La Plume d'Aliocha

11/12/2009

Quelques mots encore sur Google

Filed under: Débats — laplumedaliocha @ 11:35

Bon, puisque je vois que toute observation de la part de la presse sur Google est soupçonnée d’être partisane et mal intentionnée, je vous propose ci-dessous un extrait de l’ouvrage « Planète Google, faut-il avoir peur du géant du web ? » (Pearson 2009). L’auteur, Randall Stross est enseignant à l’école de commerce de San Jose State University. Stross raconte Google dans ce livre sans prise de parti, sauf peut-être ici et là des traces d’admiration tout à fait compréhensibles et que je partage pour l’ingéniosité de la boite. Je vous laisse en compagnie de l’auteur qui décrit, page 98, le problème de la presse. Il rappelle que lors de son lancement officiel, en septembre 2002, le service d’actualités de Google précisait en bas de page : « Cette page a été créée sans maltraiter ni même utiliser le moindre humain ». Cette mise en contexte est nécessaire pour comprendre l’attaque du paragraphe que je cite.

« Cela valut à Google les sarcasmes de Howard Kurtz, spécialiste des médias au Washington Post : « Qui a besoin de journalistes ? Pourquoi consacrer de l’argent à des humains rouspéteurs, égocentriques et obsédés par leur fiche de paie quand on peut réaliser un gentil site web d’actualité avec des gentils ordinateurs qui ne se plaignent jamais ? ». Stricto sensu, la  critique de Kurtz était mal dirigée : c’était le travail des documentalistes qui était menacé, pas celui des journalistes. Mais quelques années plus tard, étant donné les difficultés financières de la presse quotidienne, on pourrait aussi reprocher à Google News de contribuer indirectement à la disparition des journalistes. En dirigeant les internautes vers tel ou tel article en ligne, Google News et les autres sites d’agrégation d’actualité incitent les abonnés des journaux à lire les nouvelles sur un écran d’ordinateur plutôt que sur du papier, et à passer leur temps en ligne à parcourir Google News plutôt que les sites des journaux. La disparition des abonnés entraîne celle des annonceurs qui supportaient traditionnellement le coût de la collecte des nouvelles. La progression de la publicité en ligne sur les sites des journaux est loin de compenser la disparition des recettes de l’écrit, et les licenciements se multiplient dans la profession ».

Voilà, ce n’est pas un journaliste mal intentionné qui dit cela. Il s’agit d’un simple diagnostic. Ensuite, l’argument des éditeurs de presse est, me semble-t-il : Google ne produit pas de contenu, s’il est rentable c’est donc grâce au contenu qu’il véhicule et ce contenu c’est en partie nous qui le produisons. En fait, le problème me semble assez proche de celui des revues de presse, connu depuis longtemps chez nous et soumises à des conditions afin d’éviter justement que le lecteur se contente du digest qui lui est proposé et estime n’avoir plus besoin d’acheter les titres concernés. Certains observeront que cette diffusion fait de la publicité aux journaux puisque le lecteur découvre que telle ou telle publication est susceptible de l’intéresser. En réalité, il n’en est rien et on imagine facilement que si on dispose d’une synthèse de la presse sur un sujet qui nous intéresse, on n’ira pas acheter le reste du journal. Google propose donc les titres et les premières lignes des articles. A la limite, il suffit de lire ces titres pour être informé.  Google par cette opération assure sa rentabilité et répond aux éditeurs à juste titre : je vous envoie des lecteurs puisque grâce à moi vous êtes visible. Certes, mais à quel prix ? Je vous renvoie au passage du livre de Stross, mon objectif n’étant pas de faire la guerre à Google mais simplement de montrer les termes du débat.

Khazan sous un billet précédent observe qu’en défendant la presse, je ne me situe plus sur un terrain économique mais moral en disant : la presse est nécessaire et ne doit pas mourir. Il s’agit moins de morale que de philosophie politique. L’histoire de la presse se confond avec celle de la démocratie, ce que résume la Cour européenne des droits de l’homme en qualifiant les journalistes de « chiens de garde de la démocratie ». A ce titre la presse intervient très ouvertement lorsqu’elle dénonce un scandale, critique le pouvoir en place, révèle des informations cachées, mais elle pèse également de manière invisible par son existence même : la crainte de faire la Une de la presse pour de mauvaises raisons constitue un contrepoids difficilement mesurable mais que je crois bien réel. Il suffit de voir au quotidien la peur que l’on inspire en disant qu’on est journaliste, le nombre de choses qu’on nous cache, le développement fulgurant de la langue de bois – arme suprême contre la curiosité de la presse – et la croissance exponentielle des services de communication dont la vocation essentielle est de nous manipuler.

Précisément, j’en viens à mon amie la com’.Il y a quelque chose qui m’inquiète mille fois plus que l’avenir de la démocratie sans les journalistes, c’est l’avènement déjà bien réel et sans doute irrémédiable du pouvoir de la communication, de la publicité et du marketing. En d’autres termes d’une information déguisée, maquillée, embellie, voire franchement mensongère. Vous n’aimiez pas les médias actuels ? Vous allez détester le monde médiatique de demain qui ne sera plus qu’un gigantesque espace publicitaire.

Tout ceci ne répond pas en effet à la sempiternelle question qui renvoie le fameux rubicub au rang de distraction pour enfant de moins de trois ans : quel(s) modèle(s) économique(s) pour la presse de demain ? Je n’en sais rien, mais souffrez que lorsque Murdoch pousse un coup de gueule j’applaudisse des deux mains. Je ne crois pas que sa guerre soit juridiquement totalement injustifiée à l’encontre de Google, dès lors qu’il est incontestable que le moteur de recherche tire sa valeur de vidéos, de livres et de journaux qu’il ne produit pas lui-même, ce qui soulève une vraie question. Pas seulement avec la presse d’ailleurs, mais aussi avec les éditeurs et les producteurs de contenus vidéo. La justice belge a déjà estimé que Google était en faute. Par ailleurs, l’AFP a négocié avec Google un accord commercial, de même que Reuters et Associated Press. Voilà qui montre que l’argument tiré du respect des droits d’auteur n’est pas totalement aberrant dans cette affaire. Sinon, pourquoi Google accepterait-il de rémunérer les agences de presse ? Et tout ceci pourrait rebondir depuis que le géant a décidé de mettre de la publicité sur Google News aux Etats-Unis, ce qui fait hurler les éditeurs de presse.

Voilà à peu près les données du problème. Puisque j’ai fait l’effort d’être objective jusqu’ici, je vais terminer sur une note polémique. On accuse les éditeurs de presse de s’accrocher à leur modèle payant et de vouloir s’enfermer derrière des murs, violant ainsi les deux grands piliers du web, pour le plus grand malheur des consommateurs. Et si c’était Google (et les autres moteurs de recherche dans une proportion moindre) qui, en refusant de payer les contenus qui font sa fortune, était finalement le responsable de cette situation ? Et si l’entreprise commerciale, si bien intentionnée soit-elle, n’était en réalité qu’un affreux requin capitaliste soucieux de gagner de l’argent sur le dos des autres ? Un Murdoch, en pire. Je rigole. On ne critique pas le messie d’une nouvelle religion, n’est-ce pas ?

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34 commentaires »

  1. Google est un entreprise, son but c’est de faire de l’argent. Et à priori, ils sont super doués pour ça.
    Alors certes, ils font, en partie, de l’argent sur le dos des autres.

