La Plume d'Aliocha

28/08/2009

Les banques contre-attaquent

Filed under: Mon amie la com' — laplumedaliocha @ 15:24

C’est beau la communication. Franchement, je n’aime pas, pas du tout même, mais je dois bien admettre que c’est beau.

Tenez, par exemple, nos amies les banques. Depuis le début de la crise, elles ont adopté profil bas, au point que notre interviewer favori, Jean-Michel Aphatie, leur reprochait récemment dans ce billet leur manque de fierté. Tu parles ! Comme si la fierté avait quoique que ce soit à voir avec le schmilblick. Il rêve de quoi JMA ? D’une manif de banquiers en colère ? D’un débrayage massif au sein des conseils d’administration des banques ? Mieux, d’une gève de la faim de Baudoin Prot devant les grilles de l’Elysée ? Allons, soyons sérieux. Bref, nos amies les banques sont en train de se réveiller, et reprennent leur stratégie de com’, vous allez voir comment.

Un bras de fer classique entre sécurité et compétitivité

Depuis des mois les banques et le gouvernement s’affrontent à fleurets mouchetés sur le thème « si vous n’obéissez pas on légifère », « si vous légiférez on fout le camp« . Entre nous, ce n’est pas nouveau, simplement l’affrontement a pris une acuité particulière en raison des enjeux. Depuis que je suis les dossiers d’actualité financière, j’observe le même rapport de force : d’un côté vous avez les financiers qui passent leur temps à geindre sous le poids des contraintes réglementaires françaises lesquelles, disent-ils, les handicapent vis à vis de leurs concurrents étrangers (notamment anglais et américains) de l’autre, vous avez les politiques et surtout les fonctionnaires du Trésor qui passent leur temps à résister au lobbying. Les réglementations françaises en la matière sont donc le plus souvent un savant équilibre entre protection de l’épargnant et satisfaction des attentes des financiers (lesquelles n’ont jamais d’autre ambition que d’assurer la plus grande gloire de la Place de Paris, mais oui bien sûr). Toujours est-il que c’est sans doute cet équilibre qui a permis aux banques françaises de souffrir moins que les autres, ce quelles reconnaissent d’ailleurs bien volontiers ces derniers temps. Mais elles ne le reconnaissent que pour les réglementations déjà en vigueur, car dès qu’il s’agit d’en rajouter une couche, comme en ce moment, les voilà qui se dressent sur leurs ergots en invoquant la compétitivité, les risques d’hémorragie des talents à l’étranger et tout le toutim. Classique.

La loi ou le pilori

Alors a surgi l’argument massue : réglementer en France ne servirait à rien et serait même contreproductif car cela entraînerait une fuite de talents et de capitaux en direction de la grande place rivale, Londres.  D’où les 7 réunions de bottage de cul qui se sont succédé ces derniers mois à l’Elysée.  Il fallait bien faire quelque chose puisqu’on ne pouvait pas légiférer. Sur ce point le lobbying bancaire a fonctionné. Et pour cause, n’importe quel observateur vous dira que l’argument est fondé (les lobbyistes ne racontent pas non plus que des imbecillités). Il est difficile en effet dans un secteur aussi compétitif et mondialisé de faire cavalier seul, surtout quand il s’agit de toucher au portefeuille. Mais ce discours, pas totalement absurde sur le principe, poursuit des objectifs fort contestables. Car au fond, ceux qui le profèrent entendent bien faire comprendre (c’est l’étape suivante de la stratégie et le but ultime de manoeuvre)  que la France n’a strictement aucune chance de convaincre les anglais et les américains de la suivre. Nous assistons donc à une vraie entreprise de sape sur le mode, « inutile de nous ennuyer, de toutes façons vous n’irez nulle part« . Nicolas Sarkozy lui pense que si, et entre nous, il a raison d’essayer. Mais du coup, il irrite. Ne pourrait-il, comme Obama, entendre raison et lacher l’affaire, doivent songer nos amis de la finance.

