La Plume d'Aliocha

14/12/2010

Google dans le collimateur de l’Autorité de la concurrence

Filed under: Comment ça marche ? — laplumedaliocha @ 12:34

Le communiqué vient de tomber : dans un avis daté de ce jour, l’Autorité de la concurrence estime que Google est en position dominante sur le marché de la publicité liée aux moteurs de recherche.

Voici l’extrait du communiqué concernant spécifiquement la presse :

« La presse est très concernée par le présent avis, car elle est à la fois cliente, partenaire, concurrente et potentiellement fournisseur de Google.

L’Autorité estime qu’il faut transposer les obligations de transparence de la loi Sapin au secteur de la publicité en ligne

L’une des raisons de l’insatisfaction des éditeurs provient de l’absence d’audit ou de certification des données fournies par Google, notamment les recettes nettes à partir desquelles est calculé le reversement dû à ses partenaires, dans le cadre des prestations AdSense3. L’Autorité de la concurrence invite le législateur à préciser ou compléter le cadre juridique actuel issu de la loi Sapin afin de tenir compte des nouvelles conditions de fonctionnement du secteur de la publicité. Celui-ci pourrait mettre en place, par exemple, des obligations minimales de « reporting » ainsi que, pour les réseaux les plus importants, un mécanisme d’audit, éventuellement contrôlé par un tiers certificateur (sur ces questions se reporter aux pages 68 à 70 de l’avis)

Les éditeurs de presse doivent pouvoir demander et obtenir d’être exclus de Google Actualités sans pour autant être déréférencés du moteur de recherche de Google

Les titres de la presse dénoncent une « une forme de parasitisme économique » de la part de Google via l’agrégateur « Google Actualités » : Google, en présentant le meilleur de chaque titre, ce qu’évidemment aucun éditeur ne peut proposer individuellement, se positionne comme le site de référence de l’accès à l’information, et ceci sans verser de contrepartie financière aux journaux qui supportent les coûts de la création d’une information de qualité. Il est très important que les éditeurs de presse puissent demander et obtenir d’être exclus de « Google Actualités » sans pour autant être déréférencés du moteur de recherche de Google. Cette dernière entreprise a pris récemment des engagements en ce sens devant l’autorité de concurrence italienne : l’indexation des contenus de presse dans « Google Actualités » doit être découplée – par une démarche simple et préalable des éditeurs – de celle des contenus accessibles grâce au moteur de recherche généraliste. L’Autorité de la concurrence française veillera à ce que ces engagements, que Google annonce avoir déjà mis en œuvre, soient respectés en France ».

Le communiqué est accessible ici, il donne accès à la décision complète ainsi qu’à un dossier qui fait le point sur les différentes actions en cours à l’encontre de Google sur le terrain de la concurrence.

Il s’agit  d’un simple avis, rendu à la demande du ministre de l’économie. Il n’emporte donc aucune condamnation contre Google. Toutefois,  le moteur de recherche a tout intérêt à prendre acte de l’analyse de l’autorité, sous peine d’encourir des sanctions ultérieures…

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20 commentaires »

  1. Grasser le communiqué avait-il pour objectif de nous faire partager votre joie à l’idée que le méchant Google se fasse basher par l’Autorité de la concurrence?

    (En plus, tout ce gras c’est mauvais pour la santé, mon petit)

    Aliocha : tiens, y’a quelqu’un ici ? Je vous félicite pour votre courageuse intervention sous un billet aussi rébarbatif 😉 Je n’avais pas le temps de commenter, j’ai donc mis l’info brute. Et j’ai graissé pour mettre en valeur l’argument de l’Autorité. Déjà que c’est rasoir comme littérature, si en plus c’est fondu dans le reste…Sur le fond, il n’y a pas de méchant Google, d’ailleurs l’avis nuance les plaintes de la presse à son endroit. Il y a simplement une prise de position dont on me dit que c’est la première au monde venant d’une autorité de la concurrence (à vérifier), sur un sujet capital pour la presse. L’un des intérêts de ce document, c’est qu’il est le résultat d’une longue enquête, de multiples auditions, et qu’il fait le point de manière tout à fait savante et fouillée sur le sujet.

