La Plume d'Aliocha

08/09/2010

C’est beau un rassemblement populaire !

Filed under: Réflexions libres — laplumedaliocha @ 10:33

Ah ! Tous ces travailleurs rassemblés dans la rue, avec quelle force ils défendent leurs droits, et comme le spectacle des drapeaux chatoyants est flatteur au regard ! Ce n’est pas moi qui m’éblouis ainsi de la beauté des manifestations mais François-Marie Banier, vous savez, l’ami de Liliane Bettencourt. Figurez-vous qu’il était dans la rue, hier, à Paris. Pas pour défendre les retraites, non, pour « illustrer », comme il dit, les événements, car « rien n’est plus beau », je le cite encore, « qu’un rassemblement populaire ». Mais soudain voici qu’un manifestant lui abime son rêve en le traitant, devant les caméras de BFM, de « crapule qui pique le fric des travailleurs ». Et l’artiste de s’insurger, car voyez-vous, tout ça, c’est la faute aux journalistes bien sûr et à l’ignoble campagne de presse dont il a été victime ! Il a raison au fond, si nous n’avions pas parlé de cette affaire, il aurait pu faire ses photos tranquillement, Monsieur Banier. Comme elles auraient intéressé dans les salons, comme ses riches amis auraient pu le féliciter de son talent, de l’exquise sensibilité avec laquelle il aurait su, c’est certain, saisir la fatigue, la colère, l’inquiétude sur les visages ou bien encore révéler toute la richesse chromatique du défilé. Car la vraie vie, ainsi qu’il le souligne, elle n’est pas dans les magazines. Que l’existence serait douce,  si tous ces charognards de journalistes disparaissaient. Ils n’aperçoivent pas, eux, la beauté des rassemblements populaires, ils  filment sans talent les cortèges, ne parlent que chiffres, s’embourbent dans des explications à périr d’ennui sur des réformes auxquelles personne ne s’intéresse. Ils ne mesurent pas non plus à quel point ils font du mal à étaler ainsi la vie privée des gens, à salir tout ce qu’ils touchent y compris les amitiés les plus nobles et les plus désintéressées.

Ah, les fâcheux, les vautours, les pisse-copies…

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24 commentaires »

  1. Oui, enfin – l’argent qui part de la poche de L. Bettencourt pour arriver à celle de F.M. Banier, c’est toujours ça de moins pour les caisses de l’UMP, en même temps.

    (Soyons pragmatique).

    Je le trouve bien aigri, ce manifestant.

    Aliocha : n’oubliez pas qu’il a été embauché à prix d’or par L’Oréal pour faire on-ne-sait-trop-quoi. Et songez aussi que l’argent de Madame Bettencourt est le produit des dividendes de L’Oréal. Donc pour ce manifestant, et je ne suis pas loin de le rejoindre, l’artiste riche des produits du capital aurait mieux fait de s’abstenir de venir photographier la beauté d’une manifestation de travailleurs 😉 Mince, ça y est, j’suis de gauche !

    Commentaire par Fantômette — 08/09/2010 @ 11:23

  2. Je ne dirais qu’une chose :

    ;-)))

    Commentaire par Médard — 08/09/2010 @ 12:33

  3. Balle du 7 sept – « Sans liberté de louer, il n’y a pas de blâme majeur »-

    Que réclame le peuple de France de son Roi de pic ?
    Non qu’il rallonge la durée du travail ou qu’il écourte la durée de vie mais qu’il nous redonne la dure envie de durer …

    Que réclame le peuple de France de son Roi de trèfles ?
    3 ou 4 feuilles blanches pour qu’il puisse y inscrire son rêve sans se soustraire à celui des autres.

    Que réclame le peuple de France de son Roi de carreau ?
    De retrouver sa liberté au carré : celle de planer pour les planeurs et de flâner pour les flâneurs…

    Que réclame le peuple de France de son Roi de cœur ?
    Ni la réforme des retraites, ni le retrait des réformes, mais une vraie mélodie pour ne pas sombrer dans la mélancolie.

    En un mot, mon Roi : de quoi souffre ton peuple ?
    De l’ignorance…De l’insensibilité…De l’indifférence de ceux qui sont censés le représenter.

    http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20du%207%20sept

    Commentaire par tueursnet — 08/09/2010 @ 12:59

  4. Bonjour Aliocha,

    « Ah, les fâcheux, les vautours, les pisse-copies… »: je suppose que vous ne parlez que de vos confrères qui ont (soigneusement) omis de mentionner dans leur reportage l’inadmissible admonestation dont M. Bannier a été la victime innocente? (ex: Europe 1)

    Bonne journée

    Commentaire par H. — 08/09/2010 @ 13:12

  5. ben, moi, je suis une gauchiste de base, mais pourtant, techniquement, je ne suis pas d’accord pour dire que l’argent des dividendes de L’Oréal c’est de l’argent piqué aux ravailleurs. En fait, c’est plus compliqué que ça :
    – d’une manière générale, je suis d’accord pour dire que les dividendes distribuées au capital sont, d’une manière générale, du fric piqué aux travailleurs (ça, c’est mon côté marxiste de base, mais Fantômette m’a dit de pas hésiter à y aller)
    – mais donc, en particulier, que ça tombe dans la poche de Banier ou reste dans celle de Mâme Bettencourt, c’est neutre pour le travailleur (en revanche, ce n’est pas neutre pour Mâme Bettencourt, si en effet l’argent a été capté frauduleusement).