    Google a le quasi monopole de la recherche sur Internet, ça leur donne donc du poids face aux créateurs de contenus. Alors soit vous négocier (comme vous pouvez) pour qu’ils vous reversent une partie de leur gain soit vous modifier vos sites pour que leur moteur de recherche ne mettent pas le nez dedans, tout en gardant à l’esprit que c’est ce moteur qui vous amène des lecteurs.

    Vous attaquez Google par votre petit bout de lorgnette mais je crois que le problème des moteurs de recherche est beaucoup plus profond que ça (protection de vos données privées – Petit rappel pour $60 Yahoo vend toutes vos données au gouvernement US)

    Aliocha : je n’attaque pas Google, il faut oublier ce vocabulaire guerrier qui tronque le débat en le radicalisant, je tente simplement de décrire une situation particulière s’agissant de la presse. Que le débat soit plus large que la seule question de la presse, je n’en doute pas un instant. D’ailleurs la presse a le mérite à mes yeux de le provoquer, fut-ce sous un angle très particulier qui lui est propre. En fait, nous sommes tous d’accord je crois pour dire que nous vivons à la fois une révolution technologique et une révolution de civilisation dont Google n’est qu’un acteur plus ou moins conscient. Cela pose mille questions sur la société de consommation, le rapport aux autres, à la démocratie, sur l’avenir de la propriété intelectuelle et donc de la création, sur les données personnelles, en effet, sur la possibilité de confier à une entreprise privée le soin de numériser et donc de détenir toute la culture mondiale, j’en passe et des meilleurs. Voilà qui mérite bien au moins un débat…

    Commentaire par PtitDark — 11/12/2009 @ 12:34

  2. Bonjour,

    Je vous avoue que j’ai de plus en plus de mal a vous lire quand vos interrogations et vos débats laissent place à cette subjective guerre qui, partant de prémisses justes, en arrivent, par des raisonnements faux à des conclusions … bizarre

    Je ne nierais pas que la presse a des problèmes, cela fait partie de vos prémisses exactes. Je ne penses pas non plus qu’il soit contestable que la presse dans son ensemble est un bien pour la démocratie.

    De là à en conclure que google fait de l’argent sur le dos de la presse et qu’il est responsable de son déclin, il y des raccourcis énormes qui peuvent faire douter de la légitimité journalistique de ceux qui les pratiquent (souffrez que je vous associe vos confrères qui partagent vos vues, grammaticalement parlant cela me simplifiera les choses. )

    1/ Les problèmes de la presse ne datent pas de l’émergence de google mais d’avant celui-ci. Le problème est un problème de fond et il n’est associé à la technologie d’internet que par la concomitance des évènements.

    2/ Google est un outil, ce n’est ni une personnification, ni un dogme, encore moins un messie comme vous l’écrivez (remarquez que vous êtes la seule à employer le champ lexical de la religion. )

    3/ Oui l’entreprise Google cherche à faire de l’argent. Cet argument que vous employez est réellement navrant quand justement la presse ne réclame que de l’argent, qu’elle même n’est pas bénévole, qu’elle se moque des blogueurs qui cherchent à monnayer leur prose et qu’elle commence même à trouver anormal de payer les news de l’afp.

    4/ Google n’est pas responsable des modèles de développement choisis par la presse. Que la publicité en ligne rapporte moins que la publicité sur papier n’est pas la faute de google, c’est uniquement du à une surévaluation des retours de la pub papier. Les outils du net permettent aujourd’hui de savoir précisément l’impact d’une pub ; si elle est vue, par qui, pendant combien de temps, si elle génére un click ou juste de la notoriété, si le click génère un intérêt pour la marque; toute chose sur laquelle la pub papier faisait gentillement l’impasse faute d’étude fiable. Désormais ces études sont faites, la pub rapporte moins… je cherche encore la responsabilité de google là dedans.

    5/ Il y a 10 ans pas une voix ne s’élevait contre les portails qui donnaient de la visibilité, c’est pourtant à cette époque que leur impact etait le plus fort. Le débit de l’époque faisant réfléchir à deux fois avant de cliquer. Désormais c’est une question d’ergonomie et ces considérations ont disparu

    Google, je le maintiens ne vole rien. Il n’affiche que ce que le site lui laisse afficher. Et il n’héberge même pas les contenus, laissant l’internaute partir sur le média de son choix à chaque click. Si je monte une entreprise vais-je demander de l’argent à orange sous pretexte que leur tuyau font transiter ma voix ? Ils me répondront que je peux aussi me passer de leur service, je leur dirai que mon entreprise fait appeler les gens et leur rapporte de l’argent… et ils me proposeront alors de passer en numéro spécial taxé afin que les bénéfices soient partagés … Quel choc c’est exactement ce que fait google. A une différence près, c’est que contrairement aux entreprises de téléphonie il est parfaitement possible d’etre accessible sur le net sans en passer par google (même fort de son supposé monopole)

    Pourquoi la presse ne se désindexe-t’elle pas si google est si « evil-friendly » ? Serait elle maso pour supporter ça ou au final y trouve t’elle son compte ?

    La tendance est partout à la numérisation et la dématérialisation, que ce ne soit pas le modèle préfère de la presse est une chose mais ne ferait-elle pas mieux d’essayer de comprendre le système et d’en profiter plutôt que de crier des inepties qui ne font que lui ôter le fond de respectabilité scientifique qui lui restait ?

    Que la presse ait des problèmes, nul n’en doute. Rendre google responsable et coupable de ces problèmes est au choix un énorme problème de discernement ou d’honnêteté. Et je ne sais pas lequel m’inquièterait le plus

    Aliocha : quelqu’un qui ne partage pas votre avis n’est pas forcément quelqu’un de mauvaise foi mais juste quelqu’un qui ne partage pas votre avis.

    Commentaire par Karam — 11/12/2009 @ 12:54

  3. Je rejoins assez le point de vue de Karam.

    Je me permets de vous demander votre point de vue sur le billet de Narvic: « Google n’est pas un voleur, ou la fable de l’eau conceptuelle et du robinet » http://novovision.fr/?Google-n-est-pas-un-voleur-ou-la

    Je le trouve particulièrement inspiré.
    Pas vous?

    Aliocha : j’en pense ce que j’en ai toujours pensé, il est excellent dans le registre de la fiction 😉

    Commentaire par Zythom — 11/12/2009 @ 13:40

  4. Euh… Aliocha, vous avez fait un effort pour être objective, mais pas l’effort d’être objective, si vous me permettez cette nuance.

    J’ai l’impression d’une sorte de clivage entre Aliocha la journaliste (qui applique les règles de sa profession dans l’exercice de son activité professionnelle) et Aliocha la militante (qui applique d’autres règles sur son blog: le tir à vue et à tuer).

    Là, vous en venez à dire qu’il y a une « ingéniosité » dans Google. Dont acte. C’est la journaliste qui s’exprime.

    Mais je vous rappelle que lorsque j’ai dit que Google avait une maîtrise technologique et que c’était pas pour des prunes, c’est Aliocha la militante qui m’a répondu et je m’en suis pris plein la gueule.

    Faut venir casqué sur votre blog.