    Commentaire par Ferdydurke — 15/12/2010 @ 10:58

  2. Je ne suis pas franchement surpris de l’avis de l’Autorité, la position dominante de Google est assez évidente (bien sûr, il est bon qu’elle soit vérifiée par des spécialistes).

    Ils ne recommande ni même évoque aucune sanction, ce qui n’est pas étonnant non plus : une position dominante n’entraîne pas en soi des sanctions, il faut qu’il y ait abus de celle-ci pour cela. Donc quoi ? Ben, vigilance, mais elle allait déjà de soi.

    Aliocha : Yes. L’intérêt c’est qu’on sort du pifomètre et que l’on dispose désormais d’une analyse approfondie, réalisée par une autorité indépendante. Donc on y voit plus clair. Il n’y a pas de sanction parce que ce n’est pas l’objet d’un avis, mais l’Autorité de mémoire peut s’autosaisir si elle estime avoir découvert au fil de ses investigations des pratiques contestables. Par ailleurs, il y a une procédure en cours. La limite, c’est que l’avis ne concerne que la concurrence. Je n’ai fait pour l’instant qu’une lecture rapide, mais il me parait équilibré entre la reconnaissance de l’intérêt de Google et le souci que son développement se fasse dans le respect des règles du jeu vis à vis de ses concurrents, des annonceurs et aussi de la presse.

    Commentaire par Schmorgluck — 15/12/2010 @ 11:56

  3. Ben oui que j’suis là (et pas en train de faire des « coucourses de Noël »…). J’referai irruption un peu plus tard. Au fait, s’agissant de l’affaire Assange, je vous enverrai par mail la traduction de la prise de position de Michael Moore dans le Huffington Post (disponible ici si vous causez l’anglois), histoire de ne pas balancer un pavé dans les commentaires. Peut-être dans la soirée, ma conscience me disant dans l’oreillette qu’il faut que je bosse encore… et encore… et encore… pfff.

    PS : Je savais bien qu’on disait « graisser ». Merci de me le rappeler.

    PPS : soyez gentille avec vos lutins et autres leprechauns. 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 15/12/2010 @ 12:50

  4. « Les éditeurs de presse doivent pouvoir demander et obtenir d’être exclus de Google Actualités sans pour autant être déréférencés du moteur de recherche de Google » – une excellente demande qui semble parfaitement justifiable à tous les niveaux – mais pensez-vous, Aliocha, que les éditeurs vont vraiment pouvoir se permettre, en terme de visibilité, de disparaître de google actualités si leurs concurrents y restent ??? (question naïve, je n’en ai absolument aucune idée)
    et merci pour le relais de cette info, en attendant que vous ayez le temps de la commenter !

    Commentaire par ratel — 15/12/2010 @ 14:50

  5. @Ferdydurke

    elle est déjà en français ici:

    http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/15/michael-moore-pourquoi-j-aide-julian-assange

    c’est de vous?

    Commentaire par fredo — 15/12/2010 @ 14:56

  6. @ fredo

    Non, ce n’est pas de moi (et merci de m’épargner un travail superflu).

    Commentaire par Ferdydurke — 15/12/2010 @ 15:08

  7. Aliocha,

    C’est vrai que c’est chiant dites donc.

    Bon alors: si j’ai bien compris les titres de presse ne veulent plus être en tête de gondole, mais il veulent toujours référencés.

    Vous imaginez un producteur de légumes dire au supermarché: « vous prenez mes cageots de légumes, mais vous les planquez sous les rayons, pour que les clients les voient surtout pas ».

    C’est compliqué la net économie quand même.

    Aliocha : à qui le dites-vous ! Je me demande si la comparaison ne serait pas plutôt : je veux bien que vous présentiez mes biscuits dans vos rayons, mais arrêtez d’offrir des paniers garnis à vos clients contenant des échantillons de biscuits, dont les miens et aussi ceux de mes concurrents, en prétendant que vous me faites de la pub. Parce que les clients mangent leur panier garni et ensuite ils n’ont plus faim. Du coup, c’est vrai qu’ensuite ils me connaissent et ils m’apprécient, mais ils n’achètent plus mes biscuits. Dans l’affaire, vous êtes le seul gagnant, ils reviennent chez vous plutôt qu’à la concurrence parce que votre panier de biscuits et meilleur et mieux garni.