Les banques s’attaquent aux médias

Alors les banques ont trouvé un nouveau truc, tenter de faire entrer dans la tête des journalistes, et donc à travers eux de l’opinion, que décidément tout ceci est inutile. Vous aurez sans doute observé qu’à la télévision comme dans la presse écrite, tous les journalistes économiques vous expliquent en ce moment qu’il faut convaincre la communauté internationale, faute de quoi, toute réglementation française sur le bonus sera vouée à l’échec, voire contreproductive. Même Marianne s’est rangé à l’argument, quoique à contrecoeur, dans un excellent papier sur la crise paru cet été. Or, il se trouve qu’un article paru ce matin dans Le Parisien franchit une étape supplémentaire dans le raisonnement. Vous allez voir comment. On y apprend, tenez-vous bien, que les traders de la Société Générale s’estiment « pas assez payés ». Eh oui. Comment le sait-on ? Le Parisien s’est procuré une enquête confidentielle réalisée par la banque auprès de ses traders. Enquête qui révèle que les salaires sont moins mirobolants qu’il y parait (de 1 500 à 5000 euros, sachant que les bonus représentent tout de même 100% du salaire annuel) et qu’en plus, les primes sont distribuées à la tête du client. Sans compter le décalage insupportable entre le salaire du trader de base et celui de ses patrons. Vous l’aurez compris, le trader français c’est la plèbe du système bancaire mondial. D’ailleurs, l’article nous rappelle au passage combien ils sont nombreux, ces prolétaires français de la finance à vouloir s’expatrier à Londres. Ben voyons. Comme le dit mon confrère de So Biz, qu’ils y aillent, ils ne nous manqueront pas. (Allez le lire, c’est remarquable, pour une fois que l’un d’entre nous remonte le courant de la com’ officielle, faut pas rater ça !). Bref, vous l’aurez compris, nous avons tort de nos indigner sur le sort des traders français au point de vouloir faire basculer la réglementation mondiale, vu que nos traders sont les moins bien payés de la planète. N’est-ce pas que c’est joli, un plan de com’ ?

Une stratégie de pollution intellectuelle

Autant dire tout de suite aux adeptes du grand complot médiatique que je ne soupçonne pas un instant Le Parisien de vouloir participer délibérement à la com’ des banques, ce journal courageux fait du bon boulot. Je conçois aisément que le journaliste ait été heureux d’obtenir ce document confidentiel et n’ait pas cherché plus loin. D’ailleurs, la fuite peut parfaitement venir d’un syndicat, c’est assez courant dans une entreprise en crise. Simplement, je suis sûre que, d’où qu’elle vienne, cette fuite sert drôlement bien la stratégie de com’ de nos amis banquiers….

Regardez bien ce qui va se passer d’ici le prochain G20 fin septembre dans les médias. Car l’offensive médiatique des banques, un temps mise en sommeil pour des raisons évidentes, est en train de se redéployer. Et Dieu sait qu’elles ont les moyens de leurs ambitions. Vous voyez au fond, c’est ça, la grande force de la com’, polluer les esprit en martelant un message qui finit par être considéré comme une vérité. Il n’y a plus qu’à espérer que Libération nous sorte un nouveau scandale de bonus, de rémunérations ou de pertes abyssales sur les marchés. Faute de quoi…

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16 commentaires »

  1. Preum’s !

    Commentaire par Fantômette — 28/08/2009 @ 16:17

  2. Désolée, depuis le temps que je voyais des commentateurs le faire (sur d’autres blogs), je voulais voir l’effet ce que ça faisait.

    (Je suis un peu déçue en fait).

    Aliocha : à vaincre sans péril, on triomphe sans goire ! C’est chez Eolas qu’il faut faire cela, pas dans mon modeste blog, trop facile, surtout un vendredi ou, à part vous et moi, il faut bien admettre qu’il n’y a plus personne au bureau et donc plus personne sur la toile, les deux étant liés, au grand désespoir des entreprises d’ailleurs 😉

    Commentaire par Fantômette — 28/08/2009 @ 16:18

  3. faux faux je suis là!!! en pleines révisions et pauses blogguesques! Ms chez Eolas, le coup du preum’s est carrément aléatoire, voire relève du miracle biblique ou alors de l’infiltration pour savoir précisément qd il va publier!

