La Plume d'Aliocha

31/07/2010

L’hommage de la BD à la littérature

Filed under: Salon littéraire — laplumedaliocha @ 08:38

Par Gwynplaine

Bonjour à tous.

Entrez, entrez, n’ayez pas peur, la porte est ouverte à tout le monde. Prenez place et servez-vous une Danette si le cœur vous en dit… Tout le monde est bien installé. Bien, commençons.

Le bilan

Après une année bien tassée de fonctionnement, il est l’heure de tirer un bilan de ce salon littéraire.

Que constatons-nous ? Que ce qui nous était d’abord promis – à savoir moult débats passionnés sur les mérites comparés de l’imbitable Dostoïevski et de l’indigeste Balzac – se fait encore attendre. Qu’en est-il aujourd’hui de cette promesse de politique en campagne : si ce salon s’ouvrit avec l’appétit effréné d’une jouvencelle qui paraît pour la première fois dans le monde – quatre billets en quatre jours ! –, force est de constater que celui-ci est retombé, tel la vigueur d’un académicien asthmatique. C’était le bon vieux temps, le temps d’avant la crise, le temps où l’on avait encore à cœur de lire et faire partager ses élans… Passé ce départ en fanfare, un billet mensuel nous était encore annoncé : l’on tint bon jusqu’en octobre et puis  pouf… la chute, le rythme s’effondra dramatiquement en d’épisodiques billets à la faveur d’un ouvrage abordant plus ou moins la question du journalisme. Nous voilà revenus au bercail, pas moyen de s’échapper, d’aller voir ailleurs si j’y suis. Toujours nous sommes ramenés dans l’univers des gratte-papier et autres pisse-copies. La faute à qui ?

Désignons un coupable

La faute à notre hôte bien sûr, qui délaisse le lieu pour aller cultiver son pré carré à coup de griffes, à la lumière de multiples éclairages, tout en se laissant aller aux réflexions libres que lui inspirent tour à tour les découvertes insolites d’un sex-toy canin au milieu des salades ou de 117 diamants dans la remise à outils.

Lorsque je suis arrivé dans ce salon, mes BD sous le bras, une vigogne famélique finissait péniblement les restes d’un tapis vaguement persan embaumant la vinasse, tandis qu’un homard quasi desséché entreprenait la rédaction de ses dernières volontés.

La rilance par la létérature[1]

Bref, l’été est revenu (enfin de chez moi, c’est pas forcément évident) et vous êtes bien en peine de savoir quoi lire à la plage. Et bien j’ai ce qu’il vous faut (même si la très jolie jeune femme qui a l’extrême bon goût de partager avec moi, en vrac, sa vie, sa passion de la littérature avec et sans images, et la moitié de ses gènes pour prochainement me donner une enfant des vendanges, me susurre tendrement : « Qu’esse tu fais ? Encore sur Aliocha[2] ?! Un billet, fais voir… Mouif, je sais pas s’il en vaut vraiment la peine ce bouquin. » Je te me l’ai vite fait renvoyée à son labeur domestique, moi. Non mais dès fois, y ferait beau voir qu’elle me dicte de quoi qu’y faut que je cause !).

Vous me connaissez, il s’agit encore de BD, mais il s’agit aussi bien de grande littérature. Et qui plus est, c’est un ouvrage qui comble ma passion des listes. J’ai nommé : 90 livres cultes à l’usage des personnes pressées, d’Henrik Lange (ça et là, 2010).

Imaginez la scène. Vous revoilà comme chaque été en votre lieu de villégiature favori. Et comme chaque fois, vous attendez avec un mélange d’impatience et d’anxiété la soirée-débat-rencontre autour de la littérature, qui a pour thème cette année Littérature, du XXème siècle à nos jours : bilan, perspectives et saucisses grillées. L’impatience c’est pour cette plantureuse suédoise aperçue l’an passé et dont vous avez repérer le nom parmi les inscrits à la soirée, avec son accent si charmant et sa passion des livres (vous pouvez à votre convenance la remplacer par ce beau surfeur hidalgo qui joue si bien du Tom Frager au coin du feu). L’anxiété c’est à cause de Martineau qui l’an passé lui a tenu la jambe pendant toute la soirée Littérature chevaleresque : l’Amour courtois au Moyen Âge et paëlla géante. Il fait chier ce Martineau avec sa culture à la con !

Donc j’ai le livre qu’il vous faut. Le pari est audacieux : il s’agit de résumer les 99  livres du titre en quatre cases chacun. Il y en a pour tous les goûts, de 1984 à Watchmen en passant par le Da Vinci Code, L’Odyssée, La Bible ou encore Le Procès.

