La Plume d'Aliocha

04/02/2010

Du calme, amis corses, c’est pour rire…

Filed under: Dessins de presse — laplumedaliocha @ 19:31

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22 commentaires »

  1. Amusant.

    (Mais je ne suis pas corse. ^^)

    Commentaire par Kemmei — 04/02/2010 @ 22:34

  2. bon , c’est total hors sujet mais bon… je viens de lire le compte rendu du saccage des exemplaires de direct matin sur le site d’un quotidien national .
    Ce qui me mets hors de moi , ce sont les réactions habituelles , genre les ouvriers du livre , tous des stals anti démocrates bla bla bla bla . Mais Loulou ces gens la bossent 362/365; la nuit; le samedi soir pendant que tu ramones .. le dimanche matin pendant que tu t’agenouilles …
    Alors lâchez nous!!!!! Nous sommes ouvriers , oui nous avons des salaires décents, justes,et tous les ouvriers devraient avoir le même niveau de salaire !!!!
    Y’en a marre de se faire taper dessus injustement !!!! Ce ne sont pas les salaires des Imprimeurs qui font que la Presse va mal, mais plutôt la collusion avec le pouvoir, l’exécutif; l’auto centrisme, la mauvaise qualité du produit tout simplement !
    Désolé Aliocha , gout de gueule poussé ici !!! Vous supprimez, déplacez … c’est votre espace .

    ps Je ne suis pas (plus) syndiqué au Livre ni ailleurs d’ailleurs 😉

    Aliocha : Comme vous êtes gentil, je laisse le coup de gueule 😉 Néanmoins, ne divinisez pas les ouvriers du Livre, je vous prie. En 2006 le salaire d’un rotativiste était de 3400 euros par mois pour 32h30 de travail hebdomadaire. Sachant qu’un dépassement d’une minute donne droit à une heure sup payée entièrement, le salaire monte à 5200 euros et à 6400 euros pour un responsable de rotative sur 14 mois et avec neuf semaines de congés payés par an. C’est l’équivalent du salaire d’une rédacteur en chef qui a 20 ans de maison et qui bosse plus de 32,5 h par semaine, croyez-moi. (infos Emmanuel Schwartzenberg – Spéciale dernière – Calmann Lévy 2007). Vrai ou faux ? Selon le même auteur, un accord conclu entre l’Etat et les syndicats de presse pour négocier un plan de retraite anticipée et alléger ainsi le coût de fabrication des journaux en 2005 devrait coûter 250 millions d’euros dont 46% à la charge du contribuable. (j’ignore ce qu’il en est aujourd’hui de ce plan, mais vous êtes peut-être au courant ?). Toujours est-il qu’il est parfaitement inacceptable que ces gens osent en plus détruire des journaux. C’est même parfaitement écoeurant, mais vous me direz, on a eu de la chance, ils auraient pu malencontreusement péter une roto en laissant tomber un outil, n’est-ce pas ?

    Commentaire par lelongtarin — 04/02/2010 @ 23:33

  3. Hi, hi, les bourgeois ont les boules quand les ouvriers s’organisent. Ces cons de journalistes n’ont qu’à en faire autant, les gros jaloux.Bien évidemment que les gars ont raison, et que c’est pas à cause des ouvriers du livre que les gens de lisent plus les torchons.

    Aliocha : les « cons de journalistes » vous saluent bien bas et sont fiers au passage de ne pas être assez cons pour bousiller leur instrument de travail. Quand il n’y aura plus de journaux, ils imprimeront quoi vos ouvriers du Livre, dites-moi ? Et ils le trouveront où l’argent pour payer l’essence de leurs mercedes ? Voyez-vous ce qui m’intéresse dans cette anecdote, c’est que je les trouve aussi cons que les traders vos chers ouvriers. Ils bousillent leur gagne pain et ensuite ils obligent tout un secteur économique à aller pleurer misère auprès de l’Etat pour se retrouver finalement à la charge du contribuable. Remarquable en effet.

    Commentaire par Gilbert — 05/02/2010 @ 03:01

  4. Pour répondre à Gilbert, les journalistes qui s’organiseraient pour gagner autant, à travail égal, que les ouvriers du livre ça donnerait un journal tellement hors de prix que personne ne l’achèterait.

    Commentaire par Barbara — 05/02/2010 @ 07:24

  5. A noter quand meme que vous avez reussi a placer un lens-flare sur le dessin sans que ca fasse trop kitsch … respect !
    Sinon, sur le fond, je suis fan de votre humour, continuez je vous prie !