    Aliocha : Mon Dieu, pauvre Tschok, un avocat si brillant que vous, défendant de surcroît la bonne cause, la cause majoritairement admise, celle d’un avenir radieux et démocratique rendu enfin possible par la technologie, martyrisé par un petit bout de femme comme moi ? Mais à qui voulez-vous faire croire cela exactement ? Vous allez encore vous faire traiter de maso par votre copain Bayard, cette fois vous l’aurez cherché 😉

    Commentaire par tschok — 11/12/2009 @ 13:57

  5. je sais que je suis têtue mais je n’ai toujours pas compris ce débat…
    Google donne acces a des journaux dont le contenu est gratuit sur leurs propres sites….il n’y a pas de redictribution ou non de la pub !
    je peux a la limite comprendre le débat sur l’acces gratuit au debut du papier sans avoir a cliquer sur le site du journal, mais ca… c’est le boulot des journalistes de faire un bon papier qui donne envie de lire la suite.
    Et si ces journaux veulent faire payer l’acces, cela devra etre le cas sur des papiers de qualité : cqfd

    Commentaire par misty — 11/12/2009 @ 14:18

  6. Pareil que tous au dessus (au moins 1 à 4):
    Je ne vais pas reprendre point par point votre ‘raisonnement’ car je n’ai pas le temps de le faire et écrire n’est pas mon métier.

    Google ne fait pas de journalisme ni d’information, il référence pour rendre accéssible le lien internet. Et si vous lisiez bien, avec objectivité, ce qui est dit dans cet article, c’est que la publicité sur support numérique rapporte moins que la publicité sur support papier ET que la presse numérique avale les lecteurs de la presse papier. Google n’a aucune responsabilité dans ce fait. C’est juste vous les journalistes qui n’arrivez pas à fournir de la presse papier plus interessante que la presse numérique. C’est vous les journalistes qui faite la presse en ligne qui bouffe la presse papier, c’est vous les journalistes qui demandez à google de faire venir des lecteurs numériques chez vous. Google ne fait rien, il tourne ‘à vide’ en arpentant le net tel un robot sans conscience qui fait ce qu’on lui demande. ou pas.

    Ensuite la base de replis après ce premier argument faux et spécieux c’est : au secours on est des chiens de gardes de la démocratie. là je tousse un peu. Puis Attention voila la com : la je tousse beaucoup. Je ne tousse pas à cause du bicarbonate de soude (tonton) mais parce que ces 10 dernières années, je n’ai pas vu beaucoup de journalistes en chien de garde de la démocratie. je n’ai pas vu beaucoup de journaliste se plaindre de la monarchisation du régime (et même libé s’est fait latter devant un grand parterre de journaleux et personne pour le défendre), je n’ai pas vu beaucoup de journaliste raller contre le passe-passe référendum/Lisbonne , je n’ai pas vu beaucoup de journaliste se mettre derrière Denis Robert dans le cas Clearstream. Pour la com, je n’ai pas vu beaucoup de journaliste faire autre chose que de la com, autre chose que du pipole sarkosistes. Je n’ose même pas parler de la crise qui est finie derrière nous, de l’économie qui va bien et des chomeurs rmistes profitteurs, glandeurs. Sans oublier bien sur la défense de la démocratie (sauf pour julien coupat qui est, comme tout le monde le sait, le fils spirituel de Mesrine et de Carlos.) laquelle de démocratie ? Celle ou les 3 pouvoirs ne sont plus indépendants mais controlés par le même homme ? Ah ben, non je vous ai pas vu non plus.

    Alors, autant je veux bien vous écouter avec plaisir sur ce qu’est le métier de journaliste (probablement plus sur VOTRE métier de journaliste) ses plaisirs, ses difficultés ses joies et ses peines; autant je veux bien discuter avec vous sur les difficultés de nouveaux modèles économiques dans un univers d’abondance, autant je ne peux pas vous suivre dans ces complaintes biaisés qui ressemble bien à de la com comme on aime bien : google c’est le mal, il nous pille, on est les gentils, gardien de la démocratie on va mourrir de sa faute et c’est pas bien.

    Je ne vais pas être condescendant, mais j’ai presque l’impression que google paie pour référencer vos trucs parce qu’il a les moyens de le faire et que vous lui faites pitié à venir mendier pour ne pas regarder vos fautes.

    Parce que, que google doivent payer un truc à l’afp parce qu’il référence des sites de presses qui mettent à disposition des photos afp et donc que l’on voie ses photos sur les liens google, c’est du super foutage de gueule : c’est le journal en question qui devrait payer pour avoir le droit de mettre ces photos à un endroit ou google peut les référencer.
    Dans le même cas de figure, on a une license pour des scans de cartes ign, la license couvre l’impression dans NOS documents internes et de travail. Si je veux la mettre en ligne (entendre qu’elle soit accessible par d’autres, _je_ dois payer une autre license, moi, pas google qui référence ma page. C’est comme ça que ca marche en vrai, dans la vrai vie

    Commentaire par herve_02 — 11/12/2009 @ 14:43

  7. Et re.

    La militante qui reprend le dessus. 🙂

    Mais ne vous inquiétez pas.

    J’ai un Corps Cuirassé.

    http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1890-1940-la-genese/un-officier-non-conformiste/analyses/le-corps-cuirasse-du-colonel-de-gaulle.php

    Et vous un crucifix.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Martyr

    (Ne hantez pas trop les églises, le temps va se faire froid!)

    (et sous un grand manteau on pourrait vous prendre pour un pilleur de tronc)

    🙂

    (Ah, le sabre et le goupillon, une grande histoire d’amour!)

    Saloperie de Google!

    Mots clé: de Gaulle, crucifix, martyr et votre réponse à Koz, sous billet https://laplumedaliocha.wordpress.com/2009/12/04/le-drole-dargument/

    com 19.

    (bon, je vais essayer d’être une fleur, mais je ne vous garantis rien)

    (vu que j’ai pas été bouleversé par la fraternité humaine de votre prose quand vous vous mettez à parler de Google)

    Aliocha : au cas où vous ne le feriez pas déjà, je vous conseille de vous lancer dans l’écriture de pièces de théâtre, vous avez un sens étonnant de la dramaturgie.

    Commentaire par tschok — 11/12/2009 @ 16:15

  8. Bonjour,

    J’ai finalement terminé le bouquin de Jeff Jarvis: “La Méthode Google” (ou “What Will Google do ?” en anglais) (voir https://laplumedaliocha.wordpress.com/2009/11/19/bloc-notes/#comment-8262)

    J’avoue que (paradoxalement?), son bouquin m’a rapproché de votre point de vue 🙂
    La première partie de son bouquin fait un état des lieux sur les mutations induites par internet, avec analyse des échecs et des « success stories » de grandes sociétés (comme Google).
    Même si le livre est très américain, cette partie m’a semblé intéressante et assez pertinente.
    Elle « colle » assez avec mon expérience de la vie quotidienne (au boulot comme à la maison).

    La deuxième partie fait un peu de la prospective, avec la tentative d’appliquer les conclusions de la première partie à divers aspects de notre société.
    Si l’auteur est enthousiaste à ce sujet, personnellement, ça m’a fait assez froid dans le dos.
    ma conclusion personelle est que l’application à grande échelle de principes /a priori/ positifs (comme la transparence, l’ouverture, la gratuité, la suppression des intermédiaires) peut conduire à un monde à mis chemin entre « 1984 » et « Le meilleur de mondes ».

