La Plume d'Aliocha

08/01/2010

Cent chroniques judiciaires du Monde

Filed under: Coup de chapeau !,Salon littéraire — laplumedaliocha @ 11:17

Le journal Le Monde a eu l’excellente idée de publier un ouvrage rassemblant les articles de ses chroniqueurs judiciaires sur les grands procès en France depuis 1944. Vous y trouverez un article par affaire, illustré de très belles photos qui sont de véritables documents historiques et accompagné  de précisions sur le dossier  ainsi que sur l’auteur du compte-rendu d’audience. De quoi entamer un passionnant voyage dans l’histoire mais aussi au coeur du monde judiciaire et surtout de l’humain. Du procès Petiot (Ah! Le regard de Petiot) qui ressucite au passage le grand René Floriot, cette légende du barreau dont le récit des exploits a bercé mon enfance, à Clearstream, Pascale Robert-Diard  et Didier Rioux ont fouillé  dans les archives du grand quotidien pour retrouver ces trésors journalistiques. C’est Pascale qui a eu la gentillesse de me l’adresser, qu’elle en soit ici remerciée. Je l’ai ouvert un soir tard en rentrant d’un dîner et ne l’ai laché que de force, trois heures plus tard parce qu’il fallait bien travailler le lendemain. J’étais saisie, électrisée, emportée au fil des affaires, bondissant de l’une à l’autre, émue par un témoignage, enchantée par une prouesse de style, fascinée par une photo.

Du « faciès de batracien » de Petiot à « l’incandescence » de Villepin, 60 ans de justice

Comme le souligne Laurent Greilsamer dans sa préface, la force du Monde en matière de chronique judiciaire, c’est qu’il parait en milieu de journée. Dès lors, quand les autres chroniqueurs doivent quitter la salle avant la fin de l’audience pour boucler leur article du lendemain matin, ceux du Monde restent jusqu’au bout et assistent parfois, comme ce fut le cas dans l’affaire Outreau, à des retournements majeurs qui échappent à leurs confrères. L’autre grande force, sur laquelle les auteurs glissent pudiquement mais qu’il faut bien révéler ici, c’est la qualité des regards et des plumes. Quand Henri Magnan décrit l’entrée de Petiot dans la salle et qu’il évoque son« faciès de batracien où tout semble flétri, fané, éteint », on croit soudain le voir se dresser devant nous, cet homme qui a « la mort dans les yeux« , on croit entendre son « flot gluant de parole ». Et le lecteur solitaire soudain s’installe dans la salle bruissante de monde, écoute craquer le parquet sous les pas des avocats, respire l’air lourd du prétoire où se rejoue en un acte la tragédie de la condition humaine.  Et lorsque, un demi-siècle plus tard, Pascale Robert-Diard nous dépeint le choc Villepin-Rondot dans le dossier Clearstream, on reste le souffle suspendu : « Soudain il n’y a plus que ces deux-là. Le général et l’ancien premier ministre. Le militaire et l’homme politique. Le témoin et le prévenu. La rigueur, la sécheresse, la prudente économie de l’un. La passion, l’incandescence, la puissance dialectique de l’autre. Philippe Rondot et Dominique de Villepin font face au tribunal. Deux mètres à peine les séparent, la même tension les unit. S’il fallait ne retenir qu’un seul moment des trois semaines déjà écoulées du procès Cleartream, ce serait cette confrontation de deux hommes, le premier jouant son honneur, le second son destin ».

« Grandeurs et misères des procès »

Le chroniqueur judiciaire ne sort aucun scoop, il ne découvre rien qui ne soit public,   il est juste là où les appareils d’enregistrement n’ont pas droit de cité, où ses lecteurs trop nombreux et surtout occupés ailleurs n’ont pas la possibilité de se rendre, armé de son seul stylo, installé sur une banquette de bois inconfortable, immergé dans un drame qui n’est pas le sien mais qu’il fera nôtre à travers son récit. Il est nos yeux et nos oreilles, et il observe pour en rendre compte cette chose étonnante qu’est un procès.  « Le sang, s’il reste dans les mémoires, a séché. Le fait divers a été lavé, nettoyé de ses scories. L’histoire terrible ou surprenante, sacndaleuse ou fascinante, est devenue présentable: le crime a été passé au tamis policier, judiciaire, médiatique. (…) Grandeurs et misères des procès. Le crime est mis à distance et ressuscité. L’audience strictement codifiée, permet tout à la fois de le revivre et de l’exorciser. C’est une affaire de passion dans laquelle la politique et l’histoire ne sont jamais loin » écrit joliment Laurent Greilsamer.

