La Plume d'Aliocha

05/12/2010

La justice malade du néolibéralisme ?

Filed under: Salon littéraire — laplumedaliocha @ 11:23

Antoine Garapon est magistrat, membre du Comité de la Revue Esprit et directeur de l’Institut des hautes études sur la justice. Il vient de publier chez Odile Jacob un ouvrage passionnant intitulé « La raison du moindre Etat – Le néolibéralisme et la justice ». Observateur attentif des évolutions qui marquent la justice depuis de très nombreuses années, il a eu notamment le privilège de travailler aux côtés de Paul Ricoeur.

Antoine Garapon ne théorise pas, et c’est toute sa force. En partant d’une analyse concrète de l’actualité, il parvient  à mettre en exergue le fil conducteur qui relie des initiatives aussi apparemment disparates que la rémunération des juges indexée au mérite, l’introduction du plaider coupable, la rétention de sûreté, la réforme de la garde à vue ou encore l’introduction des jurés dans les tribunaux correctionnels.

Tout ceci obéit à une logique qu’on attribuerait à tort à la seule politique du gouvernement actuel, car elle est bien plus ancienne et qu’on la trouve d’ailleurs également présente dans la pensée socialiste. C’est en réalité un véritable modèle néolibéral qui s’installe dans la justice comme dans les autres institutions publiques. Plus qu’une simple théorie économique, le néolibéralisme est une forme de gouvernementalité qui prétend régir tous les domaines de l’existence en application de la logique du marché : performance, compétition, concurrence, maîtrise des risques. La loi n’est plus l’expression d’une souveraineté tendue vers un objectif, mais une simple règle du jeu que l’on modifie en fonction des besoins. La justice elle-même est pensée sous un angle uniquement managérial : il lui faut répondre aux attentes non plus d’un justiciable, mais d’un consommateur de justice. La punition quant à elle est désormais perçue comme un dû à la victime.  Quant à l’obsession de sécurité, elle s’explique par la nécessité de garantir le bon fonctionnement du jeu social.

Le modèle néolibéral a cette force qu’il repose sur une mécanique simple, la recherche du plaisir et la fuite de la douleur. Son influence n’est donc pas le produit de la volonté politique de quelques-uns. En réalité, nous en sommes tous les véhicules plus ou moins conscients.  Pour autant, Antoine Garapon ne condamne pas le modèle. Car l’exercice est délicat. Comment, en pleine période de contrainte budgétaire, critiquer une politique qui vise, par exemple, à s’assurer de la bonne gestion des fonds publics par l’administration judiciaire ? Plutôt que de s’inscrire dans une opposition frontale qui lui semble vouée à l’échec, l’auteur préfère donner au lecteur les clefs de compréhension de l’évolution à laquelle nous sommes confrontés afin de nous inciter à réintroduire du sens. Mieux gérer la justice ? Oui, mais en n’oubliant pas de penser la finalité qu’on lui assigne, car elle ne saurait être réduite à une simple question de flux. C’est la limite du néolibéralisme qu’il est urgent de dépasser.

Un livre indispensable qui n’éclaire pas seulement le fonctionnement de l’institution judiciaire, mais aussi celui de l’ensemble de la société. Très influencé par Tocqueville, Antoine Garapon écrit dans un style magnifique, ce qui ajoute à l’intérêt de la lecture, le plaisir de goûter des phrases que l’on a bien souvent envie de souligner et de retenir…

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31 commentaires »

  1. Bonjour Chère Hôtesse,

    « Le modèle néolibéral a cette force qu’il repose sur une mécanique simple, la recherche du plaisir et la fuite de la douleur ».

    Mais c’est la mécanique même de la vie. Pas de plaisir: pas de reproduction.
    A vrai dire dés que le préfixe néo lui est accolé j’ai tendance à me méfier du concept qui va être développé.
    Bon, n’ayant pas lu l’ouvrage en question je m’arrête là.

    Bon dimanche à tous.

    Aliocha : En effet, mais la vie se limite-t-elle à manger, boire et survivre le plus longtemps possible ? Chez l’animal peut-être, chez l’homme, j’ai un doute 😉 Quant au néolibéralisme évoqué par Garapon, il faut l’entendre à l’aune de la vision de Michel Foucault.

