La Plume d'Aliocha

14/09/2009

La paille et la poutre

Filed under: Réflexions libres — laplumedaliocha @ 11:21

Ah! Les journalistes, ces imbéciles qui ne comprennent rien. Ces spécialistes du racolage et de l’approximation qui feraient n’importe quoi pour vendre. Ces charognards sans foi ni loi qui publient n’importe quoi jusqu’à l’indécence simplement pour le scoop…Combien de fois ai-je lu ces attaques, ici et là sur Internet. C’est même cela qui a déclenché la création de ce blog.

Du bon journalisme ?

Or,curieusement, lorsqu’un site de presse, ici le monde.fr publie la vidéo inaudible d’un ministre blaguant lors d’une manifestation politique avec des militants, quand cette vidéo attire plusieurs centaines de milliers d’internautes, quand les forums se déchaînent, que le feu se propage jusque dans la sphère politique, que les associations anti-raciste prennent le mords aux dents et que l’opposition appelle à la démission, alors là on me soutient que c’est du vrai, du bon, et pourquoi pas du grand journalisme.

Le bon journalisme consisterait à traquer les politiques lorsqu’ils ne sont pas en train de s’adresser officiellement au public. Le bon journalisme consisterait à guetter le mot, l’attitude, la phrase qui révélera la vérité du personnage au-delà des actes et permettra d’alimenter la colère populaire contre des élus « tous menteurs et tous pourris ». En d’autres termes, celui qui alimentera non pas le débat, mais le préjugé sur un individu. Et s’il faut, pour pratiquer ce « bon journalisme » publier des vidéos de mauvaise qualité rendant compte de plaisanteries incompréhensibles, allons-y. Ah ! Mais me direz-vous, la vidéo de Public Sénat était, elle, parfaitement compréhensible et montre bien que Le monde avait raison. Admettons. Admettons que dans un moment de relâchement, le ministre ait bien fait cette plaisanterie de mauvais goût, cela valait-il en soi les manifestations d’hystérie collective auxquelles nous avons assisté sur fond d’accusations de racisme ?

Un scandale qui fait pschitt

Des voix autrement plus importantes que la mienne commencent à nuancer sérieusement le scandale. Celles de mes confrères, d’abord. Nicolas Domenach, le journaliste politique de Marianne, peu soupçonnable de sympathie pour le gouvernement Sarkozy ou de tendresse pour les racistes a déclaré samedi sur une chaîne d’information que le ministre, qu’il suit dans sa carrière depuis longtemps, n’est pas raciste. Daniel Schneidermann, qui a suivi le dossier depuis le début a publié un édito sur @si pour nuancer sérieusement l’affaire, soulignant avec raison que Nicolas Sarkozy lui-même en avait pris pour son matricule (quand Hortefeux observe que le militant est plus grand que lui et Copée) et qu’au fond,  la mauvaise blague est la marque de fabrique de ce gouvernement décomplexé. Daniel Schneidermann critique en revanche le mensonge du ministre dans sa défense. Je reviendrai sur ce point. La LICRA estime après avoir été reçue par Hortefeux que la polémique est close. Fadela Amara qui n’a pas sa langue dans sa poche défend le ministre.  Je passe sur les autres soutiens à l’UMP, personne ne voudra les entendre. Quelques personnalités de gauche arrivent même à la rescousse. Il n’y a que SOS ô sans papier pour porter plainte devant la Cour de justice.

Il faut bien avouer que le racisme dans ce pays est devenu le prétexte d’une véritable chasse aux sorcières. Alors quand on ne parvient pas à l’identifier dans les actes, il faut gratter les âmes, aller le traquer dans les petites phrases. Souvenez-vous de l’affaire Valls, il y a quelques semaines. A ce jeu-là, tout le monde est suspect, à gauche comme à droite. Je gage entre nous que la Halde doit avoir malheureusement mille exemples concrets à fournir à ceux de mes confrères qui veulent dénoncer ce phénomène, sans compter les associations. Il y a sans doute des sujets de reportage pour des dizaines de journalistes durant des années. Sur des faits, avérés, vérifiés et non pas sur des déclarations maladroites ou ambigües saisies au vol par des caméras indiscrètes.

Oui, il y a un risque de populisme

En réalité, c’est la rencontre malheureuse de cette névrose française, le racisme, avec la haine anti-sarkozy, sur fond de difficultés du parti socialiste qui a déclenché ce « buzz ». Ce qui signifie au fond, si l’on réfléchit bien, que le bon journalisme n’est pas le journalisme professionnel (souvenons-nous de Match conspué pour avoir ramené des photos de talibans) mais le journalisme qui sert au public ce qu’il a envie de lire, de voir ou d’entendre. Celui qui alimente ses névroses, celui qui ne lui apprend rien mais le confirme dans ses préjugés ou ses fureurs. Wolton a raison de parler de populisme, n’en déplaise ici à ceux qui ont signifié ces derniers jours leur désaccord avec mon précédent billet.

Délicate alchimie

Beaucoup ont cru que j’attaquais le web et ont jugé bon de rappeler qu’il ne s’agissait pas d’une de ces prétendues informations non vérifiées qui seraient légion sur la toile (selon ses détracteurs, dont je ne suis pas), mais une information journalistique publiée par Le monde et confirmée par Public Sénat. Ai-je dit le contraire ? Par ailleurs, je n’ai pas attaqué le web, j’ai simplement dit et je le redis que l’alchimie entre journalisme et web est délicate, qu’elle nécessite d’infinies précautions. Avant Internet, quand la presse lançait une information, on en parlait au bistrot et dans les dîners en ville, on s’agitait et l’affaire suivait son cours. Aujourd’hui, on a immédiatement une communauté virtuelle qui se forme autour d’une information, s’exprime sur les forums, blogs, sites de presse la réaction du public est concrète, immédiate, parfois violente. Ce contact direct entre le public et les journalistes, dont j’ai dit plusieurs fois ici tout le bien que je pensais, n’est pas dénué de risques. Car le buzz pour un média, est infiniment juteux. Il se traduit en « valeur-web » par de nouveaux lecteurs et la rentabilité qui va avec. Voilà en quoi l’univers du web est susceptible de modifier les comportements journalistiques pour les inciter à diffuser non pas ce qui est important, mais ce qui va buzzer, pour précipiter la production du scoop afin de l’adapter au temps du web. Avec le risque de déclencher au passage des conséquences sans commune mesure avec la manière dont une information était accueillie avant le web. Alors oui, le web impacte le journalisme. Non, ce n’est pas une attaque, mais un simple constat.  Ceux qui stigmatisent les dérives des médias « traditionnels » sur le thème du racolage, de l’urgence et de l’approximation et n’aperçoivent pas en quoi Internet est susceptible d’aggraver ces travers me plongent dans une perplexité sans fond. C’est un peu l’histoire de la paille et de la poutre.