    Par ailleurs, j’ai le regret de dire à Fantômette que le fait qu’une partie de l’argent aille dans la poche de Banier au lieu de rester dans celle de Maâme Bettencourt, ça multipluie au contraire les risques d’un enrichissement des caisses de l’UMP. En effet, vous savez que les donc aux partis politiques sont plafonnés par personne (7500 euros, que ça fait). Donc, même en considérant que Liliane a pu donner un truc comme 150 fois 7500 euros à l’UMP (ben oui, via mes « micro-partis » ou « partis de poche » (j’adore cette appellation, tiens)), et bien là, on se dit que non seulement Liliane a pu le faire quand même (elle avait encore un peu d’argent à dilapider), mais que françois-Marie a pu le faire aussi, sans que ça lui donne le sentiment non plus de se mettre sur la paille (calculez 150 multiplié par 7500 euros, et vous aurez un chiffre inférieur de quelques zéros à ce qu’il a reçu).

    Quoiqu’il en soit, je chipote, car ce billet m’a mise en joie (^c’est mal, je sais, de se réjouir du « malheur » des autres : pauvre choupinet, JM)

    Commentaire par jalmad — 08/09/2010 @ 13:12

  6. C’est vrai que Banier fait un parfait tête à claques, avec cette morgue du dandy cynique qui sait qu’il sera toujours du bon côté du manche. Pour autant, l’attitude du manifestant me débecte aussi. Il y a une forme de populisme abject à vouloir absolument trouver des boucs émissaires chez les nantis. Il y a un problème de financement des retraites ? Haro sur ceux qui « piquent l’argent des travailleurs » ! Mine de rien, ce manifestant menace Banier de le livrer à un quasi-lynchage en le dénonçant à la foule.

    Aliocha : nous sommes d’accord, disons simplement qu’un comportement indécent peut susciter des réactions excessives. Or, c’est bien le mot « indécence » qui me vient à l’esprit dans cette affaire. Mais j’ai conscience du fait que, dans une société qui se divise entre d’un côté les exhibitionnistes et de l’autre les voyeurs, les mots décence, pudeur, n’ont plus grand sens.Dommage.

    Commentaire par Tocquevil — 08/09/2010 @ 14:07

  7. @Tocquevil
    >Mine de rien, ce manifestant menace Banier de le livrer à un quasi-lynchage en le >dénonçant à la foule.

    Oui, vous avez raisons sur ce point, C’est un fait. Maintenant, raisonnons un peu sur le pourquoi de cete état de fait, chose pour le moins intéressante, la réflexion.

    Imaginons un seul instant (faisons ce doux rêve) que le pouvoir judiciaire dans son ensemble fasse son travail comme il faut, dans le plus pur respect de la constitution, de la justice et de l’égalité des citoyens devant la loi, le citoyen ou le manifestant, n’aurait pas envie de lyncher un Bannier car il saurait que ce lynchage ne serait pas « mérité » puisque la justice l’a rendu à sa liberté. Or, ce n’est pas l’image donnée, adonc, le citoyen commence à se dire que dans cette justice de « classe », puisque les tribunaux officiels manquent de rigueur avec les sarco weurt banié bétencour … il convient que des tribunaux plus proches de la réalité de son quotidien (donc lui et ses compatriotes – qui sont également le peuple français) soient à même de juger et faire exécution de ce jugement avec la même célérité et discernement que ceux qui avaient condamné Vamara Kamgate en 2008. Et donc paf, bannier

    Commentaire par herve_02 — 08/09/2010 @ 19:00

  8. @herve_02
    Et vous appelez cela de la réflexion ? Moi j’appelle cela du gloubi-boulga poujadiste.

    Commentaire par Tocquevil — 08/09/2010 @ 19:46

  9. Pour rester un peu dans le même sujet j’aurais bien aimé parler de ça: http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/07/pourquoi-la-france-va-perdre-l-oreal_1407832_3232.html (désolé mais s’il n’y a pas les petits boutons comme chez Eolas pour faire le lien, moi je suis perdu).