    Commentaire par Ferdi — 05/02/2010 @ 08:55

  6. Sinon, une question technique me taraude, votre lettrage est superbe et on voit bien qu’il a une base manuscrite, vous utilisez quoi comme police de caracteres, une faite maison ?

    Commentaire par Ferdi — 05/02/2010 @ 08:59

  7. Amusant 😉
    Un petit sourire le matin ne fait jamais de mal.

    Si j’entre dans le débat du syndicat du livre, ça va déraper. Comme ce n’est pas le sujet, je m’abstiens.

    Aliocha : Ne vous gênez surtout pas, feu vert ! 😉 Au demeurant, je trouve amusant que cette discussion surgisse sous un dessin en lien avec le terrorisme, il y aurait comme un lointain rapport, vous ne trouvez pas ?

    Commentaire par Testatio — 05/02/2010 @ 09:40

  8. terrorisme et ouvriers du livre….. voila qui pourrait donner des idées !

    Commentaire par misty — 05/02/2010 @ 11:37

  9. Aliocha, j’aime bien votre réponse à Gilbert. Et félicitations, je crois que vous tenez pour votre blog votre premier troll de gauche! 😉

    Aliocha : Cher Mussipont, je suis toujours sûre de vous voir débarquer dès que ça sent un peu la poudre 😉 Au fond je me demande parfois si je ne partage pas votre goût pour la castagne, même si je trouve cela moralement regrettable.

    Commentaire par Mussipont — 05/02/2010 @ 16:37

  10. @Aliocha : Alors, si j’ai l’autorisation…

    J’aimerai illustrer mon propos par un petit lien vers Wikipédia (Syndicat général du livre et de la communication écrite CGT), et notamment les affaires qui y sont citées.

    J’ai l’impression que ce syndicat (si on peut encore l’appeler ‘syndicat’), a oublié qu’elle était ici pour défendre des salariés et un secteur d’activité. Le fait que les ouvriers soient payés des milles et des cents ne m’émeut pas. Qu’ils ne s’étonnent pas de perdre des parts de marchés… quoique, est-ce vraiment leur problème ? Tant qu’ils sont payés.
    Nous avons ici le parfait exemple de niche fiscale qu’il faudrait supprimer. Mais, quand on voit ce qu’ils peuvent faire pour conserver leurs privilèges, ca fait froid dans le dos. Je dis ‘privilège’, parce que c’est effectivement ça. Au dépend des autres, on s’occupe de sa petite personne quitte à mettre sur la paille tous les autres. Pour des syndicalistes,(et personnes plutôt de gauches) on a l’impression que l’individualisme et l’argent roi est maître en la demeure. Les belles paroles qui nous bassinent sur l’entraide, le bien être générale et la solidarité… ya plus personne quand ça concerne sa petite personne !

    J’ai encore le souvenir de ’20 minutes’, lorsque ce fameux quotidien gratuit a vu le jour. Les premiers mois, il fallait avoir le coeur bien accroché pour oser le distribuer. Blocage des presses, destruction des journaux (Oui, c’était finalement plus intéressant de détruire un stock payé que laisser les feuilles blanches) et les distributeurs mystérieusement passé à tabac sans qu’on puisse trouver les agresseurs…

    Alors, non content d’avoir un monopole, lorsque des nouveaux arrivent sur le marché, faut les mettre au pas ? J’aimerai connaître votre opinion concernant Microsoft.
    A mes yeux, Microsoft a au moins le mérite de se plier à la loi…

    Je rajouterai que le syndicat a tellement poussé loin le vise de ses privilèges, que lorsque vous créer une boite de presse, c’est le syndicat du livre qui vous impose les salariés. Ceci afin d’être sur d’avoir un pouvoir de contrôle total sur votre boite en cas de litige…

    Je me suis amusé à chercher la part de marché de la presse française des publications en France. Je ne vous apprendrez rien que l’Italie et l’Allemagne gagner plusieurs millions sur votre dos finalement. Savez vous qu’il est plus avantageux d’éditer un livre en Chine pour le diffuser en France, plutôt que l’éditer en France ? Et pourtant… je vous laisse imaginer le prix du transport…

