La Plume d'Aliocha

26/10/2010

L’affaire Bettencourt sème la zizanie dans la presse

Filed under: Débats — laplumedaliocha @ 13:21

Sacré dossier Bettencourt ! Après avoir déclenché un séisme politique majeur en pleine réforme des retraites, puis mis le feu à la justice et troublé plus discrètement le monde économique en l’incitant à s’interroger sur l’avenir de l’Oréal, voici qu’il déclenche la guerre entre les journalistes. Quand on songe que tout ceci part d’un simple désaccord entre une mère et sa fille….

Une « campagne insidieuse » contre Mediapart

Toujours est-il que ce matin, Daniel Schneidermann, patron d’Arrêt sur images et ancien journaliste au Monde, s’en prend à Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire célèbre au quotidien du soir, à propos d’une interview du président du Tribunal de Nanterre parue dans le journal daté de ce jour. La faute ? Le Monde est soupçonné de nourrir une « campagne insidieuse » contre Mediapart à travers la publication de cet entretien. Le président du tribunal y exprime en effet  ses regrets que des enregistrements pirates de conversations privées se soient retrouvés dans la presse. Et le chroniqueur matinal d’y lire avant tout une nouvelle condamnation des méthodes du site d’information que la classe politique n’avait pas épargné avant l’été. Pourtant, rappelle Daniel Schneidermann, le TGI de Paris a estimé que les informations publiées par Mediapart relevaient de l’intérêt général et que les journalistes n’avaient commis aucune faute. En effet.

Est-ce réellement faire insulte à la liberté de la presse que de s’inquiéter de voir un procès  se tenir davantage dans la médias que devant les juges ? De telles inquiétudes ne sont pas nouvelles. Loin de là.  Plus profondément, cette affaire soulève la question du journalisme d’investigation. Pascale Robert-Diard, on le sait, avait refusé de prendre les enregistrements, n’imaginant pas à l’époque qu’au-delà des conservations privées de la milliardaire à son domicile se dissimulait l’amorce d’une affaire d’Etat mettant en cause le ministre Eric Woerth. C’est ainsi que les documents se retrouvèrent sur le bureau de l’ancien directeur du Monde, Edwy Plenel. Comme par hasard…

Le journalisme d’investigation en question

Fallait-il les publier immédiatement ou enquêter et les replacer dans un contexte plus équilibré ? La presse doit-elle accepter de n’être qu’un pion sur le grand échiquier judiciaire ? Est-ce cela qu’est devenu le journalisme d’investigation : une simple caisse de résonance pour avocats jouant des médias comme d’un chapitre supplémentaire du code de procédure pénale qu’ils auraient eux-même rédigé  ? Telles sont quelques unes des questions soulevées par cette affaire. Il n’existe sans doute pas de source plus fiable pour un journaliste qu’un avocat. Soumis à une déontologie très stricte, intellectuellement formé à la précision et à l’exactitude, comptable de sa réputation professionnelle devant son ordre, il délivre forcément des informations crédibles. Mais aussi par définition orientées.  Car l’une des obligations professionnelles majeures de l’avocat, si ce n’est la principale, c’est de servir les intérêts de son client. Tous les chroniqueurs judiciaires le savent, de même que leurs humbles collègues de la presse spécialisée. Dès lors, il est fortement recommandé lorsqu’on prête l’oreille à l’un d’entre eux, d’écouter aussi son adversaire. Question d’objectivité. Evidemment, dans une affaire pareille, attendre avant de publier, effectuer des vérifications et des recoupements, c’est prendre le risque d’alerter les parties prenantes au dossier, et donc d’être entravé dans la publication du scoop, voire  de se faire doubler par la concurrence. Mais peut-être cela en vaut-il la peine…déontologiquement ?

Le prix d’un scoop

Voici un extrait de l’interview de Pierre Péan, célèbre journaliste d’investigation, publiée dans le dernier numéro de la revue Médias : « le site (Mediapart) a certes provoqué un énorme buzz, comme on dit aujourd’hui, mettant le feu à la sphère médiatico-politique. Mais je ne vois pas en quoi il aurait contribué à la manifestation de la vérité. Il a certes joué un rôle important pour transformer une affaire familiale sordide en affaire d’Etat. Mais à quel prix ? Le coût le plus exorbitant est la décision de publier des écoutes volées. Difficile de comprendre la logique d’un homme (Edwy Plenel) qui a exprimé publiquement ses souffrances après la publication des écoutes de l’Elysée, a fait un procès aux exécutants de celles-ci et a longuement argumenté sur la violence de telles pratiques et qui, aujourd’hui, décide et légitime la publication d’interceptions illégales. Mediapart prend de surcroît fait et cause dans un conflit familial en privilégiant la version d’une source payée par l’une des parties sans prendre le temps de croiser les informations de celle-ci ».