    Commentaire par araok — 05/12/2010 @ 12:19

  2. Ou comment vider le mot libéralisme de sa substance pour lui appliquer une nouvelle définition… Pourquoi ne pas parler de modèle de minimisation des coûts au lieu de (néo)libéralisme qui n’a strictement rien à voir avec le problème !

    Aliocha : L’auteur que je cite mérite mieux que votre jugement à l’emporte-pièce. Donc soit vous avez une objection argumentée à présenter et tout le monde sera intéressé de vous voir amorcer un débat nécessairement passionnant, soit vous n’avez rien d’autre à dire et dans ce cas il eût mieux valu vous taire. Antoine Garapon ne se situe à aucun moment dans la dénonciation, il s’en tient à la description et à l’analyse, il propose des clefs de compréhension et de raisonnement. Il n’assène aucune vérité, il ouvre un débat.

    Commentaire par Bob — 05/12/2010 @ 13:10

  3. Bonsoir Aliocha,

    Merci de nous signaler cet ouvrage qui ne devrait pas tarder à rejoindre ma bibliothèque. Je connais Antoine Garapon à travers son excellente émission « Le bien commun » consacrée au Droit sur France Culture hélas raccourcie en durée cette année et programmée le samedi à 13h30.
    Je ne sais pas si la Justice est malade du néolibéralisme. Ce dont je suis sûr, pour en être un observateur quotidien et attentif, c’est qu’elle est malade de la haine que les politiques de tout bord lui portent depuis que certains magistrats ont eu l’outrecuidance d’en envoyer quelques uns derrière les barreaux. A croire que la condamnation devient pour ces derniers un rite de passage obligé pour accéder à de hautes fonctions. On est en tout cas très loin de l’équilibre des pouvoirs chers à Montesquieu. Budget squelettique, réformes continuelles très mal pensées et surtout jamais budgétées, mise en cause permanentes des décisions et de leurs auteurs alors qu’il n’est pas un jour où le juge ne soit pas sollicité pour trancher un litige plus ou moins important (souvent moins que plus). Procurez-vous le livre blanc sur la Justice élaboré par l’USM, c’est édifiant. A défaut, le simple témoignage de Philippe Bilger devrait suffire: http://www.philippebilger.com/blog/2010/12/quatre-jours-%C3%A0-bobigny.html ou encore, sur l’incohérence des politiques http://www.philippebilger.com/blog/2010/12/la-justice-nest-pas-laxiste-elle-est-incoh%C3%A9rente.html
    Qu’on soit d’accord ou non, ce malaise récurrent et malsain témoigne de l’état de déliquescence de notre société. De vous à moi, je ne suis guère optimiste pour l’avenir.

    Bonne soirée

    Aliocha : je sais bien. Cela étant, pour le budget, c’est un retard historique que les gouvernements successifs tentent de combler tant bien que mal depuis quelques années. Un magistrat de l’USM, Valéry Turcey attribue ce phénomène dans l’un de ses essais (très bon auteur aussi) à la vieille méfiance de Napoléon à l’égard des anciens Parlements, dont le politique ne se serait jamais départi en France. Quant à leur irritation, elle remonte à l’affaire URBA, de mémoire 😉

    Commentaire par H. — 05/12/2010 @ 19:34

  4. Bonjour Aliocha,

    Il faudra quand même que je me décide un jour à lire Antoine Garapon…

    Sur ce sujet éminemment compliqué, j’avance un premier constat: en France, les tendances sont contradictoires. Comme l’ensemble des autres pays occidentaux, nous sommes en phase de judiciarisation de plus en plus poussée de la société, mais les moyens donnés à la structure n’ont pas suivi.

    En clair, on a produit de plus en plus de droit pour un niveau de justice qui peine à rester constant et aurait même tendance à diminuer. On est donc confronté à un problème classique de hiatus, dont on prend très progressivement la mesure, par exemple en matière pénale, pour accuser comme d’habitude la justice de laxisme.