Alors certes, ma douce et tendre n’a pas tout à fait tort[3], ce n’est pas la plus grande BD de l’année, mais l’exercice auquel se livre l’auteur est des plus réjouissants. Les raccourcis pris par l’auteur, les juxtapositions à l’emporte-pièce, les résumés à la hache créent des effets comiques parfois cruels, souvent ironiques, toujours drôles – évidemment, ça marche mieux avec les livres qu’on a lu. Tenez, jugez donc par vous-même avec À la recherche du temps perdu (et comme ça vous aurez un aperçu du dessin) :

© ça et là

En fin d’ouvrage une liste des livres nous est offerte qui permet de cocher ceux que l’on a lus.  On peut aussi s’amuser à ne lire que le résumé d’un livre pris au hasard à son entourage, pour qu’il essaie de deviner duquel il s’agit. Une petite BD parfaite pour les vacances, des milliers de pages de littérature pour 9 euros, ça vous ramène le kilo de chef-d’œuvre à un pris défiant toute concurrence. En ces temps de crise, c’est à ne pas négliger.


[1] Littérature d’été, je fais dans le néologisme lagardien.

[2] Je ne sais pourquoi, elle en conçoit une sorte de jalousie…

[3] T’emballe pas chérie, je n’ai pas non plus dis que tu avais raison…

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38 commentaires »

  1. @Tous : Gwynplaine me charge de vous transmettre ses excuses, il est parti en vacances hier soir et ne pourra donc répondre aux éventuelles questions des commentateurs. J’en profite pour vous indiquer qu’à partir de demain soir, les commentaires seront en modération préalable pour une dizaine de jours. En clair, vous pourrez les poster mais ils n’apparaîtront qu’à mon retour. Une simple escale d’ailleurs car je repartirai ensuite pour encore 10 jours. Fantômette, ce billet est truffé de liens, exprès pour vous, car je déteste l’auto-citation, mais pour une fois que j’avais le temps….

    @Gwynplaine : Très cher ami, je me demande encore comment j’ai pu avoir l’immense magnanimité de publier un billet aussi insolent à mon endroit. D’autres à ma place ne l’auraient sans doute pas fait : http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8578 😉 Je vous taquine bien sûr….Il est exact que le salon littéraire s’est endormi par ma faute. J’ai lu, mais moins pour cause de bouleversements d’ordre privé divers et variés depuis février puis de procès Kerviel et, surtout, j’ai disposé de moins de temps pour alimenter le blog. Sinon, votre affaire de homard desséché m’a rappelé vaguement un débat sur ce blog mais je n’ai pas retrouvé l’endroit, à mon grand désespoir, c’était très drôle de mémoire. Si un lecteur plus habile et pas encore en vacances trouve l’info, qu’il n’hésite pas à nous la donner. Je ne serais pas étonnée qu’il s’agisse des pitreries habituelles de Ferdydurke, Goloubchik et Tschok.

    Commentaire par laplumedaliocha — 31/07/2010 @ 09:06

  2. @Gwynplaine : J’oubliais : vous me paierez le « Dostoievski imbitable » et « l’indigeste Balzac ». Pour ces propos infamants, que dis-je, parfaitement blasphématoires en ces lieux je vous condamne à apprendre par coeur pour me la réciter dès la rentrée l’oeuvre intégrale de Marc Levy. Voilà qui vous apprendra à mépriser les monstres sacrés de la littérature.

    Commentaire par laplumedaliocha — 31/07/2010 @ 09:24

  3. […] This post was mentioned on Twitter by Pat, culture_fr. culture_fr said: L’hommage de la BD à la littérature (La Plume d'Aliocha): Par Gwynplaine Bonjour à tous. Entrez, entrez, n’ayez pa… http://bit.ly/cQ3XX3 […]

    Ping par Tweets that mention L’hommage de la BD à la littérature « La Plume d'Aliocha -- Topsy.com — 31/07/2010 @ 11:20

  4. @ Gwynplaine, à votre retour

    Ma première réaction à la lecture de votre billet a été de commenter par « Wharf! + 1! » (vous épargnant tout de même lol ou mdr) avant de réaliser qu’il méritait davantage qu’un borborygme numéroté issu des zygomatiques http://fr.wikipedia.org/wiki/Os_zygomatique (Je ne doute pas que vous sachiez déjà ce que sont ces os et muscles mais je trouve ces BD anatomiques rigolotes…)

    Compliments donc pour votre implacable synthèse -parfaitement dosée d’aimable impertinence- de la tenue sur un an de la rubrique « Salon littéraire » de ce blog. J’ose en outre espérer que votre courageuse dénonciation de l’ignoble traitement qu’Aliocha fait subir à ses animaux domestiques (tapis compris) fera activement l’objet par la SPA d’une reprise avec plainte contre X.

    Comme déjà précédemment, sans que j’ai eu à m’en plaindre, je vais suivre votre conseil et acquérir l’album en cause auprès de mon libraire préféré. Le seul truc qui me tracasse un peu, c’est ce questionnaire final sur les livres lus/non lus: se rendre compte qu’on est in fine un gros inculte doit être en effet moyennement plaisant.