    Bon c’est peut-être hors-sujet (à part qu’il s’agit de l’affaire Bettencourt) mais il y a quand même ce passage « Oubliant la crise économique, le chômage et la réforme des retraites, les médias français parlent quotidiennement des liens supposés entre le ministre Eric Woerth et Liliane Bettencourt et des dissensions entre cette dernière et sa fille. » où l’on comprend quand même que les journalistes sont des irresponsables et qu’à cause d’eux ben on va tous mourir

    Commentaire par JO — 08/09/2010 @ 20:36

  10. Aliocha : « Mince, ça y est, j’suis de gauche ! »
    Ça fait un moment que je l’ai remarqué.

    Aliocha : vous me manquiez 😉 J’aurais été triste que vous n’assistiez pas à ce coming out !

    Commentaire par Gilbert — 08/09/2010 @ 21:59

  11. Ah, il est mal barré le Banier, si même Aliocha s’y met.

    D’abord ce misérable est frappé du péché originel en France, il est riche. Et il a rien compris, la richesse, cette tare absolue, ça se cache. Sinon cela rend compréhensif au fait qu’un commissaire politique par vocation vienne menacer le quidam dans la rue de le dénoncer au peuple fonctionnaire revendiquant, qui lui se permet depuis au moins vingt ans d’entuber le salariat du privé sur les retraites. Attention, restons raisonnable, il ne s’agit pas (encore) de pendre le Banier par les boyaux, juste lui laisser entendre qu’on peut le cascailler un peu avec les copains manifestants, après l’avoir insulté gratuitement. Et pour le financement des retraites, nous Français porteurs du Génie de l’Humanité, on a trouvé la solution, les riches paieront, taxons les dividendes. Fastoche.

    Dites, il a été condamné à quelque chose ce mec pour le moment ? Abus de faiblesse sur précurseure de femme-couguar ? Non. Fraude fiscale ? Non. Versement excessif à parti politique de poche ou pas ? Non. Et cela serait-ce que ne se justifierait pas un comportement qui devrait déclencher au premier chef l’indignation. Ou alors disons franchement que faire cramer des employés de banque comme en Grèce, c’est bien, parce que le peuple est énervé.

    Ah mais m’sieur, Médiapart, qui fait en ce moment l’opinion et le beau temps nous fait comprendre, à partir d’enregistrements illégaux, ne relevant pour ce qui concerne Banier que du contentieux familial, que ce type est un salaud et un gigolo. Oulà, c’est mal, on peut comprendre que ce type n’ait plus le droit de se balader dans la rue. Précisons que la vidéosurveillance, ce n’est pas bien. Au domicile et en cachette pendant un an, à titre collaboratif, oui, dans l’espace public, non. On nage pas dans la cohérence ? But it’s politics, stupid !

    Bon, là où ça coince un peu dans le raisonnement, c’est que c’est un artiste. Un artiste, ça a tous les droits de s’exprimer, de conchier le Pape, les flics, le drapeau national ou le président de la République. OK, on peut valider, les institutions doivent être au-dessus de cela. Mais Banier, lui, il a pas le droit d’aller photographier des manifestants dans la rue ? Ben non.

    Pourquoi ? Parce qu’il est indécent, banane. Ah bon, il s’est mis un écriteau autour du cou « Je suis Banier, plein aux as et je vous emmerde avec vos retraites de pauvres » ? Euh, j’ai pas trop vu sur les films mais ça ne m’étonnerait pas de lui. ..

    Mais si c’est le cas, l’art et la provoc’ c’est souvent consubstantiel, non ? Euh… (idée) Banier, c’est pas un vrai artiste. Ah bon, tu connais bien son boulot d’artiste ? Euh…

    Aliocha : Fichtre, c’est Hugo et Flaubert qui vous restent dans la gorge ? Que je sache, je ne lui impute aucun délit. Par ailleurs, je n’ai absolument rien contre les gens fortunés, qu’on se le dise. En revanche, je trouve assez mal venu, sachant que le patrimoine du Monsieur est étalé dans la presse et que celui-ci est constitué en très grande partie des largesses d’une famille du CAC 40 qu’il aille se montrer dans une manifestation sur les retraites et discourir devant les caméras sur la force et la beauté d’une foule qui défile. Il fut un temps où fortune était synonyme de devoir et aussi d’élégance tant physique que morale, il est regrettable que ce temps-là ait disparu. Mais vous me direz, notre époque manque atrocement de chic. C’est peut-être même ce qui lui fait le plus défaut.

    Commentaire par Goloubchik — 08/09/2010 @ 22:17

  12. Correction au 11 :

    Banier est coupable d’une chose: il ne portait pas de casque alors qu’il roulait sur la voie publique sur son cyclomoteur.

    Commentaire par Goloubchik — 08/09/2010 @ 22:31

  13. @ Aliocha

    Vous me blessez en sous-entendant que je puisse réagir vis-à-vis de vous par rapport à quelque chose qui n’a rien à voir.

