Il me semblait que vous aviez quelques compétences en informatique…

    Commentaire par Ferdydurke — 18/12/2010 @ 12:57

  61. @ Gwynplaine

    Très très lourd… Même les images ne tiennent pas la route face à ceci (la série complète de photos est ici).

    @ Aliocha

    Quand le moral est en berne, je vous suggère ce morceau (un classique) à écouter en boucle, qui est un élément central d’un autre film de mon top 5, Chungking Express, réalisé en 1993 ou en 1994 par Wong Kar-wai à une époque où ce dernier était très peu connu et où ses films restaient seulement quelques semaines en salle. Un film indispensable, comme tous ceux qu’il a réalisé à cette époque. Ils sont tous disponibles dans le coffret « La révolution Wong Kar-wai ».

    Extrait :

    Si vous regardez ce film, vous deviendrez accro à ce morceau des Mamas et Papas. Pour tout vous dire, ce film m’a fait foncer à Hong Kong. 😀

    Commentaire par Ferdydurke — 18/12/2010 @ 13:28

  62. Bonjour Ferdydurke,

    Vous que l’on sait amateur de photos, je me permets de vous signaler les sites de deux de mes amis qui se lancent :

    – le premier – http://www.chrismontagne.com/ – a une série sur des manifs à Saint-Nazaire que je trouve assez formidable. N’étant pas journaliste, il m’a dit s’être fait passablement chahuter (pour euphémiser) côté manifestant et encore plus côté CRS.

    – la seconde dans un tout autre style ; celles que je préfères sont dans la série « voyages, paysages… » – http://lorianalorenzonphotographe.jimdo.com

    Fin de la coupure pub.

    Commentaire par Gwynplaine — 18/12/2010 @ 15:02

  63. Et allez tiens,

    Tout spécialement pour vous cher amis, en cette période de fête, ma playlist de chansons légères pour la bonne humeur avec, en vrac, un chien qui pète, Charlot qui fait une danse du ventre, Brassens en jazz (mais sans la voix, exprès pour Aliocha), un mariage raté, de l’espagnol, une ode à la lenteur, des fesses dans un salon de coiffure et j’en passe… C’est là :
    http://www.musicme.com/playlist/1473692

    Commentaire par Gwynplaine — 18/12/2010 @ 16:36

  64. @ Aliocha (en 48)

    Bon, vous l’ouvrez quand dans votre blog cette fameuse rubrique « Erotisme et Cuisine » ?

    Z’avez en stock des bons sujets de billets, on dirait…

    En revanche, avec votre imputation (malicieuse?) de romantisme, vous nous avez refâché Fantômette…

    Elle avait pourtant déjà expliqué cet été que Zaz’ la laissait froide au point de souhaiter que ses chansons soient diffusées pendant sa cérémonie mortuaire.

    @ Gwynplaine (en 53)

    Moins ambigu en tout cas que votre appréciation en 59 😉

    (Dalida revisitée par une fausse blonde, j’avoue que j’ai du mal à accrocher).

    Ah oui, merci moi aussi pour Machinarium (sauf que je suis bloqué dans la chambre des machines et que j’arrive pas à décrocher la rampe pour accéder je pense à la poutre repositionnée).

    @ Ferdydurke (un peu partout)

    1) Sur les chaussettes (et après beaucoup de concessions mentales) ma ligne rouge imagère est en définitive la suivante : est définitivement anti-érotique la représentation d’un homme nu (à l’exception de ses chaussettes tirbouchonnées sur ses chevilles), forniquant mécaniquement avec une femme nue (uniquement porteuse de socquettes en laine des Pyrénées), ladite femme regardant le plafond d’un air aussi vide que son vagin est rempli.

    2) Sur le deal : je crains un piège car je ne vous vois absolument pas faire du 222-33. C’est pas classieux, le 222-33…

    3) Je vous concède en revanche sans difficulté qu’Irène Jacob est charmante. Je lui trouve même le faux air d’une Greta Garbo moderne.

    @ Et pour finir, comme c’est la fête à la vidéo, un peu de lèche de ma part, ça ne mange pas de pain :

    Commentaire par Goloubchik — 18/12/2010 @ 16:50

  65. @ Goloubchik :

    Pour Machinarium, s’il s’agit du troisième niveau de la verion démo, vous êtes sur la bonne voie. De tte façon, si vous êtes bloqué, le livre en haut à droite peut vous donner la solution qui vous fait défaut, à l’issu d’un mini-jeu.

    Commentaire par Gwynplaine — 18/12/2010 @ 17:51

  66. @ Gwynplaine

    C’est le cas. Merci, je vais perséverer.

    Commentaire par Goloubchik — 18/12/2010 @ 18:30

  67. @ Aliocha

    Je ne vous qualifiais pas de dominatrice mais ironisais. Pour être précis, vous rentreriez plutôt dans la catégorie des dominants (une femelle alpha quoi, comme il y les mâles alpha), lesquels n’ont rien à voir avec les dominateurs. Sans plomber le fil des commentaires avec trois pages de développement, je distingue les premiers des seconds ainsi :
    – les dominateurs sont autoritaires : ils cherchent à dominer leur interlocuteur en l’écrasant, en le rabaissant ou en muselant. Ce sont les p’tits chefs et consorts, ainsi que dans leur version aggravée les auteurs de violence (physique, verbale, psychologique). Le dominateur ne supporte pas qu’on lui dise « non » ou que son interlocuteur puisse exercer librement sa volonté. Souvent par peur de ne pas avoir le dessus lors d’une conversation voire d’une dispute ou par volonté d’imposer leurs vues.

    Les dominants, a contrario, ne sont pas autoritaires. Ils sont capables d’argumenter, ne craignent pas la discussion, même conflictuelle, acceptent les points de vue divergents et les refus qu’on leur oppose, et ne s’abaissent à des manoeuvres visant à contraindre, manipuler, et cetera.

    Le dominant c’est un comportement de qualité supérieure, sa capacité d’argumentation et de persuasion qui fait sa force et son autorité, tandis que le dominateur recourt à l’autoritarisme voire à la violence, ne serait-ce que verbale (exemple : ta gueule, salope). Le dominant s’oblige et s’élève, le dominateur rabaisse et contraint.

    Cela rejoint pleinement les notions de leadership et d’exemplarité qu’évoqua Tschok dans un précédent billet.

    Le balcon, je ne le nierai pas, relève de mes compétences et bénéficie de toute mon attention… La corbeille, cependant, me semble plutôt être dans vos cordes. Après tout, c’est vous la pro de la finance qui vous pâmez pour Jérôme au point de connaitre sa date de naissance (ce qui est trooooop mignon)!

    Ferdy, affectueux… c’est pas que je n’aime pas mais je m’inquiète… D’ici à ce que je me retrouve tartiné de crème hydratante des pieds à la tête, voire envoyé manu militari dans un institut de soins parce que vous trouvez Ferdydurke trop rugueux, il n’y a qu’un pas. Je me dois donc vous informer que ma mâlitude et moi-même, si nous ne sommes pas rétifs aux marques d’attention et d’affection, nous nous défendrons jusqu’au dernier souffle face à tout débordement. Non mais.

    Ceci dit, en certaines circonstances, être « dominé » ne me dérange pas : cela permet aux dames de faire preuve d’esprit initiative, c’est plutôt reposant pour moi, il suffit d’un mouvement associant vigueur et souplesse pour retourner la situation et en plus c’est très bon pour leurs abdos-fessiers (au lieu de se fatiguer dans d’ennuyeux clubs de gym…) 😉

    Ps : S’agissant de votre problème informatique, ma réponse est simple et claire : je n’en sais fichtre rien. C’est bête, hein?

    @ Goloubchik

    1) Il est certain qu’avec des mecs en chaussettes et incompétents, l’érotisme en prend un grand coup : la débandade est assurée.

    2) Dès l’instant ou le deal proposé inclut votre approche du 222-33 (« je ne fais jamais que répondre à une très pressante sollicitation de ma partenaire »), je n’y vois aucun manque de classe. Voyons cela avec Fantômette.

    3) Je plussoie et j’applaudis (de tous mes membres).

    —-

    Bon, maintenant Zaz cela suffit! Il est temps de lancer des contre-mesures.

    Le jour où elle arrivera à la cheville (fort jolie) de Polly Jean Harvey, souvent comparée à Patti Smith, vraie chanteuse, vraie musicienne et vraie compositrice, laquelle enchante mes oreilles (et mes yeux) depuis les années 90, particulièrement en concert, y compris quand elle joue dans un registre plus éthéré et au piano, Zaz vaudra quelque chose…

    Un morceau des débuts de PJ Harvey :

    Comme sa belle voix de rockeuse s’accompagne de jolis gambettes, on ne va se priver :

    Allez, les filles, on monte le son et on s’active! 😀

    Commentaire par Ferdydurke — 18/12/2010 @ 20:31

  68. @ Ferdydurke

    1) Mecs incompétents en chaussettes tirbouchonnées : nous sommes au moins d’accord sur ce point. Encore un effort conjoint et on règle à nous deux le conflit israélo-palestinien.

    2) Je persiste à disconvenir respectueusement : mon « je ne fais jamais que répondre à une très pressante sollicitation de ma partenaire » était relatif à une pratique occasionnelle relevant du 222-32 (imposée à la minute sous un porche à mon corps bien mal défendant par une bombe sexuelle en mâle d’affection) et non du 2222-33, afférent au harcèlement (comportement plus souvent caractérisé par un élément de répétitivité s’illustrant dans le temps à l’égard d’une partie non consentante par désir), celà « dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle ». Ce que je réprouve et qui m’apparaît totalement inadapté à la représentation mentale que j’ai de vous dans vos rapports avec les dames.

    3) Oui, elle est jolie Polly Jean Harvey (mais ses cuisses/mollets sont un peu maigres à mon goût). Et elle chante bien : on décèle immédiatement qu’elle a beaucoup appris des Plastiscines ;

    (Non, vous fâchez pas, j’étais pas sérieux)

    4) Je me garderai bien de me mêler de votre tournoi avec Aliocha. Juste un truc : elle me semble d’affect plus jazzy, et vous, plus rocky.

    Commentaire par Goloubchik — 18/12/2010 @ 22:23

  69. Salutaire initiative cher Ferdydurke, Irrésistible Déesse et moi-même plussoyons vigoureusement ! Celle-ci ayant vu de ses yeux vu ladite PJ en talon aiguille se démener sur scène en talons (comme le montre votre première vidéo) dansant un tango endiablé avec le fil de son micro sans jamais se vautrer, un grand moment.

    Avec moins de classe mais le charme de la timidité qui se cache derrière sa frange, je relance d’une Shannon Wright (souvent comparée à PJ Harvey). Rock ‘n’ roll never dies,

    Commentaire par Gwynplaine — 18/12/2010 @ 22:28

  70. Oups, fausse manip’…

    Commentaire par Gwynplaine — 18/12/2010 @ 22:29

  71. @ Ferdydurke

    J’oubliais un truc : elle est vraiment pleine de charme, la serveuse de Chungking Express. A tomber raide.

    Commentaire par Goloubchik — 18/12/2010 @ 22:35

  72. « Soyez cool un peu, aimer Zaz n’empêchera pas le grand soir d’arriver s’il doit arriver »

    Mais pourquoi faudrait-il aimer zaz ? Est-ce qu’on vous demande d’aimer le dernier chanteur à la mode ?

    Commentaire par Gilbert — 19/12/2010 @ 02:48

  73. @ Goloubchik

    Damned! J’ai interverti le 222-33 et le 222-32! Je comprends mieux votre remarque, maintenant!

    Faye Wong est divine. On la retrouve dans 2046 de Wong Kar-wai (où elle interprète deux rôles, un androïde à émotions différées et la fille du patron de l’hôtel). A la base, elle est une star de la pop à Hong Kong.

    Basiquement, je suis en effet plus rock. Après tout, j’ai passé mes vingt ans à l’époque de l’explosion de la Brit Pop, du Trip Hop, et cetera. Probablement comme Gwynplaine et son Irrésistible Déesse.

    J’écoute aussi du jazz classique (un peu), pas mal de jazz « expérimental » comme Niels Peter Molvaer (pionnier du « nu jazz » et absolument génial) :

    Hum… de la musique klezmer (après avoir bourlingué en Hongrie et en Europe centrale), pas mal de musique minimaliste (comme Arvo Pärt) ou du courant « Avant-Garde » qui explore différents styles musicaux (Eugene Chadbourne, John Zorn, Zeena Parkins, Ikue Mori, Tom Cora, Fred Frith, Otomo Yoshihide, Bill Laswell, Derek Bailey, entre autres). La techno et d’autres courants de musique électronique sont aussi dans mes références.

    On accordera aux Plasticines le mérite d’être pêchues!

    @ Gwynplaine

    J’ai moi-même un excellent souvenir des concerts de PJ Harvey. Y compris le dernier que j’ai vu au Grand Rex en 2007, dans un registre plus éthéré. Plus encore que Sonic Youth, Nick Cave, Jeff Buckley et les Pixies, PJ Harvey m’offrit les meilleurs concerts que j’ai vu. Avec les Tindersticks, qui sont d’ailleurs des types très agréables (et qui adorent le Gordon’s, j’en sais quelque chose pour avoir eu l’occasion de passer deux fins de concert à discuter avec eux autour de nos bouteilles respectives de ce gin!).

    Tindersticks qui devraient plaire à Aliocha (oui, le chanteur est en général plus ou moins ivre quand il chante) :

    Au fait, l’Irrésistible Déesse et vous-même devez sûrement connaitre Mazzy Star et la voix suave de la belle Hope Sandoval :

    Je ne connaissais pas Shannon Wright (faut qu’je sorte un peu plus…) donc merci!

    Commentaire par Ferdydurke — 19/12/2010 @ 10:12

  74. Par ces temps de fraîcheur et de fêtes de fin d’année, voici un petit hors sujet qui mérite bien une médiation, en particulier dans la tribune d’Aliocha :

    Bonnes fêtes de fin d’année à tous.

    Explication :
    « Il était 7 h 51 du matin. Une bouche de métro ordinaire, à Washington.
    Un homme de 39 ans arrive en jeans, avec une casquette de baseball et un tee-shirt. Il a un violon sous les bras, ouvre son étui, le pose par terre
    et met dedans quelques billets pour amorcer la quête. Et il commence à jouer.
    C’est un ravissement…

    …et pour cause, car cet homme est Josua Bell, un des plus grands violonistes du monde. Le violon qu’il a en main a été fabriqué en 1710. C’est un Stradivarius estimé à 3,5 millions de dollars.
    Je vous pose la question.
    45 minutes plus tard, combien de personnes se seront arrêtées pour l’écouter, sachant que 1.097 personnes vont passer ici pendant ces 45 minutes ?
    100, 50, plus, moins ?…

    Je vous donne un indice : 3 jours avant, il avait rempli la grande salle du Symphony Hall de Boston, avec des places à 100 dollars. Alors ?…
    Et combien d’argent lui a-t-on mis dans son étui de violon en 45 minutes ?
    Voici les réponses:
    A aucun moment il n’y a eu d’attroupement.
    27 personnes ont donné de l’argent, la plupart sans s’arrêter.
    Il a reçu 32 dollars.
    Il a joué quelques-unes des plus belles pièces de son répertoire……dans une indifférence totale. Cette expérience a été financée par le Washinton Post.
    C’est le même violoniste qui transporte les foules, qui est applaudi debout. Plus de 1.000 personnes sont passées, remplies de leurs soucis, sans prêter attention. Ne sommes-nous pas tous ainsi, incapables de reconnaître la beauté lorsque est devant nous ? Savons-nous voir l’extraordinaire lorsqu’il se présente à nous ?
    Acceptons-nous les miracles qui se produisent à chaque instant…ou fermons-nous nos yeux, bouchons-nous nos oreilles, refusons-nous de sortir de nos préoccupations ? »

    (réf. http://felix1.canalblog.com/archives/_divers/index.html)

    Commentaire par Oeil-du-sage — 19/12/2010 @ 10:47

  75. @ Ferdydurke :

    Irrésistible Déesse vous fait dire que Nick Cave est probablement l’un des meilleurs concerts auxquels auquel elle ait eu l’occasion d’assister.

    Par contre je suis jalousie, parce que trop jeune pour avoir pu voir les Pixies première période.

    A propos de Tinderstick, le chanteur fait partie d’une pléiade d’autre (dont Joey Burns de Calexico et Dominique A) ayant participé au très bon projet Fitzcarraldo Session (émanation de l’excellent groupe Jack the Ripper), ici avec la non moins excellente Phoebe Killdeer (dont je vous recommande chaudement l’album « Phoebe Killdeer and the Shortstraw) : http://www.lexpress.fr/culture/musique/fitzcarraldo-sessions-the-gambler-feat-phoebe-killdeer_849379.html

    Commentaire par Gwynplaine — 19/12/2010 @ 11:04

  76. C’est moi ou les commentaires sont complètement partis en sucette multidirectionnelle ? =)

    Aliocha, je suis allé voir Luchini vendredi soir (Panthéon -> Charles Dullin en Velib sous la neige, no fear !!) : c’était énorme, merci d’en avoir parlé. Dans la foulée je me suis commandé les Essais de Muray, je dois recevoir ça demain, je sens que je vais passer de bons moments.

    Aliocha : bonjour ! Contente de savoir que ça vous a plu 😉 Un vrai décrassage cérébral, je trouve. On se sent neuf après avoir entendu ça (et moins seul aussi à penser que quelque chose débloque quelque part !). Je vois que vous y avez ajouté une prouesse sportive. Mens sana in corpore sanum, y’a que ça de vrai.

    Commentaire par VilCoyote — 19/12/2010 @ 11:38

  77. @ Gwynplaine

    Pas vu les Pixies première heure? Gamin… nananère 😉

    Je suis (plus ou moins) régulièrement les Fitzcarraldo Sessions, excellente référence.

    Vu ses goûts musicaux, zavez intérêt à chérir chaque seconde votre Irrésistible Déesse, sinon je me fâche 😉
    Nick Cave est évidemment un must. Quand on a grandi en Allemagne et fondu devant Les Ailes du Désir à peine revenu en France, on ne lui échappe pas :

    Ailes du désir où l’on entend aussi un titre de Radiohead, groupe dont on retrouve un morceau dans le superbe film de Tran Anh Hung, Cyclo.

    Qui ne s’est pas tortillé en boîte de nuit ou ailleurs sur le célèbre Creep? (oui, vous pouvez inviter Irrésistible Déesse à danser…) :

    Cyclo dans lequel joue Tony Leung Chiu-Wai, acteur « fétiche » des films de Wong Kar-wai, dont 2046, Happy together, In the mood for love et Chungking Express (histoire de boucler la boucle).

    Commentaire par Ferdydurke — 19/12/2010 @ 12:32

  78. @ Ferdydurke :

    Figurez-vous que ma période rock est récente et que c’est précisément l’Irrésistible Déesse qui m’ouvrit aux merveilles du binaire que sont Cave (dont le roman La Mort de Bunny Munroe est aussi passablement déjanté et assez bon) et PJ Harvey. Shannon Wright, nous l’avons vue à la Maroquinerie à Paris il y a peu, elle a une énergie phénoménale (même si pour la taille de la salle, pour le coup, ça faisait un poil trop de décibels).
    Pour Fitzcarraldo, le concert (à La Cigale) était pas terrible, parce que le changement de chanteur à chaque morceau est un casse-tête sans nom question balance, du coup un morceau sur trois était foiré. Et puis tout les chanteurs saoûls ne sont pas Stuart Staples.

    Merci pour les références, notamment Nils Petter Molvaer et Mazzy Star, que nous ne connaissions pas.

    Si vous suivez les Fitzcarraldo, peut-être avez-vous déjà entendu parler de feu le goupe 21 Love Hôtel (avec Stagger Lee, qui fut également chanté par Nick Cave) qui avait un univers très cinématographique. Ici le clip de l’Ennui, sur un poème de Maeterlinck, un très joli petit film d’animation :

    Nick Cave période moustache qui a d’ailleurs un savoureux petit rôle de chanteur de saloon dans le très bon (suis en panne de superlatifs) L’Assinat de jesse James par le lâche Robert Ford : http://www.youtube.com/watch?v=Ikam-i4_J_k

    Enfin, si vous êtes friand de découvertes musicales (et vous semblez l’être), connaissez-vous l’excellent site de la blogothèque, avec notamment ses concerts à emporter ? Ici un de mes chouchous musicaux d’en ce moment, le complètement azimuté Pascal Comelade (dont PJ Harvey a dit qu’il est le meilleur compositeur contemporain, ils ont collaboré pour un morceau) : http://www.blogotheque.net/Pascal-Comelade,3233

    Vous y trouverez notamment Femi Kuti, The Ex, Sophie Hunger (récente découverte, à suivre), Erik Truffaz, Vic Chesnutt et bien d’autres.

    Commentaire par Gwynplaine — 19/12/2010 @ 13:27

  79. moi aussi je fais de la musique expérimentale:

    http://instantsfun.es/

    en combinant des clics sur plusieurs boutons à la fois je peux refaire une version (très) librement adaptée de l’ave Maria de Schubert.

    C’est bon je sors!

    Commentaire par fredo — 19/12/2010 @ 13:54

  80. chere ALIOCHA, juste un mot qui n’a rien à voir avec votre article et tous les commentaires qui y sont attachés.

    Ce mot pour dire que Claude B. Levenson, journaliste engagée dans la cause tibétaine, est décédée ces jours ci à l’age de 72 ans. Les journalistes français n’en ont pas parlé à l’exception de LIBERATION qui lui a consacré un petit article. C’est dommage mais peut etre n’était-elle pas connue de ses collègues. Son dernier livre TIBET TIBETAIN est remarquable

    Commentaire par marsan — 19/12/2010 @ 17:05

  81. @ Gwynplaine en 78 : vu Sophie Hunger en concert il y a une grosse quinzaine : énorme claque, probablement la plus grosse en terme de voix depuis….PJ Harvey.

    De Nick Cave, dans la série bouquin : « Et l’âne vit l’ange », si vous l’avez pas lu, je vous le conseille.

    @ tous : très précisément en ce moment, j’écoute un vieux live de Neil Young ; j’ai pris un plaisir fou à lire vos listes. Un seul regret : avoir arrêté la clope….

    Commentaire par Jalmad — 19/12/2010 @ 18:59

  82. Bonsoir Goloubchik,

    Un jour, vous rencontrerez quelqu’une pour qui, à la fois en dépit et à cause de l’élan qui vous entrainera vers elle, vous oublierez d’ôter vos chaussettes. Si cette quelqu’une est celle (ou l’une de celles) que vous attendez, elle fera comme moi dans de semblables circonstances: elle ne vous en tiendra pas rigueur, et vous expliquera que ça le la dérange pas plus que ça. Surtout, croyez-la.

    PS: je peux parfaitement avoir deux dossiers ouverts pour deux clients différents sans tomber ipso facto dans le conflit d’intérêts, heureusement pour mon chiffre d’affaire 😉 Commettez les mêmes infractions ou non, du moment que vous ne les commettrez pas l’un contre l’autre, et que vous ne vous mettrez pas en cause réciproquement, ça devrait pouvoir le faire.

    (De fait, ce qui m’arrangerait le plus, ce serait surtout que vous soyez convoqués à la même audience. Ça m’évitera un déplacement.)

    Commentaire par Fantômette — 19/12/2010 @ 19:02

  83. @ Jalmad, Ferdydurke et Gwynplaine,

    PJ Harvey, je l’ai découverte dans NPA, en 1995, avec ça:

    Je m’en souviens comme si c’était hier, j’étais restée scotchée.

    Commentaire par Fantômette — 19/12/2010 @ 19:36

  84. PPS @ Goloubchik,

    je ne danse pas la salsa, encore moins avec des joggeurs – que je divise grosso modo en deux camps: ceux qui me doublent (que je n’aime pas), et ceux que je double (que j’aime d’autant plus que je m’en éloigne). Nos relations sont donc réduites à un strict minimum.

    Commentaire par Fantômette — 19/12/2010 @ 19:39

  85. @ Fantômette, Jalmad et Ferdydurke :

    Irrésistible Déesse vous fait dire que vous avez des drôles de sacré bons goûts. Sophie Hunger en concert, Jalmad, je vous envie.

    Sinon, dans le concert des Fitzcarraldo auquel je faisais allusion, il y avait les nantaises de Mansfield TYA en première partie, et c’était de loin ce qui était le mieux, loin des concerts bien léchés ces deux filles n’étaient que spontanéité et énergie, et n’hésitaient pas à bousculer un peu le public. Réjouissant. C’est ce à quoi Fruit de la Passion a été bercée dans le liquide amniotique :), notamment celle-là : http://www.youtube.com/watch?v=JX0c5YBHhuc (et on se demande pourquoi elle est un peu grognon aujourd’hui ?)

    La chanteuse a un projet parallèle, le jouissif et foutraque SEXY SUSHI. En concert, il paraît qu’on n’avait pas vu ça depuis les Bérus.

    Commentaire par Gwynplaine — 19/12/2010 @ 20:17

  86. @ Jalmad : je suis un grand fan de Neil Young, quel est l’album que vous écoutiez?

    Commentaire par Mussipont — 19/12/2010 @ 21:20

  87. @ Bonsoir Fantômette

    Vous me faites un joli cadrage-débordement de derrière les fagots, là, en sortant impromptu d’un mode d’échanges semi-délirants 😉

    Evoquons donc plus sérieusement le sujet.

    Serais-je dictateur absolu (avec une police des mœurs dotée des moyens adéquats) que je n’interdirais à nuls partenaires de garder leurs chaussettes pendant l’acte.

    Ou même de le pratiquer zentaï, à la tschokienne.

    Je ne soutiens pas davantage qu’il convienne de s’obliger à ne pas commettre une « faute de goût » (concept «mondain» donc spécialement discutable) au point de rater le coche avec l’être aimé (ou en devenir de l’être).

    Il est en substance question de rapports corporels en termes liés de concordance de la chimie des peaux et des parfums, de cérébralité fantasmatique partageable, d’évaluation subtile de l’humeur du partenaire, d’esthétisme positionnel, de sens du timing, de contrôle de soi et de savoir-lâcher-prise au moment X.

    Une sensualité à la fois pointilliste et englobante du corps de l’autre, une démarche intuitive exploratoire sur fondement d’attention subtile aux réactions reçues et déclenchées, le tout en recherche d’un fit intégral.

    Et moi, dans cette démarche, je vois en les chaussettes un obstacle.

    @ Gwynplaine

    La réaction négative de Fruit de la Passion n’est rien à côté de ce que vous aurez hélas à subir dans quelques années.

    Depuis, disons, Elvis Presley, qui a commencé à combler un immense fossé culturo-musical entre les générations -plus de nombreux successeurs assez géniaux- il est en effet positivement ATROCE pour un ado d’avoir des parents détenant une culture musicale étendue.

    Commentaire par Goloubchik — 19/12/2010 @ 23:48

  88. @ Fantômette (83)

    Découvrir PJ Harvey avec son superbe album To bring you my love (peut-être son meilleur opus), ses textes plus profonds, sa voix plus posée, des compositions plus mélodieuses, nous prouve que vous avez bien un coeur. Comment résister à ça :

    @ Jalmad

    Un livre à lire, aucun doute là-dessus! (Si, en plus, vous aimez Nick Cave!)

    @ Gwynplaine

    Je fréquente la blogothèque : Erik Truffaz, Femi Kuti, j’applaudis.

    J’évoquais plus haut le violoncelliste Tom Cora, vous citez The Ex, vous devez sûrement connaître les albums qu’ils ont réalisé ensemble, dont Scrabbling at the lock?

    Apparemment, vous aimez ce qui sort des sentiers battus, dans un registre plus expérimental connaissez-vous les lyonnais Bästard, en plus post-punk Deity Guns (un seul album à leur actif produit par Lee Ranaldo de Sonic Youth), ou cet autre groupe français Sister Iodine (plus « bruyant »)?

    Je peux aussi vous suggérer, si vous ne connaissez pas déjà, des groupes comme Big Black, Shellac, Roof (avec Tom Cora).

    Vu vos explorations musicales, si vous en avez l’occasion, essayez de faire un tour au Festival Mimi. Vous pouvez y aller sans problème avec un enfant, ce n’est pas un festival aussi exubérant et surpeuplé que ceux de Benicassim, Reading (là où j’ai vu les Pixies en 90) ou Glastonbury (juste pour vous rendre jaloux… l’édition de 1995 : Oasis, Elastica, Pulp, PJ Harvey, Jeff Buckley, The Cure, Massive Attack).

    Le festival Mimi est « multi-arts » et a lieu depuis 2000 dans les îles du Frioul, près de Marseille. Au soleil… Cela fait quelques années que je n’y suis pas allé mais ce fut toujours un régal.

    Ce festival est aussi partenaire de la Fédération des labels indépendants, une mine d’or en matière de découverte.

    Parce qu’il faut bien s’arrêter un jour, il y a quand même ce grand monsieur à évoquer, dont les concerts vous retournent les tripes. Comme celui que je vais longtemps regretter de ne pas avoir vu, le jour de ses 76 ans.