    Ce weekend, le Figaro papier a ainsi fait sa une la dessus, à propos d’un rapport d’un député UMP (article mis en ligne sur le site:http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/12/03/01016-20101203ARTFIG00676-delinquance-la-justice-en-accusation.php

    On peut noter qu’il existe à peu près le même phénomène en matière de police: en fin de compte, le doublement du nombre des gardes à vue n’a qu’une faible incidence sur la sécurité et contribue surtout à engorger le système.

    On aurait donc une première clé de réflexion: davantage qu’un manque de moyens, il y aurait surtout un très mauvais emploi des ressources. Ca fait partie des dimensions du problème.

    Aliocha : c’est pourquoi Garapon évite l’écueil consistant à dire que la justice est au-dessus de toute préoccupation de management. Il dit simplement qu’elle ne peut être réduite à cela.

    Toujours est il que la structure – police ou justice – s’engorge très rapidement dès qu’on l’emploie de la façon dont on veut l’employer. C’est un peu comme un aspirateur performant, mais dont les filtres se bouchent rapidement, ce qui diminue son efficacité réelle dans les 5 minutes qui suivent le moment où on a appuyé sur l’interrupteur.

    Second point: si Antoine Garapon a raison de dire que la tendance est ancienne, il n’en reste pas moins qu’elle s’est accélérée avec Nicolas Sarkozy qui appartient à un courant intellectuel et politique qui considère que la justice est un domaine non productif où il est malsain de vouloir investir trop de pognon.

    Aliocha : c’est pourquoi le livre sort maintenant alors que l’institut qu’il dirige existe depuis 20 ans…Effectivement, il ne le dit pas, mais il y a une accélération. Laquelle est aussi en partie liée à la mondialisation. Quand on a lu son précédent ouvrage « Juger en Amérique et en France » (remarquable sur la différence des systèmes judiciaires qui s’enracine dans les différences historiques, culturelles et religieuses), on voit bien d’où peut venir l’influence néolibérale…

    Ce courant politique estime que le droit complique toujours tout et finalement freine le business: si vous mettez face à face un chef d’entreprise et un avocat, vous verrez que le premier a des idées de business et le second a des réticences et des objections. Le juriste, c’est le pouvoir de dire non.

    Pire que cela, donner des moyens à la justice, c’est aussi donner des moyens aux justiciables de multiplier les contentieux de toutes sortes, qui au final dispersent la valeur ajoutée plutôt qu’ils n’en créent. On peut faire un parallèle avec le domaine de santé: mettez un médecin dans une zone géographique où il n’y en avait pas et vous constaterez mécaniquement une augmentation de la dépense de santé.

    A partir du moment où on est dans une idéologie qui identifie ce type de dépenses à quelque chose d’improductif, on veut diminuer la capacité du système à aspirer de la valeur ajoutée pour la mettre ailleurs, dans le plus productif ou considéré comme tel. Et parallèlement on veut rendre le système plus productif.

    Or, les gens de notre gouvernement sont des gens qui pensent cela. Ils sont dans ces courants politiques là. Assez logiquement, la politique sarkoziste a accéléré les tendances naturelles du système, sachant que par ailleurs on est dans une situation de marasme économique persistant, avec dans le pire des cas une crise et dans le meilleur une croissance molle, qui effectivement oblige à se poser la question de l’efficacité.

    Politique sarkoziste ou pas, on n’y coupe pas. Mais, là où il y a une différence, c’est dans la nature des options qui sont prises.

    Par exemple au pénal on est dans une logique de répression de masse et de démantèlement de la justice économique (le nombre de juges d’instruction suit la courbe du nombre de chars Leclerc, pour faire une comparaison avec un autre service public).

    Au civil, côté nouveaux instruments juridiques, tout a été fait pour enterrer les projets d’actions collectives, et côté moyens tout a été fait pour regrouper le contentieux vers de grands centres de traitement, pour permettre la massification, alors qu’en fait le contentieux se stabilise et dans certains secteurs diminue.

    On est d’ores et déjà dans une justice low cost et le système va se perfectionner dans cette direction.