    PS : de tout coeur avec vous pour l’exécution de la sanction Marc Lévy qui vous frappe…

    Commentaire par Goloubchik — 01/08/2010 @ 15:06

  5. Bonjour Gnynplaine,

    Vu que dans votre bar l’entrée n’est interdite à personne, j’y entre.

    Sur la relation entre BD et littérature, je sèche, vu que les deux éléments de l’égalité me sèchent les couilles comme si je les avais coincées sous un fer à repasser en appuyant bien.

    En revanche, j’ai carrément aimé des trucs qui n’ont rien à voir (vu mon ignorance, c’est fastoche) dans le domaine des U chronies:

    Brugeas et Toulheas, aux édition Akileos, « Block 109 ». A voir absolument, dans la catégorie coup de cœur et coup du cul: je les conseille franchement.

    En moindre, un peu re-sucé, les mêmes: « Etoile Rouge ». A voir, pour la curiosité ou la poire avant le fromage, comme on veut.

    Dans le même genre, très à la mode en ce moment (Philarête, si vous ne me lisez pas tout de suite je vous jure que je crève les pneus de votre caisse):

    « Jour J », chez Delcourt par Duval, Pécau et Buchet (ce dernier dessinateur de Sillage): le tome 1 est super(pour ma pomme qui vous parle, mais si vous n’êtes pas ok c’est votre droit le plus strict). A1ttention: il s’agit d’une série avec changeement de dessinateur et de scénariste à chaque volume.

    C’est une giclure de sperme sur notre pare brise. Un truc qu’on a envie de balayer par le ministère de l’essuie glace en attendant la suite. Et pourtant ça marche. Jour J est un programme: il s’édite au fur et à mesure de son succès. On prévoit donc notre plaisir. Et si ça marche on continue: c’est le piège de la tentation et il est tendu avec talent. Deux éditions sont en route, les autres suivent. A vous de voir.

    Autres sujets, HS:

    Jalmad, j’ai payé mes prunes avant de partir (je suis un bon garçon, hein?).

    Si un jour vous les voyez, dites leur, si vous avez la moindre estime pour moi, que:

    – Ce sont des (Bip) de (Bip) à la Mairie de Paris;
    – Ce sont des fils de (Bip) à la préfecture de police de Paris.

    En tout bien tout honneur, naturellement. Sinon, vous me manquez.

    @ Fantomette: je vous aime, arrêtez de discuter avec les canards. Bon, d’accord, discutez avec les canards. Oui, je sais, j’ai tort.

    @ Aliocha: je vous ai acheté un train qui part très loin mais qui ne vous empêchera jamais d’être catho et de droite.

    @ Physdémon: j’aime quand vous croyez en Dieu, ça me repose.

    @ Philarête: quand je vous compare, je vous admire. Vous vous y mettez quand, fichu papiste, à écrire ?

    @ Goloubchik: si j’écrivais comme vous, je me ferais la femme de mon éditeur (et même son mec). Vous savez ça?

    @ Mussipont: on s’est tous gouré d’urne, sauf à notre enterrement. Courage, moi qui suis contre vous, je suis avec vous, d’ailleurs, c’est vous qui m’avez donné l’exemple.

    @ Ferdi: lâchez la kriegspiel, personne n’y comprend rien, pas même ceux qui y jouent. Plusieurs défaites s’expliquent pour cette raison, mais aucune victoire.

    Je vous souhaite bonne continuation à tous.

    Je vais m’acheter des baskets.

    Et je vais voir l’Amérique: je l’aime. Et les Américains. Et les bagnoles.

    Retour si Dieu le veut à la rentrée.

    Profitez bien et baisez bien.

    PS: Augustissime et Arlequin, vous êtes des gros cons. Il faudrait songer à faire un club, ça nous changerait pas du tout du gouvernement, mais on sent bien à vous lire que vous êtes dépourvus de moyens, et ça, voyez vous, ça nous change.

    Bizzzou

    Aliocha : Tschok souffrant visiblement d’un léger surmenage à la veille des vacances, j’ai remplacé certains mots orduriers de son commentaire par un « Bip ».

    Commentaire par tschok — 06/08/2010 @ 18:05

  6. @ Goloubchik :

    Sachez quand même que, comme je le fais remarquer, il ne s’agit pas d’une bd incontournable. Elle est réjouissante, un exercice de style fort bien mené en somme. Mais certains pourront être rebutés par une certaine forme de répétition dans l’exercice. J’espère que vous y trouverez votre compte.

    Avec, on peut jouer à se faire réciter les résumés, pour voir si on reconnaît le bouquin en question.

    Sinon, sachez qu’à l’instar des non-voyants, des non-entendants et autres personnes à mobilité réduite, on ne dit plus « gros inculte » mais personne en friche.

    @ Tschok :

    Si vous aimez les u-chronies, essayez celle qui raconte ce qui se serait passé si superman était tombé 13h plus tard sur terre, à savoir en URSS… Ca s’appelle Red son, c’est pas mal du tout.

    So long Tschok, have a good journey.