    Extrait, avec une intro à faire bouillir d’émotion le sang gitan d’Aliocha :

    Commentaire par Ferdydurke — 20/12/2010 @ 09:19

  89. @ Jalmad & Ferdydurke :

    N’ai pas lu le premier roman de Cave, mais irrésistible Déesse me dit qu’il faut absolument le faire. En ce moment (en parlant de rock ‘n’ roll et journalisme), je suis sur les Gonzo papers de Hunter S. Thompson.

    Merci Ferdydurke pour ttes ces références, ce fut un plaisir de discuter musique avec qq’un (de vieux 😉 ) comme vous.

    Commentaire par Gwynplaine — 20/12/2010 @ 11:35

  90. @ Gwynplaine

    Plaisir partagé et de même, merci pour vos suggestions! Ecoutez bien ce qu’Irrésistible Déesse vous dit car elle a forcément raison, tout comme Fruit de la Passion (même grognon), toutes deux étant nécessairement parfaites (de toute façon, à deux contre un vous n’avez pas trop le choix), et mouchez-vous le nez, gamin… 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 20/12/2010 @ 13:11

  91. @ Mussipont : le Live Rust.

    @ tous : allez, puisque c’est bientôt Noël, moi aussi je balance du son.

    Dans la série rockeuse qu’arrache, du haut de ses 19 piges, la digne fille de son père dans un autre style, hein Gwynplaine ?

    http://video.mytaratata.com/video/iLyROoafvrKe.html

    (bon, d’ici, j’ai pas accès aux videos, je suis plus sûre du morceau que je vous mets, mais j’espère que c’est le bon).

    ensuite, quitte à vouloir du léger type Zaz, je dis (sans vouloir vexer personne, hein) : autant écouter du bon (le truc que j’mécoute dans ma voiture quand je vais bosser et qu’j’ai envie de manger mon chapeau tellement ce world est crazy ; ça m’apaise):

    J’ai vu au milieu de noms mythiques (Cave, the Smith, Sonic Youth, etc…) se ballader quelques noms de qui me paraissent un peu faire tâche, genre pop anglaise post ado (Oasis, Radiohead : naaaaan, pas Radiohead, j’exagère). En revanche RIEN, sur mon chéri que j’aime depuis que j’ai 15 ans (vu en concert avec orchestre philarmonique ; depuis, je suis amoureuse (avec Levi-Strauss)) : Neiiiiiiiiiiiiil !

    http://www.dailymotion.com/video/x188e3_life-on-mars-yann-tiersen-neil-hann_music

    (que celle qui ne tombe pas amoureuse après ça me jette la première e-pierre).

    Tiens, en parlant de Bowie, une spéciale dédicace pour Gwynplaine, sa Déesse, et leur Papaye, dont nous avons appris l’arrivée, si je ne m’abuse, par la voix du grand Jacques :

    Enfin, je termine avec THE must, LE tube de mes allez, au moins, 5 derniers nouvel an (il y a toujours un moment de la soirée, voire 2, voire 3, ou un de mes potes éméchés met ça à fond et se met à conduire une bagnole imaginaire sur la cote de San Francisco)

    Commentaire par Jalmad — 20/12/2010 @ 13:18

  92. @ Jalmad :

    Au fait, spécialement pour vous, en soutien dans votre combat contre la cigarette.

    Commentaire par Gwynplaine — 20/12/2010 @ 13:48

  93. Lire vos articles est un régal mais les commentaires, oups!!J’aime aussi vos réponses.Que de temps passé pour ne rien dire ou si peu.
    Amitiés , Aliocha

    Commentaire par Salewa — 20/12/2010 @ 14:01

  94. @ Jalmad :

    Avais pas vu votre com’ avant de mettre le mien. Effectivement, digne fille de son père, qui envoie grave du lourd sur scène. On sent qu’elle a bien appris ses classiques, les a bien digérés, et les recrache de fort belle manière.

    Merci pour la spéciale dédicace (mais moi c’était l’autre Jacques, hein, le père de sa fille 🙂 ).

    Aaah, Pam Grier dans Jackie Brown : la féminité, la grâce, la classe, bref, la quintessence de la femme.

    Commentaire par Gwynplaine — 20/12/2010 @ 15:08

  95. Pulvar s’explique de nouveau : http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#9930
    C’est quand même dément de devoir s’excuser de se comporter correctement….

    Commentaire par laplumedaliocha — 20/12/2010 @ 15:48

  96. @ Jalmad

    Vous découvrant rockeuse en diable et vous imaginant déjà swinguant dans le prétoire transformé en dance-floor (yeaaaah!!!!!), j’étais sur le point d’entamer une carrière de délinquant rien que pour être défendu par Fantômette, en compagnie de Goloubchik et s’il y consent, être condamné (oui, oui, condamné, j’avoue tout, cash : j’m’en voudrais de vous compliquer la tâche) par vous, en laissant le soin à Aliocha de rédiger la chronique judiciaire de mes infamies d’une plume aussi acérée qu’attendrie (peut-être bénéficierais-je de la même tolérance que Jérôme… ah, on me dit dans l’oreillette que non, rapport à deux vieilles histoires de caleçon qui traine et de tapis yomouth…) et voilà que vous chipotez :

    Oasis en 1995, c’était pas comme Oasis plus tard!

    Radiohead… Quoi, Radiohead? Vous allez me faire le plaisir de réécouter fissa fissa Pablo Honey et Ok Computer sinon… sinon… je dis du bien du Ministre de l’Intérieur!

    Bon… allez…

    Considérant (c’est comme ça qu’on dit?) que les liens que vous proposez, c’est trop la classe,

    Considérant que la bande son de Jackie Brown déchire à mort,

    Par ces motifs (j’ai bon?),

    J’veux bien être clément si vous nous faites une démonstration de vos talents de danseuse là-dessus :

    Ce, avec le proc’ de votre choix (vu qu’il y en a un qui vous plait, si mes souvenirs sont bons, cela devrait vous stimuler).

    (merci d’envoyer la vidéo à Aliocha qui publiera)

    @ Salewa

    Vous êtes libre de critiquer. Vous êtes aussi libre d’apporter votre contribution, laquelle – à n’en pas douter – relèvera certainement le niveau.

    J’attends donc avec impatience votre commentaire relatif au comportement proprement scandaleux des livreurs-de-tabourets-qui-ne-montent-pas-chez-les-blondes-au-charme-ravageur-et-laissent-ses-dernières-toutes-démunies-à-s’emboîter-et-se-désemboîter-la-tulipe 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 20/12/2010 @ 16:21

  97. Bonjour Goloubchik,

    Arf 🙂 Très joliment exprimé.

    Mais moi non plus, je n’impose (ni ne m’impose) rien.

    Bon allez, pour me faire pardonner ma sortie de piste:

    Il s’agit de l’extrait d’une série anglaise assez réussie, d’un humour aussi anglais qu’un crumpet dégusté brûlant au Georgian Restaurant. Le titre original est Coupling. La version française est naturellement à fuir, mais vous devriez pouvoir la dénicher en streaming dans sa version originale.

    La scène que je vous ai mis en lien (voire, en incrustation, si le dieu des video youtube est avec moi) aborde, entre autres, cette importante question du « sock gap ». Les personnages y adoptent votre point de vue – sans restriction.)

    Commentaire par Fantômette — 20/12/2010 @ 16:49

  98. @ Gwynplaine

    J’ai complètement omis de vous remercier pour les deux liens « photos » et vous demander d’adresser mes félicitations à leurs auteurs. Elles sont superbes.

    Juste une remarque, pas sur les photos – je ne me permettrai pas – mais sur la couleur de la police utilisée par « chrismontagne » : le rouge foncé se distingue mal du fond anthracite. L’emploi du gris clair ou du blanc serait plus agréable et adapté (surtout à des photos en NB).

    PS : J’ai connu la photo de manif « qui sent la poudre ». Je vois tout à fait de quoi vous parlez. Autant côté manifestants soupçonneux (c’est qui ce type avec son appareil?? On le connait???) que côté maréchaussée. A une dizaine de mètres du cordon d’hommes en bleu, l’oeil scotché au viseur et complètement inattentif à ce qui se passe autour, forcément plus ou moins dissimulé par une écharpe et des lunettes à cause des lacrymos… pour finir par se hurler mentalement « Aaaaah! Ils chargent! »

    En général, je mets de la musique bien speed genre The Prodigy, Beastie Boys ou les Bérus (pour être dans l’ambiance): cela me fait courir plus vite, le « moi juste photo, pas taper, pas taper » étant totalement vain…

    Commentaire par Ferdydurke — 20/12/2010 @ 16:52

  99. @ Ferdydurke :

    Merci pour eux, je transmettrai. Je me suis fait la réflexion pour chrismontagne, d’autant qu’il avait commencé par un fond blanc, et que ça allait bcp mieux.

    Commentaire par Gwynplaine — 20/12/2010 @ 16:59

  100. Aliocha sur Audrey Pulvar : « C’est quand même dément de devoir s’excuser de se comporter correctement…. »

    Vous avez suivi l’émission ? La seule chose qui lui été reprochée sur le plateau, c’est le côté « excessif » de sa tribune dans Libération, dénonçant un supposé sexisme dans le gestion des conflits d’intérêts. Plutôt que de répondre clairement sur ce point, elle a préféré nier le conflit d’intérêt : « je ne partage pas toutes les opinions de Montebourg ».

    Zemmour a fait remarquer que cela ne changeait rien à la perception par les Français d’une « collusion » entre journalistes et hommes politiques. C’est alors qu’elle s’est présentée comme celle qui avait joué la transparence (de bon gré ?), contrairement à beaucoup de journalistes qui couchent avec des politiques sans le dire… ça lui va pas mal, le rôle de la Vertu Outragée.

    Commentaire par Tocquevil — 20/12/2010 @ 17:21

  101. @ Fantômette

    Merci. Votre « sortie de piste » (l’expression est certainement excessive pour caractériser la situation) m’a donc fait bénéficier d’une délicieuse descente en poudreuse (d’autant qu’il y a un peu de Jeff en moi).

    « after the shoes and before yours trousers », yep 😉

    (Et maintenant, un peu de Gestalt :

    A quoi vous fait penser ceci ? (perso, j’hésite) :

    – réponse 1 : une chaise de bar

    – réponse 2 : un sinogramme

    – réponse 3 : un double carré de chocolat grignoté par une fille très patiente

    Commentaire par Goloubchik — 20/12/2010 @ 19:36

  102. @ Tocquevil

    Audrey Pulvar jouant le rôle de la Vertu Outragée? Niant le conflit d’intérêt? Faut pas pousser…

    1/ Elle n’a pas demandé à être suspendue et reclassée. Elle a, par contre, accepté une décision fondée sur des spéculations : Fair-play et tout à son honneur.

    2/ Ce n’est pas elle qui a rendu cette décision publique.

    3/ Ce n’est pas parce que des observateurs extérieurs estiment qu’il y a conflit d’intérêt qu’il y a réellement conflit d’intérêt. Audrey Pulvar, comme toute femme et tout homme, est non seulement libre de coucher avec qui bon lui semble et comme bon lui semble; de plus ses opinions en matière de politique, de sexe des anges ou de levrette ne suffisent pas à juger qu’elle ne pourra pas accomplir son travail journalistique avec l’impartialité et l’indépendance nécessaires (ou qu’elle est coincée – ou pas – du cul s’agissant de la levrette).
    Donc, l’avis de Zemmour et la perception par les Français (vous savez, l’opinion publique, cette putain et cetera…) n’engagent qu’eux et ne sont pas parole d’évangile. Tant qu’aucun fait matériel et objectif n’apporte la preuve de ce conflit d’intérêt, ces avis n’ont pas plus de valeur que ce que je pense des lunettes d’Audrey Pulvar.
    J’ajoute que j’aurais même préféré qu’il lui soit donnée l’occasion d’être « mise à l’épreuve » : C’eut été un intéressant challenge.

    4/ Elle a joué la transparence. Bon gré, mal gré, peu importe. Elle a choisi de jouer la transparence et ce n’est pas le cas de tout le monde. Grâce lui en soit rendu.

    5/ Elle est toute aussi libre de reprocher le manque de transparence de ces collègues que chacun est libre de lui reprocher ses relations et ses supposées opinions.

    6/ Pour nier un conflit d’intérêt, il faudrait déjà qu’il soit avéré qu’il y ait conflit d’intérêt.

    Pour conclure, je ne vois aucun sexisme dans la suspension d’Audrey Pulvar, que personnellement je désapprouve, mais de la discrimination, non liée au sexe (Professionnels du Droit qui hantez les lieux, je m’en remets à vous pour confirmer ou infirmer mon propos) :

    L’article 225-1 du Code pénal définit une liste de critères qui entrent dans la constitution d’une discrimination :

    « Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. »

    L’article 225-2 du Code pénal précise dans quelles situations la discrimination effectuée est répréhensible :

    « La discrimination définie à l’article 225-1, commise à l’égard d’une personne physique ou morale, est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 Euros d’amende lorsqu’elle consiste :
    1° à refuser la fourniture d’un bien ou d’un service ;
    à entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque ;
    3° à refuser d’embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne ;
    4° à subordonner la fourniture d’un bien ou d’un service à une condition fondée sur l’un des éléments visés à l’article 225-1 ;
    5° à subordonner une offre d’emploi, une demande de stage ou une période de formation en entreprise à une condition fondée sur l’un des éléments visés à l’article 225-1 ;
    6° à refuser d’accepter une personne à l’un des stages visés par le 2° de l’article L. 412-8 du code de la sécurité sociale.
    Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1° est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d’en interdire l’accès, les peines sont portées à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 Euros d’amende.
    »

    L’article L1134-1 du Code du travail reprend l’article 2255-1 et souligne :

    « En cas de litige relatif à l’application des alinéas précédents, le salarié concerné ou le candidat à un recrutement, à un stage ou à une période de formation en entreprise présente des éléments de fait laissant supposer l’existence d’une discrimination directe ou indirecte. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d’instruction qu’il estime utiles. »

    Libre à Audrey Pulvar, à supposer que je ne me trompe pas, de donner suite ou pas. C’est sa liberté, sa responsabilité.

    Là ou je vois du sexisme, c’est dans la façon dont être traitée sa prise de position consécutive à sa suspension/recasement car il est certain qu’il aurait été plus confortable pour les observateurs extérieurs et les responsables de cette suspension qu’elle choisisse de se taire une fois la suspension décidée. Pour moi, les commentaires à la Zemmour se ramènent à « écoute, poulette, on te dit qu’il y a collusion, c’est déjà pas mal que tu aies encore un poste alors ne la ramène pas, va plutôt faire la vaisselle à la maison et préparer des petits plats à ton mec qui a des ambitions politiques. Sacrifie-toi, femme. En silence. »

    J’espère donc qu’elle continuera à l’ouvrir, contre vents et marée, à charge pour elle de le faire avec discernement, en adulte libre et capable, et qu’elle saura être une vraie chieuse, comme je les aime (même si elle désapprouve la levrette).

    Je vais donc continuer à voter Olympe de Gouges et Louise Michel, entre autres, tout en continuant à conseiller la lecture de deux oeuvres de Jules Michelet : La sorcière et La femme

    (Désolé, Aliocha, d’égratigner une fois de plus ma réputation de macho (chevaleresque) : Je dois être l’équivalent masculin de la chieuse… A mon grand plaisir, surtout si les vraies femmes préfèrent les chieurs 😉 )

    @ Salewa

    J’espère que ce commentaire vous convient. 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 20/12/2010 @ 19:44

  103. Correction : « L’article L1134-1 du Code du travail reprend l’article 2255-1 225-1 et souligne »

    (Avant qu’un juriste post-punk vienne me basher 😉 )

    Commentaire par Ferdydurke — 20/12/2010 @ 19:49

  104. @ Salewa,

    non, ne désespérez pas des commentateurs de ce blog. Si vous percevez une dérive vers l’entre-soi d’une petite élite bobo de gauche, ce n’est que pure illusion d’optique.
    D’ailleurs, moi je suis un bobo de droite.

    Commentaire par Tocquevil — 20/12/2010 @ 20:01

  105. @ Tocquevil

    Moi aussi je porte à droite ( —>[] ).

    @ Salewa

    Sans rancune, hein? Moi aussi, j’sais faire le gendre pour les beaux yeux d’une fille (références disponibles sur demande) : Il m’est même arrivé de me dévouer à jouer à la console de jeu avec le petit frère d’une belle demoiselle. Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi elle est venue me rappeler au bout de trois heures que je sortais avec elle. Dingue, non?

    Commentaire par Ferdydurke — 20/12/2010 @ 20:19

  106. @ Ferdydurke,

    ça y est, l’image de Jalmad se déhanchant dans sa toge noire sur cette version torride de The Letter va me hanter toute la soirée.

    Commentaire par Tocquevil — 20/12/2010 @ 20:26

  107. @ Jalmad : Ah le Live Rust, j’avais « Rust never sleeps », j’avais le DVD du concert mais pas le CD de l’intégral du concert, merci amazon.com pour dégoter les imports!

    Allez tiens, Cortez the killer :

    Commentaire par Mussipont — 20/12/2010 @ 22:56

  108. @ Tocquevil (en 104) : je suis heureuse de constater que vous admettez que le bon goût musical est de gauche (exception faite pour Neil Young qui lui, est universel) (à moins que Mussipont ne soit un crypto-bobo-de-gauche).

    @ Ferdydurke : je vous fais la video si vous m’en faites une là-dessus (avec la même casquette en fourrure, ça va sans dire)

    Commentaire par Jalmad — 21/12/2010 @ 08:51

  109. @ Ferdydurke en 102 : si je puis me permettre, je crois :

    – que s’agissant de la discrimination, elle serait plutôt faite à raison de « la situation de famille » (ce qu’on lui « reproche », c’est d’être la concu d’un politique officiellement déclaré candidat à la candidature, bien plus que ses opinions politiques, mêmes supposées, qui du reste, n’ont probablement pas changé entre avant et après la déclaration de Montebourg)

    – que l’on serait plus dans le champs de 225-1 3° (on pourrait analyser cela comme une sanction) que dans celui de 225-1 2° (être journaliste salariée n’est pas, à proprement parler, exercer une activité économique ; tenez, pour l’application de cet article, j’ai eu le cas d’un canard local qui se disait entravé par le fait qu’un élu local faisait pression sur des annonceurs locaux pour qu’ils ne lui prennent plus de pub, empêchant ainsi son financement en grande partie).

    Commentaire par Jalmad — 21/12/2010 @ 09:06

  110. @ Ferdydurke,

    concernant Audrey Pulvar, je vois que vous n’avez pas non plus suivi l’émission. Vous prêtez à Zemmour une intention qui n’est pas la sienne : il a d’emblée exprimé son soutien à Pulvar et indiqué qu’il s’était prononcé contre sa suspension d’antenne. Ce qu’il lui reproche, et que je lui ai reproché aussi dans le billet d’Aliocha consacré à l’affaire, c’est sa tribune dans Libération, et sa dénonciation d’un supposé sexisme.

    Sur l’existence du conflit d’intérêt, Zemmour – bien qu’étant opposé, je le répète, à sa suspension d’antenne, s’est fait l’avocat de ceux qui militent pour la théorie de l’apparence : le conflit d’intérêt est constitué dès lors que la situation prête à suspicion, quelles que soient les qualités morales des personnes en cause. Ce point a été discuté dans le billet d’Aliocha déjà évoqué ; vous préférez l’évacuer dans votre commentaire, comme Audrey Pulvar l’a évacué sur le plateau de ONPC, préférant mettre en valeur ses qualités morales. C’est ce que j’appelle jouer la Vertu Outragée.

    Je précise que j’avais apprécié la réaction initiale de Pulvar commentant la décision de sa chaîne, que j’avais trouvée moi aussi très fair-play. Son attitude ultérieure (son billet sur France Inter, sa tribune dans Libération, son interview sur ONPC) l’est, de mon point de vue. un peu moins.

    Commentaire par Tocquevil — 21/12/2010 @ 10:20

  111. @ Jalmad

    A supposer que vous ayez besoin de ma permission, vous pouvez vous permettre. N’êtes-vous pas une juriste post-punk? Merci donc pour vos corrections. A dire vrai, je n’osais pas envisager cette suspension comme une sanction.

    Ensuite…

    Vous prenez un gros risque (que je suppose et espère calculé). Vous me défiez. Cela sent le « cap ou pas cap? » à plein nez.
    Or, ce que vous ignorez, c’est que j’ai toujours aimé les « cap ou pas cap? » au point d’en faire longtemps une spécialité.
    Vous ignorez aussi que j’ai fait il y a plusieurs années l’acquisition d’une boîte à bonbons.
    Vous ignorez aussi que, du fait de cette boîte à bonbons, je me suis livré – à titre d’exemple – à l’imitation de la célèbre scène de twist de Pulp Fiction :

    Jusque là, rien d’exceptionnel…

    Sauf quand on s’y livre debout sur un bureau, devant sa partenaire de jeu et auteur du défi (qui n’a malheureusement pas daigné me rejoindre et m’a laissé twister tout seul), pendant les heures de travail, dans un lieu accueillant du public, et qu’un N+quelque chose, certes amusé mais N+quelque chose quand même, finit par vous interpeller pour vous demander ce que vous foutez à danser sur un bureau.

    Me v’la alors à fournir comme explication :
    « Euh… ben… Ô chef que j’adule et admire, depuis que j’suis tout p’tit, quand on m’dit cap ou pas cap? j’ai une nette tendance à dire Cap!. Voilà (gloups). »

    La mine d’abord interloquée du N+quelque chose fut vite remplacée par un sourire gouailleur et il me balança un « Alors, comme ça, tu dis toujours cap… ok… » avant de me confier une mission en me défiant d’atteindre un objectif précis et élevé. J’ai travaillé comme un chien pendant quatre mois pour relever le défi… et je l’ai bien mérité.

    Il n’en reste pas moins que j’ai gagné la boîte à bonbons laquelle, si elle n’est pas aussi jolie que l’original, si elle a une base ovale au lieu de circulaire (elle roule donc un peu moins bien), si elle est nettement cabossée, fait très bien l’affaire et est à ce jour encore en ma possession.

    Vous avez bien sûr compris que cette boîte à bonbons fait référence à un film :

    Bien. A l’heure actuelle, cela n’est vraiment pas le moment mais j’le ferai d’ici quelques mois. Promis. Comme je l’ai déjà dit, je tiens toujours mes engagements même (très) tardivement : Trouver les filles qui dansent est à ma portée. Il ne restera qu’à trouver la casquette requise, une caméra, un(e) réalisateur(trice) et j’vous fais cela.

    Donc : Cap!

    Je crois que d’un point de vue juridique, nous venons de contracter, non? Vous pouvez commencer à répéter votre chorégraphie et à sélectionner votre futur cavalier. 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 21/12/2010 @ 10:26

  112. @ Jalmad,

    le bon goût musical, je ne sais pas s’il est de gauche. En revanche, n’y a-t-il pas un certain élitisme à froncer le nez devant Radiohead ? Ce que vous leur reprochez, ne serait-ce pas le succès populaire ? Moi, je n’ai aucun scrupule à apprécier à la fois Mansfield TYA et Stefani Germanotta.

    Commentaire par Tocquevil — 21/12/2010 @ 11:09

  113. @ Tocquevil :

    Il y a un certain manque de clairvoyance à froncer le nez devant Radiohead, mais bon sang, peut-on avoir des goûts et des dégoûts, ne pas aimer certains groupes à succès sans tout de suite être taxé d’élitisme ? Et si Jalmad n’aimait Radiohead parce que… elle n’aime pas ? Il me semble qu’Izia, par exemple, question succès populaire ça se pose là, pis elle n’est pas tout ce qu’il y a de plus original, et j’ai pas l’impression que Jalmad la dédaigne. (Enfin bon, c’est vrai qu’avec cette élite de magistrats gauchisants coupés du peuple…)

    Commentaire par Gwynplaine — 21/12/2010 @ 11:26

  114. @ Gwynplaine,

    J’aurais dû mettre des smileys, car mon but est juste de titiller Jalmad… Je suis plus que jamais président de son fan club.

    Commentaire par Tocquevil — 21/12/2010 @ 11:36

  115. @ Tocquevil :

    Ah, ok… Ca va alors. Mais méfiez vous, le CSEMG (Comité de solidarité envers les magistrats gauchisants) veille.

    Commentaire par Gwynplaine — 21/12/2010 @ 11:45

  116. @ Goloubchik,

    Alors là, c’est facile: c’est une chaise de bar montée par Aliocha, et donc – quelque part – également un sinogramme grignoté par une fille très patiente.

    (Je ne sais pas si ça vous a fait ça, mais pendant trois secondes et demi, j’ai subodoré la chaise impossible, l’objet improbable à la Escher, la tripoutre. Et en fait, non.)

    @ Jalmad et Ferdydurke,

    Honnêtement, pour ma part, j’ai du mal à voir la discrimination à raison de la situation familiale, et même la sanction, à dire vrai. Est-il acquis qu’A. Pulvar est bien salariée? Si tel est le cas, et sous réserve de la convention collective qui lui est applicable comme des termes de son contrat (et ses conditions de révision notamment), il lui serait peut-être possible d’analyser sa situation comme une modification unilatérale de son contrat de travail qui lui cause un préjudice. Cela vaut peut-être le coup qu’elle le vérifie. Pour le reste… j’ai des doutes (quand bien même la notion de discrimination est suffisamment floue pour être souvent plaidable).

    Commentaire par Fantômette — 21/12/2010 @ 12:46

  117. @ Ferdydurke

    Très réjouissant, ce pari.

    Pour la séquence sur tapis à 2’56, il n’est pas certain qu’Aliocha accepte de vous prêter son yomouth. Mais je ne doute pas que gabbrielle pourra vous dénicher sur la toile la formule magique pour faire voler l’engin (quelques vols d’exercice au Bourget ne seront peut-être pas inutiles).

    Commentaire par Goloubchik — 21/12/2010 @ 12:59

  118. @ Fantômette

    Très belle, la tripoutre (il y a de la triple tubulure mentale inversée là-dessous).

    Parlant d’Escher, ci-après son presque homonyme, sous animation :

    Commentaire par Goloubchik — 21/12/2010 @ 13:21

  119. Vus les embarras causés par cette livraison, le choix du modèle rouge à pois vert aurait été préférable. Pour rester dans le style, un canapé en peau de zèbre constitue le parfait assortiment. Cela donne une ambiance acidulée, une tonalité originale.

    Commentaire par Switz — 21/12/2010 @ 13:42

  120. @ Ferdydurke : non, en fait, pas calculé du tout le risque. C’est mon côté « qui parle avant de réfléchir ». La dernière fois que je me suis laissée allée à ce genre de défis à la con, j’ai fini par me baigner nue dans un ruisseau la nuit 31 décembre dans le Morvan (kaï….mais c’était encore plus dur pour le gars qui a relevé le défi, hé hé).

    @ Fantômette : à vrai dire, moi non plus je la vois pas la discrimination. mais bon, c’était juste pour essayer de recadrer Ferdydurke : s’il doit plaider ça, autant qu’il le fasse sur ce qui me paraît le plus plaidable.

    Cependant, à mon sens, le terme « sanction » du code pénal ne restreint pas nécessairement au contrat de travail salarié. Admettons qu’elle soit free lance ou pigiste (à vrai dire, je sais pas du tout le type de contrats qu’on rencontre à la radio), le seul fait de la priver d’antenne, ou de restreindre sa liberté de parole (par exemple en lui interdisant d’aborder les thèmes politiques) pourrait bien être analysé comme une « sanction ».

    Commentaire par Jalmad — 21/12/2010 @ 14:35

  121. @ Tocquevil

    Je me souviens très bien du billet dont vous parlez. Et pour cause, j’y ai procédé à une brillante démonstration de dressage… (appeau à Aliocha, sans doute occupée à commander des tabourets en prévision de Noël 2011 et à laquelle je conseille de commander au préalable un livreur gonflable : cela lui simplifiera la tâche.)

    « Ce qu’il lui reproche, et que je lui ai reproché aussi dans le billet d’Aliocha consacré à l’affaire, c’est sa tribune dans Libération, et sa dénonciation d’un supposé sexisme. »

    Sa dénonciation d’un sexisme, comme je le disais plus haut, est discutable (selon moi) si elle attribue sa suspension à une attitude sexiste. Or, j’ai plutôt l’impression que sa dénonciation vise l’approche unilatérale qu’on a des couples politique/journaliste : ce sont toujours les femmes qui trinquent.

    Le reste… hé ben justement… Ce que je reproche à Zemmour (et apparentés), c’est qu’il reproche à Audrey Pulvar de prendre la parole.

    « le conflit d’intérêt est constitué dès lors que la situation prête à suspicion, quelles que soient les qualités morales des personnes en cause. »

    Depuis quand, une suspicion suffit-elle à prendre une mesure ne serait-ce que suspensive ? Avec de tels propos, vous allez faire tourner au vinaigre le chocolat chaud de Fantômette.

    Exemple : Vous travaillez dans une crèche dont je suis le directeur et je vous soupçonne de pratiques répréhensibles (sur lesquelles je reste volontairement flou) donc, hop, je vous réaffecte à la maintenance de la machine à café. Qu’en pensez-vous?

    Audrey Pulvar n’évacue rien du tout car il n’y a rien à évacuer. Quiconque prétend le contraire doit le prouver.

