La Plume d'Aliocha

18/11/2010

Quand le journalisme devient un alibi

Filed under: Mon amie la com' — laplumedaliocha @ 11:04

C’est devenu un rituel. Chaque passage du Président de la République à la télévision déclenche un flot ininterrompu de protestations au sein de la presse. Et chaque titre  y va, dès le soir même sur Internet et le lendemain dans les kiosques, de son analyse des propos du Chef de l’Etat et de la dénonciation des mensonges non relevés par leurs confrères. Avec raison. Planter quelques journalistes dans le décor pour conférer à un exercice de pure communication une apparence d’information, c’est lassant. Poursuivre l’exercice malgré les critiques qui pleuvent de toutes parts, cela devient insultant pour la profession. Il convient donc de dénoncer haut et fort ces pratiques. On regrettera simplement cette focalisation sur le Chef de l’Etat qui semble le seul, par ses excès en tous genres, à irriter suffisamment les paupières un peu lourdes de la communauté journalistique pour qu’elle daigne ouvrir un oeil à moitié endormi et prendre la mesure du poids grandissant de la communication qui peu à peu l’écrase.

Quand les ministres s’abritent derrière les communicants

Et pourtant. Nicolas Sarkozy a ceci de commun avec Jérôme Kerviel, c’est qu’il pousse le système jusqu’au bout, révélant au fond assez maladroitement une dérive beaucoup plus profonde et répandue qu’on le l’imagine. Prenons un exemple plus discret, mais tout aussi contestable. Les journalistes qui suivent la politique de la Chancellerie ont l’habitude depuis des années d’assister régulièrement à des conférences de presse. Le lancement d’une réforme d’importance, la présentation du budget, l’annonce d’un projet donnent immédiatement lieu à une invitation à la presse tous supports confondus, télévision, radio, presse nationale, régionale, spécialisée. Et le garde de secaux se soumet au feu plus ou moins nourri de questions d’une cinquantaine de journalistes. C’était ainsi sous Jacques Toubon, Elisabeth Guigou, Marylise Lebranchu, Dominique Perben et Pascal Clément et sans doute avant eux, mais je n’évoque ici que ce que j’ai personnellement observé. Jusqu’à l’arrivée de Rachida Dati. Là, tout changea. On eut bien droit à deux ou trois réunions, dont deux sur le budget, mais rien de commun avec ses prédécesseurs ou ses collègues des autres ministères, alors même qu’elle devait lancer des réformes pour le moins importantes, comme la carte judiciaire, la rétention de sûreté etc.En lieu et place de la ministre, les journalistes étaient invités à s’adresser au jeune et brillant Guillaume Didier, magistrat de formation, parfaitement au fait des dossiers et aussi à l’aise avec la presse que Carla Bruni devant une assemblée de photographes. Sachant qu’à l’époque la politique de la justice était décidée au chateau, on pouvait imaginer que l’objectif était de protéger Rachida Dati contre un exercice auquel elle n’aurait pas forcément pu répondre au mieux. C’était contestable, mais explicable. L’illusion aux yeux du public était d’autant plus parfaite, que la jolie ministre était régulièrement suivie par des photographes de presse, et multiplait les événements susceptibles de la faire apparaître à la télévision. On la voyait donc souvent dans les médias sans que jamais elle n’affronte réellement les journalistes. Remarquable tour de magie. Tout au plus,  son parcours d’icône de la diversité avait donné lieu à de flatteurs portraits dans la presse, rédigés par des journalistes triés sur le volet. Jamais sans doute on ne vit pareil enfumage médiatique, en tout cas à la Justice. Les curieux pouvaient même se rendre sur le site du ministère pour y regarder en vidéo des extraits de ses interventions ou prendre connaissance de documents relevant plus de la publicité que de l’information technique et rébarbative (mais en principe précise et exacte) qu’on attend d’une administration.

Une pratique qui pourrait bien devenir un système

On pouvait imaginer que son départ coïnciderait avec un retour à des pratiques plus loyales vis à vis de la presse, c’est-à-dire à l’organisation régulière de vrais face à face entre sa remplaçante, Michèle Alliot-Marie, et les journalistes. Ce d’autant plus que la carrure politique de MAM laissait penser qu’elle ne craindrait pas de genre d’exercice. En réalité il n’en fut rien. Guillaume Didier demeura l’interlocuteur officiel, parfois relayé, comme pour la présentation du dernier budget, par le directeur de cabinet. Et c’est ainsi que l’information ensuite diffusée dans la presse se trouve polluée à la source dès lors qu’elle ne vient plus d’un dialogue entre un ministre et un journaliste, mais d’une communication marketing. Certes, Guillaume Didier est un magistrat à la compétence incontestable et non pas un communicant pur jus vaguement briefé sur le fonctionnement judiciaire. Certes, il relaie, explique et éclaire la politique des ministres pour lesquels il travaille avec intelligence et talent. Mais peut-on pour autant se satisfaire de ce glissement insidieux, de cet effacement progressif du politique derrière ses communicants ? Il y eut bien des interviews écrites et télévisées de MAM, mais sur des médias choisis, à des moments déterminés, et sans que la diversité des supports présents lors d’une conférence de presse assure le pluralisme des questions. Si nous acceptons ainsi que l’on bouge les lignes, quelle sera la prochaine étape ?