Les passionnés d’histoire plongeront avec intérêt dans ces documents qui ressuscitent à travers des procès que nous connaissons et d’autres que nous avons oubliés, notre passé proche mais révèlent aussi l’évolution de la société, des moeurs et de la justice elle-même. Les gens de justice apprécieront d’ouvrir le grand livre de leur mémoire collective. Mes confrères salueront sans doute la performance journalistique et peut-être ce livre, dans la tourmente que nous traversons, leur rappellera-t-il la valeur de notre métier et leur donnera-t-il envie de porter encore très loin et très longtemps le flambeau du journalisme. Pour ma part, au-delà de toutes ces vertus, j’ai trouvé que c’était un extraordinaire concentré d’humanité. Au fil des pages, c’est nous que nous découvrons, nos passions, nos rêves nos errements et nos douleurs.

Note : voyez ce billet d’Eolas sur l’une des affaires racontées dans le livre. Par ailleurs, je signale que Le monde a sorti également les 100 grands reportages parus dans ses colonnes entre 1944 et 2009. Références : Le Monde – Les grands procès – Editions Les Arènes. 566 pages, 24,80 euros et Le Monde – Les grands reportages. Editions Les Arènes- 568 pages, 24,80 euros.

Mise à jour du 12 janvier : voyez également l’article de Pascale Robert-Diard, signalé par Karam que je remercie au passage. Elle y décrit le rôle du chroniqueur juidciaire.

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16 commentaires »

  1. Je l’ai acheté hier!!!! Il est juste sublime, déjà c’est un beau livre à mettre en valeur ds sa bibliothèque, mais en plus c’est un régal de lecture. J’ai découvert les chroniques judiciaires avec le blog de PRD et là je découvre ses prédecesseurs… Seul bémol comme vous le dites, il faut bien aller travailler!

    Aviez-vous lu l’autre anthologie du monde sur ses meilleurs articles? Dans la même collection? Je me demandais s’il était aussi intéressant et didactique que celui-ci…

    Aliocha : on me l’a offert à Noël, mais je ne l’ai pas encore commencé 😉

    Commentaire par Caro — 08/01/2010 @ 11:41

  2. Très beau billet, qui donne vraiment envie de foncer en librairie… Merci!

    Commentaire par Ficelle — 08/01/2010 @ 11:51

  3. Bonjour, outre rajouter que ça donne vraiment envie de le lire, votre billet m’amène à vous demander :

    Est-ce que les chroniques judiciaires participent vraiment du même journalisme que le politique ou le fait divers ? Il parait tellement … subjectif, tellement ambiancé, tellement emprunt d’émotion et de ressenti que je m’interroge sur sa nature. Tout n’y est que stature, ton, attitude et au final, le fait semble si lointain, si accessoire …

    Est-ce une voix à part dans le journalisme ?

    Pourquoi s’attache t’il à une espèce de dramatisation, au final agréable et efficace, plutôt qu’au simple récit verbatim ?

    Pour avoir suivi, en dilettante le procès Clearstream, j’ai eu l’impression de suivre un feuilleton télévisé, avec ses climax, ses cliffhanger. J’ai eu l’impression, suivant les auteurs et les points de vue, que l’on voulait me faire partager quelques sentiments vis à vis de tel ou tel; respect, défiance, sympathie…

    C’est pourquoi ce me semble une discipline à part du journalisme. Peut-être même assez à part pour nécessiter un autre nom.

    Aliocha : c’est l’un des mille et un visages du journalisme. Je ne crois pas qu’il soit plus subjectif qu’un autre, il est simplement plus lourd d’humanité et donc d’émotion, de rires, de larmes, de postures, de rebondissements à raconter. Comme il est très humain, il impose de restituer les infimes variations d’ambiance, de camper les personnages, de montrer comment se construit la vérité judiciaire. Ce n’est pas le journaliste qui dramatise, c’est le sujet qui est dramatique. Je ne désespère pas de convaincre un chroniqueur judiciaire de parler de son métier, ici ou ailleurs. Pour avoir un peu exploré le sujet il y a quelques semaines en interviewant l’un d’entre eux, je peux vous assurer que leur job est absolument fascinant.

    Commentaire par Karam — 08/01/2010 @ 13:06

  4. Et moi, si je veux avoir la gentillesse de vous adresser en service de presse un ouvrage tout aussi excellent, je fais comment ?

    Aliocha : Pourquoi ne pas profiter de ce billet pour nous le présenter ? Si vous être convaincant, je me ferais un plaisir de l’acheter et, si je suis enthousiasmée, de le chroniquer.