    Commentaire par tschok — 15/12/2010 @ 15:24

  8. Compte-tenu de l’objection de ratel, la seule attitude pertinente pour les journaux français serait alors qu’ils s’entendent pour se faire tous – ou presque tous – déférencer de Google Actualités, le vidant ainsi de sa substance.

    C’est une variante du dilemme du prisonnier : vont-ils pouvoir s’entendre pour minimiser ainsi l’impact de Google Actualités sur leur business model ?

    A mon avis, le risque est grand pour Google, qui va batailler ferme pour conserver son système actuel.

    Commentaire par Tocquevil — 15/12/2010 @ 16:37

  9. Aliocha,

    D’un autre côté, si mon panier de biscuits est meilleur et mieux garni, c’est normal que le client revienne, non? C’est de la concurrence normale. Ce qui est vache, c’est d’utiliser le contenu d’un autre comme produit d’appel.

    Mais dans le fond, si le contenu est déjà mis en ligne gratos, où est le parasitisme?

    (d’après ce que j’ai compris, il est dans la pub: google vire la pub mise en ligne sur les contenus et met la sienne à la place, mais d’un autre côté c’est lui qui offre le chemin d’accès, il est donc bien fondé à réclamer une rémunération pour ce service)

    (Du coup, google pourrait dire: puisque vous me refusez le droit de me rémunérer, alors que c’est moi qui assure le portage du client jusqu’à vous, ben payez moi votre référencement)

    Commentaire par tschok — 15/12/2010 @ 17:19

  10. tschok,
    c’est là qu’intervient le problème de la position dominante : Google est en situation de monopole en tant qu’agrégateur d’actualités : il est en mesure d’imposer un coût prohibitif, sans commune mesure avec la plus-value qu’il fournit.

    Commentaire par Tocquevil — 15/12/2010 @ 17:51

  11. Tocquevil,

    Il n’y a pas aussi un problème technologique?

    Virer la pub des autres pour mettre la sienne à la place, sur une page internet, ça suppose de maîtriser des verrous technologiques, non?

    Et puis c’est un peu brutal comme procédé.

    Commentaire par tschok — 15/12/2010 @ 19:18

  12. Heu Tschok, d’ou ca sort cette histoire de remplacement de pub ???
    Je ne pense pas que Google fasse ce genre de choses ?!

    J’ai plutôt l’impression que les sites de news se plaignent parce que, par exemple, si je regarde google news je vois un article du figaro sur la neige et les 2 premières phrases de l’article… et que ca me suffit.
    Pas besoin de lire la suite – > donc je ne clique pas sur le lien -> donc je ne vais pas sur le site du figaro -> donc je ne vois pas les pub qui s’y trouvent -> donc le figaro ne gagne pas d’argent alors que c’est le figaro qui a payé des journalistes pour créer ce contenu (d’un intérêt tout relatif).

    Commentaire par khazan — 16/12/2010 @ 00:09

  13. BTW
    Le remède réclamé par les journaux est pire que le mal (à mon avis).
    Il souhaitent continuer d’être référencés… mais sans que les contenus soient cités.
    Bon déjà que pour cliquer sur le lien cité ci dessus concernant la neige, il faut vraiment s’intéresser à pas grand choses… mais ok ca reste possible. Admettons que 1% des googlers en ce moment le fasse…
    Je ne suis pas certain que 1% des googlers arrivant devant la page de recherche google tapent: « figaro neige » en se demandant si, par hasard, y’aurait pas en ce moment un article sur la neige dans le figaro. Donc je vois mal l’intérêt du référencement sans citation. Personnellement quand je fais une recherche Google, j’aime bien avoir la citation pour vérifier rapidement si cliquer sur le lien m’apportera ou pas ce que je cherche. Sans citation, je ne clique pas.

    En fait cette petite guerre (qui n’a en fait que peu a voir avec le communiqué cité) est un peu bête. A l’évidence Google parasite les sites d’infos. A l’évidence ca rapporte à Google. A l’évidence si Google ne le fait pas, les sites d’info seront moins consultés. Je comprends que ca puisse agacer les sites de presse… en même temps, je ne vois pas bien où est la solution.