De fait, on peut très bien imaginer que Le Monde donne des leçons de déontologie à Mediapart pour dissimuler sa profonde frustration d’avoir loupé le scoop de la décennie, même si le quotidien du soir s’est fort bien rattrapé depuis. A l’inverse, on peut aussi concevoir que les anciens du Monde nourrissent une rancoeur à l’égard du quotidien du soir. Ou bien encore que les sites d’information prennent plaisir à chahuter cette presse papier dont ils considèrent, à tort ou à raison, qu’elle les méprise. Quitte à explorer les âmes…Mais il serait dommage que ces querelles éludent les questions de fond. L’évolution récente du rapport entre la justice et les médias appelle à la réflexion toutes les parties concernées, avocats, juges et journalistes.  Ce n’est pas autre chose que signifie le président du tribunal de Nanterre dans l’interview. Accepter de débattre de ce sujet ne signifie ni accorder une quelconque légitimité aux attaques parfaitement déplacées des politiques à l’encontre de Médiapart, ni remettre en cause la liberté de la presse, mais simplement prendre le temps de réfléchir sur un journalisme responsable.

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36 commentaires »

  1. J’adore le « humbles collègues de la presse spécialisée » !

    Commentaire par Marine — 26/10/2010 @ 16:14

  2. Aliocha,

    A la lecture de la tribune de Daniel Schneiderman, une question me vient (sans avoir lu l’itw de PRD dans le monde) : laisser quelqu’un développer une opinion dans une interview, sans « le pousser dans ses retranchements » (ici sans aborder la décision du tribunal qui dit que le diffusion des écoute clandestines relève de l’intérêt général, du droit à l’information du public – alors que PRD l’avait relevé par ailleurs, comme vous le mettez en lien) est-ce forcément adhérer à son point de vue ? (J’ai bien conscience que ma question oriente quelque le réponse.) Si non (continuons à faire comme si de rien n’était…), si non, disais-je (avant d’être grossièrement interrompu par moi-même), si non, donc, pourquoi Daniel Schneiderman fait-il semblant de l’ignoré ? L’avez-vous trouvée si « à charge » conte Médiapart, vous, cette itw ?

    Aliocha : tout dépend en fait du point de vue adopté par le lecteur. Pour moi qui observe la justice en dehors des périodes de crise comme celle-ci, cette interview, c’est-à-dire cette prise de parole d’un chef de juridiction à propos d’une affaire – surtout si grave notamment en raison de sa dimension politique – c’est exceptionnel. Premier point. Ensuite quand je l’ai lue, j’y ai surtout vu une mise en garde très claire contre la médiatisation des dossiers. Les journalistes ne sont pas les premiers visés d’ailleurs, mais les avocats et les magistrats, ce qui est logique, ce sont eux qui commettent des fautes en fuitant, pas nous en réceptionnant. Deuxième point. Mais il est vrai aussi que le magistrat s’inquiète que des conversations privées puissent se retrouver dans la presse et il met en garde contre ce qui apparait comme une nouvelle dérive. DS rappelle fort justement que le TGI de Paris a considéré que cela relevait de la liberté d’informer. PRD aurait pu lui faire remarquer ce point. D’ailleurs rien ne dit qu’elle ne l’a pas fait, pour finalement considérer lors de la retranscription que la réponse était moins importante que d’autres sujets. Imaginons qu’elle l’ait évoqué, il y aurait encore eu des lecteurs pour dire que les journalistes ne s’intéressent qu’à leurs problèmes. Personnellement, je n’ai pas trouvé cette interview à charge contre Mediapart. J’ai compris qu’elle abordait plus globalement le problème de la médiatisation démente des affaires et du trouble que cela engendrait dans le fonctionnement de la justice. Maintenant, il est exact qu’il existe une très nette divergence de vues entre Le Monde et Mediapart sur le traitement de ce dossier, lequel apparait d’ailleurs de mémoire dans le papier où Le Monde explique pourquoi il n’a pas sorti l’affaire. DS le sait et c’est pourquoi il interprète l’interview comme une sorte d’acte de guerre. Ce que confirmerait l’appel de Une. Ajoutez à cela la vieille querelle de légitimité entre pure players et quotidiens nationaux et ça vous donne une belle petite querelle. On peut aussi voir dans cette interview plus simplement le réflexe d’une journaliste qui connait bien la justice, de l’intérieur, et qui permet à un magistrat d’exprimer un problème qui est loin de se limiter à cette affaire. Souvenez-vous de l’affaire Kerviel, de Clearstream et de tant d’autres dossiers. Objectivement, je crois qu’il y a un vrai problème qui dépasse de loin le cas Mediapart. Je crois aussi que les sottises des politiques sur la presse fasciste des années 30 a pollué le débat. Personnellement, je ne dis pas que Mediapart a et nécessairement tort, je dis simplement que ça pose une question qui risque une fois de plus de n’être pas traitée comme elle le mériterait parce qu’on va s’enfermer dans le piège du « ceux qui critiquent mediapart sont contre la liberté de la presse et contre les médias internet ». Dommage.

    Commentaire par Gwynplaine — 26/10/2010 @ 16:17

  3. Aliocha,

    je ne sais pas trop comment vous le dire parce que, dans cette histoire, je suis un récepteur et personne dans les sphères de l’info ne donne l’impression de se soucier de la façon dont un récepteur peut capter et refuser ou accepter une info autrement que sous l’angle d’une pression.