    Deux choses encore:
    o Même si ce n’est pas le coeur de son bouquin, c’est assez évident que l’auteur ne fait pas la différence entre journalisme et communication.
    o A propos de la gratuité, l’auteur a une position très ambigüe vis à vis de la publicité. Et c’est très dommage qu’il ne creuse pas cet aspect un peu plus…

    Aliocha : Ah ! C’est gentil d’avoir pensé à me donner votre avis. Ce que vous dites ne me surprend guère et met en lumière la vraie ligne de partage que j’aperçois dans ce débat entre deux visions du monde à venir : l’une qui cherche un sens et s’interroge sur la manière dont nous allons pouvoir utiliser avec pertinence la technologie pour en faire un vrai progrès, l’autre qui considère l’avancée technologique comme un progrès en soi, sans discussion possible. C’est ce que Wolton appelle l’idéologie technique. Le malheur, c’est que dans notre société d’hyper-consommation, le discours des acteurs technologiques et de leurs adeptes qui sont en même temps leurs clients est hautement séduisant : facilité, gratuité, démocratie, fin des intermédiaires, liberté totale, etc. Quand vous essayez ensuite de dire attention, tout cela ne sera, qu’à la condition de penser ces évolutions et de les maîtriser, vous êtes instantanément renvoyé dans le camp des vieux dinosaures conservateurs, sclérosés dans un système dépassé qui les nourrit et qu’ils ne veulent pas voir disparaître. Tant qu’on ne surmontera pas cette opposition frontale, on n’ira nulle part…Sinon, je vous recommande le bouquin cité dans ce billet sur Google. Il n’est pas militant, ce qui en fait un précieux document pour comprendre réellement les ambitions, au demeurant parfaitement louables de Google, le génie de ses concepteurs mais aussi le travers classique de tous les inventeurs, c’est-à-dire l’indifférence à l’égard des effets potentiellement négatifs de leur création.

    Commentaire par XR — 11/12/2009 @ 16:51

  9. @ Aliocha,

    En fait, je ne laisse pas d’être étonnée de votre goût pour cette image – « chiens de garde de la démocratie » reprise d’une cour européenne qu’on a connu plus inspirée.

    Je m’entends plutôt pas mal avec les chiens d’une façon générale, mais enfin, leurs vertus cardinales (fidélité, obéissance) ne me semblent pas hautement compatibles avec les vertu prônées par les journalistes, du moins ceux auxquels vous faites référence.

    A l’image d’un chien – et surtout, d’un chien de garde – on associe fréquemment l’image de la laisse et de la muselière.

    Vous êtes sûre que c’est une image qui vous colle ?

    Perso, je n’aimerais pas tellement (vous avouerais-je) que la cour européenne s’avise de parler des avocats comme des « chiens de garde de la procédure pénale », par exemple.

    (Vous me direz, il pourrait y avoir pire, hein, c’est sûr. « Les cacatoès des droits de la défense », par exemple, c’est pire. « Les p’tits chats des libertés publiques », c’est mignon mais ça n’incite pas à verser des masses d’honoraires. Et puis ça n’impressionnera pas suffisamment les opj, en garde à vue.)

    Aliocha : oui, elle me plait cette image. D’abord parce que les journalistes aiment les images choc et que je la trouve très expressive. Ensuite parce que notre métier est au fond assez modeste, contrairement à ce qu’on croit. Je préfère donc l’image du chien de garde à l’appellation pompeuse et mal définie de 4ème pouvoir. S’il s’agit de garder la « maison démocratie », je veux bien être un chien, mais au minimum un bas-rouge 😉 Et puis, si vous voulez filer la métaphore, il est vrai que l’on tente souvent de nous museler ou de nous tenir en laisse, ce qui ne signifie pas que le c’est dans la nature même du chien, ou du journaliste, d’être ainsi contraint. Cela témoigne juste du fait qu’il est dangereux et qu’on s’en méfie, ce qui me va plutôt bien. Ce qui est vraiment dans la nature du chien en revanche, c’est la fidélité. Si cette fidélité s’exerce à l’endroit d’une certaine idée de la démocratie, c’est plutôt pas mal, non ?

    Commentaire par Fantômette — 11/12/2009 @ 17:04

  10. Une fable ne relève pas nécessairement de la fiction.

    Mais alors que pensez-vous du même Narvic dans « Les éditeurs de presse, dans la nasse de l’économie numérique » http://novovision.fr/?Les-editeurs-de-presse-dans-la

    Il ne s’agit plus de fiction, mais d’une analyse que je trouve particulièrement pertinente en ce qu’elle répond assez bien aux différentes remarques que vous faites dans votre billet.

    Quelques extraits:
    « Ce que feignent de croire les éditeurs de presse, et de médias d’information en général […], c’est que leur métier, dans l’économie d’avant internet, était celui de producteurs de contenus. Alors que toute l’économie (longtemps profitable d’ailleurs) qu’ils avaient bâtie autour de ces contenus tirait en réalité toute sa valeur de leur distribution. »

    « Ce que nous disent les économistes, c’est que la numérisation des contenus et leur dématérialisation sur internet, en fait des biens non rivaux, non excluables, reproductibles à coût marginal presque nul, et que de tels biens, désignés comme des « biens publics », voient leur valeur économique tendre vers zéro. Ça ne signifient pas du tout, bien entendu, que ces biens n’ont pas un coût de production, ça signifie juste que tout ce qui a un coût n’a pas forcément de prix ! »

    « J’entends souvent aussi, dans la bouche des éditeurs de presse et des journalistes (et dans le domaine des industries culturelles aussi, bien entendu) l’argument selon lequel le problème des contenus c’est qu’il se serait institué en ligne une « culture de la gratuité », comme une sorte de mauvais plis, de mauvaise habitude prise, que l’on se fait fort de redresser par quelques mesures « éducatives » adéquates, à grand renfort de carotte et surtout de bâtons. »

    « Les journalistes ont souvent tendance à décrire leur activité principale dans le beau rôle du « chien de garde de la démocratie » apportant une information pertinente et vérifiée au citoyen dans les domaines « nobles » de l’information générale (politique, économique et sociale, et internationale). La réalité est généralement plus prosaïque, et cette information « noble » n’est très vraisemblablement pas la motivation principale de consultation des médias par les gens. »

    Je pense qu’il faut lire son billet en entier pour en percevoir la pertinence

    Qu’en pensez-vous?

    Aliocha : Cher Zythom, j’ai le choix entre ne pas vous répondre et donner à penser que je me défile, ou que je néglige votre question, ou bien vous répondre et m’exposer de nouveau à vriller les nerfs de Narvic qui me servira un nouveau Contre Aliocha (je vous laisse chercher, je n’ai ni le temps ni l’envie de partir en quête du lien vers ce texte). Je prends l’option 2. Depuis plus d’un an que je lis Narvic, je n’ai jamais adhéré à aucune de ses analyses. Il a décidé de construire un nouveau monde auquel je ne souscris absolument pas. J’y souscrits même si peu que c’en est parfaitement décoiffant. Je ne me souviens pas avoir eu autant de divergence intellectuelle avec qui que ce soit. L’incompatbilité est majeure, totale, irréductitble et sans remède. Pour le texte que vous citez comme s’agissant des précédents et vraisemblablement de ceux qui suivront.

    Commentaire par Zythom — 11/12/2009 @ 17:18

  11. Je ne pense pas être le mieux placé pour le défendre (en tout cas pas le plus compétant), mais je n’ai pas l’impression qu’il construise un monde.

    Je trouve plutôt qu’il analyse la construction d’un nouveau monde.

    A gros traits: Un éditeur n’est pas un fabricant de journaux, mais plutôt une entreprise qui apporte l’information traitée par ses salariés (les journalistes) à ses clients (les lecteurs). Selon cette vision, Google n’est rien d’autre qu’un éditeur. Avec la particularité d’avoir été l’un des premiers à se positionner sur le nouveau média qu’est Internet. Les autres éditeurs n’y ont pas crus et se trouvent fort marris.