    Commentaire par Gwynplaine — 12/08/2010 @ 22:40

  7. Au fait Goloubchik, j’aime bcp votre crâne de la deuxième ligne, à droite : c’est rigolo, on dirait qu’il se fend la poire.

    Commentaire par Gwynplaine — 12/08/2010 @ 22:43

  8. @ Ave Gwynplaine !

    Je profite de la fenêtre de tir qui vient de s’ouvrir sur le blog (avant qu’elle ne se referme pour un nouveau départ d’Aliocha à Pétaouchnok-les-Bains ou ailleurs) pour vous remercier de votre conseil de lecture.

    J’ai acheté et aimé 90 LCAL’UPP, et me suis aussi étonné de mon (très éphémère) sentiment primitif d’indignation au dézinguage de certains livres que j’ai particulièrement en affection (ainsi Trois hommes dans un bateau, littéralement exécuté, dérision sur dérision, de deux balles dans la tête).

    Ma principale qualité étant la curiosité (Pardon ? C’est un vilain défaut ? Alors je n’ai aucune qualité) et pour la petite histoire, j’ai par ailleurs été intrigué par la distorsion existant entre le nombre de romans (90 donc) annoncés et retenus dans l’édition en français et celui annoncé en début d’ouvrage pour le titre de l’ouvrage original suédois « 80 romaner fôr dig som har bråttom » (soit en textuel « 80 romans pour toi qui est pressé »). Manque 10, erreur de frappe ou quoi ?

    Il résulte deux scoops de ce journalisme amateur d’investigation (scoops dont je n’ose espérer même un chouïa très condescendant d’estime professionnelle de la part d’Aliocha) :

    1) L’information fournie dans l’édition française est inexacte car incomplète et les lois de l’arithmétique n’ont en conséquence pas été violées : BD suédoises sous le nez à l’appui, 90 LCAL’UPP a été élaboré à partir d’une sélection de bandes opérée dans DEUX ouvrages de Henrik Lange, à savoir « 80 romaner fôr dig som har bråttom » précité (édité en 2008) et « 96 romaner fôr dig som har fortfarande bråttom » (édité en 2009).

    2) Ces deux BD suédoises sont, dans le texte, INFINIMENT moins drôles que la VF. Tout le mérite de la composante drôlerie de la BD en français revient donc d’évidence non à l’auteur mais à la traductrice, Fanny Soubiran, qui a totalement imposé sa patte, avec une liberté dont je ne n’imagine pas qu’elle soit par ailleurs possible en littérature. Fanny, dont je ne doute pas qu’elle soit en outre charmante, est à n’en pas douter (si elle n’est pas déjà casée) un objectif ultra-prioritaire désignable à tout célibataire aimant rire et en recherche d’une copine idéale.

    PS : je serais curieux de savoir si les BD en suédois ont été éditées et traduites en langue rosbif et, dans l’affirmative, ce que donne le résultat.

    Commentaire par Goloubchik — 13/08/2010 @ 00:10

  9. Kof Kof… On va faire comme si j’avais écrit en (8) 4ème § « toi qui es » et non « toi qui est », OK ?

    Commentaire par Goloubchik — 13/08/2010 @ 00:35

  10. @ Goloubchik :

    Vous êtes suédophone ? Ne se pourrait-ce que, même à lire en suédois dans le texte, une certaine forme d’humour de la langue originale ne vous échappe ? Dans le cas contraire, je souscris alors très volontiers à votre analyse (rapport à la traduction). C’est d’ailleurs tout le problème d’une traduction : n’est-elle que simple transcription dans une autre langue ou est-elle fatalement adaptation ? (J’aurais personnellement tendance à verser dans la deuxième hypothèse.) Quand à ce qu’on prenne moins de libertés en littérature, j’ai ouïe dire par une personne dont l’excellence n’est plus à démontrer que les traductions de Poe par Baudelaire n’ont rien à voir avec la langue originale.

    En parlant de traduction, il m’a été donné de faire une intéressante expérience : j’ai lu un Kafka (il s’agissait du Procès, je crois) en suivant les conseils de Desproges, qui disait qu’il ne fallait lire Kafka qu’avec les traductions de Vialatte. Seulement je n’ai trouvé qu’une édition où la traduction de Vialatte avait été « enrichie » par certains ajouts (entre crochets, très désagréable pour la fluidité de lecture) d’un autre traducteur quand il n’était pas d’accord avec celle de Vialatte. Et bien figurez-vous qu’aucun de ses ajouts (et je dis bien aucun, m’étant amusé à tous les parcourir en une seconde lecture rapide) n’était justifié, le sens de chacun étant déjà contenu implicitement dans la phrase de Vialatte (qui était d’une précision chirurgicale dans l’emploi de la langue. Je ne crois pas avoir lu quelqu’un de plus précis que lui).

    Et sinon, in fine, z’êtes un gros inculte ?