    Or il est des pressions qui se refuse.

    Cet enregistrement, je ne l’ai pas écouté et pour moi son sort est de commencer sa vie médiatique dans les lames d’un broyeur avec obligation à quiconque de porter les copies qu’il possède dans l’entonnoir du broyeur. On commence par ça. Pas par brancher le casque.

    Avant cela, j’ai refusé de voir la décapitation de tel journaliste américain.

    Et pour moi c’est un acte de volonté: je vais faire sans.

    Ces journalistes ont des peurs de grands mères qui nous emmerdent avec leur descente d’organes. Qu’ils y mettent une rondelle. Et qu’ils se préoccupent un peu plus de la manifestation de la vérité, qui obéit toujours aux mêmes règles: les faits, rien que les faits, tous les faits. Mais pas à n’importe quel prix.

    Mais d’un autre côté j’ai bien conscience que cette pensée, qui se veut souveraine, est insuffisante.

    Là, je suis à la ramasse.

    Vous avez une idée?

    Commentaire par tschok — 26/10/2010 @ 16:46

  4. J’ai bien remarqué ce qui s’est passé sous un post précédent avec les filles.

    Les filles, elle récupèrent leur libre arbitre par la lecture (d’un livre mais aussi d’un film, d’un doc, etc).

    Elles redonnent à leur capacités cognitives une fonctionnalité active, par la culture et la communication.

    Et puis il y a des garçons qui embrayent sur l’ouverture.

    Mais le maillon qu’on a zappé, au collectif, c’est de dire: commençons donc par envoyer à la poubelle les pièces obtenues par des moyens frauduleux ou orduriers et ensuite on cause manifestation de la vérité.

    Mais ce truc là est vieux jeux. Et là, je sens que je suis pas dans le mood.

    Commentaire par tschok — 26/10/2010 @ 16:58

  5. @ Tschok :

    Sans parler d’être ou non dans le mood, comment révélé le cacher si ce n’est par des moyens « limites » (je conçois qu’on trouve les enregistrements Bettencourt parfaitement indignes, mais nombres de vérités ne se manifesteraient pas si parfois les journalistes ne mettait leur nez dans le fumier).

    Commentaire par Gwynplaine — 26/10/2010 @ 17:05

  6. @tous : pas le temps de discuter là maintenant tout de suite pour cause de loi de régulation bancaire et financière à étudier de près (misèèèrre!). Juste une précision. Il ne s’agit pas de jeter ces enregistrements aux orties, la vraie question, je pense, est celle de la manière de les exploiter. Brut de décoffrage comme l’a fait Mediapart, ou bien de les utiliser comme base d’une investigation plus approfondie avec distance et mise en perspective.

    Commentaire par laplumedaliocha — 26/10/2010 @ 17:09

  7. Erratum :

    « révéler le caché »… (les prescriptions culinaires judaïques n’ayant rien à voir avec la béchamel).

    Commentaire par Gwynplaine — 26/10/2010 @ 17:16

  8. Le test de l’élastique et du visage.

    Prenez un élastique entre vos deux index (main gauche, main droite): le premier sera « la fin », le second sera « les moyens » et rapprochez les de votre visage.

    Écartez les deux jusqu’à provoquer la rupture de l’élastique en plein visage, en jouant sur votre peur. Immédiatement nous percevons, même très légèrement, la souffrance qu’il faut endurer pour équilibrer les deux (non, les trois) forces.

    Ce test, primaire, à l’avantage de vous montrer très rapidement qu’il y a beaucoup plus de forces à l’œuvre qu’on ne le pensait au départ.

    C’est un test amusant: on peut le faire avec un ballon, un pétard, une arme à feu, un câble sur lequel on marche ou toute sorte de choses. Certains le font avec leur vie.

    C’est une des questions: comment tester le domaine limite? Mais c’est une question d’observateur à la base.

    Je vous propose d’attendre ce qu’en dit Aliocha.

    Mais sinon je vous suis bien: il y a bien un équilibre des forces à trouver.

    Aliocha : elle sait pas Aliocha, elle comprend pas toujours vos questions, Aliocha. Et puis elle est kantienne, ce qui résout beaucoup de problèmes. Elle ne fait que des trucs qui pourraient être érigés en règle générale. Et elle a fini par comprendre, au fil du temps, qu’elle devait avoir un sérieux pète au casque, parce que personne fonctionne aussi stupidement dans la vie. Mais au fond, elle assume. Donc elle a pas de problème d’élastique, sauf quand elle s’attache les cheveux 😉

    Commentaire par tschok — 26/10/2010 @ 17:26

  9. @ tschok,

    Ce que vous dites me fait penser à une expérience très personnelle. Quand j’ai démarré la profession d’avocat, disons pendant un an, un an et demi, j’étais très soucieuse de la matérialité des faits dans mes dossiers. Vraiment. Je me demandais toujours ce qui s’était vraiment passé – pas passé dans la tête des uns et des autres – ce qui s’était « matériellement » passé. Et, comme vous le savez, nos casiers débordent de dossiers – civils, pénaux – dans lesquels cette question restera toujours posée, à jamais sans réponse.