    A mon avis, dans quelques années, des journalistes (dans le monde entier) travailleront directement pour Google…

    Aliocha : wahou ! Génial ! Un seul grand média employant tous les journalistes du monde en leur demandant de faire de l’audience et donc du buzz ou du divertissement (eh oui, qui dit gratuit, dit pub, et qui dit pub dit attirer les foules à n’importe quel prix). Orwell doit se retourner dans sa tombe.

    Commentaire par Zythom — 11/12/2009 @ 18:10

  12. Pourquoi un seul grand média? Aujourd’hui Google est le plus grand, mais il a des concurrents qui lui grignotent des parts de marché. Il y a quelques années, Altavista régnait en maître.

    Je trouve que vous caricaturez un peu, car ce que vous dites vaut également pour tout média papier actuel un peu aguicheur. Votre patron actuel vous demande-t-il de faire de l’audience, du buzz, du divertissement?

    Il est fort probable que plusieurs éditeurs web vont émerger et se concurrencer.
    Je ne dis pas que c’est bien, je pense simplement que je pense que cela va arriver.

    Aliocha : Allons Zythom, vous me dites que bientôt tous les journalistes travailleront pour Google et vous me taxez ensuite de caricature ? C’est injuste. Je ne fais que réagir à vos propos. Sur l’audience, c’est bien par expérience des dérives des vieux médias que je prédis que ce sera encore pire avec les nouveaux, sous la double tyrannie de la « gratuité » et du buzz. Par ailleurs, bosser pour un moteur de recherche dont l’objectif n’est pas d’informer mais de faire circuler l’information, très peu pour moi.

    Commentaire par Zythom — 11/12/2009 @ 19:31

  13. Il me semble que vous oubliez facilement que google n’est dans une situation de monopole que si on le regarde avec une vision très europeo-centrée et qu’en fait sa situation de monopole tient plus de la faute de concurrents que d’une immuable dominance.

    Par ailleurs, il est assez décevant qu’alors que vous prôniez vouloir le débat, vous bottiez si facilement en touche lorsqu’il s’agit de google.

    Nul n’a dit que google était blanc comme neige, mais juste que ce procès là n’a pas à lui échoir (il y a tant d’autre chose dont vous pouvez l’accuser, si c’est juste google que vous avez en horreur)

    Nul n’a dit que la presse ne gagnait pas a être indépendante et financée.

    Simplement que google ne vend pas des articles de presse mais juste l’adresse ou ils sont vendus (ou donné…ça ne dépend que de la presse).

    Il y a dans votre article tellement d’amalgames et de présupposés que c’en est effrayant.

    Effrayant, non pour votre avis en lui même, mais parce qu’il dévoile chez vous qui pourtant semblez être une utilisatrice accomplie, une telle méconnaissance de l’outil internet que je ne peux m’empêcher d’avoir peur. Simplement parce que justement vous êtes journaliste, vous avez donc une facilité (à la fois par le talent et la tribune) à faire passer vos avis que, ne vous en déplaise, google et les « simples » blogs n’ont pas.

    Vous avez botté en touche sur mon dernier commentaire en arguant de votre bonne foi. C’est pour cela que j’aurais aimé une réponse qui ne donne ni dans le ad hominem, ni dans le sarcasme aux questions de Zythom.

    Car dans tout ce que j’ai lu ce jour pour commenter votre article, je n’ai pas perçu le biais de raisonnement qui rend irrémédiablement irrecevables les arguments qu’on en tire. Par contre en vous lisant, j’ai très nettement perçu un gros amalgame du genre « google est hégémonique -> c’est mal -> la presse va mal -> c’est donc la faute a google », l’énorme contresens « on gagne pas assez sur le net -> google gagne de l’argent -> c’est donc qu’il nous en vole » et toujours le fameux ovni « les internautes ne paient pas sur le net -> ils ne sont prêt a payer pour rien (votre culte du ‘gratuit’). (oui je sais la reformulation c’est du troll en puissance mais c’est ce que je comprends quand je vous lis)

    J’ai compris « ce que vous avez écrit » (pas forcement ce que vous avez voulu faire passer), je ne suis pas journaliste, ni même littéraire, j’ai une formation scientifique je vais donc le formuler de manière scientifique: pour en arriver à vos conclusions il me semble qu’il doit nous manquer des étapes dans votre raisonnement.

    Je ne demande pas mieux que comprendre, mais ça demande des fois des efforts 🙂

    Commentaire par Karam — 11/12/2009 @ 19:39

  14. Aliocha : wahou ! Génial ! Un seul grand média employant tous les journalistes du monde en leur demandant de faire de l’audience et donc du buzz ou du divertissement (eh oui, qui dit gratuit, dit pub, et qui dit pub dit attirer les foules à n’importe quel prix). Orwell doit se retourner dans sa tombe.

    je suis une quiche en économie mais il me semble que pour un média, l’hégémonie serait synonyme de dispense, tout au moins pour le buzz… C’est au contraire la concurrence dans un contexte de demande limitée qui pousse à aguicher les foules en flattant leurs bas instincts (ou a choisir l’option qualité mais c’est plus rare)

    Commentaire par Karam — 11/12/2009 @ 19:44

  15. Je suis un peu déçu que vous déformiez mes propos: je n’ai pas dis que tous les journalistes travailleront pour Google, j’ai dis que « des journalistes (dans le monde entier) travailleront directement pour Google », ce qui n’est pas du tout pareil.

    Mon propos est de dire que Google se comporte simplement comme un éditeur, qu’aujourd’hui il utilise le travail des journalistes à travers les autres éditeurs qui reposent, eux, sur un modèle économique défaillant, et que quand les anciens éditeurs auront disparu, les vrais créateurs que sont les journalistes auront changé de patron.

    Au moins certains journalistes, pas tous.

    Je pense également que les anciens éditeurs essayent à tout prix de changer de modèle économique et qu’ils voudraient bien prendre la place de Google.

    Commentaire par Zythom — 11/12/2009 @ 19:55

  16. Mais QUI a dit que les journalistes étaient nuls ?

    Depuis que je lis votre blog, c’est la presse écrite et les informations qu’elle véhicule qui sont critiquées. Le contenu de certains éditos qui sont attaqués.

    Quant à dire que Google est la source de tous vos maux, permettez moi d’en rire. Je n’ai jamais accusé le papier d’impression de l’Humanité d’être responsable de ce qui était écrit dessus.

    J’ai un grand respect pour les journalistes (et pas pour les …. qui écrivent parfois dans les journaux non de l’information mais de la propagande, des compliments, des commentaires soft …). Qu’il me soit permis de dire que pour un grand nombre d’entre eux, ils n’ont pas les journaux qu’ils méritent.

    Commentaire par ctpjano — 11/12/2009 @ 20:29

  17. J’ai moi aussi un peu de mal à comprendre ce débat. Si un journal estime que google lui nuit, il lui suffit de 5 minutes pour ne plus être référencé par google. Pour légèrement plus d’effort, il peut faire que certaines pages soient référençables, mais pas toutes, permettant ainsi la mise en place de stratégies commerciales (je rend référençable un article accrocheur, mais pas les autres, où la personne devra venir sur mon site à moi). La seule chose qu’un journal ne puisse pas faire sans accord de google, c’est d’être référencé, et bien référencé.

    Si les journaux restent référencés par google, c’est qu’ils y trouvent leur intérêt, ou qu’ils sont incompétents.