    Commentaire par Gradoub — 08/01/2010 @ 14:27

  5. @Aliocha ;

    Merci de vos précisions, c’est justement cette humanité que je trouve si étonnante dans cette face du journalisme tant elle parait dans les autres sujets si incompatible avec la mise en perspective et la distanciation du sujet qui permet d’en faire un article sincère, et tant il me semble, le chroniqueur pourrait en faire l’économie pour ne relater que froidement le déroulement de l’audience. Bien plus que les autres branches, la chronique semble tout devoir à ses plumes. Mais quelle responsabilité pour les dites plumes…

    En tant que curieux lecteur je serais ravi que vous parveniez à convaincre un chroniqueur de poster ici, je ne doute pas que ce soit effectivement fascinant … et difficile.

    Commentaire par Karam — 08/01/2010 @ 20:16

  6. Je voudrais signaler deux ou trois points importants de la chronique judiciaire, évidents pour les journalistes spécialisant leur activité dans les tribunaux mais moins évidents à l’extérieur. Des aspects inconnus à l’extérieur qui expliquent peut-être cette fascination dont parle Aliocha.

    D’abord, l’activité judiciaire est une activité en grande partie théâtrale puisque la justice met en scène l’amour, la vie, la mort, l’argent sous la forme de conflits installés dans la salle d’audience. Le procès, c’est une scène de théâtre où l’histoire va se déployer. D’un président de correctionnelle à un autre, on va d’ailleurs voir régner un style différent.
    Les reportages télé ou radio sont d’ailleurs souvent d’une grande pauvreté par rapport à la réalité du procès que le public voit de la salle car, privés de la possibilité de travailler dans la salle, les journalistes télé ou radio vont se contenter souvent d’un seul point de vue. Généralement, celui de la victime ou, à l’inverse, celui d’un avocat médiatique qui répond à l’interview.

    Ensuite le raisonnement juridique (le respect du contradictoire, l’évolution des lois et de la jurisprudence, l’analyse fine des faits, leur caractérisation soigneuse, les lois faites pour qu’on puisse vivre ensemble et accueillir des points de vue différents) pousse le chroniqueur judiciaire, influencé par la famille judiciaire, à adopter petit à petit un point de vue très différent de ceux de ses confrères.

    Enfin, dans les tribunaux, le journaliste est amené à fréquenter des gens souvent brillants. Magistrats, avocats, experts, accusés ou prévenus affichent souvent des personnalités très intéressantes que le chroniqueur revoit souvent car, en justice, tout le monde est un peu récidiviste. Ces gens, globalement, sont bien moins mièvres, pour un journaliste, que les attachées de presse du monde de la culture, les leaders politiques momifiés à force d’être increvables, les petits coqs surtestéronés des collectivités territoriales ou les fonctionnaires du MEDEF.

    D’où, peut-être, ces chroniques judiciaires qui, alors qu’elles se situent dans des salles d’audience poussièreuses, sont paradoxalement souvent plus vivantes que bien d’autres articles.

    Aliocha : Merci pour ce commentaire. Vous avez raison de mettre en lumière le fait que la justice reste, d’un point de vue journalistique, l’un des derniers lieux de vérité. Pas de com’, ni d’attachés de presse, ni de langue de bois. Je crois d’ailleurs que le droit se prête mal à la langue de bois et la justice moins encore. Ce qui n’exclut pas les mises en scènes sur les marches du palais 😉 Mais dans le prétoire en effet, la réalité est sans fards.

    Commentaire par didier specq — 09/01/2010 @ 02:41

  7. Ce que vous dites (Didier Specq et Aliocha) sur le côté artificiel des « relations presses » est très intéressant. Si j’ai bien compris, la théorie d’Aliocha est que les responsables (politiques, administratifs etc.) adoptent un discours totalement artificiel et aseptisé entre autres pour éviter qu’une phrase ou qu’une expression soit reprise en dehors du contexte et qu’on ne monte une polémique, et que pour tout aggraver ils gèrent de plus en plus les relations avec les journalistes au travers d’attachées de presse qui servent un discours creux et formaté.

    N’est-ce pas, finalement, ce qui se passe dans toute la société? Prenez une grande entreprise ou une administration. Un cadre supérieur fait un discours public décalé par rapport aux réalités (tout est rose, huilé, bien pensé et efficace). Ensuite, à la pause café, il explique en aparté comment on va faire en vrai… Le double discours est permanent!

    Commentaire par DM — 11/01/2010 @ 10:55

  8. Ce n’est pas un discours totalement artificiel et aseptisé (une bonne com’ sait répandre dans son discours officiel des petits faits vrais ou pittoresques) qui est servi. C’est un discours dirigé…

    Et, depuis une trentaine d’années, les attachés de presse, les chargés de communication, les agences en tous genres occupent des salariés bien plus nombreux et argentés que les journalistes. Et la com’ fournit aux journalistes de nombreux débouchés… pour ne plus être journalistes.