    C’est un peu comme à la grande époque du piratage ou on tentait de nous faire croire que chaque copie piratée était une vente perdue et donc une perte de CA équivalente.
    Les site d’infos pensent que chaque consultations de leur news sur google news est une perte de CA pub sur leur site puisque si l’utilisateur se contente de la citation -> pas de revenus pub pour le site.
    C’est un peu bas de plafond comme conception de l’économie mais bon…

    Commentaire par khazan — 16/12/2010 @ 00:18

  14. J’avoue que perso j’ai un peu de mal avec cette histoire d’échantillons. Le week-end dernier, j’ai pas mal utilisé Google News pour chercher des infos (et des points de vue) sur l’affaire des policiers condamnés à Bobigny. Alors oui, en effet, ça affiche les titres et les accroches, mais je ne vois pas le parasitisme là-dedans, parce que des liens j’en ai ouvert beaucoup à partir de là, comme je le fais toujours quand j’utilise Google News.

    Commentaire par Schmorgluck — 16/12/2010 @ 05:03

  15. @Schmorgluck
    Je suis bien d’accord avec vous.
    Mais le journaux en ligne, eux, pensent manifestement que Google devrait les payer pour avoir le droit d’afficher ces accroches… parce que sinon c’est du parasitisme.

    Commentaire par khazan — 16/12/2010 @ 07:27

  16. Ouais,

    Je me souviens d’un temps ou google _n’existait pas_ et ou le gros moteur c’était Fast. Google est en position dominante parce qu’ils ont travaillé comme des chiens, innové, créé des algorithmes pointus en tenant compte de la sémantique, de la proximité des mots, qu’ils ont _donné_ des produits gratuits aux internautes (mails, groups, navigateur, maps, etc….).
    La position de google est une position de _marché_ (pas comme microsoft qui magouille pour arriver et tenter de rester ou il est) : vous savez la concurrence libre et non faussée du traité de lisbonne imposé contre notre volonté. La concurrence c’est juste pour le dumping fiscal et social, dès que c’est de la vrai concurrence, plus personne n’en veut.

    oui ils font du trafic, beaucoup de trafic pour les sites internet et en plus ils ont tout plein de fric : il ne faut pas attendre beaucoup pour voir les loups(enfin les renards) tenter de venir bouffer la laine sur le dos : bon, si on lui prend 0.1% de ses revenus, il le sentira pas et en même temps nous on deviendra riche, sans trop bosser. Mais en bon américains de base google ne veut pas se laisser tondre.

    La presse a un soucis et il ne vient pas de google, il vient de la désaffection du public pour la presse écrite, peut être une tendance naturelle, peut être un problème de qualité, je ne puis dire, peut être un peu des deux. Ce n’est pas à cause de la numérisation de la société parce que le cinéma, qui est piraté bien plus que la presse, à fait des recettes et des entrées record cette année en salle, donc c’est une fausse excuse.

    Enfin, google n’a rien contre la presse française, ni la presse en générale : il fait des moteurs de recherches : il scanne l’internet ouvert et donne même des métas pour lui dire exactement quoi faire avec les pages :
    meta name= »robots » content= »all|index/noindex-follow/nofollow|none »
    pour le classique, plus :
    meta name= »googlebot » content= »noindex/nofollow/noarchive/nosnippet »
    pour donner plus de latitude dans choix de la méthode de référencement sur google.

    Il est possible _déjà_ de choisir comment on veut apparaître sur google, tout le reste autour c’est du blabla et du pipo pour trouver un bouc-émissaire à ses soucis.

    Ce que veulent les journaux : c’est que google leur trouvent les lecteurs ET les rémunèrent pour le contenu : c’est pas gagné. Parce qui va vouloir payer pour un article de 3 pages (avec 5 photos) sur les bouchons provoqués par la neige ?

    Commentaire par herve_02 — 16/12/2010 @ 09:46

  17. Aliocha, juste une question puisque vous êtes une spécialiste de la presse, dans quel titre de presse, papier ou numérique, trouve-t-on des information sur la loi lopsi et son fameux article 4 qui autorise l’exécutif à bloquer des sites internet sans en référer à personne (sur simple notification d’une autorité administrative) et en gardant cette liste noire secrète ? (vous savez pour nous protéger contre la pédo-pornographie, comme en chine)

    Vous ne trouvez pas que c’est un sujet intéressant, un vrai débat de société qui a moyen d’intéresser le public à l’ère numérique et est un bon sujet pour permettre aux journalistes d’investiguer, de hiérarchiser, d’expliquer, de vulgariser, de faire leur travail quoi.