Internet, ou la pierre philosophale de la communication

Le monde politique est en train d’emprunter au monde économique la technique bien connue de la publi-information. Autrement dit, il communique en faisant en sorte de voler au journalisme ce qu’il a de plus précieux, sa crédibilité. Les communicants sont les alchimistes des temps modernes. Leur unique obsession est de changer le plomb de la publicité en or de l’information.  Si la profession était corporatiste, au sens noble du terme, elle se rebellerait. Mais ses querelles internes, les vanités personnelles de ses membres, les doutes qu’elle entretient sur son avenir, poussent chaque journaliste à se féliciter de décrocher une information en oubliant de se demander pourquoi on l’a choisi lui à cet instant précis pour porter la bonne parole et en se moquant comme d’une guigne de pratiques qui pourtant un jour le détruiront. En politique comme dans de nombreux autres domaines, la presse n’est plus le vecteur privilégié pour s’adresser au public mais un pion, de moins en moins important d’ailleurs, sur le grand échiquier de la stratégie de communication. Et quand les communicants ne parviennent pas à faire entrer la presse dans leur jeu ou qu’ils estiment simplement que ce n’est pas nécessaire, ils s’adressent directement au public, échappant ainsi au tamis critique de la presse. Internet en ce sens est leur pierre philosophale. Les possibilités qu’offre cet outil de s’adresser directement aux internautes à coups de vidéo séduisantes, de dossiers techniques maquillés par des professionnels de la com’ et autres fantaisies du même genre sont tout bonnement vertigineuses.

En réalité, les « interviews » télévisées du Chef de l’Etat ne sont que la face émergée de l’iceberg. Tant mieux si l’irritation qu’il suscite pousse à la prise de conscience. Mais à trop se focaliser sur l’arbre, on finit par ne plus voir la forêt…Nous aurions tout intérêt à analyser le rapport de Nicolas Sarkozy aux médias non pas sous l’angle personnel au demeurant sujet au soupçon d’anti-sarkozysme primaire, mais comme le symptôme particulièrement aigu d’une tendance générale de fond.

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32 commentaires »

  1. Je me suis fait une remarque qui rejoint quelque peu ton analyse.

    N’étant pas en France, je n’ai pu suivre ce « débat » a la télévision, et est donc choisi de le suivre en ligne, en l’occurrence sur le site du Monde. Et quel ne fut pas mon étonnement de voir l’analyse en temps réel par une équipe compétente des propos du chef de l’état, grâce notamment aux connaissances des spécialistes politique, mais aussi et surtout grâce a cette immense bibliothèque d’informations et de sources qu’est Internet. Et je me suis senti frustre de lire que le président racontait des anneries (pas toujours, hein), et que ces corrections, faites en ligne avec sources a l’appui pour ceux qui suivaient le live chat, restaient inaccessibles a la majorité des français qui gobaient ce que racontait le président sans rencontrer d’opposition ou d’objection de la part des 3 interviewer. Ce sentiment d’impuissance est vraiment frustrant quand on sait l’impact qu’a un discours du chef de l’état.

    Il serait donc temps de moderniser ces interviews en introduisant le média internet, et que l’équipe qui interroge est ainsi la possibilité de vérifier en live les informations qu’il raconte. On éviterait bien des mensonges et on y gagnerait en transparence ! Mais c’est certainement bien trop utopique…

    Aliocha : merci d’apporter une touche positive à la vision un peu pessimiste que je développe. Internet peut en effet développer des anti-corps à la pollution de la com’, il le montre déjà d’ailleurs. Mais il peut aussi constituer un outil précieux pour les journalistes. Je ne pense pas que cela relève de l’utopie. Vous êtes juste un peu en avance.

    Commentaire par T0rv4ld — 18/11/2010 @ 11:26

  2. Je vous suis sur le fond de ce billet, mais pas sur un détail qui a son importance quant à la capacité de réaciton de la profession : les journaux « un pion, de moins en moins important d’ailleurs, sur le grand échiquier de la stratégie de communication ».

    En tant que journaliste la presse économique, je pense que c’est faux. Avec la crise, les budgets pubs ont été fortement revus à la baisse, donnant mécaniquement plus d’importance aux RP, tellement moins chers.

    La conséquence inattendue, et je pense que le parallèle est identique en politique, c’est une grande agressivité des entreprises envers les médias « impolis ». Une journaliste de Capital est ainsi poursuivie pour diffamation après avoir écrit que le patron d’Air France ne s’entendait plus avec son dircom(!).