    Le risque c’est la perte de savoir faire de haut niveau: il faut remarquer que la nécessite de réformer le régime de la garde à vue ou le statut du parquet n’est pas venue de la justice française, mais d’une contrainte extérieure. Le juge français s’est accoutumé à la médiocrité de la loi dans ces deux domaines et aurait très bien pu continuer « as usual », ce qui est un signe de perte de niveau.

    Une bonne justice sait accompagner un changement social et n’attend pas de s’entendre dire par une juridiction extérieure ce qu’elle doit faire.

    Ca, c’est une traduction très concrète des conséquences du low cost (Ô low cost!): quand on n’a plus le niveau en interne, on perd sa souveraineté et c’est une instance extérieure qui vient nous dire ce qu’il faut faire.

    On vit dans un monde trop dangereux, cruel et cynique pour se permettre ce genre de luxe.

    Aliocha : Lisez Garapon appliquant le concept de néolibéralisme de Foucault à la justice et vous verrez que tout s’éclairera. Vous tournez autour du bout du fil conducteur, avec lui, vous l’attraperez 😉

    Commentaire par tschok — 06/12/2010 @ 10:58

  5. Sur l’influence du néolibéralisme sur la justice : il y a les effets directs que décrit M. Garapon mais aussi, me semble t il, un effet indirect. Avec le temps, les gouvernements se sont vus déposséder de pratiquement tous leur moyens d’actions économiques suite à l’évolution néolibérale : plus de dévaluations avec l’Euro, plus de rééquilibrages territoriaux par l’implantation d’entreprises d’Etat suite aux privatisations, énormes contraintes budgétaires de l’Europe sur les déficits et donc finalement le seul moyen qui restent aux gouvernements d’agir (ou du moins d’en donner l’impression) sur la société est la politique de sécurité avec cette invraisemblable prolifération de lois répressives dont on se fiche d’ailleurs bien de savoir s’ils elles sont efficaces puisque elles se suffisent à elle même en tant que réponse à des maux supposés de la société.

    Mais comme le font remarquer Tschok, et d’une certaine manière M. Bilger (wahou, tschok et Bilger dans la même phrase, j’aime vivre avec le risque! 😉 )les moyens ne suivent pas (essentiellement pour les raisons budgétaires citées plus haut) et le serpent finit par se mordre la queue : la Justice apparait de plus en plus inefficace et incohérente aux yeux d’un public qu’on abreuve pourtant sans cesse de lois, et donc de discours/analyses/débats, sur le thème Justice/Police/Délinquance/Récidive.

    Bref, on est mal barré.

    Commentaire par Mussipont — 06/12/2010 @ 13:26

  6. Histoire de faire la maline, j’ajouterais que la méfiance du politique français à l’égard des juges ne date pas d’hier, que ses racines sont à rechercher bien avant la Révolution et que Napoléon n’en fut qu’un héraut. Elle explique d’ailleurs une large part du fonctionnement de notre système juridique et notamment la sacralisation du droit écrit, issu d’un processus législatif ou réglementaire ou le maintien, vaille que vaille, de la justice au rang de parent pauvre du budget de l’Etat. » Que Dieu nous garde de l’équité des Parlements » ironisait, paraît-il, un adage en vogue à une époque où l’on ne connaissait même pas le smartphone, c’est vous dire si l’on était sot.
    Voilà, j’ai fini. Et oui, je sais que la culture c’est comme la confiture.

    Aliocha : j’adore quand vous faites la maline 😉 Quant au vieil adage que vous citez, suis frustrée, mon merveilleux dictionnaire des adages du droit français est à la maison et moi au bureau. Sinon, j’aurais pu faire la maline aussi en vous datant la chose et en développant le sens à lui accorder, je me souviens très bien l’avoir vu mentionné dans l’ouvrage.

    Commentaire par misssfw — 06/12/2010 @ 13:26

  7. @ Tschok

    « le nombre de juges d’instruction suit la courbe du nombre de chars Leclerc, pour faire une comparaison avec un autre service public »

    Espérons que les juges fonctionnent mieux et coûtent moins cher en maintenance que le char Leclerc…

    Commentaire par Ferdydurke — 06/12/2010 @ 13:54

  8. @ Ferdydurke, com 7,

    Ca fait penser au Dewoitine D 520, ou au MS 406, ou au char Bi bis. L’article que vous mettez en ligne est dans cette veine. Ou à Azincourt, pour remonter plus loin.