    J’ai visionné 3 fois les vidéos. Les conditions dans lesquelles Banier a été interviewé restent obscures. Aurait-il même sollicité les journalistes que je réagis d’abord à l’interpellation du manifestant. Rien que du viscéral. Dans la cour de la récré, j’étais déjà comme ça. Le mec seul à un contre dix, je supporte mal. C’aurait été Domenech risquant de se faire défoncer la gueule (et Dieu sait ce mec m’exaspère), j’aurais réagi pareil à son soutien.

    Aliocha : Ah non ! Je vous interdis de me dire que je vous blesse, sinon, je vais pleurer. J’ai horreur de blesser, mais je sais que je suis parfois maladroite 😉 Cela étant, entre le gosse en cours de récré qui se fait agresser mais ne peut pas s’enfuir et ce gars-là qu’un minimum de pudeur aurait dissuadé d’aller contempler la France d’en-bas, voire utiliser l’image des manifestants dans ses oeuvres pour milliardaires en quête d’exotisme social, il y a une nuance, non ?

    Commentaire par Goloubchik — 08/09/2010 @ 22:45

  14. @ Aliocha

    Non 😉 J’arrête de polémiquer (on en reparlera dans 150 ans quand l’expo Banier sur Mars fera un tabac interplanétaire) mais surtout ne pleurez pas, ma sensibilité masculine supporterait encore plus mal cela que l’agression potentielle de l’intéressé. Cela devrait aller mieux entre nous demain ;-).

    Commentaire par Goloubchik — 08/09/2010 @ 23:09

  15. @Tocquevil en 8

    Ce qui est merveilleux avec ce type de commentaires (le votre) c’est qu’il est l’antithèse même de la réflexion : un mot en -isme (ça fait sérieux) et plus besoin de répondre à la question. Il suffit de se draper dans une attitude de l’intellectuel offusqué par la réflexion débile d’un quidam. Du BHL dans le texte, merveilleux. il en reste plein des mots comme cela : populisme, antisémitisme, ultra-gauchisme …

    Je crois que c’est un abus de l’ile aux enfants quand vous étiez petit. On a l’impression d’avoir une réflexion, mais que pouic, c’est un divertissement.

    Commentaire par herve_02 — 09/09/2010 @ 03:03

  16. Que ceux qui préfèrent un mec qui escroque les pauvres à un qui -comme Banier- vit aux dépens des riches lèvent le doigt !

    Commentaire par Pilou — 09/09/2010 @ 09:22

  17. Pilou +1
    Et si une vielle riche a envie d’arroser un artiste quelconque, c’est son droit. personne n’est voler, ce monsieur ne pique pas l’argent des travailleurs. ce genre d’insulte c’est de la petitesse mesquine.

    Enfin je reconnait c’est très facile pour moi de dire cela, je vis très bien.

    Par contre je ne me souviens pas d’avoir lu un article de presse qui l’accuse d’un tel méfait, donc reprocher à la presse le coup de sang du manifestant est inapproprié.

    Je trouve personnellement le rapport des français avec l’argent très malsain, le riche est forcément mauvais et spolie le travailleur.

    Commentaire par fxjacobs — 09/09/2010 @ 10:21

  18. @ herve_02

    Cela dit, c’est un fait que votre commentaire n’est ni motivé, ni fondé.

    Pour commencer, dans l’affaire Bettencourt, s’il est effectivement regrettable que cette famille n’ait pas accès à la même Justice que le quidam moyen, ce n’est pas dans le sens où vous semblez l’entendre. Auraient-ils été M. et Mme tout le monde qu’ils auraient probablement pu espérer voir juger leur affaire par un tribunal impartial, devant lequel assurer la sérénité des débats aurait été un objectif accessible.

    Au lieu de quoi, on rajoute du conflit au conflit.

    Les affaires familiales peuvent être, par nature, d’une très grande – et très irrationnelle – violence.

    Ce sont des affaires très dures, même lorsqu’elles restent cantonnées à la matière civile – a fortiori lorsqu’elles s’étendent à la matière civile.

    L’accès au tribunal doit normalement permettre d’instaurer une distance entre les parties : les avocats, les magistrats, sont là pour imposer cette distance, et la protéger. Les magistrats s’interposent comme tiers entre les parties à un litige qu’ils ont pour mission de trancher, et une grande partie des devoirs déontologiques imposés aux avocats (la confraternité, au tout premier plan) a pour fonction d’éviter que nous ne nous laissions entrainer dans le conflit de nos clients, par effet de contagion.

    Je vois toutes les raisons de suspecter que ce cadre juridique n’est pas mis en place pour résoudre cette affaire – et ce n’est certes pas une faveur qui est accordée là, ni au prévenu, ni aux parties civiles.