Pour finir, un mot sur l’observation de Daniel Schneidermann. Celui-ci lui reconnaît le droit à la plaisanterie douteuse et nuance sérieusement le parfum de scandale qu’a pris cette affaire. Mais il trouve en revanche que le mensonge est impardonnable. Il a raison, à supposer bien sûr que Brice Hortefeux ait menti dans ses dénégations. Mais supposons. Le problème, c’est que le jeu consistant à réduire le journalisme à la traque de la petite phrase qui ruinera une carrière politique aboutit à deux choses : la généralisation de la langue de bois et la défense maladroite en cas d’accident. Je pense que les médias ont une part de responsabilité, fut-elle involontaire dans ce phénomène. Et ça n’ira pas en s’améliorant si le journalisme sur le web se complet dans ce genre d’exercice.

La tentation du buzz

Quant à la diatribe Internet qu’il dénonce en fin d’article, puisque certains lecteurs ici m’ont accusée d’y participer, soyons donc encore plus précis. Vive le journalisme sur le web qui s’affranchit des peurs des médias traditionnels et publie ce que les autres taisent. Je ne vois pas comment on pourrait soutenir le contraire. Vive la vigilance démocratique des internautes et leur capacité de mobilisation. Depuis le temps que les journalistes rêvent d’être soutenus par le public quand ils dénoncent un scandale, au lieu de se heurter au grand silence du lecteur de presse écrite, de l’auditeur ou du telespectateur isolé dans sa révolte et sans moyen pour l’exprimer. Seulement voilà, attention aussi à la tentation du buzz, du sujet « vendeur », de la politique par le petit bout de la lorgnette. L’affaire Hortefeux n’est finalement pas accablante, nous dit Daniel Schneidermann. En effet. Mais le buzz en revanche le fut. C’est bien qu’il y a une distorsion possible entre l’importance d’une information et la manière dont elle évolue sur le web. C’est précisément cela qui, à mon sens, doit nous interroger, à chaque instant, nous les journalistes pour que les avancées démocratiques qu’offrent le web ne s’abîment pas dans le populisme.  Les journalistes ne livrent jamais tout ce qu’ils savent, ils trient ce qui est important de ce qui ne l’est pas (et parfois ils se plantent comme avec la fille de Mitterand), ils écartent ce qui ne leur parait pas suffisamment probant. Or, cette blague n’est pas probante. Elle n’aurait dû avoir d’autre effet que de mettre les journalistes témoins en alerte, leur permettre d’observer le ministre avec plus encore d’attention, d’en dresser un portrait nuancé, d’enquêter sur lui et sa politique s’ils étaient persuadés que cette blague était révélatrice d’un trait de caractère, mais pas la balancer comme un fait d’actualité. Je continue de penser que ce n’en est pas un.

 

Mise à jour 15h05 : Une fois de plus, je suis d’accord avec Elisabeth Lévy, c’est ici.

16h14 : j’attire votre attention sur la virulence des attaques dont Philippe Cohen a été l’objet sur Marianne2. C’est ici et . Voilà qui pose la question non plus de la tentation journalistique du buzz, mais des réactions à l’endroit des médias qui, sur le web, tentent de calmer le jeu et refusent donc de céder à l’emballement de leur public.

17h15 : L’interview de Patrick Gaubert, président de la LICRA, sur le site de l’Obs.

Voir aussi l’avis de Philippe Bilger sur Marianne2.

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39 commentaires »

  1. De mon humble point de vue de lecteur, il est réjouissant de voir que Le Monde, dont la servilité ou le manque de combattivité vis-à-vis de la majorité me désespérait, retrouve un peu de poil de la bête.

    Il n’est pas innocent du tout que le ministre de l’intérieur pense à propos des « arabes » : un=pas de problème, beaucoup = des problèmes. Et il est bon que cela soit sû. Notamment sû des arabes, qui sauront ce que pense le chef des policiers qui les harcèlent de controles au faciès, de courses-poursuites, de tutoiements abusifs et de gardes à vue brimantes.

    C’est pour moi un fait dont il était important qu’il soit traité.

    Aliocha : votre observation est intéressante en ce qu’elle dévoile un travers du journalisme à la française. En effet, nous souffrons souvent de lâcheté, ce qui a pour conséquence de nous pousser ensuite à nous venger. On ne dit pas telle chose parce qu’on n’ose pas, mais on saute ensuite sur un sujet facile pour se rassurer sur son indépendance de journaliste. C’est facile une vidéo, ça ne nécessite aucun travail d’investigation, ça ne fait prendre aucun risque puisque c’est apparemment objectif.

    Commentaire par Citizen Emmanuel — 14/09/2009 @ 11:47

  2. « le monde.fr publie la vidéo inaudible d’un ministre blaguant »

    je me suis arrêté là… pas la peine d’aller plus loin et je vous conseille rapidement de consulter car votre audition est très mauvaise.

    Aliocha : par conséquent, vous me permettrez de m’arrêter là également, par souci de parallélisme des formes.

    NON la vidéo n’était pas inaudible sauf bien sur pour ceux et celles qui ne voulaient pas entendre.

    Encore une fois vous vous abritez derrière Wolton mais il n’a pas vérifié si lemonde.fr avait fait un travail de journaliste en vérifiant leur source, il apparait bien que tel était le cas donc la diatribe de Wolton tombe à plat tout comme votre pseudo post moralisateur.

    Cette video est à mettre dans un contexte, hortefeux c’est servi d’une affaire non encore prouvée d’un préfet soit disant raciste pour ce parer d’une vertue que manifestement il n’a pas tout à fait.

    Le même Brice nous sort des textes du genre « si on a rien à cacher on ne doit pas avoir peur d’être filmé » par des caméras de vidéo-surveillances…

    Commentaire par jean — 14/09/2009 @ 12:01

  3. Bonjour Aliocha,

    Est-ce trop demander à nos ministres de mieux se tenir (voir le doigt d’honneur d’Eric Besson http://is.gd/3dWig) et d’éviter les blagues douteuses?

    Est-ce trop demander aux journalistes de secouer nos politiques lorsqu’ils utilisent un peu trop la langue de bois?

    Pour ma part, sur la question internet, j’aime assez l’analyse de Pierre Haski sur http://www.rue89.com/2009/09/12/internet-bouc-emissaire-des-lachetes-journalistiques

    Et sur les questions politiques, que les politiques disent ce qu’ils font, et qu’ils fassent ce qu’ils disent, sous le contrôle du peuple, avec l’aiguillon des journalistes.

    Enfin sur le buzz, il a toujours existé sur internet (et IRL) et continuera d’exister. Les politiques, les journalistes et les communiquants le savent et font avec. Aucune charte déontologique n’y changera rien.

    Aliocha : la question est : peut-on juger une personne, fut-elle ministre, et pire l’offrir en pâture pour une blague de mauvais goût saisie au vol ? ça ne vous ai jamais arrivé à vous de dire une ânerie qui ne reflétait en rien votre pensée ? Moi, si.

    Commentaire par Zythom — 14/09/2009 @ 12:04

  4. Sans s’arréter au « buzz » j’attend d’un journaliste qu’il remette dans son contexte, et aujourd’hui, il n’est pas très bon pour M. Hortefeux. Les excuses ont fusé, avec pas dans l’ordre :

    -C’est sorti de son contexte
    -On m’entend mal, je parlais pas à lui
    -Je blaguais ses origines auvergnates
    -Je parlais des prises de photos
    -Vous êtes rien que des méchants d’utiliser ça comme ça, c’est une cabale des socialistes qui feraient mieux de laver devant leur porte.