    Dites Aliocha, juste en passant vous m’avez convertie à lire Marianne de tps en tps, et vraiment c’était pas gagné d’avance 😀

    Commentaire par Caro — 28/08/2009 @ 16:35

  4. Moi aussi , Aliocha, vous m’avez convertie : mes copines me disaient qu’elles « s’informaient » sur les blogs et autres forum , ça me faisait plutôt rigoler, parce que ce que j’en voyait était plutôt un flot de lieux communs et de rumeurs éculées, quand on ne nageait pas carrément en plein délire parano à la mode des sages de Sion, ou en empoignades stériles autant que véhémentes.
    Mais vous voyez, votre billet d’aujourd’hui par exemple, me confirme , venant de quelqu’un qui s’y connait mieux que moi, ce qui me semblait criant, mais sans trouver d’echo autour de moi.
    Sympa 🙂

    Commentaire par Doc — 28/08/2009 @ 17:09

  5.  » J’en voyais », pardon… J’écris sous le harcèlement de ma petite dernière qui voudrait « jeux.fr » … C’est difficile…

    Commentaire par Doc — 28/08/2009 @ 17:11

  6. D’accord sur le comportement des banques.
    Par contre je voudrais mettre un petit bémol sur la soi-disant « combativité » de notre cher Président de la république: s’il vilipende bien dans ses discours les comportements des banques et des grands patrons — des primes faramineuses aux bonus, parachutes dorés et autres — il est nettement plus modéré dans ses actes.
    Par exemple le dernier numéro des « Dossiers du Canard », « Les petits et les gros profiteurs de la crise » rappelle (page 37) comment une loi qui était censée encadrer sévèrement certaines de ces pratiques (les parachutes dorés et les stock-options) s’est transformée en décret fantôme, qui « encadre » seulement pour les apparences (les recommandations du Medef ont été respectées à la lettre, et on imagine à quel point elles pouvaient être drastiques: elles correspondent à ce qui se pratique déjà dans les grands groupes !).
    Et ce n’est malheureusement qu’un exemple de la politique économique « plutôt laxiste » du gouvernement. Comme les promesses, les discours n’engagent que ceux qui les écoutent.
    Bref, les banques n’ont pas le monopole de la com’.

    Commentaire par jor — 28/08/2009 @ 17:43

  7. Rien à dire sur votre post qui explique bien ce que peut-être une stratégie de com. Il n’empêche qu’il est difficile de trouver des articles réellement dissonant, comme le votre, dans la presse généraliste. JMA faisait simplement remarquer que toutes ces personnes (les banquiers) font preuve d’une obséquiosité remarquable envers les politiques. Quant à l’activisme du plus haut responsable, il fait surtout partie d’un plan de com tout aussi remarquable (cf Storytelling). Je suis donc au regret de rester dubitatif face au silence orienté observé dans le presse généraliste en général. Le Parisien remontrait dans mon estime si le courageux journaliste avait été un peu plus loin!!!

    Lorsque vous affirmez, « Toujours est-il que c’est sans doute cet équilibre qui a permis aux banques françaises de souffrir moins que les autres, ce quelles reconnaissent d’ailleurs bien volontiers ces derniers temps. », j’ai bien peur que nos grandes banques procèdent là aussi à un « enfumage » (pardonnez l’expression) en règle afin de masquer une situation beaucoup moins bonne. Je vous invite à découvrir le blog de Jean-Pierre Chevallier où j’ai découvert une explication des plus plausibles de la crise actuelle et où il explique, avec justesse jusqu’à présent, le situation inconfortable de nos banques: http://www.jpchevallier.com/article-34590501.html.