    Là, je souhaite bon courage à ceux qui parlent de conflit d’intérêt : je rappelle que nous parlons des ambitions d’Arnaud de Montebourg qui ne sont même pas au début du commencement d’une éventuelle concrétisation, et qui plus est pas des ambitions politiques d’Audrey Pulvar elle-même, comme si elle – journaliste professionnelle – était incapable de séparer domaine privé et domaine professionnel (peut-être parce que c’est une femme, qui sait?).

    Joli procès d’intention… Je ne mentionnais pas La sorcière de Jules Michelet par hasard 😉

    Dans toute entreprise, pour prendre une mesure disciplinaire envers un salarié, il faut un minimum d’éléments concordants permettant de présumer que … ET apporter des éléments matériels et objectifs permettant de caractériser la faute. C’est pour cela que je rappelai qu’il « incombe à la partie défenderesse de prouver que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à toute discrimination« .

    En clair, c’est à l’entreprise de prouver que la mesure disciplinaire qu’elle a prise à l’encontre d’un salarié est fondée.

    C’est le même principe qui s’applique au harcèlement moral et au harcèlement sexuel : la victime présumée doit fournir des éléments permettant de présumer l’existence d’un harcèlement, l’employeur doit réunir des éléments objectifs et matériels avant de décider d’une mesure disciplinaire envers le salarié incriminé. On ne sanctionne pas sur de simples présomptions, ne serait-ce que pour éviter des règlements de compte entre salariés à coups d’accusations mensongères.

    J’ajoute que tout acte commis en dehors du lieu de travail relevant de la vie privée du salarié ne peut être utilisé pour sanctionner un salarié. Il pourra s’agir d’actes commis au domicile du salarié, ou encore du secret de ses correspondances car tout salarié a droit au respect de sa vie privée. Donc, tout fait tiré de la vie privée du salarié doit causer un trouble à l’entreprise qui doit être caractérisé, pour que l’employeur soit en droit de sanctionner.

    Nous pouvons considérer que les ambitions politiques d’Arnaud de Montebourg sont des éléments permettant de présumer un conflit d’intérêt.

    Mais…

    Où sont les éléments objectifs requis?

    Le trouble causé à l’entreprise est-il caractérisé pour justifier une mesure reposant sur de faits (toujours supposés…) relevant de la vie privée?

    Là, on va me dire : mais aucune faute n’est reprochée à Audrey Pulvar! Ce n’est pas une mesure disciplinaire!

    Ah bon?

    Mézalor, mézalor, pour quels motifs a-t-on affecté Audrey Pulvar à un autre poste? Dites-moi donc… Pourquoi? Sur quelles bases? Et là… pschiiiit!

    (Cela, en prenant en compte les réserves émises par Fantômette en 116)

    Commentaire par Ferdydurke — 21/12/2010 @ 14:48

  122. @ Jalmad

    Je me doutais bien que vous étiez aussi bon client que moi pour ce genre de défi à la con. Youpi!

    PS : Euuuuh là! Je ne prétends pas plaider quoi que ce soit, moi! C’est vous les pro (en plus d’être des êtres supérieurs, pétillants, charmants, stimulants… toussa toussa)

    Commentaire par Ferdydurke — 21/12/2010 @ 14:54

  123. Je suis là, je surveille du coin de l’oeil, mais je ne peux guère participer. En période de vacances scolaires, autrement dit dans ce pays, une semaine sur quatre dans les mois les plus travaillés, je bosse deux fois plus 😉
    Au vol et un peu au hasard, non, je ne prête pas mon yomouth pour jouer, pas plus que mes tekkè d’ailleurs. Le zèbre n’irait pas avec mes tapis, or mes tapis font la loi dans mon salon. Ferdy, votre gitan est un trésor. Sinon, je suis heureuse de vous voir tous là pour les fêtes mais il me semble qu’il manque Tschok, quelqu’un sait où il est ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/12/2010 @ 15:18

  124. @ Aliocha,

    Pas loin, j’ai eu de ses nouvelles hier soir. Il est assez pris, m’a-t-il dit, mais peut-être viendra-t-il faire un petit coucou?

    Commentaire par Fantômette — 21/12/2010 @ 15:26

  125. @ Aliocha

    Peut-être Tschok est-il occupé à martyriser des huîtres (pour changer des sauterelles)?

    Content que la performance de Javier Mas vous ait plu. Je trouve qu’il mêle délicieusement des sonorités gitanes et arabisantes, ce qui vu mon attrait pour le monde arabe n’est pas pour me déplaire. Vous trouverez plus d’infos (et des morceaux) sur lui sur sa page myspace et sur cette page.

    Travaillez bien!

    Commentaire par Ferdydurke — 21/12/2010 @ 15:32

  126. Merci Fantômette, voilà peut-être de quoi le faire revenir : très bon dossier chez @si sur les accusations de viol contre Assange http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3623 dont un lien vers ce papier du guardian : http://www.guardian.co.uk/media/2010/dec/17/julian-assange-sweden

    Commentaire par laplumedaliocha — 21/12/2010 @ 15:39

  127. @ Tocquevil

    Je complète avec cette chronique de Daniel Schneidermann

    Et cette phrase tirée de la tribune d’Audrey Pulvar :

    « J’ai cru pouvoir être jugée sur pièces… A tort. »

    Tout y est dit.

    Commentaire par Ferdydurke — 21/12/2010 @ 15:44

  128. @ Jalmad et Ferdydurke,

    Jalmad, je vous rejoins parfaitement pour dire que la sanction, au sens de l’article sus-cité, n’est pas réservée au salarié, mais lorsque l’on parle de sanction dans le cadre de l’exécution d’un contrat de travail, je crois qu’il faut se pencher sur la question, et caractériser la sanction au regard de l’exécution – de bonne foi – des obligations réciproques de ce contrat.

    Et là, chacun trouve à boire et à manger: après tout, Aliocha estimait pour sa part dans son précédent billet que l’affaire relevait d’une certaine conception de l’éthique du journalisme, ce qui donne clairement un argument pour l’employeur. En n’étant plus en mesure d’offrir une apparence d’impartialité (c’est ça la clé, Ferdydurke: personne ne reproche à AP ses opinions, qui sont à peine évoquées – on ne parle que d’apparence), la journaliste s’est elle-même mise dans l’impossibilité d’exécuter de bonne foi, dans les termes de sa déontologie, sa mission d’information (très strictement entendue puisqu’elle n’est pas virée et continue d’animer des émissions, mais moins politiquement orientées).

    AP semble estimer pour sa part que l’apparence qu’elle offre n’est pas un enjeu déontologique pertinent au regard de sa mission, et qu’il aurait fallu la juger sur pièce.

    Bon, j’ignore comment articuler la déontologie des journalistes et leur contrat de travail, mais l’affaire ne me semble pas évidente (d’autant plus qu’entre nous, ça m’étonnerait beaucoup qu’on n’ait pas fait accepter cette modification par un avenant quelconque au contrat, quel qu’ait été sa nature, ne serait-ce que par précaution.)

    Cela dit, je reste sur ma position initiale qui était double: d’une part, je trouve un peu paradoxal d’en arriver au point où une partialité apparente compte d’avantage qu’une partialité réelle; et d’autre part, je me pose la question de savoir ce que révèle une si forte exigence d’impartialité de notre conception de la mission des journalistes. Aliocha avait fait référence à l’impartialité des magistrats ou des commissaires aux comptes pour expliquer qu’il lui semblait légitime d’appliquer les mêmes standards (théorie de l’apparence) aux journalistes. Non pas que je ne suis pas d’accord (j’en sais trop rien, je n’y ai pas suffisamment réfléchi) mais parce qu’il m’a semblé significatif que cela lui semble une évidence.

    Je ne crois pas que le parallèle le plus significatif soit celui établi avec les magistrats (quoiqu’il s’agisse sûrement là d’une représentation mentale du journalisme assez répandue, et qui fonde certainement pour une bonne partie les réactions positives à l’affaire, ce qui devrait laisser songeur plus d’un journaliste); je préfère celui qui est fait avec les commissaires aux comptes, ceux qui (sauf erreur) sont avant tout garants de la sincérité des éléments comptables qu’on leur fournit.

    Article L.823-9 du code de commerce: « les commissaires aux comptes certifient, en justifiant de leurs appréciations, que les comptes annuels sont réguliers et sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation financière et du patrimoine de la personne ou de l’entité à la fin de cet exercice. »

    La régularité s’entend de la conformité des comptes avec les règles d’évaluation et de présentation.
    La sincérité s’entend de la loyauté et bonne foi dans l’établissement des comptes.

    Source.

    Et là, je trouve matière à penser.

    Commentaire par Fantômette — 21/12/2010 @ 16:50

  129. @ Fantômette (brièvement, en attendant que j’ai fini de réfléchir)

    [MODE IRONIE ON]

    J’ai la réponse à ma question : « Pour quels motifs a-t-on affecté Audrey Pulvar à un autre poste? Dites-moi donc… Pourquoi? »

    Parce qu’il faut sauver les apparences.

    Là, si vous me dites en plus que juridiquement c’est tout ce qu’il y a de plus recevable, vous ne briserez pas mes dernières illusions (c’est fait depuis longtemps) mais bon… je sors, je me plante au milieu de la rue et je braille comme un cochon qu’on égorge « ‘tain de monde de &£%#*@§ !!! », ensuite je reviens, j’attends un peu et j’vais m’jeter un Gordon’s… hum… deux.

    [MODE IRONIE OFF]

    Commentaire par Ferdydurke — 21/12/2010 @ 17:16

  130. @ Ferdydurke,

    « Depuis quand, une suspicion suffit-elle à prendre une mesure ne serait-ce que suspensive ? Avec de tels propos, vous allez faire tourner au vinaigre le chocolat chaud de Fantômette ».

    J’allais répondre en vous renvoyant aux propos tenus sur ce fameux billet quant à la déontologie des journalistes, la théorie des apparences, toussa, mais Fantômette nous fait le plaisir de répondre elle-même, et elle le fait beaucoup mieux que je ne l’aurais pu faire :

    « Aliocha estimait pour sa part dans son précédent billet que l’affaire relevait d’une certaine conception de l’éthique du journalisme, ce qui donne clairement un argument pour l’employeur. En n’étant plus en mesure d’offrir une apparence d’impartialité (c’est ça la clé, Ferdydurke: personne ne reproche à AP ses opinions, qui sont à peine évoquées – on ne parle que d’apparence), la journaliste s’est elle-même mise dans l’impossibilité d’exécuter de bonne foi, dans les termes de sa déontologie, sa mission d’information (très strictement entendue puisqu’elle n’est pas virée et continue d’animer des émissions, mais moins politiquement orientées). »

    Commentaire par Tocquevil — 21/12/2010 @ 17:19

  131. @ Ferdydurke,

    Attention, la théorie de l’apparence n’est pas un standard d’appréciation destiné à s’appliquer de manière générale: c’est un standard particulièrement strict, réservé à un petit nombre de professions dont les missions sont suffisamment importantes pour imposer une telle rigueur. Il n’est pas question, après demain, de licencier un guichetier de banque qui aurait une « apparence » de malhonnêteté, ou un professeur des écoles qui aurait une « apparence » d’illettrisme.

    Et c’est bien pour ça qu’il ne faut pas oublier de se demander pourquoi diable les journalistes devraient, parmi d’autres, être soumis à un standard d’une telle sévérité.

    La théorie de l’apparence est exorbitante du droit commun. Elle a toute sa place en matière judiciaire, par exemple, où il s’agit d’attribuer à des personnes comme vous et moi le monopole de l’exercice de la violence légale: ils peuvent vous priver de liberté, vous expulser de chez vous, vous déposséder par la force d’une partie de votre patrimoine. Ce n’est pas rien, vous l’admettrez sans peine. Que cela justifie une appréciation particulièrement rigoureuse de leurs devoirs me semble absolument et parfaitement légitime. Qui plus est, en ce qui concerne leur impartialité, elle est consubstantielle à l’exercice de leur mission de juger. C’est la raison qui rend impossible, par exemple, d’imaginer engager la responsabilité d’un magistrat pour des actes relevant de leur fonction juridictionnelle: il est la figure du Tiers – qui s’interpose entre les parties à un litige. Il ne doit pas pouvoir être entrainé dans leur conflit. Son impartialité est essentielle, et son apparence d’impartialité également. Comme on le dit dans notre partie, la personne la plus importante dans un procès est celle qui va perdre. Celle-là aura-t-elle une raison de supposer qu’elle n’a pas été jugée en toute impartialité?

    Là, on est dans du lourd: c’est de la fonction régalienne qui tache, alors on n’hésite pas à planter les principes bien profondément dans le sol, et on campe à leur pied.

    A propos des journalistes, un peu a contrario de ce qu’écrivait également Aliocha dans un autre billet (sur la question du pouvoir réel ou supposé des journalistes et/ou des media), mettre l’accent sur leur nécessaire impartialité, et leur imposer un standard d’appréciation proche de celui des magistrats, vient un peu en creux remettre en question les conclusions d’Aliocha: s’ils n’ont réellement ni autorité, ni pouvoir, d’où vient cette idée qu’ils devraient néanmoins exercer leur mission avec de telles obligations, appréciées à l’aune de tels standards? Le parallèle avec les magistrats? Il n’a pas de sens. Les magistrats exercent un pouvoir régalien, ça n’a rien à voir.

    Pour les commissaires aux comptes, c’est un peu différent: là, le rapport entretenu par leur déontologie avec leur mission tourne autour de l’idée de « réalité », de « vérité », et de « sincérité ». Il ne s’agit pas d’exercer un pouvoir mais de garantir, de certifier. Au pif, je me dis donc qu’on se situe d’avantage dans cette explication là.

    (Ensuite, mon problème est que j’ai l’impression d’avoir une idée sur le bout de la langue, mais je tourne en rond, et ça vient pas).

    (Je crois que c’est parce que j’ai jamais rien compris à la compta, en fait)

    Commentaire par Fantômette — 21/12/2010 @ 18:14

  132. @ Fantômette

    Je vous suis (et j’ai tout compris) sur cette notion d’apparence : j’ironisais.

    « (Ensuite, mon problème est que j’ai l’impression d’avoir une idée sur le bout de la langue, mais je tourne en rond, et ça vient pas). »

    Prenez votre temps, je suis patient et vous êtes géniale. Reprenez un chocolat chaud ?

    « (Je crois que c’est parce que j’ai jamais rien compris à la compta, en fait) »

    Ah, parce que c’est compréhensible la compta? Diable, faut que je révise mon système de pensée, moi. 😉

    @ Tocquevil

    # Jacques Attali
    # Arlette Chabot
    # Emmanuel Chain (journaliste, producteur pour la télévision)
    # Jean-Marie Colombani (journaliste, ancien président du Monde)
    # Michèle Cotta (journaliste, ancienne directrice de France 2)
    # Olivier Duhamel (Politologue, chroniqueur à Europe 1)
    # Michel Field (journaliste sur Europe 1)
    # Franz-Olivier Giesbert
    # Odile Jacob (éditrice)
    # Denis Jeambar (ancien directeur des éditions du Seuil)
    # Denis Kessler (président de Scor)
    # Laurent Joffrin (journaliste et directeur de publication Libération)
    # Serge July (ancien PDG de Libération)[1],[8]
    # Julien Kouchner (directeur général de l’Agence CAPA)
    # Étienne Lacour (secrétaire général du Siècle)
    # Maurice Lévy (PDG de Publicis)
    # André Lévy-Lang
    # Sylvie Pierre-Brossolette
    # Bernard Pivot
    # Patrick Poivre d’Arvor (journaliste et ancien présentateur télévisé à TF1)
    # David Pujadas (journaliste et présentateur télévisé, France 2)
    # Alain-Gérard Slama (journaliste au Figaro et à France Culture)
    # Anne Sinclair
    # Marc Tessier (ancien président de France Télévisions)
    # Gérard Worms

    Jetez-moi tout ça par dessus bord! Tous ces gens, membres du Siècle et dinant régulièrement avec des politiques, ne sont plus en mesure d’offrir une apparence d’impartialité (surtout au moment du digestif) 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 21/12/2010 @ 18:41

  133. @ Ferdydurke,

    vous avez tout à fait raison de dénoncer cette promiscuité. Et Schneidermann a raison de se demander où on doit tracer la ligne jaune, même s’il fait preuve d’un peu de mauvaise foi en comparant des pommes et des oranges.

    Mais reconnaissez que la défense de Pulvar « M’sieur, mes camarades y font pareil et on leur dit rien » est un peu légère.

    Commentaire par Tocquevil — 21/12/2010 @ 19:43

  134. « Mais reconnaissez que la défense de Pulvar « M’sieur, mes camarades y font pareil et on leur dit rien » est un peu légère ».

    Commentaire par Tocquevil — 21 décembre 10 @ 19:43

    Pourquoi ? Vous êtes pour le deux poids deux mesures ? Je trouve que la bise d’Arlette Chabot à Coppé ou les rapports qu’entretenait Catherine Nay avec deux présidents de la République, ou encore ceux de Michèle Cota avec la Mitte sont des marques de promiscuité qui devraient autant faire s’interroger que ceux de Pulvar avec l’escargot de Bourgogne.

    Commentaire par Gilbert — 22/12/2010 @ 03:02

  135. Gilbert,

    il me semble que les marques de promiscuité dont vous parlez ont fait s’interroger. Mais il faut bien fixer la ligne jaune quelque part, en espérant que cela fasse évoluer les mentalités. Difficile de priver d’antenne M’ame Chabot juste pour une bise, ou de s’appuyer sur des ragots pour sanctionner Catherine Nay.

    Commentaire par Tocquevil — 22/12/2010 @ 10:29

  136. Bonjour Aliocha (#126),

    Cette affaire est décidément sympa. Vous avez noté, dans l’article du Guardian, cet extrait?

    « Miss W told police that though they started to have sex, Assange had not wanted to wear a condom, and she had moved away because she had not wanted unprotected sex. Assange had then lost interest, she said, and fallen asleep. However, during the night, they had both woken up and had sex at least once when « he agreed unwillingly to use a condom(my emphasis) ».

    Son consentement semble avoir été quelque peu contraint par sa partenaire. Peut-être qu’Assange devrait envisager de porter plainte contre elle pour agression sexuelle.

    Commentaire par Fantômette — 22/12/2010 @ 10:32

  137. @ Tocquevil

    Non.

    1/ Je ne dénonce aucune promiscuité (ça c’est votre interprétation). Je cite des noms fournis sur la page wikipedia consacré au club Le Siècle et j’ironise.

    En quoi le fait que les personnes que j’ai citées en 132 dinent avec des politiques les rend-il suspects de collusion?

    Le fait que je déjeune avec l’acheteur d’un client induit-il que je joue « double jeu »? (Si tel était le cas, j’aurais du mal à faire mon boulot…)

    Qu’on s’interroge est légitime et sain mais j’attendrai l’audition de la petite souris ou du personnel de service pour commencer à en tirer un commencement de point de vue.

    Que Fantômette boive un verre avec un magistrat (ou avec l’avocat de la partie adverse) ne signifie pas qu’elle est passée à l’ « ennemi » et enfreint les règles déontologiques régissant la profession d’avocat.

    Que Jalmad nous gratifie (prochainement) d’une danse endiablée avec un procureur n’induit pas une collusion entre la magistrature du siège et le parquet.

    Qu’Eolas ait déjeuné avec Nicolas n’induit pas qu’il est sarkozyste.

    Qu’Audrey Pulvar ait une relation avec Arnaud de Montebourg ne signifie pas que dans le lit conjugal, ils préparent ensemble les interviews d’Audrey (j’espère qu’ils y ont des occupations plus plaisantes).

    Relisez la page wikipedia relative au conflit d’intérêt en gardant à l’esprit que dans le cas d’Audrey Pulvar le conflit d’intérêt n’est que supposé.

    2/ La défense d’Audrey Pulvar « légère »?

    C’est à mon tour de vous conseiller de revoir l’échange qu’elle a eu avec Zemmour

    Sa défense est tout sauf légère : elle est construite, détaillée et argumentée. Audrey Pulvar met de plus un point d’honneur à traiter toutes les objections et critiques émises, face à un type qui pratique ce qu’on appelle parfois le « hammering » : il ne débat pas, il n’argumente pas, il martèle.

    C’est d’ailleurs savoureux, dès le départ :

    Zemmour commence par le très éculé numéro de compassion/compréhension/soutien.

    Il attaque ensuite ce que j’ai vraiment du mal à qualifier de démonstration :

    – Le cerveau archaïque des femmes les rend fascinées par le pouvoir alors que le cerveau archaïque des hommes en fait des êtres terrifiés par le pouvoir (pôv’ choux!);
    – C’est cette fascination pour le pouvoir qui rend les femmes si corruptibles aux idées du « politiquement correct »;
    – Ces femmes corrompues quand elles sont journalistes constituent une caste journalistique à la solde du « politiquement correct »;
    – Elles influencent (probablement sous la couette) leurs conjoints avec les idées auxquelles leurs cerveaux archaïques sont incapables de résister;
    – Accessoirement, elles n’en sont même pas conscientes (à cause des pulsions nées dans leurs cerveaux archaïques qu’elles sont incapables de maitriser) mais heureusement (!) Zemmour est là pour leur expliquer ce qu’elles ont dans la tête et pourquoi il est tout à fait logique qu’on les contrôle voire qu’on les écarte : c’est juste pour les empêcher de nuire sans le savoir.

    En d’autres termes :

    « Tout ça, c’est la faute des femmes, mais pas vraiment, hein, elles ne font pas exprès, c’est dans leur nature de femme : Toutes des salopes (mais des salopes involontaires, victimes de leur inaptitude à dominer leurs pulsions), vénales et arrivistes, tellement fascinées par le pouvoir qu’elles sont prêtes à tout pour influencer leur pôv’ chéri si pur de conjoint, afin de satisfaire leur désir de pouvoir. »

    Arnaud de Montebourg en oie blanche et Audrey Pulvar en Messaline incapable de contrôler ses pulsions ?

    Je rigole (jaune).

    Remarquez que je n’attendais pas grand chose de mieux de la part de Zemmour.

    (PS : La femme de Jules Michelet est un excellent livre sur le sujet, ne serait-ce que pour constater qu’après 150 ans certaines perceptions de la femme décrites dans cet ouvrage sont toujours d’actualité.)

    @ Fantômette

    Audrey Pulvar se définit comme « salariée » dans l’interview.

    Commentaire par Ferdydurke — 22/12/2010 @ 12:20

  138. PPS :

    En Ferdydurke que je suis…

    « Witold Gombrowicz – Ferdydurke – Folio. Alors là….Que dire ? Bien qu’ayant un esprit tout à fait ouvert aux différentes formes d’extravagances, j’avoue avoir été quelque peu déstabilisée par la forme de ce livre. Le propos est un peu compliqué à suivre, l’intrigue un brin délirante (un jeune homme qui soumet ses premiers écrits littéraires à un universitaire est ramené de force à l’école et maintenu dans un état enfantin malgré ses trente ans bien sonnés). Cela étant, les idées défendues sont intéressantes. D’abord l’infantilisation dont nous sommes victimes de la part de gens qui ont le sentiment ainsi de s’inscrire par opposition dans l’âge adulte, ce qui mène au passage l’auteur à poser de pertinentes questions sur ce qu’est un adulte. Ensuite, la capacité des autres à nous fabriquer une personnalité sans rapport avec ce que nous sommes réellement. Je ne connais pas d’autre auteur ayant traité ces deux sujets. Fort bien écrit. Merci au commentateur éponyme, grâce à qui j’ai découvert ce livre. » (Source)

    J’emmerde les apparences…

    Commentaire par Ferdydurke — 22/12/2010 @ 12:26

  139. @ Ferdydurke,

    le fait que vous dénonciez ou pas cette promiscuité n’a que peu d’importance. Il se trouve que cette question de la promiscuité des journalistes avec les journalistes et son impact sur l’apparence d’impartialité est un problème qui se pose. On peut s’en alarmer, ou le minimiser comme vous le faites. En tout état de cause, c’est sur cette question que j’attendais une réponse de Pulvar, et j’ai été déçu.

    Il n’est point besoin de caricaturer Zemmour (qui le fait très bien tout seul) pour m’apporter la contradiction. Vous me rappelez Francis Huster : ce narcisse qui aime bien jouer au joli coeur s’était étranglé de rage face à un Zemmour qui s’opposait à une féministe, et menaçait de lui casser la gueule.

    J’avais trouvé ridicules les conceptions de Zemmour sur les rapports homme-femme, mais Huster l’était encore plus.

    Commentaire par Tocquevil — 22/12/2010 @ 14:05

  140. @ Tocquevil

    A supposer que je fasse le joli coeur et que je m’étrangle de rage, bien sûr.

    A supposer aussi que je caricature Zemmour.

    Pour le reste, avoir été déçu par la réponse d’Audrey Pulvar ne signifie pas que sa réponse était mauvaise ou que sa défense était légère mais juste que vous étiez déçu.

    Je n’ai, personnellement, vu rien de décevant dans le discours d’Audrey Pulvar.

    (Peut-être attendait-on d’elle qu’elle revêtit la tenue de fautive qu’on s’efforçait de lui faire endosser et qu’elle battît sa coulpe au lieu d’exposer et d’argumenter clairement et précisément sa position, ce qu’a d’ordinaire pour fonction le débat).

    Commentaire par Ferdydurke — 22/12/2010 @ 14:24

  141. @ Ferdydurke,

    dans un débat, j’aime bien que chacune des parties fasse un pas, une concession l’un vers l’autre. Ce n’est visiblement pas le style de Pulvar. Mais je vais vous faire une concession : le fait que j’aie trouvé sa défense « légère » ne signifie effectivement pas que vous devez être de mon avis.

    Commentaire par Tocquevil — 22/12/2010 @ 14:56

  142. @ Tocquevil

    Ah non.

    C’est dans une négociation qu’on attend des parties qu’elles fassent un pas en direction de l’autre (sur ce point, je précise que je sais de quoi je parle. Et pas qu’un peu). J’ajoute qu’en négociation, on ne fait pas de concession car une concession consiste à céder du terrain sans compensation. Un négociateur qui fait des concessions est un mauvais négociateur.

    A contrario, il n’y a pas à attendre d’un débat que les parties fassent un pas l’une vers l’autre. Elle peuvent en faire mais ce n’est pas l’objectif, cela n’a même aucun intérêt réel.

    La preuve : Nous pouvons continuer à diverger et nous n’y perdrons rien. Nous pouvons converger sans en tirer bénéfice. Le débat est neutre, par définition. Convaincre l’autre n’apporte rien. Y échouer n’ôte rien. Nous pouvons nous quitter sur un désaccord sans que cela ait de conséquence.

    Personnellement, je me fiche (sans que cela dénote un quelconque mépris) de vous convaincre. Je n’ai pas pour objectif de vous voir céder ou de vous rallier à mes arguments, d’être d’accord avec vous et ou de vous entendre dire que j’ai raison.

    Le seul moment où un débat a un réel enjeu c’est quand il y a un troisième intervenant : celui qui arbitrera, celui que l’on cherchera à convaincre. Dans le cas d’un débat télévisé, ce sont les spectateurs qui sont les véritables destinataires du discours. L’interlocuteur que l’on a en face de soi étant un contributeur (ou un support) à cette entreprise de persuasion à destination du public.

    Un peu comme dans un procès. Demandez à Fantômette. A qui s’adresse-t-elle quand elle plaide? A l’avocat de la partie adverse? Au procureur? Certainement pas : ni l’un ni l’autre n’ont de pouvoir d’arbitrage.

    D’ailleurs, un procès s’apparente à de la négociation (dans un cadre plus strict, tout n’étant pas négociable): Chacune des parties cherchant à satisfaire les intérêts de son client en débattant avec les juges.

    PS : si la négociation vous intéresse, les ouvrages de William Ury et Roger Fisher sont des références en la matière. Tous deux sont des membres du Harvard Negotiation Project mis en place au sein de la Harvard Law School (Roger Fisher en est le fondateur et directeur émérite) et sont intervenus dans des négociations d’entreprises, diplomatiques et autres. Le site est en anglais mais leurs ouvrages existent en français.

    Commentaire par Ferdydurke — 22/12/2010 @ 16:22

  143. @ Ferdydurke :

    je vous trouve bien péremptoire : selon Wikipedia « en rhétorique, la concession est un moyen d’accepter les arguments de l’adversaire, parfois de façon ironique, souvent pour les contredire ; stratégie argumentative qui consiste dans un premier temps à donner raison à la thèse adverse pour la réfuter par la suite en la renversant. »

    On y est en plein : vous aurez noté que ma concession n’en était pas vraiment une et qu’elle marche dans les deux sens : vous n’êtes pas obligé d’être de mon avis, mais je ne suis pas obligé d’être du vôtre non plus.

    Sur la concession dans la négociation : elle en fait bien sûr partie. L’important est de ne jamais faire de concession sans contrepartie.

    Sur le fond de mon argument : j’ai dit « dans un débat, j’aime bien que chacune des parties fasse un pas vers l’autre ». Je n’ai pas dit « il faut », j’ai dit « j’aime bien ». Je suis plus facilement convaincu par ceux qui font au moins semblant de reconnaître la pertinence des arguments qui leur sont opposés.