    Au final, j’ai surtout le sentiment que les journalistes se sont contentés de les présenter une par une, alors qu’ensemble elles donnent une toute autre idée de la situation : ce ministre ment comme un aracheur de dents et se sent bien morveux. Au final, il aurait des le début donné l’explication qui me semble la plus probable à savoir qu’il a fait une blague très beauf qui n’avait pas vocation à sortir de ce cercle restreint, j’aurai sans doute eu bien moins de mal à lui pardonner. La c’est juste du foutage de geule intégral de communiquants, et une série de dépèches AFP très mal traitées par les articles que j’ai lus.

    Commentaire par Thomas — 14/09/2009 @ 12:08

  5. Mitterrand s’écrit avec 2 r.

    JR

    Commentaire par rosselin — 14/09/2009 @ 12:12

  6. Avec des journalistes comme vous il est clair que les gens sont bien informés, ne publier que ce qui ne va pas déranger le ministre, surtout ne pas faire confiance au public pour faire la par des choses mais le garder bien au chaud dans la ouate…

    En espérant que la génération qui va vous remplacer aura une autre vision de son métier, une vision un peu moins étriquée et moins bornée car on ressent bien chez vous ce coté vieille france à papa.

    Commentaire par G.M — 14/09/2009 @ 12:22

  7. @Aliocha rep comm 3
    Un ministre n’est pas comme vous et moi.
    Il DOIT être sur ses gardes 24h/24 7j/7, encore plus en public.
    Il représente la France.

    Mais ce que je lui reproche le plus, ce sont ses excuses pitoyables. Quand on commet l’erreur de faire une mauvaise blague devant des télévisions, on n’en rajoute pas en prenant les gens pour des imbéciles.

    Je partage pleinement le commentaire n°4.

    Aliocha : en somme vous lui reprochez ce qu’il n’aurait pas eu à dire si on n’avait pas fait tout ce cirque. Quand je vous dis que tout ceci n’est qu’un gigantesque gâchis. Bien sûr qu’un ministre doit se tenir correctement, bien sûr que le journalisme courtois à la française leur a sans doute collé de mauvaises habitudes à nos politiques, en les habituant à un off douteux dont ils peinent à sortir face à l’omniprésence désormais des caméras et au fait qu’elles n’ébarbent plus les propos sans intérêt pour se concentrer (temps d’antenne oblige) sur l’essentiel. Mais de là à alimenter l’accusation on ne peut plus grave qu’un ministre français de l’intérieur est raciste, sur la base de cette parole malheureuse, il y a un pas que moi, je refuse de franchir. Et croyez moi, si je reviens ici sur le dossier, ce n’est pas parce que les arguments lus sous mon précédent billet m’ont fait chanceler et que j’éprouverais le besoin de me justifier, mais tout au contraire parce que je n’aurais de cesse d’enfoncer le clou, fut-ce au prix de me mettre tous mes lecteurs à dos, tant je trouve cette histoire lamentable. C’est un sujet fondamental. Aujourd’hui nous avons une autre vidéo qui confirme la mauvaise parole à défaut d’en éclairer avec certitude le sens. Mais demain ? Sur une autre affaire, concernant une autre déclaration, on se contentera aussi d’une vidéo inaudible mais sous-titrée pour conspuer quelqu’un d’autre ? La seule chose que je regrette, c’est que le débat s’en tienne ici à Hortefeux. Que ceux qui veulent ronger cet os, le fassent, je n’ai pas l’intention de leur ôter la satisfaction d’avoir saisit soi-disant un ministre en flagrant délit de racisme. Cela empêche-t-il de se poser plus généralement la question du journalisme sur le web ? Il faut croire que oui. Dommage.

    Commentaire par Zythom — 14/09/2009 @ 12:22

  8. Je m’interroge encore comment certains peuvent affirmer qu’il n’a pas tenu ces propos.
    La vidéo est tout de même accablante. (Je reconnais toutefois que certaines vidéos ayant circulé, parce que trop compressées, ont considérablement nui à l’intelligibilité des propos).

    En revanche, je n’attache pas les mêmes conséquences à cela. J’estime que tout un chacun a le droit de faire de l’humour raciste, même quand celui-ci ne plaît pas. Qualifier untel de raciste sur ce seul motif est évidemment fallacieux.

    Toutefois, on est en droit d’exiger de la part d’un ministre, membre du gouvernement de la République Française des standards autrement plus exigeants.

    La démission, non. La réprimande et des excuses, certainement. Le déni m’apparaît inacceptable.

    Commentaire par Nemo — 14/09/2009 @ 12:52

  9. on lui reproche de ne pas avoir l’étoffe, il nous prend tout simplement pour des imbéciles avec ses pitoyables excuses et cela en dit long sur sa véritable nature, comment peut-on lui faire confiance après cela ?

    et le copé qui veut réguler internet qui bien sur est le fautif dans l’histoire…

    histoire lamentable qui en dit long sur nos politiques, vous feriez bien aussi d’entendre votre regard dans cette direction au lieu de rester braquer, comme souvent, sur vos idées bien arrêtées.

    Commentaire par jean — 14/09/2009 @ 12:55

  10. @zythom en 4
    Demander aux politiques de bien se tenir? Il me semblait à moi juste ment que le phénomène de la « langue de bois » et son pendant extrème « la com' », venait justement du fait qu’on ne savait distinguer le politique de l’homme, et que le moindre geste de l’un était utilisé pour analyser l’autre.
    C’est en réaction que nos politiques ne disent plus rien, ne font plus rien et ne cesse de jouer. En ce sens cette vidéo ne fera qu’aggraver le problème. Maintenant tous sauront que même au cours d’une séance photo avec des militants au fin fond des landes, il faudra ne rien dire… que c’est triste.

    Aliocha : je n’aurais pas mieux dit.

    @Aliocha
    Le coté vidéo inaudible me paraît un peu de mauvaise foi (qui traduit bien votre haïssable soumission aux force d’oppression UMPISTE grrrr grrr grrr… ha vite mon prozac, ouf ça va mieux) mais je reste d’accord avec vous sur l’essentiel, tout le monde à le droit à la blagounette plus ou moins douteuse… quannd bien même il aurait le passif en matière d’acte d’un Horteufeux.

    Ceci dit, sur les suite de ce buzz, je trouve les différentes réactions du ministre aussi stupide que sans crédibilité aucune, et en vient à m’interroger après coup…

    Aliocha : je maintiens que la première vidéo était inaudible et c’est bien pourquoi d’ailleurs elle était sous-titrée. Que la deuxième confirme les sous-titre ne change rien au fait que tout est parti d’un document que je ne trouvais pas probant. Qu’en sera-t-il la prochaine fois si l’on prend l’habitude de s’enflammer sur ce genre de choses ?