    Au conflit qui oppose la plaignante au prévenu, s’ajoutent le conflit qui oppose leurs avocats respectifs – qui impose que soit mobilisé à chaque audience un représentant du bâtonnier de Paris et un représentant du bâtonnier de Nanterre – et un conflit qui oppose la présidente au procureur de la république.

    C’est regrettable.

    Non pas parce que cela révélerait une justice « éloignée du quotidien » telle que vous le dénoncez (plutôt injustement, parce que s’il y a bien un – et un seul – pouvoir institutionnel qui n’est pas cloitré dans sa tour d’ivoire et voit défiler toute la journée à sa porte à peu près toutes les misères du monde, c’est le pouvoir judiciaire), mais parce que, à l’inverse, cet imbroglio politico-économico-médiatico-judiciaire semble désormais rendre impossible le traitement de cette affaire comme toute autre affaire.

    Commentaire par Fantômette — 09/09/2010 @ 10:48

  19. Merci fantomette pour votre réponse, mais je suis un peu déçu. Outre le fait que vous n’avez pas compris le sens de mon intervention. C’est ma faute, ma grande faute, car je n’explicite pas assez, prend des raccourcis et je pense à tord que mon interlocuteur peut suivre le raisonnement qui a conduit à ce raccourci.
    Je vais donc faire plus lentement.
    Je ne pense pas que la justice ne voit pas ce qui se passe dans la vie de tous les jours. Je suis persuadé même qu’elle le voit plus que moi, ou vous, ou n’importe lequel des commentateurs de ce blog. La succession effrénée d’affaires courantes lors d’audience à rallonge : 22h00 c’est tard, même(surtout?) pour un juge dresse un portrait au vitriol de la société humaine.
    Donc il y a une représentation de la société à travers le prisme de ce qui est exposé. Maintenant, il me semble plutôt évident que la très grande majorité des prévenus sont pauvres, sous éduqués, souvent d’origines étrangères. Au bout de la 4500 ème affaire de vol/viol/violence, on peut avoir tendance à un parti pris contre le coupable par avance. Et ce d’autant plus que les force de police qui enquêtent n’ont pas toujours la chance d’avoir pu faire un travail de qualité [ c’est une litote]. Voila un premier point. C’était le but de ma citation à l’affaire kamgate.

    Deuxième point plus proche de l’affaire en question, lorsque l’on approche des « riches » (ce qui n’est ni une tare, ni une cause de lapidation), les pouvoir d’enquêtes et de jugement sont beaucoup plus attachés au respect du code de procédure, de la présomption d’innocence et de la dignité humaine. Je ne pense pas que monsieur banier ait été tiré du lit à potron minet, foutu à poil avec touché rectal amoureusement effectué, puis laissé croupissant dans une « cellule » aux odeurs persistantes pour juste lui demander ce qu’il pensait de l’affaire en question. Pareillement pour monsieur de maistre. Sauf si je me trompe, qui sait ?

    Avant même d’aborder la question du juge, on voit bien qu’il y a une différence de traitement. Pourquoi ? est-ce que ces derniers sont une espèce de ‘race supérieure’ ? acquise par la naissance ou le mariage ? ou que le pov’ sdf black est d’une ‘race inférieure’, prouvée par son incapacité à devenir un gestionnaire de fortune ? cette différence de « race » expliquant alors cette différence de traitement. [ ca marche aussi avec les blacsk et arabes riches en haut et le pauvre blanc un peu limité en bas]

    Ensuite, pour le cas banié. Je me met à la place de la fille bétancour, qui à l’impression de voir sa maman dilapider la fortune familiale pour le compte de sagouin de la pire espèce. J’ai bien conscience que 500 000 euros pour la mère c’est que petit monnaie, mais si l’on considère, en même temps, que des majors de la musique poursuivent des gens pour le partage de 30 mp3. Cela pose les 500 000 euros comme un sommes très très très importante, puisque 30 mp3 cela mérite une poursuite judiciaire.
    Enfin, La fille se voit refuser qu’un tribunal juge de la capacité de sa maman à gérer « seule » (enfin disons avec De mestre qui distribue à toute la majorité, son médecin qui devient exécuteur testamentaire, la femme weurt qui trouve un poste pour un plan de carrière sympa) et a peut être l’impression que le pouvoir en place ne veut pas que l’on s’intéresse de près aux affaires de la maman car c’est une jolie poule aux oeufs d’or et lorsqu’on l’ouvre, elle ne peut plus pondre. Si on met en perspective que le conseil de l’ordre saisi est présidé par un élu ump, ca laisse un peu de doute sur la partialité de la future décision.

    Ainsi ma remarque est l’étape suivant de votre réflexion : il est profondément immorale que la justice fasse fissa pour juger un soit-disant coupable et l’envoyer croupir pour un truc qu’il n’a peut être pas commis et laisse filer des affaires comme celle-ci parce que les personnes impliquées par rebonds sont par nature intouchables.
    Ce n’est pas l’imbroglio qui rend impossible de juger cette affaire, ce sont les personnes mises potentiellement en causes. C’est exactement cela une justice de classe.