    Le contrôle de l’information est d’autant plus vital que son impact se fait plus décisif. C’est comme ça que j’interprète et l’agressivité des entreprises, et celle du gouvernement vis-à-vis d’un Mediapart. Le remaniement l’a montré, la campagne anti-Roms et la politique fiscale ont été de profonds échecs pour le gouvernement. Les Français n’ont pas approuvé. Est-ce qu’il ne faut pas plutôt distinguer un clivage très fort qui est en train de s’installer entre des médias « à la papa » (avec des sujets policés, télécommandés), institutionnelle, et une autre mouvance, qui se cherche, notamment sur internet, dont Capital aurait été un précurseur ? Populo, oui, parfois poujado aussi, mais nécessaire. Et si la France avait en fin de compte besoin d’un vrai tabloïd bien trash ?

    Aliocha : je ne suis pas sûre de vous suivre. Les budgets pub se réduisent et donc les services com’ se rabattent sur les journalistes pour passer leur soupe. Nous sommes d’accord. Mais alors, le risque qu’illustre le procès en diffamation que vous évoquez ensuite, c’est que le monde économique fasse de plus en plus pression sur les journalistes pour que l’information que nous donnons colle à leurs intérêts, et ce, y compris dans des domaines qu’ils auraient investi via la pub. Avons-nous les moyens de résister à ces pressions ? Lequel d’entre nous prendra le risque de se faire virer parce qu’il aura déplu à un acteur important du monde économique ? Quel support papier ou internet aura les reins assez solides pour affronter une judiciarisation des rapports entre la presse et les pouvoirs qu’elle est susceptible de déranger ou, à tout le moins, de ne pas entièrement satisfaire ? Si le jeu n’est plus loyal, c’est-à-dire reposant sur une distinction claire entre pub et information, avec des titres résistant aux pressions, on pourrait déraper vers une dissociation entre une presse aux ordres et quelques supports trash à la crédibilité douteuse vendant du scandale à deux balles.

    Commentaire par JBD — 18/11/2010 @ 11:50

  3. SONDAGE : Les Français peu convaincus…
    Quand on n’est pas aux commandes on ne répond pas à une question par une question.
    Il faudrait retenir sa langue !
    1- Quand on demande aux français s’ils sont d’accord pour dépénaliser la cocaïne après les récentes découvertes d’un gêne incontournable dans leur ADN ? La réponse est : quoi ?

    2- Quand on demande aux français s’ils sont d’accord en cas de décès prématuré que leurs enfants soient adoptés par un couple d’homosexuels ? La réponse est : quoi ?

    3- Quand on demande aux français s’ils sont d’accord pour dire qu’un blanc qui court les 100 mètres en moins de 10 secondes est fondamentalement raciste ? La réponse est : quoi ?

    4- Quand on demande aux français s’ils sont d’accord pour qu’on interdise à toute la presse, l’accès à la vie privée de n’importe quel demeuré ? La réponse est : quoi ?

    5- Quand on demande aux français s’ils sont d’accord pour travailler un peu plus pour que la retraite de leurs parents soit un peu plus appropriée ? La réponse est : quoi ?

    6- Quand on demande aux français s’ils sont d’accord pour avouer qu’ils sont surtout des imbéciles malheureux? La réponse est : quoi ?

    7- Quand on demande aux français s’ils sont d’accord pour remettre à l’ordre du jour, le droit de fumer, de boire ou de mourir selon leur bon plaisir ? La réponse est : quoi ?

    8- Quand on demande aux français s’ils sont d’accord pour supprimer définitivement la télé ?

    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20sondage

    Commentaire par tueursnet — 18/11/2010 @ 13:41

  4. Quand je parle de trash, je n’ai pas forcément le Sun en idéal. J’imagine un quotidien popu capable de faire des unes vendeuses sur le people, le sport ou la politique. Un truc genre « Les 10 mensonges de Sarko » au lendemain d’une intervention aussi obséquieuse qu’ennuyeuse, ça écoulerait plus d’exempliares que « Le Président relance son mandat » et autres fadaises.

    Mais je plutôt optimiste de ce point de vue. Je reste convaincu que la crispation des entreprises et des politiques vis-à-vis des médias est plus révélatrices d’une perte de contrôle qui les angoisses profondément. Les titres en ligne, les blogs, Facebook, Twitter… Le terme « gauchosphère » de Lancard résume à lui seule cette bataille déjà perdue.

    En revanche, je suis très pessimiste quant à l’évolution des rapports média/politique. Il est probable que le pouvoir développe de plus en plus les mêmes tendances autistes que le monde de l’entreprise dans les années à venir. D’abord parce qu’ils sont incroyablement plus exposés qu’avant aux médias avec les mobiles appareil photo/caméra. Ensuite, à mon sens, parce que les idéaux démocratiques n’ont pas le vent en poupe. La Chine est devenue une solide référence de performance en matière de politique économique, je ne doute pas une seconde qu’elle en fasse fantasmer plus d’un. Sans aller jusqu’à agiter le spectre d’une dictature – ce serait ridicule -, je pense à une dévitalisation des instances démocratiques, ou à un engouement pour des registres plus autoritaires.