    Commentaire par adrien bis — 14/09/2009 @ 12:58

  11. et moi je maintiens qu’elle n’était pas inaudible mais comme on dit « il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ».

    Le fait qu’elle soit sous-titrés n’est pas une preuve mais juste un bonne chose pour les sourds et les malentendants.

    Commentaire par jean — 14/09/2009 @ 13:41

  12. @ adrien bis :

    « tout le monde à le droit à la blagounette plus ou moins douteuse… quand bien même il aurait le passif en matière d’acte d’un Horteufeux. »

    Précisément non ! surtout sur la 2e partie de votre phrase !

    Un ministre de l’Intérieur lors d’une université d’été de l’UMP reste ministre de l’intérieur, il ne fait pas un barbecue à la maison entre amis ! Le côté privé de la réunion est bien plus que douteux !

    Et sur la 2e partie de votre phrase non, non et non !! Justement avec son passif en matière d’acte Hortefeux confirme ce que beaucoup pensaient de lui, alors les blagues douteuses sur ce sujet il peut éviter !
    Il devrait plutôt aller vers des blagues sexistes confortant l’image de beauf’…

    Bravo Aliocha d’en « remettre une couche » sur le débat entre journalisme et web, c’est vrai que c’est un sujet important qu’il est nécessaire de traiter.

    Seulement la polémique en question parasite le débat.

    De plus je ne suis pas si sûr que ce « buzz » soit le bon exemple à prendre pour parler de ce sujet. D’une part je ne vous suis pas quand vous dites qu’Hortefeux a été jeté en pâture, parce que ça me semble faire bien peu de cas du libre arbitre des internautes, et concrètement du nombre de personnes qui n’y ont rien trouvé à redire. D’autre part parce que si le buzz a autant pris c’est surtout en raison des actions passées et présentes d’Hortefeux, et aussi parce qu’il est ministre de Sarkozy oui ! On accole en permanence le qualificatif de « primaire » à « antisarkozyste » mais il n’est pas toujours primaire, mais se justifie (parfois, souvent, à vous de voir) par les actions du gouvernement et les décisions prises par le président.

    Donc ce buzz n’est pas qu’une cacophonie dans le vide pour reprendre le titre de votre billet précédent mais est peut-être plus révélateur d’un certain ras-le-bol de ceux qui manifestent leur mécontentement vis-à-vis de la politique du gouvernement et de leur attitude.

    C’est une question d’attitude en l’occurence ! Pourquoi l’omniprésence des caméras devrait-elle amener à la langue de bois ? Les citoyens ne sont-ils pas en droit d’attendre que les personnes nommées à un poste de ministre soient les plus naturellement à même de l’être ? Oui on attend des politiques une attitude exemplaire, parce que la fonction politique est une charge et pas un catalogue de droits et avantages !

    Et à force de stigmatiser une certaine frange de la population qui ne verrait que des droits dans la citoyenneté française et en oublierait les devoirs, les politiques subissent un retour de bâton lorsqu’ils oublient qu’ils ont eux aussi des devoirs !

    Commentaire par niodayoda — 14/09/2009 @ 13:47

  13. @Aliocha rep comm 7
    « Mais demain ? Sur une autre affaire, concernant une autre déclaration, on se contentera aussi d’une vidéo inaudible mais sous-titrée pour conspuer quelqu’un d’autre? La seule chose que je regrette, c’est que le débat s’en tienne ici à Hortefeux. Que ceux qui veulent ronger cet os, le fassent, je n’ai pas l’intention de leur ôter la satisfaction d’avoir saisit soi-disant un ministre en flagrant délit de racisme. Cela empêche-t-il de se poser plus généralement la question du journalisme sur le web ? Il faut croire que oui. Dommage. »

    La politique est un combat. Internet est un amplificateur de tous les coups qui se donnent dans cette arène de lutte pour le pouvoir. Qu’une personne ayant beaucoup de pouvoir se prenne des coups (bas ou non) me semble normal.
    Le buzz est un phénomène terrible qui peut ruiner une carrière ou une vie. Quand il s’agit d’un simple citoyen, cela m’attriste, pas quand il s’agit d’un ministre.

    Concernant le développement du journalisme sur internet, cette affaire pose des questions. Et c’est tout l’intérêt de votre blog que de les poser et d’essayer d’y répondre. C’est l’occasion.

    Commentaire par Zythom — 14/09/2009 @ 13:53

  14. @adrien bis en 10
    Il faut pour cela regarder à l’étranger, par exemple aux USA. Les politiques sont sous la loupe des médias en permanence et tiennent des discours langue de bois avec moultes efforts de la « Communication ». Par ailleurs les journalistes américains me semblent particulièrement coriaces.

    Alors, effet ou cause?

    Commentaire par Zythom — 14/09/2009 @ 13:57

  15. Ce n’est pas simplement « un ministre » : c’est le ministre de la police. Pour moi ça change tout.
    Le ministre de la police se fait gauler a faire des blagues douteuses sur les arabes ? La démission est faite pour lui ! Je répète ce que j’ai écrit chez authueil, qu’on a d’ailleurs connu plus inspiré que sur ce sujet : lorsque les jeunes des cites verront une fois de plus débarquer la police déguisée en robocop, ou au mieux en Rangers, ils sauront ce que pense le chef du « monopole d’état de la violence » : un ça va, mais plusieurs…

    On organise une manif ? Hortefeux, demission ! Hortefeux, demission !

    Aliocha : vous vous rendez compte que vous êtes en train de réduire les « jeunes de cités » comme vous dites à une bande de fils et de filles d’immigrés en lutte permanente contre la police. Je gage que les « jeunes des cités » auraient bien envie de corriger ce que vous dites là et ils auraient raison. Vous voyez, moi aussi je peux jouer au jeu de la police de la pensée. Moi aussi je peux m’amuser à prendre mon interlocuteur au mot et à procéder ensuite à des déductions hasardeuses 😉

    Commentaire par Emmanuel — 14/09/2009 @ 14:03

  16. B. Hortefeux est sans doute le plus fidèle lieutenant de N. Sarkosy et à ce titre particulièrement en première ligne. Il a été le ministre des reconduites à la frontières et aujourd’hui minitre de l’intérieur, donc de la police, comme le fait remarquer Emmanuel ci dessus.
    Il se fait aujourd’hui « épingler » sur un événement qui n’est quand même pas d’une gravité extrème, mais dont il se défend maladroitement.
    Avouez que c’est pain béni pour cette partie de la population qui supporte mal la politique actuellement en vigueur dans ce pays. Le buzz autour de B. Hortefeux est un exutoire, l’homme, un bouc-émissaire. S’il suffisait de changer l’homme pour changer de politique, pourquoi pas ? Mais des B. Hortefeux de remplacement, au sein de l’actuelle majorité, il en existe certainement quelques uns…
    Le cas Hortefeux ne m’intéresse pas vraiment, changer de politique, beaucoup plus!