    Mais là encore, vous n’êtes pas obligé d’être d’accord avec moi. Et vice versa bien sûr 🙂

    Commentaire par Tocquevil — 22/12/2010 @ 17:24

  144. Quand je dis « je suis plus facilement convaincu » je veux dire ; en tant que faisant partie du public que les intervenants cherchent à convaincre en dernière analyse.

    Votre comparaison avec un procès me semble intéressante. Mais je rapprocherais plutôt ce genre de débat télévisé avec le procès d’assise, le jury jouant le rôle du public.

    Dans un procès d’assise, il me semble qu’il s’agit moins d’une négociation que d’un effort pour convaincre le jury, le président jouant un rôle similaire à celui du modérateur dans un débat. Mais je ne vois pas pourquoi l’avocat devrait, dans la panoplie des armes rhétoriques, se passer de l’art de la concession : reconnaître les torts de l’accusé avant de se lancer dans une plaidoirie exaltée sur les circonstances atténuantes me semble être pourtant une méthode éprouvée…

    Commentaire par Tocquevil — 22/12/2010 @ 17:44

  145. Un bien joli papier sur la neige :http://www.causeur.fr/il-neige-il-neigera,8196

    Commentaire par laplumedaliocha — 23/12/2010 @ 09:45

  146. Pulvar privée de politique sur Inter

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/23/97001-20101223FILWWW00398-pulvar-privee-de-politique-sur-inter.php

    Commentaire par Tocquevil — 23/12/2010 @ 10:15

  147. @ Tocquevil

    Je vous réponds dans quelques jours (je ne suis pas entièrement d’accord, ce dont vous vous doutiez certainement)!

    Commentaire par Ferdydurke — 24/12/2010 @ 10:01

  148. celle-là ,

    Commentaire par alithia — 24/12/2010 @ 12:45

  149. @ Ferdydurke et Tocquevil

    La rhétorique qui n’est que pure rhétorique sert à convaincre, avant toutes choses et au mépris de la vérité, si l’on en croit Platon.
    Les concessions et compromis dans une discussion, s’il y en a, en bonne rhétorique, càd. sans attachement à la vérité, n’est mise au service que de ce but, convaincre, en usant des moyens que donnent les ressources de la langue.
    Aucune raison de s’y laisser prendre, aucune non plus de faire des compromis si cela doit contredire la vérité.

    Pas vrai ?

    Commentaire par alithia — 24/12/2010 @ 13:14

  150. @ Alithia (148)

    Si vous êtes une femme, je vous aime (zetes mal barrée, maintenant…)

    Si vous êtes un homme, je suis votre pote (zetes mal barré aussi…)

    @ Alithia (149)

    Tout à fait, c’est même pour cela qu’un vrai (donc bon) négociateur ne fait pas de rhétorique, ne pratique pas le Schopenhauer ni le sophisme. Non seulement c’est risqué et contreproductif, de plus montrer qu’on a raison ou avoir raison est sans intérêt. Ce n’est pas l’objectif d’une négociation.

    La négociation n’a pas pour but de l’emporter mais de rassembler : Un bon négociateur ne cherche jamais à avoir raison CONTRE son interlocuteur mais AVEC son interlocuteur. Malheureusement, nombreux sont ceux qui font de la négociation un moyen de satisfaire leur ego sur-dimensionné et leur désir de domination.

    Commentaire par Ferdydurke — 24/12/2010 @ 14:24

  151. et très émue,
    je vous dédie celle-ci , Ferdydurke

    Commentaire par alithia — 24/12/2010 @ 17:29

  152. a disparu le précédent , je suis une femme et… suite

    Commentaire par alithia — 24/12/2010 @ 17:30

  153. Vous êtes une situationniste sentimentale, Alithia?

    Commentaire par tschok — 28/12/2010 @ 19:23

  154. Lorsque je lis les « affres » de cette pauvre parisienne et son « problème » de tabourets… Toute la misère du monde n’est rien !

    A défaut de compatir, j’ai franchement bien ri de la réflexion ô combien exacte du livreur :

    « Madame, vous avez pris rendez-vous avec des gens dans des bureaux, moi j’suis dans le camion »

    C’est déjà çà.

    Commentaire par Joko — 30/12/2010 @ 08:03

  155. @ Alithia

    Alors là! Me dédicacer à moi, une chanson de Bob Dylan chantée par Marianne Faithful!

    J’en rougis.

    Ce qui n’est pas sans ironie puisque j’éprouve moi-même un malin plaisir à faire rougir les filles!

    C’est si joli… un délice à observer que cette vague de chaleur qui nait au bout des oreilles, se propage à la nuque avant de rosir leurs joues; parfois ça les fait même bafouiller et se tortiller sur leur siège, leurs doux yeux écarquillés pendant leur système d’exploitation s’emballe au risque de freezer sous l’effet du flot continu de questions qui assaille leurs bases de données : « Pourquoi me dit-il cela? » « Pourquoi me regarde-t-il ainsi? » « J’ai fait quelque chose? » « J’ai dit quelque chose? » « Pourquoi moiiiiii? » « Je fais quoi? » « Je dis quoi? » (une forme d’attaque par déni de service, en quelque sorte)

    C’est alors le moment ou jamais de monter courageusement à l’assaut pour enlever la position au son du fifre et des tambours :

    *murmure*

    (Va quand même falloir rester discrets, tous les deux... on ne sait jamais, la taulière pourrait bien me faire une scène)

    PS : Alors, situ ou pas, Alithia? C’est vrai que la question se pose.

    Aliocha : Alors Ferdy, on joue encore au grand requin blanc ? Z’avez pas mieux à faire non, que de traquer les lectrices de ce blog ? Ce d’autant plus qu’avec les pseudos, vaut mieux se méfier. Si ça se trouve, vous faites du charme à un gentil poids lourd velu d’1m95, 120 kilos. J’vous aurais prévenu.

    Commentaire par Ferdydurke — 30/12/2010 @ 17:29

  156. @ Aliocha

    Grand requin blanc, ce serait mal me connaître… renard roux serait plus approprié 😉

    Et puis d’abord, qui vous dit que je ne suis pas une bombe sexuelle rousse qui ferait que Goloubchik en oublierait Adriana Lima et que vous n’êtes pas vous-même un poids lourd velu, hein?

    PS : jalouseeuuuuu!

    PPS : mé voui, je vous aime vous aussi : j’ai un grand coeur, voyez-vous. Vous êtes même ma favorite dans le monde virtuel. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je vous le dis! Ça va mieux, maintenant?

    Commentaire par Ferdydurke — 30/12/2010 @ 18:32

  157. @ Aliocha

    Allez hop, ça c’est pour vous… et rien que pour vous.

    (Vous connaissez le truc, maintenant, on enlève ses chaussures, on dégrafe quelques boutons du chemisier, on monte le son et on s’agite)

    C’est parti pour 6 minutes 52 :

    Commentaire par Ferdydurke — 30/12/2010 @ 18:51

  158. @Ferdy : pft, je n’ai que faire des soupirs de ce mâle en perdition. Vous ne croyez tout de même pas que vous allez m’attendrir avec ça ? Où sont donc les gitans et je fais comment pour agiter ma robe rouge et noire à volants, sur un air pareil ? M’enfin, Ferdy, allons, voyons….Il faut s’adapter à sa proie mon ami.

    Commentaire par laplumedaliocha — 30/12/2010 @ 22:06

  159. Puisque vous attendrir il me faut…

    Soit :

    Commentaire par Ferdydurke — 30/12/2010 @ 22:24

  160. @Ferdy : là, exactement à cet endroit précis

    Commentaire par laplumedaliocha — 30/12/2010 @ 23:09

  161. @ Aliocha

    Ahhh… Vous voulez que nous parlions d’amour ?

    Dans les coeurs ou dans un lit, j’ai ce qu’il vous faut :

    Commentaire par Ferdydurke — 31/12/2010 @ 09:31

  162. (Heuuu Ferdydurke, c’est très très beau mais… La Jeune Fille et la Mort, vous êtes sûr?)

    (Vous emballez avec ça?)

    (Et après vous emmenez vos conquêtes au Père Lachaise, se promener entre les tombes enneigées, dans un silence poignant, les cheveux en bataille, l’œil tragique, et l’écharpe au vent?)

    (Essayez de crier Cathyyyyyyyyyyyyy, pour voir?)

    Commentaire par Fantômette — 31/12/2010 @ 15:49

  163. @ Fantômette

    Ecoutez bien La Jeune Fille et la Mort, particulièrement ce mouvement, et pensez à vos transports d’amoureuse et à vos ébats.

    (et je parle d’expérience)

    Point de Père Lachaise, de silence poignant, et cetera (je vous accorde les cheveux en bataille) mais… un lit chaud et confortable, une semi-obscurité, ladite oeuvre en accompagnement (ou mieux encore au casque afin que la belle vibre à l’unisson), dans les halètements, les soupirs, les gémissements, les soubresauts…

    Cela, des caresses préliminaires, douces ou plus appuyées, au final exalté qui se clôt dans l’apaisement et le silence.

    Ne parle-t-on d’ailleurs pas de petite mort?

    (essayez… vous verrez…)

    En attendant je vous souhaite un heureux réveillon et je vous embrasse, vous et les autres filles du blog!

    Commentaire par Ferdydurke — 31/12/2010 @ 17:46

  164. Hello Ferdydurke, une très bonne et heureuse année à vous et ceux qui vous entourent.

    Je connais la Jeune Fille et la Mort, mais surtout dans sa version lied. C’est sûrement la raison qui fait que j’ai tendance à l’associer à sa dimension tragique, le lied étant d’ailleurs traditionnellement interprétée dans un tempo très lent (trop, beaucoup trop pour mon tempérament baroqueux)(le tempo de l’interprétation de l’Alban Berg Quartet est parfait, à ce titre, qui évite justement d’en faire une marche funèbre).

    Vous en avez une interprétation très ancienne (1926…), très lumineuse, par Julia Cup, dont la voix claire épouse joliment les contours de ce dialogue tour à tour mouvementé, (presque romantique, pour la Jeune Fille) et apaisé (à la limite du récitatif, pour La Mort).

    Mais toujours bien lente.

    Les amoureux gagneront en intensité à s’en tenir à la version quatuor, certainement.

    ( 😉 )

    Commentaire par Fantômette — 01/01/2011 @ 12:44

  165. Bonjour Fantômette,

    Heureuse année à vous et à vos proches, également.

    Merci pour le lien, cela m’a plu! Je connaissais le texte à l’origine du Lied écrit par Schubert en 1817, soit sept ans avant la version quatuor. Je vais essayer de me trouver cela.

    La jeune fille et la mort est bien évidemment un thème à la symbolique éminemment tragique. Il est dans l’esprit des danses macabres et des descentes aux enfers représentées en peinture. C’est d’ailleurs un thème très présent dans la peinture allemande de la Renaissance. La jeune fille pourrait être Perséphone.

    Il y a aussi un lien fort entre la sexualité et la mort, peut-être à chercher dans les thèmes sous-jacents de l’abandon, du désir, de la séduction, de l’emballement des sens, qui conduisent à une érotisation de la mort (un peu comme dans le mythe du vampire, ce séducteur qui s’abreuve d’un autre fluide vital, ou les succubes et les incubes).

    On retrouve un peu cette thématique de la séduction (perverse, morbide et mortifère) dans le poème de Goethe Der Erlkönig (Le roi des aulnes) que Schubert a d’ailleurs transposé en Lied, et ses célèbres vers « Du, liebes Kind, komm, geh mit mir, gar schöne Spiele spiel ich mit dir« , poème qui s’achève par la mort de l’enfant dans les bras de son père.

    On est d’ailleurs à l’époque du romantisme allemand, souvent très sombre, peuplé de bâtisses en ruines et de forêts lugubres, d’esprit et de fantômes, un courant qui se nourrit au sein des contes, des légendes et du mysticisme.
    C’est ce courant qui suivit le Sturm und Drang (tempête et passion) dont Goethe et Schiller sont les figures essentielles, et de Hölderlin faisant la « jonction » avec le romantisme. C’est l’époque de Novalis, Beethoven et E.T.A Hoffmann, puis plus tard de Wagner, Schumann et ensuite Louis II de Bavière.

    C’est le temps des états d’âmes, de la recherche intérieure, du rejet du rationalisme, de la Sehnsucht, terme intraduisible qu’on peut rapprocher de la mélancolie, de la saudade, une sorte de désir lancinant de quelque chose qu’on ne sait pas nommer et hors d’atteinte, qu’Hegel décrivait par « unglückliche Bewusstsein » (conscience malheureuse), dont le symbole est la Blaue Blume (la fleur bleue) qui n’a rien à voir avec le sens qu’on lui donne de nos jours mais représente ce après quoi on languit, que ce soit Dieu, l’Amour, l’Infini ; une fleur qui illustre la quête perpétuelle de la connaissance de soi par celle de la Nature.

    Hum… je crois que la Bavière et l’Allemagne continuent à me manquer!

    Commentaire par Ferdydurke — 02/01/2011 @ 11:18

  166. @ Fantômette

    PS : « Cathyyyyyyyyy », je n’ai pas compris. Je soupçonne une référence cinématographique mais je sèche…

    (help!)

    Commentaire par Ferdydurke — 02/01/2011 @ 11:19

  167. @ Ferdydurke,

    Arf 😉 La référence est littéraire; Les Hauts de Hurlevent, Heathcliff. Emily Brontë.

    La quatuor a effectivement été baptisé en référence au lied.

    Je suis plus beaucoup plus familière de la littérature anglaise que de la littérature allemande ou autrichienne (quoique « Wer reitet so spät durch Nacht und Wind – Es ist der Vater mit seinem Kind » soit l’une des dernières traces qui me restent de mes années d’allemand LV2. Je m’en souviens de larges extraits, évidemment peu ré-utilisables dans le contexte d’une conversation banale).

    L’amour, la mort… la nature indomptée (à peu près au moment où elle commençait de ne plus l’être tout à fait), et les ruines des temps jadis (« unhappy far away things and battles long ago » – Wordsworth. N’est-ce pas là une belle définition des thématiques romantiques?)

    J’ai envers ce mouvement romantique, si particulier, si synchrone, à la fois dans les arts (musique, peinture, littérature…) et dans les pays (angleterre, france, autriche, allemagne…), une certaine tendresse mêlée, je l’avoue, d’exaspération. Mais le fait est qu’il s’est agi là d’une concordance des tempéraments, presque exceptionnelle. Borges en parle comme d’une « nécessité historique », quoique je n’ai jamais été sûre d’avoir compris ce qu’il entendait vraiment par là.

    La mort précoce fait partie du destin romantique, vous avez raison. Dans sa propre mythologie, comme hélas, dans la réalité vécue de certains de ses hérauts, comme Byron, ou Keats. Il est un mouvement difficile à définir, non? En grande partie à cause du fait que tout le monde s’en fait une idée précise et que rien n’est plus difficile à définir que l’expérience commune.

    Fondamentalement, je crois qu’il est surtout une expérience – un sens aigu et pathétique – du temps. Que ce soit le temps heureux, révolu ou sur le point de l’être, de la délectation amoureuse, l’idée que tout passe, le sentiment profond des automnes, des crépuscules, du passage de nos propres vies.

    Et je vois – dans cette idée – cette conception, vraiment – du temps, le lien entre l’amour et la mort. Quelque chose de l’ordre de la rupture, la perte d’un équilibre. Une expérience sensible de la nature fondamentalement irréversible de toute expérience humaine.

    Mais vous me permettrez de faire naître le mouvement romantique avec un poète écossais plutôt qu’allemand du nom de James Macpherson (1736-1798). Fils de fermier, éduqué, semble-t-il, dans la langue gaélique, il fut l’héritier bâtard des bardes écossais, établis par les clans et chargés de relater leurs exploits particuliers. Il publia, à à peine une vingtaine d’années, un livre intitulé « Chansons héroïques de l’Écosse traduites de la langue gaélique en langue anglaise par James Macpherson« . (En fait, il reprend dans une très large mesure des légendes épiques irlandaises, issues de la même culture gaélique, qu’il attribue à un barde écossais du nom d’Ossian, dont tout indique qu’il fut assez largement fictif, et inventé pour les besoins de la cause… autres temps, autres moeurs: accusé en Angleterre d’être une sorte de faussaire, il prétendit longtemps être sur le point de publier des originaux qui ne le furent jamais, préférant se dissimuler derrière eux et échapper à toute gloire personnelle, plutôt que d’admettre, ce qui est assez largement reconnu aujourd’hui, être lui-même le père de ses œuvres).

    On y trouve tout ce qui donnera naissance aux images proprement romantiques: le sentiment de nature, les brumes bleutées de l’Écosse, les montagnes, les forêts, les crépuscules, les ruines de vieux châteaux écossais… Lorsqu’il décrit de grandes batailles, il use de métaphores, à la manière romantique. Si deux armées entre dans la bataille, on parle de deux fleuves, ou deux grandes cataractes, qui mêlent leurs eaux.

    Ce poème a envahi l’Europe, à l’époque (avant la naissance du mouvement romantique proprement dit, qu’il préfigure malgré tout très nettement). Et il est connu de Goethe, qui en parle notamment dans les Souffrances du Jeune Werther (qu’il attribue évidemment à Ossian, et qu’il compare à Homère).

    (Un autre grand admirateur du poème, par parenthèse, était Napoléon Bonaparte, qui, dit-on, emporta un exemplaire traduit en italien de l’Ossian de Macpherson lors de toutes ses campagnes, depuis celles du Midi jusqu’à celle de Russie. Les exégètes prétendent même trouver des similitudes entre les grands discours de Bonaparte et le poème de Macpherson, notamment dans le recours à certaines images).

    (Moi, c’est la grande-bretagne, qui me manque, souvent).

    Commentaire par Fantômette — 02/01/2011 @ 17:21

  168. @ Fantômette

    Argh! Les Hauts de Hurlevent! Maintenant que vous le dites… J’étais vraiment à côté de mes pompes, pour le coup. Ce n’est pourtant pas faute de l’avoir lu et relu.

    « Il est un mouvement difficile à définir, non? En grande partie à cause du fait que tout le monde s’en fait une idée précise et que rien n’est plus difficile à définir que l’expérience commune.

    Peut-être parce que l’expérience romantique est avant tout une expérience individuelle, solitaire, quasiment mystique?

    « Nécessité historique« , peut-être parce que le romantisme apparait comme une révolte contre l’esprit des Lumières, rationnel et matérialiste. On le voit en France, où il a commencé à prendre son essor après l’Empire, à la Restauration, en particulier avec Lamartine (Le lac…).

    Le romantisme est quelque part une aspiration à une autre vie, plus empreinte d’irréel, d’Idéal, moins terre à terre que l’époque qui le précéda. Comme vous le dites : « Le temps heureux, révolu ou sur le point de l’être, de la délectation amoureuse, l’idée que tout passe, le sentiment profond des automnes, des crépuscules, du passage de nos propres vies.« . Le romantisme se recentre sur l’individu, ses sentiments, ses passions, ses rêves après de longues et parfois tumultueuses années à penser société, morale, révolution… Après une période où l’on refaisait le monde, ses lois, son organisation, on se consacre à nouveau à l’être, à sa spiritualité, à son essence, et cetera.

    Enfin, je ne connaissais pas MacPherson. A part Shakespeare (« Doubt thou the stars are fire ; Doubt that the sun doth move ; Doubt truth to be a liar ; But never doubt I love« ..), John Milton et John Keats(Ode to a nightingale…), Byron, les soeurs Brontë et Jane Austen, et quelques autres, je connais mal la littérature anglaise. Je me suis plus promené à l’est et au nord, en toute logique.
    Vous avez raison, les précurseurs du romantisme sont anglais. Le gothic novel l’illustre assez bien : Le moine de Lewis, Manfred de Byron, Le vampire de John Polidori, et un peu plus tard, Frankenstein de Shelley sans oublier les Haut de Hurlevent.

    Donc merci!

    (Je me doutais un peu que vous étiez liée à la Grande-Bretagne. Ne serait-ce que parce que vous évoquez régulièrement la common law)

    (c’est quand même dingue ce qu’un billet sur les déboires d’une blonde peut arriver à nous faire dire)

    (c’est vachement bien votre « truc » des parenthèses! 😉 )

    Commentaire par Ferdydurke — 02/01/2011 @ 19:35

  169. Et désolé pour les italiques et les guillemets foireux (un p’tit bouton prévisualiser, ce serait pas mal, hein Aliocha)

    Commentaire par Ferdydurke — 02/01/2011 @ 19:37

  170. Ben, c’est France Culture ici, je me suis gouré de chaîne?!

    Nan mais sans déconner j’admire, Fantômette et Ferdydurke. C’est la différence entre la culture et le verni de culture. Moi, par exemple, côté verni donc, je suis juste capable de sortir des conneries du genre « longtemps, je me suis couché de bonne heure, alors forcément ça empêche de lire ».

    Tandis que ça, c’est du solide, c’est du costaud!

    Ah! Si seulement j’avais été bon en maths, j’aurais pu m’occuper de la rubrique sudoku de la revue Esprit, mais là, j’ai juste ce qu’il faut pour être rédac chef de l’almanach Vermot.

    Commentaire par tschok — 03/01/2011 @ 15:54

  171. @ tschok

    Voulez-vous que je zappe sur France Cul, tschok ? ^_^

    Aliocha : On n’avait pas dit que vous preniez de bonnes résolutions en 2011 ? Suis sûre que si….

    Commentaire par Ferdydurke — 03/01/2011 @ 16:15

  172. @ Aliocha

    Ben si, j’ai pris de bonnes résolutions. Une seule en fait.

    Ne rien changer.

    (je suis irrécupérable)

    (il est trop tard, de toute façon)

    (les efforts louables de vos semblables n’ont d’ailleurs été couronnés que de succès mineurs jusqu’à présent)

    (pouvez toujours vous y atteler, ça n’mange pas de pain et j’suis bon client : je fais toujours des efforts ne serait-ce que pour faire plaisir)

    Et vous, quelles sont vos résolutions (à part être très encore plus gentille avec moi, bien sûr) ?

    Aliocha : figurez-vous Ferdy qu’il y a deux catégories de femmes, celles qui cherchent à changer les hommes et celles qui pensent que le plus simple est encore d’en trouver un qui convienne à peu près, d’entrée de jeu. J’appartiens à la deuxième, la plus raisonnable, me semble-t-il… Et non je ne serai pas gentille avec vous parce que ça vous ennuierait autant que moi 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 03/01/2011 @ 17:25

  173. @ Aliocha

    Venant de vous, cette réponse me surprend.

    Sans intention de faire pleurer dans les chaumières, j’ai observé un cas similaire à celui que vous décrivez comme étant le plus simple : Une femme qui jugea qu’un homme qui lui avait déclaré sa flamme ne lui convenait pas, d’entrée de jeu. Elle le lui fit savoir mais il s’obstina. Elle devient odieuse pour le faire fuir, considérant toujours qu’il ne lui convenait pas. Il encaissa, longtemps, mais persévéra. Puis, plus d’un an après, il décida ne plus encaisser et de ne plus être conciliant et se montra dur. A cette occasion, elle découvrit non seulement ce qu’il avait encaissé et comment il l’avait encaissé, la constante attention qu’il avait montré, la fiabilité dont il avait fait preuve, qu’il fut la seule personne à se préoccuper de la situation et des soucis de l’intéressée, et cetera.

    Elle en tomba des nues. Honteuse et fautive, de surcroît. Le plus triste dans tout cela, c’est que cet homme lui plaisait. Lui-même le savait, il avait reçu plusieurs informations en ce sens.

    Tout cela, pourquoi? Parce qu’au départ elle avait considéré qu’il ne convenait pas. Etait-ce bien raisonnable?

    A vouloir tout définir voire tout contrôler, à prétendre savoir ce qui nous convient (parce que c’est plus simple…), on en perd la possibilité (et l’aptitude) de découvrir que ce qui nous convient ne correspond pas toujours à ce que l’on croit.

    PS : Pas gentille? Mais vous l’êtes déjà. Même quand vous vitupérez. J’avoue toutefois que « trop gentille » m’ennuierait un peu. 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 04/01/2011 @ 09:14

  174. Bonjour Aliocha, Bonjour Ferdydurke,

    Aliocha, je constate que dans votre vision du monde, les femmes (et les hommes?) qui changent d’elles-mêmes, ou se laissent changer n’existent pas (?).

    Je vais probablement vous apprendre un truc, mais dans la Genèse (ch. 2, v. 18), lorsque Dieu comprend qu’il ne peut pas laisser Adam tout seul (« sans aide »), il est écrit, dans les versions classiques, qu’il lui créa « une aide semblable à lui », une « aide qui lui corresponde » ou autre expression du même acabit.

    Eh bien figurez-vous que c’est à la limite du contresens.

    Dans le texte hébraïque, évidemment bien plus subtil, il est écrit – littéralement: « Il n’est pas bon que l’homme soit seul, Je vais lui faire une aide contre lui« .

    Pas « une aide ».

    Une « aide contre ». C’est une belle expression, non? Et qui sonne très juste. Elle a fait l’objet de volumes entiers de commentaires et interprétations (les juifs ont toujours été des obsédés textuels, disait je-ne-sais-plus-qui), mais si je devais en adopter une, j’irai probablement la chercher dans la direction d’un éloge subtil et discret, tout à la fois de la singularité, de l’altérité et de la controverse.

    A moins d’être vraiment très contemplatif, je vois beaucoup de bonnes raisons pour accepter de se frotter (dans tous les sens du termes), à cette altérité fondamentale – sans craindre de s’y laisser suffisamment prendre pour accepter de changer un peu.

    (Pardonnez cet assaut de piété. Un reliquat de la saison des Fêtes, probablement).

    Commentaire par Fantômette — 04/01/2011 @ 10:27

  175. @ Fantômette

    « je vois beaucoup de bonnes raisons pour accepter de se frotter (dans tous les sens du termes), à cette altérité fondamentale – sans craindre de s’y laisser suffisamment prendre pour accepter de changer un peu. »

    Tout est dit !

    (et joliment dit)

    En plus, vous parlez d’altérité, compagne idéale de la tolérance dans l’approche de la liberté, de ce qu’elle autorise et de ce qu’elle interdit à chacun d’entre nous. Me v’là comblé !

    Il y a deux mots de Saint-Exupéry que j’aime particulièrement : « Celui qui diffère de moi, loin de me léser m’enrichit. » et « Dans la vie, il n’y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer, et les solutions suivent. »

    PS : Une aide « contre lui ». Contre dans le sens de « à ses côtés » plutôt que « en opposition à lui », non ?

    Commentaire par Ferdydurke — 04/01/2011 @ 10:47

  176. @ Ferdydurke,

    Eh non. « Contre » dans le sens de « opposé à ».

    Commentaire par Fantômette — 04/01/2011 @ 11:15

  177. @ Fantômette

    Dans ce cas, il n’est donc pas question d’altérité mais d’adversité.

    Commentaire par Ferdydurke — 04/01/2011 @ 11:25

  178. @ Ferdydurke,

    🙂

    Oui, mais il y a le mot « aide » aussi.

    Commentaire par Fantômette — 04/01/2011 @ 11:28

  179. Pour rappel, la traduction de Guitry est « tout contre lui » 😉

    Commentaire par Goloubchik — 04/01/2011 @ 11:33

  180. Et voilà, je tourne les yeux 5 minutes et on m’accuse des pires choses. Cher Ferdy, ce qui convient ou pas est souvent une question de moment. Et aussi de communication entre les êtres. Vous y avez pensé à cela en analysant le cas que vous présentez ? Je ne crois pas aux histoires ratées. Ce qui ne doit pas se faire ne se fait pas, c’est tout. Maintenant, ce n’était pas mon propos. Mon propos était de dire que certaines femmes jettent leur dévolu sur un homme en ayant la prétention de corriger chez lui tout ce qui leur déplait. Jeter ses vieux tee shirt, le faire rompre avec le tabac, l’empêcher de voir ses potes etc. Non seulement elles leur cassent les C….., mais le plus souvent elles s’y cassent les dents. Je préfère prendre les hommes comme ils sont, c’est tout. Entre nous, ne le répétez pas mais c’est une attitude très peu féminine au fond et assez stupide d’un point de vue pragmatique.
    Fantômette, quand vous aurez mon grand âge, (l’un des affreux privilège de l’âge c’est de pouvoir pontifier, alors je pontifie), donc vous saurez que les gens ne changent pas. Jamais. Il est vrai que la vie de couple incite à se rapprocher, que s’installe une influence mutuelle dans des proportions variables, que chacun apporte à l’autre et, ce faisant, le transforme…un peu. Mais c’est très superficiel et ça peut voler en éclats à n’importe quel moment. Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas une des causes de séparation. Combien ai-je entendu d’hommes et de femmes me dire après un divorce « je redeviens moi-même ». Je me demande quelle est la part d’ailleurs du sentiment d’ego en péril dans les décisions de séparation.

    Commentaire par laplumedaliocha — 04/01/2011 @ 14:34

  181. @Aliocha,

    L’autre grand privilège de l’âge c’est de faire des confitures, mais vous êtes encore trop jeune pour ça.