    La présidente de l’association des anciens élèves de l’école de journalisme de Lille (ESJ) par exemple est une attachée de presse d’une mairie.

    Je ne dis pas que le monde de la justice est parfait. Mais les journalistes oeuvrant dans le domaine judiciaire ont souvent accès aux acteurs directs du procès qui, par ailleurs, ont des intérêts contradictoires. La famille judiciaire admet d’ailleurs facilement le « contradictoire » puisque c’est le fondement de son métier.

    Concrètement, du point de vue du journaliste, pour écrire sur une affaire douloureuse, il est souvent plus facile de joindre un procureur qu’un proviseur de lycée, même pour écrire un article sans problème sur son établissement scolaire… Pourquoi? Parce que le proviseur va demander d’abord l’avis du rectorat et attendre quelques jours la réponse alors que le procureur, dans la plupart des cas, trouve normal de s’expliquer puisque c’est tous les jours ce qu’il fait à l’audience… Quant à l’avocat, il vous reçoit presque tout de suite.

    Commentaire par didier specq — 11/01/2010 @ 22:54

  9. Bonjour,

    Pascale Robert-Diard se sert la soupe toute seule comme une grande et même si ça fleure bon l’auto-promo, le moins que l’on puisse dire c’est que la passion transparait assez visiblement des lignes

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/12/en-direct-du-pretoire_1290573_3224.html

    Aliocha : je ne crois pas qu’elle se serve la soupe. Pour l’avoir rencontrée très récemment et en avoir discuté avec elle, je sais qu’elle défend surtout l’avenir de la chronique judiciaire et que ce combat lui tient très à coeur. Par ailleurs, vous voyez que lorsque j’écris ici que le journalisme est un métier avant tout de passion, je dis la vérité 😉 simplement, nous nous exprimons très peu à titre personnel et nous songeons surtout rarement à dire ce qui pour nous relève de l’évidence mais aussi sans doute de l’intime 😉

    Commentaire par Karam — 12/01/2010 @ 14:47

  10. Karam,

    Vous êtes dur!

    La chronique judiciaire est un art (et la chronique parlementaire en est un, aussi).

    Je n’ai jamais tant aimé Le Monde que lorsque je lisais ses chroniques, et le Parisien aussi, pour ses faits divers, genre voisin, mais nécessaire à la compréhension de la société, lorsqu’elle nous convie à l’indispensable strip tease qui fonde toute compréhension politique de ce groupe humain auquel nous appelés à appartenir.

    Et quand bien même?! Elle se servirait sa propre soupe? Très bien! qu’elle m’en serve un part, je vais pas cracher dedans.

    Que l’autopromotion soit un mode obligatoire dans cette société où le pachyderme éprouve tant de mal à soulever la paupière est une chose. Qu’elle soit mauvaise par principe – et dans le contenu de ce qu’elle promeut – en est une autre.

    Commentaire par tschok — 13/01/2010 @ 14:04

  11. Bonjour,

    Oula que vous êtes sévères avec moi.

    Ma pique sur la soupe était juste pour faire remarquer que, contrairement à d’autres bien mieux lotis, personne ne semble se lever pour la lui (lui la … j’ai jamais réussi à le retenir) servir.

    Mais c’est peut-être une bonne chose si ça permet de faire montre d’une passion aussi communicative.

    Ne transformez pas toutes mes phrases en reproches, j’ai pris la bonne résolution d’être moins critique cette année 😦

    Commentaire par Karam — 13/01/2010 @ 14:41

  12. Je ne voulais pas être brutal.

    Mais admettez, en dépit de vos (bonnes?) résolutions, qu’une critique s’attire un reproche. Les deux vont si bien ensemble qu’on a toujours scrupule à les séparer.

    Commentaire par tschok — 13/01/2010 @ 16:58

  13. […] nous avions parlé récemment de la chronique judiciaire à l’occasion de la parution des Grands procès du Monde,  j’ai eu envie de l’interroger pour en savoir un peu plus sur le métier. Il […]

    Ping par Profession : chroniqueur judiciaire « La Plume d'Aliocha — 28/01/2010 @ 09:58

  14. […]  pouf… la chute, le rythme s’effondra dramatiquement en d’épisodiques billets à la faveur d’un ouvrage abordant plus ou moins la question du journalisme. Nous voilà revenus au bercail, pas moyen de […]

    Ping par L’hommage de la BD à la littérature « La Plume d'Aliocha — 31/07/2010 @ 08:55

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