    La défaite de 40, on la voit avec ces gros sabots. Elle est à la mode (on est parti pour 10 ans, minimum).

    Ca ne me convient pas.

    Ca ne correspond pas à notre génie.

    On est très doué pour plein de choses. Mais on ne l’est pas autant qu’on le pense sur le juridique.

    – A la base de la crise des subprimes 2008, il y a une créativité juridique que nous n’avons pas: attention, je dis pas qu’on en n’est pas les utilisateurs (les produits dérivés on sait les utiliser: Kerviel). Y-compris en armement.

    (Saint Exupéry est mort aux commandes d’un P38. A l’époque, c’était l’équivalent d’un F 15. Quel pilote français, ou même mondial, pourrait aujourd’hui s’enorgueillir de mourir aux commandes d’un tel avion?)

    (je veux dire par là que les technologies, on sait les utiliser, mais on ne sait pas trop de quoi elles sont faites: mèkom on sait les utiliser, on se prend pour des lumières, alors qu’on ne les a ni créées ni fabriquées)

    En réalité, il se passe la même chose au niveau judiciaire.

    Et quand vous regardez la paresse intellectuelle des juges, vous lisez l’histoire de défaites.

    Il n’y a aucune raison pour qu’on accepte ça. Aucune.

    Commentaire par tschok — 06/12/2010 @ 15:01

  9. HS : ça c’est magnifique, Dames Bettencourt mère et fille se réconcilient. Elles ont mis le gouvernement à feu et à sang, déclenché une guerre de tranchée dans la presse, chez les avocats, au sein de la classe politique, martyrisé un artiste inspiré, envoyé un nombre incroyable de gens devant la justice, et maintenant, elles trouvent un accord. Comme quoi, on ne devrait jamais se mêler des affaires de famille…. http://www.20minutes.fr/article/634501/societe-affaire-bettencourt-retour-trois-ans-rebondissements

    Commentaire par laplumedaliocha — 06/12/2010 @ 16:17

  10. Sinon dans la série des clins d’oeil de l’actu, la Cote d’Ivoire a deux présidents et la France deux Miss nationales…Il y a des jours comme ça 😉

    Commentaire par laplumedaliocha — 06/12/2010 @ 16:19

  11. @ Ferdydurke :

    quant à moi, j’espère surtout avoir plus de grâce qu’un char Leclerc….pour le reste….pffff, je songe plutôt à une reconversion. Gardienne de phare, c’est bien, gardienne de phare, non ?

    bon, sans déc, rien que le titre du bouquin me déprime. Le contenu, j’ose même pas y songer….je crois que je vais le commander pour Noël.

    ps : Tschok : vous savez ce que je trouve le plus blessant, dans votre phrase, là : « Le juge français s’est accoutumé à la médiocrité de la loi dans ces deux domaines et aurait très bien pu continuer « as usual », ce qui est un signe de perte de niveau. » ? c’est que je la trouve particulièrement juste.
    Allez, sur ce, je m’en retourne faire « as usual ».

    pfffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff

    Commentaire par Jalmad — 06/12/2010 @ 16:27

  12. Jalmad,

    Je retire ce que j’ai dit!

    Commentaire par tschok — 06/12/2010 @ 16:45

  13. Tschok,

    non non, laissez, y a pas d’mal. Je vous avais pas attendu pour me faire ce type de réflexions; c’est juste qu’il y a des jours où c’est un poil plus difficile que d’autres à supporter. Mais c’est bientôt Noël (le rapport ? aucun).

    Commentaire par Jalmad — 06/12/2010 @ 19:20

  14. Aliocha > Ah le bel ouvrage que vous nous citez là ! Figurez-vous que j’ignorais jusqu’à l’existence de ce genre de bible et que me voilà tout émoustillée à l’idée de la glisser sournoisement dans ma liste de Noël. Pour peu que vous m’en indiquiez les références.
    Et dire qu’il n’y a pas deux semaines, j’ai enfin casé tous les livres dans la bibliothèque en annonçant solennellement à Cary Grant que terminé l’invasion livresque, kaput, finito. Mon âme est faible, hélas.