    Commentaire par Gathar — 11/12/2009 @ 22:35

  18. Juste quelques questions que je me pose :

    Aujourd’hui combien de journalistes n’utilisent pas Google pour faire leurs articles ? Je dirais que s’ils font bien leur boulot, ils utilisent Google et un ou deux autres moteurs de recherche pour réaliser chacun de leurs articles.

    Que faisait l’honnête-homme d’autrefois lorsqu’il cherchait à s’informer ? il achetait/lisait au moins deux journaux de sensibilités différentes pour se faire une bonne idée des évènements du jour, car l’honnête-homme sait bien que l’honnête journaliste n’est pas plus honnête que lui même ne l’est (-:

    Que fait l’internaute « honnête-homme » aujourd’hui ? il utilise un ou plusieurs moteurs de recherche (bon il faut avouer que c’est généralement Google et rien d’autre, mais tant qu’il n’y a pas aussi bien ailleurs…) pour croiser l’information et se faire une idée du monde.

    Que fait un honnête moteur de recherche ? il brasse toute l’information qu’il trouve (wikis, journaux, blogs, twitter, etc.) afin d’en extraire ce qui semble pertinent/utile à ses utilisateurs. D’une certaine manière, il peut être considéré comme impartial, puisqu’il n’a que la partialité « statistique » de ses utilisateurs. Bien évidemment cela implique que toute une partie de monde est invisible… moins qu’autrefois certes, mais bien des choses d’importance restent à montrer aux lecteurs vampiriques que nous sommes.

    Que ferait un honnête journaliste aujourd’hui ? il chercherait à mettre en exergue tout ce que ne montre pas Google et qu’il est important que les lecteurs voient… lorsqu’il cherchent de l’information sur Google, puisque c’est la voie/voix d’information la plus souvent utilisée (et peut-être demain la plus écoutée). C’est en tout cas mon attente du journalisme d’aujourd’hui. Libérez vous de la presse papier et aller de l’avant avec les nouvelles technologies.

    Ce n’est certes pas un modèle économique pour le journalisme, je ne suis pas non plus économiste. Ce n’est que mon attente de lecteur attentif.

    Commentaire par Morne Butor — 11/12/2009 @ 22:43

  19. @aliocha:

    On vous l’a déjà dit plusieurs fois, mais vous n’avez pas réagi:

    Si les journaux veulent désindexer tout ou partie de leur site de Google, ils le peuvent depuis le début. Il suffit de mettre en place un fichier robots.txt ou un blocage de googlebot.com.

    Pourquoi ne le font-ils pas?

    Merci de répondre.

    Aliocha : Merci de ne pas me sommer ainsi. Je ne suis pas votre obligée.

    Commentaire par DM — 11/12/2009 @ 22:50

  20. @Aliocha
    Vous écrivez: Khazan sous un billet précédent observe qu’en défendant la presse, je ne me situe plus sur un terrain économique mais moral en disant : la presse est nécessaire et ne doit pas mourir. Il s’agit moins de morale que de philosophie politique.

    Effectivement… mais vous ne pouvez pas jouer sur les deux tableaux à la fois 🙂
    L’industrie de la presse, si elle est une industrie comme les autres, peut mourir ou, pour le moins, souffrir gravement.
    Vous ne pouvez pas décréter la survie d’une industrie dans un univers capitaliste pour des raisons de philosophie politique… ou alors réclamez encore plus de subventions, de taxes etc.

    Plus de subventions qui rendront la presse encore plus dépendante qu’elle ne l’est déjà du pouvoir politique.
    Plus de publicité qui rendront la presse encore plus dépendante des grands groupes industriels
    Plus de taxe…

    A un moment, il s’agirait aussi d’avoir plus de gens désireux d’acheter votre production, non? Et que la presse et les journalistes se remettent en question plutôt que d’accuser tous le monde et n’importe qui de leurs maux.

    Commentaire par khazan — 11/12/2009 @ 23:57

  21. Des responsables de Mozilla prennent leurs distances avec Google
    LEMONDE.FR | 11.12.09 | 12h36

    Tiens, je viens de faire du Google News là, non ?

    Aller, je renvoie donc vers un des « Gardien de la Démocratie », qui, s’il est bien mal en point lui aussi, a encore le mérite d’exister !

    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/12/11/des-responsables-de-mozilla-prennent-leurs-distances-avec-google_1279114_651865.html#ens_id=1244271

    Commentaire par Yves D — 11/12/2009 @ 23:57

  22. >>Pourquoi ne le font-ils pas?

    >>Merci de répondre.

    >>Aliocha : Merci de ne pas me sommer ainsi. Je ne suis pas
    >>votre obligée.

    Ca c’est une charmante réponse de mauvais journaliste. C’est la question de fond du débat et comme par un curieux hasard du destin, à chaque fois que c’est abordé, vous ne donnez pas suite et vous tournez en boucle autour du « nouveau monde technologique blablabla qu’est pas bien pour nous blablabla orwell blabla google mauvais pour la presse blablabla les abrutis qui parlent de nouvelle technologie y comprennent rien blabla heureusement que nous les journalistes compétents on vous explique blablabla.

    Oui, le monde évolue, la technique évolue, les outils aussi. Ils ne sont ni bons ni mauvais les outils, c’est juste l’utilisation que l’on en fait qui est mauvaise. Lorsque vous blamez l’outil (google) vous vous trompez de combat.

    Si vous étiez les journalistes compétents, comment cela se fait qu’aujourd’hui vous êtes coincés avec les mauvaises questions et les fausses bonnes réponses?

    Pourquoi vous n’avez pas une seule réponse qui n’est pas « faire payer google » ? Cette réponse, tout le monde l’a à la bouche, la presse, les éditeurs de musiques, les livres, l’afp, et je dois en passer (les sociétés commerciales avec les add words).
    Nous ne sommes plus dans une société de la rareté (même si certains le déplorent, on ne peut rien y changer) c’est un fait. Les modèles économiques doivent changer, et vous aussi.

    Si google disparait, vous aurez le même problème demain avec un logiciel de téléchargement, un protocole p2p ou f2ff, les pda lecteur de fils rss, les lecteur ebook, les ‘réseau wifi ou bluetouth, les iphones et leurs applets, je ne dis pas que c’est bien, je dis que ca existe et qu’on ne peut pas faire comme si ce n’était pas le cas, à moins d’être autistes.

    Le problème de fond, c’est que le modèle économique de la presse (la rareté), le monopole de fait de la distribution, la collusion avec les pouvoirs permettant les entrées dans le monde de ceux qui décident, ne marche plus aujourd’hui. Google ou pas google.

    Aliocha : quand je rentre à minuit chez moi et que je lis, en consultant mon blog, un commentaire rédigé sur un ton d’acte d’huissier, je réagis, ne vous déplaise. Voyez-vous, ce sont les limites de la gratuité, contrairement au médiateur d’un journal payant, je ne vous dois rien. Pas conséquent, je répondrai à la question quand elle sera posée poliment et que j’aurai le temps d’y répondre. Maintenant, comme dirais Eolas, vous pouvez toujours demander à être remboursé.

    Commentaire par herve_02 — 12/12/2009 @ 00:01

  23. Aliocha a raison d’invoquer Wolton, les débats qu’il y a actuellement autour d’Internet ne sont pas sans rappeler en partie les débats des années 1990 autour de la télévision.

    Ainsi, Wolton disait que la télévision généraliste crée du lien social entre tout le monde, tandis que la télévision spécialisée favorise la création de communautés. Avec la télévision spécialisée, le téléspectateur ne trouve que ce qu’il cherche.