    Commentaire par JBD — 18/11/2010 @ 14:15

  5. Bonsoir Aliocha,

    Et quand les citoyens ne parviennent pas à faire entrer la presse dans leur jeu ou qu’ils estiment simplement que ce n’est pas nécessaire, ils s’adressent directement au public, échappant ainsi au tamis partisan de la presse. Internet en ce sens est leur pierre philosophale. Les possibilités qu’offre cet outil de s’adresser directement aux internautes à coups de vidéo vérités, de dossiers techniques montés par des professionnels de la technique et autres vérités du même genre sont tout bonnement vertigineuses.

    Internet ou la pierre philosophale du citoyen.

    Je n’ai pas résisté à votre appel à troll… Désolé.

    Aliocha : bon sang de bonsoir, on ne pourrait pas sortir 5 minutes de la guéguerre débile contre les journalistes ? Vous ne voyez pas que c’est un combat d’arrière-garde ? Vous ne comprenez pas qu’il est temps de faire cause commune ? Vous ne voyez pas que citoyens et journalistes (qui sont aussi des citoyens, je vous signale) cherchent la même chose et rencontrent les mêmes obstacles dans leur quête d’une information exacte, sauf que les journalistes sont à un poste avancé et qu’ils connaissent bien les risques ? Quant à l’appel à troll, non, je n’en fais jamais, je dois déjà être trop agée pour faire mumuse ou trop consciente d’écrire sur un lieu acessible à tous les publics pour faire de la private joke réservée aux geeks ou aux habitués de ce blog. Quand le web sera adulte, tout ira tellement mieux.

    Commentaire par Zythom — 18/11/2010 @ 17:47

  6. Diable. Je ne suis pas un fin polémiste et je regrette souvent mon esprit d’escalier. Néanmoins, je vois bien là un point sensible.

    Je n’ai rien contre les humains ayant fait choix de la profession de journaliste. Il m’apparaît néanmoins que cette profession qui se définit sur le fait de retirer sa source de revenu principal de l’appartenance à une entreprise d’information est sur le déclin. Principalement parce que l’information se trouve maintenant très facilement, mais aussi par la définition même du journalisme. Mais vous connaissez mieux ces concepts que moi.

    Quand je vois (comme vous me semble t-il) les trois journalistes qui interviewent le président de la République, je n’ai pas tellement envie de faire cause commune avec eux. Et ils sont à un poste très avancé puisqu’ils peuvent sauter sur un simple caprice du prince. Ils ne m’ont pas paru être dans une quête de l’information exacte.

    Le web n’existe pas et ne sera jamais adulte. C’est un réseau d’ordinateurs avec des gens (parfois) derrière. C’est un espace de liberté sans frontière, mais sans régulation.

    Quand au Troll, je me suis amusé à renverser votre phrase concernant Internet et j’ai trouvé cela intéressant, je me suis risqué à le mettre en commentaire ici pensant vous amuser. Je me suis trompé et vous présente mes excuses, à vous et aux habitués de ce blog duquel je reste fidèle lecteur.

    Aliocha : cette communauté d’humains derrière leurs ordinateurs forment ce que j’appelle le web. Et je vous assure qu’il y a une psychologie très nette, des codes, des réflexes, des habitudes, des coutumes etc. Et on est bien à l’âge de l’adolescence. Fantômette va encore dire que je psychologise (c’est sa façon gentille de dire que je fais de la psycho de comptoir virtuel) mais je trouve que la manière de ramener tout à internet, de prendre le moindre commentaire sur le web pour une agression, de brandir la liberté à tout bout de champ, de dénigrer l’autre monde, le vieux monde, de croire en une spécficité absolue de la toile, en sa capacité à créer un nouveau monde, de se retrouver à travers un vocabulaire commun fortement tribal, bref, tout ceci me semble très « ado ». Entre nous, je crois que le web sera adulte quand il ne réagira plus en terme identitaire et en opposition par rapport à tout ce qui n’est pas lui, mais bon, ce n’est que mon avis. Et désolée d’avoir été brutale, c’est juste que ça faisait un bout de temps qu’on échappait ici à ce genre de revendication identitaire et je trouvais que ça faisait du bien.

    Commentaire par Zythom — 18/11/2010 @ 18:20

  7. Si j’avais osé, j’aurais écrit: bon sang de bonsoir, on ne pourrait pas sortir 5 minutes de la guéguerre débile contre les internautes ? Vous ne voyez pas que c’est un combat d’arrière-garde ? Vous ne comprenez pas qu’il est temps de faire cause commune ? Vous ne voyez pas que citoyens et journalistes (qui sont aussi des internautes, je vous signale) cherchent la même chose et rencontrent les mêmes obstacles dans leur quête d’une information exacte ?