    Commentaire par H. — 28/08/2009 @ 18:00

  8. Je m’insurge aussi, ma chère Aliocha. Je suis là aussi, et bien que je ne commente que peu sur votre blog j’ai lu les 5 articles que vous avez publié depuis votre retour. ^^

    Commentaire par Triskael — 28/08/2009 @ 19:09

  9. A relire mon texte, j’ai découvert des fautes d’accord dont je vous prie de m’excuser. Je me suis par ailleurs mal exprimé dans mon premier paragraphe. Je ne crois pas, plus à vous lire, au complot mais je regrette de ne pas lire dans la presse une explication aussi pertinente que la vôtre sur un tel sujet. Qu’une institution cherche à faire de la com, soit, mais je crois qu’il est dans le devoir des journalistes de la décripter, si besoin, pour le grand public.

    Bon week-end

    Commentaire par H. — 28/08/2009 @ 19:39

  10. En même temps, il n’y a pas un poil dans l’argumentation d’Aliocha, à part une rancoeur immédiate.
    Que devaient faire les banques de cet argent ? Le donner à l’actionnaire ? Assouplir les conditions de crédit ? pour créer une nouvelle bulle ?

    Commentaire par Paul — 28/08/2009 @ 20:35

  11. Les bonus sont un des symptômes d’un mal, ils ne sont pas eux-mêmes un mal. Soigner le symptôme ne soigne pas le mal.
    Le mal, on le connaît, c’est la toute-puissance de l’argent, en d’autres termes c’est le règne de la loi du plus fort avec l’argent pour arme.
    Il est normal que les banques françaises veuillent pourvoir se battre à armes égales sur ce champ de bataille qu’est la finance mondiale.
    Et les politiques, qui ne veulent pas empêcher nos banques de se battre, se polarisent sur les bonus pour ne pas aller au fond des choses.
    Mais sommes-nous prêts à renoncer à la toute-puissance de l’argent ? Le mal est profond…

    Commentaire par Denis Monod-Broca — 28/08/2009 @ 21:12

  12. @ Aliocha

    Meuuuuh non, vous n’êtes pas toute seule et un jour aussi vous connaitrez une gloire éolassienne. Qu’est-ce qui vous arrive? Le p’tit coup de blues de la rentrée?

    Allons, allons… *tapote doucement sur l’épaule d’une main en tendant de l’autre un une boîte de mouchoirs parfumés à la vodka et résistants à des vents de force 9 sur l’échelle de Beaufort*

    Au fait, vous ne seriez pas en train de virer libertaire, dites-moi? 😉

    @ Fantômette

    Mes hommages, votre Sérénité Gracieuse et Omnisciente. Je me suis régalé de vos autres commentaires et reviens vers vous. Il y a tant à dire! 😉

    Commentaire par Ferdydurke — 28/08/2009 @ 22:10

  13. « Ecris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui doit arriver ensuite » Apocalypse,1,19. Tel est l’épigraphe de CRESUS dans : « Confessions d’un banquier pourri » (Fayard 2009)qui raconte comment il a escroqué, « le plus simplement du monde », sa propre banque de quelques…317 millions !

    Prologue p.11 :

    « Vous ne me connaissez pas, vous n’avez jamais entendu parler de moi.J’ai grandi dans l’ombre, au coeur du sérail de l’argent. Je suis un parasite de la haute finance, l’un des membres du directoire des plus grandes banques de France. A peine surpayé, j’ai ramassé quelques millions d’euros en une quinzaine d’années. Une paille, comparé aux salaires et aux primes des traders que je dirige. Ou plutôt que je dirigeais…  »

    Epilogue p.232 :

    « On lit partout que la crise à du bon. Qu’elle va mettre un terme aux excès, aux rémunérations délirantes, aux primes à l’échec. Qu’on va réinventer le capitalisme. Que les PDG vont (enfin!)devenir responsables. Que les traders (mais oui!) vont se calmer. Et que le temps des folles spéculations est derrière nous.

    Mais que s’est-il passé en vérité durant ces huit derniers mois ? Les banquiers – enfin les dirigeants de banques – sont-ils désormais responsables sur leurs biens propres, comme ce fut autrefois le cas dans de grandes maisons ? Non.

    Les paradis fiscaux sont-ils toujours bien vivants ? Acueillent-ils encore la trésorerie de la plupart des multinationales en activité et le patrimoine des grandes fortunes mondiales ? Même s’ils vont devoir faire quelques concessions, la réponse est : oui.