    Commentaire par herve_02 — 09/09/2010 @ 14:46

  20. @ hervé_02,

    Navrée, je relis votre com’, mais le propos reste un peu obscur à mes yeux.

    Là, j’ai l’impression que vous dites à la fois que la justice bafoue quotidiennement les droits des plus pauvres, présumés coupables à cause d’une sorte « d’effet d’entrainement » des juridictions, qui s’habituant à les voir plus souvent que d’autres, s’habituent à l’idée de les condamner plus souvent également ; et qu’elle pénalise également les powers-that-be (re: F. Bettencourt, dont le statut de privilégiée me semble peu contestable), dans les affaires desquels le pouvoir intervient spontanément dans le but de ménager ses propres intérêts – refusant ainsi aussi bien aux premiers qu’aux seconds le bénéfice d’une justice suffisamment impartiale et indépendante pour ne pas perdre de vue les principes qui la fondent et qu’elle sert.

    Je ne dis pas que la Justice est exempte de toute critique – je ne le pense pas – mais je vous trouve tout de même un poil pessimiste.

    Les riches et les pauvres (je passe sur votre allégorie « race supérieure » / « race inférieure » que je classe dans la catégorie des effets de manche) ont des situations différentes.

    Je me permets de rappeler cette évidence, qui explique dans une certaine mesure comment le Droit va coincer les plus démunis sur des critères qui ne sont qu’indirectement sociaux.

    Ainsi, pour obtenir des aménagements de peine, ou solliciter un placement sous contrôle judiciaire et échapper à une détention provisoire, la capacité qu’un justiciable aura de garantir sa représentation (garantir qu’il se rendra aux convocations et qu’il ne tentera pas, de manière générale, à se soustraire à la justice) va assez étroitement dépendre de sa situation sociale.

    Un bon père de famille, qui dispose d’un logement (où l’on est assuré qu’il recevra ses convocations) et d’un travail (dont on peut supposer qu’il ne le quittera pas sur un coup de tête, et qui pourra s’avérer être une source de revenus utile pour dédommager d’éventuelles victimes) aura bien moins de chance de partir en détention qu’un SDF, quelle que soit par ailleurs la couleur de peau de ce dernier.

    Croyez-moi si je vous dis que c’est une situation qui me déplait – j’ai parfois pu nourrir le sentiment qu’elle ne déplaisait pas moins à tel ou tel magistrat – mais nous sommes un peu coincés dans une logique déplaisante, oui, mais qui reste fondée sur des considérations d’intérêt général qu’il est un poil délicat de balayer d’un revers de la main.

    (Par curiosité, lorsque vous convoquez un SDF devant la justice, vous envoyez sa convocation à quelle adresse?)

    Commentaire par Fantômette — 13/09/2010 @ 14:32

  21. J’entends bien ce que vous dites (par ailleurs je vous remercie vraiment pour le temps que vous passez à deviser avec moi) 😉
    Je peux comprendre qu’il est plus « facile », pour les raisons que vous évoquez, de ne pas embastiller un bon père de famille alors que pour un simple sdf cela peut poser question. La différence de position sociale (et donc des ‘garanties’ qui vont avec) est malheureusement une donne inégale qui induit, pour le reste de l’existence une différence de traitement, que l’on peut comprendre si on ne veut l’accepter comme tel.

    Toutefois, pensez-vous que le pouvoir actuel détruit abris et caravanes avec une constance et une application qui laisserait rêveur un prof de math et pousse hors de nos frontière les roms dans le cadre de cette « différence sociale » qui malheureusement pèse aveuglement sur les rapports entre les individus ?

    Maintenant ce dont je parlais lors de ces 2 interventions, ce n’est pas du cours ‘classique’ de la justice mais de la justice face à un groupes de personnes proche du pouvoir actuel. Pensez-vous que c’est la facilité à Mr weurt de se représenter devant la justice qui commande à la présidence de traquer les sources de journalistes par le contre-espionnage pour évaluer avec justice et égalité son cas ?

    Pensez-vous que les tentatives d’enterrement des « affaires » (et certaines avec succès) soient juste un effet pervers de « critères qui ne sont qu’indirectement sociaux. »

    Parce que autant je vous suis avec ferveur pour affirmer que, en général, ça va plutôt pas mal (en tenant compte des biais que vous évoquez) autant dès que l’on touche à l’entourage du prince, ca va plus du tout. Et, malheureusement cet état de fait, biaise les rapports sociaux, et induit des comportements de grande ampleurs qui font que l’on s’éloigne de plus en plus de liberté-égalité-fraternite

    Commentaire par herve_02 — 13/09/2010 @ 19:40

  22. @ Hervé_02

    Mais je vous en prie.