    Commentaire par Gwynplaine — 13/08/2010 @ 17:47

  11. @ Gwynplaine

    Je parle et lis (très basiquement) la langue suédoise (sauf moult chansons à boire que je connais par coeur et chante durant les repas pendant des heures en sifflant de l’aquavit et en attendant patiemment que les locaux tombent raide de leur chaise; pas étonnant, boivent que du lait du lundi au vendredi midi, tout fout l’camp, leurs ancêtres vikings devaient être autrement plus endurants).

    J’ai donc certainement raté des subtilités mais le gros plus apporté au cas particulier par la traductrice me semble manifeste.

    D’abord car une… euh…connexion (très proche, blonde et désirable) causant à la perfection les deux langues m’a dit avoir trouvé ces BD drôles en VF mais beaucoup moins en VO (ceci étant je concède par avance la faiblesse statistique de cet argument).

    Mais la meilleure démo est certainement fournie par les textes en VO de la planche sur le livre de Proust par laquelle que vous avez justement choisi d’illustrer votre billet.

    Sans déc’, texto : 2ème dessin « bla bla bla bla bla bla bla bla bla »; 3ème dessin « bla bla bla bla bla »; 4ème dessin  » bla bla bla »…Le moins que l’on puisse dire est que Fanny Soubiran a fait du gros boulot et que Lange s’est légèrement fait déborder par la puissance du livre.

    T’ation, reste à créditer le dessinateur de l’excellente l’idée de départ qui est en sus, à mon sens, utilement servie par le graphisme enfantin des personnages.

    Autrement, question score, ça donne 35/90. Je suis donc un « en-friche de pas loin des 2/3 ». Pas de quoi pavoiser, loin de là. Je suis donc presque convaincu d’abandonner la fréquentation temporellovore de ce blog pour me réfugier dans la lecture des classiques 😉

    Commentaire par Goloubchik — 13/08/2010 @ 19:10

  12. B’soir Goloubchik,

    Vous parlez le suédois, mazette ! Ca doit être pratique chez Ikea. L’excellente personne qui partage ma vie (et que vous faites manifestement fantasmer) me demande si vous même vous ne seriez pas un grand blond costaud ?

    Sinon, c’est rigolo, je suis à peu près au même niveau de friche que vous 😉 (en considérant que la Bible, en bd – évidemment ! – ça compte). Pour ce qui est de délaisser le blog, je vous en prie, n’en faites rien : d’une part plus on lit de classiques plus on s’aperçoit qu’il nous en reste à lire, et d’autre part je n’ai pas de « d’autre part » mais j’avais envie d’écrire « d’une part ».

    Commentaire par Gwynplaine — 13/08/2010 @ 19:54

  13. Ah oui et sinon bien content que ça vous ai plu.

    Commentaire par Gwynplaine — 13/08/2010 @ 19:57

  14. @ Gwynplaine

    L’irrésistible déesse qu’est votre compagne fantasme bien à tort. D’abord car, nonobstant ce que peut raconter Gad Elmaleh, il est des grands blonds costauds qui ne valent pas tripette. Ensuite car je suis brun (aux yeux verts avec des étincelles d’or qui scintillent quand il rit ou est en colère), honnêtement bâti sans plus (mais avec un air naturellement sévère -sinon sinistre et méchant- qui permet usuellement de calmer rapidos la situation en cas d’accrochage automobile avec un excité dans son tort qui se permet en plus de la ramener). Enfin et surtout car elle n’a manifestement pas encore suffisamment mesuré à juste hauteur l’incroyable fortune qui est la sienne d’avoir croisé son destin avec le votre.

    Autrement, les vendanges c’est bien au mois de septembre ?

    Commentaire par Goloubchik — 13/08/2010 @ 21:59

  15. Oui les vendanges c’est bien en septembre :)Et justement, en terme de fortune, ma dame se dit qu’il serait p’têt temps de commencer à en mettre à gauche pour les études de l’enfant. Du coup je la soupçonne d’aller voir si elle pourrait pas la trouver ailleurs… (Et de me dire que brun aux yeux verts, c’est pas mal du tout également.)

    Commentaire par Gwynplaine — 14/08/2010 @ 00:25

  16. @ Gwynplaine

    Good ! J’apprécierai donc avec la plus grande indulgence les fautes de frappe dans vos interventions sur ce blog à partir de septembre : taper sur un clavier à 3h 12 du mat avec un nourisson revendicatif dans les bras n’est jamais chose aisée, même si vous disposez plus que d’autres d’un important stock d’histoires à raconter pour détourner son attention.

    La puissante inquiétude qui m’étreint subitement m’oblige toutefois à violer une des mes règles fondamentales de conduite : ne JAMAIS fournir de conseils d’éducation à des parents sauf si l’on trouve profit à se fâcher avec eux (ce qui n’est en rien le cas avec vous bien évidemment).