    Commentaire par estelle — 06/12/2010 @ 19:59

  15. Voilà t-y pas que je laisse traîner mon nom partout, maintenant. Décidément, cette fichue pharyngite se complique en dégénérescence neurologique.

    Aliocha : Figurez-vous ma chère que votre adage remonte au 16ème siècle et qu’il évoque le droit que se réservaient les Parlements de juger en équité et donc de s’écarter de la loi, jusqu’à ce que la révolution vienne y mettre bon ordre en les ramenant au rôle de simple bouche de la loi. « Les abus durent être graves et nombreux pour donner naissance à la maxime » soulignent les éminents auteurs Henri Roland et Laurent Boyer. Mon édition date de 1992, la dernière semble être de 1999. N’hésitez pas, c’est un délice. Vous allez adorer.

    Commentaire par misssfw — 06/12/2010 @ 20:03

  16. @ Aliocha et misssfw :

    Histoire de faire le malin, vous savez qu’on dit « maligne » et non « maline » ?

    Quant à Laurent Boyer, je ne savais pas qu’il avait écrit des livres avant de faire « Fréquenstar ».

    Aliocha : oups ! fichu correcteur d’orthographe 😉

    Commentaire par Gwynplaine — 06/12/2010 @ 22:21

  17. Je recommande à ceux qui ne l’ont pas vue l’émission de pièces à conviction diffusée sur France 3 ce soir (elle vient de se terminer) sur le plastique et en particulier le troisième reportage sur la pollution des océans : http://programmes.france3.fr/pieces-a-conviction/?page=accueil

    Commentaire par laplumedaliocha — 06/12/2010 @ 22:28

  18. Marianne a un scoop : http://www.marianne2.fr/Exclusif-Banier-va-rendre-la-moitie-des-dons-de-Liliane-Bettencourt_a200531.html

    Commentaire par laplumedaliocha — 06/12/2010 @ 22:47

  19. P….., si c’est vrai que Kiejman a été shunté par sa cliente, ça doit être dur pour lui…

    On sait qui sont les avocats de l’Oréal, qui ont dû préparer l’accord ?

    Commentaire par Goloubchik — 06/12/2010 @ 23:11

  20. Bonjour

    Les avocats qui ont préparé le dossier, Me Wilhem pour Liliane Bettencourt et Didier Martin pour Françoise Meyers http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/12/06/01016-20101206ARTFIG00638-affaire-bettencourt-les-dessous-d-un-accord-secret.php

    Les gagnants et les perdants http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/12/06/01016-20101206ARTFIG00679-les-gagnants-et-les-perdants-de-l-affaire-bettencourt.php

    Commentaire par gabbrielle — 07/12/2010 @ 06:19

  21. @ Gwynplaine

    Maline est admis et s’emploie pour décrire un trait psychologique. Maligne s’emploie plutôt pour décrire un trait pathologique.

    Hum… Comme une tumeur, par exemple.

    Entre Aliocha et missfw, zallez prendre cher avec un tel rapprochement, mon vieux.

    @ Jalmad

    Soyez rassurée! Vous dépotez autant qu’un charc Leclerc en ayant infiniment plus de grâce.

    Gardienne de phare, c’est pas mal. Une lueur dans la nuit menant les navires à bon port, toussa toussa. Ya naufrageur, sinon.

    @ Tschok

    Je reviens!