    Honnêtement, c’était un truc qui faisait plus que me tracasser. Il y avait des dossiers dans lesquels la question de savoir « ce qui avait bien pu se passer » m’obsédait.

    Et puis, à un moment donné, non datable, c’est un truc qui a simplement cessé de me soucier. A partir d’à peu près deux ans de barre, je dirai (au jugé). C’est devenu une donnée du dossier, c’est tout. Je la cherche, j’en tiens compte, j’en prends acte, je m’en passe… C’est ce qui me rendrait capable aujourd’hui d’admettre sans sourciller que l’on balance des traces matérielles de « ce qui s’est vraiment passé » à la poubelle, pour obtention illicite ou déloyale.

    Mais j’ignore pour quelle raison j’ai simplement cessé d’être orientée par cette question de la matérialité des faits dans mes dossiers, et donc j’ignore si c’est une position tenable.

    Commentaire par Fantômette — 26/10/2010 @ 17:29

  10. Com 6, Aliocha,

    « Brut de décoffrage comme l’a fait Mediapart, ou bien de les utiliser comme base d’une investigation plus approfondie avec distance et mise en perspective. »

    Ok.

    Définir un domaine, on sait faire (c’est les systèmes tout ou rien, avec frontière au milieu, type code de la route: vous avez, ou non franchi la vitesse autorisée).

    Là, on va être dans les limites.

    On passe de la justice de simple police (automatisée, avec délit formel) à la justice correctionnelle (recherche des éléments du délits).

    Commentaire par tschok — 26/10/2010 @ 17:32

  11. Fantômette,

    Pareil pour moi.

    Et maintenant j’en suis à vous dire qu’il y a un moment où un juriste divorce du droit.

    Mais il reste certain et constant que la matérialité des faits est cruciale.

    Que le droit est crucial.

    C’est un parcours. C’est… naturel faut croire.

    Commentaire par tschok — 26/10/2010 @ 17:36

  12. Tiens, Tschok, en attendant de pouvoir vous répondre, j’ai une question à vous soumettre, dans la droite ligne de ce billet. J’ai toujours pensé que la morale, en l’espèce la déontologie, était avant tout de l’intelligence. En d’autres termes, qu’un comportement éthique n’est pas seulement conforme à un certain nombre de valeurs reconnues comme telles, mais aussi une preuve d’intelligence d’une situation et de la manière de la traiter au mieux. Qu’en dites-vous ? En clair, ici, on peut dire que c’est mal de publier des enregistrements de conversation entre une vieile dame et ses conseils, surtout avec ses avocats, so what ? On se retrouve dans ce que je crois avoir compris de votre problème. Mais si on pose le problème sur le terrain de l’intelligence, indépendamment de toute considération morale, on se dit que résister tactiquement à la pression d’un avocat, distancier sa parole, la remettre en perspective, relativiser le contenu des écoutes par des témoignages, ça n’aurait pas été con, en plus d’être plus correct d’un point de vue éthique. D’où ma conviction que la morale, au final, c’est peut-être plus que de l’intelligence, mais c’est quand même à la base, de l’intelligence. Ou peut-être que c’est un but particulièrement intelligent. Si je veux faire un coup, je publie tout de suite et je me fous du reste. Si je veux faire du très bon boulot d’information, je travaille ma matière brute…vous voyez ? Suis pas sûre d’être claire…

    Commentaire par laplumedaliocha — 26/10/2010 @ 17:49

  13. Aliocha,

    Si le butin (son ordinateur) du cambriolage de Gérard Davet, le journaliste du «Monde» qui enquête sur l’affaire Bettencourt, se retrouve dans les colonnes d’un media alors « le TGI de Paris estime(ra) que les informations publiées par …. relève(ront) de l’intérêt général et que les journalistes n’auront commis aucune faute. En effet. ».
    Il y aura quelques chose qui me dérangera. En effet.

    Commentaire par araok — 26/10/2010 @ 18:09

  14. @ Tschok : et pourquoi voudriez vous que ces preuves soient jetées aux orties ? hein, d’abord ? Au nom de quoi, exactement ?

    la récolte licite et loyale des preuves, ça, c’est ce qu’on doit imposer à l’Etat. On est d’accord là-dessus. Les écoutes sauvages des renseignements, les réquisitions violant la loi sur le secret des sources, tout ça, prohibé, OK.

    Mais vous voulez quoi, là ? que l’Etat vienne en plus réglementer ce qu’est ou n’est pas un comportement loyal d’une partie dans un procès quand cette partie produit une preuve ? au pénal ? vous parlez sérieusement, là ? si la partie ce faisant commet une infraction pénale, elle en répondra. Mais en attendant, pourquoi se passer d’un élément, sachant que sa valeur probatoire sera soumise à l’appréciation des juges ?

    Je vois bien l’idée, de dire « allons donc, un peu de décence, écouter une vieille dame à son insue », moi aussi je suis vieux jeu et ma « morale » est choquée par le moyen peu reluisant. Mais, désolée, le remède me gêne plus encore que le mal.