    Mais là -à supposer certes que vous ne soyez déjà le père reconnu et averti de multiples moutards- il y a quasi-urgence : le temps de la poussée des dents arrive toujours plus vite que calculé et les enfançons DEVORENT les livres au sens propre. Planquez en conséquence vos BD-incunables sur les étagères les plus hautes ! D’autant que ce sera leur revente qui vous permettra de régler le financement des études de Fruit de la Passion, dont Irrésistible Déesse se soucie déjà fort légitimement.

    Commentaire par Goloubchik — 14/08/2010 @ 11:48

  17. Mon cher Goloubchik,

    c’est une règle de conduite fort appréciable que vous vous imposez-là, tant il est vrai qu’au jour où vous décidez de vous reproduire, chacun se sens le droit de vous infliger son immense expérience pédagogique (qui se traduit souvent par un insupportable morveux occupé à vous conchier la tapisserie à coup de purée de carotte parce qu’il n’aime pas ça le cher ange…). Mais j’apprécie tout autant que vous violiez cette règle à mon endroit, d’autant que Fruit de la Passion est effectivement notre première esquisse. Ceci dit je n’ai point d’inquiétude parce que je ne sacralise pas un instant les livres (ni les bd) : Irrésistible Déesse et moi-même sommes bibliothécaire, et on ne sait pas assez que ce métier consiste également en la destruction de livre « désherbés ». Une bd est faite pour recevoir les premiers crayonnés d’enfants ! (Sauf les dédicacées, mais elles sont relativement rares chez moi). Mais je suis touché de votre sollicitude.

    Commentaire par Gwynplaine — 14/08/2010 @ 19:21

  18. bon, je crois que j’arrive après la bataille, je ne sais si quique ce soit va lire ce comm’, mais je tente ma chance.

    En réalité, une revendication envers Aliocha : Aliocha, me trompe-je, ou il s’agit d’un blog sur le journalisme écrit par une journaliste qui lit beaucoup, notamment DONC (ça, c’est le sens de la déduction du juge d’instruction, attention, c’est pas d ela merde)des bouquins écrits pas des journalistes, et qui, dans ce blog, a une rubrique conseil de ou suggestion, disons, c’est plus chic et moins péremptoire, de lecture ?

    ben voilà, il se trouve que personnellement moi-même, j’aime énormément lire des bouquins de journalistes. Sans déconner, je trouve les journalistes, quand ils sont bons, of course, brillants, avec cette faculté rare de vous faire comprendre un peu mieux le monde, et de nous faire, quand on les lit, avoiur le sentiment fugace de se coucher moins con le soir. Alors, siuoplé, pouriiez-pas, de temps en temps, nous chroniquer un récit d’un journaliste ? des classiques, des moins classiques ? histoire de nous donner envie, de nous filer des pistes, des idées de lecture.

    tiens, un petit exemple : je viens de découvrire qu’on été réédités récemment l’intégralité des articles et reportages de Joseph Kessel. Réussi à pas me jeter dessus car encore trop de trucs en attente dans ma bibli, mais ce sera probablement un de mes prochains achats.

    sinon, bonnes vacances à tous pour ceux qui en ont encore, avec spéciale dédicace à Tschok : pas pu m’empêcher de m’esclaffer en lisant qu’il partait aux états unis d’amérique of américa d’amérique…..allez Tschok, vous me direz, sans mentir, combien de fois vous aurez écopé d’un glacial « oh, don’t be so sarcastic »…

    et surtout, félicitations à M. et Mme Gwynplaine si j’ai bien compris (il me semblait qu’aux dernières nouvelles, c’était encore en cours…).

    Commentaire par jalmad — 21/08/2010 @ 16:09

  19. Thank you jalmad 🙂 You’re right, work still in progress…

    Commentaire par Gwynplaine — 22/08/2010 @ 20:03

  20. Hello tschok,

    Moi aussi je vous aime, mais vous ne devez en aucun cas jalouser les canards avec lesquels, certes, je discute régulièrement (dans le cadre d’une expérience éthologique rigoureusement scientifique comme vous ne l’ignorez pas), mais sans que cela vienne ôter quoi que ce soit à l’affection que vous porte ou au temps que je vous consacre, soyez-en certain.

    (Il en va de même pour les pies, naturellement).

    Bonjour jalmad,

    Si vous avez ce message dès à présent, j’espère que vous continuez de passer d’agréables congés. Si vous n’en prenez connaissance qu’à votre retour, eh bien, bon courage pour votre rentrée et accrochez-vous, le mois de septembre va tanguer.

    PS: s’il y a bien une chose dont un américain lambda est peu capable, c’est de se montrer glacial. IMHO.

    Bonjour Gwynplaine,

    Vite, viiiiiite, dormez, tant que vous le pouvez !

    (Après, il sera trop tard)

    🙂

    Commentaire par Fantômette — 23/08/2010 @ 12:14

  21. @ Fantômette :

    C’est gentil de vous inquiéter, mais nous avons trouvé la parade : nous avons prévu d’envoyer l’enfançon sur le Nostromo durant les trois premiers mois de sa vie.