    Commentaire par Maraudeur — 14/09/2009 @ 14:23

  17. J’eus aimé que vous défendiez Siné comme vous défendez aujourd’hui Hortefeux. Dans votre défense d’Hortefeux, vous n’êtes pas plus crédible que Joffrin ou Askolovitch lorsqu’ils s’acharnaient sur le dessinateur Siné :
    http://www.politis.fr/article8015.html

    Aliocha : mon cher, depuis que l’affaire du Monde nous a donné la joie de nous rencontrer virtuellement ici, je n’ai jamais espéré vous plaire. Il y a des limites à mon optimisme 😉 Mais bon, je ne déteste pas avoir des contradicteurs farouches, je trouve même cela très sain. Sur Siné, il se trouve que je n’ai jamais lu Charlie hebdo de ma vie. Eh non. J’ai donc eu du mal à me mobiliser sur ce sujet, je l’avoue. En revanche, mon excellent confrère de commvat va vous satisfaire.

    Commentaire par Dukénois — 14/09/2009 @ 14:32

  18. Pour compléter le propos du Maraudeur ci-dessus, il ne me semble pas que les rapports entre la police et la population sont au beau fixe, ni simplement en amélioration. Je suis commercial pour les produits éducatifs, et a ce titre souvent sur les routes, dans les rues, partout où l’on trouve un collège, un lycée, une E2C, etc. Et il ne me semble pas que le regard que portent les jeunes des collèges et lycées de banlieue soit celui qu’on porte sur les braves andouilles de flics des films des années 50 ou de Taxi.

    Les flics sont en Rangers, même en civil reconnaissables a des kilomètres, et les jeunes des banlieues, arabes ou non, les regardent de travers. Alors quand le ministre de l’intérieur, que tout le peuple de gauche a envie de se farcir en tant qu’ex-ministre des expulsions, je comprends et je souhaite même qu’on lui souffle un peu dans les bronches.

    Je ne suis ni jeune, ni de banlieue, ni arabe, mais je supporte très difficilement le comportement de la police. Leur pouvoir sur la population est considérable, et j’ai franchement le sentiment qu’ils me causent plus de tourment
    qu’ils ne résolvent les problèmes auxquels je suis confronté et qui seraient de leur ressort.

    Alors quand le ministre de ces types-là fait des blagues sur les arabes et l’ordre, je suis content que cela lui soit reproché en une du Monde…

    Commentaire par Emmanuel — 14/09/2009 @ 14:41

  19. @18: pouvez-vous m’expliquer ce que c’est que ce fameux « peuple de gauche » dont vous parlez, et donc Marie-Georges Buffet a parlé aussi lors de la fête de l’huma…
    Peuple de gauche ?… Franchement, je ne vois pas. Il faut une carte ?

    Sinon, c’est vrai que dans cette affaire, c’est le concours de celui qui se montrera le plus anti-raciste, quitte à voir du pétainisme partout. « Vous voyez bien que je ne suis pas raciste, la preuve, je déteste Hortefeux »…
    Maintenant, imaginons les mêmes si, par exemple, un de ces arabes venait s’assoir à côté d’eux dans le train… Je suis sûr que l’amitié entre les peuples en prendrait un coup.

    Ca ne m’empèche pas de trouver la défense du ministre complètement bidon, mais franchement, on est plus proche de la blague lourdingue que du vrai cas de racisme. Et quand j’entends les appels à la démission lancés par telle ou telle organisation, je me demande s’ils expulsent de leur structure ceux qui tiennent des propos comparables à la fin d’une soirée ou dans une de leur réunions.
    J’en doute…

    Commentaire par Arnaud — 14/09/2009 @ 15:24

  20. Chère Aliocha,

    Vous citez l’article de Daniel Schneidermann, mais ne vous mentionnez pas ce qui ne vous arrange pas dans son article, à savoir la dernière phrase que voici reproduite :

    « En osant diffuser une vidéo que les duettistes Leclerc, Gilles et Gérard, co-patrons des chaînes parlementaires, se refilaient comme une patate chaude, en suivant l’affaire sans relâcher la pression, en pointant les incohérences des uns et des autres, le site du Monde n’a fait qu’un travail journalistique qui serait considéré comme normal dans tout autre pays développé que la France. On aurait envie de dire : enfin ! »

    Ne pouvant pas graisser, voici le passage qui vous apporte la contradiction et que vous avez omis de mentionner :

    « le site du Monde n’a fait qu’un travail journalistique qui serait considéré comme normal dans tout autre pays développé que la France. »

    Aliocha : et hop, un petit procès d’intention. Encore un. Je mets l’article en lien, je reprends ce en quoi nous sommes d’accord avant d’évoquer le cas internet sur lequel nous ne sommes en revanche pas d’accord, mais je n’ai pas en effet recopié son papier en entier.Forcément, ça ne pouvait être que pour tronquer honteusement ses propos. Et comme en plus d’être de mauvaise foi, je suis sotte, je pensais naïvement que personne n’irait lire l’article que je mets en lien. CQFD.

    Commentaire par niodayoda — 14/09/2009 @ 15:26

  21. Mes excuses pour vous avoir fait croire que je vous accusais de mauvaise foi !

    Je regrette simplement pour le débat que vous n’ayez pas donner la contradiction.

    Point de procès d’intention, ce n’est pas dans mes habitudes, que vous ne connaissez pas par ailleurs.

    N’interpreteriez-vous pas mes propos en dehors de leur contexte ? 😉

    Aliocha : vous êtes pardonné, cette affaire échauffe tous les esprits, y compris le mien. Je n’ai pas évincé cette observation, simplement, mes billets ont beau être longs, ils ne représentent pas le dixième de ce que j’aurais envie d’écrire. Je trie, mal parfois, et surtout j’accepte l’idée au demeurant confortable que ce que je n’ai pas abordé pourra jaillir de la conversation. Vous faites bien de souligner que DS juge cette publication pertinente, ce d’autant plus que dans son livre « Du journalisme après Bourdieu » dont j’ai souvent recommandé la lecture, il apparait comme un journaliste particulièrement exigeant et scrupuleux. Sa position n’en a que plus de poids. Elle a également plus de poids que la mienne si l’on compare nos expériences respectives. Tant pis, j’ose un avis respectueusement différent. Après tout, c’est l’intérêt d’un débat, non ?

    Commentaire par niodayoda — 14/09/2009 @ 15:50

  22. S’il fallait une preuve que cette affaire Hortefeux est avant tout révélatrice des passions françaises (la chasse au raciste, le manichéisme droite/gauche, le mépris pour la classe politique…) qui nuisent au débat public, il suffirait de relever les commentaires sans nuance qui parsèment les blogs, celui-ci compris.

    C’est assez triste. Courage Aliocha.

    Aliocha : c’est gentil de me remonter le moral. Et rassurez-vous, nous ne sommes pas seuls, les voix se multiplient même pour appeler au calme. Voyez les articles en lien sous le billet.

    Commentaire par Tocquevil — 14/09/2009 @ 16:05

  23. @ Aliocha :

    C’est tout l’intérêt d’un débat effectivement, qui ne pourra avoir lieu sereinement à travers cet exemple que quand le « soufflé » sera retombé.

    Et encore ce n’est pas sûr tant la personne même d’Hortefeux est polémique.