    Tenez, je vais vous donner un petit exemple de ce style de preuve déloyale, qu’il faudrait « commencer par jeter à la poubelle » : une gamine de 16 ans qui va interroger son grand-père benoîtement « dis papi, depuis quand on couche ensemble, exactement ? » « dis papi, et, tu te souviens quand c’était que mamie nous avait vus ? » « dis papi, c’est vrai que papa et maman ils te demandaient de l’argent pour acheter leur silence ? » « et mon frère, il y est aussi passé ? », et enregistre le tout avec son portable avant d’aller déposer ça aux gendarmes et de se faire hospitaliser en état de crise. Elle est où la morale, là ? vous voulez que qui la fixe et donne la norme, exactement ?

    Et puis, c’est marrant quand même Tschok, votre théorie de l’élastique, de la fin et des moyens : quand je vous soulevais il y a peu ce pb (le dilemme pour le Juge, d’aller au delà ou non de son office, quitte à empiéter sur le législatif), vous me répondiez en gros, avec quelques arguments tout à fait entendables : « oh, mais c’est la guerre, là, il faut y aller ! », et là, le simple citoyen lambda, lui, devrait se soumettre à une rigueur morale toute particulière ?

    Commentaire par Jalmad — 26/10/2010 @ 18:16

  15. @ Jalmad,

    il y a quand même une petite différence avec votre exemple (c’est du vécu ? Je n’ose y croire) : dans le cas Bettencourt, l’enregistrement a été rendu public (et pas qu’un peu !) alors que l l’avocat aurait pu (et dû ?) le garder pour le prétoire.

    Commentaire par Tocquevil — 26/10/2010 @ 18:49

  16. Epidemie de vol de portables : après Davet, c’est Gattegno. Ce doit être un coup d’Edwy P.

    Commentaire par Tocquevil — 26/10/2010 @ 18:56

  17. @ Tocquevil : certes oui, mais ça, c’est un autre débat. Et pour mon exemple, vous savez, si j’ajoutais : « et ma gamine de mettre ça en ligne sur son blog », je ne m’écarterai pas plus du domaine du possible.

    Commentaire par Jalmad — 26/10/2010 @ 18:59

  18. Jalmad,

    He oh, vous êtes encore plus punk que moi.

    Je vais réfléchir à votre com, qui, s’analyse en détail, mais déjà:

    Pourquoi empiéter sur le législatif? On vous demande ça? Même pas. En plus vous savez très bien le faire. On vous demande d’être une limite à l’exécutif, en ce moment. Pas la même chose.

    Il y a un truc que j’ai pas découvert avec les magistrats, sérieux là, hein, c’est que dès qu’il est question de trois entités juridiques entretenant des rapports de droit, ça part en couille.

    Sérieux.

    Vous êtes de redoutables joueurs de tarot à 5 avec appel au roi. Mais alors, les rapports à trois qui se tricotent, façon lettre de change qui circule, y a plus personne.

    Ca c’est un truc.

    Commentaire par tschok — 26/10/2010 @ 19:16

  19. @ Tschok : moi je veux bien essayer de vous expliquer tout ce que vous voulez, mais….j’ai rien compris à vos histoire de tarot et de partie à 3 avec ou sans le roi….alors, vous me la refaites en clair et on avise ?

    ps : please, arrêtez les « avec les magistrats » « ils sont ceci » « ils sont pas cela ». Sinon, on va reparler représentation mentale, et on va finir par se lasser…

    ps2 : ça recoupe quoi exactement « être plus punk que vous » ? et encore, d’où vous êtes, vous voyez pas ma crète….

    @ Aliocha : au fait, je vous ai pas dit, je le trouve très bien votre article. Franchement, c’est très bien de vous ressaisir ainsi après vos errements sur l’article de JBB (là, si je savais faire les machins qui clignent de l’oeil je vous en mettrai un, mais je sais pas le faire, alors j’attends juste la volée de bois vert).

    @ tous :

    en rentrant, dans ma voiture, j’ai entendu la suite de l’épisode : Ingall-Montanier annonce une ouverture d’info imminente dans l’affaire Woerth avec demande de dépaysement de l’ensemble des affaires derrière. Et là, réaction totalement ahurissante de l’avocat de Woerth : il dit qu’il préférait l’enquête préli menée par le parquet à une saisine d’un juge d’instruction. Ce doit être le seul avocat de toute la France à préférer une procédure qui ne donne aucun droit à son client sauf celui d’attendre en fermant sa gueule, à une procédure qui lui ouvrirait un accès (officiel, s’entend) au dossier et divers droits pour se défendre, et ce dès le stade de l’enquête. Il serait presque Garde des Sceaux-able, lui…

    Commentaire par Jalmad — 26/10/2010 @ 22:18

  20. L’actualité si riche en ce moment donne lieu à tellement de billets (et de commentaires) passionnants que l’affaire Kerviel/Socgén est retombée dans les profondeurs du blog 😉