    Commentaire par Gwynplaine — 23/08/2010 @ 17:44

  22. @ Gwynplaine

    T’ation, hein, faudra pas oublier de faire charger dans les cales du Nostromo ça :

    et surtout ça :

    http://www.achat-caen.com/pro6435-marque-de-calvados-dupont-calvados-LA-BOITE-A-CALVA.htm

    Commentaire par Goloubchik — 23/08/2010 @ 18:38

  23. @ Fantômette :

    Bonsoir, content de vous revoir sur le pont.

    Euh, on peut être mis dans la confidence pour les canards (des journaux ?) et les pies (des policiers ?) ou vous ne préférez pas pour des raisons -j’imagine- de sécurité nationale (ce que je peux perso tout à fait comprendre) ?

    Commentaire par Goloubchik — 23/08/2010 @ 18:47

  24. Hello Goloubchik,

    Contente d’avoir de vous savoir à bord, également, capitaine.

    En fait, tschok et moi communiquons par le moyen d’un code extrêmement sophistiqué par lequel les canards sont en réalité des pies, et les pies des canards. Mais – chhhhut… – je ne saurais en dire d’avantage sans compromettre ma couverture électronique, sans parler de celle de mon confrère, exposé qu’il est actuellement sur des terres hostilo-républicaines.

    (Et puis, les corbeaux nous écoutent trèèèèès attentivement, vous pouvez me croire).

    Bonjour Gwynplaine,

    Je ne voudrais pas vous effrayer, mais perso, j’ai pleuré toutes les nuits, entre 2 et 3 heures du matin, jusqu’à l’âge de deux ans.

    Il vous faut un plan B.

    Commentaire par Fantômette — 24/08/2010 @ 10:29

  25. @ Fantômette

    Vous êtes bien aimable mais je ne suis capitaine de navire que dans mon imagination.

    (Si vous saviez…)

    (Mais moi aussi j’ai mes secrets).

    Commentaire par Goloubchik — 24/08/2010 @ 12:16

  26. Aïe Fantômette :

    Vous mettez à mal notre belle assurance 😦 Un plan B, un plan B… Hélas, s’il n’était parti dispenser ses leçons en d’autres cieux, j’aurais bien demandé conseil au sieur Cyclopède, qui s’y entendait en insonorisation.

    @ Goloubchik :

    D’où donc vous est venue la science de ce que des racines profondes de Fruit de la Passion avaient creusé en terre normande ? Vous avez tapé juste mon cher.

    Commentaire par Gwynplaine — 24/08/2010 @ 12:53

  27. @ Gwynplaine

    Intuition masculine !

    Nan, je rigole, tout le monde sait que ça n’existe pas 😉

    En vérité, voyance-flash (c’est comme ça que j’ai prédit à tschok un destin à la Clavel et que j’ai pu vérifier qu’Irrésistible Déesse était effectivement aussi jolie que vous nous le narriez dans votre billet).

    Autrement j’ai aussi des talents de sourcier. Si un jour on vous coupe la flotte pour impayés, cela pourrait vous être utile.

    Commentaire par Goloubchik — 24/08/2010 @ 14:35

  28. @ Goloubchik,

    J’adore les secrets.

    Cela dit, le concept même dissimule un étonnant paradoxe. Car comment connaitrions-nous le simple mot de « secret » – comment aurions-nous eu l’idée du mot – si nos secrets étaient de vrais secrets?

    @ Gwynplaine,

    Je crois savoir que mes parents ont tout simplement fini par acheter mon silence, en fait.

    (Avec du chocolat).

    (« Le silence, et dort! » comme qui dirait. Hihi.)

    Commentaire par Fantômette — 24/08/2010 @ 19:00

  29. @ Fantômette

    Houlà ! Thématique terriblement riche que celle du secret.

    Qui s’inscrit aussi directement dans le fil de votre fort intéressant échange avec Aliocha dans le cadre du dernier billet en cours (pour tout vous avouer, je suis curieux de savoir si ce que notre hôtesse pourrait vous répondre en 21 correspond à ce que je pense 😉 )

    Cédant toutefois une fois de plus à mon tempérement taquin, je ne peux :

    – en premier lieu, manquer de m’interroger sur la proximité inconsciente éventuelle entre vos interpellations succesives ci-dessus en 28 à Gwynplaine et à moi-même (je précise que je ne permettrais pas cela avec Aliocha qui considère la psychanalyse comme l’Antéchrist)

    Il est en effet écrit ici (cf. avant-dernier § de la page 232) :
    http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=CPC&ID_NUMPUBLIE=CPC_029&ID_ARTICLE=CPC_029_0229

     » Piera Aulagnier montre combien le droit au secret est fondamental
    et doit être « une conquête du Je, le résultat d’une
    victoire remportée dans une lutte qui oppose au désir d’autonomie
    de l’enfant l’inévitable contradiction du désir maternel
    à son égard. »  »

    – en second lieu, manquer de m’interroger sur la question de savoir si il n’est pas dans la nature propre de certains secrets d’être, au sens propre, dévoilés, permettant ainsi d’appréhender (confusément certes) les mystères de la vie, à commencer par les rapports hommes-femmes.