    Aliocha : j’ai dit que le web, cette fois abordé en temps qu’outil, était un lieu privilégié de manipulation. Pas parce que les internautes sont cons mais parce que l’outil permet un accès direct à un grand nombre de personnes avec des méthodes quasi-illimitées d’enfumage. Vous n’aimez pas les interviews présidentielles ? Il y a pire. Les vidéos retraçant les conférences de presse et qui sont triturées de telle sorte à évacuer les questions dérangeantes. Alors moi je veux bien qu’on supprime les journalistes, mais vous verrez que vous finirez par regretter leurs choix arbitraires, leurs approximations et leurs erreurs. L’information sera belle, lisse, attractive et entièrement fausse. Et en face, vous aurez des experts qui tâcheront de dézinguer tout ça avec plus ou moins de talent, derrière leur fauteuil, loin du terrain. Bienvenue dans le monde d’Orwell.

    Commentaire par Zythom — 18/11/2010 @ 18:23

  8. C’est marrant… A chaque fois qu’Aliocha s’emballe, la sirène des Têtes Brûlées me vient inévitablement à l’esprit.

    http://www.dailymotion.com/swf/video/x4yqud?additionalInfos=0Série TV – Les Têtes brûléesenvoyé par gotti57. – Court métrage, documentaire et bande annonce.

    Il faudrait peut-être prévoir l’installation d’un Clash Detector ou d’un aliochographe (un sismographe à Aliocha, quoi) : « F*ck! Sh*t! God-damned hell! Un 5.5 s’annonce! Come on, boys! Move your f*cking asses! Tous aux abris! »

    Enfin, j’dis ça, j’dis rien… et j’me carapate vite fait au cas où il y aurait une réplique…

    Aliocha : chic alors, si pappy boyington déboule ici avec sa bande de têtes brulées chaque fois que je m’énerve, je vais m’énerver toues les deux heures 😉 Yes !

    Commentaire par Ferdydurke — 18/11/2010 @ 18:25

  9. P’tain Aliocha,

    c’est bon comme du Chomsky (blague).

    Bon, maintenant que le diagnostic est posé (c’est déjà pas mal), what’s your propositions ?

    z’avez une partie de la réponse, il me semble, quand vous posez cette question: « Lequel d’entre nous prendra le risque de se faire virer parce qu’il aura déplu à un acteur important du monde économique ? ». Faire en sorte que les journaux soient dirigés (je veux dire : réellement dirigés, en toute liberté, sans crainte de se faire remplacer si on a l’heur de critiquer un de nos financeurs) par des journalistes, ce serait pas mal. Mais comment ? j’avoue que je n’ai aucune réponse à cette question.

    J’identifie le même obstacle que vous, celui-là : « Mais ses querelles internes, les vanités personnelles de ses membres, les doutes qu’elle entretient sur son avenir, poussent chaque journaliste à se féliciter de décrocher une information en oubliant de se demander pourquoi on l’a choisi lui à cet instant précis pour porter la bonne parole et en se moquant comme d’une guigne de pratiques qui pourtant un jour le détruiront. ». Qui n’est d’ailleurs pas propre aux journalistes, et qu’on retrouve un peu dans toutes les professions chahutées, en difficulté, qu’on somme de faire leur autocritique (à juste titre, mais bon, parfois aussi un peu comme moyen de faire diversion pour masquer d’autres problèmes qui dépassent largement cette autocritique). Remettre un peu de collectif dans tout ça, du corporatisme au sens noble, comme vous le dites : de la défense de la profession, voire de l’auto-défense de la profession, dans un but de meilleur service au public. Mais là, on voit déjà la réaction qui s’organise : « regardez les qui défendent leurs privilèges ».

    Parce que quand même, ce serait quand même pas compliqué, en théorie : suffirait d’inverser le rapport de force : si plus aucun journaliste ne va à ses conf de presse au GDS, parce qu’ils estiment que c’est du foutage de gueule, qu’on leur serve le rutilant Guillaume Didier qu’a bien appris la leçon ; ou si y a plus une radio ou une chaîne qu’invite tel politique qui exige que les questions soient préparées, ben….ça recadrerait les choses, non ? mais pour ça, on en revient à ma question de départ : comment réunir les conditions (et là, ça englobe plein de problématiques : concentration des medias, financement des medias, précarité des journalistes) pour que les journalistes, qui, pour la plupart j’espère (et j’ose imaginer, mon côté « présomption de bonne foi » accordée d’emblée), n’attendent que ça, retrouvent cette liberté là sans risquer la fin de leur carrière ?

    ben je crois qu’à ce stade, il faut aller lire acrimed (et la boucle et bouclée).