    On fait la même objection à la recherche sur Internet: les gens chercheront les sites qui ne leur parlent que de leurs centres d’intérêt et ne seront pas exposés au reste.

    Quant à ma question d’hier, je vous prie d’en excuser le ton cavalier (comme vous, j’ai des raisons d’emploi du temps). Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, j’y répondrai sur mon blog.

    Commentaire par DM — 12/12/2009 @ 09:52

  24. Peut-être qu’il faudrait distinguer « GOOGLE » de « GOOGLE News » ?

    Le premier est le vrai « outil », au sens utilisé par DM et herve_02 ci-dessus.

    C’est d’ailleurs la seule chose qui existait à l’origine de la société Google.
    Avec un modèle économique qui s’est très vite mis en place : payer pour être en « première page » des résultats, puis les « liens sponsorisés ».

    GOOGLE News, comme les autres services de Google (Maps, Traduction, etc.) sont plus des « services » que des « outils ».
    Or, dans notre société de plus en plus baptisée « économie de service », un service se paye.
    La gratuité n’étant que fictive (ou vouée à disparaitre), car elle cache des revenus « annexes » (publicité, paiement au clic, etc.)

    Or là où Aliocha est « fâchée », c’est qu’il y a d’un coté des revenus « cachés » et d’un autre une apparence de « gratuité », voire même de « pillage ».

    En y regardant bien, et en restant dans l’économie de service, GOOGLE n’est certainement pas le premier à agir ainsi.

    L’argent que nous déposons dans une banque est ainsi utilisée par cette dernière pour réaliser des gains. Or, le dépôt sur compte courant n’étant pas (sauf exceptions récentes) rémunéré, on pourrait considérer que les banques « pillent » notre argent pour se constituer des revenus.

    Pourtant tout le monde (ou presque) accepte ce pillage.
    Car en retour, certains services bancaires sont (étaient ?) gratuits (tenue de compte, chèques, etc).

    Bref, une sorte d’équilibre s’est établi sur la répartition des « bénéfices » offerts par les service bancaires.
    Et la concurrence aide à maintenir cet accord.

    En reprenant ce parallèle (certes imparfait, mais « parlant »), on pourrait donc dire que :

    – L’équilibre GOOGLE NEWS / médias traditionnels est remis en cause par certains, qui trouvent que le « bénéfice » n’est plus réparti « équitablement »;

    – La position ultradominante de GOOGLE fausse la concurrence et rend difficile de trouver un « équilibre équitable ».

    D’où les yeux doux faits à BING en ce moment par Lagardère Média, et autre Murdoch et AFP …

    Commentaire par Yves D — 12/12/2009 @ 19:21

  25. «Go, ogle!» Une nouvelle espèce humaine est née. «Homo serendipiens». Aliocha, je vous adore!
    Sans aucun autre commentaire, je demeure votre obligé.

    Commentaire par Mobile — 14/12/2009 @ 01:23

  26. @Aliocha..
    je ne vous demande pas le remboursement, c’est mon jour de bonté. Maintenant, personne ne me force à lire et personne ne vous force à écrire dans ce blog. L’activité que nous y consacrons tous les deux, si elle est gratuite n’en est pas futile.

    Si les ‘défenseurs’ de google vous ‘somment’ de répondre à cette simple question, c’est qu’elle fait s’éffondrer l’argumentaire de l’industrie de la presse, alors que vous, en tant que journaliste tirez parti de ce référencement de google. Certains journalistes gagnent de l’argent avec leur blog (soit sous forme de dons, soit sous forme de pubs) et même si ce n’est pas suffisant pour en vivre, c’est un petit début de modèle économique autrement plus viable que « google est un méchant qui nous pille, rendez nous les sous ».

    Je ne veux pas crier au loup, mais la position des médias de se jeter dans les bras de bing et microsoft est plus que suicidaire pour 2 raisons :

    1 – Microsoft n’a jamais fait oeuvre philantropique et chaque secteur qu’il a voulu aborder à été ratiboisé. Entendre, un désert économique. S’allier avec le loup, il faut une bonne dose de masochisme et de vision court-termiste. De plus la politique de microsoft est « Embrace and extand », ce qui n’augure rien de bon de l’avenir de la presse.

    2 – Prendre de l’argent d’un moteur de recherche pour y afficher ses articles est économiquement une absurdité. Le moteur de recherche n’est pas un média mais un vecteur. Le vecteur est un outils qui mène à quelque chose : en l’occurence le lecteur. Se faire payer par le vecteur parce que le lecteur ne veut pas payer me semble ni intelligent ni viable.

    3 – « L’ouverture » de microsoft, « payer » la presse, correspond à son ‘besoin’ de se positionner dans le monde des moteurs de recherche. Or techniquement, ils n’ont ni la culture de la recherche, ni la culture d’excellence qu’il faut pour surnager dans cet univers ultra-concurrentiel (le concurrent n’est qu’à un clic). Ils utilisent la rente de leur situation de monopole (illégale) et des pratiques de ventes liès (illégales) pour prendre pieds. Ils n’ont aucun modèle économique derrière. Cela me semble suicidaire, d’autant plus que la ‘rente’ est bien battue en brèche et que les ressources, même gigantesques, vont diminuer. quid de sa volonté de payer des liens vers des sites de journaux lorsqu’il faudra diminuer les dépenses.
    De plus cette ouverture est tout azimut, dans les téléphones (en perte de vitesse) dans les pda (en perte de vitesse) dans les serveurs (en perte de vitesse), dans l’embarqué automobile, les pompes à essences, les moteurs de recherche etc… Il faut voir dans cet inventaire à la Prévert une tentative de rebondir vers un nouveau départ, de nouveau produits. Si dans 3 ans, Bing ne rapporte pas, l’argent à la presse va se tarrir et crosoft ira même jusqu’a essayer de prendre de l’argent en échange de ce traffic. Il suffit de regarder le passif de la bête pour comprendre la manière d’agir. Il n’y a jamais eu de compétence ou d’innovation chez eux, juste une machine à faire du cash (légal ou non).

    Troquer aujourd’hui un modèle économique qu’il faut changer pour juste rien (un moteur de recherche va me payer pour afficher des bouts d’articles qui mènent chez moi), pas de reflexion sur le contenu, sur les désirs des ‘lecteurs’ (pardon des clients), sur l’évolution des technologies, sur la nouvelle manière de voir le monde.

    Je voulais juste vous remémorer un fait insignifiant, lorsque Marie-Monique Robin ‘publie’ Le monde selon Monsanto (ARTE) en video sur internet, le ‘reportage’ commence par une recherche google. Cela a été très attaqué par ceux qui étaient en désaccord avec elle, en disant que ce n’était pas professionnel. Et si cela augurait également un moyen rapide de débrousailler un sujet ? Parce que les gens qui tiennent des blogs, militant ou non, SONT des informations. Oui, cela n’empèche pas vérifier, recouper, mettre en perspective, infirmer etc…… mais c’est un fait. Google est un acteur incontournable dans son métier : créer des liens. Google news ne faillit pas à la règle et propose des liens vers les journaux de presse.