    A-t-on renoncé aux miraculeuses cachettes que représente le maquis hors-bilan ? Ces cavernes comptables inaccessibles au commun des mortels – épargnants, journalistes ou même analystes financiers – existent-elles toujours ? Oui.

    Les banquiers ont-ils eu la décence de rendre l’argent ? D’abandonner leurs bonus extravagants (certes,BNP PARIBAS a reculé à provisionner(cette année) le milliard d’euros mais en a provisionné tout de même la moitié… alors qu’elle en doit 5) ? Leurs parachutes en or massif ? Non, non, encore non.

    Et la transparence des comptes, s’est-elle vraiment améliorée ? De nouvelles règles plus contraignantes sur la communication financière ont-elle été adoptées ? En aucun cas.

    Qu’ont fait les ministres des Finances et les chefs d’Etat qui se réunissent de plus en plus souvent pour marquer leur impuissance ? Rien ou si peu ( pour mémoire : 7 convocations des banquiers par le chef de l’Etat en France)

    Il faut regarder la réalité en face : oui, cette sorte de banquiers dont j’ai été sont pourris. Oui ils se sont gavés pendant vingt ans, et encore oui, ils pensent que le festin va bientôt reprendre (déjà les banques américaines s’efforcent de rembourser le plus vite possible les prêts accordés par l’Etat américain).En fait personne ne souhaite renoncer à l’autorégulation.D’ailleurs, l’opacité représente pour eux à la fois un réflexe et un mode de vie »

    A relire Umberto Eco dans les « Limites de l’interprétation » il est clair que la qualification est le lieu des principales déviations. Quand BNP PARIBAS dit : » Nous avons suivi à la lettre les règles du G20″. Quelles règles ? Il ne s’agit que de simples recommandations qui comme chacun sait n’ont aucune force contraignante !

    Commentaire par Le Chevalier Bayard — 29/08/2009 @ 13:43

  14. Pour rester dans le domaine de la com’, je suppose que la question posée par l’étude était :
    Êtes vous insatisfait [ ], horriblement insatisfait [ ], épouvantablement insatisfait [ ] de votre salaire…

    Les sondages, c’est aussi un outil de com’

    Commentaire par folbec — 30/08/2009 @ 03:19

  15. A propos de communication des banques, BNP paribas a fait tres fort

    Lors de l’article de Libération sur les bonus que comptait verser BNP P à ses traders, le quotidien annonçait le versement d’un milliard d’euros pour cette année…. la polémqiue avait enflé, on connait l’histoire

    Mais d’un point de vue com’ ils ont été très bons puisqu’en sortant de l’Elysée la semaine dernère BNP Paribas annoncait royalement qu’elle n’allait verser que 500 millions d’euros à ses traders…. sur un semestre…

    Mais si je ne m’abuse : 500 millions + 500 millions = un milliard non?

    Je ne suis pas entré dans les détails, mais peut etr s’agit il seulement de provisions… quoiqu’il en soit, je trouve l’opération com’ assez bonne….

    Non, non.. on ne nous prend pas pour des c…

    Commentaire par misty — 31/08/2009 @ 16:58

  16. C’est surtout le titre de l’article qui est trompeur – j’imagine que l’enquête citée dans le Monde est la même – car il ne s’agit tant de traders mal payés (ce qui est assez déplacé mais il faut des titres provocateurs pour attirer le chaland) que d’une part d’inégalités entre les différents niveaux des salles de marché (le front office se taille la part du lion) et d’autre part d’un manque de transparence dans les attributions des bonus. Dès lors, croire que cette enquête un peu ancienne (début janvier tout de même !) vise à attirer la compassion du public est une erreur de lecture (sinon une intention journalistique). Et puis sérieusement, les services de communication sont intelligents, un tel article (son titre du moins) cherche à provoquer ! Dire que les banques s’attaquent au médias reviendraient à leur accorder une analyse idéologique par la démonstration des biais empruntés par les journalistes au quotidien : hélas, on en est loin !

    Commentaire par Bardamu — 31/08/2009 @ 22:26


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