    Vous ne croyez pas aux histoires ratées? Mais aucune histoire ne l’est, enfin (je pontifie moi aussi)! Une histoire ratée, c’est une histoire qui trouve sa fin naturelle avant que les acteurs ne meurent de vieillesse.

    Il faut bien en sortir d’une façon ou d’une autre, du couple. Alors c’est soit les pieds devant et à l’horizontal, soit droit comme un roc, tel Guillaume le Conquérant, pointant fièrement son regard enflammé de normand intrépide vers la ligne bleue des Vosges de son avenir de célibataire, la poitrine gonflé d’un souffle neuf qui viendra bientôt lécher de son haleine chaude le sein humide d’une nouvelle femme.

    Et vous appelez ça un ratage?!

    Regardez Roméo et Juliette. C’est un ratage, ça? Eh ben non, ils ne se sont pas loupés justement (pour eux, la sortie de la vie de couple, ça été couiiic!). Mais, si ça avait duré, faut pas se leurrer, ça se serait terminé par un divorce. Dès le départ on voit bien qu’ils n’étaient pas fait pour communiquer (étrangement, les gens qui communiquent mal sont souvent ceux qui conçoivent les plans les plus compliqués). Enfin bref, la fin naturelle de cette histoire là ne pouvait être que la mort prématurée, ou le divorce. Comme le suicide de deux jeunes gens a quand même plus de gueule théâtralement parlant qu’un procès en divorce, on a retenu le suicide.

    Mais imaginons un instant que Shakespeare ait été payé à la ligne, comme Balzac, et qu’il lui ait fallu faire durer son affaire, moi je vous le dis, il nous l’aurait mis le divorce, et à l’instant où je vous cause, les deux perdreaux seraient aussi vivants que vous et moi. Divorcés, mais vivants.

    Ce fait, qui me paraît certain à défaut d’être constant, me fait revenir à mon point de départ: il n’y a pas d’histoire ratée, car elles le sont toutes d’une façon ou d’une autre, puisqu’il faut bien qu’elles se terminent.

    Anticipant cette fin prochaine, je me positionne d’ores et déjà dans l’après divorce (l’après trépas étant plus aléatoire)et vous voulez savoir ce que j’aimerais que ma femme, enfin mon ex femme me dise?

    Que, depuis le divorce « je redeviens toi-même ».

    J’en transpire déjà de satisfaction.

    Aliocha : eh bien voilà pourquoi je n’ai pas rédigé de billet depuis que je suis rentrée : parce que j’ai du mal à me faire comprendre, ce qui signifie que j’ai encore le clavier en drapeau 😉 j’entendais « raté » au sens de « oups, on aurait pu vivre un chouette truc et on s’est pas rencontrés » dans la logique de la dulcinée de Ferdy décrite par Ferdy qui faisait sa méfiante. Et d’ailleurs, je crois que Ferdy me mettait en garde contre ce qu’il analysait comme un excès d’exigence sur la base d’une idée toute faite de l’homme idéal, et, à l’inverse, de l’homme à fuir. Pour le reste, suis d’accord avec vous même si ce n’était pas ce que je voulais dire. Quant aux histoires qui doivent se terminer….moui, à notre époque, sans doute. Société de consommation quand tu nous tiens…Les conventions sociales passées étaient certes pesantes, mais je me demande au fond si les gens étaient plus malheureux. Pas si sûr. La liberté, cet insupportable fardeau, vous dirait le grand inquisiteur de Dostoïevski.

    Commentaire par tschok — 04/01/2011 @ 16:59

  182. @ aliocha,

    Combien ai-je entendu d’hommes et de femmes me dire après un divorce «je redeviens moi-même».

    Et combien d’hommes et de femmes ont eu l’occasion de vous dire, à leurs noces d’argent, « il/elle m’a fait devenir celui que je suis »?

    Je me souviens d’une campagne d’affichage publicitaire, il y a bien longtemps, dans le métro parisien – je crois que c’était pour le magazine Psychologie. On y voyait le ventre nu d’une personne, le nombril entouré d’un cercle rouge sur lequel pointait une flèche de même couleur, et l’indication: « vous êtes ici ».

    La question qui suit aurait pu être: « allez-vous y rester? ».

    @ Ferdydurke et Goloubchik,

    La clé, c’est le mouvement et la connexion. La logique est dyadique. Imaginez deux pôles, un pôle négatif, un pôle positif. C’est la connexion, et l’énergie qui la crée, qui les fait devenir ce qu’ils sont: deux pôles.

    Enfin, en tout cas, c’est l’état où j’en suis de mes réflexions à ce sujet.

    (Mais si ça se trouve, je vais changer).

    Commentaire par Fantômette — 04/01/2011 @ 17:01

  183. Fantômette,

    C’est marrant que vous parliez de nombril quand on évoque la vie de couple.

    Vous connaissez la symbolique du nombril dans l’antiquité grecque, of course.

    Commentaire par tschok — 04/01/2011 @ 17:11

  184. Aliocha, là on dirait vraiment ma grand mère, surtout quand vous dites « Société de consommation quand tu nous tiens…Les conventions sociales passées étaient certes pesantes, mais je me demande au fond si les gens étaient plus malheureux. »

    Finalement, je vous imagine assez bien en train de touiller la confiture qui bouillonne doucement dans sa bassine de cuivre avec l’une de ces longues cuillers de bois dont je me servais, enfant pour racler le fond quand ma grand mère, versant la paraffine dans les pots qu’elle venait de remplir, avait le dos tourné. Sniff. Que de souvenirs émouvants.

    (faudrait que je trouve une petite musique

    Commentaire par tschok — 04/01/2011 @ 17:38

  185. Aliocha, là on dirait vraiment ma grand mère, surtout quand vous dites « Société de consommation quand tu nous tiens…Les conventions sociales passées étaient certes pesantes, mais je me demande au fond si les gens étaient plus malheureux. »

    Finalement, je vous imagine assez bien en train de touiller la confiture qui bouillonne doucement dans sa bassine de cuivre avec l’une de ces longues cuillers de bois dont je me servais, enfant pour racler le fond quand ma grand mère, versant la paraffine dans les pots qu’elle venait de remplir, avait le dos tourné. Sniff. Que de souvenirs émouvants.

    (faudrait que je trouve une petite musique pour accompagner, et… je crois que j’ai trouvé:

    http://www.wat.tv/audio/ennio-morricone-professionnel-1bqvk_2ey5f_.html )

    (Faut faire abstraction du 357 magnum, quoi que ma grand mère me rappelle ça finalement)

    Bon on va voir si ça le fait.

    Commentaire par tschok — 04/01/2011 @ 17:42

  186. Ca le fait!

    Aliocha : comme me le confiait récemment un homme fort intelligent, il est impossible de lutter contre une idée moderne. La modernité justifie tout. Je m’en retourne donc à mes confitures et tant qu’on y est, rendez-moi ma cuillère, petit chenapan ! (Vous noterez que mon vocabulaire est aussi suranné que ma conception de l’existence, ce qui n’est pas peu dire. Tiens, je vais laisser tomber Opium pour remettre l’heure bleue, c’est beaucoup plus de mon âge..et hop. ! – là j’ai fait un entrechat, au risque de me bousiller le col du fémur, j’vous le dis parce que vous pouvez pas l’avoitr vu, pourtant il était joli, si, si !!!)

    Commentaire par tschok — 04/01/2011 @ 17:44

  187. @ tschok,

    L’endroit où l’autre nous manque.

    (Si l’on parle bien de la même chose).

    Commentaire par Fantômette — 04/01/2011 @ 18:15

  188. @ Fantômette,

    Vala. C’est l’endroit où Zeus a fait un noeud, non?

    Commentaire par tschok — 04/01/2011 @ 18:54

  189. Aliocha,

    Cet homme fort intelligent, c’est un conservateur, je parie.

    Aliocha : j’sais pas, un haut fonctionnaire pour vous, c’est forcément conservateur ? Bon OK, je sors….

    Commentaire par tschok — 04/01/2011 @ 18:57

  190. @ tschok,

    Yep. L’endroit du lien qui ne lie plus rien. C’est une belle image également.

    Commentaire par Fantômette — 04/01/2011 @ 19:44

  191. @ Aliocha

    « là j’ai fait un entrechat, au risque de me bousiller le col du fémur, j’vous le dis parce que vous pouvez pas l’avoir vu, pourtant il était joli, si, si !!! »

    Personne ne doute que vous avez un très joli fémur. Je suis même prêt à en peupler mon imaginaire masculin, c’est dire! 😉

    Pour le reste (votre com’ 180), c’est n’importe quoi. J’y reviens ce soir, à la fraiche.

    Aliocha : Caramel, bonbon et chocolat….j’y reviens ce soir, qu’il disait, même pas vrai !

    Commentaire par Ferdydurke — 05/01/2011 @ 08:45

  192. @ Aliocha

    C’est bien malgré lui, qu’à ma connaissance, mon camarade commentateur n’a pu honorer le rendez-vous fixé.

    Alors qu’il méditait hier, à l’approche de la fraîche, dans les allées du cimetière du Père Lachaise, le susdit s’est fait inopinément courser par une meute déchaînée de jeunes femmes en chaussettes hautes et casque audio.

    Lorsque j’ai quitté les lieux, il se dissimulait derrière la tombe de Pierre Abélard et tentait fébrilement de joindre le GIGN sur son portable.

    Le Post ne s’étant point fait l’écho de cette affaire, je présume qu’elle s’est bien terminée.

    A défaut de reprise de contact de sa part, peut-être conviendra-t-il que vous preniez l’attache du service des urgences des différents hôpitaux parisiens.

    Aliocha : Cher Goloubchik, quand une femme croit qu’un homme est aux urgences, dans 9,9 cas sur 10, il est juste coincé à une réunion de boulot, avec ses potes ou sa maitresse. Ne comptez donc pas sur moi pour que je me ridiculise en appelant commissariats et hôpitaux. Ferdy réapparaîtra lorsqu’il aura terminé les activités qui, pour l’instant, l’amusent davantage que d’être ici.

    Commentaire par Goloubchik — 06/01/2011 @ 14:41

  193. @ Goloubchik,

    Fichtre! Un abus de faiblesse commis en réunion ET en chaussettes, ça va chercher… loin.

    (Je pense.)

    Commentaire par Fantômette — 06/01/2011 @ 15:48

  194. @ Fantômette

    (comme vous avez pu le constater, votre descriptif hilarant de la technique -supposée- d’emballage de créatures par Ferdydurke a laissé des traces)

    Si vous deviez avoir ces jeunes femmes pour clientes, plaideriez-vous l’excuse de provocation ?

    Concernant « la clé », je reviendrai peut-être plus tard vers vous (en langueur).

    Pour l’instant, je bute sur votre concept de pôle(s) en mouvement (sans vitesse identique dans le déplacement, peuvent-ils rester des pôles ?) et sur les éléments possibles de connexion (des filaments élastiques, type toile d’araignée ?).

    En revanche, j’ai réglé tout de suite le problème de la connotation péjorative assortissant « pôle négatif ». Moi c’est « pôle positif ». J’ai toujours préféré Mystère à Boule de Gomme. Peut-être à tort. Mais, sérieusement, qui ambitionne d’être Boule de Gomme dans l’existence ?

    Commentaire par Goloubchik — 06/01/2011 @ 16:25

  195. @ Aliocha

    Pourquoi « sa » maîtresse ? Vous êtes terriblement limitative…

    Commentaire par Goloubchik — 06/01/2011 @ 16:33

  196. @ Goloubchik,

    Si je devais avoir ces jeunes filles pour clientes, je veillerais d’abord à être très correctement provisionnée – avant d’envisager de les placer collectivement sous tutelle probablement.

    (Arf!)

    En ce qui concerne les pôles, je ne propose pas de faire de l’élément masculin et de l’élément féminin d’un couple, respectivement le pôle négatif et le pôle positif d’une bulle (ou d’une boule de gomme 😉 ). Je tentais simplement de saisir une image, qui permette de comprendre le « système » créé par un couple. En passant moins par une description des éléments qui le compose (parce que deux pôles, ce n’est rien: ce ne sont que deux points précisément localisés), et plus par le type de connexion qu’ils établissent (mouvement et connexion – l’un et l’autre s’entrainant mutuellement). La façon dont un couple est d’avantage que la somme des individus qui le composent. Leur interaction, finalement. Et la façon dont elle les transforme: vous n’avez pas de pôle singulier: ils sont devenus ce qu’ils sont précisément parce qu’ils (se) sont liés.

    Quant à savoir ce qui relie les pôles, c’est parfaitement immatériel, et très simple en fait. C’est… de l’attraction, finalement.

    En réalité, je ne fais que tenter de décrire une image vous savez. Ce n’est pas un raisonnement, ni une explication, ni (encore moins) une démonstration.

    (Parfois, pour trouver le mot juste, il faut savoir s’éloigner du sujet).

    (le hors-sujet a été l’une de mes spécialités, en philo, notamment. C’est un truc que je maitrise pas mal. J’ai toujours trouvé que ce petit talent était bien mal récompensé par le système scolaire).

    Commentaire par Fantômette — 06/01/2011 @ 17:18

  197. @ la gamine effrontée (qui se reconnaitra)

    Ferdy ne peut pas procrastiner 24h/24 et 7j/7 (malheureusement)!

    @ Goloubchik

    « Ferdy réapparaîtra lorsqu’il aura terminé les activités qui, pour l’instant, l’amusent davantage que d’être ici. »

    Zavez vu? Elle la joue indifférente (« Ne comptez donc pas sur moi, bla bla » et une ligne plus loin j’ai droit à une scène de (fausse ?) jalousie… Vous l’imaginez, faisant les cent pas, guettant à la fenêtre, fusillant du regard la pendule ?

    Cétromignon ^_^

    Aliocha : pft ! Si vous saviez le nombre de sauvages dans votre genre qui s’amusent à me faire mariner en ce moment, dans le domaine professionnel comme ailleurs, c’est à peine croyable ! Sont comme vous, ils me trouvent gentille et se disent qu’ils peuvent jouer. L’ennui, c’est que quand j’en ai marre, vous pouvez bien revenir ventre à terre, le sourire ravageur, les bras chargés de rose et un billet pour Tahiti coincé dans les dents, c’est la porte ! Même si je voulais faire autrement, je n’y arriverais pas. C’est comme un truc qui se brise…irrémédiablement.

    Commentaire par Ferdydurke — 06/01/2011 @ 17:51

  198. @ ma rouspéteuse (virtuelle) préférée

    Ah! Je comprends… je prends pour tous ceux qui vous tapent sur le système en ce moment. Allez-y, lâchez-vous. Cela ne me dérange pas. J’suis comme les arbres : le coeur tendre mais la peau dure.

    « L’ennui, c’est que quand j’en ai marre, vous pouvez bien revenir ventre à terre, le sourire ravageur, les bras chargés de rose et un billet pour Tahiti coincé dans les dents, c’est la porte ! »

    Je comprends tout à fait et je connais bien, je suis pareil. Peut-être même pire, le genre qu’on dit à « colère froide » : J’encaisse, je patiente, je persévère dans la bonne volonté, la tolérance, la compréhension et la conciliation. Puis, une fois que j’estime qu’il est temps de sanctionner, quand tous les voyants sont dans le rouge, je passe en mode coercition. Froid, méthodique, mécanique et implacable. Je ne ventile pas, je dissèque. Je le décris par « A l’allemande. »

    Curieusement, à ce stade, ceux qui ont choisi d’abuser de ce que j’offrais au lieu d’en profiter le regrettent beaucoup. On se demande bien pourquoi! (iark iark)

    (Là, j’peux vraiment pas.)

    (Pas de roses et pas Tahiti, donc. J’trouverai autre chose.)

    Aliocha : peut-être qu’au lieu d’encaisser, on ferait mieux de montrer les dents tout de suite, vous ne croyez pas ? Je n’aime pas ce fonctionnement chez moi, mais bon. Vous êtes un chou. Et c’est vrai, vous avez un peu pris pour les autres, désolée 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 06/01/2011 @ 19:46

  199. @ Fantômette (196)

    Sous ma tutelle ?

    (cela chiffre à combien « très correctement provisionnée » ? Qu’on en discute…)

    Commentaire par Ferdydurke — 06/01/2011 @ 19:49

  200. @ Ferdydurke (#199)

    Trop tard. Le tuteur a déjà été désigné, et s’érige, sous mandat judiciaire.

    (iark iark)

    Je vous raconterai.

    (le mandat, rien que le mandat mais tout le mandat)

    Commentaire par Goloubchik — 06/01/2011 @ 20:27

  201. @ Ferdydurke et Goloubchik,

    J’ai fait désigner Patrice de Maistre.

    (Il s’est retrouvé avec beaucoup de temps libre récemment)

    Commentaire par Fantômette — 07/01/2011 @ 13:55

  202. @ Fantômette

    Kwouaaaa ??? Patrick de Maistre !!!! Gnnnfff kof kof raaaaah * s’étrangle, ayant avalé son pain aux raisins sous l’effet du choc *

    Mécavapalatete ?

    Sans vouloir manquer de respect à M’ame Bettencourt, ce monsieur ne me semble pas être le meilleur choix pour des jeunes filles.

    Tandis que Goloubchik, si. Je m’en porte d’ailleurs garant. Je suis certain qu’il saura être dévoué à ces demoiselles, avec toute la raideur attendue d’un tuteur, canaliser jour après jour leur juvénile énergie, leur apporter le soutien et le réconfort que requièrent leurs âmes en proie aux troubles des sens, et assurer ainsi leur élévation tant spirituelle que morale. Ce, dans les règles de l’art. Amen.

    Il suffit d’observer à quel point Melle Lima, à laquelle Goloubchik prodigue les meilleurs soins et une éducation du plus haut standing, est épanouie pour s’en convaincre.

    (par ailleurs c’est plutôt moi qui devrais plaider l’excuse de provocation. Autant les mini-jupes, les pantalons taille basse ou les chemisiers au bord de l’explosion ne provoque pas en moi d’émoi particuliers, autant les chaussettes mi-cuisses c’est un peu comme si on branchait une centrale nucléaire sur ma libido…)

    @ Aliocha

    Non, je ne crois pas et non, je ne suis pas un chou. Je suis à vous demain. Je vous f’rai un package (ne comptez toutefois pas sur moi à l’heure des croissants, les conditions initiales n’étant pas satisfaites). Pouvez continuer à vous défouler en attendant (à supposer que vous vous souciiez de mon consentement).

    Commentaire par Ferdydurke — 07/01/2011 @ 18:23

  203. provoqueNT… grrr!

    émoiS… re-grrr!

    Commentaire par Ferdydurke — 07/01/2011 @ 18:25

  204. @ Ferdydurke,

    Sans vouloir manquer de respect à M’sieur Ferdydurke, la raison pour laquelle ce monsieur ne vous semble pas être le meilleur choix pour des jeunes filles est précisément celle qui emporta ma décision.

    Un homme porté comme lui vers la protection des femmes âgées, isolées, immensément riche et à l’esprit moyennement alerte, ne menacera en aucune façon la vertu de jeunes filles si pauvres, hélas, qu’elles ne peuvent s’offrir qu’une paire de chaussettes (longues) pour tout vêtement… snif, snif… et doivent compter sur les caveaux désertés des cimetières parisiens pour s’abriter des frimas de l’hiver.

    Son aisance à mériter la confiance de ses autres clientes et à s’attirer leurs bonnes grâces lui permettra en outre d’assurer le financement des études supérieures de ses protégées, ainsi que – qui sait – l’achat d’une paire de collant (noir et sexy).

    Maintenant, la voie de l’appel vous est ouverte, mais vos chances de voir ce recours prospérer me semblent bien minces…

    Commentaire par Fantômette — 09/01/2011 @ 12:22

  205. Ferdydurke je me suis éclipsée (faire des confitures) mais il me fallait toutefois rectifier les description gentille qu’a bien voulu faire Aliocha, à laquelle je ne corresponds pas.

    Commentaire par alithia — 09/01/2011 @ 23:05

  206. @ Ferdydurke

    Votre confiance m’honore. Soyez certain que je suis prêt à effectuer ma mission avec rigueur, vigueur et honneurs.

    (PS : sur la relance d’alithia, je peux ouîr d’ici le kriss-kriss de l’affûtage des griffes d’une Aliocha jalouse à l’affût)

    @ Chère Fantômette

    Votre sens de l’anticipation ne me surprend plus de longue date mais alors là, vous faites très fort.

    Vous avez en effet trouvé LA solution permettant de mettre fin à l’agonie dont souffre la justice civile faute de moyens : il suffit donc qu’avec l’aimable complicité du juge, l’avocat -après perception de ses provisions- fasse placer ses clients sous tutelle…

    Voilà qui devrait furieusement simplifier le traitement des dossiers. Chacun (l’avocat, le tuteur, le juge) y gagnera un temps fou. Il ne manque plus que de faire voter les textes correspondants.

    (concernant le tuteur, l’appellation nouvelle de capitaine ad hoc pourrait y être retenue)

    (HS sur le HS : lors de mes scolarités, l’immonde spectre du hors-sujet pulvérisateur de bonnes notes a toujours été soigneusement agité avec plus ou moins de perversion sadique par différentes autorités enseignantes -ce à quoi j’ai sournoisement essayé de résister.

    Je me demande si l’indulgence -parfois même provocatrice- avec laquelle Aliocha admet cette pratique sur son blog ne tient pas au fait que la profession de journaliste de presse est, plus que toute autre, placée sous la contrainte impérieuse de l’Etoile Noire du Nombre de Signes.)

    Commentaire par Goloubchik — 10/01/2011 @ 13:55

  207. Bonsoir Goloubchik,

    La profession de journaliste de presse – écrivez-vous – « plus que toute autre, placée sous la contrainte impérieuse de l’Etoile Noire du Nombre de Signes »…

    Peut-être plus pour longtemps.

    Une note d’information émanant de ma Cour d’Appel, portant sur les conditions d’application du décret du 9 décembre 2010, prévoit désormais que « sauf autorisation du magistrat, les conclusions devront être limitées à 20 pages dactylographiées recto en police times new roman 12 interligne 1,3« .

    Oui oui, 1,3, ce n’est pas une invention de ma part.

    Mais – massive loophole – ils n’ont rien dit en ce qui concerne la taille des marges.

    (En ce qui me concerne, ce sera donc 2 millimètres à droite, 2 millimètres à gauche, 2 millimètres en haut, 2 millimètres en bas, même si j’ai cinq pages de conclusions.)

    (Que la Cour réforme sa note si elle objecte. Mon plan B: le langage sms. Je refuse d’aller demander à la Cour la permission de développer l’ensemble des arguments que j’estime devoir développer).

    Commentaire par Fantômette — 10/01/2011 @ 21:21

  208. @ Bonsoir Fantômette

    (Euh, vous visez pas plutôt le décret du 9 décembre 2009 applicable au 1er janvier 2011 ou y’a un truc qui m’échappe ?)

    Quoiqu’il en soit, et si je suffoque d’indignation, bien vu pour les marges ;-).

    Bientôt des conclusions d’appel en BD ou sous Powerpoint ?

    Commentaire par Goloubchik — 11/01/2011 @ 00:52

  209. Bonjour Goloubchik,

    Parfaitement exact, c’est une erreur matérielle de ma part.

    (Dites donc, vous ne seriez pas de la partie, par hasard? Hm?)

    Mais j’ai une explication: lorsqu’on change d’année (tous les ans, donc), une certaine inertie mentale peut m’inciter à dater mes courriers ou autre documents de l’année qui vient de s’écouler aux (entiers) dépens de l’année qui vient de commencer. Afin de compenser cette inertie, je m’astreins à rajouter mentalement +1 à l’année qui me vient naturellement sous la plume.

    Évidemment, le problème se corse lorsqu’il ne s’agit plus de dater un document du jour, mais de se référer à un document passé, ce qui fut précisément l’origine de mon erreur d’hier.

    Une deuxième difficulté surgit lorsque, passés quelques jours, mon inertie mentale épuisée, je repars du bon pied, infiniment consciente de la date à laquelle je m’éveille chaque matin (du moins en ce qui concerne l’année), puisque tant que je n’ai pas émis un contrordre impératif aux neurones chargés de dater mes courriers, je développe une petite tendance à les dater de l’année prochaine.

    Cette difficulté pourrait se corser cette année, par parenthèse, du fait que l’on entend quasiment plus parler de 2012 dans les média que de 2011, laissant la troublante impression que cette année n’est guère que la bande-annonce de celle qui suivra (si tout se passe comme prévu).

    C’est le signe qu’il convient alors de procéder à un ultime ajustement mental, destiné à me faire une fois pour toute assumer ma pleine présence au monde présent.

    Le plus souvent, je suis au taquet, fin janvier, début février.

    (Mars au plus tard).

    Commentaire par Fantômette — 11/01/2011 @ 08:46

  210. @ Bonjour Fantômette

    (Hm, allez savoir, répondrait notre hôtesse 😉 )

    L’ajustement mental imposé en janvier par le passage à une année nouvelle est effectivement une terrible épreuve, alors que le foie épuisé par de grasses bombances alcoolisées filtre mal les toxines du sang pulsé vers le cerveau, lequel s’en trouve objectivement désorienté dans l’espace-temps.

    Cet inconfortable trouble cérébral pourrait aisément être résolu par la création de l’emploi de collationneur de posts sur blogs et forums.

    Cett activité s’exercerait sous CDD d’un mois (éventuellement renouvelable). Le collationneur serait bien entendu enclos jusqu’au 31/12 dans une clinique macrobiotique et son alimentation ultérieure -uniquement opérable sous forme de repas légers- étroitement définie par une convention collective.

    Une rapide évaluation me permet d’avancer que le PIB devrait s’en trouver accru d’un point et la proportion de stress générée par les commentaires largement réduite.

    Commentaire par Goloubchik — 11/01/2011 @ 13:14

  211. Bonsoir Goloubchik,

    En même temps, j’aime assez être désorientée dans l’espace-temps. Ça change.

    En fait, le métier d’avocat est un métier littéralement hanté par le temps.

    (Tic-tac-tic-tac: nous sommes tous des crocodiles avec une horloge dans le ventre.)

    Dates d’audience, délais à respecter, délais à computer, prescriptions acquisitives, prescriptions extinctives, durer, faire durer, patienter, égrener et attendre, attendre, attendre, par-dessus le marché, le client, la désignation, le magistrat, les pièces, le bulletin, les conclusions, les actes d’état civil et les règlements.

    Ça peut être assez fatigant, parfois.

    Tenez, voilà une idée de loi innovante: Le législateur déclarerait la suspension du temps qui passe, pour un petit moment – disons une semaine, ou deux. On s’arrêterait de travailler le 18 janvier (par exemple), on laisserait passer deux semaines et un jour, et on redémarrerait les horloges et les calendriers au 19 janvier, comme si de rien n’était, en douce.

    Suspension de tous les délais.

    Alors, oui, vous allez me dire: le soleil et la terre continueraient de tourner. Bon, mais c’est pas grave, ils tournent, mais ils ne savent pas qu’ils tournent. Et ils ne comptent pas les tours, non plus. Donc, ce n’est pas une raison, je crois.

    (Vous saviez que sur Mars, la durée du jour est de 24h37mn et des poussières? Dans son roman Mars la Rouge, K.S.Robinson imagine que, par commodité, les premiers colons sur Mars conservent les mêmes horloges que sur Terre, mais à minuit, toutes les horloges martiennes s’arrêtent pendant 37 mn, le temps que le temps martien rattrape le temps terrien. J’ai beaucoup aimé cette idée).

    (Et – comme vous dites – si ça se trouve, je vais savoir 😉 )

    Commentaire par Fantômette — 11/01/2011 @ 20:34

  212. @ Fantômette

    Voeu très partiellement exaucé (le lapin d’Alice exhumé ailleurs par Ferdydurke était prémonitoire). Dans son billet du jour -que j’ai pour ma part beaucoup apprécié- Aliocha raconte comment la course folle des dossiers à traiter est suspendue pour quelques heures durant la cérémonie de rentrée de la C. Cass.

    Analyser comment, par effet report en matière de computation des délais, cela se peut se combiner avec l’alinéa 2 de l’article 641 du CPC soulève une problématique juridique intéressante 😉

    (Concernant le Hm :

    Point n’était défi, juste taquinerie,
    Intérêt à savoir apparaît bien réduit :
    Qu’importe qui est qui, d’aimable compagnie ? )

    Commentaire par Goloubchik — 12/01/2011 @ 23:48

  213. Bonjour Goloubchik,

    Ne vous inquiétez pas, je ne cherche pas à savoir qui vous êtes.

    (Je suis d’un naturel curieux, mais je me discipline).

    Commentaire par Fantômette — 13/01/2011 @ 11:16

  214. (…)

    Commentaire par Fantômette — 13/01/2011 @ 11:17

  215. ♫♪

    [sifflote d’un air détaché]

    ♫♪

    Commentaire par Fantômette — 13/01/2011 @ 11:20

  216. Bon ok, juste UNE question – un tout petit indice de rien du tout:

    Dites moi quel bac vous avez passé?

    Pleaaaaaaaaaase?

    Commentaire par Fantômette — 13/01/2011 @ 11:23

  217. Bonjour Fantômette,

    Bon, c’est bien passque c’est vous qui me le demandez, et si gentiment:

    Ce n’était pas une baie de lauriers de nature scientifique.