    C’est le problème de ce buzz, c’est que la vidéo n’aurait peut-être pas été publiée si cela n’avait pas été Hortefeux sur la vidéo !
    Et ce qui agit comme de l’essence dans un incendie, c’est la mise à la retraite d’office du préfet Girot de Langlade juste avant.
    Et comme les internautes sont vigilants, ils établissent aussi une corrélation avec les propos du ministre sur la vidéosurveillance… »Oh, la douce saveur de l’ironie » comme le dit Eolas ! : http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/09/12/Oh%2C-la-douce-saveur-de-l-ironie

    Ceci étant, je minimise moi-même l’importance des propos de Brice Hortefeux ! Mais ils sont importants lorsqu’on analyse tout le contexte justement, pour répondre aux défenseurs de celui-ci disant que la phrase est sortie de son contexte !

    Tout dépend du contexte qu’on choisit, car si l’on retient une période de 2 semaines avant la vidéo, on a chronologiquement :
    – l’entrée de Philippe de Villiers au gouvernement
    – la déclaration de Brice Hortefeux condamnant le racisme ET la défense du préfet qui l’accuse de se refaire une virginité à bon compte
    – la vidéo
    – les déclarations d’Hortefeux sur la vidéosurveillance

    C’est aussi ça le contexte !!

    Et ce contexte explique l’importance du buzz, mais aussi comme le mentionne Tocquevil « la chasse au raciste » et « le manichéisme droite/gauche », bien que je pense contrairement à lui que cette séparation est utile au débat.

    A ne pas oubliez dans le contexte qui explique le buzz c’est l’affaire des élections truquées au PS qui a bien encouragé les dirigeants socialistes à sauté sur l’occasion !

    Enfin il faut noter aussi que d’après Claude Guéant, Hortefeux regrette que ces propos aient pu blesser quelqu’un : http://minurl.fr/10c9

    On aimerait qu’il le dise lui-même !

    Commentaire par niodayoda — 14/09/2009 @ 16:35

  24. J’invite tous les lecteurs, et en particulier ceux qui ont considéré que je me méfiais à tort du couple journalisme/web, à aller lire attentivement les commentaires sous les articles de Marianne qui sont en lien en bas du billet. Vous risquez une terrible nausée, mais tant pis.

    Commentaire par laplumedaliocha — 14/09/2009 @ 19:02

  25. suffit juste d’être un peu myope et ça passe très bien, après tout d’autres sont un peu dur d’oreilles et n’ont pas la nausée en écoutant certain ministre 😀

    Commentaire par jean — 14/09/2009 @ 19:34

  26. Chère Aliocha,

    j’ai suivi ici ce passionnant débat sur ce buzz tout le week end mais une question me taraude l’esprit : auriez vous réagi de la même manière si ce bon Brice n’avait non pas fait une blague sur les arabes (ou sur les auvergnats, je n’ai pas bien compris) mais sur les blondes? 😉

    Aliocha : tiens vous voilà vous. Vous savez que vous me manquez 😉 Je me disais bien que l’odeur de la poudre vus attirerait….S’il avait attaqué les blondes ? Mais je lui aurais arraché les yeux mon cher, vous le savez bien 😉

    Commentaire par Mussipont — 14/09/2009 @ 20:43

  27. J’aime bien l’article d’E. Lévy…
    Sauf au moment ou elle rejoint le votre sur un point qui me semble discutable.

    Est-ce aux journalistes de décider ce qu’il faut montrer/dire ou pas au public?
    Je trouve qu’il y a un petit quelque chose de paternaliste dans cette conception du journaliste éclairé qui saurait quelle information est bonne pour moi et qu’elle information (dans mon propre intérêt) il vaut mieux me cacher.

    Je crois que c’est exactement là que j’ai un problème:
    « Les journalistes ne livrent jamais tout ce qu’ils savent, ils trient ce qui est important de ce qui ne l’est pas (et parfois ils se plantent comme avec la fille de Mitterand) »

    Je crois aussi que c’est là précisément qu’internet (ou plus généralement l’incroyable augmentation des sources d’information et des moyens de communications) fait mal au journalisme traditionnel et, excusez mon optimisme, risque de faire beaucoup de bien à la démocratie française.

    Vous me répondrez que les journalistes sont bien libre de parler de ce qu’ils souhaitent… et vous auriez raison.
    Pour ma part, savoir que grâce à internet je pourrais m’occuper moi même, en partie, de faire le tri entre ce qu’ils estiment bon pour moi et ce qu’ils préfèrent garder pour eux me fait me sentir plus… comment dire… adulte ?
    🙂

    Aliocha : bonne question, à laquelle je m’associe d’autant plus volontiers que j’ai tendance à me la poser personnellement dans un grand nombre de domaines. On peut considérer que de nombreuses professions nous infantilisent, les médecins, les avocats et tous ceux qui prétendent agir à notre place sans toujours nous expliquer ce qu’ils font. Effectivement, les journalistes font des choix, pour une raison simple, l’actualité est si volumineuse qu’il faut bien que des professionnels trient. Parfois, ils font de mauvais choix, c’est vrai. Il est possible que certains commettent l’erreur de sous estimer le public. Je pense que dans le rapport aux médias comme ailleurs, il faut simplement trouver le professionnel en qui on a confiance, ou bien multiplier les sources. S’agissant de la vidéo d’Hortefeux, quand je parle de choix, il ne faut pas le comprendre comme « le public est incapable de comprendre ce document, on lui cache » mais plutôt comme « si moi journaliste je sélectionne ce document et que je le montre, je vais envoyer un message clair : le ministre est raciste. Suis-je sûr que ce message que je vais faire passer correspond à la réalité ? ». Elle est là, la responsabilité du professionnel. Le psychodrame qui a suivi la diffusion de la vidéo montre, je crois, que la question méritait d’être posée.

    Commentaire par khazan — 14/09/2009 @ 22:04

  28. Je disais cet après-midi :

    « Enfin il faut noter aussi que d’après Claude Guéant, Hortefeux regrette que ces propos aient pu blesser quelqu’un : http://minurl.fr/10c9

    On aimerait qu’il le dise lui-même ! »

    Voilà qui est fait : http://minurl.fr/10dw

    Fin de la polémique, que la boucle soit blouclée !

    Mais pour quand même montrer un brin de mécontentement, au lieu de sortir ses très mauvaises explications la 1ère fois, il aurait du dire ce qu’il vient de dire et il n’y aurait pas eu de polémique, ou si peu.

    On va donc bientôt pouvoir débattre plus sereinement des liens entre internet et la presse 😉

    Commentaire par niodayoda — 14/09/2009 @ 22:25

  29. Vous noterez alors (en reprenant vos exemples) que la pratique de la médecine (comme nombre d’autre) évolue doucement (et sans doutes qu’internet ou encore la généralisation des sources d’informations) n’y est pas pour rien.