    Je viens de mettre sous le billet du 7 Oct « Non, la décision Kerviel n’est pas scandaleuse » un lien vers un article de La République trouvé sur Marianne ce matin

    http://www.marianne2.fr/Le-proces-Kerviel-ou-la-Martingale-de-la-Generale_a198982.html?preaction=nl&id=5916201&idnl=26116&

    Aliocha : Vous noterez à quelle vitesse l’actualité se périme. La décision est tombée le 5 octobre, elle a déclenché un bins médiatique phénomènal, le mois d’octobre n’est même pas fini que le sujet est tombé en effet aux oubliettes. Moins d’un article nouveau par jour et encore, par le fait de certains qui tentent d’exploiter le sujet jusqu’à la moëlle pour augmenter artificiellement le nombre de leurs visiteurs (je ne dis pas ça pour Marianne, mais pour des sites type Megados).

    Commentaire par gabbrielle — 27/10/2010 @ 08:41

  21. qu’au-delà des conservations privées de la milliardaire!

    Je suppose que c’est conversations que vous désiriez écrire.
    Lapsus?

    Commentaire par Barthe — 27/10/2010 @ 10:25

  22. @19 Jalmad

    pour mettre le smiley qui cligne de l’oeil avec le clavier, c’est très facile ;-)! Merci à Loki et tous les autres. Je vous rechercherai le lien plus tard.

    On utilise le point virgule ; puis le tiret (sous le 6) – puis la parenthèse, celle qui ferme la phrase )

    C’est-y pas beau! 😆

    Commentaire par gabbrielle — 27/10/2010 @ 11:37

  23. @Aliocha sous 20

    Je vois effectivement tous les jours les multiples dépêches sur Megados, je n’ai pas réussi à comprendre d’où émanait ce site, un site pour ados avec ses news people et ses horoscopes??

    Commentaire par gabbrielle — 27/10/2010 @ 11:40

  24. Attention, on commence par faire des smileys, puis on LOL PTDR et on fini par ékrir n1portkwa é sa ses grââve…

    Sinon, ce qui m’agace un peu, c’est que des journalistes se tirent dans les pattes sur le thème de la haine personnelle. Que les uns critiquent l’éthique (oh, tiens, ça sonne bien, ça, « critique l’éthique ») des autres et que les autres répondent, très bien. C’est à peu près le souvenir que j’ai de la discussion autour des « infiltrés » : j’ai lu des vrais arguments, des vraies discussions. Mais là, il ne s’agit pas de défendre une pratique journalistique mais directement d’accuser l’autre d’être jaloux (en se basant sur une interview qui est quand même loin d’être franchement à charge !), de mener une « campagne insidieuse » (ah oui, c’est facile, ça : n’importe quoi est insidieux. D’ailleurs, je mène une campagne insidieuse contre mon voisin, je n’ai pas été frapper à sa porte pour le saluer ce matin, je ne l’ai pas aidé à sortir ses poubelles et il m’arrive même de passer dans la rue devant les fenêtres de son salon exprès pour l’embêter). Je sais pas vous, mais moi, ça n’augmente pas l’estime et la confiance que j’ai pour ces journalistes. C’est dommage, leur travail peut être très bon par ailleurs…

    Commentaire par Rémi — 27/10/2010 @ 11:59

  25. Alors là, cette affaire prend une tournure tout à fait réjouissante : http://www.rue89.com/2010/10/27/bettencourt-a-nouveau-des-journalistes-cambrioles-173459

    Commentaire par laplumedaliocha — 27/10/2010 @ 14:35

  26. Ils sont un peu bêtes à l’UMP, ils peuvent avoir des ordinateurs portables pour vraiment pas chers en ce moment avec toutes les promos qu’il y a, pas la peine d’aller les piquer à des journalistes! 😉

    Aliocha : entre nous, ça sent drôlement les pieds nicklés tout de même, j’en reviens pas !

    Commentaire par Mussipont — 27/10/2010 @ 22:42

  27. @ Aliocha : Si on retrouve (par le plus grand des hasards) un de ces ordinbateurs et qu’on arrête le voleur, là ça deviendrait vraiment rigolo! 😀

    Commentaire par Mussipont — 28/10/2010 @ 08:24

  28. Intéressant commentaire de Christophe Bigot, avocat spécialisé en matière de presse, relayé par Mediapart dans un article sur les cambriolages récents de journalistes enquêtant sur l’affaire Bettencourt : désormais les gens savent que leur numéro de téléphone peut être identifié sur les fadettes des journalistes, donc on coupe le robinet à information. J’ajouterais personnellement qu’ils savent aussi que leur nom peut être découvert à l’occasion d’un vol de documents ou d’ordinateurs dans une rédaction ou au domicile d’un journaliste. Effectivement, il n’y a pas de meilleure manière de décourager les révélations dans ce dossier. Et qu’importe ce que la justice pourra bien en penser d’ici plusieurs mois. Il n’y a plus qu’à espérer que la bande de pieds nicklés se fasse choper et qu’on s’offre un joli scandale politique.
    Pour les abonnés, c’est ici : http://www.mediapart.fr/journal/france/261010/avant-le-point-et-le-monde-un-cambriolage-mediapart