    Commentaire par Ferdydurke — 07/12/2010 @ 08:31

  22. Et pardon à misssfw pour l’ablation d’un s…

    Commentaire par Ferdydurke — 07/12/2010 @ 08:33

  23. @ Aliocha

    « Sinon dans la série des clins d’oeil de l’actu, la Cote d’Ivoire a deux présidents et la France deux Miss nationales…Il y a des jours comme ça »

    Au moins, avec deux miss(es), on ne risque guère plus qu’un crêpage de chignons… On devrait peut-être les envoyer en mission diplomatique en Côte d’Ivoire, elles devraient pouvoir calmer les deux autres…

    Commentaire par Ferdydurke — 07/12/2010 @ 08:38

  24. @ Ferdydurke :

    tututut, on ne m’a rien demandé, et je n’admets rien du tout moi ! Et le tlf non plus, d’ailleurs (oui je suis un peu soupe au lait, mais y a des mots qui m’agacent, et maline en fait partie – ça n’a rien de rationnel, hein, c’est comme ça. Alors quand je le trouve sous deux aussi éminentes plumes que les leur…).

    Commentaire par Gwynplaine — 07/12/2010 @ 17:29

  25. ‘mamouth’, ça prend deux ‘M’

    Aliocha : merci, je me disais bien qu’il y avait un problème.

    Commentaire par patrons-voyous — 07/12/2010 @ 20:57

  26. Le décryptage de l’accord entre Madame et Fifille par différents intervenants du monde judiciaire dans C dans l’air, « Bettencourt: l’entente cosmétique » visible sur le site pendant 8 jours http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1593

    Commentaire par gabbrielle — 08/12/2010 @ 06:23

  27. @ Gwynplaine

    Tlf, tlf… mon c*l!

    Le Centre national de ressources textuelles et lexicales (ce qui fait autrement plus sérieux que TLF, permettez-moi de vous le dire, mon brave 😉 ) énonce :

    2. Qui fait preuve d’ingéniosité, de ruse, de roublardise.
    (…)
    Rem. Dans ce sens, la forme fém. maline tend à se substituer à celle de maligne.

    Et toc!

    Sans rancune… 😛

    De toute façon, quand misssfw s’apercevra que vous tentez, avec une perversité particulièrement sournoise, de surcroît en abusant de l’honnêteté caractéristique ce ces êtres sans faille ni défaut que sont les femmes d’Aliocha, de lui coller sur le paletot une étiquette d’être, je cite le CNRTL, « Qui est enclin à faire du mal, du tort à autrui » elle vous hachera menu-menu.

    Pour une fois que cela ne me tombe pas dessus. Hé hé.

    Aliocha : Faites pas trop le malin vous, je vous tiens à l’oeil.

    Commentaire par Ferdydurke — 08/12/2010 @ 12:16

  28. Bonjour Jalmad,

    Il faut une mentalité de sisyphe pour faire ce que vous faites.

    Sans déc, je voulais pas être blessant. On s’en fout des idées, je voulais pas vous blesser. J’en avais même pas conscience quand j’ai fait le com 4. J’étais en face de mon cadavre, avec mon magnéto sur « on » et mon micro qui pendouillait et la préoccupation c’était de me dire « qu’est ce que je vois ».

    Si j’avais su qu’un proche de la victime était dans la salle d’autopsie, j’aurais même pas commencé.

    Scusez, j’étais dans ce que je faisais et pas ailleurs.

    Commentaire par tschok — 08/12/2010 @ 14:37

  29. ah, Tschok, vous êtes un ange, mais…..je crains que vous ne vous enfonciez :

    « Il faut une mentalité de sisyphe pour faire ce que vous faites »

    arrrrk : je le prends comment ça ? mais là aussi vous avez raison, en fait, sale maso (ou grande naïve qui croit que ça peut être la bonne, la fois d’après ?) que je suis…

    bon, sérieusement, aucun souci : ce n’est pas vous qui m’avez blessée, c’est le fait que ce que vous avez dit est je pense assez proche de la réalité. Et ça, vous n’y pouvez rien, ou pas grand chose. Et je ne ferai pas l’erreur de jeter la pierre à celui qui dénonce le scandale ; c’est sûr, ça fait chier de l’entendre, mais en même temps, c’est salvateur, non ?

    Commentaire par Jalmad — 08/12/2010 @ 16:41

  30. pour compléter GARAPON, Dany-Robert Dufour, philosophe et professeur en sciences de l’éducation, décrit ce nouveau dieu qu’est le Marché et la religion qui lui est associé, le libéralisme.

    Commentaire par marsan — 19/12/2010 @ 16:59


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