    Les médecins expliquent mieux ce qui se passe à leurs patients et il en va probablement de même des avocats. Vous noterez aussi que ces professions (surtout les médecins à ma connaissance) se sont aussi (et le sont encore) montré prodigieusement agacé par les encyclopédies médicales, les sites web etc… les risques d’automédications, les procès, le manque de respect vis à vis des décisions etc…

    Mais au bout du compte finalement, ils sont bien obligé, dans un soupir, de répondre à nos questions et parfois même de dire: « je ne sais pas. »

    Finalement de nous traiter un peu plus comme des adultes et de ne pas prendre les décisions à notre place, mais avec nous et en prenant en compte notre consentement aussi éclairé que possible.
    Ils finissent même par accepter que l’on prenne plusieurs avis 🙂
    C’est dire.

    J’ai l’impression qu’on y gagne tous.

    Aliocha : ça me choquait déjà à l’époque ancienne où j’exerçais en cabinet d’avocat. J’étais très jeune alors et je ne comprenais pas pourquoi on n’expliquait pas aux clients ce qu’on faisait pour eux. Plus tard, j’ai compris que pour beaucoup, le savoir, c’est le pouvoir et le pouvoir, ça ne se partage pas (je simplifie un peu, en réalité, il n’est pas toujours judicieux de fournir des explications). Comme vous dites, ça va mieux chez les médecins et les avocats et le même mouvement se dessine dans la presse. Mais ce dialogue entre journalistes et lecteurs n’ira pas sans poser de graves questions. Voyez le traitement réservé à Causeur et Marianne qui n’ont pas participé au lynchage. Les commentaires sont d’une rare violence. C’est une pression à plusieurs niveaux. D’abord, les journalistes sont moins arrogants qu’on ne croit. C’est difficile de se retrouver seul et de défendre ses convictions quand des dizaines de commentateurs vous attaquent. Il y a de quoi douter. Et c’est difficile aussi de prendre le risque économique de contrarier les lecteurs quand on est un jeune acteur du web.

    Commentaire par khazan — 14/09/2009 @ 23:13

  30. Bravo Aliocha !
    Je suis en tous points d’accord avec vous, et d’abord avec le titre de votre billet.
    La difficulté, avec ces buzz, c’est qu’il impossible de les combattre sans les alimenter…

    Et si nous parlions d’autre chose.

    Par exemple de cette phrase de Nicolas Sarkozy : »Avoir Brice Hortefeux, mon meilleur ami, comme ministre de l’Intérieur, c’est m’avoir comme ministre de l’Intérieur ». Elle n’est pas sortie d’une video inaudible, elle a été dite ès-qualité devant micros et caméras. N’est-elle pas préoccupante ? Comment se fait-il qu’elle ne soit pas commentée, elle ? N’est-il pas étrange qu’un ministre ne soit pas décrit pas ses aptitudes à exercer sa fonction mais par son amitié avec celui qui l’a nommé ? Pour être un bon ministre faut-il être une sorte de clone du président ? Comment se fait-il que tous nos pointilleux censeurs d’une blague idiote soient muets devant cette si étrange phrase ? Ne constitue-t-elle pas une information digne d’intérêt ?

    Aliocha : parce que le népotisme n’est pas encore une grande cause nationale, contrairement au racisme 😉

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 14/09/2009 @ 23:31

  31. Chère Aliocha,

    Je suis allé revoir la vidéo originale, et en écoutant attentivement, je trouve quand même qu’on comprend bien ce que B.H dit, même en cachant les sous-titres. C’est vrai que la qualité audio n’est pas formidable — loin de là — mais « inaudible » me semble trop fort comme terme. En d’autres termes, même si les sous-titres n’étaient pas là, la vidéo suffirait à déterminer sans ambiguïté ce que le ministre a dit à une oreille attentive.

    Par contre je suis d’accord avec vous sur le fait qu’une seule déclaration, même douteuse, maladroite et de mauvais goût (comme c’est le cas ici) ne devrait pas suffire pour briser une carrière. Le droit à l’erreur, c’est humain.

    Je vous rejoins aussi en ce que je trouve déplorables les réactions à l’article de Philippe Cohen qui le traitent de raciste, ou de vendu, ou qui exigent sa démission simplement parce qu’il n’est pas d’accord avec le point de vue dominant (ou d’autres déclarations de même type faites à d’autres personnes qui exprimeraient un avis différent). Ces réactions sont violentes, complètement disproportionnées, et extrêmement irréfléchies (pour ne pas dire immatures). La violence ne résout rien, et la violence verbale non plus, elle aveugle plus qu’autre chose. En ce sens, l’effet « aveuglatoire » et « extrémisant » est ici favorisé par l’effet de foule, qui est lui-même — malheureusement — décuplé par internet.

    Reste que, selon moi, cette vidéo n’aurait pas dû être publiée par Le monde, mais par la chaîne parlementaire qui l’avait tournée. L’auto-censure qui a eu lieu est regrettable.

    Reste que, même si un seul propos maladroit et stupide ne devrait pas pouvoir briser une carrière, il devrait constituer un avertissement pour le propoteur, qui donc pourrait faire attention à propoter un peu plus prudemment par la suite. Comme des tas de gens l’ont souligné, M. Hortefeux n’en est pas à sa première déclaration maladroite.
    À ceci s’ajoutent son passage au ministère de l’immigration, le récent limogeage du préfet Machin, sa déclaration sur les caméras-de-surveillance-partout-ça-fait-du-bien-c’est-fou (si quelqu’un en fait une chanson, je veux des royalties), et ses explications déplorables (un bon « j’ai fait une blague de beauf et je le regrette » aurait certainement été plus malin).

    Bref, cette vidéo a peut-être eu l’effet de la goutte d’eau qui fait déborder le vase, et même si certaines réactions sont clairement allées trop loin, je crois qu’on peut difficilement condamner l’indignation générale face à ce tout un peu douteux.