    Commentaire par laplumedaliocha — 28/10/2010 @ 09:22

  29. @ Aliocha :

    pieds-nicklés…bah, quand on voit que même un gendarme qui brule une paillotte en toute illégalité est capable d’enterrer sa cagoule pleine d’ADN à proximité des lieux, on se dit que tout est possible. Mais c’est rassurant quelque part, qu’ils soient ci mauvais dans ce genre de cas : ça montre que les forces de l’ordre ne sont pas habituées à ce genre d’opération. Il y a donc quelque espoir raisonnable de remonter les voleurs d’ordi (je vois bien le flic encagoulé qui se sert une bière dans le frigo et la laisse négligemment traîner dans le bureau, ou oublie sa lampe de poche…enfin, SI IL NE S’AGIT PAS DE SIMPLES MARAUDEURS, hein, ne pas sombrer dans la paranoïa bien sûr…hum hum….on condamne des gens pour des coïncidences bien moins étranges que ça, mais bref, attendons).

    Quant aux journalistes inquiets du tarissement de leurs sources (à juste titre v u les évènements actuels, j’en suis bien d’accord), 2 choses sous forme de conseils :

    1. Amies sources : passez votre premier coup de fil à la rédaction ou au journaliste depuis une cabine téléphonique avec pièces. Merde, il y en a plus. Bon, dans ce cas, allez au bistro à 4 stations de métro de chez vous ou de votre lieu de travail, et demandez à emprunter leur téléphone ; mieux encore, si vous êtes haut fonctionnaire, utilisez la ligne de votre supérieur hiérarchique, si possible ministre ou conseiller à la présidence, ça peut d’emblée arrêter toute velléités de poursuites (et au passage, moi, ça me fera marrer…)

    2. Amis journalistes : faites comme les dealers : balancez des portables avec cartes prépayées à vos sources, que vous prendrez soin de faire changer régulièrement !

    Aliocha : je pensais aussi à l’affaire des paillotes 😉 Pour les sources, il y a désormais un autre problème que le téléphone (si ces cambriolages ne relèvent pas d’un intérêt soudain des cambrioleurs parisiens pour les locaux de presse) c’est le risque pesant sur les carnets, documents, mails, notes préparatoires aux articles, tous documents dans lesquels les noms des informateurs risquent de figurer….

    Commentaire par Jalmad — 28/10/2010 @ 09:53

  30. @ Aliocha :

    ah mais tout à fait : il convient donc désormais d’adopter un langage cryptique, style militaire, et de donner des surnoms à vos sources, que seul le journaliste et ses quelques uns de ses collaborateurs connaitront. pas de trace écrite ni informatique.

    Pour l’affaire Worth-Bettencourt, que penseriez vous de « opération vent nouveau » (faudrait vérifier que ce soit pas déjà pris) ? Une source comme Sénat (à supposer qu’il soit une source) pourrait être désigné comme « Assnat » (attention, jeu de mot cryptique) ; Guéant (à supposer…) pourrait être rebaptisé « l’Africain », etc….

    Et une pilule de cyanure dans la dent….au cas où…

    (parce que là, si vous suivez mes conseils avisés, l’étape d’après, c’est la torture des journalistes)

    (enfin, je voudrais pas dramatiser, hein)

    Commentaire par Jalmad — 28/10/2010 @ 12:58

  31. Jalmad,

    Moi je veux bien arrêter de vous parler des Américains et des Français et des magistrats ou des martiens, et même des représenta… tuuuuuuuuut, mais si on peut plus nommer les choses on va avoir des difficultés à s’exprimer.

    Vous n’ignorez pas qu’à l’origine le politiquement correct a consisté à purger le vocabulaire de tout ce qui pouvait être interprété comme discriminant (c’était le critère).

    Là, vous me demandez de purger mon vocabulaire de tout ce qui est généralisant (c’est le critère). Je vois bien votre préoccupation (éviter les généralisations abusives, les raisonnements transversaux qui dérapent, les extrapolations ou les analogies foireuses) et elle est louable. Mais je me permets de vous prévenir: le politiquement correct, quel qu’en soit le critère, borne l’esprit.

    Pour ma part je préfère accepter le vocabulaire à l’état brut, avec toutes ses imperfections. Et l’accepter, c’est l’utiliser.

    Alors, bien sûr que c’est généralisant d’utiliser des termes génériques (qui ont été conçus pour ça). Mais ça n’empêche pas de faire le tri, non?

    Et puis vous pourriez tout de même vous interroger sur cette drôle de manie qui consiste à exercer un pouvoir de direction sur le vocabulaire de votre prochain.

    Sinon, je pense à vous répondre sur le fond (votre com 14) en vous précisant que je ne suis pas sûr de mon coup.