    Commentaire par Jalmad — 18/11/2010 @ 18:27

  10. Je suis informaticien, je réagis probablement comme tel, mais je ne me sens pas un « identitaire du web » ni un « opposant à tout ce qui n’est pas moi ». Il est vrai néanmoins que je me lasse maintenant des attaques systématiques du web que vous faites sous cet angle. Je pensais pouvoir exprimer ce sentiment avec un doigt d’humour geek, mais je comprends maintenant que ce n’est pas ce que vous souhaitez sur votre blog.

    Je suis ici chez vous et je respecte votre lieu. Votre réaction m’a blessé car je ne m’y attendais pas du tout. J’ai effectivement cru pouvoir faire une blague d’habitué de ce blog, en oubliant que lecteur habituel ne veut pas dire commentateur habituel.

    J’apprends autant sur vous que sur moi en venant ici. Je vais quand même réfléchir à deux fois avant de faire un commentaire sur votre univers que je ne connais pas.
    Je me sens un peu comme un politique avec « Les Guignols ». C’est très drôle quand vous vous emportez sur un autre…

    Aliocha : non, surtout ne vous blessez pas. Je m’étais juré de ne pas jouer les rugbymen en plein placage comme Eolas. Vous avez donc le droit de protester. Mais je maintiens qu’il n’y a dans ce billet pas l’ombre du début de l’amorce d’une critique contre le web. Pour tout vous dire, le web m’est devenu si naturel que je n’aperçois même plus son existence. Sauf quand on me la rapelle. Je peux quand même dire qu’un outil technologique est susceptible d’être mal utilisé sans qu’on y voit immédiatement une attaque contre je ne sais quoi ou qui ? Ce que je trouve contrariant, c’est qu’il me semble déceler dans votre esprit un lien indéfectible entre journaliste et vieux monde, opposant névrosé au web, imbécile préhistorique, réactionnaire obtus, menteur patenté, élite dépravée et finissante. c’est ça qui me dérange un tantinet. Mais vous avez le droit de me dire que je me trompe, ça me ferait tellement plaisir d’être dans l’erreur sur ce coup-là 😉

    Commentaire par Zythom — 18/11/2010 @ 19:04

  11. Je me suis mal exprimé sur la définition du journalisme: j’ai l’impression que le fait d’appartenir à un groupe de presse qui le nourrit dicte nécessairement le travail du journaliste « à l’ancienne ». Je n’ai jamais prôné la disparition des journalistes, et je pense que très peu de monde prône cela. J’espère par contre beaucoup des journalistes travaillant uniquement sur internet, portés par leurs lecteurs plus que par la publicité des annonceurs.

    Par contre, je partage votre dégoût pour la « com », mais ne pensez-vous pas que le meilleur média pour lutter contre la com, n’est justement pas le web? N’est-ce pas le web qui décortique les discours et démonte les mensonges? Et quand je parle du web, j’y place les journalistes. Et tout en haut.

    N’est-ce pas votre avis?

    Commentaire par Zythom — 18/11/2010 @ 19:21

  12. Aliocha,

    « Ce que je trouve contrariant, c’est qu’il me semble déceler dans votre esprit un lien indéfectible entre journaliste et vieux monde, opposant névrosé au web, imbécile préhistorique, réactionnaire obtus, menteur patenté, élite dépravée et finissante. »

    Ben, maintenant que vous le dites (à Zythom) je dois avouer que…

    Que je ferais mieux de fermer ma g…

    Aliocha : c’est ça, allez dormir, ça vaudra mieux 😉 Sinon, Ferdy va encore nous envoyer Papy Boyington et ses têtes brulées…

    Commentaire par tschok — 19/11/2010 @ 00:34

  13. pour rebondir sur une des remarques d’aliocha, on croise tous les jours au moins deux exemples de presse aux ordres, lisse, incolore et sans saveur

    * les journaux d’entreprise
    * les bulletins municipaux avec le fameux concours ma bobinette partout

    Ca vous fait rêver?

    Commentaire par fredo — 19/11/2010 @ 01:07

  14. « Internet en ce sens est leur pierre philosophale. Les possibilités qu’offre cet outil de s’adresser directement aux internautes à coups de vidéo séduisantes, de dossiers techniques maquillés par des professionnels de la com’ et autres fantaisies du même genre sont tout bonnement vertigineuses. »

    J’ai peur que votre hostilité à un certain monde du Web ne vous fasse parfois porter des jugements injustes.

    Pour ce que je peux facilement juger (la communication de l’industrie informatique sur les 15 dernières années, p.ex.), il me semble que la pratique de recopier ou paraphraser sans esprit critique les communiqués de presse était répandue dans la presse bien avant la généralisation d’Internet. Je dirais même que j’ai l’impression de voir dans la presse généraliste plus d’articles prenant leurs distances avec les produits qu’il y a 15 ans, sans doute parce que les journalistes sont un peu plus compétents sur ces sujets.