    Commentaire par Testatio — 05/02/2010 @ 18:19

  11. Hi, hi, hi, je peux pas m’empêcher de continuer à rire quand je vois toutes les conneries racontées sur le syndicat du Livre alors que du côté des syndicats de journalistes, c’est pas plus reluisant souvent, mais pour d’autres raisons. Une petite expérience à « Sud-Ouest » me donne l’occasion de vous narrer une petite histoire concernant un journaliste viré parce qu’il en avait marre de bosser 70 heures payées 39. Il ne trouvait rien à redire s’il fallait bosser le soir, le week-end (c’est l’actu qui commande) mais ne trouvait pas normal de ne pas pouvoir récupérer les heures sup’. Il n’a trouvé aucun soutien parmi ses collègues, sauf un mec du SNJ placardisé depuis. La plupart des représentants syndicaux, du côté des journalistes, ne s’étaient jamais bougé le cul pour défendre un collègue. Ils étaient syndiqués pour avoir des heures de délégation. La seule journée de grève que les journalistes aient jamais faite à Sud-Ouest, c’était au moment de la menace sur l’abattement fiscal des 30 % (remplacé depuis par une somme forfaitaire). C’est dire le niveau de corporatisme !
    Pourtant il y avait de quoi se mobiliser dans une boite qui avait tout du Moyen-âgeux. Le droit de cuissage à l’embauche, je peux vous dire que c’était pas du fantasme (y-a prescription, je peux me permettre, j’espère que c’est plus comme ça aujourd’hui).

    Pour revenir à la question du temps de travail, le discours ambiant c’était : « un journaliste ne doit pas compter son temps ». Ben oui, il fait un métier merveilleux, donc pour un peu il devrait payer pour bosser.
    Le gars qui s’est fait virer a obtenu le soutien des mecs du Livre, c’était insupportable pour les journalistes. Et il a fini par gagner aux Prud’hommes. Inutile de dire que la situation financière de « Sud-Ouest »était florissante malgré que le Livre avait obtenu pas mal d’avantages pour les salariés qu’il défendait. Et bien sûr les journalistes ne pouvaient saquer les ouvriers du Livre parce qu’ils étaient mieux payés qu’eux (ça paie pas toujours de lécher le cul du patron).
    Inutile de vous dire quel genre de syndicalisme je préfère.

    Aliocha : ce qui paie en effet avec le livre, c’est le chantage à la destruction des journaux, au blocage de leur distribution, ou à la destruction des rotatives. A part Emilien Amaury,propriétaire courageux du parisien, personne ne s’est jamais dressé contre le Livre, les éditeurs ont toujours eu trop peur. D’où les salaires mirobolants des ouvriers qui alourdissent d’autant les coûts de fabrication des journaux. Il faut dire que lorsque Amaury a osé défier le Livre en 75, vos amis ont attaqué les camionnettes du journal, assiégé les imprimeries, bloqué l’autoroute, investi les tours de Notre Dame, commis un attentat à la Bourse, j’en passe et des meilleurs. Le conflit aurait pu durer si Emilien Amaury n’était mort des suites d’un accident de cheval sur lequel continue de peser le mystère, en 77. Au début du conflit, le Parisien diffusait à 775 000 exemplaires, trois ans plus tard, il était tombé à 550 000. Vous voulez qu’on parle aussi des rouleaux entiers de papier volés par vos petits camarades dans les imprimeries pour être envoyés à leurs camarades à Cuba ? Ils ne faisaient pas dans la dentelle dites-moi, 200 tonnes par mois (trafic découvert en 1987) ! Ou bien du stock d’armes découvert dans un dépôt des NMPP à Saint Ouen en 1991 ? 5000 fusils, sans compter les carabines de grande chasse, pistolets, armes de guerre stockées là par vos copains à la suite de la faillite de Manufrance, fabricant d’arme et…éditeur du Chasseur français. Une manière de se préparer en cas de grand soir je suppose….Ou bien des vols de journaux commis en 2003 pour un total de 3 millions d’euros, journaux revendus à moitié prix aux kiosquiers. Y’a pas de petit bénéfice n’est ce pas, même pour les gros salaires. Ceux que le syndicat du Livre intéresse peuvent lire le courageux ouvrage d’Emmanuel Schartzenberg « Spéciale dernière – Qui veut la mort de la presse française ? » Calmann-Lévy – 2007. Vous verrez, c’est proprement hallucinant.

    Commentaire par Gilbert — 06/02/2010 @ 02:15

  12. Claude Soula, du Nouvel Obs’ lance un coup de gueule bienvenu contre le Livre : http://claude-soula.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/02/05/le-secret-qui-musele-les-quotidiens.html#comments

    Commentaire par laplumedaliocha — 06/02/2010 @ 12:52

  13. Finalement, le syndicat du livre en France me font beaucoup penser au syndicat des camionneurs des USA (version gauchiste, oeuf corse), non?

    Commentaire par Mussipont — 06/02/2010 @ 13:37

  14. me fait penser….