    (tu parles d’un scoop !)

    (dites, vous entrez nuitamment dans les Archives de l’Education Nationale ?)

    (et c’était tellement pas de nature scientifique que si je croise un jour DM à un repas de commentateurs, je prétendrai être quelqu’un d’autre, trop la honte, man)

    Commentaire par Goloubchik — 13/01/2011 @ 12:46

  218. @ Fantômette

    Esprit de l’escalier, quand tu nous tiens…

    J’aurais pu vous répondre bac d’Eloka…

    (mais attention ça pourrait être une bonne grosse fausse piste)

    (et non, je ne suis pas né en 1921)

    Commentaire par Goloubchik — 13/01/2011 @ 13:38

  219. @ Goloubchik,

    Hé hé…

    Oui, mais il peut être particulièrement habile de se montrer simplement sincère lorsque vous pensez de votre interlocuteur qu’il doutera de ce que vous allez lui dire – quitte, d’ailleurs, à le lui suggérer.

    (Droit public, donc).

    J’entre nuitamment dans toute sorte d’endroits (une fois – il y a prescription, je crois – sur le toit de la faculté de médecine, rue Racine, à Paris), mais jamais encore aux archives de l’Educ’ Nat’. Si j’y entre un jour, promis, je cherche votre copie de bac de philo.

    Commentaire par Fantômette — 13/01/2011 @ 17:59

  220. Goloubchik,

    j’ai beaucoup de lagunes en droit administratif. Vous m’expliquez?

    Commentaire par tschok — 13/01/2011 @ 19:06

  221. @ Fantômette

    Possible. Mais pas certain (dilemme usuel du gardien de buts face au tireur de pénalties et inversement).

    Allez savoir 😉

    ♫♪

    [sifflote d’un air détaché]

    (peut-être même qu’on se connait)

    Commentaire par Goloubchik — 13/01/2011 @ 19:43

  222. @ Fantômette (#220)

    A supposer que j’en sois capable, un symposium à Venise apparaîtraît pour cela le plus approprié.

    (surtout pour la partie banquet)

    Commentaire par Goloubchik — 13/01/2011 @ 19:51

  223. En y proscrivant, sous contrôle de l’ONU, un état d’ébriété excessif, cela va sans dire 😉

    (boire ou conduire, etc..)

    Commentaire par Goloubchik — 13/01/2011 @ 21:23

  224. Bonjour Goloubchik,

    Oh?!

    Peut-être même qu’on se connait?

    Ou alors.

    Peut-être que vous croyez me connaître – mais que c’est pas moi.

    (Je est un autre, en général, et peut-être en particulier lorsqu’il porte un masque, à Venise ou ailleurs).

    Commentaire par Fantômette — 14/01/2011 @ 07:10

  225. (Et d’ailleurs, en l’espèce, je était très précisément un autre, au com 220 😉 )

    Commentaire par Fantômette — 14/01/2011 @ 07:10

  226. @ Bonjour Fantômette

    Certes, mais j’avais juste lâché ça en clin d’oeil à la réponse d’Aliocha à BaBs en 4 du billet du 8/1/11.

    Je ne doute pas un instant que vous disposez en droit administratif -et en de multiples autres domaines- de connaissances très approfondies. Peut-être même, entre deux urgences à traiter, en enseignez-vous la moelle spinale à des jeunes gens sous le charme.

    Je ne doute pas davantage que « je » soit un autre -aussi parfois à soi-même- et qu’une rencontre physique des commentateurs ne manquerait pas de surprises.

    Dans cette hypothèse, il faudrait au demeurant un peu travailler le plan de table ;-).

    L’organisation, à cette occasion, d’une sorte de Berryer sauvage (10′ pour préparer le sujet après un Capitaine Pif) pourrait présenter quelque intérêt.

    Comme thèmes éventuellement envisageables : « ça presse ? », « le reporter rapporte-t-il suffisamment à son maître ? », « Wiki, mon ami? Et ta soeur? » (candidate prédésignée alithia) ou encore « M’enfin de quel droit ??? ».

    Commentaire par Goloubchik — 14/01/2011 @ 12:41

  227. Bonsoir Goloubchik,

    Oh, le droit administratif a toujours été une matière difficile d’accès, pour moi. Je lui trouve une tournure de pensée étrange et exotique. C’est une matière que j’ai vraiment travaillé différemment de toutes les autres matières juridiques; je l’ai travaillé « à l’envers ». En partant des questions pratiques, ou des concepts-clés, et en remontant le courant des idées, jusqu’aux principes.

    (Donc inutile de vous dire que si vous y cherchiez des lagunes, vous ne manqueriez pas d’en trouver, aléatoirement dispersées dans le champs de mes connaissances).

    (D’ailleurs j’ai toujours visualisé cette matière comme une sorte d’archipel. Des notions stables et maitrisées, environnés d’une logique liquide, mobile et insaisissable – très peu prévisible dans ses mouvements ou ses effets).

    Sinon, je pose une option sur le sujet « M’enfin de quel droit??? », que je pense traiter en deux parties, articulés autour d’un double problématique : « m’enfin c’est vrai, quoi, à la fin », et « reconnaissez que tout le monde en a marre, maintenant »

    Plus précisément:

    I- M’enfin, c’est vrai, quoi, à la fin:
    A- Ce qui est vrai: beauté, vérité… et ce sera Justice?
    B- Pourquoi n’est-ce vrai qu’à la fin: eschatologie de la vérité

    II- Reconnaissez que tout le monde en a marre,
    A- Analyse d’un monde las: les aléa d’une lecture globale de sujets multiples et inconnus
    B- Lecture aléatoire, lecture lucide, ou la modernité d’un monde qui se reconnait

    avant d’ouvrir, en conclusion, sur la question de savoir de quoi est-ce que l’on cause, finalement.

    Commentaire par Fantômette — 15/01/2011 @ 18:55

  228. @ Bonsoir Fantômette

    Force est de constater que vous survolez –verbe ambigu, il est vrai- le sujet choisi, lequel s’y prête en vérité admirablement.

    Avant vous, Guy de Maupassant avait mis en scène le Horla, dont vous réussissez à investir le concept sous l’angle optimum de son traitement dialectique : sortir du thème, tout en y restant, chapô Miss.

    Nul doute que le pechinum mediocris se fût pour sa part péniblement référé au basilikos aner et au jus papirianum, puis aux cités augustiniennes de Dieu et des Hommes, pour venir échouer, au terme d’un bien méprisable développement chronologique, à Julien Coupat, en passant par Bakounine, œuf corse.

    Tant la solution de facilité –versant que l’aï dévale en rebondissant mollement au hasard de ses fainéantises- est naturel au cerveau de l’homme.

    On créditera néanmoins celle-ci de l’immense avantage d’être illico signifiante, ce qui n’est guère le cas de sa perverse cousine, la solution de continuité, qui suggère l’inverse de ce qu’elle est.

    Maudissons encore ceux qui, en traitant le même sujet, nous auraient gonflé le mou sur le fondement du trop rebattu « droit de la faillite ou faillite du droit » ou dégoisé sur les chaussures montantes que portent les cavaliers.

    Et votre référence à l’eschatologie, c’est exquis, tout comme à l’aléa, ce divin introducteur de doute dont la phonétique propose d’aller quelque part alors que justement personne ne sait où ça se trouve, et toc.

    Toutefois, permettez-moi d’émettre une disconvenance, tenant à la nature thématique de votre II que j’estime trop française, à savoir sinistrosique.

    Tant qu’à faire, et puisque nous devons aller vers l’abîme, cheminons-y en dansant, éclairés par les flambeaux anti-mortifères –bien que très datés- d’Abba et de la Compagnie créole.

    Et si cela ne vous est déjà point apparu, sachez que ce com’ cache une gaminerie 😉

    Commentaire par Goloubchik — 16/01/2011 @ 17:18

  229. j’ai pas tout suivi mais j’ai vu la gaminerie.

    Sinon, pour le plan de table, j’aimerais bien être entre Jalmad et Fantômette, et en face d’Aliocha.

    Commentaire par Tocquevil — 16/01/2011 @ 22:45

  230. @ Bonsoir Toquevil

    Désolé pour vous mais j’ai évidemment pris soin de consulter Madame votre épouse avant élaboration du plan de table.

    Il en résulte que vous serez placé entre DM et Gilbert. Inutile de vous préciser que vous avez intérêt à réviser d’une part, le théorème de Fermat, d’autre part, vos connaissances en philatélie.

    Si cela peut vous consoler, Ferdydurke sera inséré entre une commentatrice pesant 99,999 kilos sur la balance (mais raide-dingue de ses saillies et porteuse de chaussettes hautes) et un addict spécialisé dans la production cinématographique serbo-croate la plus déroutante mais causant fluently la langue de Goethe.

    Sinon, pour ceux qui n’ont pas lu San-Antonio dans le texte, j’avoue que « oeuf corse », c’est un peu sibyllin.

    Commentaire par Goloubchik — 16/01/2011 @ 23:58

  231. Bonsoir Goloubchik,

    Une gaminerie, et une faute d’orthôgraphe… Mais le Ô manquant aurait inévitablement pesé sur votre plume, et m’aurait trop rapidement mis sur la voie.

    Je n’ai pas mis très longtemps à la découvrir – quelque chose m’a attiré l’œil dans la succession régulière de vos paragraphes – mais je fus enchantée de l’y trouver.

    (Adepte des jeux oulipiens? Un bon souvenir de votre bac littéraire?)

    Je vais plaider brièvement pour mon II, en soulignant que mes sous-parties (« aléas » et « lucidité », si nous souhaitions être synthétique, mais nous ne le souhaitons pas nécessairement, par respect pour la fibre naturelle) font du mot « reconnaissez » le mot-clé de la problématique, ce qui dissipe la sinistrose que semble induire un libellé forcément réducteur, à première lecture.

    (J’ai lu San-A dans le texte – l’intégrale dans une édition élégamment reliée de cuir rouge et appartenant à mon père, pour mon propre bac L figurez-vous).

    (Indispensable complément des œuvres au programme, si vous voulez mon avis)

    Commentaire par Fantômette — 17/01/2011 @ 11:45

  232. @ Bonsoir Fantômette

    Votre aptitude pour la prise de recul me laissait à penser que vous trouveriez aisément.

    Et l’accent circonflexe, l’était sur chapô.

    J’ignore si votre père est doté d’un si doux sourire, mais l’idée qu’il ait pu s’abreuver -et vous aussi par ricochet patrimonial- de San-A me le rend a priori fort sympathique.

    Tout ça m’a donné envie de relire un digest des citations de Frédéric Dard et mis d’excellente humeur pour au moins 48 heures.

    C’est là : http://www.dicocitations.com/auteur/1228/Frederic_Dard/0.php

    Commentaire par Goloubchik — 17/01/2011 @ 18:51

  233. @ Goloubchik,

    Cela dit, je me demande si je n’ai pas surtout lu les plus anciens. A l’époque de l’édition, il s’agissait peut-être de l’intégrale, mais peut-être qu’à l’époque où je l’ai lu, ça ne l’était déjà plus.

    Les plus anciens étaient mes préférés, de toute façon.

    « Chez nous les emmerdes, on les étire pour qu’elles fassent plus d’usage. »

    🙂

    (Vous saviez que c’était la devise des avocats à la bourre?)

    (Eh bien en fait, pas du tout, mais ça devrait).

    (Et l’accent circonflexe était aussi dans le titre du billet, en fait. C’est ce que j’ai pensé.)

    Quant à mon père, le cher homme, il sourit à peu près dès qu’il me voit, les seuls vacillements notables ayant été contemporain du moment où j’apprenais à conduire et où je lui empruntais sa caisse.

    Commentaire par Fantômette — 17/01/2011 @ 20:15

  234. @ Fantômette

    A la bourre pour payer l’URSSAF ?

    Donc appel, même avec de très fortes probabilités de perdre après réexamen approfondi du dossier d’un client subjugué?

    (nan, je galège, ce n’est pas le fonds de commerce de ma pensée sur la profession)

    Moi, une de celles qui m’a régalé, c’est  » Plus j’y pense, plus je me dis qu’il n’y a aucune raison pour que le carré de l’hypoténuse soit égal à la somme des carrés des deux autres côtés. »

    (c’est vrai, quoi, les géomètres, y exigent qu’on croie des trucs sur parole, comme les politiques)

    (si ça se trouve, ils se plantent et je suis propriétaire du pré de mon voisin)

    (en plus mon voisin, y fait même pas le tri sélectif, et après tschok il a pas assez de matos fiable pour reconstruire le périph’ avec des voûtes)

    (pour être objectif, c’est pas totalement négatif, car alors tschok s’échauffe et cela produit de la chaleur et des étincelles)

    Sans transition, si votre père s’est limité à défaillir du sourire lors de votre apprentissage à la conduite (notamment si elle était accompagnée), il mérite alors hautement votre affection, indépendamment de toute autre considération.

    Dieu (ou le Hasard ou la Nécessité) a en effet créé l’ordalie de l’emprunt de la caisse familiale par les filles chéries en devenir de conductrice avertie pour éprouver la grandeur d’âme des pères.

    Rien à voir avec un quelconque manque de confiance en les capacités kinesthésiques au volant de Princesse. C’est plus profond. L’an dernier, je suis allé pour la première fois de ma vie au Salon de l’Auto. Là, j’ai tout compris. Un jour, peut-être, j’en dirai mot, si le sujet s’y prête davantage que le thème du présent billet.

    Commentaire par Goloubchik — 18/01/2011 @ 00:15

  235. Bonsoir Goloubchik,

    « Un jour, peut-être, j’en dirai mot, si le sujet s’y prête davantage que le thème du présent billet. »

    Pour sûr!

    Depuis 234 commentaires qu’on s’acharne à rester dans les limites du sujet imposé par le billet (la neige et les tabourets), c’est pas maintenant qu’on va quitter la route des yeux.

    J’ai donc deux questions, qui me taraudent:

    – que pensez-vous de la neige, en général, et de celle qui tombe en décembre à Paris en particulier? (Vous avez vu ce billet de Boulet, d’ailleurs? N’est-ce pas l’une des plus jolies choses qui a été dite au sujet de la neige?)

    – Et, également: à quoi ressemblent vos chaises, chez vous? Ont-elles des dossiers?

    (Je n’ai jamais mis les pieds au salon de l’automobile. Je m’entends très bien avec ma voiture – la première, achetée avec mes premiers honos – mais, c’est un peu parce-que-c’était-elle, parce-que-c’était-moi, je crois. Les voitures neuves du Salon, c’est comme les acteur hollywoodiens, on les admire dans les magazines, ils sont beaux, ils font rêver et on sait qu’ils sont réels, quelque part et d’une certaine façon, mais loin d’ici, et pas comme on croit).

    Commentaire par Fantômette — 18/01/2011 @ 23:47

  236. @ Fantômette

    Vous, vous avez vraiment le chic pour soulever, sous l’anodité de certains sujets, les questions de fond.

    En l’occurrence, celle de la nature profonde des êtres.

    Dans une vie antérieure, j’ai été flocon de neige. Comment avez-vous pu en avoir la prescience ?

    Et lorsqu’il a fallu que je me détermine sur mon devenir professionnel, un des deux termes –que je n’ai finalement pas suivi- de l’alternative était l’enseignement du ski.

    En définitive, je suis devenu journaliste 😉

    (nan, je déconne, c’était juste pour imaginer la tête ahurie d’Aliocha à cette fausse révélation, à supposer qu’elle surveille ses queues de vieux billets)

    Tout ça pour en venir au fait que, par nature, j’adore Paris enneigée.

    Je pense même que, comme Stockholm, Paris en a vocation visuelle.

    Comme j’aime un peu mon prochain, la seule ombre à ce tableau idyllique est le spectacle de ces vieillards chenus tentant à pas incertains d’accéder à leur superette habituelle.

    Tenez, le retraité au chien qui a obligeamment renseigné Aliocha sur le chemin du bâtiment de l’Unesco, quel courage alors ne lui faut-il pas, aux risques d’éventuels et sournois trottoirs de verglas, pour que son compagnon puisse libérer sa vessie sous une lanterne ?

    Nature profonde des objets aussi, qui ont bien évidemment une âme, ce qui conduit à distinguer nature et fonctionnalité.

    Prenez une chaise (de préférence en bois dont on fait les arbres du même nom). Sciez-en le dossier. De chaise, elle devient tabouret.

    Mais a-t-elle pour autant perdu sa nature profonde de chaise ? Que nenni. En adepte provisoire du New Age, interrogez-la (vaut mieux être seule ou vous risquez de vous retrouver à Ste Anne). Dites « Esprit de Frère tabouret, es-tu là ». Nul ne vous répondra. Convoquez alors l’esprit de Sœur chaise. Eh bien, croyez-moi sur parole, la communication s’établira. Car elle est restée chaise, même amputée du dossier.

    Là où j’ai toutefois un doute, c’est concernant les castrats. Car bien qu’appréciant l’opéra, je n’en connais pas et n’ai donc pu procéder (avec la délicatesse qui s’imposerait) à leur questionnement.

    Nature profonde d’une importante proportion de mâles enfin.

    Nature qui explique que Madame Tocquevil ait éprouvé quelque réticence à accepter que son divin mari passe tout un dîner à lorgner dans les décolletés d’Aliocha, de Jalmad et du votre (rajoutons à ce blot gabbrielle, dont on sait par ailleurs qu’elle ne porte rien sous ses cashmeres, la bougresse occitane).

    Nature qui explose au Salon de l’Auto. Les dizaines de milliers de gonzes qui étaient là venaient certes admirer des symboles impayables (dans tous les sens de l’adjectif) de virilité triomphante carrossable.

    Mais surtout, le Salon, c’est la revanche du mec moche, con, mal embouché, celui qu’était même invisible au super-thon de la classe dans son lycée, bref, le mec qu’emballe rien ni personne.

    Ben, là, à sa disposition, il y a les hôtesses, manifestement sélectionnées par des connaisseurs et toutes plus choupi les unes que les autres. Patientes, charmantes, ravageusement souriantes, qui vous causent arbre à cames en tête et nombre de pistons avec la virtuosité d’un mécano de la Société Générale.

    Histoire de rétablir l’ordre naturel des choses, j’ai quand même réussi à en coincer une sur le volume du coffre de la DS 4. J’ai donc quitté le Salon fier comme Artaban de la cuisse de Jupiter. Non mais.

    PS : charmant ce Boulet.

    Commentaire par Goloubchik — 19/01/2011 @ 13:40

  237. Bonjour Goloubchik,

    Ça ne vient pas spécialement de moi, je crois. Une fois que l’on a pu mesurer la propension qu’ont les questions de fond à se nicher sous les questions anodines, il suffit de soulever n’importe quelle question anodine pour repérer la question de fond s’y accrochant, par en-dessous, comme un petit escargot sous une grosse pierre.

    Par ailleurs, je dois à la vérité d’admettre que je n’avais nullement suspecté que vous ayez jamais été un flocon de neige reconverti en charmant anonyme sur la Toile – quoiqu’à la réflexion, j’observe que vous partagez avec ce gracieux exemple de beauté fractale un certain talent pour la discrétion et la légèreté, de même qu’une certaine amitié pour le Nord de l’Europe.

    Toujours est-il que, si j’aime autant que vous voir Paris enneigée, ce n’est pas pour autant que j’y décèle une vocation visuelle. Je ne connais pas – hélas – Stockholm, mais si je devais attribuer à Paris une vocation particulière, je lui attribuerais plutôt une vocation printanière. Cela dit, la neige qui la recouvre la transforme sans la déformer; elle en fait une ville un peu songeuse, un peu silencieuse, que ce costume révèle autant qu’il la dissimule, comme un joli mensonge auquel personne ne croit vraiment, mais qui est charmant, alors on fait semblant.

    Je vous rejoins parfaitement sur la nature profonde des chaises, qui demeurent des chaises, même dépourvues de dossiers.

    En ce qui concerne la nature profonde masculine, je prends note de vos observations, qui rejoignent peu ou prou les miennes. Et pourtant, n’est-il pas paradoxal de voir dans la nature profonde masculine cet attachement fébrile à une nature différente de la leur?

    Comme si nous constations que les racines qui fondent cette identité plongeaient vers la surface, en direction de l’air libre et des étrangères qui s’y promènent?

    Est-ce curieux, ou est-ce logique au contraire – je vous avoue m’y perdre moi-même.

    PS: heureux êtes-vous d’avoir encore Boulet à découvrir! Je vous envie. Plongez-vous dans ce blog et ses archives, c’est un délice.

    PPS: ne doutez pas qu’Aliocha suive avec intérêt ses traines de commentaires. Elle doit être aussi curieuse que moi.

    Commentaire par Fantômette — 20/01/2011 @ 17:07

  238. @ Goloubchik :

    Comme le dit Fantômette, heureux homme que vous êtes. En cherchant bien d’ailleurs, vous l’y croiserez en train de siroter une limonade au bar…

    Sinon, votre histoire de salon de l’auto là, m’a fait penser à cette délicieuse petite BD, qui commence au salon de l’auto, l’on y suit une des hôtesses. C’est léger, sans prétention, mais fort bien troussé ; ça se passe dans le milieu littéraire, vous devriez aimé je pense…

    Enfin vous semblez avoir du mal à vous orienter, donc pour votre gouverne, ça se trouve .

    Commentaire par Gwynplaine — 21/01/2011 @ 13:55

  239. « … vous devriez aimeR je penses. »

    Commentaire par Gwynplaine — 21/01/2011 @ 14:29

  240. « … je pense. »

    Commentaire par Gwynplaine — 21/01/2011 @ 14:31

  241. « … donc, j’vous suis »

    🙂

    Commentaire par Fantômette — 21/01/2011 @ 16:21

  242. @ Gwynplaine,

    Je ne sais pas si vous avez vu, à ce propos, que Boulet avait mis le making of de son dernier billet sur youtube.

    Commentaire par Fantômette — 21/01/2011 @ 16:24

  243. @ Fantômette :

    Je savais qu’il devait le faire, mais savais pas que c’était fini de monter. J’irai regarder ça dès que possible.

    (J’espère que Working vous plaira. Sinon, chez çà et là encore, vient de sortir Elmer, qui m’intrigue beaucoup. Je l’ai feuilleté, ça à l’air vraiment bien. Je vous dis ça parce que j’imagine que c’est le genre d’histoire que vous pourriez aimer.)

    Commentaire par Gwynplaine — 21/01/2011 @ 16:48

  244. @ Fantômette

    Votre suggestion d’image de la nature masculine dans son rapport avec le sexe opposé est d’une brutalité sauvage, mais assez juste :

    En substance, des concombres baveurs, orientés par leurs hormones, qui louchent vers des soleils.

    Mais le saviez-vous, la neige est magique.

    Il est une fleur, corydalis conorhiza, dont les racines poussent vers la surface.

    (non, c’est vendredi AM mais chuis pas déjà bourré, enfin pas complètement)

    C’est vrai, la preuve, ça a un nom de grippe ou de pseudo et on en cause sur Internet:

    http://www.actualites-news-environnement.com/20809-plantes-racines-neiges.html

    (on fait même dans la botanique ici, c’est pluridisciplinaire)

    Ce qui console un peu, c’est que des fois, les soleils font des efforts terribles pour captiver encore plus les concombres.

    cf. ma pub préférée du moment : http://www.koreus.com/video/pub-sealect-tuna-fille-sexy.html

    @ Gwynplaine

    C’est épouvantable ce blog de Boulet, une fois qu’on a mis les pieds dedans, on a un mal fou à en sortir alors qu’on a des trucs ‘achement importants à faire.

    Et l’extrait à feuilleter de la Bagieu sur le Salon, c’est EXACTEMENT ça.

    Euh, Thouars c’est remarquable passkya une zone d’activités dénommée Ste Verge, j’ai bon ?

    Commentaire par Goloubchik — 21/01/2011 @ 17:13

  245. @ Goloubchik :

    Ben, c’est pas vous qui disiez que plus haut que, lorsqu’on vous suggère d’y aller dans votre téléphone éthique, vous doutez vos grands dieux de savoir où c’est, et que d’ailleurs personne ne sait (ou quelque chose d’approchant, je cite de mémoire). Ben ça y est, maintenant vous savez aller à Thouars.

    Commentaire par Gwynplaine — 21/01/2011 @ 18:12

  246. @ Gwynplaine

    Ca me parle très peu, mais l’essentiel, c’est que j’aurais pu écrire un truc pareil.

    Tiens, vous m’avez donné une idée d’endroit où passer le week-end en amoureux.

    (Chérie, fais les valises, on part à Thouars !)

    Commentaire par Goloubchik — 21/01/2011 @ 18:23

  247. @ Goloubchik :

    Vous m’obligez à chercher dans les com’ précédents. C’était , § E1 de votre gaminerie.

    Bien le bonjour à vous et Madame.
    Et bon week-end.

    Commentaire par Gwynplaine — 21/01/2011 @ 18:47

  248. Bonsoir Goloubchik (#244),

    Merci pour la référence 🙂 …

    En évoquant des racines plongeant vers la surface, je me disais que j’avais entendu parler d’exemples botaniques de cette sorte, mais ne parvenais pas à me souvenir de quoi il s’agissait exactement.

    Cela dit, ce n’était pas ça. C’était autre chose. Dans les mangroves peut-être (?).

    (Faudra que je cherche).

    Sinon, toujours à propos de votre com’, je suis obligée de vous dire:

    Tt-tt-tt, tss-tss-tss, tt-tt-tt…

    [et autres interjections exprimant une réprobation discrète].

    Tout d’abord, il ne me semble pas que ma suggestion d’image ait été particulièrement brutale, ou du moins ne l’entendais-je certainement pas ainsi. Quiconque a pu un jour observer la germination d’une lentille dans un bout de coton trempé (chacun d’entre nous, je suppose, entre la grande section et le CE2) aura pu constater que la vitesse à laquelle se déploie un système racinaire ne saurait être adéquatement décrite par l’utilisation du terme de « brutal », ni « sauvage ».

    J’entendais décrire, plutôt qu’une sorte de mouvement soudain, une « propension », ou une inclination, une attraction peut-être – bref, l’amorce d’un déséquilibre, de ceux qui nous incitent à se déplacer, à marcher, pour nous rendre quelque part.

    Quelque part sur terre, donc, plutôt qu’au ciel, ce qui me donne une deuxième raison de tiquer.

    Parce que votre image, quoique flatteuse à plus d’un égard, situe les personnes de mon sexe un peu trop haut dans le ciel à mon goût (et en un lieu malencontreusement inaccessible au commun des concombres, ce qui n’arrangera pas non plus les soleils).

    Quelques femmes des générations précédentes ont sagement entrepris de descendre d’un piédestal où elles furent juchées sans raison – mais avec pour principal effet de les y faire tenir immobiles -pour (re)prendre la place qui leur revenait de droit, à vos côtés.

    Je n’ai donc nulle intention de vous laisser m’y reconduire, fut-ce avec les meilleures intentions du monde.

    Vous voilà prévenu – comme j’ai l’habitude de le dire à mes clients (qui n’ont que rarement un sens de l’humour compatible avec le mien, suis-je contrainte d’admettre).

    Sur ce, je vous laisse partir en week-end avec votre belle, dans la zone d’activité commerciale de Thouard…

    (je crois que vous faites bien de ne pas attendre la St-Valentin pour ça: ça ne s’impose pas particulièrement).

    Je boirai un coup à votre santé ce soir (puisque vous ne m’avez pas attendue) 😉 !

    Commentaire par Fantômette — 21/01/2011 @ 19:16

  249. @ Gwynplaine

    Tiens, j’y pense. Puisque vous avez une pitchounette, vous connaissez peut-être Lynda Corazza (attention, il y avait des liens foireux la dernière fois) ? Elle est illustratrice et bossa souvent avec les éditions du Rouergue. Elle a fait pas mal de livres pour les tout-petits et travaille plus dans la BD classique. Je suis qu’ils vous plairont.

    (en plus, c’est une copine… diva du flipper et reine du pastaga, je peux en témoigner mais ne le répétez pas)

    Commentaire par Ferdydurke — 21/01/2011 @ 19:27

  250. @ Goloubchik

    Et… dans la catégorie « pub qui mettent en valeur nos amies, si douces, si belles, si pures, si parfaites, les femmes », je renchéris avec ça :

    Commentaire par Ferdydurke — 21/01/2011 @ 19:33

  251. @ Goloubchik :

    Vous êtes pote avec Mam’ Lynda. Je suivais son blog à une époque, ses histoires avec Livio son très drôle. Passez lui le bonjour et mes félicitations.

    Commentaire par Gwynplaine — 21/01/2011 @ 20:18

  252. @ Gwynplaine

    Je transmets mais vous pouvez lui laisser un mot ici ou (au risque de nous croiser un jour)

    (les histoires avec Livio sont drôles, c’est vrai… surtout après l’avoir connue enceinte, ayant arrêté de fumer et ayant arrêté le pastis… je ne vous raconte pas l’état de tension 😉 )

    (et je vous conseille vraiment ses livres pour enfants, ainsi que toute production du Rouergue même si je suis sûr que vous devez déjà connaitre)

    Commentaire par Ferdydurke — 21/01/2011 @ 21:09

  253. @ Ferdydurke :

    Oups, pardon, je vous ai confondu avec Goloubchik. En parlant de ça, j’ai transmis également vos félicitations à mes copains photographes, et Loriana m’a dit qu’il ne fallait pas hésiter si vous vouliez laisser un petit mot.