    Je vous donne un exemple: lancement de Windows 95, tout le monde en parle, toute la presse explique que ça sera vachement mieux… en des termes tellement semblables qu’ils devaient être repris de la com’. Je ne suis pas sûr que cela serait possible de nos jours, du moins pas à ce point.

    Mais voilà un domaine où je peux avoir un minimum de recul et d’informations indépendantes. Ai-je des raisons de penser que c’est mieux pour la couverture d’autres domaines économiques ? Non. Que dois-je penser de la couverture des sujets juridiques ou sociétaux ? Les mêmes causes (difficulté à trouver des journalistes compétents, facilité de la copie…) produisant les mêmes effets, il est probable qu’une bonne partie de ce que l’on nous sert est de la recopie de com’.

    Aliocha : Bon sang, est-ce que je peux écrire le mot « internet » ici sans créer immédiatement le soupçon que j’en veux à Internet ? ça devient pénible. Pour le reste, je ne vais pas me répéter, c’est lassant.

    Commentaire par DM — 19/11/2010 @ 02:26

  15. Excellente analyse d’une tendance que je déplore moi-même. Je suis un communicant (et content de l’être). Pour autant, je déteste cette communication cosmétique aussi durable et crédible qu’une bulle de savon. Qui entache le métier de communicant, qui ne rend pas service aux journalistes, qui accroît le fossé d’incompréhension communicant/journaliste. Bref, personne n’a à y gagner .. Et pourtant, cette grosse ficelle perdure .. Malheureusement. Au détriment d’une communication pertinente et plus éthique …

    Commentaire par Olivier C. — 19/11/2010 @ 08:29

  16. Cela faisait un moment que je n’étais pas venu sur votre blog, que j’ai redécouvert avec un réel plaisir ! Votre regard interne sur la presse (et ses relations avec la communication) nous rappelle que ne devons pas arrêter de nous interroger sur ces sujets, au lieu de lire/regarder les médias d’un oeil passif (ce que j’aurais tendance à faire au quotidien). Continuez !

    (message inutile au débat s’il en est, mais je ne vois pas d’autre de soutenir des initiatives que j’apprécie).

    Commentaire par Tom — 19/11/2010 @ 09:03

  17. @ Olivier C :

    (attention cette question n’est pas une question piège, et est dénuée de toute ironie) :

    c’est quoi, une communication pertinente et plus éthique, au juste ?

    Commentaire par Jalmad — 19/11/2010 @ 09:18

  18. @ Aliocha,

    Ouep, et Fantômette ses pommes brûlées.

    Ca va être terrible.

    Commentaire par tschok — 19/11/2010 @ 09:19

  19. David Sénat s’en prend à Hortefeux : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/11/19/brice-hortefeux-assigne-en-refere-par-david-senat_1442158_3224.html#ens_id=1373579

    Commentaire par laplumedaliocha — 19/11/2010 @ 10:53

  20. @Jalmad

    Je ne vais pas vous faire un discours car mes connaissances sur le sujet se sont réduit au point d’approximation ; je pense que le l’expliquerait très mal.

    Un élément de réponse vers lequel je vous orienterais est Habermas et la notion de publicité. Cela démontre bien comment était la publicité il fut un temps, et comment elle a évolué.

    Dans cet article de Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_public extrêmement simpliste mais rapide à comprendre, dans la section « l’espace public en sciences humaines et sociales », il y a un mot là-dessus. Je ne vais pas proposer d’autres choses, ça deviendrait saoulant…

    Commentaire par Demos — 19/11/2010 @ 11:43

  21. Vous êtes sur une mauvaise pente, ma chère…. comparer Sarkozy à Kerviel…. dur, dur quand meme. Et meme si la comparaison s’arrete au traitement journalistique (ou plus exactement a la com’), j’ai du mal a vous suivre sur cette pente

    Quoiqu’il en soit… il est vrai que dans beaucoup de domaines, la communication marketing a pris le pouvoir au grand damne des journalistes qui veulent faire leur métier. Mais justement, ne serait ce pas à eux de faire vraiment leur boulot et d’avoir des contacts à droite, à gauche pour pouvoir trouver de la bonne info et non de la com’?

    Je sais a quel point il est facile de se contenter du discours officiel, mais je pense que les « journalistes » ne font plus leur boulot…. notamment les interviewers officiels du gouvernement.

    Aliocha : merci de me donner l’occasion de préciser ma pensée, je me doutais qu’il y avait une ambiguité : je veux dire que Sarkozy pousse le système médiatique à son extrême comme Kerviel a poussé le système financier dans ses limites. Résultat, tous deux font exploser le bins et révèlent au passage les failles des systèmes. Sur Kerviel et les médias, le trader est assez peu responsable de l’emballement médiatique dont il a été l’objet, me semble-t-il.