    Voila un sujet qui mérite un vrai dossier : qui a commandé cette loi, qui l’a portée, qui l’a votée, qu’est ce qui se passe chez les autres (en allemagne sur 8000 sites bloqués une 100aine était pédo-porno : ils vont arrêter). Mais personne ne s’y met, c’est vraiment bizarre la presse, par contre sur la neige qui aura fondu dans 2 jours, il y a des millions de caractères écrits.

    Commentaire par herve_02 — 16/12/2010 @ 10:13

  18. Hervé_02,

    « Google est en position dominante parce qu’ils ont travaillé comme des chiens »

    Les raisons – bonnes ou mauvaises – qui ont amené une entreprise à avoir une position de quasi-monopole ne font rien à l’affaire : un quasi-monopole est une situation dangereuse pour l’écosystème économique. La presse, essentielle pour la liberté d’information, fait partie de l’écosystème de Google : il y a donc tout lieu d’être vigilant.

    Commentaire par Tocquevil — 16/12/2010 @ 10:56

  19. @Tocquevil

    heu… ai-je dit quelque chose d’autre ?

    La presse ne glande rien depuis quelques année, elle sert les pouvoirs et elle se demande aujourd’hui comment faire pour regagner en 1 ans ce qu’elle a massacré et perdu sur les 5-10 dernières années.

    Qu’il faille surveiller google pourquoi pas, mais également orange, sfr, total, psa, renault etc……

    Comme je le rappelle, google donne les outils pour choisir comment se faire référencer, mais ce que la presse veut c’est apparaître lorsque je fais une recherche « neige » dans le moteur de recherche, mais pas apparaître dans le moteur news/actu. Hors, le public qui recherche sur google, soit elle veut un article de presse actuel et elle va dans news/actu, soit elle veut un article plus général et elle va dans le moteur classique.

    Donc ce que veux la presse, c’est avoir la possibilité de « spammer » (la presse à les moyens de ‘pondre’ des centaines de page à contenu plus que moyen) le contenu du moteur de recherche pour attirer vers LEURS pages, mais pas dans la rubrique presse, dans la rubrique tout venant.

    Alors je ne comprends pas,
    – soit la presse est une affaire de spécialistes, professionnels qu’il ne faut pas confondre avec le bloggeur trop idiot pour faire du bon travail et la « création » d’une entrée spéciale avec un portail de presse est une bonne chose,
    – soit c’est du gros pipo et que la presse numérique est juste un blog comme les autres, parfois mieux, parfois pire et l’objectif est de faire du trafic en polluant le moteur avec les 100aines de pages neige liant vers leur contenu au combien intéressant, surtout pour un étudiant cherchant des infos sur la neige.

    Parce que que va-t-il se passer : admettons que la presse française disparaisse de google-actu et que le contenu remplisse google search. Dans un premier temps ça va être bonheur, mais pour cela il va falloir spammer pour avoir plein de pages dans les premières pour les même articles, donc dans les algorithmes du moteur la qualité de page de la presse va baisser et au fur et à mesure du temps qui passe la presse française va se retrouver à descende dans les classements inexorablement. Il faudra refaire une nouvelle loi pour obliger google à surclasser la presse ?

    La solution est super simple, comme il n’y pas tellement de groupe de presse en france, il (ou ils) n’a qu’à créer son propre portail de presse et communiquer dessus en donnant comme directive noindex nofollow

    Commentaire par herve_02 — 16/12/2010 @ 11:56

  20. Pour compléter les infos de Hervé_02, la pratique de la presse française :

    – Les titres nationaux, quotidiens ou hebdomadaires sont dans Google News.

    – L’association de la PQR (presse quotidienne régionale) a demandé à Google, et obtenu, de ne pas figurer dans les news. Seuls 4 titres ont préféré y figurer : Ouest-France, Le Télégramme, La Dépêche et Le Midi Libre ; plus, rarement, les DNA et Sud-ouest. Mais le référencement des articles publiés en ligne est bien fait ; il suffit de faire des requêtes sur des manifestations locales pour le constater.

    Le problème d’audit des factures de Google est bien réel et ressemble beaucoup a ce qui se passait jadis pour les factures de téléphone.

    Commentaire par Pilou — 16/12/2010 @ 12:02


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