    Quand à Chris il fait en ce moment une expo sur l’école.

    Commentaire par Gwynplaine — 22/01/2011 @ 09:31

  254. @ Gwynplaine

    Ya pas de souci et merci pour les liens.

    (maintenant j’vais passer le w-e à me dire que j’aurais du faire un autre métier ! 😉 )

    Tenez… cadeaux (toujours dans la photo) :
    Marcin Stawiarz
    Petitescargot aka Sébastien Tabutaud
    et l’étonnant Mick Ryan et sa Propellorgirl dont je suis certain que l’univers vous plaira.

    Commentaire par Ferdydurke — 22/01/2011 @ 16:35

  255. @ Bonjour Fantômette

    C’est la tête sur le billot que je reviens vers vous.

    Vos tssitteries sont d’autant plus méritées que j’étais parfaitement conscient de surinterpréter vos propos.

    Ne pas vous avoir attendu pour picoler aggrave encore plus mon cas.

    Nouvel avatar d’un bourgeois de Calais, je me pré-pends, me repens et implore votre pardon.

    @ Ferdydurke

    Très drôle votre pub de la blonde mature dans l’ascenseur.

    Commentaire par Goloubchik — 24/01/2011 @ 12:57

  256. Bonsoir Goloubchik,

    Arf… 😉

    Je ne tirerai pas sur la corde, puisque faute avouée est à moitié pardonnée.

    Pour l’autre moitié, j’attendrai que vous me confirmiez avoir bu un coup à ma santé, et formé des vœux pour que je n’ai pas attrapé la grand-mère de toutes les crèves, à force de marcher sous la pluie sans parapluie, sans chapeau, sans bottes, sans désemparer (à la recherche de ma voiture, que je me souvenais fort bien avoir pris le matin même et garée quelque part, mais où?? OU???)

    (Lundi…)

    Commentaire par Fantômette — 24/01/2011 @ 20:34

  257. @ Alpha Tango Charlie appelle Fantômette

    La situation est sous contrôle.

    Je répète, la situation est sous contrôle.

    1) J’ai bu à votre santé un grog, puis un lait de poule. Votre état de santé devrait donc s’améliorer à bref délai ou rien ne vaut la peine.

    2) Prescription supplémentaire traitement-minute : 6 comprimés de r******** max par jour sauf contre-indications indiquées sur la notice (oedème de Quincke peu propice aux plaidoieries).

    3) Pour votre caisse, ai contacté St Antoine de Padoue. Son secrétariat me fait connaître qu’il est débordé (mon pote recherche des fonds pour l’AJ et le futur dédommagement des jurés en correctionnelle). Joint sur sa ligne privée, suggère brièvement que votre voiture se trouve où elle se trouve. Pas bête, le Tonio.

    4) Le pire n’est jamais sûr. La preuve, j’ai survécu à mon week-end.

    Commentaire par Goloubchik — 24/01/2011 @ 23:42

  258. Bonjour Alpha Tango Charlie, aka Goloubchik,

    En fait, j’ai fini par retrouver ma voiture, après avoir constaté (non sans surprise) que l’avenue Victor Hugo avait manifestement changé de place par rapport à dans mon souvenir – qui datait d’avant le déjeuner, et n’était donc pas si lointain, mais bon, bref.

    Je vous remercie vivement du soin que vous prenez à vous soucier de ma santé.

    Les nouvelles du front sont un peu préoccupantes (je le trouve un peu chaud) mais le moral est stable. Je me prépare des décoctions à base de champagne tiède, de miel, de citron et d’aspirine 500, que je touille le soir venu avec une grande pagaie dans un chaudron bouillonnant, dissimulée dans les replis de ma robe, et dans de grands éclats de rire sardoniques entrecoupés par les éternuements.

    (Non pas que les remèdes en soient rendus plus efficaces, mais on est nettement moins dérangés par les démarcheurs.)

    Je vous tiendrai informé.

    Sinon, pour le budget de l’AJ, il est temps de faire appel à un collège de saints, si vous voulez mon avis, et je vous propose d’associer à st antoine de padoue, st yves (qui est UN PEU sensé s’occuper des CONFRÈRES, oui, oui, j’dis ça, j’dis rien, mais c’est QUAND TU VEUX, YVES), et st jude (les causes désespérées).

    Commentaire par Fantômette — 25/01/2011 @ 10:38

  259. @ Fantômette

    L’avenue Victor Hugo est coutumière du fait. Selon l’Association comportementaliste des psychiatres pour rues, elle a développé un syndrome auto-identificatif de résistance au réaménagement de Paris sous l’égide du préfet Haussman, nommé par Napoléon III.

    Les démarcheurs, notamment par téléphone, peuvent postuler à l’award recherché de l’emmerdeur toutes heures. Ainsi, ces derniers temps, FREE me harcèle, en dépit de mes refus répétés de leurs offres mirobolantes. Pour éviter d’être trop désagréable avec les petites mains mal rémunérées qui me dérangent, je me force à croire qu’il s’agit d’une épreuve que m’envoie le Seigneur pour éprouver mon amour du prochain et ma conscience sociale. En revanche, si je tombe par hasard sur Xavier Niel dans un restau ou une soirée, ça risque très fort de tourner vinaigre.

    Bad news du Ciel, où j’ai mes contacts. En bon breton, St Yves aurait bu l’argent du budget -en diminution, comme partout- qui lui est alloué pour supporter ses administrés, incivilité qui lui vaudrait de comparaître prochainement par devant la Haute Cour de Justice des Saints. Un coup de commando de St Jude, associé à Ste Rita, serait en préparation pour trouver des fonds dans les banques suisses, mais l’affaire traîne pour des problèmes administratifs.

    Commentaire par Goloubchik — 25/01/2011 @ 13:11

  260. @ Fantômette

    Je me demande bien ce que vous prenez au déjeuner…

    A part ça… Il va peut-être falloir employer les grands moyens. Le grog… non pas l’indispensable et incontournableGuide du Rôliste Galactique mais celui-ci (au rhum). A partir de trois ou quatre, vous n’aurez plus aucun problème pour retrouver votre voiture : vous ne saurez même plus que vous en avez une.

    PS : Saint Jude (des causes désespérées) c’est Mr. Law ? Celui qui, s’agissant de vous, porte bien son nom et pourrait avoir la courtoisie de venir vous border, alors que vous divaguez mollement, à demi ivre, à demi fiévreuse, à demi évaporée (oui, je sais, ça fait trois demis mais vous avez bu, je vous le rappelle) en hululant à son intention des sonnets de Shakespeare tel celui-ci :

    The little Love-god lying once asleep
    Laid by his side his heart-inflaming brand,
    Whilst many nymphs that vow’d chaste life to keep
    Came tripping by; but in her maiden hand
    The fairest votary took up that fire
    Which many legions of true hearts had warm’d;
    And so the Generall of hot desire
    Was sleeping by a virgin hand disarm’d.
    This brand she quenched in a cool well by,
    Which from Love’s fire took heat perpetual,
    Growing a bath and healthful remedy
    For men diseased; but I, my mistress’ thrall
    Came there for cure, and this by that I prove,
    Love’s fire heats water, water cools not love.
    (sonnet n° 158)

    Commentaire par Ferdydurke — 25/01/2011 @ 13:14

  261. @ Goloubchik,

    L’avenue Victor Hugo devrait se calmer, quand même.

    Moi encore, je n’y avais laissé que ma voiture, mais vous imaginez si j’y exerçais mon activité professionnelle? Le temps perdu, tous les jours – tous les jours, Goloubchik – à tenter de retrouver sa trace dans le méandre des interconnexions, déviations et autres itinéraires périphériques? Je veux bien faire preuve de compréhension, et je conçois qu’une avenue puisse vouloir se divertir, mais pas en pleine journée, et SURTOUT PAS le lundi – qui est un jour qui se suffit à lui-même.

    Ce que vous me dites à propos de St Yves me navre sans me surprendre. Je me doutais qu’il avait replongé. La situation dans laquelle nous sommes ne pouvait guère s’expliquer autrement.

    Enfin, concernant Xavier Niel, je dois dire qu’il me laisse tranquille au point que j’en conçois du dépit. Si vous le croisez, vous pourrez lui dire. C’est vrai, quoi, mon argent n’est pas aussi bon à prendre que le vôtre, peut-être? Je passe pas assez de temps sur Internet? Mon temps de cerveau disponible n’intéresse pas ses annonceurs? C’est quoi, son problème?? Mépris? Misogynie? Incompétence?

    Je m’en vais lui faire injonction de me faire des propositions commerciales fissa – et sous astreinte encore.

    (Ou je saisis la Halde?)

    (J’hésite)

    Commentaire par Fantômette — 25/01/2011 @ 14:18

  262. @ Fantômette

    L’avenue Victor Hugo s’était un peu calmée en 2010, avant que Stéphane Hessel ne l’enjoigne à l’indignation. Et même si je suis sensible aux tracas qu’elle vous cause, peut-on vraiment lui reprocher de préférer -ne serait-ce que par déterminisme historique- être une voie vivante, de celles que l’on glorifie, par opposition aux rues mortes ?

    A y réfléchir sur le plan juridique, y résider ou y bosser ne nécessite que quelques accommodements, l’insertion d’une clause d’aléa géographique quotidien dans les contrats de vente, de location, de travail et de livraison de tabourets ou autres.

    (z’avez vu comment que je suis revenu au sujet, si c’est pas du grand art, ça)

    Y auriez-vous votre Cabinet, au moins cela vous mettrait-il à l’abri des clients mécontents. Ceux qui, débarquant sans prise de rendez-vous préalable ni motif de visite annoncé, vous indiquent vouloir vous déssaisir et récupérer leur dossier TOUT DE SUITE, hein, Maître. Parce que leur procès, bien que gagné, n’a pas donné lieu à attribution du montant de DI demandé, sans doute n’y avez-vous pas consacré toute votre attention. Parce que si vous ne vous étiez pas refusée à soulever le moyen que leur cousin Albert avait lu dans la rubrique juridique de Métro, la carne du dessous, celle dont le chien aboie en permanence, motif du litige, eh ben non seulement elle aurait dû se séparer de la bête mais aurait été envoyée en prison, ça lui aurait fait les pieds, à c’te vieille chouette. Parce que l’affaire, perdue et d’ailleurs que vous aviez déconseillé d’engager, est…perdue et que ça coûte, les baveux, on les connaît, toussa c’est mafia et cie.

    C’est volontiers, puisque c’est votre voeu, que je suggèrerai à Xavier Niel de vous contacter, si ses conduits auditifs l’autorisent encore à m’entendre à l’issue de notre rencontre éventuelle. J’espère seulement que vous mesurez le risque. Mais j’imagine volontiers que bien mieux que moi, vous devez disposer d’une tactique finale d’évitement vis-à-vis de mecs relous qui persistent à vous asséner « Alors, on va baiser? » alors que vous avez déja décliné fermement et poliment à trois reprises la proposition durant la soirée.

    Commentaire par Goloubchik — 25/01/2011 @ 16:36

  263. Hello Ferdydurke,

    Vous vous êtes encore débrouillé pour atterrir dans la corbeille à spams d’Aliocha, vous, non? Je n’avais pas vu votre com’ tout à l’heure.

    J’ose espérer que Jude Law n’est pas un saint – vu qu’il est marié, ça m’arrangerait pas.

    (But word has it he may not be, thank god for small blessings).

    Votre sonnet ne porte cependant pas le numéro 158, et ne le pourrait puisque Shakespeare n’en a écrit que 154. Celui que vous citez est d’ailleurs précisément le numéro 154, le dernier, donc, à la fois amer et doux.

    Il y a une difficulté fondamentale avec les sonnets, une difficulté qui en fait toute la richesse: on ne sait jamais bien quel sentiment ou quelle émotion les a dicté. La colère? La rancœur? L’amertume? Le désir? L’amour fou? L’ivresse romantique? On ne sait pas bien. Ils peuvent être lus de toutes les façons, et restent justes de toutes les façons. Même le fameux sonnet (dont j’ai oublié le numéro), qui est lu dans tous les mariages (« for love is not love which alters when it alteration finds, » etc), que tout nous pousse aujourd’hui à lire dans le sucre filé d’un certain sentimentalisme peut parfaitement être lu comme un cri de rage – et il y gagne (à mon avis).

    @ Goloubchik,

    J’admets que votre opinion se tient.

    Certains de mes clients peuvent s’avérer fastidieux à l’usage, et je renonce avec plaisir à les défendre parfois (et lorsqu’alors un confrère m’écrit la lettre d’usage pour demander si je vois un inconvénient à ce qu’il me succède, j’ai plaisir à prendre ma plus belle plume pour lui dire que « cher confrère, je ne vois aucun inconvénient, et que des avantages, à cette succession » – ce qui, en langage codé d’avocats signifie peu ou prou: « faites-vous provisionner »).

    Les rues vagabondes peuvent donc être d’une certaine utilité, et rajouter aux plaisirs de la vie urbaine et péri-urbaine. Peut-être même pourrait-il s’agir là de l’essence même du projet allaisien (me semble-t-il) qui voulait mettre les villes à la campagne? Le projet était un peu ambitieux, mais si on se contente d’y mettre une rue par-ci par-là, peut-être qu’on finira par y arriver.

    PS: En fait, mon expérience des techniques d’évitement me vient plutôt de mon passé de petite sœur, passant sous les regards des mamans et des papas cherchant des yeux qui pourrait bien débarrasser la table / ranger les jouets / passer un coup de balai / descendre la poubelle. Mes frères, plus visibles car plus grands, s’en sortaient moins bien.

    Commentaire par Fantômette — 25/01/2011 @ 17:58

  264. @ Fantômette (groggy sous sa couette)

    158 : Oops… My mistake !

    Sur le reste… To keep it short and simple : Yep !

    En plus long… « La colère? La rancœur? L’amertume? Le désir? L’amour fou? L’ivresse romantique? »

    L’amour n’est-il pas parfois/souvent la proie et le support de toutes ces affections (dans tous les sens du termes) aussi bien que de la tendresse, la douceur, la complicité, la tranquillité, la paix, voire le gnan-gnan, le parfum des pétales de roses, les princes charmants et autres belles alanguies ?

    Ceci dit, si l’on s’en tient à la narration shakespearienne, on peut difficilement concevoir le sentiment amoureux autrement qu’exalté, implacable, dévastateur, déchirant.

    Comme dans la célèbre tirade d’Hamlet, acte 2 scène 5 :

    « Doubt that the sun doth move;
    Doubt truth to be a liar;
    But never doubt I love.
    O dear Ophelia, I am ill at these numbers; I have not art to
    reckon my groans; but that I love thee best, O most best, believe
    it. Adieu.
     »

    C’est un coup d’épée au coeur qui fouille les entrailles et emporte celui qu’il transperce.

    Commentaire par Ferdydurke — 25/01/2011 @ 20:38

  265. Intermède musical :

    Commentaire par Goloubchik — 26/01/2011 @ 23:49

  266. Bonsoir Goloubchik,

    J’ai retrouvé! Il s’agissait des orchidées vanda. Ce sont des plantes épiphytes, mais elles peuvent aller jusqu’à développer un système racinaire aérien qui puisera dans l’eau de pluie l’humidité dont elle a besoin.

    @ Ferdydurke,

    L’amour chez Shakespeare est aussi multiple et désordonné que dans le monde. Il n’est pas toujours aussi tragique que celui d’Ophelia, ou de Juliet.

    J’ai une particulière affection pour l’amour si drôle, vif et intelligent qui unit Beatrice et Benedick, dans Beaucoup de Bruit Pour Rien.

    Commentaire par Fantômette — 27/01/2011 @ 18:22

  267. @ Fantômette

    Toutes ces références cinématographiques invitent à la rédaction d’un scénario de film, intitulé « Une orchidée nommé Vanda », dont ci-après le pitch :

    Pour échapper aux corvées familiales, une jeune fille en fleur, Fant, se réfugie souvent dans une serre. Elle y noue des liens télépathiques avec une orchidée un peu spéciale, Vanda, qui sait lire dans le cerveau des êtres de sexe féminin (mais pas masculin, d’où galère annoncée). Tout à son job habituel, le temps passe. Sur un blog, Vanda fait connaissance d’un jeune homme apparemment bien sous tous rapports, Ferd. Ce dernier accepte de louer à Vanda une chambre dans une villa dont il est propriétaire, « Le Réservoir », où il héberge des étudiantes en Arts Déco. Vanda perçoit aussitôt que ces demoiselles en pincent peu ou prou pour Ferd, mais ne réalise pas que celui-ci est un peu papillonneur. Folle de jalousie et franchement vénéneuse quand elle s’y met, Vanda assassine ses rivales en une nuit d’horreur. Ca dégouline de partout (prévoir pour le trucage d’acheter à bas prix à des commentatrices leurs stocks inutilisés de confiture de groseille et de vin de noix). La police scientifique s’en mêle (engager Gary Sinise en guest star), une instruction est ouverte, Vanda est mise en examen pour homicide volontaire. Son procès s’ouvre devant la Cour d’assises. Il est couvert par une journaliste, Al, qui, fine connaisseuse de la mentalité masculine, décrypte pour ses lecteurs que si le dénommé Ferd avait été un peu moins macho sur les bords, cette tragédie de la passion ne serait jamais arrivée, ce dont l’intéressé proteste dans une lettre ouverte publiée dans Men’s Health. Vanda est défendue par sa vieille amie, Fant, devenue entre temps avocat. Avec brio, celle-ci convainc le jury qu’en son état actuel, le code pénal n’autorise pas la condamnation d’un végétal. Vanda est logiquement acquittée, l’opinion est légitimement choquée. Le Garde des Sceaux annonce le dépôt immédiat d’un projet de loi visant à remédier à ce type de situation. Finalement, chacun rentre chez lui prendre un pot, y compris Vanda.

    Commentaire par Goloubchik — 30/01/2011 @ 18:59

  268. Oui mais, l’identification?

    Vous racontez une histoire. Mais où on s’identifie?

    Par exemple je suis Ferd. Bon. J’ai deux grandes options: je prends part au massacre et je m’en délecte. Et nous formons avec Vanda un couple fatal. Ok. Born to kill+reservoir dog+Hannibal. Effectivement, dans ce schéma on retrouve Garry Sinise dans la police scientifique.

    La police scientifique ne s’intéresse à nous que si c’est reproductible: elle craint les séries, sa crise majeure.

    (ici j’ouvre une parenthèse: dans Scream 1 vous avez une scène horrible où des parents assistent, via un téléphone sans fil, au meurtre de leur enfant: il faut savoir que cette scène a existé dans la réalité et que ses auteurs n’ont pas été retrouvés, oui, ici en France).

    Mais c’est très peu reproductible (moins qu’une main au cul dans le métro). Donc, on poursuit la main au cul dans le métro parce qu’on a le protocole pour traiter le problème.

    Mais à quoi on s’identifie, Goloubchik?

    Un truc exceptionnel, ou un truc qui arrive au commun des mortels?

    Et au delà, qu’est ce qu’on fantasme?

    Le fantasme n’existe pas seulement du côté de l’agresseur, il existe aussi du côté de la victime.

    Ici, vous décrivez une Vanda qui ressemble à The Thing (dans sa première version des années 50, pas celle de Carpenter): un végétal, qui a peur du froid (ces foutues gelées!) et qui recherche des corps chauds pour les copier.

    Vous déstructurez le récit: on ne sait pas quoi prendre, quel rôle prendre. Mais à la fin, on retourne tous chez nous se bourrer la gueule. Récit peu fédérateur, donc.

    J’ai honte de vous le demander, mais: vous bosser dans les relations étrangères?

    Commentaire par tschok — 31/01/2011 @ 13:34

  269. Oups: l’autre option Ferd: c’est que je dégage. Rien à voir avec moi. Horrifié, quoi. Je suis un témoin suspect.

    Assez peu d’intérêt en littérature policière: on rôle est de brouiller les pistes.

    Beaucoup plus d’intérêt en pratique: j’en sais trop.

    Commentaire par tschok — 31/01/2011 @ 13:37

  270. « notre » pas on.

    Commentaire par tschok — 31/01/2011 @ 13:38

  271. @ tschok

    Mais pas du tout, je suis ravi d’avoir éveillé votre attention critique.

    Bon, d’abord, vous n’apparaissez pas en premier rôle dans ce scénario là mais dans le clip de la chanson de Cohen en 265, où on retrouve nombre de fréquentateurs de ce blog. Aliocha, c’est évidemment la blonde au regard amusé qui clope, Fantômette, la jeune fille qui flotte en apesanteur entre deux chaises, Jalmad, la choriste aux cheveux courts, Ferdydurke, je précise même pas, etc…Vous, vous êtes le mec à lunettes qui ressemble à Jean-Luc Godard.

    Ensuite, dans mon scénar, vous pourriez être le garde des Sceaux (les bons acteurs savent jouer à contre-emploi).

    Et ce n’est pas que je souhaite à tout prix défendre mon inoubliable œuvre de l’esprit, mais la question –effectivement essentielle- de l’identification à un personnage par le spectateur n’est tout simplement pas encore réglée en l’état.

    Les différents ingrédients mis dans la marmite (sexe, sang, fantastique, enquête policière, difficulté des relations hommes-femmes, empire de la passion amoureuse, satire politique, grand procès) sont réductibles ou étirables à volonté. Reste à déterminer un ou deux axes majeurs de traitement et à décider d’un genre de réalisateur, du défunt Rohmer à John Woo, en passant par Woody Allen et Kurosawa. L’identification suivra.

    Me reste à trouver le financement. Vous serez invité à la première.

    (Sinon, oui, d’une certaine manière, on pourrait dire que les relations étrangères ne me sont pas totalement étrangères 🙂 )

    Commentaire par Goloubchik — 31/01/2011 @ 15:05

  272. Garde des sceaux…

    Il faudrait que je me peaufine un air de notaire de province dans un costume de banquier, le tout moulé sous pression dans le personnage de Godard (avec les lunettes). Pas simple.

    En revanche, annoncer le dépôt d’un projet de loi destiné à éviter les acquittements logiques qui choquent légitimement l’opinion, ça c’est du beurre.

    (merci pour l’invit!)

    Commentaire par tschok — 03/02/2011 @ 01:29

  273. Bonjour Goloubchik,

    Je confirme qu’en l’état actuel du droit, il ne saurait être question de condamner un végétal.

    Je vous confirme également, et en tant que de besoin, que le coup du clip est particulièrement bien vu en ce qui me concerne, vu que je passe MA VIE à flotter entre deux chaises, voire plus encore.

    Je dispose d’une impressionnante collection de chaises sur lesquelles j’hésite à me poser depuis si longtemps, que j’ai pour ainsi dire commencé d’oublier que j’hésitais à m’y poser.

    (Vous avez vu comme mine de rien, c’est à mon tour de ramener la discussion dans les limites tracées de son sujet de départ, à savoir les tabourets, les chaises et, plus largement, ce sur quoi on s’assoit)(ou pas).

    C’est exactement ça qui m’a incité à me mettre à la course à pied. Quitte à ne pas s’asseoir, autant avancer. Et quitte à avancer, autant s’entrainer à avancer longuement.

    Attention, je n’ai aucune animosité envers les chaises, auxquelles je reconnais au contraire une grande utilité sociale. L’éloignement n’empêche nullement l’affection. Elles peuvent efficacement structurer un espace, plus ou moins convivial, ce qui est tout à leur honneur (quoiqu’à tout prendre, je préfère un bon vieux fauteuil club chesterfield, à condition qu’il ne soit pas neuf, mais patiné, presque élimé, et d’une réconfortante profondeur).

    Vous qui n’êtes pas étranger aux relations étrangères, vous n’êtes d’ailleurs pas sans savoir l’importance que revêt le mobilier qui les structure et les supporte. On parle toujours de « table des négociations », d’ailleurs, à la fois symbole, support et représentation de ces négociations, aux dépens des « chaises des négociations », qui ne sont pourtant pas moins cruciales à tout le succès que nous leur souhaitons.

    (Notez qu’elles sont malgré tout implicitement visées par l’expression « s’asseoir à la table des négociations »).

    Et vous aurez remarqué également qu’on ne négocie pas sur un banc. Jamais.

    Lorsque l’on s’assoit sur un banc (on ne s’y assoit pas, d’ailleurs, on y est assis), c’est que l’on est accusé. L’accusé n’a pas de chaise, même s’il n’a pas de complice. Pourquoi? Est-ce parce que le banc hérite de la sellette une assise souvent plus basse que la moyenne?

    L’existence historique du banc d’école (« tu t’y assois et tu t’y tais-toi ») est attestée par de nombreux témoignages. Il n’incite pas d’avantage à la négociation, quoiqu’il favorise le bavardage, notamment hors-sujet. Il me semble qu’il a à peu près disparu de la plupart de nos écoles, sauf quelques vieux lycées parisiens.

    Restent les bancs publics, admirablement loués par la célèbre chanson, qui m’a néanmoins toujours semblé peu réaliste. Les bancs publics sont rarement utilisés, d’une manière générale (et notamment pas par de quelconques délégations plénipotentiaires – ce qui est un signe), et lorsqu’ils le sont, c’est seulement par une minorité d’amoureux. Qui plus est, on n’y est bien installé que mal assis. C’est un mobilier urbain paradoxal, qui n’hésite pas à tourner le dos à la vue, et ne permet qu’avec difficulté la communication, aussi bien avec celui qui reste debout devant celui qui y est assis, qu’avec celui qui s’y assoit à vos côtés.

    Bref.

    Ce billet nous emmène assez loin dans la méditation politico-menuisière, mais le sujet n’est que trop rarement abordé par les media et il était temps que quelqu’un s’y mette, je pense.

    Commentaire par Fantômette — 05/02/2011 @ 11:06

  274. @ Bonsoir Fantômette,

    Sur ce blog qui traite régulièrement des outils de la communication, il était effectivement temps de s’intéresser à ces supports de fondements à vocation sociétale que sont le banc et la chaise.

    Il est exact que le banc doit essentiellement à Oncle Georges de bénéficier d’un capital-sympathie et d’une bonne réputation en matière de rapprochement lingual, alors qu’il n’autorise en réalité cette pratique qu’à des contorsionnistes inscrits en 3ème cycle à la Bouglione’s Academy.

    Il est également indiscutable que le seul vertébré qui adopte le banc en formation régulière est le poisson. Et le contradicteur de bonne foi sera conduit à reconnaître que la physiologie de cet animal ne l’autorise ni à postuler avec quelques chances de succès au titre de grand communicant, faute de cordes vocales, ni à émettre un avis d’expert en matière de confort de l’objet, faute de fesses.

    (nous en déduirons accessoirement que monsieur poisson est probablement un médiocre casanova et que madame poisson n’est pas une séductrice naturelle de référence)

    Il est enfin légitime de supputer que l’inventeur inconnu du banc, ce malfaisant des séants, ait été un grand misanthrope. Probablement fût-il un architecte urbain déchu en banqueroute, frappé d’infamie, condamné aux galères, qui, à l’issue de sa peine, aura cherché à se venger dans la postérité de l’Humanité.

    Pour autant, le banc n’est pas totalement dépourvu de mérite.

    Gageons que maints timides lui auront rendu grâce, pour avoir permis une approche verbale indirecte car parallèle, exonératoire d’un terrible face-à-face qui aurait exposé leurs délicieux rougissements aux regards de l’élu(e) de leur cœur.

    Créditons le aussi d’avoir instruit certains couples formés dans les jardins publics au savoir-vivre côte à côte.

    Reconnaissons lui enfin sa totale inclusion dans la modernité amoureuse, attestée par le spectacle désormais courant de jeunes gens assis hanche-à-hanche mais qui, au lieu de se causer avec la bouche, les yeux et/ou tous les doigts des mains, correspondent entre eux par voie de textos en agitant frénétiquement leurs seuls pouces.

    (l’absurdité d’une telle situation persistant –malgré mes violents efforts d’adaptation- à me heurter, je me félicite de pouvoir désormais me situer assez sûrement dans la catégorie plutôt confortable des vieux cons)

    La chaise, en ce qui la concerne, souffre dans un grand nombre de cas d’une utilisation contre-nature.

    Alors que le banc –en plein accord avec lui-même- pourrait prétendre au statut d’immeuble par destination, la chaise, meuble meublant par excellence, se trouve le plus souvent, contre sa volonté, contrainte à l’immobilité la plus statique.

    Combien de chaises, encalminées dans des salles à manger désertées où nul ne mange et rit faute d’amis à chérir par le ventre et l’esprit, sont mortes d’ennui à guetter l’invité, tel Zangra, fils musical de Drogo, attendant l’ennemi au fort de Belonzio ?

    Il est parfaitement désolant que ce meuble ne jouisse de sa mobilité qu’en de rares exceptions. Son aptitude au transport fait pourtant merveille.

    Aux transports amoureux, primo, par l’association qu’il stimule entre stabilité rassurante et performance gymnique, opérationnalité positive à laquelle ont accédé avec enthousiasme une bourgeoisie encanaillée et une classe ouvrière hélas en disparition.