    Aliocha : Je maintiens que tout n’est pas audible, sa phrase peut-être mais pas tout le reste. Mais vous avez raison, dans CETTE affaire c’est un détail (mais dans la suivante ?). Le fait est que lorsqu’elle a éclatée, Je l’ai trouvée instinctivement déplorable, j’ai mis du temps à mettre des mots sur cette intuition. Avec le temps, je suis certaine que moi je ne l’aurais pas publiée. Si elle a déclenché ce scandale qui d’ailleurs retombe (voyez les réactions d’apaisement), c’est qu’il y avait un problème journalistique. Je n’aime pas ce journalisme consistant à traquer la petite phrase, je n’aime pas ce climat de chasse aux sorcières sur le racisme, et je n’aime pas davantage l’anti-sarkozisme primaire. Tout ça vole au ras des pâquerettes. Tout ça fleure le populisme alimenté par un journalisme qui doit se poser la question de son professionnalisme et de sa responsabilité sur le web. Il est heureux que la chaine parlementaire n’ait pas publié ça. Il est heureux qu’ayant vocation à informer sur la politique elle laisse aux autres le soin d’alimenter les polémiques de caniveau. cette vidéo ne vous livre aucune autre information sur Hortefeux que celle-ci : il est capable comme vous et moi lorsqu’il se lâche de dire des conneries. Quel scoop ! Le journalisme c’est pas ça. Le journalisme c’est observer les faits et les raconter en essayant d’abord de comprendre et comprendre comment fonctionne un individu ça prend un peu de temps et ensuite de les raconter en collant au plus près de la réalité. Internet a permis de livrer une matière brute, sans analyse, sans mise en perspective, sans nuance avec l’apparente objectivité qu’offre une vidéo de quelques secondes ou minutes, prise sur le vif. Mais ça n’est pas la réalité, ça n’est pas objectif. Imaginez que je vous filme en colère en train d’injurier la table basse dans laquelle vous venez de vous cogner le pied et que je la diffuse sur le web. Vous trouveriez que ça reflète votre personnalité, vous trouveriez le portrait fidèle ? Et si la vidéo buzzait, si elle était récupérée par des féministes hystériques comme l’emblème de la violence masculine ? Le problème avec le web, c’est qu’il peut mobiliser les foules virtuellement. Or, une foule ça peut se dresser contre une tyrannie et libérer un peuple, mais ça peut aussi casser, lyncher, appeler au meurtre. On ne joue pas impunément avec ces mécanismes. J’ajoute que les commentateurs de Philippe Cohen comme d’Elisabeth Lévy, soi-disant choqués qu’on ne s’associe pas à leur cause contre le racisme, n’ont pas trouvé d’autre argument que l’antisémitisme à l’égard des auteurs. S’ils ne sont pas choqués des propos d’Hortefeux, c’est parce que leurs noms laissent supposer qu’ils sont juifs et que donc ils n’aiment pas les arabes. Vous trouvez ça cohérent comme réaction de la part d’anti-racistes ? Moi je trouve que ça renseigne sur la personnalité non pas de tous les internautes choqués mais des agitateurs qui tentent de maintenir la pression. Et je trouve aussi que ça alimente une guerre de religion que je trouve inquiétante. Voilà pourquoi à mon avis on ne diffuse pas n’importe quoi sur le web quand on est journaliste. Et qu’on ne vienne pas me dire qu’enfin les journalistes disent la vérité, c’est pas ça la vérité, c’est pas s’abriter derrière une vidéo en se disant qu’avec ce document en main, on peut y aller, il n’y aura pas de contestation possible sur les propos rapportés. Faut un peu mouiller la chemise, prendre des risques.

    Commentaire par jor — 15/09/2009 @ 00:07

  32. « – Oh ! ne les faites pas lever ! C’est le naufrage…
    Ils surgissent, grondant comme des chats giflés,
    Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage !
    Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés.

    Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves,
    Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors,
    Et leurs boutons d’habit sont des prunelles fauves
    Qui vous accrochent l’oeil du fond des corridors !

    Puis ils ont une main invisible qui tue :
    Au retour, leur regard filtre ce venin noir
    Qui charge l’oeil souffrant de la chienne battue,
    Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir.

    Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales,
    Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever
    Et, de l’aurore au soir, des grappes d’amygdales
    Sous leurs mentons chétifs s’agitent à crever. »

    Les Assis, A. Rimbaud

    😉

    Commentaire par Ferdydurke — 15/09/2009 @ 00:22

  33. Vous pensez sérieusement qu’on ne va pas cliquer sur les liens que vous donnez pour appuyer votre thèse ? Déjà vous avez été prise en défaut en tronquant le commentaire de Daniel Schneidermann. Je suis allé voir l’article dont vous donnez le lien à propos des personnalités de gauche qui volent à la rescousse d’Hortefeux. Je n’ai trouvé qu’Éric Besson. Là, vous faites très fort en faisant d’un ministre de Sarkozy le représentant des personnalités de gauche.
    Comme vous dites : la paille et la poutre…

    Aliocha : faites gaffe, vous commencez à me fatiguer. La contradiction, oui, la bêtise j’ai plus de mal à supporter.

    Commentaire par Dukénois — 15/09/2009 @ 02:08

  34. Je te salut, mon ami! Tres interesant blog! Je te lire chaque jour :).

    Un vrai charactere!

    Je te respect!

    Commentaire par sceptik — 15/09/2009 @ 02:10

  35. Dans le fond, si Hortefeux avait pu ajouter un smiley à la fin de sa blague idiote, comme ça se fait sur les blogs, tout le monde aurait compris que c’était une blague idiote, et l’histoire se serait arrêtée là…

    C’est une idée, ça, non ? : que les hommes politiques aient dans leurs poches des smileys prêts à être brandis pour lever toute ambiguïté sur leurs propos et que le public sache s’il doit rire ou pleurer…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 15/09/2009 @ 10:00

  36. Si on pose l’hypothèse que le ministre a un cerveau lent alors on peut admettre sa défense à savoir qu’il répondait a une phrase prononcée 2 minutes plus tôt, les adeptes de la théorie du complot auront aussi remarqué que l’on aperçoit distinctement une oreillette sur brice et que donc les 2 minutes de retard sont à mettre sur le temps qu’il a fallut à nicolas pour souffler la réponse 😀

    Commentaire par jean — 15/09/2009 @ 10:29

  37. « Aliocha : faites gaffe, vous commencez à me fatiguer. La contradiction, oui, la bêtise j’ai plus de mal à supporter ».

    Je vous prie de garder vos insultes pour vous. Je n’ai fait que consulter un lien que vous avez donné et dont le contenu est l’exact contraire de ce que vous affirmiez. La mauvaise foi, ça va 5 minutes.
    Je commence à comprendre les réactions négatives qui pleuvent sur ce forum.

    Dans l’espoir de ne pas être censuré…

    Commentaire par Dukénois — 15/09/2009 @ 15:58

  38. Cette affaire est désolante parce qu’on se focalise sur un écart de comportement. Vous aviez raison d’en parler car elle n’apprend rien (sinon que la stigmatisation d’une partie de la population par la droite est entrée dans les mœurs : le « je suis arabe » ne vous fait-il point frémir ?!).
    Néanmoins, les mots de M. Hortefeux ne relève pas de la sphère privée : les rapporter n’enfreint aucune déontologie journalistique. Les dimensions de cette affaire sont affligeantes, j’en conviens, j’eusse aimé que l’on passe rapidement à autre chose, mais probablement faut-il prendre acte de ce qui est appelé « buzz ».
    Par ailleurs, la phrase suivante est du mauvais français : « le web impacte le journalisme ». D’une part impacter est un verbe utilisé en chirurgie (l’usage que vous en faite est un calque de l’anglais), d’autre part cela ne signifie rien de précis.

    Commentaire par Bardamu — 20/09/2009 @ 00:00

  39. Pour répondre à ceux qui me reprochaient plus haut (dont la tenancière de ce noble lieu) de faire des amalgames rapides, quand j’écris « les arabes » ou « les jeunes », je fais référence à ceux qui vivent cela :

    http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/09/23/ca-fait-bien-longtemps-que-je-ne-prononce-plus-mon-prenom-quand-je-me-presente-au-telephone_1244095_3224.html#ens_id=1244169

    Cela peut être extensible rapidement à ceux qui, sans avoir des types physiques d’arabes, en ont le look vestimentaire si l’on caricature.

    Commentaire par Emmanuel — 23/09/2009 @ 16:53


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