    Mon objectif avoué, dans la discussion, est de la complexifier – autant l’admettre 🙂 .

    (Objectif avoué est à moitié pardonné, comme vous devez en être conscient).

    Vous savez, il ne faut tout de même pas tout mélanger.

    Vous parliez plus haut de Kamagaté, effectivement victime d’une erreur judiciaire ô combien alarmante pour ce qu’elle révèle du mode de fonctionnement de l’appareil répressif (c’est à dessein que j’utilise ce terme pour qualifier l’audience correctionnelle à l’issue de laquelle cet homme s’est retrouvé embastillé pour des faits qu’il n’avait pas commis).

    Vous me parlez désormais de la politique d’expulsion des roms – manifestement illégale de tant de façon différentes qu’on se demande si les Préfectures tentent de battre un record quelconque.

    Que la Justice ou la Préfecture soient des manifestations du pouvoir souverain, certes. On peut les évoquer comme tel et donc faire le lien entre elles de cette façon.

    Mais vous dessinez alors, à grands traits, un schéma qui restera incomplet en laissant de côté, par exemple, le rôle de contre-pouvoir que peut jouer l’autorité judiciaire. Avec les moyens à sa disposition- et je ne parle pas de moyens matériels mais de moyens légaux, c’est-à-dire, des textes.

    Quand une procédure tombe pour nullité, l’autorité judiciaire a joué le rôle d’un contre-pouvoir à l’autorité de poursuite. Quand une OQTF est annulée, les juridictions administratives ont joué le rôle d’un contre-pouvoir à l’autorité préfectorale.

    La latitude laissée à cette fonction de contre-pouvoir est un enjeu important de la question, qu’il n’est pas forcément judicieux de laisser de côté en mettant tout le monde dans le même panier, juges, police, prison, l’administratif, le judiciaire, le législateur, le gouvernement.

    Parce que ce faisant, vous vous interdiriez de rétablir l’équilibre là où il importe qu’il soit rétabli.

    Maintenant, les affaires impliquant des personnes proches du pouvoir sont-elles traitées comme toutes les autres?

    Clairement : non.

    Et oui, c’est scandaleux.

    J’ai « le sentiment » d’un scandale, mais c’est un sentiment paradoxal, et pas très « pur ». Parce qu’en y regardant de près, je vois – parfois – la justice fonctionner dans ces affaires, comme je souhaiterais qu’elle fonctionne avec tout le monde : en y mettant le temps, les formes, les moyens. Et donc le scandale n’est pas dans l’affaire en question, mais dans toutes les autres. Je cherche à ne pas me tromper de colère.

    Ensuite, une question se pose, que l’on a souvent du mal à se poser en tant que juristes (raison pour laquelle il ne faut pas laisser travailler les juristes tout seuls trop longtemps), qui est de savoir à partir de quel moment le droit doit être dépassé. Ou être brutalement rabattu à terre – soumis à un objectif stratégique – politique – face auquel il doit se contenter d’être un simple outil à son service, ou s’effacer.

    Une Real-Justice, comme l’on parle de Real-Politik.

    Je n’en sais trop rien en fait.

    La frontière du droit – comme toutes les frontières – demande à être explorée.

    Commentaire par Fantômette — 14/09/2010 @ 16:49

  23. bonjour Fantomette,

    J’ai un peu pris le temps de la réflexion avant de répondre à votre question : « quelle est la limite … ». Pour être honnête, j’aurais tendance un dire : l’esprit de la loi avant sa lettre. Par exemple, j’ai pris une prune car je n’avais pas changé la vignette d’assurance. Ok, je suis en rogne, mais bon, ce n’est pas le soucis. Quel est l’objectif de réprimer ceci : la forme et pas le fond.
    Soit je n’ai pas d’assurance et je mérite plus que les 35 euros de contravention
    Soit j’ai une assurance et je ne mérite pas ses 35 euros.
    Mon assurance assure à la société que s’il y a un soucis avec moi, je peux l’indemniser. Que l’agent verbalisateur me somme de me présenter avec mon certificat valide ou sinon amende de la mort, ce serait, à mon sens plus _intelligent_ et plus sécurisant pour la société. Car si ce même agent, verbalise quelques rues plus loin une voiture pour non apposition d’un certificat valide (35 euros), que cette voiture ne dispose pas d’assurance et me percute, son manque d’assurance sera une cause réelle et sérieuse d’emmerdes pour moi et ce putain d’agent dans son « travail » ne m’a pas protégé, il aura juste engrangé sa prime au rendement.

    C’est un point qui me semble important, car le _sentiment_ de justice ou d’injustice est tout aussi important qu’une réalité (subjective car personnelle) dans la construction de l’auto soumission sociale. Ainsi j’ai le sentiment que cette contravention est injuste et que la loi, même respecté par le menu, ne me protège plus mais me réprime.