    Commentaire par misty — 19/11/2010 @ 12:21

  22. Merci de cette précision 😉

    Commentaire par misty — 19/11/2010 @ 14:04

  23. Oh la, Aliocha… faites un peu gaffe au ton que vous adoptez, vous pourriez être aisément remplacée…

    Commentaire par Ferdydurke — 19/11/2010 @ 16:35

  24. Avec le lien c’est mieux…

    Aliocha : ben oui, justement, il est où le lien ?

    Commentaire par Ferdydurke — 19/11/2010 @ 16:39

  25. @ Aliocha :

    tout ceci me semble très « ado »… nimporte koi l’aut (ptdr, tro lol). t tro nul, tu compran rien!!!

    Commentaire par Gwynplaine — 19/11/2010 @ 17:35

  26. Koaa? Pas de lien? Verdammte Scheißerei!

    cetropademafote!

    Soit ce sont les URL de Causeur.fr qui sont toutes pourries avec leurs points et leurs virgules dedans (ce qui m’étonnerait fort), soit c’est votre blog qui fait rien que m’embêter, exprès (ce qui m’étonnerait moins) !

    J’vous le mets là -> http://www.causeur.fr/barbie-journaliste-un-peu-court…,7816

    Si cela ne marche pas:
    – c’est de votre faute;
    – c’était juste un lien vers un entrefilet de Causeur.fr relatif à Barbie journaliste.

    Si cela marche, c’est quand même de votre faute. On dira que c’est votre tour.

    Aliocha : vous qui êtes cinéphile, contrairement à moi, vous avez vu Salvador d’Oliver Stone (dites pas de mal, c’est un de mes films culte), eh bien votre Barbie me fait penser à la pouffe de présentatrice télé planquée dans son hôtel qui se prend pour un reporter de guerre. Le moment où ils la droguent avant qu’elle passe à l’antenne est jouissif….

    Commentaire par Ferdydurke — 19/11/2010 @ 18:47

  27. @ Aliocha

    Honnêtement… Salvador, je ne m’en souviens plus. Je ne peux donc même pas en dire du mal. Il va donc falloir que je vois cela. Ceci dit, votre remarque vaut bien l’avis du L.A. Times que rapporte causeur.fr :

    « la tenue idéale, comme le remarque fielleusement le L.A Times, pour aller interviewer les joueurs de football dans les vestiaires. »

    J’adore et j’imagine…

    Au fait, pourquoi les filles ont-elles le droit de se traiter de pouffe (et même pire) sans qu’on les vilipende alors que les garçons s’en prennent toujours plein la gueule quand ils font pareil? Cetropajuste.

    Aliocha : Or donc, vous disparaissez durant un temps quasi infini, puis vous réapparaissez il est vrai avec Robert Conrad, ce qui était assez bien vu. Mais pour m’annoncer juste après que vous avez oublié Salvador ! OUBLIE ? Mais c’est pire que tout. Pas vu, j’aurais admis. Pas aimé, au moins ça vous aurait marqué. Mais OUBLIE ? Je sens que je vais bouder….oui, ça y est, je boude.

    Commentaire par Ferdydurke — 19/11/2010 @ 23:07

  28. Bonjour,

    Les rebelles en politique et en journalisme, une discussion entre Edwy Plenel et Alain Genestar ce matin sur France-Info dans le duel du w-e « Rébellion, conformisme et interview présidentielle »

    à réécouter là http://www.france-info.com/chroniques-debats-duel-du-week-end-2010-11-20-rebellion-conformisme-et-interview-presidentielle-498206-81-258.html

    Commentaire par gabbrielle — 20/11/2010 @ 10:39

  29. @ Aliocha

    Allons, allons…

    Je comprends votre bouderie. Elle est même légitime. Elle révèle le profond désespoir que je vous ai honteusement infligé. Je sais que je vous ai manqué, Aliocha, et que vous étiez morte d’inquiétude pour moi. Cela me touche, n’en doutez pas.

    Tenez, pour vous consoler et vous prouver que je ne vous délaisse d’aucune manière, j’vous fais un aveu : vous êtes la deuxième femme dont j’accepte les bouderies et les récriminations sans avoir couché avec au préalable.

    Ce qui prouve la très haute estime en laquelle je vous tiens, comme la première. Vous pouvez donc vous sentir flattée. Très flattée même. 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 20/11/2010 @ 13:01

  30. Qui mérite d’être écouter: http://www.dailymotion.com/video/xfo54y_souriez-vous-eytes-informeys-jean-francois-kahn_news

    Commentaire par Hermes — 20/11/2010 @ 17:40

  31. A noter que guillaume didier… ne fait plus parti du dispositif.

    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023140592&dateTexte=&categorieLien=id

    Commentaire par P. — 28/11/2010 @ 14:17

  32. […] et souvent exclusive de la presse. Je vous en parlais en ce qui concerne la Chancellerie ici. C’est ainsi qu’Hugues se retrouve à discuter joyeusement avec la responsable de […]

    Ping par Hugues Serraf, casseur de com’ « La Plume d'Aliocha — 19/09/2012 @ 00:03


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