    Pour illustrer ces obscurs propos, je ne trouve pas mieux à cette heure que l’exemple suivant:

    Commentaire par Goloubchik — 24/08/2010 @ 23:03

  30. @ Fantômette :

    (Et plus tard, ce n’est que pour réclamer votre argent de poche que avez retrouver la parole ?)

    (« La parole, et de l’argent » en somme…)

    Commentaire par Gwynplaine — 25/08/2010 @ 12:56

  31. @ Fantômette (en 28) :

    Je crois que le concept fut inventé par Polichinelle qui, lors d’une partie de cache-cache, avait confié à sa mère où était sa planquette. Il fut déconfit quand celle-ci révéla qu’il se cachait dans le tiroir.

    (Mais peut-être confonds-je avec autre chose, je vous avoue que j’ai la tête un peu sans-dessous-dessous en ce moment.)

    Commentaire par Gwynplaine — 25/08/2010 @ 13:01

  32. @ Gwynplaine (31)

    Si ce n’est que la tête, ce n’est pas bien grave. Sinon, restez au chaud chez vous 😉

    Commentaire par Goloubchik — 25/08/2010 @ 14:51

  33. @ Goloubchik :

    Oups, oui, c’était même pas exprès… Il s’agissait donc de sens-dessus-dessous 🙂

    Commentaire par Gwynplaine — 25/08/2010 @ 15:53

  34. @ Fantômette

    Je vois dois quelques heures d’insomnie (de tout bien tout honneur) sur les rapports respectifs de l’avocat et du journaliste avec la notion centrale de secret. Et sur la question de savoir dans quelle mesure la fonction fait l’Homme.

    Comme vous avez le sens de l’ellipse, je passe direct au par ces motifs.

    Vous êtes un avocat selon mon cœur (je souhaite seulement que vous ne vous découragiez pas un jour de parier par nature sur l’intelligence de vos clients, de vos confrères et des juges).

    Pareil pour vos commentaires sur les blogs. Une très forte exigence intellectuelle se marie parfois mal avec le respect et l’indulgence légitimement dus à l’entrepreneur doublé d’un créateur de liens qu’est le blogueur régulier, mais l’esquisse de l’approche d’une vérité ne peut s’opérer que dans la contradiction.

    Ah oui, je pense aussi que vous auriez fait un excellent juge d’instruction.

    Et même (à condition probablement de vous charcuter préalablement certaines zones du cerveau), un tueur à gages de première catégorie. Rationnel, méthodique, avec violence (le juste nécessaire) mais sans haine. Plop-plop. Contrat suivant.

    J’arrête là (je deviens, comme tschok en 5, sentimental, et ce n’est pas dans ma nature profonde 😉 )

    Commentaire par Goloubchik — 25/08/2010 @ 21:49

  35. Bonjour Goloubchik,

    Eh bien… lorsque votre nature souterraine – et secrète, donc – affleure sous votre nature profonde, les mots manquent pour vous remercier. Je suis touchée 🙂

    Vous avez trop dissimulé de vous-même pour que je puisse tenter à mon tour de vous faire rougir, il faut donc que je m’en abstienne.

    Vous savez, dans le fond, je suppose que les secrets, et le silence qui les dissimule, sont plus souvent les alliés de l’avocat que ceux du journaliste. L’épistémophilie est peut être une tournure d’esprit commune aux meilleurs représentants de ces deux professions, mais les premiers doivent parfois à leurs clients de thésauriser un savoir que le public des seconds leur commande de publier.

    PS : je vous promets de parier toujours sur l’intelligence de mes interlocuteurs. Je perdrai parfois, sans doute, mais je crois que l’on perd bien plus à gagner le pari inverse.

    Commentaire par Fantômette — 26/08/2010 @ 15:54

  36. @ Fantômette

    Si vous avez à prendre ce soir le volant, je vous saurai infiniment gré de bien vouloir être tout particulièrement prudente.

    Avec toutes les étiquettes que je vous ai pour ma part collées sur le front, je balise à l’idée que vous pourriez vous encastrer dans un autobus 😉

    Ou un garde républicain en fin de service rejoignant son cantonnement sur son hippomobile.

    Commentaire par Goloubchik — 26/08/2010 @ 19:34

  37. @ Goloubchik,

    Arf. Mais je ne crains pas les étiquettes.

    Elles ne me dérangent pas – à plus forte raison lorsqu’elles sont si gentiment choisies.

    (Je vois à travers)

    🙂

    Commentaire par Fantômette — 26/08/2010 @ 20:57

  38. […] fil du temps – me connaissent pour avoir commis par le passé quelques billets (ici, là, et puis là ou encore ici, sans oublier celui-ci et le tout premier de la série)  principalement sur la […]

    Ping par La bande dessinée du réel | La Plume d'Aliocha — 02/04/2013 @ 13:30


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