    Mais cette représentation mentale de la « répression » se doit d’être mise en perspective avec l’observation de la « répression » des autres car la loi est également, sous une certaine forme, un pacte social qui nous engage tous. On peut dire, par exemple, qu’il est _injuste_ de ne punir qu’une personne d’un groupe de 5 également coupables. De même si dans la hiérarchisation sociale, ceux qui sont « au dessus » de vous peuvent avoir un comportement plus « lâche » avec la lettre de la loi (par exemple un vip de St quentin, pris en excès de vitesse qu’on ne poursuit pas) vous avez beaucoup de mal à ne pas sentir cela comme une forme de « répression » aveugle et injuste. Vous aurez du mal à ne pas voir cette loi comme un outil de répression d’un groupe sur l’autre. je veux absolument éviter de parler de « classes » car cela fausse un peu la réflexion.

    DONC, pour répondre à votre question, je ne parlerais pas de « limites » fixes, mais j’aurais tendance à penser (toujours dans ma représentation mentale de « l’exemple » – peut-être que je suis resté très jeune dans ma tête) que plus on monte dans la hiérarchisation social, plus la loi doit être strictement appliquée et plus on approche du bas, plus son application doit être lâche. Ce qui aurait également l’avantage de compenser un peu l’injustice sociale des différences.

    Commentaire par herve_02 — 15/09/2010 @ 14:35

  24. @ Hervé_02

    En fait, en parlant de frontière du droit, ou de moment où le droit doit peut-être être dépassé ,je ne pensais absolument pas à la question de l’équité ou de l’inéquité de la justice, que vous soulevez dans votre com’, mais plutôt à un exemple comme celui évoquée par Aliocha du procès de Douch, par exemple.

    Appliquer le droit à ce type de politique, à ce type de crimes, me semble parfois être à deux doigts de l’erreur de catégorie.

    On fait jouer au droit un rôle qui n’est pas le sien.

    Ce droit est entièrement contenu à sa propre surface. Il n’est plus qu’un rite, dont on attend l’accomplissement, dans toutes ses étapes, pour solder une situation de crise. Le procès n’est plus une procédure, une démarche, une construction, mais le simple lieu d’une attente, une tragédie dont l’issue est inéluctable et vers laquelle tout ce qui est dit ou fait, converge.

    Pour en revenir à votre com’, je dois vous dire que votre opinion est largement partagée dans mon entourage (entièrement constitué de non-juristes), et qu’elle m’a toujours laissée tout à fait perplexe.

    Je n’ai jamais bien vu où la logique coinçait exactement.

    Il y a deux dimensions à la justice, si vous voulez, mais pour être plus précis, il faudrait distinguer justice et équité.

    Si vous violez une loi (on partira du principe que c’est une loi « juste », au sens où, pour faire bref, vous ne contestez pas sa « raison d’être »), la sanction prévue qui vous sera infligée, au terme d’un procès équitable, est juste. Point.

    Le fait que d’autres personnes aient pu violer la même règle et rester impunis ne vient en rien modifier le fait que votre propre faute appelle une sanction. Il est possible d’y voir une inéquité, j’en conviens. Dans le langage courant, on pourra même dire que « c’est injuste ».

    Mais vous saisissez bien qu’il s’agit là d’une injustice qui vous concerne moins qu’elle ne concerne ceux qui ont échappé aux conséquences de leur attitude. Ce qui est « injuste », ce n’est pas votre punition, c’est l’impunité de ceux qui y ont échappé.

    Quant à votre dernière réflexion, elle appelle de ma part les remarques suivantes. Pour commencer, je suis une fervente adepte de l’exemplarité, donc, loin de moi l’idée de ne pas me montrer exigeante envers tous ceux qui, à quel que titre que ce soit, sont exposés à la vue de tous, ou ont pour mission de diriger ou encadrer autrui.

    Cela dit, je ne crois pas qu’il serait opportun d’aller jusqu’à renverser totalement la vapeur, et traiter les pauvres différemment, par compensation, parce qu’ils sont pauvres, me semble être en réalité une subtile variante de l’humiliation que vous souhaitez leur voir épargnée.

    On parle de religion dans les commentaires qui suivent le billet sur le Cambodge.

    Savez-vous qu’il existe une règle dans le judaïsme, qui dit : « n’exalte pas le pauvre dans sa querelle »? Dit autrement, il ne s’agit pas de prendre parti, pour l’un ou pour l’autre; il s’agit de rendre justice. Si l’on part du principe que la justice élève, vous concevrez qu’expulser les malheureux du champs de la justice, même avec de bonnes intentions, n’est pas nécessairement leur rendre service.

    C’est une conception du monde que j’ai fait mienne depuis bien longtemps.

    Commentaire par Fantômette — 22/09/2010 @ 23:58


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