    Le travail de l’industrie de la presse est de faire venir des lecteurs et les transformer en ‘clients’. Ou devraits-je dire, de faire venir des visiteurs et les transformer en lecteurs. Se consacrer à une autre tache que cela est nier même le fondement des métiers de l’information. Vous applaudissez la reflexion des Murdoch et Lagardère, mais pour ses financiers, l’information ils s’en battent la breloque. Lorsqu’il sera plus rentable (et avec google ou bing c’est vite vu) de vendre du ‘contenu’ le moins chère possible à produire (car les visiteurs ne payant pas ils peuvent absorber de la propagande), vos piges à 2000 euros vous ne trouverez plus personnes pour les acheter, ils prendront des stagiaires à écrire des publi-reportages financé par les entreprises du groupe.

    Mais cela m’importe peu, il y aura toujours des bloggeurs pour faire partager leurs réflexion et s’ils ne sont ni professionels ni objectifs, on sait en les lisant de quel coté on se trouve et on sait ce que cela implique comme biais. Je ne veux pas railler mais je trouve la compétence d’un Maitre Eolas, Maitre Mô, Gascogne, Dadouche bien au dessus des rubriques judiciaires du figaro, du point ou de l’express. Si l’on veut aller jusqu’au bout de la réflexion quelle valeur ajoutée apporte aujourd’hui la presse par rapport au blog de la personne qui a vu le fait ? Vous, au travers de ce blog, vous le touchez du doigts, vous nous le montrez, mais in vivo dans la vraie vie, point ne le voyons en oeuvre.

    Se battre contre google avec bing cela risque de faire bong lorsque le ciment du mur sera sec. Et ce qui est risible, in fine, c’est de critiquer le monopole google (qui n’en est pas un) et se jetter dans les bras de crosoft qui est connu, lui, pour ses activité monopolistiques à la limite de l’illégal. Presque risible. Et ces gens là essayent de nous expliquer la vie. ! ! !

    Commentaire par herve_02 — 14/12/2009 @ 14:26

  27. Mon plan de carrière vous remercie pour ce conseil.

    Promis, je vous invite pour la première!

    Ce sera du théâtre de boulevard, vous l’imaginez bien.

    Commentaire par tschok — 14/12/2009 @ 17:13

  28. Je me sens visé par https://laplumedaliocha.wordpress.com/2009/12/15/de-la-pub-a-la-com/#comment-8677 donc j’explicite ici :

    Je ne cherche aucunement à en « découdre », je cherche simplement à comprendre.

    Comme je vous l’ai fait remarqué vous partez de quelques prémisses exactes pour arriver via amalgames a des conclusions qui me laissent pantois.

    Tout argument que l’on vous met en retour est écarté sur la forme sans même que le fond soit examiné… Tout y passe. Ce que j’en retiens c’est qu’il y a visiblement des questions qui fâchent, et que sur ces question vous êtes bien plus proche de l’esprit du lobbyisme que de celui du journalisme. C’est dommage mais c’est votre choix.

    bonsoir,

    Aliocha : je « visais » plutôt Hervé_02. Je trouve regrettable d’avoir à expliquer qu’on ne pollue pas le billet d’un invité du blog avec des contentieux qui disposent par ailleurs d’un lieu dédié où s’exprimer. Je suis très heureuse que des plumes aient envie d’écrire ici et je n’ai pas envie de gâcher leur plaisir par des querelles hors sujet.
    S’agissant du lobbying, tenter de faire entendre les arguments des éditeurs, pas admettre, j’ai bien dit simplement « entendre », sur Internet alors que nous savons que 90% des opinions y sont favorables à Google sans réserve, ce n’est pas du lobbying, mais du débat et du contradictoire. C’est aussi, au vu des réactions, de la folie pure.

    Commentaire par Karam — 15/12/2009 @ 16:33

  29. Aliocha, on dirait une dame pipi qui demande à un client de bien relever la lunette des chiottes avant d’uriner.

    C’est gentil d’avoir dédié un lieu pour polémiquer, mais admettez qu’on a le droit de faire à côté.

    Aliocha : non, on n’a pas le droit, exceptionnellement, parce que j’ai un invité et que j’ai l’habitude de me soucier du confort de mes invités. Pas vous ?

    Commentaire par tschok — 15/12/2009 @ 17:33

  30. Le problème est qu’encore une fois vous partez d’un présupposé faux, les opinions sont loin d’être a 90% favorables à google et ce n’est pas parce que je pense par exemple que les editeurs se plantent de cible qu’il faut me mettre dans les pro-google.

    Que l’on soit utilisateur, plutôt satisfait d’une marque ne signifie pas que l’on cautionne tout ce qui vient d’elle.

    Google peut être attaqué, avec beaucoup plus d’à propos, sur le terrain de la censure ou du respect de la vie privée pour ne citer que cela.

    Mais l’attaquer sur un léger (car n’en doutez pas il pourrait se permettre plus) abus du à sa position temporaire de leader… et lui mettre Bing de microsoft en père la vertu en face est quelque part entre l’ironie grinçante et le croisement des effluves …

    Ce serait une erreur supplementaire d’attribuer le rejet de vos arguments à un mouvement pro-google plutot qu’à leurs propres faiblesse.
    Tout comme c’est une erreur de ne voir dans le déclin de la presse que la culture du gratuit et le vol de google.

    Il serait surement plus productif que la presse soit un peu plus sévère avec elle-même, un peu plus réaliste quand au monde dans lequel elle évolue, un peu moins idéaliste quand à la façon dont elle se voit. Car contrairement à ce que vous prônez, la société ne peut se permettre de sauver la presse dans son ensemble juste sur la base hypothétique de ce qu’elle pourrait être si assumait sa fonction

    Commentaire par Karam — 15/12/2009 @ 17:42

  31. « j’ai bien dit simplement “entendre”, sur Internet alors que nous savons que 90% des opinions y sont favorables à Google sans réserve »

    Ah.

    Commentaire par DM — 15/12/2009 @ 18:46

  32. Nous n’allons pas explorer la porcelaine et les multiples digressions auxquelles elle peut donner lieu (je l’aurais bien fait car j’adore ça, mais j’ai le sentiment que cela ne pourrait pas vous plaire).

    J’irai droit au but (sans en mettre à côté, donc): un débat avec gens libres ne se cantonne jamais dans les limites qu’on a voulu lui imposer dès le départ.

    Ca n’a rien à voir avec vous (et votre sens de l’hospitalité et même votre clivage entre journaliste et militante qui – l’air de rien – nous plait tant).

    C’a affaire avec les gens.

    Le prix de la liberté, c’est la liberté.

    D’après ce que j’ai compris du billet de Gwynplaine, l’être humain s’auto consume et s’auto consomme et passe son temps à inventer des produits dérivés (pour retarder cette auto consummmation? La mettre en scène? Ou au contraire, la provoquer rapidement? Pour s’éviter les souffrances de la mort? Quelle différence entre se consommer et se consumer? etc)

    Votre mauvaise humeur est au centre de ces questions.

    Si je suis un taré, je fume la moquette et je vois ce qui n’existe pas. Alors, lourdez moi.

    Si je ne suis pas un taré et que j’ai des yeux pour voir, alors, j’ai le droit de pisser à côté.

    Aliocha : Que vous dites, parce que, finalement, vous êtes quand même venu pisser dans la cuvette ! C’est tout vous, ça. Un discours rebelle et un comportement policé. De la provocation de bac à sable, en somme 😉

    Commentaire par tschok — 15/12/2009 @ 19:09

  33. Vous me tentez, là.

    Mais je me suis promis d’éviter les digressions wateriennes.

    Commentaire par tschok — 18/12/2009 @ 20:04

  34. http://blog.mondediplo.net/2009-12-28-Google-meilleur-ennemi-de-la-presse

    Commentaire par laplumedaliocha — 30/12/2009 @ 23:36


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