    Secundo, car il est le symbole de la dynamique véhiculaire du siècle en cours.

    Ainsi les chaises musicales, incarnations de l’idéal démocratique prôné par la civilisation occidentale auprès de peuples ayant connu d’autres évolutions historiques.

    Telles les chaises roulantes, signifiantes du thème de la stigmatisation discriminatoire qui envahit nos sociétés au point qu’on n’imagine pas même qu’elles puissent être utilisées par d’autres que des handicapés (mais dont je déconseille toutefois l’usage à la poste de mon quartier, dépourvue de rampe d’accès).

    Comme enfin les chaises à porteur, auquel le futur circulatoire de Paris nous ramène forcément, eu égard à la faiblesse de l’empreinte carbone qui en émane.

    In fine, caractère vain des propos ci-dessus qui, pour rester dans le sujet du billet, ne répondent pas à la question fondamentale, à savoir : Aliocha a-t-elle commandé à son fournisseur des tabourets supplémentaires ?

    Perso, pour ce que je crois connaître d’elle, je gage que non.

    Commentaire par Goloubchik — 09/02/2011 @ 00:57

  275. Bonsoir Goloubchik,

    Je partage votre sentiment, Aliocha n’a pas acheté des tabourets supplémentaires.

    Je dirais même plus: non seulement Aliocha n’a pas acheté de tabourets supplémentaires, mais elle se demande parfois, en les regardant de biais, depuis son canapé, si c’était vraiment une bonne idée.

    Depuis qu’ils sont là, près du bar, ils en soulignent l’étroitesse. Ils encombrent le passage, et lorsqu’elle s’y installe, haut perchée, elle s’y sent aussi peu à sa place qu’une statuette d’Isis arrachée à la tiède obscurité d’un temple égyptien, pour être artificiellement juchée sur un banal socle en plâtre, dans la lumière électrique et sans âme d’une salle du Louvre.

    Elles les revendrait volontiers sur e-bay, mais ignore tout à fait comment on y ouvre un compte.

    Lorsque la fatigue la submerge, elle a l’impression que les tabourets communiquent silencieusement entre eux, qu’ils lui adressent de vagues et muets reproches, qu’ils se glissent des regards entendus, la mine ennuyée, dans une connivence dont elle se sent exclue. Ces tabourets jumeaux, solides et unis, ancrés dans leur réalité imbécile et sans borne, à jamais associés, dans son esprit, à cette journée neigeuse et ce livreur insolent.

    Qu’en faire?

    Les jeter par la fenêtre? Les abandonner sur le palier du dessous, feindre l’incompréhension lorsque les voisins s’interrogeront (« des tabourets, chez moi? Non, ça doit être l’original du 4ème gauche. Il a une tête à s’asseoir le soir, sur un tabouret. »)? Les séparer – l’un dans le séjour, l’autre dans la salle de bain, où il servira de pose-serviette?

    Les transformer en autre chose, les recréer. Oui, c’est peut-être la solution. Les couvrir de journaux, y amonceler des affaires, les dissimuler et puis les redécouvrir, différents d’avoir été utilisés pour autre chose que ce pour quoi ils avaient été faits.

    Mais pour l’instant, croyez-moi Goloubchik, la seule chose, peut-être, qui sauve ces tabourets des flammes de l’incinérateur, est le fait qu’ils aient servi de matière au billet sous lequel nous sommes enfouis.

    (Existe-t-il quelque part une histoire politique des chaises et de la table? Sinon, je crois qu’il faut absolument en écrire une. Vous devriez peut-être y songer.)

    Commentaire par Fantômette — 09/02/2011 @ 21:25

  276. @ Hi Fantômette,

    Ouch ! Vous y allez fort. Votre projection au scalpel des très probables états d’âme de notre aubergiste relativement à son achat est tellement crédible…

    Cette description serait même cruelle si l’intéressée ne pouvait être jugée suffisamment mature pour se reconnaître le droit à l’erreur.

    J’en cause en connaissance de. Il se trouve en effet, Fantômette, que dans un de mes logements antérieurs, un bar était sis, que j’ai cru opportun, pareillement à elle, d’assortir de tabourets. Eh bien, le résultat était si peu feng shui que tout l’immeuble vibrait négativement.

    Il m’a fallu un laborieux travail mental pour admettre que j’avais agi par association d’esprit inconsciemment captive (du type lapin/chapeau ou marteau/rouge).

    J’ai fait don des tabourets à Emmaüs. Il m’arrive encore de culpabiliser pour ce faux acte de charité. Pire, j’ai payé ma liberté au prix de l’enchaînement de celui qui les aura acquis. Si, par hasard, il fait partie de vos amis et n’a pas depuis refilé la patate chaude à un tiers, merci de lui faire connaître que je suis rouge la honte.

    Il y a bien sûr à conter politiquement des chaises, à commencer par une étude de dossiers sur les discours du trône dans les monarchies constitutionnelles.

    Et certes plus encore à développer sur les tables, dont, comme vous le savez, la forme est parfois l’objet diplomatique de pré-négociations des plus subtiles. Dans les situations politiques complexes, l’ovale tient la corde, ce qui n’est guère étonnant pour ceux qui ont pratiqué le rugby. Les rapports de force s’expriment bien autour de cette forme douce, dans le respect nécessaire de l’adversaire.

    Le thème est intéressant mais si vaste qu’il ne pourrait être abordé sérieusement à l’écrit qu’à temps plein et avec le soutien du travail de bénédictin d’assistants rémunérés. A y réfléchir, Ikéa accepterait peut-être de parrainer financièrement l’entreprise.

    Commentaire par Goloubchik — 10/02/2011 @ 02:57

  277. Bonjour Goloubchik,

    Je songeais justement – comme vous, je pense – aux négociations polonaises dites de la Table Ronde, début 89. Je crois savoir que la forme circulaire de la table des négociations avait été âprement discutée, et s’est vue critiquée par la suite pour la concession qu’elle semblait faire aux représentants de l’ancien régime.

    Si vous cliquez sur l’hyperlien ci-dessus, vous constaterez qu’en fait, la table en question était moins « ronde » que circulaire – et vide. Elle dessinait de fait une sorte de vain cheminement, un rond-point sans issue comme le décrivait Raymond Devos (« on tourne en rond merde, on tourne en rond merde, on tourne en rond merde », comme disait également B. Blier dans l’un des Grand Blond.)

    La forme ovale aurait sans doute été plus appropriée en représentant la réalité d’un antagonisme qui aurait peut-être du se trouver mieux symbolisé.

    Et puis, l’ovale est une ellipse, et j’aime les ellipses. Étymologiquement, l’ellipse exprime l’idée que quelque chose a été oublié, manqué, ou laissé de côté. En ce sens, cette forme appelle à l’action, elle incite au mouvement. Elle représente un type particulier et subtil d’articulation entre le mouvement et la connexion – tout ce que j’aime, donc, comme vous savez.

    D’une certaine façon, je crois que la forme circulaire des assemblées où s’expriment des égaux structure au moins autant l’espace d’une enceinte que le temps qui s’y écoule. Qu’un siège – ou sa localisation – y soit égal à n’importe quel autre renvoie à l’idée du « tour de parole », où le premier qui s’exprime n’a ni plus ni moins d’importance que le second, le dixième, ou le dernier, et où le silence de ceux qui attendent de parler à leur tour ne doit ni ne peut s’interpréter comme une concession, une approbation, ou une subtile façon de s’incliner.

    Pour ce qui est d’une histoire politique de la chaise, il faudrait brosser un tableau qui irait, en effet, du trône à la chaise électrique, en passant par toutes sortes de stades intermédiaires, lits de justice, chaires, fauteuils, sellette et chaise de fer.

    Et si Ikea veut participer, pourquoi pas 😉 ? En tout état de cause, il faudrait faire participer à l’expérience des fabricants de chaises. Si ça se trouve, fabriquer une chaise, c’est déjà réaliser tout une série de compromis – en terme d’assemblage, de matériau, d’équilibre… que sais-je.

    (Le jour où une entreprise comme Ikea sponsorisera une Conférence de la Paix en lui fournissant son mobilier, le capitalisme aura franchi une nouvelle étape, vous ne pensez pas? D’un autre côté, si après avoir pied à pied négocié la forme d’une table et des chaises, une délégation plénipotentiaire devait en plus parvenir à les monter, l’expérience pourrait être fichtrement intéressante. Voire – constructive).

    Commentaire par Fantômette — 10/02/2011 @ 11:32

  278. Dernier essaie d’une contribution à l’histoire politique de la table : http://www.wideo.fr/video/iLyROoaftmjr.html

    (Pour celle de la chaise cherchez peut-être du côté du siège périlleux.)

    Commentaire par Gwynplaine — 10/02/2011 @ 12:13

  279. @ Gwynplaine,

    🙂 Oui, c’est un précédent des plus fameux.

    By the way, je profite de votre présence sur ce fil pour vous dire que j’ai vraiment beaucoup aimé Working. Et j’y pensais, justement, en parlant du fabricant de chaises comme d’un « faiseur de compromis », parce que mon chapitre préféré a été celui du charpentier-poète, parlant justement de son travail comme d’un travail de compromis avec les matériaux. Ça m’a aussi fait penser à ce que dit Bruno Latour, qui parle du « Parlement des choses », comme d’une sorte de dialogue nécessaire et sans fin entre les hommes et les « choses » (au sens très large), fait de négociations, de compromis, d’intégration ou de rupture, etc… Bref, une belle découverte. Merci!

    Commentaire par Fantômette — 10/02/2011 @ 15:00

  280. @ Fantômette :

    Merci à vous pour ce retour. Je suis content que ça vous plaise. (Les croissants étaient bons ?)

    Pour ce que dit Latour, je me suis longtemps considéré comme en lutte contre « les choses » (plus spécifiquement les objets), avec souvent une impression de défaite… Peut-être est-il temps d’entamer le dialogue, que les choses et moi nous asseyions autour d’une table.

    (Au fait, en 278 il faut lire « essai » et non « essaie ».)

    Commentaire par Gwynplaine — 10/02/2011 @ 16:16

  281. @ Fantômette,

    Concernant la table ovale, j’avais surtout en tête les pré-pourparlers EU-Nord-Vietnam tenus à Paris en 1968.

    Le lien suivant fournit un bref aperçu de la problématique rencontrée :

    http://books.google.fr/books?id=XA8Ho_aITVoC&printsec=frontcover&dq=crowding+and+behavior&source=bl&ots=JuUOtSxhoD&sig=S2jleG_A9AX2F577_GFpOG1Yn7w&hl=fr&ei=WPlTTYv0KMiHhQfg7KWPCQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=4&ved=0CD8Q6AEwAw#v=onepage&q&f=false

    J’ignore en revanche si les plénipotentiaires en charge de régler la question ont négocié debouts ou à croupetons 😉

    Le financement de toutes les conférences de paix dans le monde par les banques et grands groupes internationaux serait à mon sens la moindre des choses, tant le commerce international (à l’exception de celui de l’armement, et encore, pas concernant le maintien de l’ordre intérieur) trouve généralement à gagner à des relations inter-étatiques sereines.

    (Touverait ainsi par exemple à y gagner Gwynplaine, qui tente de fourguer difficilement son Nutella dans le Punt, partie du monde qui lui a été dévolue aux termes des nouveaux accords de Yalta conclus entre tschok et mézigue sur ce même blog il y a je ne sais plus quand.)

    On pourrait même concevoir, dans une optique combinée de glasnost totale et d’intérêts commerciaux légitimes, que les négociateurs de chacun des Etats concernés soient vêtus de tenues aux couleurs et logos des firmes parrainantes.

    MAM sponsorisée par Easyjet, ça aurait de la tenue.

    @ Gwynplaine,

    Ben, moi également, j’ai apprécié votre Terkel et tout spécialement aussi le portrait du charpentier-poète.

    L’ouvrage m’a laissé réflexif sur un ou deux points, me rappelle plus quoi là assez précisément, faut que je le reprenne. Si c’est le cas assez prochainement, je vous interpellerai à ce sujet (sous votre billet, pour ne pas accroitre l’état d’entropie dans lequel je participe très largement à plonger le présent).

    Commentaire par Goloubchik — 10/02/2011 @ 16:55

  282. Ben, l’est tout bizarre mon lien :-0 (mes excuses pour le bintz éventuel, Aliocha). Je visais juste les pages 244 ou 245…

    Commentaire par Goloubchik — 10/02/2011 @ 17:03

  283. @ Goloubchik,

    Hi-hi-hi l’auteur qui s’appelle Loo 🙂 C’est con qu’il ne se prénomme pas Walter, ça l’aurait carrément fait.

    (Attention, double astuce bilingue inside)

    (Faites pas attention, c’est une légère attaque d’in the mood for week-end)

    Sinon, les pages 244/245 ne s’affichent pas.

    J’aime bien l’idée de faire sponsoriser le maillot d’Alliot-Marie par Easyjet. Ou alors, à l’inverse, la faire sponsoriser par la SNCF « à nous de vous faire préférer le train », non? Qu’en pensez-vous? Pour l’effet « clin d’oeil » en direction du public averti?

    Commentaire par Fantômette — 10/02/2011 @ 17:36

  284. @ Gwynplaine,

    Les croissants étaient excellents (j’ai une super adresse, et c’est en bas de chez moi, en plus).

    Être en lutte contre les choses est aussi une façon de se savoir relié à elles, donc ça peut être une bonne chose.

    Commentaire par Fantômette — 10/02/2011 @ 17:38

  285. @ Fantômette,

    George Sand qui a bien connu Liszt, le surnommait Auster. Le saviez-vous ?

    Sur mon ordi, le lien marche, même qu’en cliquant sur le plan en début d’ouvrage sur « Shape-of-the-Table Negotiations at the Paris Peace Talks on Vietnam » on aboutit direct à l’article d’Allen. H. Kitchens.

    Peut-être une question de navigateur sur votre ordi, si vous avez Godzilla ou autre mais pas Google.

    Oui, la SNCF, ça le ferait aussi. Le train est plus habituellement réservé aux sénateurs. Mais, généralement plus lent que l’avion, il donne plus de temps pour réfléchir avant de parler, ce qui au cas présent, aurait été loin d’être inutile.

    (je ne sais pas si je suis plus indigné par le fait lui-même ou par la bêtise astrale du système de défense pleurnichard utilisé par MAM dans cet affaire)

    Commentaire par Goloubchik — 10/02/2011 @ 18:13

  286. @ Gwynplaine

    Je ne puis que vous encourager à persévérer à aller à l’encontre des choses (surtout si la difficulté relationnelle que vous évoquez conduit à faire peser sur Irrésistible Déesse la lourde charge du bricolage domestique).

    Contrairement à une idée largement véhiculée, le travail manuel nécessite, pour un parfait accomplissement, un gros travail préalable d’intello, parfaitement dans vos cordes.

    Après, il suffit qu’avec une lenteur sage et précise (et avec des gants de protection), votre cerveau ordonne à votre main.

    Commentaire par Goloubchik — 10/02/2011 @ 18:28

  287. @ Goloubchik,

    George Sand qui a bien connu Liszt, le surnommait Auster. Le saviez-vous?

    Oh?! C’est vrai ou vous venez juste de l’inventer? Si c’est vrai, non, je vous avoue que je l’ignorais.

    C’est bizarre pour le lien. Le chapitre apparaissait dans mon navigateur (Firefox), mais en grisé, il n’était pas cliquable. J’ai contourné la difficulté en repassant par google, et j’ai pu retrouver l’article, dont j’ai trouvé la lecture extrêmement intéressante. Je ne connaissais pas les détails de cette pré-négociation.

    Ces enjeux peuvent sembler secondaires, ou un peu absurdes, mais je crois qu’il n’en est rien. Comme je l’écrivais à Polydamas, sous un billet plus récent, la représentation, c’est vraiment la clé. Enfin, c’est à la fois la clé, et l’obstacle. Si vous ne savez pas où asseoir vos contradicteurs, ou autour de quelle table, c’est que vous ne vous les « représentez » pas du tout et aucune négociation n’est possible dans ces conditions.

    A propos de l’affaire de MAM, c’est l’expression de « défense de sourds » qui me vient. Ce n’est pas le tout de se défendre, encore faut-il avoir compris la nature des reproches qui vous sont adressés, c’est-à-dire, encore faut-il avoir pris le temps d’en comprendre le sens. A défaut, c’est l’exaspération générale, celle de se sentir mal écouté, incompris, ou méprisé – exaspération dont je veux bien croire, par ailleurs, qu’elle la ressent aussi pour sa part.

    Commentaire par Fantômette — 10/02/2011 @ 19:20

  288. @ Fantômette,

    Aster, je ne l’ai pas inventé. je l’ai imaginé, nuance. Car elle en aurait été capable. C’était une nature, Tante George.

    Les prénégos à Paris en mai 68 (!), ça a dû être très chaud. Pam Mun Jon en 53 aussi (j’ai procédé à une recherche rapide sur le contexte préparatoire mais sans résultats notables).

    Notre époque manque à mon sens d’un type (ou d’une nana) du calibre d’Henry Kissinger. Dans le style négociateur au top, le Bavarois (comme Ferdydurke ;-)), était une pointure de première catégorie. Malgré les quelques casseroles dont il a hérité, ce mec a su faire bouger le monde dans le bon sens.

    L’importance que vous accordez à la représentation ne m’étonne guère, vous qui passez une partie non négligeable de votre activité a être un(e) autre tout en restant vous-même. Et oui, la préfixation du cadre et des règles est fondamentale. Comme au rugby (‘tation, vendredi soir Irlande-France, on devrait voir 36 chandelles).

    Vous avez mille fois raison concernant MAM et sa défense de sourde. Elle ne comprend pas ce qu’on lui reproche (et c’est bien cette surdité d’aveugle qui m’exaspère).

    Commentaire par Goloubchik — 11/02/2011 @ 01:17

  289. Et voilà. Pendant que la blogueuse s’escrime à commenter l’actualité et à lancer des sujets de discussions, les commentateurs s’amusent sous un billet de l’année précédente en discutant ce ce que bon leur chante. Mais qu’est-ce que c’est que ce bins ? 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/02/2011 @ 15:59

  290. Oh, Aliocha ?! Qu’est-ce que vous faites là ? Oui, oui, bien sûr, c’est normal car c’est chez vous, pas faux, pas faux…Le bintz ? A peine, à peine…Quoi vos tabourets ? Ben y’a a un qu’on a mis en vente sur e-bay et l’autre qu’on a transformé en lampe de chevet…C’est joli, non ? Pourquoi vous êtes toute rouge ? Les bouteilles par terre ? Vous embêtez pas, elles sont vides. Vos classeurs disparus ? Ben, fallait faire un peu de place pour être plus à l’aise, on s’en est débarrassé. Ah bon, y’avait six mois de travail dedans, des enquêtes en cours ? Vous prenez pas la tête, elles finiront par sortir, c’est votre voisin du 2ème gauche qu’a bien voulu tout récupérer. L’est journaliste comme vous, l’avait l’air tout content. Quoi le clavier de votre ordi ? Vous frappez pas, c’est du Drambuie, ça colle un peu, suffira que vous passiez un bon coup d’éponge dessus et ce sera bon. C’est marrant cette fumée qui vous sort des oreilles, vous faites ça comment ? C’est quoi ce hachoir que vous avez à la main, vous allez nous préparer à dîner ? Arrrrghhhh….

    Commentaire par Goloubchik — 11/02/2011 @ 17:16

  291. Mourdiou ! Ma réserve de vodka ? Vide ! Ma cave à vin ? Vide (notez, c’est mieux, j’étais à une dégustation de vin hier soir et je n’ai pas encore repris mes esprits), mes tapis, bon sang mes tapis !!!! Mais qu’est-ce que vous leur avez fait ? Bien sûr qu’ils sont rouges à l’origine, mais c’était pas la peine de renforcer leur couleur naturelle avec mon chateau Cheval blanc, bande de sauvages ! Et en plus vous avez dévoré mes provisions ! Ah les charentons ! Ouf, ils n’ont pas touché à mon thé vert ni à mon riz complet (tu m’étonnes !)Dites à Ferdy de ranger ses chaussettes, il n’y a que lui qui trouve ça décoratif dans un lustre. Et retirez donc vos pieds de sur ma table coréenne je vous prie, elle est fragile. Je passe sur la Danette qui a maculé le canapé, de toute façon je voulais le changer. Vous avez 10 minutes pour ranger ce bins pendant que je récupère mon dossier « x ultra confidentiel scoop inside » chez le gars du 2ème qui n’est pas plus journaliste que moi chanteuse de rock, c’est un RG ! Heureusement que je l’avais entièrement crypté.

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/02/2011 @ 17:49

  292. Le rangement, chais pas bien faire, c’est surtout un truc de gonzesses, non ?

    Mais je veux bien descendre les dix-huit sacs-poubelle.

    PS : y’a de quoi faire un billet sur votre dégustation de pinard ?

    Commentaire par Goloubchik — 11/02/2011 @ 18:00

  293. Regardez donc l’objet, là, oui, le truc rigolo qu’a un gros ventre et un long manche. C’est un aspirateur. Si,si. Ce qu’on en fait ? Eh bien on appuie sur le bouton noir là, hop, ça se met à ronfler c’est bon signe. On attrappe le manche, on se met en position brosse pour préserver le parquet et on balade la tête de la bête sur le sol pour aspirer les saletés. Et vous voyez la pile de vaisselle là-bas, oui celle qui monte jusqu’au plafond, dégouline en direction du salon et menace la chambre. Vous allez voir que ça aussi c’est rigolo. Vous mettez les gants roses, vous ouvrez l’eau, vous prenez le drôle de truc carré jaune d’un côté vert de l’autre, vous y mettez le liquide vaisselle, et hop, vous frottez. je serais vous, je commencerai tout de suite, à vue de nez, vous en avez pour 10 jours….

    Commentaire par laplumedaliocha — 11/02/2011 @ 18:50

  294. Mon avocat, aussitôt consulté, me faît connaître :

    – que l’esclavage a été aboli en France depuis perpète;

    – que l’embauche d’un salarié ne peut intervenir qu’après déclaration nominative accomplie par l’employeur auprès des organismes de protection sociale désignés à cet effet. En conséquence, je vous saurai gré de bien vouloir me confirmer que vous avez accompli cette formalité avant que de m’accabler de tâches insensées.

    – que vous disposez d’un délai maximum de deux jours (dimanche non compris) pour me transmettre mon contrat de travail dûment rempli. Vous voudrez bien également afficher dans chacune des pièces de votre appartement (WC included) le texte mis à jour de la convention collective qui m’est applicable.

    A bonne entendeuse…

    Afin que nos relations réciproques s’opèrent dès le départ sur une base de respect et de compréhension mutuels, je vous précise dès à présent que je serai mis en arrêt-maladie en mars pour aller passer une semaine de vacances de ski en Italie. Vous voudrez bien veiller à prendre vos propres vacances à mêmes dates, que je vous communiquerai précisément sous quinzaine, afin d’éviter toute difficulté.

    Commentaire par Goloubchik — 11/02/2011 @ 19:44

  295. Votre avocat, mon cher, gagnerait à prendre connaissance du dossier avant de vous conseiller. Intrusion par effraction à mon domicile, destruction du bien d’autrui, le tout en réunion, outrage à journaliste dans l’exercice de ses fonctions, ébriété sur la voie publique, (eh oui, chacun observera ici les méfaits de la consommation de ma vodka sur vos discours), soustraction frauduleuse d’un dossier professionnel à caractère hautement scoopique. Tout ceci vous l’aurez compris vous mène droit à la correctionnelle, et encore, on pourrait même envisager les Assises. Il ne s’agit donc en aucun cas d’esclavagisme ou même de relation de travail, mais d’une transaction que je vous propose dans mon immense magnanimité et qui aura l’infini mérite de vous éviter la prison. Tout fait quelconque de l’homme etc, etc. je ne vous ferai pas l’insulte de vous rappeler les termes de l’article 1382. J’estime mon préjudice à environ 0,000009 UK (unité Kerviel). Je serais vous, j’accepterai les TIG que je vous propose. Sinon, je saisi l’un de ces avocats qui adorent les médias, je lui confie les enregistrements vidéos de vos exactions (eh oui, il y a une caméra de surveillance dans l’appartement, j’ai bien aimé le moment où vous jouez aux fléchettes sur mon tableau de Gen Paul avec ma passoire à spaghettis sur la tête, si, si on sent un vrai talent d’acteur comique chez vous), lesquels se retrouveront, n’en doutons pas, sur le site de Mediapart. Comme je travaille sur un dossier top secret, lequel apparait sur l’un des enregistrements, la chose se transforme en scandale d’Etat, bref, vous connaissez la suite. Voilà mon cher, il me semble que dans votre intérêt mais surtout dans celui de la France, vous feriez mieux d’obtempérer. Non ?

    Commentaire par laplumedaliocha — 12/02/2011 @ 10:02

  296. @ Goloubchik :

    Si besoin je vous offre l’asile politique dans le Punt, où j’ai maté les écureuils (et leur ai fort à propos coupé l’accès à Twitter et autres Facebook, I’m not completely nut !).

    Commentaire par Gwynplaine — 12/02/2011 @ 11:09

  297. @ Aliocha

    Que couic pour transiger. Pas d’effraction, la porte était ouverte. Votre intérieur, d’un classicisme désolant, n’aurait pas pas été aussi bien redécoré par Valérie Damidot que nous n’y avons procédé. L’outrage à journaliste, devenu grâce à Mélanchon aussi usité que la consommation de THC dans la cour des écoles primaires, vaudrait tout au plus un rappel à la loi. L’ébriété sur la voie publique doit surtout à la mauvaise qualité de votre vodka, que vous fabriquez d’évidence vous-même (oui, nous avons déniché l’alambic et le sac de cent kilos de patates que vous dissimulez sous votre lit). Quant à vos dossiers, ils nous ont surtout révélé la correspondance extrêmement privée que vous entretenez avec un ex-président de la République -celui-là même qu’aurait pécho Lady Di- ce qui, en cas de divulgation, ne pourrait que jeter un opprobre supplémentaire sur l’acoquination révoltante existant entre mondes politique et journalistique. Quant à la cour d’assises, vous seriez vous-même en situation d’en connaître : il est disproportionné d’attaquer au hachoir un ami au motif qu’il n’a pas nettoyé la baignoire après y avoir confectionné de la sangria ou peint le hamster en vert pomme parce qu’il paraissait dépressif.

    @ Gwynplaine,

    Je vous remercie de votre aimable proposition, que je garde précieusement en réserve au cas où les choses se gâteraient vraiment.

    Mais il serait tout de même extraordinaire qu’Aliocha, qui pourrait comme blogueuse entrer au Livre des records pour avoir eu près de 300 commentaires -qui plus est, d’une rare pertinence- sous un billet traitant de tabourets livrés tardivement (!), ne vienne pas un jour ou l’autre à résipiscence.

    Commentaire par Goloubchik — 12/02/2011 @ 18:13

  298. Attention, EXCEPTIONNELLEMENT, je serai hors-sujet, mais ce sont des images qui donnent le sourire.

    Commentaire par Fantômette — 12/02/2011 @ 19:57

  299. (C’est vrai que c’est beau une ville, la nuit)

    Commentaire par Fantômette — 12/02/2011 @ 19:58

  300. Oublié de préciser: Le Caire, hier soir.

    Commentaire par Fantômette — 12/02/2011 @ 19:59

  301. Oh ben dites donc, j’ai fait le numéro 300 sur ce coup là.

    Aliocha, on gagne quelque chose?

    (Sans vouloir vous commander, je ne suis pas très vodka.)

    (Si vous avez un très bon whisky, par contre…)

    Commentaire par Fantômette — 12/02/2011 @ 20:00

  302. C’est beau de faire le 300 avec ces images. Moi j’en ai du bon whisky, et en plus je ne goûte point le whisky. Du coup je vous le garde ?

    Commentaire par Gwynplaine — 12/02/2011 @ 20:38

  303. Urgent. Cède à prix cassé, cause séparation avec peuple, lot de vingt-cinq dromadaires spécialement dressés pour le maintien de l’ordre (y compris sur blog). Chameliers correspondants (à remotiver) fournis.

    Echange possible contre duo de tabourets montés.

    Livraison à domicile envisageable, après prise de convenances.

    Commentaire par Moubarak Exraïs — 13/02/2011 @ 09:08

  304. Bonsoir Gwynplaine,

    Oui, si ça vous débarrasse, c’est avec plaisir que je vous rendrai ce petit service, bien sûr 😉 …

    Oban? Talisker? Laphroaig? Lagavulin? Caol Ila? …?

    J’ai un peu randonné en Écosse, et j’ai eu l’occasion de visiter la distillerie de l’Ile de Skye (Talisker), sous un ciel noir d’orage et une pluie battante (oui, juillet). L’Écosse: de l’eau partout, sauf dans les verres… pays admirable…

    Commentaire par Fantômette — 14/02/2011 @ 19:55

  305. Oh my goodness! an amazing article dude. Thanks Nonetheless I am experiencing issue with ur rss . Dont know why Unable to subscribe to it. Is there anybody getting similar rss drawback? Anybody who is aware of kindly respond. Thnkx aebeffaddbdf

    Commentaire par Johnb719 — 28/07/2014 @ 08:47


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