    Commentaire par tschok — 29/10/2010 @ 14:00

  32. La guerre entre la presse et …..on ne sait pas encore qui semble déclarée : http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php#9498

    Commentaire par laplumedaliocha — 29/10/2010 @ 14:14

  33. @ Tschok : euh….je vous taquinais, simplement (et je me moquais un peu de moi-même au passage, en fait). Je m’en fous, moi, du vocabulaire que vous utilisez. Et on s’est déjà expliqué là-dessus, et je vous répète : c’est capito, de mon côté. Pas de pb. Mais « manie » « directive » « politiquement correct » : vous poussez un peu, là, non ?

    bon, j’attends la réponse au com 14.

    Commentaire par Jalmad — 29/10/2010 @ 15:52

  34. @ Jalmad,

    Ben euh, j’ai cru que ça se marierait bien avec votre côté psychorigide autoproclamé (qui est une forme d’autodérision que je trouve très sympathique).

    Vous savez, c’est dur de choisir ses mots pour parler à un interlocuteur qui fait de l’autodérision.

    Sur votre com 14, qui à la base répondait à mon com 3 si je ne m’abuse:

    On nage dans la confusion, y compris vous et moi.

    Moi je parlais de l’effet que ça me fait (mettre sur la place publique, hors cadre d’une procédure, que celle-ci soit pénale ou civile) une preuve, du moins un élément de preuve présenté comme probant, ce qui reste à déterminer d’ailleurs, obtenue par des moyens indignes.

    Et d’une façon plus générale, je me posais la question de la réponse que l’observateur que je suis peut opposer à ce que je ressens comme une pression. Donc je parlais de l’observateur.

    Gwynplaine, com 5, en se plaçant dans une perspective de fin et de moyens.

    Je lui répond par le test de l’élastique, qui n’est jamais qu’une allégorie sur le truc qui vous pète à la gueule: un rapport de tension entre la fin et les moyens se traduit pratiquement toujours par un problème de gestion des conséquences.

    (ce n’est que ça le test de l’élastique: c’est un test qui vous fait prendre conscience de façon très empirique que plus les moyens sont éloignés des fins poursuivies, plus il faudra gérer des conséquences éventuellement douloureuse)

    Là dessus vous intervenez en com 14 en vous situant dans un cadre JUDICIAIRE. Dans ce cadre là, vous n’êtes plus exactement l’observateur que je suis: vous devenez un acteur (le juge).

    Dès lors, se reforme la structure en tripode classique: l’avocat, le juge, le journaliste. Ici un avocat utilise des journalistes pour rendre admissible une preuve auprès d’un juge.

    Mais moi je parlais pas de ça. Je vous parlais de l’observateur et de son pouvoir. Et vous avez confondu.

    Du coup je vous balance un com 18 où je vous dis: « Il y a un truc que j’ai pas découvert avec les magistrats, sérieux là, hein, c’est que dès qu’il est question de trois entités juridiques entretenant des rapports de droit, ça part en couille. »

    C’est une grande vérité que je vous invite à méditer, car vous avez par vous même prouvé sa véracité: rapport à trois = confusion dans l’esprit du juge. C’est une loi. J’ignore pourquoi. dans d’autres configurations, pourtant plus complexes, le juge confusionne pas (d’où la métaphore sur le tarot à 5 avec appel au roi qui est une situation plus complexe qu’un simple rapport à trois).

    Je ne vous demandais donc pas de me faire un cours sur l’admissibilité de la preuve en matière pénale ou civile, en distinguant suivant qu’elle est administrée par l’Etat (le proc) ou les parties, et à vrai dire je ne vous demandais rien (sans vouloir vous offenser).

    Je me demandais quelle était l’étendue de mon pouvoir et, maintenant que je creuse, je me demande si ce pouvoir me permettra de me forger une opinion, sachant, comme le relève gwynplaine, que c’est un pouvoir de refus: comment (me) révéler le limite, si je refuse de le voir?

    Rien de juridique donc. Plutôt philosophique, quoi.

    Cette question peut sembler très simple. Mais elle me turlupine et il y a de quoi phosphorer je vous l’assure.

    Commentaire par tschok — 29/10/2010 @ 17:42

  35. @ Tschok :
    Bon, d’accord, vous ne parliez pas de l’exploitation de ces écoutes dans la sphère judiciaire. Je ne vous avais donc pas compris. je crois que j’ai un sévère pb de comprenette ces derniers temps (je suis épuisée en ce moment, et en plus de me rendre bêêêêêête, ça me rend irritable…), car…….pour le reste de votre post 34, j’ai rien compris. Vous savez ce que je vais faire ? je vais rentrer chez moi, me boire un boooooon perrier (chouette !) en ingérant mon premier aliment solide depuis 7h00 ce matin, puis je vais aller m’affaler sur mon canapé. Et demain, ou plus tard, peut-être serais-je en état de comprendre votre com (ou pas). Vous m’avez dit l’autre jour que parfois il faut savoir s’arrêter : ben, ce temps est venu pour moi, là, tout de suite.

    Commentaire par Jalmad — 29/10/2010 @ 18:20

  36. Il est pas très clair, j’avoue.

    Bon perrier.

    Bon week end.

    PS: moi aussi chuis crevé en fait.

    Commentaire par tschok — 29/10/2010 @ 18:32


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