    Commentaire par Mussipont — 06/02/2010 @ 13:37

  15. Merci de ne pas répondre aux arguments exposés concernant les syndicats de journalistes…

    Aliocha : mais je vous en prie….Il ne me semble pas au demeurant que vous ayez répondu, et moins encore contesté, les informations que j’évoque sur le Livre.

    Commentaire par Gilbert — 07/02/2010 @ 02:17

  16. Mais qu’est-ce que j’en sais. Vous racontez des trucs qui datent de 30 ans. J’étais dans les langes. Mais vous qui êtes journaliste et donc qui savez tous ce que les blogueurs qui ont la prétention de faire du journalisme ignorent, vous pouvez peut-être nous éclairer sur le rôle des syndicats de journalistes pour contrecarrer l’effondrement de la presse écrite. Maintenant que le Livre a été mis au pas un peu partout, faut peut-être trouver d’autres explications, non ?
    Par ailleurs, je serais assez curieux se savoir pourquoi, alors que la presse est un des secteurs les moins rentables, voire même une danseuse qui coûte du pognon (notamment à cause des vilains de la CGT), pourquoi des Bouygues, Rothschild, Dassault, etc, qui ne sont pas des philanthropes, investissent dans ce secteur ?

    Commentaire par Gilbert — 07/02/2010 @ 14:44

  17. Bonjour à tous. Je trouve, en effet, très amusant de voir que mon dessin, qui traite du terrorisme, ait fait dévier le débat sur le syndicat du Livre ! Enfin, pour le sieur Ferdi, la police de caractère est le Anim-Ace. Elle a été légèrement retouchée sous Illustrator.

    Commentaire par Le dessinateur — 08/02/2010 @ 08:52

  18. @Gilbert : Peut être connais-tu ce qu’est une niche fiscale ? Alors, les philantropes (qui ne le sont pas tant que ca) investissent là où l’argent est exonéré de charges. Ceci s’appelle de la gestion de patrimoine. Dommage que vous m’aillez pas donner votre opinion sur Microsoft.

    Les affaires dont parlent Aliocha sont sur Wikipédia. (simple recherche sur « Syndicat du livre »). Cette source d’information est peu fiable (étant donné que tout le monde peut modifier les pages), il faut effectivement chercher plus en avant pour recouper les informations. Le livre qu’Aliocha propose est, par exemple, une autre source d’information. Le site internet du syndicat du livre ne parle étrangement pas de ces détournements qui se sont fait, au passage, aux détriments des ouvriers du livre.
    Le soutient du Livre sur un journaliste est louable et mérite publicité. Mais est-ce son travail ?

    Pour eviter tout débat stéril, il faudrait avoir les % de charges sur 1 journal. Mais quoiqu’il en soit, sans journaliste… pas de journal, pas de ‘Livre’.

    Commentaire par Testatio — 08/02/2010 @ 10:48

  19. Il aurait sans doute été plus prudent d’équiper la Corse d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques…

    @ Aliocha

    Chose promise, chose due… 😉 Ceci dit : «  Au fond je me demande parfois si je ne partage pas votre goût pour la castagne, même si je trouve cela moralement regrettable. » c’est un peu comme le chocolat, non? On regrette mais c’est si bon…

    @ Mussipont en 13

    +1. Il est aussi vrai que vous aimez l’odeur de la poudre, un trait de wargamer sans doute!

    @ Goloubchik

    J’ai commencé à m’y plonger. Merci.

    Commentaire par Ferdydurke — 09/02/2010 @ 13:09

  20. @ Aliocha et Ferdyduke : c’est pour ça que j’aime internet, se castagner sans risquer de prendre une mandale dans la tête! Et Ferdyduke, bonne remarque, si vous saviez les discussions homériques que nous pouvons avoir entre wargamers comme par ici : http://www.lestafette.net/forum.htm

    Commentaire par Mussipont — 10/02/2010 @ 10:47

  21. @ Ferdydurke

    Et voilà, je me demandais où vous étiez, vous me manquiez un peu et hop, voici que vous surgissez pour, dans le cadre d’un de vos nouveaux business plans, envisager de couvrir d’abominables éoliennes ce paradis terrestre qu’est la Corse…

    Je donne derechef l’ordre de convertir mes actions Nobel en nature. Vous pouvez provisionner en compta de constants travaux de reconstruction et exorbitantes primes d’assurance. Non mais!

    Commentaire par Goloubchik — 15/02/2010 @ 22:59

  22. ha ha ha , excellent !

    Commentaire par Ydel — 12/03/2010 @ 20:15


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